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Mis à jour : il y a 55 min 59 sec

L'aide à la Syrie au coeur d'une réunion de la communauté internationale

mar, 04/24/2018 - 12:40

La communauté internationale se réunit mardi et mercredi à Bruxelles pour une nouvelle conférence des donateurs en faveur des 5 millions de Syriens réfugiés dans les pays voisins et les 6,1 millions de déplacés internes, dont 250.000 sont assiégés dans des zones de combats.

"Nous assistons à l'un des plus grands échecs politiques du début du 21e siècle", a lancé à la tribune le Haut commissaire des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) Filippo Grandi à l'ouverture de la conférence. "Il s'agit de la plus grande crise au monde", a souligné M. Grandi.

"Les Nations unies ont épuisé leurs ressources", a pour sa part averti Mark Lowcok, responsable des affaires humanitaires et des secours d'urgence à l'ONU.

Les organisateurs de la conférence espèrent mobiliser 9 milliards de dollars (7,3 milliards d'euros). 3,5 milliards de dollars (2,8 mds euros) sont nécessaires pour l'aide humanitaire en Syrie et 5,6 (4,5 mds d'euros) pour soutenir les réfugiés dans les pays voisins, a précisé M. Lowcock.

"Les promesses de dons seront un indicateur de l'engagement international", soulignent les responsables européens à Bruxelles. Il s'agit de la septième conférence annuelle sur l'avenir de la Syrie, mobilisant pays donateurs, ONG humanitaires et agences de l'ONU.

"Mais nous constatons qu'une certaine lassitude s'installe et la Syrie n'est pas le seul pays auquel il est nécessaire d'apporter une aide humanitaire", ont déploré les représentants de l'UE.

Quelque 85 délégations sont attendues pour cette conférence, mais les regards seront tournés vers les représentants de la Russie et de l'Iran, les deux soutiens politique et militaire du régime syrien, grand absent à Bruxelles, tout comme son opposition.

La réunion se déroule au moment où une équipe d'experts internationaux enquête sur l'attaque chimique présumée du 7 avril contre un bastion rebelle dans la ville de Douma, près de Damas.

"Une solution au conflit me paraît de plus en plus lointaine", a reconnu récemment la représentante pour la diplomatie européenne, Federica Mogherini.

"La détérioration de la situation sur le terrain rend de plus en plus urgente une solution politique", a de nouveau plaidé Mme Mogherini.

"Nous devons exercer le maximum de pression sur les parties au conflit et leurs soutiens", a-t-elle prôné.

-'Solution politique'-

"Nous avons besoin de négociations sérieuses au plus vite à Genève et nous devons avoir Damas à la table", a insisté la chef de la diplomatie européenne. "Sans solution politique, nous allons vers une catastrophe", a-t-elle averti.

"Nous avons vu la situation se détériorer considérablement depuis le début de l'année. Nous avons eu en Syrie quelque 700.000 déplacés" en quatre mois, a précisé une haut fonctionnaire de l'UE impliquée dans l'organisation de la conférence de Bruxelles.

Quelque 6,1 millions de personnes sont maintenant déplacées à l'intérieur de la Syrie. Plus de cinq millions de Syriens ont fui leur pays et 13 millions de personnes ont besoin d'aide, souligne l'UE.

La première journée de la conférence, mardi, est consacrée à des entretiens avec les organisations humanitaires engagées en Syrie, au Liban, en Jordanie et en Turquie.

La directrice générale de l'ONG Save the Children International, Helle Thorning-Schmidt, ancienne Première ministre du Danemark, veut exhorter les donateurs à se concentrer sur l'éducation.

Un tiers des jeunes Syriens ne vont pas à l'école et un tiers des écoles syriennes sont inutilisables à cause de la guerre, a-t-elle déclaré à l'AFP.

"Nous avons laissé tomber les enfants syriens. C'est la septième année et on les laisse encore tomber", a-t-elle regretté dans une interview.

La seconde journée, mercredi, sera plus politique avec l'entrée en lice des ministres.

L'UE sera représentée par douze ministres des Affaires étrangères, six ministres chargés du Développement et cinq secrétaires d'Etat.

Federica Mogherini attend à cette occasion un soutien à la reprise du processus de négociation engagé sous l'égide de l'ONU à Genève.

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Bayern-Real: Heynckes et Zidane, noblesse oblige

mar, 04/24/2018 - 12:36

Entraîneurs, mais surtout gentlemen: Jupp Heynckes et Zinédine Zidane incarnent bien les valeurs d'élégance de leurs clubs respectifs, la "Klasse" ("classe") du Bayern Munich et le "Senorio" ("distinction") du Real Madrid. Et pas question d'y déroger mercredi en demi-finale aller de Ligue des champions.

. Deux pacificateurs

Nommé cet automne dans une ambiance tendue, Jupp Heynckes a consolé, apaisé, remotivé.

Le vieil entraîneur (72 ans) a assis son pouvoir en s'appuyant sur les cadres en rebellion contre son prédecesseur Carlo Ancelotti. Des stars à qui il a rendu leurs responsabilités, et leur fierté, tout en intégrant progressivement d'autres visages (Tolisso, James).

Ayant gagné le triplé Championnat-Coupe-C1 en 2013 avec plusieurs joueurs encore présents, il bénéficie d'une aura de magicien dans le vestiaire. "Tous les joueurs l'aiment. L'ambiance au club est sereine", résumait en janvier le patron du Bayern, Karl-Heinz Rummenigge, évoquant une "personne extraordinaire".

L'histoire est un peu similaire pour Zidane: il a repris début 2016 un Real laissé à la dérive par Rafael Benitez et en a fait une machine à gagner avec huit titres conquis sur 11 possibles depuis, dont deux Ligues des champions d'affilée.

"Zidane nous a changé la vie", résumait son président Florentino Pérez dans une interview à l'AFP fin 2016. "Il a cette autorité sur les joueurs, parce qu'il a été un grand footballeur."

Par sa gestion très juste et très humaine, "Zizou" est parvenu à reléguer sur le banc certaines "vaches sacrées" du vestiaire, comme James Rodriguez ou Gareth Bale. Et avec lui, tous ont leur chance, comme les jeunes Marco Asensio et Lucas Vazquez, alignés en huitièmes de C1 contre le Paris SG.

. Deux étendards

Zidane est une icône du football français mais avec le plus titré des clubs espagnols, l'alchimie a été immédiate.

"Ses valeurs correspondent à celles du Real Madrid et c'est une histoire d'amour, belle et éternelle", fait valoir Pérez, qui l'avait recruté comme joueur en 2001.

"ZZ" a tout connu au Real: conseiller du président, puis directeur du football, entraîneur-adjoint, entraîneur de la réserve et enfin entraîneur de l'équipe première. "J'ai l'ADN du Real Madrid, c'est ma maison ici", résume le natif de Marseille.

Il a récemment prolongé son contrat d'entraîneur jusqu'en 2020 et répète prendre beaucoup de plaisir au quotidien, malgré une pression monstre. Ces derniers jours, il n'a pas hésité à défendre l'institution Real, jugeant "honteuses" les critiques assimilant à un "vol" la qualification du Real contre la Juventus en quarts (3-0, 1-3).

Heynckes, de son côté, est un personnage central de l'histoire du Bayern Munich... même s'il n'y a jamais joué. C'est actuellement son quatrième passage comme entraîneur mais évidemment, c'est son triplé de 2013, le seul de l'histoire du club, qui fait de lui une figure à part.

Lorsqu'il est revenu début octobre, alors qu'il était tranquillement en retraite, l'Allemand a avoué qu'il l'avait fait par "pure passion pour le Bayern" et par amitié pour le président Uli Hoeness, avec qui il a été champion du monde 1974.

. Deux facilitateurs

Au quotidien, Heynckes explique clairement ce qu'il veut, n'hésitant pas à multiplier les apartés avec ses joueurs. Ensuite, il leur voue une confiance aveugle.

Ainsi, il a "ressuscité" Thomas Müller et fait progresser le gardien Sven Ulreich, au point qu'on parle maintenant de lui pour le Mondial.

Cet ancien vainqueur de la C1 avec le Real (en 1998) a aussi remis le Colombien James sur la voie de la réussite, bien aidé par sa maîtrise de l'espagnol.

"Il a clairement amené un nouvel esprit d'équipe", note le défenseur Mats Hummels. "Avec beaucoup de joueurs, ça passe très bien lorsqu'il dit clairement: +je veux voir ceci ou cela, et ne plus voir ceci ou cela+."

Zidane, pour sa part, tente d'apporter sa sérénité. "Ce que tu ressens, tu le transmets à tes joueurs. Il faut juste être tranquille", disait-il après la grosse frayeur contre la Juve.

Le Français défend mordicus ses joueurs et ces derniers le lui rendent bien: "Nous sommes avec lui jusqu'à la mort", l'a encensé le vice-capitaine Marcelo.

Bref, "ZZ" est un facilitateur, qui joue de sa complicité et de son aura pour tirer le meilleur de chacun.

"J'aime le jeu, j'aime que mes joueurs jouent", explique-t-il, avant de conclure humblement: "Je transmets aux joueurs ce que je suis". En toute élégance.

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Allemagne: un Vietnamien en procès pour un enlèvement spectaculaire

mar, 04/24/2018 - 12:29

Un tribunal allemand a commencé mardi à juger un Vietnamien soupçonné d'avoir aidé à l'enlèvement spectaculaire d'un compatriote à Berlin sur ordre du régime communiste de Hanoï, selon un scénario digne de la Guerre Froide.

L'accusé identifié comme Long N. H., un homme de 47 ans possédant également la nationalité tchèque, comparaît à Berlin pour "avoir participé à une opération des services secrets vietnamiens qui a conduit à l'enlèvement" de deux Vietnamiens, selon l'accusation.

Cheveux courts et muni d'une oreillette lui traduisant les débats, il s'est assis dans la matinée dans un box sécurisé du tribunal.

Trinh Xuan Thanh, 52 ans, ancien membre du parti communiste vietnamien et ex-dirigeant d'une filiale d'une entreprise pétrolière publique vietnamienne, avait été enlevé avec sa maîtresse le 23 juillet 2017 en plein jour dans un célèbre parc berlinois.

Accusé par Hanoï d'avoir détourné 120 millions d'euros, M. Thanh était alors en fuite et cherchait asile en Allemagne.

Les conditions rocambolesques de son enlèvement sont dignes d'un roman policier sur la Guerre froide : alors que l'ancien apparatchik et sa maîtresse se promenaient, ils avaient été subitement attaqués par un groupe d'hommes armés, jetés dans une fourgonnette, conduits à l'ambassade du Vietnam, puis finalement expédiés dans leur pays.

- 'Violation scandaleuse' -

Le parquet fédéral allemand affirme que le commando a agi "à l'initiative de services gouvernementaux vietnamiens".

Hanoï soutient au contraire que Trin Xuan Thanh est revenu de son plein gré. Il a été condamné en début d'année par la justice de son pays à deux peines de prison à vie pour détournement de fonds.

M. Thanh est l'un des nombreux fonctionnaires, banquiers ou hommes d'affaires vietnamiens condamnés ces dernières années dans le cadre d'une vaste opération contre la corruption lancée par les autorités communistes de Hanoï. Des procédures qui ont aussi en toile de fond des luttes politiques entre réformistes et tenants d'une ligne pro-Pékin.

L'enlèvement à Berlin a provoqué une crise diplomatique entre l'Allemagne et le Vietnam. Berlin a dénoncé une "violation scandaleuse" de sa souveraineté et le ministre des Affaires étrangères de l'époque, Sigmar Gabriel, avait fustigé des méthodes dignes des "films noirs sur la Guerre Froide".

En représailles, Berlin a expulsé deux diplomates et plusieurs fois convoqué l'ambassadeur vietnamien.

La justice allemande a en outre ouvert une enquête contre le général Duong Minh Hung, l'un des responsables des renseignements vietnamiens, soupçonné d'avoir coordonné l'enlèvement depuis un hôtel berlinois, avant de rentrer dans son pays, selon le quotidien Süddeutsche Zeitung.

- Unique interpellé -

Le journal affirme également que "la moitié de l'ambassade" du Vietnam à Berlin "a semble-t-il été impliquée" dans l'enlèvement, la femme de l'attaché militaire se chargeant notamment de réserver les billets retour pour les agents.

Unique membre présumé du groupe de kidnappeurs à avoir été interpellé, Long N. H. sera aussi le seul sur le banc des accusés.

Il avait été interpellé en République tchèque le 12 août 2017 et remis quelques jours plus tard aux autorités allemandes. Ancien "travailleur invité" en ex-RDA communiste, il avait été ensuite débouté de sa demande d'asile en Allemagne et avait fini par ouvrir un bureau de change à Prague.

L'accusation lui reproche d'avoir loué à Prague la fourgonnette qui a servi à l'enlèvement et d'avoir conduit le véhicule à Berlin. Il aurait aussi loué un autre véhicule qui a servi à surveiller les futures victimes avant l'enlèvement.

Les enquêteurs ont reconstruit l'itinéraire des kidnappeurs en exploitant les données GPS des véhicules de location, des images de vidéosurveillance, des témoignages ainsi que le contenu du téléphone de Trinh Xuan Thanh, abandonné sur les lieux de l'enlèvement.

Ce dernier s'est produit alors que la maîtresse de M. Thanh venait d'arriver de Paris pour retrouver son amant à Berlin, où il menait depuis mi-2016 une vie discrète, avec femme et enfants.

L'enlèvement s'est produit devant des témoins qui ont cru que la jeune femme, qui gesticulait pour échapper à ses agresseurs, était victime d'une crise d'épilepsie.

Le procès doit durer jusqu'au 17 mai.

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Toronto: la police cherche le mobile de l'attaque à la camionnette qui a fait 10 morts

mar, 04/24/2018 - 12:29

La police canadienne s'interrogeait mardi sur le mobile d'une attaque à la camionnette dont le conducteur a foncé de manière "délibérée" dans la foule lundi à Toronto, faisant 10 morts et 15 blessés.

Le conducteur de la camionnette de location a été rapidement arrêté et identifié comme Alek Minassian, âgé de 25 ans et originaire de Richmonds Hills en banlieue nord de Toronto, selon la police.

Il devait comparaître devant un tribunal mardi à 10H00 locales (14H00 GMT), selon les médias canadiens. Les autorités privilégient la thèse d'un acte isolé ne visant pas la "sécurité nationale" du Canada.

"Cet acte semble clairement délibéré", a déclaré Mark Saunders, chef de la police de la plus grande ville canadienne qui accueillait au même moment les ministres des Affaires étrangères et de la Sécurité publique des pays du G7. La réunion se poursuivra comme prévu mardi, a assuré la chef de la diplomatie canadienne, Chrystia Freeland.

"J?ai été profondément attristé d'apprendre l'attentat tragique et insensé survenu à Toronto", a déclaré le Premier ministre Justin Trudeau lundi soir dans un communiqué.

Le terme "attentat" employé en français par le Premier ministre ne suggère pas "une connexion terroriste de nature à menacer la sécurité nationale", a précisé à l'AFP son cabinet.

"Les informations disponibles à ce stade indiquent que cet événement ne semble aucunement lié à la sécurité nationale", a pour sa part déclaré le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale.

C'est vers 13H26 locales (17H26 GMT) que la police a été avertie qu'une camionnette blanche de location renversait des piétons en fonçant sur les trottoirs de la rue Yonge, à une heure de forte affluence et sous un grand soleil printanier.

Le conducteur a été arrêté 26 minutes plus tard, après avoir ensanglanté la rue Yonge sur environ un kilomètre. Cette rue commerçante est "l'une des plus fréquentées du pays", a relaté le chef de la police.

Deux Sud-Coréens figurent parmi les personnes tuées, a indiqué à l'AFP un responsable du ministère sud-coréen des Affaires étrangères.

L'interrogatoire en cours du chauffeur devait permettre de déterminer "le mobile exact" du conducteur de la camionnette blanche, a indiqué la police.

"Le conducteur faisait des zigzags, sur le trottoir, sur la chaussée, il continuait à rouler", a décrit à l'AFP Rocco Cignielli.

La camionnette s'est finalement immobilisée, l'avant de la carrosserie endommagé. Son conducteur, un homme corpulent, apparaît sur des images diffusées sur les réseaux sociaux, debout, au côté de la camionnette, faisant face avec agressivité à un policier armé.

Le chauffeur, qui semble alors pointer un objet vers le gardien de la paix avant de s'en débarrasser et de se faire menotter, n'était pas armé, a indiqué M. Saunders.

- 'L'enquête sera longue' -

Les témoins ont raconté à l'AFP avoir vu les piétons être balayés les uns après les autres par le véhicule-bélier lancé à vive allure.

"J'ai d'abord pensé à une livraison, mais il allait très vite, sur le trottoir", a décrit Nana Agyeman-Badu, un chauffeur de 56 ans. Il a alors vu une femme se faire projeter contre un abribus, dont "les vitres éclatent en morceaux et s'effondrent" sur la victime, inconsciente, avant de se porter à son secours.

Mais la camionnette a poursuivi sa course, "encore, encore et encore". Elle a renversé une bouche à incendie, des distributeurs de journaux.

Des ambulances et des véhicules de police ont rapidement été déployés et le secteur a été bouclé par les forces de l'ordre.

Cette partie de la capitale économique canadienne "va être fermée pour plusieurs jours (car) l'enquête sera longue avec plusieurs témoins à entendre et beaucoup d'images de caméras de surveillance à regarder", a averti Peter Yuen, chef adjoint de la police de Toronto.

"Ce tragique événement ne représente pas qui nous sommes (...) et mes pensées sont avec ceux qui ont été frappés", a déclaré le maire de Toronto John Tory.

La Maison Blanche a adressé ses "pensées et prières aux familles des victimes" et offert au gouvernement canadien "toute l'aide nécessaire". Le président français Emmanuel Macron, en visite d'État à Washington, a exprimé pour sa part sa "profonde solidarité au peuple canadien".

Ces faits rappellent les modes opératoires d'attaques à la voiture-bélier dans plusieurs grandes villes, comme New York, Barcelone, Londres ou Nice, où des jihadistes présumés à bord de véhicules ont fauché mortellement des piétons.

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Henri Michel, ancien sélectionneur de l'équipe de France, est décédé

mar, 04/24/2018 - 12:25

Henri Michel, ancien sélectionneur de l'équipe de France (entre 1984 et 1988) et champion olympique en 1984 à Los Angeles, est décédé à l'âge de 70 ans, a annoncé mardi l'Union nationale des footballeur professionnels (UNFP) sur son compte Twitter.

"Henri Michel, monument du football français, nous a quitté ce matin", a indiqué l'UNFP dans un tweet, adressant "ses plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches".

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Soupçons de corruption en Afrique: Vincent Bolloré en garde à vue à Nanterre

mar, 04/24/2018 - 12:20

L'industriel breton Vincent Bolloré a été placé en garde à vue mardi à Nanterre dans une enquête sur des soupçons de corruption autour de l'attribution de concessions portuaires en Afrique de l'Ouest, a appris l'AFP de sources proches du dossier, confirmant une information du Monde.

L'homme d'affaires est entendu par la police judiciaire dans le cadre d'une information judiciaire ouverte à Paris qui vise à déterminer si le groupe Bolloré a utilisé ses activités de conseil politique, via sa filiale Havas, pour obtenir la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée.

Confiée aux juges financiers Serge Tournaire et Aude Buresi, cette information judiciaire, portant sur des soupçons de "corruption d'agent public étranger", a pris la suite d'une enquête préliminaire ouverte en juillet 2012 par le parquet de Paris, puis transférée au parquet national financier.

Dans un communiqué, le groupe Bolloré a "formellement" démenti mardi toute irrégularité liée à ses activités africaines.

Une perquisition avait déjà eu lieu en avril 2016 à la tour Bolloré de Puteaux (Hauts-de-Seine), siège notamment du groupe Bolloré Africa Logistics, en particulier dans les bureaux de Vincent Bolloré, alors PDG du groupe.

C'est en enquêtant sur les relations de Francis Perez, président du groupe Pefaco, une société spécialisée dans l'hôtellerie et les jeux et très implantée en Afrique, que les enquêteurs ont été amenés à se pencher sur les activités africaines de Vincent Bolloré.

Francis Perez comptait parmi ses relations Jean-Philippe Dorent, salarié de la société de communication Havas, qui s'est notamment occupé en 2010 de la campagne présidentielle guinéenne du candidat Alpha Condé.

Elu président en novembre 2010, M. Condé avait résilié le 8 mars 2011, par décret, la convention de concession du terminal à conteneurs du port de Conakry octroyée en 2008 pour une durée de 25 ans à Getma, une filiale de l'armateur français NCT Necotrans.

Le gouvernement guinéen avait confié quelques jours plus tard la gestion du port au groupe Bolloré, déclenchant une bataille judiciaire entre les deux rivaux. Le groupe Bolloré avait été condamné en 2013 à verser plus de 2 millions d'euros à NCT Necotrans pour solder ce litige.

Jean-Philippe Dorent s'était également chargé d'une partie de la communication du jeune président togolais Faure Gnassingbé, qui avait succédé à son père Gnassingbé Eyadema à la tête du pays.

En 2010, année de la réélection de M. Gnassingbé, le groupe Bolloré remportait la concession du terminal à conteneurs du port de Lomé pour une durée de 35 ans. Une décision elle aussi contestée par un concurrent.

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La pression monte au deuxième jour de grève simultanée à Air France et à la SNCF

mar, 04/24/2018 - 12:16
L'affrontement se poursuit mardi entre l'intersyndicale des cheminots et le gouvernement, d'une part, et les syndicats de l'aviation civile et Air France, d'autre part. Le trafic reste très perturbé.
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Les cadres supérieurs de la SNCF dénoncent "le jeu perniceux" du gouvernement

mar, 04/24/2018 - 12:15

Les cadres supérieurs de la SNCF dénoncent "le jeu pernicieux et irresponsable" du gouvernement qui "met au pilori" les cheminots" et les soumet à un "chantage" sur la reprise de la dette, dans une lettre à la ministre Élisabeth Borne révélée mardi par l'Humanité.

Dans cette lettre datée du 5 avril, consultée par l'AFP, le syndicat des cadres supérieurs du groupe ferroviaire (SNCS) indique qu'il ne peut soutenir le mouvement de grève de deux jours sur cinq pendant trois mois, "particulièrement pénalisant pour nos concitoyens".

Toutefois, il accuse l'exécutif "de livrer à la vindicte populaire les cheminots et de les mettre en cause, en laissant entendre notamment qu'il y aurait un lien entre les récents dysfonctionnements de la SNCF et les cheminots (statut, organisation du travail...)".

"Les cheminots, comme tous les travailleurs de ce pays, n'ont aucune raison de mériter cette mise au pilori. Ils ne méritent pas non plus d'être soumis à un chantage", que le SNCS décrit comme un effort contre la reprise de la dette "partiellement et en fin de quinquennat".

Il affirme que les cheminots sont "meurtris et humiliés".

Les cadres supérieurs de la SNCF défendent également leur entreprise, en soulignant que, "contrairement à ce que semble insinuer le gouvernement, la SNCF est une entreprise qui bouge et qui est en progression constante, y compris en se préparant à la concurrence".

Ils remettent en cause la politique de l'État qui a fait "des projets TGV parfois discutables, en se servant de la SNCF comme banquier, en délaissant les transports de la vie quotidienne et en laissant l'infrastructure se dégrader".

Interrogé mardi, le président adjoint du SNCS, Jean Wieland, signataire de cette lettre, a assuré à l'AFP n'avoir pas reçu de réponse du cabinet de la ministre des Transports. "J'attends au minimum qu'elle m'envoie un récépissé", a-t-il dit.

Il s'est félicité des nombreux retours positifs reçus de la part des cadres supérieurs, des salariés et même de "cadres de la CGT" après ce courrier.

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Accord sur le nucléaire iranien : nouvelle mise en garde de Rohani à Trump

mar, 04/24/2018 - 12:07
L'Iran multiplie les avertissements à Donald Trump, qui menace de se retirer de l'accord sur le nucléaire iranien. Mardi, le président Rohani a ainsi mis en garde contre de "graves conséquences".
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Danone aura son "plus grand siège dans le monde" à Rueil-Malmaison en 2020

mar, 04/24/2018 - 12:01

Danone va regrouper "une grande partie de ses activités France", soit quelque 1.600 collaborateurs, dans un immeuble neuf de bureaux à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) où il emménagera en 2020, annoncent mardi les promoteurs et le groupe alimentaire.

L'immeuble de 25.100 m2 de bureaux et 250 m2 de commerce, baptisé "Convergence" et pour lequel le groupe a signé un bail de 12 ans, accueillera ainsi "le plus grand siège de Danone dans le monde", précise un communiqué commun d'Inovalis SA, Pitch Promotion SNC et Danone.

Après démolition d'un bâtiment existant, les travaux démarreront à l'automne 2018 pour une livraison prévue au deuxième trimestre 2020. Cet immeuble de 7 niveaux de bureaux a été conçu par les studios d'architecture Ory et associés, précisent-ils.

"Convergence", dont le coût de construction n'est pas divulgué, devrait obtenir des certifications pour ses performances environnementales et énergétiques.

"Après les inaugurations de Singapour, Bruxelles, Londres ou plus récemment Limonest à proximité de Lyon, nous avons à c?ur chez Danone de proposer à nos collaborateurs des cadres de travail de qualité", a déclaré Philippe Amiotte, directeur immobilier de Danone, cité dans le communiqué.

Danone compte 8.000 collaborateurs en France, répartis sur 12 sites de production sur le territoire autour de quatre métiers.

Ces derniers sont les produits laitiers frais (Actimel, Activia, Danette, Danonino, marque Danone, Les 2 Vaches) et une "offre végétale" (Alpro), la nutrition infantile (Blédina, laboratoire Gallia), les eaux minérales (Evian, Volvic, Badoit, Salvetat) et enfin la nutrition médicale (Nutricia).

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La Thaïlande se dit prête à accueillir le sommet Trump-Kim

mar, 04/24/2018 - 12:00

La Thaïlande s'est dit mardi prête à accueillir le sommet très attendu entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un qui pourrait se tenir en juin.

"La Thaïlande est prête à faciliter et à accueillir les pourparlers", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Don Pramudwinai à la presse.

Le pays d'Asie du Sud-Est, qui est un allié historique des Etats-Unis et entretient également des relations diplomatiques avec la Corée du Nord, n'a toutefois pas reçu de demande, a précisé le ministre.

Contactée par l'AFP, l'ambassade américaine à Bangkok, la plus importante de la région, a refusé de commenter cette déclaration.

Plus tôt ce mois-ci, M. Trump avait déclaré que cinq sites étaient à l'étude pour un sommet prévu "probablement début juin" mais n'avait pas donné d'autres précisions.

Le numéro deux de la junte thaïlandaise, Prawit Wongsuwon, se trouve actuellement aux Etats-Unis où il a rencontré le secrétaire à la Défense James Mattis et des hauts responsables de la sécurité intérieure, selon le porte-parole du ministère de la Défense, Kongcheep Tantravanich.

Le leader nord-coréen Kim Jong Un fera vendredi un geste historique en se rendant pour la première fois au Sud pour un sommet avec le président sud-coréen Moon Jae-in qui vise à concrétiser les espoirs de paix entre les deux voisins.

Le devenir de l'arsenal atomique de Pyongyang devrait être au coeur des discussions entre les deux hommes, qui pourraient aussi aborder la question d'un traité de paix pour mettre formellement un terme à la Guerre de 1950-1953.

Après des mois de très vives tensions, un spectaculaire réchauffement s'est engagé dans la péninsule depuis que Kim Jong Un a annoncé le 1er janvier, à la surprise générale, que son pays participerait aux jeux Olympiques d'hiver de Pyeongchang en Corée du Sud.

Samedi, il a annoncé un moratoire sur les essais nucléaires et les tirs de missiles balistiques à longue portée nord-coréens, affirmant que les objectifs étaient atteints.

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Soupçons de corruption en Afrique : Vincent Bolloré en garde à vue

mar, 04/24/2018 - 11:52
Vincent Bolloré a été placé en garde à vue mardi matin, révèle le journal Le Monde. Le milliardaire breton est entendu sur des soupçons de corruption en Guinée et au Togo. Le groupe Bolloré "dément formellement" des irrégularités.
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Bolloré en garde à vue: le groupe plonge de plus de 4%

mar, 04/24/2018 - 11:50

L'action Bolloré perdait plus de 4% mardi à la Bourse de Paris, lestée par l'annonce du placement en garde à vue de son patron, Vincent Bolloré, dans une enquête sur des soupçons de corruption autour de l'attribution de concessions portuaires en Afrique de l'Ouest.

A 11H43, le titre perdait 4,53% à 4,26 euros, dans un marché à l'équilibre (-0,01%).

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Gymnastique: l'Australie prend des mesures contre les abus sexuels

mar, 04/24/2018 - 11:46

La Fédération australienne de gymnastique a dévoilé mardi de nouvelles mesures pour veiller à la protection des enfants dans le sillage de l'affaire Nassar, ce vaste scandale sexuel qui a secoué le sport aux États-Unis.

"Ce que nous faisons, c'est que nous officialisons des pratiques qui sont déjà en place", a expliqué la présidente de la fédération, Kitty Chiller, à la chaîne ABC. "On en parle beaucoup dans les médias et dans l'espace public, en particulier ces derniers mois à cause de l'affaire Nassar".

"La sécurité des enfants est la priorité", explique la fédération dirigée par Mme Chiller, dans un pays où 91% des 220.000 gymnastes sont âgés de moins de 12 ans.

Il y aura une "tolérance zéro" envers les abus sexuels, assure la fédération. Elle vient de nommer une "coordinatrice sécurité enfants", Phoebe Pownall, qui sera chargée d'informer les clubs, entraîneurs, parents et gymnastes sur ce qui constitue un abus sexuel.

"Je pense que beaucoup de personnes ne comprennent pas ce qui relève de l'abus. On a tendance à penser que c'est marginal, mais ça ne l'est pas", a déclaré Mme Pownall à la presse australienne.

En 2012, une enquête nationale a révélé que plus de 4.000 institutions du pays, dont 344 dans le domaine du sport, étaient concernées par des abus sexuels sur des enfants.

"C'est partout. Il faut former les gens pour qu'ils comprennent que c'est un risque et il faut leur donner les moyens de changer les choses pour que les enfants soient en sécurité", a ajouté la coordinatrice.

"L'affaire Nassar" est le plus grand scandale de l'histoire de la gymnastique américaine: son ancien médecin sportif, Larry Nassar, a été reconnu coupable d'avoir abusé de près de 160 gymnastes, célèbres ou anonymes, pendant plus de vingt ans.

Nassar, 54 ans, est assuré de terminer ses jours derrière les barreaux après avoir écopé d'au moins 140 ans de prison dans plusieurs affaires.

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Vincent Bolloré en garde à vue dans une enquête sur des soupçons de corruption en Afrique

mar, 04/24/2018 - 11:40

L'industriel breton Vincent Bolloré a été placé en garde à vue mardi à Nanterre dans une enquête sur des soupçons de corruption autour de l'attribution de concessions portuaires en Afrique de l'Ouest, a appris l'AFP de sources proches du dossier, confirmant une information du Monde.

L'homme d'affaires est entendu dans le cadre d'une information judiciaire ouverte à Paris qui vise à déterminer si le groupe Bolloré a utilisé ses activités de conseil politique pour obtenir la gestion des ports de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée.

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Arménie: la commémoration du génocide offre un répit dans la crise politique

mar, 04/24/2018 - 11:28

Les autorités arméniennes ont célébré l'unité du pays mardi lors des commémorations du génocide arménien, observant un moment de répit dans un climat politique incertain au lendemain de la démission du Premier ministre Serge Sarkissian après onze jours de manifestations.

Le président Armen Sarkissian (sans lien de parenté avec Serge Sarkissian), le Premier ministre par intérim Karen Karapetian et les autorités religieuses du pays se sont rendus au mémorial dédié aux victimes des massacres perpétrés entre 1915 et 1917 sous l'Empire ottoman, situé sur une colline surplombant Erevan.

Nikol Pachinian, le député d'opposition qui a mené pendant onze jours la contestation victorieuse contre Serge Sarkissian, se rendra pour sa part avec ses partisans au mémorial à 15H00 locales (11H00 GMT).

Après une nuit de célébration ayant suivi l'annonce inattendue de la démission de l'ex-président et Premier ministre Serge Sarkissian, les rues d'Erevan étaient calmes, la plupart des habitants s'apprêtant à commémorer cette journée très importante dans l'histoire arménienne.

Rappelant la tragédie ayant frappé les Arméniens au début du 20e siècle, Karen Karapetian a déclaré dans un communiqué que "nous (les Arméniens, ndlr) traversons aujourd'hui une autre étape très difficile de notre histoire".

"Nous montrons au monde aujourd'hui que, malgré les difficultés et nos problèmes internes non résolus, nous restons ensemble et unis", a-t-il ajouté.

Lundi soir, Nikol Pachinian a affirmé devant ses partisans qu'il allait rencontrer Karen Karapetian pour entamer des négociations, une rencontre prévue mercredi car le 24 avril est férié chaque année en Arménie pour la commémoration du génocide.

"Notre révolution de velours a gagné mais ce n'est que le premier pas. Notre révolution ne peut pas s'arrêter à mi-chemin et j'espère que vous allez continuer jusqu'à la victoire finale", a déclaré l'opposant à ses supporters réunis sur la place de la République, dans le centre de la capitale arménienne Erevan.

- Vote à l'assemblée -

La bataille politique n'est pas terminée, le Parlement étant largement dominé par une coalition menée par le Parti républicain d'Arménie de Serge Sarkissian, qui dispose de 65 sièges sur 105. Un vote à l'Assemblée est prévu dans un délai de sept jours pour désigner un successeur au Premier ministre.

Ancien Premier ministre et vice-Premier ministre de Serge Sarkissian jusqu'à sa démission, Karen Karapetian est d'ailleurs un proche de l'ex-homme fort du pays et un membre du Parti républicain d'Arménie, au pouvoir sans interruption depuis près de 20 ans.

"Nous pouvons nous unir dans les moments critiques, négocier et chercher des solutions", avait déclaré Karen Karapetian, tout juste intronisé Premier ministre par intérim, lundi.

L'annonce surprise de la démission de Serge Sarkissian est intervenue lundi, quelques heures après la libération de Nikol Pachinian, interpellé la veille lors d'une manifestation. Il avait aussitôt rejoint les protestataires dans les rues d'Erevan, lançant: "Tout le monde a déjà compris que nous avons gagné!"

"Je quitte le poste de dirigeant du pays", a laconiquement déclaré Serge Sarkissian dans un communiqué annonçant son départ. "Nikol Pachinian avait raison. Et moi, je me suis trompé", a ajouté M. Sarkissian, élu Premier ministre la semaine dernière par les députés après avoir été président pendant dix ans.

N'ayant pas le droit de se représenter à un troisième mandat, il avait fait modifier la constitution pour renforcer les pouvoirs du Premier ministre avant de se faire nommer à ce poste, son successeur comme président n'ayant plus que des pouvoirs honorifiques.

Les manifestants reprochaient également à M. Sarkissian, un ancien militaire de 63 ans, de n'avoir pas su faire reculer la pauvreté et la corruption, alors que les oligarques ont toujours la haute main sur l'économie du pays.

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Françoise Nyssen contestée pour son action et son plan contre les déserts culturels

mar, 04/24/2018 - 11:26

Le plan de Françoise Nyssen pour lutter contre les déserts culturels s'attire les foudres des Centres dramatiques nationaux, qui se sont joints aux critiques croissantes contre l'action de la ministre à qui le gouvernement maintient sa confiance.

Dans une tribune sur le site de Libération, l'association des Centres dramatiques nationaux s'en est pris lundi soir au plan "Culture près de chez vous", projet phare de la ministre en faveur d'une plus grande accessibilité à la culture. Ils le jugent "inconséquent" et y voient "du mépris pour l?ensemble des acteurs culturels".

Mme Nyssen "a toute la confiance du Premier ministre, à n?en pas douter", a assuré mardi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux sur CNews, alors que le quotidien Libération consacre sa une mardi à la ministre, ancienne patronne des éditions Actes Sud, et aux "maladresses sur les dossiers dont elle a la charge", en évoquant notamment les projets de réforme dans l'audiovisuel public ou de "pass culture" pour les jeunes.

"Elle travaille sur des sujets structurants, demain la question de l?audiovisuel public (...) et je crois qu?elle est respectée dans le milieu de la culture", a estimé M. Griveaux, pour qui "ça durera (les attaques) le temps de quelques jours et puis ça passera comme d?autres modes."

"La ministre est au travail", a indiqué à l'AFP l'entourage de Mme Nyssen, refusant de commenter.

Dans leur tribune intitulée "Culture près de chez vous, mais sans nous", les Centres dramatiques nationaux, fer de lance du théâtre public en région, regrettent que le plan ne s'appuie pas sur la décentralisation, "c?est-à-dire la présence en région d?institutions d?envergure nationale, productrices d??uvres à rayonnement national (...) à l??uvre depuis soixante-dix ans."

Le plan présenté fin mars doit mobiliser 6,5 millions d'euros en 2018 avec l'objectif d'atteindre 10 millions en 2022 et ambitionne notamment de donner à voir les productions de la Comédie-Française dans les régions isolées (alors que cette dernière fait déjà des tournées en province) ou de faire circuler les chefs d'oeuvre des collections nationales.

"Demander aux établissements nationaux parisiens de rayonner davantage dans nos campagnes et autres zones blanches (...) relève au mieux d?une méconnaissance totale de la situation, au pire d?une irresponsabilité politique et d?un mépris pour l?ensemble des acteurs culturels", estiment les Centres dramatiques nationaux, dénonçant le "centralisme" de la démarche et le "saupoudrage" de moyens.

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Migrants: saisie confirmée pour le navire d'une ONG allemande

mar, 04/24/2018 - 11:26

La Cour de Cassation italienne a rejeté mardi la demande de l'ONG allemande Jugend Rettet de lever le séquestre sur leur navire, le Iuventa, qui avait été saisi en août 2017 sur des soupçons d'aide à l'immigration clandestine.

Le Iuventa, bateau de 33 mètres, a été saisi le 2 août près de l'île italienne de Lampedusa, dans le cadre d'une enquête ouverte en octobre 2016 en Sicile après les dénonciations de deux agents de sécurité engagés sur un autre navire humanitaire.

Images à l'appui, ils ont raconté avoir vu des membres de Jugend Rettet converser avec des complices présumés des passeurs et ramener après un sauvetage une barque en bois vers la Libye, où elle a été réutilisée pour faire partir d'autres migrants.

Mais l'ONG réfute toutes les accusations, expliquant qu'il s'agit d'une interprétation erronée du déroulé de deux journées de secours compliquées en juin 2017, avec de nombreuses embarcations en détresse, plusieurs navires de secours mais aussi des "pêcheurs de moteurs" souvent armés, qui viennent voler les moteurs des embarcations après, voire pendant, les sauvetages.

Une étude minutieuse du collectif Forensic Oceanography publiée vendredi, basée sur l'ensemble des images disponibles et sur les échanges radio dans la zone ces deux jours, a elle aussi réfuté les accusations, montrant par exemple que la barque en bois vide n'était pas tractée vers la Libye mais dans la direction opposée, pour ne pas déranger d'autres opérations de secours.

La cour n'a pas donné les motivations de sa décision, qui portait uniquement sur la saisie du navire pendant la poursuite de l'enquête judiciaire.

"Le cas Iuventa est un précédent. Le tribunal permet de criminaliser le sauvetage en mer et la solidarité envers d'autres êtres humains en fuite. Mais tant que des gens continueront de mourir en mer, nous continuerons notre combat", a réagi Philipp Külker, porte-parole de l'ONG, lors d'une conférence de presse à Berlin.

La semaine dernière, la justice italienne avait en revanche levé le placement sous séquestre du navire d'une ONG espagnole, Proactiva Open Arms, également soupçonnée d'aide à l'immigration clandestine parce que ses secouristes ont refusé de remettre des migrants aux garde-côtes libyens.

Mais un juge de Sicile a en effet estimé que la Libye n'était pas un pays sûr pour les migrants et que les secouristes avaient donc agi "en état de nécessité".

Ces derniers jours, plus de 1.500 migrants ont été secourus au large de la Libye et au moins 11 personnes ont trouvé la mort dans des chavirages.

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Journaliste assassinée à Malte: "personne ne sera protégé" dans l'enquête

mar, 04/24/2018 - 11:22

Les éventuels commanditaires de l'assassinat à Malte de la journaliste et blogueuse anticorruption Daphne Caruana Galizia seront poursuivis, s'ils sont découverts, "qui qu'ils soient", a assuré mardi à l'AFP le ministre maltais des Affaires étrangères, Carmelo Abela, de passage à Paris.

"Le gouvernement maltais accorde à cette affaire toute l'attention requise", a-t-il affirmé. "Nous voulons parvenir à découvrir qui a envoyé ces trois personnes qui sont actuellement emprisonnées".

Trois hommes, connus de la police maltaise pour leurs activités criminelles, ont été arrêtés et inculpés le 5 décembre. Ils ont plaidé non coupables d'avoir fabriqué la bombe qui a tué la journaliste et de participation à une organisation criminelle.

"Le gouvernement maltais veut savoir s'ils ont agi de leur propre chef ou s'ils ont un commanditaire", a-t-il ajouté. "Clairement, s'il y a des preuves qu'ils ont agi pour le compte de quelqu'un, ce quelqu'un, qui que ce soit, sera traduit en justice".

Dans cette enquête exceptionnelle, qui a attiré sur Malte l'attention du monde entier, "personne ne sera protégé, et nous l'avons dit depuis le premier jour" a ajouté le chef de la diplomatie maltaise. "Si quelqu'un apporte des informations, des preuves de l'implication de telle ou telle personne, l'offre de récompense d'un million d'euros que nous avons annoncée est toujours valide."

Quarante-cinq journalistes du monde entier ont récemment repris, dans le cadre du "Projet Daphne" mené par le consortium "Forbidden stories", le travail d'enquête de Daphne Caruana Galizia sur la corruption dans le plus petit pays de l'Union européenne.

Pendant six mois, ces 45 journalistes provenant de 18 médias internationaux ont travaillé ensemble pour éplucher l'énorme masse de documents laissés par Mme Caruana Galizia, tuée le 16 octobre 2017, à 53 ans, dans l'explosion de sa voiture piégée.

"Je peux comprendre la mobilisation des médias internationaux sur cette affaire", a commenté M. Abela, "elle le mérite, mais je voudrais en connaître les raisons. Il y a récemment eu un autre cas, en Slovaquie, l'assassinat d'un journaliste et de sa fiancée, et je constate qu'il n'y a pas la même mobilisation d'un consortium de journalistes".

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Génocide: dernière prise de parole de Karadzic devant ses juges en appel

mar, 04/24/2018 - 11:20

L'ex-chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic aura dix minutes mardi pour s'expliquer devant ses juges, après avoir exhorté la justice internationale à casser sa condamnation pour génocide et autres crimes graves, démentant avec véhémence avoir planifié un nettoyage ethnique dans les Balkans.

"Il n'est absolument pas possible que quelque chose qui m'est imputé dans ce jugement soit juste", a déclaré Radovan Karadzic au premier des deux jours du procès en appel à La Haye. "Mes déclarations ont été déformées, mes droits bafoués, des mobiles dissimulés", a ajouté le Serbe de 72 ans, en costume sombre et cravate rouge.

En 2016, le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) l'avait reconnu coupable et condamné à 40 ans de prison pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité pendant le conflit de Bosnie (1992-1995).

Mis en cause dans le massacre de Srebrenica et le siège de Sarajevo, l'ex-président de l'entité des Serbes du pays, la Republika Srpska, a dénoncé des "mythes" sur le déplacement des populations sur des bases ethniques.

Il assure au contraire avoir à l'époque ?uvré à la protection des minorités. "Un simulacre conçu pour induire en erreur la communauté internationale", a rétorqué l'accusation.

Mardi, après les répliques entre les deux parties, Karadzic aura la possibilité de s'adresser librement pendant dix minutes aux cinq juges du Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI) de l'ONU, qui a pris le relais du TPIY.

Après la mort pendant son procès de l'ancien président serbe Slobodan Milosevic, il est le plus haut responsable à rendre des comptes pour cette guerre qui a fait plus de 100.000 morts et 2,2 millions de déplacés entre 1992 et 1995.

Toujours considéré comme un "héros" par beaucoup des siens, il a fait appel sur 50 points de sa condamnation.

- Sommet du pouvoir -

"Nous sommes ici aujourd'hui pour vous demander de casser la condamnation de Radovan Karadzic et d'ordonner un nouveau procès", a déclaré son avocat, Peter Robinson.

La défense a de nouveau taxé le premier procès d'"inéquitable", faisant notamment valoir que Karadzic avait eu à choisir entre se représenter lui-même - ce qu'il avait fait - ou témoigner en sa faveur, au lieu de pouvoir faire les deux.

L'accusation a rejeté ces allégations pied à pied. Karadzic a "échoué à prouver toute injustice", a estimé l'un des procureurs, Mme Katrina Gustafson.

Dans son verdict, le TPIY considérait que l'accusé, "fer de lance des structures militaires, politiques et gouvernementales" des Serbes de Bosnie, avait cherché à diviser le pays.

Il a été reconnu coupable de génocide pour le meurtre de près de 8.000 hommes et garçons musulmans à Srebrenica en juillet 1995, le pire massacre commis en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.

Selon les juges, ce massacre s'inscrivait dans le cadre d'un "nettoyage ethnique" planifié par un trio regroupant Karadzic, son alter ego militaire, le général Ratko Mladic, et Slobodan Milosevic.

"Depuis le sommet du pouvoir, c'était Karadzic qui a scellé le destin des victimes de Srebrenica", a affirmé un autre procureur, Mme Laurel Baig.

L'accusation, qui demandait la prison à vie, a elle aussi fait appel du verdict de première instance, jugé trop clément.

- "Un monstre" -

C'est "un monstre", a lâché Munira Subasic, la présidente de l'association "Les mères de Srebrenica", qui a elle-même perdu son époux et son fils de 16 ans, et assistait à l'audience. "Karadzic est ni un être humain ni un animal parce qu'il n'a pas de sentiments", a-t-elle dit à l'AFP.

L'ex-psychiatre a aussi été condamné pour des persécutions, meurtres, viols, traitements inhumains ou transferts forcés, notamment lors du siège de Sarajevo, qui coûta la vie à 10.000 civils en 44 mois, ainsi que pour des camps de détention aux "conditions de vie inhumaines".

"Karadzic partageait l'objectif visant à répandre la terreur parmi la population civile" dans Sarajevo en la ciblant avec des pilonnages et des tirs isolés, a souligné un troisième procureur, Mme Barbara Goy.

L'accusé avait cependant été acquitté d'un des deux chefs d'accusation pour génocide, faute de preuves suffisantes pour affirmer, au-delà de tout doute raisonnable, qu'un tel crime avait été commis dans sept autres municipalités de Bosnie.

Un temps le fugitif le plus recherché du continent européen, Radovan Karadzic a été arrêté en 2008 après près de 13 ans de cavale. Il se cachait à Belgrade sous les traits d'un spécialiste de médecine alternative, arborant une barbe blanche nourrie.

Depuis 2009, il est derrière les barreaux du quartier pénitentiaire des Nations unies dans les dunes de La Haye, où il cohabite notamment avec Mladic, alias le "Boucher des Balkans", condamné à la perpétuité en novembre.

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