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La Répression des fraudes accuse Intermarché de revente à perte avec sa promo sur le Nutella

jeu, 02/22/2018 - 09:01

CONSOMMATION - La promotion à 70% sur le Nutella proposée par Intermarché, qui avait provoqué tensions et bousculades dans plusieurs magasins au mois de janvier, a enfreint la loi sur la revente à perte.

Selon RTL, la Répression des fraudes a épinglé l'enseigne de la grande distribution pour avoir proposé une remise sur la célèbre pâte à tartiner à la noisette, au prix de 1,41 euro au lieu de 4,50 euros pour un pot de 950 grammes.

La radio -qui affirme avoir eu accès au procès-verbal que le gendarme de la consommation transmet ce jeudi 22 février à la justice- explique que des agents de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) se sont rendus dans des locaux d'Intermarché fin janvier et on découvert que les pots vendus en promotion ne pouvaient pas être considérés comme en soldes car ils avaient été achetés récemment.

L'opération est donc considérée comme de la revente à perte, interdite par le Code du commerce, et est passible d'une amende de 375.000 euros rappelle RTL. La justice devra maintenant choisir quelle suite donner au dossier.

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"Consternée", Valérie Pécresse réagit aux propos de Wauquiez

jeu, 02/22/2018 - 08:19

POLITIQUE - Valérie Pécresse s'est dite ce jeudi 22 février "consternée" par les propos tenus par le président des Républicains Laurent Wauquiez devant des étudiants lyonnais et diffusés dans l'émission "Quotidien", "parce qu'ils divisent et ils affaiblissent la droite".

"Je ne laisserai pas attaquer mon bilan ministériel, mes réformes au gouvernement", a déclaré sur RTL la présidente LR de la région Ile-de-France, accusée de faire "nombre" de "conneries", selon les propos de Wauquiez.

"J'aimerais bien moi aussi faire de l'humour sur les réformes faites par Laurent Wauquiez au gouvernement mais malheureusement j'ai bien cherché, je n'en ai pas trouvé", a-t-elle lâché.

"J'aimerais bien moi aussi faire de l'humour sur les réformes faites par Laurent Wauquiez au gouvernement mais malheureusement j'ai bien cherché, je n'en ai pas trouvé", dit @vpecresse dans #RTLMatinpic.twitter.com/lW7q0Dn4u3

— RTL France (@RTLFrance) 22 février 2018

"On voit très clairement aujourd'hui qu'il y a deux droites, il y a une droite des décibels et une droite de la crédibilité", a affirmé Pécresse.

"Je suis fière d'avoir revalorisé les filières littéraires et je ne laisserai pas abîmer ce bilan", a affirmé Pécresse, répondant aux critiques sur son action comme ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

"Le dénigrement des personnes ne nous mène nulle part", a-t-elle ajouté, assurant se positionner avec son mouvement Libres! sur le terrain des "idées". "Aujourd'hui la droite a besoin d'apaisement, elle a besoin de rassemblement, elle a besoin d'idées".

Interrogée plusieurs fois sur son intention de rester ou non au sein de LR, Pécresse a botté en touche, affirmant avoir reçu "d'innombrables messages de soutien qui (lui) prouvent que Les Républicains ça n'est pas que les propos qui ont été tenus, c'est une famille". Elle a également indiqué ne pas avoir reçu de message d'excuses de Wauquiez: "non, malheureusement. J'aurais bien aimé qu'il m'appelle et qu'il s'explique".

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"Certaines" des 111 lycéennes enlevées par Boko Haram ont été "secourues"

jeu, 02/22/2018 - 08:02

INTERNATIONAL - Plusieurs lycéennes enlevées cette semaine dans le nord-est du Nigeria après une attaque de combattants de Boko Haram ont été "secourues", a annoncé ce jeudi 22 février une source officielle locale.

"Certaines" des 111 jeunes filles portées disparues dans un internat du village de Dapchi ont été retrouvées et mises en sécurité par les forces nigérianes, a assuré Abdullahi Bego, porte-parole du gouverneur de l'Etat de Yobe.

Il n'a pas donné à ce stade de détails sur le nombre de lycéennes retrouvées ni sur les circonstances de leur libération. Selon des témoignages d'habitants recueillis par l'AFP, les insurgés du groupe jihadiste nigérian, lourdement armés, avaient attaqué lundi le village, tirant en l'air et faisant exploser des grenades.

Des milliers de personnes enlevés

La plupart des élèves et les professeurs de l'internat se sont enfuis en brousse, craignant d'être enlevés, comme ce fut le cas pour les lycéennes de Chibok dans l'Etat voisin du Borno il y a quatre ans.

Un ministre de l'Etat de Yobe avait assuré que "815 étudiantes" étaient rentrées alors que 111 autres étaient manquantes. Le groupe jihadiste Boko Haram mène depuis 2009 une insurrection sanglante dans le nord-est du Nigeria ayant fait plus de 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés.

Il a kidnappé des milliers de personnes, dont des femmes et des enfants. L'enlèvement de 276 lycéennes à Chibok en 2014 avait déclenché une vague d'indignation mondiale.

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Évacuation de la Zad de Bure, les opposants au projet d'enfouissement de déchets nucléaires délogés

jeu, 02/22/2018 - 07:26

FAIT DIVERS - La gendarmerie nationale a lancé ce jeudi 22 février une opération "visant à mettre fin à l'occupation illégale" du Bois Lejuc, épicentre de la lutte contre le projet Cigéo d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse), a annoncé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

"Sous l'autorité de la préfète de la Meuse, une opération menée par la gendarmerie a débuté ce matin à 6h15", a déclaré sur son compte Twitter le ministre. Ses services ont ainsi mis à exécution une décision de justice prise en avril par le Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc.

Sous l'autorité de la préfète de la Meuse, une opération menée par la @Gendarmerie a débuté ce matin à 6h15 visant à mettre fin à l'occupation illégale du Bois-Lejuc, site destiné au projet d'intérêt national Cigéo, situé nord de la commune de #Bure.

— Gérard Collomb (@gerardcollomb) 22 février 2018

#Bure (55) Sous l'autorité de la préfète de la Meuse, une opération menée par la gendarmerie nationale a débuté ce matin à 6h15 visant à mettre fin à l'occupation illégale du #BoisLejuc#GendarmerieEnOpérationspic.twitter.com/dhQd4MRsJt

— GendarmerieNationale (@Gendarmerie) 22 février 2018

Cinq cents gendarmes, dont cinq escadrons de gendarmerie mobile, étaient mobilisés pour l'évacuation du site de 221 hectares, a annoncé le ministère de l'Intérieur. En fin d'après-midi, la préfecture a annoncé qu'il n'y avait plus d'occupants.

"C'est la méthode Gérard Collomb, on l'aurait écouté il aurait fait la même chose à Notre Dame des Landes, fort heureusement personne ne l'a écouté. Il se rattrape sur Bure", a estimé Benoît Hamon sur Franceinfo. "Nous ne voulons plus qu'il y ait en France des lieux qui soient des lieux de non-droit", a déclaré Gérard Collomb, en marge d'un déplacement à Lognes (Seine-et-Marne). Interrogé sur l'évacuation menée depuis 06H15 par la gendarmerie, il a précisé que cette opération avait été décidée "à la fin de la semaine dernière". "Il faut bien qu'un jour la loi soit respectée", a-t-il ajouté.

"Ce projet devient une ZAD"

L'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) a retenu le bois Lejuc pour l'installation des cheminées d'aération du projet Cigéo, visant à enfouir à 500 m sous terre les déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue du parc français.

L'agence doit réaliser des forages exploratoires dans la forêt afin de récolter des données en vue du dépôt de la demande d'autorisation de création (DAC) du site, prévue pour 2019. Des forages rendus pour l'heure impossibles par l'occupation du bois.

Saisi en référé par l'Andra, le TGI de Bar-le-Duc avait rendu en avril une décision d'expulsion du Bois Lejuc. Les opposants au projet Cigéo contestent la procédure de cession de ce terrain à l'Andra.

"Dans un Etat de droit, les oppositions doivent s'exprimer de manière légale", a écrit sur Twitter le secrétaire d'Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire. De son côté, le chef de file des députés LREM Richard Ferrand a déclaré sur Europe 1 qu'il était "bien normal que l'évacuation ait lieu" pour ne pas voir perdurer "une période de non droit" comme cela a pu être le cas ailleurs en France.

"Ce projet devient une ZAD, ce qu'il n'était pas jusqu'à aujourd'hui. On va le reprendre ce bois", a prévenu de son côté le président de L'EODRA, une association opposée à l'enfouissement des Déchets radioactifs, met en garde les pouvoirs publics. "A chaque fois qu'ils font une action de ce genre il y a des comités de soutien qui fleurissent dans tout l'hexagone", a-t-il lancé à Franceinfo.

Le réseau "Sortir du nucléaire" et d'autres associations d'opposants ont par ailleurs appelé "à des rassemblements devant toutes les préfectures ce soir à 18H00".

Alerte : le Bois Lejuc près de #Bure est en cours d'expulsion ! Appel à des rassemblements devant toutes les préfectures ce soir à 18h https://t.co/ZT0DCdopNH

— Sortir du nucléaire (@sdnfr) 22 février 2018

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Parce qu'il est parfois terriblement frustrant d'être maman, 5 choses que j'ai mises en place pour avoir du temps à moi

jeu, 02/22/2018 - 07:00

Vous allez me dire que comme ça fait longtemps que je n'ai pas posté de nouvel article ici, j'aurais au moins pu revenir avec un truc un peu plus joyeux mais comment vous dire... Depuis que Basile va à la crèche (c'est à dire depuis 6 mois) notre vie n'est qu'un enchaînement de virus et de microbes en tous genres qui ajoutent encore un peu plus de bazar dans notre rythme déjà très speed.

Bien sûr, il n'y a rien de grave hein, ce ne sont que des maladies bégnines auxquelles il est difficile d'échapper la première année de crèche. Mais toutes ces journées "enfant malade" forcées et passées à la maison à attendre que ça passe ont fait renaître en moi un sentiment très moche: la frustration.

La frustration, c'est un mot que tu n'as pas le droit de verbaliser quand tu es maman. Tu n'as même pas le droit de la ressentir! Imaginez, une maman qui se plaindrait à voix haute de ses enfants à coups de "raaaah j'en peux plus de mes gosses, ils me bouuuuuuuffent"... ça ferait mauvais genre, non?

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffingtonpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés.

Enfin, ça c'est ce qu'on veut bien nous faire croire. Combien de mamans sommes-nous à regarder nos montres quand on empile ce foutu jeu de cubes pour la millième fois de la journée alors qu'on devrait être au bureau en train de boucler un dossier urgent? Combien sommes-nous à pester intérieurement quand pour la 3ème fois de la nuit nos enfants se réveillent avec 39 de fièvre, ce qui en dit long sur le programme de notre journée du lendemain... Combien sommes-nous à nous sentir frustrées dans la salle d'attente du pédiatre pour la 9 ème fois en un mois? Combien sommes-nous à râler (intérieurement) parce que là, on aimerait bien pouvoir poser ses fesses sur le canapé et boire ENFIN ce café seule ET en silence dont on rêve depuis ce matin?

J'en suis convaincue, je vis en ce moment mes plus belles années.

Je le pense sincèrement 99% du temps mais il y a ces mauvais jours où rien ne va et où clairement j'aimerais être ailleurs que chez moi à donner du Doliprane en pipette toutes les 6heures ou à gérer une épidémie de gastro à la maison. Ce sont des choses que tous les parents vivent à tour de rôle et qui évoluent au fur et à mesure que les enfants grandissent. Je sais que l'adolescence amènera aussi son lot de problèmes mais laissez-moi y repenser plus tard!

En ce moment, la frustration je la ressens plus que jamais.

Basile est malade 3 semaines sur 4, j'ai du mal à avancer dans mes projets pro ou persos et je n'ai pas fait une nuit potable depuis quasiment un an. Je n'ai pas mes parents ni mes beaux-parents à proximité pour venir me décharger de temps en temps. Et croyez-moi, les grands-parents qui vivent à côté et qui sont dispos ça change clairement la donne quand on travaille. Pour moi, ces problèmes de garde impromptus sont sans doute ce qu'il y a de plus compliqué à gérer mais bon, on a eu une place en crèche donc on ne va pas trop se plaindre non plus.

D'ailleurs, à peine quelques semaines après l'entrée de Basile en crèche, j'ai rapidement compris à quel hiver nous aurions affaire. On m'avait prévenue que je passerai pas mal de temps à jongler entre mon boulot et les rendez-vous chez le médecin donc je m'y étais préparée.

J'ai pu mettre en place quelques petits trucs pour pouvoir souffler, prendre un peu de temps pour moi et mieux gérer ce sentiment de frustration parfois envahissant et très culpabilisant (et terriblement humain, rappelons-le).

Me remettre au sport et découvrir le barreshape

Une fois ma rééducation de périnée terminée, j'ai eu hâte de pouvoir reprendre le sport. Mais je ne voulais plus reprendre la gymnastique aux agrès comme il y a deux ans. Les horaires ne me convenaient plus et surtout, c'est une discipline assez traumatisante pour le corps et j'avais envie de quelques chose de plus doux. Si je suis encore très souple, je n'étais plus assez musclée pour remonter sur des barres asymétriques et j'avais un peu peur de me blesser. Avec ce genre de sport on n'est jamais à l'abri d'une grosse entorse voire une fracture. C'est à ce moment là que Mathilde Lacombe a commencé à parler du Barreshape, une méthode de fitness inspirée de la danse classique qu'elle adore et qui semblait me convenir en tous points. J'y vais désormais une fois par semaine et ça me fait un bien fou! J'avais totalement négligé mon corps ces derniers mois avec les nuits trop courtes et je me sens bien plus en forme grâce à cette heure de sport intense hebdomadaire. Et surtout, pendant une heure je ne pense à rien, ce qui pour moi est un luxe quand on est maman (ou pas hein, mais vous voyez l'idée). Dans l'idéal, j'aimerais pouvoir aller au barreshape deux fois par semaine... à suivre!

Sortir en amoureux une fois par mois

Laisser mes enfants à une baby-sitter pour sortir le soir a toujours été compliqué pour moi. Je n'aime pas cette séparation et je culpabilisais de les confier à quelqu'un d'étranger pour aller m'amuser. Mais avec l'arrivée de Basile, j'ai vraiment ressenti le besoin de m'aérer et de passer un peu de temps seule avec mon chéri. Comme on a du trouver une nounou pour récupérer nos enfants l'après-midi à l'école et à la crèche, j'en ai profité pour lui demander de rester parfois le soir pour garder les enfants pendant que nous allons au restau ou au théâtre. Pour moi c'est plus facile de les confier à une personne qu'ils connaissent, d'autant plus que Basile est encore petit et parfois compliqué à comprendre. Je n'ai rien contre l'idée de confier un bébé à une baby-sitter de de 18 ans mais pour le moment je ne suis pas encore prête. En tout cas, ces sorties régulières en amoureux sont devenues indispensables pour moi et je regrette de ne pas l'avoir fait avant, y compris quand Martin était plus petit.

Me lever encore plus tôt

J'ai toujours été "du matin" comme on dit mais depuis que j'ai repris le boulot je le fais sonner encore plus tôt qu'avant. Pas pour faire du yoga ou de la méditation (j'aimerais bien pourtant mais en sachant le programme qui m'attend j'en suis incapable, je n'arrive pas à me détendre) mais pour prendre le temps de me préparer AVANT que mes enfants se réveillent. C'est très con tellement ça paraît évident mais ça change tout d'être douchée, habillée et maquillée avant de lancer la tournée de biberons ou de bol de céréales. Si je traine au lit (ça m'arrive, je ne suis pas un robot non plus et comme tout le monde, je sature de l'hiver) c'est toute l'organisation familiale qui s'en trouve chamboulée car je fais les choses dans le désordre et je suis désorganisée. Je déteste être prise par le temps, devoir me dépêcher le matin c'est un truc que je n'ai jamais supporté et qui me met direct de mauvaise humeur. Bref, se lever beaucoup plus tôt que ses enfants permet de s'accorder un moment à soi dans la journée et ça peut vraiment influer sur votre humeur du jour. On dit toujours qu'il faut casser la routine pour être heureux et blablabla mais la routine est souvent LE point crucial de notre organisation et de notre bien-être!

Se dire que bébé grandira...

La période "bébé" et la petite enfance ne sont que des étapes dans nos vies de parents. Elles ne sont pas simples, c'est vrai mais elles sont aussi tellement jolies! Bien que ce soit une période fatigante, je sais que je ne pourrai jamais revivre ces moments donc je m'accroche à cette idée que Basile deviendra plus autonome avec le temps et je m'émerveille chaque jour de ses progrès. Ce qui est paradoxal, c'est que je ressens sans doute davantage de frustration que quand Martin était bébé (il était d'un calme olympien et n'a pas eu ce foutu RGO) mais je suis d'autant plus fascinée que je sais que je n'aurai probablement pas d'autres bébés par la suite.

Les couches changées par milliers, les premiers pas, les petits bodies en coton, l'odeur de bébé et les câlins comme seuls les tous petits savent les faire... Je sais que tout cela me manquera terriblement un jour et c'est déjà douloureux d'y penser. Souvenez-vous, j'avais déjà écrit ce billet sur la nostalgie du bébé il y a exactement... 6 ans! (et sur cette photo de dos je réalise combien Basile ressemble à son grand-frère et ça m'émeut beaucoup).

Ce billet est publié dans son intégralité sur le blog Annouchka.

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Cela faisait longtemps qu'elle couvait, voici pourquoi la colère des retraités explose maintenant

jeu, 02/22/2018 - 07:00

Manifs un peu partout, mails ravageurs, pétitions multiples, tweets vengeurs, sites dédiés, les retraités sont en colère. En cause, notamment, la hausse de la CSG qu'ils constatent avec leurs pensions. Il est vrai que les plus âgés sont les victimes d'une baisse continue de leurs revenus. Au moment où l'on prône le plus de pouvoir d'achat.

Si Colbert a créé en 1673 la première caisse de retraite, pour les invalides de la marine, si en 1910 s'instaurent les rentes ouvrières et paysannes à cotisation facultative pour les plus aisés, obligatoire pour les autres (on touchait une pension garantie par l'Etat à partir de 65 ans, mais la durée de vie était souvent inférieure!), ce n'est qu'en 1945 qu'est mis en place un système de retraite par répartition, celui que nous connaissons aujourd'hui encore. En 1947 les cadres créent un régime complémentaire, l'Argirc, suivi en 1961 de l'Arrco pour les non cadres. En 1972 la durée de cotisation passe de 30 à 37,5 ans pour bénéficier d'une pension complète, en 1982 l'âge de la retraite passe de 65 à 60 ans, et c'est en 1993 qu'avec la loi Balladur que débutent les ponctions. Cela fait donc 25 ans, avec des réformes continues, aussi bien venues de la droite que de la gauche (et aujourd'hui du ni droite-ni gauche), que les 16,5 millions de retraités se sentent mal-aimés. D'autant qu'il s'agit là d'une population que les gouvernements ne se gênent pas de cibler, souvent dans l'indifférence générale, car non gréviste et plutôt conservatrice, elle est peu encline à ruer dans les brancards...

0,8% contre 0,9%

La première régression est venue avec la réforme Balladur: les pensions des salariés du privé sont désormais calculées sur les 25 meilleures années (au lieu de 10), la durée de cotisation passe de 37,5 à 40 ans, et l'indexation des retraites se calcule sur les prix, non plus sur les salaires. En 2003/09 les régimes spéciaux et ceux des fonctionnaires vont progressivement s'aligner sur ceux du régime général et est introduit un système de surcote et de décote selon l'âge de départ.

En 2013 est instaurée une nouvelle cotisation de 0,3% qui s'ajoute à la CSG et au même moment les pensions versées par les régimes complémentaires sont gelées. En 2014 nouveau coup porté avec la suppression de certaines niches fiscales, entrainant mécaniquement pour de nombreux retraités un taux de CSG passant de 3,8% à 6,6% et une taxe d'habitation plus élevée. En 2017, après des années de gel et de sous-indexation des régimes de base et complémentaires, la pension a enfin été revalorisée de 0,8% (moins que l' inflation), mais non au 1er janvier mais décalée en octobre.

Pas 1,7% mais 1,86%

Le trop plein du mécontentement est venu avec le relevé des pensions de ce début 2018. Le gouvernement "au nom de la solidarité inter-générationnelle " a annoncé une hausse de la CSG des retraites de 1,7% sans autre compensation. Soit tout de même une augmentation de 25,75% de la CSG payée antérieurement . Reste que cette CSG est instaurée sur le brut: sur le net, c'est à dire le réellement perçu, cette hausse n'est plus de 1,7% mais de 1,84% pour le régime de base et 1,86% pour les complémentaires. De plus la hausse de la CSG ne devait pas concerner les pensions mensuelles inférieures à 1.200 euros . Fausse annonce: c'est le revenu fiscal qui est pris en compte: dans le cas d'un couple, le plafond est alors de 1.838 euros, et si mari et femme perçoivent chacun 920 euros, ils sont touchés par la hausse tout comme un couple dont l'un bénéficie d'une retraite de 1.300 euros et l'autre de 550 euros. Autrement dit, un retraité qui a une pension de 1.205 euros perd 245 euros dans l'année, 352 euros pour celui qui touche 1.800 euros, 510 euros pour celui qui touche 2.500 euros

1.304 euros par mois

A cette perte de pouvoir d'achat non compensée s'ajoutent bien d'autres facteurs de mécontentements tant les augmentations tarifaires se multiplient: dépenses de santé, carburants, cigarettes, assurances, énergies, transports, etc... Ainsi les mutuelles, pour lesquelles les retraités payent le double à prestation égale de ce qu'ils réglaient lorsqu'ils étaient salariés (l'entreprise prend en moyenne 50% à son compte) ont augmenté de 2 à 5% en 2017 et 3 à 5% en 2018, amenant une cotisation de moyenne qualité à plus de 150 euros mensuels par personne.

Sans parler du malaise des maisons de retraite, un sujet qui sensibilise nombre de personnes âgées, les retraités se sentent de plus en plus méprisés. Ce n'est pas par hasard que par ci (Grenoble), par là (Pau) des manifestations se déroulent chaque semaine: le ras le bol est évident, d'autant que pour beaucoup de retraités, la solidarité revendiquée par le gouvernement est depuis longtemps une réalité quotidienne, ne serait-ce qu'en aidant enfants, petits enfants et même parents. On ne cesse de les culpabiliser pour leur "richesse", bien que la moyenne des pensions se situe à 1.304 euros par mois, pas une fortune, et il est logique qu'une personne ayant travaillé toute une vie ait un patrimoine plus important qu'un jeune débutant.

76% des retraités ont voté Macron au deuxième tour de la présidentielle. Il est peu probable qu'ils soient aussi nombreux à soutenir à nouveau un président de 40 ans.

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La recherche est en panne, il est urgent que les jeunes Français y reprennent goût

jeu, 02/22/2018 - 07:00

Indubitablement, l'attractivité et la valorisation de la recherche comme du progrès scientifique sont en panne dans notre pays.

Durant les siècles derniers, la France a acquis une réputation enviable dans le domaine de l'inventivité, de l'imagination créatrice, de l'aptitude aux découvertes. Notre pays était, reconnaissons-le, moins exemplaire dans la capacité à concrétiser et à transformer les innovations intellectuelles en "industries productives".

Depuis la mise en place du crédit impôt-recherche et de quelques autres dispositifs de soutien financier, le nombre de projets ayant un aboutissement commercialisable a augmenté, le développement de start-ups et d'entreprises issues d'une découverte est devenu moins aventureux, la "vallée de la mort" est moins périlleuse. Il serait plus que dommageable d'assister au tarissement de la source, à l'assèchement des innovations!

Or, nous constatons, année après année, qu'une proportion croissante des jeunes esprits, parmi les plus brillants, se détourne de la science, du progrès et du plaisir de la découverte.

C'est regrettable pour eux qui passent à côté de cette merveilleuse aventure humaine consistant à repousser les frontières de la connaissance. Si l'explorateur des siècles passés pouvait éprouver un enivrant dépassement de soi lorsqu'il parcourait des terres inconnues ou gravissait des montagnes invaincues, l'explorateur des temps modernes peut éprouver des sensations comparables en découvrant de nouvelles lois de la biologie, des mathématiques, de la physique, de la chimie ou de toute autre science. L'aventure aujourd'hui est intellectuelle.

C'est aussi regrettable et dangereux pour la France. En un temps où de nombreux pays, au premier rang desquels la Chine, développent un effort sans précédent de recherche et d'innovation, au moment où les Etats-Unis attirent toujours plus de chercheurs étrangers de haut niveau grâce à des offres alléchantes, la France oublierait qu'investir dans la science est la garantie d'une place de choix dans le monde de demain?

Les conjonctures nationale et internationale nous offrent une embellie économique qu'il serait coupable de gérer sans se soucier de l'avenir. Nos dirigeants le savent bien, eux qui restructurent, modernisent et rendent plus efficaces l'apprentissage et la formation à tous les âges de la vie. Le même effort doit être développé en faveur de la recherche scientifique, source d'innovations dans la production et donc de prospérité. Que ce soit dans la biologie et les sciences médicales, dans l'informatique, la robotique et l'intelligence artificielle, dans l'économie verte ou dans les textiles intelligents, toute découverte a des chances d'être valorisable.

Le crédit impôt-recherche mérite d'être déployé au profit de la recherche plus que du développement. Il devrait être plus aisément accessible aux laboratoires de recherche, publics comme privés, et moins aux banques et assurances. La formation des générations prochainement aux responsabilités, dans diverses écoles (ENA, Sciences Po, etc.), doit impliquer une plus grande imprégnation des esprits par la recherche. Les carrières scientifiques justifient une certaine revalorisation intellectuelle et matérielle. Eclairons les jeunes d'aujourd'hui sur les enjeux du travail pour le progrès, ouvrons-leur les portes du monde puisque "la science est et demeure internationale" (Albert Einstein), et accueillons-les à leur retour avec dignité et reconnaissance. Surtout, rappelons à la population française, en particulier aux lycéens, la noblesse du métier de ceux qui œuvrent à un progrès salutaire pour l'humanité et pour notre planète. Face aux perspectives du progrès, contredisons les discours de frilosité excessive et encourageons les initiatives des bienfaiteurs, des découvreurs, dans les "sciences dures" comme dans les sciences humaines.

Signataires: Jean-Louis Touraine, Député du Rhône, Professeur de médecine et chercheur, Geneviève Fioraso, ancienne ministre de l'enseignement supérieur et de la Recherche et Jean-François Bach, professeur de médecine, secrétaire perpétuel honoraire de l'Académie des Sciences

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3 problèmes de taille que le nouveau Président devra résoudre pour que l'Afrique du Sud aille mieux

jeu, 02/22/2018 - 07:00

Après des semaines d'incertitude pendant lesquelles les rumeurs les plus improbables ont couru, notamment sur les réseaux sociaux, le président Jacob Zuma a finalement annoncé sa démission, avec prise d'effet immédiat le 14 février dernier. Cyril Ramaphosa, le leader nouvellement élu du Congrès national africain (ANC) reprenait alors le flambeau et devenait le cinquième président d'Afrique du Sud. La nouvelle en a réjoui plus d'un, qui voient en Ramaphosa, héritier historique de Nelson Mandela, le leader à même de restaurer la dignité d'un pays frappé du sceau de la corruption, fléau auquel Jacob Zuma était largement associé. En reprenant les rênes d'un pays en grande difficulté, Ramaphosa doit se préparer à affronter de nombreux challenges, tous de taille, au point qu'ils pourraient mettre en péril son maintien au pouvoir sur le long terme.

Une économie moribonde à revivifier

L'un des premiers challenges pour le nouveau président sera de redresser l'économie sud-africaine, affectée par des années de crise économique qui ont plombé le pays. Avec un taux de chômage frôlant les 27% et des prévisions de croissance pour 2018 ne dépassant pas les 1.4%, selon les derniers chiffres publiés par la South African Reserve Bank, Ramaphosa devra puiser dans ses ressources de businessman patenté pour relever le défi économique qui l'attend. D'autant que les investisseurs étrangers ont perdu toute confiance dans les instances du pays, notamment depuis l'abaissement de la note attribuée à sa dette au rang de 'junk' par les grandes agences de notation, dégradation qui avait directement fait suite au limogeage du très populaire ministre des finances Pravin Gordhan en mars 2017. A ce stade, iI est donc probable que le nouveau président n'ait d'autre choix que de mettre en place une politique économique d'austérité, qui risque de susciter le mécontentement des Sud-Africains, en premier lieu des étudiants à qui Zuma avait fait la promesse populiste d'instaurer la gratuité des frais universitaires. Ramaphosa devra probablement revenir sur cet engagement, avec le risque évident que les grandes vagues des manifestations estudiantines qui avaient secoué le pays pendant l'été 2016 reprennent de plus belle.

Dans la même lignée, la reprise économique ne pourra se faire sans un assainissement profond des entreprises publiques du pays, qui souffrent de graves dysfonctionnements et d'un manque de fluidité en cash chronique, grandement dus à l'impéritie de ses dirigeants et aux nombreuses affaires de corruptions qui les frappent. Ramaphosa a déjà fait un pas en ce sens en limogeant le conseil d'administration de l'entreprise publique d'électricité, Eskom. Il devra aller plus loin dans les mois à venir et appréhender avec la même sévérité le cas des autres entreprises publiques, comme PetroSA ou South African Airways.

Une lutte contre la corruption à livrer

Le redressement de l'économie devra impérativement et prioritairement passer par une large bataille contre la corruption qui gangrène l'Etat à tous les niveaux, en premier lieu sa présidence, avec un Zuma visé par pas moins de 783 chefs d'accusation pour corruption. Ramaphosa semble bien en être convaincu, lui qui a érigé la lutte contre la corruption comme priorité absolue dès son accession à la tête de l'ANC en décembre dernier. Il devra poursuivre en ce sens et purger le pays de tous ses éléments corrompus, souvent présents dans les plus hautes sphères du pouvoir. Ramaphosa sera d'emblée attendu sur le dossier Zuma, son premier test d'honorabilité, sachant qu'une procédure d'enquête a été lancée à son encontre, et devrait aboutir, si les chefs d'accusations sont confirmés et la procédure menée de manière diligente, à la condamnation de l'ancien président, et des Gupta, puissante famille accusée d'être directement mêlée à tous les scandales de corruption dans lesquels trempe Zuma.

Un parti politique grandement divisé à réunifier

La bataille contre la corruption devra se faire avant tout au sein de l'ANC, ce qui risque de mettre davantage en difficulté politique le nouveau président, et d'approfondir les divisions déjà existantes au sein du parti. En effet, Ramaphosa, élu à une courte majorité à la tête de l'ANC en décembre contre Nkosazana Clarice Dlamini-Zuma, ex-femme de Jacob Zuma, dont la candidature avait été assimilée à une tentative d'empêcher les poursuites judiciaires contre son ex-mari, reste un leader loin de faire l'unanimité dans les rangs du parti. Zuma conserve une large base de supporters, qui ont longtemps bataillé pour empêcher que le parti ne demande officiellement sa démission. A ce jour, l'ampleur des divisions est telle que le parti risque tout simplement l'éclatement, avec le départ des pro-Zuma qui pourraient alors créer leur propre parti autour de la figure de l'ancien président. Ramaphosa devra donc réinjecter de l'unité au sein de l'ANC, et ce avec d'autant plus de détermination que la prochaine échéance électorale est prévue pour 2019. Les élections à venir constituent en effet un test majeur pour le nouveau président, et plus globalement pour l'ANC en perte de vitesse depuis quelques années, en raison des nombreuses critiques et accusations de corruption à l'encontre de Zuma, qui ont largement détérioré son image. A cet égard, les résultats des dernières élections municipales avaient été bien décevantes pour le parti de Mandela, qui a perdu le contrôle de plusieurs grandes municipalités, dont Johannesburg et Pretoria. En 2019, l'enjeu sera donc crucial, l'ANC risquant de perdre la majorité absolue au Parlement, une première dans l'histoire post-apartheid de l'Afrique du Sud.

Ramaphosa commence ainsi son mandat avec l'urgence de résoudre des problèmes de taille qui rongent l'Afrique du Sud depuis plusieurs années déjà. Pour ce faire, il devra mener des batailles sur les fronts économique et politique, et ce en dépit des éventuelles contradictions qui pourraient se poser en terme d'objectifs à atteindre. Pour l'heure, il ne reste plus qu'à lui souhaiter de mener ces combats avec ferveur et détermination pour que sa première victoire, l'accession à la fonction suprême, soit suivie d'autres succès, d'abord aux élections de 2019, aboutissant à la conclusion qu'il aura alors certainement gagné la guerre.

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Bernard Guetta, nous ne partageons pas votre amour pour Emmanuel Macron et votre rêve ne sera jamais le nôtre

jeu, 02/22/2018 - 07:00

Chaque Saint-Valentin transporte son lot de déclarations d'amour inattendues, joyeuses et passionnées. Pour les heureux dont le cœur est déjà pris, le 14 février est le moment rêvé de rappeler avec force toute la tendresse que l'on porte à l'autre. Bernard Guetta, chroniqueur géopolitique à France Inter, n'aurait su rater cette belle occasion et intitula sa déclaration du jour: "le grand rêve d'Emmanuel Macron". Dans cette chronique, Bernard Guetta nous explique que le monde a changé, que les vieux clivages politiques d'hier sont morts, et que toutes les fractures qui traversent aujourd'hui le continent européen peuvent se réduire à une seule: les pro-européens, défenseurs du libre échange et porteurs de "l'ambition de forger une Europe politique" face aux réactionnaires, souverainistes et protectionnistes.

D'un côté, la grande alliance des libéraux, de l'autre la foule haineuse des nationalistes. D'un côté, les bons, de l'autre les méchants. Dans cette lutte à l'issue incertaine et dangereuse, Emmanuel Macron incarnerait, pour le journaliste, le héraut des libéraux dont il pourrait faire la synthèse et ainsi faire rempart à la montée croissante de tous les populismes en Europe. Cela ne vous rappelle rien? Un air de déjà vu, peut-être? Tout au long de la campagne présidentielle, le candidat Emmanuel Macron n'a cessé de dépolitiser le débat: le clivage entre la droite et la gauche n'aurait plus de sens et seuls le "pragmatisme" et le "bon sens" devraient demain gouverner la France. Face à la candidate du Front national réactionnaire, anti-moderne, xénophobe et nationaliste, Emmanuel Macron se présenta aux Français comme le candidat ouvert, humaniste, européen, moderne et progressiste. Face à la crainte et au danger Le Pen, les Français n'avaient pas le choix: il fallait, et ce dès le premier tour, se tourner vers l'étendard Macron.

Ce n'est pas sur le rêve d'une société nouvelle qu'a été élu Emmanuel Macron, mais sur la menace d'un monde prêt à se défaire.

Disons-le simplement: ce n'est pas sur le rêve d'une société nouvelle qu'a été élu Emmanuel Macron, mais sur la menace d'un monde prêt à se défaire. Sa posture progressiste lui fit beaucoup promettre: aux migrants, il rappela avec émotion la tradition d'accueil de la France, aux retraités, il promit la sauvegarde de leur pouvoir d'achat, aux jeunes il promit l'émancipation et la réussite, à tous les Français, l'apaisement et la concorde. Si les promesses font parfois la force d'un candidat, seuls les actes d'un président révèlent la nature réelle de son projet politique. Que constate-t-on? Que toutes ses décisions vont à l'encontre du mythe Macron défendu ce matin-là, contre toute évidence, par Bernard Guetta. Sur les migrants? Il mène une politique répressive qui vise avant toute chose à dissuader toute personne, fût-elle en détresse, de trouver refuge sur notre sol. Sur les retraités? Il augmente la CSG au moment même où il supprime l'ISF. Sur les jeunes? Il diminue les APL et ne fait plus du bac le passeport naturel d'entrée à l'université. Sur l'apaisement et la concorde? Il réduit les budgets de la santé, laisse ainsi la situation se dégrader, comme elle se dégrade dans nos prisons surpeuplées, comme dans nos associations qui souffrent de la perte des contrats aidés. Mais de tout cela, Bernard Guetta ne dit mot et continue de faire la promotion d'Emmanuel Macron.

Auditeur chaque matin de France Inter, j'aimerais que Bernard Guetta fasse une chronique sur les raisons profondes de la montée, partout en Europe, des courants xénophobes et nationalistes. Il découvrirait alors peut-être que les politiques libérales sont le formidable moteur de tous les partis populistes et nationalistes. Qui peut décemment ignorer le lien qui existe entre la crise du système libéral et la montée du populisme en Europe?

Auditeur chaque matin de France Inter, j'aimerais que Bernard Guetta fasse une chronique sur les raisons profondes de la montée des courants xénophobes et nationalistes. Il découvrirait que les politiques libérales sont le formidable moteur de tous les partis populistes.

Qui peut décemment ignorer que l'incapacité des politiques libérales à résoudre le chômage de masse, la pauvreté, les inégalités nourrissent la frustration sociale, le sentiment de dépossession et de haine au cœur des discours populistes? Qui peut décemment ignorer que le libéralisme a renforcé l'individualisme et le consumérisme au détriment de toutes les formes de solidarité et de partage? Oui, il serait temps d'admettre que les excès toujours renforcés du libéralisme et la montée en puissance des nationalistes sont les deux versants d'une même pièce. Par la politique qu'il mène, Emmanuel Macron renforce ceux contre lesquels il prétend lutter. C'est l'indifférence des libéraux à la question sociale qui fait aujourd'hui la force des populismes. Mais de cela, encore, Bernard Guetta ne dit mot, comme il ne dit rien des grandes mutations à l'oeuvre, comme il ne dit rien des périls écologiques qui devraient être la raison première du rassemblement de tous les Européens.

Si nous ne faisons rien, en effet, il ne restera bientôt que ce clivage surexploité avec indécence, ce choix maudit entre la guerre et la paix. Mais ce que ne dit pas Bernard Guetta, c'est que l'Europe n'en est pas là et que s'agitent aujourd'hui en son sein d'autres forces qui n'ont pas l'intention de laisser l'Europe aux mains des libéraux et des nationalistes. Croyez-le ou non, monsieur Guetta, mais ces forces sont constituées de tous les partis de gauche en Europe qui n'ont pas cédé à l'idéal qui fut le leur: celui du progrès, de la justice sociale, de la lutte acharnée pour la préservation de notre planète, du refus de l'abandon face à la pauvreté, aux inégalités et à la désespérance. Ces forces-là aussi se font des déclarations en ce jour et elles ont compris qu'il ne sera pas de combat gagné sans alliance. Depuis plusieurs mois, les représentants de Génération.s, de Diem25, de Sinn Fein, de Syriza se rencontrent, échangent, discutent, négocient et travaillent à l'alliance des gauches et des progressistes lors des prochaines élections européennes.

Est-ce le journaliste vigilant qui parle ou le commentateur conquis qui répète des éléments de langage? Qu'est devenu le militant trotskyste que vous fûtes et dont toute injustice troublait le repos?

Très curieusement, Bernard Guetta conclut: "on pourrait poser un premier jalon: réunir dans un seul et même groupe des centristes, des verts, des modérés de la droite et de la gauche et les élus français d'En marche. On n'y est pas mais cela n'est pas injouable et c'est ce qu'Emmanuel Macron voudrait tenter". Qui est ce "on", monsieur Guetta? Est-ce toujours le journaliste attentif et vigilant qui parle ou le commentateur conquis qui répète des éléments de langage rodés? Qu'est devenu le militant trotskyste que vous fûtes et dont toute injustice troublait le repos? Et si ce militant a disparu, pourquoi l'Européen sincère que vous êtes n'a-t-il pas le souci de mettre en avant les alternatives politiques qui existent aujourd'hui entre ceux qui veulent et aiment l'Europe? Bernard Guetta, nous ne partageons pas votre amour pour Emmanuel Macron et votre rêve, certainement, ne sera jamais le nôtre. Mais de cela non plus, on peut craindre que vous n'en direz mot.

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Monténégro: attaque à la grenade contre l'ambassade des États-Unis à Podgorica

jeu, 02/22/2018 - 06:12

MONTENEGRO - Un homme s'est fait exploser devant l'ambassade des Etats-Unis à Podgorica après avoir jeté une grenade à l'intérieur de l'enceinte du bâtiment, dans la nuit de mercredi à jeudi, a annoncé le gouvernement du Monténégro.

"A minuit et demi, en face du bâtiment de l'ambassade des Etats-Unis au Monténégro, une personne inconnue s'est suicidée avec un engin explosif. Juste avant, cette personne avait jeté un engin explosif (...) à l'intérieur du site de l'ambassade", selon le gouvernement.

"L'engin était très probablement une grenade à main. L'enquête policière et l'identification est en cours, sous la direction du procureur et de la police du Monténégro", selon le tweet du gouvernement. Aucune piste n'a été évoquée.

Le Monténégro a rejoint l'Otan en mai 2017, ce qui a suscité l'opposition d'une grande partie de la population de ce petit pays majoritairement slave de 660.000 habitants. L'annonce de cette adhésion avait entraîné de violentes manifestations en 2015.

Par ailleurs, un millier de ressortissants des pays des Balkans occidentaux ont rejoint les rangs jihadistes pour combattre en Syrie et en Irak depuis 2012, selon des chiffres communiqués récents. Le flot s'est tari. Quelque 300 personnes seraient rentrées dans leurs pays, plus de 200 sont mortes sur le front et environ 400 sont toujours sur place. Parmi ces jihadistes, 23 venaient du Monténégro.

La justice du petit Etat balkanique du Monténégro a pour la première fois condamné en janvier l'un de ces hommes, qui a été condamné à six mois de prison pour avoir combattu avec les jihadistes en Syrie.

L'ambassade des Etats-Unis à Sarajevo avait été visée en octobre 2011 par une attaque terroriste. Un islamiste, Mevlid Jasarevic, avait tiré à l'arme automatique contre le bâtiment pendant près d'une heure. Il avait blessé un policier, avant d'être lui-même blessé par un tireur d'élite et arrêté. Il a été condamné à 15 ans de prison.

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Oscars: Mark Hamill dévoile son drôle de pense-bête pour la cérémonie

jeu, 02/22/2018 - 04:12

OSCARS 2018 - Mark Hamill -alias Luke Skywalker dans la mythique saga "Star Wars"- va coprésenter la cérémonie des Oscars le 4 mars, quatre jours avant de recevoir son étoile sur le mythique Walk of Fame du Hollywood Boulevard de Los Angeles.

L'Académie des arts et sciences du cinéma, qui remet les prestigieuses statuettes dorées, a annoncé ce mercredi 21 février que Mark Hamill et neuf autres célébrités, parmi lesquelles Oscar Isaac, également à l'affiche du dernier "Star Wars", remettront les récompenses tant attendues.

Comme souvent, c'est par une blague sur Twitter qu'a réagi l'acteur de 66 ans: "Note à moi-même: 1) Parler suffisamment vite pour que l'orchestre n'essaie pas de me couper la parole 2) Ne pas faire de blagues 'R2-Me Too' 3) Ne pas dire 'La La Land' après avoir ouvert une enveloppe".

Note to self: 1) Talk fast enough so the orchestra doesn't try to play me off.
2) No "R2-Me Too" jokes.
3) After opening the envelope, don't say "La La Land"#Oscars2018
; https://t.co/8bK7LRB5ca

— Mark Hamill (@HamillHimself) 21 février 2018

Le deuxième point est un jeu de mots entre la prononciation anglaise du nom du droïde R2-D2 et le mouvement #MeToo, qui a éclaté sur les réseaux sociaux pour dénoncer les agressions sexuelles après l'affaire Weisntein.

Le troisième point se réfère au couac de l'année dernière, largement détourné sur les réseaux sociaux, lorsqu'il avait été annoncé par erreur que l'Oscar du meilleur film était attribué à "La La Land", à la place de "Moonlight".

La cérémonie des Oscars se tiendra au Dolby Theatre, situé sur Hollywood Boulevard devant l'iconique Walk of Fame que Mark Hamill rejoindra le 9 mars.

"Les fans de Star Wars du monde entier et d'une galaxie lointaine très lointaine seront ravis d'apprendre que l'acteur légendaire de Star Wars Mark Hamill aura l'honneur de recevoir une étoile sur le Hollywood Walk of Fame", a en effet déclaré Ana Martinez, productrice de ces cérémonies.

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"Le Feu et la Fureur": Trump a-t-il été naïf sur l'ingérence russe? Les extraits audio du livre explosif

jeu, 02/22/2018 - 03:28

ETATS-UNIS - Il a été numéro 1 des ventes avant même sa parution aux Etats-Unis, en janvier dernier. Ce jeudi 22 février, la traduction française du livre "Fire and Fury, Inside the Trump White House" ("Le Feu et la Fureur: Trump à la Maison Blanche") est désormais disponible.

Comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête de cet article, LeHuffPost s'est procuré, en exclusivité, des extraits audio du best-seller écrit par le journaliste Michael Wolff, et qui a fait trembler la Maison Blanche et son occupant Donald Trump en janvier dernier. Le livre audio de "Le Feu et la Fureur" est lu par l'acteur français Bernard Gabay, également connu pour doubler les voix de stars américaines telles que Robert Downey Jr ("Iron Man"), Viggo Mortensen ("Le Seigneur des Anneaux") ou encore Antonio Banderas.

Les quelque 300 pages relatent les coulisses de la Maison Blanche au lendemain de l'élection du président américain. Aucun membre du clan n'est épargné, à commencer par le milliardaire lui-même. Parmi les thématiques abordées: l'ingérence russe dans la campagne présidentielle.

Michael Wolff dévoile les rôles opaques qu'ont joués les membres du staff de Donald Trump (Michael Flynn, ancien conseiller à la sécurité nationale des Etats-Unis, Sean Spicer, ex-directeur de la communication de la Maison Blanche, ou encore Jeff Sessions, ministre de la Justice), mais surtout les réactions de ce dernier, ou plutôt les non-réactions. Donald Trump fait-il preuve de naïveté ou d'inconscience sur cette controverse évoquée dès son élection, en novembre 2017?

Les avocats de Trump ont voulu faire interdire sa parution

Au lendemain de la parution de certains extraits ayant suscité une vive controverse, début janvier 2018, les avocats du président américain avaient adressé un courrier à son auteur et à Steve Rubin, président de la maison d'édition Henry Holt and Co. leur demandant de "cesser immédiatement" sa distribution, évoquant, entre autres, la diffamation.

A la veille de la parution, Donald Trump a dénoncé dans un tweet le contenu "plein de mensonges" du livre: "J'ai autorisé Zéro accès à la Maison Blanche à l'auteur de ce livre dingue! Je ne lui ai jamais parlé pour un livre. Plein de mensonges, déformations et sources qui n'existent pas".

Pour découvrir l'intégralité du texte audio de "Le Feu et la fureur", cliquez ici

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Grève Air France: calculez combien l'inflation a grignoté sur votre salaire ces dernières années

jeu, 02/22/2018 - 03:11

SALAIRES - Et si vous aviez aussi des raisons de faire la grève? Ce jeudi 22 février, Air France annonce des annulations en cascade, dont "50% de ses vols long-courriers au départ de Paris".

L'ensemble des syndicats représentatifs chez les pilotes (SNPL et Spaf) et les hôtesses et stewards (SNPNC, Unsa-PNC et Unac), ainsi que trois organisations au sol (CGT, FO et SUD) et trois non représentatives (Alter pour les pilotes, CFTC et SNGAF côté PNC), appellent à la grève pour relever les salaires, grignotés depuis 2011 par une inflation non compensée.

Ils réclament donc une hausse générale de 6% des salaires, arguant des bons résultats financiers de l'entreprise. La direction a mis sur la table un projet d'accord prévoyant une augmentation générale -la première depuis 2011- de 1% versée en deux temps, une revalorisation des indemnités kilométriques et une enveloppe d'augmentations individuelles (primes, promotions, ancienneté...) de 1,4% pour les seuls agents au sol.

Hausse généralisée des prix

Une "aumône" selon les organisations syndicales. Si l'inflation est à des niveaux historiquement bas, elle a malgré tout continué de grignoter les salaires depuis 2011. En moyenne, les prix ont augmenté de 2% en 2012, 0,9% en 2013,... ou encore 1% en 2017.

Au final, celui qui gagnait 2000 euros net en 2011, chez Air France ou ailleurs, devrait gagner aujourd'hui 2093 euros par mois, soit presque 5% de plus, pour simplement stabiliser son pouvoir d'achat. On comprend mieux la frustration des syndicats d'Air France.

Et vous, combien avez-vous perdu à cause de l'inflation? Un convertisseur de pouvoir d'achat comme celui de l'Insee permet d'ajuster des sommes dans le temps en fonction de l'inflation. Pour cela, il faut entrer la "somme à convertir", c'est-à-dire votre salaire, l'année d'origine, celle de votre dernière augmentation, et cliquer sur "calculer". Vous obtiendrez le salaire que vous devriez avoir pour préserver votre pouvoir d'achat.

Cliquez sur l'image pour accéder au convertisseur de l'Insee

Il n'y a pas que les salariés qui sont concernés. Les pensions de retraites ont pris l'habitude d'être revalorisées moins vite que l'inflation. Depuis 2013, elles ont bénéficié d'une hausse de 0,1% en 2015 et 0,8% en 2017, contre une inflation de 1,7% sur la même période.

Chez les fonctionnaires? Le point d'indice, unité de base qui sert à calculer les rémunérations, a été revalorisé de 0,6% fin 2016 et 0,6% début 2017. Cette hausse était la première depuis 2010, soit six années de stagnation. Or, entre 2010 et 2017, la hausse de l'inflation a été de 6,8%.

Bien sûr, ce calcul ne prend pas en compte l'avancement automatique des carrières, et des salaires, à l'ancienneté, qui fait augmenter mécaniquement la masse salariale. Mais c'est loin d'être le cas de tout le monde chaque année.

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Assurance chômage: dernière chance pour syndicats et patronat de trouver un accord

jeu, 02/22/2018 - 02:57

CHOMAGE - C'est leur dernière chance. Ce jeudi 22 février, patronat et syndicats se retrouvent pour une ultime tentative de conciliation sur la réforme de l'assurance chômage. En cas d'échec, le gouvernement les a prévenus: il prendra les débats en main.

Ce dossier épineux est traité en parallèle d'une deuxième discussion sur la réforme de la formation professionnelle, objet d'une réunion mercredi 21 février, les deux questions étant étroitement imbriquées.

Les partenaires sociaux négocient depuis trois mois, sur demande du gouvernement, le deuxième volet de la réforme du marché du travail voulue par Emmanuel Macron. Après les ordonnances sur le Code du travail, censées apporter plus de souplesse aux entreprises, les deux réformes en construction doivent apporter plus de sécurité aux travailleurs.

Le menu est copieux. Côté assurance chômage, il s'agit de contrer la recrudescence des contrats précaires et d'ouvrir l'indemnisation aux salariés qui démissionnent pour concrétiser un projet professionnel. Côté formation, l'objectif principal est de doper et de simplifier le compte personnel de formation (CPF).

Sécuriser des parcours professionnels plus fluides

Si la négociation sur la formation semble bien avancée, ouvrant la voie à un accord, celle sur l'assurance chômage semblait bloquée.

Mais les deux sujets sont totalement enchevêtrés puisqu'il s'agit, in fine, de trouver un nouvel équilibre pour sécuriser les parcours professionnels. "C'est au vu de l'ensemble qu'on se positionnera officiellement", a prévenu Yvan Ricordeau, négociateur CFDT sur la formation. Les autres syndicats étaient sur la même ligne.

De quels moyens disposeront les travailleurs s'ils souhaitent se reconvertir? A l'avenir, deux dispositifs, issus des deux négociations, cohabiteront.

Les discussions sur la formation prévoient de remodeler l'actuel congé individuel de formation (CIF), dispositif qui ne nécessite pas de démissionner, en l'incorporant dans le CPF. Les tractations sur l'assurance chômage, quant à elles, portent en germe une nouvelle indemnisation des salariés qui démissionnent avec un projet de reconversion.

Voici ci-dessous les sujets qui font encore obstacles, de part et d'autres, à un accord

  • Rassurer les syndicats sur la formation professionnelle

Avant tout accord sur l'assurance chômage, les partenaires sociaux veulent s'assurer qu'il ne s'agit pas d'un simple jeu de vases communicants où la nouvelle indemnisation des démissionnaires viendrait compenser un CIF (congé individuel de formation) au rabais.

Cela déboucherait sur "un système où tout salarié qui veut faire une reconversion serait obligé de démissionner", résume Jean-François Foucard (CFE-CGC).

Le 16 février, les syndicats, à l'exception de la CGT, se sont montrés rassurés sur l'avenir du CIF. Son successeur serait certes doté d'une cotisation de 0,1%, au lieu de 0,2% aujourd'hui, mais selon plusieurs négociateurs, des gains "d'efficience" permettraient de "faire au moins autant" avec moins d'argent.

  • Sortir de l'impasse sur la lutte contre les contrats courts

Un éventuel accord sur l'assurance chômage est aussi suspendu à l'épineuse question de la lutte contre les contrats courts, dont les abus coûtent cher à l'Unédic. Cela "bloque toujours", assurait Jean-Claude Mailly (FO) le 19 février dans L'Opinion.

Les syndicats jugent insuffisante la solution proposée par le patronat. Le Medef, la CPME et l'U2P veulent renvoyer la question à une négociation dans les quatre secteurs les plus gourmands en contrats de moins d'un mois (intérim, spectacle, hébergement-restauration, hébergement médico-social), tout en "invitant" les autres branches à se saisir de la question si elles le souhaitent.

Pour les syndicats, il manque une sanction financière pour les branches qui ne négocieraient pas ou concluraient un accord jugé insuffisant. Le patronat répond qu'une menace est déjà sur la table: le gouvernement a promis d'instaurer un système de bonus-malus si le dispositif proposé par les partenaires sociaux ne lui convenait pas. Mais les syndicats doutent de la volonté du gouvernement de mettre sa menace à exécution.

Le bonus-malus est "toujours à l'ordre du jour", a pourtant assuré Matignon le 16 février, il n'y a "pas de raison de douter de la volonté des pouvoirs publics". Quant à Muriel Pénicaud, ministre du Travail, elle a rappelé que "le gouvernement prendrait ses responsabilités" si les partenaires sociaux ne trouvaient pas "une solution efficace" contre la précarité.

  • Ne pas braquer le patronat sur le chômage des démissionnaires

Du côté de l'indemnisation des démissionnaires, le patronat ne souhaite pas, selon les syndicats, dépasser une enveloppe annuelle de 150 millions d'euros, ce qui limiterait le dispositif à 10.000 bénéficiaires maximum.

Cette mouture serait une réduction drastique de l'ambition affichée par le président de la République pendant la campagne présidentielle. Il évoquait alors l'ouverture de ce droit à tous les salariés une fois tous les 5 ans.

Face au risque d'une addition à plusieurs milliards, au moins la première année, le conditionnement de ce droit au portage d'un projet, entrepreneurial par exemple, semble inévitable pour réduire la voilure.

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Pourquoi Macron reçoit des agriculteurs à l'Élysée malgré un précédent délicat

jeu, 02/22/2018 - 02:39

AGRICULTURE - La mise en garde est signée Christiane Lambert, présidente de La FNSEA. "J'espère que ce ne sera pas seulement une opération selfies. Les agriculteurs attendent autre chose." La patronne du puissant syndicat agricole a été convié ce jeudi 22 février à midi pour participer à la réception donnée par Emmanuel Macron, en l'honneur de plusieurs centaines de jeunes agriculteurs.

Ils ont été triés sur le volet, chaque préfecture devant sélectionner une dizaine d'exploitants (en respectant la parité) installés en 2017 et qui représentent l'ensemble des filières agricoles et toutes les sensibilités syndicales

A deux jours de l'ouverture du salon de l'Agriculture où le chef de l'Etat a prévu de passer tout son samedi, il veut rassurer les plus jeunes. Ce sera l'objet d'une "adresse" donnée dans la salle des fêtes de l'Elysée avant un échange plus informel avec certains d'entre eux. "Le président de la République aura à cœur de leur adresser un message sur l'avenir du monde agricole, pour faire de la France le pays où l'on mange le mieux, le plus sainement et le plus durablement", indique son entourage.

En novembre, "un dîner de cons" à l'Elysée

Le procédé n'est pas sans rappeler celui choisi par Emmanuel Macron à l'automne dernier avant le congrès des maires de France. Il avait invité un millier d'édiles pour une opération de calinothérapie qui n'avait pas porté ses fruits.

A l'issue de la réception à l'Elysée, plusieurs maires avait fait part de leur déception, indiquant ne pas avoir vu le chef de l'Etat qui n'avait, visiblement pas été dans toutes les pièces où étaient les maires. "Etre invité à l'Elysée c'est toujours un honneur bien sûr, mais ne pas voir celui qui vous invite, ça fait penser un peu aux auditions du pape au Vatican. Il y avait trois antichambres avant de pouvoir arriver là où il recevait, mais nous avons été très peu sans doute à pouvoir l'approcher. Il n'a pas daigné venir s'exprimer", déplorait le maire LR de Saint-Etienne Gaël Perdriau. Sur RTL, il évoquait carrément un "dîner de cons". Déception similaire pour Delphine Conte, élue centriste d'une petite commune de l'Ardèche.

Une maire : "Qu'il aide les petites communes rurales car je ne suis pas sûre que ça fasse partie de son programme" #CongrèsDesMairespic.twitter.com/abfiFuFHYa

— Public Sénat (@publicsenat) 23 novembre 2017

Surtout, cette rencontre au palais présidentiel n'avait pas empêché Emmanuel Macron d'être sifflé quelques heures plus tard porte de Versailles pour la réunion annuelle des élus.

Trois crises et cinq milliards d'investissements

Pour un chef de l'Etat dont l'opposition aime à dire qu'il déteste la ruralité, la séquence qui s'ouvre est périlleuse. La situation des agriculteurs français est certes moins gravissime qu'il y a quelques mois -"ça va mieux pour les producteurs de viande bovine ou de lait", illustre Christiane Lambert- dire qu'ils vont bien serait mentir. Un tiers des exploitants français ont un revenu inférieur à 351 euros par mois.

Surtout, trois crises conjoncturelles exposent le Président à une réaction épidermique des agriculteurs.

  • Il y a d'abord les Etats généraux de l'alimentation et l'épineuse question du revenu des producteurs vis à vis de la grande distribution. Les discussions avancent peu et le monde agricole aimerait un soutien plus appuyé de l'exécutif.
  • Il y a ensuite l'explosive carte des zones défavorisées simples qui bénéficient des aides européennes. Un nouveau zonage est attendu et si le gouvernement assure que 5000 nouvelles exploitations entreront dans le dispositif, ce sont un peu plus de 1300 communes qui vont en sortir. "Qui va compenser les 7000 ou 12.000 euros que touchent ces agriculteurs chaque année", se demande Christiane Lambert.
  • Enfin, la FNSEA est particulièrement remontée contre la possibilité d'un accord entre l'Union européenne et le Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay) qui ferait entrer en Europe des milliers de tonnes de boeuf. "Que l'on exporte des technologie, très bien mais l'agriculture ne peut pas être une monnaie d'échange", tonne le syndicat qui avait appelé à manifester ce mercredi.

Pour les rassurer, Emmanuel Macron a dans son jeu une carte maîtresse qu'il n'avait pas à l'occasion du congrès des maires: un plan d'investissement de cinq milliards d'euros pour moderniser tous les métiers de l'agroalimentaire. La répartition est attendue dans les prochains jours: le salon de l'Agriculture sera une occasion parfaite. A moins que le chef de l'Etat n'utilise la réception de ce jeudi et le cadre formel de l'Elysée pour solenniser cette annonce.

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Fashion Week de Milan: la mode perd la tête au défilé Gucci

jeu, 02/22/2018 - 02:21

MODE - La maison italienne Gucci a offert ce mercredi 21 février un show époustouflant à la Fashion Week de Milan.

Lors de ce défilé particulièrement attendu, le styliste Alessandro Michele a cassé les genres, inventant un nouvel être hybride, un "Cyborg Gucci".

Cette créature biologiquement indéterminée exprime son identité multiple à travers des vêtements qui évoquent tous les continents, croisent les époques et mixent les emblèmes de la pop culture. Les mannequins ont ainsi parfois un troisième œil, tantôt un bébé dragon ou même... leur propre tête dans les bras comme accessoire dernier cri, comme on peut le voir sur les étonnants clichés ci-dessous.

"Ce qui me touche c'est à la fois le talent mais aussi la dose d'humour et d'autodérision de la part d'Alessandro Michele. Sa collection est tellement riche, il faudrait avoir le temps de la décortiquer pour en comprendre tous les enjeux", a déclaré l'actrice Chiara Mastroiani à l'AFP à la sortie du défilé.

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Billy Graham, l'interlocuteur incontournable des présidents des États-Unis, est mort

jeu, 02/22/2018 - 01:01

DECES - L'influent prédicateur évangéliste américain Billy Graham, interlocuteur incontournable des présidents des Etats-Unis pendant plusieurs décennies, est décédé à 99 ans, a annoncé ce mercredi 21 février sa fondation.

William Franklin Graham Jr est mort mercredi matin chez lui à Montreat, en Caroline du Nord, a tweeté la Billy Graham Evangelistic Association (BGEA), qu'il avait fondée en 1950.

De santé fragile ces dernières années, il souffrait notamment de la maladie de Parkinson et d'un cancer de la prostate.

"Le GRAND Billy Graham est mort. Il était unique! Il manquera aux chrétiens et à toutes les religions. Un homme très spécial", a tweeté le président américain Donald Trump.

.@FLOTUS Melania and I join millions of people around the world in mourning the passing of Billy Graham. Our prayers are with his children, grandchildren, great-grandchildren and all who worked closely with Reverend Graham in his lifelong ministry. https://t.co/e1697tcyaI

— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 21 février 2018

Graham avait eu une révélation religieuse à 16 ans et, grâce à son charisme, sa voix de stentor et ses prêches fougueux, il avait très vite attiré les foules, devenant une véritable pop-star de la Bible et un quasi "pape" protestant.

A partir des années 1940, il multiplie les prêches aux quatre coins de la planète y compris en URSS et en Chine. Et même deux fois en Corée du Nord.

Tous les présidents

De la reine Elizabeth -il apparaît comme un confident de la jeune souveraine dans la série "The Crown" sur Netflix- au pape Jean-Paul II, en passant par Mère Teresa, il rencontre tous les grands de ce monde.

Son influence est particulièrement importante auprès des présidents américains, de Harry Truman jusqu'à Barack Obama.

George W. Bush avait confié avoir arrêté de boire et "trouvé le chemin de Dieu" grâce à lui. Il a rendu hommage mercredi à un "grand homme, un humble serviteur et un pasteur pour des millions de personnes".

Son père, le président George H.W. Bush, avait invité Graham à venir prier à la Maison Blanche en 1991 pour l'aider à surmonter le premier jour de la première Guerre du Golfe. "Billy n'a pas touché uniquement le coeur des Chrétiens mais (celui) des gens de toutes fois parce qu'il était un homme tellement bon", a-t-il indiqué.

L'ancien président Jimmy Carter s'est dit "profondément attristé" par la disparition de celui qui "a forgé la vie spirituelle de dizaines de millions de personnes à travers le monde". Et, pour Barack Obama, Graham était "un humble serviteur qui a prié pour tant de personnes -et qui, avec sagesse et grâce, a donné espoir et conseils à des générations d'Américains".

"Billy a achevé sa longue et belle course, laissant derrière lui un monde meilleur et aspirant à sa place dans la gloire", a indiqué Bill Clinton. "Ses paroles puissantes et la conviction qu'elles véhiculaient ont touché d'innombrables cœurs et esprits".

L'archevêque de Canterbury Justin Welby, première personnalité religieuse de l'Eglise anglicane, a salué un "exemple pour des générations de Chrétiens modernes". "La dette de l'église mondiale envers lui est incommensurable et inexprimable", a-t-il ajouté.

En soixante ans de carrière, celui qui était surnommé le "Pasteur de l'Amérique" a organisé plus de 400 immenses rassemblements dans des stades et des salles de concert, mené des "croisades" dans 185 pays ou encore écrit une trentaine de livres traduits en une quarantaine de langues.

Prédicateur cathodique

Ce prédicateur très cathodique a su habilement utiliser la radio et la télévision dès le début des années 1950 pour faire renaître le mouvement évangéliste, devenant ainsi un pionnier du "télévangélisme".

Son refus de prêcher à partir de 1953 devant un public où Blancs et Noirs étaient séparés aurait permis d'accélérer la fin de la ségrégation dans son Etat natal.

Considéré comme une présence réconfortante en temps de crise, il a notamment dirigé un service religieux national après les attentats du 11 septembre 2001.

Né le 7 novembre 1918, aîné de quatre enfants, Graham a été élevé dans une ferme laitière de Charlotte en Caroline du Nord.

Ordonné pasteur baptiste en 1939, il a épousé la fille d'un missionnaire chrétien en Chine, Ruth McCue Bell avec laquelle il a eu cinq enfants. Décédée en 2007 à 87 ans, elle est toujours restée presbytérienne malgré près de 64 ans de mariage.

Son fils aîné William Franklin Graham III a repris le flambeau paternel: ordonné en 1982, il est prédicateur évangéliste et préside notamment la BGEA depuis 1995.

Son second fils, Nelson, et l'une de ses filles, Anne Graham Lotz, ont également été ordonnés et sont des prédicateurs.

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