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Mis à jour : il y a 18 min 46 sec

Sarcelles : un policier en pleine séparation tue trois personnes avant de se suicider

il y a 6 heures 46 min

Un policier de 31 ans, "bon fonctionnaire" apprécié de sa hiérarchie, et qui était en instance de séparation, a tué samedi soir à Sarcelles (Val-d'Oise) trois personnes avec son arme de service et blessé grièvement sa petite amie avant de se suicider.

Il est 20H45 quand Arnaud Martin, gardien de la paix au sein de la Compagnie de Sécurité et d'Intervention à Paris, se rend après son service dans cette ville de grande banlieue parisienne.

Là, il retrouve sa petite amie "qui l'attendait pour discuter de leur séparation dans sa voiture", à proximité du pavillon de ses parents, a indiqué dans un communiqué le procureur de la République de Pontoise, Eric Corbaux.

La discussion s'envenime, le fonctionnaire sort son arme et la blesse au visage. La jeune femme, qui était "consciente à l'arrivée des secours", se trouvait toujours dans un état critique dimanche matin.

Arnaud Martin abat ensuite deux personnes qui, selon les premiers éléments de l'enquête, avaient tenté d'intervenir. D'abord un homme âgé de 30 ans, qui écoutait de la musique dans sa voiture, garée face au pavillon de sa mère, et "venait voir ce qui se passait", selon le procureur. Puis un autre passant, âgé de 44 ans, dont le corps a également été retrouvé à proximité.

Ce dernier "était sorti acheter des cigarettes. Il s'apprêtait à souffler ses bougies d'anniversaire", a témoigné sa belle-soeur Noria Madani, très affectée: "Il a dit à ses enfants qu'il revenait tout de suite et la police est venue dire qu'il ne reviendra plus jamais..."

Le gardien de la paix se rend ensuite au pavillon de la famille de sa petite amie, à une dizaine de mètres de là, où il tue le père de famille, blesse grièvement au thorax la mère tandis que la soeur de la jeune femme reçoit une balle dans le fémur.

- Un "bon fonctionnaire" -

Le policier, qui a également abattu le chien de la famille, est finalement "retrouvé mort d'une balle dans la tête, son arme à la main, au fond du jardin", selon le parquet.

"Selon ses chefs de service, c'était un bon fonctionnaire, ancien gendarme mobile très rigoureux", a ajouté le procureur, qui a confié l'enquête à la police judiciaire de Versailles.

Dimanche matin, le grand pavillon de construction récente où vivait la famille de la jeune femme, dans un rue tranquille du vieux Sarcelles, gardait les volets clos.

A l'endroit où les deux riverains ont été tués, du sable avait été répandu pour recouvrir les traces de sang. Des gants en latex et des compresses stériles témoignant de l'intervention des secours jonchaient la chaussée.

Sur place, le député socialiste et ancien maire de Sarcelles François Pupponi, familier de la plupart des victimes, a fait part de sa "sidération".

Au bar-tabac comme à la boulangerie de Sarcelles village, toutes les conversations tournaient autour du drame, qui intervient dans un contexte de recrudescence des suicides dans les rangs des forces de l'ordre.

Après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, les policiers avaient obtenu le droit de garder leur arme de service en permanence.

Une disposition pérennisée et encadrée par plusieurs circulaires depuis l'été 2016: les agents souhaitant porter leur arme hors service doivent en faire la déclaration et avoir effectué au moins trois entrainements de tir par an. Ces conditions s'appliquent aussi aux trajets domicile-travail entre deux services. A tout moment, le chef de service peut s'y opposer.

A Sarcelles, Noria Madani se demandait dimanche ce qu'elle allait dire à ses neveux "inconsolables", de 7, 11 et 14 ans: "On leur dit que la police est là pour les protéger et un policier tue leur père, un homme qui ne supportait pas l'injustice et qui est mort d'avoir voulu sauver une femme".

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Le chef de la diplomatie nord-coréenne attendu à Cuba

il y a 7 heures 42 sec

Le ministre nord-coréen des Affaires étrangères, Ri Yong Ho, est attendu lundi à Cuba, à un moment où ces deux pays entretiennent des relations tendues avec les Etats-Unis.

Dans un bref communiqué publié samedi soir, le ministère cubain des Affaires étrangères a précisé que le ministre nord-coréen rencontrerait son homologue cubain Bruno Rodriguez Parrilla et participerait à d'autres événements qui n'ont pas été spécifiés.

Cette visite intervient alors que la tension est très vive entre les Etats-Unis et la Corée du Nord en raison des programmes nucléaire et balistique de Pyongyang, avec la menace potentielle que des missiles nord-coréens puissent atteindre le territoire américain.

Quant aux relations entre Washington et La Havane, rétablies en 2015 après un demi-siècle de rupture, elles sont également très délicates depuis la prise de fonctions de Donald Trump en janvier.

Le régime communiste de Cuba est l'un des rares alliés de celui de Pyongyang. La Corée du Nord avait observé trois jours de deuil national à la mort de Fidel Castro, le dirigeant cubain, en novembre 2016.

Le président cubain Raul Castro avait exprimé en mai sa solidarité avec le régime de Pyongyang, à l'occasion de la visite d'un dignitaire nord-coréen, Ju Yong-gil.

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Bosnie: Mladic, croisé serbe devenu symbole des horreurs de la guerre

il y a 7 heures 26 min

Ratko Mladic s'imaginait héros du peuple serbe mais son nom restera associé aux crimes de la guerre de Bosnie, du siège de Sarajevo au massacre de Srebrenica, pour lesquels il pourrait finir sa vie en prison.

Arrêté en 2011 après 16 ans de cavale, le soldat massif et arrogant est devenu un vieil homme malade. Mais son procès n'a pas ébranlé sa conviction exprimée dès sa première apparition devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye: "Je suis le général Mladic. J'ai défendu mon pays et mon peuple".

Pour le reste, cet homme tantôt colérique et brutal tantôt jovial et truculent selon ceux qui l'ont approché, a un jour expliqué que "les frontières ont toujours été tracées avec du sang et les États délimités par des tombes".

Il est considéré comme le troisième architecte de l'épuration ethnique durant un conflit intercommunautaire (1992-95) qui a fait plus de 100.000 morts et 2,2 millions de déplacés.

Depuis Belgrade, le président Slobodan Milosevic, mort à 64 ans en détention en 2006, enflammait les Balkans avec sa rhétorique "grand serbe" tout en manoeuvrant avec la communauté internationale; dans sa "capitale" de Pale, le psychiatre Radovan Karadzic, 72 ans, idéologue des Serbes de Bosnie, condamné en 2016 à 40 ans de détention, déversait sa propagande fanatique.

Mladic, 74 ans, était leur bras armé, seul du trio né en Bosnie, à Bozanovici, village de paysans pauvres du sud.

Très tôt orphelin d'un partisan tué par les Croates oustachis pronazis, il intègre l'armée yougoslave. Quand la guerre éclate, après avoir combattu les Croates, il est vite transféré à Sarajevo, soumise à un interminable siège de près de quatre ans. Plus de 10.000 habitants, dont environ 1.500 enfants, seront tués par les balles des snipers ou les obus qui pleuvaient des hauteurs tenues par les forces de Mladic.

- 'Les faire entièrement disparaître' -

Pourtant, des tee-shirts frappés de son visage sont toujours en vente à Belgrade, ses partisans continuent de véhiculer l'image d'un soldat paysan amoureux de sa terre, respectueux des codes d'honneur de la guerre, n'ayant pour objectifs qu'une Yougoslavie unie puis la protection de "son" peuple contre ceux qu'il désignait comme les "Turcs", les Bosniaques musulmans.

Une description balayée à La Haye par le procureur Alain Tieger qui a réclamé la perpétuité: "Son souci n'était pas que les musulmans pourraient créer un Etat, son souci était de les faire entièrement disparaître".

"Sa guerre était une guerre de lâche", écrit le journaliste britannique Tim Judah, dans son ouvrage "The Serbs". Pour quelques vrais combats, il a surtout chassé "des centaines de milliers de gens non armés de leurs foyers."

En 1994, sa fille Ana s'était suicidée. Pour beaucoup, cette étudiante en médecine ne supportait plus le poids des crimes imputés à son père, thèse réfutée par sa famille. Un an plus tard, c'est le massacre de Srebrenica, le pire en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale, acte de génocide selon la justice internationale.

- Rosiers et football -

Sur des images d'époque, on voit Mladic s'adresser à des civils, femmes et vieillards, après la prise de l'enclave musulmane par ses troupes en juillet 1995. "N'ayez pas peur. Doucement, doucement, laissez les femmes et les enfants partir d'abord", leur dit-il. On le voit tapoter la joue d'un petit Bosniaque, paternel.

D'autres images le montrent martial dans Srebrenica, se félicitant de cette "revanche contre les Turcs". Dans les alentours, en quelques jours, ses hommes ont assassiné plus de 8.000 hommes et adolescents bosniaques qui fuyaient.

Après l'accord de paix de Dayton qui font taire les armes, Mladic reste en Bosnie, à l'abri dans son repaire de Han Pijesak, base à moitié enterrée dans une forêt de pins de l'est du pays.

Puis il s'installe à Belgrade, protégé par l'armée. Officiellement recherché, il ne se cache guère, taille des rosiers, va à la boulangerie, dîne au restaurant, assiste à un match de football. Mais Milosevic est chassé du pouvoir en 2000, Mladic entre en clandestinité. Les arrestations affaiblissent ses réseaux et pour la Serbie, qui aspire à entrer dans l'Union européenne, Mladic devient un problème.

Le 26 mai 2011, il est acueilli chez un cousin, dans le village de Lazarevo (nord), puis livré. En 2012 s'était ouvert son procès pour onze chefs d'accusation de génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre.

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Le pape appelle à combattre "l'indifférence" face aux pauvres

il y a 7 heures 26 min

Le pape François a appelé dimanche, première "Journée mondiale des pauvres", à combattre l'indifférence face à la pauvreté, exhortant les croyants à ne pas dire "cela ne me regarde pas, ce n'est pas mon affaire, c'est la faute de la société".

"Nous avons des talents, nous sommes talentueux aux yeux de Dieu. Par conséquent personne ne peut penser être inutile, personne ne peut se dire si pauvre au point de ne pas pouvoir donner quelque chose aux autres", a déclaré le pape lors d'une messe en la basilique Saint-Pierre à laquelle assistaient quelque 7.000 nécessiteux.

Nous sommes souvent "dans l?idée de n?avoir rien fait de mal et pour cela nous nous contentons, présumant être bons et justes", a dit le pontif argentin.

"Mais ne rien faire de mal ne suffit pas. Parce que Dieu n?est pas un contrôleur à la recherche de billets non compostés, il est un Père à la recherche d?enfants à qui confier ses biens et ses projets", a-t-il souligner.

Pour le chef de l'Eglise catholique, cette "omission est aussi un grand péché face par rapport aux pauvres. Ici, elle prend un nom précis: indifférence. C?est dire: +Cela ne me regarde pas, ce n?est pas mon affaire, c?est la faute de la société+".

Dans les pauvres, "dans leur faiblesse, il y a une force salvatrice. Et si aux yeux du monde, ils ont peu de valeur, ce sont eux qui nous ouvrent le chemin du ciel", a-t-il affirmé.

Jorge Bergoglio devait ensuite déjeuner en musique avec 1.500pauvres dans une salle du Vatican, tandis que 2.500 autres seront répartis dans les réfectoires de différentes institutions pontificales. Des initiatives analogues se déroulent dans tous les diocèses d'Italie et du monde.

Le pape avait lancé cette initiative après la clôture l'an passé du "Jubilé de la miséricorde".

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Le chef du nucléaire américain prêt à s'opposer à des frappes ordonnées par Trump

il y a 7 heures 40 min
Alors que les tensions demeurent entre Washington et Pyongyang, le général Hyten, chef du nucléaire américain, a prévenu samedi qu'il était prêt à refuser un ordre de frappe nucléaire émis par Donald Trump, s'il le jugeait "illégal".
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Ratko Mladic: un verdict historique pour tourner la page du TPIY

il y a 7 heures 46 min

Plus de 20 ans après les conflits qui ont déchiré l'ex-Yougoslavie, Ratko Mladic, surnommé le "boucher des Balkans", connaîtra mercredi son verdict devant le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), refermant ainsi une page de l'Histoire.

L'ancien chef militaire des Serbes de Bosnie est, à 74 ans, le dernier grand accusé de ce tribunal créé en 1993 pour juger les personnes présumées responsables de crimes de guerre durant les conflits des Balkans. C'est même "l'un des premiers dossiers qui ont en réalité justifié (sa) création", selon le procureur Serge Brammertz.

Après avoir, au cours de ses deux dernières années, jugé Ratko Mladic et condamné son alter ego politique Radovan Karadzic à quarante ans de prison, le TPIY fermera définitivement ses portes le 31 décembre avec, au compteur, 161 inculpés.

C'est une page de l'histoire qui se tourne.

Pour l'ex-Yougoslavie, qui aura vu ses plus grands bourreaux jugés, mais aussi pour la justice internationale. Retrouvé mort dans sa cellule en 2006 pendant son procès, l'ex-président serbe Slobodan Milosevic était le premier chef d'Etat à comparaître devant un tribunal international.

Dernier à être jugé en première instance, le général Mladic est accusé d'avoir procédé au "nettoyage ethnique" d'une partie de la Bosnie en vue de créer un Etat serbe ethniquement pur. Il est poursuivi pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre lors de la guerre de Bosnie (1992-1995), qui a fait plus de 100.000 morts et 2,2 millions de déplacés.

L'accusation a requis la perpétuité. La défense son acquittement: l'ancien chef militaire n'a jamais concédé une once de culpabilité, même s'il s'est dit "désolé pour chaque innocent tué dans tous les camps, dans toutes les communautés ethniques de l'ex-Yougoslavie".

- 'Le même Mladic' -

Il a été inculpé le 25 juillet 1995, quelques jours après le massacre de près de 8.000 hommes et garçons musulmans à Srebrenica (nord-est de la Bosnie) pour lequel il est accusé de génocide.

Six accusés, dont Radovan Karadzic, ont été reconnus coupables devant le TPIY pour le drame de Srebrenica, considéré comme le pire massacre en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale.

Lui sont également reprochés l'enlèvement d'employés des Nations unies et le siège de Sarajevo, long de 44 mois, au cours desquels 10.000 personnes ont été tuées, des civils pour la plupart.

Son procès aura duré cinq ans. 523 jours. Et aura vu défiler près de 600 témoins et 10.000 preuves.

Arrêté en 2011 chez un cousin et transféré à La Haye, il comparaît pour la première fois devant le tribunal quelques jours plus tard.

Il apparaît aminci, vieux, dissipé. Présente dans la galerie du public, la veuve d'une victime de Srebrenica a affirmé que Ratko Mladic l'avait regardée en faisant glisser son index sous sa gorge pour mimer une exécution.

Un an plus tard, le plus haut gradé militaire poursuivi par le TPIY est évacué de la salle d'audience après avoir contesté les dires du témoin protégé "RM346", survivant du massacre de Srebrenica, s'adressant directement à lui en serbe.

Cité à comparaître en 2014 au procès de Radovan Karadzic, il refuse de témoigner devant ce "tribunal satanique".

Et l'année dernière, aux conclusions de son propre procès, le prévenu, l'air maussade, grimaçait et lisait le journal.

Pour M. Brammertz, c'est le même Mladic "du premier au dernier jour".

- Réconciliation -

Mais au fil des audiences et des années, sa santé physique et mentale s'est dégradée.

Le "boucher des Balkans" a connu plusieurs accidents vasculaires cérébraux transitoires qui ont entraîné une détérioration de son système nerveux, selon des experts russes, cités par la défense.

Un argument que ses avocats ont utilisé à plusieurs reprises au cours des procédures, et ce mois encore afin d'exiger le report du jugement.

Désormais, le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI) est la structure chargée d'achever les travaux des tribunaux pénaux internationaux pour le Rwanda (TPIR) et pour l'ex-Yougoslavie. L'un des plus grands procès en appel sera celui de Radovan Karadzic.

Fréquemment accusé en Serbie d'être une institution "politique", ayant échoué à réconcilier les peuples, le TPIY a veillé à arrêter et juger les plus grands criminels de la Yougoslavie, Karadzic et Mladic en tête.

Car "sans responsabilité, il n'y aucune chance de réconciliation", assure le procureur.

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NBA: attention à ne pas échauder Boston et Golden State!

il y a 7 heures 49 min

Atlanta et Philadelphie se croyaient aux portes d'un exploit samedi, respectivement face à Boston et Golden State, mais les leaders de la conférence Est et les champions en titre ont fini par se réveiller et les ont punis sans ménagement.

Atlanta pensait avoir mis Boston KO en prenant le large dès la première période (35-20).

Philadelphie avait frappé encore plus fort en submergeant les Warriors avec 47 points durant le premier quart-temps, une déroute sur une période inédite pour la franchise d'Oakland depuis novembre 1992!

Les Hawks et les Sixers ne sont pourtant pas sortis vainqueurs: les premiers se sont inclinés 110 à 99 face aux Celtics, qui ont signé leur 15e victoire de suite; les seconds n'ont pas réussi à enrayer le retour de Golden State, métamorphosé après la pause (124-116).

A Atlanta, il a fallu attendre le 3e quart-temps pour que les Celtics, emmenés par Kyrie Irving (28 pts) et Jaylen Brown (27 pts, 10 sur 13 au tir), déjà décisif jeudi lors du duel au sommet remporté face à Golden State (92-88), retrouvent des couleurs.

Ils n'ont plus ensuite été inquiétés: avec cette 15e victoire en 17 matches, ils ont conforté leur statut de meilleure équipe actuelle de NBA.

- A quatre victoires du record -

Irving et ses coéquipiers sont même en train de se faire une place dans la glorieuse histoire de leur franchise: ils ne sont plus qu'à quatre longueurs du record des Celtics 2008-09 qui avaient remporté 19 matches de suite.

A Philadelphie aussi, le 3e quart-temps a vu le grand favori justifier ses ambitions et dans le cas de Golden State avec éclat: les Warriors ont rendu la monnaie de sa pièce à Philadelphie en inscrivant à leur tour 47 points en une période.

Sous l'impulsion de Stephen Curry (35 pts, dont 20 en 3e période), Golden State a profité du coup de fatigue en cours de match de Joël Embiid (21 pts) et de Ben Simmons (23 pts) pour s'envoler vers sa 12e victoire de la saison.

"On les a un peu aidés en perdant trop de ballons lors des deux premières période, mais il faut reconnaître qu'ils ont très bien joué", a constaté Curry.

"Ils nous ont pris à la gorge et on n'a pas trouvé de réponse, mais on a fait le dos rond et on a trouvé la solution en 3e période", a apprécié Draymon Green.

- Les Clippers en crise -

Mais Golden State reste 2e de la conférence Ouest (12 v-4 d), car Houston (13 v-4 d) s'est imposé à Memphis (105-83) avec 29 points de James Harden et 17 de Chris Paul.

Les Clippers, où évoluait Paul jusqu'au printemps dernier, vont très mal: ils ont concédé à Charlotte (102-87) leur huitième défaite de suite, soit leur plus longue série du genre depuis 2010.

"Cette défaite est dure à avaler, on a vraiment très mal joué, en étant égoïstes", a regretté l'entraîneur des Clippers Doc Rivers, dont l'équipe est désormais 13e (5 v-10 d).

Charlotte, qui restait sur six défaites de suite, a retrouvé le sourire grâce à Kemba Walker (26 pts), Dwight Howard (16 pts, 16 rbds) et à Nicolas Batum (12 pts).

Autre Français en lice samedi, Evan Fournier qui, à l'image de son équipe (9e, 8 v-8 d), est passé à côté de son match et commence à rentrer dans le rang après un beau début de saison.

Fournier a été limité à onze points (4 sur 11 au tir) face à Utah, qui, sans Rudy Gobert, blessé, a dominé le Magic 125 à 85.

Enfin, Timothé Luwawu Cabarrot a marqué 11 points en 24 minutes lors de la défaite de Philadelphie face à Golden State.

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Lyon sans Fekir: esprit, es-tu toujours là?

il y a 7 heures 55 min

Six victoires consécutives, vingt buts inscrits: Lyon, sans Nabil Fekir, espère conserver son efficacité offensive au retour de la trêve internationale face à la meilleure défense du championnat, Montpellier, dimanche au Parc OL (17h00) pour la 13e journée de Ligue 1.

Face au mur héraultais (8 buts encaissés seulement), l'OL doit donc faire sans son capitaine et son meilleur buteur, Nabil Fekir (11 buts). L'international est suspendu: face à Saint-Etienne, il a ôté son maillot pour célébrer le 5e but de son équipe dans le derby (5-0), son troisième avertissement en dix journées.

Comment jouer sans lui? Si on parle des hommes, Bruno Genesio comptera évidemment sur l'Espagnol Mariano Diaz et le Néerlandais Memphis Depay, qui ont inscrit respectivement neuf et six buts. De son côté, le Burkinabè Bertrand Traoré, plus en retrait (3 buts) et qui a joué mardi avec le Burkina Faso, pourrait laisser sa place à Maxwel Cornet qui n'a toujours pas marqué cette saison.

Mais l'absence de Fekir devrait contraindre l'entraîneur à modifier son système de jeu, en passant du 4-2-3-1 habituel, dans lequel rayonne l'international français, à un 4-3-3, idéal pour les jeunes jambes de Houssem Aouar (19 ans) et Tanguy Ndombélé (20 ans), de retour.

"Nous avons la chance d'avoir des joueurs capables d'évoluer dans plusieurs systèmes", se félicite d'ailleurs le technicien.

Mais comment expliquer l'efficacité un peu perdue en septembre et retrouvée en octobre? "L'animation offensive a changé et nous avons trouvé des complicités, quels que soient les joueurs qui jouent, devant, au milieu et au niveau des arrières latéraux qui ont aussi un rôle très important".

- "Question de transitions" -

"Il y a des relations techniques supérieures à celles qu'il y avait en début de saison et qui se créent avec des jeux à trois,", analyse posément Genesio.

Mais pas seulement: "Il faut aussi mettre en avant les quatre matches au cours desquels nous n'avons pas pris de but. C'est aussi cet équilibre avec notamment une récupération plus efficace qui nous permet de bien attaquer".

"Les joueurs offensifs font un gros travail à la perte de balle. Ce n'était pas le cas en début de saison et c'est ce qui nous avait fortement pénalisé", constate-t-il, soulignant aussi "que l'attitude générale a changé".

"Les deux secteurs, défense et attaque, sont liés. Ce n'est qu'une question de transitions: on a le ballon, on le perd, on le récupère. Plus on est efficace sur ces phases et plus les résultats sont positifs", estime-t-il.

Avec dix matches d'ici la trêve de fin d'année, Lyon espère conserver l'esprit qui a animé son équipe en octobre, avec des échéances importantes comme la qualification pour les 16es de finale en Europa League, voire la première place de son groupe à conquérir.

Il y aura aussi l'entrée en lice en Coupe de la Ligue à... Montpellier et la réception de Marseille, le 17 décembre avec comme ambition de fêter Noël sur le podium.

Résultats de la 13e journée de la Ligue 1 de football:

vendredi

Lille - Saint-Etienne 3 - 1

Amiens - Monaco 1 - 1

samedi

Paris SG - Nantes 4 - 1

Dijon - Troyes 3 - 1

Guingamp - Angers 1 - 1

Toulouse - Metz 0 - 0

Strasbourg - Rennes 2 - 1

dimanche

(15h00) Caen - Nice

(17h00) Lyon - Montpellier

(21h00) Bordeaux - Marseille

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Ligue 1: à Bordeaux, Marseille compte sur Thauvin pour changer l'histoire

il y a 8 heures 3 min

De paria à chouchou, Florian Thauvin a retourné Marseille et l'OM aura bien besoin de ses inspirations pour renverser une autre tendance dimanche (21h00): le club n'a plus gagné à Bordeaux depuis 40 ans.

"On n'est pas rancunier", raconte à l'AFP Michel Tonini, le chef des Yankees, un des groupes de supporters, avant ce classique de la Ligue 1, comptant pour la 13e journée.

Si "Flotov" sort désormais toujours sous les applaudissements copieux du Vélodrome, il a aussi connu la vindicte du stade.

Le "Vél" ne s'en prend pas aux "personnages lisses, explique Tonini, Thauvin n'est pas lisse: il a fait la guerre à Bastia, à Lille, il est venu à Marseille comme la recrue phare, alors on te regarde plus que les autres, c'est la rançon de la gloire".

Même l'idole Jean-Pierre Papin ou le champion d'Europe Rudi Völler ont eu les oreilles rougies des sifflets du Vélodrome avant de retourner le stade. Et aucun d'eux n'a gagné à Bordeaux, d'où l'OM rentre bredouille depuis un succès le 1er octobre 1977 (2-1).

- "Deschamps ne s'y trompe pas"

Au printemps 2016, Thauvin était au fond du trou, hué par le stade, et avait même mis à terre quelques mois plus tôt un supporter agressif d'une balayette de judo. Mais ce n'était pas au stade, comme Patrice Evra à Guimaraes...

Arrosé de projectiles et d'injures un soir de match cauchemar contre Rennes (5-2, le 18 mars 2016), il avait réduit le score à 3-1 et avait laissé exploser sa rage.

Thauvin a plusieurs fois raconté cet instant comme un déclic. Il a fini cette saison-là pied au plancher, et la suivante il fut sans doute le meilleur joueur de l'OM de Franck Passi puis de Rudi Garcia.

Il a maintenu le rythme lors de l'exercice en cours, avec 5 buts et 5 passes décisives en L1, notamment le but qui fit croire au Vélodrome que l'OM allait enfin terrasser le Paris SG (2-2) lors du dernier Clasico.

Il a même rejoint les Bleus, avec deux bouts de sélections contre le Paraguay (10 minutes à la place d'Antoine Griezmann) et le Pays de Galles (6 minutes au relais de Kylian Mbappé).

Le champion du monde U20 2013 -- dans l'équipe de Paul Pogba -- est encore loin de la Russie, mais s'il reste à ce niveau, il peut candidater.

"Didier Deschamps ne s'y trompe pas, Flo est un de nos joueurs les plus influents", commente Rudi Garcia.

- "Un des joueurs les plus influents d'Europe"

"Même pas longtemps (en Bleu sur le terrain, NDLR), lui est positif, il a envie, ajoute l'entraîneur. On a échangé pendant qu'il était avec les Bleus, il m'a redit qu'il était motivé pour le match contre Bordeaux, et c'est comme ça qu'il faut qu'il soit."

Pour le coach, "Flo est un de nos meilleurs joueurs, c'est aussi simple que ça, il fera une grande saison", pronostique-t-il.

Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. Garcia avait précédemment recadré son joueur, sorti en râlant contre Konyaspor pour n'avoir pas suffisamment défendu. "On a besoin d'un travail plus important des joueurs de côtés, on a eu une bonne discussion il l'a compris", disait Garcia à propos du mini-incident. "Mes joueurs offensifs ont beaucoup de libertés, mais il y a des contraintes défensives", développait-il.

"Je n'aurais pas dû être agacé, le coach a eu raison de me sortir, a réagi le soir-même Thauvin. A moi de gérer mieux mes nerfs, mais il n'y a aucun problème."

Après le festival de Thauvin contre Caen (5-0, un doublé), Garcia avait raconté avoir convaincu son joueur que ses statistiques allaient s'étoffer d'elles-mêmes grâce à son investissement.

Flotov "a les statistiques d'un des joueurs les plus influents d'Europe, renchérit Garcia. Il tente beaucoup de dribbles, de frappes, c'est normal qu'il ait plus de déchets. Il ne cadre pas suffisamment, mais même comme ça il est influent".

Il suffisait de ne pas faire "une fixation de vouloir marquer", ajoute l'entraîneur.

Cette attitude modèle a plu au Vél. Si Thauvin effaçait la vieille ardoise bordelaise, le c?ur des Marseillais chavirerait un peu plus encore.

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Rallye d'Australie: Neuville vice-champion du monde malgré tout

il y a 8 heures 6 min

Il a beau avoir été le pilote le plus rapide de 2017, celui aussi qui a décroché le plus de victoires, le Belge Thierry Neuville (Hyundai) devra se contenter du titre honorifique de vice-champion du monde des rallyes (WRC), après son succès en Australie dimanche, derrière la Français Sébastien Ogier.

Les quatre épreuves remportées (avec Tour de Corse, Argentine, Pologne) et les 55 meilleurs temps en spéciales n'auront pas suffi, Neuville, 29 ans, a payé au prix fort ses erreurs en début de saison (Monte-Carlo, Suède) et ses ennuis mécaniques ensuite (Allemagne, Espagne).

Une nouvelle fois, après 2013 et 2016, il est - pour 24 points - le dauphin de Sébastien Ogier (M-Sport/Ford), sacré pour la cinquième fois consécutive en Grande-Bretagne il y a trois semaines, grâce à sa régularité de métronome.

"Nous sommes passés à côté au Championnat mais nous avons assuré notre deuxième place aujourd'hui, ce qui nous donne une motivation énorme pour l'an prochain", a réagi le Belge. "Cette quatrième victoire est assez spéciale. C'était la meilleure manière de terminer la saison."

En Australie, 13e et dernière manche de 2017, le pilote Hyundai a pris les commandes samedi matin à la suite de l'abandon de son coéquipier norvégien Andreas Mikkelsen et avait donc son destin en main face à l'Estonien Ott Tänak (M-Sport/Ford), en chasse pour la deuxième place au Championnat.

Il a finalement devancé son rival de 22 sec 5/10 et son coéquipier néo-zélandais Hayden Paddon de 59 sec 1/10.

Malgré des pluies torrentielles, qui ont provoqué l'annulation de l'avant-dernière spéciale (ES20), Neuville a maintenu le cap de la victoire, là où plusieurs concurrents se sont fait piéger.

- Ogier: 'la réponse viendra bientôt' -

Deuxième au départ de la dernière spéciale, la Power Stage (ES21), le Finlandais Jari-Matti Latvala (Toyota) est sorti de route pour venir heurter un arbre.

La journée a également été compliquée pour Citroën, avec les abandons du Français Stéphane Lefebvre, qui a endommagé sa voiture en heurtant une souche d'arbre dans l'ES17, et de l'Irlandais Craig Breen, parti en tonneau dans l'ES18.

La veille déjà, le Britannique Kris Meeke avait été contraint de se retirer après avoir abîmé la suspension de sa C3 dans la 12e spéciale.

Neuville et Mikkelsen toujours chez Hyundai, Tänak et Latvala désormais associés chez Toyota, voici des noms qui devraient régulièrement revenir en 2018.

Pour savoir si Ogier, distancé depuis la première journée à la suite de problèmes mécaniques et finalement quatrième à 2 min 27 sec 7/10, reviendra se mêler à la bagarre, il faudra attendre encore un peu.

Le Français de 33 ans a annoncé mercredi qu'il ne rejoindrait pas Citroën l'an prochain. Lui restent donc deux options: poursuivre avec M-Sport, de préférence avec un soutien accru de Ford pour disposer des bonnes armes face à la concurrence, ou prendre sa retraite, à laquelle il songe de plus en plus depuis qu'il est devenu père en juin 2016.

"Pour le moment, je dirais seulement que c'était ma dernière spéciale de 2017", a-t-il une nouvelle fois éludé à la fin du rallye. "Mais ça n'est pas un jeu que je joue et la réponse viendra bientôt".

Une chose est sûre en tout cas, les hostilités, elles, reprendront avec le Rallye de Monte-Carlo le 25 janvier.

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Masters: Dimitrov n'a "rien à perdre" en finale

il y a 8 heures 7 min

Grigor Dimitrov s'est dit satisfait de son niveau de jeu, samedi soir, après sa victoire 4-6, 6-0, 6-3 contre Jack Sock en demi-finale du Masters de Londres. Et il a estimé qu'il n'avait "rien à perdre", dimanche en finale contre David Goffin.

Question: Vous avez d'abord dominé, et puis Jack Sock est revenu. Estimez vous avoir mieux joué au troisième set ?

Réponse: Je pense qu'au début, j'ai commencé le match exactement comme je le voulais. Mais il y a eu la balle de break à 3-0 en ma faveur, qui a été un tournant. Il est rentré dans le court, a joué de manière plus agressive. Je l'ai laissé jouer son jeu. C'est comme ça que s'est passé le premier set.

Ensuite le deuxième set a été à sens unique. J'ai très bien joué, c'est aussi simple que ça.

Et dans le troisième, il fallait que je trouve les failles dans son jeu, pour le breaker. Une fois que j'ai réussi à trouver, je pense que j'ai fait un bon finish.

Q: Y avait-il de la tension dans le dernier jeu ? Avez vous pensé aux balles de match que vous aviez manquées lors de vos précédentes rencontres contre lui ?

R: Vous ne pouvez pas vous permettre de penser à ça en de telles occasions, sur des points aussi importants. Sur les deux derniers matches contre lui, je n'avais vraiment pas eu de chance (défaites après avoir eu des balles de match). Donc oui, ça a rendu ce jeu un peu particulier.

Parfois, il faut non seulement se battre contre soi-même mentalement, mais aussi contre les démons des matches précédents. Mais je suis vraiment content de la manière dont j'ai géré la pression. Même si j'avais dû jouer un ou plusieurs jeux supplémentaires, je devais l'accepter. Je pense, malgré tout, que j'ai appris de ces expériences.

Q: Qu'est ce qui pourrait rendre David Goffin dangereux demain (dimanche) ? Dans quelle mesure votre match de mercredi peut il jouer un rôle (défaite de Goffin 6-0, 6-2) ?

R: C'est un match qui appartient au passé. J'aimerais tellement pouvoir appuyer sur "replay". Mais je suis sûr qu'aucun de nous deux ne va penser à ce match. David Goffin est un joueur très intelligent. Il peut être dangereux quand il le veut. Il a remporté de belles victoires. Il a bien joué en cette fin de saison. Donc je pense qu'il a beaucoup de confiance. Lui comme moi n'avons rien à perdre, on joue chacun notre première finale ici. C'est vraiment excitant.

Q: Ce lundi, vous serez numéro 3 mondial. Pensiez vous au début de l'année que vous finiriez la saison aussi haut ? Quel était votre but ?

R: Mon but était de finir l'année dans le top 10. Je vais finir numéro 3. C'est génial, qu'est ce que je peux dire de plus ? C'est une récompense magnifique. C'est ce pour quoi je travaille. Finir l'année de cette manière, c'est génial, non seulement pour moi, mais aussi pour toute mon équipe. Ça nous donne une très bonne base pour travailler à l'inter-saison et bien commencer l'année prochaine.

Propos recueillis en conférence de presse

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Ligue arabe: le ministre libanais ne participera pas à la réunion sur l'Iran

il y a 8 heures 26 min

Le ministre libanais des Affaires étrangères ne participera pas à la réunion de la Ligue arabe dimanche, convoquée par l'Arabie saoudite pour discuter des "violations" de la politique iranienne dans la région, a indiqué à l'AFP une source ministérielle.

"Ce matin (dimanche), il a été décidé que le Liban serait représenté par Antoine Azzam, représentant permanent auprès de la Ligue arabe", a affirmé une source au sein du ministère des Affaires étrangères.

"Le ministre des Affaires étrangères, Gebrane Bassil, ne sera pas présent", a ajouté cette source sous le couvert de l'anonymat.

Les ministres des Affaires étrangères des pays arabes doivent se réunir "en urgence" dimanche au Caire à la demande de Ryad, dont la rivalité régionale avec Téhéran s'est intensifiée ces dernières semaines.

La classe politique libanaise est divisée entre le mouvement chiite Hezbollah --soutenu par l'Iran-- et ses alliés d'une part, et une coalition appuyée par les Saoudiens, dirigée par le Premier ministre Saad Hariri d'autre part.

M. Hariri a annoncé sa démission surprise le 4 novembre dans une allocution télévisée depuis Ryad, faisant craindre une montée des tensions entre l'Arabie et Téhéran au Liban.

L'Arabie saoudite, royaume sunnite ultraconservateur, et l'Iran chiite sont les deux grandes puissances rivales au Moyen-Orient.

Selon un document interne transmis à l'AFP par des diplomates arabes, la requête de l'Arabie saoudite concerne un missile tiré depuis le Yémen le 4 novembre qui avait été intercepté par les Saoudiens près de Ryad.

L'Arabie saoudite est à la tête d'une coalition militaire qui combat les rebelles houthis au Yémen depuis mars 2015. Elle a accusé ces derniers d'avoir tiré le missile.

Le puissant prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, a plus tard accusé l'Iran d'"agression militaire directe" contre le royaume en fournissant aux rebelles des missiles balistiques. Téhéran avait démenti toute implication, appelant Ryad à ne pas jouer avec le feu.

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Les inégalités raciales mettent à mal le mythe d'un Brésil métissé

il y a 8 heures 29 min

Au Brésil, pays qui entretient le mythe d'une nation métissée harmonieuse, plus sa couleur de peau est foncée, moins une personne a de chances d'accéder à des postes de responsabilité.

Lundi, le pays célèbre la journée de la Conscience noire avec de nombreuses manifestations culturelles mais aussi des débats pour changer les mentalités, notamment au sein des entreprises.

Les chiffres sont implacables: selon l'Institut Brésilien de Géographie et Statistiques, parmi les 54% de Brésiliens noirs ou métis, seuls 5% occupent des postes d'encadrement.

Parmi les 10% des Brésiliens les plus riches, 70% sont blancs, tandis que 74% des Noirs font partie des 10% les plus pauvres. Dans les médias, les Noirs sont sous-représentés, dans la publicité les mannequins de couleur très rares.

Des inégalités qui sautent aux yeux dans la vidéo du "jeu du privilège blanc", lancée récemment par l'ONG ID_BR (Identités du Brésil).

Inspirée d'une expérience de BuzzFeed aux Etats-Unis, elle a été vue par 1,2 million d'internautes sur Facebook et reproduite dans plusieurs émissions télévisées.

Les règles du jeu sont simples: des lignes horizontales sont tracées au sol et les participants doivent faire un pas en arrière si les réponses à des questions posées signalent qu'elles sont victimes d'une inégalité -- ou en avant dans le cas contraire.

Les questions touchent la condition sociale, la vie au sein de la famille ou le niveau niveau d'études, mais aussi le racisme au quotidien, comme "avez-vous déjà entendu des commentaires désobligeants au sujet de vos cheveux?".

Au Brésil, une expression populaire qualifie une chevelure crépue de "cheveux mauvais".

Invariablement, à la fin du jeu, les Noirs se retrouvent en dernière ligne.

- Discrimination positive -

"Le privilège blanc, c'est de jouir d'une série d'avantages par rapport aux autres sans s'en rendre compte", explique à l'AFP Giovana Freitas, historienne de l'Université Fédérale de Rio de Janeiro (UFRJ).

Un sondage de l'Institut Locomotiva montre par exemple que les hommes noirs diplômés universitaires gagnent en moyenne 29% de moins que les Blancs à qualification égale, 27% de moins pour les femmes.

"Si les Noirs gagnaient les mêmes salaires que les Blancs, 808 millions de réais (215 milllions d'euros) de plus seraient injectés dans l'économie", affirme Renato Meirelles, président de Locomotiva.

Depuis l'instauration de quotas dans les universités sous un gouvernement de gauche, il y a près de 15 ans, la proportion de Noirs et métis ayant accédé à l'enseignement supérieur est passé de 8% à 27%.

"Toutes ces politiques de discrimination positive ont commencé à faire effet, mais ces personnes diplômées ont encore beaucoup de mal à trouver leur place sur le marché du travail", déplore Esteban Cipriano, responsable des programmes d'éducation d'ID_BR.

- Groupes de discussion -

L'ONG agit auprès des entreprises pour qu'elles embauchent davantage de Noirs et de métis. Elle travaille par exemple avec Maria Filo, une griffe de vêtements de Rio de Janeiro impliquée l'an dernier dans une vive polémique à cause d'une collection aux motifs qui représentaient des scènes évoquant l'esclavage.

"Notre regard a changé grâce au dialogue. Tout le monde est plus attentif", explique Isabel Beaklini, responsable marketing de la griffe de vêtements.

Elle fait partie d'un groupe d'une douzaine d'employés de l'entreprise qui se réunissent avec ID_BR pour des débats mensuels autour de la couleur de peau.

"Certaines de ces réunions nous ont même amenés à renoncer à des campagnes qui auraient pu être jugées offensantes" pour les personnes de couleur, reconnaît Isabel Beaklini.

"Quand le groupe a été créé, j'étais émue parce que j'ai enfin pu m'exprimer sur des thèmes qu'on n'abordait pas auparavant", déclare Catia Fernandes, responsable produit de la griffe, une des deux personnes noires de l'entreprise qui participent à cette initiative.

Les mentalités commencent à évoluer, mais les questions raciales restent la source de nombreuses controverses.

Une marque a lancé récemment un papier hygiénique de couleur noire, avec comme slogan "Black is Beautiful".

Face au tollé, la campagne de publicité a été annulée et l'actrice (blanche) qui posait nue enroulée dans le papier noir a fait son mea culpa sur Twitter.

La semaine dernière, un célèbre présentateur de journal télévisé a été suspendu. Gêné par le son d'un klaxon, il avait glissé, sarcastique: "ça, c'est un truc de Noir", alors que la caméra tournait, avant un direct.

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Allemagne: la formation d'un gouvernement bute sur l'immigration

il y a 8 heures 46 min

Les négociations pour tenter de former un gouvernement en Allemagne entre quatre partis, menacées d'échec dimanche, butent principalement sur la politique migratoire. Voici le détails des sujets qui fâchent.

- Migration

Il s'agit du principal thème de discorde dans un pays où l'extrême droite a fortement progressé aux dernières élections en surfant sur le mécontentement d'une partie de l'opinion après l'arrivée de plus d'un million de demandeurs d'asile. Les chrétiens-démocrates (CDU) d'Angela Merkel, leur allié bavarois CSU et les Libéraux veulent une politique plus restrictive avec un plafonnement à 200.000 réfugiés autorisés dans le pays chaque année.

Les Verts paraissent désormais prêts à accepter mais plaident en retour pour une reprise l'an prochain des regroupements familiaux pour tous les réfugiés. Actuellement seuls ceux bénéficiant de l'asile pour persécution religieuse en bénéficient. Cette possibilité a été gelée l'an dernier et jusqu'en mars 2018 pour les réfugiés accueillis en raison de guerres, comme les Syriens, car ceux-ci ne disposent que d'un statut temporaire d'un an, renouvelable en fonction de l'évolution de la situation dans leur pays d'origine. Une protection dite "subsidiaire". La CSU et le FDP ne veulent pas en entendre parler.

- Climat

Les partis se disputent pour comment le pays devra réduire ses émissions de C02 pour atteindre ses propres objectifs. Tout le monde est d'accord pour réduire la part d'électricité tirée du charbon. Mais de combien? Baisse seulement de 3 gigawatts de production (conservateurs et libéraux) ou 10 gigawatts?

Par ailleurs, les écologistes veulent plus d'incitations fiscales pour les véhicules propres. Et les partis divergent sur l?ampleur des restrictions à prévoir pour les véhicules diesel en ville.

- Europe

Quel sera la réponse de l'Allemagne aux propositions de relance de l'UE et de la zone euro du président français Emmanuel Macron?

Les libéraux ne veulent plus d'un fonds de secours pour les pays frappés par une crise de la dette et excluent un budget propre à la zone euro pour des projets communs. Les conservateurs d'Angela Merkel sont plus ouverts sur ces deux sujets mais rejettent une mutualisation des dettes. A l'inverse, les écologistes appellent à ne pas rejeter la "main tendue" du président français.

Sur la Turquie, la CSU souhaite définitivement rompre les négociations en vue de son entrée dans l'UE, une position trop tranchée pour les Verts.

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France : un policier tue trois personnes et se suicide

il y a 8 heures 52 min
Un policier trentenaire a abattu samedi soir à Sarcelles, en région parisienne, trois personnes avec son arme de service et en a blessé trois autres avant de se suicider, a indiqué une source policière.
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Disparition de Maëlys: la défense du suspect à l'offensive

il y a 9 heures 6 min

La cour d'appel de Grenoble examinera mardi matin une requête de la défense du suspect dans l'affaire de la disparition de la petite Maëlys, fin août en Isère, qui pourrait faire annuler ses premières déclarations en garde à vue.

Elle a été déposée fin octobre par le conseil de Nordahl Lelandais, Me Alain Jakubowicz, qui plaidera à huis clos devant la chambre de l'instruction.

L'avocat, qui s'astreint à un silence quasi complet avec les médias depuis qu'il a repris le dossier en septembre, avait auparavant porté plainte pour violation du secret de l'instruction, après plusieurs fuites dans la presse aux dépens de son client, un ex-militaire de 34 ans qui clame son innocence depuis le début de l'affaire.

Cette plainte avait entraîné l'ouverture par le parquet de Grenoble d'une enquête qui a provoqué l'ire de la gendarmerie, chargée des investigations sur l'enlèvement de la fillette de 9 ans, toujours introuvable depuis la nuit du 26 au 27 août malgré d'intenses recherches.

Quatre jours après sa disparition lors d'une soirée de mariage à Pont-de-Beauvoisin, petite ville du nord du département, les gendarmes avaient placé en garde à vue Nordahl Lelandais dans le cadre de l'enquête ouverte pour "enlèvement" par le parquet de Bourgoin-Jallieu.

C'est durant cette première garde à vue qu'une erreur a été commise: la procédure a été menée dans un cadre correctionnel, possible quand une personne enlevée est relâchée avant 7 jours, et non criminel comme cela aurait dû être le cas puisque Maëlys restait introuvable.

En conséquence, les auditions du suspect effectuées le 31 août n'ont pas été filmées car le code pénal l'exige seulement pour une procédure criminelle, et non pour un délit.

L'enjeu de l'audience et de l'arrêt qui sera rendu - après une probable mise en délibéré - porte sur l'étendue de l'annulation des pièces qui pourrait en découler: concernera-t-elle seulement les trois premiers procès-verbaux du suspect ?

Ou peut-elle faire tomber, par un effet domino, sa seconde garde à vue ? Intervenue après la découverte d'une trace ADN de Maëlys dans sa voiture, celle-ci avait débouché sur la mise en examen de Nordahl Lelandais.

Si toute la procédure ne devrait pas en pâtir, il reste une "impression assez désagréable d'amateurisme", estime une source proche du dossier, alors que par ailleurs "l'enquête avance même si cela ne dit pas où est l'enfant".

La décision de la chambre conditionnera la prochaine audition du suspect par les juges d'instruction, qu'il n'a toujours pas revus depuis son incarcération le 3 septembre, bien que le dossier se soit étoffé grâce à l'exploitation d'images de vidéosurveillance.

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Le monde des affaires mobilisé pour éviter un retrait américain de l'Aléna

il y a 9 heures 11 min

Face au risque d'un retrait américain de l'Aléna, le monde des affaires monte au front pour convaincre l'administration Trump de conserver l'accord de libre-échange affirmant qu'il a largement profité en 23 ans à la première économie mondiale.

Spot publicitaire télévisé expliquant pourquoi "l'Aléna est bon pour l'Amérique", multiplication des études démontrant les effets négatifs d'une sortie du traité, le dossier a été soumis aux sénateurs et la mobilisation, emmenée par la Chambre de commerce américaine, s'intensifie alors que les négociateurs du Canada, du Mexique et des Etats-Unis ont repris leurs tractations cette semaine à Mexico.

"Aux côtés de plusieurs autres groupes industriels, agricoles et du monde des affaires, nous avons porté le cas devant le Congrès ces dernières semaines", explique une porte-parole de la Chambre de commerce, la plus grande organisation patronale des Etats-Unis représentant plus de trois millions d'entreprises de tous secteurs et régions confondus.

Des discussions ont eu lieu avec les 100 sénateurs, précise-t-elle. Avec le même message, sortir de cet accord "serait une erreur". Pire, il serait "dévastateur" pour l'agriculture américaine notamment pour les producteurs de blé, estime l'organisation patronale.

Un retrait pur et simple "est toujours une option très probable, ce qui explique une telle pression du monde des entreprises", estime Monica de Bolle, experte au Peterson Institute for International Economics (PIIE).

En octobre, la quatrième session de discussions à Washington s'était soldée par des propositions américaines radicales comme une clause "crépusculaire" ("Sunset" en anglais) permettant d'abroger l'Aléna au bout de cinq ans ou l'abrogation du chapitre 19 permettant de régler les litiges commerciaux.

Mexico et Ottawa les avaient immédiatement rejetées demandant aux négociateurs de l'administration Trump de revoir leur copie.

- Président 'imprévisible' -

Ces propositions ont eu pour effet de "réveiller" les sénateurs et les entreprises qui jusque-là ne prenaient pas véritablement au sérieux les menaces du président américain, observe Edward Alden du Council of Foreign Relations.

"A leur décharge, ce président est imprévisible. (...) Il est difficile de discerner ce qui relève de la plaisanterie de ce qui constitue une menace", dit-il.

Donald Trump a martelé que l'Aléna était le "pire accord" de l'histoire, lui imputant le colossal déficit commercial (plus de 64 milliards de dollars) avec le Mexique et la destruction de milliers d'emplois.

Aujourd'hui, "diverses associations s'efforcent d'orienter positivement les discussions en tentant d'éloigner l'administration Trump de la rhétorique très sévère" lors des précédentes discussions, estime Monica de Bolle, pour qui la mobilisation produit un certain effet.

Pour preuve, dit-elle, la décision des ministres des trois pays de ne pas prendre part à la session de discussions en cours au Mexique évitant ainsi une escalade verbale. "Cela préserve la possibilité d'une sixième session en 2018", dit-elle.

"Le monde des affaires est désormais pleinement engagé. Et, il a à la fois de l'argent et de l'influence", renchérit Edward Alden.

- Elections -

Mais à l'approche des élections de mi-mandat en 2018, Donald Trump entend afficher des réussites politiques. Or la crainte, souligne Mme de Bolle, est qu'il annonce un retrait de l'Aléna, évoqué pendant sa campagne de 2016, s'il ne parvient pas à faire passer au Sénat sa réforme sur la fiscalité.

Dans un sondage publié cette semaine, 56% des Américains ont estimé que l'Aléna était bénéfique pour les Etats-Unis. Les seuls électeurs républicains sont toutefois 54% à estimer le contraire.

"Les gens oublient que l'Aléna a contribué largement au développement du commerce entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique", note Beth Ann-Bovino, chef économiste chez S&P Global. "Il a triplé depuis la mise en oeuvre du traité", passant de 290 millions de dollars en 1993 à plus de 1,1 milliard en 2016, rappelle-t-elle.

Selon elle, l'accord a contribué à renforcer la compétitivité de l'industrie manufacturière en forçant les entreprises à innover, "ce qui, in fine, a accru l'emploi et les opportunités d'investissement".

L'économiste souligne enfin qu'un retrait de l'accord conduirait à une hausse des prix freinant la consommation, traditionnel moteur de l'économie américaine, avec pour conséquence une baisse des revenus des entreprises.

Citant enfin une étude menée par le cabinet ImpactEcon, les pertes d'emplois non qualifiés pourraient s'élever à 250.000 dans les 3 à 5 ans après le retrait, dit-elle. En ajoutant les postes qualifiés, ce sont un million d'emplois supplémentaires qui pourraient disparaître.

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Vivre avec ses morts: la renaissance des cimetières australiens

il y a 9 heures 26 min

Directement du cimetière à l'assiette, l'huile de vénérables oliviers poussant au milieu des tombes est vendue en Australie, pour essayer de changer l'attitude des vivants envers la mort et les sites où sont enterrés les défunts.

Les autorités australiennes cherchent à réinventer les cimetières, surtout les plus anciens, chargés d'histoire, pour en faire aussi des territoires à explorer et des espaces de verdure au coeur de villes surpeuplées.

Malgré sa drôle d'origine, l'huile d'olive bien charpentée du cimetière West Terrace d'Adelaïde, capitale de l'Etat d'Australie méridionale, a du succès. Cette année, l'édition limitée produite pour marquer le 180e anniversaire du cimetière s'est envolée en un clin d'oeil.

"C'est très difficile d'essayer de vendre la mort, personne ne veut acheter cela", explique à l'AFP dans le bruissement des oliviers le directeur général de l'Autorité des cimetières d'Adelaïde, Robert Pitt.

Mais une visite au cimetière peut prendre "tout son sens" avec la vente d'huile produite sur place. "C'est vraiment un endroit particulier, on y ressent de la vénération et la présence de l'histoire", dit M. Pitt.

Cette initiative montre que les cimetières sont en train d'évoluer, pour ne plus être seulement des sites destinés au "repos des défunts", observe l'historienne Cathy Dunn.

Les cimetières les plus anciens comme West Terrace ou bien Rookwood à Sydney --le plus grand cimetière de l'hémisphère sud-- sont en outre de plus en plus appréciés des touristes, ajoute-t-elle.

Rookwood, qui porte officiellement le nom de "nécropole", abrite plus d'un million de défunts et attire les foules avec ses journées portes ouvertes, ses expositions-promenades annuelles autour de la sculpture et même des courses de vélo.

En septembre, pour fêter ses 150 ans, ce cimetière proposait du jazz live, des démonstrations sur la manière de creuser une tombe ou encore du maquillage pour les enfants.

Les généalogies en ligne permettent d'essayer d'attirer autant de gens que possible, explique à l'AFP le directeur général de Rookwood, George Simpson.

Son homologue d'Adelaïde envisage, lui, d'avoir recours à la réalité augmentée dans les cimetières sous son autorité pour transmettre des messages d'outre-tombe aux visiteurs.

- La mort en face -

Les cimetières australiens ont une autre bonne raison de se vouloir plus présents dans la vie quotidienne des gens: avec le vieillissement de la population, le taux de mortalité du pays devrait plus que doubler au cours des prochaines décennies.

"De plus en plus de personnes vont se retrouver confrontées avec leur propre finitude et celle de leurs proches et amis", relève M. Pitt.

Pour normaliser les discussions sur la fin de vie, l'Autorité des cimetières organise des événements intitulés "La mort en dînant", durant lesquels les invités partagent un repas tout en interrogeant des experts sur cette question.

"Notre expérience en tant qu'opérateurs de cimetières et coordinateurs de funérailles nous a appris que les personnes qui préparent leur mort et y pensent avant qu'elle ne survienne rendent les choses plus faciles pour ceux qu'elles laissent derrière elles", explique M. Pitt.

Mais tout le monde n'est pas forcément à l'aise avec l'idée de voir les cimetières accueillir des activités de loisirs. Les médias se sont fait l'écho cette année du mécontentement d'une famille de Melbourne alors que l'enterrement de leur grand-mère était retardé car il tombait en même temps qu'un tour de gastronomie historique.

Mais Maree Edwards, une habitante qui a enterré son père à Rookwood voilà quarante ans et a vu toute l'évolution du cimetière depuis, est convaincue que la rénovation du site et le changement d'attitude envers la mort permettront d'attirer plus de gens dans ce lieu de résidence des défunts.

"Il y a vingt ans, il n'y avait qu'une minuscule échoppe vendant des fleurs à l'entrée" du cimetière, se souvient-elle, "mais maintenant, il y a des cafés". Elle espère même voir sa fille la rejoindre un de ces jours pour passer le week-end ensemble... à Rookwood.

"Il faut adopter une mentalité différente pour venir ici et penser: +Dis donc, ça ne ressemble pas au pays sinistre des morts. C'est joli, c'est un endroit joyeux+". Et pour elle, "aussi bizarre que ça puisse paraître, c'est un plaisir d'être ici".

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Autonomes et électriques: les voitures du futur à portée de volant

il y a 9 heures 46 min

Elles seront autonomes, électriques et bouleverseront nos habitudes de déplacement: poussées par les progrès technologiques et les impératifs environnementaux, les voitures du futur ne sont plus très loin de notre quotidien, mais devront aussi surmonter certains écueils.

Alors que de plus en plus de pays annoncent l'abandon progressif des voitures à essence et diesel, les premières versions de ces véhicules sillonnent même déjà les routes du monde entier, entre voitures hybrides ou partiellement autonomes.

Le changement affecte également les mentalités, et notre rapport au fait de posséder un véhicule, quand il suffit maintenant de prendre son téléphone pour, en quelques minutes à peine, trouver une voiture à louer, ou un chauffeur.

Pour David Metz, un expert du Centre for Transport Studies de l'University College de Londres, les villes développées ont atteint un "pic" en matière d'automobiles, et sont désormais de moins en moins prêtes à faire de la place à ces véhicules autrefois jugés incontournables.

"Nous constatons que les zones urbaines à forte densité connaissent plus de succès avec moins de trafic", souligne-t-il, citant le quartier ultra-fréquenté de Leicester Square, en plein centre de Londres.

Signe de cette évolution, les urbanistes finissent par abandonner les modèles de plan quadrillé du XXe siècle axés sur l'automobile.

Les voitures personnelles, souvent inactives 23 heures par jour, subissent aussi la concurrence du covoiturage, des locations courte durée, et du partage de véhicules, des moyens de transport disponibles dans le monde entier et dopés par les technologies mobiles.

- Des "progrès" à faire -

A terme, ce sont les voitures autonomes qui sont appelées à révolutionner les déplacements.

Exemple? En Chine, des projets urbains sont développés pour n'autoriser que la circulation de véhicules électriques, autonomes et publiques, note Graeme Smith, directeur général d'Oxbotica, une société britannique concevant des logiciels pour véhicules autonomes.

"Dans ces villes, votre vie serait fondamentalement différente", dit-il à l'AFP.

Mais le secteur doit encore "faire des progrès", prévient-il, en réduisant le coût des capteurs qui équipent ces voitures, et en améliorant leurs performances.

Ce qui n'empêche pas certaines voitures partiellement autonomes de rouler déjà sur les routes. Au Royaume-Uni, les véhicules disposant d'une autonomie de niveau 4 (soit quasi-totale) devraient commencer à entrer sur le marché en 2021.

L'introduction des voitures sans conducteur pourrait contribuer à réduire significativement les embouteillages, notamment via le partage d'informations en temps réel sur l'état du trafic.

La transition vers les véhicules électriques est elle déjà bien amorcée, avec des constructeurs prêts à relever le défi. Volvo, par exemple, entend lancer uniquement des modèles électriques ou hybrides à compter de 2019.

"C'est vraiment l'objectif ultime de l'industrie automobile", déclarait récemment Eric Feunteun, directeur du programme véhicules électriques de Renault, lors d'une démonstration à Utrecht.

- Voiture volante ? -

L'initiative vient aussi des Etats: le Royaume-Uni et la France projettent ainsi de mettre fin aux ventes de voitures essence ou diesel d'ici 2040.

Ou encore des villes: Londres va mettre en place une zone réservée aux véhicules propres dans le centre-ville en 2019, et espère étendre la mesure au-delà du centre d'ici 2021.

Pour parvenir à s'imposer, les voitures du futur devront toutefois résoudre une série de difficultés, à commencer par la disponibilité inégale des bornes de rechargement électriques.

Une insuffisance "déplorable" qui s'ajoute aux problèmes d'autonomie de ces véhicules, regrette le journaliste automobile Matt Robinson, peu convaincu par les informations fournies par les constructeurs à ce sujet.

Matt Robinson s'interroge en outre sur la capacité des usagers à surmonter leur "peur" d'être pilotés par des machines.

A ces différents problèmes, les spécialistes imaginent déjà les solutions: des plateformes de recharge sans fil installés sous les routes, des métros capables de transporter des voitures, ou encore des voitures-drones volantes.

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Israël: Netanyahu à nouveau entendu pour corruption présumée, selon des médias

il y a 10 heures 6 min

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit être interrogé dimanche par la police, pour la deuxième fois ce mois-ci, dans deux affaires de corruption présumée, ont rapporté des médias israéliens.

Dans l'une des enquêtes, M. Netanyahu est soupçonné d'avoir reçu, illégalement, des cadeaux de riches personnalités, dont un producteur à Hollywood, Arnon Milchan. La valeur totale de ces cadeaux a été chiffrée par les médias à des dizaines de milliers de dollars.

M. Milchan, ami de longue date du Premier ministre, a lui-même été interrogé en septembre.

Une autre enquête cherche à déterminer si M. Netanyahu aurait essayé de conclure un accord secret avec le propriétaire du Yediot Aharonot pour une couverture favorable de la part du quotidien israélien.

M. Netanyahu s'est constamment défendu de tout méfait et se dit victime d'une campagne pour le chasser du pouvoir.

La police n'a pas confirmé les informations concernant les interrogatoires de dimanche, massivement évoqués par les médias israéliens.

Plus tôt ce mois-ci, Yitzhak Molcho, l'émissaire spécial du Premier ministre, et David Shimron, parent de M. Netanyahu et avocat de la famille, ont été interrogés par la police dans une affaire de corruption présumée autour de la vente par l'Allemagne à Israël de trois sous-marins militaires du géant industriel ThyssenKrupp.

M. Netanyahu lui-même n'est pas mis en cause dans cette affaire.

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