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Washington et Pékin reprennent des négociations commerciales cruciales

France 24 - L'info en continu - jeu, 05/17/2018 - 21:20

Les Etats-Unis et la Chine ont repris jeudi leurs délicates négociations commerciales sous la menace de la possible entrée en vigueur, dans moins d'une semaine, de sanctions américaines qui relanceraient le spectre d'une guerre commerciale.

Donald Trump, qui devait s'entretenir jeudi après-midi avec le vice-Premier ministre chinois Liu He, en visite cette semaine à Washington, n'a pas caché son pessimisme.

A la question de savoir s'il y aurait un accord avec Pékin, Donald Trump a souligné qu'il avait "tendance à en douter". "Et la raison pour laquelle je doute est que la Chine a été trop gâtée. Parce qu'ils ont toujours eu 100% de ce qu'ils voulaient de la part des Etats-Unis", a-t-il ajouté.

La réunion avec le haut responsable chinois, un proche du président chinois Xi Jinping, n'était initialement pas à l'agenda du président américain. "Cela signifie qu'il y a un grand intérêt à poursuivre les négociations et à essayer de parvenir à des solutions concernant des pratiques commerciales déloyales et illégales", avait commenté plus tôt son conseiller économique Larry Kudlow. "C'est ce que nous voulons".

Le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin dirige en outre jeudi et vendredi des discussions avec la délégation chinoise dirigée par Liu He, chargé de piloter la politique économique du géant asiatique et qui avait mené une première session de pourparlers à Pékin il y a deux semaines avec des hauts responsables américains, dont M. Mnuchin. Mais ces tractations s'étaient achevées sans avancées majeures.

Les réunions dans la capitale fédérale sont ainsi le prolongement des discussions qui se sont déroulées en Chine. Elles sont "centrées sur le rééquilibrage des relations économiques entre les Etats-Unis et la Chine", avait précisé mercredi la Maison Blanche, qui exige notamment de Pékin une réduction de 200 milliards du déficit commercial des Etats-Unis avec la Chine --il a atteint 375 milliards en 2017.

Donald Trump, qui n'a de cesse de dénoncer les pratiques commerciales "déloyales" de la puissance asiatique, a estimé jeudi que le commerce était "une voie à sens unique" avec ses partenaires commerciaux.

- Pékin dans l'attente -

Déjà sous le coup de taxes de 25% sur ses exportations d'acier vers les Etats-Unis et de 10% sur celles d'aluminium, la Chine est aussi menacée de nouvelles taxes sur 50 milliards de dollars de marchandises pour compenser ce que Washington considère comme du vol de propriété intellectuelle aux dépens des entreprises américaines.

Un délai de consultation sur la liste des produits chinois qui seraient touchés par ces nouvelles mesures américaines doit expirer le 22 mai. Si aucun compromis n'est trouvé d'ici là sur le rééquilibrage des échanges sino-américains, cette nouvelle menace serait mise à exécution.

De son côté, la Chine a agité la menace de représailles sur les biens américains à hauteur de 50 milliards de dollars. Elle a prévenu qu'elle répondrait mot pour mot aux mesures de rétorsion américaines.

Pékin a en particulier dans le viseur les produits agricoles, dont le soja américain très dépendant du marché chinois et dont les Etats où il est produit sont favorables au président républicain.

La viande de porc américaine et des automobiles fabriquées aux Etats-Unis sont par ailleurs dans le collimateur des douanes chinoises, qui ont annoncé un renforcement des inspections sur ces produits.

Le ministère chinois du Commerce a dit jeudi espérer que les négociations aboutissent à une résolution des différends. "Mais nous nous tenons bien sûr prêts à répondre à toute éventualité", a indiqué son porte-parole, Gao Feng.

Sur la table des négociateurs se trouve aussi le dossier ZTE. Le géant chinois des télécoms a dû cesser ses principales activités, conséquence de la décision de l'administration Trump d'interdire pendant sept ans l'exportation de composants électroniques américains destinés à ZTE.

Donald Trump a souligné jeudi que le président chinois lui avait demandé d'intervenir dans ce dossier dans la mesure où de nombreux emplois chinois étaient en jeu. "Je lui ai dit que je regarderais. (...) Mais quoi que nous fassions pour ZTE, c'est une petite partie de l'accord général", a-t-il commenté.

Les réunions de jeudi et vendredi sont cruciales pour éviter une guerre commerciale entre les deux puissances qui pourrait avoir, selon le Fonds monétaire international (FMI), des répercussions sur la croissance mondiale.

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Afghanistan: l'US Air Force critiquée pour un tweet de mauvais goût

France 24 - L'info en continu - jeu, 05/17/2018 - 21:15

L'armée de l'air américaine a dû s'excuser jeudi pour un tweet de mauvais goût qui s'amusait d'une attaque des talibans au cours de laquelle 25 soldats afghans et cinq civils ont été tués.

Le tweet, publié sur le compte officiel de l'US Air Force, s'appuyait sur le phénomène viral qu'est devenu le mini-clip audio que certains entendent "Yanny" et d'autres "Laurel".

Le tweet de l'US Air Force liait ce débat auditif ayant passionné les internautes ces derniers jours au bruit caractéristique du canon rotatif dont sont équipés les avions américains d'attaque au sol A-10 utilisés pour repousser les talibans de la capitale provinciale de Farah (ouest).

"Les talibans à Farah #Afghanistan auraient préféré entendre #Yanny ou #Laurel que l'assourdissant #BRRRT qui leur a été servi par nos #A10", a tweeté l'US Air Force avant de fournir un lien vers un article sur la situation à Farah.

Le bruit caractéristique du canon rotatif à 7 tubes de l'A-10, qui peut tirer des obus de 30 mm à une cadence de 3.900 à 4.200 coups par minute, est lui-même l'objet de nombreux mèmes internet sous la forme de BRRRT.

Les réactions ne se sont pas fait attendre, de nombreux internautes n'ayant apparemment pas compris la plaisanterie.

"J'ai une proposition à vous faire: la prochaine fois, demandez leur avis à ceux qui ont accompli la mission. Publier l'opinion d'un imbécile sadique qui s'excite sur de la quincaillerie militaire, ce n'est pas bon", a ainsi réagi l'utilisateur signant sous le nom de @radical6216.

"L'humour militaire, c'est toujours LE MEILLEUR, hein ? C'est bien de s'arrêter un peu de, vous savez, tuer des gens", a ajouté @MamanUbu.

Certains lecteurs ont pris la défense du tweet et jugé que ses critiques étaient trop politiquement corrects, mais l'US Air Force l'a annulé et s'est excusée.

"Nous sommes désolés de ce tweet sur l'A-10. Il était de mauvais goût et nous nous en sommes occupés en interne", a tweeté l'armée de l'Air. "Il a été retiré".

Mercredi, le Pentagone avait ri de la controverse "Yanny/Laurel" sur son compte Twitter, avec une photo d'une jeune recrue enguirlandée par son instructeur pour avoir compris "Laurel" au lieu de "Yanny".

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Mondial-2018 : Didier Deschamps a annoncé la liste des 23 joueurs

France 24 - L'info en continu - jeu, 05/17/2018 - 21:02
Didier Deschamps a annoncé, jeudi 17 mai, la liste des 23 joueurs français pour le Mondial-2018 en Russie.
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Trump assure que les préparatifs pour son sommet avec Kim se poursuivent

France 24 - L'info en continu - jeu, 05/17/2018 - 21:00

Le président américain Donald Trump a assuré jeudi que les préparatifs pour son sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un mi-juin à Singapour se poursuivaient en dépit des doutes que fait planer Pyongyang sur ce face-à-face historique.

"Rien n'a changé sur la Corée du Nord à notre connaissance, on ne nous a rien dit", a-t-il déclaré depuis le Bureau ovale. "Nous verrons", a-t-il ajouté.

"Si la rencontre a lieu, elle aura lieu, et si elle n'a pas lieu, nous passerons à l'étape suivante", a-t-il ajouté.

Quelques minutes plus tôt, sa porte-parole Sarah Sanders avait assuré qu'il n'y avait "pas de changement" dans le calendrier de l'exécutif américain. "A ce stade, nous poursuivons les préparatifs", avait-elle ajouté.

Après des mois de rapprochement et de détente diplomatique, Pyongyang a opéré mercredi un spectaculaire retour à sa rhétorique traditionnelle, évoquant la possibilité de remettre en cause le sommet très attendu de mi-juin.

M. Trump a par ailleurs affirmé que le "modèle libyen" de dénucléarisation n'était en aucun cas celui qu'il souhaitait proposer pour la péninsule coréenne.

"Le modèle libyen n'est pas du tout ce que nous avons en tête", a-t-il déclaré, prenant le contre-pied de son conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, qui a affirmé il y a quelques jours que c'était la référence de l'administration pour les négociations à venir.

Les propos de M. Bolton ont provoqué la colère de Pyongyang qui a dénoncé une "tentative sinistre d'imposer à notre digne État le destin de la Libye et de l'Irak".

Après avoir renoncé à son programme atomique, le leader libyen Mouammar Kadhafi a été tué lors d'un soulèvement soutenu par des bombardements de l'Otan.

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Ukraine : détention prolongée pour un journaliste accusé de "haute trahison"

France 24 - L'info en continu - jeu, 05/17/2018 - 20:57

Un tribunal ukrainien a maintenu jeudi en détention provisoire jusqu'à la mi-juillet le journaliste ukraino-russe Kyrylo Vychynski, responsable du bureau de l'agence de presse publique russe Ria Novosti à Kiev, interpellé mardi et inculpé de "haute trahison".

L'un des avocats du journaliste, Andriï Domansky, a aussitôt annoncé à la télévision que son client ferait appel de cette décision d'un tribunal de Kherson, dans le sud de l'Ukraine.

Lors de l'audience, M. Vychynski a rejeté les accusations portées à son encontre et qualifié cette affaire d'"atteinte à la liberté d'expression".

Interrogé par les journalistes dans la salle d'audience, il a refusé de commenter la décoration russe obtenue pour avoir couvert l'annexion de la Crimée par Moscou en 2014, l'un des éléments avancés par l'enquête.

Les services de sécurité ukrainiens ont perquisitionné mardi à Kiev dans les locaux de Ria Novosti, procédant à l'arrestation de Kyrylo Vychynski, qui a été inculpé de "haute trahison", un crime passible de 15 ans de prison.

M. Vychynski, 51 ans, a travaillé pour des médias ukrainiens avant de devenir il y a plusieurs années le correspondant de la télévision publique russe Rossia, puis d'être embauché par Ria Novosti.

Il a reçu un passeport russe en 2015 dans le contexte d'une crise sans précédent dans les relations entre Kiev et Moscou provoquée par l'annexion de la Crimée et par un sanglant conflit armé avec les séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine.

La justice ukrainienne l'accuse d'avoir eu des "activités subversives" à la demande de Moscou et d'avoir notamment cherché dans ses publications à "justifier l'annexion de la Crimée" et de "soutenir" les rebelles.

Moscou a promis jeudi des "mesures de rétorsion", condamnant des "actes répressifs envers un journaliste qui a toujours honnêtement et consciencieusement rempli son devoir professionnel", dans un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.

Il s'agit d'"une atteinte à la liberté d'expression et une tentative du régime de Kiev d'utiliser la force pour étouffer toute objectivité et vision impartiale des événements qui se déroulent dans le pays", a ajouté le ministère russe, appelant à la "libération immédiate" du journaliste.

L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et le Conseil de l'Europe ont exprimé leur "préoccupation".

L'Union européenne et les États-Unis ont appelé les autorités ukrainiennes au respect des droits fondamentaux et des libertés.

photo-ant/pop/lpt

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Une étude décrit l'empiètement des humains sur les zones protégées

France 24 - L'info en continu - jeu, 05/17/2018 - 20:55

Des autoroutes, des forages et mêmes des villes apparaissent au beau milieu de zones qui ne sont protégées que sur le papier, ont averti jeudi des chercheurs après avoir passé en revue des millions de kilomètres carrés d'aires protégées de la planète.

Un tiers des aires désignées officiellement dans le monde par les Etats comme "protégées" subissent une "importante pression humaine", conclut le rapport, publié jeudi dans la revue de référence Science.

Dans ces conditions, dans six millions de kilomètres carrés de terres protégées, l'équivalent de deux tiers de la Chine, la protection d'espèces menacées s'amenuise à grande vitesse.

"Seules 10% des terres sont complètement sans activité humaine, mais la plupart de ces régions se trouvent dans des endroits isolés, dans des pays de haute latitude comme la Russie et le Canada", ajoute le rapport.

Le problème est urgent en Asie, en Europe et en Afrique, explique un coauteur de l'étude, James Watson, directeur de recherche à la Wildlife Conservation Society, une organisation de protection de la nature et qui gère des zoos à New York.

"La plupart des pays font le premier pas et créent des zones protégées, mais ils s'arrêtent là et oublient le travail plus difficile et plus important consistant à financer la gestion de ces aires protégées, afin d'empêcher toute ingérence humaine d'importance", explique-t-il à l'AFP.

Le principe des parcs, forêts, montagnes ou zones maritimes protégés est qu'ils offrent un refuge aux oiseaux, mammifères et à la faune marine, dans un but de préservation de la biodiversité.

La communauté internationale en a pris conscience. Depuis 1992, la superficie de terres déclarées protégées a doublé.

- Autoroute à six voies -

Mais d'un bout à l'autre de la Terre, les exemples d'infrastructures humaines construites à l'intérieur des réserves naturelles abondent.

Au Kenya, une voie de chemin de fer traverse les parcs nationaux de Tsavo, où le rhinocéros noir, une espèce menacée, vit. "Il y a un projet avancé de construction d'une autoroute à six voies", ajoute James Watson.

En Australie, des activités pétrolières sont implantées dans le parc national de Barrow Island, habitat naturel d'un wallaby, ainsi que d'un rat-kangourou et d'autres marsupiaux menacés.

Sur l'île indonésienne de Sumatra, plus de 100.000 personnes se sont installées, illégalement, à l'intérieur du parc national de Bukit Barisan Selatan, reprenant des terres au tigre de Sumatra, aux orang-outans et aux rhinocéros. Environ 15% du parc a été recouvert de plantations de café.

Et aux Etats-Unis, les grands parcs Yosemite et Yellowstone ont vu l'apparition "d'infrastructures touristiques de plus en plus sophistiquées à l'intérieur de leurs frontières".

"On a découvert des infrastructures routières importantes comme des autoroutes, de l'agriculture industrielle, et même des villes entières à l'intérieur de zones qui étaient censées être consacrées à la protection de la nature", rapporte un autre coauteur, Kendall Jones, chercheur à l'Université Queensland, en Australie.

Au total, plus de 90% des zones protégées dans le monde, telles que réserves et parcs naturels, sont soumises à des "activités humaines néfastes".

Pour stopper les dommages, les chercheurs appellent les Etats à dégager les fonds nécessaires à la protection de la biodiversité dans leurs frontières.

Les cas de réussites existent. James Watson cite ainsi le sanctuaire de Keo Seima au Cambodge, le parc national Madidi en Bolivie, ainsi que la réserve de biosphère de Yasuni, en Equateur.

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A Rifle, Colorado, on mange un burger entouré d'armes

France 24 - L'info en continu - jeu, 05/17/2018 - 20:51

A Rifle, petite bourgade du Colorado, on peut manger un burger entouré d'armes: la patronne du restaurant "Shooters Grill", Lauren Boebert, ses serveuses et les clients en portent une à la ceinture.

Elle a ouvert ce restaurant, au nom prédestiné ("Tireurs") dans une ville qui l'est tout aussi ("Fusil"), avec son mari Jason en 2013. Le couple, qui découvrait la restauration, a choisi une décoration western pour son établissement, situé à côté d'une armurerie.

Peu après l'ouverture, un homme est battu à mort lors d'une altercation dans une ruelle à proximité du restaurant. Inquiète pour sa sécurité, Lauren Boebert se tourne alors vers son voisin, Edward Wilks.

"Je lui ai dit, +je veux porter une arme à feu. J'en possède mais je ne connais pas la loi, apprends moi+", explique-t-elle à l'AFP.

Le Colorado, un Etat rural de l'ouest des Etats-Unis, est l'un des 45 Etats américains à autoriser sous certaines formes le port d'arme visible, au nom du deuxième amendement de la Constitution qui garantit le droit de détenir une arme.

Elle achète donc un pistolet de modèle Taurus Judge et le porte au restaurant dès le lendemain. "Pour moi c'était normal, et les clients n'ont pas cillé", dit la trentenaire aux longs cheveux bruns.

Quelques semaines plus tard, une de ses serveuses demande l'autorisation d'être armée. "Ça n'était pas censé être automatique, c'était juste pour la protection, vous et nous".

Même si ce n'est pas une obligation, la majorité des employés du "Shooters" sont désormais armés, comme les clients. Ceux-ci n'ont toutefois pas le droit de sortir leur arme de son étui, sauf en cas de danger.

Le patron de l'armurerie voisine est aussi chargé de former les salariés et les clients qui le souhaitent au port d'armes.

Si la décoration est restée dans le ton des westerns, avec des photos de l'acteur John Wayne et des carabines Winchester accrochées aux murs, les propriétaires affichent leur passion pour les armes et se prononce ouvertement en faveur du deuxième amendement.

"Les armes sont les bienvenues", annonce une affichette sur la porte d'entrée. Devant les cuisines, une autre rappelle que l'établissement "n'est pas une zone sans arme". Au menu, les clients peuvent notamment choisir entre un sandwich "Poulet balistique" ou un burger "Suisse et Wesson". Des reproductions du texte de la Constitution sont placées sur les tables, salières et poivriers sont en forme de balles de fusil...

La notoriété du restaurant a dépassé les frontières de la petite ville et les clients viennent désormais du monde entier, assure Lauren Boebelt.

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Iran : UE, Russie et Chine contre-attaquent face aux sanctions américaines

France 24 - L'info en continu - jeu, 05/17/2018 - 20:46

Les Européens ont annoncé jeudi leur première réplique concrète aux tentatives des États-Unis de Donald Trump d'isoler économiquement l'Iran, dans le sillage des pions avancés par les Russes et les Chinois pour maintenir leurs liens avec Téhéran.

Le retrait américain de l'accord sur le programme nucléaire iranien, accompagné du retour des sanctions américaines tant redoutées, fait brusquement planer des risques financiers considérables sur les entreprises voulant investir en Iran depuis la signature de ce document historique en 2015.

"Nous devons maintenant agir", a déclaré le président de la Commission européenne Jean Claude Juncker, à l'issue d'un sommet des dirigeants européens avec leurs homologues des Balkans à Sofia, éclipsé par le "front uni" que les Européens ont voulu afficher face à Washington.

"C'est la raison pour laquelle nous lançons le processus de la loi de blocage, le 'blocking status' de 1996, qui vise à neutraliser les effets extraterritoriaux des sanctions américaines", a-t-il déclaré devant la presse. "Nous devons le faire et nous le ferons demain matin à 10H30", a-t-il ajouté.

L'outil évoqué est un règlement européen datant de 1996, créé à l'origine pour contourner l'embargo sur Cuba et qu'il s'agit désormais d'adapter. Il permet aux entreprises et aux tribunaux européens de ne pas se soumettre à des sanctions prises par des pays tiers.

Le désaccord avec les États-Unis sur l'embargo cubain avait toutefois été réglé au niveau politique et donc l'efficacité de ce règlement n'a jamais été éprouvée. Son effet pourrait être plus symbolique qu'économique, selon une source européenne.

- La Chine en embuscade -

"Les conséquences indirectes de la décision américaine vont favoriser les positions russes et chinoises dans la région et avantager leurs entreprises", a relevé le président français Emmanuel Macron à Sofia, illustrant les craintes des Européens. Mais "nous n'allons pas déclencher une guerre commerciale avec les États-Unis sur l'Iran ou contre-sanctionner des entreprises américaines", a-t-il par ailleurs assuré.

L'annonce jeudi par l'armateur danois de navires pétroliers Maersk Tankers de la cessation de ses activités en Iran, semble laisser présager de retraits en cascade d'entreprises européennes craignant de lourdes représailles américaines.

Les grandes entreprises allemandes restent pour l'heure sur la réserve. En première ligne, l'industriel Siemens qui s'était relancé en Iran après la levée des sanctions avec ses turbines à gaz, s'en tient à une position d'attente, tout comme Volkswagen, Daimler et le lessivier Henkel, également présents, à plus petite échelle.

Face au retrait probable du Français Total d'un projet de développement du vaste champ gazier iranien Pars Sud, l'Iran a aussitôt prévenu qu'il serait remplacé par le géant énergétique chinois CNPC, partenaire de Total dans ce contrat de 4,8 milliards de dollars.

"Nous n'allons pas contraindre des entreprises à rester. Le président de la République française n'est pas le PDG de Total. Lui défend les intérêts de son entreprise, regarde ce que le marché iranien lui apporte par rapport à son marché saoudien et d?autres pays", a à cet égard plaidé Emmanuel Macron.

La Chine, assoiffée d'hydrocarbures et premier partenaire commercial de Téhéran, semble effectivement avoir l'intention de passer outre les sanctions américaines afin de muscler ses investissements en Iran. Au risque d'aggraver les relations avec Washington, déjà tendues depuis l'introduction de droits de douane par les les États-Unis sur l'acier et aluminium.

- Pas important des Russes -

La Russie, une alliée de Téhéran qui avait maintenu des liens commerciaux lorsque les sanctions occidentales étaient en place, a de son côté fait un pas important pour rapprocher l'Iran de sa zone d'influence économique.

L'Union économique eurasiatique, menée par Moscou et réunissant plusieurs ex-républiques soviétiques, a signé à Astana jeudi un accord préliminaire avec l'Iran. Réduisant d'ores et déjà les droits de douane sur certains produits pour trois ans, l'objectif est de créer à terme une zone de libre-échange.

Si cet accord était en préparation depuis 2016, bien avant le retrait américain, il montre que la Russie, comme la Chine, ont l'intention de renforcer leurs relations commerciales avec Téhéran malgré le rétablissement des sanctions économiques de Washington.

La Russie a condamné l'annonce de Donald Trump et cherche avec les Européens à sauver l'accord. Son alliance avec Téhéran permet à ses entreprises d'être bien placées pour continuer à commercer avec l'Iran, d'autant que leurs concurrentes occidentales auront le plus grand mal à poursuivre leurs activités malgré d'importants investissements.

Les Russes, dont les relations avec les Occidentaux sont déjà au plus bas et qui ont l'habitude de faire des affaires dans un environnement de sanctions économiques, ne devraient pas craindre de contrecarrer Washington.

- "Pas parfait" -

L'accord conclu en juillet 2015 après des années d'âpres négociations entre l'Iran et le groupe 5+1 (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) avait permis de geler le programme nucléaire iranien jusqu'en 2025, en échange de la levée d'une partie des sanctions internationales contre Téhéran.

"Nous allons ?uvrer pour maintenir le cadre de l'accord de 2015 quelles que soient les décisions américaines", a déclaré M. Macron, tout en estimant que cela n'excluait pas "des négociations sur un accord plus large indispensable" avec Téhéran.

"Tout le monde au sein de l'Union européenne s'accorde à dire que l'accord n'est pas parfait, mais que nous devrions rester malgré tout dans cet accord et mener des négociations supplémentaires avec l'Iran", a renchéri la chancelière allemande Angela Merkel, également à Sofia.

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Bleus: avec Thauvin et Fekir, mais sans Payet dans la liste des 23 pour le Mondial

France 24 - L'info en continu - jeu, 05/17/2018 - 20:46

Florian Thauvin (Marseille) et Nabil Fekir (Lyon) sont dans la liste des 23 joueurs retenus pour le Mondial-2018 en Russie par Didier Deschamps, qui n'a en revanche pas convoqué jeudi Dimitri Payet (Marseille), blessé la veille en finale de l'Europa League.

En défense, deux joueurs blessés cette saison, Benjamin Mendy (Manchester City) et Djibril Sidibé (Monaco), rétablis, sont bien dans les 23. Au milieu, on note aussi une petite surprise avec la présence dans les 23 de Steven Nzonzi (Séville), qui pousse Adrien Rabiot (PSG) parmi les onze suppléants.

LES 23

Gardiens de but (3):

Hugo Lloris (Tottenham/ENG)

Steve Mandanda (Marseille)

Alphonse Areola (Paris SG)

Défenseurs (8):

Lucas Hernandez (Atletico Madrid/ESP)

Presnel Kimpembe (Paris SG)

Benjamin Mendy (Manchester City/ENG)

Benjamin Pavard (Stuttgart/GER)

Adil Rami (Marseille)

Djibril Sidibé (Monaco)

Samuel Umtiti (FC Barcelone/ESP)

Raphaël Varane (Real Madrid/ESP)

Milieux de terrain (5):

N'Golo Kanté (Chelsea/ENG)

Blaise Matuidi (Juventus/ITA)

Steven N'Zonzi (Séville FC/ESP)

Paul Pogba (Manchester United/ENG)

Corentin Tolisso (Bayern Munich/GER)

Attaquants (7):

Ousmane Dembélé (FC Barcelone/ESP)

Nabil Fekir (Lyon)

Olivier Giroud (Chelsea/ENG)

Antoine Griezmann (Atletico Madrid/ESP)

Thomas Lemar (Monaco)

Kylian Mbappé (Paris SG)

Florian Thauvin (Marseille)

Les suppléants (11):

Benoît Costil (Bordeaux)

Wissam Ben Yedder (Séville FC/ESP)

Kingsley Coman (Bayern Munich/GER)

Mathieu Debuchy (Saint-Etienne)

Lucas Digne (Barcelone/ESP)

Alexandre Lacazette (Arsenal/ENG)

Anthony Martial (Manchester United/ENG)

Adrien Rabiot (Paris SG)

Mamadou Sakho (Crystal Palace/ENG)

Moussa Sissoko (Tottenham/ENG)

Kurt Zouma (Stoke City/ENG)

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Au gala amfAR de Cannes, les fleurs sur la robe de Paris Hilton cachent ce qu'il faut, là où il faut

Le Huffington Post - jeu, 05/17/2018 - 20:46
Au gala amfAR de Cannes, les fleurs sur la robe de Paris Hilton cachent ce qu'il faut, là où il faut
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Football : les 23 Bleus au Mondial-2018 avec Thauvin mais sans Payet ni Rabiot

France 24 - L'info en continu - jeu, 05/17/2018 - 20:44
La liste des 23 Bleus qui représenteront la France lors de la Coupe du monde 2018 en Russie est désormais connue. Une sélection orpheline de deux prétendants très sérieux : le Parisien Adrien Rabiot et le Marseillais Dimitri Payet.
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A Rifle, Colorado, on mange un burger entouré d'armes

ladepeche.fr - jeu, 05/17/2018 - 20:42
A Rifle, petite bourgade du Colorado, on peut manger un burger entouré d'armes: la patronne du restaurant "Shooters Grill", Lauren Boebert, ses serveuses et les clients en portent une à la ceinture.Elle a ouvert ce restaurant, au nom prédestiné ("Tireurs") dans une ville qui l'est tout aussi ("Fusil"), avec son mari Jason en 2013. Le couple, qui découvrait la restauration, a choisi une décoration western pour son établissement, situé à côté...
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Trump assure que les préparatifs pour son sommet avec Kim se poursuivent

ladepeche.fr - jeu, 05/17/2018 - 20:41
Le président américain Donald Trump a assuré jeudi que les préparatifs pour son sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un mi-juin à Singapour se poursuivaient en dépit des doutes que fait planer Pyongyang sur ce face-à-face historique."Rien n'a changé sur la Corée du Nord à notre connaissance, on ne nous a rien dit", a-t-il déclaré depuis le Bureau ovale. "Nous verrons", a-t-il ajouté."Si la rencontre a lieu, elle aura lieu, et si elle...
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Iran : UE, Russie et Chine contre-attaquent face aux sanctions américaines

ladepeche.fr - jeu, 05/17/2018 - 20:40
Les Européens ont annoncé jeudi leur première réplique concrète aux tentatives des Etats-Unis de Donald Trump d'isoler économiquement l'Iran, dans le sillage des pions avancés par les Russes et les Chinois pour maintenir leurs liens avec Téhéran.Le retrait américain de l'accord sur le programme nucléaire iranien, accompagné du retour des sanctions américaines tant redoutées, fait brusquement planer des risques financiers considérables sur les...
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Cannes 2018: Cate Blanchett envoûte le tapis rouge tout en sobriété

Le Huffington Post - jeu, 05/17/2018 - 20:40
Cannes 2018: Cate Blanchett envoûte le tapis rouge tout en sobriété
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Gérard Jouannest, le pianiste aux doigts d'or de la chanson française

France 24 - L'info en continu - jeu, 05/17/2018 - 20:37

La mélodie de "Ne me quitte pas" c'était lui. Le pianiste Gérard Jouannest, homme de l'ombre de Jacques Brel puis de Juliette Gréco, dont il fut l'époux, laisse la chanson française orpheline d'un de ses plus grands compositeurs.

Le musicien virtuose, si discret dans la vie mais connu de tous les amateurs de chanson, est décédé mercredi à Ramatuelle (Var) à l'âge de 85 ans, a-t-on appris dans son entourage.

"Nous sommes honorés et heureux d?avoir pu travailler à ses côtés. Il n?était pas seulement un immense musicien mais aussi un homme discret, parfois espiègle et toujours d?une grande gentillesse", a salué Alexandre Baud, directeur de Quartier Libre qui avait produit la tournée "Merci" de Gréco en 2015.

Pour Gérard Jouannest, le moment de bascule d'une carrière artistique qui était destinée à rester dans la musique classique survint en 1959, lorsque le producteur Jacques Canetti lui fit rencontrer Brel, alors à la recherche d'un accompagnateur.

"Ne me quitte pas/Il faut oublier/Tout peut s'oublier": par ces mots, Brel, traumatisé par une séparation amoureuse, tient l'entame d'un des plus célèbres morceaux, et ne le sait-il pas encore, de l'histoire de la chanson française. Car derrière, des notes au piano l'accompagnent, imposant un contrepoint qui magnifie la mélodie.

Tout est déjà là dans le talent si subtil de Jouannest, qui, ironie de l'histoire, n'a pas été crédité dans "Ne me quitte pas", puisqu'il n'était pas encore inscrit à la Sacem.

Qu'importe: pour ce fils d'ouvrier, né à Vanves le 2 mai 1933, une nouvelle vie commençait pour ce jeune musicien qui avait suivi des études classiques - notamment avec Yvonne Léfébure, épouse du compositeur Olivier Messiaen - et qui subvenait aux besoins de sa famille en étant accompagnateur pour le groupe Les Trois Ménestrels.

Un rôle de l'ombre qu'il dépassera allègrement au cours des dix années d'une collaboration parfois agitée avec Jacques Brel. De leurs sessions sortiront des chansons éternelles comme "Bruxelles", "Madeleine", "Les vieux" ou encore "Mathilde".

- 48 ans avec Gréco -

Leur amitié dépassera le travail, au point que Brel, qui a décidé d'arrêter de chanter, lui change la vie une seconde, en lui faisant rencontrer Juliette Gréco en 1968, à qui le duo à écrit "On n'oublie rien". L'heureux hasard a fait le reste: Barbara a annulé une tournée à laquelle devait participer Jouannest, tandis que le pianiste de Gréco a été hospitalisé.

La "muse de Saint-Germain-des-Prés" fait alors appel à Jouannest. Ils ne se quitteront plus.

Ensemble ils créeront un répertoire riche d'une centaine de chansons, parmi lesquelles "Mon fils chante", "Vivre", "Les années d?autrefois" ou encore "Un jour d?été".

Leur relation, longue de 48 ans et qui se voyait encore sur scène en 2016 lorsqu'il l'accompagnait, avant qu?un accident de santé ne l'oblige à arrêter sa tournée, a dépassé le cadre professionnel, puisqu'il épousa la chanteuse en avril 1988.

Artiste engagé à gauche, qui avait soutenu la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle, Gérard Jouannest était à l'affût des nouveaux talents.

Celui qu'on surnommait "Monsieur Gréco", avait fait appel pour les derniers albums enregistrés de la femme de sa vie, à la nouvelle scène française incarnée par Miossec ou encore Benjamin Biolay au début des années 2000.

En 2006, il avait notamment collaboré avec Abd al Malik pour son deuxième album qui le révéla "Gibraltar". Passionné et généreux, il rendait un immense hommage au jeune artiste, médusé face à lui lors d'une interview sur RFI.

"C?est comme avec Brel: il y a plein de choses que je lui jouais sur lesquelles il n?a pas écrit. Si ça n?enclenchait pas au départ, c?était foutu. Tous les jours en répétition, je jouais n?importe quoi. Et puis parfois: +rejoue-moi ça+. J?ai travaillé avec beaucoup d?auteurs depuis Jacques. Il n?y a qu?avec Malik que j?ai revécu ça. Quarante ans après".

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Attaque au couteau à Paris : deux femmes arrêtées, un homme présenté au juge

France 24 - L'info en continu - jeu, 05/17/2018 - 20:36
Le procureur de Paris, François Molins, a détaillé jeudi l'enquête sur l'attaque jihadiste au couteau perpétrée samedi 12 mai : un ami de l'assaillant a été présenté à un juge et deux jeunes femmes ont été interpelées.
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Équipe de France de football : la liste des 23 Bleus pour le Mondial en Russie

L' Essentiel - SudOuest.fr - jeu, 05/17/2018 - 20:36

Le sélectionneur Didier Deschamps a dévoilé sa liste des 23 joueurs et des réservistes pour le Mondial (14 juin - 15 juillet), ce jeudi soir sur TF1.
Le sélectionneur de l'équipe de France de football, Didier Deschamps, a dévoilé sa liste des 23 Bleus pour la Coupe du monde en Russie, ce jeudi soir. "DD" a égrené la liste... Lire la suite

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Liste des 23 de Didier Deschamps: les joueurs qui seront en Équipe de France pour la Coupe du monde 2018

Le Huffington Post - jeu, 05/17/2018 - 20:29
Liste des 23 de Didier Deschamps: les joueurs qui seront en Équipe de France pour la Coupe du monde 2018
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Griezmann, Pogba, Fekir… La liste des 23 Bleus pour la Coupe du monde 2018

Avec Thauvin, sans Payet, le sélectionneur français Didier Deschamps a annoncé jeudi la composition de l’équipe de France qui disputera le Mondial en Russie.
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