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Mis à jour : il y a 35 min 3 sec

Rencontre surprise entre le président sud-coréen et Kim Jong Un

il y a 3 heures 37 min

Le président sud-coréen Moon Jae-in et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un ont créé samedi la surprise en se rencontrant dans la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées, au lendemain de l'annonce par le président américain Donald Trump que son sommet avec M. Kim pourrait finalement avoir lieu.

Des photos diffusées par Séoul montrent Moon Jae-in serrant la main puis étreignant son homologue Kim Jong Un.

Les deux dirigeants se sont entretenus durant deux heures dans le village de Panmunjon, où ils s'étaient déjà rencontrés le 27 avril et avaient publié une déclaration commune dans laquelle ils s'engageaient à améliorer leurs relations.

"Ils ont eu un échange de vues et ont discuté des moyens de mettre en ?uvre la déclaration de Panmunjon et d'assurer le succès du sommet américano-nord-coréen", a précisé dans un communiqué la présidence sud-coréenne, ajoutant que M. Moon ferait une déclaration personnelle dimanche matin.

M. Trump avait annulé jeudi son sommet prévu à Singapour le 12 juin avec M. Kim. Moins de 24 heures après il avait cependant affiché son optimisme, évoquant le possible maintien du sommet après "des discussions très productives avec la Corée du Nord pour que le sommet ait lieu".

- Remarquable détente -

L'annulation soudaine du sommet Trump-Kim a placé en porte-à-faux la Corée du Sud, qui a joué un rôle central dans la remarquable détente de ces derniers mois entre Pyongyang et Washington.

Les images diffusées par la Corée du sud samedi montrent également Moon Jae-in serrant la main de la s?ur de Kim Jong Un, qui a joué un rôle crucial dans les discussions récentes avec le sud. En février, elle avait assisté à la cérémonie d'ouverture des jeux Olympiques en Corée du Sud, devenant ainsi la première membre de la dynastie régnant au Nord à fouler le sol du grand rival du sud depuis la fin de la guerre de Corée.

Les chefs des renseignements des deux pays apparaissent également sur les photos.

Cette rencontre de samedi, la quatrième entre les dirigeants des deux pays toujours techniquement en guerre, s'est déroulée dans le plus grand secret, les journalistes ayant été prévenus après sa tenue, à la différence de la rencontre du 27 avril qui s'était déroulée sous l??il des caméras.

Il s'agit du dernier épisode rocambolesque en date sur la péninsule coréenne. Alors que l'année dernière les dirigeants américains et nord-coréens se menaçaient mutuellement, ces derniers avaient annoncé la tenue d'un sommet à Singapour pour juin 2018.

Il devait être le premier entre un président des Etats-Unis en exercice et un membre de la dynastie des Kim. Il devait surtout couronner une période de détente inédite.

Washington exige une "dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible" de la part du Nord. Pyongyang a déclaré qu'il ne renoncerait jamais à son arsenal nucléaire tant qu'il ne se sentirait pas en sécurité face à ce qu'il voit comme une agression américaine.

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Tennis: deuxième titre pour Johanna Larsson

il y a 3 heures 45 min

La Suédoise Johanna Larsson, 97e joueuse mondiale, a remporté le deuxième titre de sa carrière dimanche en battant en finale du tournoi WTA sur terre battue de Nuremberg l'Américaine Alison Riske (105e) 7-6 (7/4), 6-4.

Agée de 29 ans, Larsson disputait la 5e finale de sa carrière pour un trophée soulevé précédemment à Bastad en 2015.

L'Américaine de 27 ans, elle, participait à sa 6e finale sur le circuit avec un titre décroché à Tianjin en 2014.

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Légalisation de l'IVG en Irlande : une "révolution tranquille" pour Leo Varadkar

il y a 3 heures 47 min
Le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar, a déclaré samedi que la victoire du oui au droit à l'avortement lors du referendum était l'aboutissement d'"une révolution tranquille". Une loi sera votée avant la fin de l'année 2018, a-t-il promis.
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GP de Monaco: Verstappen (Red Bull) privé de qualifications après son accident en essais libres

il y a 3 heures 49 min

Le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull) n'a pas pu prendre part aux qualifications du Grand Prix de Monaco de F1 samedi après avoir sévèrement endommagé sa monoplace dans un accident à la fin de la troisième séance d'essais libres.

Ses mécaniciens ont tenté de réparer sa voiture à temps mais ont découvert un problème de boîte de vitesse quelques minutes avant le début de la séance prévu à 15H00 locales.

Contraint de changer de boîte avant la course dimanche, Verstappen va normalement écoper d'une pénalité de cinq places sur la grille, sans conséquences car il devrait de toute façon s'élancer de la dernière position, un gros handicap dans les rues de Monaco.

Alors qu'il restait huit minutes dans la 3e session, il a effleuré le rail au virage de la Piscine, cassant sa suspension avant droite. Sans possibilité de rectifier sa trajectoire, Verstappen s'est envolé sur la partie haute du vibreur et a terminé sa course dans le rail à l'entrée du virage N.15, occasionnant de gros dégâts à sa RB14.

Le pilote de 20 ans avait signé le deuxième meilleur temps de chacune des trois séances d'essais libres, derrière son équipier australien Daniel Ricciardo.

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La Chine noue des relations diplomatiques avec le Burkina Faso qui a rompu avec Taïwan 

il y a 3 heures 54 min

La Chine et le Burkina Faso ont établi samedi des relations diplomatiques, trois jours après la rupture entre le pays ouest-africain et Taïwan, marquant une nouvelle victoire dans la campagne menée par Pékin pour isoler l'île rebelle.

Cette annonce a été faite dans un communiqué conjoint signé à Pékin par le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi et son homologue burkinabè Alpha Barry.

"Il n'y a qu'une seule Chine dans le monde", a déclaré M. Wang à l'issue de la signature du communiqué. "Le gouvernement du Burkina Faso suit la tendance de l'époque et a pris la bonne décision politique".

Qualifiant la Chine de "plus importante économie du monde", M. Barry a dit espérer que le Burkina Faso tire profit de cette nouvelle relation.

La signature de ce communiqué était largement attendue après la rupture, annoncée jeudi par Ouagadougou, des relations entre le Burkina Faso et Taïwan, qui n'a cessé de perdre du terrain ces dernières années au profit de la Chine dans les pays en développement.

Pékin ne cesse de renforcer sa présence en Afrique, désireux de garantir les approvisionnements de matières premières et sources d'énergies cruciaux pour la croissance de la deuxième économie du monde.

- Taïwan fustige une "diplomatie du dollar" -

Depuis 2000, plusieurs pays africains dont le Tchad et le Sénégal, qui recevaient des aides de Taïwan, ont rompu leurs relations avec l'île afin de bénéficier de la coopération avec Pékin.

La présidente taïwanaise Tsai Ing-wen a pour sa part fustigé le "comportement grossier" de la Chine depuis la rupture de Ouagadougou, accusant Pékin d'utiliser la "diplomatie du dollar" pour s'attirer des alliés.

"Nous ne tolérerons plus cela", a-t-elle dit alors que le Burkina est le quatrième pays à changer de camp depuis son élection il y a deux ans.

Sa défection a d'ailleurs amené le ministre taïwanais des Affaires étrangères, Joseph Wu, à présenter sa démission cette semaine.

Avec ses 14 millions d'habitants, le Burkina Faso était l'un des Etats africains le plus peuplé à résister encore aux sirènes de Pékin.

Leur coopération était essentiellement axée sur les secteurs de la santé, de l'hydraulique, de la riziculture, de l'éducation et de la formation professionnelle.

Après cette rupture, le Swaziland reste le seul pays du continent à entretenir encore des relations diplomatiques avec Taïwan.

"Nous espérons que ce pays rejoindra le plus vite possible la grande famille de l'amitié sino-africaine", a déclaré M. Wang après la signature du communiqué conjoint.

Aujourd'hui, seuls 18 Etats, parmi lesquels le Vatican et des nations du Pacifique et d'Amérique latine (Honduras, Guatemala ou Kiribati), reconnaissent l'île séparée de fait de la Chine communiste depuis 1949.

Avant le Burkina Faso, la République dominicaine avait elle aussi annoncé sa rupture avec Taïwan le 1er mars.

Taïwan s'était séparé en 1949 de la Chine continentale, gouvernée par le Parti communiste chinois, à l'issue d'une guerre civile entre communistes et nationalistes. Mais Pékin refuse de reconnaître sa souveraineté.

Les relations diplomatiques entre Pékin et Taïwan se sont envenimées depuis l'arrivée de la présidente Tsai en 2016.

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L'indéboulonable Nabih Berri, symbole de l'immobilisme politique libanais

il y a 3 heures 54 min
Ancien seigneur de guerre libanais et avocat chiite à la faconde familière, Nabih Berri, allié du régime syrien, s’accroche à la présidence de la Chambre des députés depuis 1992. Portrait.
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Albanie: 11 policiers et un journaliste blessés lors d'une manifestation de l'opposition

il y a 4 heures 2 min

Onze policiers et un journaliste ont été blessés samedi lors d'une manifestation de l'opposition albanaise pour réclamer la démission du ministre de l'Intérieur dont elle accusent le frère d'être lié au trafic de drogue, a indiqué la police.

"Onze policier ont été blessés lors de la manifestation par des jets de pierres", a déclaré lors d'une conférence de presse le directeur de la police albanaise, Ardi Veliu.

Par ailleurs, un journaliste d'un journal proche du Parti démocratique (PD, opposition) a été également blessé à la tête devant l'immeuble du ministère de l'Intérieur, a constaté un photographe de l'AFP. Il a été hospitalisé. Selon le PD, il a été "frappé par la police avec une matraque".

Des milliers de manifestants, selon une journaliste de l'AFP, ont répondu à l'appel de l'opposition de centre-droit pour exiger dans la rue le départ du ministre de l'Intérieur Fatmir Xhafaj.

Après avoir manifesté devant le siège du gouvernement où ils ont réclamé également la démission du Premier ministre socialiste Edi Rama, les manifestants sont allés devant le ministère de l'Intérieur. Ils ont jeté des fumigènes ainsi que des oeufs et des pierres.

Un important cordon de policiers anti-émeute avait été déployé, empêchant les manifestants à s'approcher du ministère de l'Intérieur. Une bousculade a eu lieu, selon la journaliste de l'AFP.

L'opposition accuse le ministre de "protéger" son frère Agron Xhafaj, condamné en 2012 par contumace en Italie à 7 ans et deux mois de prison pour trafic de drogue et selon elle "toujours impliqué dans des affaires de stupéfiants". Elle a publié récemment un enregistrement dans lequel un homme présenté comme Agron Xhafaj semble s'entretenir avec des trafiquants.

Le parquet a indiqué jeudi avoir ouvert une enquête, précisant que l'enregistrement a été envoyé à un laboratoire spécialisé en Italie pour vérification.

"Si l'analyse scientifique prouve que les accusations du Parti démocratique sont fondées, alors je présenterai bien sûr ma démission", a tweeté le ministre de l'Intérieur.

Le gouvernement a dénoncé "un chantage mafieux contre le ministre de l'Intérieur" engagé dans la "réforme de la Justice conjointement avec les partenaires internationaux, les Etats-Unis et l'Union européenne".

Devant les manifestants, le leader de l'opposition, Lulzim Basha, a accusé Edi Rama de "collusion avec le crime organisé" et d'avoir "plongé le pays dans la misère".

Le Parti socialiste de Rama a entamé en 2017 un deuxième mandat de quatre ans à la tête du gouvernement.

Membre de l'Otan depuis 2009, l'Albanie souhaite ouvrir cette année des négociations d'adhésion à l'Union européenne.

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Débats passionnés sur les cantines à l'Assemblée, discorde sur la viande et le plastique

il y a 4 heures 14 min

Plus de bio dans les cantines d'ici 2022: l'Assemblée a voté samedi cet objectif du projet de loi agriculture, contesté par LR, sur fond d'échanges à couteaux tirés, notamment dans la majorité, sur les menus végétariens ou les contenants en plastique.

Après de longs débats entamés vendredi soir, les députés ont adopté, à main levée, l'article 11 répondant selon le ministre Stéphane Travert à "un engagement présidentiel ambitieux". Il prévoit pour la restauration collective au moins 50% de produits bio ou intégrant la préservation environnementale.

Objectif trop ambitieux pour la droite, qui a notamment proposé vainement de repousser son application à 2025, ou pointé par la voix de son chef de file Christian Jacob le risque de "renchérir le coût du repas en collectivité". Selon le ministre, les mesures anti-gaspillage alimentaire permettront "un balayage" du surcoût, estimé à 68 centimes.

La proposition d'introduire une part de menus végétariens dans les cantines, portée par des LREM, MoDem, LFI ou UAI, a alimenté d'autres échanges passionnés.

Ses partisans tels Matthieu Orphelin (LREM) ou Pierre-Yves Bournazel (UAI), ont plaidé qu'il fallait avancer, avec un "mouvement de société très fort".

Mais le rapporteur Jean-Baptiste Moreau (LREM) a jugé cette contrainte "pas opportune". Cet éleveur a souligné que le texte prévoyait un plan de diversification de protéines incluant des alternatives à base de protéines végétales, arguant aussi que la consommation de viande était "une nécessité pour la croissance".

Le ministre, qui a aussi mis en avant une alimentation "diversifiée", a notamment jugé que cela ne relevait pas de la loi.

Dénonçant des amendement "inspirés d'une idéologie qui relève du diktat", Vincent Descoeur (LR) s'est insurgé qu'on "rabaisse la viande au niveau de produit dangereux".

"Je ne comprends pas qu'on cherche à imposer un style de vie à l'ensemble de nos concitoyens!", a lancé Grégory Besson-Moreau (LREM).

- "Manger de l'herbe" -

"Ce que j'entends sur ces bancs me révolte" a rétorqué Barbara Pompili (LREM), présidente de la Commission du développement durable. L'ancienne secrétaire d'Etat issue des rangs écologistes a jugé "honteux" de dire qu'il faut de la viande pour manger équilibré, qu'"on doit pouvoir avoir le choix" et regretté que beaucoup pensent encore qu'un menu végétarien est "un menu où on mange de l'herbe"...

Rapporteur et ministre ont assuré "respecter totalement les végétariens", réfutant avoir dit qu'un repas végétarien n'était pas équilibré.

Chef de file MoDem, Marc Fesneau a argué que, dans sa commune, il n'avait pas eu "besoin de la loi pour mettre du quinoa", le président LREM de la commission des Affaires économiques Roland Lescure affirmant qu'au Canada, où "il y a des menus végétariens partout", ce n'est "pas dans la loi".

Après le rejet des amendements, Greenpeace a dénoncé par communiqué un "blocage (...) totalement archaïque", appelant le Sénat à "se montrer plus ambitieux".

Les contenants en plastique, qu'Insoumis et LREM ont cherché à interdire dans les cantines au nom du principe de précaution face aux perturbateurs endocriniens, ont également semé la zizanie.

Plaidant pour supprimer ces contenants au plus tard en 2025 (2028 pour les petites collectivités), la "marcheuse" Laurianne Rossi a pointé un "enjeu sanitaire et environnemental majeur", Mme Pompili déclarant avoir "froid dans le dos" à l'idée qu'on reproche aux élus de n'avoir rien fait alors qu'ils savaient.

M. Besson-Moreau (LREM) s'est dit, lui, inquiet d'un amendement "dont on ne maîtrise pas le résultat", grinçant qu'il y aurait "un petit peu d'ambiance en cuisine" s'il faut mettre de l'inox dans les micro-ondes.

Se défendant de vouloir "semer la zizanie" chez les marcheurs, François Ruffin (LFI) a déploré "la domination de l'économique sur l'écologique", M. Lescure rétorquant que les relations étaient "excellentes" entre les deux commissions et "tous" conscients des enjeux.

Défavorable aux amendements, le ministre a estimé être "allé suffisamment loin pour permettre l'expérimentation", ajoutant que "le sujet n'est pas clos".

Après le rejet de l'amendement LREM par 54 voix contre 27, les députés ont suspendu leurs travaux pour déjeuner. A la cantine?

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Les dirigeants des deux Corées se sont rencontrés à nouveau et en secret

il y a 4 heures 15 min
Le président sud-coréen Moon Jae-in et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un se sont rencontrés au niveau de la frontière pour discuter d'une éventuelle rencontre entre le leader de la Corée du Nord et le président américain Donald Trump.
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Expulsion d'un ressortissant indien condamné en 2013 pour avoir dirigé une filière jihadiste

il y a 4 heures 24 min

Un ressortissant indien condamné en 2013 pour avoir été à la tête d'une filière jihadiste à laquelle appartenait l'auteur de l?assassinat de deux fonctionnaires de police à Magnanville, a été expulsé vendredi vers son pays, a-t-on appris samedi de source proche du dossier.

L'expulsion de Mohamed Niaz Abdul Raseed découle d'une mesure d'interdiction définitive du territoire français prononcée le 30 septembre 2013 au terme de son procès devant le tribunal correctionnel de Paris où il avait également été condamné à une peine de huit ans d'emprisonnement pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un acte de terrorisme et financement d'entreprise terroriste.

Ingénieur de formation, M. Abdul Raseed, aujourd'hui âgé de 39 ans, était apparu comme le "leader" d?un groupe de volontaires jihadistes français qu'il avait endoctrinés et auxquels il a fait suivre des entraînements sportifs, quasi militaires, avec pour objectif de les préparer au jihad armé et de les envoyer combattre en zone afghano-pakistanaise.

Parmi les membres de ce groupe se trouvait, Larossi Abballa, auteur de l'assassinat de deux fonctionnaires de police à leur domicile de Magnanville (Yvelines), le 13 juin 2016. Jugé à ce même procès, il avait été condamné à trois ans de prison, dont six mois avec sursis, une peine couverte par sa détention provisoire.

Selon la source proche du dossier, Mohamed Niaz Abdul Raseed a par ailleurs fait preuve de prosélytisme islamiste en détention.

Son interdiction du territoire français a été doublée d'un arrêté d'expulsion ordonné par la préfecture de l'Oise le 6 avril 2018. Il a alors été placé au centre de rétention administrative de Lille dans l'attente de la délivrance d'un laisser-passer consulaire.

Dans la mesure où il ne disposait d'aucun titre de voyage, la préfecture de l'Oise avait, dès le 3 octobre 2016, saisi le consulat d'Inde d'une demande de laisser-passer consulaire, qui a donc été délivré vendredi.

M. Abdul Raseed a ensuite embarqué dans un avion à destination de Delhi.

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"Marée populaire": début de la manifestation parisienne des anti-Macron

il y a 4 heures 26 min

La manifestation parisienne de la "marée populaire", à l'appel d'une soixantaine de syndicats, partis de gauche et associations contre la politique d'Emmanuel Macron, s'est ébranlée peu après 14H30 samedi, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Plusieurs milliers de personnes ont commencé à défiler au départ de la gare de l'Est en direction de la place de la Bastille.

Fait rare, le défilé, derrière un char, ne comportait pas de carré de tête.

Parmi les organisateurs: Attac et la fondation Copernic, partis de gauche (La France insoumise mais aussi PCF, EELV, Générations, NPA...), syndicats (CGT, Solidaires, Syndicat de la magistrature, Sud PTT, Unef...) et associations (Les Amis de la terre, Mouvement de la paix, La santé n'est pas une marchandise...).

Le comité Adama, formé en mémoire d'Adama Traoré mort par asphyxie en 2016 lors d'une interpellation, s'est placé en amont de la manifestation avec dans ses rangs l'écrivain Edouard Louis, derrière une banderole dénonçant notamment les "crimes policiers" et la "gestion coloniale des quartiers".

Dans le cortège se mêlaient salariés d'Air France ou d'Aéroports de Paris, retraités, chercheurs, hospitaliers...

Le président Emmanuel Macron a répondu par avance à cette mobilisation vendredi en assurant que "ça ne l'arrêterait pas".

"Quand on a un pouvoir aussi arrogant, aussi autoritaire dans ses méthodes, (...) si le pays ne montre pas sa force et son unité, on n'arrivera pas à faire bouger les lignes", a réagi le secrétaire général du PCF, Pierre Laurent, pour qui "la colère sociale est en train de monter". "On va apprendre à M. Macron à ravaler son arrogance", a renchéri Olivier Beancenot (NPA).

Le succès se mesurera "au monde, à l'esprit festif, à l'esprit combatif", a déclaré le député LFI Eric Coquerel, mettant l'accent sur "l'addition" des luttes qui "va peut-être provoquer une multiplication et une convergence citoyenne".

"Jamais on n'avait vu autant d'organisations manifester ensemble, donc c'est une belle journée", s'est réjoui Benoît Hamon (Génération.s).

La préfecture de police avait fait part de 15 interpellations avant le début de la manifestation, sans en indiquer les motifs.

D'autres manifestations étaient aussi prévues dans les principales villes de France, comme à Marseille, où va défiler Jean-Luc Mélenchon. La police avait dénombré 1.200 manifestants à Lyon et 1.900 à Grenoble dans la matinée.

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La Chine noue des relations diplomatiques avec le Burkina Faso qui a rompu avec Taïwan 

il y a 4 heures 32 min

La Chine et le Burkina Faso ont établi samedi des relations diplomatiques, trois jours après la rupture entre le pays ouest-africain et Taïwan, marquant une nouvelle victoire dans la campagne menée par Pékin pour isoler l'île rebelle.

Cette annonce a été faite dans un communiqué conjoint signé à Pékin par le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi et son homologue burkinabè Alpha Barry.

"Il n'y a qu'une seule Chine dans le monde", a déclaré M. Wang à l'issue de la signature du communiqué. "Le gouvernement du Burkina Faso suit la tendance de l'époque et a pris la bonne décision politique".

Qualifiant la Chine de "plus importante économie du monde", M. Barry a dit espérer que le Burkina Faso tire profit de cette nouvelle relation.

La signature de ce communiqué était largement attendue après la rupture, annoncée jeudi par Ouagadougou, des relations entre le Burkina Faso et Taïwan, qui n'a cessé de perdre du terrain ces dernières années au profit de la Chine dans les pays en développement.

Pékin ne cesse de renforcer sa présence en Afrique, désireux de garantir les approvisionnements de matières premières et sources d'énergies cruciaux pour la croissance de la deuxième économie du monde.

- Taïwan fustige une "diplomatie du dollar" -

Depuis 2000, plusieurs pays africains dont le Tchad et le Sénégal, qui recevaient des aides de Taïwan, ont rompu leurs relations avec l'île afin de bénéficier de la coopération avec Pékin.

La présidente taïwanaise Tsai Ing-wen a pour sa part fustigé le "comportement grossier" de la Chine depuis la rupture de Ouagadougou, accusant Pékin d'utiliser la "diplomatie du dollar" pour s'attirer des alliés.

"Nous ne tolérerons plus cela", a-t-elle dit alors que le Burkina est le quatrième pays à changer de camp depuis son élection il y a deux ans.

Sa défection a d'ailleurs amené le ministre taïwanais des Affaires étrangères, Joseph Wu, à présenter sa démission cette semaine.

Avec ses 14 millions d'habitants, le Burkina Faso était l'un des Etats africains le plus peuplé à résister encore aux sirènes de Pékin.

Leur coopération était essentiellement axée sur les secteurs de la santé, de l'hydraulique, de la riziculture, de l'éducation et de la formation professionnelle.

Après cette rupture, le Swaziland reste le seul pays du continent à entretenir encore des relations diplomatiques avec Taïwan.

"Nous espérons que ce pays rejoindra le plus vite possible la grande famille de l'amitié sino-africaine", a déclaré M. Wang après la signature du communiqué conjoint.

Aujourd'hui, seuls 18 Etats, parmi lesquels le Vatican et des nations du Pacifique et d'Amérique latine (Honduras, Guatemala ou Kiribati), reconnaissent l'île séparée de fait de la Chine communiste depuis 1949.

Avant le Burkina Faso, la République dominicaine avait elle aussi annoncé sa rupture avec Taïwan le 1er mars.

Taïwan s'était séparé en 1949 de la Chine continentale, gouvernée par le Parti communiste chinois, à l'issue d'une guerre civile entre communistes et nationalistes. Mais Pékin refuse de reconnaître sa souveraineté.

Les relations diplomatiques entre Pékin et Taïwan se sont envenimées depuis l'arrivée de la présidente Tsai en 2016.

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Référendum irlandais sur l'avortement: le "oui" recueille 60%

il y a 4 heures 37 min

Le "oui" a obtenu un peu plus de 60% des voix lors du référendum historique en Irlande sur la libéralisation de l'avortement, selon les premiers résultats officiels partiels publiés samedi.

60,19% des électeurs de Galway East, première circonscription dépouillée sur 40, se sont dits favorables à une libéralisation de la législation, actuellement l'une des plus restrictives d'Europe, a annoncé le centre de comptage central basé à Dublin. La participation y a atteint 63%.

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Le président sud-coréen Moon Jae-in a rencontré Kim Jong Un à Panmunjom

il y a 4 heures 41 min

Le président sud-coréen Moon Jae-in a rencontré samedi le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un dans la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées, a indiqué la présidence sud-coréenne au lendemain de l'annonce par le président américain Donald Trump que son sommet avec M. Kim pourrait finalement avoir lieu.

Les deux dirigeants se sont entretenus durant deux heures dans le village de Panmunjon, où ils s'étaient déjà rencontrés le 27 avril et avaient publié une déclaration commune dans laquelle ils s'engageaient à améliorer leurs relations.

"Ils ont eu un échange de vues et ont discuté des moyens de mettre en oeuvre la déclaration de Panmunjon et d'assurer le succès du sommet américano-nord-coréen", selon un communiqué de la présidence sud-coréenne, ajoutant que M. Moon ferait une déclaration personnelle dimanche matin.

M. Trump avait annulé jeudi son sommet prévu à Singapour le 12 juin avec M. Kim. Mais moins de 24 heures après il avait affiché son optimisme, évoquant vendredi le possible maintien du sommet après "des discussions très productives avec la Corée du Nord pour que le sommet ait lieu".

La présidence sud-coréenne a publié des photographies montrant des poignées de main entre M. Moon et M. Kim ainsi que la soeur de ce dernier, Kim Yo Jong, qui a joué un rôle public important récemment dans les discussions avec le Sud, notamment à la tête d'une délégation venue aux jeux Olympiques d'hiver en février.

La rencontre entre MM. Moon et Kim s'est déroulée dans un bâtiment du côté nord-coréen de Panmunjom, le village où avait été signé l'armistice entre les deux Corées en 1953.

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Top 14: Pienaar, la cerise sur la pièce montée pour Montpellier

il y a 4 heures 46 min

La tournée du patron: étincelant vendredi en demi-finales du Top 14 contre Lyon (40-14), le demi de mêlée sud-africain Ruan Pienaar apparaît comme le rouage essentiel qui manquait à la puissante machine montpelliéraine.

Si Vern Cotter, arrivé sur le banc du MHR l'été passé, est parvenu à mettre de l'huile dans le moteur héraultais, celui-ci tourne également bien mieux depuis qu'a débarqué dans le même temps Pienaar.

Il avait été poussé vers la sortie par les dirigeants de l'Ulster après sept ans de bons et loyaux services pour laisser la place aux jeunes irlandais.

Le MHR, qui tentera samedi prochain au Stade de France de décrocher son premier titre de champion de France, a flairé la bonne affaire: 88 sélections et un titre de champion du monde avec les Springboks en 2007, voilà ce dont avait besoin l'ambitieux club de Mohed Altrad pour aiguiller son féroce paquet d'avants, composé de plusieurs compatriotes de Pienaar, dont deux champions du monde 2007 avec lui (Bismarck et Jannie Du Plessis).

L'ancien demi de mêlée des Sharks a été plus généralement recruté pour apporter son expérience du très haut niveau, particulièrement dans la gestion, essentielle, des temps forts et faibles d'un match. Un axe de travail identifié comme prioritaire par Cotter, après une élimination en barrages l'an passé et aux portes de la finale en 2016 sous le mandat de Jake White.

Pienaar, au sommet de son art à 34 ans, a largement rempli le cahier des charges, davantage que son compère de la charnière, le All Black Aaron Cruden, au bilan plus mitigé.

- 'On ne peut jamais souffler' -

Le solide sud-africain au gabarit atypique pour un numéro 9 (1,87 m, 90 kg) s'est en effet affirmé comme "une des clés de voûte" du système montpelliérain, selon les mots de Kélian Galletier après la qualification vendredi contre le LOU.

"Ruan assez impressionnant. Il est partout il est serein, techniquement irréprochable", a ajouté le troisième ligne.

Ancien demi de mêlée international, le manager du LOU, Pierre Mignoni, a acquiescé. Mais n'a pas été surpris par la prestation de Pienaar, à montrer à tous les aspirants au poste: 100% face aux perches (20 points), des coups de pieds de pression chirurgicaux (à l'origine de trois des quatre essais de son équipe) et des choix de jeu toujours juste.

"Il ne m'a pas impressionné puisqu'il est comme ça depuis le début de la saison. C'est quelqu'un qui prend le jeu complètement à son compte", a déclaré Mignoni.

"Cruden est là, il joue dans un fauteuil, il distribue, il fait les bons choix mais le gros patron, c'est lui (Pienaar). Il gère les temps forts, les temps faibles. Ce n'est pas un joueur qui va très vite mais il a une culture et un sens du jeu. C'est vraiment un joueur de classe mondiale", a ajouté le technicien.

Le deuxième ligne rhodanien Félix Lambey a lui résumé le casse-tête proposé aux adversaires par ce MHR version 2018: "On ne peut jamais souffler. S'ils avancent, ils nous roulent dessus, et s'ils n'avancent pas, ils se séparent du ballon et nous ramènent chez nous. Avec un 9 (Pienaar), un 10 (Cruden) qui mettent le ballon où ils veulent sur le terrain".

Il est souhaité bien du courage pour tenter de le résoudre, samedi prochain au Stade de France, au Racing 92 ou à Castres.

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Michel Platini blanchi au pénal, mais toujours suspendu par la Fifa

il y a 4 heures 49 min
La justice suisse a blanchi Michel Platini, impliqué dans une procédure pénale visant Sepp Blatter. Mais la suspension de "toute activité liée au football" qui le vise jusqu'en octobre 2019 ne sera pas levée pour autant.
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Guingamp: rassemblement contre la fermeture de la maternité

il y a 5 heures 6 min

Plus de 2.000 personnes se sont rassemblées samedi à Guingamp contre la fermeture de la maternité prévue en janvier 2019 par l'Agence régionale de la santé (ARS), a indiqué la gendarmerie.

Une vingtaine d'élus ont rejoint le cortège dont Noël Le Graët, ancien maire de Guingamp et aujourd?hui président de la Fédération française de football.

"On défend la maternité. Nous allons faire en sorte qu'elle ne ferme pas, des élus se sont greffés à notre mouvement", a déclaré à l'AFP Véronique Maé, CGT.

L'ARS de Bretagne avait annoncé mardi la fermeture de la maternité à compter du 31 janvier 2019 et la mise en place d'une filière périnatale au CH de Guingamp. Elle justifie cette décision par le manque de renforts médicaux notamment sur "certaines professions médicales telles que la pédiatrie et l'anesthésie".

"Ces difficultés fragilisent la prise en charge et la capacité de l?établissement à assurer dans l'avenir la sécurité des futures mamans et des nouveau-nés 24 heures sur 24", indique l'ARS dans un communiqué.

La manifestation, qui a débuté à 11H00 sur le parvis de la mairie, s'est achevée dans le calme vers 12H40, a indiqué la gendarmerie.

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SNCF: la reprise de la dette n'affectera pas le déficit public selon Le Maire

il y a 5 heures 10 min

La reprise de 35 milliards d'euros de la dette de la SNCF "ne pèsera pas sur le déficit public", a déclaré samedi à l'AFP le ministre de l'Economie et des finances Bruno Le Maire, en marge du salon des startups VivaTech à Paris.

"Notre évaluation c'est que cette reprise de la dette ne pèsera pas sur le déficit public", a assuré M. Le Maire.

"Elle aura évidemment un impact sur la dette publique, puisque ça accroit la dette publique française (...) mais elle n'aura pas d'impact sur le déficit", a-t-il souligné.

Le ministre contredit ainsi le rapporteur général du budget Joël Giraud, qui avait estimé vendredi que la reprise de la dette de la SNCF allait provoquer une hausse du déficit par rapport aux prévisions actuelles du gouvernement, et retarderait le retour à l'équilibre des finances publiques prévu jusqu'à maintenant pour 2022.

Selon les projections du rapporteur, le déficit public remonterait à 1,9% du PIB en 2020 avec la reprise d'une première tranche de 20 milliards de dette SNCF, au lieu de 0,9% prévu jusqu'à maintenant.

Et il serait de 0,1% de PIB en 2022, alors que le gouvernement escomptait jusqu'alors un excédent de 0,3% du PIB à cette échéance.

Bercy avait publié après la déclaration de M. Giraud un communiqué courroucé, indiquant qu'il "n'est pas possible de se prononcer sur l'impact sur la trajectoire des finances publiques" de cette reprise de dette.

L'impact dépendra du traitement comptable de l'opération par l'Insee, "qui a engagé des discussions avec Eurostat sur ce sujet et devrait se prononcer avant la fin de l'année", avait indiqué le ministère de l'Economie et des finances.

Bruno Le Maire a admis samedi que la reprise de la dette de la SNCF "accroit la nécessité de réduire cette dette progressivement et donc de réduire la dépense publique".

Le Premier ministre Édouard Philippe a confirmé vendredi que l?État allait reprendre 35 milliards d'euros de dette de la SNCF, tout en promettant de ne pas créer d'impôt pour compenser cette charge.

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La Fédération et la Ligue de rugby gravent leur collaboration, plus étroite, dans le marbre

il y a 5 heures 19 min

Accord trouvé: la Fédération française de rugby (FFR) et la Ligue nationale de rugby (LNR), aux relations souvent conflictuelles depuis un an et demi, ont officialisé samedi la nouvelle convention qui régit leurs relations jusqu'en 2023.

Les deux institutions collaboreront plus étroitement sur la gestion des équipes de France et les grandes orientations stratégiques, à travers deux comités paritaires, tandis que les clubs professionnels participeront financièrement à l'effort de formation du secteur amateur.

En échange, est de facto enterrée la menace brandie par le président de la FFR, Bernard Laporte, dans la foulée de son élection en décembre 2016, d'imposer des contrats fédéraux aux internationaux et de mettre la main sur le butin de la Ligue.

"Cela a été long et difficile car les points de vue au départ étaient relativement éloignés, mais il n'y a pas eu de frictions importantes", a commenté pour l'AFP le président de la Ligue, Paul Goze.

"Et trouver des solutions est beaucoup plus facile avec un but commun: que le rugby français se mette en ordre de marche pour la Coupe du monde 2019 et surtout celle de 2023" en France, a-t-il ajouté.

La convention sera soumise au vote des assemblées générales des deux institutions, le 30 pour la FFR, le 4 juillet pour la Ligue.

. Pouvoir renforcé pour Brunel

Par rapport à l'avenant, pour la saison 2017-2018, à la précédente convention, la période de mise à disposition des internationaux demeure quasiment inchangée: 40 joueurs (contre 45) de la liste XV de France bénéficieront toujours d'une intersaison de dix semaines sans match. "Le maximum du maximum" de ce que pouvait proposer la Ligue, a estimé Goze.

Sera également annoncé avant chaque saison un groupe de vingt jeunes à fort potentiel qui feront aussi l'objet d'un suivi concerté entre le staff des Bleus et leurs clubs.

Le résultat d'un mouvement enclenché dans la foulée du fiasco de la Coupe du monde 2015 afin de redorer le blason du XV de France. Après avoir longtemps rechigné à libérer plus souvent leurs internationaux, les clubs se sont rangés à l'intérêt supérieur: "sans équipe de France performante, le Top 14 n'est pas viable", souligne Goze.

Une vraie nouveauté, cependant: le sélectionneur Jacques Brunel pourra décider quel joueur est libéré pour jouer avec son club lors des périodes de doublons, qu'il appartienne à la liste ou non.

Pour la saison à venir, en vue du Mondial-2019, Brunel pourra aussi décider d'accorder une semaine de repos ou de réathlétisation à tel ou tel joueur, en accord avec son club. Un point encore soumis à un accord entre le syndicat des joueurs et celui des clubs professionnels.

. Solidarité financière

Les clubs professionnels renâclaient également à donner une partie de leurs revenus aux amateurs. Ils verseront 22 millions d'euros à la Fédération afin de financer environ 50% des 150 conseillers techniques de formation promis par Laporte. La Fédération "allait jusqu'à demander trois ou quatre fois plus, et des gens chez nous trouvent qu'on donne trop", a indiqué Goze.

La somme ne sera cependant octroyée qu'à compter de 2019-2020, une fois entré en vigueur le nouveau contrat sur les droits télévisuels. Ceux-ci augmenteront de 23 millions d'euros par an pour être portés à 97 M EUR en moyenne par saison.

A ces 22 M EUR s'ajouteront 3 M EUR par an au titre de la réforme des indemnités de formation, sur laquelle planche la Ligue depuis plusieurs années: comme en football, chaque club (depuis l'école de rugby) par lequel est passé un joueur professionnel sera désormais dédommagé.

La Fédération créera également une trentaine de centres de pré-formation qui fonctionneront en partenariat avec les centres de formation des clubs pros.

. Un championnat pro à VII

Enfin, la Ligue lancera à l'automne 2019 un championnat professionnel de rugby à VII: si les modalités et le format restent à définir, l'idée est que chaque club du Top 14 dispose d'une équipe à VII qui alimentera l'équipe de France. Ce qui signifie à terme la fin, ou presque, des contrats fédéraux.

Et pour le prochain circuit mondial, qualificatif pour les JO-2020, les Bleus, en pleine stagnation voire déliquescence (12e au classement), seront davantage renforcés par des "quinzistes" professionnels.

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Blocages: plus d'un million de dégâts à l'université de Grenoble

il y a 5 heures 26 min

L'Université Grenoble Alpes (UGA) chiffre à plus d'un million d'euros les dégradations "spectaculaires" commises dans un bâtiment occupé durant un mois et demi par des opposants à la loi Vidal et va porter plainte, a-t-on appris samedi auprès de la direction.

"Les murs et les sols sont à poncer et à repeindre, les fenêtres et le matériel informatique sont à changer, ainsi que la quasi-totalité du mobilier... Les personnels ont été sidérés de ce qu'ils ont découverts vendredi matin, après le départ des opposants", a précisé à l'AFP Patrick Levy, le président de l'UGA.

Les dégâts occasionnés dans ce centre de langues vivantes de 2.800 m2 se chiffrent "au-delà d'un million d'euros", a-t-il ajouté, confirmant une information du Dauphiné Libéré.

Outre les murs, les vitres et les sols, qui ont été recouverts de graffitis, les travaux de rénovation comprendront également la réfection de la toiture végétalisée du bâtiment, dont l'étanchéité a été altérée.

Dans un local prêté à une association étudiante, les personnels ont également retrouvé des pierres, un stock de bombes de peinture, des pieds de biche et du matériel dérobé dans le laboratoire du centre de langues vivantes. La police judiciaire a été saisie de l'enquête.

L'université craint que ces dégâts ne puissent faire l'objet d'une prise en charge par les assurances.

Mercredi, les opposants à la loi Vidal avaient voté la fin de l'occupation de l'ensemble des locaux de l'université paralysés depuis le 9 avril. L'université avait alors laissé la possibilité aux occupants de quitter ces lieux jusqu'à jeudi 20H00, avant une intervention policière.

"Une partie des dégradations a eu lieu dans le dernier jour et la dernière nuit de l'occupation. Mais quand on voit l'ampleur des dégâts, on ne peut s'empêcher de penser qu'ils n'ont pu être causés en l'espace de quelques heures", souligne Patrick Lévy.

La plainte devrait être déposée lundi, après que les dégradations aient été plus précisément chiffrées. Le bâtiment ne devrait pas rouvrir ses portes avant le début de l'année 2019.

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