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«Les faux-monnayeurs» de Gide: attention au retour de la morale dans l'enseignement littéraire

Slate.fr - mar, 02/20/2018 - 09:59
«Comment peut-on mettre au programme du baccalauréat un romancier mettant en scène dans son œuvre une forme d’inceste?»; «Comment justifier la présence à l’examen d’un écrivain pédophile?» Voici les objections formulées par une partie du public venu assister aux formations proposées en 2016 et 2017 sur Les faux-monnayeurs et le Journal des faux-monnayeurs d’André Gide, deux œuvres inscrites au programme du baccalauréat littéraire pour deux ans. ... Lire la suite
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A Alexandrie, de jeunes Syriens retrouvent l'espoir par le sport

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 09:59

Amir al-Awad, ancien champion de lutte syrien, rêvait des jeux Olympiques. La guerre dans son pays en a décidé autrement: réfugié en Egypte, il aide désormais de jeunes sportifs syriens, exilés comme lui.

A son arrivée en 2013 à Alexandrie, ville portuaire du nord de l'Egypte, l'athlète aux larges épaules, père de deux enfants, voulait traverser la Méditerranée et s'installer quelque part en Europe. Devant le danger de la traversée, il a renoncé.

Et avec d'autres réfugiés syriens, il a décidé de créer un centre qu'il a baptisé "Académie syrienne du sport".

La salle, nichée dans une ruelle étroite de la ville, basse de plafond, modestement équipée, a ouvert ses portes en 2016 avec seulement 3.000 livres égyptiennes, soit environ 300 euros à l'époque.

Le lutteur âgé de 34 ans et ses comparses, tous employés dans un restaurant de grillades, ont dû payer de leur poche pour aider au financement du projet, par ailleurs soutenu à hauteur de 25% par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) et la fondation Caritas.

Plus de 126.000 réfugiés syriens sont enregistrés auprès du HCR en Egypte, soit plus de la moitié des réfugiés comptabilisés par l?organisme dans ce pays, selon un dernier bilan daté de décembre 2017. Les Syriens seraient toutefois bien plus nombreux dans le pays.

Si une large majorité d'entre-eux considéraient l'Egypte comme une étape, beaucoup s'y sont finalement installés, ne pouvant envisager pour l'heure un retour en Syrie, ravagé par la guerre depuis 2011.

- 'Capitaine Adel' -

Arts martiaux, aérobic, ballet ou gymnastique, des jeunes filles et garçons viennent s'entrainer dans les vieux murs du centre, décorés de posters de champions mondiaux de lutte, de boxe ou d'haltérophilie.

L'académie accueille principalement de jeunes réfugiés syriens, mais aussi de jeunes résidents égyptiens. Des tournois de football sont aussi organisés, auxquels participent des migrants africains originaires du Soudan ou d'Ethiopie.

"Le jour où ils reviendront en Syrie, ils pourront brandir leur drapeau comme nous l'avons fait par le passé", rêve Amir al-Awad.

Après l'école, des enfants syriens âgés de sept à dix ans, s'entraînent sous son oeil aguerri.

"Allez les jeunes! Pour que vous ayez le temps de faire vos devoirs", leur hurle-t-il pour les encourager.

"Nous cherchons à inculquer aux enfants la création sportive et l'apprentissage de la victoire comme de l'échec, ce qui les aide beaucoup dans leur vie", explique-t-il, tout en gardant un oeil sur ses protégés.

A ses côtés se trouve Adel Bazmawi, 21 ans, l'un des entraîneurs fondateurs de l'académie et ancien champion de lutte libre dans son pays. Il a fui en 2013 Idleb, une région située dans le nord-ouest de la Syrie, où il a perdu sa maison et une partie de sa famille.

"En Egypte, je ne suis pas reconnu comme un joueur de lutte pouvant participer aux compétitions internationales", regrette Adel.

Et même lorsqu'il a été invité à des tournois au Canada et en Allemagne en 2015, il n'a pas pu s'y rendre parce que "la nationalité (syrienne) est devenue un obstacle à l'obtention de visas."

A l'académie, son talent inspire en revanche les plus jeunes. "Je veux retourner en Syrie comme un héros et battre le capitaine Adel et devenir comme lui un entraîneur de kick-boxing", dit Karim Jalal Eddin du haut de ses dix ans.

- Sans licence -

Adel, comme beaucoup de jeunes Syriens, a dû interrompre ses études d'éducation physique à cause de la guerre et travaille toujours comme ses collègues au restaurant. Revendiquant un caractère non lucratif, l'académie ne peut verser des salaires suffisants.

Les inscrits ne versent qu'une somme symbolique de 100 livres (4,5 euros) par mois, qui sert à régler le loyer et les factures, et 75% des enfants sont exemptés de frais.

Aux difficultés financières, s'ajoutent les complications administratives. Amir al-Awad cherche à faire reconnaître l'académie officiellement.

"Nous avons été contraints d'annuler un certain nombre d'événements" car nous n'avons pas de licence, explique-t-il.

Invité au Forum mondial de la jeunesse, qui s'est tenu en novembre dernier dans la station balnéaire de Charm el-Cheikh, il dit avoir discuté de ce problème avec le président Abdel Fatah al-Sissi en personne ainsi que d'autres responsables qui ont promis de trouver une solution.

"Mais depuis, rien ne s'est passé", déplore Amir.

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Bassin d'Arcachon : elle avait détourné la cagnotte destinée à un sans-abri

L' Essentiel - SudOuest.fr - mar, 02/20/2018 - 09:56

Une femme avait collecté 500 euros pour venir en aide à une personne sans domicile de Mios. Sauf qu'elle avait gardé la somme pour elle. Elle sera jugée au tribunal correctionnel prochainement.
En novembre dernier, une cagnotte Internet a été mise en place pour venir en aide à une personne en difficulté, sans domicile, sur... Lire la suite

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Vidéos. Angoulême : les agriculteurs font le blocus des grandes surfaces

L' Essentiel - SudOuest.fr - mar, 02/20/2018 - 09:52

Ils mettent la pression sur la grande distribution pour obtenir de meilleurs prix et une plus juste répartition des marges.
Ce mardi matin, à l'initiative des Jeunes agriculteurs de Charente, une cinquantaine d'exploitants agricoles ont bloqué deux grandes surfaces angoumoisines, Leclerc à Lunesse et Intermarché à... Lire la suite

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Top 14 : Brock James vers l'UBB ?

L' Essentiel - SudOuest.fr - mar, 02/20/2018 - 09:50

Le demi d'ouverture australien du Stade Rochelais pourrait rejoindre l'Union Bordeaux-Bègles la saison prochaine.
En fin de contrat en juin prochain avec le Stade Rochelais, Brock James (37 ans) devrait jouer sous les couleurs de l'Union Bordeaux-Bègles la saison prochaine, selon Rugbyrama. Contacté par "Sud Ouest", Laurent... Lire la suite

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Venezuela: Maduro fait campagne en langue des signes

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 09:48

"Nous avons une surprise pour vous, soyez attentifs", avait promis le président vénézuélien Nicolas Maduro, provoquant une grande attente dans son pays, mais le chef de l'Etat a finalement surpris, amusé et agacé une partie de la population avec un spot de campagne en langue des signes.

Un jour après ce message mystérieux sur Twitter, le dirigeant socialiste est apparu dimanche soir à la télévision et a traduit en langue des signes des slogans visiblement destinés à sa campagne en vue du scrutin anticipé du 22 avril où il brigue un nouveau mandat: "Nous voulons la paix!", "Nous voulons un Venezuela pour tous!".

Le spot, qui montre aussi des proches collaborateurs du président, dont son épouse Cilia Flores qui l'évoque comme un "grand leader", a généré une pluie de réactions sur les réseaux sociaux.

Parmi elles, une jeune internaute sourde-muette lui a répondu par un message vidéo. "Président Maduro, la communauté sourde veut te dire que nous sommes fatigués des mensonges, de tant de répression, de tant de faim. Nous avons un seul signe pour toi", conclut la jeune femme en lui adressant un doigt d'honneur.

Plusieurs dirigeants de l'opposition ont également critiqué ce spot. "Que Maduro et sa clique aient appris à dire des mots en langue des signes, cela ne veut pas dire qu'ils aiment le peuple, mais plutôt qu'ils se moquent de lui", a réagi sur Twitter la députée Delsa Solorzano.

De nombreux internautes se sont amusés à détourner les images du message présidentiel, mais ont aussi exprimé leur déception car ils espéraient une annonce de mesures contre la sévère pénurie d'aliments et de médicaments dont ils souffrent, doublée d'une hyper-inflation.

"Ce genre de messages, ce n'est pas pour le pays, nous voulons plus d'actes, l'hyper-inflation est en train de nous noyer", a commenté sur Twitter Luis Martinez.

Sur Facebook, une partisane de M. Maduro, Liasne Ravelo, défendait son message, utile selon elle pour que "les sourds de l'opposition comprennent en langue des signes que nous voulons la paix".

Pour l'expert en communication Andrés Cañizalez, "le spot est bien fait, il a un message valide et intéressant".

Mais selon lui le problème "est l'attente que cela a générée, car le pays espérait des annonces économiques, c'est pour cela que ça a déçu. En outre, il a interrompu le prime-time du dimanche, qui est un espace intime", provoquant l'irritation des téléspectateurs.

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La restauration hors domicile en France dans le vert en 2017

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 09:40

Pour la deuxième année consécutive, le marché français de la restauration hors domicile tire son épingle du jeu et enregistre sa meilleure performance depuis 2011, porté par la restauration rapide, selon un bilan du cabinet NPD Group.

L'année 2017 "concrétise pour la restauration hors domicile le renversement de la tendance amorcée en 2016 et affiche une progression de 1,8% en valeur tous circuits confondus - soit la meilleure performance du secteur depuis 2011", selon ce bilan publié mardi.

"Avec près de 55,6 milliards d'euros dépensés, le marché est au beau fixe, comme le confirment la hausse de la fréquentation de 1% et l'augmentation (0,8 %) de la dépense moyenne établie à 5,55 euros", ajoute NPD.

Par segment, la restauration traditionnelle dite à table, sort du rouge et renoue avec la croissance (+ 1%) pour la première fois depuis 2011 mais tandis que la restauration rapide se porte bien et enregistre une hausse de fréquentation de +3,7 %, note NPD.

Au sein de ce dernier segment, les fastfoods continuent à séduire les foules, tandis que les sandwicheries redynamisent leur fréquentation en 2017.

Un segment s'est particulièrement bien porté en 2017, baptisé "fast casual" et qui mélange restauration rapide et expérience proche de la restauration à table.

Il continue d'innover en proposant "nouveaux produits à fortes identités, issus des voyages comme les tacos, le poulet grillé, les piadines ou encore les goûts venus d'Asie (les sandwichs vietnamiens bahn mi ou encore le street food thaï?)", selon le cabinet.

Par ailleurs, le petit-déjeuner hors domicile affiche une hausse de 3%, "signe qu'il redessine les habitudes des Français de plus en plus adeptes d'un petit déjeuner à l'extérieur", selon NPD.

Pour 2018, le cabinet NPD prédit que le marché "pourrait progresser de 111 millions de visites supplémentaires. Les habitudes de consommation vont continuer à évoluer, influencées par la technologie et l'innovation, la recherche d'expérience et une offre toujours plus diversifiée".

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Macron prépare un atterrissage incertain au Parlement européen

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 09:40

Dynamiter la mécanique des partis européens ou jouer les trouble-fête de l'intérieur? S'insérer au centre ou tendre la main à la droite au pouvoir ? A 16 mois des élections européennes, Emmanuel Macron temporise sur sa stratégie et laisse le Parlement dans l'expectative.

Alors que les chefs d'Etats européens se réuniront vendredi à Bruxelles pour évoquer la composition du Parlement après les élections, la question de l'influence de M. Macron sur la tectonique des forces politiques reste en suspens.

Les négociations "n'ont pas encore commencé. On est dans la phase où l'on se renifle. On se dit +ah, il a les mêmes phéromones que moi+", plaisante auprès de l'AFP Guy Verhofstadt, président du groupe centriste ADLE au Parlement, qui se présente comme l'allié naturel de M. Macron.

Si les grandes manoeuvres débuteront une fois passées les élections italiennes de mars, les couloirs frémissent de spéculations, notamment sur la capacité des grandes familles politiques (la droite du PPE, les sociaux-démocrates du S&D, l'ADLE...) à surmonter leurs divergences internes. Des fractures sur lesquelles M. Macron, qui se rendra au Parlement le 17 avril, pourrait s'appuyer pour se ménager une place de choix aux élections de 2019, avec deux scenarii possibles: créer un groupe à sa main ou, plus modestement, s'insérer dans un groupe existant.

"J'ai l'impression que la boule continue de rouler dans la recomposition politique et va complètement modifier les lignes de partage", pronostique l'eurodéputée MoDem Nathalie Griesbeck.

"Personne n'admettra publiquement que son groupe est faible. Mais la réalité, c'est que la crise est dure partout, à gauche comme à droite", abonde l'Espagnol Javier Nart, élu de Ciudadanos proche de La République en marche.

M. Macron compte donc occuper un espace politique organisé autour d'un nouveau clivage entre progressistes pro-européens et conservateurs eurosceptiques, en espérant grappiller des forces à droite comme à gauche. Socle de sa démarche, le discours de la Sorbonne de septembre, à tonalité très programmatique.

"Mais si vous dites aux partenaires que c'est à prendre ou à laisser, ce n'est pas comme ça que vous rassemblez au-delà des clivages et groupes existants", nuance le député français Pieyre-Alexandre Anglade, qui va piloter la "task force" du parti présidentiel pour préparer le scrutin.

- Pas 'en pays conquis' -

"Il y a plusieurs points fondamentaux pour nous mais, au niveau européen, il faut aussi être capable d'intégrer des perspectives qui viennent d'ailleurs" pour "arriver à une vision commune", explique-t-il encore.

M. Macron devra cependant surmonter des obstacles de taille.

En premier lieu, son manque d'antenne au Parlement où un seul eurodéputé français est ouvertement "En Marche", Jean Arthuis. D'autres seraient en approche, chez les écologistes (José Bové), à droite (Arnaud Danjean) ou à gauche (Gilles Pargneaux).

Cette absence de relais engendre une méconnaissance des rigidités au sein des groupes, alors que le PPE, dominé par les Allemands de la CDU-CSU, est traditionnellement maître du jeu. Le Premier ministre Edouard Philippe a d'ailleurs rencontré samedi lors d'un passage à Munich le patron du groupe, l'Allemand Manfred Weber.

"Il ne faut pas qu'il vienne ici en pays conquis", diagnostique l'eurodéputé français Alain Lamassoure. "Au mieux, il peut espérer que le groupe politique qui émanerait de sa formation soit le deuxième du Parlement européen, derrière le PPE. Mais il ne sera qu'un +junior partner+ du PPE et donc de la CDU", appuie-t-il.

Si l'Elysée semble avoir fermé la porte à un rapprochement avec le PPE car "trop marqué à droite", il est donc "condamné au centre", selon M. Lamassoure.

"Les socialistes sont en crise, le PPE a comme seule préoccupation de garder le pouvoir. La conclusion, c'est qu'il faut une troisième force qui n'a pas peur de faire les réformes nécessaires", plaide M. Verhofstadt.

"Je pense que l'ADLE est tout à fait prêt à participer à une initiative (...) sui generis", explique M. Verhofstadt qui avance des sondages flatteurs lui offrant une centaine d'eurodéputés, "et tout ça avant une opération possible de recomposition".

"Il y a des bases dans beaucoup de pays. Mais il faut oser, se lancer", exhorte-t-il.

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Thibault Dijols, un éleveur des hauts plateaux en transhumance à Paris

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 09:39

D'ordinaire, Thibault Dijols préfère les hauts plateaux de l'Aubrac balayés par les vents. Mais l'éleveur fait une exception pour accompagner jeudi à Paris la transhumance de sa vache, prénommée "Haute", égérie 2018 du salon de l'Agriculture.

La photo de la placide ruminante - maquillage smoky, robe blond froment et cornes en lyre - voluptueusement couchée sur une prairie infinie, a envahi les couloirs du métro sur les affiches de promotion de la plus grande ferme de France, qui ouvre ses portes samedi.

"J'ai déjà participé au salon en 2008 et en 2010, mais avoir une vache de son troupeau sélectionnée pour en être l'égérie, c'est un vrai bonheur" dit M. Dijols, grand athlète de 32 ans, agriculteur et footballeur amateur.

Levé à six heures chaque jour, il élève 130 vaches de race Aubrac, avec sa mère et son épouse Florence, sur 190 hectares de paturages, à Curières, une commune de 200 habitants près de Laguiole dans l'Aveyron.

Ce fils et petit-fils d'éleveur et sélectionneur produit ce que l'élevage français a de plus beau à offrir, des bêtes nourries à l'herbe sur les vastes plateaux du Massif Central. Avec transhumance obligatoire en altitude de la fin mai à la mi-octobre.

Cet hiver, le plateau a eu "beaucoup de neige". Endurantes et adaptables, les vaches sont "au chaud jusqu'au printemps" dit le jeune homme, happé depuis deux mois par les préparatifs du salon.

Il avoue sa "surprise" d'avoir été sollicité par de nombreux journalistes pour visiter son exploitation malgré le froid et la neige, dont beaucoup venus de Paris.

"Ce n'est pas évident, en pleine saison des vêlages, nous devons surveiller chaque mise-bas, c'est notre gagne-pain, et on a déjà eu 95 veaux cet hiver, ça fait du travail, heureusement je suis bien aidé" dit-il. "Mais ça me touche de voir autant d'attention sur l'agriculture".

M. Dijols ne fait pas partie des centaines de jeunes exploitants conviés jeudi à l'Elysée. "On ne m'a pas prévenu" dit-il à l'AFP. Mais il s'en fiche. "Toute ma famille viendra autour de Haute, c'est ce qui compte".

"Mes parents ont patiemment sélectionné et créé le troupeau et m'ont transmis un bon cheptel génétique". Ce qui lui a permis d'amortir la crise qui a frappé nombre d'autres éleveurs.

Installé depuis 2009, il échappe au redécoupage vivement contesté des zones défavorisées qui épargne les régions de montagne comme la sienne.

"Les aides que nous percevons nous permettent de vivre, même si je préférerais m'en passer bien sûr", dit-il. Si le consommateur devait acheter la viande de qualité qu'il produit à son prix de revient réel (sans aides), "peu de gens pourraient s'en offrir" juge-t-il.

- Travail "avec le vivant et avec la terre" -

Car sa vache "Haute", est une pure sang Aubrac, comme le reste du troupeau. L'aristocratie du plateau. Ses veaux produisent de la viande Label rouge.

Jeudi matin, toutes les bêtes du secteur qui partent pour Paris, dont Haute, seront regroupées sur la grand place de Laguiole. "C'est la tradition, ceux qui ne viennent pas à Paris peuvent venir les voir," explique M. Dijols.

Au milieu de la place, trône depuis 70 ans une statue de taureau en bronze. Symbole de ce terroir. "Notre Tour Eiffel à nous" dit l'éleveur.

Il avoue volontiers ne pas être "à la mode d'aujourd'hui, le circuit-court", la vente directe. "Je vends mes bêtes au boucher et je lui achète ensuite la viande".

"Si j'habitais plus près d'une grande ville, je m'y mettrais, mais nous sommes trop loin des lieux de consommation", estime-t-il. A chacun son métier. Et puis, c'est un boucher qui s'est démené pour faire reconnaître la qualité du boeuf fermier Aubrac label rouge.

Sur son métier, il est intarissable. "Nous travaillons avec le vivant, et avec la terre, c'est unique" dit-il.

"Si le plateau de l'Aubrac est si beau, c'est parce qu'il est paturé, et notre sol, c'est le patrimoine qu'on nous a transmis, avec l'herbe, les chemins, les haies qu'on entretient, j'espère le transmettre à d'autres un jour".

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Avocat de Nordahl Lelandais : "le mensonge en droit français n'est pas un délit"

L' Essentiel - SudOuest.fr - mar, 02/20/2018 - 09:37

Nordahl Lelandais est toujours hospitalisé. Selon son avocat, "il devra s'expliquer, il dira ce qu'il estime devoir dire".
Transféré vendredi à sa demande, "par précaution", dans une unité spécialisée, Nordahl Lelandais était toujours hospitalisé ce mardi matin, selon avocat. Interrogé sur RMC, Me Alain Jakubowicz n'a pas... Lire la suite

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Réforme de la SNCF: la CGT veut être reçue à Matignon

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 09:31

La CGT veut être reçue par le Premier ministre Edouard Philippe pour lui faire part de ses "propositions" sur l'avenir de la SNCF, a déclaré mardi son secrétaire général Philippe Martinez.

"Nous souhaitons que le Premier ministre nous reçoive pour que nous puissions lui exposer les propositions de la CGT pour un grand service public du ferroviaire (...) Ce qui n'a pas été fait", a déclaré sur Europe 1 le numéro un de la CGT au lendemain du lancement par le gouvernement de la concertation sur l'avenir de la SNCF.

Quatre jours après la remise du rapport Spinetta, Edouard Philippe a reçu lundi à Matignon Guillaume Pepy, président du groupe, Frédéric Saint-Geours, président du conseil de surveillance, et Patrick Jeantet, PDG de SNCF Réseau. Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF ont rencontré séparément la ministre des Transports Elisabeth Borne.

La CGT souhaite qu'on "donne les moyens aux cheminots d'accomplir leur mission, ce qui permet aux citoyens plus de mobilité dans un transport qui est écologique", a précisé M. Martinez.

La question est de savoir "comment on fait pour moderniser les lignes, les électrifier", a poursuivi M. Martinez, en ajoutant qu'il fallait "équilibrer le tout TGV parce que ça coûte très cher". "C'est bien de relier les grandes métropoles mais dans les zones rurales, comment on fait pour aller à l'école, pour aller au boulot ?", a-t-il demandé. "Le territoire doit être homogène et les citoyens doivent être égaux dans leur accès à la mobilité", a-t-il dit.

Accusant l'Etat de ne pas avoir" joué son rôle pendant des années", il a plaidé pour "un plan de financement pour moderniser" le réseau ferré français. En Allemagne, l'Etat "a remboursé à la compagnie allemande je crois 37 milliards d'euros pour entretenir les voies il y a une dizaine d'années", a-t-il affirmé.

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Israël: conclusion d'un contrat "historique" de fourniture de gaz à l'Egypte 

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 09:28

Israël a conclu un contrat "historique" pour la fourniture de gaz naturel à l'Egypte, a annoncé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Cela va rapporter des milliards dans les coffres de l'Etat", a affirmé dans un communiqué M. Netanyahu sans donner d'autres détails.

Selon un communiqué du groupe énergétique israélien Delek, le montant du contrat devrait atteindre 15 milliards de dollars (environ 12 milliards d'euros).

L'accord a été conclu avec la compagnie privée égyptienne Dolphinus par un consortium qui comprend Delek et le groupe américain Noble Energy, pour la fourniture de 64 milliards de mètres cubes extrait des champs offshore Leviathan et Tamar en Méditerranée, a indiqué Delek.

"Cet accord va permettre de renforcer la position d'Israël comme acteur central dans la région sur le marché de l'énergie", a déclaré Youval Steinitz, le ministre de l'Energie.

Au Caire, le ministre égyptien du Pétrole Tarek al-Molla a commenté l'annonce israélienne. "Le gouvernement égyptien n'a reçu aucune demande officielle pour importer du gaz d'Israël", a-t-il déclaré à la chaîne privée de télévision satellitaire DMC.

A ce stade, a précisé le ministre égyptien, "le gouvernement a approuvé de manière préliminaire l'importation de gaz depuis Israël une fois que trois conditions seront remplies".

Ces conditions, a-t-il précisé, sont l'approbation définitive de cette importation par le gouvernement, l'assurance qu'elle sera bénéfique à l'économie de l'Etat égyptien et la conclusion d'arbitrages qui sont en cours de discussion.

Israël a peu de ressources naturelles mais a découvert au début des années 2000 d'importants champs gaziers.

En septembre 2016, un contrat estimé à 10 milliards de dollars a été signé pour l'exportation vers la Jordanie de gaz extrait de Leviathan. Les fournitures de gaz en provenance de ce champ doivent débuter en 2019.

La Jordanie et l'Egypte sont les deux seuls pays arabes à avoir signé un traité de paix avec Israël.

Israël a également donné fin 2016 son feu vert à la vente à la compagnie grecque Energean de deux autres champs gaziers, dont les réserves sont estimées à 60 milliards de mètres cubes.

L'ensemble de ces réserves gazières ont fait entrevoir l'indépendance énergétique pour Israël et lui ont aussi ouvert la perspective d'exporter son énergie notamment vers l'Europe, voire de nouer de nouveaux liens stratégiques dans la région.

L'an dernier, M. Netanyahu avait jugé "révolutionnaire" le projet de gazoduc East Med devant relier son pays à Chypre et la Grèce, à l'issue d'une rencontre tripartite en Grèce.

D'un coût de 5,8 milliards d'euros, ce gazoduc devrait acheminer vers l'Europe le gaz découvert au large des côtes chypriotes et israéliennes, réduisant ainsi la dépendance du continent à l'égard de l'énergie russe.

Le développement du projet ne devrait toutefois pas commencer avant plusieurs années, et le pipeline ne serait opérationnel qu'en 2025.

Ces richesses naturelles créent également des tensions en Méditerranée: elles sont au coeur d'une dispute entre l'Etat hébreu et le Liban.

Le Liban a récemment signé son premier contrat d'exploration d'hydrocarbures au large de ses côtes avec un consortium comprenant le groupe pétrolier français Total, l'italien ENI et le russe Novatek.

Deux blocs sont concernés, dont une partie se trouverait dans une zone maritime revendiquée par Israël.

M. Steinitz a rencontré dimanche le secrétaire d?État adjoint américain pour les affaires du Proche-Orient, David Satterfield, dépêché par Washington pour tenter de désamorcer le contentieux entre les deux pays.

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Le pouce d'un des soldats de la célèbre armée chinoise de terre cuite volé aux Etats-Unis

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 09:27

Le pouce d'un des soldats de la célèbre armée de terre cuite enterrée à Xian, dans le nord de la Chine, a été dérobé lors d'une exposition aux Etats-Unis et les autorités chinoises réclament que le voleur soit "sévèrement puni".

Selon des documents de la justice américaine consultés par l'AFP, un jeune homme de 24 ans a été arrêté pour le vol commis peu avant Noël lors d'une fête à l'Institut Franklin de Pennsylvanie, où étaient exposées dix figurines.

D'après le rapport d'arrestation établi par un agent du FBI, le suspect s'était introduit subrepticement dans la salle d'exposition fermée et avait pris un selfie avec le guerrier de terre cuite, d'une valeur de 4,5 millions de dollars.

Puis, il semble avoir cassé le pouce gauche de la statue avant de le mettre dans sa poche et de partir.

Le musée a remarqué la disparition le 8 janvier. L'agent du FBI a retrouvé l'auteur présumé à son domicile de Bear, dans le Delaware, où il a reconnu avoir rangé le pouce dans un tiroir.

Arrêté pour le vol d'une oeuvre d'art majeure dans un musée, recel d'oeuvre d'art majeure et transport d'objet volé d'un Etat à l'autre, il a été libéré sous caution de 15.000 dollars.

Les 8.000 guerriers en terre cuite mis au jour à Xian, dans le nord de la Chine, à partir de 1974, sont les gardiens de la tombe du premier empereur de Chine, Qin Shihuang, mort en 210 avant notre ère après avoir unifié le pays. Cette armée d'outre-tombe a été découverte en 1974.

Des centaines de milliers de touristes visitent chaque année ce site inscrit au patrimoine de l'Unesco, situé dans la province de Shaanxi.

Les Chinois y voient avant tout l'un des symboles de leur civilisation millénaire, au même titre que l'invention de la poudre ou du papier.

"Nous appelons la partie américaine à punir sévèrement la personne qui a commis un tel acte de vandalisme et de vol de l'héritage culturel de l'humanité", a déclaré dimanche au journal Beijing Youth Daily le directeur du Centre culturel d'échanges de reliques de la province de Shaanxi.

Deux spécialistes vont être dépêchés aux Etats-Unis pour aider à la restauration de la statue, a-t-il ajouté, ajoutant qu'une procédure en dommages et intérêts avait été lancée.

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Lutte contre le harcèlement, débat sur la parité : la Berlinale se met à l’heure #metoo

Le festival de cinéma a vu le lancement de la structure en ligne « SpeakUp » pour soutenir les victimes d’harcèlement et d’agression.
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Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron remportent l'argent aux JO de Pyeongchang

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 09:24
2018-02-20 08:46 Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron remportent l''argent aux JO de Pyeongchang
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Centrafrique: les bébés, premières victimes du désert médical

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 09:22

Dans la maternité de Boali, à 100 km de la capitale centrafricaine Bangui, les gémissements qui filtrent de la salle d'accouchement n'expriment aucune promesse de bonheur. Dans une salle sombre, sur un lit métallique cerclé de rideaux violets, une femme pleure son enfant mort en couche.

Ici, comme dans beaucoup de centres de santé du pays, le sol bétonné est imbibé des larmes de mères endeuillées. Car cette femme n'est ni la première, ni la dernière à subir un tel drame: en Centrafrique, un enfant sur 24 meurt durant son premier mois de vie, le deuxième pire taux de mortalité néonatale au monde, selon un rapport de l'Unicef paru mercredi.

Le taux de mortalité infantile (décès dans les 5 premières années de vie), est lui de 124 pour mille. Ces chiffres alarmants sont dus au manque cruel de médecins et spécialistes, selon l'Unicef, qui estime que plus de la moitié des infrastructures de santé du pays sont gérées par du personnel non qualifié ou des volontaires.

Le docteur N-Eloi Mboufoungou en est conscient: il est le seul médecin-généraliste de la sous-préfecture de Boali, qui compte un peu plus de 33.000 habitants.

Assisté de 25 agents de santé, dont seuls 9 sont qualifiés, il ne peut que déplorer le manque de suivi des femmes enceintes ou des jeunes enfants: "les femmes viennent faire une consultation pour leur première grossesse, puis elles disparaissent souvent dans la nature", explique-t-il.

A l'échelle du pays, le constat est identique. En ville, une femme sur 2 bénéficie d'au moins une consultation prénatale. La proportion tombe à un quart en milieu rural, selon l'Unicef.

- Manque d'équipement -

Cette faible fréquentation est d'abord due au coût des soins et des médicaments, tous à la charge du patient. En Centrafrique, un accouchement coûte 1.000 francs CFA (1,5 euros) alors que 76% de la population vit dans l'extrême pauvreté, soit avec moins de 1,9 dollars par jour, selon la Banque mondiale.

Sans compter les frais de déplacement, en voiture ou en taxi-moto, pour ceux qui en ont les moyens. "J'ai marché 3 km à pied pour venir, car je n'avais pas d'argent pour le transport", raconte Judith, d'une voix lasse.

Elle est arrivée à midi à la maternité de Boali et a accouché trois heures plus tard. Elle repartira bientôt, comme cette autre femme, qui titube jusqu'à un taxi-moto où l'attend son mari. Une grimace déchire son visage lorsqu'elle s?assoit sur la selle. Elle aussi vient d'accoucher.

Inutile de compter sur l'ambulance de l?hôpital: elle rouille, sans ses roues, à l'ombre du bloc opératoire. "Cela pose des problèmes logistiques, pour faire descendre les malades avec des complications à Bangui", euphémise le docteur.

Car, du fait du manque criant de matériel en provinces, de nombreux cas "atterrissent" à Bangui. Au complexe pédiatrique de la capitale, les taux de mortalité néonatale et infantile sont légèrement meilleurs, du fait de la concentration d'équipement dans cet établissement.

Cet hôpital est le seul à disposer de couveuses et autres matériels adaptés et draine en conséquence de nombreux cas avec complications (prématurés, notamment) de Bangui et de province. Il concentre également les uniques pédiatres du pays.

"Tout est concentré ici a Bangui, cela laisse voir ce qu'il manque pour le reste du pays, en équipement, en ressources humaines", explique le professeur Jean-Chrysostome Gody, du complexe pédiatrique banguissois.

La République centrafricaine et ses 4,5 millions d'habitants ne compte que 5 pédiatres - qui travaillent tous au service pédiatrique du complexe -, 7 gynécologues obstétriciens - qui résident tous à Bangui - et environ 300 sage-femmes.

Et même dans la capitale, les conditions restent difficiles: "Les grand prématurés, nous avons très peu de moyen pour eux, sinon aucun". Et d'ajouter: "ce peu de moyens, ça pèse énormément dans la mortalité".

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Marion Maréchal-Le Pen prendra la parole à la grand-messe des conservateurs américains

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 09:20
La nièce de Marine Le Pen doit intervenir, jeudi, à Washington à la grande conférence qui réunit chaque année les plus importantes personnalités conservatrices des États-Unis. Donald Trump doit s'y rendre vendredi.
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Réforme de la SNCF: Pepy ne s'attend pas à une grève des cheminots

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 09:20

Le président de la SNCF Guillaume Pepy a affirmé mardi qu'il ne s'attendait pas à une grève des cheminots pour protester contre la réforme de la SNCF, estimant que "la concertation" permettra d'éviter un tel mouvement.

"Les cheminots, les syndicats de cheminots, ils ont intérêt à ce qu'il y ait un avenir pérenne pour la SNCF, donc moi je suis persuadé que l'écoute, la concertation, la négociation vont permettre d'éviter une grande grève", a déclaré M. Pepy sur la radio franceinfo.

"Plus il y a de concertations, moins il y a de tensions", a-t-il ajouté, reconnaissant toutefois que "l'inquiétude" est présente chez les cheminots, après la présentation la semaine dernière du rapport Spinetta, qui présente des pistes de réformes pour la SNCF.

La ministre des Transports Élisabeth Borne a reçu lundi les quatre syndicats représentatifs du groupe, qui ont chacun réaffirmé leurs "limites" quant à ces pistes sur l'avenir du groupe ferroviaire.

Le premier syndicat de la SNCF, la CGT-Cheminots, qui appelle à la mobilisation le 22 mars, n'a pas prévu de "grève nationale" ce jour-là. Mais la suite dépendra de ce que va annoncer le Premier ministre Edouard Philippe, a-t-il prévenu.

Jean-Cyril Spinetta a, lui, espéré qu'à l'issue des concertations, "des décisions raisonnables, qui sont celles que recommande le rapport, pourront prévaloir".

L'auteur du rapport explosif a affirmé mardi sur CNews qu'il était "trop tôt" pour prédire s'il y aura ou non des grèves, mais "pense sincèrement" qu'une réforme aura lieu car "le gouvernement est conscient d'une situation de la SNCF qui ne peut pas durer".

"Cette réforme est indispensable" a-t-il lancé, mettant en garde contre un "déclin inéluctable", voire une "mort lente" de la SNCF si aucune mesure n'était prise pour permettre au groupe ferroviaire de "gagner des parts de marché dans un environnement concurrentiel".

"Si chacun fait un effort (...) parce que tout le monde a intérêt à cette réforme, à ce moment-là, on peut améliorer le système ferroviaire français et en faire un des meilleurs d'Europe", a également affirmé pour sa part Guillaume Pepy.

"La réforme elle peut et doit être gagnante pour tout le monde", a-t-il ajouté.

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Les groupes politiques européens touchés par la recomposition

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 09:17

Une droite titillée à son extrémité, une gauche meurtrie par la crise de la sociale-démocratie, un euroscepticisme latent... les grandes familles politiques européennes s'inquiètent de leurs fractures, à 16 mois des élections.

+ A DROITE, LE TRUBLION ORBAN

Si le Parti populaire européen, de droite, reste dominant avec 217 eurodéputés sur les 751 du Parlement, il s'interroge sur la cohésion de son arc idéologie allant des démocrates-chrétiens aux souverainistes dont fait partie la délégation hongroise du Premier ministre Viktor Orban.

"Le PPE est un assemblage dont la principale colle est la volonté d'être le plus gros. C'est un conglomérat d'intérêts", cingle le président du groupe des Verts européens Philippe Lamberts.

Mais "l'unité l'emportera", pronostique un eurodéputé PPE français.

M. Orban "aime provoquer mais il respecte les lignes rouges très claires que nous lui traçons, et dont nous discutons ouvertement avec lui", relève auprès de l'AFP le patron des eurodéputés PPE, l'Allemand Manfred Weber, qui ne voit pas de "problème en interne", si ce n'est sur "la question migratoire". "En Europe, il faut essayer de trouver des solutions communes aux problèmes communs. Je pense qu'on est en bonne voie", indique-t-il.

+ LA SOCIALE-DEMOCRATIE EN CRISE

Partout en Europe, la sociale-démocratie traverse une profonde crise d'identité, tiraillée entre un courant libéral et une aile gauche remuante.

Cela s'est exprimé en Grèce (PASOK) ou en France (le PS) de manière éclatante. En Allemagne (SPD) et en Italie (PD), les sociaux-démocrates se retrouvent ou risquent de se retrouver dans des accords de coalition avec la droite pour gouverner.

"Ces coalitions, ça va faire des dégâts énormes", prédit l'eurodéputée française Isabelle Thomas, qui a quitté le PS pour rejoindre le mouvement de Benoît Hamon, Génération-s. "Il y a un espace énorme qui s'ouvre à gauche et les choses sont en train de bouger. Après, comment agréger ? C'est ça le sujet", ajoute-t-elle.

"Notre famille sociale-démocrate reste solide", proteste le patron par intérim des eurodéputés S&D Udo Bullmann, tout en concédant auprès de l'AFP qu'il faut "une remise à plat de notre stratégie".

+ PARTOUT: PLUS OU MOINS D'EUROPE ?

Dans sa quête de recomposition, Emmanuel Macron espère s'appuyer sur une ligne de fracture commune à tous les groupes: le clivage entre partisans d'une intégration renforcée et leurs détracteurs.

Chez les centristes du groupe ADLE, naturellement favorable à M. Macron, les Allemands du FDP ou les Néerlandais du VVD sont ainsi défavorables aux propositions du président français sur la gouvernance de la zone euro.

"Un groupe politique, ce n'est pas forcément un accord à 100%, il y a toujours des divergences. Mais je ne vois pas des obstacles insurmontables", nuance le président de l'ADLE Guy Verhofstadt, pour qui la recomposition est inéluctable.

"Aujourd'hui, on a une menace intérieure à l'Union européenne, avec des gens qui veulent l'affaiblir, comme la Hongrie, la Pologne", abonde l'eurodéputé espagnol de Ciudadanos Javier Nart.

"Il y a un nationalisme aigu. Ni la gauche ni la droite traditionnelles n'ont été capables de confronter cette menace. L'émergence de forces comme En Marche ou Ciudadanos, ce n'est pas un accident", avance-t-il.

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