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Mis à jour : il y a 46 min 50 sec

Une "vaccination ciblée" contre Ebola lancée en RDC

il y a 1 heure 23 min
Une campagne de vaccination contre la fièvre hémorragique Ebola a commencé en République démocratique du Congo (RDC), treize jours après la déclaration de l'épidémie qui a déjà fait 26 morts dans la région de Mbandaka.
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Un maire de la Loire ferme l'école pour dénoncer des problèmes avec deux élèves

il y a 1 heure 43 min

L'école primaire de Saint-Victor-sur-Rhins restera fermée mardi: le maire de cette petite commune de la Loire entend ainsi attirer l?attention de l?Education nationale sur deux élèves violents, âgés de six et sept ans, qui perturbent depuis deux ans la vie de l?établissement.

"Nous attendons des réponses de l?inspection académique lors du conseil d?école extraordinaire programmé mardi soir" a déclaré lundi à l'AFP Delphine Tournus, adjointe à la vie scolaire confirmant une information du quotidien Le Progrès.

Âgés de six et sept ans, "ces deux enfants, qui bénéficient d'auxiliaires de vie scolaire (AVS) à plein temps, sont en situation de mal être à l?école. Ils ne sont pas en mesure de suivre un cursus normal et ils perturbent les autres élèves de leurs classes", a expliqué l?élue, qui évoque de "multiples incidents en direction du personnel de l?école tels que des insultes, coups, morsures et crachats".

Dernier incident en date, jeudi, lorsqu'une institutrice voulant rattraper l?un deux qui quittait la classe en plein cours, a trébuché et percuté un porte-manteau.

"Elle s?est ouvert le front sur dix centimètres et a reçu plus de 25 points de suture et un arrêt de travail d?une semaine", a déploré Mme Tournus.

"Jeudi lorsque je suis arrivée dans l?école, j?ai trouvé six enseignantes et trois AVS en pleurs", ajoute l?adjointe à la vie scolaire de cette commune de 1.200 âmes, dont l?école compte 138 élèves.

Un service minimum d?accueil sera mis en place mardi pour les parents ne pouvant faire garder leur enfant.

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Les premiers violons sans doute conçus pour imiter la voix humaine

il y a 2 heures 53 sec

Les musicologues ont longtemps soupçonné les inventeurs du violon d'avoir voulu imiter la voix humaine. Une nouvelle étude en fait la démonstration avec des modèles conçus par des luthiers italiens du 16e au 18e siècle, dont plusieurs de la célèbre famille des Stradivarius.

Des chercheurs de l'Université de Taïwan ont fait jouer par un violoniste professionnel 15 violons antiques, dont un modèle de 1570 conçu par le père du violon, Andrea Armati. Egalement au banc d'essai: six violons de la famille des Stradivarius, du nom d'Antonio Stradivari, disciple du petit-fils d'Andrea Armati, et sept autres violons antiques fabriqués à Crémone et Brescia, les villes italiennes où est né le violon moderne.

Ils ont ensuite comparé, par un banal logiciel d'analyse phonétique, les notes des violons à celles de huit femmes et huit hommes chantant des voyelles anglaises.

Résultat: les Stradivarius exprimaient des caractéristiques acoustiques proches des voix de ténor ou d'alto. Et les plus anciens violons se rapprochent de voix de basse ou de baryton.

"Ces propriétés pourraient expliquer la brillance caractéristique des violons Stradivari", expliquent les chercheurs, dans leur étude publiée lundi dans la revue scientifique américaine Proceedings of the National Academy of Sciences.

"Le son idéal pour un violon à l'ère baroque était d'imiter la voix humaine", poursuivent-ils, en s'intéressant en particulier aux "formants", les plages de fréquences où une voix atteint sa résonance maximale. "Nous avons montré que les violons de Crémone étaient capables de produire les mêmes caractéristiques de formants que chez les chanteurs humains".

Ce qui explique, selon les chercheurs, que les modèles de violons conçus par Antonio Stradivari sur la fin de sa vie, entre 1700 et 1720, restent sans égal à ce jour.

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Homme battu à mort à Pau: trois mineurs en garde à vue

il y a 2 heures 23 min

Trois mineurs ont été placés en garde à vue lundi dans l'enquête sur le meurtre à Pau d'un trentenaire d'origine burkinabè, tabassé à mort en pleine rue par une bande d?adolescents vendredi soir.

Les circonstances de cette violente agression dans un quartier populaire de la ville à l'encontre de l'homme, âgé de 32 ans, né au Burkina Faso mais de nationalité française, n'étaient pour l'heure pas clairement établies.

La procureur de la République, Cécile Gensac, a seulement précisé à l'AFP que "la victime n'était pas inconnue des services de police en région parisienne", mais "n'avait pas fait parler d'elle depuis début 2018". Elle était arrivée récemment dans l'agglomération paloise.

Cécile Gensac a souligné qu'à ce stade des investigations, "aucun lien n'est établi entre son passé et les faits survenus". Selon le père de la victime, interrogé par France3 Aquitaine, le trentenaire était arrivé il y a deux mois à Pau où il travaillait dans un cinéma. Placé sous contrôle judiciaire, il était sorti "faire du sport" au moment des faits.

Selon plusieurs témoins, entendus par les enquêteurs de la police judiciaire, l'agression s'est déroulée vendredi aux alentours de 19H00 sur une esplanade de ce quartier populaire. L'homme a été très violemment frappé par une douzaine d'adolescents, certains continuant alors qu'il était à terre.

Trois jours après les faits, les policiers ont procédé "tôt" lundi matin à l'arrestation de trois personnes vivant dans le quartier, a indiqué à l'AFP la procureur de la République. Il s'agit de trois mineurs, dont deux "d'origine tchétchène", selon des sources proches de l'enquête.

D'après le quotidien Sud Ouest, la victime avait déjà été condamnée en région parisienne pour "vol aggravé" et "trafic de stupéfiants" entre 2010 et 2015, ce que n'ont pas voulu confirmer les sources proches de l'enquête.

- "Faits gravissimes" -

L'autopsie de la victime doit être pratiquée à l'institut médico-légal de Toulouse.

Après ce déchaînement de violence intervenu alors que des familles étaient présentes, notamment en train de pique-niquer, les habitants du quartier Saragosse, fait de grands ensembles à l'est du centre-ville, étaient sous le choc.

"C'est scandaleux", "un tel déchaînement de violence, c'est atroce", ont déploré lundi après-midi des habitants auprès d'un photographe de l'AFP présent sur les lieux où des jeunes jouaient au foot et au basket en cet après-midi de jour férié.

Selon des témoins, cités par la presse locale, la victime a été touchée par des coups d'une extrême violence, notamment assenés avec un "bout de bois" et une "chaise". Arrivés sur place rapidement, les pompiers, dont une caserne se situe tout près des lieux de l'agression, n'ont pas pu la réanimer.

Le maire de Pau et président du MoDem, François Bayrou, cité par Sud Ouest, a dénoncé des "faits gravissimes", de "très graves événements, dramatiques et criminels". Il a évoqué des jeunes "souvent d'origine étrangère" et des "comportements délictueux (...) sur fond de trafics (...) ayant trait à la drogue".

"Tout est mis en oeuvre pour identifier et interpeller toutes les personnes impliquées", a par ailleurs déclaré dans un tweet le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. "Le quartier de Saragosse disposera de 10 policiers supplémentaires en septembre : il avait été fléché dès le lancement de la PoliceSécuritéQuotidien", a-t-il ajouté, en référence au nouveau dispositif de police de proximité.

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Scènes d'apocalypse dans le camp de Yarmouk reconquis par le régime syrien

il y a 2 heures 37 min

Un paysage apocalyptique s'étend du camp de Yarmouk au quartier de Hajar al-Aswad à Damas: au milieu des amas de ruines, des soldats syriens tirent en l'air pour célébrer la victoire après une bataille remportée contre les jihadistes.

Dans les rues, les immeubles témoignent de l'intensité des combats, a constaté un correspondant de l'AFP dans le cadre d'une tournée de presse organisée par le ministère de l'Information.

A certains endroits, les monticules de béton et de pierre bloquent totalement le passage des piétons. Les quelques voitures ayant tenté l'impossible à travers les amas de ruines ont été contraintes de rebrousser chemin.

Des colonnes de fumée se dégagent toujours de certains secteurs, tandis que des voitures et des immeubles sont encore en feu.

Les combats ont été marqués par un déluge de raids aériens et de tirs d'artillerie ayant fait 250 morts parmi les forces prorégime, contre 233 jihadistes et plus de 60 civils tués, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui dispose d'un vaste réseau de sources dans le pays en guerre.

Au milieu de ce chaos, des soldats syriens, aux visages marqués par l'épuisement et couverts de poussière, s'allongent à même le sol. L'un d'eux a la main en sang.

Dans le "quartier 30" du camp de Yarmouk, d'autres soldats ayant investi les lieux après la défaite du groupe Etat islamique (EI), jubilent, affirmant espérer le retour définitif de la sécurité et de la paix à Damas, place forte du régime.

"C'était la dernière bataille. Je me sens très heureux", confie à l'AFP le lieutenant Mohsen Ismail.

"Damas redeviendra comme avant. J'espère que nous oublierons ces heures d'obus et de sang. La victoire nous fera tout oublier", ajoute ce responsable militaire de 22 ans.

- "Dormir tranquilles" -

Le régime de Bachar al-Assad a annoncé lundi contrôler "totalement" Damas et ses environs pour la première fois depuis 2012, après avoir chassé les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) de leur dernier réduit dans la capitale syrienne, au terme d'un mois d'une vaste offensive.

La télévision d'Etat a retransmis, en début d'après-midi, des images de soldats tirant en l'air et agitant des drapeaux syriens pour marquer la victoire.

"Hier (dimanche), nous étions à l'assaut d'un immeuble. Cinq de mes collègues ont étés tués par des francs-tireurs", raconte Mohsen Ismail.

"La bataille ici était différente de toutes les autres. Ils ont compté davantage sur les suicidaires, qui se faisaient exploser lorsqu'ils étaient coincés pour ne pas capituler", ajoute-t-il.

"Quand je suis arrivé de Jobar (autre quartier de Damas, ndlr) et que j'ai vu tout cela, je me suis dit que je n'en sortirais pas vivant".

Le lieutenant affirme avoir échappé de justesse à la mort. "J'étais avec un officier au milieu d'un complexe d'immeubles que nous venions de conquérir. Mon collègue a été tué par un franc-tireur qui, par la suite, a visé durant une heure la colonne derrière laquelle je m'étais caché".

"J'ai senti que je vivais les derniers moments de ma vie avant que d'autres soldats réussissent à me tirer de ma cachette", raconte-t-il.

Selon Wissam, un autre soldat âgé d'une vingtaine d'années, la difficulté de la bataille résidait dans l?exiguïté des rues et la proximité des immeubles les uns des autres, en sus d'un grand nombre de francs-tireurs dans cette zone congestionnée.

Mais le plus important selon lui est que "les gens peuvent désormais dormir tranquilles".

La reconquête de l'ultime fief de l'EI à Damas couronne une série de gains territoriaux dans la capitale et ses environs au cours des derniers mois.

Avant le déclenchement du conflit syrien en 2011, quelque 160.000 personnes vivaient à Yarmouk, le plus grand camp de réfugiés palestiniens en Syrie. Seules quelques centaines y résident encore.

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Marseille: des policiers mis en joue par des malfaiteurs dans une cité

il y a 2 heures 43 min

Des policiers ont été "mis en joue" par des hommes armés de kalachnikovs après une fusillade dans une cité sensible de Marseille lundi en plein après-midi, a-t-on appris auprès de la préfecture de police.

"Aucun blessé par balle n'est à déplorer mais une personne, qui s'est présentée spontanément à la police, a été blessée à la tête par un coup de crosse porté par un malfaiteur", a ajouté la même source confirmant une information de La Provence.

Vers 16H50, des policiers de la brigade anti-criminalité sont intervenus dans la cité de la Busserine (14e arrondissement), haut-lieu du trafic de drogue à Marseille, à la suite de "nombreux coups de feu" entendus par des habitants, a-t-on expliqué de sources policières.

"De nombreuses douilles ont été retrouvées sur place", ont-elles indiqué.

A son arrivée, le premier équipage de police a été intercepté par une voiture à bord de laquelle se trouvaient deux malfaiteurs --l'un armé d'une "arme longue" de type kalachnikov, le second d'une arme de poing--qui ont tiré en l'air, a détaillé la préfecture de police.

Une autre voiture de police est alors arrivée en renfort avant d'être, elle aussi, bloquée par un second véhicule où se trouvaient quatre hommes qui ont "mis en joue" les deux policiers, a poursuivi la même source.

L'un des policiers a alors tiré brisant une vitre du véhicule des malfaiteurs qui ont aussitôt pris la fuite.

En février 2015, une spectaculaire fusillade avait éclaté entre des policiers et des trafiquants de drogue qui avaient recruté des "mercenaires kosovars" pour une opération commando contre des concurrents dans une autre cité sensible de Marseille, à La Castellane. De nombreux coups de feu avaient été échangés sans faire de blessés.

Jugés le 6 avril, ces trafiquants ont été condamnés à des peines allant jusqu'à 13 ans de prison.

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Les Obama s'engagent avec Netflix pour produire séries, films et documentaires

il y a 3 heures 23 min

L'ancien président américain Barack Obama et son épouse Michelle ont passé un accord avec Netflix pour produire films, séries et documentaires pour la plateforme de vidéo en ligne par abonnements, selon un communiqué publié lundi.

Netflix ne donne pas de précision sur d'éventuels projets de l'ancien couple présidentiel, mais indique qu'il pourrait s'agir de séries dialoguées, de séries de télé-réalité, de séries documentaires, de films documentaires et de longs métrages de fiction.

Les Obama produiront ces contenus par le biais de la société de production Higher Ground Productions, qu'ils ont créée pour l'occasion.

"Nous espérons cultiver et aider à s'affirmer les voix de talent, sources de créativité et d'inspiration qui promeuvent davantage d'empathie et de compréhension entre les peuples", a déclaré Barack Obama, cité dans le communiqué.

"Barack et moi avons toujours eu foi en la puissance du récit pour nous inspirer, nous faire réfléchir différemment sur le monde qui nous entoure et nous aider à ouvrir aux autres nos esprits et nos coeurs", a ajouté Michelle Obama, également citée dans le communiqué.

Selon le New York Times, qui cite des proches de Barack Obama, l'ancien président n'entend pas utiliser cette nouvelle plateforme comme un instrument politique, notamment pour critiquer son successeur, Donald Trump.

C'est une excellente opération de communication pour Netflix, qui cherche à se positionner comme la destination naturelle des créateurs de contenu et n'hésite pas, pour cela, à dépenser des sommes colossales.

Le montant du contrat n'a pas été révélé, mais l'accord est comparé par la presse professionnelle américaine à deux opérations majeures réalisées récemment par Netflix.

La plateforme a ainsi réussi à attirer le producteur à succès Ryan Murphy ("Glee", "The People vs O.J. Simpson") moyennant un chèque de 300 millions de dollars sur cinq ans, de même que la productrice Shonda Rhimes ("Scandal", "Grey's Anatomy", "How to Get Away with Murder") pour 100 millions sur quatre ans.

En mars 2017, les époux Obama avaient conclu un contrat d'édition record de 60 millions de dollars, selon plusieurs médias américains, avec la maison Penguin Random House, qui prévoit un livre pour chacun.

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Le pistolet laser de Han Solo bientôt aux enchères à Las Vegas

il y a 3 heures 24 min

Attention riches fans de "La guerre des étoiles": le pistolet-laser de Han Solo, dans "Le Retour du Jedi", va bientôt être mis aux enchères pour un montant estimé entre 300.000 et 500.000 dollars, témoin du culte généré par l'interminable saga.

Ce faux pistolet d'une quarantaine de centimètres, fait essentiellement en bois, était exposé lundi à New York après être resté plus de 30 ans dans les cartons de James Shoppe, directeur artistique du film sorti en 1983, a expliqué Martin Nolan, directeur exécutif de la maison d'enchères Julien's.

James Shoppe a finalement décidé de se séparer du célèbre pistolet brandi par Harrison Ford, et d'une quarantaine d'autres objets liés au film, dont une hache Ewok, des plans du vaisseau de Jabba le Hutt, ou de la mer de dunes de Tatooine, a expliqué Nolan.

Selon lui, le prix final pourrait aller "bien au-delà" de la valeur annoncée, tant la série attire anciens fans et nouveau public, qui redécouvre aujourd'hui les premiers Star Wars.

L'annonce de cette vente aux enchères, qui aura lieu à Las Vegas le 23 juin, coïncide avec la sortie, cette semaine aux Etats-Unis, du film consacré à Han Solo, nouvelle déclinaison de la saga acquise en 2012 par les studios Disney.

En juin 2017, l'astucieux robot R2-D2 s'était vendu pour quelque 2,76 millions de dollars, tandis que le sabre laser manié par Luke Skywalker dans deux films avait atteint 450.000 dollars.

cat/tu/vog

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Enquête russe: Trump accuse la CIA d'Obama

il y a 3 heures 28 min

Le président américain Donald Trump a relancé lundi ses attaques contre l'enquête russe du procureur spécial Robert Mueller en accusant la CIA sous l'administration Obama d'avoir voulu commettre un "assassinat politique" en infiltrant son équipe de campagne.

"C'était un assassinat politique, pas une enquête du renseignement", a-t-il écrit sur Twitter en reprenant les accusations d'un commentateur de Fox News, Dan Bongino. Ce dernier accusait directement John Brennan, patron de la CIA sous l'administration Obama et fervent opposant à M. Trump, d'être à l'origine de l'enquête sur une éventuelle collusion entre l'équipe du candidat républicain et la Russie pour l'aider à gagner l'élection présidentielle de 2016.

La semaine dernière, la presse a révélé qu'un informateur de la CIA basé en Grande-Bretagne avait rencontré des membres de l'équipe du candidat Trump. Cet informateur travaillait dans le cadre de l'enquête ouverte à l'été 2016 par le FBI.

Donald Trump a demandé dimanche l'ouverture d'une enquête par le ministère de la Justice sur cette affaire, dénonçant une surveillance menée "pour des raisons politiques".

"Si quelqu'un a infiltré ou surveillé des participants à une campagne électorale pour de mauvais objectifs, nous devons le savoir et répondre de la bonne façon", a affirmé dimanche soir dans un communiqué le ministre-adjoint de la Justice, Rod Rosenstein.

Cette contre-enquête, qui sera menée par l'inspecteur général du ministère, devra notamment "déterminer s'il y a eu des irrégularités ou une motivation politique dans l'enquête (des services du renseignement) du FBI sur les personnes suspectées de s'être impliquées avec des agents russes qui ont interféré dans l'élection", a précisé dans un communiqué séparé la porte-parole du ministère, Sarah Isgur Flores.

Donald Trump, qui dénonce inlassablement l'enquête russe comme une "chasse aux sorcières", est déterminé à prouver que des éléments au sein du pouvoir judiciaire veulent miner sa présidence.

- Affaiblir l'enquête -

Un an après son ouverture, le 17 mai 2017, l'enquête du procureur spécial touche le premier cercle du milliardaire. De nombreux proches et collaborateurs ont été interrogés, et quatre ont été inculpés pour des délits financiers ou autres. Mais jusqu'ici, aucune preuve concrète d'une collaboration entre l'équipe de M. Trump et le gouvernement russe n'a été rendue publique.

Le camp du président tente désormais d'affaiblir l'enquête en dénonçant des motivations politiques de la part des démocrates dont le but serait d'engager une procédure de destitution contre lui.

Les républicains veulent utiliser cet argument pour glaner des voix lors des prochaines élections parlementaires en novembre, alors qu'une majorité de l'électorat se dit opposée à cette procédure.

Selon le New York Times, l'avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani, a fait le parallèle entre l'enquête russe et une enquête sur les courriels d'Hillary Clinton, rouverte par le FBI quelques semaines avant le scrutin et qui lui aurait coûté la victoire selon elle.

M. Giuliani a indiqué dimanche que le procureur Mueller souhaitait conclure son enquête d'ici au 1er septembre, afin de ne pas interférer avec le scrutin de mi-mandat. Mais ce délai est subordonné à la condition que le procureur spécial interroge le président à la mi-juillet.

M. Trump s'est dit prêt à répondre aux questions des enquêteurs. Ses proches tentent pourtant de l'en dissuader, craignant que son caractère tempétueux le desserve.

Dans un autre volet de l'affaire, le New York Times a indiqué dimanche que le fils aîné de M. Trump, Donald Jr, aurait rencontré en 2016 un consultant israélien et un émissaire de dirigeants du Golfe, qui lui auraient proposé leur aide pour la campagne.

Le président a réfuté les informations du quotidien.

Un autre proche conseiller de M. Trump, Roger Stone, a aussi indiqué dimanche à NBC News qu'il s'attendait à être inculpé dans le cadre de l'enquête russe.

"Il semble que ce soit un effort pour réduire au silence et punir les soutiens du président", a-t-il dit, fustigeant des enquêteurs "qui tentent d'inventer un crime concernant mes affaires".

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Barrage Ligue 2 contre Ajaccio: Le Havre va saisir la LFP et porter plainte

il y a 3 heures 39 min

Le club du Havre, battu aux tirs au but par Ajaccio dimanche lors du barrage de Ligue 2, au terme d'un match émaillé d'incidents, a annoncé lundi qu'il allait saisir la LFP pour demander à avoir match gagné et porter plainte.

"Nous venons de saisir la commission des compétitions de la LFP pour la violation d?un certain nombre de règlements de cette ligue", a écrit le club normand sur son compte twitter officiel, en annonçant également une plainte en raison des insultes parfois racistes adressées à ses joueurs et parce que son président Vincent Volpe a été "agressé physiquement en tribune présidentielle".

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Ukraine: 6 ans de prison pour un Français accusé de préparer des attentats pendant l'Euro-2016

il y a 3 heures 43 min

Conclusion d'une affaire rocambolesque qui conserve ses zones d'ombre: la justice ukrainienne a condamné lundi à six ans de prison le Français Grégoire Moutaux, arrêté avec un arsenal de guerre et accusé de préparer des attentats pendant l'Euro-2016 de football en France.

Deux ans après l'arrestation à la frontière ukraino-polonaise du jeune homme originaire de la Meuse (est de la France) juste avant la compétition, c'est dans la petite ville de Liouboml, en Volynie (ouest), qu'il a appris sa peine, après être resté mutique pendant tout son procès.

A 27 ans, il a été reconnu coupable de "préparation d'un attentat terroriste", "détention illégale" et "tentative de contrebande" d'armes et d'explosifs, a précisé à l'AFP la porte-parole du parquet régional Natalia Mourakhevytch. Il "avait l'intention d'organiser des incendies criminels et attentats" en France, a-t-elle ajouté.

Grégoire Moutaux est arrivé en Ukraine en juin 2015 avant d'y être repéré en décembre de la même année. Il avait été interpellé le 21 mai 2016 à la frontière ukraino-polonaise après six mois d'enquête, en possession de 125 kg de TNT, deux lance-roquettes antichar, cinq fusils d'assaut Kalachnikov et plus de 5.000 munitions, avaient affirmé les services ukrainiens (SBU).

Selon le SBU, il prévoyait de cibler une mosquée, une synagogue et des centres d'impôts pour montrer son opposition à la politique migratoire de la France, à "la diffusion de l'islam" et à "la mondialisation".

Ces accusations comportaient cependant de nombreuses zones d'ombre et les autorités françaises, qui au moment de son arrestation, semblaient privilégier le trafic d'armes au terrorisme, n'avaient pas réagi lundi soir.

Les services ukrainiens n'avaient ainsi pas expliqué comment un homme seul et sans réseau pourrait perpétrer un nombre aussi important d'attentats. Il n'était pas clair non plus comment le jeune homme avait pu financer l'achat de cet arsenal d'armes et s'il avait un complice. Certains observateurs s'interrogeaient également sur son arrestation, filmée de A à Z et qui ressemblait pour eux à une mise en scène.

Autre source d'interrogations: à l'époque, alors qu'ils surveillaient le jeune homme, les Ukrainiens n'avaient pas prévenu leurs homologues français, avait indiqué en 2016 une source policière française.

Au moment de l'arrestation, une enquête avait été confiée à l'Office central de lutte contre la criminalité organisée et au service régional de la police judiciaire de Nancy (est).

- "Aucune explication" -

Lundi, Oleg Liagoutko, l'avocat actuel du Français, a indiqué à l'AFP qu'il entendait "selon toute vraisemblance" faire appel au volet "terroriste" du verdict: "Il n'y a pratiquement pas de preuves".

Selon l'avocat, son client n'a rien fait pour percer les mystères entourant cette affaire. Grégoire Moutaux "n'a fourni aucune explication" au tribunal quant aux accusations qui le visent et "a tout simplement gardé le silence pendant tout son procès", a souligné M. Liagoutko.

Dans son dernier discours avant l'énoncé du verdict, le Français "a seulement demandé à la cour de prendre en considération le fait qu'il n'est pas dangereux pour la société", sans plaider coupable ou non coupable, a ajouté l'avocat.

En France, Grégoire Moutaux était inconnu des services de police. Domicilié à Nant-le-Petit, un village de 80 habitants de la Meuse, il a été décrit comme un "gamin très agréable avec ses voisins, intelligent et sympathique" par le maire du village et un "salarié irréprochable" par le directeur technique de la coopérative qui l'employait en tant qu'inséminateur.

Un T-shirt siglé d'un groupe d'extrême droite avait été saisi lors d'une perquisition à son domicile dans la Meuse, selon une source policière française.

En mars 2017, un témoin clé dans cette affaire, un ancien militaire ukrainien qui avait combattu dans les années 2014 à 2015 contre les séparatistes prorusses dans l'est de l'Ukraine, s'est suicidé après avoir étranglé sa femme et leur fille de quatre ans, selon les médias ukrainiens.

A son retour du front, cet ex-membre d'un bataillon nationaliste aurait été contacté par le Français ayant demandé de l'aider à se procurer des armes. L?Ukrainien aurait alors alerté la police.

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#MeToo en cuisine: le chef Mario Batali visé par une enquête policière

il y a 3 heures 50 min

Le #MeToo progresse en cuisine: les nouvelles accusations d'agressions sexuelles diffusées dimanche contre le chef Mario Batali ont mis le projecteur sur les abus dans les coulisses des grands restaurants, un monde où dominent encore les chefs masculins.

La police new-yorkaise a confirmé lundi qu'elle avait ouvert une enquête sur les allégations contre le chef à succès, Américain mais incarnation d'une cuisine italienne imaginative et moderne, diffusées dimanche dans l'émission "60 minutes" de CBS.

Selon le témoignage anonyme d'une employée d'un de ses 26 restaurants, Mario Batali l'aurait agressée en 2005 au "Spotted Pig", un restaurant de Greenwich Village prisé des célébrités, qui était dirigé par un ami de Batali et dans lequel le chef avait investi.

Cette employée a raconté que Batali l'aurait droguée, puis agressée alors qu'elle était inconsciente. Lorsqu'elle est revenue à elle, elle avait du sperme sur sa jupe.

Elle est allée à l'hôpital, a vu la police, mais a finalement renoncé à déposer plainte, et le test pour viol qu'elle avait fait à l'hôpital n'a pas été conservé.

Une autre employée du "Spotted Pig", Jamie Seet, a raconté avoir été témoin, en 2008, d'un début d'incident similaire, via les caméras de surveillance du restaurant. Elle a indiqué que plusieurs employés étaient alors intervenus pour stopper l'agression.

Mario Batali, 57 ans, avait déjà été accusé en décembre de harcèlement et d'attouchements. Des accusations qui l'avaient poussé à publier des excuses pour ses "nombreuses erreurs", à se mettre en retrait de son empire gastronomique, et à renoncer à son émission télévisée.

Mais les nouvelles accusations, qu'il a démenties auprès de CBS, sont plus graves. La société qu'il a co-fondée, B&B Hospitality, les a qualifiées de "glaçantes et très troublantes".

Elle a annoncé dans un communiqué qu'elle négociait actuellement sa sortie du capital et espérait qu'un accord définitif interviendrait d'ici au 1er juillet.

Selon une ex-serveuse de Batali, ce comportement prédateur serait "largement répandu" dans la restauration, un milieu connu pour son organisation extrêmement hiérarchisée, quasi-militaire.

"Ca fait plus de 20 ans que je travaille là dedans et il n'y a pas un endroit où je n'ai pas eu ce genre d'expériences", a-t-elle déclaré sur CBS.

Depuis le début de l'affaire Weinstein et du mouvement #MeToo qui a mis au jour des milliers de témoignages d'abus sexuels dans de nombreux secteurs économiques, plusieurs chefs ont été mis en cause, même si aucun n'avait la visibilité de Mario Batali.

Co-propriétaire de 26 restaurants, vedette d'un show culinaire télévisé "The Chew", auteur de livres de cuisine, il était l'image du chef truculent et haut en couleurs, s'affichant volontiers en shorts et en chaussures Crocs de couleur orange.

- Bourdain en pointe du #MeToo -

L'un des premiers à tomber, en octobre dernier, avait été John Besh, célèbre restaurateur de la Nouvelle-Orléans habitué des plateuax de télé, accusé de harcèlement par une douzaine de femmes.

Mi-mai, un célèbre chef de Washington, Mike Isabella, ancienne star de l'émission télévisée Top Chef qui a ouvert 11 restaurants dans la capitale fédérale, a été assigné en justice pour harcèlement sexuel par une ex-employée, des accusations qu'il a démenties.

Parmi ceux qui poussent le plus à lever le tabou sur le harcèlement en cuisine figure l'ex-chef devenu star de la critique gastronomique Anthony Bourdain.

Dans une interview en janvier, celui qui est désormais en couple avec l'actrice italienne Asia Argento --une des femmes les plus en vues du mouvement #MeToo, qui a encore prononcé samedi un discours incendiaire à Cannes contre Harvey Weinstein-- se félicitait d'être "sorti d'un monde brutal et opprimant, et historiquement hostile envers les femmes".

"Je me suis rendu compte que je connaissais beaucoup de femmes qui avaient aussi eu de telles expériences, et qui avaient eu l'impression que je n'étais pas le genre de personnes à qui elles pouvaient en parler", a reconnu Bourdain.

Les cuisines des grands restaurants restent essentiellement l'affaire de chefs masculins.

En 2017, les cheffes représentaient moins de 5% des 2.800 étoilés par le guide Michelin dans le monde, et elles n'étaient que deux au classement des World's Fifty Best Restaurants.

Le status quo pourrait cependant être en train de changer. Michael Ellis, directeur international des guides Michelin, soulignait récemment que les femmes étaient de plus en plus nombreuses dans les écoles de cuisine, et que ce ne "devrait être qu'une question de temps" avant qu'elles se multiplient parmi les chefs.

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Antisémitisme: l'ex maire de Londres Ken Livingstone démissionne du Labour

il y a 3 heures 54 min

L'ancien maire de Londres Ken Livingstone a annoncé lundi sa démission du Parti travailliste, emporté par les accusations d'antisémistisme qui pèsent sur lui depuis deux ans.

Ken Livingstone avait été suspendu du Labour en avril 2016 après avoir affirmé, lors d'une émission de radio, qu'Adolf Hitler voulait au départ envoyer les Juifs en Israël et "soutenait le sionisme avant de devenir fou et de tuer six millions de Juifs".

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Les Obama s'engagent avec Netflix pour produire séries, films et documentaires

il y a 4 heures 1 min

L'ancien président américain Barack Obama et son épouse Michelle ont passé un accord avec Netflix pour produire films, séries et documentaires pour la plateforme de vidéo en ligne par abonnements, selon un communiqué publié lundi.

Netflix ne donne pas de précision sur d'éventuels projets de l'ancien couple présidentiel, mais indique qu'il pourrait s'agir de séries dialoguées, de séries de télé-réalité, de séries documentaires, de films documentaires et de longs métrages de fiction.

Les Obama produiront ces contenus par le biais de la société de production Higher Ground Productions, qu'ils ont créé pour l'occasion.

"Nous espérons cultiver et aider à s'affirmer les voix de talent, sources de créativité et d'inspiration qui promeuvent davantage d'empathie et de compréhension entre les peuples", a déclaré Barack Obama, cité dans le communiqué.

"Barack et moi avons toujours eu foi en la puissance du récit pour nous inspirer, nous faire réfléchir différemment sur le monde qui nous entoure et nous aider à ouvrir aux autres nos esprits et nos coeurs", a ajouté Michelle Obama, également citée dans le communiqué.

Selon le New York Times, qui cite des proches de Barack Obama, l'ancien président n'entend pas utiliser cette nouvelle plateforme comme un instrument politique, notamment pour critiquer son successeur, Donald Trump.

C'est une excellente opération de communication pour Netflix, qui cherche à se positionner comme la destination naturelle des créateurs de contenu et n'hésite pas, pour cela, à dépenser des sommes colossales.

Le montant du contrat n'a pas été révélé, mais l'accord est comparé par la presse professionnelle américaine à deux opérations majeures réalisées récemment par Netflix.

La plateforme a ainsi réussi à attirer le producteur à succès Ryan Murphy ("Glee", "The People vs O.J. Simpson") moyennant un chèque de 300 millions de dollars sur 5 ans, de même que la productrice Shonda Rhimes ("Scandal", "Grey's Anatomy", "How to Get Away with Murder") pour 100 millions sur 4 ans.

En mars 2017, les époux Obama avaient conclu un contrat d'édition record de 60 millions de dollars, selon plusieurs médias américains, avec la maison Penguin Random House, qui prévoit un livre pour chacun.

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Roland-Garros: Zverev, Thiem, Shapovalov, les visages de la nouvelle vague

il y a 4 heures 3 min

Alexander Zverev, le joueur en forme de la première partie de saison, le surpuissant Dominic Thiem, les espoirs Denis Shapovalov et Stefanos Tsitsipas : tour d'horizon sélectif des joueurs appelés à jouer les premiers rôles sur le circuit. Pourquoi pas dès Roland-Garros, qui s'ouvre dimanche ?

. Zverev, le N.2 sur terre

Avec une demi-finale à Monte-Carlo, deux titres coup sur coup à Munich et Madrid puis une finale à Rome, le N.3 mondial est le deuxième meilleur joueur de la saison sur terre battue derrière Rafael Nadal.

Dimanche, avec ses services et revers percutants, le longiligne Allemand (1,98 m) aux inamovibles chaînes en or, a donné le tournis au roi de l'ocre, avant que la pluie ne le coupe dans son élan.

"Je n'étais pas loin de battre +Rafa+ sur terre battue en finale d'un Masters 1000, s'est-il félicité. J'ai le sentiment d'avoir eu le contrôle de la plupart des points (dans le deuxième et le début du troisième set), c'est très important contre lui."

A 21 ans, Zverev vient de prendre la tête de la Race (le classement sur l'année civile), devant Federer et Nadal, et compte déjà trois Masters 1000 à son palmarès.

Son talon d'Achille, c'est sa fragilité en Grand Chelem. Il n'y a atteint qu'une seule fois les huitièmes de finale, à Wimbledon la saison dernière. A Paris, il reste sur une élimination d'entrée (contre Verdasco).

L'heure est venue de prouver qu'il a changé de dimension.

. Thiem, le "cogneur"

Cette saison comme la précédente, l'Autrichien est le seul à avoir déboulonné Nadal de son piédestal sur sa surface chérie, cette fois en quarts de finale à Madrid, de nouveau en deux sets.

"Il fallait vraiment faire un match extraordinaire pour le battre. C'est ce que j'ai fait", a-t-il alors réagi.

Aussi discret que ses frappes sont violentes et lourdes, Thiem (N.8 mondial) a atteint le dernier carré à Roland-Garros ces deux dernières années. Mais il n'avait pas pesé lourd face aux tout meilleurs, Novak Djokovic en 2016 (6-2, 6-1, 6-4) et Nadal en 2017 (6-3, 6-4, 6-0).

A 24 ans, son irrégularité le pénalise encore souvent. Il n'a pas couronné son exploit dans la capitale espagnole avec un trophée, battu en finale par Zverev. Après, il a été surpris d'entrée à Rome (par Fognini). Auparavant, il avait été balayé sans ménagement par Nadal en quarts de finale à Monte-Carlo, et avait perdu au même stade à Barcelone (contre Tsitsipas).

. Shapovalov, la révélation

Lui vient de fêter ses 19 ans. Un an seulement après être passé professionnel, le gaucher canadien s'est déjà fait une place dans le Top 30 (26e). Que de chemin parcouru pour celui qui, en mai dernier à Roland-Garros, s'inclinait au premier tour des qualifications !

Avant Madrid, Shapovalov, doté d'un service et d'un coup droit redoutables, n'avait gagné aucun match sur terre battue sur le circuit principal. Six jours après, il était en demi-finale (battu par Zverev). Et la semaine suivante à Rome, il ne cédait que face à Nadal, non sans avoir opposé une belle résistance dans le premier set.

De quoi récolter les compliments du Majorquin : "Il n'a pas besoin de mes conseils. Il est bon partout. Il a juste besoin d'un peu de temps, peut-être même pas beaucoup. Il est prêt." Parole d'expert en progression éclair : Nadal s'est imposé à Paris dès son sixième Grand Chelem. Shapovalov n'en est qu'à son quatrième.

. Tsitsipas, l'aspirant

Outre le Canadien, il est le seul autre joueur de moins de vingt ans dans le Top 50 (40e). Du jamais-vu pour le tennis grec.

Tsitsipas, qui fêtera ses vingt ans en août, s'est illustré en atteignant à Barcelone sa première finale sur le circuit ATP, en s'offrant au passage trois membres du Top 20 (dont Thiem). Il a plutôt confirmé depuis, avec une demi-finale à Estoril, et en ne s'inclinant que contre l'Argentin Juan Martin del Potro (N.6) à Rome (2e tour).

Mais ses trois premières tentatives en Grand Chelem se sont soldées par autant de défaites au premier tour.

Profitera-t-il de Roland-Garros pour débloquer son compteur ?

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Le juriste Giuseppe Conte proposé pour diriger le gouvernement italien

il y a 4 heures 5 min
Le chef du Mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio, a proposé que Giuseppe Conte, un professeur de droit de 54 ans, dirige le prochain gouvernement italien, onze semaines après les élections législatives du 4 mars.
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Le virtuose Gidon Kremer dénonce le système judiciaire "affreux" en Russie

il y a 4 heures 23 min

Gidon Kremer, le plus célèbre des musiciens lettons, a dénoncé le système judiciaire "affreux" en Russie qui a assigné à résidence Kirill Serebrennikov, le metteur en scène et cinéaste russe empêché de se rendre au festival de Cannes.

A Paris mardi pour diriger un concert à l'occasion d'un festival dédié à la culture balte, le violoniste de 71 ans, qui a été formé à l'époque soviétique, a mis en cause dans un entretien avec l'AFP l'autoritarisme du pouvoir en Russie "qui prétend être démocratique".

Q: Pourquoi un festival balte?

R: "C'est une superbe occasion pour célébrer la culture des trois pays baltes qui sont unis par leur passé tragique, leur quête d'indépendance et leurs profondes racines dans la musique à travers la tradition des +songfests+ (festivals de la chanson très populaire dans les pays baltes).

Nous ne devons pas oublier que la Lituanie, l'Estonie et la Lettonie ont toujours eu un lien avec l'Europe. Le fait de créer il y a plus de 21 ans l'ensemble Kremerata Baltica qui regroupe de jeunes musiciens talentueux des trois pays m'a permis de m'identifier avec la région de ma patrie et de créer un pont avec l'Europe, bien avant l'Union européenne dont les pays baltes sont aujourd'hui membres".

Q: Qu'est qui caractérise les compositeurs baltes?

R: "Arvo Pärt, Mikalojus Ciurlionis, Georgs Pelécis, P?teris Vasks ou Erkki-Sven Tuur ont tous quelque chose de très personnel. Je suis spécialement attaché à la musique qui peut être identifiée par la +signature+ de son créateur, ce qui est le cas de la plupart de ces compositeurs.

Ce qui les unit, de même que la majorité des peuples baltes et scandinaves, c'est la recherche de la vérité".

Q: Les artistes doivent-ils prendre des positions politiques?

R: "Ma première mission, c'est d'être musicien. Toutefois, je ne suis pas indifférent à l'injustice dans le monde. J'ai grandi dans un pays totalitaire et j'y suis particulièrement sensible.

Comme artiste, je me dois de poser des questions et de soutenir toutes les causes de justice partout et tout le temps.

Aujourd'hui, je ressens beaucoup de compassion envers Kirill Serebrennikov. Il fait face à un système judiciaire affreux, qui ignore les droits de l'Homme.

J'aurais bien aimé voir plus de soutien pour lui de la part de ses collègues russes mais c'est facile de dire ça quand on est loin de Moscou. Tout le monde là-bas ressent de manière plus forte la pression du système politique qui prétend être démocratique mais qui est plein de mensonge et de corruption.

Il faut toutefois admettre, et ceci est un fait, que la majorité des Russes soutiennent leur président. Mais est-ce que la majorité a toujours eu raison dans l'Histoire? N'y a-t-il pas eu des cas quand les gens ont changé d'opinion après la chute des régimes totalitaires?".

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Brésil: l'offensive anti "fake news" de Facebook attaquée par l'extrême droite

il y a 4 heures 26 min

Un outil de lutte contre les fausses informations lancé la semaine dernière par Facebook au Brésil a suscité de vives réactions de groupes d'extrême droite, qui accusent le réseau social de "censure" et de propagation d'idées "gauchistes".

Certains journalistes des agences Lupa et Aos Fatos, partenaires de Facebook pour la vérification d'informations, ont même été menacés, ainsi que leur proches.

"Les attaques personnelles, la diffamation et les menaces sont totalement intolérables", a déclaré lundi Cristina Tardáguila, directrice de l'agence Lupa, lors d'un entretien à la radio CBN. Elle n'a pas précisé la nature de ces menaces.

"Partout dans le monde, l'implantation de cet outil de vérification s'est fait de façon extrêmement tranquille. Nous avons entendu parler d'attaques aux Philippines, mais sans commune mesure avec ce qui s'est passé ici", a-t-elle ajouté.

Facebook a déjà implanté son outil de lutte contre les fausses informations dans plusieurs pays, en nouant des partenariats avec des médias comme par exemple l'AFP en France ou l'agence américaine Associated Press aux Etats-Unis. Le réseau social collabore avec des médias membres du Réseau international de "fact-checking" (IFCN).

Les informations considérées comme fausses par les médias vérificateurs ne sont pas supprimées du fil d'informations de Facebook, mais leur présence y est réduite et tout utilisateur voulant les partager reçoit une alerte expliquant que leur véracité est mise en doute.

Une mesure considérée comme de la "censure" par des groupes d'extrême droite brésiliens, comme le Mouvement Brésil Libre (MBL), qui a notamment participé à l'organisation de grandes manifestations réclamant le départ de l'ex-présidente de gauche Dilma Rousseff, finalement destituée en 2016, pour maquillage des comptes publics.

"Le terme 'Fake news' est à présent attribué à tout ce qui ne plait pas au système, qui est de gauche, progressiste, révolutionnaire et politiquement correct", déclare dans une vidéo publiée sur Youtube Arthur do Val, un des leaders du MBL.

"Ils veulent étrangler la droite", abonde Renan Santos, autre membre influent de ce mouvement.

Alexios Mantzarlis, directeur de l'IFCN, s'est insurgé contre les attaques subies par les agences de "fact-checking" au Brésil dans une tribune publiée jeudi dernier dans le quotidien Folha de S. Paulo.

"J'ai pris connaissance de ces attaques avec une grande préoccupation", a-t-il affirmé, ajoutant qu'"au Brésil, l'intensité de la polarisation (de l'opinion publique) peut entraver la recherche de solutions contre le phénomène des 'Fake News'".

La désinformation est un thème qui gagne plus en plus d'importance au Brésil à moins de six mois de la présidentielle d'octobre.

Le député d'extrême droite Jair Bolsonaro, ouvertement nostalgique de la dictature militaire (1964-1985), se trouve en deuxième position des intentions de vote, derrière l'ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), incarcéré pour corruption, qui risque fort de ne pas pouvoir se présenter.

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Référendum au Burundi : les pouvoirs du président Nkurunziza renforcés

il y a 4 heures 40 min
Les Burundais ont largement approuvé par référendum une réforme de la Constitution qui peut permettre au président Pierre Nkurunziza de rester au pouvoir jusqu'en 2034.
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Barrage de L2 Ajaccio-Le Havre: encore des incidents et une polémique

il y a 4 heures 43 min

Bus caillassé, échauffourées, insultes et députée exfiltrée pendant le match... les incidents autour d'AC Ajaccio-Le Havre dimanche soir ont terni la campagne des prébarrages, alors que se profile un duel entre le club corse (L2) et Toulouse (L1) mercredi, en barrage aller.

Selon la députée de Seine-Maritime Agnès Firmin Le Bodo, présente dans les tribunes pour soutenir les Havrais dimanche, "des injures racistes ont visé les joueurs du début à la fin du match. (...) La pression verbale s'est transformée en pression physique, le président du HAC Vincent Volpe a reçu un coup de pied dans le dos, il y a eu un jet de projectile et les agents de sécurité nous ont demandé de partir, ça s'est passé très vite", affirme-t-elle à l'AFP.

La tonalité est différente du côté des autorités corses: "Une députée du Havre et le président du club ont souhaité, à un moment, quitter les tribunes et rejoindre les couloirs des joueurs. Il ne s'est rien passé, mais il y a eu un moment de tension fort après le penalty (ndlr: du Havrais Mateta) et je pense que, par précaution, ils ont souhaité se mettre à l'abri", indique une source à l'AFP.

- Quatre cartons rouges -

"Le racisme est inadmissible dans les stades comme à proximité. J'appelle les autorités sportives et judiciaires à la plus grande fermeté", a déclaré de son côté sur Twitter le préfet Frédéric Potier, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT.

C'est pendant la prolongation que la tension est montée d'un cran. Après son but inscrit sur penalty, le Havrais Jean-Philippe Mateta est allé le fêter en mettant les mains derrière les oreilles, imitant la célébration du Lyonnais Memphis Depay, comme s'il voulait se moquer de ses adversaires. La situation a aussitôt dégénéré avec une bousculade entre les joueurs et au final quatre cartons rouges, dont un pour Mateta, plus l'exclusion de l'entraîneur corse.

Prévue vendredi, la rencontre avait déjà été reportée à dimanche à cause du caillassage du bus havrais par quelques dizaines de supporters ajacciens.

- "Suspicion permanente" -

En Corse, le vice-président de l'AC Ajaccio, Alain Orsoni, décrit pour sa part "un lynchage médiatique" autour de cette rencontre et annonce son intention de quitter le conseil d'administration de la Ligue de football professionnel.

"Les événements de cette dernière semaine qui ont entouré le match de playoff contre Le Havre m'ont convaincu que nous ne pouvions plus accepter un traitement très particulier, explique-t-il lundi dans un courrier. J'ai l'intime conviction que nous sommes victimes d'un lynchage médiatique mais aussi d'une suspicion permanente relative à ce fameux contexte corse si profondément et si injustement ancré dans les esprits".

Alain Orsoni estime toutefois que "la LFP a parfaitement respecté la règle en maintenant le match de playoff malgré les pressions de toutes sortes", mais déplore "les réactions, avant même vérifications, (sur) les incidents soi-disant très graves alors que comparativement ils étaient bénins".

Faut-il craindre des incidents pour le match de barrage aller entre Ajaccio et Toulouse mercredi soir ? "C'est peut-être un peu plus chaud qu'ailleurs et il y a un contexte un peu particulier avec les supporters mais il ne faut pas en avoir peur", répond l'entraîneur de Toulouse Mickaël Debève. "Si on n'est pas capable de passer par-dessus ça, il ne faut pas qu'on se déplace. Je suis sûr que ça va très bien se passer. Je ne vois pas pourquoi ça se passerait mal", ajoute-t-il.

"Lors du match face au Havre il n'y a pas eu de blessés, pas de tacles par derrière ou d'agression. Mercredi, ce sera un match où il y aura de la tension, mais on est assez grands pour ne pas répondre aux intimidations", conclut l'entraîneur toulousain.

Ajaccio, qui a battu Le Havre aux tirs au but (1-1 fin du temps réglementaire, 2-2 a.p., 5-3 t.a.b.) à l'issue de ce match électrique, affrontera Toulouse, 18e de Ligue 1, mercredi et dimanche en barrage d'accession. Avec une place dans l'élite à la clé.

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