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Affaire Grégory: Jacqueline Jacob défend son "alibi inattaquable" devant la juge

France 24 - L'info en continu - ven, 11/17/2017 - 17:38

Jacqueline Jacob, mise en examen en juin avec son époux Marcel pour l'enlèvement et la séquestration suivis de la mort de son petit-neveu Grégory en 1984, a défendu vendredi devant la juge d'instruction un "alibi inattaquable", selon ses avocats.

"Jacqueline Jacob a un alibi inattaquable pour le jour des faits (...) c'est le point essentiel de ce dossier", a martelé Me Frédéric Berna, l'un de ses conseils, à la sortie de l'interrogatoire, ajoutant que sa cliente était avec son mari "au travail le 16 octobre (1984) de 8 heures à 21 heures".

Mme Jacob, qui avait invoqué son droit au silence en juin, en garde à vue devant les gendarmes comme devant la magistrate chargée du dossier, a été entendue pour la première fois depuis cinq mois vendredi après-midi.

"Jacqueline Jacob a répondu à l'intégralité des questions qui lui étaient posées", a indiqué Me Berna, précisant que "d'autres auditions" étaient à prévoir. "Ce dossier est titanesque, on ne peut pas tout faire en une après-midi avec une femme qui a 73 ans, pour elle c'est très éprouvant", a-t-il justifié.

Les époux Jacob sont soupçonnés d'avoir été les "corbeaux" de l'affaire, auteurs de plusieurs lettres anonymes très bien renseignées, et d'être impliqués dans le rapt et la mort de Grégory, dans le cadre d'un "acte collectif" qu'ils contestent.

L'arrestation des Jacob, jamais inquiétés auparavant, avait relancé cette affaire qui reste un mystère depuis la mort du petit garçon de 4 ans, retrouvé pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne le 16 octobre 1984. Brièvement écroués en juin, ils ont depuis l'obligation de résider séparément et loin de leur domicile situé dans les Vosges.

Jacqueline Jacob espère désormais pouvoir rentrer chez elle: une demande en ce sens sera examinée lundi par la chambre de l'instruction de Dijon qui a refusé, fin octobre, de modifier le contrôle judiciaire du couple, évoquant notamment un risque de concertation.

Marcel Jacob, dont une première audition a été reportée, doit quant à lui être entendu le 4 décembre, avant de demander à son tour une modification de son contrôle judiciaire.

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Macron accueillera Hariri "en tant que Premier ministre" du Liban

France 24 - L'info en continu - ven, 11/17/2017 - 17:36

Le président français Emmanuel Macron accueillera samedi à l'Elysée Saad Hariri "en tant que Premier ministre" du Liban car sa "démission n'est pas reconnue dans son pays puisqu'il ne s'y est pas rendu".

M. Hariri, qui doit arriver à Paris vendredi soir en provenance de Ryad, "a vocation, je crois, à se rendre dans son pays dans les jours ou les semaines à venir", a précisé M. Macron devant la presse à la fin du sommet européen social de Göteborg.

Il doit recevoir samedi à 11H00 GMT au palais de l'Elysée M. Hariri, qui sera ensuite rejoint par sa famille pour un déjeuner, selon la présidence française.

"Je l'accueille demain avec les honneurs dus à un Premier ministre, certes démissionnaire, mais dont la démission n'est pas reconnue dans son pays encore puisqu'il ne s'y est pas rendu", a-t-il expliqué.

Cette invitation est "amicale pour discuter avec lui et accueillir le Premier ministre d'un pays ami", a précisé M. Macron, qui avait proposé à M. Hariri et à sa famille de venir à Paris "pour quelques jours" afin de sortir de l'impasse née de sa démission surprise annoncée le 4 novembre à Ryad. Une invitation acceptée par M. Hariri avec l'accord du parrain saoudien.

M. Macron a indiqué qu'il n'y aurait pas "d'accueil officiel" pour M. Hariri vendredi soir à son arrivée en France puisqu'il s'agit d'"une visite familiale".

Le président a par ailleurs réaffirmé sa volonté de "dialoguer" avec l'Iran, qui a accusé Paris de "partialité" après les critiques du chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian sur les "tentations hégémoniques" de Téhéran au Moyen-Orient.

"La réaction iranienne méconnaît la position française", a réagi M. Macron. "La France tient une ligne (...) qui consiste à construire la paix, à ne s'immiscer dans aucune des divisions nationales ou régionales, et à ne pas choisir un camp contre l'autre, là où beaucoup voudraient entraîner les puissances occidentales dans une opposition croissante entre sunnites et chiites".

"Le rôle de la France est de parler à tout le monde", a-t-il ajouté avant de juger que "tout le monde a intérêt à chercher le calme".

"Notre souhait est que l'Iran ait une stratégie régionale moins agressive et que nous puissions clarifier sa politique balistique qui apparaît comme non maîtrisée", a souligné M. Macron, qui a annoncé son intention de se rendre dans ce pays courant 2018.

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Etienne Daho entre tourbillons musicaux et existentiels

Onzième album du Rennais, « Blitz », rythmé d’audaces psychédéliques, vibre des tourments du monde.
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NEOM : la mégalopole du futur dont rêve l’Arabie saoudite

De la taille de la Bretagne, cette ville à la pointe de la technologie doit être construite de toutes pièces sur les rives de la mer Rouge. Mais pour quoi faire ?
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Mashrou 'Leila, porte-drapeau malgré eux des gays du monde arabe

France 24 - L'info en continu - ven, 11/17/2017 - 17:32

Lorsque le groupe de rock libanais Mashrou 'Leila s'est produit au Caire, en septembre dernier, les drapeaux arc-en-ciel brandis dans le public, l'emblème mondial pour les droits des homosexuels, ont provoqué une réaction brutale.

Les autorités égyptiennes ont lancé des rafles dans la communauté gay, arrêtant des dizaines de personnes, dont certaines ont été soumises à des examens physiques humiliants, selon des groupes de défense des droits de l'homme.

Le chanteur de Mashrou 'Leila, Hamed Sinno, est ouvertement gay et le groupe s'est dit indigné par la répression. Mais Mashrou 'Leila ne veut pas pour autant devenir un étendard pour les droits des homosexuels, ni une caricature de ce que Sinno considère comme une vision occidentale simpliste du monde arabe.

Mashrou 'Leila - qui avec son mélange unique de rock alternatif et de poésie arabe, est devenu l'un des groupes les plus en vue du Moyen-Orient - considère la musique comme un objectif en soi.

"Vouloir représenter quelqu'un d'autre que notre propre personne est une question vraiment troublante", explique Hamed Sinno à l'AFP dans un bar près de l'université de New York (NYU), où le groupe dirige un atelier musical de deux mois.

Les lois contre l'homosexualité au Moyen-Orient remontent souvent à la période coloniale. L'Egypte n'a jamais inscrit cette interdiction dans la loi mais son Parlement envisage maintenant une législation.

"La seule raison derrière cela est, essentiellement, une vague culturelle très claire dans le sens d'une plus grande acceptation. Sans cela il n'y aurait aucune raison d'introduire une nouvelle loi", juge Hamed Sinno.

- 'La musique façonne la réalité' -

En Egypte et dans d'autres pays arabes qui ont connu la vague révolutionnaire du printemps arabe, s'est imposée l'idée de "masculinité nationale comme forme de dignité", observe Hamed Sinno.

Il voit la campagne anti-gay en Egypte comme une man?uvre politique du président Abdel Fattah al-Sissi, soucieux de séduire les conservateurs religieux avant les élections.

Et la Jordanie a interdit l'an dernier une performance de Mashrou 'Leila. Malgré cela, Hamed Sinno voit des progrès sur les questions de genre et de sexualité au Liban, mais aussi au Maroc et en Tunisie.

Le chanteur est en revanche sceptique sur les motivations des pays occidentaux dans la promotion des droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres dans le monde arabe.

Les Etats-Unis peuvent justifier ce que Hamed Sinno estime être une quête du pétrole en disant: "+Nous envahissons pour les homosexuels et les femmes!+"

"Mais les bombes tombent aussi sur les gays et les femmes", dit-il.

Le dernier clip du groupe, "Roman", tourné par la réalisatrice libanaise Jessy Moussallem, met en scène des femmes voilées qui se mettent soudainement à danser. Une façon pour Mashrou 'Leila de se jouer de la vision occidentale de la répression des femmes au Moyen-Orient.

"La musique a la capacité de façonner la réalité pour les gens", dit Hamed Sinno, et de montrer "qu'il y a d'autres personnes qui partagent votre politique et votre langage."

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Hariri à Paris, une occasion de régler les comptes pour des ex-salariés de son groupe

France 24 - L'info en continu - ven, 11/17/2017 - 17:28

Le Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri, qui sera reçu samedi à Paris par Emmanuel Macron, risque d'être confronté au dossier épineux des 240 ex-employés français de Saudi Oger, son groupe de BTP aujourd'hui en faillite, qui réclament à l'homme d'affaires près de 20 millions d'euros d'impayés.

C'est depuis l'Arabie Saoudite que le chef du gouvernement libanais avait annoncé sa démission début novembre. C'est aussi en Arabie Saoudite qu'il a bâti sa fortune, héritant en 1994 du géant du BTP Saudi Oger, fondé dans les années 1970 par son père Rafic Hariri, milliardaire ancien Premier ministre libanais assassiné en 2005.

Las, à compter de la mi-2015, cette entreprise florissante, engagée dans d'innombrables chantiers, a été frappée de plein fouet par la chute des cours du pétrole, qui a mis un coup d'arrêt à la frénésie immobilière du royaume.

Très vite, le groupe, surendetté et à la gestion hasardeuse, se voit couper le robinet du crédit. Avec pour conséquence qu'il ne peut plus payer ses quelque 50.000 salariés, issus de 30 nationalités différentes.

Parmi eux, 240 expatriés et détachés français. Brutalement privés de leur paie, certains se retrouvent bientôt avec des dettes de loyer ou d'écoles sur les bras et sous le coup d'une interdiction de quitter l'Arabie tant qu'ils n'ont pas soldé leurs comptes.

"Quand j'ai compris la situation, j'ai emprunté de l'argent à des amis et je suis parti en urgence. Je ne voulais pas être bloqué là-bas et ne pas revoir ma famille pendant un an", témoigne un ingénieur français qui a souhaité gardé l'anonymat pour des raisons de sécurité.

-"comme des chiens"-

"Et encore, nous, les Français, on est bien lotis par rapport à nos collègues indiens, philippins, pakistanais, sénégalais, portugais, espagnols, marocains : eux ont été considérés comme des chiens", ajoute cet homme de 62 ans, expatrié depuis 2009 à Ryad.

Il raconte que dans les "bases vie" où étaient logés les ouvriers, il n'y avait "plus d'eau, plus d'électricité, les toilettes n'étaient pas vidangées" et Saudi Oger ne fournissait plus à manger. L?État saoudien a dû se substituer à l'employeur défaillant tandis que les ambassades se sont activées pour aider et rapatrier leurs ressortissants, dont certains se sont suicidés.

Pour cet ingénieur, dès lors que les "Français vont prendre en charge (la) sécurité (de l'ex-Premier ministre), on est en droit de mettre cela sur la place publique".

"Je trouve délirant qu'on déroule le tapis rouge à Saad Hariri sans exiger de lui au préalable qu'il paie immédiatement les millions qu'il doit aux salariés français, sachant qu'à titre personnel lui et sa famille sont assis sur des fortunes colossales", s'insurge Me Caroline Wassermann, qui défend les intérêts de quelque 75 ex-employés français.

Avec son confrère Jean-Luc Tissot, l'avocate a engagé une action devant les prud'hommes de Seine-Saint-Denis, où se trouve le siège d'Oger international, filiale de Saudi Oger.

Au total, selon leurs calculs, le groupe dont M. Hariri est l'actionnaire majoritaire doit près de 15 millions d'euros d'arriérés de salaires, mais aussi 5 millions d'euros aux organismes de retraite complémentaires (Axa, Pro-BTP), à la caisse des Français de l'étranger ou encore à Pôle Emploi.

"Quand je suis parti, j'avais quatre mois de salaire de retard et trois trimestre de retraite en moins car ils se sont permis de retirer de nos salaires les cotisations salariales, mais ne les ont jamais reversées aux caisses", témoigne l'ingénieur, qui réclame 30.000 euros à son ancien employeur.

Lors de sa visite à Paris le 1er septembre, celui qui était encore Premier ministre s'était pourtant engagé auprès du président Emmanuel Macron à "résoudre le problème". Mais, depuis, pas un centime n'est rentré dans la poche des anciens employés français, déplore Caroline Wassermann.

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