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Mis à jour : il y a 1 heure 25 min

Le maire de La Rochelle a retrouvé l'ancêtre de Justin Trudeau

jeu, 04/19/2018 - 11:42

Le maire de La Rochelle a retrouvé l'ancêtre rochelais du Premier ministre canadien Justin Trudeau: un charpentier-menuisier du nom d'Etienne Truteau, né dans la ville en 1641.

Photo du registre paroissial à l'appui, le maire Jean-François Fountaine précise sur sa page Facebook que le petit Etienne a été baptisé à la Chapelle Sainte-Marguerite de la Paroisse de Notre-Dame-de Cougnes.

"Il a ensuite quitté notre ville pour aller pratiquer son métier de charpentier-menuisier au Québec où il a bâti une bonne partie du Montréal primitif", explique l'édile.

Il montre aussi la copie d'une lettre adressée à Justin Trudeau, à Ottawa, où il l'invite au printemps 2019 à visiter l'achèvement des travaux de l'Hôtel de Ville, ravagé par un incendie en juin 2013.

Devant les députés français mardi, Justin Trudeau s'était présenté comme "le descendant d'un charpentier français de La Rochelle".

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Audiences: Europe 1 ne remonte pas la pente

jeu, 04/19/2018 - 11:40

Les récents ajustements dans la grille d'Europe 1 n'ont pas payé: les audiences de la radio du groupe Lagardère publiées jeudi demeurent au plus bas, à 6,8%, et posent la question d'un nouveau chamboulement de ses équipes.

Europe 1, qui accumule les pertes depuis plusieurs années, enregistre un très léger frémissement de son audience entre janvier et mars par rapport au trimestre précédent.

Mais malgré la refonte de sa grille, l'arrivée de Patrick Cohen en septembre et de nouveaux ajustements cet hiver, la station recule de 0,9 point sur un an, dépassant de peu son plus bas historique de novembre-décembre 2017 (6,6%).

La station reste notamment derrière ses concurrentes RMC (7,5%, -0,4 point) et France Bleu (7,1%, +0,3).

Pour le vice-PDG Frédéric Schlesinger, la radio peut "envisager un rebond décisif à la rentrée prochaine". Cet ancien de Radio France, débauché l'été dernier, estime dans un communiqué que "cette première phase était indispensable au renouveau de la station" qui "s'ouvre désormais la voie de la reconquête".

Alors qu'elle a engagé la vente de ses magazines en France (dont l'hebdomadaire Elle), la maison-mère d'Europe 1, Lagardère, préparerait le remplacement de Frédéric Schlesinger par un autre transfuge de Radio France, Laurent Guimier, selon plusieurs médias. Contactées, ni la direction d'Europe 1 ni celle de Lagardère n'ont souhaité commenter ces informations.

-Légers reculs-

Après une forte période d'actualité liée à l'élection présidentielle début 2017, France Inter recule légèrement en janvier-mars 2018 à 11,3% (-0,3 point). Même situation pour franceinfo à 8,3% (-0,1) et France Culture à 2,2 % (-0,2).

"Les stations restent extrêmement solides", tempère la nouvelle présidente de Radio France Sibyle Veil, entrée en fonction lundi et qui doit annoncer la composition de son équipe "dans les prochaines semaines".

Avec le 7-9 de France Inter qui reste la matinale la plus écoutée, la hausse de France Bleu, et Mouv qui continue de gagner quelques auditeurs (439.000 en moyenne), Radio France bat son record en nombre d'auditeurs avec 14,7 millions en moyenne chaque jour.

Chez RMC, "la vague de l'année dernière était marquée par une présidentielle incroyable, où on a battu tous nos records historiques", explique la directrice Cécilia Ragueneau.

La matinale de Jean-Jacques Bourdin recule ce trimestre mais "la dynamique reste positive", explique Mme Ragueneau alors que RMC attend la Coupe du monde de football cet été pour retrouver de gros scores.

Cette baisse liée à l'actualité ne touche pas le leader RTL, dont le patron du pôle radio Christopher Baldelli s'est réjoui d'une audience en augmentation depuis trois ans, avec un score en janvier-mars à 12,2% d'audience cumulée, et un record de part d'audience toutes radios confondues depuis 10 ans, à 13,2% et de bons scores l'après-midi pour les Grosses Têtes.

"Tout progresse", a déclaré Christopher Baldelli à l'AFP, se félicitant notamment des bonnes audiences de l'émission de Julien Courbet sur RTL et des matinales de RTL2 et Fun Radio, les autres radios du groupe.

- Fort recul de NRJ -

Du côté des radios musicales, la leader NRJ recule fortement à 9,9% (-0,7 point). "NRJ est toujours sur le podium, toujours la première radio de France sur les moins de 65 ans", relativise Maryam Salehi, directrice déléguée chez NRJ Group, saluant la progression "record" de son autre radio, Nostalgie (6,1%, +0,6), "qui gagne plus de 340.000 auditeurs en un an".

Leurs concurrentes Fun Radio et Virgin restent plutôt stables sur un an, à 5,8% (-0,2) et 4,8% (+0,1), tandis que Skyrock est en hausse (6,6%, +0,4).

Les Indés Radios, qui rassemblent 130 radios indépendantes, perdent 0,5 point d'audience cumulée sur un an, à 15,5%, soit près de 8,4 millions d'auditeurs quotidiens.

Toutes stations confondues, la radio perd 0,7 point d'audience sur un an mais demeure écoutée par près de 8 français sur 10 (79,5%).

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Allemagne: optimisme sur la croissance malgré les derniers indicateurs

jeu, 04/19/2018 - 11:37

L'économie allemande devrait croître plus rapidement que prévu cette année et l'an prochain, ont estimé jeudi les principaux instituts économiques allemands, relativisant la série d'indicateurs économiques mitigés publiés ces dernières semaines.

Ces cinq instituts (Ifo, RWI, DWI, IWH, IfW) d'orientations politiques diverses ont relevé leurs prévisions de croissance de 0,2 point, à 2,2% du PIB pour 2018 et 2,0% pour 2019.

"Le boom de l'économie allemande continue, mais les capacités économiques se raréfient et la conjoncture ralentit légèrement, tout en gardant une vitesse élevée", notent les cinq organisations dans leur rapport biannuel.

"Les mesures fiscales annoncées par le gouvernement devraient aussi stimuler la demande" allemande, ajoutent-ils.

Les instituts s'attendent à un taux de chômage de 5,2% en 2018 et de 4,8% en 2019. L'inflation devrait s'établir à 1,7% en 2018 et passer à 1,9% en 2019.

Cette révision des pronostics intervient alors que l'économie allemande a pris un coup de froid début 2018 en affichant une série de contre-performances côté production industrielle, exportations et ventes de commerce de détail.

En particulier, la production industrielle allemande s'est nettement repliée en février, de 1,6% sur un mois.

Les instituts expliquent ces chiffres surtout par des "effets exceptionnels", et notamment un nombre plus élevé que normalement des arrêts maladie et du nombre de grèves d'avertissement.

"Les derniers chiffres des entreprises suggèrent que la baisse devrait être rattrapée en mars", ajoutent-ils.

Dans ce contexte, et sur fond de craintes de guerre commerciale et de conflit syrien, le moral des investisseurs allemands est repassé nettement en territoire négatif en avril, selon le baromètre de l'institut ZEW publié mardi.

Pour l'économie internationale, les instituts allemands mettent en garde contre une escalade du conflit commercial, qui pourrait "entraver de manière significative la croissance de l'économie mondiale à moyen terme".

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New York retire la statue d'un médecin qui pratiquait des expériences sur des esclaves

jeu, 04/19/2018 - 11:33
Une statue du docteur James Marion Sims, considéré comme le père de la gynécologie moderne, a été déboulonnée à New York sur décision du maire, en raison des expériences que le médecin a pratiquées sur des esclaves au XIXe siècle.
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Singapour: le montage d'une chaise Ikea sous-traité à un robot

jeu, 04/19/2018 - 11:30

Fatigué de ne pas pouvoir monter un meuble vous-même avec un mode d'emploi? A Singapour, une chaise Ikea peut être assemblée en moins de dix minutes par un robot qui pourrait être utilisé à l'avenir dans les industries automobile et aéronautique.

Cet appareil mis au point par une équipe de scientifiques de l'Université de technologie de Nanyang, dans la ville-Etat d'Asie du Sud-Est, peut assembler une chaise en bois en huit minutes et 55 secondes.

Le robot commence par prendre des photos de parties de chaise posées par terre avec une caméra 3D avant que ses deux bras mécaniques équipés de capteurs dotés des mêmes sensibilités qu'un bras humain ne procède au montage de la chaise.

"Pour un robot, assembler une chaise Ikea avec une telle précision est plus compliqué qu'il n'y paraît", observe Pham Quang Cuong, responsable de l'équipe qui a mis au point l'appareil.

"Le travail d'assemblage doit être réparti en différentes étapes comme l'identification des différentes pièces de la chaise, la force nécessaire pour assembler les morceaux, et il faut s'assurer que les bras du robot ne se touchent pas", ajoute-t-il.

L'équipe de scientifiques cherche maintenant à développer davantage les capacités du robot pour lui apprendre à assembler d'autres meubles en imitant les gestes humains, à lire un mode d'emploi ou encore à vérifier un produit fini. Pour le moment, le robot peut assembler seulement une chaise du géant suédois de l'ameublement.

Ces scientifiques collaborent aussi avec les industries aéronautique et automobile où le robot pourrait être utilisé à l'avenir pour diverses tâches, par exemple percer des trous dans un avion.

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Asile: l'Assemblée vote l'extension de la "réunification familiale" pour les mineurs

jeu, 04/19/2018 - 11:20

L'Assemblée a adopté jeudi matin l'article du projet de loi "asile et immigration" qui étend la "réunification familiale" pour les mineurs reconnus réfugiés, très contesté par la droite et le FN, l'ensemble de l'opposition dénonçant aussi la tenue des débats.

Après une soirée électrique la veille, plusieurs élus ont appelé à la "sérénité" après cette séance "douloureuse". Mais les tensions étaient encore latentes, des députés LR revenant à la charge sur un "plan caché de 40.000 régularisations" de sans-papiers.

"Il est beaucoup trop tôt pour s'énerver", a observé la vice-présidente Annie Genevard (LR), le socialiste Hervé Saulignac glissant qu'ils "ont renouvelé les troupes".

L'article 3 (sur 40), adopté par 91 voix contre 22 (et 2 abstentions), avec les voix de la gauche et des UDI-Agir, prévoit que les mineurs reconnus réfugiés pourront faire venir leurs "frères et s?urs", et non plus seulement leurs parents. Il a déchaîné l'opposition de LR et du FN qui s'en sont pris aux "belles âmes" de la majorité et de la gauche.

Cette réunification familiale - à différencier du "regroupement familial" - ne devrait concerner que quelques centaines de personnes (357 mineurs réfugiés en 2016 selon le ministre Gérard Collomb). L'article renforce également la protection des jeunes filles exposées à un risque de mutilation sexuelle.

"Contrairement à vous, nous considérons que cet article est dangereux", a de nouveau insisté jeudi Eric Ciotti (LR), qui a dit craindre "le message qui est lancé pour les filières" de passeurs.

Le début de la séance a été marqué par une succession de rappels au règlement sur l'organisation des débats, alors que plus de 950 amendements restaient à examiner.

Toutes les oppositions ont réclamé la tenue d'une conférence des présidents autour de François de Rugy (LREM) au vu de l'avancée "très lente" des discussions, Danièle Obono (LFI) estimant que "c'était peut être la stratégie de la majorité" d'avoir des discussions "a minima".

"Chacun comprend ici qu'on voudrait lambiner, utiliser tous les moyens de procédure pour faire de l'obstruction (...). Eh bien, que ceux qui rêvent de cela se tiennent pour dit que nous ne leur donnerons pas la main et que nous irons au bout de ce texte au rythme où nous en sommes convenus depuis le début", a rétorqué le chef de file des élus LREM Richard Ferrand, qui intervient rarement dans l'hémicycle.

"Tous les groupes sauf le vôtre souhaiteraient une autre organisation des débats", a ensuite observé Pierre Dharréville (PCF), récusant toute "obstruction", tandis que Sébastien Chenu (FN) s'est dit "stupéfait d'entendre le caporal, pardon le président Ferrand", évoquer un "procès en obstruction".

"Un jour sans fin", a soupiré une source parlementaire.

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Wauquiez: "on prend trop souvent notre nationalité parce qu'on aime le RSA"

jeu, 04/19/2018 - 11:18

Le président des Républicains (LR) Laurent Wauquiez estime, dans un entretien à Nice-Matin, que l'on souhaite "trop souvent" obtenir la nationalité française "parce qu'on aime le RSA" et "pas parce qu'on aime Victor Hugo".

Pour acquérir la nationalité, "il faut pouvoir s'exprimer dans notre langue sans la moindre difficulté. Mais ça ne suffit pas. Je ne veux pas non plus de gens qui parlent français et professent la haine de la France. J'ai trop retenu l'histoire de Leonarda. On prend trop souvent notre nationalité parce qu'on aime le RSA, pas parce qu'on aime Victor Hugo", a jugé M. Wauquiez.

Le patron de LR a présenté mercredi douze propositions pour "réduire l'immigration", dont l'expulsion de 300.000 clandestins en un quinquennat et une restriction partielle du droit du sol.

A la question: qu'est-ce qui vous distingue finalement du Front national?, M. Wauquiez a répondu: "le vote FN est aujourd'hui une impasse, car Marine Le Pen ne sera jamais en position d'être aux responsabilités".

"Moi, je ne recule jamais. J'ai trop connu la droite qui trahissait. Et mon sujet n'est pas de me dire en quoi mes idées peuvent être différentes de celles des autres. Ma seule question est d'apporter des réponses aux Français. Mes propositions sont justes fondées sur l'obsession de stopper l'immigration de masse", a-t-il conclu.

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Pétrole: une alliance Arabie-Russie se dessine au détriment de l'Opep

jeu, 04/19/2018 - 11:17

L'Arabie saoudite cherche à amener la Russie dans un nouveau club de producteurs de pétrole afin de stabiliser le marché sur la durée, remettant en cause le rôle de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) qu'elle préside actuellement, estiment des analystes.

L'Arabie saoudite est le premier exportateur de pétrole et la Russie le premier producteur mondial de brut, avec un niveau de production de 10,6 millions de barils par jour, talonnée par les Etats-Unis qui produisent 10,5 mbj.

Cette nouvelle alliance devrait être plus large que celle des 14 membres de l'Opep, ce cartel qui a dominé le marché mondial du pétrole depuis 1960 et dont le poids s'estompe de jour en jour, ajoutent ces experts. Certains affirment même que l'Opep est "de facto morte".

En janvier, l'Arabie saoudite a publiquement lancé l'idée de pérenniser un accord de coopération conclu fin 2016 entre 24 producteurs (les 14 de l'Opep et 10 autres) pour réduire la production et faire remonter les prix.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane et le ministre saoudien de l'Energie Khaled al-Faleh ont souhaité un cadre de coopération à long terme entre producteurs.

L'idée a été appuyée par plusieurs membres de l'Opep, principalement les Emirats arabes unis et le Koweït.

Un porte-parole du Kremlin a déclaré le mois dernier que la Russie et l'Arabie saoudite ont discuté d'un "large éventail d'options" pour une coopération sur le marché mondial du pétrole.

- "Maintenir les prix stables" -

Pays membres et non-membres de l'Opep se réunissent justement vendredi à Jeddah (ouest de l'Arabie) pour évaluer le respect des quotas de production conformément à l'accord de 2016 et, éventuellement, parler d'une coopération sur le long terme.

Les producteurs ont été encouragés par les résultats de leur accord: celui-ci a rétabli l'équilibre sur le marché du brut, contribuant à un rebond des prix qui sont passés de moins de 30 dollars le baril début 2016 à plus de 70 dollars à ce jour.

"Sans la coopération de la Russie et d'autres producteurs non-membres de l'Opep, il aurait été difficile d'obtenir ce succès. Il aurait fallu des mesures douloureuses de la part des membres de l'Opep", explique l'analyste Kamel al-Harami, basé au Koweït.

"La nouvelle forme de coopération ressemble essentiellement à une alliance entre l'Arabie saoudite et la Russie", dit-il à l'AFP.

Pour Jean-François Seznec, expert pétrolier enseignant aux Etats-Unis, "les deux plus grands fournisseurs de pétrole conventionnel --Ryad et Moscou-- peuvent travailler ensemble pour maintenir des prix stables ou se battre l'un contre l'autre en augmentant la production pour tuer le marché des producteurs de schiste mais, ce faisant, ils se tuent eux-mêmes".

"La seule approche logique et intelligente est de maintenir les prix stables", estime-t-il.

Les prix s'étaient effondrés à la mi-2014 car les producteurs, principalement l'Arabie saoudite, avaient refusé de réduire leur production pour maintenir leur part de marché face à la rude concurrence du pétrole de schiste américain, ce qui a conduit à une surabondance de pétrole.

- Projet de charte -

Lundi, à Koweït, le secrétaire général de l'Opep, Mohammed Barkindo, a parlé de la nouvelle alliance entre producteurs comme d'un "nouveau chapitre" dans l'histoire de l'industrie pétrolière.

Dans les prochains mois, a-t-il dit, les producteurs chercheront à "institutionnaliser ce cadre à long terme", avec une participation large et inclusive.

Souhail al-Mazrouei, ministre émirati de l'Energie, a déclaré le mois dernier qu'un "projet de charte" pour la nouvelle alliance serait élaboré d'ici la fin de 2018, date à laquelle l'accord actuel sur les quotas de production expirera.

Et M. Faleh a affirmé que la coopération saoudo-russe durerait "des décennies et des générations".

"Nous allons travailler ensemble, non seulement avec les 24 pays, mais aussi en invitant de plus en plus de participants", a-t-il dit.

"L'Opep a perdu un peu de son éclat après l'adhésion de la Russie à l'accord de coopération. Cela voulait dire qu'elle ne pouvait plus faire le travail seule", explique M. Harami.

Selon M. Seznec, "l'Opep est de facto morte", mais elle est "toujours utile dans le sens où elle donne aux Saoudiens un forum pour échanger des idées avec des producteurs mineurs et fournir des informations appropriées à tous".

Pour Anas al-Hajji, expert pétrolier basé aux Etats-Unis, "l'Opep, en tant que club de producteurs de pétrole, ne s'arrêtera pas, mais la question porte sur le centre de la puissance (pétrolière): il s'agit de l'Arabie saoudite et de la Russie".

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Le Maire veut mettre en place un taux plancher pour le livret A

jeu, 04/19/2018 - 11:12

Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a annoncé jeudi qu'il souhaitait introduire un "taux plancher de 0,5%" pour le livret A, produit d'épargne le plus répandu en France.

"Je veux une règle beaucoup plus simple de calcul de ce taux, ce sera la moyenne du taux d'inflation et des taux d'intérêts", a déclaré le ministre sur BFMTV et RMC.

Mais "je souhaite surtout qu'on mette un taux plancher qui sera à 0,5% pour garantir aux millions d'épargnants qui ont un livret A que quelle que soit la situation des taux, quel que soit le niveau de l'inflation, la rémunération du livret A ne baissera jamais en dessous de 0,5%", a-t-il ajouté.

M. Le Maire a par ailleurs indiqué que l'engagement du gouvernement de le maintenir sur les deux prochaines années à 0,75% serait "tenu".

En 2017, le livret A, dont les fonds servent essentiellement à financer la construction de logements HLM, a connu sa meilleure année de collecte nette depuis quatre ans, celle-ci s'établissant à plus de dix milliards d'euros.

Le calcul du taux de rémunération de ce placement réglementé fait toutefois figure de casse-tête pour les autorités, dans un environnement de taux d'intérêts très bas : d'un côté, les épargnants voient d'un mauvais oeil tout abaissement ou stagnation du taux, de l'autre les assureurs peinent à garantir la rémunération d'un placement où les fonds peuvent être retirés à tout moment et sans conditions.

La Banque de France avait annoncé à l'été 2016 une modification des règles de calcul utilisées pour déterminer cette rémunération. La nouvelle formule se fonde comme par le passé sur l'évolution de l'inflation hors tabac et des taux sur le marché monétaire, mais prend désormais en compte des données lissées sur six mois afin de limiter les effets de volatilité.

Mais pour son baptême du feu l'été dernier, l'institution monétaire française avait finalement choisi, "dans une optique de stabilité", de maintenir le taux inchangé et de ne pas suivre cette nouvelle formule qui aurait dû aboutir à un relèvement du taux à 1% en raison d'une remontée de l'inflation.

Depuis la création du Livret A en 1818, sa rémunération n'a jamais été inférieure à 0,75%.

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Journaliste disparu en Haïti: peur d'une profession face au piétinement de l'enquête

jeu, 04/19/2018 - 11:09

Les journalistes en Haïti disent avoir peur de faire leur travail, faute de savoir ce qui est arrivé au photojournaliste Vladjimir Legagneur, porté disparu depuis qu'il est parti en reportage mi-mars dans un quartier sensible de la capitale haïtienne.

"Ce qui est arrivé à Vladjimir aurait pu arriver à n'importe lequel d'entre nous", affirme le photographe Jeanty Junior Augustin. "Face au silence total des autorités, on est obligés de moins sortir, de ne plus aller chercher les informations parce qu'on ne peut pas savoir ce qui pourrait nous arriver", regrette-t-il.

"On sait que faire notre métier dans ce pays c'est un sacerdoce mais avec ce qui s'est passé, on cherche plus qu'avant à se mettre en sécurité", abonde Jean-Jacques Augustin, porte-parole de l'Union des journalistes photographes haïtiens, déplorant le manque de communication de la police dans cette affaire.

Le 14 mars Vladjimir Legagneur, photojournaliste indépendant de 30 ans, a quitté son domicile en début de matinée pour aller réaliser un reportage sur les conditions de vie à Grand-Ravine, dans le quartier de Martissant, l'un des plus pauvres de la capitale Port-au-Prince et le théâtre depuis quelques années d'affrontements virulents entre gangs.

S'inquiétant de ne pas avoir de ses nouvelles, son épouse Fleurette Guerrier a entamé des recherches dès le 14 mars au soir, avant de déposer plainte deux jours plus tard auprès de la direction centrale de la police judiciaire haïtienne.

Depuis, elle a été amenée à authentifier un chapeau appartenant à son mari, récupéré fin mars par la police près de restes de corps découverts sur un terrain vague du quartier de Grand-Ravine.

Les enquêteurs avaient alors annoncé que des tests ADN allaient être effectués, mais les annonces de la police suscitent le doute parmi les collègues de Vladjimir Legagneur.

"Jusqu'à présent, les policiers n'ont pas contacté son épouse pour avoir un échantillon pour comparer le test ADN donc c'est de la démagogie", accuse Jeanty Junior Augustin.

- "On ne lâche pas l'affaire"-

Deux semaines après la disparition de leur collègue, devant le silence des autorités et des forces de police, les journalistes haïtiens avaient organisé une marche silencieuse derrière une simple banderole où était inscrit "Où est Vladjimir?"

La colère des amis et proches du disparu grandit à mesure qu'ils comptent les jours sans obtenir de réponse.

"Ça n'est qu'après un mois que le président a finalement évoqué la disparition d'un journaliste en Haïti, mais sans même dire son nom. C'était au sommet des Amériques (organisé au Pérou les 13 et 14 avril), et c'est parce qu'il exprimait ses sympathies suite au décès des deux journalistes équatoriens", précise Jeanty Junior Augustin.

Face à l'impatience des professionnels des médias, la police nationale haïtienne (PNH) assure que l'enquête suit son cours.

"La police continue à rechercher des personnes qui seraient impliquées dans l'assassinat présumé de Legagneur", a indiqué mercredi Frantz Lerebours, porte- parole de la PNH. "On ne lâche pas l'affaire mais comme on le répète toujours, on ne peut pas divulguer nos méthodes dans la presse", a souligné le commissaire.

L'action de la police dans les quartiers les plus pauvres de Port-au-Prince est rendue difficile par l'extrême densité de population et la topographie des lieux, à l'avantage des gangs.

"On ne va pas mener des opérations qui seraient spectaculaires mais pour lesquelles il y aurait des dommages collatéraux très regrettables", confirme M. Lerebours.

L'absence totale de services publics dans les bidonvilles de la capitale crée aussi une certaine défiance des habitants envers tout représentant de l'Etat.

"Tous les habitants ne sont pas forcément du côté de la police", a reconnu le porte-parole de la PNH après le fiasco mardi d'une opération dans un autre quartier pauvre de la capitale.

A Martissant, où Vladjimir Legagneur a disparu, une opération de police menée en novembre avait tourné à la bavure: la PNH avait reconnu la mort de sept personnes quand des organisations de défense des droits humains évoquaient l'assassinat d'une quinzaine d'habitants. Aucune suite judiciaire n'a encore été donné pour faire la lumière sur cette opération.

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Atteint de sclérose en plaques, Ramadan peut être soigné en prison

jeu, 04/19/2018 - 11:04

Tariq Ramadan, écroué en février pour des accusations de viols qui se sont depuis multipliées, souffre d'une sclérose en plaques mais son traitement médical "n'est pas incompatible" avec sa détention provisoire, selon une expertise très attendue.

Le théologien suisse de 55 ans, qui avait invoqué sans succès son état de santé pour être libéré, "souffre d'une sclérose en plaques depuis 2006, diagnostic considéré comme certain", concluent les médecins dans leur rapport déposé mercredi chez les juges d'instruction, selon des sources concordantes.

"La prise en charge actuelle (...) n'est pas incompatible avec la détention. Toutefois les experts insistent sur le fait que Tariq Ramadan, s'il restait en détention, devra continuer à bénéficier de l'accès aux soins", notamment de son traitement médicamenteux et de ses quatre séances de kinésithérapie hebdomadaire, écrivent-ils encore.

L'intellectuel musulman, qui conteste toute relation sexuelle avec ses deux premières accusatrices et fustige une "campagne de calomnie", est écroué depuis sa mise en examen, le 2 février, pour viol et viol sur personne vulnérable. D'abord incarcéré à Fleury-Mérogis (Essonne), il a depuis été transféré à la prison de Fresnes (Val-de-Marne), qui dispose de plus de moyens hospitaliers.

Disant souffrir d'une sclérose en plaques et d'une neuropathie, il avait contesté son incarcération, mais une première expertise rapide n'avait pas confirmé ces diagnostics. Le 22 février, la cour d'appel de Paris avait alors validé son maintien sous écrou, au grand dam de ses soutiens qui, depuis, ne cessent de dénoncer une "injustice".

Selon le rapport rendu mercredi, le diagnostic de la sclérose en plaques, posé au Qatar en novembre 2014 puis à Londres en 2016, a été confirmé à Paris "en mars 2018 à l'hôpital de la Salpêtrière par deux neurologues d'une compétence reconnue".

"Il n'y a pas eu de poussée de la maladie" récente, notent-ils, affirmant que "le stress peut majorer les symptômes".

En revanche, selon ces experts, aucun argument "ne permet de retenir le diagnostic de neuropathie périphérique des membres inférieurs" alléguée par Tariq Ramadan. Selon sa femme, il se rend au parloir de sa prison en fauteuil roulant.

Relevant "un état dépressif réactionnel à la détention", les médecins estiment que les maux de tête et la perturbation de la marche dont se plaint l'intellectuel sont "très probablement" des troubles physiques liés à "sa situation actuelle".

Après s'être plaint de ces symptômes, il a été hospitalisé au moins deux fois depuis son incarcération. Mais ses adversaires y voient surtout une comédie pour obtenir sa remise en liberté.

- Robe tachée -

Au-delà du volet médical, la situation de Tariq Ramadan s'est encore assombrie.

Début mars, une troisième plaignante s'est signalée, affirmant avoir subi de multiples viols entre 2013 et 2014 en France, à Bruxelles et à Londres. Cette Lilloise a décrit dans sa plainte des rapports sexuels très violents sous la contrainte, le plus souvent dans des hôtels en marge des conférences à succès du prédicateur, selon un scénario similaire à celui raconté par les autres plaignantes.

Les enquêteurs analysent les enregistrements audio et les messages qu'elle leur a fournis, ainsi qu'une robe noire tachée de sperme, selon une source proche du dossier. Mercredi, une expertise a été ordonnée par les juges pour vérifier si cette tache correspond à l'ADN de M. Ramadan, a ajouté cette source.

En Suisse, une femme a également déposé plainte la semaine dernière contre M. Ramadan, l'accusant de l'avoir violée et séquestrée en 2009 dans une chambre d'hôtel de Genève.

La détention de ce petit-fils du fondateur de la confrérie islamiste des Frères musulmans a suscité un vif émoi au sein de la communauté musulmane. Certains ont dénoncé un "deux poids, deux mesures", voire un "complot" contre une des rares figures médiatiques de l'islam européen, accusée par ses détracteurs de fondamentalisme camouflé sous un discours réformiste.

Son étoile avait cependant déjà commencé à pâlir et rares sont les responsables communautaires à avoir affiché leur soutien. Néanmoins, le mouvement des Musulmans de France (ex-UOIF) a marqué les esprits fin mars quand son président, Amar Lasfar, a exprimé l'espoir que Tariq Ramadan, dont la "pensée reste intacte", soit bientôt "libéré" de prison et "blanchi".

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Londres veut interdire les pailles et cotons-tiges en plastique

jeu, 04/19/2018 - 11:01

Le gouvernement britannique a annoncé jeudi vouloir interdire les pailles, touillettes et cotons-tiges en plastique d'ici à la fin de l'année dans le cadre de son plan de lutte contre les déchets dans cette matière dérivée du pétrole.

"Nous allons interdire ces objets en plastique", a déclaré le ministre britannique de l'Environnement, Michael Gove, interrogé sur la BBC, estimant qu'il s'agissait d'"une urgence mondiale" menaçant particulièrement la faune marine.

Cette interdiction interviendra d'ici à "la fin de l'année" sous la forme d'"une loi", a-t-il précisé.

Une consultation sera préalablement lancée dans le courant de l'année sur l'interdiction des objets en plastique à usage unique en Angleterre, selon un communiqué publié par les services de la Première ministre Theresa May. Des exceptions seraient prévues, comme l'usage de pailles dans un cadre médical.

Quelque 8,5 milliards de pailles en plastique sont jetées chaque année au Royaume-Uni, souligne le communiqué.

En janvier, Theresa May avait annoncé un nouveau plan de lutte contre les déchets en plastique, prévoyant aussi la généralisation des sacs en plastique payants à tous les commerces d'Angleterre. La législation actuelle ne concerne que les grandes surfaces dont les clients doivent payer 5 pence (5,7 centimes d'euro) par sac.

Son gouvernement souhaite également instaurer un système de consigne sur les bouteilles en plastique, comme il en existe déjà dans d'autres pays européens.

Theresa May compte appeler les autres Etats participant au sommet des chefs de gouvernement du Commonwealth à Londres à se joindre à cette lutte contre les déchets en plastique.

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Costumes de scène, guitare, des objets de Prince aux enchères

jeu, 04/19/2018 - 11:00

Plusieurs tenues de scènes, une guitare et des accessoires utilisés en concert par Prince vont être vendus le 18 mai aux enchères à New York par la maison Julien's Auctions, un peu plus de deux ans après sa mort.

Le clou de la vente sera une guitare jaune "cloud", de forme asymétrique, utilisée en tournée et estimée entre 60.000 et 80.000 dollars.

Début novembre, une guitare du même modèle, mais bleue turquoise, avait été adjugée 700.000 dollars lors d'une autre vente de Julien's.

Sont proposées également plusieurs des tenues excentriques du résident de Paisley Park, sa propriété de Chanhassen, dans le Minnesota.

Adepte des tenues moulantes aux couleurs vives, toutes créées sur-mesure pour lui, Prince a notamment porté sur scène un costume avec jabot (estimé entre 10.000 et 20.000 dollars), une combinaison mauve brillante (même estimation) ou une tunique sombre sans manche (même estimation).

Autre élément typique de l'artiste, ses bottines à talon dont une paire, également créée sur mesure, est estimée entre 4.000 et 6.000 dollars.

Ces objets, plus de 150 au total, seront exposés au Hard Rock Café de New York du 14 au 18 mai, jour de la vente, qui se déroulera à la fois dans la salle et en ligne.

Beaucoup d'entre eux viennent de la collection de Mayte Garcia, qui a été l'épouse du chanteur de 1996 à 2000 et qui lui a donné un fils, mort quelques jours seulement après sa naissance.

En février, d'autres enchères d'objets de Prince avaient été organisées par la maison RR Auction. C'est un exemplaire du mythique "Black Album", daté de l'année de sa sortie avortée, en 1987, qui avait été le lot le plus prisé, atteignant 42.298 dollars.

Deux ans après sa mort, la succession de Prince n'est toujours pas liquidée. Sa fortune est estimée entre 100 et 300 millions de dollars.

Par ailleurs, jeudi, le procureur du comté de Carver, où se trouve Chanhassen, doit indiquer s'il engage des poursuites dans le cadre du décès du musicien.

Prince est mort à 57 ans le 21 avril 2016, victime d'une overdose de fentanyl, un analgésique très puissant, qu'il aurait ingéré par erreur.

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Face à Macron, la CGT tente d'initier une "convergence des luttes"

jeu, 04/19/2018 - 10:40

"Convergence des luttes!" C'est le slogan que s'apprêtent à scander jeudi cheminots, fonctionnaires ou encore salariés de l'énergie, à l'appel de la CGT et de Solidaires, dans une première tentative de construire un front commun contre Emmanuel Macron.

Les initiateurs de cette journée d'actions nationale interprofessionnelle prévoient 133 mobilisations dans toute la France, auxquelles pourraient venir se joindre des étudiants.

A Marseille, la manifestation part à 10H30 du Vieux-Port, en direction de la place Castellane. Le cortège parisien quitte Montparnasse à 14H00 pour la place d'Italie. En plus des chiffres "police" et "organisateurs", un collectif de médias, dont l'AFP, publiera son propre comptage des manifestants des deux villes, réalisé par le cabinet Occurrence.

Outre les manifestations, les grèves devraient causer des perturbations. A la SNCF, un TGV sur trois et deux TER sur cinq seront en circulation.

Les perturbations s'annoncent plus faibles dans les transports urbains. A Paris, les problèmes concernent essentiellement les RER, avec notamment un train sur deux sur la ligne B. En revanche, la RATP annonce un trafic "normal" dans les métros, "quasi normal" dans les bus. A Marseille, seuls les bus devraient être légèrement perturbés.

Dans l'énergie, la CGT annonce des "coupures ciblées", "en direction des entreprises où les employeurs licencient" ou "criminalisent l'action syndicale". Parallèlement, le syndicat compte mener des "opérations +Robin des Bois+", qui consistent à remettre le courant dans les foyers qui ne paient pas leurs factures, a indiqué Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.

La mobilisation affecte aussi certaines crèches et écoles, où l'accueil des enfants ne sera pas toujours assuré. Dans les maternelles, les agents territoriaux spécialisés (Atsem) entament un mouvement de grève reconductible.

Les antennes de France culture et de France musique étaient perturbées en matinée. Des débrayages sont également prévus à La Poste, chez les fonctionnaires et à France Télévisions.

- "Impact sur la croissance" -

Si cette journée d'actions devrait bénéficier d'un grand soleil, le météo sociale, quant à elle, est orageuse.

Les grèves s'enchaînent dans divers secteurs: les cheminots en sont à leur huitième journée de grève depuis début avril contre la réforme ferroviaire, les fonctionnaires, qui défendent aussi leur statut, organisent une troisième journée de grève le 22 mai, la deuxième à l'appel de tous les syndicats, Air France sort d'une neuvième journée de grève sur des revendications salariales.

La grogne monte également dans le secteur de la santé, les hôpitaux et les maisons de retraite médicalisées (Ehpad).

En dehors du monde du travail, des facultés sont occupées ou bloquées par des opposants à la réforme "Parcoursup", accusée d'instaurer une "sélection" à l'entrée à l'université. Le mouvement a gagné Sciences Po, à Paris, qui était en partie occupé mercredi.

La CGT et Solidaires espèrent construire un front unique à partir de ces colères. Une "coagulation" des "mécontentements" à laquelle ne croit pas le président Emmanuel Macron, qui estime que les différents mouvements ont "peu à voir" entre eux.

Philippe Martinez lui a répondu, mercredi soir sur Franceinfo, qu'il y avait un "tronc commun" autour des "questions de pouvoir d'achat" et "d'emploi".

Mais la "convergence des luttes", mot d'ordre de la journée, ne fait pas l'unanimité chez les syndicats. "Ce n'est pas la tasse de thé de la CFDT", déclarait fin mars son leader Laurent Berger, qui a annoncé jeudi qu'il ne manifesterait pas au côté de la CGT le 1er mai.

En revanche, la CGT ne désespère pas de rallier Force ouvrière. Aujourd'hui réfractaire, le syndicat pourrait changer de ligne après l'élection la semaine prochaine de son nouveau patron, Pascal Pavageau, qui se dit ouvert à une "unité d'action".

Le président du groupe LREM à l'Assemblée Richard Ferrand a vu jeudi dans l'initiative de la CGT "une volonté de mettre un certain bazar en mobilisant toute une série de professions qui n'ont pas de revendications précises". Il a fustigé sur Cnews un "rapport de force d'un autre âge".

"On croit au débat, à la discussion, contrairement au gouvernement qui veut imposer ses choix à marche forcée", a critiqué Philippe Martinez jeudi sur RFI.

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L'élection de Macron est une "mauvaise chose" pour 52% des Français

jeu, 04/19/2018 - 10:38

L'élection il y a près d'un an d'Emmanuel Macron à la présidence de la République est une "mauvaise chose", jugent 52% des personnes interrogées pour un sondage Elabe publié jeudi.

Dans le détail, 22% des sondés considèrent que c'est une "très mauvaise chose" et 30% une "assez mauvaise chose". A l'inverse, 48% pensent que cette élection est une "bonne chose" (13% une "très bonne chose", 35% une "assez bonne chose"), selon ce sondage, réalisé pour Radio Classique et Les Echos.

65% des personnes interrogées se disent "favorables" à l'action de M. Macron en faveur de "la place de la France sur la scène internationale" et 55% à sa "façon d'incarner la fonction présidentielle". La moralisation de la vie politique est aussi accueillie favorablement par 59% des sondés, de même que la nomination de ministres issus de la société civile (65%).

Une courte majorité (51%) pense toutefois que le président de la République n'a pas "transformé la façon de faire de la politique", contre 48% qui pensent le contraire. 20% des sondés s'attendent à ce que M. Macron ait "transformé le pays en profondeur" à la fin de son quinquennat, contre 57% qui misent sur le fait qu'il en "modifie quelques aspects seulement" et 22% qui sont convaincus qu'il "n'aura pas changé le pays".

42% jugent que l'action du président aura permis en 2022, à la fin de son quinquennat, "d'améliorer la situation du pays" (58% non) et 19% leur "situation personnelle (81% non).

Seuls 39% des sondés se disent favorables à son action en matière de "politique sociale", contre 61% opposés.

Sondage réalisé par internet du 6 au 9 avril auprès d'un échantillon de 1.002 personnes de plus de 18 ans (méthode des quotas).

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Délit de solidarité: Rugy (LREM) appelle à "garder le sens des réalités"

jeu, 04/19/2018 - 10:36

François de Rugy (LREM) a appelé jeudi à "garder le sens des réalités" sur le "délit de solidarité", dont la réécriture fait partie des points sensibles du projet de loi "asile et immigration" débattu à l'Assemblée nationale.

Au lendemain d'une soirée de débats très tendus entre les députés, le président de l'Assemblée, issu des écologistes, a défendu une "adaptation" nécessaire de la législation face au "mouvement des migrations (qui) évolue".

S'il a salué le fait que "beaucoup de Français se mobilisent, (et) font un élan de solidarité" envers les migrants notamment, l'élu de Loire-Atlantique a appelé à "garder le sens des réalités" sur le délit de solidarité qui a conduit certaines personnes venant en aide aux migrants devant la justice.

"Il ne faudrait pas que, sous couvert de solidarité, ce soit en fait des passeurs", a-t-il justifié.

Les passeurs "donnent (aux migrants) une petite fiche, et ils mettent les numéros de téléphone, y compris d'associations et d'un certain nombre de gens, parfois de militants, qui eux ne sont pas dans la solidarité (mais) dans le militantisme contre les frontières", a-t-il poursuivi, évoquant notamment l'"association No Border".

"C'est un choix politique mais ce n'est pas le nôtre", a continué le président de l'Assemblée.

Interrogé sur le principe d'un plan de régularisations d'étrangers en situation illégale, M. de Rugy a répondu: "Moi ma réponse elle est non". "En tout cas pas comme ça a été fait en 1998 il y a vingt ans par Lionel Jospin qui avait fait une grande vague, 150.000 régularisations", a-t-il précisé.

"On croyait à l'époque que ça réglerait le problème, il est réapparu quelques années plus tard", a-t-il justifié.

Par ailleurs, le président de l'Assemblée nationale est revenu sur un incident de séance mercredi soir lors duquel la ministre auprès du ministre de l'Intérieur Jacqueline Gourault est sortie de ses gonds face à des questions répétées de députés LR pour savoir "si le gouvernement avait un "plan caché de 40.000 régularisations".

La ministre a alors rétorqué: "Obliger un ministre à répondre? Ce sont des méthodes autoritaires qui ne sont pas acceptables en démocratie".

"Les esprits s'échauffent un peu parfois (..) Dans tous les débats sur l'immigration il y a en effet des tensions", a-t-il assuré, dénonçant la formulation des questions des Républicains qui veulent selon lui "faire peur aux Français en prétendant que le gouvernement ne dit pas tout sur la question de l'immigration alors qu'au contraire tout est sur la table".

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Réforme des retraites: Buzyn précise le "calendrier" de la "concertation"

jeu, 04/19/2018 - 10:35

La concertation qui "débute" sur la réforme des retraites s'effectuera en "deux phases" jusqu'à l'automne, et l'objectif n'est pas de "réduire les droits ou de les niveler par le bas", a indiqué jeudi la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn.

"Cela fait six mois que l'on discute avec les partenaires sociaux, et maintenant nous mettons en place un calendrier, une méthode", a-t-elle déclaré sur Europe 1.

Le gouvernement consulte depuis lundi syndicats et patronat afin de préparer la réforme des retraites, qu'Emmanuel Macron veut voir "votée en 2019" et qui doit à terme remplacer la quarantaine de régimes existants par un "système unique".

"Dans les trois, quatre mois qui viennent nous allons travailler sur ce qu'on entend par un régime universel, ce qui doit être de l'ordre de la redistribution et de l'ordre de la solidarité, par exemple", a ajouté Mme Buzyn.

Les partenaires sociaux devront aussi réfléchir à "comment on prend en compte les droits non contributifs pendant les périodes de chômage, de maternité, d'arrêt maladie (et) comment on prend en compte les nouveaux enjeux sociétaux de l'égalité femme/homme ?".

L'ensemble de ces sujets seront examinés avant la trêve estivale, puis "il y aura une deuxième phase à l'automne sur des sujets plus spécifiques", notamment "les conditions d'ouverture des droits à la retraite, la reconnaissance des spécificités de certains métiers".

Sur chaque thème, "cette concertation se fait en deux temps, une première rencontre avec les partenaires sociaux où on partage un constat et une deuxième rencontre où on part sur des propositions".

Par ailleurs, "une vaste consultation citoyenne sera initiée avant la fin mai", a annoncé la ministre lors d'un colloque au Sénat sur les retraites.

"Au terme de ces travaux (...) le gouvernement prendra ses responsabilités et formulera des propositions en vue de la création d'un système universel de retraites", a-t-elle poursuivi, affirmant que "ce chantier considérable ne doit pas être et ne sera pas une énième réforme des retraites".

"Il ne s'agit pas de réformer pour réformer, ou de réformer pour réduire les droits ou pour les niveler par le bas", a-t-elle assuré, souhaitant au contraire rendre notre système "capable de générer des droits nouveaux".

Le président du Sénat, Gérard Larcher, a néanmoins mis en garde l'exécutif contre "la brutalité (qui) peut parfois paralyser les réformes pourtant nécessaires".

Il s'est engagé à proposer des "évolutions du système de retraites du Sénat, qui prendront en compte la future réforme, une fois adoptée".

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Village frontalier ou pays européen? Les prétendants possibles du sommet Trump-Kim

jeu, 04/19/2018 - 10:34

D'après le président américain Donald Trump, cinq sites sont envisagés pour son sommet annoncé avec Kim Jong Un, le dirigeant de la Corée du Nord.

Mais il n'en a pas dit plus et les spéculations vont bon train sur les candidats potentiels. Voici quelques éléments sur les lieux possibles comme plus improbables.

- Panmunjom -

Le village où fut signé l'armistice de la guerre (1950-53) dans la Zone démilitarisée qui divise la péninsule accueille la semaine prochaine un sommet entre M. Kim et le président sud-coréen Moon Jae-in.

Il a l'avantage d'être hautement sécurisé et aisément accessible aux deux parties. Mais des diplomates ont minimisé cette option, évoquant l'incident dit des "meurtres à la hache", quand des soldats nord-coréens avaient massacré deux officiers américains en 1976.

Outre ce passé déplaisant, le site est hautement symbolique de la séparation des deux Corées.

- Pyongyang -

Un président américain qui débarquerait sur le tarmac de l?aéroport où M. Kim a supervisé un tir de missile voici quelques mois serait un événement spectaculaire.

Cela comblerait le goût pour le théâtral des deux chefs d'Etat. Mais cela risquerait de donner au Nord la haute main sur le processus tout en le récompensant avant même un quelconque résultat.

- Séoul -

La soeur du dirigeant nord-coréen, Kim Yo Jong, s'est déjà rendue au Sud cette année, comme émissaire aux jeux Olympiques d'hiver qui servirent de catalyseur au rapprochement remarquable en cours sur la péninsule.

La venue à Séoul de Kim Jong Un lui même serait un symbole fort mais risquerait d'être dénoncée par une partie des Sud-Coréens. M. Kim pourrait aussi voler la vedette à Donald Trump, ce que voudrait éviter la Maison Blanche.

- Pékin -

MM. Trump et Kim ont chacun visité récemment la capitale chinoise.

Mais y tenir un sommet serait très compliqué. La Chine fut partie prenante à la guerre de Corée, ses troupes ayant sauvé de la défaite le grand-père de M. Kim, Kim Il Sung. Elle est aussi signataire de l'armistice de 1953.

Un sommet à Pékin, principal soutien diplomatique et bienfaiteur économique de Pyongyang, risquerait de donner au président chinois Xi Jinping un trop grand poids. La Chine, qui considère le Nord comme son arrière-cour, pourrait revendiquer la paternité d'un éventuel accord.

Les autorités chinoises ont aussi l'habitude d'imposer de strictes mesures de sécurité et de limiter l'accès des médias aux événements internationaux, ce qui entraverait le côté grand spectacle de l'exercice. Il est vraisemblable que les principaux intéressés ne le souhaitent pas.

- Oulan Bator -

Outsider favori des observateurs, la capitale mongole est reliée au Nord par les airs et le rail. Elle a des relations avec Pyongyang comme avec Washington.

L'ancien président mongol Tsakhiagiin Elbegdorj s'est rendu au Nord en 2013. Près de 1.200 Nord-Coréens travaillaient en Mongolie jusqu'à en être empêchés l'année dernière par les sanctions de l'ONU.

Oulan Bator a signé plusieurs pactes économiques avec Washington. L'armée américain co-parraine le Khan Quest, exercice multinational annuel de maintien de la paix.

- Singapour, Vietnam -

Certains médias évoquent la possibilité de Singapour, où M. Xi a rencontré en 2015 l'ex-président taïwanais Ma Ying-jeou, la première rencontre entre les dirigeants de Pékin et Taipei depuis leur séparation à la fin de la guerre civile chinoise en 1949.

Le Vietnam est également cité, en tant qu'Etat communiste mais dont les relations avec les Etats-Unis se sont considérablement améliorées depuis la fin de la guerre en 1975.

- Suisse -

M. Kim n'a pas peur de l'avion comme son père et prédécesseur Kim Jong Il, alors on ne peut exclure qu'il s'aventure plus loin.

Dans les années 1990, il a poursuivi ses études en Suisse, y compris à l'International School of Berne, en compagnie de son frère et de sa soeur. Il connaît donc ce pays qui mène depuis des siècles une politique de neutralité et accueille une ambassade de Corée du Nord.

- Scandinavie -

La Suède comme la Finlande ont reçu des hauts responsables nord-coréens le mois dernier. Le ministre des Affaires étrangères Ri Yong Ho s'est rendu à Stockholm. Helsinki a accueilli des pourparlers officieux entre spécialistes américains et délégués nord-coréens, ce qu'avait fait également la Norvège l'année dernière.

En tant que protectrice des ressortissants américains dans le Nord, la Suède a l'habitude de servir de médiateur entre Pyongyang et Washington. Sa représentation à Pyongyang devint en 1975 la première ambassade occidentale dans ce pays.

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Six e-commerçants français lancent un "Black Friday" de printemps

jeu, 04/19/2018 - 10:29

Six sites français de commerce en ligne ont décidé de lancer un "Black Friday" de printemps, du 27 avril au 1er mai, afin d'en faire à terme un rendez-vous aussi incontournable chez les consommateurs, ont-ils annoncé jeudi.

Boulanger, Cdiscount, Fnac Darty, La Redoute, Rue du Commerce et Showroomprivé créent "Les French Days", dont ils espèrent faire un "événement annuel (aussi) récurrent et attendu" que le Black Friday/Cyber Monday (24-27 novembre), soulignent-ils dans un communiqué commun.

En janvier, lors du lancement des soldes d'hiver, la secrétaire d'Etat rattachée au ministre de l'Economie, Delphine Gény-Stephann, avait lancé l'idée d'une nouvelle opération commerciale au printemps.

"Entre e-commerçants, on se réunit régulièrement et l'idée est partie de comment on pouvait se réinventer au premier semestre", pour faire pendant au "réel succès" suscité par le Black Friday, explique à l'AFP Annabel Chaussat, directrice marketing et e-commerce de Fnac Darty.

Lors du seul Black Friday 2017, le chiffre d'affaires global du commerce en ligne en France a bondi de 69%, selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad).

"Avec +Les French Days+, le Black Friday à la française, les grandes enseignes du e-commerce souhaitent ainsi offrir une expérience client inédite, qui réponde aux nouveaux modes de consommation des Français et les familiarise encore davantage au commerce digital (numérique, ndlr)", affirment les six enseignes partenaires.

Le choix du "pont" du 1er mai a été aisé, explique Mme Chaussat: il s'inscrit un mois avant les soldes d'été, dans une période où il est nécessaire de "dynamiser" le commerce.

"On serait d'ailleurs ravi que de nombreux acteurs du e-commerce se joignent à nous pour faire de cette belle opération commerciale un succès", ajoute-t-elle.

Comme lors du Black Friday, les consommateurs pourront bénéficier de réductions allant jusqu'à 50% sur des centaines de produits neufs de grandes marques.

"Cette opération a également pour vocation de graver dans l'usage des consommateurs français le fait d'acheter sur internet", souligne Mme Chaussat à l'AFP.

La part du e-commerce dans la totalité du commerce de détail est en effet encore faible en France, à 9%, contre environ 20% au Royaume-Uni et 15% en Allemagne.

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Pétrole: une alliance Arabie-Russie se dessine au détriment de l'Opep

jeu, 04/19/2018 - 10:16

L'Arabie saoudite cherche à amener la Russie dans un nouveau club de producteurs de pétrole afin de stabiliser le marché sur la durée, remettant en cause le rôle de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) qu'elle préside actuellement, estiment des analystes.

L'Arabie saoudite est le premier exportateur de pétrole et la Russie le premier producteur mondial de brut.

Cette nouvelle alliance devrait être plus large que celle des 14 membres de l'Opep, ce cartel qui a dominé le marché mondial du pétrole depuis 1960 et dont le poids s'estompe de jour en jour, ajoutent ces experts. Certains affirment même que l'Opep est "de facto morte".

En janvier, l'Arabie saoudite a publiquement lancé l'idée de pérenniser un accord de coopération conclu fin 2016 entre 24 producteurs (les 14 de l'Opep et 10 autres) pour réduire la production et faire remonter les prix.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane et le ministre saoudien de l'Energie Khaled al-Faleh ont souhaité un cadre de coopération à long terme entre producteurs.

L'idée a été appuyée par plusieurs membres de l'Opep, principalement les Emirats arabes unis et le Koweït.

Un porte-parole du Kremlin a déclaré le mois dernier que la Russie et l'Arabie saoudite ont discuté d'un "large éventail d'options" pour une coopération sur le marché mondial du pétrole.

- "Maintenir les prix stables" -

Pays membres et non-membres de l'Opep se réunissent justement vendredi à Jeddah (ouest de l'Arabie) pour évaluer le respect des quotas de production conformément à l'accord de 2016 et, éventuellement, parler d'une coopération sur le long terme.

Les producteurs ont été encouragés par les résultats de leur accord: celui-ci a rétabli l'équilibre sur le marché du brut, contribuant à un rebond des prix qui sont passés de moins de 30 dollars le baril début 2016 à plus de 70 dollars à ce jour.

"Sans la coopération de la Russie et d'autres producteurs non-membres de l'Opep, il aurait été difficile d'obtenir ce succès. Il aurait fallu des mesures douloureuses de la part des membres de l'Opep", explique l'analyste Kamel al-Harami, basé au Koweït.

"La nouvelle forme de coopération ressemble essentiellement à une alliance entre l'Arabie Saoudite et la Russie", dit-il à l'AFP.

Pour Jean-François Seznec, expert pétrolier enseignant aux Etats-Unis, "les deux plus grands fournisseurs de pétrole conventionnel --Ryad et Moscou-- peuvent travailler ensemble pour maintenir des prix stables ou se battre l'un contre l'autre en augmentant la production pour tuer le marché des producteurs de schiste mais, ce faisant, ils se tuent eux-mêmes".

"La seule approche logique et intelligente est de maintenir les prix stables", estime-t-il.

Les prix s'étaient effondrés à la mi-2014 car les producteurs, principalement l'Arabie saoudite, avaient refusé de réduire leur production pour maintenir leur part de marché face à la rude concurrence du pétrole de schiste américain, ce qui a conduit à une surabondance de pétrole.

- Projet de charte -

Lundi, à Koweït, le secrétaire général de l'Opep, Mohammed Barkindo, a parlé de la nouvelle alliance entre producteurs comme d'un "nouveau chapitre" dans l'histoire de l'industrie pétrolière.

Dans les prochains mois, a-t-il dit, les producteurs chercheront à "institutionnaliser ce cadre à long terme", avec une participation large et inclusive.

Souhail al-Mazrouei, ministre émirati de l'Energie, a déclaré le mois dernier qu'un "projet de charte" pour la nouvelle alliance serait élaboré d'ici la fin de 2018, date à laquelle l'accord actuel sur les quotas de production expirera.

Et M. Faleh a affirmé que la coopération saoudo-russe durerait "des décennies et des générations".

"Nous allons travailler ensemble, non seulement avec les 24 pays, mais aussi en invitant de plus en plus de participants", a-t-il dit.

"L'Opep a perdu un peu de son éclat après l'adhésion de la Russie à l'accord de coopération. Cela voulait dire qu'elle ne pouvait plus faire le travail seule", explique M. Harami.

Selon M. Seznec, "l'Opep est de facto morte", mais elle est "toujours utile dans le sens où elle donne aux Saoudiens un forum pour échanger des idées avec des producteurs mineurs et fournir des informations appropriées à tous".

Pour Anas al-Hajji, expert pétrolier basé aux Etats-Unis, "l'Opep, en tant que club de producteurs de pétrole, ne s'arrêtera pas, mais la question porte sur le centre de la puissance (pétrolière): il s'agit de l'Arabie saoudite et de la Russie".

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