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"Black Panther": le réalisateur Ryan Coogler exprime sa reconnaissance au public dans une lettre

mer, 02/21/2018 - 12:36

CINÉMA - "Black Panther" n'en finit pas de faire parler. Après un démarrage impressionnant au box-office américain -considéré comme le plus important de l'histoire derrière "Star Wars: Les Derniers Jedi"- le 18ème film Marvel continue sur sa lancée. Sorti le 16 février outre-Atlantique, "Black Panther" a d'ores et déjà récolté plus de 235 millions de dollars, soit près de 190 millions d'euros de recettes, selon les estimations de Disney reprises par Allociné.

Un succès phénoménal que le réalisateur du film Ryan Coogler a voulu commenter publiquement, via une lettre ouverte, publiée sur le compte twitter des Studios Marvel ce mercredi 21 février.

#WakandaForeverpic.twitter.com/CmJySoHFjB

— Marvel Studios (@MarvelStudios) 21 février 2018

"J'ai du mal à trouver les mots pour exprimer ma reconnaissance à cet instant précis, mais je vais essayer.

La fabrication d'un film est un sport d'équipe. Et notre équipe était composée de personnes incroyables, originaires des quatre coins du monde qui ont cru en ce projet. Nous espérions tous au fond de nous que les gens viendraient voir un film sur un pays fictif en Afrique, composé d'un casting de gens aux descendances africaines.

Nous n'aurions jamais imaginé que vous nous donneriez autant de force. Je me sens humble quand je pense que les gens ont dépensé leur argent et leur temps pour regarder le film. -Mais le fait de voir des gens de toutes classes sociales porter des vêtements qui honorent leur héritage, prendre des photos à côté des affiches du film avec leurs familles et leurs amis, parfois même danser dans le hall des cinémas- nous a souvent ému jusqu'aux larmes avec ma femme.

À ces personnes qui ont réservé des cinémas entiers, qui ont dit sur les réseaux sociaux à quel point le film serait dingue, qui ont vanté notre casting impressionnant, qui se sont habillées pour l'occasion, et qui sont restées debout, en ligne devant les cinémas du monde entier, le tout avant même de voir le film...

À la presse qui a écrit sur le film pour ceux qui ne l'avaient pas encore vu, et a encouragé le public à aller le voir...

Et aux plus jeunes, qui sont venus avec leurs parents, tuteurs, et amis...

Merci d'offrir à notre équipe le meilleur cadeau: l'opportunité de partager ce film, dans lequel nous y avons mis corps et âme, avec vous.

Sincèrement,

Ryan Coogler

P.S Wakanda Forever"

Cette lettre, ponctuée d'hommages à ceux qui ont contribué à la fabrication du film, est aussi et surtout, un message au public qui se déplace en masse pour aller voir les super-héros du Royaume du Wakanda. Comme l'explique la lettre, nombreux ont été ceux à s'être déplacés en tenues traditionnelles africaines pour aller voir le film.

Quant à "ces personnes qui ont réservé des cinémas entiers", Ryan Coogler faisait sans doute référence à une personne en particulier. Le 17 février, au lendemain de la sortie américaine du film, le rappeur à succès Kendrick Lamar -qui a produit en intégralité la bande originale de "Black Panther"- avait en effet privatisé trois cinémas de Los Angeles dans le but de permettre à des centaines d'enfants défavorisés de visionner le film.

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Météo France annonce une vague de froid, mais au fait, c'est quoi avoir froid ?

mer, 02/21/2018 - 12:33

FROID - Un froid "glacial" va s'installer en France dans les prochains jours. Avec cette vague annoncée par Météo France, vous risquez d'avoir froid... Mais au fait, qu'est-ce que cela signifie?

Nous sommes allés à la cité des sciences et de l'industrie, où a commencé le 5 décembre une exposition dédiée au froid et nous avons posé la question à la commissaire de l'exposition, Evanthia Ioannidou. Ça parle de thermorécepteurs et d'hypothalamus, de frissons et de chair de poule. Vous pouvez découvrir sa réponse dans la vidéo ci-dessus.

Et si vous souhaitez en savoir plus sur le froid, l'exposition ne prend fin qu'en plein été, le 26 août.

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JO d'hiver 2018: le bronze pour la France sur le sprint messieurs

mer, 02/21/2018 - 11:55

SPORT - Les Français Maurice Manificat et Richard Jouve ont remporté mercredi 21 février la médaille de bronze du relais sprint des Jeux olympiques d'hiver à PyeongChang. La France compte désormais 14 médailles, à une longueur de son record de Sotchi-2014.

Les deux fondeurs ont terminé à un peu plus de deux secondes de la Norvège, championne olympique, et derrière les athlètes russes sous bannière olympique, 2e, à l'issue d'un sprint serré.

Dans la même épreuve du côté des femmes, l'équipe de France composée de Coraline Thomas Hugue et Aurore Jean a terminé à la 8ème place.

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Près de 3000 SDF recensés à Paris pendant la "Nuit de la solidarité"

mer, 02/21/2018 - 11:48

SDF - Une réalité glaçante dans une nuit glacée. Dans la soirée du jeudi 15 au vendredi 16 février, les quelque 2000 fonctionnaires et bénévoles qui ont participé à la "Nuit de la solidarité" ont recensé près de 3000 SDF (2952 précisément) à Paris, a indiqué ce mercredi 21 février la mairie de Paris.

L'idée de ce recensement, sur fond de polémique de chiffres, était d'avoir "une photographie de la réalité". Désormais, cette opération aura lieu tous les ans, "comme à Bruxelles", a promis l'adjoint à la mairie de Paris, Dominique Versini.

Pour autant, la mairie indique que "ce chiffre plancher" se situe "en dessous de la réalité". "Pour appliquer une méthodologie la plus rigoureuse possible, nous n'avons compté que les personnes que nous avons vues : cela exclut les sans-abri qui pouvaient se trouver dans des buissons, des parcs et des jardins ou ceux qui étaient dans des tentes fermées, des halls d'immeuble ou installés dans des zones exclues comme le périphérique ou certains chantiers trop dangereux", précise la ville.

Par ailleurs, il faut ajouter aux 2952 personnes recensées les 672 hébergés en urgence, ce qui porte le chiffre à 3624. "Pour accueillir tout le monde, il nous manque bien 3 000 places pérennes. Il faut donc conjuguer les efforts de l'État et de la Ville", note Dominique Versini.

Ci-dessous, le détail du décompte. On peut y voir que c'est dans le Xe arrondissement de la capitale que les sans-abris sont le plus nombreux. À l'inverse, avec 24 personnes recensées, c'est le IIIe arrondissement qui en compte le moins.

#NuitdelaSolidarité : Voici les premiers résultats présentés par mon premier adjoint @BrunoJulliard et mon adjointe @dversini, aux côtés des associations du secteur social, de l'@APHP, de la @SNCF, du @GroupeRATP et des équipes des parkings @VINCI. pic.twitter.com/0xCS7IlDiK

— Anne Hidalgo (@Anne_Hidalgo) 21 février 2018

En juillet 2017, Emmanuel Macron avait promis que plus personne ne dormirait dehors à la fin de l'année. Lors d'un échange avec l'association de la presse présidentielle, le chef de l'État avait reconnu son échec en la matière.

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102 ans plus tard, l'hommage du gouvernement au Poilu Claude Fournier, identifié grâce à son ADN

mer, 02/21/2018 - 11:39

GUERRE DE 14-18 - Alors que le centenaire de la fin de la Première Guerre Mondiale est célébré cette année, le gouvernement a rendu hommage ce mercredi 21 février à trois Poilus, parmi lesquels le sergent Claude Fournier, dont l'identité a pu être établie grâce à son ADN.

En présence de Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées, les trois cercueils ont été mis en terre à Douaumont, sur les terres du village détruit en 1916 pendant la bataille de Verdun.

Cérémonie d'inhumation à Douaumont de 3 soldats tombés à Verdun en 1916. Le sergent Claude Fournier a pu être identifié grâce à une formidable chaîne humaine. Avec son petit-fils, je m'apprête à lui rendre hommage, avec ses deux camarades restés inconnus @MemorialVerdun#Poilupic.twitter.com/iTFiB2qjvF

— G. Darrieussecq (@gdarrieussecq) 21 février 2018

Si deux des dépouilles n'ont pas pu être identifiées, la troisième en revanche est celle du sergent Claude Fournier, premier soldat de la Grande Guerre à avoir été identifié grâce à son ADN. C'est au cours de travaux au Mémorial de Fleury-devant-Douaumont, qu'un engin a mis au jour en mai 2015 "trois squelettes quasiment entiers, complètement enchevêtrés", explique Bruno Frémont, médecin légiste à Verdun.

Plusieurs objets comme des godillots, des baïonnettes ou encore une fiole Ricqlès sont exhumés. Ainsi qu'une plaque d'identité militaire au nom de Claude Fournier, retrouvée dans un tas de terre évacuée à 200 m du trou. Grâce à elle, et à la détermination du maire de Colombier-en-Brionnais (commune voisine du hameau de naissance de Claude Fournier), des Anciens Combattants et du Souvenir français, Robert Allard, petit-fils de Claude Fournier sera retrouvé.

"Quand on m'a annoncé qu'on avait retrouvé mon grand-père, j'étais un peu sceptique. On vous dit qu'on a peut-être retrouvé le corps de votre grand-père, c'est quand même une nouvelle qui arrive à brûle-pourpoint, ça perturbe un peu", a d'ailleurs confié le descendant du Poilu au micro de RTL ce mercredi. Il a assisté à la cérémonie "par devoir filial, pour mon grand-père, un héros parmi tant d'autres héros, et par extension pour tous les soldats de 14-18".

"C'est un message d'espoir pour touts les personnes qui ont perdu des proches à la guerre de Verdun. On a retrouvé mon grand-père presque 100 ans après, je pense que c'est une belle histoire", a confié Robert Allard à BFMTV.

"En méditant sur vos cercueils, nous pensons à la douleur de la perte qui a frappé tant de familles françaises et à tous ces deuils inachevés ou incomplets" #1GM#Centenaire#Poilu@MemorialVerdun@Mission1418pic.twitter.com/O63RYvzaun

— G. Darrieussecq (@gdarrieussecq) 21 février 2018

"Soldats inconnus, votre inhumation parmi vos pairs est le témoignage de notre gratitude. Si vous êtes inconnus par l'identité, vous êtes reconnus par la force de votre sacrifice" #1GM#Centenaire#Poilu@MemorialVerdun@Mission1418pic.twitter.com/ENrPYP5hgJ

— G. Darrieussecq (@gdarrieussecq) 21 février 2018

Parmi eux, le premier soldat disparu de la Grande Guerre identifié par son ADN, le sergent Claude Fournier, qui retrouve aujourd'hui son nom #Douaumont#Verdun#Centenaire1418pic.twitter.com/f8NxhhdvyS

— Samuel Goldschmidt (@rtlgrandest) 21 février 2018

#Centenaire1418#Verdun#Douaumont La terre de Colombier-en-Brionnais en Saône-et-Loire est déposée sur le cercueil du sergent Fournier pic.twitter.com/J2blNeH7Rt

— Samuel Goldschmidt (@rtlgrandest) 21 février 2018

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L'actrice Camila Mendes de "Riverdale" veut vous convaincre de ne plus faire de régime

mer, 02/21/2018 - 11:34

RÉGIME - Comme beaucoup de personnes, l'actrice américaine Camila Mendes a essayé plusieurs régimes dans sa vie pour perdre quelques kilos. Mais ça, c'était avant. Dans une publication, partagée sur Instagram ce lundi 19 février, l'interprète de Veronica dans la série "Riverdale" explique ne plus vouloir chercher constamment à devenir plus mince.

Cette prise de conscience est récente. C'est lors d'une visite chez une naturopathe que l'actrice dit avoir changé de mentalité. "Je lui ai parlé de mon anxiété concernant la nourriture [...], explique Camila Mendes. Elle a formulé une question d'une telle manière que ça a vraiment résonné en moi: quelles sont les choses auxquelles tu pourrais penser si tu ne passais pas tout ton temps à penser à ton régime?"

Cette question l'a beaucoup fait réfléchir. "À quel moment être mince est devenu plus important qu'être en bonne santé", s'interroge l'actrice. La jeune femme a fait la liste de toutes les activités qui la passionnaient et qu'elle a délaissées: les études, le cinéma, la musique. Ses passions se sont faites manger par son désir de mincir. "Ça m'a rendue très malheureuse", raconte la jeune femme.

When did being thin become more important than being healthy? I recently went to a naturopath for the first time in my life. I told her about my anxiety around food and my obsession with dieting. She phrased a pivotal question in such a way that struck a chord with me: what other things could you be thinking about if you didn't spend all your time thinking about your diet? I suddenly remembered all the activities I love that used to occupy my time. At some point in my life, I allowed my obsession with being thin to consume me, and I refused to make room in my mind for any other concerns. Somehow I had stripped myself of all the pastimes that brought me joy, and all that was left of me was my anxiety around food. My passion for education, cinema, music, etc. — all the interests that used to occupy my mind — had been eaten away by my desire to be thin, and it made me miserable. I'm done believing in the idea that there's a thinner, happier version of me on the other side of all the tireless effort. Your body type is subject to genetics, and while eating nutrient-dense foods and exercising regularly will make you healthier, it will not necessarily make you thinner, and the current system fails to make that distinction. I'm sick of the toxic narrative that the media consistently feeds us: that being thin is the ideal body type. A healthy body is the ideal body type, and that will look different for every person. I'm #donewithdieting - join me in this movement and share your story!

Une publication partagée par Camila Mendes (@camimendes) le 19 Févr. 2018 à 9 :13 PST

Le but de son message? Inviter ses fans à la rejoindre dans son mouvement contre le "diktat de la minceur". Elle a créé un hashtag à l'occasion: #DoneWithDieting (en français, "en finir avec les régimes").

"Votre morphologie dépend de votre génétique. [...] J'en ai marre de cette histoire toxique que nous vendent constamment les médias, nous assurant qu'être mince correspond à la morphologie idéale." Avoir un corps en bonne santé va en effet se manifester différemment chez les gens. Ce n'est pas les quelques kilos en moins qui vont le définir.

Ce n'est pas la première fois que la jeune femme prend la parole dans ce domaine. Au mois d'octobre 2017, elle avait annoncé avoir pris la décision d'accompagner un projet de financement des traitements pour aider les personnes souffrant de troubles alimentaires.

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Le bébé de Kylie Jenner a inspiré ce "nail art" à une pro de la manucure

mer, 02/21/2018 - 11:08

PEOPLE - Kylie Jenner a beaucoup fait parler d'elle en cachant sa grossesse jusqu'à la naissance de sa petite fille, début février. L'heureux événement qui bouleverse la vie de la cadette du clan Kardashian a fait tant parler qu'il a inspiré une professionnelle de la manucure russe. Celle-ci a réalisée une "oeuvre d'art" à partir de la photo partagée sur le compte instagram de Kylie Jenner pour dévoiler le prénom de la petite Stormy.

Cette simple photo a réveillé la créativité de celle qui se fait appeller Nail_Sunny sur les réseaux sociaux. Et le résultat est très réaliste... même sur un ongle, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d'article.

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Passé du FN aux Patriotes, ce député justifie son absentéisme par "les menaces physiques" qu'il aurait reçues

mer, 02/21/2018 - 10:48

POLITIQUE - José Evrard compte parmi les pires absentéistes de l'Assemblée nationale. Du genre de ceux que François de Rugy veut mettre à l'amende. Selon Capital, cet ex-député Front national (passé récemment sous les couleurs "Patriotes") figure parmi les trois députés comptabilisant moins de deux-tiers de présence aux votes solennels.

Dans le détail, il n'a assisté qu'à 4 votes solennels sur 11. Dans un communiqué diffusé dans la Voix du Nord mardi 20 janvier, le député du Pas-de-Calais justifie ses absences répétées par les "menaces physiques" qu'il aurait reçues après son passage dans les rangs philippotistes.

"Lorsque j'ai annoncé mon départ du Front National en novembre 2017, j'ai subi un déferlement de haine, d'insultes et de menaces physiques provenant de l'extrême droite, c'est ainsi que j'ai demandé aux services de l'Assemblée nationale un changement de place dans l'hémicycle afin d'exercer mon mandat dans des conditions de sérénité pour l'année 2018", explique-t-il.

"Il siégeait à côté du FN, son bureau était sur le même palier que celui des autres députés du Front national", justifie de son côté son attaché parlementaire. Depuis la mi-janvier, José Evrard siège avec les non-inscrits. Ce qui ne l'empêcherait pas d'être aux abonnés absents, selon le député FN du Pas-de-Calais, Bruno Bilde.

"Il a changé de place depuis trois semaines et n'est pas venu au vote solennel de mardi dernier ni celui du jour sur les européennes", assure cet intime de Marine Le Pen à La Voix du Nord.

Reste que l'ambiance ne semble pas prête de s'apaiser. "Il a trahi tout le monde: militants, électeurs et maintenant il ne siège même plus à l'Assemblée nationale tout en empochant l'argent. Cet homme est répugnant tant il incarne le déshonneur à lui seul", a réagi sur Facebook le maire d'Hénin Beaumont, Steeve Briois.

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Ce qu'il fallait comprendre des drôles d'excuses de Laurent Wauquiez

mer, 02/21/2018 - 10:39

Après avoir tenu des propos insultant envers Pécresse, Sarkozy, le Medef, Darmanin et bien d'autres Wauquiez a tenu à s'expliquer. Sur BFMtv, le leader des Républicains ne s'est pas excusé, au contraire il a assumé ses propos l'engageant dans un populisme digne de partis extrémistes.

Mais qui va suivre Wauquiez après cette affaire?

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Pôle emploi modifie l'intitulé d'une offre polémique pour un poste de "Chargé de l'éloignement des étrangers"

mer, 02/21/2018 - 10:32

IMMIGRATION - L'annonce faisait tâche en plein débat sur l'asile. Une offre d'emploi intitulée "Chargé de l'éloignement des étrangers H/F" et publiée le 17 février dernier par Pôle emploi proposait un salaire de 1656 euros par mois pour "mettre en oeuvre l'éloignement des étrangers incarcérés en situation irrégulière" en région lilloise.

La proposition, qui a rapidement et mystérieusement disparu du site web de l'agence, a provoqué plusieurs réactions outrées sur les réseaux sociaux et probablement des cas de conscience chez certains chômeurs. "Le chômeur se heurte toujours à la notion 'd'offre d'emploi raisonnable', celle qu'on n'est pas en mesure de refuser. Mais rien n'est dit concernant la morale", remarque Fabienne Desseux, auteure du "Journal d'une chomeuse", dans une tribune publiée par le HuffPost.

"Chargé de l'éloignement des étrangers": moi chômeur, dois-je choisir entre ma conscience et mon loyer? - https://t.co/fMU45VW8Hepic.twitter.com/cHZuMBVGST

— Annonces gratuites (@eannonce) 19 février 2018

Alors que le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb présente aujourd'hui un projet de loi controversé sur l'asile et l'immigration, jugé facilitateur d'expulsions par les association d'aide aux migrants, l'annonce est toutefois réapparue sur le site web de Pôle emploi, mais légèrement modifiée. Sous le même numéro d'offre (067HYMS), l'établissement public recherche dorénavant un "Juriste spécialisé(e) en droit des étrangers H/F".

Interrogé par nos confrères de 20 minutes, Pôle emploi explique que "l'annonce a en effet été republiée avec un intitulé plus compréhensible". Si vous jouissez de "qualités relationnelles", d'une grande "réactivité" et de compétences en droit public, vous pouvez donc toujours postuler. Vous vous chargerez peut-être "d'organiser les réunions de la commission départementale d'expulsion" et de mettre en oeuvre l'exécution des décisions de cette dernière.

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Dominique Bussereau et d'autres élus Les Républicains quittent le parti après les propos de Wauquiez

mer, 02/21/2018 - 09:27

POLITIQUE - Avec Laurent Wauquiez et donc sans eux. La position du président des Républicains qui, sur le plateau de Ruth Elkrief mardi 20 février, a assumé les propos filmés à son insu, a provoqué une série de départ au sein du parti de droite.

Le plus retentissant est sans doute celui de Dominique Bussereau, conseiller spécial de Valérie Pécresse dans son mouvement Libres!, qui a annoncé sa démission du parti dans la foulée de l'intervention de Laurent Wauquiez. Plus tôt dans la semaine, l'ancien ministre s'était déjà "mis en congé" des Républicains, avant d'officialiser mardi soir.

Puisque @laurentwauquiez assume ses errements et sa violence verbale j'en tire les conséquences : j'étais en congé de @lesRepublicains ,ce soir j'en démissionne définitivement.@BFMTV@alainjuppe@jpraffarin@vpecresse

— Dominique Bussereau (@Dbussereau) 20 février 2018

"Aujourd'hui, il n'y a aucune offre politique qui me fait rêver", a affirmé Dominique Bussereau au micro de Public Sénat. Il a cependant émis l'hypothèse que la vie politique française pourrait se recomposer lors des élections européennes mais aussi des élections municipales, plus propices aux alliances sur le terrain.

#TDinfos@Dbussereau : "Je pense que la vie politique française n'est pas encore recomposée. La véritable recomposition interviendra après les élections municipales de 2020." pic.twitter.com/GzG7HSEDBe

— Public Sénat (@publicsenat) 21 février 2018

Il n'a pas été le seul. La questeur au Parlement Européen Elisabeth Morin Chartier a également annoncé qu'elle quittait le parti Les Républicains, dans lequel elle "ne se retrouve pas". "L'idée que je me suis toujours faite de la politique repose sur le respect des citoyens, des institutions et de la parole donnée" précise-t-elle dans un communiqué cité par La Nouvelle République. Elle regrette également l'image que cette affaire donne à la France, en pleine préparation des élections européennes.

Je ne me retrouve pas dans la spirale dans laquelle s'engage @LesRepublicains : en accord avec mon éthique, je quitte ce parti et n'appartiens désormais plus qu'au @EPP. #Wauquiez#BFMTV#19hRuthElkrief

— Morin-Chartier (@emorinchartier) 20 février 2018

Les désistements se sont également produits au sein des élus locaux. Le maire de Thionville et président de la Communauté d'Agglomération Pierre Cuby a lui aussi annoncé son départ du parti, jugeant "inacceptables" les propos de Laurent Wauquiez. "Il est inconcevable qu'un dirigeant politique, président d'un grand parti politique, alimente le populisme et manie la caricature", dénonce-t-il dans son communiqué.

Les propos de Laurent #Wauquiez sont inacceptables. Je me mets en retrait du parti Les Républicains. pic.twitter.com/OdgdUzXSoQ

— Pierre Cuny (@pierre_cuny) 20 février 2018

Bien avant la conférence donnée dans l'école lyonnaise, l'élection de Laurent Wauquiez avait déjà provoqué le départ de ténors du parti, comme Xavier Bertrand. Dès le moins de juin, Frédéric Lefebvre avait lui aussi remis sa démission, affirmant qu'il ne reconnaissait plus le mouvement.

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L'émotion de cette lycéenne de Parkland quand le Parlement de Floride refuse de légiférer sur les armes

mer, 02/21/2018 - 08:48

FLORIDE - "La prochaine mort sera de leur faute". Mardi 20 février, le Parlement floridien, a rejeté une proposition de loi visant à interdire la vente et la possession de fusils d'assaut automatiques. Dans cet état, il est légal de posséder une arme dès 18 ans. Quelques jours après la fusillade dans un lycée ayant fait 17 morts, la décision a choqué les étudiants présents, qui soutenaient cette proposition, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus.

Plusieurs dizaines d'élèves sont venus en bus pour assister à ce vote à Tallahassee, la capitale de la Floride. Sheryl Acquarola, lycéenne à l'établissement Marjory Stoneman Douglas, est sortie en pleurs de la salle. "La vie de ces personnes est dans leur main, parce qu'ils auraient pu faire quelque chose aujourd'hui", a-t-elle expliqué devant les caméras.

Des lycéens de Parkland doivent rencontrer mercredi des élus pour dénoncer l'inaction politique face à la multiplication des fusillades en milieu scolaire aux Etats-Unis ces dernières années. L'objectif de ces étudiants est de faire en sorte que la tuerie dont ils ont été victimes soit "la dernière".

Une situation qui pousse Donald Trump à réagir et prendre de nouvelles dispositions concernant les armes à feu. Le président américain a annoncé mardi 20 février avoir demandé au ministère de la Justice des réglementations visant à interdire "tous les mécanismes qui transforment des armes légales en fusils automatiques".

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Jeux olympiques d'hiver 2018: la grave chute du Canadien Christopher Delbosco a fait très peur aux commentateurs de France Télévisions

mer, 02/21/2018 - 08:13

JEUX OLYMPIQUES - Christophe Delbosco voulait s'extirper de sa quatrième et dernière place lors de son huitième de finale de skicross aux Jeux Olympiques d'hiver de Pyeongchang, mercredi 21 février.

Alors qu'il cherchait à mettre la pression à ses adversaires devant lui, il a mal maîtrisé sa trajectoire. Le Canadien a en effet mal négocié une bosse et a été projeté à plusieurs mètres au-dessus du sol, les pieds en l'air, comme le montre notre vidéo au-dessus de l'article.

Delbosco est resté allongé de longues minutes sur la piste avant d'être évacué sur civière.

Quelques instants plus tôt, le Français Terence Tchiknavorian a lui aussi chuté lourdement, il souffre d'une fracture du tibia.

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Laurent Wauquiez défend la présomption d'innocence, mais seulement quand cela l'arrange

mer, 02/21/2018 - 08:04

POLITIQUE - Laurent Wauquiez assume. Interrogé ce mardi 20 février sur BFMTV, quatre jours après la diffusion par "Quotidien" de plusieurs extraits des cours qu'il a récemment donnés devant les étudiants d'une école lyonnaise, le patron des "Républicains" n'a concédé qu'une seule erreur: avoir prétendu que Nicolas Sarkozy espionnait le téléphone portable de ses ministres quand il était à l'Élysée.

Mais concernant Gérald Darmanin, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes a en revanche maintenu sa position. Selon lui, le ministre des Comptes publics aurait dû démissionner dès le jour du premier dépôt de plainte. Et Laurent Wauquiez de marteler que la présomption d'innocence, principe cardinal du droit français, ne devait en rien empêcher le ministre de quitter ses fonctions.

"Je pense que les Français trouvent que la classe politique brandit un peu facilement la présomption d'innocence pour se protéger" a-t-il expliqué. Une jurisprudence qui aurait pourtant empêché Nicolas Sarkozy d'être candidat en 2016. À cette époque, Laurent Wauquiez avait d'ailleurs plaidé en faveur du maintien de la candidature de l'ancien chef de l'État à la primaire de la droite, malgré une nouvelle mise en examen pour financement illégal de sa campagne présidentielle en 2012 , au nom de... la présomption d'innocence. "Tant que les juges n'ont pas tranché, il faut respecter la présomption d'innocence" déclarait le président par intérim de LR, en février 2016, au micro de France Bleu.

Un argument déjà brandi par Laurent Wauquiez au moment où le patron du renseignement français, Bernard Squarcini, un proche de Nicolas Sarkozy, annonçait qu'il ne démissionnerait pas après sa mise en examen, fin 2011, dans l'affaire "fadettes", ces factures détaillées du téléphone d'un reporter du quotidien Le Monde. "Il est mis en examen, et pour l'instant, il y a une présomption d'innocence" expliquait-il sur LCI.

En 2010, quand une partie de l'opposition de gauche réclamait la démission Eric Woerth, alors ministre du Travail, en raison de sa mise en cause dans un volet de l'affaire Bettencourt, Laurent Wauquiez soutenait son collègue. "On compte sur toi. Eric, ne lâche pas!" implorait alors le ministre des Affaires européennes.

Enfin, comme l'a récemment rappeléLibération, alors que François Fillon n'était pas encore mis en examen, début février 2017, Laurent Wauquiez faisait certes part de ses "doutes" à France 3 mais résumait le Penelopegate à de simples rumeurs. "Il faut des faits", assenait-il , car d'après lui "c'est trop facile de se contenter de rumeurs".

Interrogé précisément sur les faits qu'il se vantait de connaitre auprès des étudiants lyonnais, Laurent Wauquiez a reconnu, ce mardi sur BFMTV, n'en posséder "aucun" dans l'affaire Darmanin.

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Jeux Olympiques d'hiver 2018: Après le triplé de Sotchi, aucun Français en finale du skicross (mais une fracture au tibia)

mer, 02/21/2018 - 07:37

JO DE PYEONGCHANG - Quatre ans après le triplé historique de Sotchi-2014, aucun Français n'a réussi à se qualifier ce mercredi 21 février pour la finale du skicross des JO-2018 de Pyeongchang, une énorme déception pour le clan tricolore.

Jean-Frédéric Chapuis, champion olympique en Russie et favori pour le doublé, a été éliminé dès les quarts de finale, en même temps et dans la même série que François Place. Ils ont respectivement terminé 4e et 3e, alors que seules les deux premières places garantissaient l'accès aux demis.

Arnaud Bovolenta, médaillé d'argent à Sotchi et dernier Tricolore en lice, a lui été éliminé en demi-finales, troisième de sa course.

Le 4e Français inscrit, Terence Tchiknavorian, s'est lui blessé dès les 8es de finalelors d'une chute très spectaculaire. Il souffre d'un tibia et a été évacué vers un hôpital, a précisé à l'AFP un membre de l'encadrement de l'équipe de France. Il devrait être opéré dans la soirée de ce mercredi dans un hôpital sud-coréen.

Tchiknavorian, 25 ans, a été victime d'une spectaculaire chute dans le premier tiers de sa course. Il a littéralement décollé au passage d'une bosse, perdant son équilibre pour retomber lourdement sur le sol. Les services de santé sont intervenus rapidement pour prendre en charge le blessé. Il a été placé dans une coquille avant d'être évacué.

Grosse inquiétude quand même pour Terence Tchiknavorian en #Skicross l'arrêt sur image de sa jambe fait froid dans le dos...@RMCsport#PyeongChang2018pic.twitter.com/L4kYOkZbP9

— Ilias Grandjean (@IliasGrandjean) 21 février 2018

Mais la chute du Français n'a pas été la seule enregistrée durant ces éliminatoires. L'Autrichien Christoph Wahrstoetter et le Suédois Erik Mobaerg se sont percutés lors du 6e huitième de finale, obligeant là encore les services de secours à intervenir.

Et l'inquiétude a monté d'un cran avec l'envolée et la chute très violente du Canadien Christopher Delbosco, dans la dernière course des 8e de finale. Resté au sol sans bouger, Delbosco a ensuite été placé dans la civière et évacué.

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Ce petit truc qu'il a fallu que je réalise pour qu'enfin je réussisse à perdre du poids

mer, 02/21/2018 - 07:00

Aujourd'hui, je vous retrouve pour un article qui me tient à coeur. Aujourd'hui, nous allons parler du fameux déclic et de son importance lorsque l'on veut changer de mode de vie. Bien sûr, je vais aborder le sujet de façon personnelle, puisqu'il s'agit là de mon expérience.

Vous le savez, je ne suis pas du genre à étaler ma vie privée. Sans trop entrer dans les détails de mon histoire personnelle, je vais vous expliquer ici mon parcours et les raisons pour lesquelles, un beau jour, j'ai décidé de perdre du poids, et plus généralement de changer de mode de vie.

Perte de poids: l'importance du déclic

Suite à la perte brutale d'un proche, j'ai développé une relation assez spéciale avec la nourriture. Elle est devenue une sorte de réconfort. En effet, depuis aussi longtemps que je me souvienne, j'ai toujours eu tendance à manger quand j'étais contrariée. Logiquement, pour cette raison, j'ai toujours été en surpoids, de façon plus ou moins importante selon les périodes de ma vie. J'ai évolué comme ça sans jamais vraiment me pencher sur le problème, oscillant entre prise et perte de poids, toujours de façon assez extrême.

Sportivement parlant, on peut dire que je me suis toujours tenue à distance du sport. À l'école, je me faisais dispenser, à l'extérieur, je me tournais toujours vers des activités plutôt artistiques.

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffingtonpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés.

Ensuite, à l'âge de 18 ans, j'ai rencontré mon chéri. Quand nous nous sommes connus, j'avais des formes et il aimait ça. Mais voilà, quand on est amoureux, on a aussi tendance à bien manger. Amateurs de bonne nourriture, on peut dire qu'on s'est VRAIMENT fait plaisir. On était heureux, NO PROBLEM. Sauf que voilà, la réalité un jour m'a rattrapé. J'avais pris 10 kilos (je frôlais donc les 90 kilos, début 2015), je n'étais pas capable de fournir un quelconque effort, j'étais fatiguée... Je me suis levée un matin, et là, le déclic.

Le fameux déclic

Un ras le bol. Un gros gros ras le bol. En tête, une seule idée: je ne veux plus subir mon corps. Finalement, je voulais juste pouvoir faire des choses "normales". Je voulais courir, bouger, oser faire des choses que je m'interdisais car j'étais trop "imposante". Vous savez, avec le recul, je me rends compte que se sentir prisonnière de son corps est vraiment quelque chose de mentalement difficile, que l'on soit trop gros ou trop mince.

Le jour où j'ai ressenti ce déclic, c'était le début d'une nouvelle vie (d'où son importance, m'voyez). Mon chéri, très sensible aux domaines du sport et de la nutrition, m'a vraiment guidé dans ma perdre du poids. Ensemble, on a changé nos habitudes, on a appris à manger sainement, on s'est mis au sport, on a tenté des choses. Bien sûr, depuis janvier 2015, il y a eu des périodes avec et des périodes sans. En effet, les choses de la vie étant, il est parfois important de revoir ses priorités afin de garder le cap. Mais, croyez-moi, malgré les hauts et les bas, nous sommes toujours parvenus à nous reprendre en main quand il le fallait. Aujourd'hui, j'ai un poids stable depuis plus d'un an, et je travaille encore sur les quelques troubles alimentaires qu'il me reste.

Concernant le sport, cela fait désormais partie intégrante de ma vie, et je ne m'en lasse pas. Le tout est de réussir à trouver LE sport qui nous convient. Cela peut prendre du temps, mais il ne faut pas désespérer!

Pour conclure à propos du déclic

Je considère vraiment que le changement, pour être durable, doit partir d'une volonté personnelle profonde. Si vous changez pour quelqu'un, pour les autres, vous ne tiendrez pas longtemps. Dans mon cas, je pense qu'il m'a fallu atteindre un poids extrême pour me dire "ça y est, s'en est trop". Je pense qu'il y a toujours un point de départ à cette volonté de changement. Il est important que vous arriviez à le saisir, et que vous vous en souveniez à vie. Personnellement, dès que mon style de vie actuel me pèse un peu trop, je me rappelle de ce déclic, j'essaie de me souvenir de POURQUOI J'AI VOULU CHANGER. Je me remémore la situation, mes sentiments, et ainsi je repars de plus belle.

Si, à ce jour, vous n'avez pas encore ressenti ce fameux déclic, ne perdez surtout pas patience. Il se peut que ça ne soit pas encore le bon moment. Comme je vous l'ai dit plus haut, il y a parfois d'autres batailles à mener avant de s'attaquer à celle-ci!

Enfin, parce que vous me demandez souvent un "avant / après" plus visuel, je vous partage pour la première fois ce genre de montage ici. Ce n'est pas évident pour moi, je l'avoue, mais si ça peut en motiver certains, alors je le fais avec plaisir!

J'espère en tout cas que ce billet aura pu vous aider à mieux comprendre ce changement de vie et pourquoi je parviens à préserver ma motivation au quotidien. Je serai ravie d'échanger avec vous à propos de ce fameux déclic: l'avez-vous ressenti un jour? À quel propos? Racontez-moi.

Ce billet est également publié sur le blog Chouquettes & Mascara.

(Le nom de l'auteur a été modifié à sa demande)

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Ma recette, vite fait, bien fait, de légumes d'hiver rôtis

mer, 02/21/2018 - 07:00

Préparation: 20 min

Cuisson: 40 min

Ingrédients pour 4 personnes

  • 4 topinambours
  • 1 petit brocoli
  • 1 potimarron
  • 500 g de choux de Bruxelles
  • 50 g de pecorino
  • 6 brins de ciboulette
  • 5 c. à s. d'huile d'olive vierge
  • 2 c. à s. d'huile de courge
  • Sel et poivre du moulin

Préparation

  • Lavez tous les légumes. Ôtez le pied des choux de Bruxelles et coupez-les en deux. Séparez le brocoli en petits bouquets. Faites cuire les deux choux dans une grande casserole d'eau bouillante salée pendant 15 min et égouttez-les
  • Pendant ce temps, lavez les autres légumes. Coupez le potimarron sans le peler en fines tranches. Coupez les topinambours en deux
  • Arrosez les avec 3 c. à s. d'huile et faites-les cuire sur une plaque au four préchauffé à 180°c pendant 40 min en les retournant de temps en temps
  • 10 min avant la fin de la cuisson, rajoutez les choux sur la plaque
  • Disposez les légumes dans un grand plat et arrosez-les avec l'huile d'olive restante et l'huile de courge
  • Parsemez avec quelques brins de ciboulette, le pecorino coupé en copeaux. Salez, poivrez et dégustez.
Retrouvez Sophie Menut, ses recettes et bien plus encore sur son site www.sophie-menut.fr

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Mes seins m’auraient tué, j'ai dû leur dire adieu

mer, 02/21/2018 - 07:00

En novembre 2014, les docteurs avaient diagnostiqué une forme agressive de cancer du sein chez Shannan Taft Ajluni. Cette Américaine a raconté au HuffPost son combat contre la terrible maladie et expliqué comment elle a trouvé la force de lutter.

"Ça va faire mal", ai-je pensé en voyant dans mon rétroviseur la voiture qui me fonçait dessus. Et puis il y a eu un choc brutal.

Un conducteur débutant n'avait pas pu freiner à temps et m'était rentré dedans. J'étais furieuse. Ma voiture neuve, pour laquelle j'avais économisé pendant si longtemps, était complètement enfoncée, et mon épaule me faisait mal.

À ce moment-là, je ne me doutais pas que je serais un jour éternellement reconnaissante envers le chauffard pour cet accident. Car s'il ne m'était pas rentré dedans, la tumeur agressive qui grandissait dans un de mes seins n'aurait vraisemblablement été découverte que beaucoup plus tard. Et qui sait ce que cela aurait signifié pour moi.

J'ai senti quelque chose de bizarre

Quelques jours après l'accident, en retirant l'écharpe qui me tenait le bras, j'ai éprouvé un léger pincement au sein. J'ai appuyé dessus avec la main, et j'ai senti quelque chose de bizarre. Pas vraiment une boule, mais une sorte de renflement. La dernière fois que je m'étais livrée à une autopalpation de la poitrine, il n'y avait rien du tout à cet endroit.

Tout d'abord, je ne me suis pas vraiment inquiétée. Je partais du principe qu'il s'agissait d'un hématome interne lié à l'accident. Malgré tout, je me palpais chaque jour. Et au bout d'un moment j'ai eu l'impression que le renflement avait grossi.

J'en ai aussitôt parlé à mon mari, et lui ai demandé de palper ma poitrine, sans lui dire ce qu'il devait chercher. Je voulais simplement savoir s'il détecterait lui-même la différence. Il l'a sentie immédiatement. "Il faut appeler le médecin, tout de suite", m'a-t-il dit avec une expression inquiète.

Je le savais: quelque chose n'allait pas du tout. La médecin était légèrement contrariée. Elle m'avait elle-même fait un contrôle un mois et demi plus tôt et n'avait rien trouvé. Mais quand elle m'a examiné de nouveau, elle a soudain tiqué. "Shannan, ça m'inquiète. Ce n'était pas là le mois dernier. Il faut faire une mammographie de toute urgence."

Le lendemain, je me suis retrouvée dans une pièce toute froide, où on m'a serré la poitrine entre deux plaques glacées. J'essayais de penser à quelque chose qui me permettrait de m'échapper du moment présent. Et puis mon regard est tombé sur une vitre dans laquelle se reflétait l'écran de l'ordinateur qui montrait mes tissus mammaires. J'ai vu une grosse tache blanche à l'intérieur de ma poitrine. L'assistant médical a quitté la pièce.

En tant que mère d'un garçon atteint d'un cancer inguérissable, j'avais une certaine expérience de ce genre d'examens. Si j'avais appris une chose de cette expérience, c'est que le fait que l'assistant médical prévienne le docteur pendant l'examen n'est pas du tout bon signe.

"Tout va bien se passer, Maman."

Le docteur m'a demandé si quelqu'un m'avait accompagnée à l'hôpital. Puis on est allé chercher mon mari; nous avons échangé un regard qui en disait long, et versé quelques larmes. Nous avons pris rendez-vous pour des examens complémentaires et on nous a donné l'adresse d'un cancérologue.

Je suis repartie subir une mammographie et une biopsie, et j'ai fait de mon mieux pour ne pas désespérer.

Mes seins, qui avaient commencé à pousser quand j'avais douze ans, qui avaient nourri quatre merveilleux enfants, devaient disparaître.

Le jour où je devais aller chercher les résultats, j'ai pleuré sous ma douche. Je savais ce que les médecins allaient me dire: j'avais un cancer du sein. Ensuite, nous avons mis nos enfants au courant. Mon fils aîné et ma fille étaient désemparés: ils avaient été témoins, au cours des trois années écoulées, de la façon dont le combat contre le cancer avait déjà consumé leur petit frère.

En revanche, les premiers mots qui ont jailli de la bouche d'Olly étaient: "Tout va bien se passer, Maman! Je serai là pour toi, comme tu es toujours là pour moi!" Et c'est ainsi que je me suis résolue à lutter.

Mes seins m'auraient tué. J'ai dû leur dire adieu.

Le cancérologue m'a annoncé qu'il s'agissait d'une tumeur particulièrement agressive. En six semaines, elle est passée de la taille d'un petit pois à celle d'une balle de tennis. Il a donc décidé que je devais d'abord subir une chimiothérapie avant de passer sur le billard.

J'ai été envahie de nausées et de douleurs, submergée par l'épuisement, mais c'est avant tout le désespoir qui a eu raison de moi.

Je restais souvent allongée sur le sol de la salle de bains, trop faible pour remuer. Et puis, dans ces moments-là, je pensais à mon fils. "Si Olly a pu supporter tout ça, j'en suis capable aussi. Je dois être forte pour lui", me disais-je.

C'est alors que le docteur m'a informée que j'allais subir une double mastectomie. Mes seins, qui avaient commencé à pousser quand j'avais douze ans, qui avaient nourri quatre merveilleux enfants, devaient disparaître. Sans quoi, ils me tueraient.

"Est-ce que je ressemblerais un jour de nouveau à une femme?"

Rétrospectivement, j'ai regretté de ne pas avoir organisé une fête d'adieu en l'honneur de mes seins. Sur le coup, tout ce que je voulais, c'était d'en finir au plus vite avec ça. Je devais être là pour mes enfants et cette tumeur cancéreuse tentait de m'en empêcher. Pour moi, il n'y a jamais eu aucun doute, je n'ai pas eu de regret, je voulais juste me débarrasser de ce cancer.

Rétrospectivement, j'ai regretté de ne pas avoir organisé une fête d'adieu en l'honneur de mes seins.

Quand je suis revenue à moi après l'opération, j'ai été prise de douleurs inimaginables. Mais elles n'étaient rien comparées à la douleur mentale que j'ai ressentie en voyant pour la première fois mes cicatrices, qui allaient des aisselles au sternum.

Au téléphone avec ma mère, je sanglotais. Je lui ai demandé dans un cri: "Est-ce que je ressemblerais un jour de nouveau à une femme?" J'ai caché ma poitrine à tout le monde. Depuis mon opération, je ne porte plus de maillot de bain. A peu près un mois après, mon fils Olly a posé ses mains sur mes joues et m'a dit combien il me trouvait belle. Et puis il m'a demandé de lui laisser voir mes cicatrices.

Mon fils m'a dit qu'il aimait mes cicatrices.

J'ai relevé mon T-shirt. Alors qu'il passait son doigt sur les lignes rouges qui sillonnaient ma peau, il m'a dit tout d'un coup: "C'est la preuve que tu as survécu, Maman. Ces cicatrices montrent que tu veux vivre. C'est pour ça que je les aime."

Mon enfant, dont le combat contre le cancer ne prendra jamais fin, m'a fait comprendre quelque chose que je n'oublierai jamais, quelque chose que j'essaie de garder à l'esprit dans tout ce que je fais: même avec des cicatrices, je reste une femme.

Avant l'opération, je n'avais pas songé une seule seconde aux conséquences qu'elle aurait sur mon apparence. Aujourd'hui encore, je fais de mon mieux pour ne pas y penser.

Mais j'y pense malgré tout. Et voilà pourquoi j'ai décidé, maintenant que j'ai vaincu le cancer, de m'adresser à un chirurgien esthétique pour me faire reconstruire la poitrine.

Je ressemblerai alors enfin à la femme que je me sens être. Et je continuerai à m'engager aux côtés des patientes de cancer du sein pour les soutenir dans leur combat contre cette monstrueuse maladie.

Ce blog, publié à l'origine sur leHuffPost allemand, a été traduit par Alexis et Ute Becker pourFast For Word.

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"Harry Potter" serait encore plus magique si Dumbledore était ouvertement gay, comme le veulent ses fans

mer, 02/21/2018 - 07:00

Il y a dix ans, J.K. Rowling révélait qu'elle s'était toujours dit que Dumbledore, le directeur de Poudlard, était gay. Toutefois, les fans LGBT de Harry Potter et les personnes qui les soutiennent attendent toujours de voir leurs orientations sexuelles représentées dans les histoires du petit sorcier.

Dans le prochain film de la franchise, Les Animaux fantastiques 2: Les Crimes de Grindelwald, un jeune Dumbledore (incarné par Jude Law) affronte le terrible Gellert Grindelwald (Johnny Depp). À l'adolescence, les deux hommes ont vécu une relation intense. Inséparables, ils ont préparé ensemble leur projet d'accession au pouvoir et J.K. Rowling a laissé entendre que leur relation n'était pas platonique.

Cependant, selon le réalisateur David Yates, le film à venir n'indiquera pas l'orientation sexuelle de Dumbledore de façon "explicite". Peut-être parce que les producteurs s'inquiètent des répercussions sur les entrées dans des pays où la communauté LGBT est moins acceptée. Ou parce que les héros ouvertement gays inscrivent encore les films dans une niche trop petite pour justifier un budget de plus de 200 millions de dollars. Ou simplement parce que le film se déroule après l'adolescence de Dumbledore, pendant la guerre, et que l'amour est loin d'être la priorité. Trois autres films se déroulant avant les aventures de Harry sont en préparation et pourraient permettre une exploration plus marquée du personnage de Dumbledore. Le message que David Yates envoie avec ce film est toutefois bien connu des personnes LGBT: être gay ne pose pas de problème, mais n'en faisons pas toute une histoire.

La franchise Harry Potter s'inscrit dans une longue lignée de films dans lesquels le fait d'être queer appartient au domaine de l'implicite.

Les fans de Harry Potter ont immédiatement exprimé leur mécontentement après cette déclaration en accusant J.K. Rowling de faire des promesses qu'elle ne tenait pas. L'une d'elles a tweeté: "JK Rowling: 'Au fait, Dumbledore est gay mais je n'en parle pas dans les livres.' Nous: 'Peut-être qu'ils se rattraperont dans le film consacré à Dumbledore.' Le réalisateur: 'Non, son homosexualité n'est mentionnée ni dans les livres, ni dans le film. Mais vous, vous le savez.'" Rowling a sèchement réprimandé ces fans, dont beaucoup s'étaient habitués à ses tweets —fréquents— de soutien à la communauté LGBTQ. À ce jour, David Yates ne s'est pas exprimé en réponse à ces critiques.

Que penser du fait que Dumbledore peut être gay dans l'imaginaire collectif mais pas dans les livres ou sur grand écran? Quel message cela envoie-t-il aux fans fidèles qui attendent chaque nouvel épisode avec impatience? Que la franchise Harry Potter s'inscrit dans une longue lignée de films dans lesquels le fait d'être queer appartient au domaine de l'implicite.

Cela fait des décennies que les médias de masse relèguent les histoires queer au second plan et font des blagues aux dépens de la communauté LGBTQ. Tout, de la politique de l'armée américaine pendant vingt ans ("Don't Ask, Don't Tell", autrement dit: "On ne veut pas le savoir") aux blagues homophobes dans des séries à succès, indique aux personnes queer qu'elles devraient être un peu moins visibles, un peu plus discrètes dans leur amour, un peu plus mesurées dans leur vérité. Le fait de minimiser la sexualité de Dumbledore transmet un message tout aussi subtil mais néanmoins fort: vous n'avez pas votre place dans cette histoire.

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Les films de la saga Harry Potter eux-mêmes font état de la cruauté et du danger contenus dans ce message. Les Animaux fantastiques, le premier volet de la nouvelle franchise, dépeint de manière frappante la façon dont la suppression de la vraie nature d'une personne déforme, dégrade et détruit celle-ci. Après des années de torture aux mains de sa mère adoptive qui le punit de l'existence de ses pouvoirs magiques, Credence Barebone laisse exploser sa rage et sa haine envers lui-même. La répression de ses pouvoirs génère un Obscurus, une énergie parasite néfaste qui finit par le consumer ainsi qu'une grande partie de New York. Sous la pression des stigmatisations sociales, ses pouvoirs magiques, qui auraient pu servir à l'échange et à la création, se font destructeurs et mortels.

Le pouvoir de la visibilité, du fait de voir se refléter sa propre histoire, ne peut être sous-estimé. Elle fait figure de flambeau dans l'obscurité. C'est l'appel du clairon qui dit: "Tu n'es pas seul.e." Pour les personnes LGBT, dont 74% ont caché leur orientation sexuelle de peur d'être discriminées, la visibilité constitue encore fréquemment un problème de vie ou de mort.

Pour les personnes LGBT, dont 74% ont caché leur orientation sexuelle de peur d'être discriminées, la visibilité constitue encore fréquemment un problème de vie ou de mort.

Elle n'implique pas seulement le fait d'avoir voix au chapitre. Comme le souligne l'histoire de Credence, il est essentiel pour le bien de notre société que toute personne soit considérée et acceptée pour ce qu'elle est. À une époque de polarisation croissante et d'isolation due à des questions d'identité, notre évolution collective repose sur notre capacité à raconter des histoires avec davantage de nuances, des histoires qui n'enrobent pas, ne modifient pas ou n'effacent pas les vérités des autres. Quand des fans réagissent avec humeur au baratin de David Yates et J.K. Rowling sur la façon dont ils représentent Dumbledore, c'est leur peur et leur vulnérabilité qui s'expriment. Ils demandent à être considérés, à ce qu'on les accepte de façon totale, pas à ce qu'on leur donne un amour sous conditions.

En choisissant de faire de Dumbledore un personnage qui n'est gay que de façon implicite, David Yates a décidé de laisser les fans queer dans l'ombre. Et, en rejetant les critiques, J.K. Rowling et lui ont perdu l'occasion de donner à ces fans le sentiment d'être considérés et entendus. L'écrivain aurait pu répondre avec empathie et clarté: oui, Dumbledore est gay. Oui, ces films se feront l'écho de sa vie sous tous ses aspects. Et, oui, je comprends que les histoires LGBTQ ont de l'importance et j'espère que mon travail contribuera à les relater. Comme Dumbledore l'a dit lui-même: "Les mots sont une source intarissable de magie, capables de nous faire souffrir et de nous guérir." Mieux que quiconque, J.K. Rowling sait que ses mots ont le pouvoir de construire des mondes et de les ébranler.

L'équipe des Crimes de Grindelwald a la possibilité de raconter une histoire pleine de nuances sur un héros queer. Lorsqu'on se rendra au cinéma en novembre, j'espère que l'on verra un Dumbledore qui explore qui il est et la façon dont il peut réaliser ses rêves, un Dumbledore qui s'efforce de se comprendre dans un monde de sorciers auquel il manque peut-être les mots pour décrire son expérience queer.

Il est essentiel pour le bien de notre société que toute personne soit considérée et acceptée pour ce qu'elle est. Notre évolution collective repose sur notre capacité à raconter des histoires qui n'enrobent pas, ne modifient pas ou n'effacent pas les vérités des autres.

Le Dumbledore que les lecteurs ont rencontré il y a plus d'une décennie a enseigné aux fans plus jeunes, et a rappelé aux plus vieux, ce que c'est d'être jeune et amoureux de quelqu'un, et du monde que cette personne nous fait découvrir. Il a pris le risque d'ouvrir son cœur et compris que les gens que l'on ose aimer sont toujours ceux qui nous apprennent le plus, même quand ça ne se termine pas en conte de fées. C'est une leçon que les fans queer, tout comme les fans hétérosexuels, ont besoin de voir à l'écran.

Nous ne demandons pas à voir Dumbledore proclamer sans détour son amour pour d'autres hommes, ou revêtir un chapeau de sorcier aux couleurs de l'arc-en-ciel (même si ce serait chouette!) mais les fans queer —et tous les fans de Harry Potter, à vrai dire— ont besoin d'un Dumbledore qui soit fidèle à lui-même chaque fois qu'il apparaît à l'écran. Nous méritons de voir le portrait authentique d'une personne qui explore l'amour, le pouvoir et son rôle dans la création d'un monde meilleur. Il n'incombe pas à David Yates, J.K. Rowling ou leur équipe de pallier le manque de visibilité de la communauté LGBT. Cela dit, ils ont là l'occasion de raconter une histoire audacieuse et honnête qui nous permet d'en apprendre un peu plus sur ce que signifie être pleinement soi-même.

Cet article, publié à l'origine sur le HuffPost américain, a été traduit par Laura Pertuy pour Fast For Word.

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