Le Huffington Post

S'abonner à flux Le Huffington Post
Le Huffington Post
Mis à jour : il y a 1 jour 4 heures

George Weah à l'Élysée, un tournant pour la politique d'aide de la France en Afrique

mer, 02/21/2018 - 03:40

INTERNATIONAL - Deux présidents désireux de se rapprocher et un très bon timing. Moins de deux mois après son élection, la légende du football et nouveau président Libérien George Weah a choisi la France pour son premier voyage en Europe. L'ancien attaquant du PSG est à Paris ce mardi 20, jusqu'au 23 février, pour rencontrer Emmanuel Macron à l'Élysée. Une visite diplomatique pour marquer un renouveau dans les relations entre les deux pays.

Quelques jours avant la visite de Weah à l'Élysée, le Liberia faisait son apparition dans la liste des pays recevant prioritairement l'aide française au développement, devenant ainsi le premier pays anglophone à bénéficier de ce statut. Et pour François Gaulme, chercheur associé à l'Ifri et spécialiste de l'Afrique, ce rapprochement est surtout une histoire de parfait timing entre les arrivées de deux présidents qui veulent faire évoluer les choses.

"Félicitation Mister George", tweetait Emmanuel Macron à l'annonce de la victoire de George Weah à l'élection présidentielle libérienne, le 28 décembre dernier. Il venait de succéder à Ellen Johnson Sirleaf, marquant ainsi la première transition démocratique depuis plus de 70 ans dans ce pays anglophone d'Afrique de l'Ouest. "Mister George" entretient une relation particulière avec l'Hexagone. Son fils Timothy est même actuellement sous contrat avec le PSG.

Sortir de l'image coloniale de la France

Un choix qui encouragera certainement Emmanuel Macron qui a dit vouloir encourager durant son mandat le rapprochement de la France avec les pays africains. En novembre, décidé à redresser l'image et l'influence française en Afrique, il avait d'ailleurs effectué une longue tournée sur le continent. "C'est sa volonté, il veut montrer qu'il appartient à une nouvelle génération, éloignée du passé colonial. Il veut sortir de cette image négative de colonisateur qu'a pu avoir la France", explique au HuffPost François Gaulme.

Faire des dons, oui, mais plus seulement aux anciennes colonies. L'ajout du Liberia (et de la Gambie, autre pays anglophone) parmi la liste des 19 pays prioritaires n'est pas anodin. "C'est très significatif comme décision puisque jusque-là, cette liste était monopolisée par des pays très pauvres francophones. C'est donc le premier pays anglophone, sous influence américaine, qui bénéficie de l'aide française, souligne le spécialiste. Enfin, c'est d'autant plus symbolique que le Liberia est le seul pays de la région qui n'a pas été colonisé". Comme son nom l'indique, le pays a été (indirectement) créé par des esclaves affranchis envoyés d'Amérique pour occuper la terre de leurs ancêtres.

"Ce nouveau rapprochement que l'on voit s'amorcer entre la France et ce pays qui a vécu une effroyable guerre civile naît de l'élection de deux présidents d'une nouvelle génération. Macron veut faire évoluer l'image de la France en Afrique et cela convient parfaitement à Weah qui se revendique francophile et francophone. Ce dernier point est d'ailleurs inédit dans ce pays", résume François Gaulme. Enfin, si la France redore son image avec cette tactique diplomatique, le Liberia, lui, va pouvoir bénéficier plus vite des dons français -qui jusque ici mettaient des années à être accordés- et être moins isolé.

"Le pays a tout intérêt à se rapprocher de Paris et des autres pays de la liste. Dans la partie nord-ouest de l'Afrique, les petits pays anglophones sont enclavés parmi les pays francophones. Ils sont isolés. À coté, il a la grande puissance anglophone nigériane qui les éclipse. Se rapprocher de leurs voisins francophones peut les aider à s'allier et faire un contrepoids face à cette superpuissance qui leur fait peur", décrypte le chercheur de l'Ifri.

L'aide publique au développement est pilotée par le Trésor et prévue dans le budget annuel de l'Etat. Elle est présentée comme l'ensemble des dons et des prêts accordés par des organismes publics aux pays figurant sur la liste des bénéficiaires du Comité d'aide au développement (CAD) et de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) (voir organigramme ci-dessous). En 2016, l'aide publique au développement française s'élevait à 8,7 milliards d'euros, soit 0,38% du revenu national brut (RNB). Par rapport à 2015, elle progressait de 7%, soit 552 millions d'euros ou 0,01 point de RNB. Le chiffre peut varier d'une année à l'autre grâce aux dons et prêts faits par l'Agence française de développement. Cette aide concerne entre autres l'éducation, la réduction de la pauvreté, la santé, l'autonomie des femmes.

"Il faut toutefois faire attention. Il y a deux listes de pays 'aidés'. Une de 19 pays très prioritaires, celle où se trouvent le Liberia et la Gambie et une autre, plus large, avec des pays bénéficiant d'aides, mais qui sont en quelques sortes un peu moins prioritaires car un peu plus riches que les 19 autres", précise François Gaulme.

Lors de sa première allocution présidentielle, Emmanuel macron avait promis que l'aide au développement atteindrait 0,7% du revenu national brut d'ici 2030. Pourtant, en juillet, le gouvernement a annoncé une réduction de 141 millions d'euros sur ce budget.

Le président reçoit ce mercredi George Weah pour un déjeuner de travail à l'Elysée en présence de nombreuses personnalités du monde sportif, tels que les footballeurs Didier Drogba et Kylian Mbappé. La création d'une plate-forme pour "mobiliser des financements sur des projets sportifs en Afrique" et "développer une économie du sport" sur le continent devrait être annoncée par les deux présidents lors d'une conférence de presse à l'issue de la rencontre.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Les images de la légende du foot Weah prêtant serment pour devenir président

La trajectoire de George Weah, président du Liberia, en images

Les footballeurs félicitent George Weah après son élection au Liberia

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

L'humoriste Yassine Belattar placé quelques heures en garde à vue en marge de la visite de Macron aux Mureaux

mar, 02/20/2018 - 22:16

FAITS DIVERS - L'humoriste Yassine Belattar a été placé quelques heures en garde à vue mardi, en marge du déplacement d'Emmanuel Macron aux Mureaux dans les Yvelines, pour "outrage sur personne dépositaire de l'autorité publique", avant d'être remis en liberté, une affaire qu'il a qualifiée de "malentendu", a-t-on appris de sources concordantes.

L'animateur radio a été interpellé vers 11h non loin de la médiathèque des Mureaux, où le président de la République était en déplacement avec la ministre de la Culture Françoise Nyssen, a indiqué le parquet de Versailles, confirmant une information du Point.

Des insultes contre un policier

Selon le parquet, Yassine Belattar s'est vu refuser l'accès au déplacement présidentiel par des policiers et a alors insulté l'un d'entre eux. Il a été remis en liberté en fin d'après-midi dans le cadre d'une composition pénale, selon une source policière. Cette mesure alternative aux poursuites s'applique lorsque la personne reconnaît les faits reprochés et permet d'éviter un procès.

Yassine Bellatar fait l'objet d'une convocation devant le délégué du procureur de la République, a précisé le parquet. Joint par l'AFP, Yassine Belattar a confirmé qu'il avait passé plusieurs heures en garde à vue suite à "un malentendu", selon lui.

Sept heures de garde à vue

Invité mardi 20 février par Emmanuel Macron, qu'il avait déjà accompagné aux Mureaux pendant sa campagne présidentielle, il est arrivé trop tard pour rejoindre le cortège présidentiel, a-t-il précisé. "Une policière m'a fait une remarque très désobligeante devant mes enfants, je lui ai répondu, et on s'est tous retrouvés au commissariat", a-t-il expliqué.

L'humoriste en est sorti après sept heures de garde à vue, et une confrontation doit avoir lieu avec l'agent de police, a-t-il précisé. "Même dans mon humour, j'ai beaucoup d'estime pour les policiers", a-t-il assuré. "Le principal évènement de cette journée, c'est qu'Emmanuel Macron s'est rendu aux Mureaux", a-t-il ajouté.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Macron de retour aux Mureaux pour promouvoir l'accès à la culture

Cette décision de Macron ne va pas améliorer ses relations avec la presse

Macron se dit favorable à un service national "avec une partie obligatoire de 3 à 6 mois"

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

En Syrie, au moins 250 morts en deux jours, la France craint "un cataclysme humanitaire"

mar, 02/20/2018 - 21:58

SYRIE - Le régime s'acharne sur un fief rebelle près de Damas. "La situation en Syrie se dégrade considérablement" et "s'il n'y a pas d'élément nouveau, nous allons vers un cataclysme humanitaire", a déclaré mardi 20 février le chef de la diplomatie française, Jean-Yves le Drian.

S'adressant au Parlement, il a ajouté: "Il y a une urgence absolue sur ce sujet (...) C'est la raison pour laquelle, à la demande du président de la République, je me rendrai dans les jours qui viennent à Moscou et à Téhéran", soutiens du régime du président Bachar al-Assad. "A mon sens, le pire est devant nous", a poursuivi le ministre des Affaires étrangères. "Cela est dû au fait que le processus politique est bloqué (...) Tous les éléments sont réunis pour une aggravation de la situation".

Les forces du régime et ses alliés russes ont lancé depuis le 5 février une vigoureuse offensive contre la Ghouta orientale, dernière enclave contrôlée par la rébellion dans la banlieue de Damas. Les bombardements incessants, à l'aviation et l'artillerie ont tué au moins 106 civils mardi 20 février.

Cela porte à 250 morts le bilan des civils tués depuis dimanche 18 dans ce dernier fief rebelle près de la capitale, d'après l'OSDH. Le bilan des bombardements était de 17 morts dimanche et de 127 morts lundi, le bilan quotidien le plus lourd depuis quatre ans dans cette région rebelle.

Six hôpitaux de cette enclave ont notamment été bombardés depuis 48 heures, dont trois sont désormais hors service et deux opèrent partiellement, a indiqué mardi le coordinateur régional du bureau des affaires humanitaires de l'ONU pour la Syrie.

D'importantes forces loyales au président syrien ont été massées, pour ce qui semble être le prélude à une offensive terrestre de grande envergure. Plusieurs agences de l'ONU ont condamné ce recours aux bombardements massifs contre la Ghouta.

Les bombardements de civils "doivent cesser maintenant", a exigé le coordinateur de l'ONU pour l'aide humanitaire en Syrie, Panos Moumtzis, tirant le signal d'alarme pour les quelque 400.000 personnes prises au piège dans l'enclave rebelle, parmi lesquelles des cas sévères de malnutrition ont été signalés.

Le département d'Etat américain s'est également dit "extrêmement préoccupé" par les bombardements du régime syrien. "La fin de la violence doit débuter dès maintenant", a exhorté la porte-parole de la diplomatie Heather Nauert devant la presse, dénonçant les "tactiques" du président syrien Bashar al-Assad consistant à "assiéger et affamer". Washington est "extrêmement préoccupé" par ces bombardements "très inquiétants", a martelé la porte-parole.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Un groupe armé capture et tue un pilote russe

Iran et Israël s'affrontent en Syrie, une "nouvelle ère" qui inquiète

Si la guerre touche à sa fin, comment expliquer que les massacres de civils

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Pour Michael Wolff, auteur de "Fire and Fury", la destitution de Trump ne tient qu'à une condition et elle est "très probable"

mar, 02/20/2018 - 21:43

ÉTATS-UNIS - L'auteur américain Michael Wolff était de passage sur plateau de l'émission Quotidien, mardi 20 février, pour présenter son livre choc "Fire and Fury", dont la traduction française "Le Feu et la Fureur" sort jeudi 22. Un ouvrage qui raconte les coulisses de la Maison-Blanche et que le président américain a tenté de faire interdire.

Et pour Michael Wolff, les choses sont claires: Donald Trump sera destitué "si les démocrates gagnent les élections de mi-mandat en novembre." Une victoire qu'il juge d'ailleurs "très probable", comme vous pouvez le voir ci-dessous.

"Si les démocrates l'emportent au mois de novembre, alors oui, Trump sera destitué."@MichaelWolffNYC, l'auteur de #FireAndFury dans #Quotidien. pic.twitter.com/uJMPZFqWiu

— Quotidien (@Qofficiel) 20 février 2018

"Les démocrates sont en train de le poursuivre, Robert Mueller, le procureur, aussi. Et les Républicains lui courront après dès que l'occasion de le destituer se présentera", a-t-il expliqué.

Donald Trump joue l'avenir de sa présidence en 2018, avec le risque de perdre sa majorité aux législatives du 6 novembre. Des élections qui donneront le coup d'envoi de la prochaine campagne pour la Maison Blanche, convoitée par d'autres républicains. Les élections de mi-mandat ont souvent produit un vote-sanction contre le parti au pouvoir, en l'occurrence les républicains, qui contrôlent la Maison Blanche et les deux chambres du Congrès.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Cette paire de chaussures Trump a fait sensation à la Fashion Week

Une liaison entre Trump et cette ancienne playmate étouffée par un tabloïd

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Pour "Quotidien", la plainte de Laurent Wauquiez est "une très bonne chose"

mar, 02/20/2018 - 20:33

POLITIQUE - Coups pour coups. Invité sur plateau de BFMTV mardi 20 février, pour expliquer ses propos polémiques tenus devant des étudiants lyonnais, Laurent Wauquiez a annoncé son intention de porter plainte contre l'émission Quotidien et ses "méthodes de voyou". Quelques minutes plus tard, le présentateur de l'émission de TMC Yann Barthès lui a répondu en direct.

"Laurent Wauquiez a annoncé qu'il comptait porter plainte contre nous et saisir le CSA. Et c'est une très bonne chose car on préfère nettement être jugés par la justice que par Laurent Wauquiez. Ça s'appelle l'État de droit", a lancé l'animateur comme vous pouvez le voir ci-dessous.

"Laurent Wauquiez a annoncé qu'il comptait porter plainte contre nous et saisir le CSA. Et c'est une très bonne chose car on préfère nettement être jugés par la justice que par Laurent Wauquiez. Ça s'appelle l'État de droit."#19hRuthElkrief#Quotidienpic.twitter.com/hDJTCsN3nI

— Quotidien (@Qofficiel) 20 février 2018

Yann Barthès a également répondu aux critiques venant des rangs de la droite depuis la publication de la vidéo. "Quotidien a toujours été respectueux de la vie privée. Sauf que dans ce cas, il s'agit d'une parole publique, d'un homme public face à un public et qui évoquait des sujets politiques", a-t-il lancé. La veille, il expliquait déjà que son émission n'avait pas "versé un seul centime" pour obtenir la vidéo, coupant court aux accusations de "corruption."

"#Quotidien a toujours été respectueux de la vie privée. Sauf que dans ce cas, il s'agit d'une parole publique, d'un homme public face à un public et qui évoquait des sujets politiques."#19hRuthElkriefpic.twitter.com/w2rPGMVHqh

— Quotidien (@Qofficiel) 20 février 2018

Quelques minutes plus tôt, sur BFMTV, Laurent Wauquiez expliquait assumer toutes ses déclarations chocs, à l'exception de celle sur Nicolas Sarkozy, après avoir tapé largement sur le journaliste de Quotidien qui a sorti l'enregistrement.

Selon lui, il "s'est livré à une manipulation, et a tendu une embuscade (...) il n'a pas fait un travail d'enquête, il a contacté les élèves en amont, il a manipulé l'un d'entre eux pour le convaincre d'enregistrer ces propos dans mon dos et à mon insu, pour ensuite en sortir ces extraits, dans une rupture totale du contrat de confiance" conclu avec les élèves, a déclaré le patron des Républicains, affirmant qu'il avait "décidé de porter plainte et saisir le CSA". Une intention qui réjouit visiblement l'équipe de Quotidien.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

"Quotidien" dévoile de nouveaux enregistrements de Wauquiez

Macron a "autre chose à faire" que de réagir aux propos de Wauquiez

Revivez la première prise de parole de Wauquiez depuis la diffusion

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Laurent Wauquiez lance sur BMFTV une riposte tournée vers sa base

mar, 02/20/2018 - 20:27

POLITIQUE - Un regret, une posture et des convictions. Laurent Wauquiez a engagé une riposte résolument tournée vers les sympathisants de droite. "Il assume, se victimise et relativise ses propos. Ses sympathisants vont adorer", résume un spécialiste de la communication politique. Sur BFMTV, le président des Républicains est venu réagir à la polémique née de la diffusion par "Quotidien" de plusieurs extraits des cours qu'il a récemment donnés devant les étudiants d'une école lyonnaise.

Durant une trentaine de minutes, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes n'a concédé qu'une erreur: celle d'avoir affirmé que Nicolas Sarkozy espionnait le téléphone portable de ses ministres quand il était à l'Elysée. Après avoir présenté ses excuses en privé à l'ancien président, il les a réitérées publiquement comme s'il s'était rendu compte que s'attaquer à l'ancien chef de l'Etat -plus populaire que lui au sein de l'électorat de droite et dont plusieurs proches l'entourent aujourd'hui- lui était préjudiciable.

Le reste de son discours confirme cette stratégie de défense axée sur un discours pouvant plaire à ses électeurs potentiels. Refusant d'être comparé à Donald Trump, il a toutefois repris une des techniques préférées du président américain, déjà testée pendant la campagne par François Fillon.

Une plainte contre "des méthodes de voyous"

Toute la première partie de son intervention était dédiée à une critique très virulente de la presse qui le "cible" comme elle aurait visé Nicolas Sarkozy et François Fillon avant lui. "La droite a souvent fait l'objet de ces procès médiatiques. cela ne m'impressionne pas. Cela ne me fera pas reculer", a-t-il précisé. Il a résumé sa stratégie de victimisation en dénonçant des "méthodes de voyous" qui le conduisent à porter plainte et à saisir le CSA.

Le journaliste de TMC "s'est livré à une manipulation, et a tendu une embuscade (...) il n'a pas fait un travail d'enquête, il a contacté les élèves en amont, il a manipulé l'un d'entre eux pour le convaincre d'enregistrer ces propos dans mon dos et à mon insu, pour ensuite en sortir ces extraits, dans une rupture totale du contrat de confiance" conclu avec les élèves, a déclaré Laurent Wauquiez.

A plusieurs reprises, il a également accusé les médias de trop en faire sur cette affaire et de relativiser les dérapages d'Emmanuel Macron ou d'oublier de parler du fond, "notamment la baisse du pouvoir d'achat, la fermeture des classes en zone rurale ou la diminution de la vitesse de 90 à 80 km/h".

Pas de double discours

Pour le reste, Laurent Wauquiez assume. Alors oui, le ton et les mots employés ne sont pas (encore) les mêmes sur le plateau de BFMTV que dans son cours à Lyon. Mais le fond n'est franchement pas éloigné, sauf sur Valérie Pécresse -toujours chez les Républicains- à propos de laquelle il reconnaît un trait "d'humour".

Même Alain Juppé en prend pour son grade sur sa gestion de Bordeaux. Le président des Républicains semble donc assumer le départ possible de ceux qui ont pris leur distance avec lui, comme si faire le rassemblement par le vide ne lui faisait pas peur. "Je crois qu'on ne rassemble pas en jetant un voile pudique sur les choses. En faisant semblant qu'on est d'accord sur tout", a-t-il déclaré. Dominique Bussereau a d'ailleurs claqué la porte pour de bon, quelques semaines après s'être mis en congé et quelques jours après avoir été nommé conseiller de Valérie Pécresse.

Puisque @laurentwauquiez assume ses errements et sa violence verbale j'en tire les conséquences : j'étais en congé de @lesRepublicains ,ce soir j'en démissionne définitivement.@BFMTV@alainjuppe@jpraffarin@vpecresse

— Dominique Bussereau (@Dbussereau) 20 février 2018

Malgré leurs protestations, les corps intermédiaires (y compris le Medef et la CPME) sont eux aussi pris pour cible. Un discours qui rappelle celui tenu par Nicolas Sarkozy pendant les campagnes de 2012 et 2016. Quant à Gérald Darmanin, il aurait dû démissionner dès le jour du dépôt de plainte, a martelé Laurent Wauquiez, esseulé sur cette ligne mais qui semble décidé à créer une jurisprudence qui aurait empêché Nicolas Sarkozy d'être candidat en 2016.

Au final, pas question de s'excuser comme plusieurs responsables de la majorité. Au contraire, il en remet une couche en attaquant la majorité. "En parlant de guignols, j'ai été sobre", dit-il. Il pointe aussi très directement le président de la République dont il espère devenir le premier opposant. "Je n'ai pas insulté les Français, je ne suis pas Emmanuel Macron qui avait parlé d'alcooliques ou d'illettrés. Il n'y avait pas le moindre mépris à l'égard des Français", a assuré Laurent Wauquiez, assumant "une parole libre". Bientôt libre, comme Donald Trump, de dire en public, les choses de la même manière qu'en privé?

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Macron a "autre chose à faire" que de réagir aux propos de Wauquiez

Quand Wauquiez faisait "l'ajusteur-monteur" de ses propres citations

Wauquiez à Lyon: dérapage contrôlé ou "gros péché d'orgueil"?

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Revivez l'interview de Laurent Wauquiez sur BFMTV

mar, 02/20/2018 - 18:58

POLITIQUE - Le grand oral. Sous le feu des critiques depuis vendredi pour des déclarations choc, enregistrées à son insu, Laurent Wauquiez s'est expliqué mardi 20 février au soir sur BFMTV, après que ses soutiens se sont efforcés tant bien que mal de minimiser la portée de ses accusations tous azimuts.

Face au tollé suscité par ces propos sans filtre, tenus devant des étudiants lyonnais -qui ciblent tout aussi bien Emmanuel Macron que Nicolas Sarkozy ou encore Gérald Darmanin, Alain Juppé et Valérie Pécresse- Laurent Wauquiez, actuellement en vacances, a fait un aller-retour éclair à Paris pour s'expliquer sur le plateau de la chaîne d'informations. L'occasion pour lui de surtout mettre en avant sa "franchise" et sa "liberté de parole."

Attaques sur la forme

Sans surprise, le patron des Républicain est revenu d'emblée sur "les méthodes de voyou", selon ses propos, utilisées par le journaliste de l'émission Quotidien pour obtenir l'enregistrement. "Il faut remettre les choses en perspective. Ce sont des méthodes de voyou, je pèse mes mots. Il s'est livré à une manipulation et tenu une embuscade." Laurent Wauquiez a d'ailleurs annoncé son intention de porter plainte et de saisir le CSA.

"Nous n'avons évidemment pas versé un centime pour le document", avait par ailleurs expliqué l'émission la veille. Une façon de répondre à aux accusations montantes: l'une des porte-parole de LR, Laurence Sailliet, ayant évoqué "un journaliste qui corrompt un élève en amont pour faire un enregistrement illégal".

Laurent Wauquiez a également attaqué les médias qui ont relayé ses propos, trop largement à son goût, au détriment par exemple de "reportages sur la fermeture des écoles dans les zones rurales." "La droite a souvent fait l'objet de ces procès médiatiques", a-t-il lancé en citant notamment Nicolas Sarkozy et François Fillon: "Cela ne m'impressionne pas. Cela ne me fera pas reculer." Une sorte de "stratégie de victimisation", relevée par Ruth Elkrief.

Lire aussi: Entre "bullshit" et "gargouzettes", le franc-parler de Wauquiez... qui fait douter de sa sincérité

Interrogé sur son manque de franchise et son double discours qu'il appelle "bullshit" sur les plateaux de télévision, Laurent Wauquiez a loué, au contraire, sa constance. "Je suis d'un bloc. Vous ne pouvez pas me reprocher de ne pas avoir le même discours quel que soit l'endroit où je suis. Bien sûr que les mots ne sont pas les mêmes", a-t-il expliqué avant de prendre pour exemple sa position sur le cas Gérald Darmanin.

Laurent Wauquiez assume ses propos

Également interrogé sur ses mots fleuris à l'égard de Valérie Pecresse, membre de son propre parti, Laurent Wauquiez a parlé d'"un trait d'humour." Il a en revanche assumé les mots employés à l'égard de l'ancien ministre Alain Juppé, qu'il accuse d'avoir "cramé la caisse" à Bordeaux.

"Présenter mes excuses aux Français? Mais je n'ai pas insulté les Français, je ne suis pas Emmanuel Macron. Il n'y avait pas le moindre mépris à l'égard des Français", a-t-il expliqué en ciblant le président de la République, déjà épinglé pour des propos polémiques sur les "illettrés ou les "alcooliques." Pour sa part, Laurent Wauquiez explique: "J'ai fait le choix de la parole libre, claire. Je ne plierai pas l'échine là-dessus. Je suis convaincu que c'est la seule condition pour que les Français retrouvent confiance en la politique."

Et Laurent Wauquiez d'"assumer" ses propos tenus devant les élèves à l'exception de son attaque à l'égard de Nicolas Sarkozy. "Je regrette vraiment. J'ai présenté mes excuses à Nicolas Sarkozy. Ce qui vous montre aussi que quand je fais des erreurs, je suis capable de le reconnaître." Ca n'était qu'une rumeur, je n'ai jamais sérieusement pensé que les ministres étaient écoutés", a-t-il expliqué.

"Donald Trump n'est pas mon modèle"

Dans ces conditions, Laurent Wauquiez peut-il encore rassembler son camp, au plus bas depuis l'élection d'Emmanuel Macron et la débandade de François Fillon? "Je crois qu'on ne rassemble pas en jetant un voile pudique sur les choses. En faisant semblant qu'on est d'accord sur tout. On a besoin d'une droite qui assume ses idées. On a besoin d'une droite qui ne s'excuse pas", a-t-il expliqué. "Donald Trump n'est pas mon modèle", a également lancé le patron des républicains en réponse aux accusations de son ancien collègue Xavier Bertrand.

"Une épreuve ça n'est jamais facile. Je sors de celle-ci en étant plus déterminé que jamais à défendre mes convictions et ma liberté de parole. Est-ce que vous préférez un élu qui a sa liberté de parole ou vous préférez un élu qui ne dit plus rien?" a-t-il conclu.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

"Quotidien" dévoile de nouveaux enregistrements de Wauquiez

Macron a "autre chose à faire" que de réagir aux propos de Wauquiez

La riposte des Républicains a des airs de Penelope Gate

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Jean-Marie Le Pen raconte comment il a vraiment perdu son œil

mar, 02/20/2018 - 18:33

POLITIQUE - Au Parisien qui publie en exclusivité des extraits du premier tome de ses mémoires, Jean-Marie Le Pen explique être "investi d'une mission de rectification". Sans doute qu'en disant cela, le président d'honneur du Front national pense surtout aux événements les plus importants qu'il a connus durant la Seconde moitié du 20e siècle.

Mais dans ce livre, "Fils de la nation", publié par les éditions Muller et qui s'arrête à 1972 (année de fondation du FN), l'ancien candidat à la présidentielle rectifie aussi le récit conté par ses proches depuis très longtemps au sujet de l'œil gauche qu'il a perdu.

La légende, portée par son ancien lieutenant Alain Jamet dans "Les documents de Complément d'enquête" sur France 2, évoquait jusqu'à présent une bagarre au cours d'un meeting.

De bagarre, il n'y a pas eu, assure en réalité Jean-Marie Le Pen. C'est un accident nettement plus banal qui est l'origine de la perte de son oeil alors qu'il mène campagne pour Jean-Louis Tixier-Vignancourt, premier candidat d'extrême droite à la présidentielle. "A Hyères, en maniant le maillet pour enfoncer une sardine où l'on attache les cordes de tension, j'ai un choc à l'oeil, on doit m'hospitaliser. Décollement de la rétine. La tuile", écrit le Menhir qui raconte ensuite qu'une opération tentée par un éminent chirurgien n'a pas permis de le sauver.

Et s'il a porté un bandeau pendant les premières années de sa carrière politique, c'est "d'abord pour (se) protéger contre les batteries de projecteurs que l'on affronte sur scène".

Dans ce premier tome, Jean-Marie Le Pen revient sur la Seconde guerre mondiale en déclarant que "Pétain n'a pas manqué à l'honneur", sur la guerre d'Algérie en jugeant une fois de plus "bidon" l'accusation de torture dont il est la cible, ou sur le général de Gaulle "un faux grand homme dont le destin fut d'aider la France à devenir petite".

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

La lettre-ultimatum de Jean-Marie Le Pen à sa fille pour éviter "une bagarre de rue"

Pourquoi Marine Le Pen n'en a pas encore tout à fait fini avec son père

Jean-Marie Le Pen promet de venir troller le congrès du FN en 2018

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Le franc-parler de Laurent Wauquiez... qui fait douter de sa sincérité

mar, 02/20/2018 - 18:24

POLITIQUE - Son aveu a le mérite de la clarté. Devant des étudiant lyonnais, Laurent Wauquiez a récemment expliqué tenir un double discours: l'un hors caméra, soi-disant sincère, et l'autre beaucoup moins franc, destiné au grand public. Lors d'un cours donné dans une école de commerce, révélé par l'émission "Quotidien", le chef des Républicains a en effet évoqué le "bullshit qu'[il] peut sortir sur un plateau médiatique".

Or Laurent Wauquiez a toujours prétendu tenir un langage de vérité lors de ses interviews. Une marque de fabrique revendiquée à coups de formules chocs vantant sa bonne foi, comme le montre notre montage vidéo ci-dessus. "Je ne suis pas du tout dans l'hypocrisie", aime-t-il ainsi répéter. Et de dénoncer la "pratique du mensonge devenue assez usuelle" en politique ainsi que... le "double discours permanent" de ses adversaires.

"Vous savez, moi, je ne suis pas favorable à raconter des gargouzettes en politique", affirmait-il sur les chaines parlementaires. Gargouzettes? Un terme, issu probablement du patois du Velay (43), synonyme de sornettes, que le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes affectionne quand il s'exprime dans les médias. Mais en off, Laurent Wauquiez se la joue moins terroir, préférant alors une expression plus branchée: "bullshit". Il faut croire quand il s'agit de dénoncer la duplicité des discours politiques, Laurent Wauquiez pratique, là-aussi, un double discours.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Quand Wauquiez faisait "l'ajusteur-monteur" de ses propres citations

La riposte des Républicains face à la polémique Wauquiez a des airs de Penelope Gate

Wauquiez a présenté ses excuses à Sarkozy, qu'il accusait d'avoir fait écouter ses ministres

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Whirlpool rappelle plus de 310.000 bouilloires potentiellement dangereuses, dont 16.700 en France

mar, 02/20/2018 - 18:04

ÉLECTROMÉNAGER - Le géant américain de l'électroménager Whirlpool a lancé ce mardi 20 février un rappel volontaire de quelque 310.000 de ses bouilloires vendues dans le monde, dont plus de 16.700 en France, en raison d'un risque de rupture de leurs poignées.

Les produits concernés par ce rappel concernent certains numéros de série du modèle 5KEK1722 de la bouilloire électrique KitchenAid, produites entre janvier 2013 et juin 2017, a déclaré Whirlpool dans un communiqué.

Le groupe a ordonné ce rappel à la suite de "récents signalements de clients" et d'un contrôle interne de qualité ayant conclu que la poignée "pouvait devenir lâche ou se séparer du corps (de la bouilloire), entraînant un risque de blessure", selon le communiqué.

Whirlpool demande à tous les consommateurs équipés de l'un de ces modèles fabriqués dans une certaine fourchette de production de "ne plus utiliser" leur bouilloire et de contacter son service client, ou de consulter le site www.repair.whirlpool.com pour savoir s'ils sont concernés.

Whirlpool "remplacera gratuitement toutes les bouilloires concernées", est-il précisé.

Le groupe a précisé avoir "déjà procédé à des modifications sur le site de fabrication" de ce produit, situé en Chine, pour garantir que les bouilloires nouvellement distribuées par ses entrepôts ne soient pas concernées par ce défaut.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

L'usine Whirlpool d'Amiens a trouvé un repreneur (et il est du coin)

• "La "méthode Whirlpool" d'Emmanuel Macron, loin des caméras, plus de résultats"

Vous n'imaginez pas ce que certains font avec la bouilloire de leur chambre d'hôtel

Pour suivre les dernières actualités sur Le HuffPost C'est La Vie, cliquez ici

Deux fois par semaine, recevez la newsletter du HuffPost C'est La Vie

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Grâce à Laurent Wauquiez, le pays sort enfin de 40 ans de langue de bois

mar, 02/20/2018 - 17:16

Il y en avait tant qui se désolaient que la droite renaisse de ses cendres après ses échecs électoraux humiliants! Les voilà subitement ragaillardis, la fureur à peine maîtrisée pour condamner des propos tenus par le chef de l'opposition devant une trentaine d'étudiants d'une école de commerce, choisis sur leur volontariat et le désir d'entendre autre chose que des sermons convenus. Tout y passe: poncifs, piqûres vipérines, admonestations morales, plantages de dagues entre les épaules. Maladroit? Brutal? Cynique? Beaucoup moins qu'Emmanuel Macron quand il traitât d'illettrées les ouvrières de Gad et de pochtrons les habitants du Nord...

Passons sur la médiocrité du petit délateur qui, selon la formule inusable, "nous ramène aux heures les plus sombres de notre histoire nationale". On le connaîtra un jour, ou plutôt un soir de vantardise bien arrosée...

On veut oublier que dans le monde de l'enseignement supérieur, c'est la liberté de parole et de pensée qui est la règle: depuis, au moins, la création de la Sorbonne. C'était au Moyen-âge. Une liberté, c'est vrai, aujourd'hui si souvent refoulée quand la dénonciation des "phobies" agit comme un processus –bien professionnalisé– d'ostracisme et de domination idéologique.

Laurent Wauquiez s'est affranchi de la "langue de bois": c'était la règle mutuellement acceptée avec ses auditeurs. Une langue de bois qui sévit depuis 40 ans dans notre pays et grâce à laquelle totems et tabous sont entretenus, pour mieux faire passer les pilules du moment, tantôt la rigueur ou la vertu de la dépense publique, tantôt la "mondialisation heureuse" et le mirage des "ouvertures" de toutes sortes.

Certains hommes politiques, dotés de la formation pour cela, sont ainsi conduits à enseigner dans les grandes écoles et partager une expérience que n'ont pas les enseignants de métier: Sciences-Po, notamment, cultive cette vertu dans l'éclectisme de ses recrutements. J'y ai souvent croisé Hubert Védrine, sans que l'exemple soit le meilleur, puisque nous pensons la même chose sur les sujets majeurs.

C'est à ce prix que l'on permet à nos futures élites de penser contradictoirement quand l'enseignement apparaît parfois comme une machine à homogénéiser.

Que n'a-t-on le même courroux, la même intransigeance à l'encontre d'un Mélenchon qui, lui, vante et publiquement les mérites de la dictature vénézuélienne où l'on assassine les manifestants et affame tout un peuple!

Je n'ai qu'un reproche à faire à Laurent Wauquiez: c'est de s'être ému, avant de s'excuser, qu'un ancien président de la République "écoute" ses ministres. Je crois savoir que cela s'est toujours fait dans l'intérêt –bien compris– de l'État, et que les intéressés l'ont toujours su. François Mitterrand qui ne manquait ni d'autorité ni d'aplomb, surveillait aussi l'emploi du temps de ses maîtresses. L'aurait-on oublié que cela n'est pas plus honorable.

Il ne restera rien, bientôt, de cette affaire "abracadabresque" parce que c'est la loi du genre, mais elle démontre que la classe politique française se passionne plus pour le détail que pour l'essentiel.

Elle prouve aussi que ceux qui exercent le pouvoir entendent l'exercer pleinement, sans consentir d'autre droit à l'opposition que le murmure. Il y a un autre choix à faire qu'entre l'adoration et la position du reptile: c'est d'opposer, comme disait Jaurès, "la vérité à la loi du mensonge triomphant".

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

"Il doit s'excuser devant les Français": Wauquiez à nouveau sous le feu des critiques

Les nouveaux enregistrements de Laurent Wauquiez ne vont pas arranger son affaire

Laurent Wauquiez s'est (aussi) fâché avec les syndicats patronaux

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Laeticia Hallyday en mante religieuse en Une de Charlie Hebdo

mar, 02/20/2018 - 17:11

JOHNNY HALLYDAY - "Laeticia: Johnny l'aimait, pourquoi pas vous?" La question est posée par Charlie Hebdo en couverture de son dernier numéro, à paraître ce mercredi 21 février. L'hebdomadaire satirique évoque ainsi l'affaire du testament de Johnny Hallyday au cœur d'une bataille judiciaire entre les enfants du rockeur décédé et sa veuve Laeticia.

Cette dernière, à qui Johnny Hallyday a légué l'intégralité de son héritage, apparaît en une du journal sous les traits d'une mante religieuse. Le choix de cet animal n'a évidemment rien d'anodin: la femelle est connue pour découper et manger la tête de son partenaire.

#une#CharlieHebdopic.twitter.com/FmqQkJmqx2

— Jean-François Guyot (@JFGuyot) 20 février 2018

Croquée par le dessinateur Félix, la mère des deux jeunes filles du chanteur décédé est au cœur des critiques de proches, amis et famille de Johnny Hallyday depuis les révélations autour du testament contesté devant la justice par Laura Smet et David Hallyday.

Ces derniers ont notamment intenté une action en référé pour obtenir un droit de regard sur l'album posthume de Johnny Hallyday, ainsi que le gel de son patrimoine dans l'attente du règlement du litige sur l'héritage, ont indiqué leurs avocats.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Le document qui dévoile le contenu du testament de Johnny Hallyday

L'héritage est-il plus compliqué à gérer dans une famille recomposée comme les Hallyday?

Ce que l'on sait de l'album posthume de Johnny qui divise ses enfants et Laeticia

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Laurent Wauquiez, tu t'es excusé auprès des puissants, maintenant excuse-toi auprès des Français

mar, 02/20/2018 - 17:07

Cette violence, cette brutalité dans les mots de Laurent Wauquiez c'est pourquoi j'ai voulu quitter LR il y a bientôt 9 mois. Je ne peux plus supporter, depuis des années déjà, cette manière de faire de la politique, ce vocabulaire de guerre en permanence, cette volonté de détruire. Les Français attendent autre chose.

Le plus grand mépris dans cette affaire n'est pas l'attaque contre les uns ou les autres, le plus choquant c'est que Laurent Wauquiez tienne un discours "cash" à ceux qu'il considère comme l'élite, des élèves de l'enseignement supérieur comme lui et que pour le reste du peuple sur les plateaux, il revendique que c'est du "bullshit".

Si j'ai un conseil à donner à Laurent Wauquiez qui se rend sur le plateau de BFMTV ce soir: "tu t'es excusé auprès des puissants, ceux que tu crains et dont tu attends quelque chose, aie la dignité de présenter des excuses publiques aux Français que tu mésestimes et fais leur donc la promesse, si tu juges pouvoir la tenir, de ne plus leur mentir délibérément!"

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

"Quotidien" dévoile de nouveaux enregistrements de Laurent Wauquiez

Les propos polémiques de Wauquiez contestés jusque chez Les Républicains

Wauquiez dénonce une diffusion "illégale" de ses propos

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Jeux Olympiques d'hiver 2018: une juge canadienne de patinage accusée d'avoir plombé les résultats de Papadakis et Cizeron

mar, 02/20/2018 - 16:43

PATINAGE ARTISTIQUE - Ce mardi 20 février aux Jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont décroché la médaille d'argent en danse sur glace. Une deuxième position -derrière le couple canadien Tessa Virtue et Scott Moir- qui a permis aux Français de décrocher leur première médaille olympique en patinage depuis 2002.

Mais pour le président de la Fédération française des sports de glace (FFSG) Didier Gailhaguet, la présence de la canadienne Leanna Caron dans le jury pose problème. Et ce n'est pas la nationalité de cette dernière qui dérange le dirigeant français mais plutôt le fait qu'elle soit également la présidente de la Fédération canadienne des sports de glace. De quoi, selon Didier Gailhaguet, remettre en cause l'impartialité des notes délivrées par la juge canadienne aux concurrents canadiens et français.

Aucun 10/10 pour les Français en programme libre

Leanna Carron est la seule des neuf juges à n'avoir décerné aucun dix sur dix au couple français lors du programme libre alors qu'elle en a distribué quatre -sur cinq possibles- au couple canadien. Au total, la juge canadienne est celle qui a le moins bien noté le couple Papadakis-Cizeron, creusant -avec ses notes- un écart de sept points entre les français et les canadiens sur le programme court, et de presque cinq points pour le programme libre.

Donc la juge numéro 2 est canadienne, et en plus présidente de la Fédération ! #arnaque#patinageartistique#DanseSurGlace@GabriellaPks@GuillaumeCIZ@ffsportsdeglace@francetvsport@lequipe@FranceOlympique@Olympicspic.twitter.com/NECbCiroDr

— Jonathan KIENZLEN (@jokienzlen) 20 février 2018

"Il y a un problème que nous avons mentionné depuis un bon moment. Les règles permettent à la juge canadienne d'être aussi présidente de la Fédération canadienne en même temps. Si elle peut le faire, elle a le droit de juger. Sur le plan de l'éthique, c'est quelque chose qui n'est pas terrible, ça donne une mauvaise image. L'ensemble des juges les a mis premiers sur la note artistique. Elle les met huitièmes. Bon. No comment", dénonçait Didier Gailhaguet après l'annonce des résultats.

Katia Krier-Beyer, directrice technique nationale adjointe de la FFSG, se pose quant à elle la question de la déontologie dans ce cas bien précis: "Elle utilise le règlement au bénéfice du Canada. On peut se poser la question, est-ce que c'est vraiment bien déontologiquement que la présidente de la fédé canadienne juge les patineurs canadiens dans une épreuve olympique?"

Sans rancune pour Papadakis et Cizeron

Invités à réagir au micro d'Europe 1 le 20 février, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont éteint la polémique. Ce dernier a affirmé n'avoir aucun problème avec cela: "Il faut bien que les juges viennent de quelque part, il y a des Français parfois". Guillaume Cizeron a également déclaré que "dans le règlement, la meilleure note et la plus mauvaise sont de toute façon effacées lors" de leur passage "donc ça ne rentre pas dans la ligne de compte".

Pour conclure, Papadakis et Cizeron se disent "très heureux d'avoir cette médaille autour du cou". "On a fait le plus possible, on ne pouvait pas faire mieux, il n'y a pas de regrets à avoir", affirment-ils. "C'est peut-être même au-dessus de nos espérances".

De son côté, Romain Haguenauer -l'un des entraîneurs du couple- assure dans L'Équipe que le niveau de Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron à Pyeongchang est indiscutable, mais cela n'a visiblement pas suffi. La faute peut-être aussi à un tour de cou mal attaché lors du programme court. "Il y a une reconnaissance de leur infime supériorité sur ces JO mais le sort en a décidé autrement."

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Un hockeyeur slovène contrôlé positif à Pyeongchang, 3e cas depuis le début des Jeux

Ce problème de robe a fait vivre "son pire cauchemar" à cette patineuse française

Le craquage de ce journaliste de France 2 a bien fait rire Fourcade

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Procès de Jérôme Cahuzac: le parquet requiert trois ans ferme

mar, 02/20/2018 - 16:37

JUSTICE - Il a fait appel pour éviter la case prison. C'est-à-dire être condamné à pas plus de deux ans ferme, ce qui lui permettrait d'espérer un aménagement de peine. A ce titre, le réquisitoire de l'avocat général ne va pas plaire à Jérôme Cahuzac qui risque en théorie jusqu'à sept ans d'emprisonnement.

Il a requis trois ans ferme, soit la peine à laquelle l'ex-ministre du Budget a été condamné pour fraude fiscale en première instance; c'était aussi la peine requise lors du premier procès. "Votre plus grande contribution à la lutte contre la fraude fiscale aura été votre procès", a asséné le représentant du parquet.

Une nouvelle fois, il a attaqué fortement Jérôme Cahuzac sur la dissimulation de son compte en Suisse puis à Singapour. "L'impunité, c'est penser que la loi c'est pour les autres", a lancé Jean-Chritophe Muller. Mais c'est surtout la poste ministériel occupé par le mis en cause qui a été pointé du doigt. "Les fautes commises ont empoisonné l'air que les citoyens ont respiré, elles ont altéré la confiance des citoyens", a repris l'avocat général.

C'est désormais aux avocat de Jérôme Cahuzac, dont Eric Dupond-Moretti, de prendre la parole.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Financement occulte: pourquoi Cahuzac refuse toujours de donner les noms des rocardiens

Ce qu'il faut à Cahuzac pour éviter le passage en prison

Cette archive de Cahuzac vieille de 20 ans est toujours aussi cruelle

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Les députés de la France Insoumise demandent une commission d'enquête sur la "malbouffe"

mar, 02/20/2018 - 16:29

ALIMENTATION - Les députés de la France insoumise ont officiellement demandé mardi 20 février la création d'une commission d'enquête sur l'alimentation industrielle et ses conséquences notamment sur la santé.

LFI a fait la demande d'user de son "droit de tirage" pour une commission d'enquête "sur l'alimentation industrielle: qualité nutritionnelle, rôle dans l'émergence de pathologies chroniques, impact social et environnemental de leur provenance", lors de la conférence des présidents à l'Assemblée nationale.

Chaque groupe parlementaire a le droit, une fois par session, à user de ce "droit de tirage" pour une commission d'enquête. Les demandes sont étudiées mais toutes ne débouchent pas sur l'ouverture d'une telle commission.

"Les études s'accumulent, se succèdent"

Selon l'Insoumis Loïc Prud'homme, qui pointe "un sujet de société majeur", les élus ont déposé une proposition de résolution visant à créer une telle commission sur "la malbouffe".

"Les études s'accumulent, se succèdent", a expliqué à l'AFP le député, évoquant notamment celle publiée la semaine dernière, réalisée auprès de 105.000 personnes, qui établit une corrélation entre consommation de plats préparés par l'industrie et risque de cancer.

Pour Loïc Prud'homme, qui dénonce "les scandales sanitaires à répétition", la "malbouffe" est un vaste sujet, "une grosse pelote que l'on va essayer de démêler".

Malbouffe et risque de cancer

Cette étude scientifique auprès d'environ 105.000 Français, publiée jeudi 15 février, a établi un lien entre consommation de plats préparés par l'industrie et risque de cancer. L'étude, appelée NutriNet-Santé, repose sur des questionnaires remplis sur internet entre 2009 à 2017 par des participants dont l'âge médian approchait 43 ans.

Les chercheurs se sont intéressés aux "aliments ultratransformés", qui, d'après eux "contiennent souvent des quantités plus élevées en lipides, lipides saturés, sucres et sels ajoutés, ainsi qu'une plus faible densité en fibres et vitamines".

Leur conclusion: "la consommation d'aliments ultratransformés a été associée avec un risque global plus élevé de cancer" (accru de 6 à 18%) "et de cancer du sein" (accru de 2 à 22%). Cette étude a été critiquée par plusieurs spécialistes après sa publication.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Sarkozy explique comment il a aidé un enfant malade du cancer

Ces femmes atteintes du cancer rejetées par leur mari après une ablation du sein

Aliments "anti-cancer": les croyances ont la vie dure

Pour suivre les dernières actualités sur Le HuffPost C'est La Vie, cliquez ici

Deux fois par semaine, recevez la newsletter du HuffPost C'est La Vie

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Je suis caissier de supermarché et ces 5 comportements effarants sont mon quotidien

mar, 02/20/2018 - 15:59

Lundi matin, j'ai commencé à me plaindre sur Twitter du comportement de certains clients que j'ai pu avoir à Carrefour. De base, j'ai très peu d'abonnés, donc je ne pensais pas que ça prendrait une telle ampleur. Apparemment, beaucoup de personnes étaient effarées de ce que je pouvais décrire.

J'ai travaillé un an et demi puis six mois dans le même Carrefour à Avon-Fontainebleau. C'est un endroit assez bourgeois il faut le dire. Pas un endroit où l'on penserait que certaines personnes puissent être aussi odieuses. On trouve souvent le cliché des caissièr(e)s qui font la tête, qui ne sourient pas ou qui sont désagréables. Cependant, je dois avouer que l'équipe étudiante de mon Carrefour est plutôt sympathique. Ce sont parfois les clients eux-mêmes, exaspérés, qui finissent par nous hurler dessus.

Vous avez envie de raconter votre histoire? Un événement de votre vie vous a fait voir les choses différemment? Vous voulez briser un tabou? Vous pouvez envoyer votre témoignage à temoignage@huffingtonpost.fr et consulter tous les témoignages que nous avons publiés.

Voici les 5 pires clients que j'ai eus récemment.

  1. Samedi 17/02.

    Il y a un peu de monde en caisse et à l'accueil. La politique du magasin oblige les clients avec un sac-à-dos de le déposer à l'accueil avant de faire leurs courses. Logique.

    Une jeune femme, un peu impatiente, n'a pas aimé attendre derrière trois personnes et m'a jeté son sac à la figure prétextant qu'elle avait un train à prendre et qu'elle devait faire vite. Il était lourd son sac.

  2. Samedi 17/02.

    Un peu plus tard ce jour-là, il y a du monde en caisse. Un homme m'interpelle courtoisement à l'accueil: "Eh tête de bite, pourquoi y a autant de queue et pas de caissières?".

    Je lui explique que toutes les caissièr(e)s sont à leur poste et je m'excuse de l'attente. Vous vous rendez compte, c'est moi qui m'excuse alors que je me fais insulter.

  3. Eté 2016.

    Il fait beau en ce weekend de juillet 2016. L'affluence est importante en caisse. Une femme avec sa fille et sa poussette fait la queue à la caisse prioritaire. Comme son nom l'indique, les personnes en invalidité ont priorité sur les autres. Par conséquent, lorsque trois personnes munies de leur carte handicapée passent devant cette dame, on peut s'attendre à de la compréhension. Mais non. C'était sans compter sur l'impatience bien française de cette dame. Décrétant qu'elle avait trop attendu et que trop de personnes étaient passées devant elle, elle se mit à balancer ses articles (boîtes de conserves inclues) au visage de ma collègue. C'est lourd aussi, les boîtes de conserve.

  4. Dimanche 18/02.

    Il y a du monde en caisse. Comme tous les weekends. Une dame vient me voir à l'accueil car ses deux enfants sont handicapés. Elle m'informe que les clients faisant la queue à la caisse handicapée ne veulent pas la laisser passer. Je décide de l'accompagner. J'explique aux clients que madame passera devant eux car elle a une carte handicapée pour ses enfants. Les gens s'écartent telle la Mer Rouge devant Moïse. Je tourne le dos une minute et voilà que ça se hurle dessus à la même caisse. Plusieurs clients, dont une dame bien remontée, ont décrété que les enfants n'étaient pas assez handicapés pour lui passer devant et que elle aussi "elle pouvait faire semblant et boiter". Moi, haut de mes 21 ans et de mon 1m75, j'ai dû faire une leçon de morale à des quadragénaires.

  5. Samedi 17/02. (Il m'a bien marqué celui-ci).

Un monsieur vient me voir à l'accueil et demande à voir le directeur. Je lui explique qu'il est parti mais que je peux peut-être l'aider.

- "Vous vous foutez de ma gueule? Où est le cahier des charges?

- Y en a pas monsieur, mais si vous voulez je peux vous donner le nom du directeur et vous pouvez lui écri...

- Vous vous foutez vraiment de ma gueule? Y a deux pompes à essence hors-service, comment je fais moi pour me plaindre maintenant ? A vous là ?

- Comme je vous ai dit je peux vous donner le nom du direct...

- Arrêtez de jouer au con. JE suis le client. J'AI le droit. Je n'ai pas envie de parler à un débile comme vous qui arrive à peine à épeler le nom de votre directeur. Vous êtes vraiment un analphabète, un illettré. Je savais qu'avec vos manières là *imitations homophobes de la théière* vous ne serviriez à rien.

J'appelle la sécurité au micro et perds mon sang-froid à partir du moment où il s'attaque à moi personnellement. Je lui ai dit que j'allais lui mettre ma main dans la figure. Ça l'a fait rire. Il fera très probablement une réclamation au directeur. Affaire à suivre.

Bref, chers clients. Sachez que nous, employés de magasins, sommes là pour vous aider. Pas pour vous défouler. Bon nombre d'entre vous sont extrêmement adorables, ce billet n'est pas pour vous. Je m'adresse aux personnes ingrates qui ont décidé que Carrefour serait leur exutoire et que s'en prendre aux cassier(e)s arrangerait la situation. Sachez que la notion de respect est mutuelle. Ne vous étonnez pas si un employé vous répond sur le même ton que le vôtre après 6 heures en caisse et 200 autres clients. Je comprends que les files d'attente soient longues ou qu'un produit ne passe pas ou au mauvais prix. Nous sommes là pour régler ce genre de soucis. Ne nous hurlez pas dessus, on fait ce qu'on peut.

Des bisous et à bientôt dans votre magasin préféré Carrefour.

(Offre soumise à conditions dans la limite des stocks disponibles et des magasins participants, pour toutes personnes âgées de plus de 18 ans).

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

BLOG - On ne sait plus à quel rayon se fier dans les supermarchés

BLOG - 9 situations qui nous arrivent tous au supermarché

La liste des enseignes qui ont vendu du lait infantile rappelé

• Pour suivre les actualités sur Le HuffPost C'est la vie de bureau, cliquez ici

Deux fois par semaine, recevez la newsletter du HuffPost C'est La Vie

• Retrouvez-nous sur notre page Facebook
Catégories: Actualités

Cet illustrateur décrit parfaitement "la vie moderne" et les contradictions de sa génération

mar, 02/20/2018 - 15:58

CULTURE - Une femme parlant d'écologie les clés de sa voiture à la main, ou les regards pleins de jugements dans le métro... Comme Livio Bernardo, ces situations font peut-être partie de votre quotidien. Lui a décidé de les dessiner.

Depuis quatre mois, ce graphiste met en scène ses observations sur le compte Instagram "La vie moderne". On peut y contempler des dessins qui dépeignent son petit monde parisien mais pas seulement. Cet illustrateur trentenaire n'hésite pas à user de sa plume pour critiquer la société actuelle et ses contradictions, même s'il admet faire partie du lot.

Tiens l'regard... #metro #eyecontact #paris #parisiens #rame #ratp #regardscroises #plan #ligne7 #ligne4 #focus #dessin #metroparisien #yeuz #check

Une publication partagée par La Vie Moderne (@livioetlaviemoderne) le 14 Févr. 2018 à 10 :35 PST

Les parisiens - Elle s'est « pas arrêtée d'vivr'han » - #parisiens #lesparisiens #paris #portrait #profil #da #hype #connasse #laviemoderne #sketch #bd #caricature

Une publication partagée par La Vie Moderne (@livioetlaviemoderne) le 25 Déc. 2017 à 7 :10 PST

À travers ses profils de Parisiens, Livio Bernardo met en scène les personnalités qu'il croise dans la capitale. Sans fard, mais aussi "sans jugement".

"Sur Instagram, j'avais l'impression que les publications n'étaient pas réalistes. En tous cas, ça ne représentait pas ma réalité. C'est cet esprit que j'ai recherché à travers mes dessins, se rapprocher le plus possible du réel sans apporter de jugement, ou de messages de haine", affirme-t-il au HuffPost.

Les parisiens - Star...foullah #starbucks #clients #customers #brochette #tchailatte #conforme #apple #macbook #macbookpro #lifestyle

Une publication partagée par La Vie Moderne (@livioetlaviemoderne) le 22 Janv. 2018 à 10 :11 PST

Les parisiens - Il est au top de la chaîne alimentaire de la street... #tricks #skateur #skatos #profil #parisien #paris #placedelarepublique #dessin #portrait #board #crew #insta #instagram #street #bonnet #oversize #large #spot #potes

Une publication partagée par La Vie Moderne (@livioetlaviemoderne) le 31 Janv. 2018 à 11 :35 PST

Ses dessins caricaturaux peuvent paraître "légers" au premier abord, mais ils sont souvent une façon d'aborder un problème plus profond. Son récent post sur une femme noire qui se fait toucher les cheveux est un bon exemple de sa démarche: "Ma femme étant à moitié camerounaise, ça lui arrive souvent", souligne-t-il. C'est assez récurrent, et je pense que derrière il y a quelque chose d'assez profond, une sorte de racisme toléré, que je cherche à montrer dans mes dessins."

Je devais aborder ce sujet. #power #veuch #afro #afrohair #donttouch #repartie #relou #mains #afrofem #blackpanther #goldenretriever #parisiens #paris #leçon #dessin #bd #storytelling #touff

Une publication partagée par La Vie Moderne (@livioetlaviemoderne) le 19 Févr. 2018 à 10 :37 PST

Faites défiler les photos pour voir la BD en entier.

Les abonnés de "La vie moderne" retrouvent également dans ses dessins un des personnages de sa BD: le "chat blasé". Et ce n'est pas qu'un simple chat. Pour Livio, c'est la représentation de son côté cynique: "c'est moi, déguisé, pour éviter de me mettre en scène et donner directement mon avis, mais au final, c'est ce que je pense", explique-t-il.

J'vous présente Barnabé... #chat #cat #blaz #introducing #bd #sketch #selfie #instagram #egotrip

Une publication partagée par La Vie Moderne (@livioetlaviemoderne) le 17 Déc. 2017 à 7 :37 PST

Où trouve-t-il ses idées? Dans son quotidien bien sûr, mais aussià travers des anecdotes qu'on peut lui rapporter.

"Ce que je trouve passionnant, c'est l'interaction que crée ce compte Instagram. Au début, je ne donnais pas forcément ce que les internautes voulaient voir, mais je m'inspirais de ma propre expérience. Aujourd'hui, on me contacte pour me raconter des anecdotes, que je dessine", raconte Livio.

On en retient une en particulier: celle d'une mère et sa fille dans une célèbre enseigne bio. La mère refuse d'acheter un Kinder à sa fille, car "c'est un scandale écologique" alors qu'elle tient les clés de sa voiture polluante à la main aux côtés de sa fille, fière propriétaire d'un iPad et des dernières chaussures Nike à la mode...

Les parisiens - ah on a tous nos ptites contradictions... #naturalia #maman #fille #kinder #contradiction #ecologie #ecolo #canadagoose #ipad #ipadnano #courses #iphone #bio #conscience #bd #dessin #ink #paris #parisiens

Une publication partagée par La Vie Moderne (@livioetlaviemoderne) le 15 Févr. 2018 à 10 :30 PST

Faites défiler les photos pour voir la BD en entier.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Découvrez les premières images de Brie Larson dans son costume de "Captain Marvel"

Festival d'Angoulême: le "cadavre exquis" des étudiants du Cesan pour le HuffPost

Obélix aurait-il passé son permis de char pour le nouvel "Astérix"?

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Laurent Wauquiez s'est (aussi) fâché avec les syndicats patronaux

mar, 02/20/2018 - 15:57

POLITIQUE - "Les plus catastrophiques, c'est qui? C'est le Medef, et c'est la CGPME". Voilà ce qu'on peut entendre dans le deuxième enregistrement de Laurent Wauquiez dévoilé par Quotidien lundi 19 février.

Aux étudiants de l'EM Lyon, le patron des Républicains expliquait au détour d'une conversation sur les syndicats que, sous son mandat, la région Auvergne-Rhône-Alpes ne verserait plus d'argent aux organisations syndicales:

"Et le pire, si on est très honnêtes entre nous, c'est que les plus catastrophiques, c'est le Medef et la CGPME. Eux c'est pire que tout. C'est à dire, eux, ils en ont rien à foutre si on augmente les cotisations sur les entreprises, si augmente le truc. La seule chose qu'ils veulent, c'est encaisser l'argent", a taclé Laurent Wauquiez.

Des attaques qui ont fait bondir les organisations patronales concernées, à savoir le Medef Auvergne-Rhône-Alpes et la CPME (ex-CGPME), qui ont démenti et condamné les affirmations de Laurent Wauquiez.

"Tous pourris"

Dénonçant des "propos désobligeants", le président de la Confédération des PME, François Asselin, affirme dans une lettre au vitriol que "de telles assertions traduisent le mépris pour les représentants des TPE/PME qui font pourtant vivre les territoires" dont se réclame Laurent Wauquiez. "Ce type de propos maladroits et blessants alimentent le sentiment de 'tous pourris'", ajoute François Asselin (lettre ci-dessous).

pic.twitter.com/2qKtsDNOvK

— Michaël Darmon (@DarmonMichael) 20 février 2018

Dans un communiqué, la CPME Auvergne-Rhône-Alpes a également répondu aux accusations du patron des Républicains. "C'est bien dans (le) seul objectif de développement économique et social de nos PME et de nos territoires que la CPME Auvergne-Rhône-Alpes sollicite des financements auprès du Conseil régional", rappelle le syndicat cité par Le Progrès.

"Le Medef ne touche pas un euro de la part de la région"

Auprès du JDD, c'est le patron du Medef Auvergne-Rhône-Alpes, Patrick Martin, qui s'est dit "surpris et désolé par les propos de Laurent Wauquiez". L'intéressé dément vivre de subventions, comme l'a laissé entendre le chef de file de la droite.

"Le Medef Auvergne-Rhône-Alpes ne touche pas un euro de la part de la région. C'est même mieux que ça: nous avons refusé des subventions que nous proposait le conseil régional, et ce, depuis la présidence précédente de Jean-Jack Queyranne (prédécesseur socialiste de Laurent Wauquiez ndlr)", poursuit Patrick Martin, qui insiste: "Il ne faut pas qu'il y ait la moindre ambiguïté sur notre financement: le Medef Auvergne-Rhône-Alpes vit intégralement des cotisations de ses adhérents".

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Quand Wauquiez faisait "l'ajusteur-monteur" de ses propres citations

Macron a "autre chose à faire" que de réagir aux propos de Wauquiez

La riposte des Républicains face à la polémique Wauquiez a des airs de Penelope Gate

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Cette vidéo totalement culottée filmée dans un avion vaut le détour

mar, 02/20/2018 - 15:48

INSOLITE - Des culottes dans l'avion. Les passagers ont beaucoup de craintes en vol: tomber malade, avoir un voisin nuisible, être envahi par des serpents. Mais ce n'est rien comparé à ce qu'ont vécu ceux de la ligne Antalya/Moscou.

Une vidéo filmée ces derniers jours dans un vol de la compagnie russe Ural Airlines et publiée ce lundi 19 février par le média britannique The Daily Mail montre une passagère étrangère au concept de la gêne.

On peut y voir une femme tendre une culotte vers les sorties d'air au-dessus de son siège pour sécher une culotte.

D'après le Daily Mail, la scène assez incongrue a duré pas moins de 20 minutes. Un passager témoin de cette séance de séchage a expliqué que personne n'a osé rien dire. "Tout le monde était confus, mais tout le monde est resté silencieux", a-t-il dit.

À voir également sur Le HuffPost:

Lire aussi :

Un avion rempli de plombiers fait demi-tour à cause d'un problème de... toilettes

Ces passagers ont vécu un vol vraiment terrifiant

Fatigué d'attendre, ce passager s'installe sur l'aile de l'avion

Pour suivre les dernières actualités en direct sur Le HuffPost, cliquez ici

Tous les matins, recevez gratuitement la newsletter du HuffPost

Retrouvez-nous sur notre page Facebook

Catégories: Actualités

Pages