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Mis à jour : il y a 17 min 41 sec

L'ex-chef de campagne de Trump écroué jusqu'à son procès

ven, 06/15/2018 - 18:28

Une juge fédérale à Washington a révoqué vendredi la liberté conditionnelle de l'ex-chef de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, accusé de tentative de subornation de témoin dans l'enquête russe.

Le lobbyiste a été placé en détention à l'issue d'une audience au cours de laquelle son avocat a demandé en vain un contrôle judiciaire plus strict, lui permettant d'éviter la prison.

Cette décision représente une victoire pour le procureur spécial Robert Mueller, qui soutenait que l'incarcération de M. Manafort était nécessaire afin qu'il n'influence pas des témoins à son procès à venir.

Selon M. Mueller, Paul Manafort a ces derniers mois essayé de façon répétée de téléphoner ou d'envoyer des SMS à deux de ses anciens associés, dans l'objectif d'obtenir grâce à eux un tournant favorable de l'enquête en cours.

"Je ne peux pas faire la sourde oreille face à ces accusations", a justifié à l'audience la magistrate Amy Berman Jackson.

"Vous avez trahi la confiance placée en vous il y a six mois", a ajouté la juge fédérale, citée par BuzzFeed.

M. Manafort doit comparaître cet été devant la justice pour blanchiment, fraude fiscale et bancaire et lobbying illégal. Il dément toutes les charges qui le visent.

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Ile-de-France: vers la fin des Autolib'

ven, 06/15/2018 - 18:23

Les Autolib' bientôt à la casse ? Le syndicat gestionnaire va proposer à la centaine de communes adhérentes au service d'autopartage, dont Paris, de résilier le contrat passé avec le groupe Bolloré, en conflit ouvert avec la capitale, sur fond de grave déficit.

"Le groupe Bolloré ne nous a pas laissé le choix", a déploré vendredi dans un communiqué Catherine Baratti-Elbaz, présidente du Syndicat Autolib? Métropole et maire PS du 12e arrondissement de Paris, invoquant la rupture "il y a un mois (de) la procédure de conciliation" par le groupe Bolloré, concessionnaire du service de voitures électriques.

Au coeur du litige, une réclamation déposée fin mai par l'industriel, qui demande aux collectivités adhérant au service dans la métropole, en particulier Paris, de lui verser 46 millions d'euros par an, pour éponger la dette d'exploitation du service lancé en fanfare en 2011 sous Bertrand Delanoë (PS), jusqu'à la fin du contrat en 2023.

Après des débuts prometteurs, le dispositif, très novateur pour l'époque, fait face désormais à une révolution des façons de se déplacer, avec le vélo électrique, le VTC, la location de véhicules privés. Sans compter son image dégradée, aux voitures grises souvent sales.

La dette est estimée par le groupe à 293,6 millions, - une somme contestée par la Ville ,, mais qu'il est contractuellement obligé de donner de sa poche 60 millions d'euros.

"Les communes de la métropole ne verseront pas les 233 millions d?euros que le groupe Bolloré exige", a rétorqué Mme Baratti-Elbaz, qualifiant ces sommes d'"astronomiques" et jugeant qu'elles mettraient "en péril l?équilibre budgétaire des communes".

Sollicité par l'AFP, le groupe Bolloré n'a pas réagi.

Le Conseil syndical, qui fédère la centaine de communes adhérentes d?Autolib' se prononcera par vote le 21 juin sur la résiliation du contrat.

"Selon les premières estimations réalisées par le syndicat, le coût de cette résiliation pour les communes sera de plusieurs dizaines de millions d?euros, soit un coût considérablement inférieur aux 233M? exigés par le groupe Bolloré", assure la présidente du Syndicat.

- Quelle solution de remplacement ? -

La Mairie, qui doit déjà faire face à la crise du Vélib depuis le début de l'année, avait fait l'objet d'un feu nourri de l'opposition LR au Conseil, dénonçant sa "gestion hasardeuse", et estimant que "les services rendus ne sont pas à la hauteur de la capitale de la France".

"Après le fiasco Velib, le fiasco Autolib", avait également ironisé la conseillère LFI Danièle Simonnet.

Autolib' a été en son temps "une belle invention, avec une vision révolutionnaire qui a offert et offre un service apprécié aux Parisiens et métropolitains" mais qui devient désormais "un peu moins séduisant", avait déclaré la maire de Paris Anne Hidalgo, qualifiant alors d'"abracadabrantesque" la somme demandée par le groupe Bolloré.

"La délégation de service public" pour le dispositif "n'est plus à l'ordre du jour", a rajouté la maire PS mercredi, plaidant pour "le principe d?une plateforme de régulation".

"La résiliation d?Autolib? est l?opportunité de mettre au service des usagers de nouvelles solutions", a renchéri vendredi la présidente du Syndicat, jugeant que "le service se dégrade et que les usagers s?en plaignent".

Anne Hidalgo avait déjà réuni lundi après-midi des constructeurs automobiles pour discuter d'alternatives à Autolib' comme "Renault, PSA, BMW, Volkswagen, Daimler, Drivy, Ubeeqo, Zipcar, Citiz, Communauto, Car2Go, Vulog, Zencarz, Sixt, Hertz et Clem?", selon la Ville.

"Il ne s?agira pas de remplacer Autolib? par un seul acteur, mais par plusieurs qui proposeront des solutions complémentaires", précise le communiqué, citant en exemples "des trajets intramuros", des trajets vers et depuis la petite couronne, mais aussi des locations longue durée pour "partir en week-end".

Les premières "solutions" seront "initiées avant la fin de l'année" selon Mme Baratti-Elbaz.

Pour qu'une probable résiliation "ne pèse pas sur les usagers", le syndicat promet de faire "le maximum pour que le service ne s?arrête pas du jour au lendemain", mais en appelle pour cela à la "responsabilité" du groupe Bolloré "pour prévoir une transition acceptable".

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"Provocation" ou avancées: les syndicats de cheminots divisés après la réunion sur le rail

ven, 06/15/2018 - 18:20

Les syndicats sont sortis divisés vendredi de la réunion tripartite avec le gouvernement et le patronat du secteur ferroviaire, la CGT Cheminots dénonçant une "provocation", tandis que CFDT et Unsa, tout comme le patronat et la ministre Elisabeth Borne, y ont vu des avancées.

Après avoir annoncé le matin la poursuite du mouvement de grève à la SNCF en juillet, le leader de la CGT Cheminots, Laurent Brun a estimé ne pas avoir perçu l'existence de "solutions de sortie" de crise dans cette rencontre. "Dans les mois qui viennent, les cheminots sauront être à la pointe de la contestation de ce gouvernement", a-t-il insisté.

Egalement très en pointe dans la mobilisation qui a démarré début avril, Erik Meyer, secrétaire fédéral de SUD-Rail, a assuré que "les grévistes continueront à mettre la pression le temps nécessaire pour être entendus et que s'ouvrent enfin de vraies négociations".

"Le gouvernement refuse le dossier et passe le bébé au patronat du ferroviaire et aux organisations syndicales", a-t-il regretté, en référence à cette réunion, qui visait à jeter les bases d'une nouvelle convention collective dans la branche ferroviaire, pour les salariés qui n'auront pas été embauchés au statut de cheminot.

Son syndicat défend le principe de grèves ciblées sur "des dates importantes, qui font sens pour les cheminots".

A l'inverse, Roger Dillenseger, secrétaire général de l'Unsa ferroviaire, a relevé pendant ces presque trois heures de réunion "des éléments importants que nous allons soumettre à nos structures". Disant ressentir un "a priori favorable de cette réunion", il a jugé "plutôt positive" l'intervention de l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP, patronat du secteur).

Interrogé sur l'unité de l'intersyndicale, les trois ont reconnu qu'elle ne tiendrait peut-être pas.

"Si la SNCF fait un geste et si ce qui nous a été dit" lors de la réunion de vendredi "est confirmé, nous porterons ces propositions-là à nos équipes, à nos adhérents, qui décideront en toute démocratie et pour ce faire nous avons un conseil national mardi", a déclaré le représentant de la CFDT, Didier Aubert, soulignant que certaines de ses demandes ont "été actées".

Côté patronal, le président de l'Union des transports publics et ferroviaires, Thierry Mallet, a souligné que "l'UTP propose une convention collective de haut niveau" et relevé qu'il y avait "des organisations syndicales, et notamment l'Unsa et la CFDT, qui étaient prêtes à ouvrir ce dialogue, et à engager les discussions sur cette convention collective de branche".

Avec la CGT et SUD-Rail, "il y a des points de vue différents, on est au début de la négociation".

Quant à la ministre Élisabeth Borne, elle a noté que "l'UTP a pu faire des avancées depuis le document qu'elle a présenté le 24 mai dernier". "Je pense qu'on a des convergences avec certaines organisations syndicales", a-t-elle ajouté, se disant "confiante sur la façon dont cette négociation de branche va se dérouler dans les 18 prochains mois".

La réforme ferroviaire a été définitivement adoptée jeudi par le Parlement.

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Mondial-2018: dix jours d'arrêt pour Dzagoev, selon son coéquipier Golovin

ven, 06/15/2018 - 18:18

Le milieu de terrain russe Alan Dzagoev, sorti sur blessure lors du premier match de la Coupe du monde face à l'Arabie saoudite, sera absent une dizaine de jours, a déclaré vendredi son coéquipier Alexander Golovin.

"On n'a pas le diagnostic exact mais ça sera probablement 10 jours (d'arrêt). Ce qui est clair, c'est qu'Alan ne participera pas au prochain match. Mais on espère que les médecins feront le maximum et qu'il reviendra bientôt", a affirmé Golovin.

Alan Dzagoev est sorti à la 23e minute après avoir brusquement interrompu une course en se tenant l'arrière de la cuisse. Il a été remplacé par Denis Cheryshev, auteur d'un doublé pour la large victoire de son équipe face à l'Arabie saoudite (5-0).

La Fédération russe de football a indiqué sur son compte Twitter que Dzagoev souffre d'une lésion aux ischio-jambiers. La Russie jouera son prochain match face à l'Egypte le 19, puis affrontera l'Uruguay le 25.

"Après le match, c'était difficile de s'endormir. J'ai dû m'endormir vers quatre heures du matin, l'émotion n'était toujours pas passée", a ajouté Alexander Golovin lors d'un point presse après l'entraînement de la Sbornaïa, décalé pour permettre aux joueurs de suivre la victoire de l'Uruguay sur l'Egypte (1-0).

Auteur d'un but et de deux passes décisives contre l'Arabie saoudite, le joueur du CSKA Moscou (22 ans) est suivi par plusieurs grosses écuries européennes mais a assuré "rester insensible" à ces sollicitations.

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A Mossoul, un Aïd sans armes... même en plastique

ven, 06/15/2018 - 18:15

A Mossoul, pour l'Aïd el-Fitr, les petits Irakiens recevront des jouets en pagaille mais pas de pistolets et autres armes en plastique, pour tourner la page des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) qu'ils ont côtoyés durant trois ans.

Le jour de la fête qui clôt le mois de jeûne du ramadan, les enfants sont rois. Pour les garçons, le cadeau de prédilection est un pistolet en plastique ou des pétards.

Mais cette fois, après trois ans sous la férule de l'EI, qui entraînait des enfants-soldats et enseignait les mathématiques en primaire en additionnant les balles et autres grenades, ces jouets ne sont plus les bienvenus à Mossoul, dans le nord de l'Irak.

Les ruines de la vieille ville rappellent cruellement les neuf mois de sanglants combats urbains, qui ont abouti à la reprise de la deuxième cité du pays par les forces irakiennes en juillet 2017.

Alors pas question de célébrer la violence ou d'accentuer des traumatismes que tous tentent d'enfouir.

Pour la première fois, Oum Berqis a refusé d'acheter des jouets représentant des armes à ses quatre garçons.

"Les armes ont détruit notre ville et blessé nos enfants, donc cette année, pas question d'acheter des pistolets en plastique", dit à l'AFP cette veuve de 50 ans. "On déteste tout ce qui nous rappelle la violence".

Ali Mouayed, un père de 35 ans, s'est lui aussi abstenu d'acheter une arme en plastique. "Ce n'est pas une bonne idée et, de toute façon, cette année je n'en ai pas trouvé dans mon quartier", dit-il à l'AFP.

- "Envoyer un message" -

Plus loin, dans les allées du souk historique Nabi Younès, il y a bien des armes factices en vente, mais un bon samaritain, qui préfère rester anonyme, tente de toutes les acheter pour "envoyer un message aux commerçants".

"C'est pour qu'ils arrêtent de les mettre sur leurs étals", dit-il à l'AFP.

"J'espère même obtenir une interdiction officielle à cause du mal énorme que les armes infligent aux enfants et à la société en général", poursuit-il, avant de filer vers un nouvel étal pour acheter d'autres pistolets et pétards.

A Mossoul, dont l'EI avait fait sa capitale en Irak, le sujet préoccupe tellement que vendredi matin, lors de la prière de l'Aïd, une part du sermon prononcé dans les mosquées de la ville y a été consacrée.

La violence, c'est fini, ont martelé les imams qui ont appelé les commerçants à ne pas vendre ces armes en plastique et les parents à choisir d'autres cadeaux pour diffuser la "joie" et l'"optimisme".

Le message semble être passé dans plusieurs quartiers de Mossoul où, pour la première fois, le bruit des pétards et autres feux d'artifice ne s'est pas fait entendre pour l'Aïd el-Fitr.

Sur une rive du Tigre, le seul bruit qui résonne est celui des rires et des cris d'enfants au milieu de familles qui piquent-niquent dans un parc.

- "Fin du cauchemar" -

De l'autre côté du fleuve, cheikh Ali Hatem, longue robe traditionnelle et turban sur la tête, a mené la prière de l'Aïd dans la mosquée al-Baher, au coeur de la vieille ville.

Pourtant, autour de lui, tout n'est que ruines, carcasses de voitures éventrées et calcinées et maisons réduites en tas de gravats.

"Nous allons travailler à la reconstruction et si Dieu le veut, pour le prochain Aïd nous prierons ici" dans une mosquée rénovée, veut-il croire.

La cité historique a perdu ses joyaux: le très emblématique minaret penché a été dynamité par l'EI et plusieurs mosquées ont été rasées.

Malgré les destructions et les milliers de morts dans la bataille pour la reprise de la ville, "cette année, je ressens enfin de la joie pour l'Aïd après la fin du cauchemar de l'EI", s'enthousiasme Oum Sarmad, fonctionnaire de 32 ans.

"On doit laisser la tristesse derrière nous si on veut que notre ville adorée retrouve sa vie normale", assure à l'AFP cette habitante de Mossoul, carrefour commercial et culturel du Moyen-Orient depuis des siècles.

Et ce retour semble déjà bien entamé: "les femmes ne portent plus le long voile noir intégral, les hommes ne sont plus habillés à l'afghane et nous pouvons de nouveau visiter les cimetières comme c'est la tradition, alors que l'EI nous l'interdisait", se réjouit Oum Sarmad.

"Les années passées, j'ai passé l'Aïd enfermée à la maison (...) parce que j'avais peur des jihadistes", se rappelle Oum Maher, femme au foyer de 41 ans. Maintenant, "on en a fini avec ces criminels, on est libres", se félicite-t-elle.

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Tentative de dialogue au Nicaragua, après deux mois de violences

ven, 06/15/2018 - 18:14

Le gouvernement du président du Nicaragua Daniel Ortega et l'opposition tentent vendredi de renouer le dialogue, dans un pays secoué depuis deux mois par une vague de contestation qui a fait 162 morts.

Jeudi, la journée de grève générale a encore alourdi le bilan de cette crise, quatre personnes au moins - dont un adolescent de 15 ans - ayant été tuées par balle dans des assauts donnés par les forces anti-émeutes et des milices paramilitaires progouvernementales contre les barricades érigées par les manifestants, selon le Centre nicaraguayen des droits de l'homme (Cenidh).

"Ortega continue sa politique criminelle contre le peuple du Nicaragua parce qu'il ne veut pas quitter le pouvoir, bien que le peuple lui dise de s'en aller", a dénoncé à l'AFP Azhalea Solis, une représentante de l'alliance de l'opposition.

Malgré les tensions, les deux camps sont appelés vendredi à s'asseoir à nouveau autour de la table de discussions pour une réunion de concertation.

Au cours de la réunion, prévue à 10H00 (16H00 GMT), les évêques catholiques, qui jouent le rôle de médiateur, feront connaître la réponse du président Ortega - un ex-guérillero de 72 ans, au pouvoir depuis 2007 après l'avoir déjà été de 1979 à 1990 - à leur proposition de réformes de la vie politique.

"Nous avons reçu la réponse du président de la République aux propositions que (...) nous lui avons présentées pendant la rencontre qui s'est déroulée" la semaine dernière", ont dit les évêques. Et "nous allons (la) faire connaître à la communauté nationale et internationale" vendredi.

- "Résistance" -

L'Eglise avance prudemment dans son rôle de médiatrice, refusant de jouer le jeu du président : le 30 mai, elle n'avait ainsi pas hésité à suspendre le dialogue après la répression exercée contre les manifestations organisées pour la fête des mères, qui avait fait 16 morts.

Héros de la révolution sandiniste de 1979, qui avait renversé la dictature des Somoza, Daniel Ortega est lui soumis à une pression croissante, la mobilisation contre lui s'amplifiant : jeudi, la grève générale décrétée par l'opposition a été largement observée, paralysant le pays avec des rues vidées de toute circulation, des commerces abaissant le rideau et des entreprises privées fermées.

"Cela a été une activité civique de résistance face à la répression du gouvernement", a souligné Azhalea Solis, qualifiant la grève de succès.

La grève "est une manière de faire pression sur ce gouvernement qui commet des atrocités", a confié une habitante de la capitale Managua, où la population a frappé contre des casseroles pour signifier son rejet du président. "Nous voulons un Nicaragua libre", a-t-elle ajouté.

La plupart des manifestations semble presque avoir oublié l'étincelle qui avait déclenché les premiers rassemblements de colère, le 18 avril : le gouvernement venait alors de dévoiler une réforme de la Sécurité sociale augmentant les cotisations pour tenter d'équilibrer le régime de retraites.

La réforme a vite été abandonnée mais le courroux populaire n'est pas retombé : les Nicaraguayens expriment désormais leur exaspération face à la confiscation du pouvoir par Daniel Ortega et son épouse Rosario Murillo, vice-présidente, et au manque de libertés dans ce pays pauvre d'Amérique centrale.

- Regain de violences -

Le Nicaragua connaît notamment un regain de violences depuis lundi après que les forces de sécurité ont tenté de démanteler de force les barricades dressées sur les routes.

Armés de frondes et de mortiers artisanaux face aux fusils des policiers anti-émeutes, les manifestants ont bloqué en plusieurs points les axes routiers, paralysant des milliers de camions et désorganisant l'approvisionnement.

Ces blocages ont miné la fragile économie nationale, avec un coût qui pourrait atteindre plus de 900 millions de dollars si le conflit se prolongeait, selon la Fondation nicaraguayenne pour le développement social et économique (Funides).

Après l'avoir longtemps soutenu, les milieux d'affaires ont coupé les ponts avec le président Ortega, lui reprochant la violente répression des manifestations.

Et la communauté internationale est elle aussi très critique : ces dernières semaines le Parlement européen, Amnesty international, l'ONU ou encore la Cour interaméricaine des droits de l'homme (CIDH) ont dénoncé le zèle des forces de l'ordre.

Le président Ortega "aggrave la crise en réprimant et en tuant", a dénoncé sur Twitter l'évêque auxiliaire de Managua, Silvio Baez, alors que "ce que crient les gens dans la rue c'est: qu'il s'en aille!".

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Des milliers de personnes aux funérailles d'un journaliste tué au Cachemire indien

ven, 06/15/2018 - 18:06

Des milliers de personnes se sont rassemblées vendredi au Cachemire indien pour les funérailles d'un éminent journaliste assassiné la veille par trois hommes à moto non identifiés.

Shujaat Bukhari, rédacteur en chef du quotidien anglophone Rising Kashmir, venait de pénétrer jeudi soir dans son véhicule garé devant ses bureaux de la grande ville de Srinagar lorsqu'il a été tué par balles à bout portant.

Deux de ses gardes du corps ont également péri dans l'attaque.

L'identité des agresseurs n'est pas connue, mais la police de Srinagar a diffusé des bandes de vidéosurveillance sur lesquelles ils apparaissent sur leur moto. La police a annoncé l'arrestation d'un quatrième suspect.

Ce suspect a été identifié grâce à une vidéo le montrant en train de prendre un pistolet dans le véhicule du journaliste avant de disparaître de la scène du crime.

Un responsable de la police, S.P. Pani, a déclaré lors d'une conférence de presse que la police travaillait sur l'hypothèse d'une "conspiration plus large". "C'est un crime lié au terrorisme, nous enquêtons", a-t-il dit.

Vendredi, une cérémonie funéraire pour le journaliste s'est tenue dans la grande mosquée Jama Masjid de Srinagar, suivie d'un enterrement dans son village natal.

Défenseur d'une résolution pacifique du conflit du Cachemire, M. Bukhari était sous protection policière après trois attaques contre lui au cours de la dernière décennie.

Son journal lui rendait hommage vendredi avec un portrait en noir et blanc s'étalant sur toute la une.

"Nous ne nous laisserons pas intimider par les lâches qui t'ont ravi à nous. Nous maintiendrons ton principe de dire la vérité même si elle déplaît", a déclaré l'équipe de Rising Kashmir dans son éditorial.

Shujaat Bukhari avait pris part à des pourparlers de paix informels avec des représentants pakistanais l'année dernière à Dubaï.

Son assassinat a également provoqué l'émotion dans la partie du Cachemire sous administration pakistanaise. Dans la capitale régionale Muzaffarabad, quelque 250 manifestants ont réclamé une enquête indépendante sur sa mort.

Le Cachemire est de facto divisé entre l'Inde et le Pakistan depuis la fin du règne colonial britannique en 1947 et les deux puissances nucléaires d'Asie du Sud en revendiquent chacune la souveraineté intégrale.

L'Inde stationne un demi-million de soldats dans la partie qu'elle contrôle, en faisant l'une des zones les plus militarisées du monde. New Delhi y combat des groupes rebelles qui réclament l'indépendance du Cachemire ou son rattachement au Pakistan.

Au moins une dizaine de journalistes ont été tués au cours des trente dernières années au Cachemire indien. La plupart des meurtres ne sont jamais résolus.

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Crise de l'Aquarius : la France et l'Italie tournent la page

ven, 06/15/2018 - 17:56
Emmanuel Macron et le président du Conseil italien Giuseppe Conte ont affiché des positions communes sur la crise migratoire, qui avait généré de fortes tensions depuis une semaine.
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Cyclisme: Pinot, contraint au forfait pour le Tour, vise la Vuelta et les Mondiaux

ven, 06/15/2018 - 17:54

Pour la première fois depuis 2012, l?année où il avait découvert l?épreuve reine du cyclisme, le Français Thibaut Pinot va manquer le Tour de France: il a annoncé vendredi son forfait à plusieurs médias dont l?AFP qu?il a reçus chez lui, près de Lure en Haute-Saône.

"J?ai fait presque vingt jours sans vélo et avec tout ce que j?ai pris comme antibiotique le corps a besoin de récupérer et de souffler", a expliqué le leader de la formation Groupama-FDJ, toujours pas remis de la pneumopathie contractée sur le Tour d?Italie qui l?avait contraint à l?abandon il y a trois semaines.

"Le samedi matin j?ai compris, se souvient le coureur de 28 ans. Déjà dès le soir quand je me suis couché, j?ai beaucoup toussé, j?ai dû dormir 3-4h. Le lendemain j?ai senti que j?étais pas bien, fiévreux. Je passe le premier col avec les meilleurs -- je ne sais pas comment j?ai fait -- et dans la descente j?ai froid alors qu?il fait chaud à cause de la fièvre et j?ai des frissons."

Depuis son abandon, le troisième du Tour de France 2014 n?est remonté sur un vélo que la veille et encore: "C?était du vélo plaisir, juste pour me vider la tête", précise-t-il. Le grimpeur se requinque à son chalet niché sur une colline boisée, auprès de ses chèvres et ses ânes, avec des objectifs en tête: "Maintenant que je sais que je ne fais pas le Tour de France, je me raccroche à autre chose: la Vuelta en fait partie et le championnat du monde aussi."

"L?idée est de se projeter sur la deuxième partie de saison", confirme le patron de l?équipe Groupama-FDJ Marc Madiot également présent à point presse. "Mais avant d?échafauder quelque-chose, on va d?abord attendre. Il est encore sous traitement et il va refaire des examens d?ici huit à dix jours. Si tout est enfin rentré dans l?ordre, alors on basculera sur la suite."

- Tout pour le Tour l'année prochaine -

Le coureur franc-comtois espère pouvoir commencer début juillet sa préparation pour le Tour d?Espagne qui commence le 25 août: "Il restera six semaines jusqu?à la Vuelta, ça me paraît cohérent mais il ne faut pas qu?il y ait de contretemps", prévient-il.

Surtout, il a en ligne de mire la course en ligne des championnats du monde, taillée pour les grimpeurs, qui se tient le 30 septembre à Innsbruck dans le Tyrol autrichien: "C'est un gros objectif, peut-être l?un des plus gros de ma carrière en dehors des grands tours parce que d?ici la fin de ma carrière on ne retrouvera pas un championnat du monde aussi dur. C?est l?année ou jamais."

Après deux années consacrées en priorité au Giro, Pinot veut se concentrer uniquement au Tour de France la saison prochaine: "Quoi qu?on en dise, qu?il y ait sept ou huit semaines entre les deux courses, après le Tour d?Italie, c?est toujours difficile. On l?a vu cette année, sur le plan physique, c?est la course la plus dure."

Tant pis si ses mois de juillet ont été compliqués ses dernières années -- il a abandonné les deux dernières éditions du Tour (2016, 2017) à chaque fois diminué par la maladie -- et tant pis s?il préfère la discrétion et la tranquillité, Pinot compte retrouver l'effervescence de la Grande Boucle en 2019, l?épreuve qui l?avait révélé en 2012 à 22 ans seulement (10e du classement et victoire d?étape): "C?est sur le Tour que j?ai eu mes plus belles émotions et je veux en revivre."

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La Bourse de Paris finit en recul de 0,48%

ven, 06/15/2018 - 17:48

La Bourse de Paris a fini en recul vendredi (-0,48%), l'optimisme généré par les annonces de la BCE ayant cédé la place aux craintes engendrées par le retour des tensions commerciales.

L'indice CAC 40 a perdu 26,58 points à 5.501,88 points dans un volume très élevé de 8,4 milliards d'euros. La veille, il avait fini en hausse de 1,39%.

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Mondial-2018: l'ex-président brésilien Lula consultant sportif depuis sa prison

ven, 06/15/2018 - 17:48

L'ex-président brésilien Lula, incarcéré depuis deux mois pour corruption, entamera la semaine prochaine une nouvelle carrière de consultant sportif, commentant par écrit l'actualité du Mondial-2018 pour une chaîne de télévision locale de Sao Paulo.

"Nous avons un nouveau consultant exclusif, Luiz Inacio Lula da Silva. Ce n'est pas une blague", a affirmé dans une vidéo sur Facebook José Trajano, présentateur de l'émission quotidienne à laquelle l'icône de la gauche participera à distance, une information confirmée vendredi à l'AFP par l'Institut Lula.

"Il va nous écrire ses impressions et nous les envoyer. Nous les mettrons à l'écran, entre guillemets, et elles seront lues à l'antenne", a ajouté ce journaliste sportif de 71 ans très respecté au Brésil, ex-directeur de la chaîne ESPN Brasil et militant de gauche notoire.

La première chronique du consultant-prisonnier Lula sera lue lors de l'émission de lundi, au lendemain du premier match du Brésil en Russie, contre la Suisse, sur la chaîne TVT, liée au syndicat des métallurgistes de Sao Bernardo do Campo, qu'il a présidé dans les années 70.

Accusé d'avoir reçu un appartement en bord de mer de la part d'une entreprise du bâtiment en échange de faveurs pour l'octroi de marchés publics, Lula a commencé à purger en avril une peine de 12 ans et un mois de prison à Curitiba (Sud).

Il rejette toutes les accusations en bloc, dénonçant un complot pour l'empêcher de se présenter à la présidentielle d'octobre, pour laquelle il demeure très largement en tête des intentions de vote malgré son incarcération.

- "Une équipe équilibrée" -

Dès sa première journée en prison, Lula avait été autorisé à installer une télévision dans sa cellule pour assister au sacre de son équipe de coeur, les Corinthians, en finale du championnat de l'Etat de Sao Paulo.

Depuis qu'il est incarcéré, l'ex-président (2003-2010) a transmis par l'intermédiaire de proches venus lui rendre visite de nombreux messages par écrit à destination de ses partisans, amplement diffusés sur les réseaux sociaux par sa formation politique, le Parti des Travailleurs (PT).

Début mars, lors d'un entretien à l'AFP à Sao Paulo, Lula avait montré son optimisme quant aux chances de la Seleçao de remporter son sixième titre en Russie.

"Le Brésil est compétitif, nous avons un bon sélectionneur, une équipe équilibrée et des joueurs avec une bonne expérience internationale", avait-il affirmé.

Mais Lula avait également considéré que l'Allemagne, la France, l'Angleterre et la Belgique étaient aussi "bien préparées" et que l'Argentine allait "arriver en force" parce que Messi doit "régler sa dette envers le peuple argentin" pour sortir de l'ombre de Diego Maradona.

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Guerre commerciale: la croissance mondiale pourrait payer les pots cassés

ven, 06/15/2018 - 17:45

Les Etats-Unis ont annoncé vendredi des sanctions contre la Chine qui promet à son tour des représailles: la croissance mondiale, qui a résisté pour l'instant aux tensions commerciales, risque d'en payer les pots cassés.

La décision du président américain Donald Trump d'imposer des tarifs douaniers de 25% sur 50 milliards de dollars d'importations chinoises et celle de Pékin de répliquer à l'identique constituent un pas de plus vers le scénario catastrophe redouté par les économistes et les institutions internationale: l'escalade.

Les avertissements se sont multipliés en vain ces dernières semaines : "S'il y a escalade dans le conflit commercial, il y a menace d'un ralentissement mondial. Et nous voyons déjà des signes que ce processus à la baisse a déjà commencé", a prévenu le directeur de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), Roberto Azevedo, dans une interview cette semaine au quotidien allemand Handelsblatt.

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) avait déjà lancé un appel à la fin des hostilités à fin mai, quand elle avait appelé les pays à éviter une guerre commerciale pour ne pas plomber une reprise qui a enfin atteint son niveau d'avant-crise.

Au cours des derniers mois, des indicateurs avaient déjà révélé les inquiétudes au fur et à mesure que Washington brandissait ses menaces.

Le moral des investisseurs allemands, tel que mesuré par l'institut ZEW, a par exemple nettement flanché en juin pour retomber à son plus bas niveau depuis 5 ans.

Adam Slater, économiste chez Oxford Economics, a toutefois minimisé pour l'instant l'impact sur la croissance. "Le ralentissement observé dans les chiffres sur le commerce n'a probablement pas de lien direct avec ces mesures protectionnistes", a-t-il expliqué.

Il s'est toutefois empressé de prévenir qu'une "escalade" pourrait "renforcer le ralentissement".

Ces risques interviennent alors que l'économie mondiale commence à subir le rebond des prix du pétrole et surtout la hausse des taux américains, qui complique la situation de pays émergents comme la Turquie et l'Argentine, incapables d'enrayer la chute de leur devise.

- Une Europe isolée -

Une escalade entre les Etats-Unis et la Chine ne ferait qu'empirer la situation: "si cela dégénérait en guerre commerciale, cela pourrait avoir un impact beaucoup plus préoccupant", a prévenu Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne, sur la radio Europe 1.

"C'est tout le fonctionnement de l'économie mondiale qui est à revoir et une Europe qui se retrouve un peu seule dans le jeu mondial", a-t-il commenté.

Une guerre commerciale ouverte, avec un Donald Trump mettant à exécution sa menace de taxer les importations de voitures par exemple, tomberait à un mauvais moment pour l'économie européenne, qui commence à s'essouffler après avoir renoué avec une forte croissance l'an dernier.

Le président de la BCE, Mario Draghi, a revu jeudi à la baisse sa prévision de croissance en zone euro cette année à 2,1%, contre 2,4% auparavant, mais en refusant d'attribuer ce ralentissement à M. Trump.

"Les conséquences directes ont été limitées jusqu'à présent", a-t-il souligné.

En Allemagne, la plupart des indicateurs - exportations, moral des investisseurs, production et commandes industrielles - se sont nettement détériorés depuis le début de l'année.

La Bundesbank a d'ailleurs abaissé fortement ses prévisions vendredi et ne table plus que sur 2% de croissance cette année, contre 2,5%.

Aux Etats-Unis, où l'économie carbure à pleine régime, les menaces de M. Trump inquiètent aussi: le livre beige de la banque centrale américaine (Fed), rendu public fin mai, s'est fait l'écho "d'incertitudes au sein des entreprises aux Etats-Unis".

Son président, Jerome Powell, a certes reconnu jeudi que "les préoccupations augmentaient à propos des changements de politique commerciale" mais il aussitôt rappelé que l'économie américaine se portait au mieux en ce moment.

En Chine, paradoxalement, les tensions commerciales ont eu jusqu'ici un effet dopant pour l?activité.

L'activité manufacturière a accéléré en mai de façon inattendue, à son rythme le plus rapide depuis huit mois, et les exportations chinoises ont grimpé de 12,6% sur un an en mai, avec un bond de 11,6% vers les seuls Etats-Unis.

"Cela peut simplement signifier que des exportateurs ont avancé l'envoi de leur produits" pour éviter des ruptures d'approvisionnements ou des barrières douanières en cas d'intensification des tensions commerciales, observait le mois dernier Betty Wang, une analyste d?ANZ.

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Mondial-2018: la chaîne Fox s'excuse pour le doigt d'honneur de Robbie Williams

ven, 06/15/2018 - 17:45

La chaîne américaine Fox Sports, qui retransmet le Mondial aux Etats-Unis, a présenté des excuses publiques après que le chanteur Robbie Williams a fait aux caméras un doigt d'honneur lors de la cérémonie d'ouverture.

Alors qu'il interprétait le titre "Rock DJ" sur la pelouse du stade Loujniki de Moscou, l'une des stars de la pop britannique a ostensiblement brandi son majeur devant la caméra.

Il venait alors de chanter la phrase "I did this for free" (j'ai fait ça gratuitement), qui ne figure pas dans les paroles originales de la chanson et y avait été ajoutée.

Robbie Williams ne s'est pas expliqué sur son geste, que beaucoup ont interprété comme une réplique aux critiques qui lui avaient reproché d'avoir accepté de chanter en Russie.

"Dans la mesure où la retransmission était en direct, nous ne savions pas ce qui se produirait durant le spectacle de Robbie Williams et nous nous excusons", a déclaré la chaîne dans une réaction transmise à l'AFP.

Le 1er février 2004, lors du spectacle de la mi-temps du Super Bowl, Justin Timberlake avait arraché, en direct, un bonnet de soutien-gorge de la chanteuse Janet Jackson, révélant un sein.

L'affaire avait fait scandale et affecté durablement la carrière de Janet Jackson.

La plupart des grandes chaînes avait alors renforcé l'utilisation d'un délai de quelques secondes, qui permettait de biper un juron ou de flouter un geste susceptible de prêter à controverse.

Cela n'avait pas empêché la chanteuse M.I.A. de faire un doigt d'honneur lors de sa prestation de la mi-temps du Super Bowl de 2012. L'artiste britannique avait, plus tard, dédommagé la ligue de football américain NFL, qui l'avait attaquée en justice pour son geste.

Fox Sports, qui retransmet en exclusivité la Coupe du monde aux Etats-Unis, a indiqué que la cérémonie avait été produite par un tiers et non par la chaîne elle-même.

Elle n'a donc pu flouter le doigt d'honneur de Robbie Williams car elle ne produisait pas les images et n'était que diffuseur.

Le groupe Fox a déboursé plus de 400 millions de dollars pour les droits de diffusion aux Etats-Unis des Coupes du monde 2018 et 2022, qu'elle partage avec Telemundo (groupe Comcast), qui a elle versé près de 600 millions de dollars.

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Autolib': le syndicat gestionnaire propose la résiliation du contrat avec Bolloré

ven, 06/15/2018 - 17:42

Le Syndicat Autolib? Métropole proposera le 21 juin aux 98 communes qui le composent, dont Paris, de résilier le contrat conclu avec le groupe Bolloré pour ce dispositif de voitures électriques en autopartage, a-t-il annoncé vendredi.

"En rompant il y a un mois la procédure de conciliation et en exigeant le versement par les communes de sommes astronomiques, le groupe Bolloré ne nous a pas laissé le choix" et "les communes de la métropole ne verseront pas les 233 millions d?euros que le groupe Bolloré exige", précise dans un communiqué Catherine Baratti-Elbaz, présidente du Syndicat.

"Nous estimons par ailleurs que cette délégation de service public est obsolète dans sa forme, au regard des nouveaux usages. C?est la raison pour laquelle le conseil syndical est appelé à voter le 21 juin prochain la résiliation du contrat Autolib?", ajoute-t-elle.

"Nous ne pouvons accepter de maintenir à flot le service déficitaire du délégataire, alors même que le service se dégrade et que les usagers s?en plaignent. Payer les sommes astronomiques exigées par le groupe Bolloré pourrait mettre en péril l?équilibre budgétaire des communes concernées", met en garde la présidente.

Le groupe Bolloré a estimé à 293,6 millions d'euros la dette d'exploitation du service lancé en fanfare en 2011 sous Bertrand Delanoë (PS), jusqu'à la fin du contrat en 2023.

Contraint par contrat à donner de sa poche 60 millions d'euros, il a demandé aux collectivités utilisatrices du service dans la métropole, dont surtout Paris, de lui verser 46 millions d'euros par an pour régler le reste.

Selon le syndicat, les premières estimations qu'il a réalisées montrent que le coût de cette résiliation pour les communes sera de "plusieurs dizaines de millions d?euros, soit un coût considérablement inférieur aux 233 millions d'euros exigés par le groupe Bolloré".

Pour que "cette résiliation ne pèse pas sur les usagers, le Syndicat Autolib? Métropole et la Ville de Paris feront le maximum pour que le service ne s?arrête pas du jour au lendemain. Cela dépendra en grande partie du groupe Bolloré, et nous en appelons à sa responsabilité pour prévoir une transition acceptable vers de nouveaux services", prévient le communiqué.

Cette éventuelle résiliation est "l?opportunité de mettre au service des usagers de nouvelles solutions", selon Mme Baratti-Elbaz. "Il ne s?agira pas de remplacer Autolib? par un seul acteur, mais par plusieurs, qui proposeront des solutions complémentaires, adaptées à chacun : pour des trajets intramuros, pour des trajets petite couronne - Paris, pour des locations longue durée quand on veut partir en week-end, etc".

Le Syndicat affirme être "d?ores et déjà en discussion avec de nombreux acteurs pour organiser très vite ces nouvelles solutions d?autopartage. Les premières seront initiées avant la fin de l?année", conclut-elle.

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Mondial-2018: l'Angleterre "en confiance" et "détendue" avant la Tunisie (Loftus-Cheek)

ven, 06/15/2018 - 17:42

L'Angleterre, qui a misé sur la jeunesse pour le Mondial-2018, aborde la compétition avec confiance et sérénité, a assuré vendredi le milieu Ruben Loftus-Cheek, à trois jours de son entrée en lice contre la Tunisie.

"Nous avons joué un football vraiment bon, nous avons eu de bons résultats en nous préparant pour cette Coupe du monde. Tout le monde est confiant", a expliqué le joueur de 22 ans aux quatre sélections, qui s'apprête à disputer son premier tournoi international.

Durant la préparation, les Trois Lions ont battu le Nigeria (2-1) puis le Costa Rica (2-0) pour arriver en pleine bourre en Russie, où ils disputeront la première place du groupe G à la Belgique.

Le sélectionneur Gareth Southgate "a installé une ambiance détendue, de confiance. Les joueurs le ressentent, tout comme le fait qu'il a une grande confiance en nous", a poursuivi le joueur de Chelsea, qui a passé la saison dernière en prêt à Crystal Palace.

Autre signe de détente, alors que l'Euro-2016 avait été perturbé par les relations difficiles entre les joueurs et la presse: le gardien Jordan Pickford et le défenseur Gary Cahill ont disputé une partie de fléchettes improvisée avec un journaliste jeudi.

"La Coupe du monde, c'est le sommet du foot et je peux imaginer que cela peut peser chez certains joueurs, mais avec ce groupe, tout le monde est détendu", a ajouté Loftus-Cheek.

"Nous sommes tous de bons amis. Ce n'est pas comme s'il y avait des petits clans. Cela se voit à l'entraînement, où on peut plaisanter, et tout se passe très bien", a-t-il poursuivi.

Après la Tunisie lundi, l'Angleterre affrontera le Panama le 24 juin puis la Belgique le 28.

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Carrefour sommé de s'expliquer sur les indemnités de départ de son ex-PDG

ven, 06/15/2018 - 17:40

Le gendarme de la gouvernance a demandé vendredi à Carrefour de s'expliquer "dans les plus brefs délais" sur la détermination de la rémunération de ses dirigeants, en particulier sur les indemnités de départ de son ancien PDG, Georges Plassat.

M. Plassat est parti à la retraite en juillet 2017 avec un chèque de 13,17 millions d'euros.

"Celles-ci constituent des déviations sérieuses par rapport aux recommandations du code Afep-Medef" et "il appartient au groupe Carrefour de répondre à ces interrogations dans les plus brefs délais", estime le Haut Comité de gouvernement d'entreprise (HCGE) dans un communiqué.

Le HCGE est chargé d'examiner depuis 2013 l'application de ce code, une sorte de règlement de bonne conduite établi par le patronat. Chaque année, ce comité établit un rapport, dans lequel il nomme les entreprises s'étant écartées du droit chemin.

Cette annonce intervient quelques heures après la tenue de l'assemblée générale du groupe de distribution au cours de laquelle son PDG nommé en juillet, Alexandre Bompard, a été chahuté et sommé de justifier la rémunération de son prédécesseur.

Manifestants à l'extérieur, à l'appel de la CGT, et actionnaires-salariés, à l'intérieur de la salle, ont vivement protesté, dénonçant les plus de 13 millions d'euros touchés par l'ancien dirigeant du groupe, Georges Plassat, au moment de son départ à la retraite.

Dimanche, dans une lettre ouverte aux actionnaires, la CFDT avait demandé aux actionnaires de s'opposer aux résolutions touchant notamment aux rémunérations de M. Plassat, "en contradiction avec les efforts demandés aux salariés", dont plusieurs milliers sont touchés par un plan social.

M. Plassat a perçu 13,17 millions d'euros en 2017 dont près de 4 millions d'euros d'indemnité de départ et d'engagement de non-concurrence. La résolution portant sur cette rémunération a été votée à 68%.

"Comment est-il possible" face au plan social en cours "de justifier d'un parachute doré et d'une rémunération variable de ce niveau ?", avaient demandé la CFDT et l'Arasc (l'association pour la représentation des actionnaires et salariés Carrefour).

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Piqué critiqué à Barcelone pour son rôle dans l'annonce de Griezmann

ven, 06/15/2018 - 17:36

Le défenseur du FC Barcelone Gerard Piqué était vendredi la cible d'une pluie de critiques à Barcelone pour avoir produit le documentaire dans lequel Antoine Griezmann, convoité par le club blaugrana, annonce qu'il reste à l'Atlético Madrid.

La décision de l'attaquant français de rester à l'Atléti, un coup de massue pour la direction du Barça, a été annoncée à la fin du documentaire "La Décision", diffusé jeudi et produit par Kosmos Studios, qui appartient au groupe de Piqué.

Ce film révèle des négociations entre Antoine Griezmann et le Barça, ce qui pourrait en théorie être porté en justice par l'Atlético s'il n'avait pas autorisé ces contacts.

A Barcelone, le comportement de Gerard Piqué a été d'autant plus mal reçu que le Barça n'avait pas été mis au courant de la décision de Griezmann.

"Le vaudeville du documentaire montre mieux que tout jusqu'où est arrivé le pouvoir excessif de certains joueurs, qui se croient autorisés à faire ce qu'ils veulent", écrit vendredi Ernest Folch, directeur du journal barcelonais Sport.

Gerard Piqué, coutumier des provocations, a même fait la publicité de l'émission sur Twitter, l'accompagnant d'un émoticône "pop-corn".

L'autre grand quotidien sportif barcelonais Mundo Deportivo critique l'international espagnol qui encourage "à sortir le pop-corn pour voir un dénouement malheureux dont il devait, comme producteur du documentaire, avoir connaissance".

La controverse a rappelé l'attitude de Gerard Piqué à l'été 2017, quand il avait reconnu avoir été mis au courant avant la direction du club du départ de Neymar pour le Paris Saint-Germain.

"Parfois, tout ce qu'on vous vend n'est pas forcément vrai", s'est défendu Gerard Piqué sur Twitter, en référence à la presse sportive qui donnait pour certain le transfert de Griezmann à Barcelone.

Le président du club Josep Maria Bartomeu, qui avait fait du recrutement du Français son grand objectif du mercato d'été, n'a pas non plus été épargné par les critiques. Victor Font, candidat à diriger le club en 2021, a réclamé que l'on augmente le contrôle sur les joueurs.

"Ils ne peuvent pas gérer directement, sans participation du club, des questions de communication qui touchent aux intérêts du Barça", a-t-il déclaré.

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Allemagne : Angela Merkel mise en danger par sa politique migratoire

ven, 06/15/2018 - 17:34
La chancelière allemande voit sa politique migratoire contestée par son alliée au gouvernement, la CSU bavaroise. Une crise qui pourrait faire voler en éclat la coalition. Explications.
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Après la tuerie de Parkland, les lycéens entament une tournée anti-armes aux États-Unis

ven, 06/15/2018 - 17:31
Quatre mois après la tuerie de Parkland, les jeunes de ce lycée de Floride ont lancé vendredi une tournée nationale contre les armes à feu. Objectif : inciter la jeunesse à s'inscrire sur les listes avant les élections de mi-mandat, en novembre.
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Mondial-2018: l'Uruguay finit par faire plier l'Egypte

ven, 06/15/2018 - 17:30

Edinson Cavani et Luis Suarez ont essayé et essayé encore mais c'est finalement le défenseur central José Maria Gimenez qui a offert à l'Uruguay une victoire in extremis (1-0) pour ses débuts à la Coupe du monde, vendredi, face à l'Egypte, très handicapée par l'absence de Mohamed Salah.

Pendant 90 minutes à Iekaterinbourg, les Uruguayens ont buté sur la défense égyptienne, solidaire et physique, puis sur le gardien Mohamed El Shenawy, superbe sur une volée de Cavani (84e), et même sur le poteau, qui sauvait les Pharaons sur un coup franc de l'avant-centre du Paris SG (88e).

Mais, dans la dernière minute du temps réglementaire, Gimenez a sauté très haut sur un coup franc excentré pour placer sa tête dans le petit filet, loin d'El Shenawy, qui avait été préféré au vétéran El Hadany (45 ans).

La domination à peu près constante de la Celeste rend son succès mérité mais il est cruel, tout de même, pour les Pharaons, qui retrouvaient le Mondial après 28 ans d'absence et qui n'y ont toujours pas gagné un match.

Les joueurs de Hector Cuper ont vraiment résisté et n'ont pas renoncé à jouer et à presser, quand ils le pouvaient. Mais, sans Salah, tout est trop compliqué pour eux et les options offensives trop réduites.

Trois semaines après sa blessure à l'épaule en finale de la Ligue des Champions, l'attaquant de Liverpool, qui ne s'est entraîné qu'une fois avec le groupe, était donc encore trop juste, en dépit des déclarations de son sélectionneur qui jeudi, avait dit être "sûr presqu'à 100% que Salah jouerait".

- Suarez pas inspiré -

Salah était partout autour du terrain, sur les banderoles et les maillots des supporters égyptiens installés dans les invraisemblables tribunes rétractables du stade de Iekaterinbourg. Mais pas sur la pelouse et cela a pesé très lourd.

Dans un match longtemps marqué par une avalanche d'erreurs techniques et par un rythme très lent, les Egyptiens n'ont en effet presque jamais été dangereux, seulement sur une belle frappe de Fathi à 20 minutes de la fin.

Les Uruguayens ont eu plus d'occasions, bien sûr. En plus des deux actions de Cavani en fin de match, ils auraient ainsi pu, ou dû, marquer par Suarez, pas très inspiré sur une reprise de près (24e) puis sur une incursion en pleine surface (30e), lancé par Cavani.

Au total, ces trois points permettent à l'Uruguay de se placer très favorablement dans le groupe A, après la victoire de la Russie jeudi, qui a confirmé la très grande faiblesse de l'Arabie Saoudite (5-0).

Mais l'équipe d'Oscar Tabarez, formée de joueurs habitués à disputer les matches qui comptent en Ligue des Champions (Cavani, Suarez, Godin, Bentancur...), peut faire infiniment mieux.

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