France 24 - L'info en continu

S'abonner à flux France 24 - L'info en continu France 24 - L'info en continu
Mis à jour : il y a 21 min 37 sec

Corée du Nord: à la frontière chinoise, l'économie plombée par les sanctions

il y a 3 heures 20 min

Usine désertée, restaurants fermés, logements inoccupés: à la frontière nord-coréenne côté Chine, les sanctions de l'ONU contre le programme nucléaire de Pyongyang frappent durement l'économie locale, très dépendante des travailleurs venus de Corée du Nord.

Le phénomène est particulièrement sensible à Dandong (nord-est), la ville frontalière où transite la majeure partie du commerce bilatéral.

Dans une usine textile, les machines à coudre sont à l'arrêt: les couturières nord-coréennes qui y étaient employées ont dû rentrer dans leur pays, en application des sanctions de l'ONU.

Le commerce avec la Corée du Nord a alimenté le boom économique de Dandong, où une zone économique de coopération a même été construite sur les bords du Yalu, le fleuve qui marque la frontière.

Mais l'immense pont à quatre voies édifié pour relier la zone à la rive coréenne n'a toujours pas ouvert, trois ans après la fin des travaux. L'ouvrage a coûté près de 290 millions d'euros.

Pékin, pourtant principal soutien économique et diplomatique de Pyongyang, a voté en 2017 plusieurs séries de sanctions à l'ONU en réponse aux essais nucléaires et tirs de missiles nord-coréens.

"Pour l'économie de Dandong et la vie quotidienne de l'habitant moyen, l'impact se fait clairement sentir", note Lu Chao, chercheur à l'Académie des sciences sociales de la province du Liaoning (nord-est).

"Le commerce avec la Corée du Nord était un pilier de l'économie locale."

- 'Un véritable dieu' -

Ce sont ces opportunités économiques et le faible coût de la main-d'oeuvre nord-coréenne qui ont attiré à Dandong M. Lin, le patron d'une usine textile.

"Les Nord-Coréens sont disciplinés et travailleurs", estime l'entrepreneur, qui ne souhaite pas révéler son nom complet. Il avait recruté l'an passé 100 couturières de Corée du Nord, âgées de 18 à 32 ans.

Arrivées le 1er septembre, elles étaient dirigées par un compatriote.

Le contrat signé par M. Lin détaillait leurs conditions de travail: un dortoir propre, trois douches chaudes hebdomadaires et deux créneaux par semaine pour "étudier les politiques et vénérer" le leader nord-coréen Kim Jong-un.

"Ils considèrent leur dirigeant comme un véritable dieu", raconte le patron.

M. Lin expédiait jadis ses tissus en Corée du Nord, où des couturières locales confectionnaient vestes et manteaux ensuite ré-exportés en Chine. Après de premières sanctions de l'ONU interdisant cette pratique, il avait fait venir des ouvrières nord-coréennes directement à Dandong.

Mais les dernières mesures onusiennes ont ordonné aux travailleurs de Corée du Nord de rentrer chez eux, un désastre pour son usine: elle est aujourd'hui quasi-vide, faute de main-d'oeuvre chinoise compétente et bon marché pour prendre la relève.

Selon lui, sur les 30.000 Nord-Coréens qui travaillaient encore à Dandong en août, 6.000 ont regagné leur pays.

- Singapour et tracteurs -

Une tendance qui se constate dans la zone économique de coopération: la plupart des appartements, vitrines et restaurants y sont déserts.

"Il n'y a rien là-bas", se désole Yue Yue, employée d'une agence immobilière située à la "Cité Singapour", un complexe résidentiel haut de gamme. Seuls un tiers des logements ont été vendus, et le prix des autres a dû être baissé de 30%, explique-t-elle.

En application des sanctions de l'ONU, les entreprises nord-coréennes présentes en Chine ont dû fermer courant janvier. Parmi elles, de nombreux restaurants.

Environ 90% des marchandises importées de Corée du Nord sont désormais touchées. Et de nouvelles mesures ciblent les cargaisons faisant le chemin inverse.

Wang Xueliang, qui dirige la société de négoce Dandong Balance, affirme ne plus pouvoir envoyer ses tracteurs, camions et voitures dans le pays voisin.

Avant, il vendait une à deux unités chaque mois à des clients nord-coréens, qui réglaient en yuans ou en dollars. Mais Pékin a interdit début janvier toutes les ventes de véhicules à la Corée du Nord, selon lui.

"Pour le moment, on tourne encore", explique M. Wang. "Mais l'interdiction a un impact."

Catégories: Actualités

Popularité : Macron (-5) et Philippe (-7) rechutent en janvier (sondage)

il y a 4 heures 47 min

La cote de popularité d'Emmanuel Macron (-5) et celle d'Edouard Philippe (-7) repartent en forte baisse, au lendemain de la décision de l'exécutif d'abandonner le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, selon un sondage Odoxa diffusé mardi.

Avec 49% des Français interrogés qui le considèrent comme "un bon président", le chef de l'Etat chute lourdement après deux mois de hausse consécutifs. 50% (+4 points) des personnes interrogées portent désormais un jugement négatif sur son action.

En première ligne lors de l'annonce le 17 janvier de l'abandon du projet d'aéroport, Edouard Philippe perd pour sa part 7 points, avec 50% d'opinions positives, également après deux mois de hausse, selon cette enquête pour L'Express, la Presse régionale et France Inter réalisée pour l'essentiel après l'annonce gouvernementale.

La décision d'abandonner le projet d'aéroport a pourtant bénéficié d'un large soutien des Français, selon l'ensemble des sondages réalisés depuis.

En tête des personnalités "suscitant le plus de soutien ou de sympathie", le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot perd cependant 11 points en un mois avec 34% d'opinions positives.

Il est désormais talonné par Alain Juppé, stable à 33%. Viennent ensuite Jean-Yves Le Drian (28%, -2), Jean-Luc Mélenchon (26%, -1) et Nicolas Sarkozy (24%, -7), tous trois à la baisse, et Gérard Collomb, stable à 23%.

Enfin, 80% des personnes interrogées pensent qu'Alain Juppé a eu raison de prendre ses distances avec le parti Les Républicains, contre 19% d'un avis contraire.

Enquête réalisée en ligne les 17 et 18 janvier auprès de 1.006 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

Catégories: Actualités

Netflix en grande forme malgré une concurrence féroce

il y a 5 heures 7 min

Netflix a attiré un nombre record de nouveaux abonnés fin 2017 et a commencé à récolter les fruits de ses investissements en dehors des Etats-Unis, malgré une concurrence féroce et croissante dans le secteur du streaming vidéo.

Ces résultats ont propulsé l'action à Wall Street: elle prenait 8,31% à 246,50 dollars vers 01H50 GMT (mardi) dans les échanges électroniques suivant la clôture. Une hausse qui a permis à Netflix de voir sa capitalisation boursière brièvement dépasser les 100 milliards de dollars pour la première fois.

Le groupe américain revendique désormais environ 117 millions d'utilisateurs (dont 110 millions d'abonnés payants) grâce à 8,3 millions de nouveaux souscripteurs engrangés sur le seul dernier trimestre de 2017, dont 6,36 millions en dehors des Etats-Unis.

Ce gain d'abonnés est le plus important jamais enregistré par Netflix en un trimestre, a fait valoir le groupe en annonçant ses résultats lundi.

Sur toute l'année 2017, Netflix a séduit 24 millions de nouveaux utilisateurs et espère en attirer encore 6,35 millions au premier trimestre 2018.

Le groupe attribue cette performance à ses "contenus originaux", citant notamment des succès comme les séries "13 Reasons Why", "Stranger Things" ou le film "Bright", production à gros budget avec la star Will Smith.

En commentant ces chiffres lors d'une interview diffusée sur internet, le patron du groupe Reed Hastings a aussi noté "la croissance continue de la télévision par internet" parmi les facteurs positifs pour Netflix.

"On le voit parce qu'Hulu est aussi en croissance, YouTube aussi et c'est super de voir que nous suivons bien le rythme de cette énorme transformation et que nous faisons plaisir à nos abonnés", a-t-il noté.

- 8 milliards dans les contenus -

Selon lui, la concurrence croissante n'est pas une menace pour Netflix, même si Apple ou Disney, qui s'apprête à racheter une grosse partie de Fox, se lancent dans le streaming tandis que le géant Amazon renforce aussi son offre.

"Le marché du divertissement est immense et (il y a de la place) pour beaucoup de services à succès", estime Netflix.

Reed Hastings a aussi noté que les augmentations de tarifs annoncées début octobre n'avaient eu que "peu d'impact sur les nouveaux abonnements". Le groupe ne prévoit pas d'autres hausses de prix pour l'instant, a ajouté le responsable.

Il compte en revanche poursuivre ses investissements importants dans les contenus --le nerf de la guerre-- avec des dépenses envisagées situées entre 7,5 et 8 milliards de dollars en 2018, une somme qui "sera bien sûr plus élevée en 2019 et en 2020".

Le groupe s'est aussi réjoui de ses performances à l'international, où il a investi massivement ces dernières années.

"Notre stratégie, c'est grosso modo de réinvestir tous nos bénéfices (dégagés) aux Etats-Unis pour financer notre expansion internationale", a résumé Reed Hastings, un choix de long terme "intelligent" selon lui, qui semble enfin porter ses fruits.

Le chiffre d'affaires hors Etats-Unis est ressorti à 1,56 milliard au dernier trimestre 2017 (contre 948 au quatrième trimestre 2016) et dégagé un bénéfice de 135 millions de dollars.

Sur toute l'année écoule, l'international a dégagé 227 millions de dollars de profits, première contribution positive annuelle aux résultats de Netflix.

Sur l'année, Netflix a dégagé un chiffre d'affaires de 11,7 milliards (+33%) et un bénéfice net triplé, à 559 millions de dollars.

Fort de ces résultats, le groupe anticipe un chiffre d'affaires de 3,7 milliards de dollars au premier trimestre 2018 ainsi qu'un bénéfice net de 282 millions (63 cents par action).

En outre, Netflix a annoncé l'arrivée à son conseil d'administration du Français Rodolphe Belmer, patron de l'opérateur satellite européen Eutelsat et ancien responsable chez Canal+.

Catégories: Actualités

"Jumanji" continue à mener le jeu au box-office nord-américain

il y a 5 heures 10 min

"Jumanji: Bienvenue dans la jungle", suite du film à succès de 1995, continuait à mener le jeu au box-office nord-américain, selon les chiffres définitifs publiés lundi par la société spécialisée Exhibitor Relations.

Avec Dwayne "The Rock" Johnson, Kevin Hart et Jack Black à l'affiche, ce long métrage de Jake Kasdan sur quatre adolescents perdus dans un jeu vidéo a généré 19,5 millions de dollars entre vendredi et dimanche et 316,4 millions en cinq semaines d'exploitation.

"Jumanji" est suivi de près par "Horse Soldiers" qui raconte la lutte de soldats américains après les attentats du 11-Septembre. Le film basé sur une histoire vraie, avec l'acteur Chris Hemsworth en héros chevauchant les montagnes afghanes, a rapporté 15,8 millions de dollars pour son premier week-end.

Autre nouveauté, le film "Criminal Squad" a accumulé 15,2 millions de dollars en trois jours et raconte l'épopée d'anciens militaires devenus braqueurs à Los Angeles, l'un d'entre eux étant incarné par le rappeur 50 Cent.

"Pentagon Papers", le film de Steven Spielberg sur la bataille menée par le Washington Post pour publier ces documents secrets sur l'engagement américain au Vietnam, arrive en quatrième position. Le film a récolte 11,7 millions de dollars durant le week-end et 44,8 millions en quatre semaines.

"The Greatest Showman", l'histoire du magicien et homme de spectacle P.T. Barnum, arrive en cinquième position avec 10,7 millions de dollars sur le week-end et 113,1 millions au total en cinq semaines.

Voici la suite du top 10:

6 - "Paddington 2", la suite des aventures du célèbre ourson se place au sixième rang avec 8,0 millions de dollars et 24,8 millions en deux semaines.

7 - "The Passenger" du réalisateur espagnol Jaume Collet-Serra rapporte 6,6 millions de dollars et 25,6 millions en deux semaines.

8 - A l'affiche depuis 6 semaines, "Star Wars: Les derniers Jedi" a accumulé 6,6 millions ce week-end et 604,3 millions au total.

9 - "Insidious: La Dernière Clé": 5,9 millions de dollars (58,7 en trois semaines)

10 - "Forever My Girl", nouveauté sur une star de la country (Liam Page) qui retrouve son amour d'enfance, a rapporté 4,2 millions de dollars.

Catégories: Actualités

A Davos, abondance de neige et d'optimisme pour l'élite mondiale

il y a 5 heures 27 min

C'est dans une abondance de neige et d'optimisme que se rassemble à partir de mardi à Davos l'élite mondiale, grande gagnante d'une reprise économique qui laisse une bonne partie de la planète à l'écart.

Lundi soir, la principale préoccupation des organisateurs du Forum économique mondial n'avait rien à voir avec les risques géopolitiques, financiers, environnementaux au menu des débats de la semaine.

Il s'agissait surtout de savoir si la neige tombée en abondance sur la chic station de ski suisse - 159 centimètres en six jours - n'allait pas perturber le ballet des hélicoptères et limousines des quelque 70 leaders politiques, des centaines de grands patrons et des quelques stars attendus jusqu'à vendredi.

Le Premier ministre indien Narendra Modi - qui sera accompagné de deux maîtres de yoga - puis son homologue canadien Justin Trudeau lanceront mardi ce rendez-vous assorti d'un slogan plein de bonnes intentions: "Construire un avenir commun dans un monde fracturé."

Leur succèderont entre autres le président français Emmanuel Macron, qui a reçu lundi à Versailles un bon nombre de PDG en route pour Davos, et la chancelière allemande Angela Merkel, dont c'est le grand retour international depuis les élections de septembre.

- En attendant Trump -

Mais tout Davos attendra Donald Trump: l'imprévisible président américain entend bousculer les chantres du libre échange de Davos en vantant sa politique "L'Amérique d'abord".

La Maison Blanche a confirmé lundi sa venue, qui avait semblé compromise par la crise budgétaire aux Etats-Unis, désormais résolue.

Son discours vendredi sera le point d'orgue annoncé d'une semaine de séances de méditation, de discours, de rencontres confidentielles et de tables rondes sur "l'innovation disruptive" ou "les infrastructures résilientes".

Le tout sur fond d'optimisme généralisé pour la croissance mondiale: le Fonds monétaire international (FMI) a encore relevé lundi sa prévision de croissance pour 2018 et 2019, en comptant sur des retombées positives de la vaste réforme fiscale engagée aux Etats-Unis.

Selon une enquête du cabinet PwC, réalisée auprès de 1.300 dirigeants d'entreprises dans le monde, 57% d'entre eux pensent que la croissance mondiale va s'affermir dans les 12 prochains mois, un record depuis 2012.

"Nous avons constaté une reprise large de l'économie mondiale et le discours sur une ère de stagnation semble s'être dissipé", indique à l'AFP Nariman Behravesh, chef économiste de la société IHS Markit, pour qui l'embellie va se poursuivre au moins un an, voire deux.

- Message du Pape -

Et c'est l'élite rassemblée à Davos qui capte l'essentiel de cette croissance retrouvée, selon l'ONG Oxfam.

Elle a tenu à rappeler lundi que 82% de la richesse créée l'an dernier dans le monde a terminé entre les mains de 1% de la population de la planète.

"On exploite les personnes qui fabriquent nos vêtements, qui assemblent nos téléphones portables et cultivent les aliments que nous mangeons, afin de garantir un approvisionnement constant en produits pas chers, mais aussi pour grossir les profits des entreprises et leurs riches investisseurs", s'est insurgée la directrice d'Oxfam Winnie Byanyima à l'adresse des participants.

Parmi eux, il y a par exemple Jamie Dimon. Le PDG de la banque américaine JPMorgan Chase va toucher 29,5 millions de dollars pour l'année 2017, retrouvant sa rémunération d'avant le cataclysme financier de 2008.

"Nous ne pouvons continuer à aller de l'avant en faisant comme si la pauvreté et l'injustice croissantes n'avaient pas une cause", a déclaré pour sa part le pape François dans un message lu lundi à Davos.

Dans un autre registre, le chef économiste du FMI Maurice Obstfeld est aussi venu jouer les rabat-joie, près de dix ans après la faillite de Lehman Brothers.

"La prochaine récession pourrait venir plus vite que nous le pensons, et les munitions pour la combattre sont bien plus limitées, surtout parce que les dettes publiques sont bien plus élevées" qu'il y a dix ans, a-t-il dit lundi à Davos.

Catégories: Actualités

Armes chimiques : 30 pays mobilisés mardi à Paris contre Damas

il y a 5 heures 37 min

Une trentaine de pays vont lancer une initiative mardi à Paris, en présence du chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson, afin de poursuivre les responsables d'attaques chimiques en Syrie et riposter ainsi à un veto russe à l'ONU.

Cette conférence ouvrira une nouvelle séquence diplomatique sur la crise syrienne avant la reprise des pourparlers de l'ONU jeudi à Vienne et le Congrès de paix initié par la Russie le 30 janvier à Sotchi.

Elle se tiendra alors que le régime de Bachar al-Assad a été accusé lundi d'une nouvelle attaque chimique contre une enclave rebelle de la Ghouta orientale, à l'est de Damas. Les Etats-Unis ont dans la foulée critiqué le manque d'influence de la Russie sur son allié syrien.

Rex Tillerson, qui a précisé le 17 janvier la stratégie américaine en Syrie, aura aussi des discussions sur le processus de paix et la situation sur le terrain après le lancement samedi d'une offensive turque contre une milice kurde alliée des Etats-Unis.

"Nous sommes inquiets au sujet des incidents turcs dans le nord de la Syrie", a-t-il déclaré lundi à Londres au premier jour d'une tournée européenne, appelant une nouvelle fois la Turquie, qui est aussi un allié au sein de l'Otan, à la "retenue".

Son homologue français Jean-Yves Le Drian s'entretiendra avec lui en fin de matinée avant d'ouvrir à 14H00 (13H00 GMT) la conférence contre l'impunité de l'utilisation d'armes chimiques.

Concrètement, les représentants de 29 pays vont s'engager à partager des informations et à établir des listes de personnes impliquées dans l'utilisation d'armes chimiques, en Syrie mais aussi ailleurs.

Celles-ci pourront faire l'objet de sanctions (gel d'avoirs, interdiction de visas) ou de poursuites judiciaires au niveau des Etats.

- 'On ne les lâchera pas' -

Cette initiative, lancée par Paris, intervient après un double veto russe au renouvellement du mandat d'experts internationaux sur l'emploi d'armes chimiques en Syrie.

"Aujourd'hui la situation est bloquée au niveau le plus élevé de la communauté internationale", le Conseil de sécurité de l'ONU, déplore-t-on dans l'entourage de Jean-Yves Le Drian.

"Il faut que les auteurs d'armes chimiques sachent qu'ils peuvent être poursuivis et qu'on ne les lâchera pas !", souligne-t-on.

La France va ainsi décréter des gels d'avoirs contre 25 entités et responsables syriens mais aussi français, libanais ou chinois soupçonnés "d'alimenter le programme syrien de conception et réalisation d'armes chimiques", précise-t-on de même source.

Au moins 130 attaques chimiques ont été perpétrées en Syrie entre 2012 et 2017, selon une évaluation française.

Les enquêteurs de l'ONU et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ont conclu à la responsabilité du régime syrien dans quatre d'entre elles, dont l'une au sarin a tué au moins 80 personnes le 4 avril 2017 à Khan Cheikhoun.

La Russie, qui soutient militairement le président syrien Bachar al-Assad, accuse de son côté les enquêteurs de partialité.

- Pas les Russes seuls -

L'EI est aussi soupçonné d'avoir utilisé du gaz moutarde en Syrie et en Irak. En Malaisie, le demi-frère du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un a été asassiné au VX, agent neurotoxique, en février 2017.

La Russie est aussi à la manoeuvre au plan politique avec une initiative de paix, associant Iran et Turquie, qu'elle espère concrétiser le 30 janvier à Sotchi alors que les pourparlers sous l'égide de l'ONU piétinent.

Le "Congrès du dialogue national syrien" vise à réunir des représentants du pouvoir, allié de Moscou et Téhéran, et des rebelles syriens, soutenus par Ankara. Mais une partie de l'opposition n'a toujours pas pris de décision sur sa participation.

Les Etats-Unis ont annoncé de leur côté le 17 janvier que l'armée américaine resterait en Syrie jusqu'à ce que le groupe Etat islamique (EI) soit totalement vaincu mais aussi pour contrer l'influence iranienne et aider à chasser le président Bachar al-Assad.

La France, deuxième contributeur à la coalition anti-EI sous commandement américain, souhaite aussi jouer un rôle dans le processus de paix.

"Les Russes ne peuvent pas régler seuls la crise. La Syrie devra un jour être reconstruite et leurs moyens n?y suffiront pas", a lancé lundi Jean-Yves Le Drian, sous-entendant qu'ils auront besoin des Occidentaux.

Catégories: Actualités

Carrefour dévoile un plan de relance crucial, les salariés inquiets

il y a 5 heures 47 min

Arrivé cet été à la tête de Carrefour, Alexandre Bompard joue gros mardi en annonçant un "plan de transformation" du géant de la distribution, contraint d'amorcer un virage stratégique qui pourrait entraîner de fortes réductions d'effectifs.

Selon le Figaro, le plan "Carrefour 2022" qui sera dévoilé prévoit 2.400 suppressions de postes dans les sièges du groupe en France, via un plan de départs volontaires.

Il prévoit aussi 2,8 milliards d'euros d'investissements sur cinq ans pour accélérer la stratégie numérique du groupe et le développement de ses ventes via tous les canaux possibles, ajoute le journal.

Le PDG doit relever deux défis de taille: "gérer l'héritage" des hypermarchés, issus de la précédente révolution commerciale, celle des années 1960, et leur "apporter les nouveautés" de l'ère numérique, afin d'entrer "dans le commerce du XXIe siècle", explique Philippe Moati, co-président de l'Observatoire Société et Consommation (L'ObSoCo).

Avec 12.300 magasins sous enseigne dans le monde et 374.478 collaborateurs, le géant français de la distribution, qui était encore en 2001 n°2 mondial du secteur derrière l'intouchable groupe américain Wal-Mart, occupe désormais la 9e place, dépassé par Amazon (6e), selon le baromètre annuel du cabinet Deloitte.

Mais c'est en France, qui représente près de la moitié du chiffre d'affaires total du groupe (88,24 milliards d'euros) avec ses 115.000 personnes, que Carrefour est le plus exposé.

Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly s'est dit "inquiet" du risque d'une "restructuration assez lourde". "On n'acceptera pas qu'il y ait des licenciements secs", a-t-il prévenu sur BFM Business.

- Transformer les hypers -

"En France, Alexandre Bompard est confronté à plusieurs gros dossiers, et en premier lieu celui des hypermarchés", dont il faut transformer le modèle, explique à l'AFP Olivier Salomon, spécialiste de la distribution, directeur au sein du cabinet de conseil AlixPartners.

Le format de l'hypermarché, emblématique des années 1960-1970, "est au c?ur du cyclone", renchérit Philippe Moati, pour qui "l'une des portes de sortie serait (d'en) réduire la voilure", comme il a déjà commencé à le faire, en taillant dans les rayons non-alimentaires.

Mais "on commence désormais à voir des signes de faiblesse sur l'alimentaire, car d'autres formats se sont développés plus en phase avec les attentes des consommateurs", telles les enseignes de proximité, qui ont le vent en poupe, souligne M. Moati.

Ces hypermarchés, qui subissent des critiques sur leurs "valeurs", voient leurs clients se tourner vers des réseaux bios et alternatifs, les circuits courts, les petits commerçants de quartier. "On assiste à une vraie fuite hors du système", souligne M. Moati.

Par ailleurs, le groupe accuse du retard sur ses concurrents dans le secteur du numérique, dont le prédécesseur d'Alexandre Bompard, Georges Plassat, n'avait pas anticipé l'ampleur à venir, notamment dans le secteur du drive, où les centres E. Leclerc sont largement majoritaires.

- Craintes de plan social -

Carrefour va donc devoir à la fois opter pour une stratégie défensive, qui passera par des économies, notamment au sein des différents sièges administratifs du groupe qui comptent environ 10.5000 personnes, tout en se montrant capable d'innover dans les nouvelles technologies.

"Les coûts associés à ces effectifs pléthoriques freinent la capacité de l'entreprise à agir, à innover, à tout simplement prendre des décisions", souligne M. Salomon, pour qui le risque de plan social est "fort".

Du côté des syndicats, on évoque des chiffres allant de 1.200 suppressions d'emploi à quelque 10.000, rien que sur la France. Ils sont convoqués vendredi pour un comité de groupe France extraordinaire.

Le chiffre évoqué de 2.400 suppressions de postes évoqué par le Figaro serait par conséquent moins radical que les estimations les plus sombres.

Premier syndicat du groupe, FO a d'ores et déjà appelé à la grève le 8 février.

Selon des experts de la distribution, le défi de Carrefour est de passer d'une course à la taille, à une bataille pour la maîtrise des nouvelles technologies et du traitement des données, des domaines dans lesquels Amazon est roi.

"Un virage radical est (donc) nécessaire", conclut M. Moati, pour qui "c'est bien d'avoir fait venir +de l'extérieur+ M. Bompard": "il aura peut-être cette capacité à impulser du changement, mais ça va être difficile".

Catégories: Actualités

Minnie reçoit une étoile à Hollywood, quelques décennies après Mickey

il y a 7 heures 7 min

Minnie Mouse a reçu lundi son étoile sur la voie de la Célébrité à Hollywood quarante ans après Mickey, en l'honneur du 90ème anniversaire du premier dessin animé de Disney dans lequel elle apparaît.

Le patron de Walt Disney Bob Iger et la chanteuse Katy Perry faisaient partie des personnalités présentes sur Hollywood Boulevard à Los Angeles pour l'occasion, devant le cinéma El Capitan, qui appartient au groupe de divertissement et médias.

Mickey avait reçu une étoile dès novembre 1978, et Bob Iger, qualifiant Minnie d'"icône", a noté qu'après "90 ans dans le monde du spectacle, il était temps que tu reçoives (la tienne)".

"Son style (vestimentaire) incarne l'idée d'une mode amusante à porter. Jusqu'à aujourd'hui, personne n'a réussi à porter un noeud, un rouge ou des pois comme elle. Et croyez-moi, j'essaie", a ironisé la pop-star Katy Perry, elle-même en robe rouge à pois blanc et chapeau assorti, à l'image de la célèbre héroïne de dessin animé.

"C'est un talent particulier d'apporter de la joie à tant de gens, et elle le fait d'un simple battement de cil", a-t-elle ajouté.

Catégories: Actualités

Facebook s'inquiète de son influence sur la démocratie

il y a 8 heures 7 min

Le groupe Facebook poursuit son examen de conscience entamé après l'élection de Donald Trump à la Maison Blanche en 2016, reconnaissant lundi que les réseaux sociaux pouvaient affaiblir une démocratie et promettant de tout faire pour limiter ces risques.

Ce n'est pas le patron Mark Zuckerberg qui s'est lancé dans une nouvelle salve d'auto-critique du réseau social mais le responsable de l'engagement civique chez Facebook, Samidh Chakrabarti.

"Je n'ignore pas les dommages qu'internet peut causer, même au sein d'une démocratie qui fonctionne bien", a-t-il écrit sur le blog de Facebook, en réponse à sa propre question: "Quels effets ont les réseaux sociaux sur la démocratie?"

Il cite évidemment les fausses informations, les "fake news" qui empoisonnent Facebook depuis plus d'un an, mais aussi les bulles d'information ne soumettant à l'utilisateur que des informations et des avis auxquels il adhère déjà. Il mentionne aussi les messages à caractère haineux ou racistes.

Le sujet qui l'inquiète plus que les autres, c'est l'image que donnent Facebook et les autres réseaux sociaux de l'état de l'opinion. Cette image peut "créer une distorsion dans la perception" qu'ont les politiques de l'avis du public.

Certains utilisateurs s'expriment davantage que d'autres et se rendent ainsi plus visibles, ce qui peut amener les élus à surestimer leur poids dans la population.

"Si les politiciens confondent l'avis d'une minorité avec celui de la majorité, cela peut entraîner de mauvaises décisions", prévient M. Chakrabarti.

Face à ces préoccupations, Facebook liste une série de mesures déjà connues et censées atténuer les dérives de sa plateforme.

Mark Zuckerberg a annoncé vendredi qu'il allait demander directement aux utilisateurs leur avis sur tel ou tel média par le biais d'enquêtes de satisfaction, pour lutter contre les "fake news". Ils diront s'ils le connaissent et, si c'est le cas, s'ils le considèrent fiable.

- Manque de transparence -

Après avoir longtemps évité le sujet, Facebook semble désormais conscient que le pouvoir d'influencer l'existence de plus de deux milliards d'utilisateurs induit une responsabilité jamais vue dans l'histoire de l'humanité.

"Est-ce vraiment assez?", a tweeté lundi John Battelle, spécialiste des médias et de la technologie, au sujet de cette nouvelle réflexion sur Facebook et la démocratie.

Une fois n'est pas coutume, le groupe a convié une voix extérieure sur son blog: Cass Sunstein, professeur de droit à Harvard et auteur d'un ouvrage sur le sujet.

"Les réseaux sociaux sont formidables pour la démocratie par bien des aspects, mais mauvais sur d'autres", écrit l'universitaire, pour lequel "ils demeurent un objet inachevé".

Bien qu'assis sur une montagne de données, Facebook tâtonne pour régler les problèmes qu'il a lui-même causés.

La dernière mesure en date, à savoir la hiérarchisation par les utilisateurs des sources d'information, ne fait pas l'unanimité et pourrait, préviennent certains, se révéler contre-productive.

La méthode permet notamment à Facebook de ne pas faire lui-même d'arbitrage et donc de ne pouvoir être accusé de partialité et de revivre la polémique du printemps 2017. A l'époque, il avait été accusé de manipuler les sujets d'actualité dominants sur sa plateforme, avant d'effectuer des modifications substantielles pour automatiser davantage le procédé.

Pour Will Oremus, du site d'informations Slate, l'approche de Facebook "semble terriblement simpliste et naïve". Elle s'inscrit, rappelle-t-il, dans un contexte de défiance vis-à-vis des médias qui n'est pas favorable aux grands organes de presse généralistes, critiqués sans relâche depuis plus de deux ans par Donald Trump.

Et cela pourrait aussi amener les sources d'information les plus partisanes mais pas nécessairement les plus fiables à tirer leur épingle du jeu, prévient-il.

Mais ce qui inquiète avant tout les sceptiques, c'est le manque de transparence de Facebook, un sujet récurrent.

L'Alliance des médias d'informations, qui représente près de 2.000 organismes de presse, avait regretté vendredi de "ne pas savoir comment le système proposé (allait) vraiment fonctionner".

Lundi, c'est le magnat des médias Rupert Murdoch qui a dénoncé le "sérieux manque de transparence" du réseau social qui devrait, selon lui, "inquiéter les éditeurs et ceux qui se préoccupent d'une orientation politique de ces puissantes plateformes".

Dans une lettre ouverte, il a réclamé un meilleur partage des revenus avec les médias dont les contenus sont repris sur Facebook, proposant le versement d'une indemnité compensatrice.

Catégories: Actualités

Dette: la Grèce entrevoit le bout du tunnel

il y a 10 heures 47 min

La zone euro a donné lundi son accord de principe au déboursement d'une nouvelle tranche d'aide à la Grèce et se dit maintenant prête à discuter d'un allègement de sa dette, à quelques mois de la fin du programme de soutien dont bénéficie Athènes depuis 2015.

"Les gens sont maintenant convaincus que les choses ont changé et commencent à parler de l'avenir et de la sortie du programme", s'est félicité le ministre grec des Finances, Euclid Tsakalotos, dont le pays est toujours sous le coup d'une dette colossale de 180% du PIB.

L'aide validée lundi, d'un montant de 6,7 milliards d'euros, a été accordée par les ministres des Finances de la zone euro après avoir constaté qu'Athènes avait mis en oeuvre l'essentiel des réformes réclamées en échange de ce soutien.

Le président de l'Eurogroupe, Mario Centeno, a cependant souligné que le déboursement de cette somme ne serait effectif qu'une fois que les dernières mesures encore en suspens auront été adoptées.

Selon le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, "95 des 110" réformes économiques et sociales réclamées ont pour l'instant été adoptées par la Grèce.

Leur mise en oeuvre a cependant suscité grèves et manifestations dans le pays. La plus décriée d'entre elles consiste en un durcissement du droit de grève.

Ces mesures étaient réclamées dans le cadre d'un troisième programme d'aide à la Grèce, lancé à l'été 2015 sous l'égide de l'Union européenne, qui prévoit des crédits d'un montant maximum de 86 milliards d'euros. Sur ce total, 40,2 milliards ont déjà été déboursés.

Ce programme court jusqu'au mois d'août et Athènes espère ensuite être en mesure de se financer à nouveau entièrement sur les marchés.

La tranche d'aide doit être versée en deux fois: d'abord de 5,7 milliards d'euros dans la seconde moitié de février, puis un milliard d'euros en avril.

Cet argent doit permettre à la Grèce "de couvrir le service de la dette, de payer des arriérés" et aussi de commencer à constituer "un matelas financier" pour la période post-programme, a souligné M. Centeno.

- Allègement de la dette -

Ce déboursement a été obtenu par la Grèce avec beaucoup moins de difficulté que le précédent, de 8,5 milliards d'euros, qui n'avait été accordé qu'après de longs mois de négociations.

Il constitue une "étape" importante vers la "sortie du programme" grec, "sur laquelle nous devons travailler d'ici cet été", a insisté M. Moscovici.

Prochaine étape: un tout dernier versement, dont le montant n'a pas encore été décidé, devrait avoir lieu en juin, en échange de nouvelles réformes.

Mais M. Centeno a surtout annoncé que la zone euro allait pouvoir "dans l'avenir débuter le travail technique sur des mesures d'allègement de la dette grecque", appelées de ses voeux par Athènes, mais qui fait face aux réticences de plusieurs pays, Allemagne en tête.

Les Européens étudieront en particulier un mécanisme, proposé par la France, qui lie le remboursement de la dette au niveau de la croissance grecque: si celle-ci était décevante, l'allègement de la dette serait plus important, mais si elle est conforme aux attentes, rien ne bouge.

Ces discussions devraient s'ouvrir dans les semaines à venir, peut-être même dès le mois de février.

"Je trouve ça extrêmement encourageant que nous puissions, je l'espère bientôt, mettre cette crise totalement derrière nous", a affirmé M. Moscovici.

La Grèce vit depuis 2010 sous perfusion de prêts internationaux consentis par les Européens et le FMI en échange de purges successives d'austérité et de dérégulation qui ont fait fondre d'un quart le PIB et propulsé le chômage à un niveau record dans la zone euro.

Le pays a cependant vu sa croissance redevenir positive en 2017, à 1,6% du PIB après plusieurs années dans le négatif. La Commission européenne anticipe même une croissance de 2,5% en 2018 et 2019.

Cette reprise a récemment poussé l'agence de notation financière S&P Global Ratings à relever la note de la Grèce de "B-" à "B".

Catégories: Actualités

PS: Le Foll appelle à un Congrès de la "clarté"

lun, 01/22/2018 - 23:53

L'ancien porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a appelé lundi le PS à un Congrès de la "clarté", mettant en garde contre une "synthèse" qui mettrait sous le boisseau les divisions du parti.

"Si la question consiste à dire, je refais une alliance, parce qu'il faut se rassembler, sans essayer à un moment quand même de redonner de la clarté, une solidité idéologique et politique à un parti socialiste, qu'est-ce qui va se passer ? (...) La même chose que ce qu'on a connu (avec les divisions entre majorité et frondeurs, NDLR)", a déclaré M. Le Foll, invité de l'émission L'Epreuve de vérité de Public Sénat en partenariat avec Radio Classique, Les Echos et l'AFP.

"Cette idée qu'il suffit de rassembler et puis après on verra", c'est "l'ancienne méthode", a dit M. Le Foll.

"Ceux qui ont contesté la synthèse hollandaise sont maintenant les premiers à la revendiquer. J'ai même vu certains dire qu'il fallait une synthèse nouvelle !", a ironisé M. Le Foll, visant le député européen Emmanuel Maurel, représentant de l'aile gauche du parti.

L'ancien ministre de l'Agriculture a aussi donné un coup de griffe à Olivier Faure, qui a reçu le soutien la semaine dernière de Martine Aubry, de l'ancien député vallsiste Philippe Doucet et du collectif des fédérations emmené par Sébastien Vincini.

"Je connais Olivier Faure, et (...) j'attends d'ailleurs de voir ce que va être le rassemblement qui va de (..) Martine Aubry (...) en passant peut-être par Valérie Rabault, jusqu'à Philippe Doucet qui était un proche de Manuel Valls. Je me dis simplement que si on repart comme ça (...) on risque de se retrouver après le congrès avec des sujets qui n'auront pas été traités, et qui ne seront traités qu'après, dans des moments où au contraire on aura besoin d'être rassemblés".

"Profitons de ce congrès pour essayer de clarifier les choses et c'est les militants qui doivent choisir", a-t-il dit.

Catégories: Actualités

Clip tourné sur l'autoroute: prison ferme requise contre le rappeur Sofiane

lun, 01/22/2018 - 23:49

Tournages "improvisés" ou dangereux "coups de pub"? En bloquant une portion d'autoroute pour un de ses clips, le rappeur Sofiane avait fait sensation mais il a suscité l'irritation du parquet de Bobigny qui a requis lundi 3 mois ferme à son encontre.

L'accusation reproche au résident d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) d'avoir "entravé la circulation" à deux reprises en avril 2017, juste avant la sortie de son premier album "Bandit saleté", écoulé à plus de 100.000 exemplaires.

D'abord en bloquant l'autoroute A3 le 6 avril 2017 pour le clip de "Toka", visionné plus de 32 millions de fois sur Youtube. On l'y voit accoudé à une table de bistro posée en plein milieu de l'A3 et en plein jour, entouré d'une dizaine de figurants.

La justice reprochait également à celui qui est également surnommé "Fianso" d'avoir réuni une centaine de figurants le 24 avril, dans la cité des 3.000 d'Aulnay-sous-Bois, pour le clip de "Pégase".

Le rappeur, de son vrai nom Sofiane Zermani, est coutumier des clips filmés sans autorisation dans une ambiance survoltée. En décembre, il avait passé 24 heures en garde à vue après un tournage sauvage à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) de l'"épisode 11" de son tour des cités de France, baptisé #JesuispasséchezSo, .

Face au tribunal correctionnel, mains croisées dans le dos, t-shirt et blouson noir en cuir fourré griffés au nom d'une marque de luxe, le rappeur de 34 ans a tenté de se présenter comme un père de famille tranquille, à mille lieues de ses chansons incendiaires.

"Acheter des balles et vider l'chargeur ça détend, je suis pas devenu un loup pour finir en chien", clame-t-il dans "Toka".

A l'audience, il affirme que tout était "improvisé": il devait tourner dans une cité de Bobigny et, coincé dans un embouteillage, avait eu la "mauvaise inspiration" de demander aux voitures de l'équipe de s'arrêter et de "commander aux cameramen de commencer à tourner".

"J'en prends l'entière responsabilité", ajoute le rappeur, déjà condamné pour dégradations et conduite sans permis.

Quatre amis comparaissaient à ses côtés, dont deux avaient masqué leur plaque d'immatriculation. "Donc tout ça est parfaitement prémédité", déduit la présidente.

Quand elle relève que le clip a rendu le rappeur célèbre, Sofiane évoque plutôt "des critiques négatives", un "bad buzz" qui "joue contre moi".

Peu convaincue, la présidente remarque que son nouvel album - "Affranchis" - sort vendredi. "C'est le hasard qui fait ça", assure-t-il. L'imminence du procès n'a pas entravé la promotion, avec un nouveau titre dévoilé au matin de l'audience.

- 'Quand Mariah Carey...' -

Pour la procureure, en bloquant l'A3, l'artiste a voulu "se faire un coup de pub" et le "trouble à l'ordre public se poursuit car il est diffusé sur internet" au risque de faire des émules. Elle requiert quatre mois de prison avec sursis contre Sofiane et entre trois mois avec sursis et cinq mois ferme contre ses coprévenus.

Sofiane comparaissait seul en revanche pour le tournage de "Pégase". Dans le clip, on le voit déambuler au milieu de la chaussée entouré d'une centaine de figurants, dont certains sont juchés sur des motos ou des voitures haut de gamme.

Il conteste toute "entrave à la circulation", expliquant qu'il était dans la cité pour tourner quelques plans et s'était trouvé dépassé par l'"affluence" déclenchée par sa soudaine popularité.

"Quand Mariah Carey sort du (palace) George-V et se retrouve avec une foule qui entrave la rue, on vient pas la chercher parce que quelqu'un est tombé du trottoir", pointe-t-il.

Pour la procureure, le rappeur s'est vu "au-dessus des lois juste pour faire un nouveau buzz" quelques jours après le précédent. Elle a requis trois mois de prison ferme et 4.500 euros d'amende.

Evoquant un "dossier vide", une partie de la procédure ayant été annulée en juin pour vice de forme, son avocat Steeve Ruben a lui estimé que l'audience n'avait "servi qu'à écouter une bonne chanson".

Jugement le 5 février.

Catégories: Actualités

Les réseaux sociaux peuvent être dangereux pour la démocratie

lun, 01/22/2018 - 23:46

Facebook a reconnu lundi qu'un usage trop important des réseaux sociaux pouvait représenter un danger pour la démocratie, tout en assurant une nouvelle fois tout faire pour limiter ces risques.

"Bien que je sois un optimiste dans l'âme, je n'ignore pas les dommages qu'internet peut causer, même au sein d'une démocratie qui fonctionne bien", a indiqué Samidh Chakrabarti, responsable de l'engagement civique chez Facebook, dans un texte publié lundi.

Une nouvelle fois, comme l'avait déjà fait début janvier le patron du groupe Mark Zuckerberg, Facebook reconnaît avoir sous-estimé en 2016 son rôle dans la propagation de "fausses informations" et, plus largement, de ne pas avoir assez efficacement lutté contre les contenus problématiques pullulant sur le réseau.

Facebook, sur lequel pleuvent les critiques depuis plusieurs mois, n'en finit pas de faire son mea culpa et de promettre de faire mieux.

Il est en particulier pointé du doigt dans le cadre d'enquêtes menées aux Etats-Unis sur une possible ingérence de la Russie dans la campagne présidentielle de 2016, Moscou étant notamment soupçonné d'avoir utilisé les réseaux sociaux pour influencer les électeurs. Des accusations niées par le Kremlin.

Le réseau social aux deux milliards d'utilisateurs a "mis beaucoup trop longtemps à comprendre que des personnes mal intentionnées utilisaient notre plateforme de façon abusive", a insisté lundi M. Chakrabarti, qui assure que l'entreprise "travaille ardemment à la neutralisation de ces risques".

"Nous sommes toujours aussi déterminés à combattre les influences négatives et à nous assurer que notre plateforme contribue, de façon indiscutable, au bien de la démocratie", a renchéri lundi Katie Harbath, chargée des questions liées à la politique au sein du groupe basé en Californie (ouest), dans une déclaration distincte.

Facebook vient d'annoncer deux changements importants qui vont modifier la présence de l'information sur le "fil d'actualités", page d'accueil personnalisée de chaque utilisateur, dans le but d'améliorer la qualité des contenus: il va privilégier les messages publiés par les proches, au détriment des pages institutionnelles de marques ou de médias, et va hiérarchiser les sources d'information considérées comme fiables par les usagers eux-mêmes.

Catégories: Actualités

Pour Castaner, Wauquiez, c'est "les mêmes idées" que le FN

lun, 01/22/2018 - 23:43

Le délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, estime que le président de LR Laurent Wauquiez incarne "les mêmes idées" que le Front national, mais "avec une veste rouge", dans un entretien au magazine Society à paraître cette semaine.

Interrogé sur "aujourd'hui, c'est qui l'adversaire de LREM? Le FN?", le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement répond: "dans les faits, c'est plutôt Laurent Wauquiez que l'on peut craindre: les mêmes idées avec une veste rouge".

Evoquant un FN "durablement affaibli", il estime que Marine Le Pen est "hors jeu pour être de nouveau candidate" à la présidentielle de 2022. "C'est fini, le FN incarné par elle ne reviendra pas", avance-t-il, convaincu que "le calcul de Wauquiez part de la même analyse".

"Il ne cherche pas seulement à piller les idées du FN, il veut faire une OPA sur un mouvement affaibli", développe-t-il, critiquant l'absence de "proposition, sauf sur les peines planchers, une vieille marotte qui ne fonctionne pas" du président de LR. "Au fond, le seul positionnement qui lui reste, c'est celui du populisme et de la critique systématique", observe M. Castaner.

Interrogé sur Chritian Estrosi, qui fut son adversaire aux régionales de 2015 en région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, quand lui-même était tête de liste du parti socialiste, il répond qu'"il a évolué".

"Aujourd'hui, force est de constater le discours de soutien affirmé à l'action du président de la République et je ne peux pas balayer ça d'un revers de main", assure le patron de LREM en parlant du maire de Nice. "Plusieurs événements ont changé l'homme. D'un point de vue personnel, c'est un jeune papa, son rapport à la politique a pu changer", relève-t-il.

Selon lui de plus, "les dernières élections régionales, gagnées au second tour contre le FN, l'ont également marqué. Et puis il y a eu l'attentat de Nice. Un choc, positif ou négatif, peut changer le rapport d'un homme à la politique".

Catégories: Actualités

Bill Cosby attendu sur scène, première depuis ses déboires judiciaires

lun, 01/22/2018 - 23:40

L'acteur et humoriste américain Bill Cosby doit remonter sur scène lundi soir pour la première fois depuis le début de ses déboires judiciaires, dans un club de jazz de Philadelphie (est), a annoncé son porte-parole.

Accusé d'agression sexuelle par une ancienne employée de l'université de Temple, Bill Cosby a fait l'objet d'un procès en juin 2017, qui a été annulé faute de verdict unanime de la part des jurés.

Un nouveau procès doit s'ouvrir le 2 avril, présidé par le même magistrat mais avec un nouveau jury.

Depuis son inculpation le 30 décembre 2015, l'acteur devenu une immense célébrité avec le sitcom "The Cosby Show" (1984-1992) n'a fait aucune intervention publique, hormis un entretien à la radio en mai 2017.

Selon son porte-parole, Bill Cosby doit se produire lundi lors d'une soirée dédiée au batteur jazz Tony Williams, décédé en 1997, au LaRose Jazz Club de Philadelphie, en Pennsylvanie.

Après un concert avec le Tony Williams Jazz Quartet, il est prévu qu'il propose un spectacle de stand-up, selon son porte-parole.

Homme de télévision mais surtout de scène, Bill Cosby a écrit plusieurs one-man shows qu'il a joués durant plus de cinq décennies, la dernière fois le 3 mai 2015, à Atlanta.

Ce soir-là, qui correspondait à la dernière date de sa tournée "Far From Finished" (loin d'être fini), il avait été interrompu par deux fois par des spectateurs lui rappelant les accusations dont il faisait l'objet.

Outre les allégations qui lui ont valu un procès pénal à Norristown (Pennsylvanie), il a été mis en cause par des dizaines de femmes qui l'accusent de les avoir agressées sexuellement, souvent après leur avoir fait ingérer des médicaments.

Lors de l'entretien de mai 2017 sur la plateforme radio SiriusXM, Bill Cosby avait assuré ne pas avoir renoncé à monter sur scène une fois la justice rendue.

"J'ai toujours le sentiment d'avoir beaucoup à offrir en termes d'écriture et de spectacle", avait-il dit.

Catégories: Actualités

A Paris, badauds et bateliers résignés regardent monter la Seine

lun, 01/22/2018 - 23:40

Près du pont de l'Alma à Paris, une dizaine de bateliers s'affairent, équipés de bottes et de cuissardes, pour contrôler l'amarrage des péniches menacées par la crue de la Seine, qui a envahi les berges.

"Je suis venue spécialement au Pont de l'Alma pour voir le Zouave, j'en avais beaucoup entendu parler par ma mère et ma grand-mère qui ont connu la crue de 1910", raconte Eliette Rabot, 71 ans. Cette célèbre statue, qui sert de jauge aux Parisiens pour évaluer l'ampleur des crues, a désormais de l'eau jusqu'aux genoux.

En juin 2016, la crue avait atteint son plus haut niveau depuis 30 ans, soit 6,10 m, forçant le musée du Louvre à évacuer des ?uvres d'art et d'autres sites comme le musée d'Orsay à fermer, ce qui n'était pas encore le cas ce lundi soir où le fleuve dépassait 4,70 m. En 1910, la Seine était montée jusqu'à 8,62 m.

Venue d'Orly, au sud de la capitale, pour observer ce "très beau spectacle", Joëlle Emfrat constate que "c'est moins haut qu'en 2016, mais ça reste impressionnant car tous les bars, les péniches en bord de quai (...) sont arrêtés".

Le courant, très fort, drague des détritus et quelques troncs d'arbre. Alors que les flots se rapprochent des voûtes des ponts, au point de bloquer la navigation, interdite depuis lundi matin, les eaux sales des caniveaux dévalent les rampes d'accès aux quais, venant grossir le fleuve.

- "Bloqués" sur la Seine -

Cernée par les eaux qui ont presque envahi le quai face à la tour Eiffel, une voiture menace d'être engloutie. A quelques mètres, des mariniers s'empressent de consolider l'amarrage de leurs péniches, les pieds dans l'eau.

"On gère au mieux, en posant des +défenses+, des tiges métalliques, pour éviter que la péniche ne monte sur le quai et s'échoue", explique le directeur du "Dauphin", une péniche événementielle.

"Par précaution, des matelots et le capitaine vont rester sur le bateau 24h/24, et faire des rondes, toutes les deux heures, pour tendre ou détendre les câbles (d'amarrage) en fonction de la hauteur", soupire-t-il.

Hubert Vinez, lui, ne peut déjà plus quitter son bateau. "Bloqué" sur son yacht "Joséphine", il ne peut que jouer avec les cordages pour tenter de "se maintenir loin du bord".

"J'ai l'impression que ça repart comme en 2016, et j'étais resté bloqué plus d'une semaine. Ça prendra le temps que ça prendra", lâche-t-il, résigné.

Selon François Duquesne, directeur du Service d'appui à la prévention des inondations (Vigicrues), la crue va se poursuivre: "on prévoit entre 5,10 et 5,40m dans la journée de mercredi, avec une tendance à la hausse qui va se poursuivre. (...) Il est fort probable que le niveau augmente jusqu'à la fin de semaine", explique-t-il, n'excluant pas qu'il puisse atteindre celui de 2016.

Les autorités appellent donc à la prudence: la préfecture de police a déjà interdit la circulation sur certaines portions de route proches du fleuve. Les voies sur berges piétonnes ont également été fermées.

La mairie de Paris se dit très "vigilante" face au risque de débordement des nappes phréatiques: "on a commencé à avoir des remontées d'eau dans des parkings des 12e et 13e arrondissements", dans le sud-est de la capitale, explique à l'AFP Colombe Brossel, adjointe à la sécurité. Certaines caves privées et lieux d'habitations situés en sous sol sont aussi menacés. La Ville surveille également la situation de la crypte de la cathédrale Notre-Dame, où "les oeuvres peuvent être évacuées en deux heures" si nécessaire.

Catégories: Actualités

Fin de la diffusion de la chaîne de Vice Media au Canada

lun, 01/22/2018 - 23:33

Viceland, la chaîne de télévision de Vice Media, cessera d'être diffusée sur les télévisions au Canada fin mars à la suite de la fin anticipée du partenariat avec l'opérateur Rogers Communications, ont annoncé lundi les deux sociétés.

Le deuxième groupe canadien de télécoms et de médias Rogers a mis fin à son partenariat avec Vice Media, qui visait à amener des contenus dédiés aux 18-34 ans sur les écrans de télévision.

Lors de l'annonce de leur accord fin 2014, les deux entreprises avaient prévu 100 millions de dollars d'investissement pour un contrat de trois ans à partir du démarrage de la chaîne.

Avec cette fin prématurée, Rogers Communications explique vouloir "réaffecter" les ressources financières "à d'autres projets qui s'harmonisent mieux avec nos produits et nos marques".

Depuis la première diffusion de Viceland au Canada en 2016, de faibles parts d'audience et des pertes de 2,5 millions de dollars canadiens la même année ont précipité la fin de la tentative de Vice de percer sur le marché de la télévision délaissé par les plus jeunes au Canada.

Cet arrêt va se traduire par des suppressions d'emplois dont le nombre n'a pas été précisé.

"Vice continuera sa croissance au Canada en 2018" et "annoncera bientôt de nouveaux partenariats", a affirmé Ryan Archibald, président de la branche canadienne de Vice, qui a racheté la part minoritaire détenue par Rogers dans les studios de production.

Fondé à Montréal en 1994 et désormais basé aux Etats-Unis, le groupe Vice Media a récemment obtenu 450 millions de dollars de financement d'une société d'investissement américaine.

Catégories: Actualités

Coupe de France: Marseille avec Pelé dans les buts

lun, 01/22/2018 - 23:32

"Yohan Pelé jouera" dans les buts de l'Olympique de Marseille à Épinal (N2), mardi en 16e de finale de Coupe de France, a annoncé lundi son entraîneur, Rudi Garcia, qui devrait faire tourner son groupe "en fonction des temps de jeu".

"Je ferai mon groupe et mon équipe en fonction des temps de jeu" de chacun, a dit Garcia lundi en conférence de presse.

Le technicien a choisi de ménager certains qui ont beaucoup joué, comme le défenseur central Adil Rami, resté à Marseille, ou le meilleur buteur Florian Thauvin, qui pourrait être remplaçant.

Parmi ceux qui ont des "petits pépins" physiques, selon Garcia, le meneur de jeu Dimitri Payet reste lui aussi au repos, comme Rami. L'arrière latéral Hiroki Sakai figure lui dans le groupe pour Épinal.

Pour le poste d'arrière-gauche, Garcia pourrait aligner pour la première fois le revenant Henri Bedimo ou le jeune professionnel Christopher Rocchia.

Le Camerounais a réintégré le groupe suite à la blessure du titulaire, Jordan Amavi, dont la convalescence "suit son cours", a expliqué l'entraîneur.

Rocchia, formé au club, n'a pas encore joué cette saison.

Enfin Morgan Sanson, touché au genou vendredi contre Strasbourg (2-0), "va bien et sera dans le groupe", a conclu Garcia.

Catégories: Actualités

NBA: Milwaukee se sépare de son entraîneur Jason Kidd

lun, 01/22/2018 - 23:20

Les Milwaukee Bucks ont évincé lundi leur entraîneur Jason Kidd, les patrons de la franchise NBA estimant qu'il fallait du changement à la tête de l'équipe si elle veut se mêler à la lutte pour des titres.

Dans un communiqué, la franchise a rendu hommage au travail de Jason Kidd, qui a aidé l'équipe à se qualifier deux fois pour les play-offs après son arrivée en 2014.

Mais avec les Bucks englués en milieu de classement, à la 8e place de la Conférence Est (23 victoires, 22 défaites), le manageur général de la franchise Jon Horst a tranché: il veut du sang neuf à la tête de l'équipe.

"Nous apprécions tout ce que Jason a fait pour l'organisation des Bucks, mais nous avons décidé d'effectuer un changement d'entraîneur", a-t-il dit. "Nous estimons qu'une nouvelle approche et un changement de leadership sont nécessaires pour continuer à élever notre talentueuse équipe au niveau supérieur, à nous rapprocher de notre objectif qui est de nous battre pour des titres".

Kidd, 44 ans, a été champion NBA avec Dallas en 2011 quand il était joueur et avait été dix fois sélectionné pour le Match des étoiles (All Star Game).

Sous sa direction, Milwaukee a remporté 139 matches, mais en a perdu 152. Les Bucks se sont qualifiés pour les play-offs en 2015 et en 2017, éliminés chaque fois au premier tour.

Catégories: Actualités

Turquie: arrestations pour "propagande" en lien avec l'offensive en Syrie

lun, 01/22/2018 - 23:00

Les autorités turques ont arrêté lundi 24 personnes soupçonnées d'avoir fait de la "propagande terroriste" sur les réseaux sociaux contre l'offensive que mène Ankara contre une milice kurde en Syrie, a annoncé lundi le ministre de l'Intérieur turc tandis que Human Rights Watch (HRW) rapportait 30 arrestations.

Ces personnes ont été interpellées dans le cadre d'un coup de filet mené à travers la Turquie contre des internautes soupçonnés de vouloir ternir l'image de l'opération militaire, a rapporté l'agence de presse étatique Anadolu, citant le ministère de l'Intérieur.

Ces arrestations surviennent alors que la Turquie mène depuis samedi, dans le nord de la Syrie, une offensive contre les Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde qualifiée de "terroriste" par Ankara.

Mais les YPG sont soutenues par les Etats-Unis qui voient en cette milice une force combattante efficace pour lutter contre le groupe Etat islamique (EI). Les YPG ont été le fer de lance de la prise, l'an dernier, de Raqa, bastion des jihadistes en Syrie.

Anadolu avait rapporté lundi matin l'émission de 57 mandats d'arrêt par un procureur d'Istanbul contre des personnes soupçonnées notamment de "propagande terroriste" et d'"insulte au président" sur Internet en lien avec l'offensive turque en Syrie.

Il n'était pas clair dans l'immédiat si les 24 personnes interpellées l'ont été dans le cadre de cette procédure. Les médias faisaient état de l'ouverture d'enquêtes dans plusieurs province de la Turquie, en particulier dans le sud-est à majorité kurde.

De leur côté, l'agence de presse Dogan et l'organisation Human Rights Watch ont rapporté que 30 personnes avaient été arrêtées à Diyarkabir, chef-lieu du sud-est anatolien à majorité kurde, en raison de leurs publications sur les réseaux sociaux.

Parmi les personnes retenues en garde à vue se trouvait l'écrivaine et militante des droits de l'homme Nurcan Baysal, arrêtée dimanche soir à son domicile, selon un communiqué de HRW.

"Aucun des tweets de Mme. Baysal n'encourage la violence", a déclaré Emma Sinclair-Webb de HRW, ajoutant que la militante défendait depuis longtemps la voie du dialogue pour mettre fin à des décennies de conflit entre le gouvernement turc et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui mène une sanglante guérilla sur le sol turc depuis 1984.

Les réseaux sociaux sont particulièrement surveillés en Turquie, qui se classe régulièrement en tête des pays demandant le retrait de contenus sur Twitter.

Selon la chaîne de télévision publique TRT, le procureur général de Van (sud-est) a ouvert une enquête contre quatre députés du principal parti prokurde de Turquie, le HDP, qui avaient appelé sur Twitter à manifester contre l'offensive turque.

La police turque a empêché dimanche le déroulement de deux manifestations contre l'opération, l'une à Istanbul, où sept personnes ont été arrêtées, et l'autre à Diyarbakir.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a prévenu dimanche que quiconque manifesterait contre l'offensive à l'appel du HDP paierait "un prix très élevé".

Catégories: Actualités

Pages