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LR accuse le gouvernement d'avoir un "plan caché" sur l'immigration et en a fait sa marotte à l'Assemblée

Le Huffington Post - jeu, 04/19/2018 - 18:47
LR accuse le gouvernement d'avoir un "plan caché" sur l'immigration et en a fait sa marotte à l'Assemblée
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La fin du troisième plan d'aide de la Grèce toujours prévue pour août

France 24 - L'info en continu - jeu, 04/19/2018 - 18:44

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, et le commissaire européen Pierre Moscovici tablent toujours sur une fin, en août, du troisième plan d'aide à la Grèce, comme prévu, ont-ils affirmé jeudi à Washington contredisant des informations de presse.

"Le programme européen doit se terminer en août", a affirmé Mme Lagarde lors d'une conférence de presse à Washington, lors des réunions de printemps de son institution.

"Le FMI est prêt à continuer à soutenir la Grèce (...) et nous ferons tout ce que nous pouvons en accord avec nos principes", a-t-elle ajouté, alors que les créanciers du pays méditerranéen envisageraient de prolonger le programme, selon le journal allemand Süddeutsche Zeitung.

Pour sa part, M. Moscovici a rappelé que la date prévue pour la fin du programme est le 20 août, dans un discours au Peterson Institute for International Economics, en marge de la réunion du FMI.

"Ma priorité est d'assurer une conclusion positive de ce programme", a-t-il déclaré.

Selon une source européenne, "tous les aspects" du programme grec seront longuement discutés lors du prochain Eurogroupe le 27 avril à Sofia. Une éventuelle extension du programme aurait la préférence des Allemands, soutenus par les Néerlandais, a-t-elle ajouté.

La veille, le Premier ministre Alexis Tsipras a affirmé que son pays se trouve dans "la dernière ligne droite" pour sortir de "la tutelle" de ses créanciers en août.

Depuis 2010, la Grèce a bénéficié de trois prêts internationaux de plus de 300 milliards d'euros au total ainsi que d'une restructuration importante de sa dette privée, l'ensemble assorti d'une stricte austérité ayant entraîné une récession inédite et l'explosion du chômage, qui reste encore le plus élevé de la zone euro (21%).

Ce n'est qu'en 2017 que le pays a renoué avec la croissance (1,4%) après avoir perdu un quart de son produit intérieur brut (PIB).

Le programme d'aide du troisième prêt international accordé au pays en juillet 2015, six mois après l'arrivée au pouvoir d'Alexis Tsipras, chef du parti de gauche Syriza, doit prendre fin en août. Mais il reste encore l'adoption d'un dernier volet de réformes réclamées par les créanciers.

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Universités bloquées : Marine Le Pen accuse La France Insoumise, "ses punks à chien" et ses "crasseux"

L' Essentiel - SudOuest.fr - jeu, 04/19/2018 - 18:41

La présidente du Front National a tiré à boulets rouges sur le parti de Jean-Luc Mélenchon qu'elle accuse d'être responsable de la situation dans les universités, tandis qu'elle fustige également Emmanuel Macron pour son "manque d'autorité".
Marine Le Pen, présidente du Front national, a accusé jeudi la France... Lire la suite

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Devant le Sénat, Nicolas Hulot plaide pour une PAC verte

France 24 - L'info en continu - jeu, 04/19/2018 - 18:40

Produire plus de protéines végétales et réorienter le versement des aides pour rémunérer les agriculteurs qui s'engagent à protéger l'environnement: Nicolas Hulot a donné jeudi au Sénat sa définition des priorités de la France lors de la renégociation de la PAC après 2020.

Le budget de la politique agricole commune (PAC) doit permettre une "mutation en profondeur" du "modèle agricole", a répondu le ministre de la Transition écologique en réponse à une question d'un sénateur du Front de gauche, Guillaume Gontard, qui cherchait à être "rassuré" sur les priorités de la politique agricole française.

La France "doit passer d'une agriculture intensive en pesticides et à faible taux d'emploi à une agriculture intensive en emplois et à faible taux de pesticides" a résumé Nicolas Hulot, troisième en rang protocolaire au sein du gouvernement.

Il a cité deux objectifs prioritaires: "retrouver et construire une souveraineté alimentaire en France, notamment avec un plan de production de protéines végétales digne de ce nom, pour ne plus être dépendant d'importations (de maïs ou de soja, NDLR) qui se font le plus souvent au détriment de la forêt amazonienne".

Enfin, "transformer l'agriculture vers des modèles qui soient centrés, comme le demandent les consommateurs, sur la qualité, sur la réduction des pesticides, et sur la protection de l'environnement".

"Ces services-là doivent être rémunérés, ils doivent diversifier économiquement les revenus des agriculteurs, et donc cette PAC ne peut plus être centrée uniquement sur les rendements car la course au toujours plus détruit les fondements même de l'agriculture, c'est-à-dire les sols et leur biodiversité et l'eau".

"Et les aides doivent être dorénavant centrées sur ce nouveau modèle, protecteur pour la planète, pour les consommateurs, et plus rémunérateurs pour les agriculteurs", a dit le ministre.

L'Union européenne est en pleine réflexion sur la composition de son cadre financier après 2020, le départ du Royaume-Uni de l'UE représentant une perte nette pour les finances européennes. Le budget de la future PAC prévue après 2020 risque donc d'être bouleversé et d'en pâtir.

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Joël Santoni, le réalisateur d'"Une famille formidable", est mort

Le Huffington Post - jeu, 04/19/2018 - 18:40
Joël Santoni, le réalisateur d'"Une famille formidable", est mort
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Mobilisation sociale : des milliers de manifestants répondent à l'appel de la CGT

L' Essentiel - SudOuest.fr - jeu, 04/19/2018 - 18:37

Les syndicats CGT et Solidaires ont mené la marche partout en France pour protester contre la politique d'Emmanuel Macron, ce jeudi.
Cheminots, personnels hospitaliers, postiers, fonctionnaires, étudiants : des milliers de personnes défilaient côte à côte jeudi, dans des manifestations partout en France et émaillées de heurts... Lire la suite

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Le gouvernement porte un coup au Livret A

A partir de 2020, le taux de rendement de ce produit d’épargne n’aura plus vocation à couvrir l’inflation. Mais il ne pourra pas descendre sous 0,5 %.
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Le «procès en illégitimité» d'Emmanuel Macron est illégitime

Slate.fr - jeu, 04/19/2018 - 18:34
C'est reparti! Ceux qui pensaient en avoir terminé en sont pour leurs frais. L'instruction avait commencé dès l'élection présidentielle achevée, au lendemain du 7 mai 2017. Elle est remise sur les rails depuis le 15 avril 2018. Un anniversaire, ça ne se manque pas. ... Lire la suite
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Top 14: Toulouse dément le départ de Fickou au Racing 92

France 24 - L'info en continu - jeu, 04/19/2018 - 18:32

Le transfert du centre international Gaël Fickou au Racing 92 est "formellement démenti" par Didier Lacroix, le président du Stade Toulousain, qui a nié jeudi à l'AFP l'existence d'un quelconque accord autour du trois-quarts toulousain.

"J'entends ou je lis qu'il existerait un accord entre les deux clubs ou qu'une nouvelle étape aurait été franchie concernant d'éventuelles négociations: je le démens formellement", a répété à l'AFP le dirigeant toulousain.

"A l'heure où je vous parle, il n'y a aucune négociation", a-t-il affirmé.

Agé de 24 ans, Gaël Fickou (35 sélections) est lié au Stade Toulousain jusqu'en juin 2019, mais d'après plusieurs médias, le jeune international est l'objet d'une cour assidue du Racing 92 tandis que le Stade Toulousain n'a pas abandonné l'espoir de le voir prolonger dans un club qu'il fréquente depuis 2012.

Actuel 2e du Top 14 et en passe de se qualifier directement pour les demi-finales, le Stade Toulousain est en pleine renaissance sportive après une saison 2016-2017 calamiteuse, achevée à la 12e place, synonyme de première non-qualification pour la phase finale depuis quatre décennies.

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Un universitaire iranien rentre au pays pour « servir » l’Etat… et prend la fuite

Kaveh Madani, spécialiste de la conservation des ressources en eau, a été visé par une campagne d’intimidation.
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Ce message d'un conducteur Uber atteint de surdité a beaucoup ému les internautes

Le Huffington Post - jeu, 04/19/2018 - 18:24
Ce message d'un conducteur Uber atteint de surdité a beaucoup ému les internautes
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Box sécurisés dans les tribunaux: Belloubet revoit sa copie

France 24 - L'info en continu - jeu, 04/19/2018 - 18:20

Chiffon rouge pour les avocats, la généralisation des box vitrés dans les tribunaux est remise en cause : après le gel des installations, la garde des Sceaux a annoncé des "adaptations" notamment dans le tout nouveau palais de justice de Paris.

Quelques heures à peine après un avis critique du Défenseur des droits Jacques Toubon, Nicole Belloubet a ainsi concédé mercredi des aménagements pour ces dispositifs de sécurité prévus dans les salles d'audience.

"L'utilisation de box vitrés fermés permet d'assurer une sécurité adaptée lors de certains procès, comme les procès d'assises, les audiences liées au terrorisme ou la criminalité organisée", argue la garde des Sceaux dans un communiqué publié mercredi.

Mais elle concède que "dans d'autres situations, notamment dans la plupart des audiences de comparution immédiate, le recours à un box sécurisé ne s'impose pas". Pour la ministre, "ce choix doit appartenir au président d'audience".

En août 2016, un arrêté ministériel imposait l'installation de box en verre renforcé dans les salles d'audience susceptibles d'accueillir des prévenus ou des accusés détenus, pour éviter les évasions ou les actes de violence. Une mesure prise dans le cadre d'un renforcement de la sûreté des palais de justice décidées en 2015 pour répondre à la menace terroriste.

Mais l'installation de tels box a suscité dès l'été 2017 une levée de boucliers des avocats et de magistrats, qui se sont mobilisés partout en France pour dénoncer une atteinte aux droits de la défense.

Pour les opposants, ces "cages vitrées" ou "cellules de salle d'audience" remettent en cause les fondements du procès équitable en posant des problèmes de communication entre l'avocat et son client, en portant atteinte à l'oralité des débats et à la dignité des personnes poursuivies, présumées innocentes.

Face au tollé, la garde des Sceaux a gelé son projet le 22 décembre 2017, en attendant le résultat d'expertises. La ministre a, depuis, demandé le démontage des box munis de barreaux, selon le barreau de Paris.

- Démontage des box à Paris ? -

L'ouverture du nouveau palais de justice de Paris le 16 avril, symbole proclamé d'une justice moderne et ouverte, a de nouveau focalisé les mécontentements. Sur ses 90 salles d'audience, dont 27 consacrées au pénal, 13 devaient initialement être équipées de box vitrés. Mais les chefs de juridiction ont indiqué qu'ils souhaitaient en réduire le nombre à 9.

"Si les choses restent en l'état, le tribunal de Paris sera celui de la honte, pas celui du XXIe siècle", a tweeté jeudi Me Emmanuel Daoud.

"9 salles, c'est encore trop", a abondé la bâtonnière de Paris, Marie-Aimée Peyron, pour qui les vitres ne doivent être installées que dans des situations exceptionnelles liées à la dangerosité d'un prévenu ou d'un accusé.

Lundi, les avocats ont décidé de se mobiliser pour la première audience de comparutions immédiates dans le nouveau tribunal. "Je suis presque certaine qu'elle se tiendra dans une salle sans box vitré", a toutefois affirmé la bâtonnière.

Selon la représentante des avocats parisiens, le président du tribunal Jean-Michel Hayat a demandé, en plein accord avec le ministère, le démontage des box des deux sections de la 23e chambre consacrée aux comparutions immédiates.

Reste, selon elle, au ministère de la Justice d'aller au bout de cette logique, en démontant l'ensemble des box déjà installés dans les tribunaux français.

Une directive européenne de 2016 précise que les autorités doivent s?abstenir de présenter les personnes poursuivies comme des coupables à l'audience par des mesures de contrainte physique, telles que (...) box vitrés" sauf pour les "empêcher (...) de nuire à (elles-même) ou à autrui, d'"endommager tout bien (...) de prendre la fuite ou d'entrer en relation avec des tiers, comme des témoins ou des victimes".

Dans son avis, le Défenseur des droits juge que "l'actuel dispositif des box sécurisés" représente bien "une restriction aux droits de la défense, une atteinte à la présomption d'innocence" et contrevient "au droit de l'Union européenne". Il demande en conséquence l'abrogation des "dispositions réglementaires en vigueur".

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Protection des données personnelles: le Sénat maintient sa version

France 24 - L'info en continu - jeu, 04/19/2018 - 18:19

Le Sénat a maintenu jeudi sa version sur le projet de loi sur la protection des données personnelles, un texte d'application du droit européen, alors qu'une commission mixte paritaire (CMP) avait échoué à trouver un accord avec l'Assemblée.

Les sénateurs ont voté à l'unanimité pour leur texte, les sénateurs LREM et CRCE (à majorité communiste) s'abstenant. Le dernier mot appartiendra le 14 mai aux députés que les sénateurs ont vivement critiqué durant le débat, leur reprochant de ne pas avoir tenu compte de leurs remarques.

"Le gouvernement aurait préféré que les deux assemblées s'accordent", a déclaré la ministre de la Justice Nicole Belloubet. "Cela aurait été un signal positif sur un sujet essentiel à la fois pour les droits fondamentaux des citoyens et l'activité économique", a-t-elle dit avant de rappeler que "le 25 mai, le règlement général sur la protection des données (RGPD)" qu'institue le nouveau cadre juridique européen "entrera directement en vigueur".

Elle a énuméré les sujets de désaccord entre les deux chambres, sur l'action de groupe, la création d'une dotation spécifique et l'exonération de toute sanction pour les collectivités territoriales, le fléchage des amendes et astreintes, l'open data des décisions de justice ou encore l'âge minimal à partir duquel un mineur peut consentir seul au traitement de ses données personnelles.

"Ce projet de loi est plus politique que technique: il porte les valeurs de la France et de l'Union européenne", a-t-elle dit. "Le scandale Cambridge Analytica a fait grand bruit, Facebook est gravement mis en cause et M. Zuckerberg a été auditionné par le Congrès. Les regards se tournent vers l'Union européenne", a-t-elle poursuivi.

"Dans la semaine du 6 avril, pas moins de deux CMP ont échoué", a relevé pour sa part la rapporteure Sophie Joissains (UC). "Le groupe majoritaire de l'Assemblée Nationale aurait-il décidé de saper le fonctionnement bicaméral de notre démocratie?", a-t-elle demandé en interpellant Mme Belloubet sur "cette dangereuse dérive".

"Le gouvernement est totalement respectueux du bicamérisme. Il s'impose à nous tous", lui a répondu Mme Belloubet.

Dans le détail, Mme Joissains a reproché que sur les traitements en matière pénale, "l'Assemblée nationale a acté des reculs inquiétants pour les droits et libertés". Et "aucune des garanties que nous avions introduites n'a survécu à la nouvelle lecture à l'Assemblée", a-t-elle dit.

Même point de vue pour Jérôme Durain (PS) pour qui "ce texte a été raturé, lacéré à l'Assemblée nationale" et la CMP "sabordée".

"La mise au pas institutionnelle semble prendre le dessus sur la recherche de compromis", a-t-il lancé, ajoutant que son groupe approuve le président de la Haute Assemblée Gérard Larcher (LR) "qui défend avec équilibre la contribution du Sénat à la vie démocratique".

"Les députés ont adopté une posture plutôt politicienne en rejetant les apports du Sénat", a jugé l'écologiste Esther Benbassa (CRCE).

Mais pour Arnaud de Belenet (LREM), il faut revenir "à un dialogue plus apaisé entre nos deux assemblées", qui est "le meilleur moyen de démontrer le caractère totalement indispensable et nécessaire du Sénat".

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Tennis: Nadal donne rendez-vous à Thiem

France 24 - L'info en continu - jeu, 04/19/2018 - 18:18

Le N.1 mondial Rafael Nadal a fait un pas de plus vers un onzième trophée au Masters 1000 de Monte-Carlo en disposant de l'espoir russe Karen Khachanov (21e) en deux sets 6-3, 6-2 et moins d'une heure et vingt minutes de jeu jeudi.

Contre Khachanov, Nadal n'a cédé qu'un jeu de plus que lors de son entrée en lice la veille face au Slovène Aljaz Bedene (6-1, 6-3).

"J'ai joué avec plus d'intensité qu'hier, mon service était meilleur et j'ai plus profité de mon coup droit", a-t-il estimé au micro de Canal+.

L'Espagnol affrontera en quarts de finale l'Autrichien Dominic Thiem, N.7 mondial, tombeur un peu plus tôt du Serbe Novak Djokovic en trois manches 6-7 (2/7), 6-2, 6-3. Thiem est le seul joueur à avoir réussi la saison dernière l'exploit de dominer Nadal sur terre battue: c'était à Rome en quarts de finale (6-4, 6-3).

"C'est assurément un des meilleurs joueurs du monde, il n'y a pas beaucoup d'adversaires plus durs que lui", a décrit Nadal, qui s'attend à trouver de l'autre côté du filet un joueur "en pleine confiance".

"Ce n'est pas idéal de le jouer en quarts de finale, il va falloir que je sois prêt", a-t-il ajouté.

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A Rennes 2, les étudiants s'organisent pour maintenir leur mobilisation

France 24 - L'info en continu - jeu, 04/19/2018 - 18:18

"Lundi, on était plus de 4.000 à voter le blocage, Rennes 2 a été la première AG de France", s'exclame Luc, 26 ans. Assis en tailleur sur le gazon, une vingtaine d'étudiants débattent des moyens de maintenir la mobilisation et des arguments des "blos et anti-blos", les pro et anti-blocage.

A l'entrée du hall B, qui sert de lieu de conférences et de débats, et aussi de dortoir, une banderole proclame: "Cheminots, étudiants, faisons dérailler le gouvernement". "Education à sac, bloque ta fac", lit-on sur une autre.

Souvent citée en exemple de la colère étudiante, Rennes 2, bloquée depuis dix jours, s'est mobilisée avec retard contre la loi ORE, accusée d'instaurer une sélection à la fac. "On s'y prenait mal pour mobiliser, mais la semaine dernière a été un vrai temps pédagogique pour expliquer aux étudiants le contenu de la loi, ça a permis de grossir la mobilisation", souligne Edouard Le Bert, membre de l'Unef.

Depuis le 9 avril, les entrées sont obstruées de tables et de chaises, à l'exception de la bibliothèque et du restaurant universitaire.

Les étudiants ont installé une petite piscine gonflable. Nawelle, 20 ans, est en première année d'archéologie. "C'est sûr que si la réforme était passée avant, jamais je n'aurais pu faire archéo avec mon bac pro", assure l'étudiante, qui sèche au soleil en maillot de bain.

Même constat pour Klervia, 19 ans, étudiante en arts du spectacle, qui "s'épanouit à la fac" après avoir décroché de justesse un bac technologique. "Je fais du théâtre depuis que je suis en primaire et je veux être comédienne. Avec la réforme, c'est sûr qu'on m'aurait dit que le niveau à la fac était trop élevé pour moi", tonne-t-elle.

- "Classements aléatoires" -

Dans une tribune publiée mardi sur le site EducPros, le président de Rennes 2 Olivier David, ainsi que cinq autres présidents d'université, demandent au gouvernement d'"ouvrir des négociations pour sortir de l'impasse".

Une position que les étudiants saluent, même si la plupart réclament le retrait de la réforme. "Ce n'est pas parce qu'une loi est déjà votée qu'on ne peut pas obtenir son retrait", estime Luc, étudiant en histoire.

Après avoir massivement participé à la manifestation organisée pour la "convergence des luttes", les étudiants s'organisent pour que la mobilisation ne fléchisse pas pendant les vacances universitaires, qui démarrent vendredi.

Dans le bâtiment le "Bayou", les idées s'affichent sur des agendas placardés sur les murs: comités de mobilisation, d'occupation, projections de films, atelier mouvement social, conférence gesticulée sur les classes sociales, intervention d'une retraitée ayant fait mai 68, formation juridique...

Des dizaines de tags ont fleuri: "Ici c'est pas des émeutes en chocolat", lit-on. Ou encore "Noyons Macron et la sélection dans le Bayou".

"On fait le ménage tous les matins", assure Klervia, pour couper court aux critiques d'une occupation anarchique des lieux formulées par les "antiblos".

Les étudiants ont réservé un espace pour les "dons à la ZAD" de Notre-Dame-des-Landes.

Chez les professeurs, nombreux sont ceux qui soutiennent les étudiants et refusent d'appliquer la réforme. "Personne n'aura le temps d'éplucher des milliers de dossiers qui vont être moulinés par l'application Parcoursup, sans intervention intellectuelle", assure Philippe Blanchet, professeur au département de communication.

"On va aboutir à des classements aléatoires fondés sur les appréciations données dans les lycées, y compris pour des disciplines qui n'existent pas au lycée", déplore-t-il.

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Philippe dévoile les grands axes d'un "plan pour l'avenir" de Mayotte

France 24 - L'info en continu - jeu, 04/19/2018 - 18:18

Edouard Philippe a présenté jeudi les grands axes d'un "plan pour l'avenir" de Mayotte, destiné à "restaurer la confiance en la parole de l?Etat", "en l'avenir et en la jeunesse" de l'île, paralysée pendant deux mois par un mouvement social.

Alors que l'archipel a été secoué par une "crise" qui a été "l'expression d'une profonde détresse" de sa population, selon le Premier ministre, les élus mahorais et le gouvernement se sont retrouvés à Matignon pour essayer de bâtir "un pacte de confiance".

Les Mahorais, menés par une intersyndicale et un collectif de citoyens non invités jeudi à Matignon, ont érigé en février et mars des barrages qui ont paralysé l'île pour dénoncer l'insécurité et l'immigration clandestine venue des Comores voisines et réclamer des mesures pour le développement de Mayotte.

Après les mesures d'urgences déjà annoncées pour rétablir la sécurité, lutter contre une "immigration clandestine dont l'ampleur est particulièrement déstabilisante pour Mayotte" mais aussi préserver un "tissu économique" qui "reste fragile", Edouard Philippe a dessiné les contours du "plan de rattrapage et de développement".

Il sera présenté en détail aux Mahorais vers la mi-mai par la ministre des Outre-mer Annick Girardin, et "couvrira (leurs) besoins prioritaires: la sécurité, l'éducation, la santé, le logement et les infrastructures".

Le Premier ministre a annoncé notamment la création d'une Agence régionale de santé - Mayotte dépend pour l'instant de l'ARS de l'Océan indien, basée à La Réunion - et d'"un rectorat de plein exercice", deux demandes fortes de la population. Pôle emploi va aussi "renforcer l'autonomie de sa direction".

En matière de santé, les "affiliés sociaux" seront "exonérés de ticket modérateur" (le reste à charge), avant l'instauration de la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C), qui n'existe pas à Mayotte.

Le gouvernement va aussi "conforter les moyens" du centre hospitalier de Mamoudzou, "confronté à une très forte croissance de son activité". La maternité comptabilise à elle seule près de 10.000 naissances par an.

Face à un "besoin de rattrapage des équipements scolaires absolument incontestable", le Premier ministre a promis d'accélérer "le rythme de construction de classes, en ayant bien conscience que nous partons de très loin". Les élèves de certaines écoles vont actuellement en cours par rotation, matin ou après-midi.

- "Loin du compte" -

Le gouvernement va enfin soutenir le développement d'un transport en commun sur la Grande Terre et le contournement de Mamoudzou, et lancer une "concertation" sur le développement de l'aéroport, l'amélioration de la concurrence des dessertes aériennes et la baisse du prix des billets d'avion.

En matière d'immigration, alors que le gouvernement français est confronté au refus du gouvernement des Comores d'accueillir ses ressortissants expulsés, une réunion devait se tenir ce jeudi au Quai d'Orsay entre le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et son homologue mahorais.

"Nous poursuivons résolument les actions, tant sur le plan opérationnel qu?au niveau diplomatique", a assuré le Premier ministre, en soulignant la nécessité d'un "dialogue approfondi avec l'Union des Comores" pour "contribuer au développement" de Mayotte.

Il a indiqué que le gouvernement soutiendrait certains amendements "répondant à la situation spécifique de Mayotte", dans le cadre du projet de loi asile et immigration.

Pour Mansour Kamardine, député LR de Mayotte, "un certain nombres d'éléments annoncés", comme "la création d'une ARS, d'un rectorat, et le renforcement des moyens pour l'hôpital", "vont dans le bon sens, mais on est encore loin du compte".

En matière d'immigration, "on ne peut pas bloquer le développement de Mayotte sous prétexte que les Comores nous envahissent. Toutes les politiques sont vouées à l'échec si on ne résout pas ce problème, le gouvernement en a pris conscience", s'est félicité la députée sans étiquette Ramlati Ali.

"On a pris nos problèmes en considération", a estimé le sénateur LREM Abdallah Hassani, satisfait que le Premier ministre ait "réaffirmé l'appartenance de Mayotte à la nation française".

Le sénateur Thani Mohamed Soihili (LREM) préfère "attendre de pouvoir juger sur pièce", tout en reconnaissant "des signaux" sur le terrain, notamment en matière de sécurité.

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Philippe dévoile les grands axes d'un "plan pour l'avenir" de Mayotte

LCP Assemblée nationale - jeu, 04/19/2018 - 18:17

Edouard Philippe a présenté jeudi les grands axes d'un "plan pour l'avenir" de Mayotte, destiné à "restaurer la confiance en la parole de l’Etat", "en l'avenir et en la jeunesse" de l'île, paralysée pendant deux mois par un mouvement social. 

Alors que l'archipel a été secoué par une "crise" qui a été "l'expression d'une profonde détresse" de sa population, selon le Premier ministre, les élus mahorais et le gouvernement se sont retrouvés à Matignon pour essayer de bâtir "un pacte de confiance".

Les Mahorais, menés par une intersyndicale et un collectif de citoyens non invités jeudi à Matignon, ont érigé en février et mars des barrages qui ont paralysé l'île pour dénoncer l'insécurité et l'immigration clandestine venue des Comores voisines et réclamer des mesures pour le développement de Mayotte. 

Après les mesures d'urgences déjà annoncées pour rétablir la sécurité, lutter contre une "immigration clandestine dont l'ampleur est particulièrement déstabilisante pour Mayotte" mais aussi préserver un "tissu économique" qui "reste fragile", Edouard Philippe a dessiné les contours du "plan de rattrapage et de développement".

Il sera présenté en détail aux Mahorais vers la mi-mai par la ministre des Outre-mer Annick Girardin, et "couvrira (leurs) besoins prioritaires: la sécurité, l'éducation, la santé, le logement et les infrastructures".

Le Premier ministre a annoncé notamment la création d'une Agence régionale de santé - Mayotte dépend pour l'instant de l'ARS de l'Océan indien, basée à La Réunion - et d'"un rectorat de plein exercice", deux demandes fortes de la population. Pôle emploi va aussi "renforcer l'autonomie de sa direction". 

En matière de santé, les "affiliés sociaux" seront "exonérés de ticket modérateur" (le reste à charge), avant l'instauration de la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C), qui n'existe pas à Mayotte. 

Le gouvernement va aussi "conforter les moyens" du centre hospitalier de Mamoudzou, "confronté à une très forte croissance de son activité". La maternité comptabilise à elle seule près de 10.000 naissances par an.  

Face à un "besoin de rattrapage des équipements scolaires absolument incontestable", le Premier ministre a promis d'accélérer "le rythme de construction de classes, en ayant bien conscience que nous partons de très loin". Les élèves de certaines écoles vont actuellement en cours par rotation, matin ou après-midi.

- "Loin du compte" -

Le gouvernement va enfin soutenir le développement d'un transport en commun sur la Grande Terre et le contournement de Mamoudzou, et lancer une "concertation" sur le développement de l'aéroport, l'amélioration de la concurrence des dessertes aériennes et la baisse du prix des billets d'avion.

En matière d'immigration, alors que le gouvernement français est confronté au refus du gouvernement des Comores d'accueillir ses ressortissants expulsés, une réunion devait se tenir ce jeudi au Quai d'Orsay entre le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et son homologue mahorais.

"Nous poursuivons résolument les actions, tant sur le plan opérationnel qu’au niveau diplomatique", a assuré le Premier ministre, en soulignant la nécessité d'un "dialogue approfondi avec l'Union des Comores" pour "contribuer au développement" de Mayotte. 

Il a indiqué que le gouvernement soutiendrait certains amendements "répondant à la situation spécifique de Mayotte", dans le cadre du projet de loi asile et immigration.

Pour Mansour Kamardine, député LR de Mayotte, "un certain nombres d'éléments annoncés", comme "la création d'une ARS, d'un rectorat, et le renforcement des moyens pour l'hôpital", "vont dans le bon sens, mais on est encore loin du compte". 

En matière d'immigration, "on ne peut pas bloquer le développement de Mayotte sous prétexte que les Comores nous envahissent. Toutes les politiques sont vouées à l'échec si on ne résout pas ce problème, le gouvernement en a pris conscience", s'est félicité la députée sans étiquette Ramlati Ali.

"On a pris nos problèmes en considération", a estimé le sénateur LREM Abdallah Hassani, satisfait que le Premier ministre ait "réaffirmé l'appartenance de Mayotte à la nation française".    

Le sénateur Thani Mohamed Soihili (LREM) préfère "attendre de pouvoir juger sur pièce", tout en reconnaissant "des signaux" sur le terrain, notamment en matière de sécurité.  

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Le nombre de détenus dans les prisons françaises bat un nouveau record

La population en détention a de nouveau franchi le seuil des 70 000 détenus, annonce la Direction de l’administration pénitentiaire.
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Après le viol collectif, la funèbre transhumance des nomades du Cachemire indien

France 24 - L'info en continu - jeu, 04/19/2018 - 18:15

Frôlée par des camions roulant à tombeau ouvert, une colonne de vaches et de chevaux progresse sur l'autoroute vers les pâturages du Cachemire indien. C'est ébranlés par un viol collectif, dirigé contre leur tribu, que les nomades musulmans Bakarwals empruntent cette année les sentiers de la transhumance.

La migration vers le nord des Bakarwals coïncide avec une tempête politique et médiatique qui agite l'Inde depuis huit jours et a provoqué nombre de manifestations dans les villes de ce géant d'Asie du Sud.

Huit hommes sont accusés d'avoir participé en janvier au viol suivi du meurtre d'une fillette bakarwal de huit ans dans la région à majorité hindoue de Jammu (nord). Selon les conclusions de l'enquête, dont l'officialisation la semaine dernière a transformé ce fait divers local en débat de société, des villageois hindous s'en sont pris à cette fille pour terroriser les nomades et les forcer à quitter leur commune.

Dans un campement miséreux de Bakarwals disposé à l'ombre de grands eucalyptus, Reshna Bibi attire contre son corps sa petite-fille Shamima, dix ans et haute comme trois pommes. "La victime ne faisait que cette taille", décrit-elle.

Membre d'un groupe ethnique qui représente 11% des 12,5 millions d'habitants de l'État du Jammu-et-Cachemire, selon le dernier recensement en 2011, ces bergers descendent avec leur troupeau en septembre-octobre des montagnes de la vallée de Srinagar pour échapper au rigoureux hiver de ce plateau himalayen à majorité musulmane.

Ils vont alors s'établir plus au sud, dans les plaines à prédominance hindoue de la région de Jammu, dont ils repartent avant la vague de chaleur écrasante de mai-juin.

"Les hindous ne veulent pas que les Bakarwals viennent dans cette zone", lance Gulam Mohammad, patriarche de 74 ans à la longue et touffue barbe blanche, "ils ont quelque chose dans leur c?ur contre les musulmans".

- 'Nous dormons mal' -

Selon des témoignages de nomades recueillis par l'AFP, leur mode de vie est régulièrement source de conflit avec les communautés locales. Plusieurs Bakarwals ont ainsi fait état de disputes avec des propriétaires de terres sur lesquelles ils avaient planté leurs tentes ou laissé paître leur bétail.

Avec la croissance de la population, l'extension des zones habitées, le développement d'axes routiers, il devient de plus en plus difficile pour ces bergers - dont beaucoup ne possèdent pas de terrain - de trouver leur place dans l'Inde du XXIe siècle.

Ils reprochent aussi au gouvernement local, auquel participent les nationalistes hindous, de les harceler via des évictions et la mise en place de barbelés autour de forêts, réduisant ainsi leur liberté d'installation.

Malgré ces tensions, les exactions subies par la fillette tuée au début de l'année relèvent du jamais-vu de mémoire de Bakarwal. "Beaucoup d'entre nous sont affectés", témoigne Gulam Mohammad, qui a suivi le déroulement de l'affaire à la radio sur son vieux transistor.

"Nous avons des filles ici avec nous. La nuit, nous dormons mal car nous sommes installés en bord de route et nous avons peur que quelqu'un vienne."

- Cycle de la pauvreté -

Loin de l'image romantique du nomade, le quotidien des Bakarwals frappe avant tout par sa pauvreté.

Dans ce bivouac, les tentes se résument à des bâches de plastique tirées entre les arbres. Assises sur le sol, les femmes préparent le repas dans une vaisselle en inox. Ballots et des bidons sont répandus un peu partout, des chèvres vaguent sous la garde d'un chien.

Parties il y a trois jours, ces familles ont encore plus de deux semaines de marche à pied devant elles pour gagner les environs de la ville de Srinagar, située à 130 kilomètres au nord à vol d'oiseau.

"Nomade, ce n'est pas une vie. Il n'y a pas de place pour nous", soupire Reshna Bibi, 55 ans, en montrant les voitures modernes qui filent à toute vitesse. "Je me sens plus vieille chaque jour qui passe, je trouve ça de plus en plus difficile de marcher".

En dépit de la rudesse de cette vie, la septuple grand-mère aux cheveux teints au henné n'imagine pas d'autre destin pour ses petits-enfants: "ils feront la même chose. Ils sont analphabètes, ils n'ont rien d'autre".

Quelques kilomètres plus loin, Ali Mohammad et les siens patientent depuis six jours sur un terrain en chantier. Leurs chèvres étant tombées malades, ils attendent de trouver un camion qui les emmènera avec leur troupeau jusqu'à Srinagar, leur épargnant ainsi plusieurs semaines d'excursion éreintante.

"Mes enfants devraient lire, aller à l'école, avoir des papiers d'identité", lâche avec lassitude ce père de famille quadragénaire, tandis que deux chevreaux excités se chamaillent dans son dos.

"Je veux que ça s'arrête."

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Musée juif de Bruxelles: Mehdi Nemmouche sera jugé aux assises

France 24 - L'info en continu - jeu, 04/19/2018 - 18:14

Le jihadiste français Mehdi Nemmouche, accusé d'avoir tué quatre personnes en 2014 au Musée juif de Bruxelles, comparaîtra devant la cour d'assises de la capitale belge fin 2018 ou début 2019 avec un complice présumé, Nacer Bendrer.

La justice belge a décidé jeudi que ces deux hommes répondraient dans le box du même chef "d'assassinat terroriste".

Le Français Mounir Attalah, troisième inculpé du dossier, échappe au procès. Originaire de Marseille (sud-est de la France), il avait mis en contact Mehdi Nemmouche et Nacer Bendrer. "Il a bénéficié d'un non-lieu, conformément au réquisitoire du parquet fédéral", a souligné le parquet dans un communiqué.

Les dates du procès de Nemmouche et Bendrer n'ont pas encore été fixées, mais il devrait se tenir au plus tard début 2019, ont indiqué les avocats.

Selon l'accusation, Mehdi Nemmouche, délinquant multirécidiviste âgé aujourd'hui de 33 ans, est l'homme qui, le 24 mai 2014, avait ouvert le feu dans le hall d'entrée du Musée juif, tuant deux touristes israéliens, une bénévole française et un jeune employé belge.

A l'époque, il était revenu depuis peu de Syrie où il avait combattu dans les rangs jihadistes. Soupçonné d'y avoir été l'un des geôliers de quatre journalistes français, il a été inculpé en novembre 2017 dans l'enquête menée à Paris sur cette séquestration et un autre procès se profile pour lui.

-"Il s'expliquera"-

Lors de l'instruction en Belgique sur la tuerie de mai 2014, il a reconnu avoir "joué un rôle", mais nié être le tireur.

"Il s'expliquera devant la cour d'assises. Le seul qui doit fournir des explications sur les éléments du dossier, c'est lui", a simplement dit jeudi l'un de ses avocats, Me Henri Laquay.

Depuis son transfert fin 2017 de la prison de Bruges à celle de Leuze-en-Hainaut, "sa santé va mieux", a ajouté Me Laquay à l'AFP. En septembre dernier ses défenseurs l'avaient présenté comme "physiquement incapable" de se défendre en raison de migraines.

Le procès pourrait permettre d'éclaircir certaines zones d'ombre.

L'enquête n'a pas permis d'identifier un homme figurant sur les images d'une caméra de surveillance marchant au côté de Nemmouche à proximité de la gare du Nord de Bruxelles, à la veille de son départ pour la France.

Le jihadiste natif de Roubaix (nord de la France) avait été arrêté le 30 mai 2014 à la gare routière de Marseille, où s'est ensuite concentrée une partie de l'enquête. Nemmouche a fait plusieurs séjours en prison dans le sud-est de la France où il s'est radicalisé et a gardé des connaissances.

- "Obsession antisémite" -

En décembre 2014, Nacer Bendrer avait été arrêté près de Marseille en possession de diverses armes, dont un fusil d'assaut de type kalachnikov qui serait très similaire à celui utilisé au Musée juif.

Il est depuis lors considéré par l'accusation comme le principal complice de cette attaque.

Dans son arrêt jeudi, la chambre des mises en accusation de Bruxelles a en revanche conclu à l'absence de preuves concernant la supposée participation de Mounir Attalah.

"Il y a eu cette mise en contact (des deux suspects), mais aucun élément concret ne permettait d'étayer la thèse selon laquelle il était au courant d'un quelconque projet terroriste", a fait valoir son avocat, Me Cédric Vergauwen, joint par l'AFP.

Les enquêtes sur Nemmouche ont montré qu'il côtoyait dès 2013-2014 plusieurs des futurs protagonistes des attentats de 2015-2016 en France et Belgique revendiqués par le groupe Etat islamique.

Parmi leurs geôliers en Syrie, les journalistes otages ont reconnu aussi Najim Laachraoui, l'un des kamikazes morts le 22 mars 2016 à l'aéroport de Bruxelles.

L'un des otages, le journaliste Didier François, est resté marqué par le souvenir de Nemmouche notamment parce qu'il y avait chez lui "une espèce d'obsession antisémite, une obsession à vouloir imiter ou dépasser (Mohamed) Merah", qui avait assassiné sept personnes, dont trois enfants juifs, dans le sud-ouest de la France en 2012.

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