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Open d'Australie: Tsonga se tire d'un mauvais pas face à Shapovalov

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 07:34

Jo-Wilfried Tsonga s'est tiré d'un mauvais pas face au jeune Canadien Denis Shapovalov et s'est qualifié pour le troisième tour de l'Open d'Australie en cinq sets 3-6, 6-3, 1-6, 7-6 (7/4), 7-5 mercredi à Melbourne.

Le Canadien, âgé de 18 ans, a servi pour le match à 5-3 dans la dernière manche avant de craquer. Le Français a pris sa revanche sur sa défaite contre le même adversaire au dernier US Open.

Tsonga, 32 ans, a souvent été dominé dans l'échange par la fougue de Shapovalov, 50e mondial, l'un des meilleurs espoirs du circuit, mais il a su s'accrocher et hausser son niveau de jeu dans les moments les plus importants.

"Je suis fatigué mais très content, j'ai fait un gros combat. Ce n'est pas facile de jouer contre ces jeunes qui jouent si bien. Ils prennent leur chance. C'est difficile pour moi de jouer en défense. D'habitude, je suis plutôt dans le court", a commenté le Manceau, qui a révélé avoir été gêné par un mollet.

"J'ai beaucoup souffert physiquement, c'était dur de rester concentré dans ma tête, j'étais plutôt concentré sur mon mollet. Il va falloir que je fasse un bain froid", a-t-il dit au speaker de la Margaret Court Arena.

Il aura besoin de tous ses moyens pour affronter au prochain tour peut-être l'Australien Nick Kyrgios, 17e mondial, qui devait affronter mercredi le Serbe Viktor Troicki.

La Danoise Caroline Wozniacki, 2e mondiale, a dû retourner une situation encore plus compromise. Elle a sauvé deux balles de match devant la Croate Jana Fett, finalement battue en trois sets 3-6, 6-2, 7-5. Wozniacki était menée 5 à 1 et 40-15 dans le dernier set avant de réussir une formidable remontée.

Gilles Simon n'a pas pu défendre ses chances à cause d'une blessure à la cuisse. Il a été contraint à l'abandon face à l'Espagnol Pablo Carreño, 11e mondial, qui menait 6-2, 3-0.

"J'ai essayé de faire ce que j'ai pu mais ça n'avait plus de sens de continuer, la douleur était difficilement supportable", a dit Simon, 57e à l'ATP qui souffre du quadriceps et de l'adducteur.

Résultats de la 3e journé, disputée mercredi à Melbourne:

Simple messieurs (2e tour):

Pablo Carreno (ESP/N.10) bat Gilles Simon (FRA) 6-2, 3-0, abandon

Gilles Müller (LUX/N.23) bat Malek Jaziri (TUN) 7-5, 6-4, 6-7 (5/7), 3-6, 6-2

Marin Cilic (CRO/N.6) bat Joao Sousa (POR) 6-1, 7-5, 6-2

Jo-Wilfried Tsonga (FRA/N.15) bat Denis Shapovalov (CAN) 3-6, 6-3, 1-6, 7-6 (7/4), 7-5

Kyle Edmund (GBR) bat Denis Istomin (UZB) 6-2, 6-2, 6-4

Nikoloz Basilashvili (GEO) bat Ruben Bemelmans (BEL) 7-5, 6-1, 6-3

Andreas Seppi (ITA) bat Yoshihito Nishioka (JPN) 6-1, 6-3, 6-4

Simple dames (2e tour):

Luksika Kumkhum (THA) bat Belinda Bencic (SUI) 6-1, 6-3

Petra Martic (CRO) bat Irina Begu (ROM) 6-4, 7-6 (7/3)

Denisa Allertova (CZE) bat Shuai Zhang (CHN) 6-4, 7-6 (7/5)

Marta Kostyuk (UKR) bat Olivia Rogowska (AUS) 6-3, 7-5

Elina Svitolina (UKR/N.4) bat Katerina Siniakova (CZE) 4-6, 6-2, 6-1

Kateryna Bondarenko (UKR) bat Anastasia Pavlyuchenkova (RUS/N.15) 6-2, 6-3

Magdalena Rybarikova (SVK/N.19) bat Kirsten Flipkens (BEL) 6-4, 0-6, 6-2

Caroline Wozniacki (DEN/N.2) bat Jana Fett (CRO) 3-6, 6-2, 7-5

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Comment bénéficier du nouveau prêt à taux zéro ?

Les conditions pour profiter du prêt à taux zéro, réservé à ceux qui achètent leur logement pour la première fois, sont désormais resserrées.
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Enfant enlevé à Toulouse : le père plaide un "acte d'amour"

L' Essentiel - SudOuest.fr - mer, 01/17/2018 - 07:30

Le père de Tizio assure que le bébé "n'a jamais été négligé".
Le père de Tizio, qui avait enlevé le 5 janvier le nourrisson âgé de deux mois hospitalisé à Toulouse déclenchant une alerte enlèvement, explique dans un entretien au Parisien avoir agi "par amour". "Tizio était en souffrance. Il souffrait pour rien", dit le... Lire la suite

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La Corse frappée par des vents allant jusqu'à 225 km/h, les écoles restent fermées

Le Huffington Post - mer, 01/17/2018 - 07:27

MÉTÉO - Des rafales de vent soufflant jusqu'à 225 km/h ont été enregistrées dans la nuit de ce mardi au mercredi 17 janvier en Corse, placée depuis mardi en alerte orange pour vents violents, a indiqué Météo-France dans son dernier bulletin, publié à 06h00.

Le vent a soufflé très fort entre 100 et 130 km/h sur la Balagne et le Cap Corse. Les rafales observées sont allées jusqu'à 167 km/h sur le littoral de Balagne, 172 km/h à Conca, 198 km/h au cap Sagro et 225 km/h au Cap Corse, selon l'institut qui prévoit pour mercredi des rafales de 200 km/h voire plus sur l'Ile de Beauté.

Près de la Côte d'Azur, on a relevé dans la nuit de mardi à mercredi 122 km/h dans l'arrière pays niçois, 138 km/h sur le Mercantour et 130 km/h dans la région de Fréjus. Le vent devait se renforcer dans la nuit pour atteindre localement les 150 km/h.

Outre la Corse, les Alpes-Maritimes et le Var ont été placés mercredi en vigilance orange pour vents violents. La fin de l'alerte pour les quatre départements est prévue mercredi 16h00. Le vent violent est à l'origine de fortes vagues qui pourront engendrer un risque de submersion sur les parties exposées ou vulnérables du littoral de la Corse.

Etablissements scolaires fermés

Les préfectures de Corse du Sud et de Haute-Corse ont annoncé mardi soir que "compte tenu de ces conditions météorologiques très défavorables", les établissements scolaires resteront fermés mercredi et les transports scolaires seront suspendus sur l'ensemble de la Corse. Pour la même raison, l'Université de Corse, située à Corte, dans le centre de l'île, a également annoncé sur Twitter fermer ses portes mercredi.

La compagnie maritime Corsica Linea a annoncé que la traversée Bastia-Marseille de mercredi était remplacée par une traversée Ajaccio-Marseille avec la mise en place d'une navette pour les voyageurs sans voiture afin de les acheminer de Bastia à Ajaccio. Le même aménagement a déjà eu lieu mardi.

Du côté du transport aérien, le vol Air Corsica reliant Calvi à Marseille mercredi est annulé, a annoncé la compagnie. "Les passagers seront réacheminés par car vers l'aéroport de Bastia" où ils pourront embarquer sur le vol Bastia-Marseille prévu à 07H15, a-t-elle précisé.

Plusieurs vols au départ ou à l'arrivée de Calvi et de Figari ont déjà été annulés mardi. Les voyageurs ont été acheminés à Bastia ou enregistrés sur des vols mercredi. Des cars au départ ou a destination de ces deux villes ont été mis en place.

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Catalogne : accord des deux grands partis indépendantistes pour investir Puigdemont

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 07:24
Les deux principales formations indépendantistes de Catalogne ont trouvé mardi un accord pour investir Carles Puigdemont au poste de président régional. Visé par des poursuites en Espagne, celui-ci est réfugié en Belgique depuis plusieurs mois.
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Brésil: Ronaldinho prend sa retraite, selon son frère

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 07:22

L'ancienne vedette du football brésilien Ronaldinho Gaucho s'apprête à prendre sa retraite sportive à l'âge de 37 ans, a indiqué mardi son frère et agent Roberto Assis au quotidien brésilien O Globo.

"Il a arrêté", a-t-il dit. Et pour sa tournée d'adieux, "nous allons faire quelque chose de vraiment grand, sympa, après la Coupe du monde en Russie, probablement en août, nous ferons plusieurs tournois au Brésil, en Europe et en Asie, et bien sûr, nous regardons pour disputer un match avec une sélection du Brésil".

Dans les faits, Ronaldinho n'a plus joué depuis de longs mois et son départ de Fluminense en 2015. Il a même estimé il y a quelques mois qu'il était dorénavant "trop vieux" pour jouer au foot.

Après avoir commencé au Gremio Porto Alegre, sa ville natale, Ronaldino était devenu une star au Paris SG (2001-2003) puis au FC Barcelone (2003-2008). Champion du monde en 2002, Ballon d'Or en 2005, vainqueur de la Ligue des champions en 2006, il avait ensuite porté les couleurs de l'AC Milan (2008-2011) avant de rentrer au Brésil, à Flamengo (2011-2012) et à l'Atletico Mineiro (2012-2014), avec qui il a remporté la Copa Libertadores en 2013.

Le joueur brésilien a ensuite joué une saison avec le club mexicain Querétaro et est de nouveau revenu au Brésil, à Fluminense, où il a joué moins de trois mois, rompant son contrat en septembre 2015.

Depuis lors, Ronaldinho a fait le tour du monde, recevant des hommages et participant à des événements spéciaux.

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Catalogne: démarrage de la législature sans Puigdemont

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 07:20

Le parlement de Catalogne dominé par les indépendantistes siège mercredi pour la première fois depuis sa tentative de rupture avec l'Espagne, en l'absence d'un acteur principal: Carles Puigdemont qui prétend être investi à distance, depuis Bruxelles.

Deux mois après la crise politique sans précédent déclenchée par leur tentative de sécession, les indépendantistes catalans ont réussi à conserver la confiance des électeurs lors des élections régionales du 21 décembre. Ils ont obtenu 47,5% des suffrages et 70 députés sur 135.

Cette majorité absolue des sièges doit leur permettre en principe de désigner un président séparatiste.

Le candidat naturel est Carles Puigdemont, destitué par le chef du gouvernement Mariano Rajoy avec l'ensemble de son exécutif le 27 octobre après la déclaration d'indépendance du parlement catalan.

Mardi soir les deux principales listes séparatistes, celle du président destitué "Ensemble pour la Catalogne" et celle de la "Gauche républicaine de Catalogne", ont annoncé avoir trouvé un accord pour l'investir.

La première a 34 sièges et la deuxième 32. Avec les quatre voix encore à confirmer de la Candidature d'unité populaire (extrême gauche indépendantiste), l'arithmétique leur donne donc l'avantage.

- Majorité virtuelle -

Mercredi, le nouveau parlement siégera à partir de 11h00 (10h00 GMT) et les séparatistes chercheront au cours de cette séance à poser les jalons pour permettre l'investiture de M. Puigdemont prévue en principe à la fin du mois, un parcours semé d'obstacles.

En effet, leur majorité reste théorique puisque huit des 70 députés séparatistes sont en prison ou à l'étranger et ne peuvent en principe voter: trois sont en détention provisoire, inculpés pour "rébellion", "sédition" et "détournement de fonds"; les cinq autres, dont Carles Puigdemont, également visés par la justice, sont en Belgique.

Leur premier objectif sera de contrôler le parlement et l'organe qui veille au respect du règlement de la chambre et à l'ordre du jour.

C'est ce "bureau" qui acceptera ou non, le vote à distance des uns ou des autres.

Pour les députés en prison, cela semble possible, même si le règlement parlementaire ne le prévoit pas, expliquait mardi une source gouvernementale à Madrid. "Ils n'ont pas choisi d'aller en prison et ils ont été placés en détention par un juge". Mais cela est exclu pour les élus partis à Bruxelles de leur propre chef, ajoutait-il.

Le gouvernement a d'ailleurs annoncé qu'il bloquerait en justice toute tentative de Carles Puigdemont et des quatre autres députés installés à Bruxelles de tenter d'agir à distance, soit en votant lors de la séance de mercredi pour choisir le bureau et le président du parlement, soit plus tard en s'opposant devant la Cour constitutionnelle à la prise de fonction du président destitué.

- 'Pas de plan B' -

Mardi, lors d'une réception offerte à la presse au palais de la Moncloa, siège du gouvernement à Madrid, les calculs allaient donc bon train sur les voix dont disposaient - ou non - les indépendantistes compte-tenu de leur situation.

Ils pourraient garder le contrôle du Parlement avec 62 députés présents dans l'hémicycle et les trois élus emprisonnés, l'opposition (parti libéral Ciudadanos, Parti socialiste et Parti populaire de Mariano Rajoy) ne comptant que 57 députés et huit élus du groupe Catalunya en Comun, proche de Podemos, devant s'abstenir.

Reste que Mariano Rajoy n'acceptera en aucun cas une présidence de la région de 7,5 millions d'habitants où vivent 16% des Espagnols... depuis Bruxelles.

"Je contesterai le premier acte administratif", qui aille en ce sens, a-t-il dit à des journalistes à la Moncloa mardi.

Un tel recours entraînera la saisine de la Cour constitutionnelle, qui gèlera l'investiture et débouchera sur un nouveau scénario de blocage de la région, pendant lequel le gouvernement continuera à diriger en direct la Catalogne privée de l'autonomie à laquelle ses habitants, partagés sur l'indépendance, tiennent tant.

Mais dans l'entourage de M. Puigdemont on assure qu'il "n'y a pas de plan B" permettant de céder sa place à un autre.

Puigdemont "semble de plus en plus enfermé dans une résistance solitaire", déclare à l'AFP l'éditorialiste catalan Jordi Amat, spécialiste du mouvement indépendantiste.

"Rien ne permet de penser que nous ne resterons pas embourbés dans une situation de conflit institutionnel", a-t-il ajouté.

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Open d'Australie: Simon abandonne, blessé à une cuisse

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 07:16

Le Français Gilles Simon a abandonné au deuxième tour de l'Open d'Australie face à l'Espagnol Pablo Carreño, à cause d'une blessure à une cuisse, mercredi à Melbourne.

L'Espagnol, 11e mondial, menait 6-2, 3-0 lorsque Simon a renoncé.

"J'ai essayé de faire ce que j'ai pu mais ça n'avait plus de sens de continuer, la douleur était difficilement supportable", a dit Simon, 57e à l'ATP qui souffre du quadriceps et de l'adducteur.

La blessure, apparue jeudi, n'avait pas empêché le Français de passer le premier tour en trois sets contre le Roumain Marius Copil. "J'avais très mal à la sortie", a-t-il dit.

Simon prévoit une absence de dix à quinze jours.

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Paris SG: Cavani, un record pour faire oublier son retard ?

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 07:14

Après le retard polémique de ses vacances, un record pour se faire pardonner ? L'attaquant uruguayen Edinson Cavani a l'occasion de devenir le meilleur buteur de l'histoire du Paris SG, mercredi contre Dijon (21h00) en clôture de la 21e journée de L1, et d'effacer Zlatan Ibrahimovic des tablettes.

Cavani a décidément manqué sa "rentrée" 2018 sur tous les plans. Hormis sa passe décisive --bien aidé par l'inspiration de Kylian Mbappé qui a laissé passer le ballon pour Angel Di Maria--, le "Matador" ne s'est presque jamais montré dangereux à Nantes (1-0) dimanche.

Heureusement pour lui, l'affaire Tony Chapron, devenu la risée de la planète football pour avoir tenté de tacler le Nantais Diego Carlos avant de l'exclure, a totalement éclipsé sa première titularisation depuis son retard polémique, deux jours après la reprise début janvier. Trois de moins tout de même que son coéquipier Javier Pastore.

Contre Dijon, "Edi" a une nouvelle occasion de se faire pardonner en inscrivant son 156e but sous le maillot parisien, soit autant que l'actuel meilleur buteur de l'histoire du club: l'imposant Zlatan Ibrahimovic.

Si Paris n'a jamais communiqué officiellement sur la gestion des retardataires --"Edi" a sans doute été privé de deux matches de Coupe, le directeur sportif du PSG Antero Henrique répétant seulement vouloir "régler cette situation en interne, sans en étaler publiquement tous les détails"-- l'épisode n'a pas du tout plu au capitaine Thiago Silva.

- 'Conflit latent' ? -

Au point de déclarer publiquement après la victoire contre Amiens (2-0): "Cavani et Pastore ont fait quelque chose qui n'est pas bon pour le groupe".

Une prise de parole qui, selon le quotidien Le Parisien, aurait surtout "relancé un conflit latent" entre les deux hommes autour du brassard de capitaine, apparemment promis à Cavani en fin de saison dernière par le président Nasser Al-Khelaïfi.

C'est dire si les dirigeants et supporters parisiens, qui l'adulent désormais après l'avoir un temps moqué pour quelques occasions manquées, ont besoin de voir l'atmosphère autour du club se focaliser davantage sur un épisode heureux. Un record historique tomberait à point nommé.

Si "Edi" est proche de cette marque, il devra toutefois se méfier d'une autre figure écrasante du club: la superstar Neymar, programmé pour faire entrer le PSG dans une autre dimension. Un peu comme "Zlatan" aurait dû se méfier de lui, à l'époque où le N.9 uruguayen était exilé sur le côté gauche mais réussissait à gonfler ses statistiques dans l'ombre du Suédois.

- Gare à Neymar -

Indisponible contre Nantes à cause d'une "douleur" entre les côtes, Neymar devrait faire "normalement" son retour dans l'équipe face aux Dijonnais, selon son entraîneur Unai Emery. "Il est bien (à l'entraînement) sans contact mais s'il prend un contact dans la même zone, la douleur va se maintenir. Aujourd'hui on va voir mais normalement pour (mercredi) il va être prêt", a-t-il ajouté.

Sur les vidéos de l'entraînement de lundi qu'il a lui-même publié sur les réseaux sociaux, le N.10 brésilien a en tout cas affiché sa très grande en forme balle au pied en faisant le "show", à l'image d'un incroyable petit-pont sur un jeune attaquant du club.

"C'est un joueur qui profite de chaque entraînement. Les supporters aiment voir toutes les images qu'il peut sortir. S'il est content, il joue bien et est impliqué", a salué son entraîneur lors de la conférence de presse d'avant-match.

Nommé en compagnie de Mbappé et Mario Balotelli pour le trophée UNFP de meilleur joueur du mois de décembre, "Ney" a montré qu'il entendait marquer de son empreinte l'année 2018 avec déjà trois buts inscrits en deux matches, dont un but "playstation" contre Rennes.

A Cavani de s'emparer dès mercredi du record et de maintenir l'écart avec son coéquipier. Car avec la Ligue des champions, le Mondial en Russie, et le Ballon d'Or en ligne de mire, Neymar a besoin de marquer !

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Brexit: les députés britanniques votent sur la loi de retrait de l'UE

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 07:11

Les députés britanniques se prononcent mercredi sur le projet de loi gouvernemental sur le retrait de l'Union européenne, avant qu'il soit transmis à la Chambre des Lords pour un nouvel examen qui doit débuter à la fin du mois.

Ce texte doit mettre fin à la suprématie du droit communautaire et intégrer dans le droit britannique les lois européennes, afin de permettre au pays de continuer à fonctionner normalement après le Brexit.

Le texte, débattu depuis le mois de septembre, devrait obtenir la majorité sans difficulté. Mais il a suscité des échanges abrupts, y compris au sein de la majorité, et pourrait faire l'objet de modifications à la chambre haute du Parlement, majoritairement pro-UE.

Le gouvernement conservateur a encore été la cible de critiques venues de son propre camp mardi, lors de l'avant-dernière journée de débats à la Chambre des Communes.

C'est une nouvelle fois Dominic Grieve, l'ancien plus haut magistrat du pays sous le gouvernement de David Cameron, qui a mené la charge.

Il a qualifié d'"incohérent" le choix de l?exécutif de ne pas incorporer la Charte européenne des droits fondamentaux dans la loi, une position contradictoire selon lui avec le souhait de la Première ministre Theresa May de "moderniser le Parti conservateur".

"Nous envoyons un message très étrange sur notre attitude quant à des sujets qui relèvent de droits fondamentaux pour beaucoup de nos concitoyens, notamment sur la question des LGBT", a-t-il dit, recevant le soutien de l'opposition.

Il a estimé que le projet de loi ne serait pas adopté à la Chambre des Lords "sans que cette question soit examinée".

Un autre député conservateur, Bernard Jenkin, a jugé "malheureux" l'absence d'amendement pour modifier une disposition introduite par le gouvernement, concernant les compétences normalement dévolues aux régions, et que Londres cherche à récupérer. Il s'est lui aussi dit confiant dans la vigilance des Pairs à ce sujet.

"L'idée que la loi passe sans encombre à la chambre des Lords est une illusion", a estimé aussi le député Kenneth Clarke.

- 'Coeurs toujours ouverts' -

L'adoption attendue du texte par les députés représente néanmoins une étape décisive pour le gouvernement, qui a été longuement chahuté lors des débats.

En décembre, Theresa May avait subi une défaite cuisante lorsque onze de ses élus, emmenés par Dominic Grieve, avaient voté avec l'opposition travailliste et obtenu que le Parlement puisse voter sur les termes du divorce d'avec l'UE.

Histoire d'éviter un nouvel affront, la dirigeante avait dû ensuite accepter un amendement de trois députés tories autorisant un éventuel report de la date du Brexit, au cas où les discussions avec les 27 membres de l'UE devaient se poursuivre au-delà du 29 mars 2019.

En plus des discussions à la Chambre des Lords, Theresa May devra mener de front les négociations avec Bruxelles sur la période de transition avant d'aborder la future relation commerciale entre le Royaume-Uni et l'UE à compter d'avril. La tâche s'annonce ardue pour la Première ministre, qui devra concilier des vues discordantes au sein de son cabinet entre les tenants d'une relation commerciale privilégiée et les partisans d'une franche rupture.

Les dirigeants européens ont assuré mardi que la porte restait "ouverte" pour une éventuelle volte-face des Britanniques même si l'option d'un nouveau référendum a été écartée par Theresa May.

Alors que l'échéance se rapproche "avec toutes ses conséquences négatives, (...) nos coeurs vous sont toujours ouverts", a affirmé le président du Conseil européen Donald Tusk, devant les députés européens réunis en session plénière à Strasbourg.

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Jihad : "Les femmes sont capables de violence si l’idéologie le permet"

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 07:00
Près de 300 jihadistes françaises étaient en Syrie et en Irak en novembre 2017, selon les services de renseignement. Certaines souhaitent désormais rentrer en France. Une situation qui n’a pas été anticipée par les autorités.
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Votre vagin abrite des bactéries, mais voici pourquoi elles sont essentielles à sa protection

Le Huffington Post - mer, 01/17/2018 - 07:00

Au sein de la cavité vaginale se dissimule un petit monde microbien peuplé d'environ 1 milliard d'individus... par millilitre de sécrétions vaginales. C'est le microbiote vaginal, anciennement appelé flore vaginale. Il y a 10 ans encore, les chercheurs ignoraient l'incroyable diversité de ce micromonde, ils n'avaient pas la moindre idée du nombre d'espèces en jeu dans le vagin, de leurs rôles dans le bon fonctionnement local et de l'impact de leur déséquilibre. Cette flore, composée à 85% de "bonnes bactéries", les lactobacilles, accompagne la femme tout au long de sa vie génitale et subit des modifications au gré des circonstances: puberté, règles, grossesse, ménopause... Les découvertes récentes sur ce véritable écosystème constituent une révolution, du savoir, de la compréhension des forces en présence, de la prévention et du traitement.

1. On sait à présent que l'équilibre de ce microbiote vaginal (différent du microbiote intestinal ou de celui de la peau...) est le garant de la bonne santé locale

Il assure le confort de la paroi vaginale au quotidien, il facilite les rapports sexuels, il protège contre les infections, y compris sexuellement transmissibles, limitant l'agressivité de certains virus (VIH, papillomavirus, herpès...).

2. Grâce à l'accélération des connaissances scientifiques, les femmes vont s'approprier ce savoir et comprendre ce qui se passe à "l'intérieur"

Comprendre pourquoi elles ont mal et comment mieux soulager la majorité de leurs maux intimes: mycoses, cystites, infections bactériennes, troubles vaginaux de la période post-accouchement ou de la ménopause...

3. Les femmes vont apprendre à mieux protéger l'équilibre de leur microbiote vaginal des agressions extérieures et intérieures chroniques

Et les agresseurs potentiels sont nombreux: erreurs hygiéniques avec des lavages trop fréquents et l'utilisation de produits agressifs, douches vaginales (poison suprême), antiseptiques locaux, antibiotiques, tabac (poison totalement ignoré)....

Si certains de ces facteurs sont parfois difficilement évitables (antibiotiques, par exemple), il est facile de prévenir le déséquilibre de la flore en associant des agents protecteurs du microbiote comme les probiotiques. Sinon, c'est au quotidien, qu'il faut adopter les bons gestes et savoir les adapter à toutes les circonstances de la vie de la femme comme il est détaillé dans cet ouvrage.

Quelles sont les conséquences du déséquilibre de ce microbiote vaginal?

Les études ont révélé sans ambiguïté que l'immense majorité des infections vaginales et même de certaines infections urinaires était liée à un déséquilibre du microbiote (on parle savamment de dysbiose). Bon nombre de femmes souffrent ainsi de récidives incessantes de ces infections ce qui occasionne la multiplication des prises d'ovules anti-infectieux ou d'antibiotiques sans résultats réellement probants... Oui, la crise est soulagée, mais quelques semaines ou quelques mois plus tard, elle revient. Si l'intérêt des antibiotiques ou des antifongiques est indéniable dans certains cas, le remède est parfois pire que le mal, ces médicaments aggravent le déséquilibre de la flore et programment la crise suivante!

La révolution thérapeutique, c'est donc de restaurer l'équilibre vaginal, non pas avec des ovules antifongiques ou des antibiotiques à répétition, mais avec des probiotiques, un remède tout ce qu'il a de plus naturel, "écolo" et efficace.

Les probiotiques sont en effet des micro-organismes vivants, des lactobacilles, issus de "banques de probiotiques". Les lactobacilles vaginaux proviennent de femmes saines. Ils sont prélevés et sélectionnés pour leurs qualités défensives. Après différents traitements, ils vont rejoindre une "souchothèque". Les laboratoires les utilisent alors pour la formulation de leur complément alimentaire ou dispositif médical (gélule, ovule, comprimé...).

Introduits en quantité suffisante, ces probiotiques ont un effet bénéfique pour l'organisme, ils viennent en renfort des défenses locales du vagin affaiblies, ils s'attaquent aux "populations ennemies" qui n'attendent qu'une chose, prendre la place des "bonnes bactéries".

Les probiotiques permettent aussi d'assurer un confort vaginal au quotidien et lors des rapports sexuels. Car, le déséquilibre de la flore vaginale, ce n'est pas seulement une plus grande vulnérabilité aux infections, c'est aussi une plus grande fragilité du vagin avec son cortège de symptômes : irritations, sécheresse, brûlures, démangeaisons, douleurs lors des rapports...Cela peut paraître superflu pour celles qui ne connaissent que le silence merveilleux de leur vagin ou le plaisir lors des rapports amoureux, mais c'est indispensable pour d'autres qui supportent leurs douleurs sans oser parler de leurs cystites à répétition, de leurs mycoses obsédantes, de la peur de faire du vélo, de l'appréhension d'avoir des rapports sexuels par crainte d'une nouvelle infection ou d'une nouvelle crise.

Là encore, utilisés seuls ou en association avec d'autres traitements (en particulier à la ménopause), les probiotiques ont démontré un effet réellement libérateur. La cure habituelle est de trois mois à adapter selon les circonstances.

Mais quels probiotiques choisir? Quels sont les "bons lactobacilles" qui composent ces probiotiques? Quel est leur dosage optimal? Doit-on les absorber par voie orale ou par voie vaginale? Dans quelles circonstances les utiliser? Combien de temps et avec quelle fréquence? Y a-t-il des effets indésirables? Autant de questions auxquelles cet ouvrage apporte les réponses les plus concrètes et les plus simples.

D'ici 2030, dès l'adolescence, chaque femme connaîtra le déchiffrage précis de son microbiote vaginal

La vie des femmes et de... leur partenaire ne fait que commencer à changer. Si vous voulez (aussi) savoir de quoi sera fait l'univers intime de demain, comment s'effectuera la visite chez le gynécologue en 2030, plongez-vous dans La révolution rose... On y est presque et pourtant, rien ne sera jamais plus comme avant!

Dr Jean-Marc Bohbot et Rica Etienne - Microbiote vaginal, la révolution rose - Editions Marabout, 288 p, 17,90€

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Blogueuse voyage, j’ai décidé de moins publier pour ne pas passer mon temps dans la spirale infernale d’Instagram

Le Huffington Post - mer, 01/17/2018 - 07:00

Le voyage, à mes yeux est synonyme de liberté, d'escapade, de reconnexion à la nature et au monde. Quoi de mieux que de partir pour vivre l'instant présent, admirer la vie avec des yeux d'enfant, sortir de sa zone de confort, se laisser surprendre via l'expérience, les 5 sens en éveil.

Mais alors, face aux fléaux des réseaux sociaux, je me questionne. Peut-on réellement profiter et ressentir ce monde, greffé à son téléphone, coincé derrière la lentille de son appareil photo? Au final, à défaut de vouloir tout partager en ligne immédiatement, ne serions pas nous-même en train de perdre ces instants si précieux pour s'embarquer dans un voyage virtuel plus que sensoriel?

Aujourd'hui lorsque je me balade sur les réseaux sociaux, ou lorsque j'entends certaines conversations balisées d'expressions codées empruntées au monde du marketing, je réalise que le monde a bien changé! De parfaits anonymes, utilisent et exposent leur vies pointilleusement orchestrées, pour se créer une image de marque bien vendeuse!

Et aujourd'hui pour devenir une personne influente et avoir la vie la plus cool, il faut voyager à travers le monde, car oui le voyage est à la mode, et il est un sujet rentable!

En effet, le voyage ça vend du rêve. Concrètement, qu'il soit une tendance actuelle, je trouve cela plutôt positif, car le voyage est selon moi très instructif, et favorise l'ouverture d'esprit. C'est donc plutôt une bonne nouvelle qu'il se démocratise et devienne une activité de plus en plus accessible.

Néanmoins je reste sceptique quant à la tendance à collectionner les destinations à la mode, de manière à se construire l'image d'une vie aseptisée la plus cool et la plus photographiquement parfaite sur la toile!

Tout le monde s'improvise photographe et vidéaste, et expose ses clichés de vacances aux yeux du monde, ce qu'on réservait d'antan à nos soirées diapo entre amis (ça me manque ça d'ailleurs, ok je suis vieille ;-p).

Le voyage devient alors une course à l'image, où tout est parfaitement mis en scène et soigné comme dans un studio de photo publicitaire.

On suit alors des recettes infaillibles, à base de filtre et de hashtag percutants, de sourires figés, de cadrages valorisants, de selfies égocentriques devant un paysage ulta connu, de poses clichées les bras ouverts en signe de liberté devant un coucher de soleil. (ça va j'ai fait les mêmes photos moi aussi...).

Les poses stéréotypées des blogeuses voyages

A la recherche de clic et de follower, de La photo instagrammable, celle qui fera mouche et qui satisfera un besoin égocentrique de reconnaissance, certains ne pensent plus qu'à travers ces réseaux sociaux, et cela envahit leur vie quotidienne jusqu'à l'influencer.

Les flux Instagram ou Pinterest dictent alors les tendances et les lieux à aller voir, alors en troupeau tout le monde se suit en quête de la même image.

Il faut à tout prix être au bon endroit au bon moment et le montrer pour exister...

Nous sommes bien loin de l'esprit instantané, duquel est né le fameux réseau Instagram (d'où son nom d'ailleurs), dorénavant rien n'est posté au hasard, tout est travaillé et préparé, ce qui demande beaucoup d'investissement et de temps. Les photos sont de plus en plus retouchées, et les mises en scènes recherchées. Tout cela s'éloigne selon moi de ma vision du voyage et de la vie, et c'est pourquoi j'ai eu besoin de mettre le Hola et d'exprimer ma réflexion à ce sujet.

Instadéprime

Fin 2017 alors que l'heure du bilan a sonné, comme certains ont pu le constater, j'ai diminué les publications sur le blog, non pas parce que je n'aime plus écrire ou parce que je ne vous apprécie plus, loin de là! Il s'agit plutôt d'une sorte de lassitude et de questionnement, au fond pourquoi fais-je ça? et qu'est-ce que cela m'apporte concrètement?

Sans m'en rendre compte à mon retour de voyage, influencée par l'environnement ambiant, je me suis engouffrée dans une spirale infernale, dans laquelle je n'avais mis qu'un orteil jusqu'alors. Ce tourbillon n'est autre que celui des réseaux sociaux et leur addiction malsaine.

Ce monde virtuel m'a alors happé, et fait perdre mes vraies motivations et valeurs, ce qui doucement mais sûrement m'a poussée à ne plus prendre plaisir à entretenir ce blog!

Entrainée malgré moi dans une véritable course au like et un impitoyable concours d'images, je me suis surprise à avoir des comportements d'avidité, de compétitivité ou encore des sentiments de frustration ou de jalousie envers les gens qui voyageaient, alors que moi j'étais rentrée.

Mais surtout j'ai constaté que tout cela entraînait peu à peu en moi, des complexes et une perte de confiance et de motivation.

N'ayant aucune envie de rentrer dans ce jeu narcissique et futile, qui au lieu de libérer ma créativité et de m'aider à m'épanouir et avancer, me réduit et me soumet, j'ai décidé d'en analyser les dérives. Essayons de comprendre ensemble en quoi ce monde bel est bien virtuel est plus néfaste qu'on ne le pense.

Une génération déconnectée

A être trop connecté on se déconnecte de la vraie vie! Cette utilisation à outrance des réseaux sociaux est un miroir sociétal, et il n'est pas étonnant de constater qu'actuellement dans nos pays, la dépression est l'une des maladies les plus répandues chez les jeunes. Et selon moi l'hyperconnection y est réellement pour quelque chose, c'est le nouveau fléau 2.0

Ces réseaux poussent en effet à la frustration constante, même en étant conscient que chacun n'expose qu'une version sublimée de sa propre vie, on ne peut s'empêcher de comparer et de se convaincre que la nôtre n'est pas aussi bien, pour la simple raison que l'on a pas de si jolies photos, ou autant de "followers", mais surtout parce que tout le monde semble ne faire que des trucs passionnants, et notamment voyager tout le temps.

On se lance alors dans une guerre psychologique, une tyrannie du like, et une course à l'expérience la plus cool, et on gaspille des heures entières à rêver au lieu de vivre

On dit que pour vivre heureux il faut vivre caché, et je pense parfois qu'il y a du vrai dans cela, à trop s'exposer au regard des autres on attache trop d'importance à celui-ci. C'est lorsque l'on arrive justement à s'en détacher que l'on arrive à s'épanouir et être pleinement soi! On peut alors réaliser des choses plus grandes! A quoi bon envier la soi-disant vie rêvée des autres, au lieu de cela partons vivre nos rêves et partagons-les physiquement avec les êtres qui nous sont chères, et non pas virtuellement avec de parfaits inconnus!

L'image à défaut de l'émotion

Ce qui est assez paradoxal c'est de constater que parfois l'envers du décor est assez triste, derrière l'image d'une vie de rêve se cache souvent une vie creuse, une sorte d'enveloppe dorée qui ne contient rien, la vie n'est pas une publicité...

Certains ne savent plus profiter de l'instant sans prouver à ceux qui n'y sont pas, à quel point ils ont une vie fantastique... Passer son temps à poster des photos ne montrerait pas plutôt que notre vie manque sérieusement d'intérêt?

Passer un concert derrière son écran, ne se déplacer que pour prendre ce fameux cliché tant convoité, prendre sa bouffe en photo et la savourer froide, faire croire au monde entier qu'on s'amuse avec nos amis, alors qu'en réalité c'est avec notre smartphone que l'on passe le plus de temps!

En voyage c'est pareil, certains courent pour accumuler le plus de lieux possible sur leur fameuse bucket liste, en posant plein sourire dans le rôle d'une personne trop heureuse.

Tiens j'y pense on devrait proposer des tours instagrammables, comme une croisière, une sorte de bus magique (équipé du wifi évidemment) qui déposerait les voyageurs le temps d'une photo rapide dans tous les lieux stratégiques...

Blague à part faisant moi-même partie de cette génération qui collectionne les images plus que les expériences, j'ai parfois la sensation de moins partager avec les gens et dans la vraie vie, bien trop accaparée par ce monde digital et par la reconnaissance qu'il me renvoie (ou pas d'ailleurs).

D'après une étude du TNS les 16-30 ans passent en moyenne 2h30 par jour sur les réseaux sociaux soit l'équivalent d'une journée entière par semaine, donc presque 2 mois par an, quel gâchis!

Je ne suis pour ma part pas une grosse addict, mais je pourrais le devenir, et il est temps de réagir. Car je ne supporte parfois plus la compagnie de ceux qui sont totalement drogués, emprisonnés de leur petit monde virtuel, je ne les trouve plus présents dans le monde réel, seul leur enveloppe physique est là mais leur esprit semble ailleurs... Je ne veux pas être comme ça, blâmez-moi si ça m'arrive!!!

Heureusement tout le monde ne s'est pas fait complètement contaminer, il reste des gens attentifs et avec qui ont peut partager encore de vrais moments de qualité, Ouf.

Il est d'ailleurs assez amusant de constater que ceux qui sont les moins connectés et peu influents sur la toile, sont souvent ceux qui sont les plus passionnants, et qui ont les vies les plus intéressantes. Cela peut-être parce qu'au lieu de perdre du temps à se construire une vie parfaite et imaginaire face caméra ils sont en train de la vivre réellement dans les coulisses ;-)

Surfer sur la toile

Malgré tout, je tiens à le dire, j'adore notre époque!!! Elle est magique, le voyage est au devant de la scène et les consciences s'ouvrent aux notions de bien-être, de consommation responsable, et de développement durable. Même si le multimédia, reste une menace, il apporte également énormément d'avantages!

En effet internet est une vraie mine d'or qui offre énormément de perspectives. Je trouve même paradoxalement que les réseaux sociaux, de même qu'ils peuvent isoler les gens, peuvent les rassembler. Ces plateformes permettent de créer des communautés d'entraide, et même de créer des rencontres. J'utilise énormément facebook en voyage, c'est grâce à ce réseau que j'ai par exemple trouvé une collocation en Australie, des coéquipiers d'aventures, des covoiturages partout dans le monde, du matos de voyage de dernière minute, du boulot ... et j'en passe.

Alors les réseaux je dis oui mais avec détachement, intelligence et modération! Il faut selon moi savoir partager non pas pour son contentement égocentrique, mais pour être utiles aux autres, les inspirer et les rendre heureux, pas jaloux..

Bref pour ma part je n'ai pas pris la décision d'arrêter de surfer sur la toile et de partager mes humeurs, mais j'ai décidé de ne pas en faire ma priorité, et de me désintoxiquer. Je veux passer plus de temps à voyager et m'épanouir! Car au fond ce blog est né avant tout d'une passion, et c'est la passion qui me donne l'authenticité et la sincérité qui m'est propre!

Alors je vais continuer de voyager à mon rythme, sans suivre les tendances, juste me laisser porter par mon instinct et mes valeurs. Vivre plus dans le présent avec les gens, et surtout je vais écrire sur ce qui m'inspire, peu importe si il s'agit d'un sujet populaire ou non.

Free & love

Et vous, comment gérez-vous votre utilisation des réseaux, percevez-vous l'aspect néfaste?

Quelle est votre utilisation en voyage?

Êtes vous prêt pour une désintox digitale?

Même lieu, même pose! Bienvenue sur Instagram ;-)

Ce billet est également publié sur le blog The Travellin' Side.

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Pourquoi la mesure anti-fake news de Facebook va avoir l'effet inverse

Le Huffington Post - mer, 01/17/2018 - 07:00

Le 12 janvier 2018, le big boss de facebook - Mark Zuckerberg - a pris sa plus belle plume pour annoncer d'importants changements à venir sur le réseau social le plus utilisé au monde (plus de 2 milliards d'utilisateurs actifs par mois dans le monde).

[source : statista.com]​

Au programme de ces changements :

  • Favoriser les interactions entre proches (famille, amis, contacts, etc...)
  • Réduire les publications des pages (sociétés, médias, marques, artistes, etc...)

La raison ?

"Actuellement [sur le réseau] les publications personnelles sont submergées par celles des sociétés, marques et médias (...). Or, les recherches que nous avons mené nous montrent que l'utilisation d'un média social dans le but de se connecter entre personnes qui comptent, peut être bon pour le moral. A l'inverse, lire un article ou regarder une vidéo de manière passive, peut avoir un effet négatif sur celui-ci. (...) En conséquence, nous allons tout mettre en oeuvre pour vous aider à trouver des contenus pertinents dans le but de favoriser les interactions sociales réelles"

[Mark Zuckerberg - post Facebook du 12 janvier]

L'enfer est pavé de bonnes intentions

En résumé, Facebook va, à priori, faire en sorte que vos murs soient remplis par les publications personnelles de vos contacts et non plus par les publications de toutes les pages auxquelles vous aviez décider de vous abonner. Ceci aura bien évidemment pour conséquence de réduire très grandement la visibilité des médias qui, jusque-là, utilisaient Facebook pour mettre en avant leurs productions (parfois à grand renfort de statuts racoleurs).

Enfin... par "réduire considérablement", il faut surtout comprendre que les seules pages qui n'apparaîtront plus vont être celles qui ne "sponsorisent" pas leurs publications (par manque de moyens, par exemple). Pas complètement fou et basé sur un juteux modèle économique, Facebook va évidemment conserver la possibilité pour les pages de "booster" les produits de leur choix.

Même si c'est assez peu probable compte-tenu de chacune des actions prises par son entreprise jusque-là, il est tout à fait possible que ce soit le manque de pur love entre amis sur Facebook qui ait convaincu Mark Zuckerberg qu'il devait revoir sa copie. Hélas, en terme de Fake News, les conséquences vont être complètement différentes de ce en quoi il dit croire.

En effet, si les Fake News adorent se répandre sur les réseaux sociaux c'est pour la simple et bonne raison qu'elles contiennent tout ce que chaque personne adore partager avec ses cercles. En voici les raison :

  1. pour exister sur un réseau social il faut publier souvent
  2. individuellement nous n'avons globalement pas grand chose à dire d'intéressant
  3. plus on obtient d'interactions avec nos cercles (likes, commentaires, partages, etc...) plus nous sommes enclins à republier
  4. la chose la plus fréquemment partagée sur les réseaux sociaux : l'émotion (positive ou négative)

Ce n'est évidemment pas un hasard si les Fake News sont systématiquement fabriquées sur le moule émotionnel:

Leur contenu doit être compréhensible par le plus grand nombre et procurer une émotion immédiate afin de générer l'envie de la partager au maximum. Un contenu qui a besoin d'être analysé avant d'être intellectuellement intégré ne passe pas le cap de l'instantanéité menant à la réaction épidermique. Une fois qu'un individu a dit bonjour à son réseau, puis posté les photos de ses chats et celles de l'incroyable coucher de soleil auquel il a assisté pendant ses vacances, il n'a généralement plus grand chose à dire susceptible d'être générateur d'émotions... sauf si on lui donne l'occasion d'exprimer très facilement ses émotions, ses certitudes, ses convictions.

De manière mécanique, en réduisant les publications d'articles construits et raisonnés pour favoriser au maximum les partages d'émotions individuelles, les contenus "Fake News" ne peuvent qu'exploser. Et quand bien même les gens ne les verraient plus s'afficher automatiquement sur leurs murs à partir des pages les publiant, ils vont les partager en masse après les avoir reçues par mail, vues sur un site ou depuis Youtube, comme ils l'ont toujours fait depuis que les réseaux sociaux dominent le web.

La Fake News est un produit rentable

Facebook l'a confirmé, il sera toujours possible de sponsoriser des publications afin qu'elles continuent d'être affichées sur les murs des utilisateurs. Le sponsoring de publications, ce sont les statuts qui viennent s'intercaler entre les affichages que l'utilisateur a préalablement demandé à voir (elles sont proposées par FB en plus de celles des pages auxquelles il est abonné et celles de ses amis).

Comme le seul ingrédient nécessaire pour fabriquer une Fake News c'est l'imagination, son coût de fabrication est extrêmement bas. Par ailleurs, pas besoin d'une rédaction structurée, pas besoin d'enquête ou de temps pour vérifier quoi que ce soit, pas besoin non plus de relecture. Un rédacteur muni d'un ordinateur et d'une connexion internet suffit. De fait, de nombreux petits malins ont compris qu'ils pouvaient tirer profits de la fabrication de Fake News... et, contrairement à celui des médias traditionnels, leur business marche très bien!

Il marche même tellement bien que la Fake News affiche un des meilleurs retours sur investissement (le fameux ROI) au regard des coûts de fabrication (incluant sponsoring Facebook) versus taux de partage entre individus et affichages publicitaires.

Conséquence, en accentuant l'importance de son programme de sponsoring, Facebook va étrangler encore un peu plus les articles de journalistes (au sein de médias qui n'auront jamais les moyens de "booster" toutes leurs productions) tout en favorisant les fakes, qui ne coûtent rien mais rapportent beaucoup. Une preuve? Dans les pays où le futur Facebook est actuellement en test, les Fake News prolifèrent et deviennent impossible à démentir!

La leçon de cynisme de Facebook

Encore une fois, bien qu'il soit possible que je me trompe, on imagine très bien dans quelle galère Facebook promet d'embarquer ses utilisateurs. Quel que soit le bout par lequel on envisage les décisions, il n'y a aucune raison d'espérer une baisse des fausses informations diffusées via le réseau social. Tout récemment FB a d'ailleurs annoncé qu'il renonçait à son programme de "signalement des Fake News" par les utilisateurs (mis en place en 2016). Et pour cause, une fois signalées comme telles, les Fake News devenaient les articles les plus lus...et partagés.

Mais donc, pourquoi affaiblir les médias reconnus sous prétexte de favoriser les échanges personnels, allez-vous dire? La réponse tient en deux mots: données utilisateurs.

Lorsqu'on se penche un tant soit peu sur le coeur du réacteur nucléaire qu'est devenu Facebook, ce qu'on y voit est effrayant: une base de données mondiale dans laquelle sont soigneusement archivées les milliards d'interactions générées par nos propres émotions. Plus un individu interagit sur le réseau social, plus le ciblage de son profil psychologique est fin. Or, ce sont ces agrégations de données que vendent à prix d'or les géants type Facebook ou Google (sans le crier très fort). Leur fiabilité est telle qu'il est désormais prouvé que c'est en se basant sur elles que le Brexit puis l'élection de Trump se sont, en grande partie, jouées (via Cambridge Analytica, une société liée de très près au président des Etats-Unis), l'excellente enquête "Unfair Game" par Thomas Huchon de Spicee est à ce titre édifiante.

Michal Kosinski, chercheur à l'Université de Stanford, a démontré via l'expérimentation MYPersonality (une étude basée sur les données de 6 millions d'utilisateurs Facebook) que via le réseau:

  • dès 68 likes, FB connait les principales caractéristiques d'une personne (genre, opinion politique, orientation sexuelle, couleur de peau, centres d'intérêts, etc...)
  • 150 likes, FB en sait plus sur elle que ses parents
  • 300 likes, FB en sait plus sur elle que son propre conjoint

Pour construire et consolider la base, il est nettement plus intéressant de multiplier les interactions entre individus se connaissant afin de pouvoir croiser avec encore plus d'efficacité lesdites données que de générer des interactions avec des pages impersonnelles n'offrant que peu de perspectives d'affinages pour Facebook.

En partant de ce constat, il est assez facile de comprendre que la décision de Facebook n'a rien de philanthropique et qu'en prétendant vouloir répandre toujours plus de love sur terre tout en luttant contre les Fake News, Mark Zuckerberg n'espère en réalité qu'une chose: ne pas perdre le leadership sur les données personnelles mondiales qu'il a patiemment bâti depuis 2004.

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En 2018, sur ces sujets internationaux, Macron va devoir montrer qu'il sait trancher

Le Huffington Post - mer, 01/17/2018 - 07:00

C'est devenu presque une litote que de constater que 2018 commence, au plan international tout au moins, comme une sorte de rêve enchanté pour Emmanuel Macron.

Au sortir d'une abracadabrantesque campagne électorale, un jeune et audacieux banquier-ex technocrate, jamais élu auparavant, a emporté l'Elysée, comme jadis Napoléon au pont d'Arcole, dynamitant au passage la totalité du vieux monde politique de la Vème République.

En six mois, le voici qui imprime sa marque sur la scène internationale, séduisant l'Europe entière, y compris le revêche hebdomadaire britannique The Economist qui a fait de la France son "pays de l'année" pour 2017. Le même Macron s'impose aussi presque sans efforts auprès des grands: Trump sur les Champs-Elysées dès le 14 juillet, puis Poutine à Versailles, puis tout récemment Erdogan à l'Elysée, sont reçus avec une cordialité non dénuée de fermeté. Apparemment infatigable, le nouveau Président enchaîne les voyages tous azimuts, d'Afrique au Golfe et jusqu'en Chine, les sommets, y compris le sien propre à Paris pour sauver la planète. Rarement depuis la geste gaullienne des années 1960, la diplomatie française n'avait semblé aussi agile, multipolaire, intensive, en apparence au moins. Bref, sur la scène mondiale, la France est de retour. Impression servie, il est vrai, tout à la fois par la vacuité du quinquennat précédent, et par le vide sidéral des autres grandes chancelleries occidentales autour du Français: Trump honni de tous, May ridiculisée par son Brexit, Merkel très affaiblie après sa semi-défaite électorale de l'automne dernier. Macron a donc un boulevard devant lui, non sans talent, il sait l'exploiter.

Dans tous les cénacles internationaux, y compris dans l'Amérique de Trump, on ne jure désormais que par la France de Macron, "meilleur allié" et surtout source d'espoir et d'inspiration pour l'indispensable reconstruction d'une maison européenne lézardée de tous côtés: Macron l'enchanteur saura, espère-t-on, consolider la zone euro, rénover les institutions en redonnant confiance aux peuples européens, régler l'immense défi migratoire africain, sans oublier de gagner la guerre contre le terrorisme et même d'aider à faire la paix en Orient et en Ukraine.

Les Français eux-mêmes, à qui pourtant on ne la fait plus après tant de déceptions au cours des décennies précédentes, participent de cet enthousiasme général. La politique étrangère de Macron est plébiscitée à plus de 65% et son action intérieure, pourtant sans concession, semble appréciée par une majorité de Français, confortés par une économie française qui donne enfin quelques signes, certes modestes encore, d'amélioration.

Servie par une habile communication, la célébration omniprésente d'un Jupiter triomphant ne sert pas seulement le Prince. A l'international elle est bonne pour le moral: la grande vertu d'apaiser les angoisses confusément ressenties par les peuples à l'aube d'évènements graves. "Enfin quelqu'un qui s'occupe de nous et va nous protéger des dangers du monde. Qui dit leurs faits aux puissants sans céder sur nos principes".

Tout le problème est que le tableau onirique du Macronisme triomphant des premiers mois risque de se heurter assez vite à la dureté du monde tout autour de nous. Peu avant sa mort, Stefan Zweig, avait eu cette phrase d'une redoutable actualité: "cela reste une loi immense de l'Histoire qu'elle interdit précisément aux contemporains de discerner dès le début les grands mouvements qui déterminent leur époque".

Pas sûr que la magie du verbe en effet suffise à la France et à son Président, face à ces grands mouvements du monde "en marche" eux aussi, et qui annoncent un chaos mondial qui n'est pas sans rappeler la marche au désastre du début du siècle précédent.

Premier de ces mouvements: le repli américain. Comme en 1918 à Versailles, l'Amérique de Trump semble cette fois bien décidée à choisir la stratégie du repli au nom de l'America first, accélérant spectaculairement le désengagement déjà annoncé sous Obama (leading from behind).

Alors que l'Amérique s'était donnée pour ambition depuis 1945, d'assumer le rôle de garant de "l'ordre libéral mondial", de principal architecte d'un système d'alliances militaires permanentes et de structures multilatérales politiques (ONU) ou économiques (OMC, FMI, Banque mondiale, accords commerciaux), Trump a entrepris de casser systémiquement chacune des briques de l'édifice: s'isolant à l'ONU (vote sur Jérusalem), se retirant de l'Accord de Paris sur le climat, bataillant contre l'OMC, dénonçant successivement tous les accords commerciaux les uns après les autres (TTP avec l'Asie, demain le NAFTA ou l'ALENA avec le Canada ou le Mexique), critiquant une OTAN devenue "obsolète" à ses yeux. La course aux armements est relancée (cyber, espace, nucléaire) tandis que le budget du Pentagone atteint des sommets astronomiques: 700 milliards de dollars. Tandis que les lois américaines s'appliquent sans vergogne à l'étranger, exit le soft power, le budget du Département d'Etat et ses responsables sont sacrifiés, voire publiquement ridiculisés, tout cela au service d'une Amérique solitaire, en repli.

Pourtant, cette Amérique chaotique continue de peser sur les crises mondiales: en Corée, en Ukraine, au Proche-Orient, mais désormais sans cap, sans stratégie, au gré des tweets présidentiels à répétition, aussi fantasques qu'erratiques et souvent incendiaires. Le monde américain "unipolaire" que Francis Fukuyama ou Hubert Védrine avaient cru pouvoir annoncer il y a trente ans au moment de la chute du mur de Berlin, a donc cédé la place à un système mondial déstructuré, livré au choc des ambitions des puissances, et au chaos de conflits régionaux sur lequel prospère le terrorisme islamique.

Ces puissances – c'est le deuxième mouvement du monde – aux mains de gouvernement autoritaires, voire anti-démocratiques, mêlent ambitions nationalistes, protectionnisme assumé, et utilisation sans retenue de la force armée, à l'intérieur comme à l'extérieur. Pour elles, Chine, Russie, Turquie, Iran, Pakistan, Corée et bien d'autres, l'heure de la revanche a sonné contre l' "ordre libéral" décadent de l'Occident.

La Russie de Poutine survit aux sanctions occidentales et poursuit imperturbablement sa stratégie dans son étranger proche. L'Ukraine et désormais l'Europe centrale et la Turquie. Profitant du vide américain, elle et parvenue à s'imposer comme la seule puissance extérieure au Proche-Orient, d'où Américains et Européens sont désormais exclus des règlements diplomatiques. Belle revanche sur les accords Sykes-Picot de 1916...

La Chine, où s'est rendu le Président de la République en ce début d'année, vient de couronner lors du XIXème congrès du PCC, en octobre dernier, la "pensée" de Xi Jinping au même rang que celle de Mao. Une pensée toute entière centrée sur la notion de "grande puissance", un terme utilisé pas moins de 26 fois par le Président chinois lors de son discours au Congrès. Habilement, profitant là encore du repli américain, la Chine se présente désormais non sans culot comme le grand avocat du libre-échange mondial, alors même qu'elle pratique, sans se soumettre à la moindre norme internationale, une politique systématique de conquête et de prédation de ses concurrents, dont le faramineux projet de "Route de la soie" est la manifestation la plus spectaculaire. En parallèle, la même Chine poursuit une montée en puissance militaire systématique en Asie du sud-est et jusque dans l'Océan indien, où la Marine chinoise s'est dotée de bases, comme à Djibouti.

Au Proche-Orient, la montée en puissance de la Turquie islamo-nationaliste d'Erdogan répond à celle de l'Iran, dont le croissant chiite s'est imposé de Beyrouth à Damas, et de Bagdad jusqu'à Sanaa. Une nouvelle donne régionale émerge, sans les Occidentaux cette fois, où le rapport de force ces jours-ci ne favorise guère le monde arabe, grand perdant de cette redistribution de la puissance en Orient.

C'est en Orient précisément – c'est le troisième mouvement – que se poursuivra en 2018 et au-delà la prolifération d'organisations terroristes islamistes, et ce malgré le démantèlement de l'Etat Islamique (Daech) et la fin prochaine des combats en Syrie. En 2017, pas moins de 1129 attaques terroristes ont été recensées à travers le monde, pour l'essentiel islamistes, soit près de quatre par jour (!) tuant 7600 personnes et n'épargnant aucune des grandes villes : d'Istanbul à Londres, Saint-Pétersbourg Barcelone, Manchester... Résurgence d'Al-Qaida qui entend prendre sa revanche sur l'EI, retour de centaines de combattants djihadistes fanatisés et aguerris, sont autant de défis qui nous attendent en 2018.

Repli américain, choc des ambitions des puissances, poursuite d'un terrorisme de masse permanent, c'est dans ce chaos que peut surgir le quatrième mouvement de l'histoire: la guerre. Une guerre redevenue possible bien que non nécessairement voulue, de par l'enchainement des évènements ou les erreurs de calcul de dirigeants "somnambules" comme ce fut le cas avant 1914. Les Balkans d'aujourd'hui ont pour nom l'Ukraine, la Corée du nord, le Proche-Orient.

En Ukraine, l'invocation devenue rituelle du moribond processus de Minsk cache de plus en plus mal le risque d'escalade, alors qu'à Kiev le pouvoir politique est en déliquescence, et que les Américains viennent de décider de livrer des armes létales à l'armée ukrainienne, par ailleurs formée par l'OTAN en Pologne.

En Corée, les menaces tonitruantes de Trump annonçant des frappes d'une "fureur sans précédent" pas plus que les appels presque pathétiques à la négociation venus du Secrétaire d'Etat Rex Tillerson "discutons de tout même de la forme de la table, mais discutons..." ne semble avoir eu le moindre impact sur le jeune dictateur nord-coréen, désormais détenteur d'armes nucléaires et de missiles intercontinentaux. Dans la communauté des experts stratégiques américains, y compris les plus libéraux comme au Council on Foreign relations, on estime désormais le risque d'une guerre nucléaire avec la Corée du Nord à 40% de probabilités...

Reste enfin la situation au Proche-Orient où tout est à reconstruire de la Syrie à l'Irak, sans parler du conflit israélo-palestinien ou du Yémen, où une guerre par procuration oppose désormais ouvertement la coalition arabe emmenée par l'Arabie saoudite aux Houthis soutenus et armés par l'Iran.

Tel est donc le monde autour de nous dans cette année 2018 qui commence. Macron est convaincu que la France seule ne parviendrait pas à relever tous ces défis. Son levier en même temps que son pari – y compris dans sa stratégie de "recomposition" en politique intérieure – s'appelle l'Europe. Mais une Europe qu'il a annoncé, depuis sa campagne électorale puis dans son discours de la Sorbonne, vouloir refonder de fond en comble. Intention certes louable. Mais là encore, comment le faire avec une économie encore à la traîne ? Et surtout comment le faire sans l'Allemagne? La chancelière Merkel n'aura pas de Gouvernement avant le mois de mars et peut-être même ce dernier sera-t-il minoritaire, l'affaiblissant encore plus et l'éloignant de toute grande intention européenne aux côtés des Français. Le Royaume-Uni quant à lui, fragilisé par son Brexit, réduit encore plus les capacités européennes de défense, qui demeurent cependant trop faibles au regard des menaces autour du Continent.

Quant au reste de l'Europe, si mouvement "en marche" il y a, il tend plutôt là aussi au repli national (Hongrie, Roumanie, Pologne, Autriche Danemark), voire régional (Catalogne), très loin d'une inspiration à une nouvelle grande ambition à l'échelle du continent.

Et surtout, pèse désormais sur tous ces pays le spectre d'une immigration de masse, hors contrôle, et qui sonne le glas du rêve de temps de paix, celui de la libre circulation. Personne ne veut voir des migrants entrer chez le voisin grec, italien ou espagnol. Les politiques savent que l'immigration a causé la perte de Merkel, comme la chute de Cameron, la victoire de l'extrême droite en Autriche, et qu'elle menace d'entraîner celle des populistes en Italie lors des élections législatives de mars prochain. C'est l'immigration qui coupe désormais l'Europe en deux, entre Est et Ouest, et produit partout les mêmes réflexes identitaires et populistes. C'est elle qui produit la politique du chacun pour soi assumée sans complexe à Budapest et à Varsovie, en cachette en Allemagne et en France...

Dans ces conditions, l'espoir macronien d'une sortie par le haut, c'est-à-dire d'un sursaut européen d'une nouvelle grande stratégie commune, de l'Euro à la défense et jusqu'à la politique migratoire, semble extrêmement risqué. A l'inverse, c'est l'immigration davantage encore que les contradictions de l'Euro, qui risque de faire imploser un jour l'Union européenne.

Si comme, c'est le plus probable, le pari de Macron devait échouer, faute de partenaires, et qu'une fois de plus l'Europe se révèle incapable de relever les défis, quel sera donc le plan B pour Paris ? Comment réinventer alors une autre politique étrangère, gaullienne plutôt qu'européiste ? Pour revenir dans le jeu américano-russe en Ukraine, afin d'éviter une escalade redevenue possible. Pour revenir au Moyen-Orient où, malgré son engagement militaire, la France paie les choix de Hollande et de Fabius : exclue du règlement diplomatique en Syrie, trop peu présente en Irak, coincée entre Doha, Riyad et Téhéran, sans réel impact sur la région.

Sur chacun de ces dossiers, Macron devra préciser ses choix. Pas sûr que continuer de coller à Trump sur l'Ukraine soit nécessairement la meilleure option; clarifier une bonne fois pour toutes nos options en Syrie et ne plus faire du sort de Bachar le point cardinal de notre politique ; tenter de tenir – et ce sera difficile – une voie médiane entre sunnites et chiites; repenser la doctrine de nos engagements militaires à l'extérieur entre interventions ponctuelles et implantations à long terme, aussi couteuses que périlleuses (Barkhane), et au passage faire le choix d'un vrai effort financier pour notre armée, sur-employée mais exsangue financièrement : "vaste programme" aurait dit le Général de Gaulle.

Souhaitons, en guise de vœux à Emmanuel Macron, qu'il ne devienne pas lui aussi l'un de ces "somnambules" de ce début de XXIème siècle.

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