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Notre-Dame-des-Landes : « Le projet sera abandonné », annonce Edouard Philippe

Le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, mercredi 17 janvier, à l’issue du conseil des ministres.
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Notre-Dame-des-Landes, une victoire pour le ministre Nicolas Hulot

LCP Assemblée nationale - mer, 01/17/2018 - 14:37

Pour Nicolas Hulot, ministre de l'Ecologie écouté mais parfois aussi bousculé, l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, est une victoire politique majeure.

M. Hulot était opposé de longue date à ce "projet du XXe siècle",  "ruineux, inhumain et inutile". Et beaucoup avaient fait du sort du dossier, paralysé depuis plus de 40 ans, un marqueur de son influence réelle au sein du gouvernement, à même de le pousser à claquer la porte.

Au fil des années, Nicolas Hulot s'est rendu sur place plusieurs fois -- accueilli d'ailleurs en 2011, en pleine campagne de primaires écologistes pour la présidentielle, par un fameux jet d'épluchures de carottes venu d'un opposant énervé.

Notre-Dame-des-Landes, promesse de nouveaux sols bétonnés, est "un cas d'école de ce à quoi il va falloir renoncer", estimait-il dans un livre publié avant d'être ministre. Il questionnait aussi "la légitimité" du référendum de 2016 en faveur du nouvel aéroport, qui n'avait pas abordé  les autres options.

- 'Pas de deal' -

Alors, a-t-il posé le dossier sur la table avant d'accepter d'entrer au gouvernement, en mai 2017 ? Début 2016, il avait décliné l'offre de ministère faite par François Hollande faute d'assurances notamment sur l'abandon du projet.

L'intéressé assure qu'"il n'y a jamais eu de deal" passé avec le Premier ministre Edouard Philippe. "J'ai dit à Edouard Philippe et Emmanuel Macron quelles étaient mes convictions profondes. Mon opposition à ce nouvel aéroport était donc connue de tous".

Nicolas Hulot "n'a pas fait de chantage sur ce sujet, ni à son entrée au gouvernement, ni ces derniers jours", assure le député LREM Matthieu Orphelin, un proche.

Le candidat Emmanuel Macron avait, dès février 2017, annoncé au WWF son intention de lancer une médiation, se montrant plus ouvert qu'auparavant à une modernisation de l'actuel aéroport Nantes-Atlantique.

"Vous n'imaginez pas une seconde qu'avec Nicolas Hulot entré au gouvernement, Notre-Dame-des-Landes puisse se faire!", avait jugé Pascal Canfin, directeur du WWF, au lendemain de la nomination du ministre.

Agiter une menace de démission, "ce n'est pas ma conception de la démocratie", a récemment assuré le populaire ministre. "Je ne veux rien obtenir par le chantage. Ce ne serait pas sain, ni durable".

Depuis des années, l'écologiste écouté de tous les présidents depuis Jacques Chirac, répète qu'il aime être "le brise-glace". "Convaincre les acteurs de tous bords, aller repérer ceux qui sont le plus éloignés", écrit-il dans "Plus haut que mes rêves" (2013): "je me sens comme un +pollinisateur+".

Les pro-NDDL n'ont pas manqué de l'accuser d'ingérence pendant les six mois de médiation, du fait notamment de la présence d'un proche parmi les médiateurs. Nicolas Hulot s'en est vigoureusement défendu, louant la vocation de cette mission "d'étudier en toute indépendance" les alternatives, annonçant une décision "impartiale".

Depuis la publication mi-décembre du rapport jugeant "raisonnablement envisageables" les deux options (NNDL ou extension de Nantes-Atlantique), il est revenu dans le jeu discrètement, au côté d'autres ministres, recevant les élus avec Edouard Philippe chargé de conduire le dossier.

- Utile -

"NDDL n'est pas l'alpha et l'oméga pour l'environnement en France, mais de fait, ce dossier était devenu emblématique," souligne Matthieu Orphelin.

Cette victoire de taille consolera peut-être Nicolas Hulot d'autres déconvenues.

En octobre il avait fallu un dîner avec Emmanuel Macron pour rassurer cet "inquiet" - comme le qualifie le président.

Au chapitre de ses déceptions, le premier bilan des Etats généraux de l'alimentation, jugés insuffisamment tournés vers l'agriculture durable et de qualité, et dont il bouda la clôture. Ou la mise en oeuvre de l'accord de libre-échange UE-Canada (Ceta).

Mais parmi les avancées saluées par les défenseurs de l'environnement, la décision de la France, contre Bruxelles, de limiter à trois ans la réautorisation du glyphosate, ou encore d'interdire la recherche d'hydrocarbures.

Et des sujets de plus grande ampleur que NDDL l'attendent encore: feuille de route énergétique et le sort du nucléaire, réforme fiscale... ainsi que l'avenir de projets d'infrastructures, en "pause" pour raisons financières.

Face à cet agenda, le ministre, poussé en politique par "l'urgence de la situation (écologique) et l'inquiétude", s'est donné "un an" pour mesurer son utilité, avait-il dit en octobre.

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Abandon de NDDL : un "déni de démocratie" pour la maire de Nantes

LCP Assemblée nationale - mer, 01/17/2018 - 14:35

L'annonce de l'abandon du projet de transfert de l'aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes par le Premier ministre mercredi est un "déni de démocratie", a considéré la maire de Nantes Johanna Rolland, favorable au projet, lors d'une conférence de presse.

"Cette décision est un mauvais coup porté au Grand Ouest et pour nous une trahison, un déni de démocratie. Cette décision bafoue l’expression démocratique qui s’est exprimée le 26 juin 2016", lors d'une consultation locale, a-t-elle réagi. "L'Etat dit +votre vote ne compte pas+, cette décision affaiblit cet Etat de droit", a affirmé la maire socialiste.

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Notre-Dame-des-Landes : retour sur un feuilleton politique français

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 14:29
Le Premier ministre français a annoncé l'abandon du projet de construction de l''aéroport du Grand Ouest de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes. Une décision qui met fin à un feuilleton qui empoisonnait le gouvernement depuis plusieurs années.
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"Les véhicules autonomes ? On y est et ça va être massif !", assure Carlos Ghosn

LCP Assemblée nationale - mer, 01/17/2018 - 14:24
automobile

Auditionné mercredi matin par les commissions des affaires économiques et des finances de l'Assemblée nationale, le PDG de Renault Carlos Ghosn a revendiqué la place de premier constructeur automobile en 2017 pour l'alliance entre Renault, Nissan et Mitsubishi :

L'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, avec plus de 10,6 millions de véhicules particuliers et utilitaires légers vendus en 2017, est le premier groupe automobile mondial.Carlos Ghosn

Le PDG a précisé que Volkswagen, qui assure avoir vendu "10,74 millions de voitures", a toutefois compté dans ce chiffre 200.000 poids lourds : "En général les poids lourds ne rentrent pas dans nos statistiques", a ajouté Carlos Ghosn, selon qui "il n'y a plus de discussions possibles" sur le leadership de son groupe.

Plaidoyer pour la voiture électrique

Carlos Ghosn a également évoqué les "mutations profondes" du secteur automobile, estimant que les voitures deviendront, dans un futur proche, des "espaces de vie, mobiles, connectés, autonomes, électriques". Une tendance qui devrait se développer dans les prochaines années, selon lui :

D'ici 2035, 25% des véhicules neufs vendus seront autonomes.Carlos Ghosn

"A l'horizon 2022, notre gamme sera pour moitié composée de véhicules électrifiés", a assuré Carlos Ghosn. À la même échéance, selon lui, l'offre de véhicules diesel sera diminuée de moitié et 15 véhicules autonomes seront lancés par le groupe Renault-Nissan. "Les véhicules autonomes et semi-autonomes ? On y est et ça va être massif !", lance le pdg. "Je prévois que dans 4 ou 5 ans, il y a très peu de voitures qui n'auront pas un niveau d'autonomie déterminé. Pourquoi ? Parce que les clients les veulent ! Nous avons fait des tests avec des options payantes, et les clients achètent..."

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Le PDG a longuement plaidé pour le développement des véhicules électriques, affirmant que 550.000 véhicules électriques de son groupe "circulent dans le monde aujourd'hui" :

Le pari est gagné, la question est de savoir quels sont les pays qui vont avancer plus vite que d'autres.Carlos Ghosn

Cobalt : Renault rencontrera Amnesty international

Carlos Ghosn a par ailleurs dû répondre aux accusations portées par Amnesty international contre Renault. Selon l'ONG, le constructeur automobile ne "démontre pas qu'il prend les mesures appropriées pour garantir que ses produits ne comportent pas du cobalt extrait par des enfants et des adultes dans des conditions de travail dangereuses", notamment en République démocratique du Congo.

"Nous n'achetons pas de cobalt ! ", a affirmé Carlos Ghosn qui rejette la responsabilité sur un sous-traitant, le fabriquant coréen de batteries LG Chem. Le PDG de Renault affirme "travailler" avec l'entreprise coréenne sur cette question. Il a également expliqué que des responsables de son groupe allaient rencontrer prochainement Amnesty international.

Download Brexit : Renault "dans l'attente"

Le PDG de Renault a également commenté la position de son groupe vis-à-vis du Brexit :

Nous ne savons pas comment cela va se passer pour nous...Carlos Ghosn

Selon Carlos Ghosn, "80 ou 90% de la production" des usines de Renault en Angleterre est destinée à l'Europe. Incapable de prévoir les conséquences économiques concrètes du Brexit, le groupe automobile est "dans l'attente" : "Il n'y a aucune entreprise qui se livre à une expansion en Grande-Bretagne (...) La chose dont nous avons horreur, c'est l'incertitude." Download "Pas inquiet pour les sites français"

Carlos Ghosn a aussi évoqué la "pérennisation des sites en France", assurant qu'il n'était "pas inquiet" à ce propos, rappelant que ceux-ci sont à 90% de leurs capacités.

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Le PDG de Renault a également défendu le maintien du crédit d'impôt recherche, qui "permet à la France de rester dans la course". 75% des dépenses en ingénierie du groupe ont lieu en France.

Download Ruffin offensif

A l'issue de son audition, Carlos Ghosn a été applaudi par une partie des députés présents, dont le président de la commission des affaires économiques Roland Lescure. L'élu La République en Marche a "félicité pour ses résultats" le PDG de Renault avant de lui "souhaiter réellement une bonne année 2018", mettant fin à une séance plutôt consensuelle de près de trois heures, dont l'une des rares interventions véritablement critiques aura été celle du député de La France insoumise François Ruffin.

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Sans indignation sélective ou sentimentalisme, notre pays doit fonder une politique rationnelle envers les migrants

Le Huffington Post - mer, 01/17/2018 - 14:24

En 2017, au moins 3100 migrants sont morts en traversant la Méditerranée, et quatre autour de Calais, en voulant rejoindre l'Angleterre.

Notre préoccupation est celle de citoyens d'ici et d'ailleurs qui, par delà nos différences philosophiques, religieuses, politiques, revendiquent que cet enjeu d'humanité nous oblige. Il n'y a pas d'indignation sélective ou de sentimentalisme à avoir, mais une politique rationnelle à fonder. Il n'y a pas de ce pragmatisme que l'on veut opposer aux idéologies, mais la conviction qu'il urge de réhabiliter le sens de l'accueil dans une opinion publique soit indifférente, soit hostile.

Nous ne pouvons accepter que l'inconditionnalité inscrite dans le code de l'action sociale et de la famille dès 1956 soit remise en cause par une circulaire du ministre de l'intérieur. Cette inconditionnalité, inscrite dans la loi et pratiquée par les associations laïques comme confessionnelles ne saurait être balayée d'un revers de main au mépris de notre histoire. Briser ce lien de confiance entre acteurs de l'accueil et migrants serait nuire à l'ensemble de notre société, qui a besoin de croire en sa générosité. Nous comprenons que les pouvoirs publics souhaitent canaliser les tensions suscitées par la question migratoire. Mais inciter les migrants à rester dans la rue et dans les bois, revient précisément à normaliser cette présence insécurisante, et donc à entretenir le sentiment de rejet et à intensifier les représentations obsidionales...

Notre devoir et notre honneur sont de convaincre que cette question de l'accueil et du refus du tri des réfugiés n'est non seulement pas mineure, mais constitue un enjeu de civilisation. Il s'agit de la vie de personnes humaines. L'urgence de l'indignation doit être accompagnée de la défense réassumée des valeurs humanistes, aujourd'hui abandonnées au bruit des crispations identitaires ou aux cauchemars de revanche post-attentats. Oser cela, c'est aussi incarner la République et ouvrir un horizon rassembleur, en somme se tenir au niveau de l'histoire de France.

Cette tribune est également signée par:

Joseph Beauregard – Réalisateur -, Alexandre Dézé – Politiste -, François Dubet – Sociologue -, Béatrice Camurat-Jaud – Réalisatrice -, Fabien Escalona – Politiste -, Stéphane François – Historien -, Jacques Gaillot – Evêque de Parténia -, Bertrand Gaufryau - Economiste et Chef d'Etablissement -,Joël Gombin – Politiste -, Jean-Michel Hirt – Psychanaliste et Professeur à Paris 13 -, Jean-Paul Jaud – Réalisateur -, Alexis Jenni – Ecrivain et Prix Goncourt -, Jean-Loïc Le Quellec – Anthropologue -, Nicolas Lebourg – Historien et Politiste -, Eve Ricard-Reneleau – Ecrivaine et orthophoniste -, Gabriel Ringlet – Ecrivain, poète et théologien – Toutes et tous citoyen(ne)s d'ici et d'ailleurs.

Lire aussi :

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Cartographie de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 14:20

La "ZAD" de Notre-Dame-des-Landes, acronyme pour "zone d'aménagement différé" transformé par les opposants en "zone à défendre", est un site de 1.650 hectares dans le bocage nantais à la biodiversité riche, préservé depuis cinquante ans de l'intensification agricole du fait du projet d'aéroport, abandonné mercredi.

Le site, choisi en 1970 pour accueillir un nouvel aéroport du Grand Ouest, à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes et à environ 80 km au sud de Rennes, est principalement constitué de zones agricoles encore majoritairement cultivées et en faible partie de milieux forestiers.

Délimité à l'ouest par la route nationale 165 reliant Nantes à Vannes et à l'est par la RN137 Nantes-Rennes, le périmètre du projet est entouré de communes rurales, dont Notre-Dame-des-Landes, raccordées entre elles par de petites routes départementales traversant la zone du nord au sud.

L'une d'elles, la RD281, dite aussi "route des chicanes", est obstruée depuis cinq ans de divers obstacles à la libre circulation. Jonchée de pneus, d'épaves de véhicules et de barricades en tous genres, elle est "gardée" quasiment en permanence depuis des cabanes et miradors.

La création de la "ZAD" en 1974, pour permettre au conseil général de Loire-Atlantique de préempter au fur et à mesure les terres agricoles, protégeant ainsi ce territoire de tout remembrement, a de facto figé l'ensemble bocager, composé à 98% de zones humides - sortes d'éponges régulant inondations et sécheresses - et situé en amont de deux bassins versants.

Des cultures, prairies, forêts ou landes humides, mais aussi des sources, ruisseaux et mares abritent une centaine d'espèces protégées, floristiques ou faunistiques, des oiseaux aux chauve-souris.

Les habitats, fermes et maisons en dur comme squats de qualité inégale, sont présents sur les plus de 900 hectares dédiés à la réalisation de l'aéroport et à la desserte routière. Ils sont plus particulièrement concentrés à proximité des deux pistes dessinées dans le projet de nouvelle infrastructure, au nord-ouest et au sud-est, ainsi que près de la tour de contrôle, au coeur de la ZAD, et du futur barreau routier, au sud.

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Notre-Dame-des-Landes: les pro-aéroports veulent faire payer très cher à Macron son "reniement"

Le Huffington Post - mer, 01/17/2018 - 14:16

POLITIQUE - L'abandon du projet d'aéroport n'était pas encore officiellement annoncé par le premier ministre que les pro-aéroports fustigeaient déjà le "renoncement" d'Emmanuel Macron. Et ces derniers ne manquaient pas d'angles d'attaque.

Premier argument brandi par les pro-aéroports, l'irrespect de l'autorité de l'État. "C'est à la fois une capitulation, un renoncement et un abandon", a affirmé à la mi-journée sur Europe 1 le sénateur LR de la Vendée Bruno Retailleau, estimant que cette décision conduit à la "victoire des zadistes" et à celle de la "violence".

Des termes similaires à ceux utilisés quelques heures plus tôt sur BFMTV et RMC par Laurent Wauquiez, lequel appelait le président de la République "au respect total de l'autorité de l'Etat". L'ancien ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a de son côté fustigé sur Twitter le "mépris du gouvernement pour 168 décisions de justice et un référendum populaire". Un tweet en tous points semblable à celui publié quelques minutes plus tard par le sénateur LR Roger Karoutchi.

#NDDL : comme l'écrivait Jules Renard, « n'écoutant que son courage qui ne lui disait rien, il se garda d'intervenir ». Quel mépris du gouvernement pour 168 décisions de justice et un référendum populaire ! Où est l'autorité de l'Etat ?

— Brice Hortefeux (@BriceHortefeux) 17 janvier 2018

179 décisions de justice,les responsables locaux,un référendum avec un million de votants..trois petits tours et puis s'en vont..Abandon du projet d'aéroport NDDL..Comment les citoyens pourraient croire en la justice?dans le vote et la démocratie?

— Roger KAROUTCHI (@RKaroutchi) 17 janvier 2018

"Par cette décision, il (Emmanuel Macron, NDLR) piétine les procédures et décisions de justice, il piétine nos collectivités locales, il piétine le vote des habitants", a dénoncé le président du département Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet, quelques minutes avant l'annonce officielle de l'abandon du projet.

Sur BFMTV, l'élu socialiste a pointé les "conséquences désastreuses" de cette décision. "Des habitants de Loire-Atlantique m'ont dit que plus jamais ils n'iront voter, plus jamais ils n'iraient déposer un bulletin dans une urne, c'est grave", a déploré Philippe Grosvalet.

NDDL : "Plus jamais certains n'iront voter. C'est grave", regrette le président du département Loire-Atlantique pic.twitter.com/6iXp3k2kFH

— BFMTV (@BFMTV) 17 janvier 2018

"Le gouvernement cède à la facilité, cède au chantage de la violence", s'est indignée la maire de Nantes, Johanna Rolland, qualifiant cette décision de "trahison". "C'est un véritable déni de démocratie (...) qui affaiblit l'Etat de droit", a-t-elle ajouté en conférence de presse, demandant à être reçue par le présidente de la République.

"Scandale d'État"

Autre fenêtre de tir, le "reniement" d'Emmanuel Macron. Plusieurs responsables pro-aéroports reprochent en effet au président de la République d'avoir trahi sa parole. "Est-ce que pendant la campagne présidentielle, il a eu une parole d'une clarté totale? Le 6 avril, il a dit très clairement: 'il y a eu un vote. Je souhaite que ce vote soit respecté et que l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes soit construit'", a affirmé Laurent Wauquiez.

"Je me souviens, j'étais en face de lui. Le président de la République avait pris devant les Français un double engagement. Celui d'évacuer (la Zad NDLR) mais surtout celui de faire respecter le vote de ceux qui s'étaient déplacés", a déclaré Bruno Retailleau.

Illustration avec cette vidéo publiée sur Twitter par Laurent Wauquiez.

#NDDLpic.twitter.com/DNu7sapqEo

— Laurent Wauquiez (@laurentwauquiez) 17 janvier 2018

Le député UDI de la Mayenne, et membre du groupe Les Constructifs, Yannick Favennec, n'a également pas retenu ses coups, qualifiant cette décision de "scandale d'État".

L abandon du projet de NDDL est un véritable scandale d État. Mépris des citoyens, mépris des élus , mépris des territoires, mépris de la justice , mépris des enjeux économiques et financiers. Écœurement et déception. #NDDL#ZAD#paysdelaloire

— Yannick FAVENNEC (@yfavennec) 17 janvier 2018

Au-delà du seul coût politique, l'opposition pointe également le coût financier que représente cette décision. Avant que l'abandon ne soit entériné, Laurent Wauquiez prévenait sur BFMTV: "Il y a un contrat qui lie l'Etat à Vinci et qui suppose que si on abandonne, comme je crains que ce ne soit le cas, le projet de construction d'un aéroport pour les gens de l'Ouest, il faudra indemniser Vinci".

"Personne au gouvernement n'a fait la transparence dessus. Les Français ont le droit de savoir. C'est leur argent. Ca se chiffre en dizaines de millions d'euros, si ce n'est pas plus", alertait-il encore. Selon les rapporteurs de la médiation, un éventuel abandon du projet pourrait contraindre l'État à indemniser le géant du BTP jusqu'à 350 millions d'euros.

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Vidéos. Un match de moins de 19 ans dégénère entre Saint-Denis et Amiens

L' Essentiel - SudOuest.fr - mer, 01/17/2018 - 14:14

Les supporters de Saint-Denis ont pénétré sur la pelouse pour en découdre avec les joueurs d'Amiens.
Le football dans ce qu'il a de pire. Dimanche, à l'issue de la 64e de finale de Coupe Gambardella opposant le Saint-Denis Union Sports au Amiens Sporting Club a été le théâtre de débordements impliquant joueurs et... Lire la suite

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Rugby : Morgan Parra fait son retour dans le XV de France

Pour sa première liste depuis sa prise de fonctions en remplacement de Guy Novès, Jacques Brunel a convoqué le demi de mêlée de Clermont, absent depuis deux ans.
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Le gouvernement abandonne le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

LCP Assemblée nationale - mer, 01/17/2018 - 14:11
Notre-Dame-des-LandesEdouard Philippe

Pour les habitants de Notre-Dame-des-Landes et de ses environs, c'est la fin d'un long feuilleton. Pour les riverains de l'aéroport de Nantes, c'est une nouvelle page qui s'ouvre... Mercredi, à l'issue du conseil des ministres, Édouard Philippe a fait une déclaration de quinze minutes pour expliquer pourquoi "les conditions n'étaient pas réunies" pour construire l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

L'annonce constitue "une immense joie pour tous ceux qui ont lutté contre le projet", a expliqué à l'AFP Julien Durand, porte-parole de l'Acipa, principale association d'opposants. A contrario, les élus de la région, Bruno Retailleau en tête, pointent une "capitulation", dénonçant "la victoire des zadistes". L'ancien président de la région Pays de la Loire et actuel patron du groupe LR au Sénat était un ardent défenseur du nouvel aéroport.

Les militants historiques ne retiennent plus leurs larmes, de joie et d'émotion après des décennies de lutte. C'est fort. #NDDL @LCP pic.twitter.com/zsGyxxD7fu
— François C (@Frachev) January 17, 2018

En juin 2016, une consultation sur le projet de transfert de l'aéroport de Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes avait montré que 55,17% des électeurs y était favorable. Mais Édouard Philippe a souligné dans son allocution que les "les grands projets qui ont réussi dans les années récentes se sont tous réalisés parce qu’ils étaient largement portés par la population". "Notre-Dame-des-landes, aujourd’hui, c’est l’aéroport de la division", a-t-il ajouté.

La ZAD bientôt évacuée Le Premier ministre a donné jusqu'au "printemps" aux occupants pour évacuer "d'eux-mêmes" la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, faute de quoi ils "en seront expulsés".

"Nous mettrons fin à la zone de non-droit qui prospère depuis près de 10 ans sur la zone."Édouard Philippe, le 17 janvier 2018

Le zone d'aménagement différée du projet d'aéroport, rebaptisée "zone à défendre", est occupée illégalement depuis 2009 par les opposants au projet.

L’aéroport de Nantes Atlantiques réaménagé La fin du projet ne constitue cependant par la fin du développement aéroportuaire de l'Ouest. Édouard Philippe a confirmé la modernisation de l'aéroport existant de Nantes-Atlantique dans des "délais rapides" :

Dans un premier temps l'aérogare de Nantes-Atlantique sera modernisé, [...] en parallèle la procédure pour l'allongement de la piste sera engagée, elle permettra de réduire les nuisances sonores à Nantes.Édouard Philippe, le 17 janvier 2018

Edouard Philippe a ajouté que le gouvernement accompagnerait également "le développement de l'aéroport de Rennes-Saint-Jacques".
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Lactalis : « L’usine de Craon va redémarrer », mais « pas de date à l’heure actuelle »

Thierry Peschard, délégué CFTC du groupe laitier, fait le point sur le sort des salariés de l’usine de Craon (Mayenne), à l’arrêt depuis la découverte de salmonelles.
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XV de France: Morgan Parra de retour plus de deux ans après sa dernière sélection (officiel)

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 14:09

Le demi de mêlée Morgan Parra a été retenu par le nouveau sélectionneur du XV de France, Jacques Brunel, pour préparer le Tournoi des six nations, plus de deux ans après sa dernière sélection.

La dernière cape du joueur de Clermont (29 ans, 66 sél.) remonte au 17 octobre 2015 et la déroute des Bleus en quarts de finale de la Coupe du monde face à la Nouvelle-Zélande (13-62). Pour sa première liste depuis sa prise de fonctions le 27 décembre en remplacement de Guy Novès, Brunel a également retenu le jeune ouvreur de Bordeaux-Bègles Matthieu Jalibert (19 ans, 0 sél.), mais pas l'ouvreur François Trinh-Duc ni le numéro 8 Louis Picamoles.

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Si les sanctions financière augmentent, le Venezuela court à la catastrophe humanitaire

Slate.fr - mer, 01/17/2018 - 14:03
Pendant la première année de son mandat, le président des États-Unis Donald Trump s’est montré de plus en plus inflexible vis-à-vis du président du Venezuela Nicolás Maduro. Washington a renforcé ses sanctions contre Caracas et a même envisagé une intervention militaire pour faire chuter le dirigeant vénézuélien. Douze mois après le début de son mandat, Maduro semble encore plus accroché au pouvoir et l’opposition vénézuélienne plus divisée que jamais. ... Lire la suite
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JO-2024: Estanguet s'inquiète de l'impact en cas de retards sur le Grand Paris Express

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 14:00

Le patron de l'organisation des jeux Olympiques de Paris 2024, Tony Estanguet, s'est inquiété mercredi au Sénat des retards possibles sur certaines portions du Grand Paris Express, qui pourraient poser "une difficulté forte".

Ce chantier, le plus grand d'Europe qui porte sur la création de 200 km de lignes et 68 gares autour de la capitale, pourrait être remis en cause dans son calendrier face à des risques de surcoût. Or, la candidature de Paris-2024 en avait fait un atout dans la course à l'obtention des jeux Olympiques.

"La question des transports, elle est la clé pour nous (...) on a 13,5 millions de spectateurs qui vont venir regarder les Jeux", a expliqué Tony Estanguet, auditionné mercredi matin par la commission de la culture, de l'éducation et de la communication au Sénat.

"Dans notre dossier de candidature, on a plutôt mis en avant l'excellent réseau de transports et un certain nombre de programmes qui étaient en cours et qui seraient livrés pour ces jeux Olympiques et Paralympiques, donc c'est sûr que pour nous ça va être une difficulté forte si certaines lignes ne sont pas livrées à temps", a-t-il poursuivi.

Il a évoqué "la ligne 17 qui va desservir le territoire du Bourget notamment, qui est vraiment pour nous un noyau très important de l'organisation de ces Jeux".

D'après le projet de candidature de Paris-2024, le centre principal des médias pour les JO doit être situé dans cette zone, ainsi que le village où seront logés les milliers de journalistes couvrant l'événement. D'où l'importance des lignes 16 et 17 du futur Grand Paris Express qui doivent passer par la gare du Bourget, actuellement desservie par le RER B.

Concédant avoir "peu d'influence", le triple champion olympique de canoë a indiqué qu'il avait écrit à Emmanuel Macron et Edouard Philippe, "pour dire combien ce réseau des transports était déterminant dans la réussite opérationnelle de ces jeux Olympiques et Paralympiques". Le gouvernement doit annoncer rapidement un nouveau calendrier sur le Grand Paris Express.

Tony Estanguet sera le président du Comité d'organisation des jeux Olympiques (Cojo), officiellement créé jeudi. Constitué sous forme d'association à but non lucratif, le Cojo doit gérer à terme un budget de 3,8 milliards d'euros pour l'organisation de l'événement. Une autre structure, la Solideo, dotée de 3 milliards d'euros, dont la moitié en investissements publics, doit assurer la livraison des infrastructures.

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Le gouvernement annonce l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes

Après plus de cinquante ans de blocage, le premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé mercredi la fin du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.
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A Monaco, les animaux restent les rois du cirque malgré les polémiques

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 13:58

Le Festival international du cirque de Monte-Carlo célèbre cette année les 250 ans du cirque traditionnel moderne et accueille à partir de jeudi caniches, chevaux, tigres, zèbres et girafes sous le chapiteau en dépit des campagnes visant à bannir les animaux sauvages de la piste.

En 2017 déjà, des fauves tenaient la vedette avec les meilleurs dompteurs du monde, les frères russes Zapashny, pour la première fois à l'étranger.

Trois lions et neuf tigres avaient fait le voyage, sans être importunés par la petite dizaine de manifestants qui se rassemblent chaque année à la frontière, à Cap d'Ail, pour protester contre ce qu'ils considèrent comme des pratiques cruelles d'un autre temps.

"Les clowns, les trapézistes, c'est très bien mais on n'est pas obligé de trimballer des animaux sauvages", estime Christian Razeau, co-fondateur du Collectif Animalier 06, qui organise deux nouvelles manifestations cette année, les 21 et 27 janvier: les numéros de caniches ou de chevaux, passe encore selon lui, "même s'il faut se méfier", mais "l'incarcération des animaux sauvages, ça doit cesser!".

Dans le monde, 41 pays, dont 19 en Europe, ont interdit les animaux sauvages, ou certains d'entre eux, dans les cirques. Mais à Monaco, ce jour n'est pas encore venu, au contraire.

La Principauté a lancé le festival à une époque où les cirques traditionnels battaient de l'aile et en a fait une référence mondiale, l'équivalent pour le cirque du Festival de Cannes pour le cinéma. La manifestation, qui dure cette année jusqu'au 28 janvier et dont les télévisions du monde entier diffusent les plus belles images, généralement au moment de Noël, se clôt sur une distribution de prix, des "Clowns" d'or, d'argent et de bronze.

- "Le cirque est né à cheval" -

Cette année, parmi les clous du spectacle auquel la famille princière ne manquera pas d'assister, notamment la princesse Stéphanie qui a hérité de la passion de son père Rainier III et adopté deux éléphants, figurent des numéros de tigres (Carmen Zander, Allemagne), de caniches (Evgeniy Komisarenko, Russie), de voltige à cheval, un pas de deux équestre et un grand caroussel de 32 animaux (Joszef Richter Junior et Merrylu, Hongrie).

"Le bouquet, c'est quand Joszef Richter présente le grand caroussel de 32 animaux, 5 éléphants, 8 chameaux, 6 zèbres, 4 lamas, des chevaux et pour la première fois, deux girafes. Il a un pied sur un éléphant et l'autre sur un autre éléphant, et il fait passer les animaux en dessous", s'enthousiasme Alain Frère, le maire de Tourette-Levens, présent dès les débuts du festival en 1974 et toujours conseiller technique à 83 ans: "C'est la première fois qu'on voit un numéro aussi important, avec trois groupes d'animaux tournant chacun dans un sens. Lui et Merrylu montent aussi des girafes grâce à une selle spéciale".

C'est à Londres en 1768 qu'un jeune militaire, Philip Astley a imaginé de regrouper un spectacle équestre avec des numéros de foire, notamment des singes et des chiens dressés. La période coloniale au XIXe siècle mettra ensuite les animaux exotiques à la mode, une tradition à laquelle Monaco n'entend pas déroger.

"Le cirque moderne est né à cheval (...) Autrefois, c'est vrai, les animaux étaient dans une cage réduite, mais c'est fini. Ils ont tous un espace de récréation et pour les éléphants qui avaient une chaîne à la patte en 1974, ils sont maintenant en liberté sous leur tente", assure M. Frère.

Ours Pilz, le directeur artistique du festival, ne comprend pas non plus la polémique: "Les animaux qui sont dans les cirques n'ont rien à voir avec leurs collègues dans la nature! Ils ont l'habitude d'avoir une communication avec les êtres humains et de travailler".

Pour les amoureux du genre, le programme de la 42e édition du festival accueille aussi des acrobates chinois ou russes, et des numéros plus modernes scénographiés comme la roue croisée aérienne du Duo 2-Zen-O (Canada) ou les contorsions du Duo Miracle (Ukraine), sans oublier le clown ukrainien Jigalov, surdoué de la grimace.

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Le CSA lance une procédure pouvant conduire à l'éviction de Mathieu Gallet

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 13:57

Le CSA, qui a le pouvoir de nommer et de révoquer les dirigeants de l'audiovisuel public, a annoncé mercredi qu'il engageait une "procédure" pouvant mener à l'éviction du PDG de Radio France Mathieu Gallet, condamné pour favoritisme lorsqu'il dirigeait l'INA.

Dans un communiqué, le Conseil supérieur de l'audiovisuel a indiqué avoir "décidé de mettre en ?uvre" un dispositif pouvant aboutir au retrait du mandat du patron de Radio France, ajoutant qu'au terme de cette démarche, "sa décision interviendra le plus rapidement possible dans le respect du contradictoire et notamment après la communication du jugement rendu à l?égard" de M. Gallet.

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Affaire Gallet : le CSA va voter sur le maintien du président de Radio France à son poste

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a engagé mercredi une procédure qui décidera, la semaine prochaine, de mettre éventuellement fin au mandat de Mathieu Gallet, condamné pour favoritisme.
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Open d'Australie: Dimitrov passe laborieusement au troisième tour

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 13:52

Le Bulgare Grigor Dimitrov, 3e mondial, s'est laborieusement qualifié pour le troisième tour de l'Open d'Australie en battant l'Américain McKenzie McDonald , issu des qualifications, en cinq sets 4-6, 6-2, 6-4, 0-6, 8-6.

Le vainqueur du Masters, qui a joué un tennis très décevant, affrontera au prochain tour le Russe Andrey Rublev.

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