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Mis à jour : il y a 1 heure 28 min

Procès antitrust: le PDG d'ATT défend à son tour la fusion avec Time Warner

ven, 04/20/2018 - 09:40

Le patron du géant des télécoms AT&T Randall Stephenson est venu à son tour jeudi défendre son projet de fusion avec le groupe de médias Time Warner, que les autorités américaines cherchent à bloquer devant les tribunaux.

Comme son homologue de Time Warner la veille, M. Stephenson a expliqué que cette union était nécessaire pour combattre les puissants géants technologiques, comme Netflix, Amazon, Google ou Facebook.

Mais le ministère américain de la Justice estime que cette union à 85 milliards de dollars étouffera la concurrence et entraînera des hausses de prix.

La fusion permettra d'augmenter la valeur de Time Warner, qui possède notamment les chaînes HBO, CNN ou les studios Warner Bros en lui offrant, via AT&T, une distribution plus large, a plaidé Randall Stephenson jeudi devant un tribunal de Washington.

"Ce n'est vraiment pas si compliqué. La valeur d'une entreprise (qui produit des) contenus dépend du nombre de personnes qui les regardent", a-t-il expliqué.

Ces contenus, actuellement "sous-utilisés", bénéficieraient des réseaux d'AT&T, qui distribue des contenus via câble, satellite et internet, a-t-il insisté.

La stratégie d'AT&T est de faire en sorte que de plus en plus de gens regardent des vidéos sur leur mobile et, pour faire cela, "nous avons conclu que nous devions posséder des contenus".

Son témoignage faisait écho à celui de Jeff Bewkes de Time Warner, qui avait expliqué que son groupe devait s'unir à AT&T pour lutter contre les groupes de la Silicon Valley qui savent, grâce aux données qu'ils ont sur leurs clients, ajuster les contenus et cibler la publicité.

Ce rapprochement permettrait de mieux capter les recettes publicitaires et donc de limiter le coût des abonnements, a assuré M. Stephenson, contrant ainsi l'argument des autorités.

Le procès, ouvert le 22 mars, devrait encore durer toute la semaine prochaine avant une mise en délibéré de la décision, dans plusieurs semaines.

Il s'agit du plus gros procès de ce type depuis celui intenté contre Microsoft dans les années 1990. C'est aussi le premier procès contre une fusion dite "verticale", c'est-à-dire entre des entreprises qui ne sont pas directement concurrentes.

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L'imam salafiste de Marseille a été expulsé vers l'Algérie

ven, 04/20/2018 - 09:40

Un imam salafiste de Marseille connu pour ses prêches radicaux a été expulsé vers l'Algérie vendredi matin, a appris l'AFP auprès du ministère de l'Intérieur.

L'imam El Hadi Doudi s'était vu notifier mardi un arrêté d'expulsion, pris par le ministère de l'Intérieur en raison de la teneur de ses prêches. Mais l'application de cette expulsion avait été suspendue par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), qui a finalement dans un second temps donné son feu vert jeudi.

La CEDH avait été saisie par Me Nabil Boudi, l'avocat de l'imam, qui avait invoqué le risque que son client subisse des tortures ou "traitements inhumains ou dégradants" s'il était renvoyé par les autorités françaises vers l'Algérie.

La Cour avait alors accordé au gouvernement français un délai de 72 heures "afin de rassembler les informations complémentaires nécessaires à une prise de décision éclairée".

El Hadi Doudi se trouvait depuis dans un centre de rétention administratif.

Âgé de 63 ans, l'imam de la mosquée As-Sounna, en plein c?ur de Marseille, dans le 3e arrondissement, s'est vu reprocher des prêches très radicaux.

Dans sa demande d'expulsion, le ministère de l'Intérieur mentionnait notamment des "actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence contre une personne déterminée ou un groupe de personnes", en l'occurrence les femmes, les juifs, les chiites, les personnes commettant l'adultère.

"L'analyse de l'idéologie propagée par M. Doudi (...) démontre que l'autre est nié dans sa singularité et son humanité", avait de son côté relevé le 8 mars la commission composée de magistrats administratifs et judiciaires marseillais dans son avis répondant positivement à cette demande d'expulsion.

Cet autre "est identifié uniquement par rapport à son sexe et à son appartenance ou non à une race, une religion, une catégorie de personnes, ce qui est attentatoire aux principes fondamentaux de la République", poursuivait la commission.

Le 11 décembre, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône avait pris un arrêté de fermeture pour six mois de la mosquée As-Sounna. Cette fermeture temporaire avait été entérinée par le Conseil d?État le 31 janvier.

Le 28 mars en région parisienne, l'imam suppléant de la mosquée de Torcy (Seine-et-Marne), Mohammed Tlaghi, avait été reconduit vers le Maroc en raison de ses prêches radicaux, en vertu d?un arrêté d?expulsion pris le 2 mars.

Vingt étrangers radicalisés en situation régulière ont été expulsés du territoire français en 2017, avait précisé le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb dans un entretien à Ouest-France le 31 mars, chiffre "jamais atteint auparavant", selon lui.

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Belloubet: la fusion des tribunaux "ne change rien" pour le justiciable

ven, 04/20/2018 - 09:36

La fusion des tribunaux d'instance et de grande instance prévue par la réforme de la justice, qui est présentée vendredi en Conseil des ministres, ne "changera rien" pour le justiciable, a assuré la garde des Sceaux Nicole Belloubet sur RTL.

"Aucun tribunal ne sera supprimé. Tous les tribunaux resteront", a répété la ministre, qui n'a pas réussi à convaincre les opposants à la réforme, parmi lesquels des milliers d'avocats et les deux premiers syndicats de magistrats.

Très contesté, le projet porté par la ministre vise notamment à simplifier les procédures pénale et civile et à améliorer l'efficacité des peines mais il est accusé de porter atteinte aux droits de la défense et de limiter l'accès au juge.

"Cela ne change rien pour le justiciable", a répété la ministre, interrogé sur la fusion annoncé de certains tribunaux. "Il est essentiel que l'accueil du justiciable soit assuré partout".

Par exemple, le tribunal d'instance d'Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques), à 30 kilomètres du tribunal de grande instance (TGI) de Pau, "sera maintenu". "Il fusionnera administrativement (avec celui de Pau, NDLR) mais pour le justiciable ce sera absolument invisible", a affirmé Mme Belloubet.

"Il conservera ses juges, ses compétences, son contentieux, il conservera les litiges du quotidien", a-t-elle poursuivi. "Il s'appellera toujours tribunal d'instance. Administrativement, ça sera une chambre détachée qui s'appellera tribunal d'instance".

Interrogée sur la suppression du juge d'instance, elle a reconnu qu'il n'y aurait "plus de statut" qui corresponde à cette fonction. "Mais les juges qui jugent ces contentieux-là demeurent".

Les tribunaux d'instance sont des lieux de justice de proximité, où sont jugées les affaires civiles (surendettement, loyers impayés, tutelles, etc.) pour lesquelles la demande porte sur des sommes inférieures à 10.000 euros. La fusion de ces tribunaux avec les TGI est le projet le plus contesté de la réforme de la justice.

Elle aboutira, selon l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) et le Syndicat de la magistrature (SM), à la suppression des tribunaux d'instance et de la fonction du juge d'instance. "Des contentieux vont passer à la trappe, noyés au sein du TGI", selon Céline Parisot de l'USM.

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Monaco: la légende du casino se cherche un nouveau souffle

ven, 04/20/2018 - 09:33

Avec ses boiseries et ses dorures, le casino de Monte-Carlo n'a rien perdu de sa magnificence mais depuis plusieurs années, les jeux ne rapportent plus à la Principauté: leur relance est une priorité et rien n'est laissé au hasard pour faire renaître la fascination d'antan.

Dîners d'exception, installations éphémères pour relooker l'entrée du casino et ses 28 colonnes Second Empire, boutique de souvenirs, combat de boxe, black jack et roulette anglaise en bord de mer l'été prochain, tournoi de roulette inédit à un million de dollars: depuis l'arrivée de Pascal Camia à la tête du département des jeux de la Société des Bains de Mer (SBM) il y a un an et demi, les innovations se multiplient.

Il était temps. Depuis six ans, la SBM ne verse pratiquement plus un sou de dividende à l'Etat monégasque actionnaire. Elle a payé au mieux 1 centime par action de 2010-11 à 2012-13, zéro sur les trois derniers exercices et le résultat opérationnel des jeux a été négatif six années sur sept.

Sans le jack-pot de l'immobilier --la SBM loue aussi bureaux, boutiques et appartements de luxe--, la situation serait pire et le magazine Monaco Hebdo, un brin provocateur, titrait fin 2016: "SBM: vers la fin des jeux de table?".

- "Rectifier le tir" -

Eric Elena, élu sortant au parlement monégasque et croupier au temps où la clientèle fumait d'abondance, le concède: "Les jeux sont en mutation partout, que ce soit à Monaco, Vegas, Macao, Londres... On a eu un peu de mal à s'adapter mais on est en train de rectifier le tir".

Le trou d'air a commencé au tournant des années 2000, avec le passage à l'euro, puis l'interdiction de fumer (2008), la réglementation accrue contre le blanchiment (2009), l'ouverture des marchés européens aux jeux d'argent en ligne, le développement fulgurant de casinos asiatiques et un contexte concurrentiel globalement plus dur. Une partie de la clientèle italienne s'est aussi évaporée avec la crise.

Pascal Camia résume le paradoxe de Monte-Carlo aujourd'hui: "On est l'une des trois marques les plus connues, mais nous réalisons seulement 0,3% du produit brut mondial des jeux (chiffre d'affaires, ndlr)".

La SBM garde des atouts avec ses palaces et sa longue expérience d'une clientèle aussi riche que fantasque qui a tenu en haleine la chronique mondaine à partir de 1863 et fait la fortune de Monaco et de sa famille régnante. A ses débuts, la SBM versait une rente en francs or au souverain. Cotée en bourse, elle reste contrôlée par l'Etat monégasque (64,21%) et un précieux gisement d'emplois (plus de 3.000).

- "Tout personnaliser" -

"On a 155 ans d'expérience et sur des petits détails, on a les moyens de tout personnaliser, la manière de poser les cartes, le choix du croupier. On veut être la haute couture du jeu, c'est notre ADN", professe M. Camia qui cherche la martingale pour faire naître une nouvelle génération de joueurs et retenir les plus gros, notamment asiatiques.

Signe du changement, le temple historique de la roulette française, la salle Europe, mythique avec son horloge héritée d'un temps où les joueurs, au coude à coude avec toute l'aristocratie fortunée d'Europe, cocottes et duchesses, surveillaient l'heure pour repartir à Nice par le train, a été réaménagée.

"Les clients étaient subjugués par la beauté des lieux mais on avait le sentiment d'un endroit un peu mystérieux, silencieux et ça ne créait pas le divertissement. Or dans l'ensemble des casinos à l'international, les premières salles sont faites pour les non joueurs ou ceux qui jouent pour le côté fun", explique M. Camia.

"On a ajouté un espace lounge cosy pour faire rester les gens plus longtemps, créer une ambiance", détaille-t-il. On peut donc désormais pénétrer dans le saint des saints pour 10 euros, y boire un verre, à la condition de respecter un dress code qui bannit les tongs et les jean troués, même de luxe.

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#Metoo au Pakistan: un chanteur accusé de harcèlement par une actrice

ven, 04/20/2018 - 09:26

Un célèbre chanteur pakistanais a été accusé par une actrice renommée de harcèlement sexuel, déclenchant un scandale relevant de la campagne #Metoo, qui n'avait fait que peu de vagues jusqu'ici au très conservateur Pakistan.

"En parlant de ma propre expérience de harcèlement sexuel, je vais briser la culture du silence qui imprègne notre société. Il n'est pas facile de s'exprimer (...) mais il est plus difficile de garder le silence. Ma conscience ne le permettra plus. # MeToo", a écrit jeudi sur son compte Twitter la comédienne Meesha Shafi, déclenchant une tempête sur les réseaux sociaux.

"J'ai été l'objet, à plusieurs reprises, de harcèlement sexuel - physique - de la part d'un collègue: Ali Zafar", a-t-elle raconté. "Cela m'est arrivé bien que je sois une femme autonome, accomplie, reconnue pour son franc-parler. Cela m'est arrivé alors que je suis mère de deux enfants".

Certains internautes ont mis en cause sa bonne foi, tandis que d'autres, majoritairement des femmes, saluaient le courage de l'actrice. "Aucune femme ne rend publiques de telles allégations juste pour le plaisir", a réagi l'auteure Bina Shah.

"Je nie catégoriquement toutes les accusations de harcèlement faites par Mme Shafi", lui a répondu Ali Zafar sur Twitter. Il a annoncé préférer porter l'affaire en justice plutôt que "lancer des allégations (...) sur les réseaux sociaux".

M. Zafar, dont l'un des albums s'est vendu à plus de 5 millions d'exemplaires en 2003, a également joué dans plusieurs films bollywoodiens, notamment la satyre "Tere bin Laden" (Ben Laden est à vous).

Les campagnes #MeToo et #Timesup ont eu un impact mondial depuis que des allégations d'abus sexuels contre le producteur hollywoodien Harvey Weinstein ont été rendues publiques en octobre 2017, provoquant une avalanche d'accusations contre d'autres hommes connus.

Le mouvement a cependant été lent à atteindre le Pakistan où les femmes se battent pour leurs droits depuis des décennies, dans une société patriarcale où les "crimes d'honneur" et autres attaques contre les femmes sont fréquents.

La Commission pakistanaise des droits de l'homme, dans un rapport publié cette semaine, a évalué à 5.660 le nombre de femmes tuées au Pakistan sur les dix premiers mois de 2017.

En août, l'ex-star de cricket et homme politique Imran Khan a été accusé par une députée de lui avoir envoyé des SMS obscènes et de promouvoir une culture sexiste au sein de son parti, ce qu'il a nié.

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L'imam salafiste de Marseille a été expulsé vers l'Algérie

ven, 04/20/2018 - 09:20

Un imam salafiste de Marseille connu pour ses prêches radicaux a été expulsé vers l'Algérie vendredi matin, a appris l'AFP auprès du ministère de l'Intérieur.

L'imam El Hadi Doudi s'était vu notifier mardi un arrêté d'expulsion, pris par le ministère de l'Intérieur en raison de la teneur de ses prêches. Mais l'application de cette expulsion avait été suspendue par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), qui a finalement dans un second temps donné son feu vert jeudi.

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Le Paraguay élit dimanche son président, le parti conservateur favori

ven, 04/20/2018 - 09:19

Au pouvoir au Paraguay quasiment sans relâche depuis 1947, le parti conservateur Colorado semble s'acheminer dimanche vers une nouvelle victoire, son candidat Mario Abdo Benitez étant le grand favori du scrutin présidentiel malgré les liens de son père avec la dictature (1954-1989).

Dans ce pays - un des plus pauvres d'Amérique latine - gangrené par la corruption et le trafic de drogue, 4,2 millions d'électeurs sont appelés à élire leur nouveau président lors d'un vote à un tour et renouveler leur Parlement pour cinq ans.

Les bureaux de vote ouvriront à 07H00 (11H00 GMT) et fermeront à 16H00 (20H00 GMT), les premières tendances étant attendues une heure plus tard.

A 46 ans, Mario Abdo Benitez, surnommé "Marito", est largement en tête dans les sondages, avec jusqu'à 20 points d'avance sur son adversaire Efrain Alegre, 55 ans, candidat de la coalition de centre gauche Ganar.

Le programme de ce candidat diplômé en marketing dans une université chic des Etats-Unis ? Poursuivre la politique économique du président sortant, Horacio Cartes, qui ne pouvait pas se représenter.

Celle-ci est centrée sur les exportations agricoles du pays, quatrième producteur mondial de soja mais aussi grand producteur de viande bovine et d'hydroélectricité, avec de bons résultats: l'économie du Paraguay a crû de 4% en moyenne chaque année depuis dix ans, ce qui en fait un des champions de la région.

Il veut aussi réformer la justice qu'il accuse d'être corrompue, dans ce pays classé 135e sur 180 en 2017 par Transparency International.

Sa popularité montre qu'il a réussi à surmonter son handicap familial: "Marito" est en effet le fils de Mario Abdo, secrétaire personnel d'Alfredo Stroessner, qui a dirigé le Paraguay d'une main de fer de 1954 à 1989.

Entre 1.000 et 3.000 personnes sont mortes ou ont été portées disparues pendant cette dictature, selon les organisations de défense des droits de l'homme.

- Electorat jeune -

Mais "cette année, 43% de l'électorat aura entre 18 et 34 ans, la plupart d'entre eux n'ont pas de connexion personnelle avec les années de dictature", souligne l'analyste Elizabeth Gonzalez dans une note publiée par le Conseil des Amériques, un think tank de Washington.

Face au puissant parti Colorado, l'avocat Efrain Alegre espère rééditer l'exploit de Fernando Lugo, qui était devenu en 2008 le premier président à ne pas être issu de cette formation de droite traditionnelle... même s'il a ensuite fini destitué en 2012 par le Sénat qui l'accusait d'avoir "mal rempli ses fonctions".

Pour cela, Efrain Alegre, opposant dans sa jeunesse à la dictature de Stroessner, a rassemblé autour de lui la même coalition de centre gauche qui avait porté la victoire de Lugo.

Mais il n'a ni son charisme ni sa force d'attraction, soulignent les analystes. Déjà candidat en 2013 sous la seule bannière de son parti, il n'avait récolté que 39% des voix face à Cartes.

"Alegre appartient à une branche puissante du parti Liberal, mais il n'est pas un leader indiscutable", explique à l'AFP Magdalena Lopez, coordinatrice du Groupe d'études sociales sur le Paraguay de l'Université de Buenos Aires.

Elle rappelle que "les libéraux ont fait partie du mouvement qui a destitué Lugo de la présidence, mais on voit que cette fois-ci ils se sont dit que s'ils n'allaient pas (à l'élection) avec une coalition, ils seraient largement distancés par Aldo Benitez".

Préoccupé par un taux de pauvreté qui stagne à 26,4% (selon les chiffres officiels de 2017), Efrain Alegre a proposé, au cours de sa campagne, de rendre la santé gratuite pour les plus démunis et de réduire fortement la facture d'électricité.

Car dans ce pays avec une grande communauté d'indiens guarani, dont la langue est reconnue comme officielle au côté de l'espagnol, les inégalités restent criantes: selon Magdalena Lopez, 10% des propriétaires terriens possèdent 92% des surfaces agricoles.

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La Bourse de Paris démarre en très légère hausse

ven, 04/20/2018 - 09:17

La Bourse de Paris a démarré en très légère hausse (+0,06%) vendredi matin à l'issue d'une semaine positive, pour une séance qui sera encore animée par les résultats d'entreprises, les marchés se tournant également vers le pétrole.

A 09H00 (07H00) l'indice CAC 40 prenait 3,49 points à 5.395,13 points. La veille, l'indice avait fini sur une progression de 0,21% à 5.391,64 points.

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Au-delà du pétrole: les majors en quête de diversification

ven, 04/20/2018 - 09:09

Le rachat de Direct Energie par Total annoncé cette semaine illustre la volonté des groupes pétroliers de se diversifier face à la pression croissante pour développer des énergies plus propres.

Le géant pétrolier et gazier met ainsi la main sur le principal fournisseur alternatif d'électricité et de gaz en France, concurrençant frontalement EDF et Engie.

Total avait déjà lancé l'an dernier une offre destinée aux particuliers sous la marque "Total Spring". Le groupe vise désormais plus de 6 millions de clients en France et plus d'un million de clients en Belgique à l'horizon 2022.

Royal Dutch Shell avait aussi annoncé en décembre l'acquisition de la compagnie britannique d'électricité et de gaz First Utility. Elle compte 825.000 ménages clients au Royaume-Uni.

L'italien ENI fournit déjà du gaz et de l'électricité aux particuliers en France.

"La demande en électricité croît plus vite mondialement que la demande en énergie - parce qu'on le voit, il y a plein de développements de l'usage de l'électricité", remarque le PDG de Total, Patrick Pouyanné.

Total avait mené ces dernières années une série d'acquisitions en rachetant les batteries Saft, le fournisseur belge d'électricité et de gaz Lampiris et dernièrement pris une participation dans le producteur d'énergie renouvelable EREN RE.

- "Mesure défensive" -

Ces développements interviennent alors que les producteurs d'hydrocarbures cherchent à se diversifier face aux initiatives pour limiter le dérèglement climatique et l'essor de nouveau usages comme les véhicules électriques.

Glenn Rickson, analyste chez S&P Global Platts, souligne qu'il y a "une tendance croissante des majors pétrolières à chercher à investir dans le secteur de l'électricité - dans la production et la commercialisation. C'est une mesure défensive face à la pression croissante sur les énergies fossiles".

Un premier virage avait déjà été pris avec un fort développement des majors dans le gaz, dont l'utilisation est moins polluante que celle du pétrole. "C'était la première étape, qui était la plus légitime pour ces groupes pétroliers car ils connaissaient bien le métier", rappelle Jean Trzcinski, du cabinet Sia Partners.

Et tout comme les compagnies pétrolières étaient présentes de la plateforme en mer jusqu'à la station-service, elles veulent aujourd'hui reproduire ce modèle pour aller jusqu'au client final.

"Nous voulons faire dans le gaz comme on a fait dans le pétrole, en étant intégré tout le long de la chaîne, en n'étant pas seulement producteur", explique M. Pouyanné.

- Gaz et renouvelables -

Il s'agit non seulement de fournir du gaz aux particuliers mais aussi de l'utiliser pour produire de l'électricité.

"Les majors peuvent se dire qu'une augmentation de l'intégration verticale avec des acquisitions dans l'électricité est le meilleur moyen d'assurer un débouché de long-terme pour leur production", remarque Glenn Rickson.

Avec Direct Energie, Total fait ainsi l'acquisition de deux centrales à gaz. Une troisième doit être construite en Bretagne.

"On n'a pas vocation à devenir EDF... par contre on a vocation à faire de l'électricité sur la base de gaz parce qu'on est l'un des plus grand producteur et commercialisateur de gaz au monde, et deuxièmement sur la base des renouvelables", indique M. Pouyanné.

Ces dernières suscitent depuis un moment l'intérêt des producteurs d'énergies fossiles, qui prennent à des degrés divers le virage du solaire et de l'éolien.

Le britannique BP avait fait figure de pionnier dès l'aube des années 2000 avec le slogan "Beyond Petroleum" (au-delà du pétrole), une stratégie qui s'est alors avérée prématurée mais est depuis revenue à l'ordre du jour. Dernièrement, BP a pris fin 2017 une participation dans le spécialiste du solaire Lightsource.

Le norvégien Statoil est pour sa part devenu un gros acteur de l'éolien en mer. Symboliquement, le géant de la mer du Nord a d'ailleurs décidé d'abandonner toute référence au pétrole dans son nom pour se rebaptiser Equinor.

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Délocalisation du CHU de Guadeloupe: pas de décision avant un mois

ven, 04/20/2018 - 09:02

La décision de délocaliser totalement ou partiellellement le CHU de la Guadeloupe, en partie détruit par un incendie en novembre, ne sera prise qu'à l'issue d'une étude de faisabilité prévue pour durer un mois, a-t-on appris jeudi soir à l'issue d'une réunion entre l'ARS et les instances représentatives de l'hôpital.

L'Agence régionale de Santé (ARS) avait annoncé fin mars le principe de cette délocalisation en deux phases.

Valérie Denux, sa directrice générale, a confirmé la première phase du plan, consistant à vider la tour nord et créer un pôle mère-enfant à la Polyclinique de la Guadeloupe.

"Il reste en jeu deux possibilités" pour la seconde phase, a indiqué Mme Denux: une "délocalisation partielle et nettoyage par zone", ou une "délocalisation totale mais pensée, organisée, réfléchie, avec un investissement important" dans des bâtiments provisoires. Ceux-ci seraient constuits sur le site de Palais Royal, aux Abymes, et ainsi accolés au nouveau centre gérontologique, déjà utilisé en partie pour des patients du CHU.

Ces bâtiments modulaires préfigueraient le centre hospitalier définitif qui serait construit au même endroit, a précisé la responsable de l'ARS.

Le gouvernement a autorisé l'ARS à engager les crédits d'une étude de faisabilité prévue pour durer au moins un mois, étude avant laquelle aucune décision ne sera prise.

Freddy Manioc, aide soignant au CHU de Pointe-à-Pitre, secrétaire du syndicat CGTG, a déploré ce nouveau délai, mais salué "l'idée des (bâtiments) modulaires dont la CGT a fait la proposition".

Ces transferts prendraient "18 mois", avec une phase de transition durant laquelle il faudrait tout de même nettoyer et décontaminer une grande partie de la surface du CHU, sans le réhabiliter, en confinant la zone impactée par l'incendie, afin "d'assurer la meilleure qualité de l?air possible", selon Mme Denux.

Une délocalisation partielle prendrait près de deux ans elle aussi, et "la décontamination, le nettoyage et la réhabilitation" auraient lieu en site semi-occupé.

Pour le directeur de l'hôpital, Pierre Thépot, "on va maintenant vers le nouveau CHU et ça c'est extrêmement rassurant".

La construction du nouveau CHU devrait débuter fin 2018 et durer environ "51 mois" bien qu'avec les aléas climatiques propres aux Antilles, "ça pourrait aller jusqu'à 7 ans", a-t-on précisé à l'ARS.

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Après deux semaines de grève, les clients SNCF s'organisent pour obtenir un dédommagement

ven, 04/20/2018 - 09:00

Après deux semaines de grève, les usagers du train, contraints de trouver des solutions de substitution parfois coûteuses, s'organisent pour obtenir un dédommagement de la SNCF, le groupe public promettant un geste commercial.

Le télétravail concerne une "petite minorité" de travailleurs et "on ne peut pas prendre deux jours de RTT par semaine quand même, ça finit par s'épuiser assez vite", relève Bruno Gazeau, président de la Fédération nationale des associations des usagers des transports (Fnaut).

Le quatrième épisode de grève s'est achevé jeudi et le mouvement est prévu pour durer jusqu'à fin juin par épisode de deux jours tous les cinq jours.

"Je dois être au travail à Paris à 6h30, mais j'arrive en retard les jours de grève parce que le premier train depuis Creil n'est qu'à 6h38", témoigne Sylvain Coquel, employé à la Mairie de Paris.

Face à la longueur du mouvement, les associations d'usagers des transports rassemblent les réclamations financières des clients de la SNCF, des grandes lignes comme ceux des trains régionaux.

"L'essentiel, ce sont des collectifs d'usagers qui se tournent vers nous pour obtenir l'allongement de leurs abonnements ou une réduction sur les prochains abonnements", explique le président de la Fnaut.

Certaines associations ont lancé une pétition sur le site internet Change.org, qui avait recueilli plus de 50 000 signatures jeudi, pour obtenir un remboursement des abonnements.

- Compensation à venir -

Les abonnés annuels, mensuels, et hebdomadaires des grandes lignes ont pour le moment "été informés de modalités de compensation à venir" mais sa mise en ?uvre "sera étudiée selon l'ampleur du mouvement, sa durée et les désagréments occasionnés", explique un porte-parole de la SNCF à l'AFP.

"A priori, il s'agirait de compenser si moins d'un TGV sur trois circulait sur leur parcours dans la journée", précise le porte-parole.

Voyages SNCF, chargée du transport des voyageurs longue distance et à grande vitesse, assure qu'il y aura des "mesures commerciales a posteriori, en fonction des jours de grève" et décidées "dans les jours qui viennent".

La SNCF n'est pas tenue légalement à de tels gestes commerciaux sur les grandes lignes.

Pour les trains régionaux, la situation est plus compliquée. Chaque région a signé une convention avec la SNCF avec des "dispositions complètement différentes d'une région à l'autre", selon Bruno Gazeau, ce qui contraint les associations à négocier les dédommagements au cas par cas.

En région parisienne, la SNCF paie des pénalités à Ile-de-France Mobilités (ex-Stif) et dédommage les usagers du réseau francilien si elle n'assure pas au moins un train sur trois sur chacune des treize lignes de la région.

"A l?issue de la grève, nous discuterons avec la SNCF les modalités pratiques de remboursement: montant, coéditions nécessaires pour les voyageurs pour être remboursés, procédé à mettre en place pour rembourser effectivement les voyageurs?", indiquait Ile-de-France Mobilités mercredi.

Arnaud Bertrand est président de l'association "Plus de trains", qui vient notamment en aide aux usagers du RER A en Ile-de-France et plaide pour une indemnisation proportionnelle à la hauteur des perturbations.

Il demande une indemnisation correspondant à "au moins la moitié d'un mois de carte Navigo, donc 35 à 40 euros chaque mois où il y aura grève, pour les endroits où il y a moins d'un train sur deux et qui sont loin de Paris", explique t-il à l'AFP.

En outre, les usagers ont dû trouver des solutions de substitution impliquant des surcoûts, liés au paiement de places de parking pour certains covoitureurs ou à l'obligation de prendre des taxis dans certains cas, ce qui nécessite aussi un dédommagement, estime t-il.

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"Là-bas, on a tout laissé": des Mexicains fuyant la violence

ven, 04/20/2018 - 08:49

Après 88 années d'une vie dans les montagnes du sud du Mexique, Maria Guadalupe Castro a choisi de quitter la seule maison qu'elle ait jamais connue.

Tous les habitants du village ont fait comme elle après des attaques répétées de la Familia Michoacana, un groupe criminel opérant dans cette région de l'Etat du Guerrero, l'un des plus violents du Mexique.

Début janvier, dix hommes armés ont enlevé un fonctionnaire qui n'est jamais réapparu depuis. Le lendemain, ils sont revenus et ont ouvert le feu sur les habitants. Des hommes du village ont réussi à les repousser avec des fusils de chasse, mais quatre d'entre eux ont été blessés.

Face à la menace, les 450 habitants de San Felipe ont préféré abandonner le village, emportant tout ce qu'ils pouvaient sur des pick-ups.

"Nous avons tout laissé derrière nous" raconte la veille dame, en larmes.

Elle fait partie des 35.000 personnes obligées de fuir au Mexique face aux violences liées au crime organisé, selon la Commission nationale des droits de l'homme.

Les narcotrafiquants font généralement irruption dans des villages isolés et sous la menace obligent les habitants à se mettre à cultiver le pavot à opium - qui permet de fabriquer de l'héroïne.

Dans cette région pauvre, les habitants n'ont alors pas d'autre choix que se transformer en semi-esclaves au service des narcotrafiquants ou fuir.

Selon des membres de la "police communautaire" d'Apaxtla de Castrejon, la ville voisine où se sont réfugiés les villageois, l'attaque perpétrée par les hommes armés de la Familia Michoacana contre les habitants de San Felipe visait à étendre leur territoire.

Plus de 20 groupes criminels se disputent la production et la distribution de la drogue dans la région.

Les habitants de San Felipe ne sont pas les seuls à avoir dû quitter leur village dans cet Etat du Guerrero où en 2017 - l'année la plus sanglante en deux décennies au Mexique - 2 318 meurtres ont été recensés, chiffre le plus élevé du pays.

Le 11 avril, une centaine de personnes ont dû quitter Laguna de Huayanalco, près de San Miguel Totolapan, face aux menaces d'un autre groupe criminel.

Mais le phénomène n'est pas limité à cette région troublée du Mexique. D'autres villages connaissent le même phénomène au Veracruz (est), Oaxaca (sud), au Chiapas (sud), dans le Michoacan, le Jalisco (ouest) ou encore les Etats de Chihuahua et Tamaulipas dans le nord du pays.

- Attente interminable -

Pour la quarantaine de familles qui ont fui San Felipe, le temps semble suspendu. Ces déplacés vivent désormais dans un refuge en attendant que le gouvernement de l'Etat leur attribue des terres qu'ils pourront cultiver.

Beaucoup d'enfants fréquentent désormais l'école d'Apaxtla et certains hommes s'emploient occasionnellement dans des fermes ou sur des chantiers.

D'autres prennent leur mal en patience. "Nous aimerions être soutenu, qu'on nous donne un terrain pour que nous puissions vivre", se plaint un des déplacés, sous le couvert de l'anonymat, de crainte de représailles.

Beaucoup pensent à leurs animaux et à leurs champs laissés derrière eux au village. Les animaux sont sans doute morts de soif, disent-ils. Mais personne n'a osé y retourner pour connaître leur sort.

"Nous sommes tous tristes, nous souffrons. Mais aussi nous avons peur" assure Isabel Castillo, 63 ans, près de femmes qui préparent des tortillas de maïs sur de rudimentaires plaques de métal.

Mais Isabel Castillo préfère encore faire partie des déplacés que voir un de ses fils enrôlé de force dans le cartel de la Familia Michoacana: "nous sommes partis pour nous libérer de cela, pour que nos enfants ne se retrouvent pas un jour avec un fusil d'assaut AK-47 entre les mains".

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Départ de Raul Castro à Cuba: le castrisme en bonnes mains

ven, 04/20/2018 - 08:40

Raul Castro vient de céder la présidence de Cuba à Miguel Diaz-Canel, mais le révolutionnaire de 86 ans et son héritier de 58 ans veilleront à ce que l'héritage castriste survive à cette transition, même si des réformes sont aussi urgentes qu'indispensables.

La sortie de Raul Castro, de grande portée symbolique puisqu'elle vient tourner la page de six décennies de pouvoir de la fratrie Castro, n'annonce pas de grands bouleversement sur l'île, du moins à court terme.

Lors d'une passation historique jeudi, l'ancien et le nouveau président ont insisté sur la continuité du régime, qui sera notamment garantie par le maintien de Raul Castro à la tête du Parti communiste de Cuba (PCC), coeur du pouvoir cubain, jusqu'en 2021.

Miguel Diaz-Canel a même souligné dans son premier discours que "Raul Castro présidera aux décisions de grande importance pour le présent et l'avenir de la Nation".

"Il n'y a pas d'espace pour une transition qui ignore ou détruit le legs de tant d'années de lutte", a-t-il insisté.

De même, le Conseil d'Etat, l'organe exécutif suprême qu'il préside, a été partiellement renouvelé. Mais plusieurs représentants de la vieille garde comme Guillermo Garcia Frias, 90 ans, Leopoldo Cintra Frias, 76 ans, ou Ramiro Valdes, 85 ans, y sont encore solidement ancrés.

Dans ces conditions, "il est difficile d'imaginer qu'un changement et des réformes surviennent soudainement à un rythme accéléré", anticipe Peter Hakim, du groupe de réflexion Inter-American Dialogue à Washington.

- "Rôle supérieur du Parti" -

Mais si une remise en cause du système est à exclure, des changement sont nécessaires, et certains sont d'ailleurs déjà sur les rails.

Le président sortant a profité de son allocution jeudi pour annoncer qu'une réforme constitutionnelle allait resurgir des cartons afin d'adapter la loi fondamentale "aux transformations politiques, économiques et sociales" du pays.

Ce projet, qui pourrait faire l'objet de la création d'un poste de Premier ministre, sera soumis à référendum, mais Raul Castro n'a pas donné de délai. Et il a précisé qu'il ne s'agissait aucunement de "modifier le caractère irrévocable du socialisme", ni "le rôle supérieur du PCC".

Ingénieur en électronique, Miguel Diaz-Canel n'est pas un spécialiste de l'économie, mais il aura pour principale charge de poursuivre les réformes instillant une dose d'économie de marché dans un système largement étatisé, où le salaire mensuel moyen ne dépasse pas 30 dollars.

Cette "actualisation" esquissée avec Raul Castro doit impérativement être approfondie pour redresser une économie encore stagnante --en dépit d'une hausse du PIB de 1,6% en 2017-- et fortement dépendante des importations et de l'aide de son allié vénézuélien, aujourd'hui affaibli.

"Le plus urgent est de lancer les réformes (...) de réunification monétaire et de décentralisation économique. Le plus complexe sera d'affronter les conséquences politiques de ces réformes et la pression en faveur d'autres changements qu'elles pourraient générer", juge l'expert cubain Arturo Lopez-Levy, professeur à l'Université du Texas Rio Grande Valley.

- "Pas de restauration capitaliste" -

Au sujet de la suppression de la dualité monétaire, un système unique au monde qui provoque depuis 1994 des distorsions dans l'économie, Raul Castro a avoué qu'elle donnait "de sérieux maux de tête" aux dirigeants cubains depuis plusieurs années.

A ceux qui anticipent une mutation de Cuba vers un modèle à la vietnamienne ou à la chinoise, M. Diaz-Canel a prévenu que "sous cette législature il n'y aura pas d'espace pour ceux qui aspirent à une restauration capitaliste". "Cette législature défendra la révolution et poursuivra son perfectionnement", rien de plus.

"Cela ne va pas se faire en deux jours", prédit le politologue cubain Esteban Morales, qui ne voit pas "Diaz-Canel se lancer immédiatement dans une série d'actions".

"Le projet rencontre des difficultés, des déficiences. Il faut l'améliorer, le perfectionner (...) mais cela ne pourra pas être l'oeuvre d'un seul homme, il faudra beaucoup d'unité, de cohérence", ajoute-t-il.

En attendant l'annonce de la composition du conseil des ministres, repoussée à juillet, se pose dès lors la question de la dynamique autour de laquelle s'articulera le duo au sommet de l'Etat cubain.

Pour la première fois depuis plusieurs décennies, le président du Conseil d'Etat et des ministres ne cumulera pas ses fonctions avec celles de premier secrétaire du parti unique.

"Evidemment le comportement de Raul sera observé à la loupe, mais s'il dénigre Diaz-Canel, cela sera vu comme un aveu de choix erroné, et donnerait l'impression de la remise en cause d'une transition. Raul a beaucoup investi en Diaz-Canel, et il a besoin qu'il réussisse", estime Paul Webster Hare, professeur de relations internationales à Boston et ex-ambassadeur britannique à Cuba.

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Douma toujours fermée aux inspecteurs de l'OIAC, le régime reprend des localités près de Damas

ven, 04/20/2018 - 08:39
Alors que le régime syrien a repris, jeudi, des localités au Sud de Damas, les enquêteurs internationaux de l'OIAC se sont vus refuser une nouvelle fois l'accès au site de l'attaque chimique présumée de Douma en Syrie.
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Le blocage de l'université de Tolbiac levé après l'intervention de la police

ven, 04/20/2018 - 08:29
La police est intervenue, vendredi tôt dans la matinée, pour déloger les étudiants qui bloquaient l'accès au site Tolbiac de l'université Paris-1 Panthéon-Sorbonne. Une centaine de personnes a quitté les lieux dans le calme.
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L'organisation basque ETA demande pardon pour le "mal" qu'elle a causé

ven, 04/20/2018 - 08:26

L'organisation clandestine basque ETA a reconnu le "mal" qu'elle a causé pendant sa lutte armée pour l'indépendance du Pays basque et demandé pardon aux victimes, dans un communiqué publié vendredi par le journal basque Gara.

L'ETA affirme cependant qu'elle n'est pas seule responsable des souffrances au Pays basque espagnol. "La souffrance existait avant la naissance de l'ETA et a continué après qu'elle a cessé la lutte armée", affirme le texte que publie Gara, son canal habituel de communcation.

"Nous avons causé beaucoup de douleur et des dommages irréparables. Nous voulons manifester notre respect aux morts, aux blessés et aux victimes des actions de l'ETA... Nous le regrettons sincèrement", dit le communiqué publié à l'approche de la dissolution annoncée de ce groupe qui a tué plus de 800 personnes en plusieurs décennies de lutte contre l'Etat espagnol.

"ETA, organisation socialiste révolutionnaire basque de libération nationale, veut reconnaître par cette déclaration le mal causé au cours de sa trajectoire armée, et manifester son engagement à surmonter définitivement les conséquences du conflit et à éviter qu'il se répète", annonce le texte.

Mais si l'ETA, qui s'en est pris souvent aux forces de l'ordre et aux représentants de l'Etat, exprime ses "regrets" pour toutes les victimes, elle demande plus particulièrement "pardon" aux civils pris dans la tourmente.

"Nous savons que, obligés par les nécessités de tout type de lutte armée, notre action a nui à des citoyens et des citoyennes sans aucun responsabilité. Nous avons aussi causé des torts graves qui ne sont pas réparables. Nous demandons pardon à ces personnes et à leurs familles", dit-elle.

Sans mettre en cause nommément l'Etat espagnol, l'ETA demande à "tous de reconnaître les responsabilités et les torts causés" et s'engage à oeuvrer à la réconciliation.

L'organisation clandestine fondée sous la dictature de Francisco Franco a renoncé en 2011 à la lutte armée. Elle devrait annoncer formellement sa dissolution le 5 ou le 6 mai prochain dans le Pays Basque français, selon plusieurs sources.

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Une discothèque d'Avignon ravagée par les flammes, neuf blessés légers

ven, 04/20/2018 - 08:20

Neuf personnes ont été légèrement blessées dans un incendie qui a totalement ravagé le Bokao's, une discothèque d'Avignon, dans la nuit de jeudi à vendredi, a-t-on appris auprès des sapeurs pompiers de la ville.

Le sinistre, pour l'instant d'origine inconnue, a pris vers 02H40 vendredi, alors que 500 à 700 personnes se trouvaient à l'intérieur de l'établissement, une des plus grandes boîtes de nuit de la cité des Papes, particulièrement fréquentée par les étudiants, quai Saint-Lazare, en bordure de la vieille ville.

"Il n'y a eu que neuf personnes vues par les sapeurs pompiers, pour inhalations de fumées, et quatre ont été transportées à l'hôpital d'Avignon, mais de façon totalement préventive", a précisé le Codis du Vaucluse à l'AFP.

"Les agents de sécurité ont très bien fait leur boulot et l'évacuation des fêtards s'est déroulée vite et bien", ont insisté les sapeurs pompiers d'Avignon, en soulignant que l'établissement, dont la charpente était en bois, est désormais "par terre": "la discothèque est totalement brûlée, elle est inutilisable pour plusieurs mois".

Le sinistre, qui a mobilisé environ 80 pompiers, a été totalement maîtrisé vers 05H00.

Cette discothèque, déjà touchée par un incendie il y a quelques années, avait obtenu en 2001 le premier trophée du Respect, une récompense professionnelle distinguant les initiatives en faveur de la prévention des incivilités dans le monde de la nuit.

ol/mdm/shu

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Nicaragua: au moins deux morts dans des manifestations

ven, 04/20/2018 - 08:18

Au moins un manifestant et un policier ont été tués dans la nuit de jeudi à vendredi lors de heurts à Managua et sa banlieue durant des manifestations contre une réforme des retraites, a annoncé la police.

Des manifestants ont évoqué la mort d'une troisième personne.

Les manifestations d'opposants comme de partisans de cette réforme, augmentant les contributions des employeurs comme des salariés et réduisant de 5% le montant des retraites, se déroulaient pour la deuxième journée consécutive dans la capitale.

Selon un communiqué de la police sur le site internet du gouvernement, un policier âgé de 33 ans, Jilton Manzanares, a été tué par un coup de feu dans le secteur de l'Université Polytechnique (UPOLI) à Managua.

Parallèlement, un homme présenté par la police comme partisan des réformes gouvernementales mais que l'opposition considère comme un de ses membres, Richard Pavón, a également été tué par balle.

Selon la version des manifestants, le jeune homme a été victime d'un tir d'un garde municipal de Tipitapa (22 km au nord de la capitale) où se sont également déroulées des manifestations durant la journée et la nuit.

Selon des manifestants de l'opposition, un étudiant, Lombardo Ruiz, a en outre été tué durant les accrochages autour de l'UPOLI.

La police avait dans un premier temps fait état de trois morts avant de ramener son bilan à deux personnes tuées.

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Népal: l'aéroport de Katmandou fermé après une sortie de piste

ven, 04/20/2018 - 08:16

L'aéroport de Katmandou était fermé vendredi après la sortie de piste d'un avion malaisien qui s'est embourbé avec 139 personnes à bord, ont annoncé les autorités.

Personne n'a été blessé dans l'incident survenu jeudi soir.

Mais les vols à destination de la capitale népalaise étaient détournés alors que les autorités tentaient de libérer le Boeing 737 de la compagnie malaisienne Malindo Airlines coincé dans la boue.

L'avion à destination de Kuala Lumpur était en train d'accélérer sur la piste de décollage quand les pilotes ont décelé un problème et ont interrompu les opérations, a expliqué le porte-parole de l'aéroport Prem Nath Thakur.

L'appareil a dérapé puis s'est embourbé à une trentaine de mètres de la piste.

"Tous à bord sont sains et saufs", a ajouté le porte-parole. Les causes de l'incident ne sont pas pour l'heure connues.

Il survient un mois après l'accident d'un avion de la compagnie bangladaise US-Bangla Airlines qui a fait 51 morts en s'écrasant près de l'aéroport de Katmandou.

Le pays pauvre et montagneux a connu une vingtaine d'accidents d'avion au cours de la dernière décennie, surtout des petits appareils effectuant des vols domestiques.

La plupart de ces accidents ont été imputés à l'inexpérience des pilotes ainsi qu'à des problèmes de maintenance et de gestion. Les avions népalais sont interdits de vol dans l'espace aérien européen.

L'aéroport de Katmandou est situé dans une cuvette, avec la chaîne de l'Himalaya au nord, le rendant notoirement difficile à appréhender.

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Du jazz sous la pop dans le nouvel album de Charlie Puth

ven, 04/20/2018 - 08:13

Gueule d'ange et falsetto soyeux, Charlie Puth est devenu une célébrité grâce à la ballade pop "See You Again", qui figurait sur la bande originale d'un énorme film d'action hollywoodien. Mais son inspiration, assure-t-il, puise ses sources dans le jazz.

A 26 ans, le jeune Américain a passé un an et demi à écrire et réécrire son second album "Voicenotes", qui sort le 11 mai. Et bien qu'il ait été averti que ce n'était commercialement pas un atout, il est sans cesse allé regarder vers le jazz.

Attention, ses fans ne risquent pas d'être déboussolés. Car Charlie Puth entend du jazz dans les accords chauds des claviers cachés sous la texture pop.

"Voicenotes" --dont le premier single, "Attention", est emmené par une ligne de guitare légèrement grattée et une basse funky-- évoque la production rétro d'auteurs-compositeurs comme Babyface, Jimmy Jam and Terry Lewis, que Puth considère comme des héritiers de la tradition jazz.

"L'album tout entier, c'est du jazz déguisé en pop", a commenté le jeune chanteur lors d'une conférence de presse à Los Angeles.

"J'ai créé une ambiance où ma musique penche peut-être vers les adultes mais j'ai toujours (aussi) les jeunes âgés de 12 ans, les adolescents, les pré-adolescents, ils sont tous en train de chanter", a-t-il ajouté.

"Et ça fait de moi le mec le plus heureux sur Terre parce que je suis en train de les éduquer en secret, qu'ils le veuillent ou non", a-t-il plaisanté.

- Talent -

Enfant, il a pris des leçons de piano classique et, à 10 ans, il jouait déjà du jazz. Plus tard, il a étudié à l'Ecole de Musique de Manhattan.

S'il dit n'être pas parvenu à transcrire la musique à l'école, il a pourtant un talent extraordinaire pour reconnaître les sons. Au cours d'une conférence de presse, il a ainsi identifié à distance celui d'un cocktail secoué par un barman, et a instantanément reproduit sur son clavier le bip d'un téléphone.

"See You Again", une chanson en collaboration avec le rappeur Wiz Khalifa en hommage à l'acteur Paul Walker, décédé dans un accident de voiture, est devenu un succès mondial et reste la deuxième vidéo la plus vue au monde sur YouTube.

Mais Charlie Puth, dont le premier album "Nine Track Mind" a aussi donné les succès "We Don't Talk Anymore" et "Marvin Gaye", dit avoir l'impression que "Voicenotes" est son premier album parce qu'il est plus consistant du point de vue acoustique.

Le titre de l'album vient de la fonction "Notes vocales" sur son téléphone, dont Puth dit qu'il l'utilise constamment pour les mélodies qui lui viennent à l'esprit.

Le jeune auteur-compositeur a précisé avoir écrit l'album chez ses parents dans le New Jersey, soulignant l'importance de passer du temps avec sa famille après avoir passé tant de temps sur la route.

"C'est fou, vraiment. Plus tu deviens célèbre, plus tu es seul", a-t-il dit.

- Collaborations -

Sur l'album, Puth a collaboré avec Boyz II Men, dont le son est en ligne avec "Voicenotes", ainsi qu'avec la légende du folk-rock James Taylor, que le chanteur qualifie d'inspiration.

Il serait heureux de faire du jazz, du vrai, et de jouer avec des grands comme Chick Corea et Herbie Hancock --s'ils l'appelaient un jour.

Le retour rétro de Puth dans le R&B des années 1980 et 1990 arrive en plein succès de Bruno Mars, qui a largement emprunté au genre sur son dernier album récompensé par un Grammy.

Puth pense que le son rendu populaire par des artistes comme Janet Jackson et Bobby Brown est toujours dans l'air du temps.

"Je n'ai pas inventé ce style de musique. Tout ce que je fais, c'est une version 2018/2019 de tout ça".

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