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Gironde : 170 hectares de pinède brûlés dans un incendie

sam, 04/21/2018 - 10:00

Plus de 170 hectares de pinède ont été ravagés par les flammes vendredi soir dans le sud-est de la Gironde, a-t-on appris auprès des pompiers qui considéraient le feu comme "fixé" samedi matin mais surveillaient toujours "un risque de reprise important".

Le feu, qui s'est déclaré autour de 18H00 sur la commune de Saint-Michel-de-Castelnau, à 90 km au sud-est de Bordeaux, dans une "zone non urbanisée" à la limite du département des Landes, a nécessité au plus fort de l'incendie le déploiement de 120 pompiers et d'une trentaine de véhicules, selon le Codis de la Gironde.

Dans la soirée, un bombardier d'eau a effectué deux largages au-dessus des flammes, en appui aux pompiers qui sont finalement parvenus à "fixer" le feu, c'est-à-dire à faire en sorte qu'il arrête de se propager.

Samedi matin, les moyens sur place ont été réduits à une soixantaine de pompiers et une douzaine de véhicules, selon le commandant Philippe Carrière, du Codis girondin. "Le feu est fixé, mais pas totalement maîtrisé. Il y a un risque de reprise important. Des opérations de noyage vont être nécessaires", a-t-il expliqué à l'AFP.

La température a dépassé les 26 degrés vendredi dans le département.

Depuis mercredi, avec des températures largement au dessus des normales de saison, la France vit "une séquence estivale précoce remarquable", selon Météo France.

Cette séquence doit se prolonger jusqu'à dimanche avant l'arrivée d'un front instable qui devrait nettement faire baisser les températures.

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Nouvel accord pour un départ des rebelles d'une région au nord de Damas

sam, 04/21/2018 - 09:58

Les rebelles devaient commencer à quitter samedi des communes situées au nord-est de la capitale syrienne, a annoncé l'agence de presse officielle, dans le cadre d'un accord conclu avec les insurgés locaux.

"Un accord a été trouvé dans la région du Qalamoun oriental prévoyant un départ des terroristes (des communes) de Rouhaiba, Jairoud et Nassiriya" à partir de samedi, a affirmé tard vendredi l'agence Sana qui désigne les rebelles par le terme de "terroristes".

Des bus sont arrivés sur place vendredi soir après la conclusion d'un accord entre les rebelles et le régime, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

La ville de Rouhaiba est située à une soixantaine de km au nord-est de Damas, et les deux autres localités se trouvent à quelques km plus au nord.

L'accord prévoit que les combattants locaux rendent leurs armes lourdes et moyennes ainsi que leurs dépôts de munitions avant d'être transférés en bus vers des zones rebelles du nord du pays, à Jarablos (province d'Alep) et dans la province voisine d'Idleb.

Les accords d'évacuation, parrainés par la Russie, se multiplient dans la région de Damas alors que le régime s'emploie à repousser les rebelles proches de la capitale.

Le régime a annoncé le 14 avril avoir reconquis intégralement la région de la Ghouta orientale, aux portes de Damas, au terme d'une offensive de près de deux mois qui a tué 1.700 civils selon l'OSDH et d'une série d'accords qui a provoqué le départ de dizaines de milliers de combattants rebelles et civils.

Cette semaine, 1.500 combattants et 3.500 civils ont également été transférés de la ville de Doumeir, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Damas, vers Jarablos après un accord avec le groupe rebelle islamiste Jaich al-Islam.

Par ailleurs, les forces du régime pilonnent violemment depuis plus jours les derniers bastions de l'organisation Etat islamique (EI) dans le sud de la capitale, comme le camp palestinien de Yarmouk et le quartier d'Hajar al-Aswad.

Les jihadistes répliquent en tirant à l'artillerie sur des quartiers voisins, tuant des civils.

Selon l'OSDH, le régime a accentué sa pression sur l'EI après l'échec de négociations sur l'évacuation de ses combattants.

Une défaite de l'organisation jihadiste à Damas permettrait à Bachar al-Assad de contrôler l'ensemble de la capitale et ses environs pour la première fois depuis 2012.

Depuis 2011, la guerre civile en Syrie a fait plus de 350.000 morts et jeté des millions de personnes sur les routes de l'exil.

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Incompréhension autour de la venue en France des "imams du ramadan"

sam, 04/21/2018 - 09:58

Les mosquées françaises s'apprêtent à recevoir pour le ramadan quelque 300 imams étrangers: cet accueil de psalmodieurs et récitateurs n'est pas nouveau mais il suscite cette année incompréhensions voire critiques, à l'heure où la structuration d'un "islam de France" est très attendue.

Si le nombre d'imams en France - souvent bénévoles voire itinérants - officiant dans les 2.500 lieux de culte musulmans n'est pas précisément connu, il est insuffisant au moment du ramadan, mois béni de jeûne marqué par des veillées de prière jusque tard dans la nuit.

A cette période, les communautés musulmanes ont des besoins spécifiques: elles recherchent des religieux capables de réciter l'intégralité du Coran - appris par coeur - sur un mode psalmodique, une pratique connue sous le nom arabe de "tajwid".

Pour faire face aux attentes des fidèles, des psalmodieurs ou récitateurs sont accueillis le temps du ramadan, en provenance notamment d'Algérie et du Maroc, les deux principaux pays d'origine des cinq à six millions de musulmans de France.

"A ce jour", alors que le ramadan commence autour du 15 mai, "entre 250 et 300" d'entre eux sont attendus en France, "tous sous visa d'un mois", précise à l'AFP une source proche du dossier. Ces psalmodieurs-récitateurs s'ajoutent aux 300 "imams détachés" en permanence par la Turquie (150 environ), l'Algérie (120) et le Maroc (une trentaine).

Alors que le séjour de ces "imams du ramadan" n'avait pas fait débat les années précédentes, des voix se sont élevées ces derniers jours dans la classe politique, à droite et jusque dans la gauche laïque.

Le sujet a pris un tour polémique alors qu'Emmanuel Macron entend enraciner un "islam de France" moins lié aux influences des Etats musulmans, afin de mieux lutter contre les discours rigoristes voire radicaux dans un pays où le terrorisme islamiste a fait 245 mots depuis 2015.

"Organiser la venue d'imams étrangers en France est une hérésie", a dénoncé l'ancienne secrétaire d'Etat Jeannette Bougrab. Il faut "le plus vite possible (...) mettre un terme" aux accords bilatéraux permettant la venue de ces religieux, a abondé l'ex-Premier ministre Manuel Valls, relevant que "ça ne correspond pas à l'idée qu'on doit se faire d'un islam des Lumières".

- "Criblage" -

Interrogée au Sénat en mars, Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, a assuré que la Place Beauvau était "très attentive" à ce dossier, et que les imams venant pour le ramadan faisaient l'objet d'un "criblage" par les services de police afin de vérifier que leur séjour ne fera courir aucun risque à l'ordre public.

Sa réponse n'a pas apaisé la sénatrice UDI Nathalie Goulet, auteure d'un rapport sur l'organisation de l'islam en France.

"Le ramadan est un moment très particulier, où l'on peut avoir les prêches les plus républicains comme les moins républicains de l'année. Certains imams viennent avec des visas touristiques, comment voulez-vous les contrôler?", s'interroge la parlementaire, jugeant le dispositif "pas raisonnable" compte tenu des "risques qui pèsent sur la société française".

Les responsables musulmans, eux, se veulent rassurants. "Ces imams ne font pas de prêche mais de la psalmodie, ils n'ont pas d'autre mission religieuse que de respecter la tradition du ramadan et d'enluminer les veillées dans les mosquées", affirme Slimane Nadour, l'un des responsables de la grande mosquée de Paris, relais des 119 récitateurs algériens qui seront accueillis en France entre la mi-mai et la mi-juin.

Certains des 200 à 210 imams dépêchés par le Maroc assumeront pour leur part, "en plus de la conduite des prières nocturnes, un rôle de conférencier qui les amène à animer des causeries religieuses", confie le président du Rassemblement des musulmans de France (RMF), Anouar Kbibech, lié au royaume chérifien.

Pour Didier Leschi, auteur de l'essai "Misère(s) de l'islam de France", "le problème" de l'envoi de religieux, "c'est que ça déresponsabilise les responsables musulmans sur la question de la mise en place d'un corps d'imams" sur le sol français. Et selon lui, le sujet de l'amélioration des formations en France reste entier.

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Nicaragua: au moins dix morts dans des manifestations

sam, 04/21/2018 - 09:43

Au moins dix personnes ont été tuées au Nicaragua dans de violentes manifestations contre une réforme des retraites, a déclaré vendredi la vice-présidente Rosario Murillo.

"Au moins dix personnes sont mortes" durant ces manifestations jeudi et vendredi qu'elle a qualifiées "d'émeutes" organisées par des individus cherchant "à briser la paix et l'harmonie".

Mme Murillo a ajouté que le gouvernement était disposé à disposer à discuter avec les manifestants de la proposition d'augmenter les contributions des employeurs et des salariés au système de retraites, à l'origine de la vague de manifestations qui a débuté dimanche.

Le président Daniel Ortega doit formellement annoncer samedi que "le dialogue reste ouvert" et que "tous les sujets sont sur la table", a ajouté la vice-présidente.

La police avait précédemment annoncé la mort d'au moins un manifestant et un policier, tués dans la nuit de jeudi à vendredi lors de heurts à Managua et dans sa banlieue. Des manifestants avaient évoqué la mort d'une troisième personne.

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Macron retrouve son "ami" Trump sur fond de désaccords profonds

sam, 04/21/2018 - 09:40

Emmanuel Macron retrouve lundi aux Etats-Unis Donald Trump qu'il espère convaincre sur nombre de points de désaccords, Iran en tête, sans certitude aucune que celui qu'il appelle volontiers son "ami" l'écoute.

Premier dirigeant étranger à être reçu par Trump avec les honneurs d'une "visite d'Etat", le président français aura droit au grand jeu: dîner privé dans le cadre enchanteur de Mount Vernon, la demeure historique de George Washington, cérémonie sur le "South Lawn", soirée dans les salons de la Maison Blanche.

En contacts très réguliers au téléphone, ces deux hommes si dissemblables aiment chacun rappeler leur point commun : ils ont tous deux remporté une victoire longtemps jugée inimaginable par le "Tout-Paris" comme le "Tout-Washington".

Louant "une relation très personnelle" et "un bon niveau de confiance et de respect" avec le 45e président américain, M. Macron expliquait cette semaine dans Vanity Fair apprécier ses conversations "très directes" avec ce dernier.

Du climat à l?Iran en passant par le libre-échange, les deux dirigeants, que plus de 30 ans séparent, ont, sur nombre de dossiers brûlants, des positions diamétralement opposées.

Et s?il est tombé sous le charme du défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées au point de vouloir s'en inspirer pour un "remake" sur Pennsylvania Avenue, le président septuagénaire, les yeux rivés sur sa base électorale, n'a jusqu'ici pas cédé d'un pouce sur le fond.

- Iran, sujet phare -

Pour le président français, qui s'exprimera mercredi, en anglais, devant le Congrès, la question est de savoir ce qu'il rapportera de ses trois jours à Washington, au-delà des signes d'"amitié" et d'un rappel du "statut unique de la France, tout premier allié de l'Amérique".

Dossier emblématique des désaccords flagrants entre Washington et Paris, l'accord sur le nucléaire iranien devrait dominer leurs discussions, d'autant que Donald Trump tranchera sur son sort dans trois semaines.

En campagne, le magnat de l'immobilier avait promis de "déchirer" ce texte visant à empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique.

Il a donné à ses signataires européens (France, Royaume-Uni et Allemagne) jusqu'au 12 mai pour le durcir, faute de quoi il rétablira les sanctions contre Téhéran.

Très attachée au maintien de l'accord, la présidence française se dit "extrêmement prudente" sur ses chances de convaincre car "les signaux ne sont pas encourageants". Paris reconnait même ne "pas s'attendre à une percée diplomatique" la semaine prochaine.

Autre source de très vives tensions transatlantiques: l'exemption de tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium pour les pays de l'UE expire le 1er mai.

La guerre en Syrie s'invitera aussi dans les débats. Si Washington, Londres et Paris ont coordonné des frappes communes en réponse à l'attaque chimique près de Damas, la stratégie américaine pour la suite pose question.

Le président français s'est vanté dimanche d?avoir "convaincu" le président américain de "rester dans la durée" en Syrie. Mais, dans la nuit, la Maison Blanche a démenti, rappelant que le président américain voulait toujours que "les forces américaines rentrent à la maison le plus vite possible".

Quant à l'accord de Paris, qu'Emmanuel Macron espérait encore cet automne convaincre Donald Trump de réintégrer, il semble relégué au second plan.

- Shinzo Abe bredouille -

Sur tous ces dossiers, "Emmanuel Macron peut espérer infléchir les positions de Donald Trump, mais jusqu'ici les résultats concrets ont été très limités", reconnaît Benjamin Haddad, chercheur au Hudson Institute de Washington.

Mais, souligne-t-il aussi, notamment dans la lutte contre le terrorisme, l'approche "réaliste" du président français pourrait s'avérer payante sur d'autres fronts.

Pour Paris, l?appui américain dans la lutte contre les jihadistes au Sahel reste en effet une priorité.

Le président français se rend aussi sur place comme chantre de l'Europe, notamment dans le différend commercial. "En étant pour Donald Trump ce que Angela Merkel était pour Barack Obama, l'interlocuteur central et fiable, il peut émerger comme le leader diplomatique de l'Union Européenne et gagner du crédit pour son agenda de réforme de l'UE", estime l'analyste.

Le face-à-face entre les deux hommes intervient quelques jours après la réception fastueuse, à Mar-a-Lago en Floride, de l'autre dirigeant avec lequel Trump affiche haut et fort sa bonne entente: le Japonais Shinzo Abe.

Mais en dépit des tapis rouges, d'une matinée de golf et d'un cheeseburger partagé sur les greens, les résultats furent plutôt maigres pour le dirigeant nippon, reparti sans l'exemption sur les tarifs douaniers qu'il espérait.

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A Montpellier, la "mouvance anar" pointée du doigt après les incidents du 14 avril

sam, 04/21/2018 - 09:38

Très présente à Montpellier, notamment dans plusieurs squats et lieux emblématiques, la "mouvance anar" a été pointée du doigt par les autorités après les incidents ayant émaillé une manifestation étudiante le 14 avril, un prétexte pour "criminaliser" les occupants de l'université Paul Valéry, selon ces derniers.

"C'est la première fois que l'on voyait une configuration +Black Bloc+ à Montpellier", avait souligné après la manifestation Jean-Michel Porez, chef de la sécurité publique de l'Hérault, évoquant des "jeunes toujours cagoulés et habillés de noirs (...) avec des marteaux, des techniques élaborées, des leaders qui sont là pour diriger la manoeuvre, des sacs à dos pour pouvoir se changer".

Le 14 avril, quelque 200 personnes habillées de couleur sombre et le visage caché avaient pris la tête d'une manifestation de "convergence des luttes" convoquée par la Coordination nationale des étudiants en lutte (CNL) dans une ville où l'université Paul Valéry était déjà occupée depuis plusieurs semaines par des opposants à la loi Vidal.

Derrière une banderole "MTP ACABlée" --une allusion au slogan anarchiste ACAB ("All cops are bastards", soit "Tous les flics sont des salauds")--, ces jeunes étaient vite entrés en confrontation directe avec les policiers avant de commettre des dégradations dans le centre-ville.

Pour le préfet Pierre Pouëssel, pas de doute: derrière les incidents, il y avait la "mouvance anar locale". La même, selon lui, dont la minorité violente s'illustre déjà lors du "Karnaval des gueux" de Mardi gras.

La manifestation née dans les années 1980--"une vieille coutume parfaitement inorganisée à la gloire des culottes sales, des haleines fortes, des sales mômes", comme la décrit ironiquement le site anarchiste local Le Poing-- est parfois le théâtre de débordements plutôt bon enfant, jusqu'en 2004, quand des incidents mettent aux prises "karnavaliers" et policiers.

Depuis, assure Le Poing, le Karnaval est systématiquement réprimé. Il est même interdit par arrêté préfectoral en 2018 --ce qui n'empêchera pas la fête anarcho-libertaire d'avoir lieu, au prix de nouveaux incidents qui ont fait quatre blessés chez les policiers.

- "Autogestion" -

A Montpellier, les idées anarcho-libertaires prospèrent plus particulièrement parmi les quelque 70.000 étudiants. Et, outre leur fête annuelle, elles ont leur bar, le Barricade, leur site internet, Le Poing, et leur librairie, La Mauvaise Réputation, en hommage à une grande figure libertaire locale, Georges Brassens, né à Sète.

Dans une ville aux logements rares et chers, nombre de jeunes activistes se forment ou se rencontrent dans des squats, notamment Le Royal, un cinéma abandonné transformé au coeur de la ville en lieu artistique et politique pendant près d'un an, de juin 2016 à l'expulsion de ses occupants en mai 2017.

Autre lieu de contestation locale, où l'anarchisme libertaire est présent depuis des décennies, l'université de Lettres Paul Valéry a été une des premières facultés de France occupée le 6 mai 1968. Et justement, aux yeux du préfet, les "200 casseurs" du 14 avril avaient "leur base" dans ce vaste campus à nouveau occupé dans le cadre du mouvement contre la loi Vidal.

De fait, dans l'Amphithéâtre A, de nombreuses inscriptions font allusion à l'anarchisme ou au zadisme: "Soutien à la Zad NDDL", "Insurrection", "Autogestion", "Police assassine"...

Pas question pour autant pour les étudiants qui occupaient toujours le site vendredi de laisser penser qu'ils sont derrière les incidents du 14 avril: "C'est une affirmation totalement mensongère qui vise à justifier une intervention policière (...) et criminaliser le mouvement", s'insurge Augustin, de Solidaires étudiants.

"Il n'y a jamais eu 200 +casseurs+ (le 14 avril), ni un +Black Bloc+ super pro", renchérit une étudiante de Paul Valéry. Selon une autre étudiante mobilisée, seuls une trentaine de militants de ce groupe "ont estimé qu'il était politiquement légitime, vue la répression de cette manifestation, de casser des vitrines qui symbolisent l'oppression capitaliste".

"Certains parmi nous se réclament des milieux anarchistes, libertaires, zadistes et antifascistes, d'autres sont communistes ou France Insoumise mais beaucoup d'autres sont en train de se former politiquement à travers ce mouvement (...) et nous sommes en grande majorité pacifistes", résume un étudiant du comité de mobilisation.

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Partie de campagne en Suède pour le Conseil de sécurité déchiré par la Syrie

sam, 04/21/2018 - 09:07

Le Conseil de sécurité des Nations unies s'installe samedi, le temps d'un week-end, dans la campagne suédoise, une première qui intervient dans un contexte exécrable entre Occidentaux et Russes sur fond de conflit syrien.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, participera à cette retraite informelle qui se tient chaque année habituellement dans les environs de New York. La présence de son envoyé spécial pour la Syrie, Staffan de Mistura, n'a pas été confirmée.

Les 15 membres du Conseil de sécurité se réuniront à Backåkra, la résidence de campagne de Dag Hammarskjöld, le second secrétaire général de l'histoire de l'ONU, décédé en 1961 dans le crash de son avion en Afrique dans des circonstances jamais élucidées.

Erigée au coeur d'une réserve naturelle à deux pas de la mer Baltique, dans l'extrême sud de la Suède, la propriété organisée en quatre ailes autour d'une cour carrée a été entièrement rénovée ces dernières années.

Son aile sud sert de résidence d'été aux académiciens suédois qui décernent le prix Nobel de littérature.

A des milliers de kilomètres de New York et de Damas, les membres du conseil plancheront sur "les moyens de renforcer et de rendre plus efficaces les missions de maintien de la paix des Nations unies", a indiqué le gouvernement suédois.

La chef de la diplomatie, Margot Wallström, s'est réjouie de ce transport du conseil en Suède, pays membre non permanent mais "où perdure une longue tradition de prévention et de résolution pacifiques des conflits".

Son adjoint à l'ONU, Carl Skau, a précisé qu'il s'agissait de "recréer un dialogue", "relancer une dynamique", avec "humilité et patience", une semaine après les frappes occidentales contre le régime syrien.

"C'est important pour la crédibilité du Conseil", a dit le diplomate à des journalistes à New York.

L'objectif premier de cette "retraite" n'est pas le conflit syrien mais il devrait figurer en bonne place dans les discussions tant il a profondément divisé les membres du Conseil de sécurité depuis des mois. "Nous avons besoin de nouvelles idées sur l'aspect politique pour avancer", a relevé Carl Skau.

- 'Pas d'espoirs excessifs' -

Les frappes menées par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont visé le 14 avril trois sites servant, selon eux, au programme d'armement chimique du régime de Bachar al-Assad, accusé de l'attaque supposée aux gaz toxiques le 7 avril à Douma, alors ultime bastion rebelle près de Damas.

Le régime Assad et son allié russe ont démenti toute responsabilité dans cette attaque qui, selon des secouristes, a fait plus de 40 morts. Mais pour les Occidentaux, le pouvoir syrien a franchi une "ligne rouge".

Ces frappes, décidées sans résolution du Conseil de sécurité, ont attisé des tensions déjà vives avec la Russie, membre permanent avec les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Chine.

Moscou a utilisé 12 fois son veto au conseil depuis 2011.

Mme Wallström a prévenu vendredi qu'il ne fallait pas "nourrir d'espoirs excessifs que toute la problématique (syrienne) soit réglée" au cours du weekend suédois.

"Il faut avant tout se donner du temps pour parler long terme au sujet du rôle du Conseil de sécurité et des Nations unies dans le conflit syrien", a-t-elle ajouté.

Une mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) dépêchée pour enquêter, est pour le moment bloquée à Damas.

Certains pays non membres se montrent critiques à l'égard de ce voyage en Suède. Avec les conflits qu'il a sur sa table, notamment celui en Syrie, il est anormal que le Conseil parte aussi loin maintenant, dénonce un ambassadeur sous couvert d'anonymat. "Que va-t-il se passer si quelque chose de grave survient?", se demande-t-il.

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Adoption d?animaux : les réseaux sociaux à la rescousse, mais gare aux dérives

sam, 04/21/2018 - 09:00

Zoé, percutée par une voiture sur l'Ile de la Réunion, a une patte fracturée. Recueilli par une bénévole, le chiot sera soigné et adopté grâce aux réseaux sociaux, qui donnent un grand coup de patte aux adoptions d'animaux en détresse.

"Je ne pouvais pas adopter Zoé car j'ai déjà trop de bêtes chez moi. Et c'était impossible de la donner à la fourrière, car j'avais peur qu'on l'euthanasie", raconte à l'AFP Isabelle Thomas, une habitante de Saint-Joseph. Elle a recueilli l'animal blessé, puis a contacté l'association "Envol-Toit" qui a relayé sur Facebook une cagnotte et réuni, en trois jours, les 760 euros nécessaires à son opération. Zoé a même trouvé une nouvelle famille en métropole.

- "Un outil génial" -

"Facebook est devenu un outil génial pour mettre en relation les amoureux des bêtes. Lorsqu'on poste une annonce, on a beaucoup de retours", constate Sandy Baumann, directrice de l'association Last Chance, qui gère une vingtaine de familles d'accueil pour les toutous abandonnés.

"Les réseaux sociaux ont levé le voile sur le fonctionnement des refuges, on voit plus les animaux, c'est plus transparent et ça rassure", renchérit Anaïs Drux de Wamiz qui centralise entre 7.000 et 8.000 annonces --photos et descriptions à l'appui-- de 521 refuges et associations en France.

De plus, les réseaux sociaux encouragent l'émergence de familles d'accueil, gérées entre particuliers.

"Quand l'animal est à la maison, on évalue très vite son comportement avec l'homme et surtout avec les enfants. Dans les refuges, comme les chiens sont en box, on juge plutôt leurs relations entre eux", estime Sandy Baumann. "En famille on voit tout de suite s'il s'attaque au mobilier ou s'il est propre !", poursuit-elle.

Fini, donc, le traditionnel passage au refuge de la SPA ? "Non, chacun a un rôle à jouer. Il ne s'agit absolument pas de concurrence. Au contraire, le nombre de nos adoptions augmente", considère Natacha Harry, la présidente de la SPA rappelant que "chaque année 100.000 animaux sont abandonnés en France".

Selon la SPA, le nombre de ses animaux adoptés annuellement est passé de 29.000 en 2013 à 39.000 en 2017.

- Des adoptions légales et responsables -

Mais au-delà d'une communication facilitée, la question de la responsabilité de l'adoptant reste primordiale et nécessite de la pédagogie sur les réseaux sociaux, où la spontanéité et le "coup de c?ur" peuvent conduire à des déceptions, puis à de nouveaux abandons.

"On reprend les codes de l'application de rencontres Tinder avec un principe de +slides+ et de géolocalisation pour ajuster les recherches", explique Andrien Ducousset, cofondateur du site Wamiz. "Mais il y a aussi un enjeu responsable. Il faut expliquer qu'une adoption, c'est pour la vie. [...] C'est un vrai travail d'évangélisation".

Comme la SPA, qui dispense des formations pour les candidats à l'adoption, Wamiz propose un guide de l'adoptant et affirme mener un travail de "sensibilisation" via son site.

Une sensibilisation qui passe également par le respect de la loi, en particulier concernant les animaux sauvages. Le refuge Athénas, dans le Jura, en a fait l'amère expérience.

En octobre, le centre a recueilli un jeune chevreuil, adopté illégalement (selon l'arrêté du 10 août 2004, la détention "d?agrément" n?est pas autorisée pour les cervidés) qui avait perdu son instinct sauvage au contact de l'homme. Ne pouvant être relâché, le chevreuil, conformément à la loi, a dû être euthanasié.

C'est alors un "torrent de boue" qui s'est abattu sur l'association, amplifié par les réseaux sociaux. Menaces de mort, insultes, intimidations : son directeur, Gilles Moyne, affirme avoir perdu près de 10% de ses donateurs suite à cette campagne de dénigrement et a décidé de porter plainte.

"Si on veut pouvoir reprocher des actions illégales, comme la pollution et le braconnage, il ne faut pas être soi-même hors la loi, même pour les adoptions", insiste M. Moyne.

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Universités: les anti-blocage essayent de se faire entendre

sam, 04/21/2018 - 08:40

Recours en justice, créations de groupes Facebook, pétitions: les étudiants opposés aux blocages des universités essayent de mobiliser et de se faire entendre ailleurs que dans des amphis peu acquis à leur cause.

"Il y a une majorité silencieuse qui a du mal à s'exprimer", regrette Léo Lesne, référent du mouvement des Jeunes avec Macron en Haute-Garonne.

Lors des assemblées générales organisées depuis plusieurs semaines par des étudiants mobilisés contre la réforme de l'accès à l'université qu'ils assimilent à de la "sélection déguisée", les anti-blocage "sont souvent hués, le climat est tendu", affirme-t-il.

Les opposants aux blocus, qui ne sont pas tous favorables à cette réforme, trouvent donc d'autres moyens de se faire entendre alors que la contestation s'installe un peu partout. Quatre universités sont totalement bloquées et une dizaine de sites perturbés.

Le syndicat de droite UNI avait ainsi déposé plusieurs recours en justice pour obtenir le déblocage du site parisien de Tolbiac. La requête a été rejetée mais le site a finalement été évacué vendredi par les forces de l'ordre après trois semaines d'occupation.

D'autres procédures similaires pourraient voir le jour. A Nancy, trois étudiants ont saisi lundi en référé le tribunal administratif pour obtenir la levée du blocage du campus de Lettres et sciences humaines.

Des groupes Facebook ont également été créés pour débattre ou échanger des informations. Etudiant en double licence à la Sorbonne, Antoine Paulet a ainsi cofondé le groupe "Je veux étudier" qui entend réunir "tous ceux qui souhaitent la fin du blocus de Clignancourt à Paris-4".

"Au début, on participait aux assemblées générales, mais on s'est vite rendu compte qu'elles étaient organisées par et pour les partisans des blocages", indique-t-il.

"Ce que l'on conteste ce sont les moyens utilisés, le fait de bloquer une fac en réunissant si peu d'étudiants. Une minorité s'approprie des locaux qui appartiennent à tous", déplore-t-il.

Via son groupe, des actions s'organisent. Antoine Paulet affirme par exemple qu'il a pu, avec d'autres étudiants, contrer une tentative de blocage d'un autre site de Paris-4.

- Votes électroniques -

Les anti-blocage s'expriment aussi sur Twitter ou via des pétitions lancées par des étudiants, qui ont réclamé ainsi la fin des occupations des facs de Tours, Nantes ou encore Nanterre.

"Nos moyens d'action sont relativement limités", admet Lina Pizzi, en 1ère année à Science Po Paris, qui a été partiellement bloqué pendant la semaine.

Représentante des étudiants au syndicat Nova (transpartisan, interne à Sciences-Po), elle a passé la journée de mercredi devant le bâtiment "pour montrer que tous les étudiants ne sont pas forcément d?accord avec le blocage". Elle avait aussi incité le maximum d'étudiants à participer à l'assemblée générale organisée jeudi soir, qui a décidé de la poursuite du blocage. "Nous n'avons même pas pu rentrer dans l'amphi", affirme-t-elle.

Une consultation en ligne, lancée par l'établissement pour recueillir l'avis de l'ensemble des étudiants, a obtenu les réponses de près de la moitié d'entre eux (6.400 sur 13.000), qui se sont prononcés à 67% contre cette action. Le blocage de l'école, temple de l'élite républicaine, a finalement été levé vendredi.

A Strasbourg, les étudiants ont également voté mercredi pour la reprise des cours lors d'une consultation électronique.

Se fondant sur ces exemples, le mouvement des Jeunes avec Macron encourage et soutient "la tenue de votes électroniques afin de laisser à chaque étudiant la possibilité de s?exprimer librement sur la situation de leurs établissements".

Charlotte Petit, étudiante en licence à Tolbiac, et secrétaire générale de la Fédération des associations de Paris-1, se dit opposée à la loi mais aussi aux blocages. Elle a cessé d'aller aux AG, où elle dit avoir été "insultée" et se mobilise maintenant pour informer les étudiants sur les cours de remplacement ou les partiels. "Ces blocages nuisent à de nombreux étudiants et dévalorisent nos diplômes", regrette-t-elle.

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Ce que Kim Jong Un a dit de l'arme nucléaire, "épée chérie" du régime

sam, 04/21/2018 - 08:06

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a annoncé samedi la fin des essais nucléaires et des tirs de missiles intercontinentaux, donnant une nouvelle accélération à la détente et aux efforts de paix sur la péninsule coréenne.

Voici quelques unes des déclarations de M. Kim faites devant le comité central du Parti des travailleurs de Corée, le parti unique, telles que rapportées par l'agence officielle KCNA.

- "Miraculeuse victoire" -

Kim Jong Un a décrit la mise au point de l'armement nucléaire de la Corée du nord comme une "victoire miraculeuse".

"Le combat du peuple coréen qui a travaillé dur en se serrant la ceinture pour acquérir une puissante épée chérie (la bombe atomique, ndlr) pour défendre la paix avec succès s'est terminé", a-t-il dit.

L'armement nucléaire nord-coréen est "la ferme garantie que nos descendants pourront jouir de la vie la plus digne et heureuse du monde".

"Aucun essai nucléaire ni aucun tir d'essai de missile de portée intermédiaire ou intercontinental n'est plus nécessaire maintenant à la RPDC (République populaire démocratique de Corée, nom officiel de la Corée du nord), étant donné que le travail pour installer des ogives nucléaires sur des missiles balistiques est terminé", a déclaré Kim Jong Un.

- La garantie de sécurité -

Selon lui, Pyongyang cherche à "fournir des contributions positives à l'établissement d'un monde libéré des armes nucléaires (...) pourvu que la puissance de la RPDC soit mise au niveau voulu par elle et il est devenu possible de garantir de façon fiable la sécurité de l'Etat et du peuple".

- Menace nucléaire -

"La RPDC n'aura jamais recours aux armes nucléaires ni ne transferera en aucun cas d'armes nucléaires ou de la technologie nucléaire, sauf s'il y a des menaces et des provocations nucléaires contre elle", a décidé le comité central à la suite du discours de Kim Jong Un, selon KCNA.

- Recentrage sur l'économie -

L'objectif d'acquisition de l'arme nucléaire étant réalisé, Kim Jong Un a déclaré que désormais le pays allait concentrer "tous les efforts" sur le développement de l'économie.

"Notre but est de stimuler l'ensemble de l'économie nationale et de la placer dans une spirale ascendante et d'établir ainsi une économie socialiste indépendante et moderne".

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Venezuela: Maduro rend visite à Diaz-Canel pour "ratifier l'alliance" La Havane-Caracas

sam, 04/21/2018 - 08:02

Le président vénézuélien Nicolas Maduro est arrivé vendredi soir à La Havane, où il doit rencontrer son nouvel homologue cubain Miguel Diaz-Canel et "ratifier" avec lui "l'alliance" entre leurs deux pays.

"Je viens avec toute l'énergie du monde pour que nous continuions à travailler ensemble, avec l'objectif de promouvoir l'intégration et le bien-être des peuples de notre continent", a déclaré M. Maduro à son arrivée à l'aéroport de La Havane, où il a été accueilli par le chef de la diplomatie cubaine, Bruno Rodriguez.

Le dirigeant vénézuélien a ajouté que sa rencontre avec son homologue cubain permettrait de "visualiser l'avenir et surtout ratifier l'alliance entre Cuba et le Venezuela". En quittant Caracas, il avait évoqué une visite de "travail" et de "fraternité", destinée à "donner une accolade de solidarité et de soutien" au nouveau président cubain.

Miguel Diaz-Canel, qui a succédé jeudi aux frères Fidel et Raul Castro qui ont régné presque 60 ans sur l'île caribéenne, s'est engagé à "poursuivre la révolution cubaine dans un moment historique crucial", mais aussi à "perfectionner le socialisme".

Cuba et le Venezuela se sont rapprochés sous le gouvernement d'Hugo Chavez (1999-2013), qui cultivait une relation étroite avec Fidel Castro. Le Venezuela fournit du pétrole à l'île communiste, tandis que Cuba envoie des médecins au Venezuela.

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Violences urbaines à Toulouse: 2 peines de prison ferme sans maintien en détention

sam, 04/21/2018 - 08:00

Deux hommes ont été condamnés vendredi à Toulouse à des peines de six mois de prison ferme, mais sans maintien en détention, pour avoir été impliqués dans les violences urbaines qui ont touché le quartier du Grand Mirail ces derniers jours.

Un troisième, poursuivi pour la détention d'un appareil à laser, a été condamné à trois mois de prison avec sursis, 210 heures de travaux d'intérêt général, ainsi qu'à un stage de citoyenneté.

Au total, 13 personnes devaient être jugées en comparution immédiate vendredi devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Sept prévenus, dont quatre poursuivis notamment pour violences commises en réunion, ont demandé le report de l'examen de leur dossier. Les audiences ont été fixés au mois de mai.

Depuis dimanche, le quartier du Grand Mirail a été le théâtre de violences et d'échauffourées après la mort controversée d'un détenu originaire du quartier et le contrôle tendu d'une femme vêtue d'une burqa.

L'un des deux hommes condamnés à des peines de six mois de prison ferme, sans maintien en détention, âgé de 18 ans, était poursuivi pour violence sur personnes dépositaires de l'autorité publique.

Après l'avoir nié pendant sa garde à vue, il a reconnu à l'audience avoir jeté "un seul pétard" sur un véhicule de police bombardé, a rappelé le président du tribunal, de "projectiles divers, tessons, cailloux, pétards".

Devant le tribunal, il a assuré qu'il avait été "entraîné par la force du groupe" qui s'en prenait aux policiers, une "erreur" qu'il a "à la seconde regrettée".

La procureur, peu convaincue par ces déclarations, avait requis six mois de prison ferme et le maintien en détention.

Le second, âgé de 19 ans, "poursuivi pour avoir participé aux violences" sur des policiers pris à partie par une quarantaine d'individus, avait été interpellé avec "trois galets dans ses poches".

Le jeune homme a nié avoir lancé des pierres sur les policiers, assurant avoir ramassé des galets "au cas où il se ferait agresser" par les personnes participant aux émeutes.

"Je n'y crois pas", a rétorqué la procureur qui avait requis contre lui six mois ferme, sans maintien en détention eu égard à sa situation familiale, et notamment un frère handicapé.

Deux autres personnes --un homme de 38 ans et une femme de 24 ans-- ont été relaxées. Elles avaient été interpellées près de la faculté du Mirail, bloquée et occupée dans le cadre de la contestation contre les projets de réforme sur l'université.

Enfin, un homme n'avait rien à voir avec les émeutes. Né en Tunisie, il était en situation irrégulière sur le territoire français. Il a été condamné à deux mois de prison avec sursis et interdiction de territoire français pendant trois ans.

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Démantèlement d'une filière d'immigration clandestine en France

sam, 04/21/2018 - 07:59

Une filière d'immigration clandestine, qui a acheminé depuis un an 2.500 à 3.000 ressortissants albanais et kosovars en France, a été démantelée et neuf personnes ont été inculpées, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Quatorze personnes ont été interpellées récemment en région parisienne et dans le nord-est du pays, et neuf d'entre elles, dont les quatre organisateurs du réseau, ont été inculpées, a-t-on précisé.

Les inculpations portent sur l'"aide à l'entrée ou au séjour irrégulier d'un étranger sur le territoire français en bande organisée", a indiqué à l'AFP Frédéric Nahon, procureur de la République de Chaumont (nord-est), précisant que trois personnes avaient été écrouées.

"Des bus quittaient l'Albanie, transitaient par différents pays et allaient jusqu'en France, en faisant des dépôts dans d'autres pays comme l'Italie, l'Allemagne et la Belgique", a expliqué à l'AFP le directeur de la Police aux frontières de la zone est de la France, Christian Lajarrige.

Les passagers kosovars ou albanais étaient déposés en France principalement à Metz et Strasbourg, à raison de quatre bus en moyenne par semaine. Certains arrivaient aussi en France par avion.

"2.500 à 3.000 personnes ont pu bénéficier de ces modalités d'accueil" avec un billet payé 200 euros, soit un bénéfice estimé à 600.000 euros, a précisé M. Lajarrige. A ce montant s'ajoutent "la prise en charge et l'accompagnement (qui) peuvent être estimés de 600 euros à 2.000 euros" par personne, a-t-il ajouté.

"Ces personnes bénéficiaient, dans un premier temps, d'une aide pour l'hébergement et potentiellement d'une aide pour leurs démarches de demande d'asile", a dit M. Lajarrige, précisant que "des document appuyant les demandes d'asile" avaient été saisis dans deux bus interceptés cette semaine à Metz et Strasbourg.

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Kim Jong Un annonce la fin des essais nucléaires nord-coréens, fermeture du site

sam, 04/21/2018 - 07:40

La Corée du nord a pris une décision spectaculaire en annonçant samedi la fin des essais nucléaires et des tests de missiles intercontinentaux ainsi que la fermeture de son site d'essais atomiques, une décision aussitôt saluée par Washington et Séoul mais accueillie avec prudence par Tokyo.

"A partir du 21 avril, la Corée du Nord va cesser ses essais nucléaires et les lancements de missiles balistiques intercontinentaux", a dit le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, qui a jugé que le site d'essais nucléaires a "rempli sa mission", selon ses propos cités par l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

"Le Nord va fermer un site d'essais nucléaires dans le nord du pays afin de prouver son engagement à suspendre les essais nucléaires", a ajouté KCNA, citant le dirigeant nord-coréen, qui n'a toutefois pas évoqué le démantèlement de son arsenal, qualifié d'"épée chérie" protégeant le pays.

"Le travail pour installer des ogives nucléaires sur des missiles balistiques est terminé", a-t-il assuré.

Cette annonce intervient moins d'une semaine avant le sommet prévu entre Kim Jong Un et son homologue du sud, Moon Jae-in, qui préfigure un sommet historique qui devrait avoir lieu entre Kim Jong Un et Donald Trump, en principe début juin.

Le président américain a immédiatement salué l'annonce de Kim Jong Un, y voyant "une très bonne nouvelle pour la Corée du Nord et le monde".

"Grand progrès! Hâte de participer à notre sommet"", a-t-il ajouté dans un tweet.

De son côté, Séoul s'est empressé de saluer un "progrès significatif pour la dénucléarisation de la Péninsule coréenne, que le monde attend".

La présidence sud-coréenne s'est félicitée de "l'environnement très positif pour les sommets à venir (...)", que la décision de Pyongyang "va créer".

Le chef du gouvernement japonais Shinzo Abe a salué l'annonce nord-coréenne, "mais le point important est de savoir si cette décision conduira à l'abandon complet du développement nucléaire et celui des missiles, d'une façon vérifiable et irréversible", a-t-il dit. "Nous allons surveiller cela de près".

Mais son ministre de la Défense, Itsunori Onodera, s'était prononcé peu avant pour un maintien d'une pression maximum sur Pyongyang. "Nous ne pouvons pas être satisfaits", du fait que, selon lui, la Corée du nord n'a pas mentionné "l'abandon de missiles balistiques de courte et moyenne portée".

- "Mission accomplie" -

"Comme le caractère opérationnel des armes nucléaires a été vérifié, il n'est plus nécessaire pour nous de mener des essais nucléaires ou de lancer de missiles à moyenne et longue portée ou ICBM" (missiles balistiques intercontinentaux, ndlr), a expliqué Kim Jong Un lors d'une réunion du Comité central du parti unique au pouvoir en Corée du Nord.

"Le site d'essais nucléaires du nord a rempli sa mission", a-t-il assuré.

Sous sa direction, Pyongyang a fait des progrès rapides dans son programme d'armements, objet de multiples sanctions aggravées de la part notamment du Conseil de sécurité de l'ONU, des Etats-Unis, de l'Union européenne et de la Corée du Sud.

Pour Daniel Pinkston de l'université Troy, "il s'agit certainement d'une évolution positive". "C'est un pas nécessaire mais insuffisant quant au retour de la Corée du nord à ses engagements précédents de non-prolifération" nucléaire, a-t-il dit.

Durant des années, a expliqué le dirigeant nord-coréen au comité central du Parti des travailleurs, la Corée du nord a pratiqué une politique dite du "développement simultané", ou "byungjin", de l'armée et de l'économie.

Mais devenu désormais un Etat puissant, "le Parti tout entier et la nation tout entière doivent maintenant se concentrer sur le développement de l'économie socialiste", a dit Kim Jong Un.

- "Nouvelle ligne" -

"Ceci est la nouvelle ligne politique stratégique du Parti", a déclaré le jeune dirigeant, cité par KCNA.

Le Parti des travailleurs était réuni en séance plénière vendredi afin de discuter d'une "nouvelle étape" dans une "période historique importante de la révolution coréenne en développement".

Le Nord, qui a tiré l'année dernière des missiles balistiques intercontinentaux capables d'atteindre le territoire continental des Etats-Unis et mené son plus puissant essai nucléaire à ce jour, disait de longue date avoir besoin de l'arme atomique pour se protéger d'une invasion américaine.

Pyongyang a depuis proposé de négocier sur le sujet en échange de garanties pour sa sécurité.

Donald Trump avait prévenu mercredi qu'il n'hésiterait pas à abandonner la rencontre prévue avec Kim Jong Un, si elle n'était pas "fructueuse".

"Une voie prometteuse est ouverte pour la Corée du Nord si elle accomplit une dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible", avait-il déclaré.

Mais, a-t-il averti, Kim Jong Un doit être sérieux dans ses engagements:

"Si je pense que cette rencontre ne sera pas fructueuse, nous n'allons pas nous y rendre. Si la rencontre, lorsque j'y serai, n'est pas fructueuse, je la quitterai respectueusement", a affirmé le président américain.

Les deux Corées ont ouvert par ailleurs vendredi un téléphone rouge entre leurs dirigeants, à une semaine de leur rencontre prévue dans la Zone démilitarisée qui divise la péninsule.

A l'approche du sommet, le président sud-coréen a souhaité jeudi la conclusion d'un traité de paix pour mettre fin officiellement à la guerre de Corée.

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Ligue 1: Monaco, la déroute et le match d'après...

sam, 04/21/2018 - 07:27

"La plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever après chaque chute": Leonardo Jardim connaît ses classiques et cite Confucius pour inciter ses joueurs à réagir à Guingamp, samedi (20h00), après l'humiliation subie au Parc des Princes (7-1) dimanche dernier.

La semaine a été studieuse au centre d'entraînement de La Turbie alors que l'image désastreuse montrée par Monaco au Parc des Princes dimanche dernier, est très mal passée. Jusqu'au Palais princier, où le résultat est resté en travers de la gorge.

Mais en Principauté, il en faut plus pour une révolution. Avec fermeté et persuasion, la direction du club et son management sportif ont tenu la barre après avoir dit, la mine déconfite dimanche soir, qu'ils attendaient une réaction des joueurs.

Quant à l'entraîneur Leonardo Jardim, il assume la catastrophe. Mais il protège son équipe. "Cette semaine, mon job a été d'aider tout le monde à se relever", précise-t-il.

"Ce match est difficile à digérer parce qu'on n'a pas l'habitude d'en prendre sept, poursuit-il. Mais comme dit Confucius: +La plus grande gloire n'est pas de ne jamais tombé, mais de se relever après chaque chute+. La vie, le sport, c'est ça!"

Certes, le technicien a noté des insuffisances chez certains, mais l'heure du bilan de la saison n'est pas arrivé. Il a une qualification en C1 à aller chercher car malgré un +goal-average+ aminci, Monaco (2e, 70 points) devance Marseille et Lyon, derrière à quatre unités.

"Il reste cinq finales avec la certitude d'un avantage de trois points", dit-il.

En cas de sans-faute des Olympiques, Monaco devra donc gagner quatre fois pour rester deuxième. Or, les joueurs ne semblent pas au mieux. La Coupe du monde, les transferts, ça joue dans les têtes...

- Falcao: 'Rester fort' -

"C'est facile de nous critiquer aujourd'hui en disant que les anciens n'ont plus la capacité de tenir les matches à haute intensité, que les joueurs sollicités ont la tête ailleurs, que les recrues n'ont pas beaucoup de qualité", rétorque Jardim, qui reconnaît toutefois: "On a tous des émotions. Certains peuvent être un peu influençables concernant la Coupe du monde ou un transfert. Mais ils sont toujours très professionnels."

Et le Portugais de marteler efficacement sa communication positive. "Si Monaco prend 12 points, on fera la 2e meilleure saison de l'histoire du club avec les victoires à trois points, argumente-t-il. Cela fait aussi 25 ans que le club n'est pas aussi stable sur le podium. Sans parler du titre de l'an dernier ou des parcours européens. Ce sont ces joueurs-là qui l'ont fait. J'ai pleine confiance en eux."

A commencer par son capitaine, Radamel Falcao, qui dans la tempête, assume son rôle. "Rien n'a fonctionné à Paris, lance-t-il. Mais beaucoup d'exemples de grosses équipes ayant perdu ainsi existent. Moi, j'en ai déjà pris cinq contre Barcelone. On a parlé ensemble cette semaine. On a revu nos erreurs. Le plus important est de savoir que ça peut se passer. Il faut se relever dès samedi."

Monaco a donc préparé son déplacement en Bretagne avec minutie. "On ne peut pas changer le passé, dit Falcao. Le plus important est le futur, cette première finale contre Guingamp, qui n'a pas perdu ses trois derniers matches."

Pour justifier l'implication de tous, le buteur précise: "Celui qui pense qu'on joue à 50% n'a jamais été sportif de haut-niveau. Il est impossible d'exister au plus haut-niveau si on ne donne pas 100%. A 50%, on perd à Guingamp, sûr!"

Et le Tigre de conclure: "Il faut rester fort et avec de la personnalité. En ce moment, c'est nécessaire."

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Ligue 1: à Marseille, Sakai, l'OM sauce samouraï

sam, 04/21/2018 - 07:21

Abnégation, polyvalence et sens du collectif, Hiroki Sakai fait un beau symbole de la fin de saison épicée de l'Olympique de Marseille, qui cherche à rester sur la vague contre Lille, samedi (17h00) pour la 34e journée de Ligue 1.

"Et pourtant même à l'entraînement il ne marque pas de but", sourit Jacky Bonnevay, qui a suivi les progrès du "samouraï" de l'OM en équipe du Japon

Ce but tant attendu a fini par arriver lors du match le plus intense de l'année, contre Leipzig (5-2), celui du KO et de la qualification assurée pour les demi-finales d'Europa League, cerise sur le gâteau d'anniversaire d'"Hiroki", qui fêtait ce soir-là ses 28 ans.

Belle récompense pour ce "joueur de club par excellence, qui va tout donner pour son équipe", poursuit Bonnevay, adjoint du sélectionneur du Japon, Vahid Halilhodzic, avant que le Bosnien et son staff ne soient tout récemment débarqués.

Bras en croix, sourire extatique, Sakai a été avalé par la montagne de ses coéquipiers, en maillot ou en chasuble de remplaçants, sur ce but libérateur.

Quelques minutes plus tard, dans un vestiaire encore étourdi de la joie de ce grand succès européen, le groupe regardait sur un écran la rediffusion de ce but et rejouait la scène, Maxime Lopez en tête, aux cris de "Allez Hiro!" avant d'ensevelir à nouveau le Japonais pour fêter son premier but, un bain de joie diffusé par le site du club (om.net).

- "Travail, discipline"

Toute cette effervescence montre bien que Sakai s'est parfaitement intégré au collectif. Ses valeurs à lui collent d'ailleurs à la peau de ce groupe en train de vivre une saison passionnante: travail, discipline et un zeste de folie pour marquer dans les fins de match grâce à un mental costaud.

Arrivé gratuitement comme bonne opportunité dans l'OM pauvre que Franck Passi s'efforçait de rebâtir, en fin de contrat à Hanovre (Allemagne), Sakai est une des surprises de l'OM champion's project, le joueur méconnu qui n'était pas destiné à rester dans un projet plus ambitieux. Et pourtant...

Il a énormément progressé, et peut même dépanner à gauche, signe de la confiance que lui porte Rudi Garcia.

A ce titre justement, l'entraîneur n'hésite pas à le secouer un peu. "On parle du but contre Leipzig ou des premières minutes à Troyes et du centre de Darbion?" répond Garcia, taquin, à une question sur l'évolution du samouraï (une banderole des supporters de la Vieille Garde salue sous ce titre le guerrier nippon de l'OM).

"Lui comme les autres il faut lui resserrer les boulons de temps en temps", rappelle le coach.

- "Me donner à 100%"

Il avait déjà réprimandé son latéral pour ses maigres progrès en français. Passé avant lui en conférence de presse le 10 mars, Sakai avait expliqué qu'il s'exprimait avec quelques mots d'anglais avec ses partenaires pour le positionnement. "C'est inquiétant, très honnêtement, je n'ai jamais vu que les mecs s'envoient des mails sur un terrain, ça va ruer dans les brancards", avait réagi Garcia.

Mais "si on allait au Japon peut être qu'on ne s'y mettrait jamais, il faut savoir ne pas être trop exigeant sur ce sujet", nuançait Garcia un autre jour. Après tout, Sakai "s'exprime bien sur le terrain, c'est l'essentiel", préfère retenir le technicien.

Travailleur, Sakai s'est amélioré dans tous les domaines, et a appris le dépassement de fonction, comme le souhaitait Garcia: il compte également quatre passes décisives, dont une du gauche à Saint-Étienne, pour Florian Thauvin, son habituel binôme du côté droit, le tout avec une modestie proverbiale.

"Si je dois faire mon autocritique, je ne pense pas être un joueur avec un énorme potentiel, tout ce que je peux faire c'est me donner à 100%", disait-il à l'automne.

Il lui reste à jouer la Coupe du monde, "un rêve d'enfant, disait-il, la dernière j'ai participé mais assis sur le banc, la prochaine j'aimerais jouer le maximum de matches et aller le plus loin possible".

Avant il peut réaliser un autre rêve, devenir le premier Japonais à remporter la C3 depuis Shinji Ono avec Feyenoord en 2002. Mais avant, il faut conquérir cette 3e place de L1.

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Rugby: Leinster-Scarlets, souviens-toi le printemps dernier

sam, 04/21/2018 - 07:20

Le Leinster, grand favori de la demi-finale de Coupe d'Europe samedi (16h30) face aux Scarlets à domicile un mois après le Grand Chelem irlandais, se méfie pourtant du tenant du titre du Pro14, qui s'était imposé à Dublin avant d'être sacré au printemps 2017.

A l'Aviva Stadium, difficile de dire que la province irlandaise n'évoluera pas à domicile - elle reçoit d'ordinaire dans une autre enceinte, la RDS Arena -, quand le Racing 92, l'autre demi-finaliste avec l'avantage du terrain, doit se déplacer à Bordeaux. Elle compte une dizaine de joueurs qui ont triomphé dans le Tournoi des six nations (dont les cadres Cian Healy, Tadhg Furlong, James Ryan, Dan Leavy, Johnny Sexton, Garry Ringrose et Rob Kearney) et se présente comme la seule formation à 100% de victoires cette saison dans la compétition, malgré une poule très relevée (Glasgow, Montpellier, Exeter).

Elle s'est en outre débarrassée des doubles champions en titre, les Saracens, surclassés 30-19 en quarts de finale. Et elle ne serait pas ultra-favorite malgré tout cela?

Non, car les "Ecarlates" avaient réalisé un exploit au printemps 2017 en s'imposant 27-15 dans la capitale irlandaise, avant d'être couronnés champions de Pro12 (aujourd'hui Pro14) en terrassant le Munster en finale (46-22), toujours à Dublin.

"Ils sont sans doute les adversaires les plus redoutables que nous ayons croisé jusqu'ici en Europe", a déclaré l'entraîneur principal Stuart Lancaster.

"Ils sont plus forts que l'an dernier. La qualité de leur défense est sous-estimée, je pense que leur système défensif et leur philosophie défensive ne sont pas vraiment compris", a ajouté l'ex-sélectionneur de l'Angleterre, soulignant que les Gallois avaient terminé devant Toulon et Bath en phase de poules.

Privés de Jonathan Davies et Liam Williams, les Gallois ont conscience d'être sous-estimés. "Mais c'est quelque chose auquel nous ne faisons pas vraiment attention", a balayé le pilier Rob Evans qui prévient: "On en reparlera sur le terrain." Les Irlandais n'auront pas d'excuse.

Samedi

(16h30) LEINSTER (IRL) - SCARLETS (WAL)

Leinster: Kearney - McFadden, Ringrose, Henshaw, Nacewa - (o) Sexton, (m) Gibson-Park - Leavy, Murphy, Fardy - J. Ryan, Toner - Furlong, S. Cronin, Healy

Scarlets: Patchell - Halfpenny, S. Williams, H. Parkes, S. Evans - (o) D. Jones, (m) G. Davies - J. Davies, J. Barclay, Shingler - Bulbring, Beirne - Lee, K. Owens, R. Evans

Remplaçants

Leinster: Tracy, J. McGrath, Porter, Molony, Conan, McCarthy, Carbery, Larmour

Scarlets: Elias, D. Evans, W. Kruger, Rawlins, Cummins, A. Davies, S. Hughes, Boyde

Arbitre: Romain Poite (FRA)

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Rugby: la dernière chance de Pau en Challenge européen

sam, 04/21/2018 - 07:08

Tombé de haut en Top 14 où il ne maîtrise plus son destin, Pau peut encore atteindre l'objectif européen qu'il s'est fixé via le Challenge Européen et cette demi-finale samedi à Cardiff qui s'apparente à une vraie session de rattrapage.

La Section peut-elle tout perdre en deux week-ends ? C'est la question qui agite le Hameau depuis samedi et la défaite à domicile devant Agen (33-22) qui a fait très mal aux crânes et assombri son avenir domestique.

"Cette défaite contre Agen nous pendait au nez depuis un moment, reconnaît le 2e ligne et capitaine Julien Pierre. On ne travaillait plus ensemble sur le terrain, on voulait chacun sauver la patrie et marquer très vite alors que notre force est de tenir le ballon et de marquer en fin de match où on est souvent mieux que les autres équipes".

"On s'est tiré une balle dans le pied", ont résumé de concert les Béarnais, éjectés du Top 6 (7e à deux points de Castres), et qui doivent encore livrer deux grosses batailles, à Montpellier et contre Toulon, pour espérer le réintégrer.

Pour composter leur billet pour la grande Coupe d'Europe, objectif affiché après un hiver radieux en championnat (6 victoires consécutives) qui les avait parfaitement replacés, la route la plus dégagée désormais passe par le mythique Arms Park de Cardiff et ce Challenge Européen qu'ils ont parfaitement maîtrisé jusque-là, avec notamment cette victoire fondatrice en poules à Gloucester (34-24).

- Bilbao fait saliver -

Vainqueur de l'épreuve en 2000, Pau se rendra dans la Principauté plein de détermination mais en toute humilité "car on sort d'un match où on était ailleurs, j'espère déjà à Cardiff", ironise son président Bernard Pontneau, moins colérique que samedi dernier où il avait parlé de "faute professionnelle" des siens.

"Je n'ai pas reconnu mon groupe, mon équipe. J'ai même dit qu'il y avait des garçons sur la feuille (de match) mais pas sur le terrain", a répété le dirigeant qui voit ce déplacement à Cardiff comme "une étape dans la progression du club".

En habitué des phases finales, le futur retraité Julien Pierre sait que leurs hôtes "ne vont rien lâcher, vont tout donner pour le maillot pendant 80 minutes". "Ce n'est pas une équipe physiquement extraordinaire mais ils sont à 200% dans leur système, elle est très difficile à man?uvrer".

Equipe souvent décrite à réaction, la Section, privée de son maître à jouer néo-zélandais Colin Slade, victime d'une déchirure face au SUA, mais qui retrouvera pour l'occasion son ailier fidjien Watisonu Votu, doit redevenir une machine froide pour passer l'obstacle gallois et s'inviter à Bilbao le 11 mai pour une finale quasiment à domicile qui fait déjà saliver le Béarn.

Samedi (14h00 françaises) à l'Arms Park

Les XV de départ

Cardiff: Anscombe - Cuthbert, Lee-Lo, Halaholo, Lane - (o) J. Evans, (m) T. Williams - E. Jenkins, N. Williams, Navidi - Turnbull, S. Davies - Peikrishvili, Dacey, G. Jenkins

Pau: C. Malié - Halai, C. Smith, Vatubua, Votu - (o) T. Taylor, (m) Daubagna - Dougall, S. Armitage, Mowen - Pierre, Ramsay - Hamadache, Lespiaucq, Domingo

Remplaçants

Cardiff: Myhill, R. Gill, S. Andrews, Welch, Robinson, Ll. Williams, G. Smith, Morgan

Pau: L. Rey, Calles, Adriaanse, D. Foley, Butler, Tomas, Hastoy, Fumat

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Rugby: l'Irlande veut tout rafler en Coupe d'Europe, le Racing aussi

sam, 04/21/2018 - 07:06

Les provinces irlandaises veulent surfer sur l'effet Grand Chelem: mais si le Leinster sera favori samedi face aux Scarlets, le Munster devra faire plier la redoutable défense du Racing dimanche en demi-finales de Coupe d'Europe.

L'Irlande peut-elle le faire? Un mois après son triomphe dans le Tournoi des six nations, ses deux meilleures provinces peuvent lui offrir une saison parfaite en se disputant le trophée continental entre elles en finale. Avant peut-être de faire main basse sur le Pro14.

Ce serait une véritable renaissance pour des formations dont les derniers titres continentaux remontent à 2012 (Leinster) et 2008 (Munster). Elles n'étaient pas loin l'an dernier où elles s'étaient arrêtées à ce même stade, battues par Clermont et les Saracens.

Le Leinster de Jonathan Sexton doit pour cela écarter les Scarlets, présents dans le dernier carré pour la première fois depuis 2007 et qui ne sont jamais allés plus loin. A domicile, il aura largement la faveur des pronostics, à condition de gêner les Gallois en touche (94% de réussite, meilleur ratio de la compétition) et d'empêcher leur deuxième ligne irlandais Tadhg Beirne, un ancien de la maison, de venir gratter le ballon (16 turnovers gagnés).

On voit mal comment l'équipe qui a gagné tous ses matches jusqu'ici et surclassé les Saracens, doubles tenants du titre (30-19), pourrait trébucher sur l'avant-dernière marche.

En revanche, difficile de dire qui sortira vainqueur du choc entre le Racing 92 et le Munster au stade Chaban-Delmas.

Finaliste en 2016 et vainqueur du Top 14 quelques semaines plus tard, l'équipe de Dan Carter veut faire mieux cette saison pour ses adieux à l'ouvreur néo-zélandais, qui partira ensuite finir sa carrière au Japon.

Avec un effectif étoilé, quasiment au complet, et une défense intraitable, le Racing, actuel 3e du Top 14, a les moyens de ses ambitions. Mais le Munster du demi de mêlée Conor Murray, au sommet de sa forme et qui peut compter sur un paquet d'avants toujours aussi efficace, aussi.

Le programme des demi-finales:

Samedi

(16h30) Leinster - Scarlets à Dublin (Aviva)

Dimanche

(16h15) Racing 92 - Munster à Bordeaux (Chaban-Delmas)

Finale le samedi 12 mai à Bilbao (San Mamés)

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Etats-Unis: une commission du Sénat s'apprête à voter contre Pompeo au secrétariat d'Etat

sam, 04/21/2018 - 07:00

La commission des affaires étrangères du Sénat américain va probablement voter contre la désignation de Mike Pompeo comme secrétaire d'Etat, après que tous ses membres démocrates eurent confirmé vendredi leur position "contre", mais l'intéressé peut quand même espérer décrocher un vote positif en plénière la semaine prochaine.

Le sénateur Chris Coons est devenu vendredi le dernier des 10 démocrates membres de cette commission à annoncer qu'il se prononcerait, comme ses 9 collègues, contre la désignation de M. Pompeo, lors du vote en commission prévu lundi.

La commission des affaires étrangères compte 11 républicains et 10 démocrates, mais une majorité anti-Pompeo semble s'y dessiner puisque le républicain Rand Paul a également annoncé qu'il voterait contre la désignation de l'actuel chef de la CIA.

M. Pompeo devrait alors attendre un vote en séance plénière, que la Maison Blanche espère voir organisé avant la fin de la semaine prochaine, pour être confirmé à la tête de la diplomatie américaine.

Même dans ce cadre, la situation semble toutefois délicate pour le candidat désigné par Donald Trump, puisque les républicains ne disposent au Sénat que d'une courte majorité, de 51 sièges contre 49.

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