Le Huffington Post

S'abonner à flux Le Huffington Post
Le Huffington Post
Mis à jour : il y a 1 jour 4 heures

Alban Lafont, ce Français qui devance Mbappé au classement des footballeurs les plus prometteurs

lun, 02/19/2018 - 13:41

FOOTBALL - L'Observatoire du Football CIES a dévoilé ce lundi 19 février la liste des 50 footballeurs de moins de 20 ans les plus prometteurs du moment. Pour ce faire, le CIES a analysé les performances et l'évolution de ces joueurs sur les deux dernières années.

Ce qui donne un résultat très satisfaisant pour la France puisque deux joueurs tricolores se classent sur le podium de ce top 50. Et si l'on retrouve sans trop de surprise Kylian Mbappé, 19 ans, à la troisième position de ce classement, c'est en fait un autre Français -bien moins médiatisé- qui le devance et occupe la seconde marche du podium. Il s'agit d'Alban Lafont, gardien de but du Toulouse Football Club âgé lui aussi de 19 ans.

Considéré comme l'un des plus grands espoirs de sa génération, Alban Lafont est titulaire indiscutable dans son club depuis deux saisons. Le 28 novembre 2015, alors âgé de 16 ans et 10 mois, il est même devenu le plus jeune gardien titulaire de l'histoire de la Ligue 1.

Alban Lafont fait également partie de l'équipe de France des moins de 20 ans, avec laquelle il a disputé la Coupe du Monde en Corée du Sud en mai-juin 2017.

Ici lors du match de Coupe du Monde U20 France-Honduras le 22 mai dernier

Avec cette seconde place dans le classement des footballeurs les plus prometteurs, le jeune homme laisse la première place à un autre gardien de but, l'Italien Gianluigi Donnarumma. Considéré comme un véritable prodige par de nombreux observateurs du football, Donnarumma évolue actuellement à l'A.C Milan. Il fêtera ses 19 ans à la fin du mois de février.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Trois jours après la claque à Madrid, le PSG se défoule sur Strasbourg

Dijon répond à Rabiot et sa déclaration après Real Madrid-PSG

Regardez les buts de la petite correction du PSG par le Real Madrid

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

JO d'hiver 2018: est-il vraiment nécessaire de se doper pour gagner au curling?

lun, 02/19/2018 - 13:37

DOPAGE - Se doper est-il utile dans le curling? Pour les amoureux de ce sport, le contrôle positif du curleur russe Alexander Krushelnitsky lors des JO de Pyeongchang soulève plus de questions que de colère. Car tous souligne le peu d'intérêt à utiliser des substances dopantes dans le curling.

Pourquoi se charger dans un sport de précision, à priori pas forcément très exigeant physiquement? Une interrogation de béotien, presque instinctive tant les mots curling et dopage semblent incompatibles. Mais la question était bien sur toutes les lèvres après l'officialisation du cas de dopage, chez les curleurs eux-mêmes...

"Je suis sûr que la plupart des gens vont penser 'mais quel intérêt ont-ils à se doper? Qu'est-ce que ça apporte?' comme je le pense moi", a résumé la membre de l'équipe danoise Madeleine Dupont.

Ce sport, alliant précision et tactique, où les sportifs lancent des pierres de granit policée pour se rapprocher le plus possible du centre de la cible, ne nécessite à première vue pas de qualités athlétiques au-dessus de la moyenne. "Je ne suis même pas sûre de ce que vous pourriez utiliser comme dopant pour le curling. La force et tout ça? Ce n'est pas vraiment un allié", abonde Madeleine Dupont.

"C'est stupide, et Alexander n'est pas stupide"

Se doper en curling serait donc un non-sens? Dans le camp russe, c'est en tout cas l'axe de défense et le sentiment qui domine. "C'est stupide, et Alexander n'est pas stupide", a tonné ce lundi 19 février Sergei Belanov, l'entraîneur du médaillé de bronze dans la compétition par équipe mixte, avant que le cas soit officialisé.

Pour autant, comme dans chaque sport, l'utilisation de certains produits peut améliorer la performance, même en curling.

Pour l'instant, le Tribunal aribtral du sport (TAS), qui a officialisé le contrôle positif du Russe, n'a pas précisé la substance détectée chez le curleur. Mais dimanche soir, selon une source proche du dossier, contactée par l'AFP, le premier échantillon avait révélé la présence de "meldonium". Pur produit de la pharmacopée soviétique, très utilisé en Europe de l'Est, le meldonium est un médicament pour la prévention de l'infarctus du myocarde et le traitement de ses séquelles. Mais ses effets en on vite fait un produit séduisant pour les sportifs.

"Il fait diminuer le rythme cardiaque et amène plus d'oxygène au cœur. Et ce qui est bon pour le muscle cardiaque est bon pour les autres muscles. Il augmente l'endurance, et a un effet sur la récupération", avait expliqué à l'AFP en mars 2016 le Professeur Audran, directeur du laboratoire anti-dopage de Châtenay-Malabry.

Si le meldonium, placé sur la liste des produits dopants depuis le 1er janvier 2016, est bien le produit utilisé par le curleur russe, il pourrait donc y avoir logiquement un certain bénéfice. Encore que...

Le seul cas de dopage dans le curling

La Suissesse Silvana Tirinzoni, assure que dans le curling "ce n'est pas comme si vous n'aviez pas besoin de muscles. On doit être en forme. Tout le monde fait de la musculation cinq fois par semaines." Mais si elle estime que la prise de produis dopants "peut aider", elle reconnaît aussi être "surprise". "Des choses comme ça ne devraient pas arriver dans le curling, ni dans d'autres sports. Vous avez besoin de force mais vous devez l'obtenir de la bonne façon".

Au sein de la sélection du curling russe, l'inintérêt a priori évident à prendre ce produit, qui plus est pendant les Jeux, écarte la thèse d'une prise consentie. "Il n'y a aucun bénéfice (à tirer de ce produit pour un curleur). Aucun avantage", a estimé Belanov. Et je ne crois pas qu'un jeune homme choisisse de prendre un risque ou d'utiliser une substance dopante connue depuis deux ans", a-t-il ajouté. Une prise à l'insu de son plein gré?

Ce contrôle posititif demeure à ce jour le seul dans le curling pendant des Jeux, introduit comme sport olympique aux JO de Nagano en 1998. "Je ne pensais vraiment pas qu'il y aurait un test positif dans ce groupe ici. Si c'est un test positif dans le curling, c'est juste triste...", a regretté la Sudéoise Niklas Edin. Du regret et une pointe d'incompréhension.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Non loin des JO, cette course de robots skieurs a tenu ses promesses

Le bisou entre cet athlète et son petit ami vaut bien plus que la médaille qu'il n'a pas eue

Ce problème de robe a fait vivre "son pire cauchemar" à cette patineuse française

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Pour le président de l'EM Lyon, le cours de Wauquiez s'est transformé en "tribune politique et désespérante"

lun, 02/19/2018 - 13:17

POLITIQUE - C'est un "tsunami médiatique" dont le directeur général de l'EM Lyon, où Laurent Wauquiez a tenu ses propos incendiaires, se serait bien passé. Dans un mail envoyé ce lundi 19 février aux étudiants, et révélé par LCI, Bernard Belletante exprime sa colère après la polémique déclenchée par les enregistrements diffusés dans Quotidien.

"Enregistrer une personnalité sans l'en informer n'est pas une valeur early maker (concept mis en avant par l'école NDLR). Je note que cette absence d'éthique est par ailleurs un comportement illégal, contraire à notre règlement intérieur s'il s'agit d'un participant. La liberté exige une responsabilité collective. Si nos intervenants extérieurs ne sont plus sûrs de la confidentialité de leur propos, ils pourront ne plus venir ce qui se fera au détriment de la diversité des personnalités qui viennent sur le campus", prévient le directeur de la prestigieuse école de commerce.

@LCI après les propos de L . #Wauquiez ... les étudiants de l'EM Lyon ont reçu ce matin ce mail du directeur de l'Ecole ( extraits ) pic.twitter.com/qIqyd9bA2X

— Julien ARNAUD (@JulARNAUDmedia) 19 février 2018

Bernard Belletante invite également les étudiants à "gérer l'extrême sensibilité médiatique actuelle, les risques de manipulation et les phénomènes de foule", et remercie les élèves pour "le calme et la dignité dont la communauté EMCLyon a fait preuve". Selon 20 Minutes, qui s'est rendu sur place avant que la polémique n'éclate, les participants du cours de Laurent Wauquiez avaient été sommés de ne pas répondre aux journalistes.

"Une tribune politique et désespérante"

Le président de l'EM Lyon Bruno Bonnell, par ailleurs député LREM, s'est de son côté dit déçu du contenu de l'intervention polémique de Laurent Wauquiez dans son école et exclut toute enquête interne sur l'origine des fuites.

L'école ne va "certainement pas" mener une enquête pour savoir lequel de ses élèves a enregistré les propos du président des Républicains à son insu. Mais "on va réitérer en interne que l'engagement de confidentialité fait partie de la boîte à outil du manager", a-t-il expliqué, interrogé par l'AFP.

Sur le fond, Bruno Bonnell "regrette profondément qu'un engagement de faire un cours apolitique et inspirant soit devenu une tribune politique et désespérante" devant 35 élèves. Ces cours, rappelle-t-il, sont "électifs, facultatifs et sur demande des élèves". L'école a ainsi déjà reçu plus de 500 personnalités, de tous horizons, comme l'ancien président de la République, Valéry Giscard d'Estaing.

"C'est plutôt sain d'accueillir dans l'école des gens capables de développer le sens critique de nos élèves" mais là, "c'est une déception vis-à-vis de la qualité de ce qu'il a dit, selon les extraits publiés", car "ce n'est pas ce qu'on attend d'un mec du niveau de Wauquiez".

Dans l'incapacité de dire si Laurent Wauquiez a prononcé ces propos à dessein ou pas, Bruno Bonnell a indiqué ne pas savoir si les cours de l'homme politique se poursuivront, expliquant n'avoir pas la main sur l'organisation pédagogique. De leur côté, des étudiants ayant assisté au cours ont publié une tribune sur les réseaux sociaux, défendant "un discours franc, des échanges parfois abrupts mais toujours respectueux".

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Darmanin n'est pas le premier à promettre "les yeux dans les yeux"

Darmanin assure, "les yeux dans les yeux", n'avoir "jamais abusé d'aucune femme"

Philippe réussira-t-il à réformer la SNCF, là où son mentor avait échoué en 1995?

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Les images de l'immense nuage de cendres au-dessus du volcan Sinabung, en Indonésie

lun, 02/19/2018 - 12:37

ÉRUPTION - Une épaisse fumée de cendres a enseveli l'île Indonésienne de Sumatra ce lundi 19 février au matin. Le volcan Sinabung est entré en éruption, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus. Les nuages de cendres ont parcouru 4,8 km et ont recouvert les routes. Pour le moment, aucune victime n'est à déplorer.

Sinabung fait parti des 130 volcans actifs en Indonésie. Il s'est réveillé après 4 siècles d'inactivité en 2010. En 2016, l'éruption avait fait 16 morts et en 2014, 7. En 8 ans, plus de 30.000 personnes ont quitté leurs maisons situées au pied de la montagne.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Des dizaines de milliers de Philippins fuient l'éruption du volcan Mayon

Pourquoi le volcan Agung à Bali risque d'exploser (et ce qu'il pourrait se passer après)

Les images de la spectaculaire éruption du volcan Sinabung en Indonésie

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

La police retrouve un chiot frigorifié sous un pont, mais l'histoire se termine très bien

lun, 02/19/2018 - 12:30

ANIMAUX - On aime tous les histoires qui se terminent bien, et c'est le cas pour celle de ce petit chiot. Le jeudi 18 janvier, deux officiers de contrôle des animaux de Daytona Beach, en Floride, ont retrouvé ce pitbull sur les rives de la rivière glaciale d'Halifax.

En arrivant, James Lee et John Pearson ont vu ce minuscule pitbull, à peine âgé de quelques semaines, frissonnant et seul sous un pont. Personne ne sait comment il est arrivé là, mais il était trempé. Les officiers pensent qu'on l'a jeté dans la rivière, et qu'il a réussi à regagner le rivage.

Ils l'ont ensuite emmené dans leur voiture, allumé le chauffage afin de le réchauffer. Le 5 février, il a pu rejoindre sa nouvelle famille, comme vous pouvez le voir dans la vidéo au-dessus de l'article.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Ce pitbull est adorable... et ce n'est pas qu'une question d'éducation

La réaction de ce chien après une bêtise a de quoi bien faire rire

Un chaton s'échappe de son enclos pour aller jouer avec un chiot

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Le premier "repenti" version française devant la justice aux côtés de ceux qu'il a dénoncés

lun, 02/19/2018 - 11:54

JUSTICE - Premier test grandeur nature pour le statut de repenti "à la française": un Corse, sous protection depuis qu'il a dénoncé les membres présumés de la bande criminelle du "Petit Bar", comparaît ce lundi 19 février à leurs côtés à Aix-en-Provence, dans un dossier d'assassinat.

L'audience, qui doit s'ouvrir à 14H00, est à haut risque: de la sécurité du premier repenti français, Patrick Giovannoni, 48 ans, dépend la crédibilité de ce statut. Inspiré de la lutte anti-mafia en Italie et aux Etats-Unis, il est encore embryonnaire en France.

En brisant la loi du silence en 2015, Giovannoni a fait tomber l'un des groupes criminels les plus emblématiques de ces dernières années en Corse. Avec ses cinq co-accusés, à des degrés divers d'implication, il est jugé pour l'assassinat en 2010 de l'ancien nationaliste Antoine Nivaggioni, proche du clan Orsoni.

Comme tous les repentis, Giovannoni a pu bénéficier des gros moyens prévus par la loi pour assurer sa sécurité. En échange d'une collaboration complète, l'État s'engage à aider les repentis à refaire leur vie à l'abri, éventuellement avec une identité d'emprunt, à la manière des services de renseignements.

La divulgation de détails sur cette protection est punie par la loi. Le ministère refuse même de communiquer le nombre de statuts de repenti accordés, "compte tenu de la sensibilité de cette matière".

Mais, face à un milieu criminel réputé pour ne pas pardonner la délation, ces efforts seraient réduits à néant par une comparution à visage découvert.

Pour éviter le casse-tête juridique, une loi adoptée in extremis en octobre 2017 prévoit la possibilité d'un huis-clos, qu'a déjà prévu de réclamer l'avocat de Patrick Giovannoni, Me Laurent-Franck Liénard, ou d'autres dispositifs techniques, comme une comparution par vidéo-conférence floutée. "Il appartient à la juridiction de faire comparaître (le repenti) dans des conditions permettant de préserver son anonymat et sa protection", a souligné auprès de l'AFP avant cette première judiciaire le procureur général d'Aix-en-Provence, Robert Gelli.

"Coup de poker"

Ce n'est pas le seul écueil. Malgré son statut, Patrick Giovannoni, décrit comme une petite main, ne bénéficie pas d'une immunité pénale, et n'a aucune assurance que la justice lui rende grâce d'avoir parlé. Ses aveux, tardifs, n'ont en effet pas permis d'empêcher le crime. "On doit le condamner, mais pas à de la prison ferme, car ce serait l'envoyer à la mort", estime son avocat, Me Liénard, qui redoute des représailles. "On casse le système des repentis s'ils savent que c'est comme ça qu'ils sont remerciés".

Avec ce côté coup de "poker" à l'audience, le système de repenti à la française reste "délicat à gérer", confirme, auprès l'AFP, un magistrat qui a beaucoup travaillé sur le grand banditisme, en Corse notamment. "Malheureusement on est assez loin du système des repentis italiens", poursuit-il: en France, une commission spéciale est chargée d'attribuer le statut, et magistrats et enquêteurs ne peuvent "rien négocier". "Ensuite, tout ce qui est peine prononcée nous échappe encore plus", autant d'inconnues qui nuisent au développement du dispositif, estime-t-il.

A Aix, ce procès-test va se concentrer sur les responsabilités au sein de la bande du "Petit Bar", constituée autour de Jacques Santoni, son "parrain" présumé. Tétraplégique depuis un accident de moto en 2002, il est soupçonné d'avoir été le commanditaire de l'assassinat d'Antoine Nivaggioni. Le crime pourrait s'inscrire dans le cadre de la guerre des gangs opposant la bande ajaccienne au clan d'Alain Orsoni.

Ancien nationaliste, responsable d'une société de sécurité, Nivaggioni avait été tué d'une rafale dans le centre d'Ajaccio. Un crime minutieusement préparé, allant jusqu'à la location d'un appartement permettant de guetter ses allées et venues, et précédé d'une tentative d'assassinat cinq mois plus tôt.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Charles Pieri lâché par les indépendantistes, accusé d'avoir injurié la veuve Erignac

Les nationalistes n'ont pas applaudi Macron et dénoncent "une occasion manquée"

BLOG - Après le discours de Macron, les Parisiens rendent hommage au peuple corse

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Propos polémiques de Laurent Wauquiez: la riposte des Républicains a des airs de Penelope Gate

lun, 02/19/2018 - 11:48

POLITIQUE - Les jours passent, la polémique reste. Trois jours après la diffusion par Quotidien des propos sans filtre tenus par Laurent Wauquiez devant des étudiants de l'EM Lyon la semaine dernière (où il s'en prenait notamment à Gérald Darmanin et Nicolas Sarkozy), les soutiens du président des Républicains s'efforcent encore de déminer le terrain.

Ce lundi 19 février sur CNews, la porte-parole de LR, Laurence Saillet, a mis en cause la "déontologie" des journalistes de TMC, en dénonçant notamment des procédés "absolument indécents". "Pensez vous qu'il y a aujourd'hui encore en France de la déontologie journalitisque?", a-t-elle interrogé, évoquant "un journaliste qui corrompt un élève en amont pour faire un enregistrement illegal".

"Le journaliste en question a envoyé des messages aux étudiants pour leur proposer d'enregistrer", a-t-elle affirmé, assurant avoir des "éléments qui démontrent que les étudiants ont été sollicités en amont". Une stratégie de riposte qui s'inscrit dans le prolongement de celle adoptée dès samedi par Laurent Wauquiez. Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes avait en effet dénoncé la diffusion de propos enregistrés "de façon illégale" et menacé Quotidien de "suites judiciaires".

Une défense qui n'est pas sans rappeler celle de François Fillon pendant la campagne présidentielle, qui s'inscrivait dans un premier temps sur le champ de la "légalité", avant d'entrer dans une rhétorique aux accents conspirationnistes permettant également d'esquiver le fond de l'affaire.

"Le fond est tellement indéfendable, que ceux qui veulent défendre Wauquiez sont obligés de ne s'exprimer que sur la forme. Dans une stratégie de communication 'à la Trump', l'objectif n'est pas d'être crédible auprès des journalistes, mais de consolider sa base", note auprès du HuffPost le spécialiste de la communication politique, Philippe Moreau Chevrolet.

Théorie du complot

Disqualifier la forme pour éviter de s'exprimer sur le fond des propos embarrassants tenus par Laurent Wauquiez ne constitue pas le seul axe de défense prisé chez les cadres LR. La thèse du coup monté a également la cote.

Sur Europe 1, Virginie Duby-Muller, secrétaire générale adjointe des Républicains, a affirmé avoir "l'impression que tout ça a été orchestré", remarquant que "cet événement intervient à un moment où Laurent Wauquiez enchaînait des séquences positives, qu'il s'agisse de L'Emission politique, du Conseil national, ou enfin des élections législatives partielles que nous avons gagnées à Belfort et dans le Val d'Oise".

"Il y a une cabale anti-Wauquiez!", s'est aussi indignée sur RMC Nadine Morano, affirmant que le président des LR était aujourd'hui "une cible". De qui? Du "système" probablement. Le réflexe "cabinet noir", usité pendant la campagne de 2017 en défense de François Fillon, semble continuer de hanter les couloirs du siège des Républicains. Laurent Wauquiez, justement a d'ailleurs lui-même évoqué devant les étudiants de l'EM Lyon une "cellule de démolition" contre l'ex-candidat à la présidentielle.

"Pendant la campagne présidentielle, François Fillon a commencé à exister au sein de la 'vérité alternative' qu'il avait créée. Laurent Wauquiez fait pareil aujourd'hui. Les avantages qu'il peut en tirer dépassent le fond de cette polémique qui -encore une fois- est indéfendable", explique Philippe Moreau Chevrolet.

Division

Si elle permet d'allumer des contre-feux, cette stratégie de défense ne fait pas l'unanimité dans les rangs de la droite. "On a besoin de rassembler, pas de diviser. Ces propos ne concourent pas au rassemblement. Il n'y aurait pas ces propos, ce serait peut-être mieux", a fait savoir Eric Woerth, tout en soulignant qu'il ne "partageait" pas les propos prononcés par Laurent Wauquiez.

"Ça coûte combien un cours de cette qualité ?? À peine 17.500 € la scolarité à l'EM Lyon pour passer maître dans l'art du cynisme, de la diffamation, et de l'injure!", a taclé sans concession un porte-parole de Libres!, le mouvement de Valérie Pécresse au sein des Républicains, qui rassemble tous les anciens adversaires de Laurent Wauquiez.

Une réaction qui, comme au moment de la campagne, préfigure un risque de division au sein de la droite:

Ça coûte combien un cours de cette qualité ?? À peine 17 500 € la scolarité à #emlyon pour passer MAÎTRE dans l'art du #cynisme, de la #diffamation, et de l'#injure !#JaiMalamaDroite#LWGate#LR#Sarkozy#Merkel#Darmanin#Fillon#Macron
Vite @SoyonsLibres avec @vpecresse ! https://t.co/1WDiRzBq0B

— Vincent JEANBRUN (@VincentJEANBRUN) 17 février 2018

Et si Laurent Wauquiez créait lui-même les conditions de cette division pour se distinguer et raffermir sa position de chef? Pour Philippe Moreau Chevrolet, c'est une hypothèse crédible. "En passant d'un extrême à l'autre, il oblige ses partisans à adopter sa stratégie et il chasse les tièdes et les hésitants", répond le spécialiste, qui ajoute: "cette logique inspirée de Trump consiste à mettre l'appareil sous tension". Au regard du malaise provoqué à droite par ses propos, c'est plutôt réussi.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Les propos polémiques de Wauquiez contestés jusque chez Les Républicains

Les conseils de Hortefeux ou Fillon que Wauquiez n'a pas suivis (délibérément?)

La sortie polémique de Wauquiez, dérapage contrôlé ou "gros péché d'orgueil"?

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Les produits d'entretien aussi nocifs que la cigarette pour nos poumons

lun, 02/19/2018 - 11:35

SANTÉ - Lentement, mais sûrement... S'exposer régulièrement aux produits ménagers serait extrêmement dangereux pour notre santé, et plus particulièrement pour nos poumons.

Les effets seraient même comparables à ceux provoqués par le tabac. Il s'avère ainsi aussi nocif d'utiliser au quotidien ces produits que de fumer un paquet de cigarettes par jour durant une vingtaine d'années.

Ce sont les conclusions alarmantes d'une étude publiée dans la revue American Journal of Respiratory and Critical Care Medicine ce 16 février.

Pendant plus de 20 ans, des chercheurs européens ont analysé la fonction respiratoire des 6230 participants âgés en moyenne de 34 ans, afin d'évaluer les effets au long terme de ces produits d'entretien sur notre organisme.

Des produits qui viennent "tapisser les voies respiratoires"

Résultat: ils ont constaté au fil du temps une diminution significative de la capacité respiratoire des personnes qui faisaient régulièrement le ménage à la maison ou celles dont c'est le métier, comparativement à celles qui ne faisaient pas de nettoyage.

"Le volume expiratoire maximal par seconde (VEMS), ou volume d'air expiré pendant la première seconde, a diminué de 3,6 millilitres par an plus rapidement chez les femmes qui faisaient du ménage à leur domicile, et de 3,9 ml par an plus rapidement chez les femmes qui travaillaient comme femmes de ménage", notent les auteurs.

La plupart de ces produits chimiques de nettoyage "irritants pour les membranes muqueuses" viennent "tapisser les voies respiratoires", entraînant des "changements persistants dans les voies respiratoires", expliquent-ils.

Les hommes épargnés?

Ce phénomène d'insuffisance pulmonaire est nettement plus frappant chez les femmes. A vrai dire, les scientifiques n'ont décelé aucun effet chez les hommes, moins exposés à ces sprays chimiques.

Les chercheurs soulignent toutefois une des limites de leur étude: ils ont étudié peu d'hommes aussi exposés aux produits ménagers que les femmes, souligne The Independent.

L'étude montre par ailleurs que l'asthme est plus prévalent chez les femmes qui faisaient du ménage à la maison (12,3 %) ou au travail (13,7 %) par rapport à celles qui n'en faisaient pas (9,6 %).

Voilà qui devrait relancer le débat sur le partage des tâches domestiques...

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Les produits ménagers, "première source de pollution de nos intérieurs"

Bactéries: Et si passer l'aspirateur était dangereux pour la santé?

7 astuces pour laisser ses allergies aux pollens en dehors de la maison

Pour suivre les dernières actualités sur Le HuffPost C'est La Vie, cliquez ici

Deux fois par semaine, recevez la newsletter du HuffPost C'est La Vie

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Une pétition d'écrivains pour l'inhumation de Michel Déon à Paris

lun, 02/19/2018 - 11:14

LITTÉRATURE - Une centaine d'écrivains et éditeurs ont demandé lundi 19 février à la mairie de Paris de donner une sépulture à l'écrivain et académicien français Michel Déon, mort en Irlande fin décembre, dans une pétition lancée à l'initiative du Figaro.

"Son oeuvre, sa personnalité, son rayonnement international ne méritent pas cette situation déplorable", écrivent, parmi d'autres, Emmanuel Carrère, Irène Frain, Antoine Gallimard, l'académicien Erik Orsenna et Amélie Nothomb.

"Nous demandons donc à Anne Hidalgo et au Conseil de Paris de faire en sorte que l'auteur des 'Poneys sauvages', d'Un taxi mauve' et de tant de grands romans puisse bénéficier d'une sépulture dans les meilleurs délais", ajoutent-ils.

Delphine de Vigan, Yasmina Reza, Didier Decoin, Jean-Christophe Rufin, Guillaume Musso, Michel Houellebecq, Eric-Emmanuel Schmitt et encore Sempé ont également signé le texte.

L'auteur de "La Montée du soir" est mort le 28 décembre à 97 ans, à la clinique de Galway, en Irlande, où il résidait pendant une partie de l'année. Il a été incinéré. Ses cendres ont été rapatriées en France par sa famille, qui souhaitait les faire inhumer à Paris.

Impossible, faute de place

Anne Hidalgo a répondu le 15 février à la demande des proches de Michel Déon, expliquant qu'une dérogation aux règles d'inhumation en vigueur à Paris n'avait pas été possible, faute de place.

La maire de Paris avait cependant souligné qu'elle souhaitait "faire évoluer" le règlement "pour permettre à de grandes personnalités parisiennes de cœur si ce n'est de résidence, par exemple à des artistes du monde entier, d'être enterrées dans notre ville".

Anne Hidalgo proposera "au prochain Conseil de Paris la création d'une commission intégrant des conseillers de Paris de toutes les formations politiques pour définir les conditions dans lesquelles, malgré le petit nombre de places disponibles, nous pourrions accueillir exceptionnellement à Paris la sépulture de personnalités qui n'y résidaient pas administrativement", avait-elle dit.

Selon les écrivains et éditeurs signataires de la pétition, la présence de Michel Déon à Paris, "comme celle de Proust, Stendhal, Baudelaire, Sartre, contribuera au prestige déjà grand d'une ville indissociable de notre histoire intellectuelle et littéraire".

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Michel Déon, l'un des doyens de l'Académie française, est mort

Les conseils de Sarkozy pour ranger sa bibliothèque

Finir un livre vous déprime? C'est normal et plutôt bon signe

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

La jihadiste française Mélina Bougedir libérée par l'Irak, qui ordonne son expulsion

lun, 02/19/2018 - 11:13

TERRORISME - La Cour pénale centrale de Bagdad a remis en liberté ce lundi 19 février la jihadiste française Mélina Bougedir qu'elle venait de condamner à sept mois de prison pour "entrée illégale en Irak", sa peine étant couverte par sa détention préventive, a constaté un journaliste de l'AFP.

Dans la foulée, le justice irakienne a également ordonné l'expulsion de la jihadiste française, arrivée en Irak en 2015 selon ses dires. Elle a été condamnée pour "entrée illégale en Irak", et non en vertu de la loi antiterroriste.

Mélina Bougedir, 27 ans, avait été arrêtée l'été dernier à Mossoul, l'ancien bastion du groupe terroriste Daech dans le nord du pays, avec ses quatre enfants, dont trois ont été rapatriés en France. Elle a affirmé en arabe au président de la cour être entrée en Irak en octobre 2015 à partir de la Syrie et que son mari, un Français dénommé Maximilien, qui était cuisinier, a été tué lors de la bataille de Mossoul.

Elle restera toutefois en détention jusqu'à ce que ses documents de sortie soient établis, a indiqué une source judiciaire après le verdict de la Cour pénale centrale de Bagdad. Mélina Bougedir devrait ensuite être placée en garde à vue à son arrivée à Paris, selon Franceinfo.

L'avenir des terroristes européens en question

Fin janvier, les avocats de deux Françaises détenues en Irak pour avoir rejoint les rangs de l'EI et en attente de procès, dont une prénommée Melina et originaire de Seine-et-Marne (région parisienne), avaient alerté le président français Emmanuel Macron sur le fait qu'elles risquaient la peine de mort.

Quelques jours auparavant, la justice irakienne avait condamné à mort une ressortissante allemande d'origine marocaine qui avait rejoint l'EI pour "soutien logistique et aide à une organisation terroriste". Une première pour une femme européenne.

Dimanche, devant la même cour pénale de Bagdad, une Turque a écopé de la peine capitale tandis que dix autres ainsi qu'une Azérie ont été condamnées à la prison à vie pour appartenance à l'EI. Elles ont été condamnées sur la base de l'article 4 de la loi antiterroriste stipulant que "toute personne qui commet, incite, planifie, finance ou assiste des actes de terrorisme sera punie d'une peine allant de 15 ans de prison à la peine de mort ".

En décembre, un Suédois d'origine irakienne avait été exécuté pour "terrorisme".

Ces condamnations relancent le débat autour de l'extradition des terroristes français sur le territoire. En dépit des arguments des associations de défense des droits de l'homme, le gouvernement avait alors fait savoir que l'Irak étant considéré comme un pays souverain, il "serait difficile de ne pas reconnaître les poursuites de la justice irakienne".

Quelques dizaines de Français soupçonnés d'avoir été membres de l'EI se trouvent actuellement dans des camps ou des prisons en Irak et en Syrie avec plusieurs dizaines de mineurs, d'après une source proche du dossier.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Une jihadiste allemande condamnée à mort en Irak, une première

Les jihadistes français arrêtés en Syrie peuvent-ils être jugés au Kurdistan syrien?

BLOG - Nos clichés sur les jihadistes nous empêchent de voir qui ils sont vraiment

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

"L'Insoumis" avec Jean-Luc Mélenchon, ou le récit intime d'une success-story qui finit mal

lun, 02/19/2018 - 10:24

POLITIQUE - "Ça va le faire..." Jusqu'aux tous derniers instants du film et d'une élection présidentielle qui s'apprête à basculer, Jean-Luc Mélenchon répète doucement ces mots, convaincu que le train de l'Histoire va l'embarquer à son tour, dans le sillage de son maître François Mitterrand.

"Ça va le faire", assure-t-il à ses proches, cette poignée de fidèles qui a tout quitté pour le suivre, à la réception des premières remontées des bureaux de vote. À ses lieutenants qui vont décoller pour rejoindre les plateaux télévisés, "l'Insoumis" adresse cette recommandation: "Dîtes-vous qu'on ne représente pas une secte mais le peuple français à partir de ce soir".

"Mais là c'est pas fini!", s'enquiert-il quand on l'annonce à égalité avec François Fillon. Il reste les grandes villes. Les yeux rivés sur un écran de télévision qui annonce la qualification d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, le désarroi côtoie le déni: "Moi j'y croirai lorsque le ministère de l'Intérieur le dira".

"L'Insoumis" s'achève sur ce dénouement dramatique. En guise de conclusion, le film ne retient pas le discours abattu qui suit la défaite quand Mélenchon se refuse à appeler à voter Macron contre Le Pen. "À vous jeunes gens de reprendre le flambeau", fait-il dire au candidat.

Portrait intime de l'itinéraire d'un homme en campagne plutôt que documentaire politique, le film de Gilles Perret, qui sort en salles ce mercredi 21 février, n'apprendra que peu de choses aux mordus des joutes électorales. Si ce n'est le poids de la déception qui s'abat sur Jean-Luc Mélenchon en ce soir d'avril 2017. À 600.000 voix près.

"Si on n'est pas au deuxième tour, les gens vont être déçus"

"L'Insoumis", c'est le récit d'une chevauchée fantastique qui s'achève en tragédie, une success-story électorale qui finit mal. "Ils avaient presque tout anticipé, mis à part la défaite finale", a confié Gilles Perret à Capital.

Le réalisateur, qui a pu suivre Jean-Luc Mélenchon à la trace pendant plusieurs mois jusqu'au soir de sa défaite, ne s'est guère attardé sur ce qui passionne traditionnellement les observateurs politiques. La tactique électorale, l'euphorie des foules, le panache des discours et les grands découragements sont quasiment absents du film. "Ce qui m'intéressait, c'était l'humain et les diversités des situations. Je me suis glissé dans les interstices du temps qu'il pouvait m'accorder dans cette frénésie d'une campagne électorale", raconte-t-il, assumant de n'avoir eu recours ni à la musique ni à des images d'archives.

De ces coulisses brutes, dépourvues d'artifices, et de cet accès privilégié au candidat, Gilles Perret n'a retenu que l'homme face à son destin, offrant un regard attentif et sans connivence sur un Jean-Luc Mélenchon qui, de toutes façons, ne livre rien de sa vie privée ou de ses émotions. Ce grand affectif, dont les colères médiatiques éclaboussent régulièrement l'immense culture, est aussi un pudique qui ne respire que pour et par la politique. "Je me vis comme un intellectuel suprêmement engagé", résume-t-il dans un train qui le ramène on ne sait où.

À défaut de sentiments et de grandes confessions, c'est l'espoir qui sert de fil rouge au film de Gilles Perret. Cet espoir ténu et intime qui s'étoffe tandis que grimpent les sondages, que les courbes se croisent avec Benoît Hamon, quand Fillon est à portée de voix et que les salles s'échauffent à l'aube d'un nouveau grand soir. Avant de se fracasser dans les urnes.

"Une page d'histoire" est en train de s'écrire, veut croire Jean-Luc Mélenchon avant de se reprendre. Avare de confessions, le candidat s'abandonne pourtant à la caméra. "Si on n'est pas au deuxième tour, les gens vont être déçus. Et moi aussi. Je me suis tellement fait à l'idée".

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Après Le Pen, Mélenchon menace "Le Monde" d'un procès

Le non-hommage de Mélenchon à Johnny en était un

Ces fans de Mélenchon et Hamon veulent vous aider à "pécho"

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Bachelot préférerait Macron à Wauquiez... "parce qu'il aime les vieilles"

lun, 02/19/2018 - 09:42

INSOLITE - Invitée sur le plateau des "Terriens du dimanche" présenté par Thierry Ardisson le 18 février , Roselyne Bachelot a répondu à une question plutôt osée. Gilles-William Goldnadel -chroniqueur dans l'émission- lui a demandé si, pour la Saint-Valentin, elle préférait "un Valentin Wauquiez de gauche ou un Valentin Macron de droite?"

Un dilemme politico-amoureux sur lequel l'ancienne ministre de la santé et des sports n'a laissé plané le doute que quelques secondes avant d'exprimer son choix. Et selon elle, c'est Emmanuel Macron qui serait le plus à même de partager une Saint-Valentin avec elle. La raison de ce choix? Elle l'explique dans sa réponse: "Si on me demandait de choisir entre un Valentin Wauquiez et un Valentin Macron, je choisirais Emmanuel Macron parce qu'il aime les vieilles alors, j'ai ma chance."

"Si on me demandait de choisir entre un valentin #Wauquiez et un valentin #Macron, je choisirais Emmanuel Macron parce qu'il aime les vieilles" - @R_Bachelot dans #LTDpic.twitter.com/HIaMROrxwu

— Les Terriens ! (@lesterriens) 18 février 2018

Thierry Ardisson conclut la séquence en estimant que "Roselyne va finir par faire du stand-up". Une phrase qui n'est pas très éloignée de la réalité puisque Roselyne Bachelot sera sur les planches du Théâtre Bobino le 7 mars.

À l'affiche, pas de stand-up ni de "one woman show" mais une pièce considérée comme un chef d'œuvre féministe: dans le cadre du festival "Paroles citoyennes, Roselyne Bachelot interprétera la pièce "Les monologues du vagin", accompagnée sur scène par Marlène Schiappa et Myriam El Khomri.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Roselyne Bachelot a une théorie sur la montée des marches en courant de Macron

Roselyne Bachelot pilote infernale dans Fort Boyard

Roselyne Bachelot très émue pour la dernière du "Grand 8"

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Frère Tariq Ramadan, l’autre procès

lun, 02/19/2018 - 09:42

Cette époque est étrange. Il semble que l'intransigeance envers certain.es soit à la démesure de l'indulgence qui fut accordée à d'autres.

Comment s'offusquer de la propagation dans notre jeunesse d'une parole conspirationniste islamiste alors même que pendant près de 20 ans, des medias, des "intellectuels" l'ont encensée?

Avant de s'en prendre en masse, voire en meute, à des jeunes; chanteuse, mannequin, humoriste, qui ont relayé ses paroles et sa pensée, il est peut-être temps d'interroger ceux qui ont contribué à la fulgurante ascension de frère Tariq Ramadan.

Tariq Ramadan sera jugé mais hélas, il ne le sera pas pour cela...

L'incroyable impunité dont les prédateurs sexuels ont pu jouir si longtemps appartient peut-être déjà au passé. Passant à côté d'un mouvement historique et politique, certains, en inversant les rôles n'ont cru y voir qu'un mouvement de "délation généralisée".

Tariq Ramadan s'est retrouvé parmi les "victimes" de cette libération de la parole...

Quand on lit le récit glaçant des présumées proies de frère Tariq, on se dit qu'il nous faudra peut-être définitivement demander pardon aux porcs car, on ne repproche à aucun d'entre eux, je crois une telle bassesse, d'une telle cruauté.

L'autre procès

Ceux qui ont permis la gloire de ce prédicateur islamiste ignoraient peut-être sa haine pathologique et personnelle des femmes bien que celle-ci soit au centre de l'idéologie islamiste... Il aura pourtant fallu beaucoup de cette "indulgence hexagonale" pour la considérer comme "libertinage", un "libertinage" toutefois qui ne l'empêchait pas de réfléchir sérieusement au bien fondé de la "lapidation des femmes adultères"...

Ramadan est désormais mis en examen pour ces faits et la justice tranchera mais il y a pourtant un autre procès qu'on voudrait voir s'ouvrir même si celui-ci n'a pas sa place dans un tribunal.

Ce procès ou plutôt cette mise en examen de conscience concerne la complicité, voire la collaboration avec une formidable machine de guerre menée par lui au nom des Frères musulmans.

Il interroge l'abandon pour ne pas dire l'immolation d'une partie de notre jeunesse livrée pieds et poings liés à ces marchands de haine que sont les islamistes et dont Ramadan aura été la figure la plus subtile, la plus aboutie, la plus dangereuse.

Car aucun intellectuel digne de ce nom ne pouvait décemment méconnaître l'idéologie, la genèse, l'histoire des Frères musulmans, cette organisation politico-religieuse fasciste qui fut fondée en 1928 par Hassan El Banna et dont le petit fils Tariq ramadan a toujours fièrement revendiqué la filiation politique.

Leur alliance avec le fascisme et le nazisme, la diffusion par leur soins dans le monde arabe de "mein Kampf" et des "Protocole des sages de Sion". Leur haine des Juifs, des femmes, des démocrates est inscrite au cœur de leur programme.

Pendant près de vingt ans, des philosophes, des responsables associatifs et politiques, des chevaliers de la presse libre, des grands medias ont adoubé Tariq Ramadan. Celui qui fut étranger à toutes les luttes antiracistes de notre pays fut soudainement propulsé, encensé sur tous les plateaux télés et medias où la haine fait vendre. Avec l'argent du Qatar et la bénédiction ou le silence d'élus de tous horizons politiques qui ont cru pouvoir troquer la paix sociale contre un peu de religion, Ramadan et ses acolytes ont labouré nos banlieues, parlé à des jeunes à qui plus personne ne s'adressait.

Une alliance avec l'extrême droite islamiste

Ramadan fut même introduit dans les forums sociaux organisés par la gauche radicale et les altermondialistes où, pour la première fois, une idéologie d'extrême droite étrangère et hostile à tous les combats d'émancipation s'y voyait offrir une indécente tribune.

De l'université aux maisons de quartier en passant par des mosquées et les plateaux télé, partout cette parole mortifère a trouvé des relais, des complicités jusqu'aux plus hautes autorités morales et intellectuelles de notre pays.

Ceux-là pourtant ne souffraient d'aucune relégation sociale ou raciste, ils n'étaient pas comme la plupart des jeunes Maghrébins, pris dans un vertige identitaire, avides d'une parole déculpabilisante... Face aux crimes islamistes, Ramadan et ses complices leur offrirent ce cadeau empoisonné "ce n'est pas nous, c'est eux !".

La mésalliance qui, depuis près de vingt ans s'est nouée entre une partie de la "gauche radicale" et l'islamisme relève d'une trahison qui n'aura guère eu d'équivalent dans l'histoire.

Cette mésalliance eut un prix ; l'abandon des Juifs, des droits des femmes, des homosexuels, des démocrates du monde arabe. (On se souvient de l'indécente charge d'universitaires français contre Kamel Daoud). Il y eut aussi le sacrifice de l'intelligence et de la réflexion : plutôt qu'une critique du capitalisme, on opta pour une vision simpliste (tout est la faute de l'Amérique et d'Israël) si proche des thèses complotistes et antisémites.

Les résistant.es qui dénoncèrent l'imposture des islamistes furent la cible de calomnies puis de menaces. Charlie Hebdo en est mort.

Orphelins de Charlie

Charlie hebdo fut presque le seul à dénoncer avec la même rigueur l'islamisme, le racisme et l'antisémitisme. C'est cette intransigeance, si peu audible hélas aujourd'hui, qui a été dynamitée.

Malgré la propagande nauséabonde que les islamistes et leurs idiots utiles n'ont cessé de relayer, Charlie, ce journal de gauche libertaire était de tous les combats antiracistes; pour le droit de vote des étrangers, pour l'accueil de réfugiés, dans les luttes pour les sans-papiers, contre les tests ADN, contre la double peine, les contrôles au faciès, etc.

Il faut peut-être le rappeler à ceux qui osent entonner les sirènes de l'identité nationale pour s'en réclamer et surtout le crier à ces décérébrés, étudiants rebelles au petit pied qui refusent que l'on lise un texte de Charb... Stéphane Charbonnier, ce héros qui affronta jusqu'au bout les fascistes islamistes, ceux qui menacent de vous tuer. Le courage se mesure toujours à l'aune de ce que l'on risque, tout le reste n'est que posture et gesticulation. Hélas.

Bien sûr, ce n'est pas Tariq Ramadan qui a décimé la rédaction de Charlie, celui-ci s'est contenté de commenter ainsi leur assassinat "cet humour-là était un humour de lâche". Sur Al Jazeera, il n'a fait que poursuivre sa petite musique conspirationniste : "Il y a beaucoup de questions qu'il faut encore poser. Par exemple, ce qui est arrivé le 11 Septembre ; ce qui est arrivé à Madrid ; ce qui est arrivé à Londres ; ce qui arrive maintenant en France... Quel est le rôle des services secrets dans toute cette affaire ?".

Le droit de cité du conspirationnisme

Il ne fut pas le seul. Nombreux furent ceux qui refusèrent de respecter la minute de silence, ils n'étaient pas "Charlie" et, dans la même foulée, ne furent pas non plus "Juifs de l'hyperchacher"...

Bénéficiant de tribunes dans des grands journaux et autres medias, des philosophes, des intellectuels, de sociologues, des journalistes se mirent à recouvrir de leur propre chahut celui de jeunes qu'ils avaient contribué à déboussoler. L'Etat français était complice, l'islamophobie généralisée avait conduit à ces extrémités...

Pourtant, contrairement aux jeunes générations à qui l'on avait fait croire que "critiquer une religion c'était du racisme", eux savaient très bien qui étaient Wolinski, Maris, Cabu et Charb. C'est en toute conscience et à l'abri de leurs privilèges qu'ils abandonnèrent Charlie, les Juifs et tous les autres... *

Ces discours ont eu droit de cité, ils furent au plus haut niveau relayés.

Comment dès lors s'étonner qu'une partie de notre jeunesse en ait été contaminée?

La haine des Juifs au cœur du discours islamiste

Depuis près de 20 ans, l'explosion de la parole antisémite, des agressions puis des crimes ont fait l'objet d'une occultation. Elle le fut, sans surprise, par ceux-là même qui promouvaient Ramadan et son discours. Ce furent encore les mêmes qui crièrent à la liberté d'expression pour Dieudonné, relayant les insinuations antisémites du "deux poids, deux mesures".

Lors des crimes antisémites (Ilan Halimi, enfants de Toulouse, clients de l'hypercacher) ) l'effroi national ne se transforma guère en mobilisation citoyenne. Partout où ils se trouvaient, les amis de Tariq Ramadan s'employèrent à scier les courroies de transmission de la solidarité à l'égard des Juifs. Si cette solidarité s'était manifestée, alors des milliers de familles juives n'auraient peut-être pas quitté le pays.

Désarroi à gauche

Abandon et trahison furent hélas le lot de nombreux militants politiques et associatifs. Pris en otage entre un souci louable de ne point stigmatiser encore les plus fragiles, (populations d'origine ouvrière et immigrée) et l'envie légitime d'en découdre avec la "vermine fasciste" et islamiste, ils se virent sommés de taire leur indignation. Certains, trop peu nombreux, ont osé protester ; dans les syndicats, les partis politiques, les associations, même au Mrap, (si joliment rebaptisé par Charb, le "Mouvement pour le Respect Au Prophète"). D'autres, désemparés, sont partis sur la pointe des pieds, le plus souvent.

La détresse des Juifs de notre pays, le désarroi de militants humanistes eut aussi pour corollaire la solitude voire l'abandon des Français issus de l'immigration africaine et maghrébine. Rebaptisés "musulmans", la plupart d'entre eux virent leur parole et leur identité confisquée, pris en étau entre le racisme de l'extrême droite et la terreur de voir leurs propres enfants basculer dans ce nihilisme meurtrier, le seul que dans leur immense compassion, leur amis autoproclamés leur offraient en guise d'avenir.

Le mot même "musulman" fut une prise de guerre sémantique et idéologique de l'islamisme, comme s'il y avait une "connivence culturelle" entre une Albanaise, un Ouïgour et un Malien....

Le discours islamiste porté par Ramadan et ses amis se fit ainsi le supplétif du retour de l'imaginaire colonial, ("musulmans" était le mot employé par l'administration coloniale). Imaginaire que dans le même mouvement, ils se firent un plaisir de dénoncer ...

C'est ainsi que depuis près de 20 ans, des Français d'origines diverses se sont vu offrir une forme de débaptisation, une mise "hors la France" grâce à cette identité largement fantasmée.

Alors même que nous avions tous et toutes besoin d'horizon, d'espoirs, d'utopies positives, une gauche égarée dans ses extrêmes se mit à renier les combats d'émancipation qui avaient fait son identité. Le coût pour les femmes et les filles allait aussi être colossal, jusqu'à certaines "féministes" d'un nouveau "genre" qui loin des combats de leurs ainées se mirent à "oser" le relativisme culturel ; la parité pour les unes, le voile pour les autres. Leur abandon assumé de leurs sœurs des cités, livrées aux lois des caïds puis à celle des islamistes est venue offrir une définition paradoxale de ce que peut être aujourd'hui le "féminisme blanc"...

La lâcheté et l'abandon auront été le formidable cadeau offert à l'extrême droite, renforcée par l'incroyable aubaine d'un discours identitaire désormais adoubé et partagé.

Charb, Tignous, Bernard Maris le répétaient: sur l'échiquier politique, l'islamisme se situe au bas mot à l'extrême droite. Or c'est à cette alliance contre nature que les amis de Ramadan ont œuvré pendant des années. De manière fort inédite dans l'histoire, une gauche dite "radicale" s'est acoquinée avec ceux qui prônaient l'esclavage des femmes, le refus, jusqu'au meurtre, de l'éducation des filles, l'assassinat des homosexuels, la haine des Juifs, le complotisme antisémite et le nettoyage ethnique.

Et pour avoir amarré cette terrible mésalliance à la volonté de justice sociale, à la défense intransigeante d'une presse libre et indépendante, à la révolte toujours nécessaire face aux malheurs du monde et celui si terrible qui touche aujourd'hui les réfugiés, pour avoir si durablement confondu les valeurs et sali encore une fois un idéal de fraternité déjà bien entamé par les trahisons du siècle, ceux-là devraient peut-être rendre des comptes.

Il est peut-être temps de répondre de frère Tariq.

*Brigitte Stora est l'auteure de Que sont mes amis devenus : les Juifs, Charlie puis tous les nôtres éditions le Bord de L'Eau

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Une des femmes qui accuse Ramadan de viol raconte comment elle est tombée sous son joug

Le billet d'avion qui pourrait contredire le témoignage d'une des accusatrices de Tariq Ramadan

Tariq Ramadan mis en examen et incarcéré pour viols

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Cette époque est étrange. Il semble que l'intransigeance envers certain.es soit à la démesure de l'indulgence qui fut accordée à d'autres.

Comment s'offusquer de la propagation dans notre jeunesse d'une parole conspirationniste islamiste alors même que pendant près de 20 ans, des medias, des "intellectuels" l'ont encensée ?

Avant de s'en prendre en masse, voire en meute, à des jeunes ; chanteuse, mannequin, humoriste, qui ont relayé ses paroles et sa pensée, il est peut-être temps d'interroger ceux qui ont contribué à la fulgurante ascension de frère Tariq Ramadan.

Tariq Ramadan sera jugé mais hélas, il ne le sera pas pour cela...

L'incroyable impunité dont les prédateurs sexuels ont pu jouir si longtemps appartient peut-être déjà au passé. Passant à côté d'un mouvement historique et politique, certains, en inversant les rôles n'ont cru y voir qu'un mouvement de "délation généralisée".

Tariq Ramadan s'est retrouvé parmi les "victimes" de cette libération de la parole...

Quand on lit le récit glaçant des présumées proies de frère Tariq, on se dit qu'il nous faudra peut-être définitivement demander pardon aux porcs car aucun d'entre eux, je crois, ne s'est rendu coupable, si cela est avéré, d'une telle bassesse, d'une telle cruauté.

L'autre procès

Ceux qui ont permis la gloire de ce prédicateur islamiste ignoraient peut-être sa haine pathologique et personnelle des femmes bien que celle-ci soit au centre de l'idéologie islamiste... Il aura pourtant fallu beaucoup de cette "indulgence hexagonale" pour la considérer comme "libertinage", un "libertinage" toutefois qui ne l'empêchait pas de réfléchir sérieusement au bien fondé de la "lapidation des femmes adultères"...

Ramadan est désormais mis en examen pour ces faits et la justice tranchera mais il y a pourtant un autre procès qu'on voudrait voir s'ouvrir même si celui-ci n'a pas sa place dans un tribunal.

Ce procès ou plutôt cette mise en examen de conscience concerne la complicité, voire la collaboration avec une formidable machine de guerre menée par lui au nom des Frères musulmans.

Il interroge l'abandon pour ne pas dire l'immolation d'une partie de notre jeunesse livrée pieds et poings liés à ces marchands de haine que sont les islamistes et dont Ramadan aura été la figure la plus subtile, la plus aboutie, la plus dangereuse.

Car aucun intellectuel digne de ce nom ne pouvait décemment méconnaître l'idéologie, la genèse, l'histoire des Frères musulmans, cette organisation politico-religieuse fasciste qui fut fondée en 1928 par Hassan El Banna et dont le petit fils Tariq ramadan a toujours fièrement revendiqué la filiation politique.

Leur alliance avec le fascisme et le nazisme, la diffusion par leur soins dans le monde arabe de "mein Kampf" et des "Protocole des sages de Sion". Leur haine des Juifs, des femmes, des démocrates est inscrite au cœur de leur programme.

Pendant près de vingt ans, des philosophes, des responsables associatifs et politiques, des chevaliers de la presse libre, des grands medias ont adoubé Tariq Ramadan. Celui qui fut étranger à toutes les luttes antiracistes de notre pays fut soudainement propulsé, encensé sur tous les plateaux télés et medias où la haine fait vendre. Avec l'argent du Qatar et la bénédiction ou le silence d'élus de tous horizons politiques qui ont cru pouvoir troquer la paix sociale contre un peu de religion, Ramadan et ses acolytes ont labouré nos banlieues, parlé à des jeunes à qui plus personne ne s'adressait.

Une alliance avec l'extrême droite islamiste

Ramadan fut même introduit dans les forums sociaux organisés par la gauche radicale et les altermondialistes où, pour la première fois, une idéologie d'extrême droite étrangère et hostile à tous les combats d'émancipation s'y voyait offrir une indécente tribune.

De l'université aux maisons de quartier en passant par des mosquées et les plateaux télé, partout cette parole mortifère a trouvé des relais, des complicités jusqu'aux plus hautes autorités morales et intellectuelles de notre pays.

Ceux-là pourtant ne souffraient d'aucune relégation sociale ou raciste, ils n'étaient pas comme la plupart des jeunes Maghrébins, pris dans un vertige identitaire, avides d'une parole déculpabilisante... Face aux crimes islamistes, Ramadan et ses complices leur offrirent ce cadeau empoisonné "ce n'est pas nous, c'est eux !".

La mésalliance qui, depuis près de vingt ans s'est nouée entre une partie de la "gauche radicale" et l'islamisme relève d'une trahison qui n'aura guère eu d'équivalent dans l'histoire.

Cette mésalliance eut un prix ; l'abandon des Juifs, des droits des femmes, des homosexuels, des démocrates du monde arabe. (On se souvient de l'indécente charge d'universitaires français contre Kamel Daoud). Il y eut aussi le sacrifice de l'intelligence et de la réflexion : plutôt qu'une critique du capitalisme, on opta pour une vision simpliste (tout est la faute de l'Amérique et d'Israël) si proche des thèses complotistes et antisémites.

Les résistant.es qui dénoncèrent l'imposture des islamistes furent la cible de calomnies puis de menaces. Charlie Hebdo en est mort.

Orphelins de Charlie

Charlie hebdo fut presque le seul à dénoncer avec la même rigueur l'islamisme, le racisme et l'antisémitisme. C'est cette intransigeance, si peu audible hélas aujourd'hui, qui a été dynamitée.

Malgré la propagande nauséabonde que les islamistes et leurs idiots utiles n'ont cessé de relayer, Charlie, ce journal de gauche libertaire était de tous les combats antiracistes; pour le droit de vote des étrangers, pour l'accueil de réfugiés, dans les luttes pour les sans-papiers, contre les tests ADN, contre la double peine, les contrôles au faciès, etc.

Il faut peut-être le rappeler à ceux qui osent entonner les sirènes de l'identité nationale pour s'en réclamer et surtout le crier à ces décérébrés, étudiants rebelles au petit pied qui refusent que l'on lise un texte de Charb... Stéphane Charbonnier, ce héros qui affronta jusqu'au bout les fascistes islamistes, ceux qui menacent de vous tuer. Le courage se mesure toujours à l'aune de ce que l'on risque, tout le reste n'est que posture et gesticulation. Hélas.

Bien sûr, ce n'est pas Tariq Ramadan qui a décimé la rédaction de Charlie, celui-ci s'est contenté de commenter ainsi leur assassinat « cet humour-là était un humour de lâche ». Sur Al Jazeera, il n'a fait que poursuivre sa petite musique conspirationniste : « Il y a beaucoup de questions qu'il faut encore poser. Par exemple, ce qui est arrivé le 11 Septembre ; ce qui est arrivé à Madrid ; ce qui est arrivé à Londres ; ce qui arrive maintenant en France... Quel est le rôle des services secrets dans toute cette affaire ?".

Le droit de cité du conspirationnisme

Il ne fut pas le seul. Nombreux furent ceux qui refusèrent de respecter la minute de silence, ils n'étaient pas " Charlie" et, dans la même foulée, ne furent pas non plus "Juifs de l'hyperchacher"...

Bénéficiant de tribunes dans des grands journaux et autres medias, des philosophes, des intellectuels, de sociologues, des journalistes se mirent à recouvrir de leur propre chahut celui de jeunes qu'ils avaient contribué à déboussoler. L'Etat français était complice, l'islamophobie généralisée avait conduit à ces extrémités...

Pourtant, contrairement aux jeunes générations à qui l'on avait fait croire que "critiquer une religion c'était du racisme", eux savaient très bien qui étaient Wolinski, Maris, Cabu et Charb. C'est en toute conscience et à l'abri de leurs privilèges qu'ils abandonnèrent Charlie, les Juifs et tous les autres... *

Ces discours ont eu droit de cité, ils furent au plus haut niveau relayés.

Comment dès lors s'étonner qu'une partie de notre jeunesse en ait été contaminée ?

La haine des Juifs au cœur du discours islamiste

Depuis près de 20 ans, l'explosion de la parole antisémite, des agressions puis des crimes ont fait l'objet d'une occultation. Elle le fut, sans surprise, par ceux-là même qui promouvaient Ramadan et son discours. Ce furent encore les mêmes qui crièrent à la liberté d'expression pour Dieudonné, relayant les insinuations antisémites du "deux poids, deux mesures".

Lors des crimes antisémites (Ilan Halimi, enfants de Toulouse, clients de l'hypercacher) ) l'effroi national ne se transforma guère en mobilisation citoyenne. Partout où ils se trouvaient, les amis de Tariq Ramadan s'employèrent à scier les courroies de transmission de la solidarité à l'égard des Juifs. Si cette solidarité s'était manifestée, alors des milliers de familles juives n'auraient peut-être pas quitté le pays.

Désarroi à gauche

Abandon et trahison furent hélas le lot de nombreux militants politiques et associatifs. Pris en otage entre un souci louable de ne point stigmatiser encore les plus fragiles, (populations d'origine ouvrière et immigrée) et l'envie légitime d'en découdre avec la "vermine fasciste" et islamiste, ils se virent sommés de taire leur indignation. Certains, trop peu nombreux, ont osé protester ; dans les syndicats, les partis politiques, les associations, même au Mrap, (si joliment rebaptisé par Charb, le "Mouvement pour le Respect Au Prophète"). D'autres, désemparés, sont partis sur la pointe des pieds, le plus souvent.

La détresse des Juifs de notre pays, le désarroi de militants humanistes eut aussi pour corollaire la solitude voire l'abandon des Français issus de l'immigration africaine et maghrébine. Rebaptisés "musulmans", la plupart d'entre eux virent leur parole et leur identité confisquée, pris en étau entre le racisme de l'extrême droite et la terreur de voir leurs propres enfants basculer dans ce nihilisme meurtrier, le seul que dans leur immense compassion, leur amis autoproclamés leur offraient en guise d'avenir.

Le mot même "musulman" fut une prise de guerre sémantique et idéologique de l'islamisme, comme s'il y avait une "connivence culturelle" entre une Albanaise, un Ouïgour et un Malien....

Le discours islamiste porté par Ramadan et ses amis se fit ainsi le supplétif du retour de l'imaginaire colonial, ("musulmans" était le mot employé par l'administration coloniale). Imaginaire que dans le même mouvement, ils se firent un plaisir de dénoncer ...

C'est ainsi que depuis près de 20 ans, des Français d'origines diverses se sont vu offrir une forme de débaptisation, une mise "hors la France" grâce à cette identité largement fantasmée.

Alors même que nous avions tous et toutes besoin d'horizon, d'espoirs, d'utopies positives, une gauche égarée dans ses extrêmes se mit à renier les combats d'émancipation qui avaient fait son identité. Le coût pour les femmes et les filles allait aussi être colossal, jusqu'à certaines "féministes" d'un nouveau "genre" qui loin des combats de leurs ainées se mirent à "oser" le relativisme culturel ; la parité pour les unes, le voile pour les autres. Leur abandon assumé de leurs sœurs des cités, livrées aux lois des caïds puis à celle des islamistes est venue offrir une définition paradoxale de ce que peut être aujourd'hui le "féminisme blanc"...

La lâcheté et l'abandon auront été le formidable cadeau offert à l'extrême droite, renforcée par l'incroyable aubaine d'un discours identitaire désormais adoubé et partagé.

Charb, Tignous, Bernard Maris le répétaient : sur l'échiquier politique, l'islamisme se situe au bas mot à l'extrême droite. Or c'est à cette alliance contre nature que les amis de Ramadan ont œuvré pendant des années. De manière fort inédite dans l'histoire, une gauche dite "radicale" s'est acoquinée avec ceux qui prônaient l'esclavage des femmes, le refus, jusqu'au meurtre, de l'éducation des filles, l'assassinat des homosexuels, la haine des Juifs, le complotisme antisémite et le nettoyage ethnique.

Et pour avoir amarré cette terrible mésalliance à la volonté de justice sociale, à la défense intransigeante d'une presse libre et indépendante, à la révolte toujours nécessaire face aux malheurs du monde et celui si terrible qui touche aujourd'hui les réfugiés, pour avoir si durablement confondu les valeurs et sali encore une fois un idéal de fraternité déjà bien entamé par les trahisons du siècle, ceux-là devraient peut-être rendre des comptes.

Il est peut-être temps de répondre de frère Tariq.

Catégories: Actualités

Le procès à huis clos de Piotr Pavlenski en dit long sur le fonctionnement de la justice en France

lun, 02/19/2018 - 09:17

L'artiste Piotr Pavlenski est actuellement détenu à la prison de Fleury-Merogis suite à l'action Éclairage, réalisée place de la Bastille le 16 octobre 2017.

Il a alors été placé en détention provisoire pour quatre mois. Le 9 février 2018, la détention a été prolongée pour quatre mois supplémentaires. La chambre de l'instruction a en effet considéré que, l'action ayant été réalisée par l'artiste en pleine conscience, il constituait un danger pour l'ordre public.

Piotr est mis en examen au titre des articles 322-6, 322-11, 322-15 et 322-18 du Code pénal.

Le juge d'instruction chargée de l'affaire, Madame Nathalie Turquey a tenté, le 6 février, d'imposer une 5e expertise, cette fois encore, psychiatrique. Mme Turquey semble obsédée par la volonté de déclarer Pior Pavlenski fou. Ce dernier a refusé de se soumettre à cette nouvelle expertise. De même, durant l'interrogatoire du 13 février, la greffière a elle-même déformé certaines déclarations du prévenu, ignorant les propos exacts de Piotr Pavlenski.

Toutes les décisions prises par la justice concernant Piotr Pavlenski ont été prises à huis clos. Les magistrats ont justifié leur refus de publicité des débats par des formulations floues, enfreignant par là même grossièrement le principe de transparence. Comme l'écrit Piotr: "l'audience pendant laquelle est décidée la privation de liberté du prévenu se passe ainsi: la queue, l'accueil ; le juge, le procureur et le greffier d'un côté de la table, le prévenu, son avocat et un gendarme de l'autre. Énonciation des faits, conclusions du procureur, justifications de la défense, décision de mise en détention pour quatre mois et au suivant. Des troïkas qui jugent à huis clos".

Les Troïkas du NKVD étaient un organe extrajudiciaire de poursuites criminelles qui existait en URSS de 1937 à 1938. Elles étaient dirigées par trois personnes: le chef de l'administration du NKVD de l'oblast, le secrétaire du comité du parti communiste de l'oblast et le procureur de l'oblast. La France reproduit le fonctionnement de ces troïkas.

Toutes les audiences concernant Piotr Pavlenski doivent être publiques, comme le dit la Cour de Cassation dans son arrêt du 7 février 2018 ("La Chambre de I'Instruction qui n'a pas motivé plus précisément les risques d'atteintes à la sérénité des débats n'a pas justifié sa décision laquelle a nécessairement fait grief au mis en examen").

Le juge des libertés a ignoré la décision de la Cour de Cassation en procédant à un jugement à huis clos. Il a également ignoré la demande de récusation du juge pour non-respect de la publicité des débats formulée par Piotr durant l'audience.

Face à cet abus, et en signe de protestation contre le non-respect du principe universel de transparence, Piotr a de nouveau commencé une grève de la faim et de la soif. Au treizième jour de la précédente, au début de son incarcération, Piotr avait été hospitalisé contre sa volonté et nourri de force.

La date de l'audience en appel de la décision de prolongation de la mise en détention préventive a été fixée au 22 février à 14h, et vous pourrez venir y assister et voir de vos propres yeux comment la "justice" est rendue en France.

Piotr ne reçoit aucune lettre, même celles de ses enfants. Le blocus est total.

Aujourd'hui, Piotr Pavlenski est dans son dixième jour de grève de la faim et la soif. Son état de santé s'est aggravé. Piotr a refusé l'aide médicale.

(Billet édité avec les dernières nouvelles de l'état de santé de Piotr).

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Cet artiste russe a littéralement mis le feu à la Banque de France

BLOG - Petr Pavlenski, artiste anti-Poutine, doit-il mourir pour parachever son oeuvre?

Le célèbre violoniste de jazz Didier Lockwood est mort

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Gérald Darmanin assure, "les yeux dans les yeux", n'avoir "jamais abusé d'aucune femme" ni de son "pouvoir"

lun, 02/19/2018 - 09:07

POLITIQUE - "Les yeux dans les yeux", Gérald Darmanin l'assure: "Je n'ai jamais abusé d'aucune femme, je n'ai jamais abusé de mon pouvoir". Invité ce lundi 19 février sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin, le ministre des Comptes publics s'est exprimé sur les plaintes pour viol qui le visaient et dont l'une a été classée sans suite le 16 février.

Pour assurer sa bonne foi face au journaliste de RMC/BFMTV, le politique a repris l'expression de l'ex-ministre du Budget Jérôme Cahuzac, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Darmanin : "Je n'ai jamais abusé d'aucune femme et je n'ai jamais abusé de mon pouvoir" pic.twitter.com/L1wtzJsgnE

— BFMTV (@BFMTV) 19 février 2018

"Je vais vous dire quelque chose les yeux dans les yeux: je crois que dans le monde dans lequel nous vivons, il faut savoir se tenir droit et faire son travail. Moi je fais mon travail. Je n'ai jamais abusé d'aucune femme et je n'ai jamais abusé de mon pouvoir", a-t-il assuré sur RMC/BFMTV. "La vie politique c'est parfois quelques blessures", a conclu le ministre.

En 2013, Jérôme Cahuzac avait assuré "les yeux dans les yeux" ne pas avoir de compte caché, avant que l'on découvre la vérité.

L'emploi de cette expression de la part de Gérald Darmanin semble fort à propos alors que Laurent Wauquiez a été fortement critiqué ces derniers jours pour l'avoir justement comparé à Jérôme Cahuzac, lors d'un cours donné à l'EM Lyon le 15 février.

"Vous regardez Darmanin, vous avez une interview sur Franceinfo avec Apathie qui est absolument extraordinaire. Mais c'est un monument à regarder, ce truc! C'est du Cahuzac puissance 10!, s'exclamait-il. Le type sait très bien ce qu'il a fait, il sait très bien ce qui va arriver. Vous penserez à moi dans les semaines qui viennent, mais lui je lui promets pas un grand destin". "Ca va faire très mal, et ça va devenir l'incarnation de ce qu'a été Cahuzac".

Pour sa part, l'intéressé a dénoncé ce lundi 19 février le "cynisme absolu" du président LR. "Il avoue que lorsqu'il parle médiatiquement aux Français, il ment", dénonce le ministre: "Il est allé beaucoup plus loin que ce que lui permet le minimum de cynisme". "Je ne comprends pas la haine personnelle que Laurent Wauquiez me voue. Moi je n'ai pas de ressentiment. Mais j'ai l'impression que Laurent Wauquiez est tombé du côté obscur de la force".

"je suis tranquille comme Baptiste"

Si l'enquête sur des accusations de viol visant le ministre a été classée sans suite vendredi par le parquet de Paris -après l'avoir déjà été une première fois en juillet- ce dernier doit cependant encore affronter une enquête pour "abus de faiblesse" déposée par une habitante de Tourcoing (Nord).

Interrogé pour savoir s'il était soulagé de ce classement sans suite dans le premier dossier, il a remarqué qu'il n'avait "pas fait de commentaire pendant l'enquête préliminaire" et qu'il n'en ferait pas plus une fois la plainte classée sans suite. "J'irai au bout de ma plainte pour dénonciation calomnieuse déposée depuis juillet dernier", a-t-il toutefois assuré.

"Pour la seconde affaire, je n'ai pas été entendu par la justice, je suis à sa disposition", a-t-il dit. "Ma grand-mère disait que j'étais tranquille comme Baptiste quand j'étais petit. Eh bien je suis tranquille comme Baptiste", a-t-il assuré. Disant ne pas savoir qui l'accuse ni de quoi on l'accuse, il n'a pas voulu commenter plus avant.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

"Darmanin, c'est du Cahuzac puissance 10"

Darmanin réagit à la deuxième plainte contre lui: "Je n'ai rien à me reprocher"

La plainte pour viol visant Gérald Darmanin est classée sans suite

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Iran: reprise des opérations pour retrouver l'avion disparu, une centaine de pics à explorer

lun, 02/19/2018 - 08:44

IRAN - Les recherches continuent pour retrouver l'avion et ses 66 passagers. Les secours iraniens ont repris, ce lundi 19 février au matin, les opérations de recherche de l'avion de ligne porté disparu depuis dimanche alors qu'il survolait une région montagneuse du sud-ouest de l'Iran, indique Irna, l'agence officielle iranienne.

Les autorités iraniennes avaient suspendu dimanche soir à cause de conditions météorologiques très difficiles (neige, pluies et vents violents) les opérations de recherche de cet ATR 72 de la compagnie Aseman Airlines parti de Téhéran avec 66 personnes à bord. Les autorités estiment que l'avion s'est écrasé, et tous ses passagers sont présumés morts.

Le bimoteur à hélices assurait la liaison entre Téhéran et la ville de Yasouj, à environ 500 km au sud de la capitale iranienne. Il a disparu des écrans radar pendant une tempête de neige dans la région des monts Zagros en début de matinée alors qu'il approchait de sa destination.

Une enquête pour déterminer les causes de l'accident

Toute la journée de dimanche, les secours ont été entravés par le mauvais temps. Irna ne précise pas si les conditions météorologiques dans la zone des recherches permettent ce lundi de faire voler les hélicoptères qui avaient dû rester au sol la veille.

Donnant une idée de la tâche qui attend les équipes de recherche, Irna cite un responsable local des équipes de secours indiquant qu'une centaine de pics doivent être explorés.

Le Bureau (français) d'études et analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) a annoncé dimanche soir l'envoi de trois "enquêteurs" et "conseillers techniques" devant aider l'enquête diligentée par les autorités iraniennes pour déterminer les causes de l'accident.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

L'avion de ligne qui s'est écrasé en Iran avec 66 passagers à son bord reste introuvable

Netanyahu brandit un morceau de drone et met en garde l'Iran

L'Occident aurait utilisé des lézards pour espionner le programme nucléaire iranien

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Marlène Schiappa répond à la féministe Caroline De Haas après sa déclaration "1 homme sur 2 ou 3 est un agresseur"

lun, 02/19/2018 - 08:26

AGRESSIONS SEXUELLES - "Inopérant", "contre-productif" et "faux". Marlène Schiappa a son mot à dire sur la déclaration faite par la militante féministe Caroline de Haas, le 15 février dans L'Obs, affirmant qu'"un homme sur deux ou trois est un agresseur". Une sortie vivement critiquée depuis plusieurs jours et démontée ce 18 février par la la secrétaire d'Etat en charge de l'Egalité femmes-hommes, sur le plateau de BFMTV.

"Non, fermement non ça ne peut d'aucune manière être un homme sur deux dans la mesure où ça voudrait dire qu'il y a plus d'agresseurs sexuels que de femmes qui auraient été violées, explique Marlène Schiappa, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d'article. Cela veut dire que tous les viols qui sont survenus seraient à chaque fois des viols en réunion."

"Je trouve inopérant et contre-productif de jeter comme ça en l'air des chiffres. Ou on a une parole construite étayée par des études, des recherches, ou alors on lance des interrogations et on lance un grand débat public sur 'comment pouvons-nous quantifier'", juge la secrétaire d'Etat, ajoutant que ce genre d'affirmation est "complètement dangereux" et "ça brouille le message qu'on essaie de faire passer".

Le tout avant de conclure: "il y a aussi des hommes victimes de violences sexuelles et je pense que c'est l'un des ultimes tabous que l'on n'a pas abordé".

Caroline de Haas, cofondatrice du mouvement Osez le féminisme, interrogée sur la médiatisation de certaines affaires de violences faites aux femmes avait affirmé: "Il est admis qu'une femme sur deux a été victime de viol, d'agression ou de harcèlement." De fait, sur cette base, on peut affirmer selon elle qu'"un homme sur deux ou sur trois est un agresseur".

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Schiappa se défend d'être "intervenue" dans l'affaire Daval

Marlène Schiappa dénonce l'article "irresponsable" d'"Ebdo" sur Nicolas Hulot

À l'Assemblée, Schiappa affiche ostensiblement son soutien à Hulot

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Dopage: Alexander Krushelnitsky, curleur russe aux Jeux olympiques d'hiver 2018, officiellement contrôlé positif

lun, 02/19/2018 - 08:07

JEUX OLYMPIQUES D'HIVER 2018 - Une confirmation qui fait mauvais genre. Alexander Krushelnitsky, soupçonné de dopage au meldonium a été contrôlé positif durant les JO-2018 de Pyeongchang, a annoncé ce lundi 19 février le Tribunal arbitral du sport, saisi de l'affaire.

Le contrôle de l'échantillon A prélevé sur le sportif russe avait révélé la présence de meldonium, produit figurant sur la liste des produits prohibés, mais une analyse de l'échantillon B devait encore être pratiquée ce lundi à 13h (5h à Paris) pour confirmer ce cas de dopage qui est donc désormais officiel.

Le curleur russe, médaillé de bronze dans la compétition par équipe mixte, évolue sous les couleurs olympiques et sous la dénomination des Athlètes olympiques de Russie, délégation de 168 sportifs sensée présenter des sportifs considérés comme "propres", suite à la suspension de la Russie pour un système de dopage institutionnalisé.

Ce cas de dopage serait "extrêmement décevant" s'il était avéré, avait commenté plus ce tôt ce lundi le porte-parole du Comité international olympique (CIO), dans l'attente des résultats de l'échantillon B du joueur de curling.

"C'est stupide, et Alexander n'est pas stupide", avait de son côté tonné le coach de l'équipe féminine russe de curling Sergei Belanov. "Il n'y a aucun bénéfice (à tirer de ce produit pour un curleur). Aucun avantage, a ajouté Belanov. Et je ne crois pas qu'un jeune homme choisisse de prendre un risque ou d'utiliser une substance dopante connue depuis deux ans", avait-il ajouté.

Lire aussi :

Sous drapeau neutre après l'exclusion de son pays pour dopage, un Russe soupçonné de... dopage

Cette image résume l'incroyable suspense avant la victoire de Fourcade

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Russie: 5 morts dans une fusillade à la sortie d'une église, Daech revendique

lun, 02/19/2018 - 07:34

RUSSIE - Un homme a tué cinq femmes, dimanche 18 février, lors d'une fusillade "à la sortie d'une église" orthodoxe à Kizliar, au Daguestan, république musulmane instable du Caucase russe, ont annoncé les autorités locales, une attaque revendiquée par le groupe Etat islamique.

"Un inconnu a tiré avec un fusil de chasse à Kizliar, blessant mortellement quatre femmes", a indiqué dans un communiqué le ministère local des Affaires intérieures. Une cinquième femme est décédée de ses blessures à l'hôpital, a déclaré à l'agence de presse TASS Zalina Mourtazalieva, porte-parole du ministère de la Santé.

Ce bilan a été confirmé par le Comité d'enquête russe, qui a indiqué dans un communiqué ouvrir une enquête pour "le meurtre de deux personnes ou plus" et "atteinte à la vie de policiers".

Attentat revendiqué par Daech

L'assaillant, qui a également blessé deux membres des forces de l'ordre, a été "éliminé" lors d'un échange de tirs avec la police, a déclaré le ministère local des Affaires intérieures. Il s'agit d'un habitant de Kizliar né en 1995, a déclaré à l'agence russe Interfax Rassoul Temirbekov, directeur-adjoint de l'antenne locale du Comité d'enquête.

L'attaque a été revendiquée par l'organisation jihadiste Etat islamique. "Un soldat de l'islam, Khalil Daghestani, a attaqué le temple nazaréen George (l'église Saint-Georges visée par l'attentat) dans la ville de Kizliar au Daguestan. Il l'a visé avec son arme, a tué cinq personnes et blessé quatre autres", affirme l'EI sur le réseau Telegram.

La fusillade a eu lieu un mois exactement avant l'élection présidentielle du 18 mars en Russie.

Un "crime monstrueux"

Le quotidien russe RBK a publié le récit d'un prêtre affirmant que l'homme avait visé ses fidèles sortant tout juste de la messe qu'il venait de donner à l'occasion du Dimanche gras marquant la veille du début du Carême orthodoxe.

"Aujourd'hui, vers 16 heures, nous avions terminé la messe, les gens commençaient à sortir. Un homme avec une barbe a couru vers l'église en criant 'Allah Akbar' et a blessé mortellement quatre personnes", a raconté à RBK le prêtre Pavel.

"Il avait un fusil et un couteau", a-t-il affirmé, précisant: "Quand nous avons entendu les tirs, nous avons vite fermé les portes pour qu'il n'entre pas". Ce "crime monstrueux" est "destiné à provoquer un affrontement entre orthodoxes et musulmans" dans le Caucase, a accusé le porte-parole du patriarche de l'Eglise orthodoxe russe Kirill.

Des photos publiées par les médias locaux montraient le cadavre d'un homme présenté comme l'assaillant avec une barbe fournie et un treillis militaire. Elles montraient également deux corps sans vie sur le sol boueux, recouverts d'un drap blanc.

Voisin de la Tchétchénie, le Daguestan, dont la population est majoritairement musulmane, est l'une des régions les plus pauvres et instables de Russie.

Elle est la cible régulière d'attaques parfois revendiquées par l'EI, à qui la rébellion armée islamiste dans le Caucase russe a prêté allégeance en juin 2015.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Un groupe armé capture et tue un pilote russe après avoir abattu son avion

Un avion de ligne russe s'écrase près de Moscou avec 71 personnes à bord

La tempête de neige qui a paralysé Moscou

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Pages