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Mis à jour : il y a 47 min 53 sec

Inde: le gouvernement instaure la peine de mort pour les violeurs d'enfants

sam, 04/21/2018 - 15:13

Le gouvernement indien a approuvé samedi la peine de mort pour les violeurs d'enfants après le viol en réunion et le meurtre d'une fillette de 8 ans qui a choqué le pays.

Dès son retour d'un sommet du Commonwealth, le Premier ministre indien Narendra Modi a réuni samedi son gouvernement qui a approuvé un amendement à la loi sur les violences sexuelles permettant de condamner à la peine capitale les violeurs d'enfants âgés de moins de 12 ans, a indiqué à l'AFP un responsable du gouvernement.

Les peines minimales pour viol ont également été durcies.

"Cette ordonnance sera soumise au président pour approbation", a souligné ce responsable sous couvert de l'anonymat, ce qui semble être une formalité.

Des milliers d'Indiens ont manifesté ces derniers jours à travers le pays après l'enlèvement, le viol et le meurtre par huit hommes d'une fillette d'une tribu musulmane nomade dans l'Etat du Jammu-et-Cachemire (nord) en demandant au Premier ministre d'agir.

Selon la police, ce crime visait à terrifier la communauté de bergers musulmans des Bakarwals pour les forcer à quitter la zone, à majorité hindoue.

La loi indienne prévoit actuellement la peine de mort pour les assassinats particulièrement effroyables ainsi que pour les actes terroristes, même si les exécutions sont rares.

L'Inde avait déjà durci les lois pour les agressions sexuelles en 2013 après un viol en réunion à New Delhi.

Mais les violences sexuelles y compris à l'encontre des enfants restent monnaie courante avec 11.000 cas de viols d'enfants enregistrés en 2015.

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Des militants d'extrême droite bloquent un col des Alpes, lieu de passage des migrants

sam, 04/21/2018 - 15:10
Une centaine de militants de Génération identitaire, un mouvement d'extrême droite, bloquaient samedi le col de l’Échelle dans les Alpes, à la frontière franco-italienne, point de passage de migrants depuis plusieurs mois.
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Armes chimiques: plongée au coeur du laboratoire de l'OIAC

sam, 04/21/2018 - 13:20

Michael Barrett a un vieux téléphone à clapet. Mais lorsque sa ligne d'urgence sonne, il dispose de seulement trois heures pour préparer le matériel de pointe d'experts déployés sur le site d'une attaque chimique présumée.

Alors que circulent des images épouvantables d'enfants et d'adultes paniqués, victimes présumées de gaz toxiques ou d'agents neurotoxiques en Syrie, le laboratoire et le magasin d'équipement de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) bourdonnent d'activité.

Dans un bâtiment de deux étages, niché dans une petite zone industrielle de Rijswijk, ville de la banlieue de La Haye, au sud des Pays-Bas, une vingtaine d'employés travaillent ardemment depuis deux décennies pour débarrasser le monde des armes chimiques.

C'est ici que tout a commencé pour la mission des experts chargés d'enquêter dans la ville syrienne de Douma sur une attaque chimique présumée perpétrée sur des civils le 7 avril.

Sur fond d'indignations politiques et d'un besoin de réponses de la population mondiale, les échantillons recueillis par les enquêteurs de l'OIAC sont scellés et amenés au laboratoire, respectant une stricte chaîne de surveillance, pour une analyse minutieuse.

Cela fait 21 ans que Michael Barrett, ancien militaire, forme et équipe les experts volontaires pour se rendre sur les sites les plus toxiques de la planète. Lui aussi a été déployé.

"Bien sûr, vous êtes nerveux, si vous ne l'êtes pas, il y a quelque chose qui ne va pas", confie l'homme de 61 ans lors d'une visite exclusive du laboratoire par une équipe de l'AFP.

- Equipement passé au crible -

Avant chaque départ, la tenue des enquêteurs doit être vérifiée de la tête au pied, des combinaisons de protection imprégnées de carbone aux bottes en caoutchouc taille XXL pour couvrir les chaussures.

Il en est de même pour les détecteurs sophistiqués, téléphones satellites et kits médicaux contenants des flacons d'antidotes aux agents neurotoxiques les plus mortels. L'équipement entier est passé au crible.

"Imaginez-vous un masque à gaz dont la valve serait dans le mauvais sens", lâche cyniquement M. Barrett, principal technicien logistique et chef d'équipe du magasin d'équipement de l'OIAC.

Les mots d'ordre au laboratoire de Rijswijk restent "protection" de l'équipe et "préservation" de l'intégrité de la science, pendant que les dirigeants politiques s'accusent et dénient l'utilisation d'armes chimiques en Syrie où d'un agent innervant rare dans la paisible ville britannique de Salisbury.

Le moindre petit trou dans un gant peut s'avérer fatal si un agent neurotoxique mortel s'infiltre, à travers la peau, pour attaquer le système nerveux. VX, l'agent neurotoxique le plus mortel, peut tuer en 20 minutes.

Les mesures de protection drastiques portent leurs fruits: aucun membre de l'équipe n'a été atteint au cours des 7.000 missions officielles - 10.000 en comptant les missions d'entraînement - effectuées en 21 ans.

Le travail dangereux et méthodique de l'OIAC, qui compte environ 400 employés, a permis l'élimination de 96% des stocks mondiaux d'armes chimiques. Une performance qui lui a valu le prix Nobel de la paix en 2013.

"Le travail du chimiste analytique est l'un des plus dangereux ici car il consiste à prélever l'échantillon", explique Michael Barrett.

La plupart des experts sont des scientifiques qui n'avaient souvent jamais utilisé de masque à gaz avant de rejoindre l'OIAC. Désormais, ils sont capables d'oeuvrer en zone de guerre.

En 2012, une nouvelle pièce a été ajoutée à des sacs déjà lourds : un gilet pare-balles en kevlar, au cas où ils essuiraient des coups de feu.

- Preuves sur le sol et dans le sang -

Une fois sur place, une équipe, composée de deux à vingt-cinq experts, scrute la zone à l'aide de détecteurs photométriques à flamme ou de spectromètres de mobilité ionique pour détecter tout agent toxique.

Travaillant dans des délais serrés, parfois moins de vingt minutes, ils recueillent des échantillons sur le sol, la végétation, ou même sur des joints de fenêtre en caoutchouc qui peuvent contenir des preuves de contamination pendant des semaines.

Les prélèvements de sang et d'urine des victimes et l'analyse de tissus prélevés sur des morts sont également essentiels.

"Nous préférons prélever des échantillons sur les survivants car ils peuvent raconter leur histoire", affirme Marc-Michael Blum, directeur du laboratoire de l'OIAC.

Les échantillons de sang sont les plus révélateurs, dit-il. Ils peuvent contenir des traces d'agents neurotoxiques ou vésicants, comme la moutarde, jusqu'à trois mois après l'attaque.

Une fois les échantillons ramenés à Rijswijk, ils sont divisés et envoyés dans quelques laboratoires indépendants parmi la vingtaine certifiés par l'OIAC dans le monde. Dans la plus stricte confidentialité, ils préparent des rapports, compilés ensuite par La Haye, siège de l'organisation.

Avec toujours le même objectif en tête : l'intégrité de la preuve et des résultats.

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Droits TV L1 et L2: l'appel d'offres lancé "avant l'été" selon des médias

sam, 04/21/2018 - 13:09

La Ligue de football professionnel (LFP) va lancer son appel d'offres sur les droits TV de la Ligue 1 et de la Ligue 2 sur la période 2020-2024 "avant l'été", ont affirmé les quotidiens L'Equipe et Le Parisien dans leur édition de samedi.

L'information du quotidien sportif, qui cite une confidence du directeur général de la LFP Didier Quillot lors de son intervention devant le comité exécutif de la Fédération française (FFF) jeudi, a été confirmée par le Parisien.

Régulièrement interrogés sur l'éventualité de déclencher dès à présent l'appel d'offres concernant la période 2020-2024 pour profiter de l'effet attractif de l'arrivée de la star brésilienne Neymar au Paris SG, les dirigeants de la LFP ont toujours annoncé vouloir le faire "quand le moment sera venu" afin d'atteindre l'objectif du milliard d'euros annuel.

L'influent président de l'Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, a de son côté longtemps prôné une temporisation car il avait "toujours imaginé que c'était un peu prématuré" de lancer l'appel d'offres dès cette année. "Je crois comprendre que les choses sont remises à plus tard, et personnellement je trouve que c'est une très bonne chose", avait-il ainsi déclaré fin décembre.

Et pour cause, si pour l'heure les diffuseurs Canal Plus et BeIN Sports semblent attachés au produit L1/L2, le nouvel acteur majeur des droits sportifs SFR Sports avait dit ne pas être "pressé" de voir un tel appel d'offre être déclenché, notamment en raison des difficultés financières de sa maison-mère Altice.

Le patron de SFR Alain Weill avait estimé fin novembre qu'il ne "(fallait) pas se précipiter pour lancer cet appel d'offres", alors qu'il s'était offert en 2015 les droits TV pour la France de la Premier League anglaise pour 300 millions d'euros et a décroché à partir de 2018 ceux de la Ligue des champions pour 1,1 milliard d'euros.

En février dernier, les patrons de clubs de L1 ont affiché leur volonté de créer une société chargée du développement économique du foot professionnel, pour booster notamment de la commercialisation des droits TV français, beaucoup moins importants qu'en Angleterre ou en Espagne.

A titre de comparaison, les droits TV de la Premier League ou de la Liga espagnole s'élèvent respectivement à 2,3 milliard d'euros et plus d'un milliard par an, contre 762 millions d'euros annuels pour la Ligue française sur la période 2016-2020.

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Protestations en Iran: Rohani critique l'inaction des responsables

sam, 04/21/2018 - 13:00

Le président iranien Hassan Rohani a déploré samedi le "silence" des membres de son gouvernement face aux revendications sociales de manifestants, l'attribuant entre autres à des "menaces" reçues par ces responsables.

Les réseaux sociaux ont regorgé ces dernières semaines de vidéos et d'informations sur des manifestations dans plusieurs villes d'Iran. Mais les médias locaux les ont peu couvertes et les lieux en question étant interdits à la presse étrangère, il est difficile d'en estimer l'ampleur.

Parmi ces protestations, des agriculteurs manifestant contre des pénuries d'eau à Ispahan (centre), des habitants se plaignant de discriminations dans le Khouzestan (sud-ouest) ou encore des habitants s'élevant contre des réformes administratives à Kazeroun (sud-ouest).

Des slogans entendus dans certaines vidéos visent directement le pouvoir: "Notre ennemi est juste ici, et à tort ils disent que c'est l'Amérique notre ennemi".

"Alors que les gens ne voient pas de projet pour l'avenir, ils peuvent être énervés, descendre dans la rue et crier", a déclaré M. Rohani, un modéré, dans un discours devant de hauts responsables diffusé par la télévision publique.

Mais "nous parlons peu aux gens. Les responsables du gouvernement ont fait le choix du silence. Je ne sais pas qui leur a dit (de faire ça). Je ne sais pas de quoi ils ont peur", a-t-il ajouté.

M. Rohani a néanmoins tenu à souligner que ces responsables avaient été intimidés par des "organismes de surveillance".

Il n'a pas nommé ces "organismes" mais il avait auparavant reproché aux Gardiens de la révolution, l'armée idéologique d'Iran, et à la justice contrôlée par les conservateurs, leur implication de plus en plus importante dans les affaires politiques et économiques.

"Le matin, lorsqu'(un responsable) va travailler, quelqu'un lui envoie un SMS, un autre lui téléphone, un autre le menace. Le pays ne peut pas être géré ainsi", a-t-il dit en évoquant ces "menaces".

En mars, le maire réformateur de Téhéran, Mohammad Ali Najafi, a démissionné après des pressions des conservateurs.

"Ne tenez pas compte des lettres, des menaces. Si vous avez peur de répondre, dites le moi", a lancé M. Rohani.

Président depuis 2013, Hassan Rohani est très critiqué par les conservateurs qui contrôlent de nombreuses institutions clés du pouvoir. Ils lui reprochent ses tentatives de rapprochement avec l'Occident et sa volonté d'accorder davantage de libertés civiles.

Autour du Nouvel an, des dizaines de villes iraniennes ont été agitées par des troubles ayant fait au moins 25 morts en marge de manifestations non autorisées contre la situation économique et sociale et contre le pouvoir.

Les effets de la suspension d'une partie des sanctions internationales contre l'Iran, résultat de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015, tardent à se faire sentir après des années d'isolement.

Le chômage reste très élevé, 11,9%, selon les chiffres officiels. En mars, la dépréciation du rial, qui a perdu environ un quart de sa valeur face au dollar en six mois, a alimenté l'inflation.

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Asile: les oppositions dénoncent à nouveau l'organisation des débats à l'Assemblée

sam, 04/21/2018 - 12:40

Les groupes politiques d'opposition ont à nouveau dénoncé samedi l'organisation "incompréhensible" des débats à l'Assemblée nationale sur le projet de loi asile et immigration, alors que la moitié seulement des amendements avaient été examinés avant la sixième journée de discussions.

Dès l'ouverture de la séance, Eric Ciotti (LR) a fait un rappel au règlement pour déplorer "le choix qu'a fait ce gouvernement d'organiser le débat" dans ces conditions depuis lundi, avec un vote à l'issue "en catimini", dans la nuit de samedi à dimanche, voire dimanche.

"Pour un texte pareil, ne pas prévoir 15 jours de débats, le faire juste avant le départ en vacances, c'est pas concevable et c'est triste", a abondé l'UDI-Agir-Indépendant Michel Zumkeller.

Danièle Obono (LFI) a aussi estimé que les conditions ne permettaient pas "un débat décent", y voyant "un mépris" par rapport à "ce qui est en jeu" et aux parlementaires, déplorant également l'absence d'un vote solennel.

Laurence Dumont (PS) a aussi souligné qu'en dehors de LREM, tous les groupes avaient réclamé un tel vote solennel sur ce texte, promettant de "prendre le temps qu'il faut" pour débattre de "cette régression dans les droits des demandeurs d'asile".

Et Stéphane Peu (PCF) a jugé "incompréhensible" le choix sur le vote, notant "qu'aucune loi de cette importance" n'avait été adoptée dans de telles conditions.

A l'ouverture de la séance à 9H30, quelque 570 amendements restaient à examiner sur le millier au départ.

Pour le vote final, à l'issue de la fin des débats, seront notamment scrutés les votes de la majorité, où certains élus ont exprimé leurs divergences de fond.

A ce stade, seul Jean-Michel Clément a annoncé qu'il voterait contre, ce qui l'exposerait à une exclusion. Il devait rencontrer le chef de file des députés LREM Richard Ferrand dans la matinée, selon un autre "marcheur".

"Tant que le vote n'a pas eu lieu, aucune sanction n'est prévue", a-t-on glissé du côté du groupe LREM.

"Le syndrome post-traumatique des frondeurs, il faut passer à autre chose. Il faut faire confiance à Jean-Michel Clément", ancien avocat spécialiste du droit des étrangers et ex-PS, a jugé une autre "marcheuse" critique, Sonia Krimi, sur RTL. "Je ne l'espère pas que Jean-Michel Clément soit viré".

Pour cette élue de la Manche, "sur des lois de société (...) on doit laisser la liberté à chacun de voter en son âme et conscience". "On est un groupe très différent avec des sensibilités différentes, le plus important est qu'on garde notre liberté et la bienveillance entre nous, on l'a promis aux Français, on ne peut pas fléchir au premier obstacle", a-t-elle glissé.

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NDDL: une première avancée mais pas encore de paix durable

sam, 04/21/2018 - 12:36

Une paix durable sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes semble encore lointaine malgré une avancée vendredi dans le processus de régularisation du territoire, première manche remportée par le gouvernement qui n'écarte pas la menace de nouvelles expulsions.

Dans le bras de fer opposant l'Etat et les zadistes depuis l'abandon du projet d'aéroport, le 17 janvier, ce sont ces derniers, acculés, qui ont fini par céder.

Trois jours avant l'expiration d'un ultimatum les sommant de se régulariser sous peine d'être évacués, ils ont présenté vendredi quarante dossiers, agricoles ou artisanaux, identifiant nommément des porteurs de projets.

Ce "pas en avant", décidé après d'intenses réunions à huis clos du très hétérogène mouvement anti-aéroport qui voulait imposer la gestion collective des terres, ne signifie pas l'éloignement d'une nouvelle opération d'expulsions: après le démantèlement de 29 squats la semaine dernière, il reste une soixantaine d'habitats précaires sur les 97 recensés. Les autorités restent déterminées à "mettre un terme à l'occupation illégale" sur le site de 1.650 hectares. Le gouvernement le fera "avec une immense détermination tranquille", a assuré jeudi le Premier ministre Edouard Philippe.

Alors que la tension semble s'atténuer, après des heurts longs et intenses, la destruction d'autres squats fait peser le risque d'une escalade de la violence. Un écueil que souhaitent éviter autorités et opposants, quatre ans après la mort du militant écologiste Rémi Fraisse sur le site du projet contesté de barrage à Sivens (Tarn).

Depuis le 9 avril et le lancement des opérations de gendarmerie à Notre-Dame-des-Landes, les violents affrontements ont fait 75 blessés chez les forces de l'ordre et plus de 270 du côté des opposants, qui ont saisi le Défenseur des droits.

Les heurts avaient gagné en intensité à mesure de l'avancée des démolitions de squats. A chaque coup de pelleteuse, les opposants et leurs soutiens, dont des "black blocs" venus de toute la France et d'Europe, ont répondu par des barricades et le creusement de tranchées.

Les forces de l'ordre ont essuyé cocktails Molotov, pierres ou bouteilles en verre, répliquant par le jet de 11.000 grenades, dont 10.000 lacrymogènes, en dix jours, selon une source proche du dossier.

- Deux routes non circulantes -

Centralisées d'abord autour de la départementale 281, fameuse ex-"route des chicanes", les opérations de gendarmerie - qui mobilisent environ 2.500 militaires - se sont déplacées vers le second axe traversant la ZAD, la D81, à son tour fermée à la circulation.

Son principal carrefour n'est plus que champ de ruines, après la mise à feu de barricades et le passage de véhicules blindés, certains allant jusqu'à s'embourber dans les chemins gorgés d'eau.

Premier signe d'un précaire retour au calme avant un hypothétique "retour à l'état de droit", ces deux routes toujours interdites à la circulation étaient dégagées jeudi et vendredi, les opposants ne remontant pas les barricades détruites par les gendarmes. La routine des pneus, bouts d'arbres et épaves de voitures enlevés dans un nuage de lacrymogènes puis immédiatement reposés sur les routes, avait fini par lasser les riverains et même certains zadistes qui jugeaient la méthode "contre-productive" au moment de se remettre à la table des discussions.

"Ne rentrons pas dans une spirale de posture, de confrontation, de violence. Ne confondons pas écologie et anarchie", avait exhorté mercredi le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, dépêché par le gouvernement pour présider une rencontre entre la préfète des Pays de la Loire et une délégation d'occupants.

Dans le sillage du ministre, opposant de longue date au projet d'aéroport, des associations ou collectifs anti-NDDL avaient pressé les zadistes à "saisir la main tendue".

Les projets déposés par les occupants couvrent environ 270 hectares de terres, mais rien ne leur garantit d'obtenir des conventions d'occupation précaire (COP). "On va voir assez rapidement si ça tient la route", a estimé la préfète Nicole Klein, pour qui "quelques-uns" des 28 projets purement agricoles présentés paraissent "poser problème".

Les occupants, qui espèrent "sauver un minimum" la dimension collective des activités sur la ZAD, demandent à l'Etat de "faire aussi un pas en avant", en n'effectuant pas un tri entre ces projets "reliés les uns aux autres".

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A Mayotte, la crise sociale a gravement impacté l'économie

sam, 04/21/2018 - 12:32

Le mouvement de lutte contre l'insécurité à Mayotte, mené par une intersyndicale et un collectif, qui a paralysé l'île pendant six semaines, a considérablement impacté l'économie du territoire.

A partir du 20 février, Mayotte a connu des manifestations de plusieurs milliers de personnes à Mamoudzou (chef-lieu), des ruptures fréquentes de la liaison maritime entre les deux îles principales, des opérations "île morte" et escargot.

Le mouvement s'est durci au 1er mars avec plus d'une dizaine de barricades paralysant la majeure partie de la circulation routière, voire celle des piétons, et bloquant le port principal de l'île, tandis qu'un embargo sur le fret aérien était décidé.

Ces barrages ont été levés sur décision du préfet après six semaines, mais l'économie peine aujourd'hui à se remettre sur les rails.

"Nos salariés étant de fait empêchés de se rendre à leur travail, les marchandises ne pouvant plus être livrées, notre activité est arrêtée", avaient alerté dix syndicats de patrons dans un courrier à la ministre des Outre-mer fin mars.

"On a dû atteindre 4.000 euros de rentrée d'argent pendant le mois et demi de grève alors que, normalement, ce chiffre avoisine les 25.000 euros par semaine", témoigne une cheffe d'entreprise auprès de l'AFP.

Ses sept salariés auront un demi-salaire en avril et "ont peur" que la société mette la clé sous la porte, ce qui est "envisageable" en l'état, regrette-t-elle. "On n'arrive pas à se faire payer par nos clients et on ne peut pas payer les fournisseurs, on ne tourne (toujours) pas".

"La grève nous tue", a déclaré Carla Baltus, la présidente du Medef local, à l'AFP. Début avril, l'organisation patronale affirmait que les "30.000 artisans et salariés du privé" qui font "vivre 200.000 personnes à Mayotte" sont "pour une majorité privés de revenus en mars".

Selon la direction du Travail de Mayotte, au 18 avril, 255 entreprises (sur les 9.000 déclarées de l'île) ont déposé une demande de chômage partiel pour 3.629 employés, pour plus de 860.000 heures chômées.

"Une partie immergée de l'iceberg" puisque de nombreuses entreprises n'ont pas la trésorerie suffisante pour avancer les salaires en attendant le remboursement dû par le dispositif de chômage partiel, tandis que d'autres, appartenant au secteur informel, ont certainement subi de plein fouet la crise mais ne peuvent se tourner vers les autorités pour demander de l'aide.

- Elan économique brisé -

Fin mars, une cellule de crise a été mise en place par la Chambre de commerce et d'industrie de Mayotte tandis que l'Iedom (Institut d'émission d'outre-mer) propose désormais une médiation avec les banques.

Le préfet de Mayotte a annoncé début avril plusieurs mesures pour "permettre une reprise sans délais de l'activité", dont le décalage des paiements des frais de douanes, des moratoires sur les dettes fiscales et sociales des entreprises, la mise en place de prêts d?honneur, l'adaptation du dispositif type crédit d?impôt pour la compétitivité et l?emploi à Mayotte, la récupération des heures perdues sans majoration, etc.

"Il y a des dispositifs qui sont là mais c'est assez long" de les déclencher, "si vous n?avez de la trésorerie que dans deux mois, vous avez largement le temps de mourir", déplore Carla Baltus qui plaide pour des aides exceptionnelles et des fonds de solidarité.

Selon elle, Mayotte représentait en 2017 le département français "qui avait le plus embauché proportionnellement", avec 1.700 emplois créés. "Ces emplois, on est en train de les perdre", se désole-t-elle, rejoignant le constat établi par l'Iedom: "L'exercice 2018 s'ouvrait sur une bonne trajectoire et (?) les observateurs anticipaient un nouveau raffermissement du climat des affaires. Le mouvement social général en début d'année, qui a entraîné (...) une crise de trésorerie sans précédent pour les entreprises est de nature à inverser la tendance".

Selon la direction du Travail locale, en 2011, suite au mouvement de lutte contre la vie chère, 3.000 salariés ont perdu leur emploi.

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Pénurie d'eau sans précédent à Bouaké, deuxième ville de Côte d'Ivoire

sam, 04/21/2018 - 12:30
Bouaké, deuxième ville de Côte d'Ivoire, subit une pénurie d'eau sans précédent. France 24 est allé à la rencontre de ses habitants, qui doivent parfois parcourir des kilomètres pour se ravitailler.
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Arménie: Sarkissian veut dialoguer, son adversaire réclame toujours son départ

sam, 04/21/2018 - 12:20

L'ex-président d'Arménie, Serge Sarkissian, récemment nommé Premier ministre, a appelé samedi au "dialogue politique" le chef de la contestation Nikol Pachinian, qui lui a répondu ne vouloir parler que du "départ" du chef du gouvernement.

Au 9e jour de mobilisation contre sa nomination, M. Sarkissian s'est déclaré "très préoccupé par le déroulement des évènements politiques intérieurs".

"Afin d'éviter des conséquences irréversibles, j'appelle le député Nikol Pachinian à s'asseoir à la table du dialogue politique et de la négociation", a-t-il dit dans une déclaration.

M. Pachinian a rapidement répondu qu'il était prêt à discuter, mais "seulement pour parler des conditions du départ" de son adversaire, selon des agences de presse.

Quelque 30.000 personnes, selon des journalistes sur place, ont manifesté vendredi à Erevan où la police a procédé à plus de 230 interpellations.

Le député Nikol Pachinian, 42 ans, qui mène la contestation, est un ancien journaliste et un opposant de longue date qui a brièvement été en prison après avoir déjà pris part à des mouvements de protestation contre Serge Sarkissian en 2008 qui avaient fait 10 morts.

Les protestataires accusent Serge Sarkissian, qui vient d'achever son deuxième mandat présidentiel, de s'accrocher au pouvoir en se faisant élire Premier ministre par les députés.

Alors que la Constitution interdit au président d'effectuer plus de deux mandats, M. Sarkissian avait fait voter en 2015 une réforme controversée donnant l'essentiel des pouvoirs au Premier ministre.

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Wauquiez: la limitation à 80 km/h "est une absurdité"

sam, 04/21/2018 - 12:00

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez a critiqué samedi dans un entretien aux journaux du groupe Ebra la limitation de vitesse à 80 km/h, mesure très controversée prévue par le gouvernement pour juillet, qu'il qualifie "d'absurdité".

"Cette mesure est une absurdité, coupée des Français et symbolique de l'approche du gouvernement et d'Emmanuel Macron, technocratiques et parisiens", a dénoncé M. Wauquiez. "On a l'impression qu'ils pensent que tout le monde va travailler en métro et que nos enfants vont à l'école en Uber."

Dans un rapport présenté jeudi, des sénateurs préconisent que les départements déterminent les routes secondaires sur lesquelles sera appliquée la limitation de vitesse, une proposition soutenue par M. Wauquiez.

Il faut "laisser les départements décider, en fonction de la sécurité des trajets", a-t-il insisté. "On propose qu'une commission réunisse les associations d'automobilistes, les élus, la préfecture pour définir les trajets dangereux, sur lesquels on baisserait la vitesse. Et laisser à l'inverse les trajets sécurisés à 90."

"Regardons ce qu'il s?est fait à l'étranger. Au Danemark, ils ont baissé la vitesse de 90 à 80 km/h et ils se sont aperçus des effets négatifs", a encore fait valoir le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

"Quand tout le monde roule à la même vitesse, les voitures sont bloquées derrière les camions, on ne peut plus doubler et cela favorise même l'accidentologie."

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Les réalisatrices françaises à l'heure de #MeToo

sam, 04/21/2018 - 11:50

Plus de six mois après l'éclosion de l'affaire Weinstein et des mouvements #MeToo et Time's Up, qu'est-ce qui a changé dans le cinéma pour les réalisatrices françaises? Traveling arrière à l'occasion du festival du film français Colcoa à Los Angeles.

Pour Elsa Diringer, dont le premier long-métrage "Luna" est au programme du festival qui s'ouvre lundi pour une semaine, le mouvement #MeToo "va accentuer une prise de conscience" sur le traitement des femmes dans le septième art.

Depuis l'affaire Weinstein, le producteur accusé de harcèlement ou agressions sexuelles par une centaine de femmes, "les hommes rasent un peu les murs", constatent les réalisatrices interrogées par l'AFP.

Elise Girard, auteure-réalisatrice de "Drôles d'oiseaux" et "Belleville-Tokyo", observe qu'"autant aux Etats-Unis il y a eu une véritable purge, énormément de gens écartés, autant en France on n'a pas découvert de Weinstein, personne n'a donné de nom".

Marie Garel-Weiss, dont le premier film "La fête est finie" sera également projeté lors d'un Colcoa à la programmation particulièrement féminine cette année, s'inquiète d'une "chasse aux sorcières".

Elle estime que "le plus dangereux, c'est quand les gens n'osent plus échanger. Les changements doivent se faire avec une parole libre entre hommes et femmes", dans un monde où les femmes réalisatrices peinent encore à se faire une place parmi leurs homologues masculins.

Ainsi en France, les femmes réalisatrices n'ont signé que 23% des films sortis en salles, selon les derniers chiffres du Centre national de la Cinématographie (CNC). Un chiffre qui peut sembler très bas. Les Etats-Unis sont pourtant loin derrière: les femmes n'y mettent en scène que 4 à 10% des 100 principaux films, selon les études.

- Des quotas? -

Le CNC se veut attentif au problème et revendiquait dans son étude la parité l'an dernier entre hommes et femmes dans ses commissions de lecture, qui donnent un avis déterminant pour l'octroi des financements (la fameuse avance sur recette).

Quant à la Femis, la prestigieuse école de cinéma, elle applique aussi des principes de parité dans sa sélection depuis des nombreuses années.

Elsa Diringer remarque que le système des commissions de financement tend à favoriser "l'ancienneté" et donc proportionnellement les hommes: "pas forcément par sexisme, c'est juste qu'ils ont déjà fait leurs preuves et qu'on va donner plus facilement de l'argent à (André) Téchiné qu'à une jeune cinéaste inconnue".

D'autres inégalités persistent aussi: le budget des films féminins était l'an dernier en moyenne de 3,47 millions d'euros contre 5,51 millions pour un homme, soit un écart de 62%. "Cela se ressent sur le résultat" à l'image, remarque Marie Garel-Weiss.

Quant au salaire moyen d'une réalisatrice française, il est inférieur de 42% à celui de son homologue masculin, selon le CNC.

Les réalisatrices sont moins représentées à Cannes où les sélectionneurs sont essentiellement des hommes: seules trois femmes sur 18 seront en lice pour la Palme d'Or cette année.

Pour faire avancer les choses plus vite, l'anonymat des scénarios soumis aux commissions d'aides ou des quotas de parité dans l'octroi des financements publics sont sérieusement discutés dans le septième art.

Elise Girard estime que "ce serait bien dans un premier temps pour rétablir les choses, puisque l'équilibre ne se fait pas naturellement. Ca se fait en politique, pourquoi pas ailleurs?"

Les cinéastes sont aussi attentives à ne pas reproduire les clichés lorsqu'elles écrivent un scénario: "on a du mal à voir des femmes dans certains rôles dévolus aux hommes alors je me pose la question quand j'écris: +pourquoi pas une femme?+" raconte Elsa Diringer.

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La Chancellerie condamne les "allégations" sur la mort d'un détenu à Toulouse

sam, 04/21/2018 - 11:40

La Chancellerie a condamné samedi "les allégations" selon lesquelles des gardiens de prison seraient responsables de la mort d'un détenu la semaine dernière à Toulouse, et se réserve le droit de "donner toute suite" à l'encontre des auteurs de ces accusations.

"Rien ne permet d?alléguer que la mort de cette personne détenue puisse être due à des violences volontaires, a fortiori imputables à des agents du service public pénitentiaire", indique-t-elle dans un communiqué. "Ainsi, l'autopsie réalisée le 16 avril a conclu à un décès par asphyxie", souligne le ministère.

Les premières indications faisaient état d'un probable suicide.

Des rumeurs affirmant que des gardiens de la prison de Seysses, au sud de Toulouse, seraient responsables du décès samedi dernier du détenu ont provoqué des violences urbaines dans le quartier toulousain du Grand Mirail, dont ce prisonnier était originaire. Le contrôle tendu d'une femme vêtue d'une burqa a aussi alimenté les échauffourées.

Le ministère de la Justice a condamné les "allégations circulant sur les réseaux sociaux". "Ces accusations sont graves; le ministère se réserve d?y donner toute suite qu?il appartiendra à l?encontre des auteurs, ou relais, de ces allégations", a-t-il ajouté.

"Dès la constatation du décès, le parquet a été informé par l?administration pénitentiaire : une enquête judiciaire est actuellement en cours, comme cela se fait systématiquement en pareil cas", a indiqué le ministère.

Deux hommes ont été condamnés vendredi à Toulouse à des peines de six mois de prison ferme, mais sans maintien en détention, pour avoir été impliqués dans les violences urbaines qui ont touché le quartier du Grand Mirail ces derniers jours.

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Il protège une enfant perdue dans le bush australien: Max le chien honoré par la police

sam, 04/21/2018 - 11:33

Un chien sourd et en partie aveugle qui a protégé et secouru une fillette de 3 ans perdue dans le bush australien a reçu samedi les honneurs de la police.

Max, un Blue Heeler de 17 ans, est resté au côté de la petite Aurora tout au long d'une nuit pluvieuse, avant de conduire famille et secouristes vers l'enfant, disparue depuis vendredi et recherchée par voie aérienne et terrestre dans une région rurale du Queensland (nord-est).

"Leisa (la grand-mère de l'enfant, ndlr) a entendu la voix d'Aurora, puis elle a trouvé Max qui l'a conduite auprès d'elle", a raconté Kelly Benston, le compagnon de Leisa. Il a ajouté que l'animal était sourd et partiellement aveugle.

Les policiers ont immédiatement fait du héros à quatre pattes l'un des leurs. "Quel bon garçon, Max!" a écrit sur son compte Facebook la police du Queensland. "Tu es maintenant un chien policier honoraire!", a-t-elle ajouté en postant une photo de l'animal.

Au grand soulagement de sa famille, la fillette, retrouvée à environ deux kilomètres de sa maison après une disparition d'une quinzaine d'heures, ne soufre que d'égratignures.

"Les environs de la maison sont assez escarpés et il n'est pas facile d'y marcher", a expliqué le coordinateur des secours, Ian Phipps, à la Australian Broadcasting Corporation. L'enfant "a fait un bon bout de chemin, et son chien lui a manifesté sa loyauté".

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Vote de la diaspora libanaise aux législatives : peu d'enjeu, mais de l'enthousiasme

sam, 04/21/2018 - 11:20
Pour la première fois dans l'histoire du pays du Cèdre, les Libanais de la diaspora vont pouvoir voter depuis leur pays de résidence. Si ce vote doit peu influer sur les résultats des élections, il suscite un certain enthousiasme.
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"The Show", une web série caustique sur les géants d'internet

sam, 04/21/2018 - 11:06

Avec sa série "The Show", diffusée à partir de lundi sur la plateforme française pour mobiles Blackpills, le réalisateur Jan Kounen tourne en dérision les géants d'internet et alerte sur l'emprise qu'ils peuvent exercer sur nos vies.

Librement adapté du roman éponyme du Suédois Filip Syta, qui a travaillé comme directeur des ventes publicitaires chez Google pendant deux ans, cette web-série raconte le destin de Maggie, jeune diplômée d'Harvard qui s'infiltre dans la plus grande entreprise de technologie au monde pour la saboter. Dans cette aventure, elle embarque Vic, un codeur déluré, surtout intéressé par la vie de sexe et de drogue que pourrait lui offrir la nouvelle entreprise.

Pour le réalisateur français à l'imagination débordante, ce projet est "comme un pamphlet joyeux, caustique sur les géants d'internet".

Utilisation malveillante de l'intelligence artificielle, dépendance à la technologie, protection insuffisante des données personnelles: Jan Kounen pointe avec humour les dangers de ce monde, un réquisitoire qui fait écho à l'actualité du scandale de détournement d'informations personnelles éclaboussant Facebook.

Le réalisateur s'était déjà livré à une critique en règle du monde de la publicité avec son adaptation au cinéma de "99 francs", le roman de Frédéric Beigbeder.

- "Taper sur les super puissants"-

Dans la série (8 épisodes de 10 minutes tournés en anglais), l'entreprise "The Show" n'est autre que le plus puissant moteur de recherche du monde. Jan Kounen assume d'ailleurs pleinement la référence à la compagnie américaine Google en remplaçant dans son générique de début le O de "The Show" par un G coloré.

"Je ne suis pas anti-Google, mais je suis pour taper sur les super puissants. Il y a un moment où il faut dire: attention, tout n'est pas permis", lance le réalisateur de 53 ans.

Pour l'auteur Filip Syta, "+The Show+ montre bien comment ces entreprises ne sont pas des entreprises comme les autres, comment elles s'immiscent dans nos vies, comment elles prennent de plus en plus de place et comment nous n'arrivons plus à vivre sans elles".

Dans une scène déconcertante, Maggie s'adresse au spectateur : "Vous êtes assis là à me regarder sur votre petit téléphone (...) alors que dehors les gens rient, pleurent, aiment et vous manquez tout cela parce que vous me regardez?"

Elle enjoint alors les utilisateurs à arrêter de suivre la série pour aller profiter du monde réel: "regardez le prochain épisode une prochaine fois, faites-le pour moi,(...) s'il vous plait éteignez votre téléphone maintenant".

-Un tournage marathon-

La série sera disponible à partir du lundi 23 avril dans une vingtaine de pays en Europe, aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique via la plateforme de vidéos sur mobile Blackpills. Lancée il y a moins d'un an, avec le soutien du patron de Free, Xavier Niel, Blackpills a déjà produit une quarantaine de séries.

Avec "The Show", Jan Kounen s'essaye pour la première fois à un nouveau format. Lui, qui avait "toujours refusé de s'atteler à une série digitale, étant donné les moyens réduits en budget et en temps de tournage, par rapport au cinéma", dit avoir été séduit par le sujet. Mais aussi "par son ton et son style très particulier, ses personnages surréalistes".

Avec un budget de 1,2 million d'euros et seulement 19 jours de tournage, le réalisateur de "Blueberry, l'expérience secrète" a dû "faire autrement": tourner dans un lieu unique - une école d'architecture près de Paris -, faire des effets spéciaux avec les moyens du bord...

Le réalisateur de "Dobermann" n'envisage pas dans l'immédiat de diriger une saison 2. "Pourquoi pas, mais pas tout de suite (...) C'était un genre de marathon, très fatigant".

Huit ans après la sortie de son dernier long-métrage, "Coco Chanel et Igor Stravinsky", le réalisateur continue "de s'essayer à d'autres médiums", comme la réalité virtuelle, avec trois projets en cours. "Et pourquoi pas du théâtre, ou des expériences en réalité augmentée", s'interroge-t-il.

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Dîner des couples Trump et Macron à Mount Vernon, symbole de l'amitié franco-américaine

sam, 04/21/2018 - 11:00

Donald Trump a choisi Mount Vernon, magnifique demeure du premier président américain George Washington, pour un dîner privé lundi avec son homologue français et leurs épouses respectives, au premier jour de la visite d'Etat d'Emmanuel Macron aux Etats-Unis.

Ce site historique, situé à une vingtaine de kilomètres au sud de la Maison Blanche et qui accueille un million de visiteurs chaque année, symbolise la "relation privilégiée" entre la France et l'Amérique. Neuf mois après leur dîner à quatre à Paris au deuxième étage de la Tour Eiffel, les époux Trump renvoient l'ascenseur.

"C'est un endroit tout à fait particulier où l'on se sent marcher sur les traces de Washington, des leaders de la révolution", commente Susan Schoelwer, conservatrice à Mount Vernon.

Un lieu apprécié des présidents américains: en 1961, les Kennedy et leurs invités étaient arrivés à Mount Vernon par bateau. Le dîner d'Etat en l'honneur du président pakistanais s'était ensuite déroulé sur la pelouse Est, avec vue plongeante sur le fleuve Potomac.

Mount Vernon fut la demeure principale de George Washington pendant plus de 40 ans, le général de l'indépendance américaine ne cessant de l'agrandir. A la fin de sa vie, son terrain dépasse les 3.000 hectares et la maison, avec ses 21 pièces, s'étend sur 1.000 mètres carrés. Mount Vernon était aussi une propriété coloniale, avec plus de 300 esclaves en 1799 dont près de la moitié appartenant à Washington. Dans son testament, il demande qu'à la mort de sa femme, ses esclaves soient libérés.

"Les Washington étaient réputés pour leur hospitalité et beaucoup de visiteurs reçus pendant ces années venaient de France. Le plus célèbre étant le marquis de La Fayette", rappelle Susan Schoelwer.

Le héros français de la guerre d'indépendance américaine "est devenu si proche de Washington qu'il était comme son fils adoptif", poursuit-elle. Emprisonné pendant la révolution française, il enverra même son fils, George Washington La Fayette, se réfugier à Mount Vernon.

Le symbole de l'amitié entre les deux hommes est la clé de la prison de la Bastille, objet en métal noir, imposant, accrochée à l'intérieur de la demeure, un cadeau envoyé par La Fayette à Washington peu de temps après le début de la Révolution française, "au nom du peuple français".

"Bien que Washington ne se soit jamais rendu en France, c'était une part importante de son histoire personnelle ainsi que de l'histoire de la Nation", abonde la conservatrice.

"On a entendu parler de La Fayette, voilà, ça nous relie à notre histoire", raconte Carole Elbaz, une Française vivant aux Etats-Unis, venue profiter en famille d'une belle journée ensoleillée à Mount Vernon.

Si le président Macron marchera bien dans les pas du marquis de La Fayette, il sera loin d'être le premier.

Avant lui, Valéry Giscard d'Estaing et Nicolas Sarkozy ont été reçus par les présidents Gerald Ford et George W. Bush. Georges Clemenceau, Aristide Briand, le maréchal Joffre, le maréchal Pétain et le Général de Gaulle se sont aussi rendus à Mount Vernon. Et l'explorateur Jacques Cousteau y a célébré son soixante-quinzième anniversaire en 1985 avec plus de 2.000 invités.

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Nicaragua: au moins dix morts dans des manifestations

sam, 04/21/2018 - 10:57

Au moins dix personnes ont été tuées au Nicaragua dans de violentes manifestations contre une réforme des retraites, a déclaré vendredi la vice-présidente Rosario Murillo, en affichant la volonté du gouvernement de renouer le dialogue.

"Au moins dix personnes sont mortes" jeudi et vendredi durant ces manifestations qu'elle a qualifiées "d'émeutes" organisées par des individus cherchant "à briser la paix et l'harmonie".

Environ 80 personnes ont été également été blessées dans ces manifestations, les plus violentes depuis l'arrivée au pouvoir de Daniel Ortega il y a 11 ans.

Mme Murillo a ajouté que le gouvernement était disposé à discuter de la proposition d'augmenter les contributions des employeurs et des salariés au système de retraites, à l'origine de la vague de protestation.

Le président Daniel Ortega, qui ne s'est pas montré en public pendant la crise, doit formellement annoncer samedi que "le dialogue reste ouvert" et que "tous les sujets sont sur la table", a ajouté la vice-présidente.

Le leader de la principale organisation patronale, José Aguerri, avait appelé plus tôt à éviter que le "sang continue de couler" et à reprendre les discussions, tout en soutenant les manifestants.

Les protestations se sont durcies vendredi, au troisième jour de mobilisation, avec des barricades érigées, des heurts avec la police et des dégradations de bâtiments gouvernementaux, à Managua et dans d'autres villes du pays.

Quatre chaînes de télévision indépendantes ont été empêchées par le gouvernement jeudi de couvrir les manifestations.

Au moins neuf journalistes ont été blessés dans les défilés, selon le Comité pour la protection des journalistes, basé à New York.

Cette mobilisation semble avoir pris par surprise le gouvernement, qui jusqu'ici était parvenu à contenir les mécontentements grâce à l'influence du parti au pouvoir dans les sphères publique et militaire.

"C'est une protestation qui vient de la base, pas d'un parti politique" et "je crois que le gouvernement n'a pas anticipé cette réaction", a déclaré à l'AFP Oscar René Vargas, un expert en politique.

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Partie de campagne en Suède pour le Conseil de sécurité déchiré par la Syrie

sam, 04/21/2018 - 10:27

Le Conseil de sécurité des Nations unies s'installe samedi, le temps d'un week-end, dans la campagne suédoise, une première qui intervient dans un contexte exécrable entre Occidentaux et Russes sur fond de conflit syrien.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, participera à cette retraite informelle qui se tient chaque année habituellement dans les environs de New York. La présence de son envoyé spécial pour la Syrie, Staffan de Mistura, n'a pas été confirmée.

Les 15 membres du Conseil de sécurité se réuniront à Backåkra, la résidence de campagne de Dag Hammarskjöld, le second secrétaire général de l'histoire de l'ONU, décédé en 1961 dans le crash de son avion en Afrique dans des circonstances jamais élucidées.

Erigée au coeur d'une réserve naturelle à deux pas de la mer Baltique, dans l'extrême sud de la Suède, la propriété organisée en quatre ailes autour d'une cour carrée a été entièrement rénovée ces dernières années.

Son aile sud sert de résidence d'été aux académiciens suédois qui décernent le prix Nobel de littérature.

des milliers de kilomètres de New York et de Damas, les membres du conseil plancheront sur "les moyens de renforcer et de rendre plus efficaces les missions de maintien de la paix des Nations unies", a indiqué le gouvernement suédois.

La chef de la diplomatie, Margot Wallström, s'est réjouie de ce transport du conseil en Suède, pays membre non permanent mais "où perdure une longue tradition de prévention et de résolution pacifiques des conflits".

Son adjoint à l'ONU, Carl Skau, a précisé qu'il s'agissait de "recréer un dialogue", "relancer une dynamique", avec "humilité et patience", une semaine après les frappes occidentales contre le régime syrien.

"C'est important pour la crédibilité du Conseil", a dit le diplomate à des journalistes à New York.

L'objectif premier de cette "retraite" n'est pas le conflit syrien mais il devrait figurer en bonne place dans les discussions tant il a profondément divisé les membres du Conseil de sécurité depuis des mois. "Nous avons besoin de nouvelles idées sur l'aspect politique pour avancer", a relevé Carl Skau.

- 'Pas d'espoirs excessifs' -

Les frappes menées par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont visé le 14 avril trois sites servant, selon eux, au programme d'armement chimique du régime de Bachar al-Assad, accusé de l'attaque supposée aux gaz toxiques le 7 avril à Douma, alors ultime bastion rebelle près de Damas.

Le régime Assad et son allié russe ont démenti toute responsabilité dans cette attaque qui, selon des secouristes, a fait plus de 40 morts. Mais pour les Occidentaux, le pouvoir syrien a franchi une "ligne rouge".

Ces frappes, décidées sans résolution du Conseil de sécurité, ont attisé des tensions déjà vives avec la Russie, membre permanent avec les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Chine.

Moscou a utilisé 12 fois son veto au conseil depuis 2011.

Mme Wallström a prévenu vendredi qu'il ne fallait pas "nourrir d'espoirs excessifs que toute la problématique (syrienne) soit réglée" au cours du weekend suédois.

"Il faut avant tout se donner du temps pour parler long terme au sujet du rôle du Conseil de sécurité et des Nations unies dans le conflit syrien", a-t-elle ajouté.

Une mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) dépêchée pour enquêter, est pour le moment bloquée à Damas.

Certains pays non membres se montrent critiques à l'égard de ce voyage en Suède. Avec les conflits qu'il a sur sa table, notamment celui en Syrie, il est anormal que le Conseil parte aussi loin maintenant, dénonce un ambassadeur sous couvert d'anonymat. "Que va-t-il se passer si quelque chose de grave survient?", se demande-t-il.

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Natalie Portman n'ira pas recevoir un prix en Israël pour ne pas "soutenir Netanyahu"

sam, 04/21/2018 - 10:15

L'actrice Natalie Portman a justifié sa décision de ne pas se rendre en Israël pour recevoir un prix en disant qu'elle ne voulait pas être associée au Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui devait parler lors de la cérémonie.

La Fondation du prix Genesis avait annoncé vendredi l'annulation de la cérémonie, citant le représentant de l'actrice américano-israélienne selon lequel elle ne ferait pas le voyage en raison d'événements récents "extrêmement pénibles" pour elle liés à Israël, qui l'empêchaient de "prendre part la conscience libre" à cet évènement le 28 juin.

Ce prix, doté cette année de deux millions de dollars (1,6 M EUR) et parfois appelé le "prix Nobel juif", récompense le travail et le dévouement d'une personnalité envers la communauté et les valeurs juives.

La décision de l'actrice de 36 ans, née à Jérusalem et qui revendique fièrement sa double nationalité et ses racines juives, a été largement interprétée comme liée à la façon dont Israël répond depuis le 30 mars à un mouvement de protestation massif dans la bande de Gaza, au cours duquel 38 Palestiniens ont été tués et des centaines blessés par des tirs israéliens.

Les organisations de défense des droits de l'Homme dénoncent un usage excessif de la force de la part d'Israël.

Le retrait de Natalie Portman a provoqué des remous en Israël, la ministre de la Culture Miri Regev l'accusant d'avoir adopté l'idéologie des partisans du mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS), qui prône l'isolement économique d'Israël dans le but notamment de mettre fin à l'occupation des Territoires palestiniens.

Dans un message publié samedi sur son compte Instagram, l'actrice assure que sa décision a été "déformée".

"J'ai choisi de ne pas participer parce que je ne voulais pas apparaître comme soutenant Benjamin Netanyahu, qui devait faire un discours à la cérémonie", écrit-elle.

"De la même façon, je ne fais pas partie du mouvement BDS et ne le cautionne pas", ajoute Natalie Portman, Oscar de la meilleur actrice en 2010. "Comme beaucoup d'Israéliens et de juifs dans le monde, je peux critiquer la direction israélienne sans pour autant vouloir boycotter l'ensemble du pays".

"Israël a été créé il y a exactement 70 ans pour servir de refuge aux survivants de l'Holocauste", dit-elle aussi. "Mais les mauvais traitements de ceux qui souffrent des atrocités d'aujourd'hui n'est simplement pas en accord avec mes valeurs juives. Parce qu'Israël m'est cher, je dois m'opposer à la violence, à la corruption, aux inégalités et à l'abus de pouvoir".

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