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Carcassonne. À Carcassonne, le tajine occitan rencontre le cassoulet oriental

ladepeche.fr - il y a 3 heures 4 min
Du tajine occitan, du cassoulet oriental, des mantecados aux amandes ou des crêpes mille-trous à la confiture d’aubergine. À l’occasion de la 2e édition d’Arab’Oc à Carcassonne, portée par l’association 11Bouge en partenariat avec le Trenel, l’Institut des études occitanes et le pôle famille du centre social, les enfants de l’école Jules-Ferry et ceux de la calandreta Pech-Mary se retrouvent autour de la cuisine.« Il s’agit de favoriser la...
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Airbus et Dassault développeront ensemble l'avion de combat franco-allemand

France 24 - L'info en continu - il y a 3 heures 8 min

Un tournant "historique": les deux rivaux de toujours, Airbus et Dassault Aviation, développeront ensemble le futur avion de combat franco-allemand, pièce maîtresse dans la stratégie de Paris et Berlin pour assurer la souveraineté européenne en matière de défense.

Les deux avionneurs ont annoncé avoir "regroupé leurs forces pour le développement et la production du Système de combat aérien du futur européen (Scaf)" à l'horizon 2040, à l'occasion du salon aéronautique de Berlin (ILA).

"Ce partenariat représente un accord industriel historique pour assurer l'autonomie stratégique et le leadership technologique de l'Europe dans le secteur de l'aviation militaire au cours des décennies à venir", selon leur communiqué.

Airbus et Dassault ont mis au point une "feuille de route commune" qui comprendra des propositions pour le développement de "démonstrateurs" à partir de 2025.

Les deux industriels, aujourd'hui concurrents avec leurs avions de combat respectifs, l'Eurofighter et le Rafale, relèvent le défi politique lancé par Paris et Berlin, tout en joignant leurs forces face à une concurrence américaine extrêmement agressive.

- 'nous sommes prêts' -

"Le premier message est de dire +oui, nous sommes prêts+", a déclaré le PDG de Dassault Aviation, Eric Trappier, lors d'une conférence de presse avec le patron d'Airbus Defence and Space, Dirk Hoke, dans la capitale allemande.

"C'est un moment historique pour l'industrie" européenne, a ajouté M. Hoke, "un grand pas en avant pour développer les compétences en Europe et assurer la souveraineté européenne."

Les deux capitales s'étaient entendues l'été dernier sur le principe d'un "système de combat aérien européen". Une première étape doit être formalisée jeudi lors du salon.

Il s'agit de la signature par les chefs d'état-major des armées de l'air des deux pays, sous la férule de la ministre des Armées Florence Parly et de son homologue Ursula von der Leyen, d'un document d'une trentaine de pages, "très structurant pour exposer les besoin des militaires pour un système de combat aérien à l'horizon 2040", indique-t-on dans l'entourage de Mme Parly.

Le Scaf est conçu comme un système complet associant un avion de combat de nouvelle génération, des drones MALE (moyenne altitude, longue endurance), des avions existants qui seront encore en service après 2040, de futurs missiles de croisière et des drones évoluant en essaim.

Il sera connecté à des avions de mission, des satellites, des systèmes de l' OTAN et des systèmes de combat terrestres et navals.

- 'Première brique' -

"Il y a une volonté politique très forte de faire un système de combat aérien en coopération avec l'Allemagne", souligne l'entourage de la ministre française, qui parle d'une "première brique" pour un "projet qui va structurer notre industrie de défense aéronautique européenne pour des décennies."

En inaugurant le salon mercredi, la chancelière Angela Merkel a confirmé que la coopération franco-allemande "dans le domaine de la Défense, est évidente". Elle "stimule toujours la coopération européenne et c'est ainsi que nous donnons de plus en plus vie à l'Union européenne de la Défense."

Le programme d'avion militaire franco-allemand doit assurer l'autonomie stratégique européenne face aux Etats-Unis, mais aussi à l'Asie. "Le moyen d'avoir une liberté d'action, de décider où, quand on mène nos opérations, de pouvoir exporter nos produits nécessite des développements européens", explique-t-on au ministère français des Armées.

Des propos illustrant "deux visions" de l'Europe de la Défense, qu'explique Pierre Haroche, de l'Institut de recherche stratégique de l'Ecole militaire: "la France veut en faire un petit groupe d'avant-garde avec une capacité stratégique, notamment pour les opérations extérieures, quand l'Allemagne y voit un moyen de ressouder l'UE après le Brexit".

Le calendrier prévoit un deuxième jalon en 2021 sur l'architecture du système, l'avion lui-même, l'armement, etc.

D'ici là, de premiers contrats aux industriel fin 2018 début 2019. Outre Airbus et Dassault, il s'agit de Thales, Safran, MBDA, l'allemand MTU.

Les deux capitales se disent ouvertes à l?accueil d'autres pays, mais sans tomber dans les travers de certains programmes internationaux d'armement passés, dont les coûts et les calendriers ont déraillé en raison du grand nombre de partenaires impliqués.

La Grande-Bretagne, qui s'était associée à la France pour développer un drone de combat en 2014, n'est pas dans l'équation pour l'heure, notamment en raison du Brexit. Mais Paris laisse entendre qu'elle pourrait la rejoindre plus tard.

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INDE

France 24 - L'info en continu - il y a 3 heures 13 min
La justice indienne a condamné le gourou Asaram Bapu à la prison à perpétuité pour le viol d'une disciple adolescente, entérinant la chute de l'un des plus puissants "hommes-dieux" de ce pays d'Asie du Sud.

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Universités: après Tolbiac, Montpellier et Grenoble, évacuation de bâtiments bloqués à Nancy et Metz

France 24 - L'info en continu - il y a 3 heures 19 min

Le campus de la faculté de Lettres et Sciences humaines de Nancy et des bâtiments à Metz, occupés par les étudiants, ont été évacués mercredi, quelques jours après les universités de Montpellier, Grenoble, Strasbourg et Paris-1, les universités profitant des vacances pour lever les blocages.

Ces bâtiments - à Nancy, il s'agit des bâtiments Arts, Lettres et Langues, et Sciences humaines et sociales sur le campus du Saulcy - étaient bloqués depuis plusieurs semaines par des étudiants opposés à la loi réformant l'accès à l'université, malgré des votes, par scrutins électroniques, en faveur de la reprise des cours (74,2% à Metz le 19 avril, 70,5% à Nancy le 9 avril).

"Pourquoi aujourd'hui? Parce que c'est le temps nécessaire pour permettre de préparer les examens. Il faut deux ou trois jours ouvrés de travaux pour vérifier les conditions de sécurité", a expliqué lors d'une conférence de presse le président de l?université de Lorraine, Pierre Mutzenhardt.

"On arrivait dans une impasse, l'impasse des examens. La délocalisation était impossible matériellement et logistiquement", a-t-il ajouté, rappelant que 600 épreuves étaient programmées à partir du 3 mai.

Le Premier ministre Edouard Philippe a promis mercredi de réagir "avec fermeté" chaque fois que l'organisation des examens sera ciblée par "des petits groupes radicaux", pour que les examens "se déroulent dans de bonnes conditions".

Le président de l'Université de Lorraine a par ailleurs ordonné "la fermeture administrative du campus" Lettres et Sciences humaines de Nancy, et annoncé que des plaintes pour occupation, dégradations et injure publique avaient été déposées.

- Facs quasi désertes -

L'évacuation s'est déroulée sans heurts sur les deux sites lorrains, quasiment déserts en raison des vacances. A Metz, "cinq personnes sont parties dans le calme le plus total et sans résistance", a indiqué à l'AFP le directeur de la communication de l'université de Lorraine David Diné.

A Nancy, 19 personnes ont été délogées par les forces de l'ordre. Une personne a été interpellée pour rébellion et une autre a été conduite au poste de police pour vérification d'identité.

"On était une quinzaine contre une quarantaine de CRS armés jusqu'aux dents", a raconté, d'une voix émue, un étudiant de Nancy "au nom des étudiants en lutte", qui se sont rassemblés devant le commissariat pour "dénoncer la répression policière".

Les étudiants nancéiens et messins ont prévu de se réunir dans l'après-midi pour discuter des suites de leur mobilisation, ont-ils dit à l'AFP.

La loi sur l'accès à l'enseignement supérieur est accusée par ses détracteurs d'introduire une "sélection" à l'entrée à l'université.

A ce sujet, Edouard Philippe a assuré que Parcoursup, la plateforme d'inscription des voeux des futurs bacheliers pour les études supérieures, "va réussir", selon "les premières indications" dont le ministère de l'Enseignement supérieur dispose.

Lundi, la police était intervenue à l'université Paul-Valéry de Montpellier et à l'entrée d'un bâtiment de l'Université Grenoble-Alpes pour déloger une quarantaine d'étudiants bloqueurs.

Trois jours auparavant, une centaine de CRS avaient évacué une centaine d'étudiants présents à Tolbiac, à Paris. La veille, les forces de l'ordre étaient intervenues dans un amphithéâtre de l'Université de Strasbourg, occupé depuis quelques heures.

Les dégradations commises à Nancy et Metz sont en cours d'évaluation, selon le président de l'université, qui a annoncé "un coût de sécurisation" en raison du recours à une société de vigiles lors des examens.

Selon la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, les dégâts commis dans les universités occupées devraient au total "dépasser le million d'euros". Ils sont notamment estimés à 300.000 euros à l'université Paul-Valéry de Montpellier et de 200.000 à 300.000 euros à Paris-1 Tolbiac.

La direction de Sciences Po Rennes a décidé mercredi une fermeture administrative du site pour la journée et l'université Rennes 2, fermée jusqu'au 30 avril, a annoncé mardi le report des examens terminaux.

L'université Jean-Jaurès à Toulouse est bloquée jusqu'à la fin des vacances. Le référé déposé par le syndicat UNI et quatre étudiants pour obtenir le déblocage de l'université sera examiné jeudi par le tribunal administratif.

Les cours sont toujours suspendus sur les deux campus de l'université Lumière-Lyon 2.

bur-maj-mro-mk/jlc/kp

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Nouveau bénéfice trimestriel pour Twitter

France 24 - L'info en continu - il y a 3 heures 20 min

Le réseau social Twitter est parvenu à dégager un bénéfice net pour le second trimestre consécutif, son chiffre d'affaires dépassant notamment les attentes des analystes et progressant sur un an de 21%, a-t-il annoncé mercredi.

Le bénéfice net a atteint sur la période 61 millions de dollars comparé à une perte de 61,5 millions de dollars il y a un an et à un bénéfice de 91,1 millions au trimestre précédent.

Le bénéfice ajusté par action, référence en Amérique du nord, s'est élevé à 0,16 dollar pour des attentes de 0,11 dollar. En conséquence, le titre progressait dans les échanges électroniques de pré-séance à Wall Street, avançant de 2,89% à 31,28 dollars vers 12h35 GMT.

"Nous avons augmenté le nombre de nos utilisateurs et avons continué de rendre plus facile la consultation des sujets d'intérêt et des évènements sur Twitter", a souligné le PDG, Jack Dorsey, cité dans le communiqué.

"Nous avons également introduit un cadre nouveau pour pouvoir approcher de manière plus cohérente les problèmes qui se posent à notre service, notamment la qualité de l'information et la sécurité", a-t-il ajouté.

Twitter a indiqué prévoir pour le trimestre en cours un bénéfice EBITDA compris entre 245 et 265 millions de dollars pour 244 milliards sur le trimestre sous revue. Il a également indiqué que ses dépenses en capital pour l'ensemble de l'exercice annuel se situeraient entre 375 et 450 millions de dollars.

Ces deux trimestres consécutifs dans le vert viennent rassurer sur la santé financière de Twitter, qui n'était auparavant jamais parvenu à être profitable.

Après un engouement initial suivant son entrée en Bourse en novembre 2013, son action avait régulièrement reculé en Bourse. Elle a toutefois progressé sur les six derniers mois de quelque 50%.

jld/lo/cj/nth

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WhatsApp relève son âge minimum d’utilisation à 16 ans dans l’Union européenne

Cette décision est liée à l’entrée en vigueur prochaine du règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD) dans l’Union européenne.
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Printemps de Bourges: Catherine Ringer, héroïque fantaisie

France 24 - L'info en continu - il y a 3 heures 23 min

Au Printemps de Bourges, Catherine Ringer aura tout connu, la folie avec les Rita Mitsouko, le courage d'y revenir seule après la mort de Fred Chichin, la renaissance par le tango et désormais le bonheur de sa fantaisie retrouvée.

"Après la fin de Rita Mitsouko, c'est sûr que j'étais quand même drôlement choquée. Bon, plusieurs années après, c'est forcément différent. On finit par redevenir soi-même", convient la chanteuse, rencontrée avant le concert qu'elle a donné mardi soir en ouverture du festival.

Le temps a fait son oeuvre. Plus de dix ans ont passé depuis la mort de son compagnon avec lequel elle formait un des groupes les plus détonants que le rock français ait connu. Malgré l'immense douleur, elle avait tenu à chanter les Rita sans Fred, au Printemps en 2008.

De ce retour seule, Catherine Ringer ne souhaite pas trop en parler. Ajustant son chapeau rose qui la protège du soleil printanier, elle préfère évoquer le premier souvenir de Bourges, lorsqu'en 1987 Fred Chichin et elle vinrent présenter leur deuxième album "The No Comprendo". C'est comme ça.

"On inaugurait une nouvelle grande scène. Il y avait Serge Gainsbourg qui était chargé de filmer les concerts. Et nous, nous ne voulions pas être filmés. Alors on s'est encore une fois disputés avec lui et après on s'est réconciliés", sourit celle qui avait été copieusement insultée un an plus tôt à la télé pour son passé d'actrice X par l'auteur de "La Javanaise".

De l'histoire bien ancienne pour la chanteuse de 60 ans, qui a sorti son deuxième album solo, "Chronique et fantaisies" en novembre dernier. Y figure notamment le titre "Senior", dans lequel elle vante les mérites de l'âge avec une énergie renouvelée.

"J'avais la sensation qu'il fallait que je parle aux jeunes un peu de ce que c'était que d'arriver à l'état de senior. Et que ça valait le coup de vivre. Que la vie ne devenait pas horrible à partir du moment où on avait 30 ou 35 ans. Qu'on ne devenait pas une espèce de croûton pourri et qu'au contraire les choses pouvaient bien évoluer", dit-elle.

- Liée à Higelin -

"Alors, il y a des choses que je fais mieux, d'autres moins bien. Mais je trouve que j'ai fait des progrès en chant. Il est plus souple, plus modulé, moins sur la pression", estime la diva punk, qui a effectivement été impériale mardi soir.

On lui demande d'ailleurs si le plaisir de chanter s'est renouvelé, notamment depuis son précédent passage au Printemps avec le projet Plaza Francia, créé par deux Gotan Project. Accompagné par ce groupe, elle s'était mise au chant espagnol sur du tango. Une éclatante réussite.

"Il y a des périodes où je chante toute seule et d'autres non. Alors j'aime chanter pour le métier, pour m'entraîner, mais quand ça me prend là, à chanter spontanément c'est que je suis joyeuse", s'épanche-t-elle, la main posée sur le sternum.

Un sentiment qu'elle a renvoyé aux oreilles des quelque 7.000 spectateurs venus l'applaudir à Bourges. Tous ont regoûté aux "madeleines" des Rita, "Le petit train", "Alors c'est toi", "Marcia Baila", "Andy".

Et ils ont aussi eu la larme à l'oeil en découvrant la "Tristessa" issue de son dernier opus, qu'elle a interprétée drapée comme une veuve sicilienne, ou lors de sa reprise vibrante de "Pars" de Jacques Higelin, un de ses héros à qui elle avait déjà rendu hommage il y a quinze jours au Cirque d'hiver avant ses obsèques.

"+Pars+ a été une chanson très forte qui m'a bouleversée, confie-t-elle. Jacques a fait des choses qui m'ont marquée. Il émerveillait le monde. Je me sens liée à lui par tout ce qu'il m'inspirait, par son amour de la fantaisie", dit Catherine Ringer, désormais un peu seule à entretenir cette flamme.

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Smaïn de retour au one man show en héraut du vivre-ensemble

France 24 - L'info en continu - il y a 3 heures 25 min

Six ans après son dernier spectacle, Smaïn est de retour sur scène avec un "one man show", le premier humoriste français d'origine maghrébine puisant dans ses souvenirs pour donner un spectacle au service du vivre-ensemble.

"On vivait tous ensemble. Tous ensemble. Comment on appelait ce qui a un peu disparu ? Ah oui, la mixité sociale", raille-t-il dans son nouveau spectacle intitulé "Je reviens me chercher".

Porte-drapeau de la génération beur, Smaïn s'est distingué dès 1986 en s'attaquant au racisme notamment avec "A Star is beur", son seul en scène inaugural.

"A 60 +balais+, il fallait que je me raconte", confie-t-il à l'AFP.

"J'alterne entre mon histoire et mon regard sur la société d'aujourd'hui. Je suis dépité par ce que je vois en ce moment. L'époque est très perturbée", estime l'humoriste français, né à Constantine en Algérie de parents inconnus.

Il y a quelques jours, il a donné la première représentation de son nouveau spectacle à l'Institut du Monde arabe, avant de partir en tournée. Smaïn sera de retour sur une scène parisienne à l'automne.

"Il n'y avait pas de racisme dans mon immeuble HLM", affirme-t-il dans son "one man show".

"La seule qui ne nous aimait pas, c'était la charcutière proche de l'OAS", plaisante-t-il, en référence à l'organisation qui tenta de s'opposer par la violence à l'indépendance de l'Algérie.

"Mon père jouait au tiercé avec Mr Cohen. Léon Zitrone les mettait d'accord", ajoute-t-il avec un brin de nostalgie.

Révélé par le Petit théâtre de Bouvard et récompensé par le Molière 1996 du meilleur "one man show", l'humoriste affirme avoir "conscience d'être arrivé en France au bon moment".

- "Usurpabeur"-

"Mes débuts ont été aidés par le contexte politique avec la gauche au pouvoir et la Marche des Beurs (NDLR pour l'égalité et contre le racisme, en 1983) sans qui je ne serai pas ce que je suis...", ajoute Smaïn.

"Dans les cafés-théâtres, on me demandait de raconter des histoires avec l'accent de chez moi. Mais, chez moi, c'est Porte de Vincennes ! Alors, j'ai fait l'accent pour faire rire. J'ai été un +usurpabeur+!", lance-t-il sur scène, raillant au passage l'accent banlieue.

Recueilli dans un orphelinat catholique, le petit Smaïn est adopté en 1960 par un couple français d'origine maghrébine du 12e arrondissement.

"J'ai été élevé dans le vivre-ensemble. Je suis des Trois livres (La Bible, La Torah et le Coran, ndlr)", souligne Smaïn.

"Malgré les aléas de la vie, j'ai eu une enfance heureuse, une vision du monde positive. Je n'ai jamais ressenti le racisme dans mon enfance", souligne le comédien.

Lors de son audition au Conservatoire d'art dramatique, on lui a fait comprendre que "le patrimoine culturel français ne pourra pas lui offrir de rôles". Cela ne l'empêchera pas de triompher en 1994 avec "Les Fourberies de Scapin", au théâtre du Gymnase et en tournée.

Il se dit désemparé après la série d'attentats en France ces dernières années et l'incapacité de la classe politique à surmonter les clivages de la société française.

"Face au terrorisme, la montée de l'extrémisme, le communautarisme, je suis un peu perdu. Politiquement, il y a eu un décrochage. On a laissé aller la ghettoïsation", regrette-t-il.

"Si je peux tenter avec mon spectacle d'être une courroie de transmission, pourquoi pas... Je crois au rire éducatif !", ajoute Smaïn, qui qualifie la langue française d'"arme de défense massive".

Selon lui, "l'humoriste est celui qui arrondit les angles pour révéler des vérités de façon décalée, en pleine conscience du monde et de ses réalités".

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Le pape invite les responsables chrétiens du Moyen-Orient en juillet

France 24 - L'info en continu - il y a 3 heures 26 min

Le pape François a invité les resonsables chrétiens du Moyen-Orient à un dialogue pour favoriser la paix dans cette région, à l'occasion d'une rencontre le 7 juillet à Bari au sud-est de l'Italie, a annoncé mercredi le Vatican.

"Le Saint-Père se rendra à Bari, fenêtre sur l'Orient (...) pour une journée de réflexion et de prières sur la situation dramatique du Moyent-Orient", a précisé un communiqué du Vatican.

Lors de cettre rencontre oeucuménique pour la paix, "il invitera les chefs des Eglises et communautés chrétiennes", ajoute le texte.

Le pape François a fait part à plusieurs reprises de sa préoccupation pour le Moyen-Orient et la Syrie en particulier, ainsi que pour les communautés chrétiennes particulièrement menacées dans cette région.

Début avril, le pape argentin avait ainsi lancé un appel pour que cesse "l'extermination en cours" en Syrie et proné la "réconciliation" en Terre sainte.

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Fermeture d'un site web responsable de 4 millions d'attaques informatiques

France 24 - L'info en continu - il y a 3 heures 32 min

Les autorités britanniques ont annoncé mercredi la fermeture d'un site internet à l'origine de plus de quatre millions d'attaques informatiques dans le monde dans le cadre d'une opération internationale ayant mené à plusieurs arrestations.

"Des pirates informatiques à travers le monde ont utilisé le site webstresser.org, qui pouvait être loué pour seulement 14,99 dollars (12,30 euros), afin de lancer plus de 4 millions d'attaques" en ligne, a annoncé la National Crime Agency (NCA) dans un communiqué.

"Les autorités de cinq pays, dont les Pays-Bas, la Serbie, la Croatie et le Canada, avec le soutien de la police écossaise et d'Europol, ont ciblé six membres du groupe criminel derrière webstresser.org", a précisé l'agence britannique de lutte contre le crime.

Parallèlement, la police néerlandaise, soutenue par ses homologues allemande et américaine, "a saisi des serveurs et fermé le site ce matin à 11H30" (10H30 GMT), a-t-elle ajouté.

Le site était utilisé pour lancer des "attaques par déni de service", qui visent à inonder un réseau ou un ordinateur de requêtes pour l'empêcher de fonctionner. Mercredi midi, la page d'accueil du site présentait un message annonçant que le nom de domaine avait été saisi par le ministère américain de la Défense.

Dans le cadre de son enquête, la NCA avait identifié une adresse à Bradford (nord de l'Angleterre) où elle avait mené une perquisition, associée à un individu soupçonné d'être associé à l'attaque informatique qui avait affecté "sept des plus grandes banques britanniques" en novembre 2017.

Ces banques "avaient été contraintes de limiter leurs opérations, entraînant des coûts à hauteur de centaines de milliers de livres pour rétablir le service", selon la NCA.

L'agence avait ensuite identifié "l'infrastructure criminelle", située aux Pays-Bas, et "travaillé en collaboration avec la police néerlandaise" pour mettre fin à ses agissements.

"Par nature, la cybercriminalité est une menace qui traverse les frontières, et notre réponse doit s'appuyer sur une collaboration étroite entre les services", a souligné Jo Goodall, enquêtrice au sein de la NCA.

"Les arrestations effectuées ces deux derniers jours montrent qu'internet n'offre pas un anonymat absolu aux contrevenants, et nous espérons identifier d'autres suspects liés au site dans les prochaines semaines", a-t-elle ajouté.

En Croatie, le ministère de l'Intérieur a annoncé dans un communiqué que le site "était géré par un ressortissant croate âgé de 19 ans arrêté" mardi. Présenté comme le propriétaire du site et soupçonné d'infraction grave contre la sécurité des systèmes informatiques, il risque "une peine de un à huit ans de prison".

En Serbie, deux personnes de 19 et 21 ans soupçonnées d'être des administrateurs du site ont été arrêtées, selon le ministère de l'Intérieur serbe. Il a expliqué que le site Webstresser était considéré comme le plus grand marché mondial pour la location de service de ce type d'attaques.

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Free mobile victime d'une panne dans toute la France

ladepeche.fr - il y a 3 heures 32 min
Impossible de passer ou recevoir un appel, d'envoyer un SMS ou de surfer sur internet . De nombreux abonnés de Free mobile sont privés de réseau dans plusieurs régions de France depuis ce matin selon le constat de la Dépêche et les sites spécialisés Univers Freebox et Freenews. Toulouse, Lyon, Rouen, Nancy ou Paris font partie des grandes agglomérations touchées. Des abonnés privés de réseau ce matin peuvent toutefois de nouveau utiliser leur...
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Allemagne: le principal prix musical supprimé après un scandale d'antisémitisme

ladepeche.fr - il y a 3 heures 38 min
Le principal prix de musique en Allemagne, les "ECHOs", n'aura plus lieu, a annoncé l'organisateur de cet évènement annuel, suite à la polémique suscitée par la remise d'un prix à des rappeurs accusés de textes antisémites."Il n'y aura plus d'ECHOs (...) On ne veut pas que ce prix de la musique puisse être considéré comme une plateforme pour l'antisémitisme, le mépris des femmes, l'homophobie ou la banalisation de la violence", a dit la...
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SNCF: l'intersyndicale annonce un "rassemblement le 3 mai" à Paris et en régions

France 24 - L'info en continu - il y a 3 heures 40 min

L'intersyndicale de la SNCF a appelé mercredi les cheminots à "un rassemblement le 3 mai à Paris et en territoires pour mettre la pression sur le gouvernement", a annoncé Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots.

Les quatre syndicats représentatifs (CGT, Unsa, SUD, CFDT) prévoient également "une journée sans cheminots" le 14 mai si leurs revendications unitaires n'étaient pas entendues par le Premier ministre, Edouard Philippe, qu'ils doivent rencontrer le 7 mai, a-t-il dit lors d'une conférence de presse au siège de la CFDT-Cheminots à Saint-Denis.

Le jeudi 3 mai et le lundi 14 mai correspondent à des jours où la grève était déjà prévue dans le cadre d'une mobilisation menée par épisodes sur un rythme de deux jours tous les cinq jours.

"Sans cheminot, ça veut dire sans train et sans chantier réseau", a précisé Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT Cheminots, regrettant que le courrier d'Edouard Philippe, reçu par l'intersyndicale mardi, évoque "seulement le début d'une nouvelle période".

Depuis l'annonce de la réforme de la SNCF par le gouvernement, seule une manifestation nationale de cheminots s'est tenue à Paris, le 22 mars, réunissant plus de 13.000 personnes, selon la société Occurence qui réalise un comptage pour un collectif de médias, dont l'AFP.

"Nous n'imaginons pas que le Premier ministre nous convoque pour nous dire que rien ne changera et que les négociations sont closes", a poursuivi M. Brun, demandant que ce soit désormais M. Philippe qui "pilote" les discussions en présence du "patronat" et dénonçant une réforme "très idéologique".

"On a été reçus bien gentiment par la ministre" des Transports, Elisabeth Borne, lors de "réunions d'information", maintenant "on veut avoir affaire à celui qui a le dossier en main" pour enfin "commencer des négociations sur la base d'un projet viable" et qui "prend en compte" les propositions syndicales, a prévenu de son côté le secrétaire fédéral de SUD Rail, Erik Meyer.

Les syndicats ont précisé qu'ils remettraient leur plateforme revendicative unitaire le 7 mai au Premier ministre.

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Salon auto de Pékin: le SUV toujours roi, l'électrique en vedette

France 24 - L'info en continu - il y a 3 heures 40 min

Les constructeurs automobiles rivalisaient mercredi au salon de Pékin à coups de 4x4 urbains et de voitures électriques, saluant avec circonspection les promesses d'une ouverture accrue du marché chinois aux groupes étrangers à l'heure où la concurrence des marques locales s'exacerbe.

Avec un millier de modèles présentés, l'évènement est une vitrine du premier marché mondial, où 28,9 millions de véhicules ont été écoulés en 2017.

Le géant asiatique reste incontournable pour les constructeurs internationaux, même si leurs marques ne dominent plus que 55% du marché local.

De nouveau cette année, les 4x4 urbains (SUV), véhicules à haut châssis éminemment populaires en Chine, occupaient toutes les travées du salon: le segment représente 40% du marché, et a connu un bond insolent de 13% des ventes l'an dernier.

Mais il reste verrouillé à 60% par les marques chinoises, qui montent en puissance et en gamme: les grands constructeurs (SAIC, Changan, Dongfeng...) en alignaient des séries, aux carrosseries rutilantes et aux tailles roboratives.

Les groupes occidentaux, eux, adaptent leur offre: après l'effondrement de ses ventes en Chine ces deux dernières années, PSA dévoile à Pékin son Citroën C4-Aircross.

"Il viendra épauler notre +offensive SUV+, avec un changement d'image. Il nous faut tout reprendre côté produits", a indiqué à l'AFP Carlos Gomes, patron du groupe français en Chine.

Autre tendance lourde, les véhicules électriques et hybrides, avant l'imposition par Pékin dès 2019 de quotas de ventes de véhicules "à énergie nouvelle" pour tous les constructeurs.

La perspective aiguillonne les groupes étrangers à accélérer sur ce créneau, actuellement dominé par des marques chinoises longtemps nourries aux généreuses subventions publiques --le régime se préoccupant autant d'endiguer la pollution que d'encourager le décollage de technologies d'avenir.

- Boom de l'électrique -

Nissan présentait mercredi sa première voiture électrique produite en Chine, la "Sylphy Zéro émission", d'une autonomie de 338 km. "C'est la nouvelle étape de notre stratégie" avant le lancement de 20 modèles électrifiés sur cinq ans, assure Jose Munoz, directeur de la performance du japonais.

Son compatriote Toyota a annoncé le lancement d'ici à 2020 de dix nouveaux véhicules électrifiés en Chine, dont un modèle purement électrique. L'américain Ford a lui dévoilé son premier modèle "à énergie nouvelle" pour le marché chinois.

Quant à l'allemand Volkswagen, il promet des investissements de 15 milliards d'euros d'ici 2022 dans le pays pour développer voitures électriques et autonomes.

"La Chine est notre deuxième maison", a déclaré le PDG du groupe, Herbert Diess. "Le marché chinois sera le plus grand pour la mobilité électrique (...) Nous devons accélérer les choses."

De leur côté, d'audacieuses start-ups chinoises, à l'image de Lynk&Co (Geely) qui affiche ses ambitions internationales, rivalisent sur le 100% électrique avec des modèles sophistiqués hyper-connectés.

- Promesses d'ouverture -

L'édition 2018 était par ailleurs hantée par des sujets "politiques": le spectre d'une guerre commerciale sino-américaine inquiète le secteur, tandis que les récents gestes d'ouverture de la Chine suscitent un optimisme circonspect.

Pékin a ainsi annoncé la levée d'ici 2022 des restrictions empêchant les constructeurs étrangers de contrôler leur filiale locale --et dès cette année pour la production de véhicules électriques.

Les groupes étrangers sont actuellement contraints de s'associer à un partenaire chinois dans des coentreprises dont ils ne peuvent posséder plus de 50%.

"Cela n'aura aucun impact sur nos coentreprises existantes", a insisté mardi Jochem Heizmann, patron de Volkswagen en Chine, soulignant les colossaux investissements déjà engagés avec les partenaires SAIC et FAW.

Selon Trevor Worthington, vice-président de Ford, "il est trop tôt pour en tirer des conséquences", mais les coentreprises jouent "un rôle fondamental" pour connecter les constructeurs aux gouvernements locaux et aux fournisseurs.

Même prudence du patron Chine de Toyota, dont la marque premium Lexus est uniquement importée: lancer une production en propre dans le pays "exige des études en profondeur", observe Kazuhiro Kobayashi.

"Pour autant, le principe est important. La libéralisation pourrait contribuer à un marché plus équitable", plaide M. Heizmann, face à la montée en puissance des marques des groupes étatiques chinois.

En dépit d'une concurrence locale acérée et d'un essoufflement des ventes automobiles l'an dernier (+3%) après la disparition d'un avantage fiscal, personne ne doute cependant du potentiel persistant du marché chinois.

Mais "avec une taille pareille, la Chine devient un marché compliqué pour tout le monde", notait M. Gomes.

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"The Handmaid's Tale: la servante écarlate" saison 2 brise tout espoir de liberté

Le Huffington Post - il y a 3 heures 42 min
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SNCF: l'intersyndicale annonce un "rassemblement le 3 mai" à Paris et en régions

France 24 - L'info en continu - il y a 3 heures 42 min

L'intersyndicale de la SNCF a appelé mercredi les cheminots à "un rassemblement le 3 mai à Paris et en territoires pour mettre la pression sur le gouvernement", a annoncé Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots.

Les quatre syndicats représentatifs (CGT, Unsa, SUD, CFDT) prévoient également "une journée sans cheminots" le 14 mai si leurs revendications unitaires n'étaient pas entendues par le Premier ministre, Edouard Philippe, qu'ils doivent rencontrer le 7 mai, a-t-il dit lors d'une conférence de presse au siège de la CFDT-Cheminots à Saint-Denis.

Le jeudi 3 mai et le lundi 14 mai correspondent à des jours où la grève était déjà prévue dans le cadre d'une mobilisation menée par épisodes sur un rythme de deux jours tous les cinq jours.

"Sans cheminot, ça veut dire sans train et sans chantier réseau", a précisé Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT Cheminots, regrettant que le courrier d'Edouard Philippe, reçu par l'intersyndicale mardi, évoque "seulement le début d'une nouvelle période".

Depuis l'annonce de la réforme de la SNCF par le gouvernement, seule une manifestation nationale de cheminots s'est tenue à Paris, le 22 mars, réunissant plus de 13.000 personnes, selon la société Occurence qui réalise un comptage pour un collectif de médias, dont l'AFP.

"Nous n'imaginons pas que le Premier ministre nous convoque pour nous dire que rien ne changera et que les négociations sont closes", a poursuivi M. Brun, demandant que ce soit désormais M. Philippe qui "pilote" les discussions en présence du "patronat" et dénonçant une réforme "très idéologique".

"On a été reçus bien gentiment par la ministre" des Transports, Elisabeth Borne, lors de "réunions d'information", maintenant "on veut avoir affaire à celui qui a le dossier en main" pour enfin "commencer des négociations sur la base d'un projet viable" et qui "prend en compte" les propositions syndicales, a prévenu de son côté le secrétaire fédéral de SUD Rail, Erik Meyer.

Les syndicats ont précisé qu'ils remettraient leur plateforme revendicative unitaire le 7 mai au Premier ministre.

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Futur gagnant de Top Chef 2018? Comment Camille a conquis les chefs et le public

Le Huffington Post - il y a 3 heures 44 min
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Syrie: le régime continue sa reconquête de la région de Damas

France 24 - L'info en continu - il y a 3 heures 48 min

Le régime syrien poursuit sa reconquête de la région de Damas, coeur du pouvoir de Bachar al-Assad, avec l'annonce de la prise de contrôle définitive mercredi du Qalamoun oriental, parallèlement à sa campagne contre le dernier réduit jihadiste dans la capitale.

Confronté depuis 2011 à un conflit meurtrier, le président Assad s'est fait un point d'honneur à conserver le contrôle de Damas, centre névralgique de son pouvoir. Ces dernières semaines, offensives et accords d'évacuation lui ont permis de consolider son emprise sur les environs de la capitale.

Onze jours après la reconquête totale de la Ghouta orientale, dernier bastion rebelle aux portes de Damas, les forces du régime ont officiellement repris le Qalamoun oriental, au nord-est de la capitale.

La région est "vide de tout terrorisme", a annoncé mercredi la télévision d'Etat, reprenant la terminologie du régime pour désigner les rebelles.

Les forces de sécurité intérieure sont entrées dans les localités de Rouhaiba et de Jairoud où le drapeau syrien a été hissé sur la place principale de la ville.

Des dizaines de bus ont transporté depuis samedi quelques milliers de combattants rebelles et leurs familles de Rouhaiba, Jairoud ainsi que de la localité de Nassiriya vers des territoires tenus par les insurgés dans le nord syrien.

- "Remplacement de population" -

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie, plusieurs de ces convois ont rejoint la région d'Afrine (nord-ouest) contrôlé par des rebelles pro-Ankara.

Ils sont installés dans un camp de déplacés près de la localité de Jandairis, à quelques encablures de la frontière turque, ont assuré des responsables rebelles à l'AFP.

Mais pour le géographe français spécialiste de la Syrie Fabrice Balanche, ces opérations de transfert de rebelles dans la région s'inscrivent toutefois dans une logique de "remplacement de population", à l'initiative d'Ankara.

En janvier, la Turquie avait mené une offensive pour chasser de l'enclave d'Afrine la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), faisant des dizaines de milliers de déplacés, principalement kurdes.

Les YPG et les responsables kurdes ont accusé à plusieurs reprises Ankara de vouloir modifier la démographie de la région, ce que dément le gouvernement turc.

Face aux insurgés, le régime syrien, appuyé par son allié russe, adopte très souvent la même stratégie: des semaines de siège et de bombardements pour pousser les combattants à accepter un transfert vers des zones rebelles du nord du pays.

Dans le sud de la capitale, les jihadistes de l'EI ont, eux, refusé toute évacuation, selon l'OSDH.

Leur refus a déclenché un déluge de bombes sur leur ultime bastion damascène, composé du camp de Yarmouk et des quartiers adjacents de Hajar al-Aswad, Qadam et Tadamoun.

Depuis le 19 avril, les forces du régime pilonnent jour et nuit avec aviation et artillerie, tandis que les jihadistes ripostent avec des tirs d'obus et de roquettes sur les quartiers progouvernementaux. Des combats au sol opposent également les deux camps.

Selon l'OSDH, ce réduit jihadiste serait défendu par environ un millier de combattants et sa chute permettrait au régime de contrôler l'ensemble de la capitale et de ses environs, pour la première fois depuis 2012.

Depuis jeudi, les bombardements et combats ont tué 61 combattants prorégime et 49 jihadistes, ainsi que 19 civils, selon un nouveau bilan de l'OSDH.

- Le symbole Yarmouk -

La situation de Yarmouk incarne le drame de la guerre en Syrie, qui a fait plus de 350.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés depuis 2011.

Avant le début du conflit, ce camp de réfugiés devenu progressivement un quartier populaire abritait quelque 160.000 réfugiés palestiniens, ainsi que des Syriens, selon l'Agence de l'ONU pour les réfugiés (UNRWA).

Après des années d'un siège asphyxiant et de combats, "seules quelques centaines" y vivent toujours aujourd'hui, a estimé le commissaire-général de l'agence onusienne, Pierre Krahenbuhl, depuis Bruxelles où se tient la Conférence des donateurs pour l'avenir de la Syrie.

"Ces derniers mois, il ne restait que 6.000 ou 7.000 (habitants) à Yarmouk et il semble que la plupart ont fui dans des quartiers voisins, en particulier Yalda", a-t-il expliqué.

Yarmouk "symbolise l'ampleur de la souffrance de millions de Syriens mais aussi de centaines de milliers de réfugiés palestiniens", a-t-il estimé.

Les Syriens ont vécu "des traumatismes qu'on ne peut décrire" et "les réfugiés palestiniens en Syrie (vivent) pour la deuxième fois de leur histoire le traumatisme du déplacement".

La Russie a annoncé par ailleurs avoir détruit mardi deux drones des rebelles syriens près de la base aérienne russe de Hmeimim, dans l'ouest du pays.

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Syrie: le régime continue sa reconquête de la région de Damas

ladepeche.fr - il y a 3 heures 48 min
Le régime syrien poursuit sa reconquête de la région de Damas, coeur du pouvoir de Bachar al-Assad, avec l'annonce de la prise de contrôle définitive mercredi du Qalamoun oriental, parallèlement à sa campagne contre le dernier réduit jihadiste dans la capitale.Confronté depuis 2011 à un conflit meurtrier, le président Assad s'est fait un point d'honneur à conserver le contrôle de Damas, centre névralgique de son pouvoir. Ces dernières...
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WhatsApp relève à 16 ans son âge minimum d'utilisation

France 24 - L'info en continu - il y a 3 heures 49 min

L'application de messagerie instantanée WhatsApp a relevé à 16 ans son âge minimum d'utilisation dans l'Union européenne, contre 13 jusqu'à maintenant, en prévision du nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD), a-t-elle annoncé sur son site.

L'âge minimum reste à 13 ans en dehors des pays de l'Union européenne, précise-t-elle.

Dans un billet de blog, WhatsApp relie cette décision à l'entrée en vigueur prochaine, le 25 mai, du règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD), qui s'applique pour tous les ressortissants européens.

Le RGPD fixe à 16 ans l'âge auquel un mineur peut consentir seul au traitement de ses données à caractère personnel, et donc accéder à des services demandant des données personnelles comme WhatsApp.

"Le mois prochain, l'Union européenne met à jour ses lois concernant le respect de la vie privée pour exiger plus de transparence quant à la façon dont les données des internautes sont utilisées en ligne", indique WhatsApp.

"WhatsApp met à jour ses conditions d'utilisation et sa politique de confidentialité là où le RGPD prend effet", précise l'application.

Parmi les autres mises à jour, WhatsApp précise qu'elle a "établi une entité au sein de l'Union européenne afin d'y offrir ses services et de respecter les nouvelles normes strictes de transparence quant à la façon dont elle protège la confidentialité de ses utilisateurs".

En décembre, la Cnil, l'autorité française de protection des données personnelles, avait ordonné à WhatsApp de mieux encadrer le transfert des données personnelles qu'elle recueille vers sa maison mère Facebook.

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