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Abeilles: la vente en France de deux pesticides suspendue par la justice

France 24 - L'info en continu - ven, 11/24/2017 - 10:35

La justice française a suspendu vendredi l'autorisation de mise sur le marché de deux nouveaux pesticides du fabricant américain Dow, accusés par une association de présenter un risque pour la santé des abeilles.

Les deux pesticides concernés, le Transform et le Closer, avaient été autorisés à la vente fin septembre par l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Cette autorisation "est suspendue jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité", a déterminé le tribunal administratif de Nice (sud-est), saisi par une association écologiste.

Ces pesticides servent à traiter contre les pucerons les cultures de grands champs et les fruits et légumes grâce à une substance active, le sulfoxaflor, présenté par l'association Générations Futures comme "un néonicotinoïde de nouvelle génération" sur la base de plusieurs études scientifiques.

Les pesticides de la famille des néonicotinoïdes, redoutables pour les abeilles, sont en passe d'être interdits en France.

Le sulfoxaflor est autorisé dans 41 pays, dont le Canada, les Etats-Unis et l'Afrique du Sud.

Dans son ordonnance, le juge appuie sa décision sur le principe de précaution consacré en droit français et européen et qui s'applique "lorsque des incertitudes subsistent sur l'existence et la portée des risques". "Des mesures de protection peuvent être prises sans attendre que la réalité et la gravité de ces risques soient pleinement démontrées", écrit-il.

Il souligne aussi que l'Anses admet le caractère toxique du sulfoxaflor pour les abeilles, dont la population est "déjà fragilisée", et il estime qu'il n'y a pas de garantie certaine que les deux pesticides seront épandus exclusivement par des professionnels formés et à la bonne dose.

Le fabricant Dow avait lui contesté tout amalgame entre les néonicotinoïdes et le sulfoxaflor, présenté au contraire comme "plus respectueux de la biodiversité".

Le tribunal administratif de Nice était compétent en raison de la localisation géographique du siège social de Dow Agrosciences: la branche phytosanitaire du groupe Dow Chemicals en cours de fusion avec le géant américain Dupont est à Sophia Antipolis, près de Nice (sud-est).

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La Corée du Nord remplace les gardes à sa frontière après une rare défection

France 24 - L'info en continu - ven, 11/24/2017 - 10:34

La Corée du Nord a remplacé des dizaines de gardes postés à la frontière avec le Sud après la spectaculaire défection d'un de ses soldats la semaine dernière, rapporte vendredi la presse sud-coréenne.

Le militaire de 24 ans, identifié sous le surnom de "Oh", est toujours hospitalisé en Corée du Sud après avoir été touché par au moins quatre balles tirées par des soldats nord-coréens lors de sa fuite éperdue vers le Sud le 13 novembre.

"Nous avons repéré des signes selon lesquels tous les gardes nord-coréens postés dans la zone commune de sécurité (JSA) ont été remplacés immédiatement après la défection", rapporte le quotidien Chosun Ilbo en citant des sources gouvernementales.

Le journal explique qu'en temps normal, entre 35 et 40 Nord-Coréens sont postés dans la JSA, à Panmunjom, seul secteur de la Zone démilitarisée (DMZ) entre les deux Corées où les deux armées rivales se font face.

"Ils vont probablement être tenus pour responsables de ne pas avoir été capables d'empêcher la défection", poursuit le journal.

Il est très rare que des militaires nord-coréens passent au Sud par la JSA, qui est une attraction touristique majeure pour les étrangers visitant la Corée du Sud. Mais comme tous les lundis, aucune visite guidée n'avait lieu ce 13 novembre.

Les images de caméras de vidéosurveillance de cette défection, rendues publiques mercredi, montraient d'abord la jeep conduite par le soldat roulant à vive allure sur une route totalement déserte menant depuis le côté Nord au village frontalier de Panmunjom, avant de s'immobiliser tout près de la ligne de démarcation.

On voyait ensuite le militaire sortir du véhicule et se lancer dans une course folle vers le Sud, poursuivi par plusieurs soldats nord-coréens lui tirant dessus.

La plupart des Nord-Coréens s'étaient arrêtés avant de franchir la démarcation, mais l'un d'eux l'a brièvement traversé, dans ce que le Commandement des Nations unies en Corée (UNC) a décrit mercredi comme une violation de l'accord d'armistice de 1953.

Dans une tentative probable pour empêcher de futures défections, l'armée nord-coréenne a commencé à fortifier la zone par laquelle Oh est passé.

Un cliché posté sur Twitter par l'ambassadeur par intérim des Etats-Unis en Corée du Sud, Marc Knapper, montre six ouvriers creusant une profonde tranchée du côté nord-coréen de la ligne de démarcation sous le regard de trois militaires.

La Corée du Nord aurait par ailleurs fermé un pont menant à Panmunjom que le militaire avait franchi en jeep sans être arrêté, a affirmé une source militaire sud-coréenne citée par le Chosun Ilbo.

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L'UE invite ses voisins d'ex-URSS, mais évite les sujets qui fâchent

France 24 - L'info en continu - ven, 11/24/2017 - 10:31

Les dirigeants de l'UE et de six pays issus de l'ex-URSS se sont retrouvés à Bruxelles pour approfondir leur "partenariat" mais en évitant les sujets qui fâchent comme le conflit ukrainien et sans aucune garantie d'adhésion au bloc européen.

En arrivant à Bruxelles, la Première ministre britannique Theresa May a estimé sans ambages que "nous devons avoir les yeux ouverts sur les actions d'Etats hostiles comme la Russie qui menacent la croissance potentielle de nos partenaires orientaux et tentent de détruire notre force collective".

L'emprise présumée de Moscou sur ses anciens "satellites" de l'URSS, ainsi que les inquiétudes des capitales européennes sur des ingérences russes dans leurs processus électoraux, restent toutefois le grand tabou de ce sommet du "Partenariat oriental".

"Nous sommes contre ces confrontations. Le Bélarus se trouve entre deux grands feux, la Russie d'un côté, l'Union européenne de l'autre. Elles sont malheureusement rivales et nous aimerions nous éloigner de cette rhétorique de confrontation", a insisté le ministre des Affaires étrangères du Bélarus Vladimir Makeï, appelant à "joindre nos forces pour les surpasser".

"Ceci n'est pas l'endroit pour résoudre des conflits, pour faire des choix entre l'Europe et quelqu'un d'autre", a voulu rassurer le Premier ministre luxembourgeois Xavier Bettel.

- Conflits -

Signe des difficultés à s'accorder sur les sujets les plus sensibles, les dirigeants des 28 pays de l'UE et d'Ukraine, de Moldavie, de Géorgie, du Bélarus, d'Arménie et d'Azerbaïdjan ne feront pas mention, dans leur déclaration finale, du conflit déclenché par des séparatistes prorusses en Ukraine, qui a fait plus de 10.000 morts depuis 2014.

Ni même de l'annexion de la Crimée par la Russie, qui avait fait l'objet d'une condamnation musclée de la part de l'UE au cours de la dernière rencontre dans ce format, à Riga en 2015.

La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé qu'elle rencontrerait son homologue ukrainien Petro Porochenko "pour voir si éventuellement nous pouvons faire des petits progrès" dans la mise en oeuvre des accords de Minsk censés instaurer un cessez-le-feu dans l'est ukrainien. "Le Partenariat oriental est très important pour notre sécurité", a-t-elle souligné.

Jeudi soir, le président du Conseil européen, Donald Tusk, avait rappelé que l'"UE ne reconnaîtra jamais l'annexion illégale de la Crimée par la Russie".

La déclaration commune omet également, contrairement à ce qui avait été le cas en 2015, de mentionner spécifiquement les nombreux conflits sécessionnistes en ex-URSS dans lesquels les Occidentaux accusent la Russie de jouer un rôle en sous-main: entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan au Nagorny-Karabakh, entre la Géorgie et des séparatistes prorusses qui ont proclamé deux républiques indépendantistes, ou dans la région de Transnistrie en Moldavie.

Cette fois, l'UE préfère mettre l'accent sur une liste de vingt "avantages concrets pour les citoyens" qu'elle promet de soutenir, tout en réclamant à ses partenaires des anciennes républiques soviétiques une lutte accrue contre la corruption, davantage de démocratie et une justice plus indépendante.

- D'abord le Brexit -

"Nous allons poursuivre cet engagement pour permettre le développement économique, la lutte contre la corruption, l'amélioration en matière de gouvernance, tous ces domaines où il y a eu des progrès, et dans lesquels nous voulons continuer à travailler avec nos partenaires", a expliqué le Premier ministre français Edouard Philippe.

Objectif : renforcer la popularité de l'UE dans leurs opinions publiques, avec par exemple une plus grande ouverture du programme d'études à l'étranger Erasmus+, et un soutien financier aux petites et moyennes entreprises. Une réduction des frais d'itinérance pour les téléphones mobiles est également envisagée.

Mais il est hors de question pour l'UE de donner le moindre gage sur une adhésion future à ces pays, malgré les attentes énormes de certains comme l'Ukraine ou la Géorgie.

"Ceci n'est pas un sommet d'élargissement ou d'adhésion", a martelé le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. "Ce n'est pas le moment opportun. Nous avons le Brexit et nous devons régler les problèmes à l'intérieur" de l'Union, a renchéri le Luxembourgeois Xavier Bettel.

Les Etats les plus orientaux de l'UE ont toutefois voulu envoyer un signal plus positif. "Bien sûr" que l'Ukraine pourra rejoindre l'Union, a ainsi assuré la présidente lituanienne Dalia Grybauskaité, "dès qu'ils seront prêts, mais c'est dans longtemps".

Cette rencontre, où sont conviés des dirigeants considérés comme autocrates, à l'instar des présidents du Bélarus Alexandre Loukachenko -- qui a décliné l'invitation-- et de l'Azerbaïdjan Ilham Aliev, est à ce titre critiquée par les défenseurs des droits de l'homme.

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L'Italie dresse un tableau préoccupant de la force de ses mafias

France 24 - L'info en continu - ven, 11/24/2017 - 10:30

Une semaine après la mort de Toto Riina, parrain historique de Cosa Nostra, l'Italie a dressé à Milan un état des lieux préoccupant de la force de ses mafias, qui gangrènent le Sud, se développent encore au Nord et visent désormais le monde virtuel.

"La mafia n'a pas gagné, mais elle n'a pas non plus perdu", a déclaré le ministre italien de la Justice, Andrea Orlando, en ouverture des "Etats généraux de la lutte contre les mafias", qui viennent conclure jeudi et vendredi une année de recherches et réflexions ayant impliqué plus de 220 experts.

"Nous sommes dotés depuis longtemps de la législation antimafia la plus avancée (...), nous menons une action incessante depuis 25 ans, comment est-il possible que les mafias soient encore puissantes?", s'est interrogé Franco Roberti, qui était procureur national antimafia jusqu'à la semaine dernière.

En effet, des milliers de mafieux sont en prison, le total du patrimoine placé sous séquestre ou confisqué depuis plus de 20 ans est estimé à 30 milliards d'euros, mais la 'Ndrangheta (Calabre), la Camorra (Naples), Cosa Nostra (Sicile) ou encore la Sacra Corona Unita (Pouilles) continuent de prospérer et même de se développer, en Italie et à l'étranger.

"Elles multiplient l'argent dans des proportions incroyables, et cet argent finit par entrer dans notre économie, par se transformer en entreprises, en activités économiques, souvent gérées par des personnes honnêtes et respectables", a expliqué Federico Cafiero De Raho, qui a pris la succession de M. Roberti.

"Là où elles arrivent avec leurs entreprises, les mafias s'emparent du marché, conditionnant le secteur. Cela se passe comme cela dans le Centre et le Nord (de l'Italie). Dans le Sud, elles occupent tout le territoire", a-t-il lâché sans prendre de pincettes.

La province de Milan est désormais la 3e en nombre de biens saisis à la mafia, après celles de Palerme et Naples, et "il est plausible que dans quelques années, la Lombardie (région de Milan) et le Latium (région de Rome) dépasseront la Calabre et les Pouilles pour arriver aux niveaux (d'infiltrations mafieuses) de la Sicile et de la Campanie (région de Naples)", selon le rapport de l'un des groupes de travail.

- 'Mafia du bitcoin' -

Outre le trafic de drogues à grande échelle, les mafias sont présentes dans la grande distribution, la restauration, la construction, l'ensemble de la filière agroalimentaire, le sport, le trafic des migrants, la gestion des déchets...

"Cette résistance des mafias n'est pas un accident de l'histoire. Elle nous dit quelque chose de profond, parce qu'elle est le miroir de la crise sociale et de la crise politique", a expliqué M. Orlando.

"Les mafias sont des pouvoirs qui remplissent les vides (...). Elles jouent sur le recul des Etats nationaux, sur l'affaiblissement des corps sociaux, sur la difficulté des mécanismes d'inclusion. Elles s'immiscent dans les fissures, exploitant la moindre fragilité pour se renforcer", a-t-il ajouté.

"Nos ennemis sont des entités réactives, dynamiques, protéiformes, qui savent s'adapter aux changements de la société et de l'économie", a insisté le ministre.

Ainsi, les mafias tuent beaucoup moins, par souci de discrétion et parce que la corruption s'est révélée plus efficace que la menace. Elles sont passées des "pizzini", ces ordres transmis par les boss via des messages codés sur des petits bouts de papier, aux attachés-cases. Et des liasses de billets enterrés dans des bidons de lait en Suisse aux bitcoins.

"Le cyberespace si prégnant dans notre vie quotidienne n'a pas de système de régulation ou de contrôle, et on y voit déjà des formes de criminalité très sophistiquées", a prévenu Alessandro Pansa, ancien chef de la police italienne désormais chargé des informations pour la sécurité auprès du chef du gouvernement.

"La mafia du bitcoin se substituera à celle que l'on connaît, mais ce sera toujours la mafia", a-t-il insisté.

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Cumul de Castaner à LREM et au gouvernement : Jacob met la pression sur Rugy

LCP Assemblée nationale - ven, 11/24/2017 - 10:26
ParlementChristian JacobChristophe CastanerFrançois De Rugy

Le remaniement n'a pas encore eu lieu qu'il suscite déjà la colère de l'opposition à l'Assemblée nationale. Le patron des députés LR à l'Assemblée s'est ainsi indigné de la position actuelle du secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement également porte-parole du gouvernement et surtout patron du mouvement La République en marche depuis samedi dernier.

S'il est prévu que Christophe Castaner lâche sa fonction de porte-parole à la faveur du remaniement imminent, il n'en est pas de même pour son poste faisant la liaison entre l'exécutif et le législatif.

"Là, on met un chef de parti !", dénonce Jacob

"Le ministre en charge des Relations avec le Parlement, c'est un rôle particulier. C'est le seul membre du gouvernement qui siège à la conférence des présidents, rappelle Christian Jacob. Le premier qui devrait réagir, c'est François de Rugy ! Autant que Monsieur Castaner préside l'Assemblée nationale, préside la conférence des présidents, préside le groupe parlementaire En Marche ! Qu'on aille au bout de la logique !"

Le président du groupe Les Républicains juge que cette fonction devrait être attribuée à une personnalité "plutôt consensuelle" pour trouver l'équilibre adéquat : "Là, on met un chef de parti !" L'annonce du remaniement est attendu dans les jours qui viennent.


Parlement Hebdo, c’est un tour d’horizon complet d’une semaine au Parlement. Chaque vendredi, Kathia Gilder (LCP) et Michaël Szames (Public Sénat) passent en revue les événements politiques et les discussions de textes qui ont animé les débats. Une mise en perspective analysée et commentée en plateau par une personnalité politique.

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Vingt-cinq ans de réclusion criminelle requise contre Dekhar, le "tireur de Libé"

France 24 - L'info en continu - ven, 11/24/2017 - 10:26

Une peine de 25 ans de réclusion criminelle a été requise vendredi contre Abdelhakim Dekhar, jugé aux assises pour son périple armé à Paris en novembre 2013 au cours duquel il avait grièvement blessé un photographe au siège du quotidien Libération.

L'avocat général a demandé que cette peine soit assortie d'une période de sûreté des deux tiers. Abdelhakim Dekhar est jugé pour tentatives d'assassinat. "Le principal mobile, c'est tuer par dépit social", a dit l'avocat général Bernard Farret dans son réquisitoire.

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Les mesures du gouvernement pour la rénovation énergétique des bâtiments

Le ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard, et son homologue de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, doivent annoncer leur plan vendredi.
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Après avoir dissimulé un piratage massif, Uber sous pression des Etats

Des enquêtes ont été ouvertes dans plusieurs pays, après le vol des données de 57 millions de comptes Uber. L’entreprise a attendu plus d’un an avant de révéler ce piratage.
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En Catalogne, les anti-indépendance sont divisés

Les sécessionnistes restent en avance dans les sondages en vue des élections catalanes du 21 décembre.
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Après la défection d’un soldat nord-coréen, Pyongyang remplace ses gardes-frontières

Pour empêcher de futures défections, l’armée nord-coréenne a commencé à fortifier la zone par laquelle le transfuge est passé.
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Abeilles: la vente en France des pesticides Closer et Transform suspendue en justice

France 24 - L'info en continu - ven, 11/24/2017 - 10:17

Le tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a suspendu vendredi l'autorisation de mise sur le marché délivrée fin septembre pour deux nouveaux pesticides du fabricant américain Dow accusés par une association de présenter un risque pour la santé des abeilles.

"La décision (...) du directeur de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) autorisant la mise sur le marché français du produit phytopharmaceutique +Transform+ est suspendue jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité", a indiqué le juge administratif niçois Didier Sabroux, qui a pris une ordonnance identique pour l'autre produit visé, le Closer.

Les deux pesticides visés servent à traiter contre les pucerons les cultures de grands champs et les fruits et légumes grâce à une substance active, le sulfoxaflor, présenté par l'association Générations Futures comme "un néonicotinoïde de nouvelle génération" sur la base de plusieurs études scientifiques. Les pesticides de la famille des néonicotinoïdes sont en passe d'être interdits.

Le sulfoxaflor est autorisé dans 41 pays, dont le Canada, les Etats-Unis et l'Afrique du Sud.

Dans son ordonnance, le juge Didier Sabroux appuie sa décision sur le principe de précaution consacré en droit français et européen et qui s'applique "lorsque des incertitudes subsistent sur l'existence et la portée des risques". "Des mesures de protection peuvent être prises sans attendre que la réalité et la gravité de ces risques soient pleinement démontrées", écrit-il.

Il souligne aussi que l'Anses admet le caractère toxique du sulfoxaflor pour les abeilles, dont la population est "déjà fragilisée", et il estime qu'il n'y a pas de garantie certaine que les deux pesticides seront épandus exclusivement par des professionnels formés et à la bonne dose.

Il ajoute que l'Anses a reçu de nouvelles données scientifiques que les ministères de l'Agriculture et de la Transition écologique lui ont demandé en octobre d'étudier sous trois mois. Cette demande "confirme l'absence de certitude quant à l'innocuité de ce produit", dit-il.

A l'audience, la directrice générale adjointe de l'Anses, Françoise Weber avait cependant indiqué que ces nouvelles données, "à première lecture", n'auguraient pas d'un retrait de l'autorisation de commercialisation.

Le fabricant Dow avait, lui, contesté tout amalgame entre les néonicotinoïdes et le sulfoxaflor, présenté au contraire comme "plus respectueux de la biodiversité".

Le tribunal administratif de Nice était compétent en raison de la localisation géographique du siège social de Dow Agrosciences: la branche phytosanitaire du groupe Dow Chemicals en cours de fusion avec le géant américain Dupont se trouve à Sophia Antipolis, dans les Alpes-Maritimes.

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A Nice, la chute de Souleymane le Magnifique

Milliardaire, le sénateur russe fréquentait depuis longtemps la French Riviera. Il a été mis en examen pour « blanchiment de fraude » au grand dam de Moscou.
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Gironde : une femme entre la vie et la mort après un accident au Cap Ferret

L' Essentiel - SudOuest.fr - ven, 11/24/2017 - 10:15

Le pronostic vital d'une conductrice de 31 ans est engagé après un grave accident survenu jeudi soir à Claouey, sur la commune de Lège-Cap-Ferret. Un autre occupant de la voiture, un jeune homme de 20 ans, a été gravement blessé.
Ce matin encore, le pronostic vital d'une conductrice de 31 ans est engagé après un... Lire la suite

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Oscar Pistorius, de l'Olympe sportive à la prison

France 24 - L'info en continu - ven, 11/24/2017 - 10:14

Il a fallu 45 secondes et 44 centièmes à Oscar Pistorius pour entrer dans la légende, en courant le 400 mètres aux JO en 2012, une première pour un double amputé. Sa vie a basculé tout aussi rapidement un an plus tard quand il a tué sa petite amie.

Sa course parmi les valides aux jeux Olympiques de Londres signe le sommet de la carrière de ce sportif sud-africain mythique, sextuple champion paralympique en athlétisme. Cette même année, le magazine américain Time le classe parmi les cent personnalités les plus influentes: "il est la définition même de l'inspiration mondiale".

Les sponsors se bousculent pour faire signer des contrats à celui que l'on surnomme "Blade Runner", le "coureur aux lames", en référence à ses prothèses de carbone en forme de pattes de félin.

Il est jeune, beau, riche et admiré.

Sept mois plus tard, dans la nuit du 13 au 14 février 2013, le miroir se brise.

Par cette chaude nuit d'été austral, Pistorius tire quatre balles à travers la porte fermée des toilettes de sa chambre. Il tue sa nouvelle conquête, la mannequin Reeva Steenkamp, qui passait la nuit chez lui à Pretoria. Pour sa défense, il affirme qu'il croyait faire feu sur un cambrioleur.

Amour, gloire et fortune: tous les ingrédients sont réunis pour que, dès le lendemain du meurtre, la machine médiatique s'empare de ce drame hors du commun, survenu qui plus est en pleine nuit de la Saint-Valentin.

On scrute les faiblesses de l'idole déchue. On le découvre immature, colérique, paranoïaque.

On décortique sa passion pour les armes à feu. La justice enquête sur deux incidents récents où il a tiré en public, une fois par erreur en manipulant une arme dans un restaurant, une autre fois d'agacement, à travers le toit ouvrant d'une voiture.

Tout au long de cette descente aux enfers, le beau gosse auréolé de gloire se transforme peu à peu en une silhouette raidie, arrivant aux audiences le regard fixe pour éviter de croiser l'oeil inquisiteur des nombreuses caméras.

- Brisé et ruiné -

D'autres facettes de l'homme s'éclairent pendant le procès en première instance, qui s'étale de mars à octobre 2014. Terriblement émotif, l'ex-champion fond en larmes ou vomit à plusieurs reprises. Il adopte souvent l'attitude de l'enfant buté, refusant d'admettre ses responsabilités.

Effondré, il s'excuse auprès des parents de sa victime, mais soutient jusqu'au bout qu'il a tiré sans s'en rendre compte, dans la panique, sans avoir l'intention de tuer quiconque.

A la barre, en juin 2016, un psychologue mandaté par la défense décrit "un homme brisé", qui souffre d'un syndrome sévère de dépression.

"On peut dire à coup sûr que sa chute a été terrible", ajoute le psychologue, quelques jours avant que l'ancien athlète défile, sur ses moignons, devant la juge pour gagner sa sympathie.

Lâché par ses sponsors, privé de revenus sportifs, l'ancien champion, qui a finalement écopé vendredi d'une peine de prison de 13 ans, est ruiné, au point d'avoir dû vendre sa maison pour payer ses avocats.

Il lui reste, dernier lien avec sa vie antérieure, la solidarité du clan familial.

Sa fragilité mentale, surmontée grâce à la réussite sportive, n'est pas sans lien avec l'histoire de sa vie.

Le petit Oscar est né en 1986 avec des pieds, mais sans péroné. A l'âge de 11 mois, ses parents décident de le faire amputer juste en dessous des genoux. Il grandit ensuite avec l'idée d'être un gamin comme les autres, accro au water-polo, au cricket et à la boxe.

Mais le décès de sa mère, l'année de ses 15 ans, est un nouveau traumatisme. L'année suivante, après une grave blessure au rugby, il découvre pourtant l'athlétisme. Et il n'a pas encore 18 ans qu'il glane déjà ses premières médailles mondiales, dans la catégorie des amputés des deux jambes.

Peu à peu, ses performances, son ambition et sa volonté le poussent à demander son admission dans les compétitions pour valides. Sa participation aux jeux Olympiques de 2012 sera l'apogée d'un destin hors normes.

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Salon Milipol : un stand chinois fermé après la découverte "d'équipements de torture illégaux"

France 24 - L'info en continu - ven, 11/24/2017 - 10:13
Le salon Milipol a décidé de fermer un stand dans lequel des entreprises chinoises proposaient des "équipements de torture illégaux" découverts par Amnesty international.
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Le Zimbabwe, plein d'espoir, met un point final à l'ère Mugabe

France 24 - L'info en continu - ven, 11/24/2017 - 10:13

Le nouveau président du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa a définitivement tourné la page vendredi des trente-sept ans du règne autoritaire de Robert Mugabe sur le pays en prêtant serment devant des dizaines de milliers de partisans pleins d'espoir.

"Moi, Emmerson Dambudzo Mnangagwa, jure qu'en tant que président de la République du Zimbabwe je serai loyal à la République du Zimbabwe et obéirai, soutiendrai et défendrai la Constitution et les lois du Zimbabwe," a-t-il prêté serment dans un stade plein à craquer de la banlieue de Harare.

A 75 ans, M. Mnangagwa prend les rênes d'un pays ruiné, trois jours après la démission historique du plus vieux dirigeant en exercice de la planète, 93 ans, poussé vers la sortie par son armée, son parti et la rue.

Dès l'aube, les habitants de la capitale se sont bousculés aux portes du National Sports Stadium pour acclamer leur nouveau chef de l'Etat.

"Nous sommes très enthousiastes et nous attendons beaucoup de Mnangagwa", a confié à l'AFP une spectatrice, Sharon Mauyakufa, 23 ans, "nous vivons dans une dictature depuis très longtemps".

"Merci à nos soldats", "le peuple a parlé", proclamaient des bannières déployées dans le stade.

Robert Mugabe a été poussé vers la sortie par un coup de force de l'armée, qui a pris le contrôle du pays dans la nuit du 14 au 15 novembre après le limogeage de M. Mnangagwa.

Cacique du régime depuis l'indépendance du Zimbabwe en 1980, celui qu'on surnomme le "Crocodile" a été remercié sur ordre de la Première dame Grace Mugabe, qui lui disputait la succession de son mari, à la santé de plus en plus fragile.

Après avoir résisté plusieurs jours aux pressions des militaires, de son parti, la Zanu-PF, et de la rue, le "camarade Bob" a fini par capituler mardi en présentant sa démission, sous la menace d'une procédure de destitution devant le Parlement.

A la veille de son entrée en fonction, M. Mnangagwa s'est entretenu jeudi avec son prédécesseur, à qu'il a promis, ainsi qu'à sa famille, les "conditions de sécurité et de bien-être maximales", a rapporté le quotidien gouvernemental The Herald.

- 'Tourner la page' -

Trois jours après la chute du régime, le sort, notamment judiciaire, réservé au couple présidentiel restait mystérieux.

"Je ne sais pas ce qui a été négocié mais je peux vous dire qu'aucun Zimbabwéens ne souhaite que Mugabe soit poursuivi en justice ou pendu ou lynché", a déclaré à l'AFP un de ses ministres, Supa Mandiwanzira, "les gens veulent tourner la page".

Le porte-parole de l'ex-président, George Charamba, a pour sa part catégoriquement démenti que l'immunité lui avait été accordée, ainsi que l'ont rapporté plusieurs médias.

"Il n'y a aucune raison de lui accorder l'immunité, il n'en a jamais été question pendant les discussions", a-t-il assuré à l'AFP.

Un temps annoncé à la cérémonie d'investiture de son successeur, M. Mugabe ne devait finalement pas y apparaître. "Il n'est pas en état d'y venir", a déclaré M. Charamba.

De retour mercredi du bref exil sud-africain qui a suivi son limogeage, Emmerson Mnangagwa a affirmé qu'il ferait du redressement de l'économie sa priorité absolue. "Nous voulons des emplois", a-t-il promis.

Robert Mugabe a laissé derrière lui une économie ruinée par des réformes dévastatrices. L'activité y tourne au ralenti, l'argent manque et le spectre de l'hyperinflation rôde.

Avec un taux de chômage estimé à 90%, les Zimbabwéens vivent de petits boulots dans l'économie informelle. D'autres ont émigré, souvent chez le géant sud-africain voisin.

Les attentes de la population du Zimbabwe, sortie épuisée de l'ère Mugabe, sont énormes.

"Nous voulons que notre économie se redresse, nous voulons retrouver de l'argent dans les banques, on ne peut pas continuer à faire les poubelles", s'est exclamée Alice Mwanjeya, une mère de six enfants âgée de 57 ans venue assister à l'investiture.

- 'Changements' -

"J'espère des changements", a renchéri Archiford Gwandiziva, un chômeur de 21 ans. "J'espère que nous allons retrouver la liberté de parole que nous avions perdu sous Mugabe, où nous étions arrêtés à la moindre critique du gouvernement".

Le profil et la personnalité du nouveau maître du Zimbabwe suscitent pourtant quelques inquiétudes.

Fidèle parmi les fidèles du régime, Emmerson Mnangagwa, proche de la hiérarchie sécuritaire, plusieurs fois ministre, traîne derrière lui une réputation d'exécuteur des basses oeuvres répressives de l'ex-président Mugabe.

Plusieurs ONG ont rappelé le lourd bilan du régime: "des dizaines de milliers de personnes ont été torturées, ont disparu ou ont été tuées", selon Amnesty International.

Soucieux de rassurer, M. Mnangagwa s'est présenté en "serviteur" du pays et a déjà appelé à plusieurs reprises "tous les patriotes zimbabwéens à travailler ensemble".

Le principal parti d'opposition, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), plaide pour un gouvernement d'union nationale jusqu'aux élections prévues en 2018.

"J'espère que le président Mnangagwa va démontrer que la nation a changé de direction", a déclaré jeudi à l'AFP le chef du MDC Morgan Tsvangirai. "J'espère qu'il évitera de tomber dans la tentation de garder seul le pouvoir".

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Violences faites aux femmes: rassemblements et intervention de Macron

France 24 - L'info en continu - ven, 11/24/2017 - 10:10

Des rassemblements dans plusieurs villes de France et une intervention d'Emmanuel Macron vont marquer samedi la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, dont la résonance est amplifiée cette année par le contrecoup du scandale Weinstein.

"Ce pourrait être une année tournant", espère Marie Allibert, porte-parole d'Osez le féminisme. Avec une cinquantaine d'organisations, cette association a signé un appel à un plan d'action ambitieux contre les violences faites aux femmes. Des revendications présentées mercredi à la presse et qui doivent être adressées à Emmanuel Macron.

Le président de la République s'exprimera samedi à 11H00 à l'Elysée, devant des associations féministes et autres invités. Le Haut conseil à l'égalité femmes-hommes attend "une réponse politique à la hauteur des besoins", a-t-il indiqué dans un communiqué.

En 2016, 123 femmes ont été tuées par leur compagnon, ex-compagnon ou amant, soit une tous les trois jours, selon le ministère de l'Intérieur. L'Ined estime par ailleurs qu'une femme sur sept a subi au moins une forme de violence sexuelle au cours de sa vie.

Une pétition lancée début novembre sur internet par la militante féministe Caroline De Haas et une centaine de personnalités, demandant "un plan d'urgence contre les violences sexuelles", avait recueilli jeudi plus de 128.000 signatures.

Des rassemblements sont organisés, comme chaque année à l'appel des féministes, dans plusieurs villes de France dont Paris dans l'après-midi.

Après la vague inédite de témoignages sur les réseaux sociaux déclenchée par le scandale Weinstein, et la hausse des plaintes pour violences sexuelles observée en octobre en zones gendarmerie (+30%) et police (+23%), les féministes osent espérer que "quelque chose est vraiment en train de changer".

"Des pics de libération de la parole, on en a eu après les affaires DSK ou Denis Baupin, et puis ça retombait", souligne Marie Allibert. "Là, ça ne retombe pas vraiment, et l'impunité des agresseurs semble être perçue comme véritablement intolérable".

Les associations comptent sur des femmes qui ne sont "pas militantes, pas politisées ou impliquées dans la vie associative", et qui ont participé aux mouvements sur les réseaux sociaux, pour venir grossir les rangs des manifestants.

- prévention auprès des jeunes -

Interrogée cette semaine à l'Assemblée nationale, la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, a rappelé que le gouvernement préparait pour l'an prochain une loi contre les violences sexistes et sexuelles portant sur trois points: verbalisation du harcèlement de rue, allongement du délai de prescription pour viols sur mineurs, fixation d'un âge en dessous duquel un enfant ne pourra être présumé consentant à un acte sexuel.

Elle s'est engagée à ce que les formations de professionnels en contact avec des victimes de violences (magistrats, policiers ...), engagées sous le précédent quinquennat, soient poursuivies. La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a de son côté dit récemment réfléchir à des pré-plaintes en ligne.

Mais aux yeux des organisations signataires de l'appel à Emmanuel Macron (Planning familial, Chiennes de garde, PCF, Ligue des droits de l'Homme ...), la loi envisagée est "largement insuffisante", selon Suzy Rojtman, du Collectif national pour les droits des femmes (CNDF).

Outre "l'application des lois existantes", les signataires demandent "un plan d'action immédiat et durable", avec une grande "loi-cadre" contre les violences et le sexisme, dotée de moyens à la hauteur. "L'Espagne l'a fait en 2004, pourquoi la France ne le ferait-elle pas aujourd'hui?".

Ils demandent également une "augmentation substantielle" des subventions versées aux associations accompagnant les victimes, et des actions de prévention auprès des jeunes.

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a regretté cette semaine que les séances d'éducation à la sexualité, prévues par la loi depuis 2001 dans les établissements scolaires, ne soient pas systématiquement organisées alors qu'elles peuvent contribuer au respect entre les sexes.

Selon Mme Schiappa, une campagne de communication doit être diffusée à partir de samedi à la télévision, pour lutter contre la banalisation des violences faites aux femmes.

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