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Mis à jour : il y a 37 min 19 sec

NBA: San Antonio sans Gregg Popovich contre Golden State jeudi

jeu, 04/19/2018 - 18:59

L'entraîneur de San Antonio Gregg Popovich ne dirigera pas son équipe lors du match N.3 du 1er tour des play-offs NBA contre Golden State jeudi, au lendemain du décès de son épouse.

Son adjoint, l'Italien Ettore Messina, sera en charge de l'équipe qui est menée deux victoires à zéro par le champion en titre, Golden State, ont précisé les Spurs.

"Je me suis entretenu avec +Pop+ ce (jeudi) matin, il est submergé par toutes les marques de soutien qu'il a reçu (...) Mais comme on pouvait s'y attendre avec lui, il veut que nous soyons concentrés sur le match de ce (jeudi) soir, sur cette série du 1er tour", a expliqué le manageur général de la franchise texane, R.C. Buford.

"Erin va beaucoup nous manquer et nous allons tout faire pour apporter notre soutien à +Pop+, mais nous devons à nouveau nous concentrer sur le basket", a poursuivi le dirigeant.

Erin Popovich, l'épouse de l'emblématique entraîneur des Spurs, était âgée de 67 ans et "se battait contre la maladie depuis longtemps", a rappelé San Antonio.

Elle avait épousé Gregg Popovich, en poste à San Antonio depuis 1996, dans les années 1970 et lui avait donné deux enfants.

"Nous souffrons tous après la perte douloureuse d'un membre important de notre famille et de notre équipe", a indiqué R.C. Buford.

"Erin et Gregg étaient les meilleurs amis, ensemble depuis 40 ans, Erin a eu un impact et une influence sur cette équipe, sur nos familles, sur nos joueurs et leurs proches qui perdureront pendant des années", a-t-il conclu.

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Nouveau record de détenus dans les prisons françaises, avec 70.367 personnes incarcérées

jeu, 04/19/2018 - 18:49

Le nombre de détenus a atteint un nouveau record au 1er avril, avec 70.367 personnes incarcérées dans les prisons françaises qui souffrent d'une surpopulation chronique, selon des chiffres officiels publiés jeudi.

"La population en détention franchit de nouveau le seuil des 70.000 détenus, à 70.367", a indiqué la Direction de l'administration pénitentiaire (DAP) dans un communiqué. Le précédent record datait du 1er avril 2017, avec 70.230 personnes incarcérées. Ce chiffre était ensuite retombé sous les 70.000.

La capacité des établissements pénitentiaires français pour accueillir ces détenus étant de 59.459 places, le taux d'occupation atteignait en moyenne au début du mois 118% (contre 119,7% au 1er avril 2017). Mais dans les maisons d'arrêt, où sont détenues les personnes en détention provisoire et les personnes condamnées dont la peine n'excède pas deux ans, ce taux atteint 143%. Il grimpe à environ 200% pour la prison de Fresnes, dans le Val-de-Marne.

Le nombre des matelas au sol est en baisse, passant de 1.883 il y a un an à 1.628.

La hausse du nombre de détenus s'explique en grande partie par l'augmentation du nombre de personnes en attente de jugement (20.852), au plus haut depuis 12 ans. "Le nombre des mineurs et des femmes ne cesse de croître", ajoute la DAP. Il y avait 872 mineurs en prison le 1er avril et 3.157 femmes.

L'annonce de ce record tombe la veille de la présentation en Conseil des ministres du projet de réforme de la justice, qui inclut la profonde réforme du système des peines annoncée par Emmanuel Macron en mars. Ce projet proscrit les détentions courtes mais garantit l'application de celles de plus d'un an, tout en multipliant les alternatives en milieu ouvert. Par ailleurs, le président est revenu sur une promesse de campagne: l'objectif n'est plus de 15.000 nouvelles places de prison mais de 7.000 places d'ici 2022.

Ces annonces sont intervenues deux mois après le plus important mouvement des surveillants depuis 25 ans. Ils s'étaient mobilisés au mois de janvier pour dénoncer leurs conditions de travail, après l'agression de l'un de leurs collègues par un détenu jihadiste à la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).

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Europa League: pour Payet, l'OM en finale à Lyon, ça serait "le kif"

jeu, 04/19/2018 - 18:48

"Le kif serait d'aller jouer cette finale à Lyon, bien sûr", a souri jeudi le capitaine de l'Olympique de Marseille, Dimitri Payet, à l'idée de disputer la finale de l'Europa League à Lyon, dans le stade d'un rival historique.

"Ce serait exceptionnel par rapport à ce qui s'est passé ici en championnat", a ajouté Payet.

Le dernier OM-OL en Ligue 1, remporté par Lyon (3-2) dans le temps additionnel, s'est terminé dans la confusion avec une amorce de bagarre, impliquant notamment le Marseillais Adil Rami et les Lyonnais Marcelo et Anthony Lopès.

Ces incidents sont jugés mardi par la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP).

Demi-finaliste contre Salzbourg (28 avril-3 mai), Marseille est à deux matches de la finale dans le stade construit par le président de l'OL, Jean-Michel Aulas, à Décines, programmée le 16 mai.

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La fin du troisième plan d'aide de la Grèce toujours prévue pour août

jeu, 04/19/2018 - 18:44

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, et le commissaire européen Pierre Moscovici tablent toujours sur une fin, en août, du troisième plan d'aide à la Grèce, comme prévu, ont-ils affirmé jeudi à Washington contredisant des informations de presse.

"Le programme européen doit se terminer en août", a affirmé Mme Lagarde lors d'une conférence de presse à Washington, lors des réunions de printemps de son institution.

"Le FMI est prêt à continuer à soutenir la Grèce (...) et nous ferons tout ce que nous pouvons en accord avec nos principes", a-t-elle ajouté, alors que les créanciers du pays méditerranéen envisageraient de prolonger le programme, selon le journal allemand Süddeutsche Zeitung.

Pour sa part, M. Moscovici a rappelé que la date prévue pour la fin du programme est le 20 août, dans un discours au Peterson Institute for International Economics, en marge de la réunion du FMI.

"Ma priorité est d'assurer une conclusion positive de ce programme", a-t-il déclaré.

Selon une source européenne, "tous les aspects" du programme grec seront longuement discutés lors du prochain Eurogroupe le 27 avril à Sofia. Une éventuelle extension du programme aurait la préférence des Allemands, soutenus par les Néerlandais, a-t-elle ajouté.

La veille, le Premier ministre Alexis Tsipras a affirmé que son pays se trouve dans "la dernière ligne droite" pour sortir de "la tutelle" de ses créanciers en août.

Depuis 2010, la Grèce a bénéficié de trois prêts internationaux de plus de 300 milliards d'euros au total ainsi que d'une restructuration importante de sa dette privée, l'ensemble assorti d'une stricte austérité ayant entraîné une récession inédite et l'explosion du chômage, qui reste encore le plus élevé de la zone euro (21%).

Ce n'est qu'en 2017 que le pays a renoué avec la croissance (1,4%) après avoir perdu un quart de son produit intérieur brut (PIB).

Le programme d'aide du troisième prêt international accordé au pays en juillet 2015, six mois après l'arrivée au pouvoir d'Alexis Tsipras, chef du parti de gauche Syriza, doit prendre fin en août. Mais il reste encore l'adoption d'un dernier volet de réformes réclamées par les créanciers.

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Devant le Sénat, Nicolas Hulot plaide pour une PAC verte

jeu, 04/19/2018 - 18:40

Produire plus de protéines végétales et réorienter le versement des aides pour rémunérer les agriculteurs qui s'engagent à protéger l'environnement: Nicolas Hulot a donné jeudi au Sénat sa définition des priorités de la France lors de la renégociation de la PAC après 2020.

Le budget de la politique agricole commune (PAC) doit permettre une "mutation en profondeur" du "modèle agricole", a répondu le ministre de la Transition écologique en réponse à une question d'un sénateur du Front de gauche, Guillaume Gontard, qui cherchait à être "rassuré" sur les priorités de la politique agricole française.

La France "doit passer d'une agriculture intensive en pesticides et à faible taux d'emploi à une agriculture intensive en emplois et à faible taux de pesticides" a résumé Nicolas Hulot, troisième en rang protocolaire au sein du gouvernement.

Il a cité deux objectifs prioritaires: "retrouver et construire une souveraineté alimentaire en France, notamment avec un plan de production de protéines végétales digne de ce nom, pour ne plus être dépendant d'importations (de maïs ou de soja, NDLR) qui se font le plus souvent au détriment de la forêt amazonienne".

Enfin, "transformer l'agriculture vers des modèles qui soient centrés, comme le demandent les consommateurs, sur la qualité, sur la réduction des pesticides, et sur la protection de l'environnement".

"Ces services-là doivent être rémunérés, ils doivent diversifier économiquement les revenus des agriculteurs, et donc cette PAC ne peut plus être centrée uniquement sur les rendements car la course au toujours plus détruit les fondements même de l'agriculture, c'est-à-dire les sols et leur biodiversité et l'eau".

"Et les aides doivent être dorénavant centrées sur ce nouveau modèle, protecteur pour la planète, pour les consommateurs, et plus rémunérateurs pour les agriculteurs", a dit le ministre.

L'Union européenne est en pleine réflexion sur la composition de son cadre financier après 2020, le départ du Royaume-Uni de l'UE représentant une perte nette pour les finances européennes. Le budget de la future PAC prévue après 2020 risque donc d'être bouleversé et d'en pâtir.

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Top 14: Toulouse dément le départ de Fickou au Racing 92

jeu, 04/19/2018 - 18:32

Le transfert du centre international Gaël Fickou au Racing 92 est "formellement démenti" par Didier Lacroix, le président du Stade Toulousain, qui a nié jeudi à l'AFP l'existence d'un quelconque accord autour du trois-quarts toulousain.

"J'entends ou je lis qu'il existerait un accord entre les deux clubs ou qu'une nouvelle étape aurait été franchie concernant d'éventuelles négociations: je le démens formellement", a répété à l'AFP le dirigeant toulousain.

"A l'heure où je vous parle, il n'y a aucune négociation", a-t-il affirmé.

Agé de 24 ans, Gaël Fickou (35 sélections) est lié au Stade Toulousain jusqu'en juin 2019, mais d'après plusieurs médias, le jeune international est l'objet d'une cour assidue du Racing 92 tandis que le Stade Toulousain n'a pas abandonné l'espoir de le voir prolonger dans un club qu'il fréquente depuis 2012.

Actuel 2e du Top 14 et en passe de se qualifier directement pour les demi-finales, le Stade Toulousain est en pleine renaissance sportive après une saison 2016-2017 calamiteuse, achevée à la 12e place, synonyme de première non-qualification pour la phase finale depuis quatre décennies.

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Box sécurisés dans les tribunaux: Belloubet revoit sa copie

jeu, 04/19/2018 - 18:20

Chiffon rouge pour les avocats, la généralisation des box vitrés dans les tribunaux est remise en cause : après le gel des installations, la garde des Sceaux a annoncé des "adaptations" notamment dans le tout nouveau palais de justice de Paris.

Quelques heures à peine après un avis critique du Défenseur des droits Jacques Toubon, Nicole Belloubet a ainsi concédé mercredi des aménagements pour ces dispositifs de sécurité prévus dans les salles d'audience.

"L'utilisation de box vitrés fermés permet d'assurer une sécurité adaptée lors de certains procès, comme les procès d'assises, les audiences liées au terrorisme ou la criminalité organisée", argue la garde des Sceaux dans un communiqué publié mercredi.

Mais elle concède que "dans d'autres situations, notamment dans la plupart des audiences de comparution immédiate, le recours à un box sécurisé ne s'impose pas". Pour la ministre, "ce choix doit appartenir au président d'audience".

En août 2016, un arrêté ministériel imposait l'installation de box en verre renforcé dans les salles d'audience susceptibles d'accueillir des prévenus ou des accusés détenus, pour éviter les évasions ou les actes de violence. Une mesure prise dans le cadre d'un renforcement de la sûreté des palais de justice décidées en 2015 pour répondre à la menace terroriste.

Mais l'installation de tels box a suscité dès l'été 2017 une levée de boucliers des avocats et de magistrats, qui se sont mobilisés partout en France pour dénoncer une atteinte aux droits de la défense.

Pour les opposants, ces "cages vitrées" ou "cellules de salle d'audience" remettent en cause les fondements du procès équitable en posant des problèmes de communication entre l'avocat et son client, en portant atteinte à l'oralité des débats et à la dignité des personnes poursuivies, présumées innocentes.

Face au tollé, la garde des Sceaux a gelé son projet le 22 décembre 2017, en attendant le résultat d'expertises. La ministre a, depuis, demandé le démontage des box munis de barreaux, selon le barreau de Paris.

- Démontage des box à Paris ? -

L'ouverture du nouveau palais de justice de Paris le 16 avril, symbole proclamé d'une justice moderne et ouverte, a de nouveau focalisé les mécontentements. Sur ses 90 salles d'audience, dont 27 consacrées au pénal, 13 devaient initialement être équipées de box vitrés. Mais les chefs de juridiction ont indiqué qu'ils souhaitaient en réduire le nombre à 9.

"Si les choses restent en l'état, le tribunal de Paris sera celui de la honte, pas celui du XXIe siècle", a tweeté jeudi Me Emmanuel Daoud.

"9 salles, c'est encore trop", a abondé la bâtonnière de Paris, Marie-Aimée Peyron, pour qui les vitres ne doivent être installées que dans des situations exceptionnelles liées à la dangerosité d'un prévenu ou d'un accusé.

Lundi, les avocats ont décidé de se mobiliser pour la première audience de comparutions immédiates dans le nouveau tribunal. "Je suis presque certaine qu'elle se tiendra dans une salle sans box vitré", a toutefois affirmé la bâtonnière.

Selon la représentante des avocats parisiens, le président du tribunal Jean-Michel Hayat a demandé, en plein accord avec le ministère, le démontage des box des deux sections de la 23e chambre consacrée aux comparutions immédiates.

Reste, selon elle, au ministère de la Justice d'aller au bout de cette logique, en démontant l'ensemble des box déjà installés dans les tribunaux français.

Une directive européenne de 2016 précise que les autorités doivent s?abstenir de présenter les personnes poursuivies comme des coupables à l'audience par des mesures de contrainte physique, telles que (...) box vitrés" sauf pour les "empêcher (...) de nuire à (elles-même) ou à autrui, d'"endommager tout bien (...) de prendre la fuite ou d'entrer en relation avec des tiers, comme des témoins ou des victimes".

Dans son avis, le Défenseur des droits juge que "l'actuel dispositif des box sécurisés" représente bien "une restriction aux droits de la défense, une atteinte à la présomption d'innocence" et contrevient "au droit de l'Union européenne". Il demande en conséquence l'abrogation des "dispositions réglementaires en vigueur".

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Protection des données personnelles: le Sénat maintient sa version

jeu, 04/19/2018 - 18:19

Le Sénat a maintenu jeudi sa version sur le projet de loi sur la protection des données personnelles, un texte d'application du droit européen, alors qu'une commission mixte paritaire (CMP) avait échoué à trouver un accord avec l'Assemblée.

Les sénateurs ont voté à l'unanimité pour leur texte, les sénateurs LREM et CRCE (à majorité communiste) s'abstenant. Le dernier mot appartiendra le 14 mai aux députés que les sénateurs ont vivement critiqué durant le débat, leur reprochant de ne pas avoir tenu compte de leurs remarques.

"Le gouvernement aurait préféré que les deux assemblées s'accordent", a déclaré la ministre de la Justice Nicole Belloubet. "Cela aurait été un signal positif sur un sujet essentiel à la fois pour les droits fondamentaux des citoyens et l'activité économique", a-t-elle dit avant de rappeler que "le 25 mai, le règlement général sur la protection des données (RGPD)" qu'institue le nouveau cadre juridique européen "entrera directement en vigueur".

Elle a énuméré les sujets de désaccord entre les deux chambres, sur l'action de groupe, la création d'une dotation spécifique et l'exonération de toute sanction pour les collectivités territoriales, le fléchage des amendes et astreintes, l'open data des décisions de justice ou encore l'âge minimal à partir duquel un mineur peut consentir seul au traitement de ses données personnelles.

"Ce projet de loi est plus politique que technique: il porte les valeurs de la France et de l'Union européenne", a-t-elle dit. "Le scandale Cambridge Analytica a fait grand bruit, Facebook est gravement mis en cause et M. Zuckerberg a été auditionné par le Congrès. Les regards se tournent vers l'Union européenne", a-t-elle poursuivi.

"Dans la semaine du 6 avril, pas moins de deux CMP ont échoué", a relevé pour sa part la rapporteure Sophie Joissains (UC). "Le groupe majoritaire de l'Assemblée Nationale aurait-il décidé de saper le fonctionnement bicaméral de notre démocratie?", a-t-elle demandé en interpellant Mme Belloubet sur "cette dangereuse dérive".

"Le gouvernement est totalement respectueux du bicamérisme. Il s'impose à nous tous", lui a répondu Mme Belloubet.

Dans le détail, Mme Joissains a reproché que sur les traitements en matière pénale, "l'Assemblée nationale a acté des reculs inquiétants pour les droits et libertés". Et "aucune des garanties que nous avions introduites n'a survécu à la nouvelle lecture à l'Assemblée", a-t-elle dit.

Même point de vue pour Jérôme Durain (PS) pour qui "ce texte a été raturé, lacéré à l'Assemblée nationale" et la CMP "sabordée".

"La mise au pas institutionnelle semble prendre le dessus sur la recherche de compromis", a-t-il lancé, ajoutant que son groupe approuve le président de la Haute Assemblée Gérard Larcher (LR) "qui défend avec équilibre la contribution du Sénat à la vie démocratique".

"Les députés ont adopté une posture plutôt politicienne en rejetant les apports du Sénat", a jugé l'écologiste Esther Benbassa (CRCE).

Mais pour Arnaud de Belenet (LREM), il faut revenir "à un dialogue plus apaisé entre nos deux assemblées", qui est "le meilleur moyen de démontrer le caractère totalement indispensable et nécessaire du Sénat".

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Tennis: Nadal donne rendez-vous à Thiem

jeu, 04/19/2018 - 18:18

Le N.1 mondial Rafael Nadal a fait un pas de plus vers un onzième trophée au Masters 1000 de Monte-Carlo en disposant de l'espoir russe Karen Khachanov (21e) en deux sets 6-3, 6-2 et moins d'une heure et vingt minutes de jeu jeudi.

Contre Khachanov, Nadal n'a cédé qu'un jeu de plus que lors de son entrée en lice la veille face au Slovène Aljaz Bedene (6-1, 6-3).

"J'ai joué avec plus d'intensité qu'hier, mon service était meilleur et j'ai plus profité de mon coup droit", a-t-il estimé au micro de Canal+.

L'Espagnol affrontera en quarts de finale l'Autrichien Dominic Thiem, N.7 mondial, tombeur un peu plus tôt du Serbe Novak Djokovic en trois manches 6-7 (2/7), 6-2, 6-3. Thiem est le seul joueur à avoir réussi la saison dernière l'exploit de dominer Nadal sur terre battue: c'était à Rome en quarts de finale (6-4, 6-3).

"C'est assurément un des meilleurs joueurs du monde, il n'y a pas beaucoup d'adversaires plus durs que lui", a décrit Nadal, qui s'attend à trouver de l'autre côté du filet un joueur "en pleine confiance".

"Ce n'est pas idéal de le jouer en quarts de finale, il va falloir que je sois prêt", a-t-il ajouté.

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A Rennes 2, les étudiants s'organisent pour maintenir leur mobilisation

jeu, 04/19/2018 - 18:18

"Lundi, on était plus de 4.000 à voter le blocage, Rennes 2 a été la première AG de France", s'exclame Luc, 26 ans. Assis en tailleur sur le gazon, une vingtaine d'étudiants débattent des moyens de maintenir la mobilisation et des arguments des "blos et anti-blos", les pro et anti-blocage.

A l'entrée du hall B, qui sert de lieu de conférences et de débats, et aussi de dortoir, une banderole proclame: "Cheminots, étudiants, faisons dérailler le gouvernement". "Education à sac, bloque ta fac", lit-on sur une autre.

Souvent citée en exemple de la colère étudiante, Rennes 2, bloquée depuis dix jours, s'est mobilisée avec retard contre la loi ORE, accusée d'instaurer une sélection à la fac. "On s'y prenait mal pour mobiliser, mais la semaine dernière a été un vrai temps pédagogique pour expliquer aux étudiants le contenu de la loi, ça a permis de grossir la mobilisation", souligne Edouard Le Bert, membre de l'Unef.

Depuis le 9 avril, les entrées sont obstruées de tables et de chaises, à l'exception de la bibliothèque et du restaurant universitaire.

Les étudiants ont installé une petite piscine gonflable. Nawelle, 20 ans, est en première année d'archéologie. "C'est sûr que si la réforme était passée avant, jamais je n'aurais pu faire archéo avec mon bac pro", assure l'étudiante, qui sèche au soleil en maillot de bain.

Même constat pour Klervia, 19 ans, étudiante en arts du spectacle, qui "s'épanouit à la fac" après avoir décroché de justesse un bac technologique. "Je fais du théâtre depuis que je suis en primaire et je veux être comédienne. Avec la réforme, c'est sûr qu'on m'aurait dit que le niveau à la fac était trop élevé pour moi", tonne-t-elle.

- "Classements aléatoires" -

Dans une tribune publiée mardi sur le site EducPros, le président de Rennes 2 Olivier David, ainsi que cinq autres présidents d'université, demandent au gouvernement d'"ouvrir des négociations pour sortir de l'impasse".

Une position que les étudiants saluent, même si la plupart réclament le retrait de la réforme. "Ce n'est pas parce qu'une loi est déjà votée qu'on ne peut pas obtenir son retrait", estime Luc, étudiant en histoire.

Après avoir massivement participé à la manifestation organisée pour la "convergence des luttes", les étudiants s'organisent pour que la mobilisation ne fléchisse pas pendant les vacances universitaires, qui démarrent vendredi.

Dans le bâtiment le "Bayou", les idées s'affichent sur des agendas placardés sur les murs: comités de mobilisation, d'occupation, projections de films, atelier mouvement social, conférence gesticulée sur les classes sociales, intervention d'une retraitée ayant fait mai 68, formation juridique...

Des dizaines de tags ont fleuri: "Ici c'est pas des émeutes en chocolat", lit-on. Ou encore "Noyons Macron et la sélection dans le Bayou".

"On fait le ménage tous les matins", assure Klervia, pour couper court aux critiques d'une occupation anarchique des lieux formulées par les "antiblos".

Les étudiants ont réservé un espace pour les "dons à la ZAD" de Notre-Dame-des-Landes.

Chez les professeurs, nombreux sont ceux qui soutiennent les étudiants et refusent d'appliquer la réforme. "Personne n'aura le temps d'éplucher des milliers de dossiers qui vont être moulinés par l'application Parcoursup, sans intervention intellectuelle", assure Philippe Blanchet, professeur au département de communication.

"On va aboutir à des classements aléatoires fondés sur les appréciations données dans les lycées, y compris pour des disciplines qui n'existent pas au lycée", déplore-t-il.

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Philippe dévoile les grands axes d'un "plan pour l'avenir" de Mayotte

jeu, 04/19/2018 - 18:18

Edouard Philippe a présenté jeudi les grands axes d'un "plan pour l'avenir" de Mayotte, destiné à "restaurer la confiance en la parole de l?Etat", "en l'avenir et en la jeunesse" de l'île, paralysée pendant deux mois par un mouvement social.

Alors que l'archipel a été secoué par une "crise" qui a été "l'expression d'une profonde détresse" de sa population, selon le Premier ministre, les élus mahorais et le gouvernement se sont retrouvés à Matignon pour essayer de bâtir "un pacte de confiance".

Les Mahorais, menés par une intersyndicale et un collectif de citoyens non invités jeudi à Matignon, ont érigé en février et mars des barrages qui ont paralysé l'île pour dénoncer l'insécurité et l'immigration clandestine venue des Comores voisines et réclamer des mesures pour le développement de Mayotte.

Après les mesures d'urgences déjà annoncées pour rétablir la sécurité, lutter contre une "immigration clandestine dont l'ampleur est particulièrement déstabilisante pour Mayotte" mais aussi préserver un "tissu économique" qui "reste fragile", Edouard Philippe a dessiné les contours du "plan de rattrapage et de développement".

Il sera présenté en détail aux Mahorais vers la mi-mai par la ministre des Outre-mer Annick Girardin, et "couvrira (leurs) besoins prioritaires: la sécurité, l'éducation, la santé, le logement et les infrastructures".

Le Premier ministre a annoncé notamment la création d'une Agence régionale de santé - Mayotte dépend pour l'instant de l'ARS de l'Océan indien, basée à La Réunion - et d'"un rectorat de plein exercice", deux demandes fortes de la population. Pôle emploi va aussi "renforcer l'autonomie de sa direction".

En matière de santé, les "affiliés sociaux" seront "exonérés de ticket modérateur" (le reste à charge), avant l'instauration de la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C), qui n'existe pas à Mayotte.

Le gouvernement va aussi "conforter les moyens" du centre hospitalier de Mamoudzou, "confronté à une très forte croissance de son activité". La maternité comptabilise à elle seule près de 10.000 naissances par an.

Face à un "besoin de rattrapage des équipements scolaires absolument incontestable", le Premier ministre a promis d'accélérer "le rythme de construction de classes, en ayant bien conscience que nous partons de très loin". Les élèves de certaines écoles vont actuellement en cours par rotation, matin ou après-midi.

- "Loin du compte" -

Le gouvernement va enfin soutenir le développement d'un transport en commun sur la Grande Terre et le contournement de Mamoudzou, et lancer une "concertation" sur le développement de l'aéroport, l'amélioration de la concurrence des dessertes aériennes et la baisse du prix des billets d'avion.

En matière d'immigration, alors que le gouvernement français est confronté au refus du gouvernement des Comores d'accueillir ses ressortissants expulsés, une réunion devait se tenir ce jeudi au Quai d'Orsay entre le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et son homologue mahorais.

"Nous poursuivons résolument les actions, tant sur le plan opérationnel qu?au niveau diplomatique", a assuré le Premier ministre, en soulignant la nécessité d'un "dialogue approfondi avec l'Union des Comores" pour "contribuer au développement" de Mayotte.

Il a indiqué que le gouvernement soutiendrait certains amendements "répondant à la situation spécifique de Mayotte", dans le cadre du projet de loi asile et immigration.

Pour Mansour Kamardine, député LR de Mayotte, "un certain nombres d'éléments annoncés", comme "la création d'une ARS, d'un rectorat, et le renforcement des moyens pour l'hôpital", "vont dans le bon sens, mais on est encore loin du compte".

En matière d'immigration, "on ne peut pas bloquer le développement de Mayotte sous prétexte que les Comores nous envahissent. Toutes les politiques sont vouées à l'échec si on ne résout pas ce problème, le gouvernement en a pris conscience", s'est félicité la députée sans étiquette Ramlati Ali.

"On a pris nos problèmes en considération", a estimé le sénateur LREM Abdallah Hassani, satisfait que le Premier ministre ait "réaffirmé l'appartenance de Mayotte à la nation française".

Le sénateur Thani Mohamed Soihili (LREM) préfère "attendre de pouvoir juger sur pièce", tout en reconnaissant "des signaux" sur le terrain, notamment en matière de sécurité.

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Après le viol collectif, la funèbre transhumance des nomades du Cachemire indien

jeu, 04/19/2018 - 18:15

Frôlée par des camions roulant à tombeau ouvert, une colonne de vaches et de chevaux progresse sur l'autoroute vers les pâturages du Cachemire indien. C'est ébranlés par un viol collectif, dirigé contre leur tribu, que les nomades musulmans Bakarwals empruntent cette année les sentiers de la transhumance.

La migration vers le nord des Bakarwals coïncide avec une tempête politique et médiatique qui agite l'Inde depuis huit jours et a provoqué nombre de manifestations dans les villes de ce géant d'Asie du Sud.

Huit hommes sont accusés d'avoir participé en janvier au viol suivi du meurtre d'une fillette bakarwal de huit ans dans la région à majorité hindoue de Jammu (nord). Selon les conclusions de l'enquête, dont l'officialisation la semaine dernière a transformé ce fait divers local en débat de société, des villageois hindous s'en sont pris à cette fille pour terroriser les nomades et les forcer à quitter leur commune.

Dans un campement miséreux de Bakarwals disposé à l'ombre de grands eucalyptus, Reshna Bibi attire contre son corps sa petite-fille Shamima, dix ans et haute comme trois pommes. "La victime ne faisait que cette taille", décrit-elle.

Membre d'un groupe ethnique qui représente 11% des 12,5 millions d'habitants de l'État du Jammu-et-Cachemire, selon le dernier recensement en 2011, ces bergers descendent avec leur troupeau en septembre-octobre des montagnes de la vallée de Srinagar pour échapper au rigoureux hiver de ce plateau himalayen à majorité musulmane.

Ils vont alors s'établir plus au sud, dans les plaines à prédominance hindoue de la région de Jammu, dont ils repartent avant la vague de chaleur écrasante de mai-juin.

"Les hindous ne veulent pas que les Bakarwals viennent dans cette zone", lance Gulam Mohammad, patriarche de 74 ans à la longue et touffue barbe blanche, "ils ont quelque chose dans leur c?ur contre les musulmans".

- 'Nous dormons mal' -

Selon des témoignages de nomades recueillis par l'AFP, leur mode de vie est régulièrement source de conflit avec les communautés locales. Plusieurs Bakarwals ont ainsi fait état de disputes avec des propriétaires de terres sur lesquelles ils avaient planté leurs tentes ou laissé paître leur bétail.

Avec la croissance de la population, l'extension des zones habitées, le développement d'axes routiers, il devient de plus en plus difficile pour ces bergers - dont beaucoup ne possèdent pas de terrain - de trouver leur place dans l'Inde du XXIe siècle.

Ils reprochent aussi au gouvernement local, auquel participent les nationalistes hindous, de les harceler via des évictions et la mise en place de barbelés autour de forêts, réduisant ainsi leur liberté d'installation.

Malgré ces tensions, les exactions subies par la fillette tuée au début de l'année relèvent du jamais-vu de mémoire de Bakarwal. "Beaucoup d'entre nous sont affectés", témoigne Gulam Mohammad, qui a suivi le déroulement de l'affaire à la radio sur son vieux transistor.

"Nous avons des filles ici avec nous. La nuit, nous dormons mal car nous sommes installés en bord de route et nous avons peur que quelqu'un vienne."

- Cycle de la pauvreté -

Loin de l'image romantique du nomade, le quotidien des Bakarwals frappe avant tout par sa pauvreté.

Dans ce bivouac, les tentes se résument à des bâches de plastique tirées entre les arbres. Assises sur le sol, les femmes préparent le repas dans une vaisselle en inox. Ballots et des bidons sont répandus un peu partout, des chèvres vaguent sous la garde d'un chien.

Parties il y a trois jours, ces familles ont encore plus de deux semaines de marche à pied devant elles pour gagner les environs de la ville de Srinagar, située à 130 kilomètres au nord à vol d'oiseau.

"Nomade, ce n'est pas une vie. Il n'y a pas de place pour nous", soupire Reshna Bibi, 55 ans, en montrant les voitures modernes qui filent à toute vitesse. "Je me sens plus vieille chaque jour qui passe, je trouve ça de plus en plus difficile de marcher".

En dépit de la rudesse de cette vie, la septuple grand-mère aux cheveux teints au henné n'imagine pas d'autre destin pour ses petits-enfants: "ils feront la même chose. Ils sont analphabètes, ils n'ont rien d'autre".

Quelques kilomètres plus loin, Ali Mohammad et les siens patientent depuis six jours sur un terrain en chantier. Leurs chèvres étant tombées malades, ils attendent de trouver un camion qui les emmènera avec leur troupeau jusqu'à Srinagar, leur épargnant ainsi plusieurs semaines d'excursion éreintante.

"Mes enfants devraient lire, aller à l'école, avoir des papiers d'identité", lâche avec lassitude ce père de famille quadragénaire, tandis que deux chevreaux excités se chamaillent dans son dos.

"Je veux que ça s'arrête."

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Musée juif de Bruxelles: Mehdi Nemmouche sera jugé aux assises

jeu, 04/19/2018 - 18:14

Le jihadiste français Mehdi Nemmouche, accusé d'avoir tué quatre personnes en 2014 au Musée juif de Bruxelles, comparaîtra devant la cour d'assises de la capitale belge fin 2018 ou début 2019 avec un complice présumé, Nacer Bendrer.

La justice belge a décidé jeudi que ces deux hommes répondraient dans le box du même chef "d'assassinat terroriste".

Le Français Mounir Attalah, troisième inculpé du dossier, échappe au procès. Originaire de Marseille (sud-est de la France), il avait mis en contact Mehdi Nemmouche et Nacer Bendrer. "Il a bénéficié d'un non-lieu, conformément au réquisitoire du parquet fédéral", a souligné le parquet dans un communiqué.

Les dates du procès de Nemmouche et Bendrer n'ont pas encore été fixées, mais il devrait se tenir au plus tard début 2019, ont indiqué les avocats.

Selon l'accusation, Mehdi Nemmouche, délinquant multirécidiviste âgé aujourd'hui de 33 ans, est l'homme qui, le 24 mai 2014, avait ouvert le feu dans le hall d'entrée du Musée juif, tuant deux touristes israéliens, une bénévole française et un jeune employé belge.

A l'époque, il était revenu depuis peu de Syrie où il avait combattu dans les rangs jihadistes. Soupçonné d'y avoir été l'un des geôliers de quatre journalistes français, il a été inculpé en novembre 2017 dans l'enquête menée à Paris sur cette séquestration et un autre procès se profile pour lui.

-"Il s'expliquera"-

Lors de l'instruction en Belgique sur la tuerie de mai 2014, il a reconnu avoir "joué un rôle", mais nié être le tireur.

"Il s'expliquera devant la cour d'assises. Le seul qui doit fournir des explications sur les éléments du dossier, c'est lui", a simplement dit jeudi l'un de ses avocats, Me Henri Laquay.

Depuis son transfert fin 2017 de la prison de Bruges à celle de Leuze-en-Hainaut, "sa santé va mieux", a ajouté Me Laquay à l'AFP. En septembre dernier ses défenseurs l'avaient présenté comme "physiquement incapable" de se défendre en raison de migraines.

Le procès pourrait permettre d'éclaircir certaines zones d'ombre.

L'enquête n'a pas permis d'identifier un homme figurant sur les images d'une caméra de surveillance marchant au côté de Nemmouche à proximité de la gare du Nord de Bruxelles, à la veille de son départ pour la France.

Le jihadiste natif de Roubaix (nord de la France) avait été arrêté le 30 mai 2014 à la gare routière de Marseille, où s'est ensuite concentrée une partie de l'enquête. Nemmouche a fait plusieurs séjours en prison dans le sud-est de la France où il s'est radicalisé et a gardé des connaissances.

- "Obsession antisémite" -

En décembre 2014, Nacer Bendrer avait été arrêté près de Marseille en possession de diverses armes, dont un fusil d'assaut de type kalachnikov qui serait très similaire à celui utilisé au Musée juif.

Il est depuis lors considéré par l'accusation comme le principal complice de cette attaque.

Dans son arrêt jeudi, la chambre des mises en accusation de Bruxelles a en revanche conclu à l'absence de preuves concernant la supposée participation de Mounir Attalah.

"Il y a eu cette mise en contact (des deux suspects), mais aucun élément concret ne permettait d'étayer la thèse selon laquelle il était au courant d'un quelconque projet terroriste", a fait valoir son avocat, Me Cédric Vergauwen, joint par l'AFP.

Les enquêtes sur Nemmouche ont montré qu'il côtoyait dès 2013-2014 plusieurs des futurs protagonistes des attentats de 2015-2016 en France et Belgique revendiqués par le groupe Etat islamique.

Parmi leurs geôliers en Syrie, les journalistes otages ont reconnu aussi Najim Laachraoui, l'un des kamikazes morts le 22 mars 2016 à l'aéroport de Bruxelles.

L'un des otages, le journaliste Didier François, est resté marqué par le souvenir de Nemmouche notamment parce qu'il y avait chez lui "une espèce d'obsession antisémite, une obsession à vouloir imiter ou dépasser (Mohamed) Merah", qui avait assassiné sept personnes, dont trois enfants juifs, dans le sud-ouest de la France en 2012.

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Face à la politique d'Emmanuel Macron, des milliers de manifestants partout en France

jeu, 04/19/2018 - 18:10
Cheminots, personnels hospitaliers, postiers, fonctionnaires, étudiants ont manifesté côte à côte, jeudi, partout en France. Plus de 130 mobilisations étaient prévues. À Paris, ils étaient entre 11 500 et 50 000 à battre le pavé.
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Bataille en vue dans la pharmacie autour du rachat de Shire

jeu, 04/19/2018 - 18:07

Shire a rejeté une offre d'achat à 44 milliards de livres du japonais Takeda et fait aussi l'objet des convoitises du géant Allergan, laissant augurer d'une bataille autour du laboratoire pharmaceutique irlandais.

Takeda a confirmé jeudi dans un communiqué avoir fait une offre la semaine dernière, afin de racheter la totalité du capital de Shire, pour ce qui pourrait être la plus importante opération jamais réalisée par un groupe japonais.

Shire s'est opposé à cette tentative qui le valorisait 46,50 livres par action, soit 44 milliards de livres (50,6 milliards d'euros), dans le cadre d'une offre en partie en numéraire, en partie en actions Takeda. Les actionnaires de l'irlandais auraient possédé 51% de la nouvelle entité.

Le laboratoire pharmaceutique irlandais a par la suite expliqué avoir rejeté ce qui constituait en fait la troisième proposition d'acquisition de la part de Takeda, qui a amélioré son offre deux fois en l'espace de deux semaines.

Shire estime néanmoins la proposition trop peu généreuse compte tenu de ses perspectives de croissance et de son portefeuille de médicaments en développement.

Takeda, qui avait fait part de son intérêt pour Shire fin mars, a jusqu'au 25 avril pour décider de faire ou non une offre d'acquisition ferme.

Les deux groupes ont toutefois précisé que les négociations se poursuivaient.

"A la demande du conseil d'administration, les conseillers de Shire ont engagé le dialogue avec les conseillers de Takeda pour discuter d'une possible nouvelle offre plus intéressante", selon le groupe irlandais.

- Doutes au Japon -

Mais à peine le communiqué de Shire publié, le géant mondial de l'esthétique médicale Allergan, fabricant du Botox, a annoncé qu'il envisageait à son tour de déposer une offre d'achat sur Shire.

"Pour répondre aux spéculations dans la presse, Allergan confirme qu'il a entamé un processus en vue d'éventuellement déposer une offre sur Shire. Aucune offre n'a été déposée pour l'instant. Il n'est pas certain qu'une offre soit déposée et les termes d'une possible offre restent à définir", explique Allergan, dont le siège est à Dublin mais qui est très présent aux Etats-Unis.

Ces annonces profitaient à l'action de Shire qui bondissait de 8,66% à 40,78 livres vers 14H40 GMT à la Bourse de Londres, restant toutefois à un niveau bien inférieur au prix de 46,50 livres proposé par Takeda.

Au Japon en effet, ce projet de Takeda suscite des réserves parmi les investisseurs, qui s'interrogent sur sa capacité à financer une telle opération envers un groupe plus gros que lui.

L'entreprise nippone souligne quant à elle que cette acquisition "accélérerait sa transformation et aboutirait à la formation d'un groupe mondial" basé au Japon, "avec une présence géographique équilibrée, un portefeuille solide et varié et une force financière dopée".

A travers une telle opération, Takeda, dirigé par le Français Christophe Weber, cherche à se développer dans les maladies du système digestif et les neurosciences, ainsi que dans les maladies rares, une spécialité de Shire.

Le groupe pourrait également renforcer sa présence aux Etats-Unis puisque Shire, basé à Dublin, est très présent sur le marché américain où il a notamment acquis la biotech américaine Baxalta pour 32 milliards de dollars en 2016.

- Le secteur en ébullition -

Les marques d'intérêt de Takeda n'ont toutefois pas empêché Shire d'annoncer lundi la vente au laboratoire français Servier de ses activités en oncologie pour 2,4 milliards de dollars.

Cette transaction doit être bouclée au troisième trimestre au plus tard, Shire estimant que l'oncologie, bien que très rentable et source de croissance, n'était pas essentielle à sa stratégie de long terme.

Takeda, dont M. Weber avait dit en 2014 vouloir faire l'un des plus grands groupes au monde dans le médicament, a réalisé plusieurs acquisitions de grande ampleur ces dernières années.

Il a racheté en 2011 le suisse Nycomed pour 9,6 milliards d'euros et début 2017 le laboratoire américain Ariad, spécialisé dans les thérapies de cancers, pour 5,2 milliards de dollars.

Les tentatives de Takeda envers Shire interviennent alors que le secteur est animé par une nouvelle vague de fusion-acquisition ces derniers mois.

Dernière opération en date, le groupe allemand de chimie-pharmacie Merck KGaA a annoncé la vente de sa division de médicaments sans ordonnance au fabricant américain de produits ménagers Procter and Gamble pour 3,4 milliards d'euros.

burs-anb-jbo/pn

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Lockheed Martin chargé de développer un missile hypersonique

jeu, 04/19/2018 - 18:04

Le Pentagone s'est officiellement lancé dans la course hypersonique en chargeant le groupe de défense américain Lockheed Martin de développer le premier missile américain capable de voler à une vitesse cinq fois supérieure à celle du son.

Le Pentagone a annoncé mercredi soir qu'il accordait à Lockheed Martin un contrat d'un montant pouvant aller jusqu'à 928 millions de dollars sur une durée indéterminée pour la conception, le développement, les tests d'un missile air-sol hypersonique.

Le nouveau patron de la recherche et du développement au Pentagone, Michael Griffin, a souligné mardi que les missiles hypersoniques étaient désormais la priorité numéro un de la Défense américaine.

"A mon avis, l'avancée la plus significative de nos adversaires a été le développement par la Chine de ce qui est aujourd'hui un système très avancé de frappes conventionnelles d'un rayon d'action de plusieurs milliers de kilomètres", a-t-il déclaré au cours d'une audition au Congrès.

Avec les capacités actuelles des Etats-Unis, "on ne verra pas ces trucs nous arriver dessus", a prévenu M. Griffin, qui est un ancien ingénieur de la NASA. Une fois que les systèmes antimissiles américains les auront décelés, "nous aurons très peu de temps pour répondre".

Pékin vient d'annoncer que ses scientifiques étaient en train de construire une soufflerie surpuissante destinée à la conception d'avions et de missiles pouvant voler à plus de 12.000 km/h, soit 10 fois la vitesse du son.

Par ailleurs, le président russe Vladimir Poutine a vanté début mars ses nouvelles armes "invincibles", parmi lesquelles de nouveaux missiles de croisière hypersoniques.

Peu après, la Russie a annoncé avoir procédé avec succès au tir d'essai de son nouveau missile hypersonique "Kinjal" ("Poignard"), affirmant qu'il "n'existe pas d'équivalent au missile +Kinjal+ dans le monde".

"Le développement des armes hypersoniques de la Chine nous a dépassé", reconnaissait récemment devant le Congrès l'amiral Harry Harris, chef du commandement militaire américain pour le Pacifique (Pacom). "Nous sommes à la traîne".

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Sans trop le connaître, les Cubains attendent beaucoup du nouveau président

jeu, 04/19/2018 - 18:02

Ils savent que, contrairement aux frères Castro, il n'a pas fait la révolution, et certains ne le connaissent même pas, mais cela n'empêche pas les Cubains d'accueillir leur nouveau président, Miguel Diaz-Canel, avec l'espoir qu'il accélère les réformes sur l'île.

"Nous espérons plus de changements. Le pouvoir passe à une personne beaucoup plus jeune, avec de nouvelles idées, de nouvelles perspectives, donc nous espérons que les réformes aillent plus vite", témoigne Yani Pulido, 27 ans, serveuse dans un bar de La Havane.

Sans s'arrêter de servir les clients, Yani se dit "un peu impressionnée par sa ressemblance avec l'acteur américain" Richard Gere, mais affirme immédiatement: "Il n'a ni le charisme ni les capacités oratoires de Fidel. Si on le compare avec Fidel, et c'est difficile de ne pas le faire, alors bien sûr il n'est pas à sa hauteur".

A la télévision, chez eux ou depuis leur travail, les Cubains ont suivi avec attention mercredi et jeudi la session historique du Parlement qui a désigné l'ingénieur Miguel Diaz-Canel, 57 ans, comme premier président de l'île après 60 ans de pouvoir exclusif des frères Castro.

Si Raul Castro restera au premier plan, à la tête du puissant Parti communiste cubain (PCC) jusqu'en 2021, les habitants comptent sur ce nouveau président pour poursuivre les réformes économiques lancées par son prédécesseur.

Diaz-Canel n'a rien d'un nouveau venu: homme du sérail, il a occupé ces 24 dernières années des postes importants au sein du PCC et du gouvernement. Mais, étonnamment, il intrigue beaucoup de Cubains qui avouent le connaître à peine.

- "Homme de terrain" -

A Villa Clara, la province du centre de l'île qui l'a vu naître et devenir dirigeant de l'Union des jeunes communistes puis du PCC, on se souvient de lui comme d'un homme simple et cordial.

Certains n'ont pas oublié le temps où il arpentait à vélo les rues de la ville, actif à la fois dans l'économie et dans la culture, à un moment où Cuba souffrait durement de la fin de l'Union soviétique - son grand soutien - en 1991.

"C'est un dirigeant de terrain (...). Quand il dirigeait le parti ici c'était génial, car il ne comptait pas ses heures et il était partout", se souvient le retraité José Gonzalez, qui vit à Santa Clara, capitale de la province.

Mais tout le monde n'est pas aussi familier de cet homme imposant qui multiplie pourtant les interventions dans les médias d'Etat.

"Je sais très peu de lui. Un nouveau président que nous connaissons à peine, moi ça me préoccupe", se plaint Raul Portillo, 79 ans, agent de surveillance d'un magasin d'Etat.

"Je sais seulement ce que retransmet le journal télévisé", confie aussi Hector Fuente, conducteur de vélotaxi de 36 ans.

- "Suivre un programme" -

L'heure est au changement d'époque pour les Cubains, dont plus de 80% sont nés sous le gouvernement des frères Castro, et l'espoir de changement est intact malgré le désir de continuité affiché par le nouveau président.

Car s'ils ont applaudi les réformes de Raul Castro destinées à "actualiser" le modèle économique du pays, beaucoup d'entre eux restent sur leur faim. Ils espèrent que leur nouveau dirigeant accélérera le rythme dans cette île où, avec un salaire moyen de 30 dollars, le quotidien est souvent difficile.

Pour Osmany Rojas, 41 ans, qui jongle pour s'en sortir entre un emploi de professeur de sport dans une école et un autre de videur dans un bar privé, il reste "des choses à accomplir" sur le chemin tracé par Raul.

Il espère donc que Diaz-Canel "reprenne la réforme économique avec de nouvelles perspectives, une autre façon de penser, peut-être plus ouverte, et surtout qu'il améliore les salaires et les options de travail pour les jeunes".

Etudiante en première année de médecine, Dayana Cardenas, 18 ans, est du même avis: "Il faut que Cuba évolue, qu'on mette l'accent sur de nouvelles voies pour parvenir à ce socialisme prospère et durable dont on parle tant".

Mais beaucoup s'interrogent sur la marge de manoeuvre du nouveau chef de l'Etat.

"Quand Fidel est tombé malade, il a placé son frère, mais il l'a toujours guidé, et avec Diaz-Canel cela va être pareil, Raul va le guider", assure le chauffeur de vélotaxi Hector Fuente.

Et il ajoute: "Diaz-Canel doit suivre un programme, ce sont les lignes qui ont déjà été approuvées par le congrès du parti. Jusqu'à quel point pourra-t-il sortir de ce programme? Je ne sais pas".

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L'avenir de l'hôtel Negresco de Nice se décidera à Marseille

jeu, 04/19/2018 - 18:00

L'avenir du Negresco, l'un des palaces les plus connus au monde et objet de toutes les convoitises depuis que sa propriétaire de 95 ans est sous tutelle, se jouera désormais devant la justice à Marseille, a-t-on appris auprès de l'avocate du comité d'entreprise.

Confirmant une information de Nice-Matin, Me Candice Guigon Begazi a indiqué que "le premier président de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, auquel le comité d'entreprise avait écrit, a décidé en début de semaine de dépayser le dossier devant le tribunal de commerce de Marseille".

"Ce n'était plus possible d'imaginer que le tribunal de commerce de Nice continue à gérer ce dossier", a-t-elle ajouté.

En pleins remous sur le mode de gouvernance de l'hôtel, où travaillent environ 170 salariés, Le Canard Enchaîné avait révélé fin 2017 comment le président du tribunal de commerce niçois avait convoqué le directeur salarié de l'hôtel, Pierre Bord, pour une conversation officieuse que ce dernier, sidéré, avait discrètement enregistrée et fait transcrire par huissier.

"C'était fort maladroit et malvenu, je reste extrêmement choqué", a rappelé à l'AFP M. Bord, aux manettes de l'hôtel depuis 2011 et très soulagé d'apprendre le dépaysement du dossier à Marseille. "Au milieu de ces carabistouilles, comment avoir confiance dans un monde où on essaie de vous soudoyer ou de vous soutirer des informations ?", a insisté celui qui s'apprête à annoncer l'arrivée d'un nouveau chef pour le restaurant double étoilé de l'hôtel, Le Chantecler.

L'hôtel, un établissement Belle Epoque emblématique de la Promenade des Anglais où le Jazz Fest de Nice a fait ses premières armes en 1948, est géré par une administratrice judiciaire, Me Nathalie Thomas, depuis 2013 et le placement sous tutelle de la propriétaire Jeanne Augier.

Me Thomas avait été nommée quand la justice avait commencé à soupçonner des manoeuvres autour de Mme Augier pour capter l'hôtel. Un administrateur, Pierre Couette, trentenaire et spécialiste d'histoire de l'art, avait été mis en examen pour abus de faiblesse.

En raison de sa renommée, l'hôtel, actuellement d'une faible rentabilité, pourrait valoir entre 300 millions et 400 millions d'euros, estimait en 2016 Me Thomas. S'y ajoutent le mobilier et les oeuvres d'art aux styles éclectiques accumulés par Mme Augier, collectionneuse compulsive.

Il est le dernier palace familial de l'Hexagone resté français, contrairement à divers grands établissements notamment cannois, comme le Carlton ou le Martinez, passés sous capitaux qataris.

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En Centrafrique, la menace d'une offensive sur Bangui par d'ex-Séléka

jeu, 04/19/2018 - 17:59
Des groupes rebelles issus de l'ex-Séléka se sont regroupés dans une ville du nord de la Centrafrique et menacent d'attaquer Bangui. Cette intimidation est liée à l'échec d'une opération militaire de l'ONU dans le quartier du PK5 de la capitale.
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Rugby: Conor Murray (Munster) au sommet de son art

jeu, 04/19/2018 - 17:51

On ne fait pas mieux en ce moment: le demi de mêlée Conor Murray, maître à jouer de l'Irlande victorieuse du Grand Chelem cet hiver, enchaîne les prouesses printanières avec le Munster, avant la demi-finale de Coupe d'Europe contre le Racing 92 dimanche.

Il est décisif tous les matches ou presque. A 28 ans, le N.9 du Munster est au sommet de son art. Sa vision du jeu fait des merveilles et il est désormais d'une précision diabolique au pied.

"J'ai toujours pensé que c'était un grand joueur", loue son entraîneur sud-africain Johann van Graan, qui avait déjà décortiqué le jeu de Murray à l'époque où il était dans l'encadrement des Springboks. "Il est tout simplement incroyable. Son plus grand atout est peut-être sa prise de décisions. Il semble les prendre au ralenti et faire le bon choix à chaque fois."

Pas étonnant donc que les Racingmen s'en méfient comme de la peste. "Il n'a pas qu'un très bon jeu au pied, il peut analyser le jeu", confirme l'entraîneur Laurent Travers.

"S'il est sur un nuage, il faudra vite le faire redescendre", abonde le troisième ligne Wenceslas Lauret. "C'est un joueur chiant car il est toujours à la limite de la faute mais il arrive toujours à s'en sortir. Il faudra le surveiller."

Gare en effet à ceux qui lui laissent trop de liberté. Les Toulonnais se souviendront encore longtemps de son essai de filou en quarts de finale (20-19).

Murray avait alors profité d'un moment de flottement pour se saisir d'un ballon derrière un ruck et marquer sous les yeux de son vis-à-vis Escande, devant des Toulonnais médusés. Dans ce match serré, cet essai crucial avait permis aux Munstermen de prendre les devants et de renverser les triples champions d'Europe.

- "Un grand leader" -

Plus récemment, la province irlandaise a remporté de justesse son match de Pro 14 contre les Cheetahs en Afrique du Sud (19-17) grâce à son N.9. Laissé au repos pour le préserver pour le rendez-vous bordelais, Murray a marqué trente secondes après son entrée en jeu et réussi une pénalité de plus de cinquante mètres pour donner la victoire à un Munster qui se dirigeait vers la défaite.

"Le meilleur du monde", a d'ailleurs salué le site sportif irlandais Balls.

Leader incontesté et en pleine confiance, le costaud N.9 rayonne et c'est tout le Munster qui en profite.

"Conor connaît une très bonne saison avec nous et avec l'Irlande", assure Rory Scannell. "Il fait paraître les joueurs autour de lui bien meilleurs. Il a aussi développé son jeu au pied, comme nous l'avons vu ces dernières semaines. Au niveau des pénalités, ça été excellent."

"Il a énormément d'expérience, même à 28 ans", continue le trois-quarts. "Il en a gagné beaucoup ces dernières années: il a joué pour l'Irlande 60 ou 70 fois et il a participé à deux tournées des Lions. Il a apporté beaucoup d'expérience à notre équipe et est devenu un grand leader."

"Je me sens très bien mentalement et je suis physiquement frais", avait confié le natif de Limerick avant d'affronter le RCT. "Gagner le Grand Chelem, ça ne peut être que positif pour nous, le Munster et le Leinster, ça donne confiance dans notre capacité à pouvoir battre les meilleures équipes. Nous avons beaucoup appris sur nous-mêmes pendant le Tournoi. Je me sens très positif."

Nul doute que le Munster aussi...

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