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Polémique Wauquiez: Après ses propos sur le journalisme "niveau CAP d'ajusteur monteur", le porte-parole LR se défend de tout "mépris"

Le Huffington Post - mar, 02/20/2018 - 08:40

POLITIQUE - Non, il ne s'excusera pas. Mais après sa comparaison entre le travail des journalistes de l'émission "Quotidien" et "un CAP d'ajusteur monteur", le porte-parole des Républicains Gilles Platret a reconnu ce mardi 20 février une "maladresse", sans pour autant revenir sur ses propos.

Après la diffusion d'extraits de l'intervention de Laurent Wauquiez dans une école lyonnaise, au cours duquel le patron des Républicains tenait des propos virulents sur plusieurs ténors politiques, le porte-parole du parti de droite s'en était pris au travail des journalistes de Quotidien. "Est-ce que ça c'est du journalisme? Non. Ça, éventuellement, c'est un exercice au niveau CAP d'ajusteur monteur", avait-il déclaré.

Des propos vivement critiqués de part et d'autres et perçus comme "un mépris de classe" par certains.

Quel mépris de classe !
Diffusion des propos de Wauquiez : LR dénonce un journalisme « niveau CAP d'ajusteur-monteur »#JePrefereAgirhttps://t.co/bnVHoXqVBW

— Frédéric Lefebvre (@FLefebvre_RF) 19 février 2018

Le mépris que cela révèle est écœurant mais en prime il devrait savoir qu'il n'existe pas de CAP d'ajusteur monteur, un métier de précision que l'on acquiert avec de l'expérience. De ceux qui ont plus d'intelligence dans leurs mains que dans la totalité du cerveau de certains PP https://t.co/LPqFUfw1TP

— Cécile Duflot (@CecileDuflot) 19 février 2018

Interrogé ce mardi 20 février à l'antenne de RTL, Gilles Platret a refusé de s'excuser, tout en reconnaissant une certaine "maladresse". "Il n'y a aucun mépris de ma part pour le travail manuel dont je suis un promoteur", a-t-il affirmé, avant d'évoquer ses origines de "fils de boucher-charcutier, petit-fils de paysan". "Qu'il y ait pu avoir une maladresse, je l'entends. Qu'il y ait eu du mépris, certainement pas," s'est-il défendu, en regrettant "l'exploitation" des ses propos.

Diffusion des propos de #Wauquiez, LR dénonce un journalisme "niveau CAP d'ajusteur-monteur" : "une maladresse oui, du mépris certainement pas", explique le porte-parole @gillesplatret dans #RTLMatin avec @EliMartichouxpic.twitter.com/2skZmRE4eY

— RTL France (@RTLFrance) 20 février 2018

Une diffusion "illégale"

Le porte-parole du parti a cependant maintenu que les méthodes des journalistes de Quotidien étaient "illégales". "Les méthodes déployés par Quotidien sont des méthodes illégales", a-t-il insisté, affirmant que les étudiants avaient eux-même critiqué le procédé. "Vous ne pouvez pas en France enregistrer quelqu'un à son insu. C'est le caractère d'illégalité de cette procédure", a-t-il ajouté, estimant que "sur 12 heures de cours, on a 3 minutes polémiques."

Il s'est cependant félicité de l'extrait plus long, "pédagogique", diffusé dans l'émission du lundi 19 février et qui "remet les choses dans leur contexte" sur le cas de Gérald Darmanin.

Propos de Laurent #Wauquiez : LR juge "illégales" les méthodes de #Quotidien, @gillesplatret invité de #RTLMatinpic.twitter.com/C48P63MTfK

— Elizabeth Martichoux (@EliMartichoux) 20 février 2018

Pourtant, lundi soir Quotidien a diffusé de nouveaux extraits montrant le patron des Républicains critiquant vivement les "conneries" de Valérie Pécresse et Alain Juppé "qui a cramé la caisse" à Bordeaux. "Il n'y pas eu d'insultes", a cependant tempéré Gilles Platret qui était interrogé sur la difficulté pour Laurent Wauquiez à rassembler sa famille politique dans ces conditions. Ce sont des jugements sur certains actes, il n'y a pas eu d'insultes."

Gilles Platret s'exprimait quelques heures avant le principal intéressé, Laurent Wauquiez lui-même, attendu sur BFMTV dans la soirée de ce mardi. Selon le porte-parole du parti, le chef de file des Républicains devrait profiter de l'occasion pour "clore un chapitre qui a trop duré."

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Crash d'un avion en Iran: l'épave localisée

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 08:37

L'épave d'un avion de ligne iranien qui s'est écrasé dimanche avec 66 personnes à bord dans une zone montagneuse, a été localisée, a annoncé mardi un porte-parole des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime.

"Un hélicoptère des Gardiens de la révolution a localisé ce matin (mardi) l'épave de l'avion dans la montagne de Dena", dans le sud-ouest du pays, a indiqué ce porte-parole Ramezan Sharif cité par la télévision d'Etat iranienne.

"Depuis hier, des drones des Gardiens de la révolution avaient commencé à minutieusement étudier le terrain ou l'avion s'est probablement écrasé et ce matin deux hélicoptères des forces aérospatiales ont été expédiés vers l'endroit" de l'accident, a précisé ce porte-parole.

L'avion ATR de la compagnie iranienne Aseman Airlines qui effectuait une liaison entre Téhéran et la ville de Yasouj, dans le sud-ouest du pays, s'est écrasé dimanche dans les monts Zagros pendant une tempête de neige.

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Bouger même sans transpirer pourrait prolonger la vie des seniors

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 08:37

Quelques heures par semaine d'activité physique, même d'intensité légère, comme se promener ou s'adonner au jardinage, diminueraient le risque de décès chez les hommes âgés, même si pour y arriver ces efforts modestes ne durent que quelques minutes à chaque fois, suggère une étude publiée mardi.

Le volume total d'activité physique, même d'intensité légère, est associé à un risque moindre de décès quelle qu'en soit la cause, soulignent les auteurs de l'étude parue dans le British Journal of Sports Medicine.

L'étude montre que chaque demi-heure supplémentaire d'activité légère par jour (petit jardinage en mettant des plantes en pot, promener le chien) était associé à une réduction de 17% du risque de décès. Comme attendu, une demi-heure supplémentaire d'activité modérée à intense réduit encore plus le risque, de 33%.

"Les directives britanniques et américaines sur l'activité physique ne mentionnent (jusqu'à présent) aucun avantage d'une activité d'intensité légère", indique à l'AFP Barbara Jefferis, une épidémiologiste de l'University College London.

"Or les résultats de l'étude suggèrent que toutes les activités, aussi modestes soient-elles, sont bénéfiques", a-t-elle estimé.

Les recommandations britanniques actuelles préconisent au moins 150 minutes par semaine d'activité physique modérée à vigoureuse durant des périodes d'au moins 10 minutes, notent les chercheurs.

Selon l'étude qui a suivi près de 1.200 septuagénaires et octogénaires, sans maladies cardiaques, seulement 16% d'entre eux ont été capables de se plier à ces séquences d'exercice d'une durée d'au moins dix minutes.

Les deux-tiers arrivent, toutefois, à atteindre cette activité recommandée mais en bougeant sur des laps de temps inférieurs à 10 minutes.

Le recrutement des participants s'est fait à partir des données de la British Regional Heart Study. Il a débuté en 1978 et regroupait près de 8.000 hommes âgés de 40 à 59 ans de 24 villes britanniques.

De 2010 à 2012, les 3.137 survivants ont eu un examen médical et répondu à des questions sur leur mode de vie et leur sommeil.

L'étude s'est concentrée au final sur 1.181 hommes qui ont porté un appareil qui suit le volume et l'intensité de l'exercice physique - pendant sept jours. Ces hommes, âgés en moyenne de 78 ans, ont ensuite été surveillés pendant cinq ans, au cours desquels 194 d'entre eux sont décédés.

La durée totale du temps passé à faire de l'exercice importait plus que la façon dont le temps d'exercice était réparti. Ainsi, les hommes qui se livraient à de brèves périodes d'activités physiques d'intensité modérée (marcher à vive allure, tondre la pelouse, nager...) avaient autant de chances de prolonger leur vie que ceux qui le faisaient régulièrement plus longuement (dix minutes au plus).

Dans les deux groupes, le risque de décès était de 40% inférieur à celui des sédentaires qui ne bougent quasiment pas de leur fauteuil de la journée.

Les auteurs rappellent que ce type d'étude, dite d'observation, ne permet pas formellement d'établir à une relation de cause à effet.

Il n'est pas certain que ces observations soient applicables aux femmes âgées, même si a priori il n'y a pas de raisons que les résultats diffèrent, ajoutent les chercheurs.

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Unef : nouveaux témoignages de viols et agressions sexuelles

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 08:34

Plusieurs femmes font état de harcèlement sexuel, d'agressions sexuelles et de viols commis entre 2007 et 2015 au sein de l'Unef, le deuxième syndicat étudiant, selon de nouveaux témoignages publiés mardi par Libération.

En novembre, 83 femmes, anciennes syndicalistes de l'Union nationale des étudiants de France (Unef) avaient déjà signé une tribune dans le Monde pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles au sein de cette organisation proche du PS.

Dans son édition de mardi, Libération indique avoir recueilli le témoignage de 16 militantes se disant victimes de harcèlement et, pour certaines, d'agressions sexuelles et de viols.

"C'est important que l'omerta se lève", a réagi l'actuelle présidente de l'Unef, Lilâ Le Bas, contactée par l'AFP.

"J'apporte tout mon soutien aux femmes qui dénoncent les violences qu'elles ont subies au sein de l'organisation", a-t-elle ajouté.

Le quotidien publie notamment le témoignage d'une militante qui accuse un "membre de la direction du syndicat entré à l?Unef au milieu des années 2000" de l'avoir violée à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) en septembre 2014, puis une deuxième fois en juin 2016, à Paris. Elle aurait porté plainte en janvier.

Une autre femme, ancienne petite amie de ce responsable, affirme elle aussi avoir été violée en juillet 2014. Selon le quotidien, elle "s?apprête" à porter plainte à son tour.

D'après "Libé", un étudiant entré dans l'organisation "au milieu des années 2000" aurait par ailleurs commis un viol à l'été 2015 sur une jeune militante qui a déposé une main courante le 17 mars 2016 à Paris.

Plus généralement, l'article de Libération décrit une organisation où les jeunes militantes étaient la cible de pressions insistantes, notamment sous la présidence de Jean-Baptiste Prévost (2007 -2011) marquée, selon le quotidien, "par une multitude de dérives".

L?Unef était "alors un terrain de chasse sexuelle", écrit Libération.

Arrivée à la tête de l'Unef en 2016, Lilâ Le Bas assure à l'AFP avoir mis en place des outils pour enrayer ces violences et libérer la parole (réunions non mixtes, ateliers sur le consentement...).

Dans le sillage de l'affaire Weinstein, de précédentes révélations de la presse ont récemment éclaboussé les mouvements de jeunesse du PS (MJS) et du PCF (Jeunesses communistes)

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Pesticides : quels sont les fruits et légumes les plus contaminés ?

L' Essentiel - SudOuest.fr - mar, 02/20/2018 - 08:31

Les cerises, les clémentines, le raisin, le céleri, les navets ou les endives sont parmi les fruits et légumes les plus contaminés, selon un rapport publié mardi.
Près de trois-quarts des fruits et la moitié des légumes non bio portent des traces de pesticides quantifiables, selon un rapport de l'ONG Générations futures... Lire la suite

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Affaire Omar Raddad : un suspect mis hors de cause après une analyse génétique

L' Essentiel - SudOuest.fr - mar, 02/20/2018 - 08:29

Les nouvelles analyses de traces ADN ne matchent pas avec le fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg).
Le mystère autour du meurtre en 1991 de Ghislaine Marchal, dont son jardinier Omar Raddad avait été accusé puis condamné, perdure. De nouvelles analyses de l'empreinte génétique trouvée sur l'un des... Lire la suite

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Syrie: 100 morts dans un fief rebelle, l'ONU réclame l'arrêt des bombardements

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 08:23

L'armée syrienne du président Bachar al-Assad a tué au moins 100 civils dont 20 enfants en pilonnant la région de la Ghouta orientale, le bilan le plus lourd sur une journée dans la dernière poche rebelle près de Damas, a indiqué mardi une ONG.

L'ONU a réclamé dans la nuit l'arrêt immédiat des bombardements de l'armée syrienne sur cette enclave rebelle, où sont assiégés plus de 400.000 personnes dans des conditions humanitaires dramatiques.

L'opposition syrienne en exil a dénoncé "une guerre d'extermination" et le "silence international" face aux "crimes" du pouvoir Assad dans la guerre qui ravage la Syrie depuis près de sept ans.

Au moins 100 civils, dont 20 enfants, ont été tués lundi dans les bombardements intensifs du régime, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. D'après son directeur Rami Abdel Rahmane, il s'agit du bilan le plus lourd en pertes civiles en une journée dans cette région depuis début 2015.

Des correspondants de l'AFP ont vu des morts et des blessés dans les hôpitaux de plusieurs villes de la région où les secouristes peinaient à faire face.

Ce carnage qui a fait aussi 450 blessés, selon l'OSDH s'est produit alors que le régime renforce ses positions autour de l'enclave assiégée qui laisse présager une offensive terrestre.

Les raids aériens et le pilonnage de l'artillerie continuent sur plusieurs villes de cette région assiégée depuis 2013 par le régime et en proie à des pénuries, ont rapporté mardi des correspondants de l'AFP.

Les bombardements de civils "doivent cesser maintenant", a déclaré le coordinateur de l'ONU pour l'aide humanitaire en Syrie, Panos Moumtzis. "Il est impératif de mettre fin immédiatement à cette souffrance humaine insensée", a dit M. Moumtzis dans un communiqué.

"La récente escalade de la violence aggrave une situation humanitaire déjà précaire pour les 393.000 habitants de la Ghouta orientale, dont beaucoup sont des personnes déplacées", a souligné M. Moumtzis.

Selon le directeur de l'OSDH, "le régime bombarde intensément la Ghouta orientale en vue d'une offensive terrestre" et après avoir massé des renforts autour de la zone.

Dans une morgue improvisée de la ville de Douma, un homme effondré, Nidal, pleurait près du corps sans vie de sa fille Farah.

Dans les hôpitaux de fortune, des parents cherchaient désespérément leurs enfants, morts ou vivants. Un homme éclatait en sanglots en découvrant la dépouille de son nouveau-né posée sur une couverture, à côté d'une flaque de sang.

- 'Dieu et les sous-sols' -

A Hammouriyé, les civils paniqués cherchent à s'abriter des frappes. "Nous n'avons plus que la miséricorde de Dieu et nos sous-sols où nous nous cachons", a déclaré à l'AFP un habitant. "Nous n'avons aucune alternative".

Le 5 février, l'armée avait déclenché une campagne aérienne de cinq jours d'une intensité inédite sur la Ghouta, faisant environ 250 morts parmi les civils et des centaines de blessés.

Dans son communiqué, la coalition de l'opposition a accusé la Russie, alliée du régime, de chercher "à enterrer le processus politique" en vue d'une solution au conflit qui a fait depuis le 15 mars 2011 plus de 340.000 morts.

- Forces prorégime à Afrine ? -

Le régime veut reprendre la Ghouta orientale pour mettre fin aux tirs de roquettes des rebelles sur la capitale. Six roquettes se sont abattues sur Damas dimanche soir faisant un mort, selon les médias officiels.

Depuis le 5 février, plus de 20 civils ont péri dans des bombardements rebelles sur Damas. Lundi, des habitants de quartiers proches des zones rebelles se préparaient à quitter leur foyer par peur de nouveaux tirs de roquettes en cas d'un assaut de l'armée.

Après avoir opposé les rebelles au régime, la guerre en Syrie s'est complexifiée avec l'implication de groupes jihadistes et de puissances régionales et internationales.

A Afrine, dans le nord-ouest, la Turquie mène depuis le 20 janvier une offensive contre une milice kurde syrienne, les Unités de protection du peuple (YPG), qu'elle considère comme "terroriste".

Le régime syrien devait commencer à déployer des troupes dans cette enclave kurde devenue de facto semi-autonome, en soutien aux Kurdes. Selon l'agence officielle syrienne Sana, les forces prorégime "rejoindront la résistance contre l'agression turque".

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Stuttgart, berceau de l'automobile divisé face à la pollution

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 08:20

"L'air est mauvais, on tousse et on a la gorge qui gratte, surtout les mois d'hiver", se désespère Peter Erben devant le Neckartor de Stuttgart (sud-ouest), l'un des carrefours les plus pollués d'Allemagne.

Derrière le quinquagénaire, un flot de berlines, de 4X4 urbains et de camions défile sur quatre voies au pied d'immeubles centenaires aux façades noircies, sur cet axe central menacé par la justice de restrictions de circulation.

Ici comme dans plusieurs dizaines d'autres communes allemandes, les dépassements des seuils autorisés de dioxyde d'azote, un gaz nocif pour la santé principalement émis par les voitures, diesel en particulier, sont monnaie courante depuis des années.

Face à l'impatience des habitants, dont certains l'ont poursuivie en justice, mais aussi des associations écologistes et de la Commission européenne, la municipalité pourrait bientôt devoir interdire dans certaines zones les voitures diesel les plus anciennes. Cette mesure, que le gouvernement allemand et la puissante industrie automobile cherchent à éviter à tout prix, est la hantise des automobilistes et des milieux économiques.

Qu'importe. "Le moment est venu de faire quelque chose contre la pollution", exhorte M. Erben, l'un des porte-parole de l'Association citoyenne Neckartor, un collectif d'une trentaine de riverains créé en 2006.

- Voiture reine -

La qualité de l'air près du Neckartor s'est certes améliorée l'an dernier, mais le niveau annuel moyen de dioxyde d'azote reste le plus élevé du pays après un axe routier de Munich, avec 73 microgrammes/m3, pour un seuil autorisé par l'Union européenne de 40 microgrammes.

"Inacceptable" pour celui qui vit depuis plus de dix ans à environ 200 mètres d'une route nationale qui fend Stuttgart du nord au sud, en longeant écoles et commerces de proximité.

La prise de fonction en 2013 de Fritz Kuhn, le premier maire écologiste d'une capitale régionale allemande, avait une forte portée symbolique dans cette métropole marquée par la présence historique des entreprises Daimler, Porsche et Bosch.

Handicapée par sa situation en cuvette et par la mauvaise circulation de l'air, la ville a depuis accru ses efforts pour combattre la pollution, en doublant le budget alloué à la création de pistes cyclables ou en augmentant le nombre de bus électriques et hybrides.

Mais après des décennies d'immobilisme environnemental, dans une métropole où la voiture reste sacrée, la tâche est encore immense.

"On nous demande de régler des problèmes hérités des 40 dernières années", déplore Anna Deparnay-Grunenberg, à la tête des Verts à la mairie de Stuttgart.

- Louvoiements -

Pour installer de nouvelles lignes de bus, il faut se battre "parking par parking" pour faire de la place sur la voirie, face aux réticences d'une partie de la population mais aussi des autres partis avec qui les écologistes sont forcés de composer. "On a une majorité changeante au sein de la Ville et à chaque projet, il faut rediscuter" pour trouver des alliés, explique l'élue.

Dans une culture politique pétrie de concertation, les Verts doivent souvent se contenter d'avancer "à petits pas", admet-elle.

Au niveau régional, l'action des Verts est entravée par leur coalition avec les conservateurs du parti CDU, très à l'écoute des intérêts de l'industrie automobile locale, qui représente plus de 200.000 emplois dans la région et 800.000 en Allemagne.

Des louvoiements que ne tolère plus Peter Erben. "Nous voulons des mesures immédiatement, et il n'y a pas de mesure aussi immédiate que la diminution de la circulation", affirme le militant.

Depuis l'instauration d'une "zone écologique" en 2008, une petite partie des véhicules les plus polluants sont bannis du centre-ville. M. Erben souhaite voir ces interdictions de circulation étendues aux véhicules diesel commercialisés jusqu'en 2015, ce qui permettrait de réduire rapidement le niveau de dioxyde d'azote.

L'Etat régional, censé veiller à la qualité de l'air, ainsi que la municipalité réclament au gouvernement fédéral une "vignette bleue", un mécanisme qui leur donnerait, selon eux, la base légale pour édicter de telles interdictions de circulation. La Cour fédérale administrative de Leipzig (est) doit rendre une décision très attendue ce jeudi.

Mais pour le militant, réglementer la circulation ne peut être qu'une étape: il appelle à réinventer la mobilité urbaine en donnant à la voiture individuelle une place beaucoup moins centrale.

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L'ONU lance une vaste négociation sur un Pacte mondial sur les migrations

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 08:20

Les pays de l'ONU, à l'exception des Etats-Unis, lancent mardi une négociation de longue haleine pour aboutir à la signature en décembre au Maroc d'un Pacte mondial sur les migrations non contraignant, un sujet considéré comme un défi majeur pour la planète.

Six rounds de négociations à New York, un par mois, sont prévus jusqu'en juillet. L'objectif est d'aboutir à un accord qui sera ensuite formellement entériné les 10 et 11 décembre lors d'un sommet au Maroc, selon des diplomates.

L'objectif est d'"accroître la coopération sur les migrations internationales dans toutes leurs dimensions", souligne le projet de texte de 25 pages de cet "Accord mondial pour des migrations sécurisées, ordonnées et légitimes".

Le projet, qui n'est pas sans rappeler l'Accord de Paris sur le climat, préserve "la souveraineté des Etats" tout en reconnaissant "qu'aucune nation ne peut affronter seule le phénomène migratoire".

"Il est crucial que la migration internationale nous unisse plutôt qu'elle nous divise", insiste aussi le projet de texte.

Les Etats-Unis, qui ont des relations très tendues notamment avec le Mexique voisin sur cette question migratoire, ont annoncé fin 2017 se retirer de l'élaboration de ce Pacte en raison de dispositions contraires à la nouvelle politique d'immigration du président Donald Trump.

"La porte reste ouverte", souligne-t-on de sources diplomatiques, assurant que l'absence américaine ne constitue pas un obstacle à l'obtention d'un accord. La Hongrie, un temps tentée de suivre l'exemple américain, aurait renoncé, selon les mêmes sources.

Le projet d'accord parle de "compréhension mutuelle" du phénomène migratoire et de la nécessité qu'il suscite des "responsabilités partagées" et "une unité de vues".

"Pour certains pays, la question est très sensible" et "la négociation va être très complexe", prédit un diplomate.

- 'Acte d'espoir' -

Le texte détaille 22 mesures concrètes comme collecter des données, fournir des papiers d'identité aux migrants qui en sont dépourvus, accorder un soin particulier aux femmes et aux enfants, fournir aux migrants un accès aux services sociaux ou empêcher toute discrimination.

Dans un rapport en lien avec ce projet de Pacte et rendu public début janvier, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a souligné que les Etats membres de l'ONU devaient se préparer à gérer de larges mouvements de migrants.

Au-delà des mouvements de population provoqués par des conflits, plusieurs experts estiment que d'autres migrations massives vont être provoquées par le réchauffement de la planète.

"Il y a un besoin urgent pour les Etats membres de développer une stratégie pour gérer de larges mouvements de migrants", a fait valoir le secrétaire général de l'ONU dans son document.

Sans citer les Etats-Unis, il avait, en présentant son rapport, mis en garde "les autorités qui érigent des obstacles majeurs à la migration - ou imposent de sévères restrictions sur les opportunités de travail des migrants".

Cela entraîne "des dommages économiques inutiles" et "encourage involontairement la migration illégale", avait-il estimé.

A la différence de la question des réfugiés, "il n'y a pas de capacité centralisée à l'ONU pour gérer les migrations" et l'approche onusienne reste "fragmentée" à ce sujet, avait aussi relevé M. Guterres.

Le secrétaire général a aussi appelé à développer auprès des populations dans le monde une perception "positive" des migrations afin de lutter contre la xénophobie et les discriminations.

"Les migrations doivent être un acte d'espoir et non de désespoir", a-t-il souligné devant l'Assemblée générale de l'ONU.

Le nombre de migrants dans le monde est estimé à 258 millions, soit 3,4% de la population mondiale.

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JO-2018: un joueur de hockey sur glace slovène contrôlé positif

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 08:17

Le joueur de hockey sur glace de l'équipe de Slovénie Ziga Jeglic a été contrôlé positif et provisoirement suspendu, a annoncé mardi le Tribunal arbitral du sport (TAS) en charge des affaires de dopage durant les JO-2018 de Pyeongchang.

Ziga Jeglic a été contrôlé positif au fénotérol, un bronchodilatateur, à la suite d'un test réalisé en compétition, à Pyeongchang, et le sportif a accepté sa suspension provisoire, précise le TAS dans un communiqué.

C'est le TAS qui est chargé de délivrer les sanctions des infractions commises durant les Jeux. L'instance, qui siège habituellement à Lausanne, en Suisse, est pour cela délocalisée à Pyeongchang durant la période olympique.

Il s'agit du 3e cas de dopage enregistré depuis le début des JO-2018, après le Japonais Kei Saito (en short-track) et le Russe sous bannière olympique Alexander Krushelnitsky (curling).

Le joueur, qui évolue en temps normal dans le Championnat russe de la KHL, avec le club de Neftekhimik Nijnekamsk, est bien évidemment "suspendu de toutes les compétitions restantes à Peyongchang 2018 et quittera le village olympique dans les 24 heures", ajoute le TAS.

Le TAS va étudier son cas et "rendra sa décision après la fin des Jeux", conclut le communiqué du CIO.

Dans les trois premiers matches de la Slovénie à Pyeongchang, Ziga Jeglic a notamment marqué dans la séance de tirs au but du match remporté par son équipe contre la Slovaquie, samedi (3-2 t.a.b.).

La Slovénie affrontait mardi, plus tard dans la journée, la Norvège en barrage d'accession aux quarts de finale du tournoi de hockey.

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L'armée au centre de la sécurité à Rio, pour quoi faire?

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 08:17

La décision du président brésilien Michel Temer de confier à l'armée le commandement des forces de sécurité de Rio de Janeiro a suscité de nombreuses interrogations sur les conséquences sur le terrain d'une mesure considérée par ses détracteurs comme un effet d'annonce politique.

En outre, ce décret, dont les contours restent à définir, provoque des inquiétudes sur les risques de dérapage sécuritaire, dans un pays sorti seulement il y une trentaine d'années d'une dictature militaire.

Le décret pris vendredi a été qualifié par le chef de l'Etat lui-même de "mesure extrême" visant à endiguer l'escalade de la violence.

Mais de nombreux critiques considèrent que ces politiques sécuritaires ne peuvent se substituer aux programmes sociaux.

"Sans une éducation de qualité, nous n'arriverons nulle part. Rien n'est fait pour aider les jeunes des quartiers pauvres à s'insérer dans le marché du travail", déplore Marcos Valério Alves, qui coordonne les associations de quartier du Complexo do Alemao, un des ensembles de favelas les plus dangereux de Rio.

"Les enfants ne vont à l'école que le matin ou l'après-midi et le reste du temps ils sont dans la rue et voient d'autres jeunes qui se promènent dans le quartier avec des fusils d'assaut. Que peuvent-ils espérer pour leur avenir ?", ajoute-t-il, critiquant un "manque de volontarisme politique".

- 'Projet politique' -

Pour la sociologue Julita Lemgruber, du Centre de recherches sur la sécurité et la citoyenneté (Cesec) de l'Université Candido Mendes, le décret a été pris "pour servir un projet politique de Temer".

Le chef de l'Etat est notamment accusé de détourner l'attention alors qu'il est englué dans des scandales de corruption et se montre incapable de faire adopter la réforme des retraites réclamée par les marchés.

Certains lui prêtent même l'intention de se présenter à la présidentielle d'octobre, même si l'intéressé s'en est toujours défendu.

"Sa popularité est au plus bas et il tente d'inverser cette courbe pour voir s'il aura les moyens d'être candidat à sa propre succession", explique Mme Lemgruber, rappelant que le décret expire à la fin de son mandat, le 31 décembre 2018.

L'intervention de l'armée étant délimitée dans le temps, la sociologue pense que même si une meilleure coordination des forces de l'ordre peut permettre de lutter plus efficacement contre la criminalité à court terme, la population ne peut pas espérer de solution miracle pour le long terme.

- Les favelas 'en première ligne' -

Dans les favelas, quartiers pauvres où se concentre l'essentiel de la violence, les inquiétudes dépassent largement le cadre politique.

Les habitants vivent au rythme des fusillades quotidiennes, entre guerre des gangs de trafiquants de drogue et incursions policières musclées, de nombreux membres des forces de l'ordre étant aussi accusés de tremper dans le crime organisé.

"Les gens ont de plus en plus peur. Le décret n'est peut-être qu'une manoeuvre politique, mais ce sont eux qui sont en première ligne en cas d'abus des force de l'ordre", alerte Anderson França, auteur de l'ouvrage "Rio en flammes" et de chroniques sur le quotidien des favelas sur Facebook.

"Les interventions militaires dans la sécurité de Rio ont toujours été violentes, agressives et répressives. Je ne crois pas que l'armée soit là pour promouvoir le dialogue", affirme-t-il, s'inquiétant aussi des possibilité d'impunité en cas de bavures.

"L'armée ne rend de comptes à personne et les soldats ne peuvent être traduits que devant des tribunaux militaires, ce qui affaiblit les associations qui ont l'habitude de dénoncer les abus policiers devant le parquet", conclut Anderson França.

Des inquiétudes avivées par des déclarations du ministre de la Défense Raul Jungmann, qui a laissé entendre lundi que les autorités pourraient, pour rechercher un suspect, émettre des "mandats d'arrêts collectifs", qui étendraient les perquisitions à tout un quartier et non pas seulement à un seul domicile.

Les critiques ont même fusé du côté de la Cour suprême. Dans un entretien au journal Estado de Sao Paulo, le juge Marco Aurelio Mello a émis de "sérieux doutes" sur la capacité du décret de Temer à résoudre les problèmes de corruption dans la police et la guerre entre gangs de narcotrafiquants.

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Les images tournées par les secours après la mort d'au moins 100 civils dans la Ghouta orientale en Syrie, en une journée

Le Huffington Post - mar, 02/20/2018 - 08:14

SYRIE - Aumoins 100 civils, dont 20 enfants, ont ététués lundi 19 février dans des bombardements intensifs du régime syrien sur l'enclave rebelle de la Ghouta orientale près de Damas, selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

C'est le plus lourd bilan des pertes civiles en une journée dans les combats dans cette région depuis début 2015, a indiqué à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Quelques personnes ont également été blessées dans les bombardements de l'artillerie et de l'aviation, au lendemain d'un renforcement des positions du régime autour de l'enclave assiégée qui laisse entrevoir une offensive terrestre.

Les frappes se sont poursuivies ce mardi 20 février. L'OSDH fait état de 50 civils tués dont 12 enfants. Depuis dimanche 18 février, les bombardements du régime syrien ont fait près de 200 morts dont une soixantaine d'enfants.

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Déménagement historique pour la bibliothèque nationale de Grèce

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 08:10

Portant masques et gants, l'équipe spécialisée place délicatement la précieuse cargaison dans des caissons à roulettes rembourrés, pour un voyage historique à l'autre bout d'Athènes. Le plus grand déménagement de livres de l'histoire grecque a commencé.

De janvier à avril, la bibliothèque nationale de Grèce sera entièrement déplacée des locaux néoclassiques du centre à un lieu de pure modernité conçu par l'architecte italien Renzo Piano.

"Ce n'est pas un simple déménagement, c'est le début d'une nouvelle ère", s'émeut le directeur, Filippos Tsimpoglou.

Plus de 550 personnes ont travaillé pendant deux ans pour nettoyer, numériser, étiqueter et relocaliser plus de 700.000 livres et manuscrits au sein d'un centre culturel installé sur 20 hectares face à la mer et qui comprend aussi l'Opéra national.

Il aura fallu huit ans pour concevoir et construire cet élégant ensemble, inauguré en 2016 et devenu un lieu de promenade apprécié des Athéniens, moyennant près de 600 millions d'euros entièrement apportés par la Fondation Stavros Niarchos (FSN), du nom d'un célèbre armateur, l'une des principales organisations philanthropiques du pays.

Car sans fonds privés dans une Grèce frappée par la crise, l'opération n'aurait pu avoir lieu. A lui seul, le déménagement des livres et manuscrits coûte 500.000 euros.

L'Etat grec a néanmoins apporté une petite contribution de quelques millions d'euros pour les frais liés à la bibliothèque nationale.

"La bibliothèque réclamait de l'espace depuis des années", notait en début de mois lors d'un point de presse Chrysanthi Vassiliadou, l'une de ses responsables.

Fondée en 1832, elle a été sise au fil du temps à Athènes dans un orphelinat, des bains publics, une cathédrale...

- Dix fois plus -

Depuis 1903, les collections étaient installées dans un manoir néoclassique du centre, conçu par les architectes qui ont embelli le coeur d'Athènes au 19e siècle. Ce bâtiment, doté d'une salle de lecture magnifique mais comprenant seulement 80 places, ne pouvait toutefois être rénové facilement. Il était temps de déménager.

"La bibliothèque nationale accueille environ 20.000 visiteurs et 21.000 lecteurs par an, des chiffres qui devraient être désormais multipliés par dix" grâce au gain d'espace, se réjouit Vasiliki Tsigouni, responsable de la salle de lecture, qui sera agrandie à 400 places.

Au total, la bibliothèque s'étendra sur 22.000 m2. Elle pourra désormais fournir livres et revues électroniques et, pour la première fois, prêter une sélection d'ouvrages aux lecteurs. Et grâce aux fonds de la FSN, sa collection de livres en langues étrangères a pu être renouvelée pour la première fois en vingt ans.

La bibliothèque nationale abrite le patrimoine culturel écrit de la Grèce: on y trouve des copies rares de textes homériques, des manuscrits vieux de 1.200 ans, des cartes, de la musique de l'ère byzantine, des archives révolutionnaires grecques du 19e siècle ou encore les notes personnelles du poète Dionysios Solomos, auteur de l'hymne national grec.

"Au rythme de la production littéraire actuelle, le nouveau bâtiment peut répondre (à nos besoins) pendant 25 ans au moins", estime Mme Vassiliadou.

- 'Stéréotypes médiévaux' -

Les ouvrages les plus rares, dont certains remontent au 9e siècle, seront placés dans quatre caveaux climatisés.

Certains des trésors les plus anciens ont été légués par des personnalités grecques du 19e siècle, des monastères ou même des membres de monarchies étrangères.

Parmi eux, une chronique de 1674 de Jacques-Paul Babin, un missionnaire jésuite qui venait souvent à Athènes, publiée par le pionnier de l'archéologie française Jacob Spon.

"C'est le premier livre sur Athènes de l'époque moderne (...), un jalon dans l'histoire de la redécouverte de la ville par les Européens au 17e siècle", explique Yannis Kokkonas, professeur de bibliographie historique à l'Université Ionienne. "Jusqu'alors, les références à Athènes étaient de vagues stéréotypes médiévaux évoquant une ancienne cité glorieuse désormais en ruines."

Parmi les autres trésors, un livre de prière du 14e siècle ayant appartenu à Jovan Uros Nemanjic, l'un des derniers membres d'une dynastie ayant régné en Serbie et sur une partie de la Grèce au Moyen-Âge.

Mme Vassiliadou souligne que tirer un trait sur l'actuelle bibliothèque ne sera pas facile: "Quand elle a commencé à se vider, ça nous a fait mal. Nous avons travaillé là de nombreuses années, nous nous identifions au bâtiment."

Celui-ci sera restauré pour abriter les archives et servir de lieu événementiel.

"Nous sommes impatients de voir tout ce travail porter ses fruits dans les nouveaux locaux", remarque Mme Vassiliadou. "Puis nous reviendrons, pour nous occuper de ce bâtiment-ci et la boucle sera bouclée."

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L'opération turque en Syrie entre dans son 2e mois sans issue en vue

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 08:00

L'offensive turque destinée à déloger une milice kurde de l'enclave d'Afrine, dans le nord de la Syrie, entre mardi dans son deuxième mois sans issue rapide apparente, sur fond de fortes tensions avec Washington.

Baptisée "Rameau d'olivier", l'opération lancée par l'armée turque et ses supplétifs rebelles syriens vise les Unités de protection du peuple (YPG), alliées kurdes de Washington dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie, mais considérées comme "terroristes" par la Turquie.

Bien qu'il ait reconnu avoir perdu 32 soldats, Ankara répète à l'envi que l'offensive avance "comme prévu". Le président Recep Tayyip Erdogan a affirmé samedi que l'armée turque et les rebelles syriens avaient pris une zone de "300 kilomètres carrés" dans la région d'Afrine.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG qui s'appuie sur un vaste réseau de sources sur le terrain, les forces turques ont pris à ce jour le contrôle de 35 villages, mais ces villages sont situés pour la plupart dans des zones frontalières du nord de la région d'Afrine.

Quelque 240 combattants pro-Ankara et près de 200 membres des YPG ont été tués depuis le début de l'opération, selon l'OSDH, qui fait aussi état de 94 civils tués, ce qu'Ankara dément.

"Il faut faire la distinction entre la rhétorique politique, voire la propagande politique, et la réalité sur le terrain", souligne Jana Jabbour, docteure associée au CERI/Sciences Po, auteure de "La Turquie, l?invention d?une diplomatie émergente" (CNRS, 2017).

"Sur le terrain, la Turquie a du mal à avancer", estime-t-elle, notamment du fait de "la très bonne organisation des forces kurdes (des) YPG et (de) leur extrême combativité".

"Nous ignorons combien de temps durera la résistance", admet Abdullah Agar, un analyste militaire turc, selon lequel l'armée turque n'a pas encore pénétré dans la ville d'Afrine en raison de risques pour les civils.

Et bien que la Turquie n'ait pris "qu'environ 15% du territoire" de l'enclave d'Afrine, l'opération a eu un fort impact sur le moral des combattants kurdes, estime-t-il.

- 'Fierté nationale' -

"Malgré les difficultés de la Turquie à faire de réelles avancées sur le terrain, le gouvernement et le président Erdogan haussent le ton et développent une rhétorique censée booster la fierté nationale des Turcs et rassembler la population autour du pouvoir", explique Mme Jabbour.

En effet, seul le Parti démocratique des peuples (HDP, prokurde) s'est dit opposé à cette opération.

Car toute critique publique est lourdement punie: au total, 786 personnes ont été arrêtées pour avoir manifesté contre l'opération ou "fait de la propagande sur les réseaux sociaux", selon le ministère de l'Intérieur.

Sur le plan diplomatique, l'offensive a renforcé les tensions entre Ankara et Washington, à tel point que la Turquie menace d'ores et déjà d'avancer vers Minbej, à une centaine de kilomètres à l'est d'Afrine, où sont déployés des militaires américains aux côtés des YPG.

Pour tenter d'apaiser ces tensions avec un pays allié des Etats-Unis au sein de l'Otan, le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a effectué jeudi et vendredi une visite à Ankara au cours de laquelle il a eu des entretiens marathon avec M. Erdogan et avec le ministre des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu.

A l'issue de cette visite, Washington et Ankara ont convenu de travailler "ensemble" en Syrie pour surmonter leur crise, avec "en priorité" la recherche d'une solution pour la ville stratégique de Minbej.

Outre ses désaccords avec Washington, la Turquie doit tenir compte des intérêts de la Russie, allié clef du régime de Damas et qui contrôle l'espace aérien dans le nord de la Syrie.

Moscou a beau avoir tacitement donné son feu vert à l'offensive d'Afrine, il n'a pas manqué de manifester sa mauvaise humeur à l'égard d'Ankara en fermant l'espace aérien à ses avions pendant plusieurs jours après qu'un appareil russe eut été abattu dans une zone du nord de la Syrie où des observateurs militaires turcs sont censés faire respecter une zone de désescalade.

Compliquant davantage la donne, le régime syrien a fait annoncer lundi par ses médias l'imminent envoi de forces progouvernementales à Afrine pour contrer l'offensive turque.

Selon les médias turcs, M. Erdogan a fait savoir à son homologue russe Vladimir Poutine que tout soutien du régime syrien aux YPG "aura des conséquences".

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Laeticia Hallyday hébergée par la Landaise Hélène Darroze à New York

L' Essentiel - SudOuest.fr - mar, 02/20/2018 - 07:59

"Laeticia pleure son mari, pas ce qu'il se passe aujourd'hui", confie la chef étoilée.
Loin de la France. Depuis samedi, Laeticia Hallyday est aux côtés de son amie Hélène Darroze à New York. La chef étoilée, native de Mont-de-Marsan et connue du grand public depuis qu'elle est jurée dans l'émission Top Chef sur M6,... Lire la suite

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Dordogne : un salarié d'une maison de retraite entame une grève de la faim

L' Essentiel - SudOuest.fr - mar, 02/20/2018 - 07:57

L'homme travaille dans un Ehpad à Ribérac (24) et veut dénoncer ses conditions de travail.
Lundi, à sa prise de service, Anthony Lavergne, cuisinier à l’Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de Ribérac, a entamé une grève de la faim, devant la maison de retraite. Soutenu par les syndicats, ses... Lire la suite

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ONU : Mahmoud Abbas en quête de soutien international

Le président de l’Autorité palestinienne, qui doit s’exprimer mardi devant le Conseil de sécurité, veut une alternative multilatérale au plan de paix américain en gestation.
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Le Venezuela de Maduro met en vente le petro, sa monnaie virtuelle

France 24 - L'info en continu - mar, 02/20/2018 - 07:47

Les autorités vénézuéliennes ont entamé officiellement mardi la vente de 38,4 millions de petros, nouvelle monnaie virtuelle basée sur les réserves de pétrole du pays et destinée à lutter contre le "blocus financier" des Etats-Unis.

La mise en vente de cette cryptomonnaie, dont la valeur est équivalente à celle d'un baril de pétrole, a été solennellement lancée par le vice-président Tareck El Aissami dans une déclaration depuis le palais présidentiel à Caracas.

En tout, 100 millions de petros seront émis: le 20 mars, le gouvernement en mettra en vente 44 millions supplémentaires, et gardera pour lui le reste, soit 17,6 millions.

Cette nouvelle monnaie va "générer confiance et sécurité dans le marché national et international", a affirmé M. El Aissami.

Le "prix de vente de référence" du petro a été fixé à 60 dollars, mais sera soumis à des fluctuations.

En présentant cette initiative début décembre, le gouvernement avait assuré que le petro permettrait "d'avancer vers de nouvelles formes de financement international", face aux sanctions financières américaines.

Washington interdit à ses citoyens et ses entreprises d'acheter des obligations du Venezuela et de son groupe pétrolier d'Etat PDVSA.

Le Venezuela, mis en difficulté par la chute des cours de l'or noir dont il tire 96% de ses devises, est acculé à restructurer une dette extérieure estimée à environ 150 milliards de dollars par certains experts.

Les experts sont sceptiques quant aux chances de succès du petro: ils soulignent que les profonds déséquilibres économiques du pays minent toute confiance dans le la nouvelle monnaie. Celle-ci, pour être implantée, devrait s'accompagner d'un plan de réformes, selon eux.

Les cryptomonnaies, dont la plus célèbre est le bitcoin, ont généralement un fonctionnement décentralisé. Elles ne sont pas émises par une banque centrale, mais de manière virtuelle par une technologie internet.

Le petro, au contraire, sera émis et régulé par un gouvernement "qui a généré de l'hyperinflation", a commenté Jean-Paul Leidenz, expert en monnaies virtuelles.

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