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Mis à jour : il y a 17 min 52 sec

Deuxième jour au Pérou: le pape dans une zone d'intempéries

sam, 01/20/2018 - 08:07

Le pape François consacrera samedi sa deuxième journée au Pérou à une région au bord de l'océan Pacifique durement touchée par le phénomène climatique El Niño, après un programme politiquement plus chargé la veille.

Samedi, l'infatigable pape François s'envolera pour Trujillo, à 560 kilomètres au nord de Lima, où il doit célébrer sa première messe en plein air au Pérou.

Il a choisi une plage pouvant accueillir 500.000 fidèles, dans la ville historique de Huanchaco, un paradis des surfeurs où s'alignent aussi les "caballitos de totora", des embarcations traditionnelles de pêcheurs en forme de canoe.

Après la célébration de la messe, le pape argentin se rendra dans le quartier "Buenos Aires", au sud de Trujillo, durement touché par des inondations en avril 2017.

En 2017, les intempéries, inondations et glissements de terrain ont provoqué la mort de 133 personnes au Pérou sur les quatre premiers mois.

Dans cette ville, il présidera aussi une cérémonie mariale, en hommage à la "Vierge à la Porte", sur une place en présence de quelque 35.000 fidèles. Et il s'exprimera aussi devant des prêtres et religieux du nord du pays.

Incursion en plein coeur de l'Amazonie pour aller soutenir les peuples autochtones, puis rencontre avec les autorités politiques du pays à Lima étaient au menu de vendredi.

Mais sa journée était aussi une occasion de parcourir la capitale en "papamobile" et saluer des foules enthousiastes, contrastant avec la distance des Chiliens très focalisés sur les scandales de pédophilie au sein de l'Eglise.

Après cette journée menée tambour battant et un pneu crevé sur la route, François est encore apparu vers neuf heures du soir au balcon de la nonciature qui l'héberge, détendu et souriant, devant des fidèles en pâmoison.

Vendredi, le pape avait appelé à Lima à lutter contre "le virus" de "la corruption", à l'occasion d'un discours prononcé au palais du gouvernement devant les autorités politiques et civiles du pays.

"Que de mal fait à nos peuples latino-américains, et aux démocraties de ce continent béni, ce +virus+ social, un phénomène qui infecte tout, les pauvres et la terre mère étant les plus lésés", avait déploré le pape, qui fustige régulièrement ce mal universel.

Au Pérou, ses paroles s'inscrivent dans le contexte d'une crise politique profonde, depuis la grâce accordée à Noël à l'ancien président péruvien Alberto Fujimori, condamné à la prison pour corruption et crimes contre l'humanité.

Très critiqué pour cette décision, le chef de l'Etat Pedro Pablo Kuczynski, ex-banquier de Wall Street, a lui-même échappé à une destitution pour ses liens avec le géant du BTP brésilien Odebrecht.

Lors de sa visite en Amazonie le matin, le pape François a appelé à défendre ce poumon vert de la planète, répondant à l'appel au secours de milliers d'indigènes venus à sa rencontre.

"Probablement, les peuples autochtones amazoniens n?ont jamais été autant menacés sur leurs territoires", a estimé François, déplorant "les blessures profondes que portent en eux l'Amazonie et ses peuples".

Arrivé dans la matinée à Puerto Maldonado, ville du sud-est du Pérou entourée de jungle, le pape argentin était attendu avec impatience par plusieurs milliers d'indigènes péruviens, brésiliens et boliviens.

Une rencontre rythmée par des chants et des danses de différentes tribus, portant tenues traditionnelles, couronnes de plumes et colliers de dents d'animaux pour certains.

L'Amazonie abrite 20% de l'eau douce non gelée de la planète, 34% des forêts primaires et 30 à 50% de la faune et de la flore du monde.

Ce poumon vert se répartit sur neuf des douze pays de l'Amérique du Sud, notamment le Brésil (67%), la Bolivie (11%) et le Pérou (13%).

Menacés par l'exploitation des forêts et des ressources naturelles, les indigènes espéraient un message fort du pape François lors de cette rencontre inédite.

"Nous vous demandons de nous défendre", a lancé, à la tribune, une représentante du peuple Harakbut, Yesica Patiachi. "Si on nous enlève nos territoires, nous pouvons disparaître".

Pour symboliser cet appel au secours, la communauté Ese Eja avait préparé comme cadeau pour le pape un arc et une flèche... destinés à les protéger.

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Venezuela: la présidentielle devrait avoir lieu au second semestre 2018

sam, 01/20/2018 - 08:00

L'élection présidentielle au Venezuela, secoué par une violente crise politico-économique, devrait avoir lieu au second semestre 2018, selon un brouillon de l'accord des négociations entre le gouvernement et l'opposition.

"L'élection présidentielle aura lieu au second semestre" de 2018, peut-on lire sur la première page du texte exhibé vendredi soir par Jorge Rodriguez, principal négociateur du gouvernement, face aux caméras à Saint-Domingue, siège des discussions délocalisées entre les deux camps.

"Voici le brouillon de l'accord, et nous sommes en train de travailler dessus de manière intense", a déclaré M. Rodriguez en montrant le document daté du 2 décembre, au lendemain de la reprise jeudi des pourparlers. Il n'a pas donné de précisions sur le contenu du texte.

La présidentielle, à laquelle le chef de l'Etat socialiste Nicolas Maduro a dit qu'il se représenterait, est officiellement prévue pour décembre 2018.

La délégation de la Table de l'unité démocratique (MUD), qui réunit les trois principaux partis de l'opposition vénézuélienne, s'est pour le moment retirée des discussions de Saint-Domingue.

Les adversaires du président Maduro reprochent au gouvernement d'avoir insinué que les négociateurs de la MUD avaient livré aux autorités l'ex-policier rebelle Oscar Perez, abattu lundi dans une opération policière pour le capturer à Caracas.

En conséquence, les négociateurs de la MUD, mécontents également de l'absence des ministres des Affaires étrangères du Chili et du Mexique, qu'ils avaient invités en tant que facilitateurs du dialogue, n'ont pas participé aux derniers pourparlers.

En revanche, les représentants du gouvernement vénézuélien sont venus, eux, à Saint-Domingue et ont eu des discussions avec le ministre dominicain des Affaires étrangères Miguel Vargas, l'ancien chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero, ainsi qu'avec les ministres des Affaires étrangères du Nicaragua et de Bolivie, qu'ils ont invités pour leur part comme facilitateurs.

M. Vargas a déclaré que "la continuité du dialogue" était assurée et que la date d'une nouvelle réunion était en cours de discussion.

- 'Rien ne nous arrêtera' -

Le président Maduro a évoqué vendredi la possibilité que l'opposition décide de ne plus participer aux pourparlers sur instruction, selon lui, des Etats-Unis. Et il a prévenu que cela n'empêcherait pas le pouvoir de mener à bien ses projets.

"Ils ont reçu hier l'ordre de l'impérialisme et de la droite mondiale de ne pas venir dialoguer", a affirmé M. Maduro au palais présidentiel à Caracas. "Tant pis pour vous, parce que personne ne nous arrêtera", a-t-il déclaré à l'adresse de l'opposition.

Le président s'est dit prêt à signer le "préaccord" proposé par les ministres latino-américains des Affaires étrangères impliqués dans les pourparlers de Saint-Domingue et qui est en cours de discussion.

"Je suis prêt à le signer et à l'appliquer, mais si vous ne voulez pas le signer, je continuerai à avancer et rien ni personne ne nous arrêtera. J'appelle le peuple au combat", a lancé M. Maduro.

Dans ce pays pétrolier en plein naufrage économique, le chavisme (du nom du défunt Hugo Chavez, président de 1999 à 2013) est arrivé renforcé à cette nouvelle séquence de discussions, après avoir décroché une nouvelle victoire électorale lors du scrutin municipal de décembre, largement boycotté par l'opposition.

Ce succès a conforté Nicolas Maduro dans son souhait de briguer un nouveau mandat en 2018.

La MUD et deux des trois principaux partis qui la composent ont décidé vendredi de se réinscrire auprès des autorités électorales pour pouvoir participer à la présidentielle de 2018.

Cette condition était imposée par l'Assemblée nationale constituante élue en juillet 2017 aux partis qui ont boycotté les élections municipales parce qu'ils estimaient que les conditions d'un scrutin équitable n'étaient pas réunies.

Dotée de pouvoirs très importants et composée uniquement de partisans du président Maduro, l'Assemblée nationale constituante n'est pas considérée comme légitime par la MUD.

Les partis Action démocratique (AD), Primero Justicia (La justice avant tout, PJ) et la MUD elle-même "ont exprimé leur intention de participer" à la présidentielle, a annoncé sur Twitter le député Henry Ramos Allup, secrétaire général d'AD.

En revanche, Voluntad Popular (Volonté populaire), la formation fondée par l'opposant Leopoldo Lopez, a décidé de ne pas participer au processus fixé par le Conseil national électoral (CNE), que l'opposition accuse d'être d'être au service du gouvernement.

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Rohingyas: le plan de retour des réfugiés est "malhonnête", selon des activistes

sam, 01/20/2018 - 07:57

Des activistes rohingyas ont attaqué samedi le programme de retour des Rohingyas depuis le Bangladesh vers la Birmanie, estimant qu'il vise à les enfermer dans des camps de réfugiés afin de s'emparer de leurs terres ancestrales.

Le Bangladesh et la Birmanie ont convenu d'un cadre pour le retour en territoire birman d'environ 750.000 réfugiés musulmans rohingyas arrivés au Bangladesh depuis octobre 2016, un processus qui devrait débuter mardi prochain et s'étendre sur les deux prochaines années.

Mais l'accord est condamné par de nombreux réfugiés rohingyas qui disent ne pas vouloir retourner dans l'Etat Rakhine, dans l'ouest de la Birmanie, après avoir fui les meurtres, les viols et les incendies volontaires de leurs maisons.

Des organisations de défense des droits humains et l'ONU déclarent que tout rapatriement vers la Birmanie doit être volontaire et que la sécurité doit être assurée, dans un Etat où la haine intercommunautaire est encore très forte.

Les inquiétudes portent notamment sur la situation actuelle en Birmanie, où des centaines de villages rohingyas ont été rasés par des soldats et des manifestants bouddhistes, et certains craignent que de nombreux réfugiés rohingyas ne soient durablement parqués dans des camps.

Dans un communiqué diffusé sur Twitter, l'Armée du salut des Rohingyas de l'Arakan (ARSA), un groupe rebelle armé, estime que la "proposition de retour malhonnête et déloyale" aboutira à l'enfermement des Rohingyas dans des "camps prétendument temporaires (...) au lieu de leur permettre de se réinstaller sur leurs terres et dans leurs villages ancestraux".

Rappelant les dizaines de milliers de déplacés rohingyas qui dépérissent dans les camps dans la capitale de l'Etat Rakhine, Sittwe, depuis des violences intercommunautaires survenues en 2012, l'ARSA affirme que l'intention réelle de la Birmanie est de distribuer les terres des rohingyas pour les attribuer à des projets industriels et agricoles.

Le but serait, d'après le communiqué publié via le compte Twitter @ARSA_Official, "de garantir une majorité bouddhiste" dans l'Etat Rakhine, ce qui signifierait que les Rohingyas ne pourraient plus s'installer sur leurs propres terres.

Plus grande population apatride du monde depuis que la nationalité birmane leur a été retirée en 1982, sous le régime militaire, les Rohingyas sont victimes de nombreuses discriminations.

Ils n'ont pas de papiers d'identité et ne peuvent pas voyager ou se marier sans autorisation. Ils n'ont accès ni au marché du travail ni aux services publics comme les écoles et les hôpitaux.

Environ 650.000 Rohingyas ont fui au Bangladesh voisin depuis fin août. Là, ils ont livré des récits accablants de meurtres et de viols.

Après des mois de dénégations, l'armée birmane a reconnu la semaine dernière que des soldats avaient tué de sang-froid des prisonniers rohingyas.

burs-apj/jta/cro/plh

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NBA: Gobert impressionne pour son retour, mais Utah capitule

sam, 01/20/2018 - 07:56

Pour son premier match depuis plus d'un mois, Rudy Gobert a marqué 23 points et capté 14 rebonds, mais n'a pas pu empêcher Utah de s'incliner à domicile face aux New York Knicks 117 à 115, vendredi.

Le pivot français du Jazz, victime d'une entorse du genou gauche le 15 décembre, a fini meilleur marqueur de son équipe.

Il a redonné espoir à Utah qui, en son absence, n'a gagné que quatre matchs sur quinze et a rétrogradé à la 10e place de la conférence Ouest (18 v-27 d), mais cela n'a pas suffi.

Les Knicks ont bien mieux terminé la rencontre, notamment grâce à Tim Hardaway junior (31 pts) et Kristaps Porzingis (18 pts) qui ont marqué chacun deux paniers à trois points décisifs dans le money time.

Le rookie français des Knicks Frank Ntilikina n'a eu que cinq minutes de jeu à se mettre sous la dent et a fini la rencontre sans aucune statistique personnelle, si ce n'est deux ballons perdus.

Cette victoire fait du bien aux Knicks qui avaient abordé cette rencontre avec seulement trois victoires lors de leurs dix derniers matchs.

Ils sont 10es de la conférence Est (21 v-25 d).

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Open d'Australie: Herbert et Mahut commencent l'année par un échec

sam, 01/20/2018 - 07:51

Pierre-Hugues Herbert et Nicolas Mahut ont commencé leur année en double par un échec dès le deuxième tour de l'Open d'Australie, samedi à Melbourne.

Les Français ont été battus par une paire peu connue, le Chilien Hans Podlipnik-Castillo et le Bélarusse Andrei Vasilevski, en trois sets 7-6 (7/1), 5-7, 7-6 (8/6).

"C'est une grosse claque. On sort de ce match très frustrés et déçus. On n'a pas réussi à retourner. Ils n'avaient rien à perdre et ils ont joué leur va-tout, alors qu'on n'était pas dans un bon jour", a déclaré Herbert.

Les Français, vainqueurs de deux tournois du Grand Chelem (US Open 2015, Wimbledon 2016), étaient têtes de série N.4.

"Il n'y a qu'un moyen de faire tourner les choses, c'est de retourner à l'entraînement et de travailler plus. On ne s'était pas vus depuis le Masters (en novembre). On n'avait pratiquement pas fait un seul entraînement. On a besoin de se retrouver", a dit Mahut, qui s'est dit disponible pour une sélection pour le premier tour de la Coupe Davis contre les Pays-Bas (3-4 février à Albertville).

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Combiné nordique: dernière ligne droite avant les Jeux pour Lamy-Chappuis

sam, 01/20/2018 - 07:46

A la recherche du temps perdu: arrêté pendant cinq semaines, Jason Lamy-Chappuis se lance samedi et dimanche chez lui à Chaux-Neuve (Doubs) dans la dernière ligne droite de son ultime défi olympique, avec l'étape de Coupe du monde de combiné nordique.

Le champion olympique de Vancouver en 2010 tente cet hiver un retour au plus haut niveau après une pause entre 2015 et 2017 pour se consacrer à sa formation de pilote de ligne.

Dans sa préparation olympique, il a connu un coup d'arrêt début décembre, la faute à une mauvaise réception sur un saut d'entraînement en Finlande. Résultat: une micro-fissure au genou droit et cinq semaines sans Coupe du monde.

"Physiquement, la bonne nouvelle c'est que je n'ai plus aucune douleur", explique à l'AFP le skieur de Bois-d'Amont, à quelques kilomètres de Chaux-Neuve.

Son retour à la compétition, effectué la semaine dernière à Val di Fiemme (Italie), s'est déroulé timidement, une 8e place aux côtés de Maxime Laheurte en sprint par équipes (épreuve non olympique) et une 39e place en individuel.

"En Italie, c'était un peu compliqué. J'avais fait très peu de sauts avant d'arriver là-bas, et je n'ai pas su m'adapter au tremplin, donc j'ai galéré tout le week-end", reconnaît-il. Et d'ajouter: "J'avais encore un peu d'appréhension sur la réception des sauts".

Il espère une "montée en puissance" au cours du mois de janvier qui propose trois étapes de Coupe du monde: Val di Fiemme, Chaux-Neuve, puis Seefeld en Autriche.

"Au niveau de la forme physique en ski de fond, ça ne va pas si mal. Il faut juste que je trouve un peu plus de sensations au tremplin pour être performant", analyse-t-il.

- 'Répétition générale' par équipes -

Samedi et dimanche, il s'élancera d'un tremplin qu'il connaît bien, et avoue avoir retrouvé assez rapidement des sensations au cours des séances d'entraînement cette semaine. "Je vais profiter de ce week-end pour prendre des points de repère sur le tremplin, et rebâtir de la confiance pour la suite".

Aux jeux Olympiques de Pyeongchang (9-25 février) en Corée du Sud, son principal objectif de la saison, il tentera d'aller chercher une dernière médaille olympique, notamment lors de l'épreuve par équipes.

"Je n'ai pas forcément de craintes. D'ici au 22 février (date de l'épreuve par équipes), il y a encore pas mal de temps. J'ai pris mon temps pour revenir et n'avoir aucune douleur. Et physiquement, j'ai travaillé", a-t-il ajouté.

Chaux-Neuve arrive à point nommé pour un dernier test grandeur nature pour l'équipe de France de combiné nordique, troisième à Lillehammer (Norvège) début décembre en Coupe du monde.

"C'est une répétition générale avant Pyeongchang. C'est à la maison en France, on a plus de pression que d'habitude et ça va un peu ressembler à celle que l'on va connaître aux Jeux", fait remarquer Lamy-Chappuis.

"Ce serait bien d'être aux avant-postes, pas forcément par rapport aux autres équipes, mais pour avoir confiance en nous-mêmes en équipes", estime-t-il.

Ils pourront compter sur le soutien des plus de 10.000 spectateurs attendus dans la station du Jura au cours du week-end, pour l'étape française de Coupe du monde de combiné nordique, régulière au calendrier depuis 2009.

Programme:

Samedi: épreuve individuelle: saut (grand tremplin) à 10h30, ski de fond (10 km) à 12h30

Dimanche: épreuve par équipes: saut (grand tremplin) à 12h45, ski de fond (4 x 5 km) à 15h00

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Prisons: un "projet d'accord" remis à la ministre de la Justice et aux syndicats

sam, 01/20/2018 - 07:40

Un "projet d'accord" issu de négociations, qui prévoit notamment la création de 1.100 emplois, a été soumis vendredi soir aux syndicats de surveillants de prison et à la ministre de la Justice, qui s'est rendue en Corse après une agression au centre pénitentiaire de Borgo.

Le document, publié sur le site de l'Ufap-Unsa (majoritaire) prévoit notamment la création de 1.100 emplois de surveillants sur quatre ans, "dont une première tranche de 100 emplois dès 2018". Le texte prévoit aussi des mesures pour améliorer la sécurité des gardiens et un régime de détention défini pour les "détenus terroristes et radicalisés", permettant une "étanchéité totale de la gestion des détenus les plus dangereux".

Le texte, qui a été soumis à la ministre de la Justice Nicole Belloubet ainsi qu'aux deux syndicats ayant participé aux négociations entamées mardi, l'Ufap-Unsa et à la CGT-Pénitentiaire, doit maintenant être examiné par les surveillants.

Une fois qu'elles auront examiné ce "relevé de conclusions", "soit nos bases souhaitent conclure l'accord (...), soit elles nous demandent de ne pas signer et de repartir dans l'action", a expliqué Christopher Dorangeville, secrétaire général de la CGT-Pénitentiaire.

L'Ufap-Unsa va également consulter ses adhérents avant de décider de la marche à suivre.

Le troisième syndicat principal, FO, n'a pas participé aux négociations avec la Chancellerie.

Les surveillants de prison ont lancé leur mouvement national de blocage des prisons il y a quatre jours, après l'agression le 11 janvier de surveillants par un détenu jihadiste à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).

Depuis, d'autres agressions ont crispé les négociations avec l'Administration pénitentiaire.

Vendredi, deux gardiens de prison ont été blessés par un détenu signalé pour radicalisation, peut-être aidé par des complices, dans le centre pénitentiaire de Borgo en Haute-Corse où s'est rendue la garde des Sceaux.

Selon la DAP, 80 établissements sur 188 ont été bloqués vendredi.

Dans la matinée, des incidents avaient eu lieu à Fleury-Mérogis: les forces de l'ordre ont chargé et tiré des gaz lacrymogènes sur 150 gardiens qui bloquaient l'accès à la plus grande prison d'Europe (plus de 4.300 détenus).

- 'Mesure ultime' -

Le syndicat FO-Pénitentiaire a réagi en appelant "à durcir" les modalités d'action, avec un "dépôt de clés" dans tous les établissements.

Selon l'Administration pénitentiaire, ce "dépôt des clés" n'a été effectif qu'à Borgo vendredi, et c'est la gendarmerie qui a assuré l'ordre et la surveillance dans l'établissement.

"Le dépôt de clés, c'est la mesure ultime", a commenté auprès de l'AFP Yoan Karar, secrétaire général adjoint de FO pénitentiaire: "Quand c'est comme ça, c'est les forces de l'ordre qui prennent le relais".

Les deux gardiens de Borgo, dont l'un a été plus gravement touché, ont été transférés vers l'hôpital de Bastia où la garde des Sceaux, qui a condamné dans un communiqué une agression "grave" et "intolérable", est arrivée dans l'après-midi. "Ils sont blessés extrêmement sérieusement", a déclaré Mme Belloubet après sa visite à l'hôpital.

Elle s'est ensuite rendue à la prison de Borgo où elle s'est entretenue avec les organisations syndicales et le personnel avant d'être huée devant l'établissement par une centaine d'agents qui ont refusé de lui parler.

Notant l'"émotion" et la "colère" des personnels, elle s'est engagée à "apporter des réponses" à tous les points soulevés, notamment en matière de sécurité et de gestion des détenus radicalisés.

- Condamné en appel en 2015 -

La section de recherches de la gendarmerie de Bastia a été chargée de l'enquête ouverte pour tentative d'homicide volontaire, a indiqué la procureure de Bastia Caroline Tharot.

Selon la DAP, les deux surveillants ont été attaqués par des détenus de droit commun. Le rôle d'éventuels complices de l'auteur principal des faits, signalé pour radicalisation islamiste et sur lequel une enquête avait été ouverte par le parquet de Bastia, reste à préciser.

Selon Maxime Coustie, délégué régional UFAP, ce détenu a crié "Allah Akbar" en agressant par derrière un surveillant seul dans son bureau. Dans ce centre pénitentiaire, les détenus peuvent circuler dans la prison grâce à "une gestion en porte ouverte" des cellules.

Selon une source proche de l'enquête, l'agresseur principal, condamné en appel en novembre 2015 à huit ans de prison pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, s'est ensuite retranché dans sa cellule avec des complices. L'intervention des gendarmes a finalement permis d'interpeller quatre détenus.

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Le pape François, défenseur des populations indigènes et de l'environnement

sam, 01/20/2018 - 07:39
Les peuples autochtones d'Amazonie "n'ont jamais été aussi menacés dans leurs territoires", a déclaré le pape François en visite au Pérou.
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Ligue 1: un choc Lyon-PSG, Bordeaux en plein chambardement

sam, 01/20/2018 - 07:38

Le Paris SG va disputer son premier gros match de l'année 2018 à Lyon, dimanche (21h00) lors de la 22e journée, alors que Bordeaux tentera de se ressaisir à Nantes après une fin de semaine houleuse et le limogeage de son entraîneur Jocelyn Gourvennec.

. Après les sifflets

Le PSG se rend à Lyon, après la surprenante scène de mercredi contre Dijon (8-0) au Parc des Princes. Malgré les quatre buts de Neymar et sa prestation étincelante, des supporters ont sifflé le joueur brésilien, lui reprochant de ne pas avoir laissé à Edinson Cavani un penalty qui aurait pu en faire le meilleur buteur de l'histoire du club. Avec 156 buts toutes compétitions confondues, "Edi" est en effet à égalité, avec la star suédoise Zlatan Ibrahimovic (au PSG de 2012 à 2016).

Pour battre ce fameux record et oublier cette polémique, il ne lui reste plus qu'à marquer à Lyon. Ce déplacement au Parc OL est une bonne manière de monter en puissance et de se jauger, à moins d'un mois du 8e de finale aller de Ligue des champions contre le Real Madrid.

Toujours convalescent après sa blessure à un mollet, Thiago Motta ne sera pas dans le groupe parisien pour cette affiche de la Ligue 1, a annoncé Unai Emery.

Les Lyonnais et leur fer de lance Nabil Fekir ont signé un très bon match à Guingamp mercredi (2-0) et rêveraient d'en faire autant devant leur public. A l'aller, les hommes de Bruno Genesio avaient fait jeu égal avec les Parisiens avant de céder par deux fois dans le dernier quart d'heure. En cas de défaite, les Lyonnais pourraient perdre leur place sur le podium, en fonction des résultats de Marseille et de Monaco.

. Après Gourvennec

De son côté, Bordeaux se rend à Nantes pour tenter de sortir la tête de l'eau après sa défaite (0-2) à domicile face à Caen. Une énième contre-performance qui a coûté sa place au coach Jocelyn Gourvennec et a précipité la résiliation de contrat du capitaine Jérémy Toulalan, à la demande de ce dernier.

Vendredi, le président des Girondins, Stéphane Martin, a expliqué "continuer à réfléchir" pour trouver un successeur à Gourvennec, en espérant une arrivée rapide, "ce week-end ou en début de semaine prochaine".

En attendant, c'est Éric Bedouet, fidèle technicien du club depuis 20 ans, qui assurera l'intérim samedi à Nantes. Et il aura fort à faire pour venir à bout des hommes de Claudio Ranieri, frustrés après leur match nul (1-1) concédé dans les ultimes secondes à Toulouse mercredi.

En cas de défaite, les Canaris pourraient voir Nice revenir au même nombre de points. Les Aiglons reçoivent Saint-Étienne, une tâche qui ne sera pas forcément simple face à une équipe stéphanoise revancharde après sa déroute à Metz (0-3) lors de la précédente journée.

Monaco, qui a perdu sa place sur le podium après un match nul face à Nice (2-2) mardi, aura pour sa part l'opportunité de reprendre son bien dimanche à domicile face à Metz, si Lyon perd contre Paris. Les joueurs de Léonardo Jardim ont besoin d'engranger des points avant deux prochaines journées de championnat délicates, d'abord à Marseille puis à domicile face à Lyon.

Programme de la 22e journée:

vendredi

Caen - Marseille 0 - 2

Samedi

(17h00) Nantes - Bordeaux

(20h00) Amiens - Guingamp

Montpellier - Toulouse

Rennes - Angers

Strasbourg - Dijon

Troyes - Lille

Dimanche

(15h00) Nice - Saint-Etienne

(17h00) Monaco - Metz

(21h00) Lyon - Paris SG

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Patinage: Papadakis/Cizeron "à l'expérience" à l'Euro

sam, 01/20/2018 - 07:33

A l'expérience. Les danseurs sur glace Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron, triples tenants du titre continental et ultra favoris pour le conserver, ont logiquement dominé le programme court des Championnats d'Europe de patinage artistique, vendredi à Moscou.

Avec un score de 81,29 points, Papadakis et Cizeron ont sans surprise distancé très nettement leurs adversaires les plus proches : les Russes Alexandra Stepanova et Ivan Bukin, deuxièmes, plafonnent à 75,38 points et les Italiens Anna Cappellini et Luca Lanotte, troisièmes, à 74,76 points.

Sans patiner à la perfection, car en plein coeur de leur préparation olympique et pas encore dans leur forme optimale -programmée pour les Jeux de Pyeongchang (Corée du Sud) dans trois semaines (9-25 février)- les danseurs français se sont même approchés de leur record personnel (82,07) établi début décembre en finale du Grand Prix.

Ce qui confirme les progrès effectués sur la danse courte, qui leur avait coûté de précieux points l'hiver dernier dans leur duel avec leurs rivaux canadiens Tessa Virtue et Scott Moir, au point d'installer dans leur tête l'idée que ce n'était pas fait pour eux. "Psychologiquement, ils ont fini par partir du principe qu'eux, en +short+, ils n'étaient pas bons", résumait leur entraîneur Romain Haguenauer à l'AFP en début de saison.

"Ils ont patiné beaucoup avec la tête", a-t-il apprécié vendredi.

"On est dans une phase de travail. Ils savent qu'ils ne sont pas au top de leur forme. Ce matin, l'entraînement était un peu hésitant partout, énumère-t-il. Mais là, ça a quand même été assez propre, posé, maîtrisé, c'était l'important ici. Ça montre que dans leurs têtes, ils sont solides."

- Et de six pour Fernandez -

"Dans le +kiss and cry+, Guillaume disait: +ça montre vraiment l'expérience qu'on a ensemble, qu'on a vraiment progressé, parce que vu comment je me sens aujourd'hui (vendredi), je pense que j'aurais fini par terre quelques années en arrière+", a encore raconté Haguenauer.

"On a quand même réussi à faire quelque chose de +clean+. C'est un réconfort de voir qu'on a fait du chemin dans tous les domaines. Ça nous donne de la confiance", a estimé Cizeron.

Place samedi à la danse libre, avant de se tourner vers Pyeongchang.

Lui vient d'ajouter un sixième sacre européen à son palmarès. Avec un total de 295,55 points, l'Espagnol Javier Fernandez a devancé les Russes Dmitri Aliev (274,06) et Mikhail Kolyada (258,90).

A 26 ans, il n'est plus devancé au nombre de couronnes européennes que par trois patineurs : le Suédois Ulrich Salchow, sacré neuf fois fin XIXe-début XXe, l'Autrichien Karl Schäfer (huit) et le Russe Evgeni Plushenko, médaillé d'or à sept reprises dans les années 2000, et qui a assisté au succès de l'Espagnol sur la glace moscovite.

Mais seul Schäfer, titré sans discontinuer entre 1929 et 1936, a signé une série plus longue que Fernandez en termes de sacres consécutifs.

L'élève de Brian Orser et partenaire d'entraînement à Toronto (Canada) du Japonais Yuzuru Hanyu, champion olympique en titre, avait pris le large dès le programme court mercredi (103,82). Malgré deux accrocs sur le thème de "Don Quichotte", il a encore accentué son avance vendredi.

Encourageant à trois semaines de l'échéance olympique pour celui qui avait terminé au pied du podium il y a quatre ans à Sotchi (Russie), même si la concurrence sera nettement plus rude en Corée qu'à Moscou.

Kolyada, qu'on annonçait comme le plus sérieux rival de Fernandez, avait déçu lors du programme court (4e). Deux chutes sur deux "quad" vendredi l'ont empêché de dépasser Aliev, médaillé d'argent à 18 ans pour ses premiers Championnats d'Europe, mais pas de monter sur la dernière marche du podium, comme en 2016.

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Séoul interroge Pyongyang sur la suspension de la visite d'une délégation

sam, 01/20/2018 - 07:31

La Corée du Sud a appelé samedi la Corée du Nord à expliquer pourquoi elle a suspendu le projet d'envoyer une délégation préparer les événements culturels qui doivent avoir lieu en marge des jeux Olympiques d'hiver.

"Nous avons envoyé un message par fax au Nord (...) demandant une explication", a déclaré à la presse le ministre sud-coréen de l'Unification, Cho Myung-Gyon.

Pyongyang avait prévu d'envoyer en Corée du Sud ce week-end une délégation de sept personnes dirigée par Hyon Song-Wol, tête d'affiche d'un groupe de pop nord-coréen entièrement féminin. La délégation devait inspecter les lieux prévus pour des événements culturels qui doivent se dérouler à Séoul et à Gangneug, dans le sud, pendant les jeux Olympiques de Pyeongchang.

Hyong Song-Wol, qui a la réputation d'avoir été une petite amie du numéro un nord-coréen Kim Jong-Un, aurait été la première personnalité du Nord à se rendre au Sud depuis quatre ans si la visite avait eu lieu comme prévu samedi.

Mais Pyongyang a annoncé à Séoul qu'il avait suspendu la visite, sans fournir la raison de cette suspension, et on ignorait si la visite était supprimé de manière définitive ou bien reportée.

"Nous avons communiqué au Nord notre position, qui est que toutes les préparatifs pour la visite ont été faits et que le Sud et le Nord seraient en mesure de fixer une nouvelle date", a déclaré le ministre sud-coréen de l'Unification.

La Corée du Nord a accepté la semaine dernière de participer aux jeux de Pyeongchang, qui se tiennent à seulement 80 kilomètres au sud de la Zone démilitarisée (DMZ) qui divise la péninsule.

Ce développement a constitué un apaisement dans les tensions suscitées depuis des mois par les programmes nucléaire et balistique de Pyongyang.

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Natation: Phelps a lutté durant sa carrière contre la dépression et songé au suicide

sam, 01/20/2018 - 07:24

L'Américain Michael Phelps, meilleur nageur de l'histoire, a révélé avoir souffert durant sa carrière d'épisodes dépressifs sévères, le conduisant même après les JO-2012 de Londres à songer au suicide.

"Après chaque JO, je pense que j'ai connu une période de dépression carabinée", a déclaré cette semaine Phelps lors d'une conférence sur la santé mentale à Chicago (Illinois).

Le sportif le plus titré de l'histoire olympique, qui a mis un terme à sa carrière après les JO-2016 de Rio, a touché le fond après les JO de Londres où il a pourtant remporté quatre titres olympiques et deux médailles d'argent.

"Je ne voulais plus nager, je ne voulais même plus vivre (...) On pense alors au suicide", a expliqué Phelps qui, après les JO-2012, a pris sa retraite, avant de revenir dans les bassins de natation deux ans plus tard.

"Je n'ai jamais été aussi mal, je suis resté enfermé dans ma chambre pendant trois à cinq jours, sans manger, en dormant à peine, sans plus avoir envie de vivre", a déclaré le nageur aux 23 titres olympiques.

Sa première dépression post-olympique, Phelps l'a vécue après les JO-2004 d'Athènes, les deuxièmes de sa carrière, où il a remporté six médailles d'or.

Quatre ans plus tard, après avoir battu le record de son compatriote Mark Spitz en remportant huit titres lors des JO de Pékin, il se réfugiera dans l'alcool et une photo le montrant en train de fumer une pipe de cannabis fera le tour du monde.

"C'était pour essayer de fuir les problèmes que j'avais à régler", a dit Phelps, devenu père en 2016 et marié à une ancienne Miss Californie.

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Différend avec la Grèce: les Macédoniens répugnent à changer de nom

sam, 01/20/2018 - 07:24

La perspective d'une adhésion à l'Union européenne et le volontarisme de leur gouvernement ont du mal à convaincre de nombreux Macédoniens des bienfaits d'un changement de nom pour leur pays, afin de résoudre leur différend avec la Grèce.

Une manifestation de nationalistes grecs hostiles à tout compromis est prévue dimanche à Thessalonique. Mais les résistances sont aussi fortes dans l'opinion publique macédonienne.

Pourtant, "il n'y a pas de plan B", a répété cette semaine à Skopje le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg.

Né avec l'indépendance en 1991 de cette ex-République yougoslave de 2 millions d'habitants, ce conflit doit être résolu avant d'envisager de rejoindre l'Alliance. C'est également vrai pour l'UE.

Membre de ces deux organisations, Athènes met son veto. Pour les Grecs, la Macédoine est le nom de sa province septentrionale, et en l'usurpant, Skopje dissimulerait des ambitions territoriales.

Autre point de friction, l'héritage historique d'Alexandre Le Grand que les deux camps revendiquent.

L'éviction de la droite nationaliste et l'arrivée au pouvoir au printemps d'une coalition menée par les sociaux-démocrates, a relancé le dialogue. Cette semaine, l'ONU s'est dite "très optimiste", tandis que le Premier ministre Zoran Zaev table sur une solution "d'ici la fin du premier semestre 2018".

En Macédoine, la minorité albanaise (entre 20 et 25% de la population) applaudit. Les Macédoniens, des Slaves, sont plus partagés. "Je suis macédonien! Comment peut-on changer cela?", s'étrangle Done Stojanoski, commerçant retraité de 67 ans. "Et pourquoi pas changer le nom des Américains?", poursuit-il.

Les hypothèses sur un nouveau nom circulent: "Haute-Macédoine", "Macédoine du nord", "Macédoine-Skopje", "Nouvelle Macédoine". "Non, non!", s'indigne Vlatko Andreevski, fermier de 32 ans de Prilep (centre): "Comment pourrais-je me laisser appeler un +Nord-Macédonien?"

- Pragmatisme et prospérité -

Mais dans un pays en butte à un exode massif, où le taux de chômage dépasse les 20% et où le salaire moyen n'excède pas 350 euros, beaucoup sont tentés par le pragmatisme et les promesses de prospérité portées par l'UE.

Accepter un changement de nom, "nous mettrait en haut de la liste pour intégrer à la fois l'Otan et l'UE. Les politiciens doivent régler ça", dit Gani Rahmani, serveur de 49 ans.

Les sondages sur le sujet sont rares. Mais une étude d'opinion de juin 2016 témoigne de cette ambivalence: sept Macédoniens sur dix se disaient favorables à l'adhésion à l'UE (66,7%) ou à l'Otan (70,7%). Mais ils étaient une large majorité (64,8% contre 28,3%) à rejeter tout changement de nom.

Les plus ouverts à des concessions mettent des conditions: Liljana Stoilova, maraîchère de 43 ans accepterait d'être citoyenne de "Macédoine du nord, tant que nous restons des Macédoniens et que notre langue reste le macédonien".

"Nous sommes et nous resterons macédoniens", a promis cette semaine le ministre des Affaires étrangères Nikola Dimitrov.

- Le diable dans les détails -

Si beaucoup regrettent le manque de transparence du gouvernement sur les pourparlers, le politologue Nano Ruzin, ancien ambassadeur de la Macédoine à l'Otan, défend cette discrétion: "Rentrer dans les détails pourrait entraîner de nouveau un échec".

Exemple de ce qui pourrait bloquer: si un nouveau nom devait être accepté par les Macédoniens, sera-t-il à usage international, ou s'imposera-t-il aussi sur leur territoire, par exemple sur leurs documents officiels?

Ce sujet est sans doute plus délicat que l'aéroport Alexandre Le Grand de Skopje. Nano Ruzin est convaincu que celui-ci "va changer de nom".

S'il n'évoque pas la monumentale statue du roi antique sur son cheval cabré, éclairée la nuit de néons sur la place centrale de Skopje, l'universitaire relève sobrement que "certains changements sont nécessaires d'un point de vue esthétique".

Pour Ali Ahmeti, chef historique de l'Union démocratique pour l'intégration (BDI en albanais, UDI en macédonien), il faudra "enlever certains monuments" néo-antiques érigés par l'ancienne majorité.

Favorable au changement de nom, il a aussi ses lignes rouges: "Pour les Albanais, les noms de République slave ou République nationale de Macédoine seraient inacceptables".

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Après la décision de Trump sur Jérusalem, Mike Pence se rend au Proche-Orient

sam, 01/20/2018 - 07:20

Le vice-président des Etats-Unis Mike Pence est parti vendredi soir pour le Proche-Orient où il doit rencontrer les dirigeants égyptiens, jordaniens et israéliens mais pas les Palestiniens, qui ne décolèrent pas depuis la décision choc de Donald Trump sur Jérusalem.

Mike Pence, accompagné notamment de son épouse Karen, s'est envolé en début de soirée de la base aérienne d'Andrews en banlieue de Washington.

La mini-tournée a été maintenue malgré le risque de "shutdown", une fermeture partielle des administrations fédérales qui devait prendre effet si le Congrès ne parvenait pas à trouver vendredi un accord budgétaire provisoire. "Les rencontres du vice-président avec les dirigeants d'Egypte, de Jordanie et d'Israël font partie intégrante de la sécurité nationale de l'Amérique", a justifié sa porte-parole Alyssa Farah à l'AFP.

Le voyage, initialement prévu fin décembre, avait été reporté sur fond de vives tensions nées de la décision unilatérale du président Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.

L'annonce du 6 décembre rompt avec des décennies de diplomatie américaine et avec le consensus de la communauté internationale. Elle a d'ailleurs provoqué un tollé général et la colère des Palestiniens, qui entendent faire de Jérusalem-Est la capitale de l'Etat auquel ils aspirent.

Même si la décision américaine laisse la porte ouverte à une telle possibilité dans le cadre de négociations israélo-palestiniennes, les dirigeants palestiniens ont fait savoir que les Etats-Unis ne pouvaient plus prétendre à un rôle de médiateur dans le processus de paix, que Donald Trump rêvait de relancer mais qui s'avère plus moribond que jamais.

Les relations ont encore été aggravées par la décision des Etats-Unis, cette semaine, de "geler" plus de la moitié de leurs versements prévus à l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens.

Mike Pence ne rencontrera donc pas le président palestinien Mahmoud Abbas, contrairement à ce qui était initialement prévu en décembre.

Donald Trump a aussi annoncé le transfert à Jérusalem de l'ambassade des Etats-Unis, depuis Tel Aviv où se trouvent généralement les missions diplomatiques étrangères. Mais l'administration avait affirmé qu'un tel déménagement prendrait plusieurs années, le temps de trouver un emplacement adéquat et de construire le bâtiment.

Ces derniers jours, les spéculations sur une accélération du processus se sont toutefois multipliées. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré que le transfert interviendrait "d'ici un an". Et plusieurs médias américains ont évoqué la possibilité d'un bâtiment provisoire, ou rapporté que l'ambassade s'installerait fin 2019 dans des locaux du consulat des Etats-Unis à Jérusalem-Ouest.

Un responsable du département d'Etat américain a assuré vendredi que le chef de la diplomatie Rex Tillerson n'avait pas encore pris de décision sur la possibilité "d'avoir une installation provisoire qui respecte toutes les normes de sécurité".

Attendu samedi au Caire, où il doit rencontrer le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, Mike Pence doit ensuite se rendre à Amman pour un tête-à-tête avec le roi Abdallah II.

Il doit aller en Israël lundi et mardi pour discuter avec Benjamin Netanyahu et le président Reuven Rivlin.

Au-delà d'un discours devant la Knesset, il doit également se rendre au Mur des Lamentations et au mémorial de l'Holocauste Yad Vashem.

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États-Unis : échec du vote sur le budget, l'administration fédérale au chômage technique

sam, 01/20/2018 - 07:13
Les Sénateurs ont échoué à voter la prolongation du financement du gouvernement fédéral. Conséquence : Washington se retrouve à court d'argent, provoquant la fermeture partielle de l'administration fédérale.
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Athlétisme: record du monde du 60 m en salle pour Coleman

sam, 01/20/2018 - 07:13

L'Américain Christian Coleman a battu le record du monde du 60 m qui datait de 1998, avec un chrono de 6 sec 37/100e, vendredi lors de la réunion en salle de Clemson (Caroline du Sud).

Coleman, 21 ans, a amélioré de 2/100e le précédent chrono de référence de son compatriote Maurice Green (6.39), établi le 3 février 1998 à Madrid et égalé par Green, ancien détenteur du record du monde du 100 m, le 3 mars 2001 à Atlanta (Géorgie).

En finale, Coleman qui participait à sa première compétition de la saison, a devancé son compatriote Tevin Hester (6.57) et le Bahaméen Warren Fraser (6.69).

Il avait déjà frappé les esprits en séries avec son chrono de 6 sec 47/100e qui l'avait propulsé à la première place du bilan de l'hiver.

Coleman a éclaté au plus haut niveau en 2017 en décrochant la médaille d'argent sur 100 m lors des Championnats du monde 2017 de Londres, derrière son compatriote Justin Gatlin et devant le Jamaïcain Usain Bolt.

Il faisait également partie du relais américain, médaillé d'argent des Mondiaux-2017 sur 4x100 m.

Avant vendredi, son record personnel sur 60 m était de 6 sec 45/100e.

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JO-2018: combien de Nord-Coréens et dans quels sports ? Un sommet olympique pour y répondre

sam, 01/20/2018 - 07:01

Absente pour boycott des JO d'été de 1988 à Séoul, la Corée du Nord disputera les prochains JO d'hiver organisés de nouveau en Corée du Sud et un sommet olympique samedi à Lausanne va préciser les conditions d'une participation plus significative sur le plan diplomatique que sportif.

La présence de la Corée du Nord aux JO d'hiver n'est pas inédite. Pyongyang avait envoyé pour la première fois une délégation aux JO d'Innsbruck en 1964 et a participé à sept des 12 dernières éditions, la dernière fois à Vancouver en 2010. En 2014 à Sotchi, aucun Nord-Coréen ne s'était qualifié.

Mais après une année de fortes tensions dans la péninsule, exacerbées par les multiples tirs de missiles et essais nucléaires menés par le Nord, l'envoi de Nord-Coréens à des JO organisés par le voisin honni marque un moment rare de publicité diplomatique positive pour l'olympisme et un espoir de détente.

"Le CIO montre ainsi qu'il est devenu un acteur géopolitique incontournable, une sorte d'extra-ONU", analyse Eric Monnin, chercheur à l'Université de France-Comté à Besançon et auteur de l'ouvrage "De Chamonix à Pyeongchang: un siècle d'olympisme en hiver".

Pour autant, les décisions de principe et les propositions ont été adoptées entre les deux Corées, au niveau politique et diplomatique, loin de Lausanne.

Il ne reste donc plus au CIO, puissance invitante, qu'à entériner cette participation et à en préciser les contours.

Pour ce faire, le patron du CIO, Thomas Bach a convié trois délégations de Corée du Nord, de Corée du Sud et du Comité d'organisation des JO de Pyeongchang, à un "sommet" qui s'ouvre samedi à 09h30 (08h30 GMT) au siège du CIO à Lausanne.

Nord et Sud seront représentés par le président de leur Comité national olympique respectif et par leur représentant au CIO, respectivement Chang Ung et Ryu Seung-min, ancien champion olympique de tennis de table.

Les deux gouvernements seront aussi représentés par des "officiels de rang ministériel", précise le CIO.

Thomas Bach sera, lui, entouré de deux membres de sa Commission exécutive, le Suisse Gian-Franco Kasper, président de la Fédération internationale de ski (FIS), et la Suédoise Gunilla Lindberg, qui a présidé la commission d'évaluation puis de coordination des JO de Pyeongchang.

- Hockeyeuses et pom-pom girls -

Pyongyang a proposé d'envoyer une délégation de 550 personnes à Pyeongchang, composée non seulement de sportifs mais également de pom-pom girls ou d'une équipe de taekwondo.

Un seul couple nord-coréen de patinage artistique a réussi à se qualifier pour les Jeux, mais le Nord a laissé passer la date limite du 30 octobre pour les inscrire. Le CIO pourrait cependant entériner leur participation ainsi que celle de patineurs de vitesse et de skieurs.

Les deux Corées se sont également accordées sur le principe d'une équipe de hockey féminine unie.

Saluée comme "une bonne idée sur le plan politique", cette initiative soulève cependant "des questions sur le plan de l'équité sportive", s'est émue jeudi la Fédération suisse de hockey sur glace, dont l'équipe féminine doit rencontrer la Corée en ouverture du tournoi olympique le 10 février.

En bobsleigh, un bob à 4 coréen "uni" pourrait également participer, mais seulement pour ouvrir la piste.

- Défilé commun -

Le CIO doit aussi déterminer les conditions d'hébergement des Nord-Coréens, leur présence au sein du Village Olympique n'étant "pas certaine", selon une source proche du dossier.

Le CIO doit aussi valider la proposition des deux Corées de faire défiler ensemble les sportifs des deux pays, lors des cérémonies d'ouverture et de clôture, sous le drapeau représentant la péninsule réunifiée, comme ils l'avaient déjà fait aux JO-2000 à Sydney, 2004 à Athènes et 2006 à Turin.

Menaçante sur le plan militaire et diplomatique, la Corée du Nord le sera en revanche nettement moins sur le plan sportif. Son bilan, famélique, en sept Jeux d'hiver se limite, en effet, à deux médailles: une d'argent en 1964, une autre de bronze en 1992 à Albertville, à chaque fois en patinage de vitesse.

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Les services fédéraux américains ferment faute de budget

sam, 01/20/2018 - 07:00

Un an jour pour jour après l'élection de Donald Trump, les Etats-Unis sont entrés samedi dans une période de turbulences avec la fermeture partielle de l'administration fédérale après l'échec d'un vote crucial au Sénat.

Malgré d'intenses tractations ces derniers jours, la majorité républicaine, l'opposition démocrate et la Maison Blanche n'ont pas pu s'entendre sur un budget, même temporaire, qui aurait permis d'éviter ce "shutdown" entré en vigueur à 00H00 (05H00GMT).

Républicains et démocrates se sont rejetés immédiatement la responsabilité de cet échec, la Maison Blanche accusant les démocrates de prendre les citoyens américains "en otage".

"Ce soir, (les démocrates du Sénat) ont placé la politique au-dessus de notre sécurité nationale. (...) Nous ne négocierons pas sur le statut d'immigrants illégaux pendant que les démocrates prennent en otage les citoyens respectueux du droit avec leurs exigences irresponsables", a indiqué Sarah Sanders, porte-parole de Donald Trump.

La fermeture de l'administration "était 100% évitable", a affirmé le patron des sénateurs républicains, Mitch McConnell, à l'adresse des démocrates.

"Ce sera appelé le Trumpshutdown car personne, personne ne mérite autant que le président Trump d'être jugé responsable de la situation dans laquelle nous nous trouvons", lui a répondu le chef des sénateurs démocrates Chuck Schumer.

Les républicains, majoritaires avec 51 sièges au Sénat, n'ont obtenu que 50 voix, loin des 60 voix (sur 100) nécessaire en faveur d'une extension pour quatre semaines, jusqu'au 16 février, du budget fédéral.

Il s'agit du premier "shutdown" depuis octobre 2013 --sous l'administration Obama-- qui avait duré 16 jours. Il se traduira par la mise au chômage technique sans paie de plus de 850.000 employés fédéraux considérés comme "non essentiel" au fonctionnement de l'administration.

Il était impossible de savoir combien de temps durerait cette nouvelle fermeture, les tractations entre les deux partis devant très vite reprendre.

Chuck Schumer a demandé au président de convoquer d'urgence une réunion à la Maison Blanche avec les leaders des deux partis pour trouver un compromis.

Les démocrates ont indiqué qu'ils n'accepteront de voter pour un texte que s'il pérennise la régularisation de 690.000 jeunes immigrés au statut précaire, les "Dreamers".

- En attendant lundi -

Les premiers effets du "shutdown" devraient se faire sentir lundi. Les activités de nombreuses agences fédérales, comme les services fiscaux, seront réduites mais les services de sécurité seront globalement épargnés. Les 1,4 million de militaires américains poursuivront leurs opérations mais sans être payés.

"Notre pays a été fondé par des génies mais il est dirigé par des idiots", a lancé le sénateur républicain de Louisiane John Kennedy, résumant d'un trait d'esprit l'ambiance générale.

"L'issue du vote ne faisait plus aucun doute malgré une journée d'intenses tractations. Dans l'après-midi, M. Trump avait pourtant évoqué une "excellente réunion préliminaire" avec Chuck Schumer, après une rencontre à la Maison Blanche, laissant espérer un accord de dernière minute. Le sénateur démocrate a accusé le milliardaire de faire la girouette alors qu'un accord était à portée de main après la réunion.

La Chambre des représentants, à forte majorité républicaine, avait approuvé jeudi soir cette extension provisoire du financement de l'Etat fédéral, qui prévoyait également de prolonger pour six ans le programme d'assurance santé destiné aux enfants pauvres (Chip), une demande des démocrates.

Au-delà d'un budget temporaire, la quatrième depuis septembre, la majorité républicaine souhaite adopter un budget 2018 définitif de plusieurs centaines de milliards de dollars qui dope notamment les dépenses militaires, une promesse de campagne de M. Trump qui estime les forces armées sous-équipées après plus de seize ans de guerre ininterrompue.

Les démocrates veulent la régularisation de 690.000 "Dreamers", arrivés clandestinement aux Etats-Unis quand ils étaient enfants et expulsables depuis l'abrogation par M. Trump du programme Daca datant de l'administration Obama qui leur offrait un statut de résident temporaire. Le président Trump a donné au Congrès jusqu'au 5 mars pour légiférer.

- Qui paiera les dégâts ? -

Et au-delà du budget, les parlementaires pensent aux élections de mi-mandat en novembre.

Les démocrates estiment que les républicains qui ont tous les leviers du pouvoir --Maison Blanche, Chambre des représentants, Sénat-- seront tenus pour responsables de la paralysie et paieront le prix fort. Les républicains espèrent se servir du "shutdown" pour punir les sénateurs démocrates qui brigueront un nouveau mandat dans dix Etats remportés par Donald Trump à la présidentielle. Quatre d'entre eux, selon les médias, ont d'ailleurs voté avec les républicains vendredi soir.

Mais selon un sondage du Washington Post et d'ABC publié vendredi, 48% des Américains estiment que les républicains seraient responsables d'un éventuel blocage, contre 28% pour les démocrates.

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Dakar: Sainz sans souci, Peterhansel tombe du podium

sam, 01/20/2018 - 06:57

Pour l'un, une balade, pour l'autre, un enfer. Tandis que l'Espagnol Carlos Sainz (Peugeot) a continué vendredi à voguer vers le titre, son coéquipier français Stéphane Peterhansel est tombé du podium du Dakar-2018, son objectif, après un accident, à une étape du finish.

Premier, deuxième et... désormais, quatrième. Au sommet à La Paz lors du jour de repos, Peterhansel, double tenant du titre en quête du triplé, a connu une longue dégringolade jusqu'en Argentine, une deuxième semaine noire qui l'a éloigné de ses classements habituels.

Deux uppercuts l'ont mis presque K-O. Lors de la 7e étape, il avait perdu 1h45, et la tête du classement général, après avoir heurté une pierre.

Vendredi, un nouvel accident l'a contraint à s'arrêter durant 40 minutes au km 78 de la 13e, et avant-dernière étape entre San Juan et Cordoba. Il a accroché un arbre avec sa roue avant gauche dans un virage masqué par une bosse, selon son équipe. Il y a laissé une biellette et son assistance de direction. Il s'est aussi fait mal au pouce.

Aidé dans un premier temps par son camarade de la marque au lion Cyril Despres, puis par l'assistance de Peugeot lors de la neutralisation entre les deux parties chronométrées, il a pu repartir, mais le mal était fait: il a terminé 1 h 03 min 04 sec du vainqueur du jour, le Qatarien Nasser Al-Attiyah (Toyota).

Le pilote de Doha, avec son copilote français Mathieu Baumel, a bouclé les 369 km chronométrés en 5 h 02 min 22 sec, devant les Toyota de l'Argentin Luciano Alvarez, à 11 min 16 sec et du Sud-Africain Giniel de Villiers, à 13 min 06.

- Walkner serein -

Au général, les conséquences sont désastreuses pour Peterhansel, qui chute du podium pour la première fois depuis le départ de Lima le 6 janvier. Il est quatrième, à 08 min 08 sec du 3e, le Sud-Africain Giniel de Villiers (Toyota), et à 41 min 50 sec du 2e, Al-Attiyah.

Il aurait pu être cinquième si le Néerlandais Bernhard Ten Brinke (Toyota), premier virtuel de l'étape, n'avait pas cassé son moteur lors de la deuxième moitié d'étape. Il a abandonné.

Vendredi, "Peter" répétait son objectif de "sauvegarder sa deuxième place", même si être à ce rang, "c'est pas pareil que d'être premier", avait-il lâché, avec une pointe d'amertume. Il lui faudra désormais, sauf péripétie majeure samedi, se contenter de moins que ça, alors qu'il a fini sur le podium cinq fois sur ses six dernières participations.

De son côté, Carlos Sainz regarde tout cela de haut, de très haut même. Les troubles de Peterhansel lui ont permis d'augmenter encore plus son avance en tête, alors qu'il roulait tout en prudence vendredi. Il possède 46 min 18 sec d'avance sur Al-Attiyah, en passe de battre le record du Qatarien du plus grand écart enregistré à l'arrivée du Dakar sud-américain (49 min 41 sec, en 2011).

Il ne lui reste plus qu'une dernière journée, autour de Cordoba samedi sur des pistes typées WRC taillées pour lui, avant de célébrer son deuxième titre, après 2010.

En motos, c'est la même chanson. L'Autrichien de KTM Matthias Walkner a roulé sans prendre de risque, pour finir à 11 min 32 sec du vainqueur, son coéquipier australien Toby Price, qui a empoché un second succès de suite.

Il garde une avance de 22 min 31 sec sur l'Argentin Kevin Benavides (Honda) au général.

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Volvo Ocean Race: victoire à domicile d'un voilier hongkongais pour la 4e étape

sam, 01/20/2018 - 06:50

Le voilier hongkongais Team Sun Hung Kai/Scallywag a remporté vendredi soir la 4e étape de la Volvo Ocean Race 2017, course autour du monde en équipage avec escales, marquée par une collision qui a contraint l'un des concurrents à l'abandon.

Team Sun Hung Kai/Scallywag a coupé la ligne de la 4e étape longue de 5.300 milles nautiques entre Melbourne et Hong-Kong, son port d'origine, à 18H45 GMT après 17 jours 14 heures 30 minutes et 42 secondes de mer.

C'est la première fois qu'un voilier battant pavillon du territoire chinois remporte une étape de la course autour du monde en équipage.

Le voilier Dongfeng du Français Charles Caudrelier termine deuxième, à 2h47min et 40 secondes du vainqueur, ce qui lui permet de se rapprocher au classement général du leader espagnol Mapfre, qui a fini quatrième. Le Néerlandais Team AkzoNobel a pris la troisième place de l'étape.

Alors qu'il occupait la deuxième position de l'étape, talonné par Dongfeng, le voilier américano-danois Vestas 11th Hour Racing a été victime d?une collision avec un bateau de pêche à 30 milles de l?arrivée, qui l'a contraint à l'abandon.

Neuf membres de l'équipage du bateau de pêche impliqué dans la collision ont été secourus par un navire commercial qui s'est dérouté et un dixième a été transféré à l'hôpital par hélicoptère, selon les organisateurs de la course.

Tous les membres de Vestas 11th Hour Racing sont sains et saufs mais le voilier a subi des dégâts, a-t-on précisé de même source.

"Il est toujours dangereux de naviguer dans ces zones de pêche où il y a tellement de bateaux et certains n'ont pas de feux. C'est évidemment une très mauvaise nouvelle pour ces pêcheurs, pour l?équipage de Vestas et pour la Volvo Ocean Race", a expliqué à l'arrivée Charles Caudrelier sur le site de l'organisation de course.

La version 2017 de la Volvo Ocean Race propose le plus long parcours jamais produit en 44 ans d'existence, soit 83.000 km (45.000 milles nautiques).

Les équipes disposent toutes du même bateau, un monotype de 20 m de long pour 5,60 m de large pesant 12,5 tonnes, avec des équipages de 8 à 10 marins sur chaque voilier.

Partie d'Alicante en Espagne le 22 octobre, l'arrivée finale de la Volvo Ocean Race, qui comporte onze étapes, est prévue à La Haye vers la fin du mois de juin prochain.

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