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Mis à jour : il y a 21 min 25 sec

Russes et Chinois soutiennent une reprise du tourisme au Moyen-Orient

sam, 01/20/2018 - 13:00

Chinois et Russes ont soutenu en 2017 une reprise du tourisme au Moyen-Orient, après une année 2016 morose, tandis que les visiteurs européens restaient réticents et préoccupés par la sécurité et l'instabilité politique dans la région.

Selon le bilan de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT), le Moyen-Orient a attiré 58 millions de visiteurs étrangers en 2017, soit 4,8% de plus que l'année précédente.

En 2016, le tourisme y avait baissé de 2,4%, sous le coup des attentats jihadistes perpétrés en Tunisie, en Egypte et en Turquie contre des lieux touristiques.

"Avec le temps, les gens oublient et reviennent", constate aussi le tunisien Jalel Gasmi, gérant du tour opérateur Granada Travel Services, au salon international du tourisme Fitur organisé cette semaine à Madrid.

Les pays du Moyen-Orient se fixent désormais des objectifs ambitieux en comptant sur trois piliers fondamentaux pour constituer leur clientèle: la Russie, la Chine et les visiteurs des pays voisins.

Même si dans le cas des Chinois, il ne faut pas s'endormir sur ses lauriers, avertit Marcus Lee, PDG de Welcome China, une entreprise dont la maison-mère, le groupe ICIF, comprend 11.000 sociétés du secteur.

Il explique qu'au moment de choisir une destination, les Chinois sont très attentifs à la sécurité - "c'est la première chose qu'ils demandent" - comme aux exigences de visas et s'inquiètent des connexions aériennes insuffisantes avec les pays du Moyen-Orient.

Mais surtout, leurs comportements se sont modifiés avec l'augmentation de leurs voyages et de leur pouvoir d'achat. "Il y a vingt ans, par exemple, quand les Chinois allaient en Europe, ils voulaient voir dix pays en dix jours: ce n'est plus le cas et maintenant nous nous concentrons sur un pays pendant dix jours", dit M. Lee.

- Marché arabe en Egypte -

Le cas de l'Egypte (+55% en 2017) - présidée depuis 2014 par le militaire Abdel Fattah al-Sissi- illustre bien le changement de profil des visiteurs.

En 2010, avant la révolution qui renversa le président Hosni Moubarak, "le marché européen, incluant la Russie, représentait près de 80%. Maintenant, c'est 52%", a indiqué au salon Fitur le directeur de l'Autorité égyptienne du Tourisme, Hesham El Demeiry.

"L'Inde et la Chine (contribuaient pour) 5% en 2010, plus de 12% maintenant. Et le marché (provenant des pays arabes) est passé de 15% à 30%", dit-il.

Quant à la Turquie de Recep Tayyip Erdogan, elle espère laisser définitivement derrière elle les effets des attentats et des turbulences politiques causées par le putsch manqué de juillet 2016 ou les purges qui ont suivi.

Le nombre de visiteurs, qui s'était réduit d'un tiers en 2016, a grimpé de 33% l'an passé. Et pour 2018 le pays espère atteindre les 40 millions de visiteurs.

Ankara compte sur les arrivées en provenance de Russie - première nationalité d'origine des touristes en 2017 - mais aussi sur les visiteurs de Géorgie, de Bulgarie, d'Iran et d'Ukraine.

Cependant le profit de ces derniers est celui d'"un touriste qui ne laisse pas beaucoup d'argent, en tout cas pas autant qu'un Européen ou un Américain", dit à l'AFP Ahmet Okay, gérant du tour-opérateur Gusto Turismo, présent au Fitur.

A son côté, Baris Uçar, directeur adjoint des ventes de la chaîne hôtelière Titanic Hotels, relève que son principal marché, la clientèle américaine et européenne, s'est réduit de 25 à 30% en 2017. Celle du Moyen-Orient a augmenté d'autant, ce qui a permis à son activité de rester stable.

Les tours-opérateurs de Tunisie s'accordent également à dire que les Russes, les Chinois et dans une moindre mesure les Français sont revenus en masse dans le pays, où les visiteurs ont augmenté de 23% l'an dernier.

Mais pas les Espagnols: "l'objectif pour 2018, c'est de récupérer tout le marché classique, c'est-à-dire la France, l'Italie, l'Espagne et le Royaume-Uni", dit Jalel Gasmi, gérant de Granada Travel Services.

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Ski: la revanche de Lindsey Vonn lors de la seconde descente de Cortina

sam, 01/20/2018 - 13:00

Deuxième vendredi à cause d'une grosse faute, l'Américaine Lindsey Vonn a pris sa revanche samedi avec un net succès lors de la seconde descente de Cortina d'Ampezzo, signant sa 79e victoire en Coupe du monde et la 12e dans la station italienne.

Six victoires en descente, six en Super G: la station des Dolomites est la deuxième maison de l'Américaine, celle où elle a décroché le plus de succès après Lake Louise (18).

"Je suis tellement heureuse. J'aime toujours autant skier ici, c'est une piste parfaite pour moi", a-t-elle déclaré à la Rai après cette nouvelle victoire, la 79e de sa fantastique carrière.

Vonn se rapproche donc encore un peu plus du record absolu, les 86 succès du Suédois Ingemar Stenmark. Et dimanche, elle aura une nouvelle occasion avec le Super G disputé sur la même piste, l'Olimpia delle Tofane.

Surtout, à trois semaines des Jeux Olympiques de Pyeongchang, elle monte en puissance et envoie un message très clair à ses concurrentes.

"J'ai bien programmé ma saison. Je n'ai pas super bien débuté mais je voulais simplement arriver en forme aux JO et c'est ce qui se passe. J'ai trouvé la confiance et quoi qu'il arrive désormais, je serai prête pour les Jeux", a-t-elle lancé.

Plus rapide et plus agressive que toutes ses rivales, Vonn a devancé samedi de près d'une seconde la skieuse du Liechtenstein Tina Weirather et une autre Américaine, Jacqueline Wiles, qui a décroché dans les Dolomites le deuxième podium de sa carrière.

- frayeur pour Goggia -

"Je suis vraiment heureuse de cette 12e victoire à Cortina et heureuse aussi d'avoir comme hier une Américaine avec moi sur le podium", a expliqué Vonn.

Vendredi, l'autre Américaine était Mikaela Shiffrin, qui avait pris la 3e place. Samedi, elle est restée plus prudente et a manqué un peu de vitesse. Elle s'est tout de même classée 7e et conserve la tête du classement général de la Coupe du monde.

L'Italienne Sofia Goggia, qui s'était imposée vendredi, a de son côté chuté sur le saut du haut de parcours. Elle conserve néanmoins la première place de la Coupe du Monde de descente.

"Heureusement, ça va. J'ai réussi à contrôler un peu la chute, donc ça va. Sur le saut je n'ai pas réussi à bien fermer la trajectoire. Ensuite je suis restée en l'air et j'ai atterri sur l'arrière des skis", a expliqué Goggia.

Après leur triplé de la semaine dernière à Bad Kleinkirchheim et la victoire de Goggia vendredi, les Italiennes sont cette fois restées en retrait avec la 9e place de Johanna Schnarf comme meilleur résultat.

Les autres outsiders, comme l'Autrichienne Cornelia Huetter qui s'est classée 10e ou la Suissesse Lara Gut qui n'a réussi que le 13e chrono, n'ont pas fait mieux.

Côté français, il n'y a rien de très positif à retenir. Aucune skieuse n'a réussi à intégrer le Top 20. La meilleure a été Tiffany Gauthier, qui a pris la 23e place. Jennifer Piot a fini 28e et Laura Gauche 29e. Les autres sont au-delà de la 30e place.

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Notre-Dame-des-Landes: libération de la "route des chicanes" lundi

sam, 01/20/2018 - 12:40

Les opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, finalement abandonné par le gouvernement, ont annoncé la libération lundi d'une route départementale d'accès à la ZAD, entravée par des chicanes, dans un document reçu samedi par l'AFP.

"On vous invite donc à venir lundi 22 janvier, dès 10h au "Lama Faché" autour d?un café, pour reboucher les trous et enlever les chicanes", écrivent ces opposants dans un document intitulé "invivation à chantier collectif sur la D281".

"Prendre cette décision, c?est sûr, n?a pas été facile et ce n?est pas seulement de gaité de c?ur que nous voulons transformer cette route" mais "c?est parce que nous pensons un futur commun et avons confiance dans notre force collective que nous vous appelons à faire ce chantier entre +nous+, sans la presse, dit l'Acipa.

"Cette route était et restera un symbole de notre résistance commune, et c?est tous ensemble que nous mettons en ?uvre son usage partagé, puisque qu?il n?y aura pas d?aéroport", écrit l'Acipa.

L'association met en garde contre d'éventuelles expulsions des occupants de la ZAD. "Nous portons ceci collectivement, et collectivement nous pourrions revenir sur cette décision si des menaces d?expulsion venaient à se concrétiser, en refermant cette route et les autres traversant la ZAD, écrit-elle.

Pour que les automobilistes puissent de nouveau circuler "tranquillement" sur la route, "il y a aura immédiatement des ralentisseurs provisoires, puis par la suite des ralentisseurs pérennes, et des voies de passage seront créées pour nos amis tritons, salamandres et autres habitants du bocage", annonce l'Acipa en appelant à un rassemblement "avec pique-nique, pelles, gants, fourche, grands sacs de ferme et volonté".

La route des chicanes était obstruée depuis cinq ans par divers obstacles (pneus, épaves de véhicules, barricades en tous genres) et "gardée" quasiment en permanence depuis des cabanes et miradors. Sa libération fait débat depuis de longs mois au sein du mouvement anti-aéroport.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a donné jusqu'à "la fin de la semaine prochaine" aux opposants pour libérer les routes d'accès à la zone de Notre-Dame-des-Landes, ajoutant qu'il préférait le faire "par la discussion et la négociation" plutôt que par la force.

Ils devront "dégager la route" et "s'ils ne le font pas d'eux-mêmes, les gendarmes iront la dégager", a déclaré la préfète de la région Pays de la Loire, Nicole Klein, fixant l'échéance au "milieu de semaine prochaine".

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RDC: derrière les marches interdites, des intellectuels qui vivent cachés

sam, 01/20/2018 - 12:35

Derrière l'appel à des "marches pacifiques" dimanche contre le maintien du président Joseph Kabila au pouvoir en République démocratique du Congo se trouve un collectif de huit intellectuels proches de l'Eglise catholique déterminés à "aller jusqu'au bout" et qui affirment vivre dans la clandestinité depuis fin décembre.

Ce "comité laïc de coordination" appelle de nouveau les Congolais à marcher après la messe "avec nos rameaux de paix, nos bibles, nos chapelets, nos crucifix, pour sauver le Congo", malgré l'interdiction décrétée par le vice-gouverneur de Kinshasa.

Les initiateurs de la contestation affirment avoir quitté leur domicile et se cacher dans la capitale depuis le 28 décembre, trois jours avant leur première marche.

La dispersion de cette manifestation du 31 décembre dernier, elle aussi interdite, a fait six morts à Kinshasa selon les Nations unies et la nonciature apostolique, aucun en lien avec les événements, d'après les autorités.

"Ils sont rentrés dans les églises, ils ont profané des églises, c'était inimaginable", s'indigne la porte-parole du groupe, Leonnie Kandolo, qui affirme qu'un corps parmi les six victimes n'a pas été rendu à la famille.

Cette femme élégante d'une cinquantaine d'années, qui se présente comme une chef d'entreprise diplômée en gestion de Bruxelles et engagée dans la lutte contre le sida, affirme être sous le coup d'un mandat d'arrêt avec ses camarades.

- 'Braver la peur' -

Des mandats d'amener ont été émis contre cinq membres du comité, a affirmé à l'AFP un magistrat du parquet après l'entretien avec la porte-parole et deux autres membres du groupe quelque part dans la capitale.

"On a peur. Je suis comme tout le monde, j'ai peur. Je suis terrorisée pour mes enfants, qui sont seuls depuis le 28 décembre", avoue Mme Kandolo, rencontrée par l'AFP quelque part à Kinshasa.

"Il faut braver la peur", ajoute la porte-parole qui se présente comme une "femme de caractère".

Les membres du collectif s'organisent.

"Le premier noyau comprend huit personnes. Les autres, on ne les montre pas. Comme il y a des mandats d'arrêt contre nous, si nous on tombe, il faut que les autres puissent prendre le relais sans être arrêtés", dit-elle.

Le "comité laïc de coordination" a surgi dans la crise politique congolaise le 2 décembre pour relayer un appel de l'épiscopat du 23 juin 2017 intitulé "le pays va très mal, debout Congolais!".

Leurs revendications: libération des prisonniers politiques, retour des opposants en exil et, surtout, inviter le président Kabila à déclarer qu'il ne briguera pas un troisième mandat conformément à la Constitution de 2006.

Bref, pour la plupart des mesures de "décrispation politique" prévues dans l'accord majorité-opposition de la Saint-Sylvestre 2016 parrainé par l'épiscopat, qui prévoyait des élections fin 2017.

La commission électorale a annoncé le 5 novembre 2017, qu'elle renvoyait les élections au 23 décembre 2018. Le deuxième et dernier mandat du président Kabila a pris fin le 20 décembre 2016 d'après l'actuelle Constitution.

- 'Mobutu, Kabila, même chose' -

"Certains de nous se sont mis en contact avec le cardinal (Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa, ndlr). On a obtenu une reconnaissance par un acte canonique", poursuit la porte-parole du collectif.

Discret avant la marche du 31 décembre, le cardinal Monsengwo, proche du pape François, a dénoncé par la suite la "barbarie" de la répression et souhaité que "les médiocres dégagent", s'attirant ouvertement les foudres des pro-Kabila.

Les revendications sociales aussi affleurent dans le discours des protestataires.

"Les gens vivent dans des conditions inhumaines, inacceptable", dit la porte-parole qui dénonce le manque d'eau, d'électricité, les enfants privés d'école, les Congolais qui "mangent une fois par jour ou une fois tous les deux jours".

D'après leur CV, les huit sont principalement professeurs d'université, tous militants chevronnés, pour certains des anciens de la lutte contre la dictature du maréchal Mobutu Sese Seko (1965-1997).

C'est le cas du dramaturge et professeur de littérature anglo-américaine Thierry Nlandu, déjà en activité à l'époque de la marche catholique de février 1992 dont la répression avait fait plusieurs dizaines de morts.

"Affronter la dictature de Mobutu comme affronter la dictature de Kabila, c'est pratiquement la même chose. Ce sont deux régimes qui se manifestent par des violences atroces envers la population et qui ont appauvri le pays. La seule différence avec le régime Kabila, c'est qu'on a réussi à créer une illusion de démocratie", estime-t-il.

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États-Unis : le "shutdown", une histoire de bras de fer entre républicains et démocrates

sam, 01/20/2018 - 12:23
Un an jour pour jour après l'arrivée au pouvoir de Donald Trump, les États-Unis se retrouvent dans une période de turbulences, avec la fermeture partielle de l'administration fédérale. Depuis 1976, il s'agit du 19e "shutdown".
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Open d'Australie: Berdych pour la dixième fois en deuxième semaine

sam, 01/20/2018 - 12:22

Le Tchèque Tomas Berdych, 20e mondial, s'est qualifié pour les huitièmes de finale de l'Open d'Australie pour la dixième fois en battant l'Argentin Juan Martin Del Potro (10e), en trois sets 6-3, 6-3, 6-2, samedi à Melbourne.

Le Tchèque, âgé de 32 ans et l'un des joueurs les plus réguliers de la décennie, espère renverser la vapeur après une saison et demie difficile. Malgré une demi-finale à Wimbledon l'an passé, il est sorti en janvier 2017 du top 10, dont il faisait partie sans discontinuer depuis 2010.

Del Potro retrouvait lui l'Open d'Australie pour la première fois depuis 2014. Il avait raté les éditions 2015 et 2016 à cause de blessures et avait renoncé à celle de 2017 dans la foulée de sa victoire en Coupe Davis.

L'Argentin avait fait son retour sur le circuit en 2016 après plusieurs opérations au poignet. Il a notamment été finaliste aux jeux Olympiques de Rio. En Grand Chelem, son meilleur résultat depuis sa réapparition est une demi-finale au dernier US Open.

Samedi, il n'a jamais existé face à Berdych, qui l'a bombardé de premières balles (20 aces). Le Tchèque a réussi deux fois plus de coups gagnants que lui (52 à 26).

Berdych, deux fois demi-finaliste à l'Open d'Australie (2014, 2015), affrontera l'Italien Fabio Fognini (25e) en huitième de finale.

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Menus sans porc dans les cantines: Philippot "pas pour qu'on ouvre la polémique"

sam, 01/20/2018 - 12:20

Le président des Patriotes Florian Philippot n'est "pas pour qu'on ouvre la polémique" sur la suppression des menus sans porc dans les cantines scolaires, estimant sur Franceinfo que les mairies FN qui l'ont décidé "retomberont dans la stratégie de 1995, où les communes Front national étaient juste là pour faire des polémiques".

Interrogé sur la suppression de menus sans porc dans les cantines scolaires, décidée par la mairie de FN de Beaucaire, M. Philippot a dit qu'il n'était "pas pour qu'on ouvre une polémique là-dessus, il n'y a pas de soucis la plupart du temps, j'ai toujours connu des cantines scolaires (...) où il y avait généralement deux choix, et donc on n'a pas à créer une polémique pour une polémique", a-t-il affirmé.

"Sinon, on retombera, ils retomberont dans la stratégie de 1995, où les communes du Front national étaient juste là pour faire des polémiques régulièrement, mais ça ne menait à rien", a-t-il ajouté.

Le président des Patriotes s'est dit certain que "le FN n'arrivera jamais" au pouvoir.

"Les culs de sac, que ce soit Front national, La France Insoumise, qui ne mènent à rien, qui peuvent faire un peu de bruit mais qui ne mènent à rien, tout le monde le sait, qui mène simplement à avoir 40 ans de Macron et consorts au pouvoir, ça doit cesser", a-t-il dit, estimant qu'il fallait "aller vers un patriotisme connectée à la société française de 2018".

"Le patriotisme moderne c'est aller sur l'écologie, la santé, les déserts médicaux", a-t-il dit, souhaitant par exemple qu'on oblige les médecins libéraux à aller exercer 5 ans dans un désert médical".

Enfin M. Philippot, qui estime qu'il manque en France "à peu près 40.000 places de prison pour être simplement à la moyenne" européenne, a souhaité que l?administration pénitentiaire ne relève plus du ministère de la Justice, mais "du ministère de l'Intérieur", car "cela aurait un peu plus de sens", notamment pour la lutte conte le terrorisme, la lutte contre la grande criminalité".

Il a notamment jugé que "pour la communauté du renseignement c'est très important", car l'administration pénitentiaire "capte de l'information en prison".

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Offensive turque sur Afrin : "C'est une opération qui va durer"

sam, 01/20/2018 - 12:19
"Les tirs d'artilleries lourdes restent assez sporadiques. Or, pour lancer une opération militaire, il faudrait que ces tirs soient beaucoup plus intenses", décrypte Fatma Kizilboga, envoyée spéciale de France 24 à Antakya à la frontière turco-syrienne.
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Open d'Australie: Djokovic plus à l'aise à la fraîche

sam, 01/20/2018 - 12:17

Plus à l'aise à la fraîche que dans la canicule, Novak Djokovic s'est qualifié pour les huitièmes de finale de l'Open d'Australie en battant l'Espagnol Albert Ramos en trois sets 6-2, 6-3, 6-3, samedi à Melbourne.

Au tour précédent, le Serbe avait perdu un set dans un match de piètre qualité, disputé par une chaleur écrasante, contre le Français Gaël Monfils. Samedi, il s'est promené face au 22e mondial, en soirée. Les températures étaient de toute façon revenues à la normale dans la journée.

La seule alerte a été un temps mort médical qu'il a demandé au deuxième set pour se faire masser le bas du dos. Mais l'épisode ne l'a pas empêché de continuer sur le même rythme pour s'imposer en 2h 21 min.

"Ce n'était pas si facile, il a fallu que je me batte pour gagner les points car il remet beaucoup de balles, mais je suis content de mon niveau de jeu", a dit le sextuple vainqueur du tournoi.

Djokovic a fait son retour à la compétition après six mois d'arrêt, dus à une blessure au coude, pendant lesquels il est redescendu à la 14e place mondiale.

En huitième de finale, il affrontera le Sud-Coréen Chung Hyeon (58e). "Les matchs vont être plus durs à partir de maintenant. Chung a remporté une grande victoire sur Alexander Zverev qui avait fait une superbe saison 2017", a dit le Serbe.

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A Saint-Martin, les assurances disent être face à "une situation inédite"

sam, 01/20/2018 - 12:14

A Saint-Martin, les assureurs, critiqués pour les retards d'indemnisations après le passage de l'ouragan Irma en septembre, disent être "face à une situation inédite", avec à un montant des dommages qui s'élève à 1,8 milliard d'euros.

"Nous sommes conscients de l?impatience", a dit Arnaud Chneiweiss, le délégué général de la Fédération française de l?assurance de passage à Saint-Martin en fin de semaine dernière, accompagné de Stéphane Pénet, le directeur des assurances de dommages et de responsabilité.

"Il faut aussi comprendre que c?est une situation inédite et que la situation est difficile parce qu?il faut traiter chaque contrat au cas par cas", a déclaré M. Chneiweiss, espérant que les paiements seraient faits avant mi-février.

"Il faut avoir conscience que c?est un événement majeur dans l?histoire des assurances depuis l'existence du régime de catastrophe naturelle. Le montant des dommages assurés s?élève à 1,8 milliard d'euros", ont ajouté les représentants des assureurs.

En tout, 24.000 sinistres assurés ont été enregistrés sur les îles du nord. 16.000 sinistres à Saint-Martin pour 970 millions d'euros de dégâts et 8.000 sinistres à Saint-Barthélemy pour 830 millions d?euros.

Pour justifier les délais importants du traitement des dossiers, les assureurs évoquent d'abord le temps de mise en place du processus. Il a fallu environ 50 jours pour que la centaines d'experts arrivent à Saint-Martin. "Après Irma, il y avait un problème d'accès à l'île, d'électricité, d'internet, de logement. C'est un retard au départ qu'on a du mal à rattraper aujourd'hui", dit Arnaud Chneiweiss.

l y a beaucoup de copropriétés à Saint-Martin. C'est assez inédit", affirme Stéphane Pénet. "On ne retrouvait pas certains propriétaires. Certains ont investi en défiscalisation et se désintéressent totalement du bien. C'est un facteur qui a rallongé le traitement des dossiers".

Le troisième élément d'explication touche aux experts. "Toutes ces démarches de vérification des documents officiels et de négociations de devis expliquent le retard de transmission des rapports d'expertise aux assureurs. On constate aussi un important emploi des experts d'assurés. Certains d'ailleurs sont dans la démesure. Mais globalement, les litiges et négociations ralentissent le processus", disent les représentants des assureurs.

Enfin, le faible nombre d?artisans présents à Saint-Martin constitue un problème: "le volume des professionnels du BTP n?est pas calibré à l'importance des travaux à réaliser. Il y a une très forte demande, les artisans sont submergés de demandes et la constitution des devis prend du retard", affirment les assureurs. "Il faut que des artisans de Guadeloupe et de Martinique viennent modérer l?inflation. Parce que la demande est forte et les prix grimpent".

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Affaire Kerviel: 10 années de procédures après une perte financière inédite en France

sam, 01/20/2018 - 12:00

Une perte colossale imputée à un trader, dix ans de procédures et des coups d'éclat à répétition: la bataille entre Société Générale et Jérôme Kerviel a dépassé le cadre des salles d'audience pour conjuguer procès de la finance, politique et même religion.

Lorsque la banque française révèle, le 24 janvier 2008, qu'elle a perdu près de 5 milliards d'euros après que l'un des siens a pris, seul, 49 milliards d'euros de positions dissimulées par des opérations fictives, c'est la stupeur. Aujourd'hui "l'affaire Kerviel", sans précédent en France, n'est toujours pas totalement bouclée.

Dans le dernier épisode en date, l'ancien trader a été déclaré en septembre 2016 "partiellement responsable" du préjudice subi par Société Générale et a été condamné à lui verser un million d'euros. Une demi-victoire pour celui qui devait initialement débourser 4,9 milliards d'euros.

La banque, elle, se voit désormais réclamer par le fisc le remboursement du crédit d'impôt de 2,2 milliards d'euros dont elle a pu bénéficier juste après la fraude, puisque la faute n'est plus totalement imputée à Jérôme Kerviel.

Au pénal, l'ex-trader a été condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, pour abus de confiance, faux et usage de faux ainsi que pour manipulations informatiques. Il a passé un peu plus de 150 jours en détention et n'est plus sous bracelet électronique depuis juin 2015.

L'affaire a connu de nombreuses ramifications, dont certaines n'ont pas encore connu leur aboutissement.

L'une d'elles a été dépaysée à Lille: une enquête est en cours pour atteinte à la vie privée après une plainte d'une ex-membre de la section financière du parquet de Paris chargée du dossier, Chantal de Leiris, enregistrée à son insu par une policière, Nathalie Le Roy.

Dans cet enregistrement, Mme de Leiris déclare que "Société Générale savait" les risques pris par son ex-trader.

Ce dossier a valu à Jérôme Kerviel et à son ancien avocat, David Koubbi, d'être placés en garde à vue et de voir leur domicile et cabinet perquisitionnés. Les enquêteurs cherchent à savoir dans quelles conditions ils ont pris connaissance de l'enregistrement en question.

Indissociables pendant plusieurs années, tous deux ont multiplié les coups médiatiques, afin de porter la cause défendue par l'ancien trader se posant en héraut de la lutte contre les dérives de la finance.

En point d'orgue, MM. Kerviel et Koubbi avaient pu brièvement rencontrer le pape sur la place Saint-Pierre à Rome en février 2014.

- "Symbole de résistance" -

Jérôme Kerviel avait ensuite entamé une marche jusqu'à Paris, finalement interrompue à Menton où il fut arrêté. Ce périple avait été suivi minute par minute par les chaînes d'information en continu à l'approche de la frontière franco-italienne.

L'ex-salarié de Société Générale a été soutenu dans son combat par des personnalités politiques de tous bords: il s'est aussi bien affiché à la Fête de l'Humanité aux côtés de Jean-Luc Mélenchon qu'à un meeting, à l'autre bout de l'échiquier politique, de Nicolas Dupont-Aignan, qui l'a présenté comme "un symbole de résistance".

L'ancien "golden boy" espère désormais obtenir une révision de sa condamnation pénale et sa demande est actuellement entre les mains de la commission d'instruction de la Cour de cassation.

Mais deux revers judiciaires subis l'été dernier ont hypothéqué cette éventualité: les magistrats instructeurs ont rendu deux non-lieux dans des volets où la probité de la banque était mise en cause, notamment pour "subornation de témoin" et "faux et usage de faux".

"Aucun élément ne va dans le sens d'une quelconque manoeuvre frauduleuse du groupe bancaire pour peser sur le résultat de l?enquête", avait estimé le parquet dans ses réquisitions.

"Ce double échec judiciaire le prive de toute chance de succès dans sa tentative d'obtenir la révision de son procès", avait réagi auprès de l'AFP Jean Veil, avocat de Société Générale.

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Fessenheim: Sébastien Lecornu visite la centrale nucléaire

sam, 01/20/2018 - 11:58

Le secrétaire d'Etat auprès du ministre écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, s'est rendu samedi matin à la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin), au terme d'un déplacement de trois jours consacré à la fermeture du site fin 2018 ou en 2019, a-t-on appris auprès de son entourage.

"Le sens de sa visite est d'avoir un échange sur la situation de la centrale et d'une manière globale sur la politique énergétique du pays", a indiqué à l'AFP son entourage.

M. Lecornu est arrivé à la centrale vers 08H00 et "a fait plusieurs étapes, notamment à la salle des machines et d'autres installations", accompagné du maire de Fessenheim, Claude Brender, de la présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, et du député (LR) de la circonscription, Raphaël Schellenberger, a précisé cette même source.

La visite devrait durer "la matinée, jusqu'au déjeuner", a-t-elle ajouté.

Vendredi, M. Lecornu avait installé à la préfecture de Colmar le comité de pilotage sur la reconversion du site nucléaire de Fessenheim, la doyenne du parc français qui doit fermer fin 2018 ou en 2019.

"La centrale fermera, j'assume cette décision, (...) Je ne viens pas avec un chèque, mais je ne viens pas les mains vides. Il s'agit de construire un projet pour le territoire qui soit exemplaire", avait assuré le secrétaire d'Etat lors de l'inauguration du comité.

Le site emploie directement 850 salariés d'EDF et 330 salariés permanents d'entreprises prestataires, sans compter les 2.000 emplois indirects et induits.

"C'était utile qu'il vienne quand même pour se rendre compte de l'installation, que ce n'est pas une vieille installation. Elle est encore tout à fait en capacité de fonctionner de longues années", a réagi samedi auprès de l'AFP le maire de Fessenheim, Claude Brender. "C'est un véritable gâchis industriel", a-t-il regretté.

Selon M.Brender, "il n'y avait quasiment personne sur le site (samedi matin), on a croisé quelques salariés".

Située tout près de la frontière avec la Suisse et avec l'Allemagne, la centrale de Fessenheim a été mise en service en 1977. Elle comporte deux réacteurs à eau pressurisée d'une puissance de près de 900 mégawatts (MW) chacun qui produisent l'équivalent de 65% de l'électricité consommée en Alsace.

Depuis de nombreuses années, les écologistes français, allemands et suisses dénoncent sa vétusté. L'installation est construite sur une zone sismique et en contrebas du Rhin.

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MMA: Francis Ngannou, l'exil, la rue et bientôt le titre ?

sam, 01/20/2018 - 11:47

Migrant, un temps sans-abri et désormais étoile montante des MMA, le Camerounais Francis Ngannou joue samedi à Boston sa première chance pour un titre chez les lourds dans la plus prestigieuse des ligues, l'Ultimate Fighting Championship (UFC) américaine.

Face au champion en titre, l'Américain Stipe Miocic, le combattant de 31 ans est donné favori, quatre ans après ses débuts dans ce sport de combat extrême (qui associe plusieurs disciplines et permet coups de pied, poing, genou, coude et passages au sol), dont deux au sein de l'UFC.

Avant de se convertir aux MMA, c'est de boxe anglaise dont Ngannou rêvait. Ce rêve et l'absence de perspectives dans son pays d'origine l'ont poussé à prendre les chemins de l'exil, vers Paris, en 2013, quitte à vivre d'abord dans la rue.

"Du Cameroun à la France, c'est l'histoire d'un jeune qui n'a pas eu beaucoup de chance dans la vie mais qui ne s'est pas résigné, qui s'est permis de rêver", résume-t-il. "Je combats contre un sort qui m'était destiné, une situation à laquelle j'étais condamné."

Assis sur un tatami de la MMA Factory, dans le 12e arrondissement, en avril dernier, le colosse (1m93, 113 kg) raconte le divorce de ses parents quand il avait six ans, les années balloté chez les proches qui acceptent de l'accueillir, les étés à travailler dans des carrières de sable pour payer ses courtes études, les petits jobs à l'âge adulte...

"A un moment, j'ai décidé de ne plus être la victime de la vie, de ne plus subir mais de faire face, de combattre, et j'ai pris des initiatives, poursuit le natif de Batié (ouest du Cameroun). Quand je suis arrivé en France, c'était l'occasion tant rêvée de me réaliser".

La voix est douce, posée, l'homme calme, mesuré. Bien loin de l'image que l'on se fait du combattant de MMA, particulièrement quand il a ce gabarit, le surnom de "prédateur" et une prédilection pour les victoires expéditives (7 sur 11 dans le premier round, pour une seule défaite).

- 'Blindé' -

"Francis est ultra-agressif. Au-delà de gagner des combats, il les gagne de la façon la plus spectaculaire possible", commente l'ancien combattant devenu entraîneur Fernand Lopez Owonyebe.

C'est lui qui a convaincu Ngannou de s'essayer aux MMA, quand celui-ci, à peine arrivé à Paris, les poches presque vides et sans personne pour l'accueillir, écumait les salles afin de réaliser son rêve de devenir champion du monde de boxe.

"La nature lui a donné un héritage génétique qui fait que, physiquement, il est blindé", ajoute le mentor, qui a laissé son poulain partir s'entraîner sans lui aux Etats-Unis l'an dernier. "Pour un poids lourd, il est au-dessus de toutes les courbes pour toutes les qualités physiques: force, vitesse, endurance, coordination, rapidité, souplesse, il a tout."

Le mental également. "Il a traversé certaines choses qui murissent un homme de manière anticipée, estime Owonyebe. Les difficultés deviennent pour lui un passe-temps parce que c'est beaucoup plus simple que ça qu'il a vécu."

Ngannou "rêve grand", ne manque pas de confiance en lui et assume la dose d'orgueil qui fait les champions.

Si cet admirateur de Mike Tyson a finalement délaissé la boxe, c'est en grande partie parce qu'il a perdu son deuxième combat de MMA. "Il était hors de question que j'arrête sur une défaite", explique-t-il.

L'objectif, lui, est resté le même: "devenir N.1 en sport de combat" pour enfin "clore le chapitre difficile de (son) enfance, de (son) adolescence".

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Open d'Australie: Novak Djokovic qualifié pour les 8e de finale

sam, 01/20/2018 - 11:46

Le Serbe Novak Djokovic s'est qualifié pour les huitièmes de finale de l'Open d'Australie en battant l'Espagnol Albert Ramos, 22e mondial, en trois sets 6-2, 6-3, 6-3, samedi à Melbourne.

Le sextuple vainqueur du tournoi, descendu à la 14e place mondiale après six mois d'arrêt, affrontera au prochain tour le Sud-Coréen Chung Hyeon (58e).

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Entre la Russie et le Conseil de l'Europe, le spectre d'une crise durable

sam, 01/20/2018 - 11:40

Près de quatre ans après avoir privé la Russie de ses droits de vote à l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, la plus vieille institution européenne cherche une issue pour éviter un éloignement durable voire définitif de Moscou.

Sauf coup de théâtre, les 18 parlementaires russes, suspendus depuis avril 2014, en riposte à l'annexion de la Crimée par Moscou, ne devraient pas se présenter lundi à la première session de l'année de l'Assemblée parlementaire, organe consultatif du Conseil de l'Europe (APCE).

En tant qu'Etat membre du Conseil, la Russie peut présenter une délégation de parlementaires au début de chaque session annuelle. Seule condition: être acceptée par les 46 autres délégations.

Mais il y a peu chance que cela se produise. "Une partie du Donbass étant toujours hors du contrôle de Kiev, et la Crimée restant annexée, ce serait un signal très étrange si cette sanction était levée. La nouvelle majorité (de l'APCE) serait alors obligée d'expliquer ce qui a changé sur le terrain", analyse Lauri Mälksoo, spécialiste des relations entre la Russie et le Conseil de l'Europe.

La question du retour des parlementaires russes à l'assemblée, auquel s'oppose fermement l'Ukraine, est pourtant cruciale pour l'avenir du Conseil.

D'autant que les autorités russes, en guise de protestation, ont décidé fin juin 2017 de geler leur contribution annuelle de 33 millions d'euros au budget du Conseil de l'Europe.

Un coup dur pour l'institution strasbourgeoise, dont Moscou est l'un des six principaux contributeurs avec l'Italie, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et la Turquie.

Fin février, la Russie devrait théoriquement s'acquitter de la première partie de sa contribution pour le budget 2018, mais des "rumeurs contradictoires" courent sur ce versement, selon un diplomate.

Au désengagement financier de Moscou s'ajoute celui de la Turquie qui a annoncé en novembre ne plus vouloir faire partie des principaux contributeurs et a réduit sa contribution de 33 à 13 millions d'euros millions pour l'année 2018.

"Si la Russie ne verse pas sa contribution de 33 millions d'euros, le budget du Conseil de l'Europe risque d'accuser un trou de 50 millions d'euros. C'est beaucoup", s'inquiète le représentant d'un Etat membre.

"Des mesures préventives" ont été prises et "certains crédits gelés" pour éviter l'impasse budgétaire, indique ce diplomate.

L'APCE compte 318 députés issus des Parlements nationaux des 47 pays membres du Conseil de l'Europe. La Russie l'a rejoint en 1996, après la fin de l'Union soviétique.

- Le risque d'un 'désengagement progressif' -

Ces tensions avec Strasbourg sont prises au sérieux par les organisations de défense des droits de l'homme russes, qui craignent que plus de 140 millions de citoyens russes ne se retrouvent sans la protection de la CEDH, le bras juridique du Conseil, qui veille au respect de la Convention européenne des droits de l'Homme.

"La Russie n'a jamais eu l'intention de quitter le Conseil de l'Europe", a assuré à l'AFP Ivan Soltanovski, ambassadeur de Russie auprès du Conseil.

"Le fait que la Russie ne participe pas actuellement à l'Assemblée parlementaire ne signifie aucunement que mon pays cherche à limiter ou réduire sa coopération au sein des autres instances du Conseil", a-t-il insisté.

"Mais si ces tensions se poursuivent, il y a le risque d'un désengagement progressif de Moscou", nuance une source diplomatique occidentale.

Sur le plan juridique, le bras de fer a pris une tournure nouvelle: en 2015, la Cour constitutionnelle russe s'est donné le droit de refuser l'application d'une décision de la CEDH.

Le danger d'une telle décision, "c?est que les grandes puissances, comme la Russie, choisissent ce qu?elles veulent et peuvent imposer un souverainisme juridique", affirme l'expert Lauri Mälksoo.

Le cas russe a poussé l'APCE à engager une réflexion sur ses statuts. Une "commission ad-hoc" d'une soixantaine de parlementaires issus des Etats membres doit aborder cette question à partir de mardi, avec la participation de deux élus russes, permettant de maintenir le dialogue.

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Jérôme Kerviel, le "lampiste" de la Société générale se bat dans l'ombre

sam, 01/20/2018 - 11:32

Brusquement propulsé sous les projecteurs, il y a dix ans, Jérôme Kerviel, l'ex-trader devenu un symbole des dérives de la finance, mène désormais dans l'ombre son éternel combat contre la Société générale.

A 41 ans, Jérôme Kerviel se fait discret après des années de guérilla judiciaire, et loin des coups d'éclat médiatiques, sa parole est devenue plus rare.

Récemment, c'était sur Twitter pour saluer la décision "juste et courageuse" de Bercy de recouvrer la "ristourne" fiscale de 2,2 milliards d'euros consentie à la Société générale après la fraude inédite qui lui occasionna une perte abyssale de 4,91 milliards d'euros.

Il y a dix ans, le trader avait dérapé sur les marchés en prenant, seul, 49 milliards d'euros de positions non autorisées, au nom de la Société générale. De quoi faire du jeune loup de la finance au physique d'acteur une nouvelle figure des dérives de la finance.

S'il a au début reconnu avoir agi sans informer la banque, Jérôme Kerviel s'est davantage présenté comme la victime d'un système que comme un de ces opérateurs de marchés avides de bonus. Dix ans plus tard, rien n'a changé: il se présente toujours comme "lampiste de la Société générale", d'après son profil sur Twitter.

"Je suis quelqu'un d'ordinaire, je ne suis pas fou", déclarait-il dès 2008 aux enquêteurs, quand la banque venait de révéler sa perte, dont elle le rendait responsable, le traitant d'"escroc" et de "fraudeur".

En 2010, dans son livre, ("L'engrenage, mémoires d'un trader"), il a raconté comment il avait fini par "succomber à la griserie des chiffres", et comme il était encouragé, sans filet, à gagner toujours plus pour sa banque, dès lors qu'on lui disait qu'il était une "bonne gagneuse".

- soutiens de tout bord -

Né le 11 janvier 1977 dans la ville bretonne de Pont-l'Abbé, Jérôme Kerviel est issu d'un milieu modeste et n'a pas fait de grandes écoles comme certains as de la finance. Son père, décédé en 2006, était enseignant technique et sa mère coiffeuse.

Au lycée, il se voit déjà dans la banque. Avec une maîtrise en finance, puis un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) à Lyon, il est recruté à 23 ans à la Société générale comme gestionnaire au service du contrôle "middle office" (qui gère notamment les risques pris par les traders). Deux ans plus tard, il monte comme assistant trader avant d'accéder, début 2005, au poste de trader qui l'accapare totalement.

A ses procès, il a admis avoir perdu le sens des réalités mais il a aussi affirmé avoir servi de bouc émissaire à la banque, qui l'aurait utilisé pour masquer ses propres errements.

Durant plusieurs années, Jérôme Kerviel a occupé les prétoires avec son alter ego et avocat, le bouillant David Koubbi. Ensemble, ils ont aussi mené une bataille dans les médias pour défendre la cause du trader mué en pourfendeur d'un système financier "amoral".

En mars 2014, après une brève rencontre avec le pape à Rome, il avait pris son bâton de pèlerin pour une marche vers Paris, finalement interrompue à Menton où, devant les caméras et ses fans, il avait été arrêté par la police puis réincarcéré. Au total, il aura passé 150 jours en détention.

Son combat lui aura valu des soutiens de personnalités de tous horizons, de l'ancien évêque de Gap, Mgr Jean-Michel di Falco, à l'ancien leader du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, en passant par le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan.

Après huit années de feuilleton judiciaire, la cour d'appel de Versailles, soulignant les "manquements" de contrôle de la banque, a finalement ramené en septembre 2016 ses dommages et intérêts à 1 million d'euros, une demi-victoire qui a éloigné Kerviel des près de cinq milliards qu'il devait payer.

Le camp de l'ex-trader a en revanche échoué dans deux volets où il mettait en cause la probité de la banque, un revers qui amenuise ses chances de révision de sa condamnation pénale à 5 ans de prison dont trois ferme, rendue définitive en 2014. Le combat continue mais sans Me Koubbi. Jerôme Kerviel a évoqué auprès du JDD "un désaccord stratégique" cet été avec son ex-conseil. Il s'est désormais entouré d'un "pool d'avocats".

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Brésil : jugé en appel pour corruption, Lula joue sa survie politique

sam, 01/20/2018 - 11:27
Le procès en appel de l'ancien président brésilien Lula, condamné à neuf ans et demi de prison pour corruption passive, se tiendra mercredi à Porto Alegre. Si sa peine est confirmée, il ne pourra pas se présenter à la présidentielle de 2018.
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Open d'Australie: Sharapova victime de la résurgence de Kerber

sam, 01/20/2018 - 11:25

Maria Sharapova a été victime de la résurgence d'Angelique Kerber, qui l'a éliminée samedi au troisième tour de l'Open d'Australie en deux sets 6-1, 6-3.

Ce match opposait deux anciennes N.1 mondiales et deux anciennes championnes à Melbourne, la Russe en 2008 et l'Allemande en 2016.

Sharapova, 30 ans, jouait son deuxième tournoi du Grand Chelem depuis la fin de sa suspension pour dopage. C'est à Melbourne, en janvier 2016, qu'elle avait subi un contrôle positif au meldonium puis sanctionnée pour quinze mois.

De retour au printemps dernier, elle n'avait pas été invitée à Roland-Garros et avait dû renoncer à disputer les qualifications de Wimbledon à cause d'une blessure. A l'US Open, elle s'était arrêtée en huitième de finale. Après sa saison réduite (8 tournois disputés seulement) et ses résultats mitigés en 2017, elle se présentait en Australie à la 48e place mondiale.

Kerber n'était pas la plus facile adversaire à croiser dès le troisième tour. Descendue à la 20e place mondiale, après avoir été première en début d'année, à cause d'une saison 2017 très fade, la gauchère allemande est revenue en forme en ce mois de janvier. A Sydney, la semaine précédent l'Open d'Australie, elle a remporté son premier titre depuis l'US Open 2016.

Elle a poursuivi sur sa lancée à Melbourne où elle n'a cédé que douze jeux en trois matchs.

Très en jambes, elle a poussé Sharapova à commettre un grand nombre de fautes (20 au total, dont 14 en coup droit). Le match a été plié en 1h 04 min.

"J'ai tellement de bons souvenirs sur ce court", a déclaré l'Allemande, qui avait créé la surprise en battant Serena Williams dans une superbe finale dans la Rod Laver Arena en 2016.

Au prochain tour, Kerber, 30 ans depuis jeudi, sera largement favorite, que ce soit face à la Polonaise Agnieszka Radwanska (35e) ou face à la Taïwanaise Hsieh Su-Wei (88e).

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A Davos, Trump face aux chantres de la mondialisation

sam, 01/20/2018 - 11:25

L'"Amérique d'abord" s'invite chez les chantres de la mondialisation: la venue de Donald Trump bousculera la semaine prochaine le rendez-vous habituellement feutré de l'élite politique et économique à Davos.

L'édition 2018 du Forum économique mondial (WEF), de mardi à vendredi dans cette station de ski huppée de l'est de la Suisse, promettait d'être, comme chaque année, une grand-messe policée.

70 chefs d'Etat ou de gouvernement, des millionnaires, des patrons et des stars sont conviés autour d'un programme pétri de bonnes intentions: "Construire un avenir commun dans un monde fracturé".

Mais le mot d'ordre consensuel sera mis à l'épreuve par la participation surprise de l'imprévisible président américain - le premier à venir depuis Bill Clinton en 2000.

"La contradiction avec le slogan +l'Amérique d'abord+ est plutôt raide", souligne auprès de l'AFP Douglas Rediker, de la Brookings Institution, ancien représentant américain au Fonds monétaire international (FMI) sous l'administration Obama.

Il s'attend à des "discordances, même si le président se montre sous son jour le plus diplomatique. Et ce n'est pas le moindre des +si+".

Un an presque jour pour jour après son discours d'investiture aux accents populistes, Donald Trump, flanqué de tout son état-major ou presque, veut jouer "la pom-pom girl" ("cheerleader") de la robuste croissance américaine, du taux de chômage au plancher et des records de la bourse de New York, a-t-il confié au Wall Street Journal.

Son discours vendredi sera le point d'orgue des tables rondes, dîners et autres séances de méditation à 1.550 mètres d'altitude, animés par cette même élite internationale que le 45ème président américain pourfend régulièrement.

Il y aura là de grands financiers, par exemple George Soros et Lloyd Blankfein, patron de Goldman Sachs, pris pour cible pendant la campagne de l'ancien magnat de l'immobilier.

- "Trump not welcome" -

Mais aussi des personnalités mobilisées contre le réchauffement climatique, effarées par le retrait américain du grand accord de Paris. Et des représentants de pays africains, que Donald Trump aurait décrit récemment comme des "pays de merde", selon des médias.

Davos accueillera aussi le Premier ministre canadien Justin Trudeau, en plein bras de fer commercial avec les Etats-Unis, ou la Première ministre britannique Theresa May, déjà visée par l'un des tweets rageurs dont @realDonald Trump est coutumier.

Le milliardaire républicain, accusé par plusieurs femmes de comportements sexuels déplacés, s'invite par ailleurs dans une édition 2018 du WEF ayant justement choisi de mettre à l'honneur la lutte contre le harcèlement, ou la quête d'égalité salariale.

Les organisateurs ont confié la vice-présidence des débats à six femmes, dont Isabelle Kocher (Engie), Erna Solberg (Première ministre de Norvège) et Christine Lagarde, patronne du FMI. Derrière ces postes honorifiques, Davos reste un événement d'hommes, avec seulement 21% de participantes.

L'actrice australienne Cate Blanchett pourrait elle y incarner le mouvement #metoo, cette déferlante contre le harcèlement sexuel, née à Hollywood.

Des rassemblements "Trump not welcome" sont par ailleurs prévus mardi à travers la Suisse: à Zurich, Genève, Lausanne, Fribourg et Neuchâtel.

Du haut de sa station de ski ultra-sécurisée, le microcosme de Davos cherchera lui de nouveaux porte-paroles de la mondialisation et du libre échange. En 2017, le président chinois Xi Jinping avait endossé ce costume et conquis un auditoire encore sous le choc conjugué du Brexit et de l'élection américaine.

Le président français Emmanuel Macron, qui avait répondu "Make the planet great again" au "Make America great again" de son homologue américain, séduira-t-il mercredi ses auditeurs? Il partagera la vedette le même jour avec Angela Merkel, qui s'est invitée à la dernière minute.

Les participants pourraient aussi avoir les yeux de Chimène pour le Premier ministre indien Narendra Modi, attendu mardi, ou pour la délégation saoudienne, qui viendra vanter les réformes économiques et sociétales du jeune prince héritier Mohammed ben Salmane.

Par-delà les dissensions, Donald Trump et les élites de Davos trouveront toutefois un motif commun de se réjouir: la solide croissance mondiale que devraient confirmer lundi de nouvelles prévisions du FMI.

Une croissance profitant surtout aux plus fortunés, comme se fera fort de le rappeler l'ONG Oxfam, qui publie son rapport annuel sur les inégalités lundi également.

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Euro de hand: Luka Karabatic de retour

sam, 01/20/2018 - 11:24

Le pivot Luka Karabatic, qui n'a encore disputé aucun match de l'Euro-2018 de handball en raison d'une blessure à une cheville, a réintégré l'effectif de l'équipe de France, a annoncé l'encadrement des Bleus samedi.

Il sera donc aligné pour le match contre la Suède samedi (18h15), première rencontre des Français dans le tour principal du championnat d'Europe en Croatie.

En conséquence, Benjamin Afgour, qui avait été appelé en renfort après la blessure de Karabatic, sort du groupe.

Le pivot du Paris SG s'était blessé lors de l'avant-dernier match de préparation à l'Euro, contre l'Egypte le 6 janvier dernier. Il s'était envolé en Croatie avec les Bleus en tant que réserviste et avait repris l'entraînement lundi.

C'est le deuxième changement opéré dans l'effectif des Français, après le remplacement de l'arrière gauche Timothey N'Guessan, blessé à un genou, par Romain Lagarde.

Les deux changements autorisés pendant le tour principal de l'Euro sont donc épuisés. En cas d?accession aux demi-finales, l?équipe de France pourra procéder encore à deux nouveaux changements.

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