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Mis à jour : il y a 53 min 7 sec

Irak-Syrie : la France face au problème des "revenants" et de leurs enfants

jeu, 11/16/2017 - 16:25
Un homme et une femme soupçonnés d’avoir tenté de rejoindre une zone de combats en Syrie ont été arrêtés mardi à Roissy. Wassim Nasr, spécialiste des réseaux jihadistes à France 24, livre un éclairage sur l’épineuse question des "revenants".
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Masters: Federer termine la phase de poules invaincu

jeu, 11/16/2017 - 16:22

Le Suisse Roger Federer, 2e joueur mondial, s'est imposé 6-7 (5/7), 6-4, 6-1 jeudi face au croate Marin Cilic (5e) dans un match sans enjeu pour la suite du Masters, le sort des deux joueurs étant déjà scellé.

Assuré de finir la phase de poules à la première place de son groupe, et qualifié pour les demi-finales, Federer s'est montré appliqué au service (17 aces, 68% de premières balles), mais sans éclat par ailleurs (30 fautes directes), quand son adversaire, déjà éliminé, a pris des risques avec trop peu de réussite (36 coups gagnants, 43 fautes directes dans la première manche).

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Syrie: l'ONU scelle le sort des enquêteurs internationaux sur les armes chimiques

jeu, 11/16/2017 - 16:17

Le groupe des enquêteurs de l'ONU et de l'OIAC sur l'utilisation des armes chimiques en Syrie, dont le mandat s'achève, fait l'objet jeudi d'un double vote du Conseil de sécurité qui, faute d'entente russo-américaine, pourrait conduire à sa disparition.

Derrière ces scrutins, attendus à partir de 20H00 GMT, c'est l'ensemble du régime de non-prolifération établi par les Nations unies pour interdire dans le monde le recours aux armes chimiques qui est en jeu, selon des diplomates.

Etats-Unis et Russie, qui ont réclamé deux votes séparés, ont transmis à leurs partenaires deux projets de résolution divergents sur une prolongation du mandat du groupe d'enquêteurs appelé JIM. Ils ne s'accordent que sur un point: une durée d'un an pour son renouvellement.

Le texte russe demande une révision de la mission du JIM et un gel de son dernier rapport impliquant le régime de Bachar al-Assad --que soutient Moscou-- dans une attaque au gaz sarin en avril.

Washington s'y oppose et, soutenu par les Européens, réclame dans son texte des sanctions pour les responsables d'utilisation d'armes chimiques en Syrie.

Les Etats-Unis veulent faire du JIM "un instrument obéissant de manipulation de l'opinion publique", a dénoncé jeudi le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov. "C'est totalement inacceptable" et "la résolution américaine n'a aucune chance d'être adoptée", selon lui.

"Le JIM n'est pas un outil de l'ouest", a rétorqué l'ambassadeur français à l'ONU, François Delattre. Le JIM "est notre meilleur moyen de combattre le recours aux armes chimiques en Syrie" et sa disparition "serait un revers stratégique majeur pour les fondamentaux de notre sécurité et pour l'avenir du régime de non-prolifération", a-t-il averti.

Pour être adoptée, une résolution doit recueillir neuf voix favorables et ne pas faire l'objet d'un veto de l'un des cinq membres permanents: Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni.

- 'Balle dans le pied' -

Le renouvellement du mandat du JIM, qui s'achève jeudi soir, est au centre depuis des semaines d'une vive controverse entre Washington et Moscou sur le dernier rapport des experts onusiens et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

Ceux-ci ont conclu fin octobre à l'implication d'un avion bombardier du régime syrien dans une attaque au gaz sarin commise le 4 avril à Khan Cheikhoun qui a fait plus de 80 morts.

Depuis, la Russie, qui considère comme Damas que l'attaque vient de l'explosion d'un obus au sol dans une zone contrôlée par des rebelles et des jihadistes, ne cesse de dénoncer des approximations dans le rapport du groupe dirigé par le Guatémaltèque Edmond Mulet, en fin de contrat avec l'ONU.

Le non-renouvellement du JIM "serait un mauvais signal", concède l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia, "mais la manière dont l'enquête a été menée" sur l'attaque de Khan Cheikhoun "est un signal encore pire".

Pour l'ambassadrice américaine Nikki Haley, le JIM est "le meilleur outil" de l'ONU pour interdire les attaques chimiques. Sa fin serait "une victoire" pour leurs auteurs, "le régime d'Assad et le groupe Etat islamique" (EI), renchérit son homologue britannique Matthew Rycroft, jugeant que les membres du Conseil de sécurité "se tireraient une balle dans le pied" en laissant faire cela.

Outre l'avenir du JIM, le Conseil de sécurité est confronté à la question de sanctionner les responsables de l'attaque de Khan Cheikhoun alors que ses membres restent divisés sur leur identité.

Les membres du Conseil de sécurité ont répété ces dernières semaines être tous en faveur d'un renouvellement du JIM. Ce groupe a été créé en 2015 sur une initiative américano-russe et travaille sur des dizaines d'attaques chimiques présumées (sarin, chlore...).

En vertu d'un accord survenu en 2013 entre Russes et Américains, les armes chimiques sont désormais bannies de Syrie. Trois sites chimiques existent toutefois toujours dans le pays, selon l'OIAC.

En deux ans, le JIM, qui compte une trentaine d'experts répartis entre New York et La Haye, siège de l'OIAC, a conclu que les forces syriennes, outre l'affaire de Khan Cheikhoun, avaient été responsables d'attaques au chlore dans trois villages en 2014 et 2015 et que le groupe EI avait utilisé du gaz moutarde en 2015.

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Un rapport de l'UE critique le traitement de la crise grecque

jeu, 11/16/2017 - 16:12

Le traitement de la crise de la dette grecque par l'UE a imposé avec succès au pays des réformes et lui a évité une faillite catastrophique, mais a échoué à garantir qu'Athènes puisse se débrouiller seule financièrement, affirme un rapport de l'UE publié jeudi.

"Ces programmes ont encouragé la réforme et évité la faillite de la Grèce, mais la capacité du pays à se financer lui-même sur les marchés reste un défi", a déclaré Baudilio Tome Muguruza, membre de la Cour des comptes européenne, responsable de ce rapport.

La Grèce a été la bénéficiaire de trois plans de sauvetage massifs d'un montant en prêts de 350 milliards d'euros à partir de 2010.

Les auditeurs évaluaient le travail accompli par la Commission européenne, le bras armé de l'UE, qui était autour de la table des discussions en tant que membre de la troïka (avec le FMI et la BCE) et veillait à ce qu'Athènes engage les réformes promises en contrepartie de ces aides.

Le texte a reconnu que le premier sauvetage en 2010 "avait été conçu dans une situation d'extrême urgence" et que les conditions imposées à Athènes étaient initialement vagues, mais s'étaient améliorées avec le temps.

Les deux premiers plans d'aide avaient exigé une série de réformes, mais "n'avaient pas suffisamment hierarchisé leur importance et n'étaient pas intégrés dans une stratégie plus large pour le pays", toujours selon ce rapport.

Les auditeurs ont déclaré que les réformes les plus réussies avaient concerné des réductions budgétaires et de la fiscalité, mais que les réformes structurelles du code du travail et du système bancaire montraient des résultats plus mitigés.

Cela était en partie dû au fait que la Commission avait surestimé la capacité de la Grèce à mettre en oeuvre des réformes "et qu'elle n'avait donc pas adapté leur portée et le calendrier en conséquence".

Une autre critique du rapport concerne la troïka, un arrangement extrêmement complexe, dont l'UE n'avait pas précisé le fonctionnement aux autorités grecques.

La Commission européenne a déclaré qu'elle examinerait les conclusions de l'audit.

"Nous sommes ouverts à une analyse constructive de ce rapport et nous répondrons aux commentaires", a déclaré le porte-parole de la Commission Margaritis Schinas.

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A Agen, les opposants au gavage de canards ne sont pas les bienvenus

jeu, 11/16/2017 - 16:09

Une centaine de personnes se sont retrouvées jeudi pour un apéritif au foie gras dans le centre-ville d'Agen en réponse à la présence, à quelques mètres, d'un stand d'information de l'association Welfarm, en tournée dans le Sud-Ouest pour inciter le grand public à ne plus consommer de foie gras, magret et confit.

"Les animaux ingurgitent en quelques secondes des quantités astronomiques de nourriture (...) Cette souffrance se traduit par un taux de mortalité 10 à 20 fois supérieur à celui des canard élevés uniquement pour leur viande", a expliqué à la presse Elodie Santagiuliana de Welfarm, qui milite pour le bien-être des animaux d'élevage.

Pour les éleveurs, réunis à l'appel de plusieurs syndicats agricoles et de la fédération des chasseurs, "un gavage, ce n'est pas faire souffrir un animal". "C'est le faire manger deux fois par jour dans son rythme naturel. A l?état sauvage, pour pouvoir transhumer ces animaux mangent en grande quantité afin de stocker de l?énergie, du gras dans leur foie", argumente Laëtitia Kaster, éleveuse de canards.

Cette campagne de boycott est vécue comme une provocation par Patrick Franken, président de la Coordination rurale 47: "On est ici dans le Sud-Ouest, le berceau du foie gras. Venir ici pour nous provoquer, ce n'est pas tenable surtout après la crise sanitaire que les éleveurs viennent de subir à cause de la deuxième vague de grippe aviaire". "Ce sont des traditions ancestrales, il ne faut pas y toucher. C'est comme le rugby", a renchéri Christian Baudas, agriculteur et éleveur.

Welfram qui poursuit sa tournée vendredi à Biarritz et ce week-end à Pau puis Toulouse, se défend d'être opposée aux éleveurs. "Nous essayons de travailler avec eux pour d'autres filières en développant le bio, les labels rouges, les labels fermiers, les circuits courts locaux... Nous disons aux gens: + manger moins de viande mais manger mieux+. Malheureusement pour le foie gras, il n'y a pas d?alternative au gavage".

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Inondations meurtrières en Grèce: les habitants de Mandra désespérés

jeu, 11/16/2017 - 16:09

"Nous sommes dévastés", se désolait jeudi le propriétaire d'une boutique de vêtements dans la rue principale de Mandra, l'une des trois localités grecques frappées par des inondations la veille qui ont fait seize morts, selon un nouveau bilan, et des dizaines de blessés.

Grues, ambulances et véhicules des pompiers et de la police sillonnaient jeudi après-midi les routes boueuses de Mandra, où plus de cent pompiers tentaient d'évacuer l'eau des habitations, nettoyer et rétablir l'alimentation électrique, téléphonique et en eau, perturbée depuis mercredi.

L'une des personnes portées disparues, selon le service des pompiers, a été retrouvée vivante jeudi en fin matinée, mais une autre, un homme de 50 ans, a été découverte mort quelques heures plus tard dans un sous-sol. Les autorités poursuivaient leurs recherches pour retrouver quatre autres disparus.

Un paquebot de 364 cabines a été affrété pour répondre aux besoins de certains des habitants dont le domicile a été endommagé, selon le ministère de la Marine marchande.

"Le niveau d'eau dans ma maison s'est élevé à trois mètres", a témoigné à la radio municipale d'Athènes, Sotiris Loukopoulos, dont la pharmacie était la seule qui opérait jeudi à Mandra.

"Regardez, il ne reste rien, nous sommes effondrés", a déploré auprès de l'AFP Georgia Guini, propriétaire de l'une des cinq pharmacies endommagées.

Le niveau d'eau a considérablement baissé jeudi dans les rues et les maisons par rapport à mercredi, où des pluies diluviennes ont fait déferler des torrents de boue dans cette localité et celles avoisinantes de Nea Peramos et Megara, à 50 km à l'ouest d'Athènes.

Des lances à eau en main, les propriétaires des magasins de Mandra tentaient de nettoyer la boue et les gravats à l'intérieur de leurs locaux.

- 'Intervention humaine' -

Des dizaines de carcasses des voitures renversées s'accumulaient au coin des coins de rues, des équipes de nettoyage s'affairaient à ramasser débris et gravats.

Régions agricoles dans le passé, Mandra, Nea Peramos et Megara, frappées par les inondations de mercredi, ont été transformés ces dernières années en une zone semi-industrielle.

"Notre problème actuellement est de faire face à deux torrents, dont l'un qui coule toujours avec des gravats dans le centre de Mandra, les opérations sont très difficiles", a indiqué à l'AFP un responsable de la Protection civile.

Médias et experts ont lié "la catastrophe naturelle" à la multiplication incontrôlée de constructions. Traversée par des centaines de cours d'eaux dans le passé en raison de la présence de nombreux monts, l'Attique, agglomération d'Athènes, a subi une urbanisation tous azimuts à partir surtout des années 60.

A Mandra et à Nea Peramos, il y avait cinq cours d'eau au total, couverts en grande partie actuellement pour des raisons d'aménagement du territoire, a rappelé le géologue Michalis Diakakis dans un entretien au quotidien Ethnos.

"C'est l'intervention humaine qui est à l'origine du désastre (...) la plupart des ruisseaux sont quasiment fermés actuellement et sont incapables d'absorber le volume d'eau de tels orages".

Le dernier drame de ce type remonte à 1994, quand neuf personnes étaient mortes dans un quartier proche du front de mer athénien, faute à l'époque d?aménagement et d'entretien de la rivière Kifissos le traversant.

- Drapeaux en berne -

Les drapeaux étaient en berne jeudi dans tous les bâtiments publics, après que le Premier ministre Alexis Tsipras eut déclaré "un deuil national" de trois jours pour les quinze victimes de "ces désastreuses inondations".

Quinze personnes ont été découvertes mortes mercredi tout au long de la journée au fil des opérations de secours, pour la plupart noyées, certaines piégées à leur domicile, comme deux octogénaires habitant des sous-sols.

L'environnementaliste Mihalis Petrakis a rappelé la déforestation des sommets entourant Athènes, au fil d'incendies estivaux, eux-mêmes souvent imputés à la spéculation immobilière sauvage.

Il a souligné le risque de répétition de tels drames au vu des retombées météorologiques du réchauffement climatique.

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Donald Trump pousse sa baisse des impôts au Congrès

jeu, 11/16/2017 - 16:08

La réforme de la fiscalité américaine promise par Donald Trump devrait franchir un premier cap jeudi avec un vote à la Chambre des représentants, où le président se rend en personne pour sonner le rappel au sein de sa majorité.

La victoire dans ce dossier prioritaire est encore loin d'être garantie, car une poignée de républicains menacent de faire défection de l'autre côté du Capitole, au Sénat... la chambre haute du Congrès qui avait déjà torpillé la tentative d'abrogation de la loi sur la santé de Barack Obama, en septembre.

Un échec qui hante toujours le locataire de la Maison-Blanche, toujours sans grande réforme à son bilan, près de dix mois après son investiture. Le parti républicain, qui a tous les pouvoirs à Washington, joue aussi sa crédibilité.

"Si on échoue, on est morts", a dit sans détour le sénateur Lindsey Graham. "Si on n'y arrive pas sur les impôts, la majorité républicaine va cesser d'exister. Ce sera probablement la fin du parti", a-t-il prédit sur Fox News.

L'objectif est d'adopter la refonte de la fiscalité avant la fin de l'année, afin que les Américains commencent 2018 avec un nouveau code des impôts.

"Le jour est enfin arrivé", a déclaré Paul Ryan, le président de la chambre basse du Congrès, qui votera vers 19H00 GMT. "La Chambre va voter pour baisser les impôts des Américains et pour réformer notre code des impôts obsolète".

La réforme baisserait l'impôt sur les sociétés de 35% à 20%, et réduirait également l'impôt sur le revenu des particuliers. Une grande simplification serait actée, avec la suppression de multiples déductions fiscales, et la promesse de pouvoir remplir sa déclaration sur "une carte postale", au lieu des logiciels payants ou des comptables auxquels la plupart des Américains ont actuellement recours.

La plupart des ménages verraient leurs impôts baisser, mais la majorité a dû arrêter de promettre que tout le monde en profiterait après la publication d'analyses détaillées: 7% des contribuables paieraient plus en 2018, et 24% en 2027, selon le Tax Policy Center.

- Le retour d'Obamacare -

La minorité démocrate est opposée à cette réforme et dénonce une réforme profitant largement aux riches et aux entreprises. Mais les démocrates ne peuvent à eux seuls barrer la route à ce texte.

Dans la majorité, il existe des dissensions sur les priorités de la réforme, trop favorable aux grandes entreprises pour certains, trop défavorable aux ménages propriétaires pour d'autres... Si un équilibre semble avoir été trouvé à la Chambre, les arbitrages ne sont pas fixés au Sénat, le véritable goulot d'étranglement du Congrès.

Les sénateurs discutent actuellement en commission, et voteront en plénière sur leur propre version de la loi après la fête de Thanksgiving, soit à partir du 27 novembre. Chambre et Sénat devront ensuite s'entendre sur un texte identique.

Avec 52 sièges sur 100, les sénateurs républicains ne peuvent se permettre plus de deux défections. Un, Ron Johnson, a déjà annoncé son opposition en l'état.

L'inclusion à la dernière minute d'un article détricotant un volet d'Obamacare (l'obligation universelle de souscrire une couverture maladie) pourrait pousser d'autres vers le non.

Les regards sont fixés sur les quelques sénateurs qui ont défié ces derniers mois le président Donald Trump, notamment Susan Collins, John McCain, Bob Corker et Jeff Flake - ces deux derniers ne craignant plus de représailles, car ils prendront leur retraite politique l'an prochain.

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Local, expérimenté, inattendu... Quel archevêque pour Paris?

jeu, 11/16/2017 - 16:00

Parisien, expérimenté ou plus inattendu: quel profil le pape François retiendra-t-il pour le siège d'archevêque de Paris, l'un des plus exposés de l'Eglise en France voire en Europe? La succession du cardinal André Vingt-Trois, 75 ans, semble toute proche.

Le chef des catholiques parisiens depuis 2005, qui a renoncé à sa charge pour raison d'âge (75 ans depuis le 7 novembre) et est physiquement affaibli par un syndrome neurologique de Guillain-Barré, a espéré que la nomination de son successeur intervienne "dans le courant de l'automne".

Mais rien ne transparaît du calendrier du pape François, ni de son choix. Officiellement, il n'y a pas de candidats. Et le souverain pontife n'est pas tenu de trouver l'heureux élu dans la "terna" - liste de trois noms - dressée dans le plus grand secret par le nonce apostolique (ambassadeur du Saint-Siège) à Paris puis transmise par la Congrégation pour les évêques à Rome.

Si aucun favori n'émerge avec évidence - ce d'autant que François a la réputation d'être imprévisible dans ses choix d'évêques - plusieurs scénarios se dessinent.

. Expérience requise

Non seulement l'archevêque de Paris règne sur le plus important diocèse de France, avec ses plus de 500 prêtres en activité, mais il coiffe une "province" (région) d'Île-de-France où l'Eglise reste dynamique autant qu'elle est diverse.

Surtout, plus encore que le président de la Conférence des évêques de France (CEF) ou le primat des Gaules (Lyon), il est celui qui incarne le catholicisme français auprès des autorités politiques et des médias.

"Il faut une capacité à assumer une position publiquement", confiait à l'AFP un évêque il y a quelques mois.

Le pape peut puiser dans le vivier de prélats déjà archevêques métropolitains, donc expérimentés. Ainsi de Laurent Ulrich (Lille), qui a réussi un rare synode (assemblée d'Eglise) au niveau de sa province, ou de Dominique Lebrun (Rouen), bien connu du Vatican à l'Elysée depuis que le tragique assassinat du père Hamel, en juillet 2016, l'a mis en pleine lumière.

. Ici c'est Paris: un ancien du cru?

Dans un diocèse toujours marqué par le long mandat (1981-2005) du cardinal Lustiger, dont le disciple Vingt-Trois a repris le flambeau, choisir un ecclésiastique du cru peut présenter bien des avantages, d'autant qu'il faut savoir gouverner un clergé parisien composé de fortes personnalités.

A cette aune, le nom d'Eric de Moulins-Beaufort (auxiliaire à Paris) est sur toutes les lèvres. Mais le pape pourrait lui préférer d'anciens prêtres ou évêques auxiliaires parisiens ayant depuis fait leurs preuves à la tête d'un diocèse, comme Michel Aupetit (Nanterre), Renauld de Dinechin (Soissons) ou Jean-Pierre Batut (Blois). Sans oublier Antoine Hérouard, ancien secrétaire général de la CEF, aujourd'hui auxiliaire à Lille.

Le nom d'un "lustigerien" émérite est aussi souvent cité dans les coulisses épiscopales: Pierre d'Ornellas, qui coche plusieurs cases puisqu'il a l'expérience d'un grand archevêché (Rennes).

"On peut se dire aussi qu'après deux archevêques issus du clergé de Paris, ce serait bien d'avoir un regard plus extérieur, qui voit les choses autrement", disait un évêque en juin.

. Et pourquoi pas la surprise du chef?

Le pape n'est pas contraint de faire son choix au sein de la conférence épiscopale française. Evêque d'Oran (Algérie), le dominicain lyonnais Jean-Paul Vesco, attaché au dialogue islamo-chrétien et à l'accueil des divorcés-remariés, peut ainsi faire le voyage à Paris.

Le pontife pourrait même avoir l'audace de nommer un prêtre qui n'est pas évêque, comme son frère jésuite François-Xavier Dumortier, ancien recteur de l'Université grégorienne à Rome.

Au sein de la CEF, il pourrait être tenté de privilégier une figure pastorale ouverte sur les "périphéries de l'Eglise" qui lui sont chères, tels Jacques Blaquart (Orléans), en pointe dans la lutte contre la pédophilie, Pascal Delannoy (Saint-Denis) ou Jean-Luc Brunin (Le Havre).

Et pourquoi pas promouvoir la fervente relève missionnaire incarnée par David Macaire (Fort-de-France), 49 ans? Le journaliste catholique Michel Cool l'a inscrit en octobre dans une liste parfois surprenante de 12 "candidats potentiels". L'intéressé, croisé la semaine dernière à Lourdes par des journalistes, a préféré s'en amuser: "Ce serait comme nommer Jean-Luc Mélenchon au gouvernement!"

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Israël prêt à coopérer avec Ryad pour "faire face à l'Iran"

jeu, 11/16/2017 - 15:58

Israël est prêt à coopérer et à échanger des renseignements avec l'Arabie saoudite "pour faire face à l'Iran", a déclaré le chef d'état-major israélien Gadi Eisenkot dans un rare entretien avec un média arabe publié jeudi.

"Nous sommes prêts à échanger notre expérience et les informations provenant du renseignement avec les pays arabes modérés pour faire face à l'Iran", a déclaré le lieutenant-général Eisenkot au site d'information en ligne Elaph, fondé par un homme d'affaires saoudien et basé en Grande-Bretagne.

"Nous sommes prêts à partager l'information si nécessaire", a-t-il insisté comme Elaph lui demandait si Israël avait partagé du renseignement récemment avec Ryad.

Un responsable de l'armée israélienne a confirmé à l'AFP la teneur des propos de l'officier. Il a ajouté que l'entretien, effectué à Tel-Aviv avec un correspondant du site d'informations privé, était le premier du genre pour un chef d'état-major en exercice avec un média arabe depuis 2005.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de fortes tensions sur plusieurs dossiers entre les deux poids lourds de la région, l'Arabie saoudite sunnite et l'Iran chiite.

L'Arabie saoudite n'a pas de relations diplomatiques avec Israël. L'Iran est quant à lui le grand ennemi d'Israël.

Les dirigeants israéliens répètent à l'envi que l'influence grandissante de l'Iran au Proche et Moyen-Orient et les inquiétudes qu'elle suscite parmi certains pays de la région créent une nouvelle convergence d'intérêts. Ils laissent entendre qu'elle pourrait conduire à une reconfiguration diplomatique dans une région où seuls deux pays arabes ont fait la paix avec Israël.

"Avec le président Donald Trump, il y a la chance d'une nouvelle alliance internationale dans la région et d'un plan stratégique majeur pour faire cesser la menace iranienne", a dit le général Eisenkot.

Israël s'alarme des activités nucléaires iraniennes et du danger que l'Iran, engagé militairement au côté du régime de Bachar al-Assad, n'établisse un nouveau front près des frontières israéliennes et ne trace un croissant stratégique continu passant par l'Irak, la Syrie et le Liban jusqu'à la Méditerranée.

L'Iran soutient un autre des grands ennemis d'Israël, le Hezbollah chiite libanais.

A la suite de la démission choc du Premier ministre libanais Saad Hariri, annoncée le 4 novembre à Ryad, le Hezbollah et l'Iran ont accusé l'Arabie saoudite de pousser Israël à attaquer le Liban.

"Nous n'avons aucune intention d'engager un conflit avec le Hezbollah au Liban et d'arriver à une guerre, mais nous ne pouvons pas accepter les menaces stratégiques venues de là-bas", a dit le général Eisenkot.

"Je suis très heureux de voir régner le calme de part et d'autre de la frontière depuis 11 ans (et la guerre du Liban de 2006). En revanche, nous assistons à des tentatives iraniennes d'escalade", a-t-il dit.

Israël promeut avec insistance l'idée que l'influence de l'Iran et les nouvelles réalités régionales annoncent une embellie de ses relations avec les pays arabes.

Une reconnaissance d'Israël par ces pays arabes paraît encore lointaine, mais cela n'empêche pas l'émergence de discrètes coopérations, selon experts et responsables. Ces coopérations sont très difficiles à confirmer de manière indépendante tant le sujet est sensible.

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Le pape reçoit une Lamborghini mais reste fidèle à sa papamobile

jeu, 11/16/2017 - 15:56
Ce n'est pas le premier cadeau insolite reçu par le pape qui a béni le bolide.
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L'ex-femme de Berlusconi devra lui rembourser 60 millions d'euros

jeu, 11/16/2017 - 15:53

Silvio Berlusconi a obtenu jeudi la révision d'une décision sur la pension alimentaire de son ex-femme Veronica Lario, qui va devoir lui rendre les quelque 60 millions d'euros (70 millions de dollars) déjà perçus.

Le couple est officiellement divorcé depuis février 2014, mais se déchire sur la pension alimentaire, d'abord fixée à trois millions d'euros par mois puis réduite à 1,4 million.

Jeudi, un tribunal de Milan saisi par le magnat des médias a entièrement annulé cette pension, au motif que l'ex-femme était suffisamment riche pour subvenir à ses besoins avec un capital de 16 millions d'euros, des bijoux de familles et une maison d'édition, selon les médias italiens.

En mai, la Cour de cassation italienne a en effet statué que la pension alimentaire n'était pas destinée à garantir le même train de vie que pendant le mariage et ne pouvait être octroyée que si l'ex-conjoint ne pouvait subvenir à ses besoins.

Veronica Lario, 61 ans, avait demandé la séparation de l'ex-chef du gouvernement italien en mai 2009, expliquant à l'époque dans une lettre aux journaux "ne pas pouvoir rester avec un homme qui fréquente des mineures".

Elle faisait alors allusion à la participation de Berlusconi à l'anniversaire d'une Napolitaine de 18 ans, deux ans avant l'explosion du scandale des soirées "bunga-bunga" avec la - très - jeune Karima El-Mahroug, dite Ruby.

Condamné en 2013 dans cette affaire, M. Berlusconi a été blanchi en 2015. Mais il est actuellement jugé pour subornation de témoins pour avoir offert plus de 10 millions de cadeaux à Ruby et à d'autres jeunes femmes.

Malgré tout, la coalition de droite que le milliardaire de 81 ans appuyait a remporté une nette victoire aux récentes élections régionales de Sicile et, même s'il est encore inéligible après une condamnation pour fraude fiscale, il entend bien mener son parti Forza Italia aux législatives début 2018.

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Discussions pour que l'Etat reprenne la gestion du RSA à St-Martin

jeu, 11/16/2017 - 15:48

Des discussions sont en cours entre le gouvernement et le président de la collectivité de Saint-Martin Daniel Gibbs pour que l?Etat récupère complètement la gestion du RSA dans la partie française de l'île ravagée par l'ouragan Irma, a-t-on appris jeudi de source proche de la collectivité.

Ces discussions font suite à la demande officielle du président Daniel Gibbs lors du passage du Premier ministre le 6 novembre: "Nous souhaitons que le financement du RSA soit repris par l?Etat l?an prochain, comme en Guyane et à Mayotte", avait-il dit.

Emmanuel Macron a annoncé, lors de son récent déplacement en Guyane, que l'Etat allait reprendre la gestion du RSA, devenue "une charge pas soutenable" -d'environ 150 millions d'euros en 2016- pour la collectivité territoriale de Guyane.

A Saint-Martin, sous cette reprise en main d?une compétence qui mine les finances de la collectivité -50 millions d'euros d'endettement-, ressort la question épineuse de l'annulation de ce passif. Le délégué interministériel chargé de la reconstruction de Saint-Barth et Saint-Martin, Philippe Gustin, questionné mercredi à Saint-Martin sur le sujet a laissé entendre que si l'Etat récupérait cette gestion, il récupèrerait le dossier complet, y compris la dette.

Parallèlement, le conseil territorial de Saint-Martin a voté en fin de semaine dernière une demande d'habilitation au Parlement pour la modification des modalités d?attribution et de versement du RSA.

Il s'agit de mettre en place une carte prépayée, selon le principe de la carte "Cohésia" présentée mercredi par Philippe Gustin. La carte Cohésia, qui sera délivrée à 4.000 foyers sinistrés à Saint-Martin et près de 120 foyers à Saint-Barthélemy, est destinée à aider les familles en difficulté, mais ne peut être utilisée que sur le territoire français (et non dans la partie néerlandaise de l'île).

"Nous voulons aussi procéder à la dématérialisation de cette prestation (le RSA, ndlr). Je souhaite que ces sommes soient dépensées sur place, et contribuent à faire repartir l?économie", avait déclaré Daniel Gibbs.

En 2016, plus de 3.000 personnes étaient bénéficiaires du RSA à Saint-Martin, sur une population de 36.000 habitants.

Selon un rapport parlementaire de 2014, la charge de dépenses liées au RSA s?élevait à l'époque à 1,3 million d?euros par mois, soit environ 16 millions d?euros par an.

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Mort d'un interpellé dans le Doubs: la France condamnée pour traitements inhumains et dégradants

jeu, 11/16/2017 - 15:40

La Cour européenne des droits de l'Homme a condamné jeudi la France pour les traitements inhumains et dégradants infligés par 4 policiers à une personne atteinte de troubles psychiatriques, mort d'une défaillance cardiaque dans un fourgon de police fin 2009 à Valentigney (Doubs).

Les agents de police avaient été appelés par un pharmacien, inquiet de "l'état d'énervement extrême" de Mohamed Boukrourou, ressortissant marocain de 41 ans, qui protestait contre la qualité des médicaments vendus et souffrait de problèmes psychiatriques.

L'homme avait été conduit de force dans un fourgon, où les policiers l'avaient maîtrisé en se plaçant sur ses épaules, ses mollets et ses fesses, après l'avoir attaché à une partie fixe de l'intérieur du véhicule.

Malgré l'intervention des sapeurs-pompiers et d'un médecin urgentiste, prévenus rapidement par les policiers, Mohamed Boukrourou était décédé d'une défaillance cardiaque, favorisée par son état de stress et d'agitation, avaient conclu les expertises médico-légales.

Les juges de la CEDH ont estimé que les policiers, n'ayant pas connaissance des antécédents cardiaques de M. Boukrourou, "ne pouvaient pas envisager l'existence du danger encouru" par celui-ci.

En outre, "la demande rapide d'assistance des policiers (...) permet d'exclure tout manquement quant à leur obligation de protéger la vie de Mohamed Boukrourou", ont-t-il affirmé.

Toutefois, "deux coups de poings" portés au plexus de M. Boukrourou lors de son évacuation de la pharmacie et le maintien "sur le ventre" et "avec 3 policiers debout et pesant de tout leurs poids sur les différentes parties de son corps" ont eu pour effet "d'amplifier l'agitation et la résistance de M. Boukrourou", a expliqué la CEDH.

"Ce traitement, infligé a une personne vulnérable (...) n'était ni justifié, ni strictement nécessaire", ont estimé les juges. Par conséquent, "ces gestes, violents, répétés et inefficaces (...) sont constitutifs d'une atteinte à la dignité humaine".

La CEDH a condamné l'État français à verser de 4.000 à 6.000 euros pour dommage moral aux requérants, 6 membres de la famille de Mohamed Boukrourou.

La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) avait estimé, dans un rapport en décembre 2011, que la police avait fait un "usage disproportionné de la force" lors de l'interpellation de Mohamed Boukrourou.

Mais en 2013, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon avait confirmé le non-lieu pour les policiers mis en cause pour homicide involontaire.

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Décès du comédien, figure du théâtre français, Robert Hirsch

jeu, 11/16/2017 - 15:37
Il était l'un des derniers monstres sacrés du théâtre français. Robert Hirsch est mort jeudi à 92 ans à Paris. En soixante-cinq ans de carrière, il avait reçu de nombreuses distinctions, dont le Molière du meilleur comédien pour "Le Père" en 2014.
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Une carte interactive pour sensibiliser à la pollution de l'air en Europe

jeu, 11/16/2017 - 15:35

Pollution aux particules ou à l'ozone: une carte interactive permet désormais de connaître à tout moment la qualité de l'air à travers l'Europe, un outil pour tenter de mobiliser contre un "tueur invisible" qui cause plus de morts que les accidents de la route.

Cet "indice européen de la qualité de l'air", mis en ligne jeudi par l'Agence européenne pour l'environnement (AEE) et la Commission européenne (http://airindex.eea.europa.eu), centralise heure par heure les données de plus de 2.000 stations de mesures en Europe.

"Informer les citoyens leur donne les moyens (...) de demander au système politique de continuer à améliorer la qualité de l'air dans nos villes", a expliqué à l'AFP le directeur de l'AEE Hans Bruyninckx, en marge du premier Forum européen sur la qualité de l'air (Clean Air Forum) à Paris.

Des points de différentes couleurs marquent les stations sur la carte, du vert clair au rouge foncé qui témoigne d'un niveau "très mauvais" pour au moins un des cinq polluants de référence: ozone, dioxyde d'azote, dioxyde de soufre, particules PM10 (diamètre inférieur à 10 microns) et particules fines PM2,5 (diamètre inférieur à 2,5 microns).

Seuls des points gris apparaissent dans plusieurs Etats membres de l'AEE, comme l'Italie ou la Turquie, qui ne transmettent pas leurs données pour l'instant.

La carte représente un instantané de la qualité de l'air à une heure précise sur les deux derniers jours, mais cliquer sur un point permet aussi d'accéder à un résumé de la situation des 100 jours précédents. Une fiche pays fournit également un aperçu de la pollution annuelle moyenne et des morts prématurées qu'elle provoque.

"En Europe, les morts prématurées liées à la pollution de l'air sont environ 15 fois plus élevées que les morts dans les accidents de la route", a commenté le commissaire européen à l'Environnement Karmenu Vella.

Maladies cardiaques, attaques, cancer des poumons... La pollution aux particules fines PM2,5, qui s'infiltrent profondément dans les poumons, a provoqué à elle seule en 2014 428.000 décès prématurés dans 41 pays européens, dont presque 400.000 dans l'UE, selon un rapport de l'AEE publié en octobre.

- Transports, industrie, agriculture -

Et si la qualité de l'air s'est globalement améliorée en Europe ces dernières années, une partie importante de la population, surtout dans les villes, reste exposée à une pollution qui dépasse les normes européennes, et a fortiori les recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), plus strictes.

"Plus de 80% des citoyens des villes européennes vivent avec une qualité de l'air qui n'est pas à la hauteur des normes de l'OMS", a ainsi souligné M. Bruyninckx.

Le nouvel indice ne va évidemment "pas résoudre le problème", a noté Louise Duprez, du Bureau européen de l'Environnement qui fédère une centaine d'ONG. Mais "on n'aura pas d'actions vraiment ambitieuses et nécessaires s'il n'y a pas une prise de conscience des citoyens", a-t-elle ajouté, notant le "déséquilibre" en terme d'information entre les pays européens.

Or le chantier est immense pour tenter de réduire les émissions venant de sources très variées, des transports aux industries en passant par les ménages ou encore l'agriculture, responsable d'une part importante des particules fines respirées dans les villes.

Restrictions au trafic routier, voitures et bâtiments propres, énergies renouvelables, changement de pratiques agricoles... Si la population n'est pas consciente des dangers, les changements nécessaires à l'amélioration de la qualité de l'air seront plus difficiles à faire accepter, a souligné une source européenne.

A Paris, le modèle de mobilité "a été construit autour de la voiture (...) et ce modèle a la vie dure", a ainsi constaté la maire Anne Hidalgo, qui souhaite ne plus avoir de voitures à essence dans la capitale française à l'horizon 2030.

Pour partager informations et innovations entre grandes métropoles mondiales, la mairie a officiellement lancé jeudi un "Observatoire mondial de la qualité de l'air" (Guapo).

Mais si la volonté de certaines villes comme Paris, Londres ou Madrid de s'attaquer au problème à leur niveau est louable, souvent "on a un problème de manque d'ambition des Etats", a regretté Louise Duprez.

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En Angola, le nouveau président s’attaque à l’establishment Dos Santos

jeu, 11/16/2017 - 15:31
En limogeant de la compagnie pétrolière angolaise la fille du président sortant, le nouveau chef d'État, João Lourenço, montre sa volonté de déconstruire le clan au pouvoir depuis 40 ans. Mais ses motivations restent floues.
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Ukraine: premier entretien entre Poutine et les chefs séparatistes

jeu, 11/16/2017 - 15:30

Le président russe Vladimir Poutine s'est entretenu mercredi soir par téléphone avec les chefs séparatistes prorusses de l'Est de l'Ukraine pour la première fois depuis l'éclatement du conflit, pour évoquer un possible échange de prisonniers avec Kiev.

Annoncé par le Kremlin et les séparatistes, cet entretien a eu lieu avec les dirigeants des républiques autoproclamés par les rebelles à Donetsk et Lougansk, respectivement Alexandre Zakhartchenko et Igor Plotnitski.

Il fait suite à une demande formulée mercredi par l'homme politique ukrainien Viktor Medvedtchouk, qui est l'un des représentants de Kiev pour les négociations avec les rebelles mais aussi un proche du président russe.

M. Medvedtchouk a notamment demandé à M. Poutine d'intercéder auprès des dirigeants séparatistes pour faire avancer l'idée d'un échange de prisonniers entre rebelles et autorités de Kiev sur le format "tous contre tous".

Selon un communiqué du Kremlin, les dirigeants séparatistes "ont soutenu l'initiative, en précisant qu'il fallait travailler davantage sur cette question avec des représentants de la partie ukrainienne".

Vladimir Poutine ne s'était jamais entretenu directement avec les deux "présidents" des républiques autoproclamées de l'est de l'Ukraine depuis l'éclatement de ce conflit qui a fait plus de 10.000 morts en trois ans et demi.

- 'Certaine influence' -

"Nous ne pouvons pas donner des ordres à ces républiques qui mènent une vie autonome", a assuré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

"Mais le président n'a jamais caché qu'il pouvait s'adresser avec un appel (aux autorités séparatistes, ndlr) ou exercer une certaine influence" sur elles, a-t-il expliqué, tout en soulignant que cette influence "n'est pas illimitée".

L'Ukraine est en proie depuis avril 2014 à un conflit opposant les forces gouvernementales à des séparatistes prorusses soutenus, selon Kiev et les Occidentaux, par la Russie, ce que celle-ci dément.

Des accords de paix signés à Minsk en février 2015 ont abouti à l'instauration de plusieurs trêves, faisant en grande partie cesser les violences, mais dont le volet politique n'a jamais été mis en oeuvre, les belligérants se rejetant la responsabilité de cet échec.

La première vice-présidente du parlement ukrainien, Iryna Guerachtchenko, qui participe aux pourparlers de paix, a affirmé que "la clé de la libération de tous les prisonniers (du conflit ukrainien, ndlr) se trouve au Kremlin".

"Nous l'avons déclaré à plusieurs reprises et nous espérons avoir des nouvelles positives avant le Nouvel an", a-t-elle indiqué à la presse, selon des images retransmises par plusieurs chaînes de la télévision ukrainienne.

L'échange de prisonniers doit notamment faire l'objet des discussions le 29 novembre lors de la prochaine réunion du Groupe de contact pour l'Ukraine -composé de représentants de Kiev, de Moscou et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) à Minsk.

"La question de la libération des prisonniers est toujours l'une des principales abordées", a déclaré à l'AFP Darka Olifer, la porte-parole de l'ancien président ukrainien Léonid Koutchma qui représente Kiev dans ce groupe.

Selon M. Medvedtchouk, Kiev est prêt à remettre 306 personnes aux rebelles et espère que les autorités séparatistes seront d'accord pour libérer en échange 74 prisonniers, militaires ou militants pro-Kiev.

Le dernier échange de prisonniers remonte à septembre 2016, lorsque deux partisans de Kiev faits prisonniers par les rebelles ont été remis en échange de quatre séparatistes.

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Golf: Reed en tête de la finale EPGA, Lévy 4e après le 1er tour

jeu, 11/16/2017 - 15:21

L'Américain Patrick Reed a pris la tête de la finale du circuit EPGA jeudi à Dubaï avec un coup d'avance sur l'Australien Scott Hend et l'Anglais Justin Rose, à l'issue du premier tour.

Le leader de la "Race to Dubai", qui sacrera dimanche le meilleur joueur européen, l'Anglais Tommy Fleetwood, pointe en 46e position à huit coups du leader et sept de Rose, l'un de ses deux derniers rivaux en mesure de le détrôner.

L'Espagnol Sergio Garcia, qui doit absolument s'imposer pour avoir une chance de reprendre in extremis la tête du classement à Fleetwood, est 21e, à cinq coups du leader.

Reed, 23e mondial, a terminé en août à la 2e place du Championnat PGA, la meilleure performance dans un Majeur du Texan de 27 ans.

Le Français Alexander Lévy a signé une carte de cinq sous le par (67), qui le place en 4e position, ex aequo avec cinq autres golfeurs, dont le vainqueur de l'an passé, l'Anglais Matthew Fitzpatrick.

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Attentat-suicide près d'une réunion politique à Kaboul: 14 morts

jeu, 11/16/2017 - 15:20

Au moins 14 personnes ont été tuées jeudi lorsqu'un kamikaze a fait exploser sa bombe à l'extérieur d'une salle de mariage de Kaboul où se déroulait une réunion politique, a-t-on appris auprès des autorités.

Le groupe jihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué l'attaque dans un bref communiqué diffusé via son agence de propagande Amaq.

L'assaillant a tenté en vain de pénétrer dans le bâtiment et a déclenché sa charge à un contrôle de sécurité, a déclaré à l'AFP un porte-parole de la police de la capitale afghane, Abdul Basir Mujahid.

"Huit policiers et six civils ont été tués tandis que 18 autres civils ont été blessés", a-t-il indiqué.

Najib Danish, porte-parole du ministère de l'Intérieur, avait pour sa part fait auparavant état d'un bilan de neuf morts dont sept policiers et deux civils. "Le kamikaze a actionné sa charge lorsqu'il a été repéré par la police à l'entrée", a-t-il expliqué.

Les partisans du puissant gouverneur de la province de Balkh (nord), Atta Mohammad Noor, étaient réunis dans la salle au moment de l'explosion. M. Noor lui-même était absent, a indiqué l'un de ses assistants à l'AFP.

- Luttes politiques -

"Nous quittions le hall après le déjeuner quand une énorme explosion a secoué la salle, brisant les vitres et créant le chaos et la panique", a déclaré à l'AFP l'un des participants, Harun Mutaref. "J'ai vu beaucoup de corps dont des policiers et des civils baignant dans le sang".

"Certains de mes gardes du corps ont été blessés", a déclaré un député partisan de M. Noor, Mohammad Farhad Azimi.

Toutes les fenêtres du bâtiment ont été soufflées par la déflagration et une voiture garée à proximité s'est embrasée, a constaté un photographe de l'AFP. La zone a rapidement été bouclée par des dizaines de membres des forces de l'ordre.

M. Noor est un haut responsable du parti Jamiat-e Islami et une voix très critique à l'égard du président Ashraf Ghani et de son gouvernement.

Dans un communiqué posté sur Facebook, M. Noor a incriminé un "cercle vicieux" au sein du gouvernement pour cette attaque.

"Notre combat contre les terroristes ainsi que contre le terrorisme et pour la justice va se poursuivre et de telles actions, dont les auteurs sont inconnus, ne nous en dissuaderont pas", a insisté M. Noor.

Ce n'est pas la première fois que le groupe Jamiat est ciblé: son chef, le ministre des Affaires étrangères Salahuddin Rabbani, a survécu à un attentat à la bombe lors d'un enterrement en juin.

Les rivalités politiques et ethniques se sont intensifiées ces derniers temps en Afghanistan, où des élections législatives et locales, longtemps repoussées, sont prévues en 2018, ouvrant la voie à un scrutin présidentiel en 2019.

L'annonce mercredi du limogeage par le président Ashraf Ghani du chef de la Commission électorale indépendante Najibullah Ahmadzai après des bourdes politiques et techniques a toutefois jeté le doute sur ce calendrier.

M. Noor avait laissé entendre dans le passé qu'il pourrait se porter candidat à la présidentielle de 2019. Récemment, il a appelé au retour en Afghanistan du vice-président afghan Abdul Rashid Dostum, qui avait fui en Turquie en mai après avoir été accusé de viol et d'actes de torture en 2016 sur un rival.

Les attentats se multiplient depuis le début de l'année à Kaboul, frappée fin mai par sa pire attaque qui avait fait au moins 150 morts. Trois attentats, dont un contre une mosquée chiite, ont fait au moins 75 morts les deux dernières semaines d'octobre. Début novembre, un commando d'hommes déguisés en policiers a également attaqué le siège d'une chaîne de télévision, faisant un mort.

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Décès du comédien Robert Hirsch, un des derniers monstres sacrés

jeu, 11/16/2017 - 15:18

Robert Hirsch, un des derniers monstres sacrés du théâtre français, est décédé jeudi à 92 ans à Paris, a annoncé à l'AFP le producteur de ses pièces Francis Nani, directeur du théâtre du Palais-Royal.

Le comédien, qui disait ne jamais vouloir prendre sa retraite et avoir le théâtre pour "religion", était encore à l'affiche ces dernières années de pièces à succès comme "Le Père" de Florian Zeller, après 65 ans de carrière dont un quart à la Comédie-Française.

Robert Hirsch était hospitalisé depuis 48 heures après une chute à son domicile et son coeur "fragile, a probablement lâché", a indiqué à l'AFP Jeoffrey Bourdenet, comédien et metteur en scène, qui était à ses côtés.

Le comédien devait à sa formation de danseur une exceptionnelle présence sur scène et une agilité qui ne l'aura quitté que dans les toutes dernières années.

Il souhaitait continuer de travailler et "était à la recherche d'un rôle", a témoigné M. Bourdenet.

Robert Hirsch a été distingué par de nombreux prix, dont un Molière d'honneur en 1992 et un Molière du meilleur comédien d'un spectacle de théâtre privé pour "Le Père" en 2014.

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