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Mis à jour : il y a 57 min 41 sec

Ligue 1: Marseille remonte sur le podium, Bordeaux rechute

mar, 01/16/2018 - 21:20

Marseille a longtemps buté sur la défense de Strasbourg et a même raté un penalty avant de finalement s'imposer 2-0 mardi pour reprendre pied, au moins temporairement, sur le podium et de mettre la pression sur Lyon et Monaco.

Les choses sont en revanche toujours très compliquées pour Bordeaux, battu 2-0 chez lui en toute fin de rencontre par un Caen pourtant en difficultés ces derniers temps.

Marseille a fait la différence en fin de match après avoir longtemps douté face à une équipe qui l'avait contraint à un match nul un peu fou à l'aller en Alsace (3-3).

Valère Germain a même manqué un penalty, détourné par Oukidja, excellent mardi soir, avant que Clinton Njie ne concrétise enfin la domination des Olympiens à la 79e minute. Payet doublait la mise peu après (87e).

Une victoire qui permet à l'OM de prendre la 2e place (44 points) avant les matches de Monaco (3e, 42 pts) à Nice plus tard dans la soirée, et de Lyon (4e, 42 pts également) à Guingamp mercredi.

A noter toutefois la blessure apparente de l'attaquant marseillais Kostas Mitroglou... avant d'entrer en jeu. Le Grec avait enlevé son survêtement et enfilé son maillot, il s'apprêtait à faire son entrée quand il s'est finalement rassis sur le banc et s'est fait poser une poche de glace sur une cuisse.

Après une belle embellie en novembre et décembre, Strasbourg a de son côté poursuivi son mauvais début d'année 2018 et enchaîné un troisième revers de suite, ce qui le fait retomber en deuxième partie de classement. Et un malheur n'arrivant jamais seul, Oukidja, qui n'est déjà que le deuxième gardien strasbourgeois, s'est blessé sur le but de Payet et a dû sortir sur une civière.

- Provocation -

Ambiance bien morose également à Bordeaux, qui après une série de six défaites d'affilée, avait enfin relevé la tête ce week-end en allant battre Troyes.

Mais les joueurs de Jocelyn Gourvennec ont aussitôt rechuté, et ils ont de quoi s'en vouloir. Après une partie globalement dominée, la nouvelle recrue Paul Baysse répondait à une provocation d'Ivan Santini dans la surface girondine à la 89e minute, bien loin du ballon. Averti par son assistant, l'arbitre Stéphane Jochem excluait Baysse et donnait un penalty aux Caennais, qui n'en demandaient pas tant.

Santini le transformait, et Rodelin scellait le succès normand dans les arrêts de jeu d'un tir de 45 mètres dans un but vide, Costil étant parti à l'abordage aider ses attaquants (2-0, 90+4).

Bordeaux n'a que 4 longueurs d'avance sur Angers, l'actuel barragiste, et Caen, dont la dernière victoire en L1 remontait à la mi-novembre (déjà contre Bordeaux...) souffle un peu après six matches sans succès (2 nuls, 4 défaites): les Malherbistes sont bien calés en milieu de classement.

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Ligue 1: Marseille saute sur la 2e place

mar, 01/16/2018 - 21:18

L'Olympique de Marseille a fait plier Strasbourg en fin de match (2-0) pour prendre au moins provisoirement seul la 2e place de la Ligue 1, mardi pour la 21e journée, malgré un nouveau penalty manqué.

Voilà les Marseillais à 44 points en attendant les matches de leurs rivaux dans la course à la Ligue des champions, tous deux à 42 points: Monaco, qui recevait Nice (21h00) et Lyon, qui se déplace à Guingamp mercredi.

L'OM a été sauvé par Clinton Njie (79), concrétisant tardivement une domination qui s'est accentuée au fil des minutes. Dimitri Payet a donné plus de relief à cette troisième victoire de rang en championnat en concrétisant un contre (87).

Avec son 6e but de la saison, le Camerounais a tiré une belle épine du pied à Valère Germain, qui avait manqué un penalty (72), sur lequel Alexandre Oukidja s'est bien détendu.

Trois jours après l'échec de Florian Thauvin dans l'exercice à Rennes, qui n'a pas empêché l'OM de gagner en Bretagne (3-0), il faudra surveiller les "pénos". Le club olympien a râlé de ne pas en avoir pendant presque un an mais n'en a réussi qu'un, celui de Thauvin à Montpellier le 3 décembre (1-1).

Les satisfactions sont ailleurs. Payet, qui n'a joué que la dernière demi-heure en raison d'une petite alerte musculaire, a signé son troisième but de la saison. Sur son passement de jambe, il a peut-être même entraîné la blessure d'Alexandre Oukidja, l'excellent gardien strasbourgeois, qui s'est tordu le genou et a quitté le terrain (remplacé par Landry Bonnefoi).

- Payet obtient le penalty -

"Dim" a aussi obtenu le penalty, en piégeant Nuno Da Costa, qui méditera l'adage: "Un attaquant ne doit pas tacler dans la surface".

Garcia a aussi retrouvé son joker de l'été, Njie, qui n'avait plus marqué depuis son doublé à Amiens (2-0) le 17 septembre. Il a bénéficié d'un tir contré de Germain, repoussé par Bakary Koné.

Dernière satisfaction, Aymen Abdennour a fait une bonne rentrée. En l'absence de Rolando, suspendu, il a disputé son premier match solide depuis son arrivée à l'OM.

Seul point noir, la sortie sur blessure de Morgan Sanson, visiblement touché à un genou (68).

Le hérisson alsacien a longtemps repoussé l'OM. Après l'ébouriffant 3-3 de l'aller, le Racing, seul tombeur français du PSG (2-1) cette saison, n'est pas passé loin de contraindre l'OM a son premier 0-0 de la saison en championnat.

L'équipe marseillaise a manqué de fluidité dans une première période bien moins intense que celle réussie à Rennes. Les Blancs n'ont été dangereux qu'une fois, à la fin, sur la seule action intéressante de Florian Thauvin en 45 minutes, mal exploitée par Lucas Ocampos (45+1).

Après la pause, les hommes de Rudi Garcia ont appuyé un peu plus et ont menacé le Racing sur une montée de Bouna Sarr (58) puis une frappe de Germain arrêtée par Oukidja (69).

Mais Strasbourg a fini par craquer, et l'OM reste dans le projet Ligue des champions.

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Rugby: Ezeala reprend "une vie normale" après sa commotion cérébrale

mar, 01/16/2018 - 21:07

Le jeune ailier de Clermont, Samuel Ezeala, en convalescence après un KO le 7 janvier lors de son premier match en Top 14 face au Racing 92, a "repris (une) vie normale", a-t-il indiqué mardi en attendant de pouvoir reprendre le rugby.

"Je vais très bien, je n'ai plus aucun signe de cette commotion", a déclaré pour la première fois depuis son choc le jeune homme, 18 ans, dans un entretien diffusé mardi soir sur le site internet du club auvergnat.

"Les nouvelles sont très rassurantes, le docteur et le neurologue m'ont donné l'autorisation de reprendre progressivement la musculation depuis ce début de semaine", a détaillé Ezeala.

"J'ai également repris les cours au lycée où je n'ai pas de mal à me concentrer et suivre les cours. J'ai repris ma vie normale, il ne manque plus que le rugby", a assuré l'ailier auvergnat qui, éloigné des terrains au moins trois semaines selon le club, prend "(s)on mal en patience".

Le 7 janvier sur le terrain du Racing 92 (défaite 58-6), les images de son choc avec son vis-à-vis parisien Virimi Vakatawa - tête en avant et qui l'avait laissé sans connaissance- et des draps tendus par le personnel médical pour cacher les détails de l'intervention, avaient largement impressionné suscitant de nombreuses réactions.

Le syndicat de joueurs Provale avait notamment estimé qu'Ezeala était peut-être trop jeune pour jouer en Top 14.

"Du choc, il me reste des images qui sont passées en boucle sur internet. Tout a été très flou pendant quelques minutes et j'ai vraiment repris pleinement conscience à mon arrivée à l'hôpital", a poursuivi Ezeala.

"J'ai été rapidement rassuré par les docteurs qui m'ont dit que c'était une commotion cérébrale classique, que les examens, Scanner et IRM, étaient normaux et qu'il n?y avait pas de risque", a conclu le jeune espoir .

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Washington suspend un versement de 65 millions de dollars destiné aux Palestiniens

mar, 01/16/2018 - 21:04
Les États-Unis ont retenu le versement de plus de la moitié des 125 millions de dollars d'aide prévue à l'Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens. Washington estime que d'autres pays doivent davantage contribuer.
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Richard Ferrand estime "agaçante" l'information judiciaire qui le vise

mar, 01/16/2018 - 21:00

Le chef des députés LREM, Richard Ferrand, visé par une information judiciaire pour prise illégale d'intérêts, a estimé qu'une telle procédure était "agaçante", en affirmant à nouveau qu'il n'avait "rien commis qui soit répréhensible", lors d'un entretien mardi soir sur BFM TV.

"C'est agaçant, pas très agréable. Mais moi je sais que je n'ai rien commis qui soit répréhensible", a soutenu le député du Finistère, qui avait bénéficié en octobre d'un classement sans suite par le parquet de Brest dans cette même affaire.

L'éphémère ministre du premier gouvernement Philippe est soupçonné d'avoir profité de sa fonction de directeur général des Mutuelles de Bretagne (1998-2012) pour favoriser sa compagne, l'avocate Sandrine Doucen, dans une transaction immobilière. Cette dernière avait acquis un bien immobilier pour 375.000 euros, "financé" par les loyers versés par les Mutuelles de Bretagne, selon la plainte d'Anticor dont a eu connaissance l'AFP.

L'association anticorruption Anticor a contesté ce classement en déposant une plainte avec constitution de partie civile. Renaud Van Ruymbeke, doyen des juges d'instruction du pôle financier de Paris, a alors ouvert le 12 janvier une information judiciaire pour "prise illégale d'intérêts" et mènera les investigations.

"C'est la loi", a admis Richard Ferrand sur BFMTV. "Nous ne connaissons qu'une seule décision de justice, celle qui reconnaît par le classement sans suite que je n'ai rien commis d'illégal, d'immoral", en déplorant qu'"une association (ait) souhaité poursuivre et s'acharner".

"Comme on est en droit français, dans une logique qui fait que quand quelqu'un dépose une plainte, on l'examine, la justice doit passer, c'est ça l'Etat de droit", a-t-il encore estimé, en disant avoir "confiance dans la justice de (son) pays".

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Postes clés à l'Assemblée: querelle au sommet du groupe LREM

mar, 01/16/2018 - 20:59

L'attribution d'un poste de secrétaire de l'Assemblée nationale a provoqué mardi un vif échange entre le patron des députés LREM Richard Ferrand, qui a annoncé le choix d'une proche, et un vice-président de l'Assemblée, Hugues Renson, en réunion de groupe, selon des participants.

Au début de cette réunion, M. Ferrand a évoqué des changements à des postes à responsabilité, avec les élections l'après-midi même d'un nouveau questeur et d'un nouveau vice-président, invitant implicitement les députés LREM à ne pas contrer les élections attendues d'Éric Ciotti (LR) et Yves Jégo (UDI) pour ne pas "vivre ce qu'on a vécu cet été".

Dans la foulée, le chef de file du groupe majoritaire a annoncé que Coralie Dubost (Hérault) "remplacera" à un poste de secrétaire Lénaïck Adam, dont l'élection dans la deuxième circonscription de Guyane a été invalidée en décembre par le Conseil constitutionnel, selon des propos rapportés, confirmant une information de LCP.

"Richard Ferrand a dit qu'il y avait une vacance de poste pendant un mois et demi et qu'il fallait la combler", évoquant "une vice-présidente (du groupe LREM) qui a comme velléité de s'impliquer là-dedans", en l'espèce Mme Dubsot, d'après un autre participant.

Sous l'autorité du président de l'Assemblée, le bureau, plus haute instance collégiale, comprend notamment douze secrétaires et six vice-présidents, des différents groupes politiques.

A cette annonce, lors d'une réunion clôturant deux jours de séminaire et en présence du Premier ministre, Hugues Renson (Paris) est intervenu pour s'étonner qu'il n'y ait pas eu d'"appel à candidatures" au groupe, tout en assurant n'avoir "rien contre Coralie", considérée comme une proche de M. Ferrand.

Le député a demandé s'il y aurait "recomposition" des instances de direction du groupe LREM, vu que Coralie Dubost en est une des vice-présidentes et que les LREM prohibent le cumul de postes.

Richard Ferrand a alors laissé entendre qu'Hugues Renson se faisait "le porte-parole" du président de l?Assemblée François de Rugy (LREM), absent de la réunion, ce que le député de Paris et vice-président de l'Assemblée a démenti.

Un appel à candidatures a finalement été lancé.

Et Édouard Philippe, qui venait de s'asseoir à la tribune, a glissé pour détendre l'atmosphère: "Je ne suis pas candidat, et encore moins candidate".

"Richard Ferrand était agacé, il trouvait ça ubuesque de se prendre la tête sur ce sujet, d'autant plus que cela a mis mal à l'aise le Premier ministre", selon un participant.

Pour un député, le vif échange serait "l'aspect émergé de l'iceberg dans la tension entre Rugy et Ferrand".

Un autre député, selon lequel "tous ont été surpris par (l)a réponse vive et crispée" du président de groupe après "un séminaire où on avait convenu de se dire les choses", voulait penser finalement que "le groupe ne fonctionne pas si mal... quand il y a un différend, une difficulté, on le résout".

Selon lui, après l'appel à candidature pour le poste de secrétaire, plusieurs députées se sont montrées intéressées: Olga Givernet, Pascale Fontenel-Personne, Brigitte Liso, Marie Lebec et Laurence Gayte.

ic-jmt-reb-chl/pab/jcc

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Real: nouvelles rumeurs sur un éventuel départ de Cristiano Ronaldo

mar, 01/16/2018 - 20:54

L'avenir de Cristiano Ronaldo au Real Madrid s'écrit de nouveau en pointillés selon plusieurs journaux espagnols qui évoquent un possible départ de la star dès cet été.

L'attaquant portugais de 33 ans, qui est sous contrat avec le club madrilène jusqu'en 2021, avait déjà fait l'objet de rumeurs lors de la dernière intersaison, bien qu'il ait décidé de rester à Madrid.

Mais il n'est cette saison que l'ombre de lui-même et la presse espagnole souligne que ses mauvaises prestations sont forcément liées au manque de rendement des Merengue, actuellement 4e de la Liga, à 19 points du FC Barcelone, un gouffre.

Les récentes révélations des "Football Leaks" selon lesquelles son meilleur ennemi Lionel Messi toucherait 100 millions d'euros par an, plus que lui, et qui font état de tentatives du Real pour enrôler l'Argentin il y a quelques saisons, l'ont aussi probablement irrité.

Selon le journal El Mundo, Cristiano Ronaldo aurait ainsi demandé à ses conseillers de préparer un nouveau contrat avec le Real dans lequel son salaire serait augmenté pour arriver au même niveau que celui de Messi et dépasser ce que gagne le Brésilien Neymar au Paris SG.

Le quotidien de Madrid avance que le Portugais toucherait 21 millions d'euros nets par saison au Real, contre 40 millions pour Messi au Barça. Neymar, devenu l'été dernier le transfert le plus cher de l'histoire (222 millions d'euros), émargerait à environ 30 millions.

Cristiano Ronaldo se considère comme le meilleur joueur du monde et aurait déjà fait part aux dirigeants du Real de son mécontentement par rapport à ces inégalités salariales: il estime ainsi la situation actuelle "injuste" et regrette de ne pas se sentir valorisé.

- 4 buts en Liga, 17 pour Messi -

"Cette question est devenue une préoccupation de premier ordre pour le joueur, et si le Real Madrid ne change pas ses conditions, il est prêt à quitter le club", ajoute El Mundo.

Selon le journal As, le joueur aurait admis que ces distractions extra-sportives pesaient sur ses performances, lui qui n'a marqué que 4 buts en Liga, contre 17 à Messi.

Selon El Mundo, qui cite des sources proches du joueur, Cristiano Ronaldo pourrait choisir d'aller remplir son portefeuille en Chine, même s'il n'exclut pas non plus un retour à Manchester United.

Le journal portugais Record assure quant à lui que l'agent de Ronaldo, Jorge Mendes, a reçu du Real Madrid "carte blanche" pour négocier le transfert du joueur vers un autre club.

La presse imagine aussi un possible échange entre Cristiano Ronaldo et Neymar, le PSG criant à la déstabilisation, les deux formations devant s'affronter le mois prochain en 8e de finale de la Ligue des champions.

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Assemblée: Ciotti et Jégo élus questeur et vice-président

mar, 01/16/2018 - 20:40

Éric Ciotti (LR) a été élu mardi à la questure et Yves Jégo (UDI, Agir et Indépendants) à la vice-présidence de l'Assemblée nationale, face aux députés Insoumis Ugo Bernalicis et Mathilde Panot, clôturant plusieurs mois de feuilleton à rebondissements sur ces postes à responsabilité.

Par 186 voix contre 35, avec 83 bulletins blancs, le député Les Républicains des Alpes-Maritimes a accédé au poste occupé depuis l'été par Thierry Solère (ex-LR devenu "Constructif" et désormais LREM), selon les résultats proclamés au "perchoir" par le président de séance, Sylvain Waserman (MoDem).

Un résultat aux airs de revanche applaudi notamment par le chef de file du groupe LR, Christian Jacob, et visiblement apprécié par Éric Ciotti, souriant. "Une victoire bien méritée", a tweeté la députée des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer, secrétaire générale adjointe de LR.

Les questeurs LREM Laurianne Rossi et Florian Bachelier ont adressé des félicitations via Twitter à l'élu LR, M. Bachelier félicitant aussi M. Jégo.

En juin, l'élection de Thierry Solère, avec des voix LREM, à l'un des postes stratégiques et convoités de questeur face au candidat LR Éric Ciotti avait déclenché une crise et suscité des protestations LR, affectant aussi les postes des six vice-présidents.

Un des trois postes de questeur, chargé d'administrer et de gérer les finances de l'Assemblée, était traditionnellement dévolu au principal groupe d'opposition. M. Solère arguait fin juillet qu'il représentait un groupe "d'opposition", les "Constructifs".

En réunion de groupe mardi matin, Richard Ferrand avait invité implicitement les députés LREM à ne pas contrer l'élection d'Éric Ciotti, prévenant qu'il n'avait "absolument pas envie de vivre ce qu'on a vécu" cet été.

Plus tôt, le centriste Yves Jégo avait obtenu 261 voix, contre 27 à Mathilde Panot, selon les résultats également annoncés par le président de séance.

"Je salue l'élection d'Yves Jégo comme nouveau vice-président de l'Assemblée nationale et représentant du groupe UAI au Bureau. Il remplace Sacha Houlié qui avait parfaitement assumé la fonction depuis juillet 2017", avait tweeté ensuite le président de l'Assemblée, François de Rugy (LREM).

Plusieurs "jeunes avec Macron" ont aussi eu sur le réseau social "une pensée pour Sacha Houlié", député de la Vienne qui avait été le plus jeune vice-président de l'Assemblée jusqu'alors, à 29 ans.

Le poste de vice-président avait été remis en jeu à la suite d'un imbroglio cet été avec LR lors de l'installation de la nouvelle Assemblée. Cela avait suscité un débat au sein du groupe majoritaire sur la parité aux postes clés de l'Assemblée.

Depuis le psychodrame estival, le règlement de l'Assemblée a été modifié pour clarifier les droits de l'opposition en matière de postes.

Or l'adhésion de M. Solère à LREM, en compagnie des ministres Gérald Darmanin et Sébastien Lecornu, avait laissé la questure aux mains du parti présidentiel, auquel appartiennent les deux autres questeurs, et fait polémique.

D'autant que Thierry Solère s'était aussi retrouvé au centre d'une affaire pour laquelle l'ancien garde des Sceaux socialiste Jean-Jacques Urvoas, soupçonné d'avoir transmis au député ex-LR des informations sur une enquête pour fraude fiscale le concernant, va voir son cas examiné par la Cour de justice de la République (CJR).

Pressé de toutes parts, l'élu des Hauts-de-Seine avait, finalement, annoncé le 28 novembre qu'il quitterait ses fonctions de questeur "dès la fin" 2017.

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Assemblée nationale: Ciotti (LR) et Jégo (UDI) élus questeur et vice-président

mar, 01/16/2018 - 20:20

Éric Ciotti (LR) a été élu mardi à la questure et Yves Jégo (UDI, Agir et Indépendants) à la vice-présidence de l'Assemblée nationale, face aux députés Insoumis Ugo Bernalicis et Mathilde Panot, clôturant plusieurs mois de feuilleton à rebondissements sur ces postes à responsabilité.

Par 186 voix contre 35, avec 83 bulletins blancs, le député Les Républicains des Alpes-Maritimes a accédé au poste occupé depuis l'été par Thierry Solère (ex-LR devenu "Constructif" et désormais LREM), selon les résultats proclamés au "perchoir" par le président de séance, Sylvain Waserman (MoDem).

Un résultat applaudi notamment par le chef de file du groupe LR, Christian Jacob, et visiblement apprécié par Éric Ciotti, souriant.

"Félicitations amicales à notre questeur Éric Ciotti, une victoire bien méritée", a tweeté la députée des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer, également secrétaire générale adjointe de LR.

En juin, l'élection de Thierry Solère, avec des voix LREM, à l'un des postes stratégiques et convoités de questeur face au candidat LR Éric Ciotti avait déclenché une crise et suscité des protestations LR, affectant aussi les postes des six vice-présidents.

Un des trois postes de questeur, chargé d'administrer et de gérer les finances de l'Assemblée, était traditionnellement dévolu au principal groupe d'opposition. M. Solère arguait fin juillet qu'il représentait un groupe "d'opposition", les "Constructifs".

En réunion de groupe mardi matin, Richard Ferrand avait invité implicitement les députés LREM à ne pas contrer l'élection d'Éric Ciotti, prévenant qu'il n'avait "absolument pas envie de vivre ce qu'on a vécu" cet été.

Plus tôt, le centriste Yves Jégo avait obtenu 261 voix, contre 27 à Mathilde Panot, selon les résultats également annoncés par le président de séance.

"Je salue l'élection d'Yves Jégo comme nouveau vice-président de l'Assemblée nationale et représentant du groupe UAI au Bureau. Il remplace Sacha Houlié qui avait parfaitement assumé la fonction depuis juillet 2017", avait tweeté ensuite le président de l'Assemblée, François de Rugy (LREM).

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Mexique: Volaris commande 80 avions Airbus pour 9,3 milliards de dollars

mar, 01/16/2018 - 20:13

La compagnie aérienne mexicaine Volaris a commandé 80 avions Airbus A320 pour un montant de 9,3 milliards de dollars, a annoncé mardi le gouvernement.

"L'annonce de l'achat de 80 avions Airbus de la part de Volaris pour un total de 9,3 milliards de dollars est très importante", a déclaré le ministre de la Communication Gerardo Ruiz lors d'un événement en présence de la direction de la compagnie aérienne qui dessert le territoire mexicain, les États-Unis et l'Amérique centrale".

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Transfert: Koziello rejoint Cologne

mar, 01/16/2018 - 20:03

Le milieu de terrain français de Nice Vincent Koziello, 22 ans, rejoint le club allemand de Cologne avec qui il a signé un contrat jusqu'à la fin de la saison 2022, a annoncé l'équipe de Bundesliga mardi.

"Depuis le début, Vincent était le joueur que je voulais et c'est pourquoi il était clair que si nous recrutions encore quelqu'un, c'était lui", a souligné le patron du club allemand, Armin Veh, cité dans le communiqué.

"Mon temps de jeu s?amenuisait et j?ai besoin de jouer (10 titularisations en L1 cette saison). De m?émanciper pour franchir de nouveaux paliers. Il y a beaucoup de joueurs niçois dans mon secteur de jeu", a précisé le milieu de terrain natif de Grasse (sud-est de la France) qui aura disputé 84 matches de Ligue 1 (4 buts) et 12 de Coupes d?Europe sous le maillot des Aiglons.

L'entraîneur du club français, Lucien Favre a indiqué, que Nice ne cherchera pas à remplacer Vincent Koziello, le troisième Niçois parti lors de ce mercato hivernal après les envols de Wesley Sneijder, le meneur international néerlandais au Qatar et le prêt du défenseur Gautier Lloris au Gazelec Ajaccio.

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Dans sa retraite politique, l'image de rigueur abîmée de Jean-Jacques Urvoas

mar, 01/16/2018 - 20:00

Spécialiste reconnu des questions de sécurité, l'ancien ministre socialiste de la Justice Jean-Jacques Urvoas a bénéficié, y compris à droite, d'une image de rigueur, qui se retrouve abîmée par une enquête pour "violation du secret professionnel".

Soupçonné d'avoir transmis au député Thierry Solère des informations sur une enquête pour fraude fiscale le concernant, l'ex-ministre de 58 ans devra faire face à une enquête de la Cour de justice de la République. Une "note confidentielle" avait été retrouvée sur le téléphone du député ex-LR, selon le Canard enchaîné.

Un comble pour l'ancien parlementaire PS du Finistère, fin connaisseur des services de renseignement et réputé très prudent.

L'affaire l'atteint en pleine retraite politique forcée: battu en juin aux législatives par la candidate de la République en marche, le maître de conférence en droit public a recommencé à donner des cours aux universités de Quimper et Brest, à Paris-Dauphine et à Sciences-Po.

"J'ai été pendant dix ans (1987-1997) directeur de cabinet de Bernard Poignant (ex-maire PS de Quimper), j'ai été ici, à la faculté de Quimper(1997- 2007), puis parlementaire (2007-2017). J'ai des vies de dix ans! Et j'entame maintenant une quatrième vie jusqu'à 2027", a-t-il dit devant les étudiants de Quimper, qui l'avaient chaleureusement accueilli à son premier cours en septembre 2017.

Depuis lors, le professeur, qui n'avait pas caché ses regrets de quitter la vie politique, ne se prive pas de faire aussi la leçon sur Twitter à celle qui lui a succédé place Vendôme, Nicole Belloubet: "100 postes de magistrats créés en 2018? Mais l'an passé nous en avions créé 238", tacle-t-il le 13 octobre.

Plus cocasse a posteriori, il proclamait le 12 mai "la nécessité de l'indépendance du parquet", à l'occasion de l'installation de Robert Gelli comme procureur général à Aix-en-Provence.

Le même Robert Gelli était auparavant à la tête de la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG). Or, c'est la DACG, département sensible qui fait l'interface entre le ministère de la Justice et les procureurs, qu'il est soupçonné d'avoir sollicitée pour obtenir les informations transmises à Thierry Solère.

- Loin du style Taubira -

Durant son passage à l'Assemblée, l'élu breton, qui a décroché la présidence de la puissante Commission des lois seulement cinq ans après son entrée au Palais Bourbon, avait su se faire apprécier.

Nombre de socialistes le trouvaient "fin, intelligent et travailleur". A droite même, Jean-Pierre Raffarin confessait un petit faible pour lui, et Eric Ciotti le jugeait "courtois, pas sectaire".

Pince-sans-rire, Jean-Jacques Urvoas peut cependant avoir la formule assassine, comme dans cette tirade qui lui valut le prix de l'humour du Press Club: "J'étais aux Baumettes et j'en suis sorti, à la différence des socialistes marseillais".

Longtemps proche de Manuel Valls, cet ancien rocardien a été jospiniste puis strauss-kahnien avant de soutenir François Hollande à la primaire de 2011. "Par devoir", il apportera son soutien à Benoît Hamon au premier tour de 2017 en expliquant: "J'ai tellement critiqué les frondeurs, je ne vais pas recourir aux mêmes pratiques".

Place Vendôme, il tentera aussi d'user de son entregent pour vendre la réforme constitutionnelle de François Hollande sur le statut du parquet. En vain.

Loin du style flamboyant de sa prédécesseure Christiane Taubira, Jean-Jacques Urvoas s'était défini dès son arrivée comme un pragmatique, plus intéressé par l'augmentation de son budget que par les grands discours.

A son départ après 16 mois de fonction, il se présentait comme "un jardinier" qui "plante en sachant qu'un autre récoltera les fruits".

Démarche inédite, il avait publié une "feuille de route" pour son successeur, détaillant dix chantiers de la justice "pour réparer le présent et préparer l'avenir". Son avenir à lui est désormais menacé par la Cour de justice de la République.

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Hand: carton plein pour les Bleus à l'Euro, direction Zagreb

mar, 01/16/2018 - 19:56

Ça y est ! Les handballeurs français en ont terminé avec la première phase de l'Euro-2018, après leur troisième victoire en trois matches, contre la Biélorussie mardi (32-25), et se tournent dès maintenant vers le tour principal à Zagreb.

Grâce à ce sans-faute, ils débuteront le prochain tour de la compétition avec 4 points, la maximum possible, une très bonne option en vue du match choc promis samedi aux Bleus contre la Croatie, le pays hôte au public déchaîné.

Cette confrontation face aux Croates est en fait attendue par l'équipe de Didier Dinart depuis un long moment déjà et le danger pour les Bleus était de négliger ce match contre le Belarus.

Restés sur le banc face à l'Autriche après avoir laissé beaucoup d'énergie contre la Norvège, les cadres ont fait leur retour sur le terrain. Et c'est avec son équipe type, comprenant notamment les anciens Michaël Guigou et Luc Abalo, que la France a démarré le match.

L'arrière droit Nedim Remili en revanche manquait à l'appel, touché au dos et ménagé par le staff des Bleus.

Pendant une bonne partie de la première mi-temps, les partenaires du pivot de Saint-Raphaël Artsem Karalek ont montré pourquoi il ne fallait pas les prendre à la légère.

Ils ont mis en danger les Bleus sur jeu rapide et assuré en défense. Mais ils sont aussi tombés sur un grand Vincent Gérard dans les buts, auteur de trois arrêts sur jet de 7 mètres, et un Dika Mem en forme (4 buts en première période).

A la mi-temps, les Bleus étaient heureux de repartir aux vestiaires avec une avance de +3 (14-11).

- Luka Karabatic de retour ? -

La suite a été plus fluide pour les Français, qui ont rapidement creusé l'écart, porté à +8 (26-18) après un peu plus de 45 minutes, grâce aux interventions de Valentin Porte ou Kentin Mahé.

Une défense beaucoup plus solide dans le deuxième acte leur a permis de marquer plusieurs buts en contre-attaque.

Les Biélorusses ont ensuite profité de l'exclusion temporaire de Kentin Mahé pour revenir à quatre buts (28-24) mais il était trop tard pour inquiéter les Français.

Après une semaine passée du côté de Porec, tranquille port de pêche dans le nord de la Croatie, direction la capitale Zagreb pour le tour principal.

Les Bleus bénéficient désormais de trois jours de repos avant leur prochain match, qui pourrait voir le retour précieux de Luka Karabatic. Le pivot n'a pas joué lors des trois premiers matches en raison d'une blessure à une cheville mais a repris l'entraînement lundi.

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Le juge Van Ruymbeke désigné pour enquêter sur l'affaire Ferrand

mar, 01/16/2018 - 19:54
Renaud Van Ruymbeke, doyen des juges d'instruction du pôle financier de Paris, a été désigné pour enquêter sur des soupçons de prise illégale d'intérêts visant Richard Ferrand, le chef des députés de la majorité.
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Un "Atchoum!" sonore plutôt que de gros soucis

mar, 01/16/2018 - 19:51

Quand un geste courant a, dans des cas très rares, les conséquences d'une acrobatie périlleuse... Réprimer un éternuement peut causer une déchirure dans la gorge, percer un tympan voire, fait rarissime, endommager des vaisseaux sanguins du cerveau, avertissent des chercheurs.

"Bloquer un éternuement en se bouchant le nez et en fermant la bouche est un geste dangereux qui doit être évité", préviennent ces chercheurs dans une étude publiée mardi par la revue médicale BMJ Case Reports.

Pour appuyer leur propos, ils citent le cas d'un homme de 34 ans admis aux urgences d'un hôpital de Leicester, en Angleterre, avec le cou gonflé et de vives douleurs.

"Le patient a expliqué qu'il avait ressenti une sensation de craquement dans le cou après avoir tenté de bloquer un éternuement en se pinçant le nez et en fermant la bouche", expliquent les auteurs de l'étude.

Un scanner confirme leurs soupçons: la pression de l'air créée lorsque l'homme a réprimé son éternuement a provoqué une déchirure à l'arrière de sa gorge. L'homme, qui peut difficilement parler ou avaler, est traité aux antibiotiques et nourri à l'aide d'une sonde. Il peut finalement sortir de l'hôpital au bout d'une semaine.

Selon les auteurs de l'étude, réprimer un éternuement peut également endommager les tympans, provoquer des problèmes pulmonaires voire, dans des cas encore plus rares, une rupture d'anévrisme dans le cerveau.

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Venezuela : la fin tragique de l'ex-policier rebelle Oscar Perez

mar, 01/16/2018 - 19:40
L'ex-policier vénézuélien reconverti en tant qu'acteur, rendu célèbre en juin pour avoir attaqué des bâtiments officiels depuis un hélicoptère, a été tué, lundi, lors d'une vaste opération des autorités pour le capturer.
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Syrie: les combats dans le nord-ouest ont fait 200.000 déplacés (ONU)

mar, 01/16/2018 - 19:40

Plus de 200.000 personnes ont fui depuis la mi-décembre les combats dans le nord-ouest de la Syrie où le régime mène une offensive contre les jihadistes, a annoncé mardi l'ONU, soulignant la difficulté des centres de santé à faire face à la situation.

Appuyées par l'aviation de leur allié russe, les forces prorégime ont lancé fin décembre une opération pour reconquérir le sud-est d'Idleb, dernière province syrienne à échapper entièrement au pouvoir.

Cette province est contrôlée par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham, dominé par l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda.

Dans son dernier rapport, le bureau des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) a indiqué que 212.140 civils avaient fui les combats entre le 15 décembre et le 16 janvier.

Une grande partie des déplacés --58.338 personnes-- a trouvé refuge à Dana, un village de la province d'Idleb, tandis que d'autres civils ont fui vers les provinces voisines d'Alep et de Hama.

Au total, la province d'Idleb et quelques zones des provinces voisines accueillent actuellement plus de 1,1 million de déplacés, selon l'ONU.

L'Ocha a fait état d'informations selon lesquelles plusieurs cliniques étaient hors-service à cause des bombardements. Dans d'autres centres, débordés par la vague de déplacés, le matériel médical s'épuise, a mis en garde l'agence onusienne.

"Les températures hivernales et le manque d'abris fragilisent la santé" des déplacés, a souligné l'Ocha dans son rapport.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques par le régime, le conflit syrien a fait plus de 340.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.

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Les rebondissements de l'affaire Ferrand

mar, 01/16/2018 - 19:36

Le chef de file des députés de la République en marche (LREM), Richard Ferrand, a été au c?ur d'une polémique sur des soupçons de favoritisme qui a conduit à l'ouverture mardi d'une enquête par le juge d'instruction parisien Renaud Van Ruymbeke.

- Révélations du "Canard" -

Le 24 mai 2017, Le Canard Enchaîné met en cause celui qui est alors ministre de la Cohésion des territoires pour des tractations immobilières en 2011.

L'hebdomadaire raconte comment les Mutuelles de Bretagne, dont M. Ferrand était le directeur général, avaient souhaité louer des locaux à Brest et avaient opté pour la proposition d'une société immobilière appartenant à la compagne du ministre. M. Ferrand rétorque qu'il s'agissait de "la meilleure offre".

- Nouvelles accusations -

Le 29 mai, les Mutuelles de Bretagne assurent que M. Ferrand a agi en "parfaite conformité avec les mandats tenus par le conseil d'administration". Mais, le même jour, Le Parisien publie le témoignage d'un ancien bâtonnier de Brest évoquant un "enfumage" dans cette affaire.

Le 30 mai, le journal Le Monde assure que M. Ferrand "a fait bénéficier de plusieurs contrats des proches, dont son ex-femme et sa compagne". Le ministre "réfute" tout mélange des genres et le Premier ministre Édouard Philippe lui renouvelle sa "confiance".

- Enquête préliminaire -

Des voix à droite et à gauche affirment que le ministre doit démissionner, comme une large majorité de Français, selon un sondage Harris Interactive.

Le 31 mai, Richard Ferrand assure être "un homme honnête" tandis que le président Macron appelle le gouvernement à la "solidarité" et estime que la presse ne doit "pas devenir juge".

Le 1er juin, le procureur de la République de Brest annonce l'ouverture d'une enquête préliminaire. L'association anticorruption Anticor adresse de son côté au parquet de Brest une plainte simple sur le fondement du délit d'abus de confiance.

Le 6 juin, les Mutuelles de Bretagne sont perquisitionnées.

- Ferrand évincé du gouvernement -

Le 19 juin, au lendemain de sa réélection comme député du Finistère, M. Ferrand quitte le gouvernement à la faveur d'un remaniement et brigue la présidence du groupe LREM à l'Assemblée. Il obtient ce poste le 24 juin.

Le 27 juin, Le Canard enchaîné affirme que Richard Ferrand a embauché en 2000 sa compagne, alors étudiante et âgée de 25 ans, aux Mutuelles de Bretagne pour deux emplois, dont celui de directrice du personnel. L'entourage de M. Ferrand conteste toute illégalité.

Le 7 juillet, M. Ferrand est interrogé par la police à Rennes, dans l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Brest. Le 27 juillet, le parquet juge nécessaires "des investigations complémentaires".

- Enquête classée et relancée -

Le 13 octobre, le parquet de Brest classe l'enquête sans suite en invoquant la prescription s'agissant d'un éventuel délit de prise illégale d'intérêts. "Les infractions d'abus de confiance et d'escroquerie" ne sont, elles, "pas constituées, faute d'un préjudice avéré".

En réponse, le 9 novembre, l'association Anticor dépose une plainte avec constitution de partie civile auprès du doyen des juges d'instruction du pôle financier de Paris, Renaud Van Ruymbeke, pour prise illégale d'intérêt et recel.

Le 12 janvier 2018, Renaud Van Ruymbeke ouvre une information judiciaire pour "prise illégale d'intérêts" à la suite de cette plainte et mènera les investigations, selon des sources judiciaire et proche du dossier.

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Rugby: Boudjellal à son tour visé par une enquête

mar, 01/16/2018 - 19:35

Une enquête a été ouverte à l'encontre du président du RC Toulon Mourad Boudjellal pour ses propos concernant l'European Professional Rugby Club (EPCR), l'organisateur de la Coupe d'Europe qui a déjà convoqué mercredi le centre Mathieu Bastareaud pour une injure présumée homophobe.

"Les commentaires en question ont été publiés le 14 janvier 2018 dans un article sur le site internet rugbyrama.fr et sont liés à l'insulte présumée de Mathieu Bastareaud", a précisé l'EPCR dans un communiqué.

Bastareaud, qui a qualifié un joueur de Trévise de "putain de pédé" dimanche à la fin de la rencontre de la 5e journée remportée 36-0 par le RCT, s'est rapidement excusé sur Twitter après le match mais risque tout de même une lourde suspension.

"Je suis inquiet", avait commenté Boudjellal à Rugbyrama à propos de la citation de son joueur devant la commission de discipline, ajoutant: "Ce que je crains, c'est le côté mormon de l'EPCR avec les Gallois et les Irlandais. Ce sont des gens qui vendent de la morale alors qu'ils n'en ont pas. Les mêmes qui ont des ministres qui se font fouetter dans le privé mais qui passent pour des mecs +cleans+ en public."

"Sincèrement, je n'ai pas le début du commencement d'un soupçon envers Mathieu. S'il y a bien quelqu'un qui est ouvert et tolérant, c'est lui", avait ajouté Boudjellal pour défendre son joueur.

Une lourde suspension priverait Bastareaud d'une partie voire de la totalité du Tournoi des six nations, qui débute pour les Bleus le 3 février face à l'Irlande.

Le nouveau sélectionneur Jacques Brunel doit donner mercredi une liste de 31 joueurs pour préparer son premier test à ce poste.

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Depuis l'élection de Macron, un nouveau monde politique en marge des partis

mar, 01/16/2018 - 19:32

"Retrait", "prise de recul", voire démission fracassante... À l'image d'Alain Juppé ou Xavier Bertrand, nombre de ténors s'éloignent des partis politiques traditionnels, jugés incapables de gagner les élection et inadaptés au "nouveau monde" d'Emmanuel Macron.

Pur produit du RPR - il en fut le président entre 1994 et 1997 - puis fondateur de l'UMP en 2002, dont il a conservé la tête pendant deux ans, Alain Juppé a - quasiment - renoncé à un engagement partisan vieux de plus de quarante ans, lundi, en annonçant ne plus payer sa cotisation à LR.

"Je veux être libre. J'ai envie de liberté et d'analyse. Je ne cherche pas à créer un parti ou une chapelle", s'est justifié l'ancien Premier ministre, qui faisait jusqu'alors figure de fidèle parmi les fidèles et l'un des plus loyaux au parti, y compris dans les défaites et les scandales.

Mais à 72 ans, l'ex-candidat malheureux à la primaire de la droite de 2016 a vu ses espoirs présidentiels douchés, d'autant qu'une partie de ses troupes, Édouard Philippe en tête, a rejoint la majorité macronienne.

La prise de recul d'Alain Juppé apparaît comme une énième conséquence de l'élection d'Emmanuel Macron et de la recomposition - ou décomposition, selon les plus pessimistes - de la vie politique, dans laquelle les partis traditionnels, jugés incapables d'honorer leur promesse de machine à gagner, ne semblent plus indispensables.

Dès juin, c'est un autre ex-Premier ministre, Manuel Valls, qui quittait le Parti socialiste pour devenir simple député de l'Essonne, apparenté La République en Marche. Ses ambitions sont pourtant intactes.

- Une 'respiration', avant un retour ? -

Les "prises de distance" de certains ténors s'apparentent à un retrait en douceur de la vie politique, comme pour l'ex-Premier ministre LR Jean-Pierre Raffarin, les anciens ministres LR Dominique Bussereau et Alain Lamassoure ou le patron des sénateurs PS Didier Guillaume, qui a indiqué mardi vouloir mettre fin à ses fonctions électives.

Mais certains quadragénaires et quinquagénaires entendent relancer leur carrière en marge des partis, inspirés par le big-bang électoral de 2017.

Un temps promise à la tête du PS, Najat Vallaud-Belkacem, autrefois dépeinte comme archétype de l'apparatchik de la rue de Solférino, a surpris en mettant sa carrière politique entre parenthèses pour rejoindre la maison d'édition Fayard.

"Bien sûr, ça ne veut pas du tout dire qu'elle abandonne la politique", souffle l'un de ses proches, qui n'y voit qu'une "respiration" avant un probable retour.

Son ancien collègue dans le gouvernement Valls, Thierry Mandon, a lui aussi pris du champ pour se consacrer au lancement d'un nouvel hebdomadaire, Ebdo. La démarche n'est pas sans rappeler celle d'un de ses ex-camarades du courant Nouveau Parti Socialiste vingt ans plus tôt : en 1998, Henri Emmanuelli avait lancé Le Quotidien de la République, qui s'était arrêté après seulement onze numéros. Ce qui n'avait pas empêché le socialiste de redevenir député deux ans plus tard.

- Xavier Bertrand, ambition élyséenne -

Arnaud Montebourg, qui avait dit "quitter la vie politique" en 2014 avant d'être candidat à la primaire de la gauche deux ans plus tard, jure aujourd'hui que "le désir (de la politique) l'a quitté".

Figure de la droite modérée, Xavier Bertrand a fait le choix de quitter Les Républicains début décembre, au lendemain de l'élection de Laurent Wauquiez à la présidence du parti, sans pour autant avoir "l'intention de rejoindre un parti politique ou de créer un parti".

C'est en cavalier seul que le patron des Hauts-de-France entend honorer son ambition élyséenne, en espérant trouver le même "trou de souris" qui avait permis à Emmanuel Macron de s'imposer en mai 2017, hors primaire et hors parti.

Au Front national, Marion Maréchal-Le Pen s'est également mise en congé au lendemain de la défaite de sa tante Marine, renonçant à briguer un nouveau siège de député. Plébiscitée par les militants frontistes, disposant de solides réseaux, la jeune femme de 28 ans n'a toutefois jamais caché pas qu'elle pourrait "peut-être" revenir en politique.

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