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Rwanda : la justice refuse d’entendre des responsables militaires français

Cette décision pourrait ouvrir la voie à un non-lieu judiciaire, craignent l’association Survie, la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH et LDH) et d’autres parties civiles.
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Autriche: un cordon humain lumineux contre l'extrême droite

France 24 - L'info en continu - jeu, 11/16/2017 - 08:40

Plusieurs milliers de personnes ont formé mercredi soir un cordon lumineux autour du quartier des ministères de Vienne pour mettre en garde contre une éventuelle arrivée d'"extrémistes de droite" à des postes gouvernementaux, un mois après des législatives.

Vainqueur de ce scrutin, le jeune leader conservateur Sebastian Kurz a engagé des négociations exclusives avec le Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ), classé à l'extrême droite, en vue de la formation d'un gouvernement.

"Les ministères doivent être strictement réservés à des personnes qui n'ont pas le moindre lien avec l'extrême droite et le néonazisme", ont souligné les organisateurs de ce rassemblement, un collectif regroupant notamment des ONG catholique et juive.

Tenant des bougies, les manifestants ont formé une chaîne humaine autour du quartier du Ballhausplatz, au coeur de Vienne, qui englobe la chancellerie et les ministères de l'Intérieur et des Affaires étrangères, dont le FPÖ revendique la direction.

Malgré les efforts de son dirigeant Heinz-Christian Strache pour en polir l'image, ce parti créé après la guerre par d'anciens nazis reste régulièrement confronté aux dérapages racistes et antisémites de certains de ses cadres.

La presse autrichienne a ainsi révélé mercredi qu'un élu local désigné par le FPÖ pour siéger à la chambre haute du Parlement, Andreas Bors, 28 ans, avait été photographié il y a une dizaine d'années faisant la salut nazi.

Pressenti pour le poste de vice-chancelier, M. Strache, 48 ans, a lui-même été accusé d'avoir fréquenté des cercles néonazis par le passé, erreur de jeunesse "stupide", selon lui.

Le président de la République, Alexander Van der Bellen, élu il y a un an contre un candidat FPÖ, a souligné qu'il se réserverait un droit de veto concernant les nominations gouvernementales.

Selon le quotidien Die Presse mercredi, le chef de l'Etat a pour la première fois nommément cité deux personnalités FPÖ : l'élu viennois Johann Gudenus et l'eurodéputé Harald Vilimsky, deux membres de l'aile droite du parti.

M. Kurz a indiqué souhaiter parvenir à former un gouvernement d'ici à Noël. Il a assuré qu'une "tolérance zéro" envers l'antisémitisme était une "condition préalable" pour y prendre part, de même qu'"une orientation pro-européenne claire".

En 2000, l'entrée du FPÖ au gouvernement du chancelier conservateur Wolfgang Schüssel avait provoqué un séisme au sein de l'UE et l'adoption de sanctions à l'égard de Vienne.

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Maite Hontelé, la trompettiste de salsa venue du froid

France 24 - L'info en continu - jeu, 11/16/2017 - 08:39

Femme, trompettiste et Néerlandaise: sur la scène salsera, Maite Hontelé arbore un pedigree hors normes, ce qui n'empêche pas cette grande blonde charismatique d'être adoubée par des pointures du genre et de brûler les planches, de Bogota à Séoul.

Née "par erreur" en Europe et "Colombienne de coeur", Maite Hontelé, 37 ans, aime surprendre: "Je n'ai jamais choisi la trompette", lâche-t-elle rieuse, lors d'un entretien à l'AFP.

C'est l'instrument qui l'a élue: à neuf ans, dans son village de Haaften, aux Pays-Bas, où elle joue au pas de la fanfare locale, venue recruter dans son école.

Deux décennies plus tard, Maite jouera avec des grands de la salsa, tel le Panaméen Ruben Blades, le Vénézuélien Oscar de Leon, les Cubains de Buena Vista Social Club.

Elle s'installe en Colombie.

En 2014, elle est même nominée aux Grammy Latino 2014 pour "Dejame asi" (Laisse-moi ainsi) dans la catégorie "meilleur album de salsa", au côté des stars Marc Anthony et Tito Nieves.

Elle vient de passer deux mois à La Havane pour enregistrer son 5e disque, "Cuba linda" (Jolie Cuba), avec Orquesta Aragon.

Le lancement mondial du single "Casi Muero" (J'ai falli mourir), titre phare de l'album, a eu lieu le 3 novembre. Ce soir-là, Maite a fait salle comble au Colon, le grand théâtre classique de Bogota, qui compte près de 800 places.

- Public debout -

Dès sa troisième chanson, "Maria Cristina me quiere gobernar" (Maria Christina veut me diriger), le public se lève. De l'orchestre jusqu'au poulailler, il danse entre les fauteuils de velours rouge et Maite sur scène avec ses musiciens.

La foule reprend en choeur avec elle "Qué bonito" (Que c'est joli), "Nochecita" (Petite nuit), etc.

Comme beaucoup, Jaime Ospino, 49 ans, connaît toutes les chansons: "Ce concert est génial!", dira ensuite ce spectateur à l'AFP.

Vêtue d'une combinaison pantalon vert émeraude, la trompettiste est émue: "C'est ici, dans ce si joli théâtre" qu'elle a joué pour la première fois en Colombie, lors d'une tournée en 2003 avec le groupe néerlandais Rumbata Big Band.

"Je suis tombée amoureuse de la Colombie, de son public, ses villes, son énergie, sa diversité", se souvient-elle dans son appartement du quartier bohème de La Macarena à Bogota, où elle s'est installée récemment après avoir vécu sept ans à Medellin.

Début octobre, Maite jouait au Café Libro, haut lieu de la musique tropicale dans la capitale colombienne. Là aussi, salle comble: plus de 550 personnes, selon la direction.

Angela Ramirez y fêtait ses 38 ans. "J'ai toujours aimé la salsa. Mais une femme néerlandaise qui joue de la trompette en Colombie, ça donne des frissons!", dit cette fan qui a découvert Maite en 2009.

Aujourd'hui encore, une trompettiste, qui de surcroît dirige son propre groupe, ce n'est pas commun, et une Européenne salsera, encore moins. Mais dès ses débuts, Maite a élu une voie d'exception.

- La salsa au biberon -

Dès l'âge de 14 ans, elle préfère jouer des rythmes latinos. Puis elle convainc le conservatoire de Rotterdam de lui payer un professeur spécialisé, plutôt que de faire carrière dans le classique ou le jazz.

"J'ai grandi avec ces sons-là", explique-t-elle, évoquant son père amateur de musique caribéenne. Il collectionnait les "vinyles qu'il allait chercher jusqu'à Paris, à peine sortis des presses: Celia Cruz, el Gran Combo de Puerto Rico, etc."

Adolescente, Maite Hontelé fait sonner sa trompette dans des boîtes de nuit des Pays-Bas "jusqu'à six heures du matin, seule femme dans un groupe d'hommes, jouant merengue, bachata, son cubain, salsa".

Ce fut sa "meilleure école". Pour elle, le secret du rythme ne réside "pas seulement dans la technique, mais là où est la saveur. Et la saveur est dans la rue. C'est là qu'il faut la chercher!"

Maite sillonne Bogota à vélo, se revendique végan, écoute du son cubain autant que du Bach ou de la pop, et aime n'être que "la voisine qui joue de la trompette". "Cela ne m'intéresse pas d'être célèbre, de rouler en limousine!", dit-elle.

Cette artiste, dont l'instrument a déjà résonné en Corée du Sud, en Inde, aux Etats-Unis ou encore en Argentine et qui prépare une tournée européenne, n'a pas de maître mais adorerait "jouer avec Carlos Vives".

"Ce serait clore un cycle": gamine, alors qu'elle ne comprenait pas encore l'espagnol, elle chantait "Pa Maité" (Pour Maité), un tube de cet artiste colombien. "Je pensais qu'il s'agissait de moi", dit, mutine, Maite Hontelé, qui a "un autre rêve: jouer un jour avec le grand Sting".

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Philippot "pas favorable à l'union des droites", mais "à l'union des patriotes"

France 24 - L'info en continu - jeu, 11/16/2017 - 08:31

Florian Philippot, eurodéputé ex-FN, président des Patriotes, s'est dit jeudi "pas favorable à l'union des droites", telle que prônée par Nicolas Dupont-Aignan, mais "favorable à l'union des patriotes", de droite et aussi de gauche.

"Je ne suis pas favorable à l'union des droites, je suis favorable à l'union des patriotes et je pense qu'il y a des patriotes aussi à gauche, et qu'il y a des patriotes à droite, à gauche", a déclaré Florian Philippot, sur Public Sénat.

Selon M. Philippot, "c'est important de discuter" avec le président de Debout La France Nicolas Dupont-Aignan, "mais aussi avec tous ceux qui se disent encore gaullistes, qui peuvent être Républicains, tous ceux qui sont patriotes et qui sont peut-être encore dans des mouvements de gauche ou qui sont récemment déçus par La France insoumise" de Jean-Luc Mélenchon.

"Aujourd'hui il n'y a pas de véritable opposition face au rouleau compresseur Macron", a-t-il affirmé. "On a beaucoup de déprimés, Mélenchon est déprimé, le Front national est devenu inaudible et incohérent, moi je pense que nous avons, nous Les Patriotes, l'ambition d'être le pivot central de cette opposition et en même temps de cette alternative à la politique mondialiste, européiste, ultra-libérale d'Emmanuel Macron".

L'ex bras droit de Marine Le Pen a par ailleurs annoncé une initiative en faveur du patrimoine, "les dimanches du patrimoine". "On va demander à nos référents départementaux, chaque dimanche (...) de proposer à nos volontaires, à nos adhérents, et à tous ceux qui voudront nous rejoindre, d'aller revisiter le patrimoine local de leur département", a-t-il expliqué, citant "les petites chapelles", "les petits châteaux", "lavoirs"ou autres "remparts".

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Philippot "pas favorable à l'union des droites", mais "à l'union des patriotes"

LCP Assemblée nationale - jeu, 11/16/2017 - 08:31

Florian Philippot, eurodéputé ex-FN, président des Patriotes, s'est dit jeudi "pas favorable à l'union des droites", telle que prônée par Nicolas Dupont-Aignan, mais "favorable à l'union des patriotes", de droite et aussi de gauche.

"Je ne suis pas favorable à l'union des droites, je suis favorable à l'union des patriotes et je pense qu'il y a des patriotes aussi à gauche, et qu'il y a des patriotes à droite, à gauche", a déclaré Florian Philippot, sur Public Sénat.

Selon M. Philippot, "c'est important de discuter" avec le président de Debout La France Nicolas Dupont-Aignan, "mais aussi avec tous ceux qui se disent encore gaullistes, qui peuvent être Républicains, tous ceux qui sont patriotes et qui sont peut-être encore dans des mouvements de gauche ou qui sont récemment déçus par La France insoumise" de Jean-Luc Mélenchon.

"Aujourd'hui il n'y a pas de véritable opposition face au rouleau compresseur Macron", a-t-il affirmé. "On a beaucoup de déprimés, Mélenchon est déprimé, le Front national est devenu inaudible et incohérent, moi je pense que nous avons, nous Les Patriotes, l'ambition d'être le pivot central de cette opposition et en même temps de cette alternative à la politique mondialiste, européiste, ultra-libérale d'Emmanuel Macron".

L'ex bras droit de Marine Le Pen a par ailleurs annoncé une initiative en faveur du patrimoine, "les dimanches du patrimoine". "On va demander à nos référents départementaux, chaque dimanche (...) de proposer à nos volontaires, à nos adhérents, et à tous ceux qui voudront nous rejoindre, d'aller revisiter le patrimoine local de leur département", a-t-il expliqué, citant "les petites chapelles", "les petits châteaux", "lavoirs"ou autres "remparts".

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« Justice League » : trop de superhéros tue les superhéros

Le film de DC Comics-Warner, qui tente de répondre au succès des « Avengers », ne s’éloigne jamais des sentiers balisés du genre.
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Génocide rwandais : la justice française s'oriente "vers un non lieu" pour l'opération Turquoise

France 24 - L'info en continu - jeu, 11/16/2017 - 08:24
En refusant d'entendre l'ex-chef d'état-major des armées dans l'enquête sur les possibles responsabilités de l'armée française lors du génocide de 1994 au Rwanda, la justice a ouvert "la voie à un non-lieu", selon les parties civiles.
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Peugeot et Renault brillent en octobre sur un marché européen en hausse

France 24 - L'info en continu - jeu, 11/16/2017 - 08:20

Le marché automobile européen a progressé de 5,9% en octobre par rapport au même mois de 2016, tiré par la France et l'Espagne, et les bonnes performances des constructeurs français, selon des statistiques publiées jeudi.

Au total, 1,17 million d'automobiles neuves ont été mises sur les routes de l'Union européenne le mois dernier, d'après les chiffres de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA).

Les immatriculations du groupe PSA ont bondi de 74,1% grâce à la consolidation d'Opel et Vauxhall avec Peugeot, Citroën et DS, alors que Renault a progressé de 17,7%.

En octobre, les immatriculations ont notamment progressé de 13,7% en France et en Espagne, et de 7,1% en Italie. L'Allemagne, premier marché européen, s'est contentée d'une hausse de 3,9%. À l'inverse, le Royaume-Uni a confirmé ses difficultés récentes sur fond de Brexit, subissant une baisse de 12,2%.

Sur les dix premiers mois de l'année, les immatriculations en Europe ont progressé de 3,9% par rapport à la même période de 2016, totalisant 12,8 millions de voitures particulières neuves. Parmi les cinq plus grands marchés, l'Italie (+8,9%) et l'Espagne (+7,3%) sont en tête des progressions, devant la France (+4,8%) et l'Allemagne (+2,3%). Le Royaume-Uni baisse de 4,6%.

Du côté des constructeurs, Volkswagen continue de régner sur le marché européen avec 24,5% des immatriculations le mois dernier. Affichant une hausse de 4,8%, il progresse cependant moins vite que le marché et cède du terrain à ses concurrents, notamment français. Parmi les marques du géant allemand, Audi baisse de 1,8% et le label Volkswagen progresse de 2,4%.

Le deuxième groupe européen, PSA, profite du rachat cet été d'Opel-Vauxhall, qui était comptabilisé l'an dernier dans le giron de l'américain General Motors, et pèse 16,2% des immatriculations en octobre.

La marque à l'éclair, dont les ventes s'effritent un peu sur un an, lui apporte un volume de près de 67.000 véhicules supplémentaires.

Au sein de PSA, Peugeot brille avec des immatriculations en hausse de 17,7%, alors que Citroën (+7,7%) fait mieux que le marché. En revanche, la marque aux aspirations haut de gamme DS (-19,6%) ne voit toujours par le bout du tunnel, dans des volumes bien inférieurs.

Le groupe Renault se maintient à la troisième place en Europe, avec 10,6% des immatriculations en octobre (+1,1 point sur un an).

La marque au losange progresse de 16,8%, alors que sa marque roumaine à bas coûts Dacia est en hausse de 20%.

- Ford double BMW -

Parmi les constructeurs étrangers, Toyota (+20,5%) enregistre la meilleure performance et rassemble 4,7% des immatriculations, creusant l'écart avec son compatriote Nissan en baisse de 4,9% le mois dernier.

L'américain Ford, en plein renouvellement de sa populaire Fiesta, progresse de 5,5% et s'empare du quatrième rang européen, avec 6,7% des immatriculations.

Il passe devant l'allemand BMW, en baisse de 7,8% en octobre, plus mauvaise performance parmi les principaux constructeurs. La part de marché du groupe de Munich a chuté de 0,9 point sur un an, à 6,1%.

Son compatriote Daimler, grand rival sur le marché du haut de gamme, progresse de 6,5%, grâce à Mercedes (+8%), alors que ses petits véhicules citadins Smart reculent de 4,2%. Le constructeur souabe talonne Ford, avec une part de marché de 6,6% dans l'Union européenne.

Fiat-Chrysler (FCA) double aussi BMW et se range derrière Daimler, malgré une part de marché en baisse à 6,4% (-0,3 point). Ses immatriculations ont un peu progressé (+1,1%). Mais sa principale marque, Fiat, a vu ses immatriculations reculer de 1,3%, une baisse compensée par les fortes hausses de Jeep (+19,8%) et Alfa Romeo (+18,7%).

Dans le match entre constructeurs coréens, Kia (+10%) fait mieux que Hyundai (+7,9%) en octobre, mais reste derrière en termes de parts de marché, avec 3,3% des immatriculations, contre 3,6%.

Sur dix mois, Suzuki enregistre la plus forte hausse (+23,3%), mais le constructeur japonais représente seulement 1,6% des immatriculations. Suit PSA (+20,7%), qui profite là aussi des ventes d'Opel-Vauxhall, devant Toyota (+15,1%) et le groupe Renault (+7,7%).

Le numéro un Volkswagen se contente d'une hausse de 2,6%, moindre que celle du marché, alors que Ford (+0,04%) et BMW (+0,3%) stagnent.

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Des avocats vent debout contre les box "cages de verre" des tribunaux

France 24 - L'info en continu - jeu, 11/16/2017 - 08:20

Ils y voient une "cage vitrée", un "enclos de verre" voire un "bocal": des avocats dénoncent la généralisation de nouveaux box dans les salles d'audience des tribunaux, estimant qu'ils remettent en cause les fondements d'un procès équitable.

"Il s'agit d'une véritable atteinte à la présomption d'innocence, aux droits de la défense": le 16 octobre, lors d'une audience en comparution immédiate, le bâtonnier des Hauts-de-Seine proteste contre la mise en place de deux box vitrés au tribunal correctionnel de Nanterre, "sans aucune concertation".

A l'endroit où se tiennent les prévenus, un cube de verre, fermé, à l'exception de deux ouvertures basses permettant à son occupant de parler et d'une porte menant au dépôt. Un "enclos de verre", une "cellule au sein de la salle d'audience", un "aquarium" pour certains pénalistes.

"Dans un premier temps, ça se présentait très ponctuellement, ici ou là", rappelle Me Gérard Tcholakian, du Syndicat des avocats de France (SAF). "Au fil des années, on s'est fait grignoter sur cette problématique et cet été, lorsque tout le monde est rentré de vacances, on a découvert une généralisation".

Si des box en partie ou totalement vitrés existaient déjà dans les juridictions, une politique de "sécurisation" des tribunaux a en effet été engagée "dans le cadre des mesures exceptionnelles décidées en 2015 pour répondre à la menace terroriste", selon la Chancellerie. Cet été, 18 box ont été transformés en Ile-de-France et 9 autres le seront d'ici fin 2018.

Destinés aux détenus, ils visent à empêcher évasions et violences au cours du procès. Mais ils posent plusieurs problèmes aux avocats, notamment pour communiquer avec leur client.

"Cela nous oblige à des postures tout à fait incompatibles avec une défense libre: les uns sont voutés, d'autres tordent le cou", s'agace Christian Saint-Palais, de l'Association des avocats pénalistes (ADAP). A Evry, "tous les avocats qui font moins d'1,70m n'arrivent pas à discuter avec leur clients parce que l'ouverture est beaucoup trop haute", illustre Me Déborah Meier.

- "Présomption d'innocence" -

Difficile pour les robes noires d'assister leur client, pour les juges d'entendre les accusés quand les micros défaillent, pour les interprètes de traduire correctement les propos, décrivent les avocats interrogés.

Surtout, "symboliquement, il y a une atteinte à la présomption d'innocence: cela installe l'image de la peur que susciterait le mis en cause. Hors, il n'y a pas à avoir peur d'un innocent", insiste Me Saint-Palais.

"La cage de verre porte atteinte à l'oralité des débats" et "à la dignité" en présentant les accusés "dans un bocal", estime Françoise Mathe, présidente de la commission Liberté et droits de l'Homme du Conseil national des barreaux (CNB).

"Quand on a jugé la bande à Bonnot il y a un siècle, quand on a jugé Landru, les pires criminels, ils n'étaient pas dans des cages en verre ni en acier", rappelle le bâtonnier de Strasbourg, Me Pascal Créhange. "On ne peut pas juger les gens comme des animaux".

A Strasbourg, Nanterre, Evry et Versailles, les ordres ont récemment incité les avocats à déposer des conclusions en début d'audience pour que leur client soit jugé hors du box.

Mi-octobre, le barreau des Hauts-de-Seine a saisi le défenseur des droits avant d'assigner en justice, en référé, la garde des Sceaux. Plus récemment, c'est le SAF qui a assigné la ministre au Tribunal de grande instance (TGI) de Paris. Une audience est prévue le 15 janvier.

"La garde des Sceaux est très attentive au plein respect des conditions nécessaires à la bonne administration de la justice, en conformité avec nos obligations européennes", a réagi la Chancellerie auprès de l'AFP, précisant qu'elle avait demandé un renvoi de l'audience prévue à Nanterre le 22 novembre pour "répondre avec toute la précision nécessaire aux griefs" des avocats.

En 2003 déjà, des avocats s'étaient opposés en justice à l'installation de box vitrés à la cour d'appel de Paris et aux assises de Versailles, obtenant finalement gain de cause. Une procédure engagée en 2015 à Grenoble avait en revanche échoué.

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Des ONG accusent la Birmanie de génocide et de viols contre les Rohingyas

France 24 - L'info en continu - jeu, 11/16/2017 - 08:18

Un rapport de l'ONG Fortify Rights accuse la Birmanie de perpétrer un "génocide" contre les Rohingyas, alors qu'un nombre incalculable de femmes et de filles de cette minorité musulmane ont été violées par des militaires birmans, selon l'ONG Human Rights Watch.

Un document de 30 pages, publié mercredi par l'ONG locale Fortify Rights et le musée Mémorial de l'Holocauste des Etats-Unis, assure que "les forces de sécurité birmanes et des civils ont commis des crimes contre l'humanité et ont procédé à une campagne de nettoyage ethnique".

"Les preuves que ces actes représentent un génocide contre la population rohingya ne cessent de s'accumuler", est-il écrit dans le rapport, qui fait notamment état de victimes égorgées ou brulées vivantes.

Ses auteurs se sont entretenus avec plus de 200 personnes (survivants, témoins et humanitaires) pour documenter deux vagues d'attaques des forces birmanes contre des Rohingyas entre le 9 octobre et le mois de décembre 2016, et à partir du 25 août 2017.

Les opérations militaires déclenchées fin août ont poussé plus de 600.000 membres de cette minorité musulmane à s'exiler au Bangladesh.

La Birmanie a assuré que ses opérations militaires ne visaient qu'à neutraliser des rebelles rohingyas qui avaient attaqué des postes de police birmans. L'ONU a déjà dénoncé un nettoyage ethnique, le président français Emmanuel Macron parlant de "génocide".

Un autre rapport de l'ONG Human Rights Watch, publié jeudi, estime pour sa part que les très nombreux viols commis contre des femmes et des filles rohingyas, ainsi que d'autres atrocités, peuvent être considérés comme des crimes contre l'humanité.

Le document a également été réalisé sur la base d'entretiens avec des victimes, des organisations humanitaires et des responsables du secteur de la santé du Bangladesh. Il fait état de plusieurs viols collectifs.

"Le viol a été un outil important et dévastateur dans la campagne de nettoyage ethnique de l'armée birmane contre les Rohingyas", a dénoncé Skye Wheeler, auteur du rapport.

"Les actes de violence barbares de l'armée birmane ont laissé d'innombrables femmes et filles blessées et traumatisées", a ajouté cette chercheuse de HRW.

Vingt-huit victimes sur les 29 interrogées ont affirmé avoir été violées par au moins deux militaires. Huit femmes ou filles ont rapporté avoir été violées par au moins cinq militaires. Des femmes ont décrit les meurtres de leurs enfants, d'époux ou de parents avant de subir un viol.

Six dossiers portent sur des viols collectifs de groupes de femmes, selon HRW.

L'ONG indique avoir interrogé 52 femmes ou filles venant de 19 villages situés dans l'Etat Rakhine dans l'Ouest birman.

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Kendji Girac seul sur une île déserte avec Maître Gims

L' Essentiel - SudOuest.fr - jeu, 11/16/2017 - 08:16

Le chanteur périgourdin va participer à un nouveau jeu événement qui sera diffusé sur TF1.
L'information a été dévoilée mercredi par la société Adventure Line Productions qui produit déjà «Koh-Lanta» et «Fort Boyard». Depuis, elle fait le tour de la toile. La chaîne TF1 lance « L’Aventure Robinson » : un nouveau jeu... Lire la suite

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Ukraine: premier entretien entre Poutine et les chefs séparatistes

France 24 - L'info en continu - jeu, 11/16/2017 - 08:05

Le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu mercredi soir par téléphone avec les chefs séparatistes prorusses de l'Est de l'Ukraine pour la première fois depuis l'éclatement du conflit, pour évoquer un possible échange de prisonniers avec Kiev.

Annoncé par le Kremlin et les séparatistes, cet entretien a eu lieu avec les dirigeants des républiques autoproclamés par les rebelles à Donetsk et Lougansk, respectivement Alexandre Zakhartchenko et Igor Plotnitski.

Il fait suite à une demande formulée mercredi par l'homme politique ukrainien Viktor Medvedtchouk, qui est l'un des représentants de Kiev pour les négociations avec les rebelles mais aussi un proche du président russe.

M. Medvedtchouk a notamment demandé à M. Poutine d'intercéder auprès des dirigeants séparatistes pour faire avancer l'idée d'un échange de prisonniers entre rebelles et autorités de Kiev sur le format "tous contre tous".

Selon un communiqué du Kremlin, le président russe et les chefs séparatistes ont discuté de "l'initiative (...) de Viktor Medvedtchouk concernant un échange de prisonniers entre l'Ukraine et les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk".

Les dirigeants séparatistes "ont soutenu l'initiative, en précisant qu'il fallait travailler davantage sur cette question avec des représentants de la partie ukrainienne", ajoute le communiqué.

Vladimir Poutine ne s'était jamais entretenu directement avec les deux "présidents" des républiques autoproclamées de l'est de l'Ukraine depuis l'éclatement de ce conflit qui a fait plus de 10.000 morts en trois ans et demi.

Selon M. Medvedtchouk, Kiev est prêt à remettre 306 personnes aux rebelles et espère que les autorités séparatistes seront d'accord pour libérer en échange 74 prisonniers, militaires ou militants pro-Kiev.

Le dernier échange de prisonniers remonte à septembre 2016, lorsque deux partisans de Kiev faits prisonniers par les rebelles ont été remis en échange de quatre séparatistes.

L'Ukraine est en proie depuis avril 2014 à un conflit opposant les forces gouvernementales à des séparatistes prorusses soutenus, selon Kiev et les Occidentaux, par la Russie, ce que celle-ci dément.

Des accords de paix signés à Minsk en février 2015 ont abouti à l'instauration de plusieurs trêves, faisant en grande partie cesser les violences, mais dont le volet politique n'a jamais été mis en oeuvre, les belligérants se rejetant la responsabilité de cet échec.

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Le taux de chômage repart légèrement à la hausse en France au troisième trimestre

L' Essentiel - SudOuest.fr - jeu, 11/16/2017 - 08:04

Il atteint 9,4% en métropole ce trimestre-ci.
Le taux de chômage est reparti en légère hausse au troisième trimestre, augmentant de 0,2 point entre juillet et septembre. Cependant, sur un an, le taux mesuré par l'Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), est en recul de 0,3... Lire la suite

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Près d’un quart des Français disent avoir vécu des maltraitances dans l’enfance

Les agressions sexuelles sont de loin les plus nombreuses, selon un sondage Harris Interactive : 16 % des personnes interrogées disent en avoir subi.
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Les chimpanzés capables d'évaluer un danger et d'en avertir leurs congénères

France 24 - L'info en continu - jeu, 11/16/2017 - 08:01

Les chimpanzés vivant à l'état sauvage sont capables d'évaluer un danger et d'avertir leurs congénères, surtout ceux qui semblent en être inconscients, révèle une étude publiée mercredi dans la revue américaine Science Advances.

Pour la première fois, une expérience montre que des animaux prennent en compte, quand ils communiquent, le point de vue des autres, une capacité qu'on pensaient être unique aux humains, soulignent les chercheurs.

Selon eux, cela suggère que les chimpanzés communiquent et coopèrent de manière plus complexe qu'on croyait possible jusqu'alors.

Pour tester cette théorie, Catherine Crockford, une chercheuse à l'Institut Max Planck d'anthropologie en Allemagne, et ses collègues ont conçu un ensemble d'expériences dans la forêt de Budongo en Ouganda.

Ils ont notamment placé un faux serpent venimeux sur un chemin et observé comment les chimpanzés réagissaient, enregistrant dans un premier temps comment les primates indiquaient aux autres chimpanzés là où se trouvait le reptile.

Outre des cris, un tiers pointaient du regard alternativement le lieu où se trouvait le reptile et leurs congénères.

Dans une seconde expérience, les chercheurs ont testé deux scénarios utilisant des appels pré-enregistrés de chimpanzés lancés à d'autres membres de leur groupe.

Dans le premier cas, ils ont dissimulé un haut parleur pour diffuser un cri indiquant qu'un chimpanzé à proximité était conscient de la présence d'un serpent et un autre enregistrement signalant qu'un autre de ces primates ne se rendait pas compte du danger.

Quand les chimpanzés de l'expérience ont détecté le serpent, ceux qui avaient entendu les cris enregistrés suggérant qu'un de leurs congénères n'avait pas vu le reptile se sont mis à lancer plus d'avertissements, par des cris et des mouvements du corps, jusqu'à ce qu'il soit hors de danger.

Ainsi, la vocalisation semble changer selon que les autres chimpanzés sont ou pas conscients d'un danger.

Prises ensemble, ces observations laissent penser que les systèmes de communication influencés par la perspective des autres, plutôt que par sa propre perception, seraient apparus dès les premières lignées d'hominoïdes, avant l'apparition du langage, concluent ces anthropologues.

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A la COP23, une allocution américaine attendue

France 24 - L'info en continu - jeu, 11/16/2017 - 08:00

Une représentante des Etats-Unis devait s'adresser jeudi à la conférence climat de l'ONU à Bonn, où les négociateurs tentent d'avancer dans leurs tractations en dépit du retrait américain de l'accord de Paris.

Judith Garber, secrétaire d'Etat adjointe aux Affaires scientifiques et environnementales, s'exprimera jeudi dans l'après-midi, veille de clôture de cette COP23.

"La position de l'administration sur l'accord de Paris reste inchangée", a souligné le département d'Etat dans un communiqué sur sa venue: "les Etats-Unis ont l'intention de se retirer de l'accord, à moins que le président puisse identifier des termes plus favorables aux entreprises, travailleurs et contribuables américains".

La formule reste inchangée depuis l'annonce de retrait faite en juin par Donald Trump, et Washington n'a jamais identifié quels seraient ces "termes".

Deuxième émetteur de gaz à effet de serre au monde, et premier émetteur historique, les Etats-Unis ne pourront se retirer formellement de l'accord avant novembre 2020.

Mais en attendant, le gouvernement a déjà annulé le "plan pour une énergie propre" de Barack Obama qui visait à réduire les émissions des centrales thermiques, ainsi que les engagements financiers au Fonds vert de l'ONU pour soutenir les pays en développement.

L'accord de Paris adopté en décembre 2015 vise à garder le monde sous 2°C de réchauffement par rapport au niveau d'avant la Révolution industrielle.

Depuis l'ouverture de la COP23, présidée par les îles Fidji, les délégués de près de 200 Etats travaillent à la mise en place des règles d'application de l'accord: par exemple, comment suivre les engagements nationaux.

- Irritation -

Les pays en développement et émergents en particulier ont exprimé leur mécontentement, accusant les pays développés d'engagements insuffisants sur les questions de financements ou de réductions d'émissions.

La délégation de négociateurs américains notamment a pu susciter l'irritation parmi ces pays.

"Sur la question des financements ils ont une ligne plutôt dure et ils ont commencé à susciter de la colère", explique l'Américain Alden Meyer, observateur de longue date de ces négociations climat qui se tiennent à huis clos.

"Ce sera très intéressant de voir quel seront à la fois le contenu et le ton (de l'intervention américaine jeudi), et quelle réaction elle reçoit", dit-il.

Mme Garber s'exprimera aussi trois jours après l'organisation à Bonn par la Maison Blanche d'une présentation sur l'utilité des énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz). L'initiative a été froidement accueillie à la COP, et l'événement perturbé en chanson par des manifestants.

"Elle réitèrera probablement la décision de Trump de se retirer, ou elle marchandera", estime Naomi Ages, de Greenpeace USA. "A Bonn, nous avons vu l'administration américaine promouvoir les énergies fossiles, alors qu'est-ce que Mme Garber peut ajouter?"

Mercredi, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a mis en garde contre la poursuite des investissements dans les énergies fossiles qui promettent "un avenir insoutenable".

"Les marchés doivent être réorientés loin de ce qui est contre-productif", a-t-il déclaré à la tribune lors de l'ouverture de la séquence ministérielle de la COP.

Plus de 150 ministres et responsables gouvernementaux au total doivent se succéder mercredi et jeudi.

Le président français Emmanuel Macron a appelé mercredi l'Europe à compenser le manque de financements du Groupe d'experts du climat de l'ONU (Giec), après le retrait américain.

La chancelière allemande Angela Merkel a réaffirmé l'engagement climatique de l'Allemagne, tout en admettant ses difficultés à résoudre la question du recours allemand au charbon, au grand dam des ONG.

Mais un petit Fidjien leur aura presque volé la vedette, Timoci Naulusala, 12 ans, venu raconter à la tribune la dévastation de son village par un cyclone.

"Mesdames et messieurs, que pouvez-vous faire? Ne pensons plus seulement économie, mais aussi environnement", a-t-il plaidé.

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En images : quand la région accueillait la Coupe du monde de rugby

L' Essentiel - SudOuest.fr - jeu, 11/16/2017 - 08:00

PORTFOLIO - Pour la deuxième fois de son histoire après 2007, la France organisera le Mondial de rugby en 2023. Retour sur ces matches de Coupe du monde qui se sont disputés à Agen et Bordeaux en 2007, mais aussi en 1991 et 1999, où des rencontres ont eu lieu dans l'Hexagone .
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La communauté internationale inquiète des suites du coup de force au Zimbabwe

France 24 - L'info en continu - jeu, 11/16/2017 - 07:53
Après le coup de force de l'armée au Zimbabwe, l'Union africaine exhorte les militaires à "se soumettre à la légalité constitutionnelle". De son côté, l'Union européenne appelle au "dialogue" en vue d'une "résolution pacifique".
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La Bourse de Paris devrait reprendre ses esprits à l'ouverture

France 24 - L'info en continu - jeu, 11/16/2017 - 07:41

La Bourse de Paris devrait connaître un léger rebond à l'ouverture ce jeudi matin, alors que les investisseurs s'apprêtent à digérer une des dernières salves de résultats d'entreprises et attendent les chiffres de l'inflation en zone euro.

Le contrat à terme sur le CAC 40 gagnait 0,31% une quarantaine de minutes avant l'ouverture de la séance. La veille, il avait fini en baisse de 0,27%, à 5.301,25 points.

Wall Street avait également fini en territoire négatif mercredi, lestée notamment par le recul des cours du pétrole.

"Les indices européens devraient ouvrir en légère hausse ce (jeudi) matin dans le sillage d'une tentative de rebond technique après une série de baisses qui ont pris de cours le consensus", ont relevé dans une note les experts de Mirabaud Securities Genève.

"Les marchés européens sont restés sous pression hier (mercredi)", alors que "des inquiétudes sur les niveaux de valorisation (des actions) et la faiblesse des prix des matières premières ont entraîné une nouvelle vague de prise de bénéfices", a résumé pour sa part Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

De son côté, l'euro, dont la forte appréciation ces derniers jours a pesé sur les Bourses européennes, s'est légèrement replié dans les échanges en Asie, les cambistes reprenant leur souffle après un sommet en plus d'un mois mercredi face à un billet vert affaibli par les incertitudes autour de la réforme fiscale aux États-Unis.

Sur le front des indicateurs, le marché automobile européen a progressé de 5,9% en octobre par rapport au même mois de 2016, tiré par la France et l'Espagne, ainsi que les bonnes performances des constructeurs français.

Aux États-Unis, la balance de flux de capitaux investis à long terme, publiée mercredi après la clôture des marchés européens, est restée positive en septembre.

Les investisseurs disposeront ce jeudi de plusieurs statistiques à analyser, au premier rang desquelles la deuxième estimation de l'inflation pour le mois d'octobre en zone euro.

Les ventes au détail pour le même mois au Royaume-Uni sont également à l'agenda, tandis qu'outre-Atlantique sont attendus les chiffres de l'activité industrielle dans la région de Philadelphie pour novembre, ainsi que les prix à l'importation et la production industrielle pour octobre.

Enfin, les demandes hebdomadaires d'allocations chômage complèteront le tableau.

VALEURS A SUIVRE

CNP Assurances: le poids lourd de l'assurance en France a annoncé jeudi une hausse de son bénéfice net sur les neuf premiers mois de l'année, profitant de l'excellente forme de ses activités sud-américaines.

Bouygues: le groupe a dégagé un bénéfice net de 713 millions d'euros sur les neuf premiers mois de 2017, plus que doublé sur un an, et confirmé viser une amélioration de ses résultats opérationnels dans la construction cette année.

La branche télécoms du groupe, Bouygues Telecom, a publié pour sa part un bénéfice net multiplié par quatre sur les neuf premiers mois de 2017, à 229 millions d'euros, et a revu à la hausse son objectif de marge brute pour l'ensemble de l'exercice.

Iliad: la maison mère de l'opérateur télécoms Free a annoncé jeudi une hausse de 5,3% de son chiffre d'affaires au troisième trimestre, grâce à une croissance plus soutenue dans la téléphonie mobile que dans le fixe.

Sodexo: le leader mondial des services aux entreprises a affiché sa confiance jeudi après une hausse de 13,5% de son bénéfice net 2016/2017, marquant notamment la reprise de l'activité en France.

MGI Coutier: l'équipementier automobile MGI Coutier a publié mercredi un chiffre d'affaires en hausse de 2,8% au troisième trimestre, à 228,9 millions d'euros, soutenu notamment par les ventes de réservoirs, et a confirmé ses objectifs 2017 de ventes et de résultat opérationnel courant.

Touax: le groupe a publié mercredi un chiffre d'affaires en repli de 1,9% au troisième trimestre, en confirmant son objectif annuel, et a annoncé parallèlement une procédure en justice pour obtenir la finalisation d'une cession.

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Génocide au Rwanda: les parties civiles redoutent un non lieu pour l'armée française

France 24 - L'info en continu - jeu, 11/16/2017 - 07:40

La justice française a décidé de ne pas entendre l'ex-chef d'état-major des armées dans l'enquête sur les possibles responsabilités de l'armée française lors du génocide de 1994 au Rwanda, ont annoncé jeudi à l'AFP les parties civiles, qui redoutent ainsi un "non lieu".

La cour d'appel de Paris a confirmé, le 31 octobre, le refus du juge d'instruction d'auditionner l'ex-amiral Jacques Lanxade et son adjoint de l'époque, l'ex-général Raymond Germanos, comme le réclamaient l?association Survie, la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH et LDH) et les autres parties civiles, qui accusent la force Turquoise d'avoir sciemment abandonné aux génocidaires hutu des centaines de Tutsi des collines de Bisesero, du 27 au 30 juin 1994.

"Ce refus de rechercher toutes les responsabilités éventuellement engagées, y compris celles des plus hauts responsables de l'armée française, compromet gravement l'enquête", affirment les trois associations dans un communiqué. "Cette décision pourrait ouvrir la voie à un non lieu judiciaire", s'inquiètent-elles.

Cet acte "montre que si la justice enquête, elle le fait +pour l'histoire+ et non dans la perspective de mises en examen (inculpations, NDLR) et encore moins d'un procès", s'insurgent Fabrice Tarrit, co-président de Survie, et leur avocat Olivier Foks, joints par l'AFP.

Les rescapés, à l'origine de la plainte en 2005, affirment que les militaires français leur ont promis le 27 juin 1994 de les secourir pour ne le faire que le 30. Pendant cet intervalle de trois jours, des centaines de Tutsi ont été massacrés dans ces collines de l'ouest du Rwanda.

Depuis le 22 juin 1994, la force Turquoise, déployée sous mandat de l'ONU, avait pour mission de mettre fin aux massacres, en cours depuis deux mois et demi.

L'enquête, instruite au pôle crimes contre l'humanité à Paris, semble démontrer que la découverte des réfugiés le 27 était connue des autorités françaises avant l'intervention militaire du 30, selon une source proche du dossier.

Mais pour le juge, qui a acté ce refus d'auditions fin août, la question de savoir si l'absence d'intervention des militaires pendant ces trois jours constitue un acte de complicité de génocide "ne concerne que les officiers qui ont déjà été entendus", tous membres de la force Turquoise, car ils bénéficiaient de suffisamment d'autonomie vis-à-vis de l'état-major à Paris.

Au terme de son audition en janvier 2016, le chef de la force Turquoise, le général Jean-Claude Lafourcade, a été placé sous le statut intermédiaire de témoin assisté, tout comme trois de ses subordonnés avant lui, échappant ainsi à des mises en examen.

Depuis, "l'enquête est quasiment au point mort", selon M. Tarrit. Les associations déplorent "que nombre d'auditions demandées en 2015 n'ont pas eu lieu et que des documents essentiels à la compréhension des événements n'ont pas été communiqués par le ministère de la Défense".

Les parties civiles ont ainsi réclamé, sans succès depuis deux ans, l'audition de François Léotard, alors ministre de la Défense, et la confrontation des officiers déjà mis en cause.

Cette enquête, emblématique de la controverse sur le rôle de la France lors du génocide qui a fait 800.000 morts selon l'ONU - principalement au sein de la minorité tutsi - a depuis un an son pendant au Rwanda: en novembre 2016, Kigali a lancé une procédure contre 22 officiers français accusés d'implication dans le génocide, dont l'ex-amiral Lanxade et l'ex-général Lafourcade.

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