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Mis à jour : il y a 50 min 58 sec

Twitter va retirer sa certification à certains utilisateurs

jeu, 11/16/2017 - 17:33

Fini le petit badge bleu: le réseau social Twitter a annoncé qu'il modifiait sa politique sur les comptes certifiés et qu'il se réservait dorénavant le droit de retirer le précieux sésame aux comptes qui ne respectent pas ses conditions d'utilisation.

L'annonce intervient après une polémique qui a éclaté quand des néo-nazis et des suprémacistes blancs ont vu leurs comptes être certifiés.

Le badge bleu "permet d'assurer aux utilisateurs l'authenticité d'un compte d'intérêt public", explique Twitter sur son site.

Il est souvent accordé aux responsables politiques, artistes, sportifs, journalistes ou diverses célébrités pour leur accorder plus de poids et de légitimité sur le réseau social. L'entreprise se réserve le droit de l'accorder au cas par cas, après demande des utilisateurs.

Mais dans son annonce mercredi, Twitter a reconnu que dans son processus de certification il n'avait jusqu'ici pas pris en compte l'existence de messages tels que les discours haineux, les appels à la violence ou tout autre discours ne respectant pas ses conditions d'utilisation.

"Nous travaillons sur un nouveau programme d'authentification et de vérification. En attendant, nous n'acceptons plus de demandes de vérification", a déclaré l'entreprise dans un tweet.

"Nous passons en revue nos comptes certifiés et retirerons leur certification aux comptes qui ne respectent pas les nouvelles directives".

Le petit badge bleu précédemment accordé à Richard Spencer, l'une des figures de la droite suprémaciste blanche américaine, a ainsi été retirée. "Je ne suis plus vérifié! On n'a plus le droit d'être blanc et fier de l'être de l'être ?", a-t-il réagi dans un tweet.

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Mondial-2023: "magnifique récompense pour le rugby français" (Novès)

jeu, 11/16/2017 - 17:32

L'attribution de l'organisation de la Coupe du monde 2023 à la France "est une magnifique récompense pour le rugby français", a estimé jeudi le sélectionneur du XV de France Guy Novès, dont les jeunes joueurs ont refusé de se projeter.

"C'est une magnifique récompense pour le rugby français et pour tous ceux qui ont transpiré pour obtenir ce résultat. Oui, je suis ravi pour la suite", a déclaré Novès, interrogé après avoir annoncé une équipe inchangée pour affronter l'Afrique du Sud samedi au Stade de France.

La France a obtenu mercredi à Londres l'organisation de la Xe Coupe du monde à l'issue d'un vote à deux tours face à l'Afrique du Sud, pourtant recommandée par World Rugby dans un rapport d'évaluation le 31 octobre, et l'Irlande.

C'est la seconde fois, après 2007, que la France est choisie pour accueillir la Coupe du monde.

"C'est fabuleux pour tous ceux qui vont y participer. L'événement en soi, quand on est loin de son pays, est déjà énorme. Alors quand on a la chance de le vivre sur son propre terrain... c'est quelque chose de capital pour un sport comme le nôtre", a ajouté l'ex-manager du Stade Toulousain.

- Les joueurs ne se projettent pas -

"C'est dans un bout de temps", a commenté le centre Damian Penaud, âgé de 21 ans et qui peut pourtant envisager d'y participer.

"Chaque année, l'équipe de France change, il y a de nouveaux visages. C'est compliqué d'y rester, cela passe par beaucoup de travail, de sacrifices", a répondu le Clermontois, qui n'a pas gardé de souvenir de 2007, plus attiré alors par le foot.

"Il ne faudra pas se ridiculiser, pas comme les Anglais il y a deux ans", a souligné le fils de l'ancien ouvreur du XV de France Alain Penaud. Éliminée pour la première fois dès la phase de poules, l'Angleterre était devenue le premier pays hôte à subir pareille humiliation.

"C'est une belle chose pour le rugby français, qui va faire du bien à tout le monde et surtout aux petits de l'école de rugby", a abondé le deuxième ligne Paul Jedrasiak.

"Moi, en 2007, j'étais devant ma télé. Forcément, cela donnera envie à certains petits rugbymen", a ajouté cet autre Clermontois, âgé de 24 ans mais qui a également refusé de se projeter.

"Je ne sais pas si j'y serai, c'est encore très loin. J'essaye d'être en forme tous les week-ends, je ne vise pas à long terme. Il y en a une avant (en 2019, NDLR) qui est importante aussi", a souligné Jedrasiak.

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Rugby: l'Afrique du Sud avec Vermeulen titulaire, Jantjies remplaçant face à la France

jeu, 11/16/2017 - 17:29

Le Toulonnais Duane Vermeulen sera titulaire, au poste de troisième ligne centre, avec l'Afrique du Sud samedi face à la France, contrairement à l'ouvreur Elton Jantjies, poussé sur le banc pour la première fois cette année, a annoncé jeudi le sélectionneur Allister Coetzee.

Ce dernier a effectué quatre changements dans le XV de départ par rapport à l'équipe surclassée par l'Irlande (38-3) samedi à Dublin.

Deux d'entre eux sont liés à des blessures et profitent à Vermeulen, convoqué à Paris en raison de la commotion cérébrale subie par Du Toit, et au pilier Wilco Louw, dont ce sera la première titularisation, une semaine après sa première sélection, en cours de match, en remplacement de Coenie Oosthuizen, blessé à un genou.

Avec l'entrée de Vermeulen, Coetzee a réorganisé sa troisième ligne, Francois Louw, N.8 à Dublin, glissant à l'aile avec Siya Kolisi comme pendant.

"Duane est très expérimenté et rentre bien dans nos plans pour samedi. Dans les touches et pour porter le ballon, il représente une bonne option pour remplir le vide laissé par Pieter-Steph, et pourra par son expérience de meneur épauler Eben Etzebeth", le capitaine des Springboks, a distillé Coetzee.

"Il connaît les Français, ce qui nous est d'une grande utilité", a ajouté le sélectionneur à propos du Toulonnais.

Les deux autres changements concernent les arrières. Jantjies, ouvreur N.1 des Springboks depuis juin 2016, débutera sur le banc pour la première fois cette année, remplacé par Handré Pollard, dont la dernière titularisation remonte au match face à l'Argentine pour la 3e place de la Coupe du monde 2015.

"Handré s'est entraîné très dur ces derniers mois", a déclaré Coetzee pour justifier son choix.

"Elton a débuté dans les dix tests disputés jusqu'ici cette saison et a réalisé de bonnes performances (...) mais les deux ouvreurs ont besoin de temps de jeu pour être formé continuellement à mener le jeu dans différents environnements", a développé l'ex-demi de mêlée.

Pollard formera la charnière avec le demi de mêlée Ross Cronjé, choix N.1 de Coetze depuis ses débuts contre la France en juin.

Le centre Francois Venter, international depuis 2016, prend lui la place de Damian de Allende, également sur le banc.

"Nous devons réagir et jouer beaucoup mieux après notre maigre performance contre l'Irlande", a affirmé Coetzee.

La France "a beaucoup changé et progressé. Elle a une nouvelle charnière et des centres puissants capables de porter le ballon, donc ce ne sera certainement pas la même équipe que nous avons affrontée en juin en Afrique du Sud" avec trois larges victoires à la clé, a encore estimé le sélectionneur.

Le XV de départ: A. Coetzee - Leyds, Je. Kriel, Venter, Skosan - (o) Pollard, (m) R. Cronje - Kolisi, Vermeulen, F. Louw - L. de Jager, Etzebeth (cap.) - W. Louw, Marx, Mtawarira

Remplaçants: Mbonambi, Kitschoff, Nyakane, Fr. Mostert, D. du Preez, Paige, Jantjies, De Allende

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Japon : le tueur en série trouvait ses victimes sur Twitter

jeu, 11/16/2017 - 17:29
Takahiro Shiraishi est soupçonné d’avoir ciblé des Japonais aux tendances suicidaires sur Twitter. Les neuf meurtres qui lui sont imputés ont relancé le débat sur le lien au Japon entre réseaux sociaux et suicide des jeunes.
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GE Hydro: l'intersyndicale propose son plan pour pérenniser le site de Grenoble

jeu, 11/16/2017 - 17:27

L'intersyndicale de GE Hydro de Grenoble a présenté jeudi ses propositions alternatives pour pérenniser le site à la direction, qui, sans lâcher son plan social de 345 des 800 postes, accepte une délai supplémentaire de négociation.

Après une journée de réunions, direction et syndicats "n'ont pu arriver à trouver un accord ce jour" mais "la direction souhaite trouver un accord après la reprise du dialogue dès vendredi", selon un communiqué.

Pour la seconde venue à Grenoble d'Yves Rannou, PDG de la branche Hydro du conglomérat américain, les syndicats CFE-CGC, CFDT et CGT ont mis sur la table des "propositions en vue d'une solution négociée" qui permette de "réduire le nombre de suppressions de postes et de "poser le cadre du redéploiement du site", selon le document dont l'AFP a eu copie.

Les représentants du personnel mettent en avant "un dimensionnement adapté à l'avenir de l'entreprise avec un effectif compris en 650 et 700 employés", contre 455 dans le PSE actuel qui, selon eux, condamne le site de conception de turbines à 18-24 mois.

La différence la plus notable est le maintien demandé de l'atelier, voué à disparaître dans le PSE. Il est "indispensable à l'ingénierie de R&D, que ce soit pour tester des prototypes, expérimenter des nouvelles technologies ou faire des premiers de série", a expliqué à l'AFP Grégory Vauclin (CFE-CGC).

Les syndicats demandent aussi une table-ronde avec le gouvernement et la Région pour établir un "plan de redéploiement pour développer l'activité dans le cadre de la transition énergétique", c'est-à-dire de se pencher concrètement sur la filière hydraulique, absente des débats nationaux.

Enfin, condition pour mener à bien les deux autre points, les syndicats demandent un délai de "2 mois" pour trouver un accord négocié, soit jusqu'au 19 janvier afin de passer aussi la trêve de Noël.

De son côté, Yves Rannou a "confirmé que le plan proposé est le seul qui permet la transformation, la sauvegarde et la pérennité de l'activité Hydro dans sa globalité et sur le site de Grenoble en particulier".

Toutefois, la direction de GE Hydro "comprend" que les syndicats "ont besoin d'un délai supplémentaire et a proposé l'extension de la période de négociation de 6 semaines à compter du 20 novembre", soit jusqu'à la fin de l'année.

Ce délai doit permettre, entre autres, "l'étude" du PSE en cours et aussi des "propositions alternatives remises par l'intersyndicale".

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Google, Facebook s'associent aux médias du "Trust Project"

jeu, 11/16/2017 - 17:21

Les géants d'internet Google et Facebook, notamment, ont joint jeudi leurs forces au projet lancé par des médias dans le monde pour identifier les sources "fiables" d'information.

Cette initiative, baptisée "Trust Project" et destinée à combattre la désinformation sur internet, a également recueilli le soutien de Microsoft et de Twitter. Quelque 75 organismes médiatiques y participent.

Il s'agira d'estampiller les informations remplissant des critères en matière d'éthique et de transparence.

"Dans le monde connecté numériquement et socialement d'aujourd'hui, il est plus difficile que jamais de déterminer ce qui est une véritable information, une publicité ou même de la désinformation", a relevé Sally Lehrman, de l'université Santa Clara et responsable du projet.

"Un public de plus en plus sceptique veut savoir quelles sont l'expertise, l'entreprise et l'éthique derrière une information", a-t-elle ajouté.

Chaque plateforme internet va mettre au point des "indicateurs de confiance" pour aider les lecteurs à "évaluer si l'information émane d'une source crédible en laquelle ils peuvent avoir confiance", a poursuivi Mme Lehrman.

Plusieurs pays sont représentés parmi les médias prenant part à ce projet: Etats-Unis (Washington Post, Mic, Independent Journal Review), Canada (Globe and Mail), Allemagne (agence de presse DPA), Italie (La Repubblica, La Stampa) ou encore Royaume-Uni (groupe Trinity Mirror).

Les participants se sont accordés sur des éléments fondamentaux comme la transparence sur le financement et la présentation de la mission de l'organe de presse, fournir des renseignements sur les journalistes chargés d'une couverture, préciser s'il s'agit d'un éditorial ou d'un article factuel ou encore expliquer la façon dont le reportage a été mené.

"Les consommateurs d'information ont besoin d'un moyen pour dire ce que nous attendons d'eux, le genre d'informations sur lesquelles nous comptons et que nous payons", a commenté Craig Newmark, fondateur du site de petites annonces Craigslist, l'un des premiers soutiens financiers du projet.

Les géants d'internet, en particulier les réseaux sociaux Facebook et Twitter, sont sur la sellette depuis plusieurs mois, accusés d'avoir malgré eux servis de plateforme de propagande venue de Russie pendant la campagne électorale qui a mené à la victoire du républicain Donald Trump.

Pour Alex Hardiman, responsable des produits d'information chez Facebook, le "Trust Project" est "la prochaine grande étape dans nos efforts permanents pour améliorer la compréhension du public au sujet des sources et de la fiabilité des informations sur notre plateforme".

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IDF: le syndicat des transports dément une hausse du Passe Navigo de 3%

jeu, 11/16/2017 - 17:19

Le syndicat des transports d'Ile-de-France (IDF Mobilités), présidé par la présidente de la région Valérie Pécresse, a assuré jeudi que le chiffre de 3% d?augmentation du passe Navigo, titre de transport des franciliens, en 2018 annoncé par un média était faux.

Lors du débat d'orientation budgétaire d'Île-de-France Mobilités mercredi, les administrateurs Front de gauche du syndicat des transports avait fait part mercredi de leur inquiétude sur une future augmentation des tarifs pour les usagers, estimant possible une augmentation de 3%.

"Pour financer la modernisation des transports et la rénovation du réseau francilien, Île-de-France Mobilités a besoin d'une augmentation annuelle de ses recettes de 3%", a précisé IDF Mobilités dans un communiqué.

"Ces nouvelles recettes proviennent de l'augmentation du nombre d?usagers sur le réseau, de la participation des entreprises via le versement transport, de l?accentuation de la lutte contre la fraude (30 millions d'euros en 2017) et de la tarification", précise le syndicat des transports.

Lors du débat budgétaire, Valérie Pécresse a précisé "qu?elle mettra tout en ?uvre pour que +l?essentiel des ressources ne provienne pas de l'augmentation du passe Navigo+", assure IDF Mobilités.

Dans un autre communiqué, le président du groupe LR au conseil régional Othman Nasrou ajoute qu'"à ce jour, aucune décision n?a été prise quant à la hausse du prix du Passe Navigo contrairement à ce qu'affirme le Front de Gauche qui semble avoir oublié la hausse régulière du Passe Navigo pendant les quinze dernières années !"

Le prix du passe Navigo est passé en deux ans de 70 euros mensuel à 75,20 euros.

Dans un communiqué jeudi, le groupe FN a déploré la "trahison des promesses électorales" de Mme Pécresse concernant le secteur des transports, affirmant qu'elle "promettait pendant la campagne des élections régionales en 2015 de ne pas augmenter le tarif du Navigo afin de ne pas +jouer au yoyo avec le pouvoir d'achat des Franciliens+".

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Rugby: XV de départ inchangé pour l' Australie contre l'Angleterre

jeu, 11/16/2017 - 17:14

L'Australie débutera samedi son 2e match de la tournée d'automne contre l'Angleterre avec le même XV de départ que celui qui a dominé 29-21 le pays de Galles, a annoncé jeudi le sélectionneur Michael Cheika.

Le capitanat sera assuré par le 3e ligne aile Michael Hooper tandis que le pilier Sekope Kepu disputera sa 90e sélection avec des Wallabies désireux de mettre fin à une série de quatre défaites de rang face au XV de la Rose.

Sur le banc, l'ancien capitaine Stephen Moore pourrait devenir le 7e joueur le plus capé de tous les temps s'il entre en jeu à la place du talonneur Tatafu Polota-Nau et décroche ainsi sa 128e sélection.

Néanmoins, des incertitudes pèsent sur la présence d'Adam Coleman. L'imposant deuxième ligne s'est blessé à un pouce lors de la victoire 29-21 face aux pays de Galles samedi à Cardiff.

"Je vous mentirais si je vous disais qu'il est à 100 % de ses capacités mais vous savez que je ne suis pas un menteur", a souligné Cheika.

"Aujourd'hui il va mieux que prévu et nous ne l'aurions pas retenu si nous pensions qu'il ne puisse pas faire le boulot", a-t-il ajouté. "C'est un dur", a-t-il conclu.

Le XV de départ de l'Australie:

Beale - Koroibete, Kuridrani, Kerevi, Hodge - (o) Foley, (m) Genia - Hooper (cap.), McMahon, Hanigan - Coleman, Simmons - Kepu, Polota-Nau, Sio

Remplaçants (huit à choisir parmi neuf): Moore, Robertson, Alaalatoa, Philip, McCalman, Timani, Phipps, Hunt, Speight

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Le spectaculaire envol de Castaner scruté depuis son fief de Forcalquier

jeu, 11/16/2017 - 17:10

Forcalquier a deux fiertés: son pastis aux 65 plantes et l'envol spectaculaire de son ancien maire, Christophe Castaner, scruté par ses nombreux partisans comme ses opposants, dans cette bourgade perchée aux portes de la Provence.

"Christophe ?" "Très sympa", "très famille", et "strict dans ses idées", détaille le patron du PMU, Jean-Claude Mollet, lui-même beau-frère du futur patron de La République en marche. Son bar, sous les fenêtres de l'hôtel de ville, est l'un des "QG" de M. Castaner.

A Forcalquier, celui-ci retrouve femme et enfants et suit de près les affaires de cette cité de 5.000 âmes. "Il est grand, donc on le repère de loin, mais sinon, il se fond dans la masse", résume Marie-José, une habituée de l'établissement.

"Pragmatique", "déterminé", "brillant": les membres de son ex-équipe ne tarissent pas d'éloges sur celui qui a dirigé pendant seize ans cette localité à l'écart des axes de circulation, avant de démissionner en entrant au gouvernement.

"Il a transformé la ville", se félicite le premier adjoint Jacques Lartigue, qui se souvient d'une "sous-préfecture endormie", minée par l'habitat insalubre. Marché bio, "Maison des métiers du livre", citadelle médiévale réhabilitée, Christophe Castaner a voulu faire de l'une des plus petites sous-préfectures de France un "phare culturel".

Il a banni très tôt la publicité - au lendemain d'une action de militants anti-pub, raconte-t-on à la mairie - et enrayé le déclin agricole.

Des ambitions qui font grincer des dents, notamment certains commerçants : "il parle très bien, il est travailleur, mais il est aussi orgueilleux et opportuniste", attaque Eric Lieutaud, un déçu de Castaner, ex-adjoint aux Finances passé dans l'opposition.

Les récriminations des opposants vont du Plan local d'urbanisme à l'endettement, jugé démesuré (8 millions d'euros). Cet opticien se dit lassé par "l'homme de communication" qui ne cherchait qu'à "couper du ruban pour passer dans le journal".

"Il sait faire du bluff et il est bon aux cartes, un jeu de menteurs", brocarde Sylvain Roman, qui a la dent dure contre l'ancien élu local... dont il continue de faire, raconte-t-il, l'un de ses partenaires privilégiés de "moune", un poker provençal.

Dans le "manque de dialogue" évoqué par ses détracteurs, ses partisans préfèrent lire de la "détermination". "Disons que, pour le faire changer d'avis, il vaut mieux avoir des arguments étayés", convient la directrice générale des services de la mairie Florence Cornuet.

Régine Barras a dirigé la cantine de l'école maternelle et se souvient d'avoir bataillé "des années", au prix de "plusieurs engueulades", pour agrandir les locaux. "Il adore parler, c'est un Provençal", souligne cette retraitée qui a rejoint l'équipe locale de LREM. "Mais il est buté : quand il a une idée en tête, il l'a pas ailleurs !".

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HRW dénonce des thérapies de choc pour "convertir" les homosexuels chinois

jeu, 11/16/2017 - 17:09
Human Right Watch appelle la Chine à mettre un terme aux "thérapies de conversion" à l’égard des homosexuels. Enfermés de force dans des cliniques ou hôpitaux, ces patients-prisonniers subissent un traitement de choc censé réorienter leur sexualité.
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Le Qatar fixe un salaire minimum pour les travailleurs immigrés

jeu, 11/16/2017 - 17:07

Le Qatar a fixé à 750 riyals par mois (166 euros) le salaire minimum pour les travailleurs immigrés, une réforme introduite récemment par le pays hôte de la Coupe du Monde 2022 de football, a annoncé jeudi à l'AFP le ministre du Travail.

Ce salaire, équivalent à 195 dollars, ne comprend pas le logement, la nourriture et les soins qui sont à la charge des employeurs, a déclaré Issa al-Nouaïmi.

Il a affirmé que ce montant était provisoire et qu'une augmentation était actuellement à l'étude.

Le salaire minimum faisait partie d'un ensemble de réformes de la loi du travail annoncées le mois dernier par Doha, qui était sous le feu des critiques au sujet des conditions de quelque 2 millions de travailleurs migrants, employés notamment sur les chantiers du Mondial-2022.

"Le salaire minimum temporaire de 750 riyals par mois entrera immédiatement en vigueur et nous poursuivons des évaluations pour déterminer le salaire minimum fixe", a précisé M. Nouaïmi.

"Nous n'approuverons aucun contrat de travail où le salaire est inférieur à 750 riyals par mois", a-t-il ajouté.

"Tous les contrats doivent maintenant être approuvés par le ministère du Travail", a encore dit M. Nouaïmi. "Si le contrat est modifié, nous appliquerons les nouvelles procédures."

Parmi les autres réformes figurent l'obligation d'enregistrer les contrats de travail auprès du gouvernement et l'interdiction faite aux employeurs d'empêcher les travailleurs de quitter le pays ou de changer d'emploi.

Après l'annonce de ces réformes, l'Organisation internationale du travail (OIT) a jugé le 8 novembre que le Qatar ne violait pas les droits des travailleurs et a décidé de clore la plainte qui visait l'émirat.

Ces promesses ont été faites en pleine crise régionale qui oppose le Qatar à trois autres pays arabes du Golfe et l'Egypte.

Le Qatar est boycotté politiquement et économiquement depuis juin par l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis et l'Egypte qui l'accusent de soutenir des groupes "terroristes" et de se rapprocher de l'Iran.

M. Nouaïmi a affirmé que "l'engagement du Qatar ne s'arrête pas là. C'est un engagement à long terme et nous allons apporter de nouvelles améliorations" aux conditions des travailleurs migrants.

A propos du nouveau salaire minimum fixé par Doha, Moustafa Qadri, directeur exécutif de l'organisation Equidem de recherches sur les droits de l'Homme, a salué "un pas important".

Mais "le montant de 750 riyals paraît plutôt bas du fait que le coût de la vie est élevé au Qatar et que de nombreux travailleurs, si ce n'est la plus grande partie, paient des frais de recrutement importants à un taux d'intérêt élevé", a-t-il souligné.

Selon lui, "avec ce salaire, cela prendrait plusieurs mois pour la plupart des travailleurs pour pouvoir rembourser les prêts contractés pour les frais de recrutement".

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Marché des VTC: le gouvernement va intensifier les contrôles

jeu, 11/16/2017 - 17:04

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a annoncé jeudi une intensification des contrôles pour traquer les chauffeurs non habilités à exercer comme VTC, et le lancement de discussions pour mieux réguler le secteur.

Mme Borne "va demander aux Préfets (...) d'intensifier des actions de contrôle anti-fraude ciblant certaines entreprises du secteur" des VTC, les voitures de transport avec chauffeur, selon un communiqué du ministère publié jeudi.

La ministre, qui avait reçu lundi les représentants des organisations de chauffeurs VTC, taxi et des plateformes, "a décidé de lancer un groupe de travail réunissant les professionnels du secteur" pour étudier "toutes les pistes en faveur d'une meilleure régulation", dont la question d'une "tarification minimum" et celle du "temps de conduite des chauffeurs".

Elisabeth Borne a confirmé l'application au 1er janvier de la loi Grandguillaume qui durcit l'accès à la profession. Elle l'a toutefois assorti d'un délai de souplesse.

Votée fin décembre 2016, cette loi vise à mettre fin au contournement opéré par plusieurs milliers de chauffeurs Loti (transport collectif à la demande) pour exercer comme VTC, en les contraignant à se mettre en règle. Ces abus ont déstabilisé la profession et provoqué la colère de chauffeurs VTC.

"Pour les chauffeurs Loti ayant engagé les démarches nécessaires pour devenir VTC avant la fin de l'année mais dont le dossier administratif n'aurait pas encore pu être traité, il sera possible de continuer à exercer temporairement", a confirmé la ministre.

Pour devenir VTC, ces chauffeurs peuvent soit faire reconnaître leur expérience professionnelle (en justifiant de 1.600 heures d'activité), soit réussir un examen d'accès à la profession. Le dépôt du dossier complet de reconnaissance ou la réussite à l'examen devront être effectifs avant la fin de l'année.

Le gouvernement s'engage cependant à "accompagner dans leur reconversion professionnelle ou la formation VTC les chauffeurs qui ne seront pas devenus VTC" dans le cadre de la période de transition prévue par la loi.

Plusieurs organisations de chauffeurs de VTC et de taxis avaient demandé lundi au gouvernement de rester ferme sur l'application de la loi et avaient menacé de "blocages" en fin d'année en cas d'assouplissement, par la ministre, du délai pour obtenir le statut de VTC.

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Spectaculaire incendie dans une librairie au coeur de Paris

jeu, 11/16/2017 - 16:57

Un spectaculaire incendie a ravagé jeudi après-midi une librairie d'arts et de tirages photographiques dans le quartier Saint-Germain-des-Prés, en plein coeur historique et artistique de Paris, a-t-on appris auprès des pompiers.

Vers 17H00, alors que l'incendie était "en passe d'être circonscrit", un porte-parole des pompiers faisait état d'un bilan "provisoire" de sept blessés légers, dont un pompier.

Le feu s'est déclaré peu avant 16H00 dans cette librairie renommée, La Hune, située à proximité de l'église Saint-Germain, non loin des célèbres cafés Les Deux Magots et le Café de Flore, dégageant un épais panache de fumée noire visible dans une grande partie de la capitale.

Le feu a touché deux niveaux, "avec propagation à des habitations", a précisé le porte-parole des pompiers.

Une cinquantaine de pompiers et une dizaine d'engins ont été déployés, a-t-il ajouté.

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Visite d'Edouard Philippe au Maroc: objectif Afrique

jeu, 11/16/2017 - 16:54

Le Premier ministre français Édouard Philippe a centré jeudi sa première visite au Maroc sur les moyens de soutenir les percées économiques en Afrique en partenariat avec son "allié historique".

A l'unisson avec son homologue marocain, Saad Eddine El Othmani, M. Philippe a appelé à développer les échanges pour faire du Maroc une "plate-forme" de développement commun vers l'Afrique, "terre d'opportunité", "continent d'avenir".

Pour lui, il s'agit d'une "nouvelle étape" pour "favoriser l'émergence de nouveaux acteurs" au Maroc, avec à la clef de nouvelles implantations d'entreprises françaises dans le royaume dans le but de contrer des concurrents internationaux sur un continent marqué par une croissance économique et démographique forte.

La France est le premier partenaire économique du Maroc - ancien protectorat devenu indépendant en 1956- et fut longtemps le premier partenaire commercial avant de se voir supplantée par l'Espagne.

- 'Gagnant-gagnant' -

Aujourd'hui, 800 filiales d'entreprises françaises, dont 33 du CAC40, sont implantées au Maroc et les investissements étrangers sont pour un tiers hexagonaux. "Mais les parts de marché françaises s'érodent", a déploré le Premier ministre, arrivé mercredi soir pour une visite de 24 heures au Maroc - sa deuxième hors de l'Union européenne après la Tunisie.

Lors d'un forum économique franco-marocain, Edouard Philippe a invité les "entreprises françaises à se développer à partir de la plate-forme marocaine".

Son homologue Saad Eddine El Othmani a rappelé que le royaume ambitionnait de devenir "le pôle d'excellence du continent africain" en appelant à "davantage de coopération pour investir en Afrique" pour développer "ce continent d'avenir (...) dans une logique de gagnant-gagnant".

Le forum franco-marocain était consacré à trois grands pôles de co-développement potentiel: l'agro-industriel, le digital et le développement durable.

Le roi Mohammed VI a mené ces dernières années une politique africaine très active, marquée en début d'année par le retour du royaume au sein de l'Union africaine (UA) après plus de trente ans d'absence.

Soutenu par la France dans ses ambitions, le royaume se prépare à intégrer la communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), une adhésion qui doit être actée d'ici la fin de l'année.

Interrogé par l'AFP, Gérard Wolf, le directeur de la Task Force Villes durables du Medef International qui emmenait une délégation d'une quarantaine de chefs d'entreprise français, voit ainsi le Maroc comme un "hub", "une plate-forme dotée d'infrastructures pour conquérir l'Afrique Subsaharienne".

- Jeunesse, éducation -

La visite du Premier ministre français, accompagné de dix ministres et secrétaires d'Etat, de Nicole Belloubet (Justice) à Elisabeth Borne (Transports) en passant par Jean-Michel Blanquer (Education), Françoise Nyssen (Culture) et Laura Flessel (Sports), a également permis aux deux pays de signer une vingtaine d'accords.

Autour de la jeunesse et de l'éducation, un des thèmes majeurs de la visite, plusieurs textes consacrent une coopération franco-marocaine pour la formation des enseignants, le développement des sections internationales francophones ou l'amélioration de l'enseignement de l'arabe dans les écoles françaises du Maroc.

Quatre décennies après le lancement de la politique d'arabisation décidée par le roi Hassan II, il s'agit de développer l'enseignement bilingue dans ce pays, alors que différentes études ont montré que le niveau scolaire pour les langues étrangères, à commencer par le français, n'a cessé de régresser.

La création d'une école supérieure des Arts et métiers au Maroc a également été actée, dans la lignée d'implantations de grandes écoles françaises dans le royaume ces dernières années: École Centrale, EM Lyon Business School, Ecole des Mines, l'INSA, ou l'Essec, où Edouard Philippe s'est rendu jeudi après-midi en clôture de son déplacement.

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F1: Toro Rosso conserve Gasly et Hartley en 2018

jeu, 11/16/2017 - 16:51

Toro Rosso disputera la saison 2018 avec la paire de pilotes lancée fin 2017, le Français Pierre Gasly et le Néo-Zélandais Brendon Hartley, a annoncé l'écurie italienne de Formule 1 dans un communiqué jeudi.

"Nous sommes très heureux que Pierre et Brendon aient été confirmés si tôt par Red Bull (la filière de pilotes dont tous les deux sont issus, ndlr) pour 2018", a commenté Franz Tost, qui dirige la Scuderia.

"Pendant cette dernière partie de saison, ils ont montré qu'ils sont prêts pour la F1, se sont rapidement adaptés à la voiture, ont réalisé de bonnes performances, a-t-il ajouté. Nous avons été très impressionnés par leurs courbes de progression."

Tous deux novices, ils disputeront l'an prochain leur première saison complète dans la catégorie reine du sport automobile.

Gasly, 21 ans, a fait ses débuts lors du Grand Prix de Malaisie, début octobre, dans le baquet du Russe Daniil Kvyat, écarté pour manque de résultats. Hartley, 28 ans, a lui pris la place de l'Espagnol Carlos Sainz Jr, parti chez Renault, au GP des Etats-Unis fin octobre.

Reste désormais à savoir qui remplacera le Brésilien Felipe Massa, futur retraité, chez Williams et quel sera le duo aligné par Sauber, où le Suédois Marcus Ericsson et l'Allemand Pascal Wehrlein sont sur la sellette et le +rookie+ monégasque Charles Leclerc, champion en titre de Formule 2, pressenti.

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Syrie: ravagé par la guerre, un marché d'Alep retrouve des couleurs

jeu, 11/16/2017 - 16:49

Sous les arcades pluricentenaires restaurées, illuminées et décorées de sapins de Noël, on vend des bijoux artisanaux et le célèbre savon d'Alep. Dans la métropole syrienne, un petit secteur de la vieille ville ravagée par les combats retrouve des couleurs.

Classée au patrimoine mondial de l'Unesco, la vieille ville d'Alep a été pendant quatre ans une des lignes de front les plus exposées aux combats qui ont opposé le régime aux rebelles.

Le régime de Bachar al-Assad avait reconquis en décembre 2016 l'intégralité de cette grande ville du nord syrien, qui était divisée depuis 2012 entre des quartiers gouvernementaux et des quartiers de l'opposition.

Dans l'allée du Souk al-Joumrouk, inauguré jeudi en grande pompe par le ministre du Commerce intérieur Abdullah al-Gharbi et le gouverneur d'Alep Hussein Diab, les impacts d'obus et de roquettes ne sont plus qu'un mauvais souvenir.

Les majestueuses arcades de pierre ont retrouvé leur lustre, décorées de guirlandes lumineuses, de sapins de Noël et de drapeaux syriens.

Un imposant portrait du président Bachar al-Assad a été accroché à l'une des arcades.

Les devantures métalliques des échoppes sont toujours baissées, certaines n'ayant pas encore été rénovées par leur propriétaire. Mais pour l'occasion, la Chambre de commerce d'Alep organise un bazar pendant quatre jours.

Disposés sur les étals, des bijoux artisanaux, des tapis traditionnels et même une pyramide du célèbre savon d'Alep, ces petits cubes verts fabriqués à base d'huile d'olive, qui ont fait la renommée de la ville.

Le marché couvert d'Alep, avec ses souks animés, était le plus grand au monde avec ses 4.000 échoppes et ses 40 caravansérails, qui attiraient depuis des siècles des artisans et des marchands venus des quatre coins du globe.

Dans le caravansérail de Khan al-Joumrouk, un de ces abris où s'arrêtaient jadis les caravanes, aujourd'hui en partie restauré, quelques marchands de tissus et de tapis ont rouvert leurs boutiques.

C'est le cas de Souhaib Karbouj, qui avait quitté son magasin pendant des années lorsque le quartier était sous contrôle rebelle.

"Avant, on exportait notre marchandise vers l'Irak, la Libye et l'Algérie", se souvient M. Karbouj, alors qu'il exhibe des rideaux en tulle, décorés de broderies.

"On est revenus au Khan al-Joumrouk pour faire revivre ses commerces, car Alep c'est le nerf industriel et commercial de l'Etat", lance-t-il.

En dehors du secteur d'Al-Joumrouk, la veille ville reste pourtant un champ de ruines où s'alignent des façades éventrées et des tas de décombres.

Le quartier abrite notamment la célèbre mosquée des Ommeyades. Reconstruite au XIIe siècle, elle a perdu son élégant minaret seljoukide, devenu un amas de pierres, tandis que le toit en bronze du bassin à ablutions a été perforé.

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Abou Khattala voulait "tuer les Américains" à Benghazi, dit le procureur

jeu, 11/16/2017 - 16:48

Accusé d'avoir fomenté l'attaque contre la mission diplomatique des Etats-Unis dans le port libyen de Benghazi, Abou Khattala voulait absolument "tuer" des Américains, même s'il n'a pas lui-même tiré ou incendié, a affirmé jeudi le procureur à son procès.

"Je vais tuer tous les Américains, chacun d'entre eux: voici ce que l'accusé Abou Khattala a déclaré, et c'est exactement ce qu'il a fait", a insisté Michael DiLorenzo, à l'ouverture de son réquisitoire devant une cour fédérale de Washington.

"Le 11 septembre (2012), il est passé à l'acte", a poursuivi le procureur, en désignant du doigt à plusieurs reprises le cerveau présumé de l'attaque qui a coûté la vie à l'ambassadeur des Etats-Unis en Libye, ainsi qu'à trois autres Américains.

Abou Khattala, quadragénaire à la longue barbe blanche, est resté impassible sur sa chaise, d'où il suit depuis sept semaines les débats de son procès, traduits pour lui en arabe.

M. DiLorenzo l'a de nouveau présenté comme un fondamentaliste radicalement opposé aux valeurs occidentales, qui ne supportait pas la rumeur selon laquelle les locaux américains de Benghazi étaient un nid d'espions.

Une vingtaine d'hommes armés avaient pris d'assaut le complexe diplomatique, avant d'incendier la maison consulaire où étaient réfugiés l'ambassadeur John Christopher Stevens et un employé du département d'Etat, Sean Smith. Ils moururent asphyxiés.

Plus tard cette même nuit, les activistes avaient tiré au mortier sur un bâtiment utilisé par la CIA dans un autre quartier de Benghazi, ville située dans l'est de la Libye. Les obus avaient tué Glen Doherty et Tyrone Woods, deux anciens membres des Navy Seals, une force d'élite.

- Les Etats-Unis choqués -

Cette double attaque avait choqué les Etats-Unis: aucun ambassadeur américain n'avait ainsi été tué depuis 1979. Plusieurs branches du gouvernement de Barack Obama s'étaient vu reprocher des failles et négligences, notamment le département d'Etat alors dirigé par Hillary Clinton.

Abou Khattala répond de 18 chefs d'accusation, parmi lesquels meurtres et association terroriste. Il encourt la réclusion à perpétuité. Le verdict sera rendu par un jury de 12 personnes, à l'issue des plaidoiries finales ayant débuté jeudi.

Selon ses avocats, M. Khattala est certes un homme religieux et conservateur, mais pas quelqu'un vouant une haine tenace à l'Occident. Au contraire, ce "patriote libyen" s'est selon eux battu "aux côtés des Américains" contre le régime du dictateur Mouammar Kadhafi, déchu en 2011.

Il n'a été qu'un simple témoin de l'attaque, assurent-ils, après être venu sur les lieux par curiosité en tant que voisin.

Sur les photos et vidéos de surveillance présentées lors du procès, l'accusé apparaît parfois, mais jamais en train de tirer ou d'avoir un geste hostile.

- 'Responsabilité partagée' -

"Cela n'a pas d'importance car l'accusé est tout autant responsable" selon la définition légale de l'association de malfaiteurs, a soutenu jeudi le procureur DiLorenzo.

"En apportant sa contribution, Khattala voulait que le crime soit commis", a-t-il martelé, avant de détailler: "L'objet de l'association était d'éradiquer la présence américaine à Benghazi par la force ou la menace, de violemment attaquer la mission et l'annexe, et de tuer des citoyens américains".

Abou Khattala, qui n'est jamais entré dans la clandestinité, a été capturé en 2014 à Benghazi, grâce à une opération commando et le retournement d'un de ses amis, qui a été récompensé par les autorités américaines d'une somme de 7 millions de dollars.

Il y a seulement quelques années, un homme comme Khattala aurait probablement été transféré directement à Guantanamo et n'aurait connu que la détention et la justice militaires.

Ce procès doit donc permettre d'évaluer la capacité de la justice civile américaine à traiter de tels dossiers.

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Affaire Ramadan: une conversation avec une plaignante transmise au parquet

jeu, 11/16/2017 - 16:35

Une conversation privée entre l'islamologue Tariq Ramadan et une des deux femmes qui a porté plainte pour viol contre lui, ayant eu lieu plus d'un an après les faits présumés, a été transmise au parquet mercredi, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.

Cet échange sur le réseau social Facebook, au cours duquel l'accusation de viol n'est pas évoquée, se tient à l'initiative de Henda Ayari, une ancienne salafiste devenue militante féministe et laïque qui a déposé une plainte contre M. Ramadan en octobre.

Il a lieu le 5 juin 2013, alors que, selon Mme Ayari, le viol dont elle dit avoir été victime dans un hôtel parisien s'est produit au printemps 2012.

Lors d'une conférence de presse fin octobre, ses avocats, Me Jonas Haddad et Grégoire Leclerc, avaient déclaré que leur cliente était restée en contact avec Tariq Ramadan, notamment via messagerie, jusqu'à la mi-2013.

Une seconde plainte avait été déposée fin octobre et jointe à l'enquête préliminaire ouverte à Paris pour "viol, agression sexuelle, violences et menaces de mort".

Cette seconde plaignante accuse M. Ramadan de l'avoir violée dans un hôtel à Lyon en octobre 2009 et elle a fourni des certificats médicaux aux enquêteurs.

Dans la conversation envoyée au parquet, révélée par Le Parisien et dont l'AFP a eu connaissance, Henda Ayari écrit à M. Ramadan qu'elle souhaite "avoir de (ses) nouvelles".

"Des personnes qui te haïssent m'ont monté la tête contre toi en te faisant passer pour un monstre pervers et sans coeur", ajoute-t-elle, en réponse à M. Ramadan, qui lui demande pouquoi elle le recontacte.

"Une certaine personne m'a vraiment montée contre toi et m'a dit des choses très graves sur toi, je l'ai crue et je le regrette car par la suite j'ai constaté que c'était une folle et une hystérique", poursuit-elle plus tard, sans nommer cette personne.

Le lendemain, elle envoie d'autres messages, restés sans réponse, à l'islamologue, notamment pour lui demander de ne pas la bloquer sur Facebook.

"Ne me prive pas de ta page et laisse moi juste lire tes beaux écrits que j'ai toujours aimé tant lire pour méditer dessus", lui réclame-t-elle.

"Dans de nombreuses affaires de viol, il est très fréquent que la victime et la personne qui est accusée continuent à correspondre. S'il n'y a que ça, c'est léger comme argument. Vu le contenu des messages dévoilés, cela ne fait que confirmer le phénomène d'emprise que nous avions évoqué dès le départ", a réagi auprès de l'AFP Me Haddad, ajoutant que la conversation était "complètement sortie de son contexte".

Les avocats de Tariq Ramadan n'ont pas souhaité commenter cette conversation.

Ces derniers avaient déposé début novembre une plainte pour subornation de témoin dans cette affaire.

Ils y ciblent notamment des propos de la journaliste Caroline Fourest, cette dernière ayant récemment déclaré dans les médias avoir été en contact depuis 2009 avec trois femmes se présentant comme des victimes de M. Ramadan, selon une autre source proche du dossier.

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Zimbabwe: du limogeage du vice-président à la détention de Mugabe

jeu, 11/16/2017 - 16:32

Rappel des derniers développements au Zimbabwe où le président Robert Mugabe, au pouvoir depuis 37 ans, a été placé mercredi en résidence surveillée par l'armée, qui s'est déployée dans la capitale Harare.

Ce coup de force militaire, une première au Zimbabwe, intervient dans un climat de tensions pour la succession de Robert Mugabe, 93 ans.

- Le vice-président limogé -

Le 6 novembre, Robert Mugabe limoge "avec effet immédiat" son vice-président Emmerson Mnangagwa, après un bras de fer entre son dauphin de longue date et son épouse Grace, 52 ans.

La veille, Grace Mugabe avait annoncé qu'elle était prête le moment venu à succéder à son mari, et que le parti au pouvoir allait bientôt changer ses statuts pour qu'une femme soit vice-présidente.

Le 7, le Chronicle, quotidien d'Etat, accuse M. Mnangagwa de comploter pour "s'emparer du pouvoir".

- Défi au couple Mugabe -

Le 8, Emmerson Mnangagwa annonce avoir quitté son pays en raison des "menaces incessantes", mais promet de défier le couple Mugabe.

Selon ses proches, il a fui le Zimbabwe pour l'Afrique du Sud.

Dans la soirée, la Zanu-PF (au pouvoir) annonce son expulsion du parti.

- Mise en garde du chef de l'armée -

Le 13, le chef de l'armée, le général Constantino Chiwenga, adresse une mise en garde sans précédent au parti de Mugabe, dénonçant l'éviction du vice-président. "La purge actuelle qui vise clairement les membres du parti (...) doit cesser immédiatement (...) lorsqu'il s'agit de protéger notre révolution, l'armée n'hésitera pas à intervenir".

M. Mnangagwa entretient des liens étroits avec les militaires, étant à la fois un ancien ministre de la Défense et ex-patron des services secrets.

- L'armée contrôle Harare -

Le 14, la Zanu-PF affirme que les critiques du chef de l'armée étaient "clairement destinées à perturber la paix nationale (...) et démontrent une conduite relevant de la trahison".

Quelques heures plus tard, un convoi de blindés est observé en mouvement près de la capitale. Des échanges de tirs nourris sont entendus près de la résidence privée de Mugabe à Harare.

Dans la nuit, des officiers annoncent être intervenus pour éliminer des "criminels" dans l'entourage du chef de l'Etat et démentent toute tentative de coup d'Etat.

- Mugabe en résidence surveillée -

Le 15, l'armée se déploie dans les rues de la capitale, contrôlant les accès au Parlement, au siège de la Zanu-PF et à la Cour suprême. Dans un entretien avec son homologue sud-africain Jacob Zuma, Robert Mugabe dit être retenu à son domicile par les militaires.

Le président sud-africain dépêche deux envoyés spéciaux à Harare et se dit "très préoccupé". L'Union africaine (UA) dénonce "ce qui apparaît comme un coup d'Etat", exigeant "le rétablissement de l'ordre constitutionnel".

La Grande-Bretagne, ancienne puissance coloniale dont les relations avec Robert Mugabe sont houleuses, appelle à "éviter la violence" et évoque "un moment d'espoir".

- Mugabe refuse de démissionner -

Le 16, Robert Mugabe refuse de démissionner lors d'un entretien avec les généraux qui l'ont assigné à résidence, selon une source proche de l'armée.

Le chef de l'opposition Morgan Tsvangirai l'appelle aussi à la démission "dans l'intérêt du peuple".

Les deux ministres sud-africains envoyés par Jacob Zuma au nom de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) rencontrent Robert Mugabe au siège de la présidence.

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Rugby: Farrell (Angleterre) rappelé contre l'Australie

jeu, 11/16/2017 - 16:26

Le centre ou demi d'ouverture Owen Farrell a été rappelé en équipe d'Angleterre pour affronter l'Australie samedi (15H00 GMT) à Twickenham lors du 2e test de la tournée d'automne, a annoncé jeudi le sélectionneur.

Farrell, qui jouera au centre, avait été laissé au repos la semaine dernière contre l'Argentine qui s'est inclinée 21 à 8 contre le XV de la Rose à Twickenham.

Eddie Jones a préféré associer le maître à jouer Farrell, qui devrait reprendre le rôle de buteur N.1, à Joseph plutôt que de lui confier l'ouverture, poste occupé par George Ford.

"Il (Farrell) est joueur international très expérimenté, c'est un bon défenseur, un bon communicant en attaque", a déclaré Eddie Jones.

"Il a été nommé pour le titre de joueur de World Rugby de l'année, c'est une reconnaissance de son talent", a ajouté le technicien australien.

Le "coach" de l'Angleterre visera une 5e victoire d'affilée contre les Wallabies depuis sa nomination. Sous ses ordres, le XV de la Rose a remporté 20 de ses 21 tests.

Autre changement: l'arrière Mike Brown, qui n'a pas récupéré d'une commotion contractée contre les Pumas, est remplacé par Anthony Watson qui glisse de l'aile en N.15 et laisse son poste à Jonny May, opérationnel après une blessure aux ischio-jambiers.

Dans le pack, Joe Launchbury est sélectionné en 2e ligne à côté de Courtney Lawes, en lieu et place de George Kruis, écarté.

Le deuxième ligne Maro Itoje, laissé au repos comme Farrell contre les Argentins, prend place sur le banc.

"J'ai sélectionné les 23 joueurs les plus forts pour jouer l'Australie et nous devrons être efficaces dans tous ce que nous ferons ce week-end pour gagner", a déclaré Jones.

Composition de l'équipe d'Angleterre:

Watson - May, Joseph, Farrell, Daly - (o) Ford, (m) Youngs - Underhill, Hughes, Robshaw - Lawes, Launchbury - Cole, Hartley (cap), M. Vunipola

Remplaçants: George, Marler, Williams, Itoje, Simmonds, Care, Slade, Rokoduguni

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