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Castaner peut-il rester au gouvernement ? Le scepticisme gagne du terrain

France 24 - L'info en continu - il y a 10 heures 25 min

A la veille de son "sacre" à la tête de LREM, Christophe Castaner est confronté à un scepticisme grandissant, au sein même de la majorité, concernant son maintien au gouvernement au poste stratégique des Relations avec le Parlement.

Interrogé jeudi soir, en marge d'une réunion avec des adhérents d'En Marche, sur ce possible cumul de fonctions partisane et gouvernementale, M. Castaner n'a pas dissimulé son agacement: "mais est-ce que vous avez entendu les gens dans la salle poser cette question ? Je trouve que la presse gagnerait à ressembler aux Français".

Adoubé par Emmanuel Macron, Christophe Castaner sera, sans concurrence, élu délégué général de LREM samedi à Lyon. Mercredi, il a laissé entendre qu'il quitterait sa fonction de porte-parole du gouvernement, sans toutefois exclure de rester au sein de l'équipe exécutive.

Peut-on demeurer aux Relations avec le Parlement tout en étant à la tête du parti hégémonique à l'Assemblée ? Quid, dans cette configuration, du Premier ministre Edouard Philippe, institutionnellement chef de la majorité mais qui n'est même pas membre du parti ? Sollicité par l'AFP, Matignon "n'a pas de commentaires à faire à ce stade".

"Quelle que soit la solution, ce sera la bonne et je la soutiendrai", a tenu à faire savoir le président du groupe LREM Richard Ferrand qui fait "une confiance absolue" à Emmanuel Macron, Edouard Philippe et Christophe Castaner "pour trouver la meilleure solution possible". Quant au président (LREM) de l'Assemblée François de Rugy, il ne veut "surtout pas s'en mêler".

Au sein de l'exécutif on s'abrite, sans trop y croire, derrière le précédent André Rossinot, qui fut en même temps président du Parti radical et ministre des Relations avec le Parlement... entre 1986 et 1988. Sauf que le Premier ministre de l'époque, Jacques Chirac, était l'incontestable patron de sa majorité et M. Rossinot le représentant d'une force d'appoint, dans le cadre d'une coalition.

"Demain, si je dois être député, je serai député", a glissé M. Castaner jeudi soir. Interrogé dans Le Figaro du 11 novembre sur cette hypothèse d'un retour au Palais-Bourbon, M. Castaner faisait valoir qu'il lui fallait "neuf heures de transport pour rentrer en circonscription" dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Selon un sondage Elabe pour BFMTV, sept Français sur dix estiment qu'il doit quitter le gouvernement. Le remaniement, qui concernera au moins le porte-parolat, devrait intervenir en début de semaine prochaine.

- Des 'journées de 48 heures' -

En attendant la grand-messe de Lyon, ce cumul éventuel fédère les oppositions. "C'est pour le moins choquant". "Ca en dit beaucoup sur le fonctionnement sectaire" d'En Marche, a tonné le président du groupe LR Christian Jacob. "Le ministres des relations avec le Parlement ne peut pas être EN MÊME TEMPS l'interlocuteur des groupes de l'opposition et chef de parti", a tweeté Alain Vidalies (PS), titulaire de ce portefeuille sous le quinquennat de François Hollande.

Les interrogations pointent également dans le rangs de LREM. "Le cumul de ces deux fonctions-là pose un problème", a jugé Astrid Panosyan, membre de la direction transitoire du parti. "S'il se sent capable de faire des journées de 48 heures, tant mieux", a ironisé la députée LREM Barbara Pompili.

"Qu'il garde les relations avec le Parlement, ce n'est pas l'idéal. Peut-être faudrait-il qu'il prenne un autre portefeuille", glisse un autre député LREM.

En revanche, pour son collègue Gabriel Attal, membre de la jeune garde de primo-députés de la majorité, M. Castaner "peut tout à fait combiner les deux". "Il faut que le mouvement soit en capacité d'interpeller le gouvernement. Christophe Castaner pourra le faire", "il ne sera pas le seul, il y aura une équipe de vingt personnes", a-t-il plaidé.

Même argument, vu de l'extérieur, pour le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde. "Il y aurait une forme d'hypocrisie, pour dire les choses, à ce qu'il soit le président du parti qui a la majorité absolue au parlement et qu'on fasse comme si il ne s'occupait pas de ce qui se passe au parlement". Ceci dit, LREM est "sans doute le parti le moins démocratique de France".

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Elior dévisse en Bourse, affaibli par la dégradation de sa rentabilité

France 24 - L'info en continu - il y a 10 heures 26 min

Le groupe français de restauration collective Elior a provoqué l'inquiétude des investisseurs vendredi en annonçant une dégradation de sa rentabilité alors qu'il est en plein changement de direction.

A 12H20 (11H20 GMT), le titre perdait près de 15% à 21 euros à la Bourse de Paris, les investisseurs se demandant si les mauvaises nouvelles étaient circonscrites à cette fin d'exercice - Elior a clos ses comptes annuels au 30 septembre - ou si elles pourraient se poursuivre en 2018.

Elior a annoncé vendredi matin une dégradation de son taux de marge opérationnelle (Ebitda/chiffre d'affaires) pour l'exercice 2016/2017, alors qu'il anticipait encore en juillet une amélioration de celle-ci.

Le taux de marge devrait être de 8,3% en 2016/2017, en baisse par rapport aux 8,5% constatés un an auparavant, et loin des 8,7% à 8,8% encore envisagés en juillet.

Du coup, "l'objectif de croissance significative du résultat net par action ajusté ne sera pas réalisé", a indiqué Elior.

Au quatrième trimestre, le groupe français a en particulier constaté un impact mois important que prévu de ses "plans d'actions et d'économie", a expliqué vendredi le directeur financier Olivier Dubois dans une conférence téléphonique avec les analystes.

Ce facteur est "le plus significatif" pour la dégradation de la rentabilité, a reconnu Olivier Dubois.

Le dirigeant a également incriminé des coûts plus importants que prévu pour la mise en place de contrat de restauration collective avec le ministère de la Défense en Italie, et sur des marchés d'institutions d'enseignement en France.

Le passage de l'ouragan Irma en septembre a également pesé sur les activités en Amérique du Nord et dans les Antilles, tant pour la restauration collective que pour les restaurants en concession (aéroports, gares, autoroutes...).

Mais ces raisons n'ont pas totalement convaincu les investisseurs.

Ces annonces "posent des questions" sur les perspectives futures d'Elior, a indiqué à l'AFP Matthias Desmarais, analyste chez Oddo Securities, "il y a un soupçon" que les "mauvaises nouvelles" ne sont peut-être pas terminées.

Pour lui, il y a encore "pas mal de questions ouvertes" sur les conséquences du départ de Philippe Salle, l'ancien PDG du groupe, qui a quitté Elior après une décision de l'actionnariat de scinder le poste.

"On ne sait pas du tout si les prévisions qui avaient été faites pour 2020 sont maintenues, il y a une absence de visibilité pour la suite", a-t-il dit.

- 'Accélérer l'internationalisation' -

La confirmation de l'arrivée de Philippe Guillemot au poste de directeur général, à compter du 5 décembre, n'a pas suffi à apaiser les craintes.

Pour Elior, M. Guillemot, ancien directeur des opérations d'Alcatel Lucent et ancien directeur général d'Europcar, a en tout cas une "capacité incontestable (...) à mobiliser les équipes sur des objectifs clairs et à poursuivre la transformation engagée".

"Sa connaissance des grandes entreprises décentralisées et internationales sera aussi particulièrement utile pour poursuivre l'accélération de la stratégie d?internationalisation", a affirmé l'entreprise.

L'ancien PDG Philippe Salle, qui avait pris les rênes du groupe en 2015 pour un mandat de 4 ans, a annoncé son départ en juillet après l'annonce de la scission des fonctions de président et de directeur général.

Il a été remplacé à la tête du conseil d'administration d'Elior par Gilles Cojan.

M. Cojan représentait au conseil la société BIM (Bagatelle Investissement et Management), qui détient plus de 25% du capital d'Elior et dont le président, Robert Zolade, est aussi président d'honneur du groupe de restauration.

Toutes les nouvelles ne sont pas mauvaises pour le groupe français. Le chiffre d'affaires 2016/2017 a augmenté plus vite que prévu, avec une croissance organique de 3,6% contre une prévision précédente de 3%.

Elior Group, créé en 1991, est le troisième opérateur en Europe de restauration sous contrat et des services associés, derrière les géants Sodexo et Compass. Il est présent dans 15 pays, avec 120.000 salariés, et sert chaque jour 4,4 millions de clients dans 23.000 restaurants et points de vente.

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Dalkurd, le club suédois qui fait la fierté des Kurdes

France 24 - L'info en continu - il y a 10 heures 27 min

Lassés des guerres et des persécutions, les Kurdes du monde entier amoureux du ballon rond vibrent au rythme des succès de Dalkurd, un club fondé en Suède par leur communauté, et qui vient de rejoindre l'élite.

Créé il y a treize ans par des immigrés kurdes dans la petite ville de Borlänge au centre de la Suède entre lacs et forêts, Dalkurd a gagné fin octobre son billet pour la première division suédoise (Allsvenskan), sous les hourras de ses supporters déchaînés arborant fièrement le drapeau kurde.

Cette réussite a été acclamée par l'ensemble de la communauté kurde, un peuple touché par la répression en Turquie, et bouleversé par les conséquences du référendum controversé sur l'indépendance du Kurdistan irakien fin septembre.

"J'étais très heureux quand j'ai vu leurs bons résultats", se réjouit Ahmed Karim, habitant d'Erbil, la capitale du Kurdistan irakien.

"J'espère qu'ils représenteront le sport kurde dans le monde, parce que nous, au Moyen-Orient, nous n'avons pas notre propre équipe", souligne-t-il.

Les Kurdes, entre 25 et 35 millions de personnes réparties majoritairement dans quatre pays --le sud-est de la Turquie, le nord de la Syrie, l'Irak et l'Iran -- n'ont pas de statut reconnu dans aucun de ces pays.

"Des millions de Kurdes dansent de joie [...]. C'est tellement merveilleux de leur donner ce bonheur", s'était réjoui Rawez Lawan, l'auteur du but de la victoire synonyme d'accession (1-0 face au Gais Göteborg, le 28 octobre), auprès de l'agence de presse TT.

"C'est plus que du football", avait conclu ce milieu de terrain, qui fait partie d'une équipe composée à majorité de joueurs d'origine kurde, mais qui est également cosmopolite.

- En route pour la Ligue des champions ? -

Pour l'entraîneur-adjoint Amir Azrafshan c'est le dynamisme de chacun, qu'ils soient Kurdes, Américains, Palestinien ou Gambien, qui a contribué à la victoire.

"Ils ont tous quelque chose en commun quand il s'agit de relever un défi[...]. Ils sont poussés par la pression", confit-il.

D'abord projet social destiné à aider les jeunes en difficulté à s'intégrer dans la société, le club est devenu une référence dans le football suédois.

"Cela nous prouve que nous pouvons réussir", se félicite le journaliste suédois d'origine kurde Kurdo Baksi.

En février 2016, le quotidien Aftonbladet révélait que 49% du club avait été acheté par deux "frères milliardaires" kurdes, Kawa et Sarkat Junad.

"Nous voulons gagner et être dans la plus haute division le plus rapidement possible, j'adorerais voir le Dalkurd en Ligue des champions", avait à l'époque déclaré Sarkat Junad.

- Des montagnes orientales aux vallées suédoises -

Avec plus d'un million et demi de fans sur sa page Facebook, le club est devenu un symbole de l'unité kurdo-suédoise. En témoigne son drapeau qui mélange deux chevaux de Dalécarlie --des figurines en bois traditionnelles de la région-- sur un fond rouge, blanc et vert, les couleurs de drapeau kurde.

"La Suède nous a donné la possibilité de nous sentir en liberté et de recevoir une éducation que nous n'avions pas" dans notre pays d'origine, a déclaré le président du club Ramazan Kizil.

"On nous a beaucoup donné et nous allons le rendre à cette société", a-t-il ajouté.

Les Kurdes --qui habitent principalement dans des régions montagneuses au Moyen-Orient-- ont un vieil adage selon lequel ils n'ont "pas d'amis mais des montagnes".

De quoi faire dire à Kurdo Baksi que "ce n'est pas une coïncidence si les Kurdes ont quitté leurs montagnes et se sont retrouvés dans les vallées de Suède".

16 équipes disputeront la saison 2018-2019 du championnat de Suède de première division. Pour l'occasion, Dalkurd quittera Borlänge pour s'installer à Uppsala, à 70 km au nord de Stockholm.

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Visite d’Edouard Philippe au Maroc : objectif Afrique

Une vingtaine d’accords entre la France et le Maroc ont été signés à l’occasion de la visite du premier ministre français à Rabat.
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Allemagne : les discussions de coalition se prolongent, Merkel au pied du mur

France 24 - L'info en continu - il y a 10 heures 33 min
Faute d'accord, les discussions en vue de former une coalition de gouvernement composée des conservateurs, des libéraux et des Verts vont se poursuivre. En cas d'échec, de nouvelles élections ne sont pas à exclure. Au grand dam d'Angela Merkel.
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Bordeaux : des fondamentalistes catholiques perturbent une soirée de l'amitié islamo-chrétienne

L' Essentiel - SudOuest.fr - il y a 10 heures 35 min

Jeudi soir, plusieurs jeunes catholiques fondamentalistes ont chanté sans relâche l'"Ave Maria" pour s'opposer à la présence d'un imam dans une église de Bordeaux.
Scène surréaliste jeudi soir, dans l'église de la Trinité, quartier du Grand Parc, à Bordeaux. 250 personnes sont réunies à l'invitation du Service diocésain... Lire la suite

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Castaner peut-il rester au gouvernement ? Le scepticisme gagne du terrain

LCP Assemblée nationale - il y a 10 heures 36 min

A la veille de son "sacre" à la tête de LREM, Christophe Castaner est confronté à un scepticisme grandissant, au sein même de la majorité, concernant son maintien au gouvernement au poste stratégique des Relations avec le Parlement.

Interrogé jeudi soir, en marge d'une réunion avec des adhérents d'En Marche, sur ce possible cumul de fonctions partisane et gouvernementale, M. Castaner n'a pas dissimulé son agacement: "mais est-ce que vous avez entendu les gens dans la salle poser cette question ? Je trouve que la presse gagnerait à ressembler aux Français".

Adoubé par Emmanuel Macron, Christophe Castaner sera, sans concurrence, élu délégué général de LREM samedi à Lyon. Mercredi, il a laissé entendre qu'il quitterait sa fonction de porte-parole du gouvernement, sans toutefois exclure de rester au sein de l'équipe exécutive.

Peut-on demeurer aux Relations avec le Parlement tout en étant à la tête du parti hégémonique à l'Assemblée ? Quid, dans cette configuration, du Premier ministre Edouard Philippe, institutionnellement chef de la majorité mais qui n'est même pas membre du parti ? Sollicité par l'AFP, Matignon "n'a pas de commentaires à faire à ce stade".

"Quelle que soit la solution, ce sera la bonne et je la soutiendrai", a tenu à faire savoir le président du groupe LREM Richard Ferrand qui fait "une confiance absolue" à Emmanuel Macron, Edouard Philippe et Christophe Castaner "pour trouver la meilleure solution possible". Quant au président (LREM) de l'Assemblée François de Rugy, il ne veut "surtout pas s'en mêler".

Au sein de l'exécutif on s'abrite, sans trop y croire, derrière le précédent André Rossinot, qui fut en même temps président du Parti radical et ministre des Relations avec le Parlement... entre 1986 et 1988. Sauf que le Premier ministre de l'époque, Jacques Chirac, était l'incontestable patron de sa majorité et M. Rossinot le représentant d'une force d'appoint, dans le cadre d'une coalition.

"Demain, si je dois être député, je serai député", a glissé M. Castaner jeudi soir. Interrogé dans Le Figaro du 11 novembre sur cette hypothèse d'un retour au Palais-Bourbon, M. Castaner faisait valoir qu'il lui fallait "neuf heures de transport pour rentrer en circonscription" dans les Alpes-de-Haute-Provence.

Selon un sondage Elabe pour BFMTV, sept Français sur dix estiment qu'il doit quitter le gouvernement. Le remaniement, qui concernera au moins le porte-parolat, devrait intervenir en début de semaine prochaine.

- Des 'journées de 48 heures' -

En attendant la grand-messe de Lyon, ce cumul éventuel fédère les oppositions. "C'est pour le moins choquant". "Ca en dit beaucoup sur le fonctionnement sectaire" d'En Marche, a tonné le président du groupe LR Christian Jacob. "Le ministres des relations avec le Parlement ne peut pas être EN MÊME TEMPS l'interlocuteur des groupes de l'opposition et chef de parti", a tweeté Alain Vidalies (PS), titulaire de ce portefeuille sous le quinquennat de François Hollande.

Les interrogations pointent également dans le rangs de LREM. "Le cumul de ces deux fonctions-là pose un problème", a jugé Astrid Panosyan, membre de la direction transitoire du parti. "S'il se sent capable de faire des journées de 48 heures, tant mieux", a ironisé la députée LREM Barbara Pompili.

"Qu'il garde les relations avec le Parlement, ce n'est pas l'idéal. Peut-être faudrait-il qu'il prenne un autre portefeuille", glisse un autre député LREM.

En revanche, pour son collègue Gabriel Attal, membre de la jeune garde de primo-députés de la majorité, M. Castaner "peut tout à fait combiner les deux". "Il faut que le mouvement soit en capacité d'interpeller le gouvernement. Christophe Castaner pourra le faire", "il ne sera pas le seul, il y aura une équipe de vingt personnes", a-t-il plaidé.

Même argument, vu de l'extérieur, pour le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde. "Il y aurait une forme d'hypocrisie, pour dire les choses, à ce qu'il soit le président du parti qui a la majorité absolue au parlement et qu'on fasse comme si il ne s'occupait pas de ce qui se passe au parlement". Ceci dit, LREM est "sans doute le parti le moins démocratique de France".

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Au Vatican, l'Association médicale mondiale divisée sur l'euthanasie

France 24 - L'info en continu - il y a 10 heures 46 min

"Nous n'avons pas recours à l'acte d'euthanasie très souvent", décrit Carin Littooij, médecin de famille néerlandaise, assise sur un banc généralement dévolu aux évêques au c?ur du Vatican.

Un ange passe dans la salle où se sont glissés des religieux parmi une centaine de membres de l'Association médicale mondiale (AMM), venus ferrailler jeudi et vendredi sur l'euthanasie, dans le cadre improbable d'une salle du synode.

"La souffrance insupportable décrite par un patient est mesurée sur une longue période de temps, par plusieurs médecins de l'hôpital, c'est comme un chemin qu'on parcourt longuement ensemble, la fin est l'euthanasie mais bien plus souvent une mort naturelle", ajoute calmement le docteur Littooij.

Dans ses résolutions officielles, l'AMM juge "contraires à l'éthique" l'euthanasie -pratiquée par un médecin sur demande d'un patient- et le suicide assisté -réalisé par un malade avec l'aide de substances médicales.

Et elle "encourage toutes les associations médicales nationales et les médecins à s'abstenir de pratiquer l'euthanasie, même si la législation nationale le permet".

Mais deux associations nationales médicales -celles des Pays-Bas et du Canada, pays qui autorisent l'euthanasie ou le suicide assisté dans des cas très restreints- appellent à une révision de ces formulations stigmatisant les médecins.

En donnant le coup d'envoi de la conférence régionale européenne, le président de l'association de médecins allemands, Franck Ulrich Montgomery, a donné le ton en insistant sur le serment du médecin grec Hippocrate écrit "voici 2400 ans". Il énonce notamment "je ne remettrai à personne du poison, si on m'en demande".

"Est-ce réellement de la +compassion+ que de tuer votre patient, même dans une situation difficile à supporter pour le malade ou pour l'équipe médicale?", s'est-il interrogé, en prônant les soins palliatifs visant à soulager avec empathie la douleur.

- Opinion publique favorable -

Reste que des sondages dans certains pays industrialisés révèlent que 70% de la population réclame l'option de recourir en cas de besoin à l'euthanasie ou au suicide assisté. "Est-ce que notre éthique et nos convictions profondes dépendent des sondages?", a objecté le radiologue allemand. L'euthanasie est passible en Allemagne de cinq ans de prison.

"Quand je suis rentré dans cette salle du Vatican, j'ai pensé que c'était un tribunal!", a lancé à l'assemblée René Héman, président de l'association royale médicale néerlandaise. Pour lui, l'euthanasie, très strictement encadrée aux Pays-Bas après des décennies de discussions et de procès, est "acceptable".

Les patients doivent éprouver des souffrances insoutenables avec aucune chance de progrès pour que cet acte puisse être réalisé par un médecin volontaire. "Cela peut être un acte de compassion d'arrêter la souffrance", plaide le docteur Héman, tout en précisant qu'un médecin "ne se sentira jamais bien en terminant une vie".

"Le possible recours à l'euthanasie ne remet pas en cause la confiance entre un patient et un médecin. Au contraire, le patient sait qu'il peut compter sur son docteur", avance-t-il.

Yvonne Gilli, membre de l'association médicale suisse, qui travaille dans un pays qui interdit l'euthanasie mais autorise depuis un siècle le suicide assisté, s'est pour sa part faite l'avocate de "l'autodétermination". Les centaines de suicides assistés par an, notamment chez les plus de 65 ans, sont en hausse en Suisse.

Les congressistes ont reçu lecture par un cardinal d'une lettre du pape qui a rappelé son opposition à l'euthanasie et émis des réserves sur l'acharnement thérapeutique.

Et à une pause café, les participants se sont aussi vu offrir des livres aux titres choc ("Traumatisme post-avortement" ou "Le risque de l'eugénisme") par l'Académie pontificale pour la vie, un organe du Vatican co-organisateur de la conférence.

Pour Jeff Blackmer, vice-président de l'association médicale canadienne, surpris à les feuilleter, le choix insolite du Vatican pour ce congrès "envoie un message clair sur le positionnement actuel de l'association mondiale".

"Ce n'est pas un environnement neutre. C'est comme si on organisait une discussion sur les droits de l'homme en Corée du Nord!", a-t-il plaisanté en aparté, tout en louant la capacité d'écoute du Vatican.

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Derrière la polémique « Star Wars : Battlefront II », la révolution des jeux en tant que service

Bon gré mal gré, l’industrie du jeu est en train de changer de modèle. Il repose de moins en moins sur les ventes, de plus en plus sur les revenus numériques, le « Games as a service ».
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L'EI ne tient plus que de petites zones en Irak et Syrie

France 24 - L'info en continu - il y a 10 heures 52 min

Les forces irakiennes ont repris vendredi Rawa, dernière localité qui était encore sous le contrôle du groupe Etat islamique (EI) en Irak.

La coalition antijihadistes conduite par les Etats-Unis avait indiqué plus tôt cette semaine que l'EI avait perdu 95% des territoires qu'il avait conquis en 2014 en Syrie et en Irak.

Loin des larges pans de territoires dont ils s'étaient emparés cette année-là, les jihadistes possèdent encore la localité de Boukamal en Syrie, à la frontière avec l'Irak, et quelques zones désertiques de part et d'autre de la frontière poreuse entre les deux pays.

- En Irak -

Après la reprise de la localité de Rawa, située près de la frontière syrienne dans le désert occidental, les forces irakiennes continuent de ratisser de larges pans du désert le long de la frontière avec la Syrie pour en chasser les derniers jihadistes.

Le 3 novembre, les forces irakiennes avaient déjà chassées l'EI d'Al-Qaïm, gros bourg désertique à une dizaine de km de la frontière. Le même jour, elles avaient aussi repris le contrôle du poste-frontière reliant Al-Qaïm à la Syrie.

Selon un expert irakien, les jihadistes tiennent moins de 5% du territoire irakien.

"Ce qui a été libéré ce sont des zones délimitées administrativement et peuplées. Mais les oueds, les oasis, les étendues désertiques vides qui toutes ensemble représentent 4% du territoire irakien, sont encore entre les mains de l'EI", explique Hicham al-Hachemi.

- En Syrie -

La dernière ville dans laquelle sont encore présents les jihadistes en Syrie est Boukamal, située tout près de la frontière irakienne.

Ils avaient perdu le 3 novembre la grande ville de Deir Ezzor, plus au nord, dans la province du même nom.

Les forces du régime ont lancé jeudi une offensive pour reprendre Boukamal où des combats continuent de s'y dérouler, alors que l'armée russe, alliée de Damas, bombarde les jihadistes depuis les airs.

L'armée syrienne avait annoncé le 9 novembre avoir conquis Boukamal mais les jihadistes avaient réussi quelques jours plus tard à en reprendre le contrôle.

L'EI contrôle toujours 25% de la province de Deir Ezzor, riche en pétrole, selon l'Organisation syrienne des droits de l'Homme (OSDH). Dans cette province, les jihadistes tiennent aussi plusieurs villages et au moins un champ pétrolier, selon l'OSDH.

Outre l'offensive des forces du régime, l'organisation ultra-radicale est confrontée dans cette province à une offensive de combattants kurdes et arabes des Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenus par la coalition emmenée par les Etats-Unis.

Ailleurs en Syrie, l'EI est présent dans les quartiers de Yarmouk ?-qui est en fait un camp de réfugiés palestiniens-? et celui de Hajar al-Aswad, tous deux dans le sud de la capitale. Il contrôle également de petits territoires dans la province de Homs (centre-ouest) et la région de Deraa (sud).

burx/vl

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Hariri s'apprête à quitter Ryad mais la crise reste entière

France 24 - L'info en continu - il y a 10 heures 55 min

Attendu samedi à Paris, le Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri s'apprêtait vendredi à quitter Ryad où il est retenu contre sa volonté selon Beyrouth, mais la crise provoquée par sa démission choc reste entière.

La France, ancienne puissance mandataire du Liban, a joué les médiateurs et le président Emmanuel Macron a invité à Paris M. Hariri et sa famille "pour quelques jours", pour sortir de l'impasse née de sa démission surprise annoncée le 4 novembre à Ryad. Une invitation acceptée par M. Hariri avec l'accord du parrain saoudien.

Jeudi, la présidence française a confirmé "la venue en France de Saad Hariri et la rencontre avec le président de la République samedi à l'Elysée".

Le même jour, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian rencontrait à Ryad le roi Salmane et M. Hariri qui a confirmé qu'il se rendrait "très bientôt" en France, sans préciser de date.

La déclaration de M. Hariri, un protégé de l'Arabie saoudite et détenteur de la nationalité saoudienne, est intervenue après que le chef de la diplomatie saoudienne Adel al-Jubeir a assuré qu'il était libre de quitter Ryad "quand il veut".

Aucune précision n'a été donnée du côté saoudien sur la date du départ de M. Hariri alors que des membres de son entourage à Beyrouth, interrogés par l'AFP, se sont refusés à tout commentaire. "Nous sommes dans l'expectative", a dit l'un d'eux.

Dans une déclaration télévisée depuis Ryad, M. Hariri a annoncé sa démission en invoquant la "mainmise" du Hezbollah libanais soutenu par l'Iran sur la vie politique au Liban et des craintes pour sa vie, au moment où Ryad fulminait contre les ingérences prêtées au rival iranien dans la région.

- Risque d'escalade ? -

Des spéculations et des informations ont ensuite circulé sur une interdiction de M. Hariri de quitter le royaume saoudien après avoir été "contraint" à la démission. Le président libanais Michel Aoun a ensuite dit qu'il le considérait "en captivité" à Ryad avant le rejet de ces accusations par M. Jubeir.

Pour plusieurs médias libanais, si M. Hariri confirme sa démission, la crise s'aggraverait au Liban.

"La question de la sécurité de M. Hariri est sur le point d'être réglée, c'est la question de politique de fond qui devrait désormais prendre la vedette", écrit le quotidien francophone L'Orient Le Jour.

"La peur que la crise s'aggrave est toujours là", renchérit le journal An Nahar.

M. Aoun attend le retour de M. Hariri au Liban pour se prononcer sur sa démission. En cas de confirmation de la démission, le président devra charger le gouvernement de gérer les affaires courantes jusqu'à la nomination d'un nouveau Premier ministre.

Parmi les conséquences d'une crise prolongée au Liban figure le risque d'un nouveau afflux de réfugiés en Europe, évoqué jeudi par le ministre libanais des Affaires étrangères Gebrane Bassil.

"La déstabilisation du Liban aurait des conséquences sur les déplacés et réfugiés présents au Liban qui seraient alors dans une situation encore plus fragile et se tourneraient vers l'Europe", a-t-il dit à Berlin.

- L'Iran critique la France -

Le Liban abrite quelque 1,5 million de réfugiés du conflit syrien, et l'Europe veut à tout prix éviter que ceux-ci partent vers l'Ouest, provoquant une nouvelle crise migratoire.

M. Bassil a prévenu aussi qu'en cas d'ingérence étrangère, son pays risquait de connaître le même sort que la Syrie voisine, ravagée par une guerre civile complexe où l'implication militaire du Hezbollah auprès du régime divise le Liban.

Lors de sa conférence de presse jeudi, le chef de la diplomatie saoudienne a tenu des propos très durs contre le Hezbollah. "C'est une organisation terroriste de première catégorie", a-t-il soutenu, en l'accusant d'avoir "pris en otage l'Etat au Liban, d'y avoir bloqué le processus politique et d'être devenu un instrument aux mains" de l'Iran.

A ses côtés, M. Le Drian a déclaré que la France était "inquiète" de la "tentation hégémonique" de l'Iran au Moyen-Orient.

L'Iran a répliqué vendredi. "Malheureusement, il semble que la France a un regard partial et partisan sur les crises de la région et cette approche, volontairement ou involontairement, aide même à transformer des crises potentielles en crises réelles", ont dit les Affaires étrangères à Téhéran.

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Ballon d'Or: Cristiano Ronaldo se dit "confiant", "comme toujours"

France 24 - L'info en continu - il y a 10 heures 57 min

La star du Portugal et du Real Madrid Cristiano Ronaldo, grandissime favori pour le prochain Ballon d'Or, s'est dit "confiant", "comme toujours" quant à ses chances de remporter un cinquième trophée individuel, vendredi dans une interview au quotidien français L'Equipe.

"Pour ce qui est du Ballon d'Or, je sais que les jurés continuent de voter. Je suis confiant. Comme toujours", a déclaré le Portugais de 32 ans. "La saison dernière a été exceptionnelle. On a gagné la Ligue, la Ligue des champions, dont j'ai encore été le meilleur buteur... Si je remporte le Ballon d'Or, c'est parfait. Sinon, je resterai la même personne".

En cas de sacre le 7 décembre, Cristiano Ronaldo rejoindrait au palmarès du Ballon d'Or son grand rival, l'Argentin Lionel Messi, distingué cinq fois (2009, 2010, 2011, 2012, 2015).

'CR7', qui a remporté le prestigieux trophée créé par le journal France Football en 2008, 2013, 2014 et 2016, a par aileurs assuré que son entraîneur à Madrid, Zinédine Zidane n'était "pas inquiet" par la mauvaise passe traversée par son équipe.

"Rien n'est jamais parfait. Personne ne peut être à 100% sur l'intégralité d'une saison", a déclaré Ronaldo. "Dans une saison, il y a des moments où on est mieux que d'autres, une saison n'est jamais linéaire. Là on est dans une période plus difficile, on le sait. Il faut l'accepter, ce qui ne veut pas dire se résigner. Encore une fois, les choses évoluent. Et il faut faire en sorte de les faire évoluer".

Interrogé sur la naissance de son quatrième enfant, annoncée dimanche, il s'est réjouit que "tout (soit) un peu différent. Il y a un peu plus de désordre dans la maison. Plus de bruit, également. Mais j'adore ça. Je suis vraiment heureux d'être ainsi entouré. Ces enfants, je les ai désirés."

"Quatre, ce n'est pas assez, j'en veux plus", a aussi déclaré Ronaldo, qui "veut sept enfants et autant de Ballons d'Or". "Tant que je jouerai, j'ambitionnerai de gagner tout ce que je peux gagner. Là, mon rêve, c'est le cinquième Ballon d'Or. Et l'an prochain, il y en aura un autre à aller chercher".

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"Devenir étudiant", "mes études post-bac"...: consultation pour le nouveau nom d'APB

France 24 - L'info en continu - il y a 11 heures 3 sec

Une consultation est lancée vendredi jusqu'à dimanche pour permettre aux lycéens, étudiants et parents de choisir le nouveau nom de la plateforme d'admission post-bac qui va remplacer APB, ont indiqué les ministères de l'Education et de l'Enseignement supérieur.

Cette consultation est ouverte sur le site http://quandjepasselebac.education.fr/votez/ où les jeunes et leurs parents sont invités à choisir parmi cinq propositions: "Parcoursup", "devenir étudiant", "mes études post-bac", "réussir sup" et "parcours étudiant".

"Le nom de la plateforme sera dévoilé dans les jours suivant la clôture du vote", précise le communiqué des deux ministères.

La plateforme APB avait concentré toutes les critiques sur les manquements structurels des modalités d'entrée à l'université. Fin octobre, le gouvernement a présenté son plan pour supprimer le tirage au sort dans les filières les plus demandées et réduire l'échec en première année à l'université.

La nouvelle plateforme d'accès à l'enseignement supérieur, qui remplacera APB (admission post-Bac), ouvrira le 15 janvier avec un maximum de réponses attendues avant le bac.

Les lycéens devront faire 10 v?ux maximum (contre jusqu'à 24 jusqu'à présent sur APB), sans les classer. Chaque v?u devra être motivé.

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Brexit: Johnson appelle Bruxelles à avancer pour régler la question irlandaise

France 24 - L'info en continu - il y a 11 heures 30 sec

Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson a appelé vendredi Bruxelles à passer à la deuxième phase de négociations sur le Brexit pour régler la question de la frontière irlandaise.

"Les questions relatives à la frontière nord-irlandaise et à son fonctionnement sont intellectuellement et intimement liées aux questions de l'union douanière, du marché unique", et relèvent donc de la deuxième phase des pourparlers, a déclaré Boris Johnson, lors d'une conférence de presse à Dublin.

"Je crois logiquement qu'il est temps de passer à la deuxième phase" de ces discussions, qui concerne la future relation entre Londres et l'UE, a ajouté le ministre britannique des Affaires étrangères.

A son côté, son homologue irlandais a également dit aussi vouloir passer à la seconde phase des négociations, soulignant cependant le besoin de clarifications sur la frontière et le processus de paix nord-irlandais dont Londres et Dublin sont les garants.

Simon Coveney a dit estimer possible de se mettre d'accord d'ici un an sur le cadre de la future relation entre l'UE et le Royaume-Uni, tout en jugeant que "cela prendra un certain nombre d'années pour finaliser les détails". "Je pense qu'on est plus proches d'un calendrier de quatre à cinq ans que de deux ans", a-t-il conclu.

La question des conséquences du Brexit pour l'Irlande figure parmi les dossiers prioritaires pour Bruxelles dans l'optique du bouclage de la première phase de négociation.

La Première ministre britannique Theresa May était de son côté vendredi au sommet européen consacré aux questions sociales à Göteborg (Suède). En marge de la rencontre, elle doit rencontrer en tête à tête le président du Conseil européen Donald Tusk pour discuter des avancées des discussions sur le Brexit, mais aussi ses homologues irlandais, polonais et suédois.

M. Juncker a accentué vendredi la pression sur la dirigeante britannique en affirmant qu'"il y avait encore du travail à faire" pour un accord sur la première phase des négociations sur le Brexit en décembre.

Face au risque d'impasse, le ministre britannique du Brexit David Davis a appelé les Européens à faire des compromis. "Je veux qu'ils fassent des compromis. (...) On n'a rien sans rien", a-t-il sur la BBC.

Selon la presse britannique, MM. Davis et Johnson font pression sur Theresa May pour qu'elle ne fasse pas de concession sur la facture du divorce, qui serait leur meilleure arme de négociation pour l'heure selon eux.

Jeudi soir, à Berlin, M. Davis a affirmé que son pays ne céderait pas à la demande du négociateur en chef de l'UE Michel Barnier de fournir d'ici la fin de la semaine prochaine une réponse sur cette facture estimée à 60 milliards d'euros par l'UE, pour pouvoir passer à la prochaine phase de négociations.

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Marée noire du "Prestige" : le détail des indemnisations par communes des Landes

L' Essentiel - SudOuest.fr - il y a 11 heures 6 min

Les collectivités landaises du littoral obtiennent un total de 518 206 euros, dont 285 007,44 euros pour le Département.
Les juges espagnols du tribunal de La Corogne ont donc accordé en réparation de la marée noire du Prestige 1,6 milliard d’euros à l’Espagne et 61 millions d’euros à la France. Cette dernière somme comprend... Lire la suite

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La Turquie retire ses militaires d'un exercice de l'Otan en Norvège

France 24 - L'info en continu - il y a 11 heures 6 min

La Turquie a ordonné le retrait de ses militaires participant à des manoeuvres de l'Otan en Norvège, a annoncé vendredi le président Recep Tayyip Erdogan, affirmant qu'il avait été présenté comme un "ennemi" au cours de cet exercice.

"Hier, il s'est produit un incident en Norvège. Ils ont accroché une sorte de +tableau des ennemis+. Dans ce tableau, il y avait une photo (du fondateur de la République turque Mustafa Kemal) Atatürk, ainsi que mon nom. Voilà quelles étaient les cibles", a déclaré M. Erdogan lors d'un discours télévisé à Ankara.

En l'apprenant, "j'ai donné pour instruction de retirer sans tarder nos 40 militaires (prenant part aux manoeuvres)", a poursuivi le chef de l'Etat turc. "Il n'est pas possible d'avoir une telle conception d'une alliance", a-t-il grondé.

M. Erdogan n'a pas précisé à quelles manoeuvres il faisait référence et aucune confirmation ne pouvait être obtenue dans l'immédiat auprès de l'Otan et des autorités norvégiennes.

Cette annonce survient sur fond de vives tensions entre Ankara et certains de ses partenaires clés au sein de l'Otan, comme Washington et Berlin. En parallèle, la Turquie s'est rapprochée de la Russie avec laquelle elle coopère notamment sur le dossier syrien.

Comme un symbole, la Turquie a annoncé en septembre avoir signé un important contrat d'armement portant sur l'achat de systèmes de défense antiaérienne S-400 à Moscou, renforçant davantage l'inquiétude de ses partenaires occidentaux.

Ces systèmes de missiles de technologie russe ne sont pas compatibles avec ceux de l'Alliance atlantique et l'annonce avait été perçue comme une manifestation de mauvaise humeur de la part du président turc.

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Le PDG de Nissan renonce à une partie de sa paye après le scandale des certifications au Japon

France 24 - L'info en continu - il y a 11 heures 19 min

Hiroto Saikawa, le PDG du constructeur automobile Nissan, a annoncé vendredi qu'il renonçait à une partie de sa rémunération mensuelle jusqu'à la fin de l'exercice 2017/18 fin mars prochain, à la suite du scandale de certifications affectant le groupe au Japon.

"J'ai rendu une partie de ma paye mensuelle depuis octobre", a déclaré M. Saikawa, lors d'une conférence de presse au siège de Nissan à Yokohama (sud-ouest de Tokyo).

Il a précisé qu'il avait pris cette décision "sur une base volontaire" et qu'il partait du principe que d'autres hauts responsables du groupe faisaient de même.

La hauteur de la rémunération de M. Saikawa, qui a succédé à Carlos Ghosn à la tête de Nissan en avril, n'a pas été rendue publique.

Un porte-parole du groupe a précisé vendredi à l'AFP que la rémunération du nouveau PDG ne devait être rendue publique qu'en juin prochain, lors de la prochaine assemblée générale ordinaire de Nissan.

Le constructeur, allié au groupe français Renault et à son compatriote Mitsubishi Motors, a révélé en septembre que les inspections finales de ses véhicules produits au Japon et destinés au marché national étaient pratiquées par des inspecteurs non habilités à le faire pour le Japon.

Le groupe a été contraint de rappeler fin septembre plus d'un million de ses véhicules commercialisés dans le pays depuis 2014, puis a dû arrêter pendant environ deux semaines la production dans ses six usines dans le pays, de fin octobre à début novembre, afin d'en finir avec ces mauvaises pratiques.

D'après le rapport d'un audit interne remis vendredi par Nissan au ministère des Transports, ces mauvaises pratiques duraient depuis les années 1990 dans la plupart de ses usines japonaises, et même depuis 1979 dans l'une d'entre elles.

L'enquête interne a aussi montré que les effectifs d'inspecteurs pour les contrôles finaux des véhicules étaient insuffisants et que les salariés n'étaient pas suffisamment conscients de l'importance de ces inspections.

Le groupe a notamment annoncé qu'il allait introduire un système de reconnaissance faciale d'ici à mars prochain dans ses usines, afin que les inspections finales des véhicules puissent être uniquement effectuées par les contrôleurs agréés.

Nissan a produit plus d'un million de véhicules au Japon lors de son précédent exercice fiscal 2016/17, dont environ 400.000 étaient destinés au marché national.

En raison de ce scandale, le constructeur a abaissé de 6% sa prévision de bénéfice d'exploitation pour l'exercice en cours, attendu désormais à 645 milliards de yens (environ 4,8 milliards d'euros).

Ses ventes mensuelles au Japon ont fortement chuté en octobre en raison de cette affaire.

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"Battle of Sexes": la parité à coups de raquette

France 24 - L'info en continu - il y a 11 heures 20 min

Il y a 44 ans, l'Américaine Billie Jean King remportait la "bataille des sexes" contre le "macho" Bobby Riggs. Plus qu'un match, c'était une victoire pour la parité qui a encore aujourd'hui une "résonance " selon Valerie Faris et Jonathan Dayton dont le film sort mercredi.

Les réalisateurs de "Little Miss Sunshine" narrent l'un des épisodes les plus marquants de l'histoire du tennis, sport à l'honneur sur grand écran ces temps-ci avec la sortie, début novembre, de "Borg-McEnroe".

Le Danois Janus Metz a mis en scène la rivalité des deux légendes, avec un intérêt marqué pour leurs émotions. Le couple de cinéastes américains s'est lui intéressé au tennis comme instrument de lutte pour l'égalité homme-femmes avec dans les rôles phare Emma Stone, crédible en King, et Steve Carell, qui incarne Riggs (décédé en 1995) avec un mimétisme bluffant.

Ce match exhibition, organisé le 20 septembre 1973 à Houston, devant plus de 30.000 personnes dans les gradins et quelque 90 millions de téléspectateurs estimés à travers le monde, fut un énorme coup de projecteur pour les joueuses qui réclamaient la parité des gains.

King est alors la figure de proue du mouvement de protestation. La N.1 mondiale a créé la Women tennis association (WTA) à la suite d'un conflit avec un directeur de tournoi qui ne proposait à ses participantes que 15% du montant des gains alloués aux messieurs.

- Show "à l'américaine" -

A 55 ans, Bobby Riggs est un tennisman à la retraite qui s'ennuie quand sa passion dévorante des jeux lui laisse du répit. Volontiers misogyne et provocateur, l'ancien N.1 mondial défie King.

"Aucune joueuse en activité ne pourrait jamais venir à bout d'un retraité" pérore-t-il. King refuse la proposition mais l'autre grande championne de l'époque, l'Australienne Margaret Court, accepte sans se douter de ce qui l'attend. Riggs l'emporte sèchement (6-2, 6-1) et baptise sa victoire "le massacre de la fête des mères". King veut à tout prix sauver l'honneur des femmes.

Simulacre d'entraînements avec une poêle ou déguisé en bergère, séance de photos nu... Riggs n'a pas lésiné sur les dingueries pour appâter le public. Le match est un immense show "à l'américaine", retransmis dans 37 pays avec un chèque de 100.000 dollars à la clé pour le vainqueur.

King arrive dans l'Astrodôme de Houston à la manière de Cléopâtre, sur un trône porté par des hommes en tenue d'esclaves. Son adversaire porte lui une veste siglée "Sugar Daddy" (NDLR: désigne un homme qui entretient une amante bien plus jeune que lui).

L'Américaine remporte la partie (6-4, 6-3, 6-3) que les réalisateurs ont retranscrite "comme à la télé". "Nous avons sélectionné les séquences les plus marquantes", insiste Faris.

- Match truqué ? -

Dans un soucis de réalisme, des conseillers ont épaulé les cinéastes: l'ex-joueur Vince Spadea et un ami de Riggs, Lornie Kuhle. Emma Stone, qui venait de terminer le tournage de "La La Land, "a travaillé pendant quatre mois avec un coach pour avoir un corps d'athlète", raconte Faris.

Carell a joué "quatre fois par semaine mais ne se trouvait jamais assez préparé pour le match", indique Dayton. Il a fallu aussi faire appel à des doublures. "Vous ne trouverez pas un acteur capable de recopier les gestes à l'identique. Seuls des joueurs professionnels le peuvent", explique Faris.

Le résultat, réussi, a été salué par King. Mais un aspect ou plutôt une rumeur - démentie par la joueuse - selon laquelle Riggs aurait fait exprès de perdre pour une histoire de dettes et de paris, n'a pas été abordée.

Dayton n'y croit pas: "Pourquoi aurait-il fait cela alors qu'une victoire lui aurait permis de jouer un autre match contre Chris Evert pour 1 million de dollars de gains?"

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