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Mis à jour : il y a 27 min 2 sec

Ligue des champions : le Real Madrid rêve d'un triplé, Liverpool veut croire en l'exploit

il y a 7 heures 57 min
Depuis le grand Bayern des années 70, jamais une équipe n'a réussi ce que le Real Madrid est en passe de faire : remporter la Ligue des champions trois saisons de suite. Une épopée à laquelle veut mettre fin Liverpool, en finale samedi soir.
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Marion Maréchal pose les jalons d'un retour en politique

il y a 7 heures 58 min

Sans le nom Le Pen, Marion Maréchal a posé cette semaine les jalons d'un retour en politique, en dévoilant son projet d'école, fer de lance d'un combat d'idées ultra-conservatrices, au risque de faire de l'ombre à sa tante Marine Le Pen.

Pour prendre son envol, l'ancienne députée du Vaucluse, qui a toujours sa carte au Front national, a d'abord effacé la semaine dernière le nom Le Pen de ses comptes Facebook et Twitter.

Elle juge ce patronyme, étroitement associé au FN, co-fondé et présidé près de 40 ans par son grand-père Jean-Marie, trop "politique" même si elle n'en a pas "honte" et reconnaît qu'il l'a aidée à remporter les législatives de 2012.

Délestée d'un nom porté aussi par sa tante, patronne du FN, Marion Maréchal a présenté mardi son école de sciences politiques, qu'elle dirigera et qui ouvrira en septembre à Lyon, y révélant ses réseaux à l'extrême droite. Puis elle a pris deux fois la parole jeudi, pour la première fois en France depuis son départ de l'arène politique il y a un an. Elle s'exprimera à nouveau le 31 mai.

La jeune femme de 28 ans n'a pas renoncé à la politique. "Je referai peut-être des choses" car "je suis incapable de rester indifférente à l'état de mon pays", a-t-elle confié à TML Lyon.

- "Pensée conservatrice" -

"Ce n'est pas un vrai retour dans le sens où elle ne s'inscrit pas dans un parti politique mais elle prend date et se définit un espace", explique Christian Delporte, auteur de "Come back! ou l'art de revenir en politique" (Flammarion, 2014).

"Lorsqu'on active ses réseaux, qu'on développe une école qui ressemble à un laboratoire d'idées, qui draine les jeunes, on constitue un vivier de cadres et de militants au service d'une ambition", selon lui.

Le politologue Jean-Yves Camus note que son école "reçoit la même couverture médiatique que la création d'un nouveau parti".

Marion Maréchal affirme défendre un "combat culturel et métapolitique" de "valeurs civilisationnelles", qui dépasse la politique électorale ou partisane, même si l'élection en est la "finalité".

Pour M. Camus, cette démarche est surtout "le signal de la constitution d'une pensée politique conservatrice à la française", qui se fait "davantage entendre" que celle de la gauche social-démocrate, et que la jeune femme va "essayer de transformer en force politique".

Toutes les tendances de l'extrême droite (catholique traditionaliste, royaliste, néofasciste...) sont représentées parmi les intervenants de son école.

Cette partisane d'une "union des droites" est prête à y accueillir aussi le président de LR Laurent Wauquiez ou des représentants de Debout la France et du Parti Chrétien-Démocrate.

- Marion a déjà "gagné" au FN -

Elle "prépare une alternative" à sa tante Marine Le Pen, "étoile descendante" quand sa nièce est qualifiée d'"étoile montante" de l'extrême droite, estime M. Delporte.

Marion Maréchal, qui reste très populaire au sein du FN, est la troisième personnalité politique que les Français souhaitent le plus voir jouer un rôle à l'avenir, selon l'institut BVA. Chez les sympathisants FN, elle a bondi en mai de 7 points quand sa tante a chuté d'autant.

L'attente au FN est à la hauteur de la déception et de "la frustration" que l'échec de Marine Le Pen à la présidentielle a généré, rappelle M. Camus.

Reste à savoir quand et comment la jeune femme repartira à la conquête des électeurs.

Elle aura besoin d'un parti et pas d'une "nébuleuse" du type En Marche, estime M. Camus, car "à droite, les gens ont le sens de l'autorité".

L'ancien conseiller souverainiste de Marine Le Pen, Florian Philippot pense qu'"idéologiquement", Marion Maréchal a déjà "gagné au sein du FN". "Autour de Marine Le Pen, il n'y a que des amis de Marion Maréchal".

Cependant, selon M. Delporte, non seulement Marion Maréchal "ne doit pas se faire oublier" mais elle ne doit pas "manquer la fenêtre du retour".

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Fifa: le cas Platini "n'est pas définitivement terminé" (procureur suisse)

il y a 8 heures 5 min

La procédure visant Michel Platini dans l'affaire du paiement controversé de 1,8 millions d'euros "n'est pas définitivement terminée", a déclaré samedi à l'AFP un porte-parole du Ministère public de la Confédération, au lendemain de l'annonce par son avocat de sa mise hors de cause.

"Dans le cadre de son statut de personne amenée à témoigner, si l'on trouve des éléments, le cas Platini n'est pas définitivement terminé", a déclaré ce porte-parole.

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Fragilisé en Espagne, Mariano Rajoy ne se rendra pas à la finale de la Ligue des champions

il y a 8 heures 19 min
Suite au dépôt d'une motion de censure du Parti socialiste, le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a décidé d'annuler son déplacement de samedi à Kiev pour la finale de la Ligue des Champions.
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Nourritures terrestres et spirituelles ont rendez-vous dans les cafés-librairies

il y a 8 heures 19 min

Le long d'un chemin de randonnée, à Berrien, une grande maison noyée dans les arbres : un café-librairie, un modèle en développement en France, où nourritures terrestres et nourritures spirituelles se donnent rendez-vous.

On y achète des livres mais on peut aussi, selon les cas, s'y restaurer, boire un verre... Pour ces lointains héritiers des "salons de lecture" du XIXe siècle, "il n'y a pas de typologie", constate Marc Le Dret, gérant et fondateur en 2006, avec sa compagne Katita Reynes, de L'Autre Rive, café-librairie en centre-Bretagne.

Depuis les années 2000, les cafés-librairies se sont multipliés en France, note l'Agence régionale du livre de Provence-Alpes-Côte d'Azur (PACA). Elle en répertorie au moins 110, le plus souvent dans des villes petites et moyennes, des lieux touristiques ou exceptionnels. En figure de proue, la Bretagne, avec 23 %, suivie par PACA (16 %). Une "vision conviviale du commerce du livre s'est propagée", relève l'Agence.

- "Vision conviviale" -

L'Autre Rive incarne cette "vision conviviale" : concerts, débats, rencontres, expositions, lectures, ateliers thématiques, manifestations hors les murs, comme cette "brigade d'intervention poétique" en forêt. "Nous sommes des bébés de l'éducation populaire", résume Marc Le Dret. "Nous voulions ouvrir un lieu pour créer des liens", appuie Katita Reynes, car "on ne vient pas ici juste pour acheter un livre".

A L'Autre Rive, on cherche, comme souvent dans les cafés-libraires, à faire corps avec l'éco-système, ne serait-ce qu'en proposant pour la restauration des produits locaux et des bières brassées à quelques kilomètres...

"Ces dernières années, on a vu émerger des projets économiques", se réjouit Katita Reynes. Et Berrien devrait bientôt passer la barre des 1.000 habitants sous laquelle la population était tombée dans les années 1990.

Le lieu est membre de Calibreizh, fédération des cafés-librairies de Bretagne. A travers Calibreizh, "on essaie de travailler de manière cohérente dans notre diversité", explique sa présidente, Valérie Fèvre. "Le réseau permet notamment de coordonner des manifestations littéraires" qu'un seul café-librairie ne pourrait porter. Calibreizh, c'est "un état d'esprit. On attend des membres qu'ils s'investissent".

Si ouvrir un café-librairie apporte "une marge économique plus importante" qu'une librairie classique, ça demande aussi "davantage de personnel", relève Marie-Cécile Grimault, chargée de l?économie du livre dans l?établissement public régional "Livre et lecture en Bretagne".

Mais ces lieux restent avant tout des librairies : à peine 10 % des cafés-librairies ont un chiffre d'affaires café-restauration supérieur au chiffre d'affaires livres, selon l'étude menée par l'Agence du livre de PACA. A L'Autre Rive, le chiffre d'affaires est 50 % pour le livre et 50 % pour la restauration et le bar. Mais, en matière de librairie, Marc Le Dret peut s'offrir le luxe de choisir les livres présentés et de refuser l'office fréquemment imposé par les éditeurs.

- "Ambiance particulière" -

Quant aux revenus, ils sont très variables. Si à L'Autre Rive qui compte quatre salariés et le gérant, on a "gagné sa vie tout de suite et on est en constante progression", c'est parfois plus difficile.

Valérie Fèvre, dont la librairie "La Cabane à Lire" va fêter ses dix ans à Bruz (sud de Rennes), reconnaît la "difficulté financière". Avec son associée, "on dégage à peine un SMIC, ça dépend des mois". Et ce, "à plus de 50 heures par semaine !".

Pour Mme Grimault, face à l'érosion des ventes, liée notamment à la concurrence d'internet, "l'ambiance particulière de chaque café-librairie facilite la fidélisation des clients".

"Les fondateurs ont généralement envie de s'ancrer dans un territoire, d'en être des acteurs", souligne Mme Grimault.

Parfois, les projets se construisent avec des acteurs déjà implantés. A l'exemple du "Tagarin", que vient d'ouvrir Isabelle Philippe à Étables-sur-mer, en baie de Saint-Brieuc : "je compte bien travailler en synergie avec ce qui existe déjà", dit-elle, citant un festival littéraire, un autre de marionnettes, une compagnie de théâtre, etc...

"Il faut avoir vécu avant d'ouvrir un lieu comme ça", analyse Marc Le Dret. "Tous les porteurs de projet ont une certaine bouteille..."

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Il avait abattu son braqueur qui prenait la fuite: le bijoutier Stéphane Turk aux assises

il y a 8 heures 27 min

L'ancien bijoutier niçois Stéphane Turk, 72 ans, comparaît lundi devant les assises des Alpes-Maritimes, accusé de meurtre pour avoir abattu en 2013 un jeune qui venait de braquer sa boutique, un drame qui avait eu un fort retentissement médiatique et politique.

Le 11 septembre 2013 au matin, ce commerçant d'origine libanaise, brutalisé et forcé de remettrer le contenu de son coffre-fort (127.000 euros) à deux braqueurs casqués, avait fait feu à trois reprises depuis le seuil de son commerce avec un pistolet semi-automatique alors que ses agresseurs prenaient la fuite.

L'une des balles avait touché mortellement dans le dos Antony Asli, 19 ans, qui s'enfuyait sur un scooter avec un complice, condamné depuis en appel à 10 ans de prison.

Rapidement mis en examen pour homicide volontaire, le bijoutier avait reçu de nombreuses marques de soutien. Une page Facebook avait été plébiscitée par 1,6 million de "fans" défendant la "légitime défense" face à la montée de la délinquance.

Un millier de personnes avaient même manifesté à Nice, en présence du maire Christian Estrosi et du député Eric Ciotti, à l'époque président du conseil général. Sous les fenêtres du tribunal, des manifestants étaient allés scander "Non à la racaille, oui à la mitraille!" et exiger la démission de la garde des Sceaux Christiane Taubira.

Cinq ans plus tard, deux camps vont à nouveau s'affronter à l'audience, au risque de rouvrir les plaies des deux familles: les Turk, qui ont depuis été contraints de déménager en Rhône-Alpes et les Asli, dont le fils avait 14 mentions à son casier judiciaire, et qui sont régulièrement insultés depuis le drame.

Pour l'avocat du bijoutier Me Franck de Vita, Stéphane Turk "n'avait pas d'autre solution que de se défendre" et il était à nouveau menacé lorsqu'il a tiré, une thèse contraire à ce que disent deux rapports d'expertise balistique et technique versés au dossier.

- "Pulsions" -

La famille Asli, partie civile, reproche au commerçant de s'être fait justice lui-même. "Dans une société civilisée, il n'y a pas de place pour l'autodéfense, la vengeance privée ou la légitime défense des biens", plaidera leur avocat Me Philippe Soussi, assisté de ses confrères Mes Christian Scolari et Mathurin Lauze.

"On peut tout dire, et même dire qu'il (l'accusé) a des circonstances atténuantes mais ce n'est pas de la légitime défense, c'est même le contre-exemple absolu! (...) Il y a eu trois tirs volontaires successifs à faible distance sur une personne qui prend la fuite", dit-il.

"Ca a libéré les pulsions, il y a eu 200.000 commentaires rivalisant de haine primaire, vantant une justice du moyen-âge ou du Far West, et même des gens pour proposer la légion d'honneur. Mais, la justice ce n'est pas Facebook, Twitter ou l'opinion, et le bijoutier n'est pas un héros, mais un meurtrier", ajoute encore Me Soussi.

Dans ses premières dépositions et déclarations aux médias, le bijoutier, père de cinq enfants et qui avait fui la guerre au Liban pour repartir à zéro en France dans les années 1980, avait déclaré qu'il avait uniquement visé le scooter pour tenter de récupérer sa marchandise.

Au procès, prévu jusqu'à vendredi, il devra s'expliquer sur la détention non déclarée de ce Browning semi-automatique 7.65 rue d'Angleterre, où sa devanture "La Turquoise - Achat Or, Bijoux cassés, Broutilles, Montres en or, Pièces d'or", voisine toujours avec des soldeurs, coiffeurs, snacks exotiques et une cave de jazz.

Sur les images de vidéosurveillance du magasin, le tribunal pourra aussi revoir le calvaire de l'accusé, victime de "violences totalement gratuites" selon l'accusation. Il venait de désactiver l'alarme et préparait l'ouverture, le rideau métallique semi-abaissé, quand il a été dévalisé.

La séquence de 2 minutes 43 fixe aussi le laps de temps où les agresseurs repartent avec le butin dans un sac en menaçant leur victime d'un fusil à pompe. M. Turk récupère alors le pistolet près du comptoir, enclenche le chargeur, s'avance avec l'arme dissimulée jusqu'à l'entrée du magasin, et s'accroupit pour faire feu.

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Fifa: blanchi par la justice Suisse, Platini contre-attaque

il y a 8 heures 32 min

"Je ne peux plus être banni du football": comme il l'a dit samedi à l'AFP, Michel Platini souhaite que la Fifa annule sa suspension après avoir été blanchi par la justice suisse.

"J'espère que la Fifa aura le courage et la décence de lever ma suspension, puisque la justice a établi qu'il n'y avait pas de paiement déloyal", a encore indiqué à l'AFP l'ancien président de l'UEFA (2007-2015).

Dans un courrier transmis aux avocats de l'ex-star de la Juventus, révélé vendredi par Le Monde, la justice suisse indique que la procédure pénale ouverte en septembre 2015 visait Sepp Blatter, président déchu de la Fifa, à l'origine d'un paiement controversé en 2011 de 1,8 million d'euros, sans contrat écrit, à Platini, pour un travail de conseiller achevé en 2002.

"Nous vous confirmons que la présente procédure n'est pas menée à l'encontre de votre mandant, Michel Platini, peut-on lire dans cette lettre. Nous pouvons également vous confirmer que votre mandant ne sera pas incriminé dans le cadre de la présente procédure".

Mais parallèlement à cette procédure pénale, la Fifa a suspendu Platini de toute activité liée au football, sanction qui court jusqu'en octobre 2019. Ce qui a empêché le Français de 62 ans de se présenter à la présidence de la Fifa.

- 'J'en ai pris plein la gueule' -

"Ca a été très difficile. La Fifa n'a communiqué que pour me massacrer médiatiquement. J'en ai pris plein la gueule, a confié Platini à l'AFP. Mais quand ma peine a été réduite par les instances sportives (Fifa puis Tribunal arbitral du sport) de 8 ans de suspension de toute activité liée au football à 6 ans, puis à 4 ans, qu'aucun fait de corruption n'a été établi contre moi, les gens ont compris: tout était fait pour m'écarter de la présidence de la Fifa".

La Fifa va-t-elle bouger après l'annonce de la justice suisse? Non, à en croire un communiqué de l'instance suprême du foot transmis à l'AFP samedi matin.

"Il a toujours été très clair pour la Fifa et le TAS que M. Platini n'a jamais été la cible d'une enquête criminelle en Suisse", peut-on lire. Et la Fifa ajoute que le TAS a reconnu que M. Platini a contrevenu au "code éthique de la Fifa".

Le calendrier des instances sportives est intéressant: la prochaine élection à la présidence de la Fifa est programmée en juin 2019 à Paris. Platini voudrait-il voir sa suspension levée pour se présenter?

"J'ai le temps de réfléchir, assure-t-il à l'AFP. Pour l'instant, je profite de cette décision. Elle me permet de redresser la tête".

Le triple Ballon d'or situe pour l'heure son combat sur un autre plan, plus personnel. "Ce qui me gêne plus que tout, c'est que mes petits enfants, en tapant mon nom dans Wikipedia, peuvent lire à la dernière ligne: +Michel Platini, banni du football par les instances pour paiement indu+. Après tout ce que j'ai fait pour le football..."

Il reste confiant pour la suite: "Il y a un proverbe italien qui dit: +Quand les portes se referment, les portails s'ouvrent+".

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Colombie: présidentielle cruciale, la première depuis la paix avec les Farc

il y a 8 heures 38 min

La Colombie vote dimanche à la première élection présidentielle depuis la paix avec la rébellion des Farc. Un scrutin clé pour un pays polarisé par cet accord historique, que le candidat de droite et favori, Ivan Duque, promet de réviser.

La paix est fragile. En proie à une corruption et des inégalités criantes, la Colombie peine à émerger du plus long conflit armé des Amériques. Premier producteur mondial de cocaïne, le pays reste confronté à la violence de groupes armés, disséminés aux frontières où ils se disputent le contrôle du narco-trafic dans les anciens fiefs de l'ex-guérilla Farc.

Ce scrutin "est une étape supplémentaire, très, très importante pour cette nouvelle Colombie que nous sommes en train de construire: une Colombie en paix", a souligné le chef de l'Etat de centre-droit, Juan Manuel Santos, 66 ans, en annonçant le renfort de 155.000 militaires pour assurer la sécurité du premier tour de ce 27 mai.

La droite très conservatrice caracole en tête des sondages. Avec un candidat jeune, nouveau venu en politique, elle entend reconquérir la présidence: Ivan Duque, 41 ans, a mené campagne en promettant d'éradiquer "le cancer de la corruption" et de relancer la 4e économie d'Amérique latine, en berne à 1,8% de croissance.

"Le moment du changement est arrivé!", n'a-t-il cessé de réitérer, lors de ses meetings centrés aussi sur la défense de la liberté d'entreprendre et des valeurs traditionnelles de la famille, en agitant le spectre du Venezuela voisin en crise.

- Les opposés en tête -

Parmi six candidats, l'avocat et économiste Duque, représentant d'une coalition menée par le Centre démocratique (CD) et incluant les évangélistes, engrange plus de 41% des intentions de vote. Il devance d'une douzaine de points son principal rival, Gustavo Petro, 58 ans, ancien maire de gauche de Bogota et candidat du mouvement Colombie Humaine.

Cet ex-guérillero du M-19 dissout, auquel ses critiques reprochent sa proximité avec le défunt président vénézuélien Hugo Chavez, a charmé des foules de plus en plus nombreuses avec un programme anti-système, favorable aux plus humbles.

"Son ascension peut aussi s'expliquer par la grande polarisation du pays; lui, étant l'un des pôles opposés de cette polarisation", a déclaré à l'AFP l'analyste Andrés Macias, chercheur de l'Université Externado.

Dans une Colombie de 49 millions d'habitants historiquement gouvernée par la droite et alliée des Etats-Unis, M. Petro défend l'accord avec les Farc et le dialogue avec l'Armée de libération nationale (ELN), dernière guérilla du pays. M. Duque entend modifier le premier afin de durcir notamment les peines contre les anciens guérilleros coupables de crimes graves, et remet en question le second.

Ni l'un ni l'autre ne semble toutefois en mesure de l'emporter au premier tour avec plus de 50% des voix. Ils devraient donc s'affronter au second, prévu le 17 juin.

Mais la défaite inattendue du "oui" à l'accord avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), lors du référendum de 2016, a montré que le résultat d'un scrutin ne se lit pas dans les sondages. A fortiori dans un pays où l'abstention flirte avec les 50%.

La consolidation de la paix - pour tourner la page d'une guerre fratricide de plus d'un demi-siècle, qui a fait au moins huit millions de victimes entre morts, disparus et déplacés - sera l'une des principales tâches du futur président.

- Duque, le dauphin d'Uribe -

Le successeur de M. Santos - empêché légalement de se représenter après deux mandats consécutifs - prendra ses fonctions le 7 août, fête de l'indépendance de la Colombie.

De son côté, la Farc a renoncé à la course. Désarmée et convertie en parti politique sous le même acronyme, elle a essuyé un échec cuisant en se confrontant à la réalité des urnes en mars. Elle n'a même pas atteint les 0,5% de voix nécessaires pour accroître sa représentation au delà des 10 sièges octroyés d'office par l'accord.

La droite qui soutient Duque s'était imposée lors de ces législatives. S'il est élu, son champion devrait pouvoir compter sur l'appui du Congrès.

Mais, aux yeux des plus de 36 millions d'électeurs colombiens, il bénéficie surtout de l'aura d'un parrain de poids: le patron du CD et ex-président Alvaro Uribe, 65 ans.

"Si Duque était le candidat d'un autre parti, il ne serait pas en tête des sondages", estime M. Macias, soulignant le "grand capital politique" du controversé mais populaire ancien chef de l'Etat.

Ne pouvant non plus se représenter après deux mandats (2002-2010), "le papa de la Colombie", comme l'a lancé l'animateur d'un meeting, a adoubé le jeune Duque. M. Uribe le présente comme "une chance pour la patrie", mais se défend de le manipuler tel une marionnette.

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La Fifa rappelle que Platini a été suspendu pour "violation du code d'éthique"

il y a 8 heures 41 min

Au lendemain de l'annonce de la mise hors de cause de Michel Platini par la justice suisse pour un paiement de 1,8 million d'euros, la Fifa reste ferme et rappelle que le Français a été suspendu "pour violation du code d'éthique".

Suspendu 4 ans, jusqu'en octobre 2019, de toute activité liée au football, M. Platini a déclaré samedi à l'AFP qu'il espérait que la Fifa aurait "le courage et la décence" de lever sa suspension

"M. Platini a été suspendu pour violation du code d'éthique. La décision a été maintenue par le Tribunal arbitral du sport qui a confirmé les accusations mais a réduit la durée de la suspension", de 6 à 4 ans, a réagi samedi matin la Fifa dans un communiqué transmis à l'AFP.

"Il a toujours été très clair pour la Fifa comme pour le TAS que M. Platini n'a jamais été visé par une enquête criminelle en Suisse. Les éléments d'un acte criminel dans la loi suisse sont différents de ceux pris en compte pour un acte prévu par le code d'éthique de la Fifa", a précisé la Fifa.

"Ni la Commission d'éthique de la Fifa ni le TAS n'ont étudié la question de savoir si M. Platini avait commis un acte criminel", a ajouté le communiqué.

La décision du TAS selon laquelle M. Platini "a commis plusieurs violations du code d'éthique a été confirmée par la Cour suprême suisse", à savoir le Tribunal fédéral, rappelle encore la Fifa.

De plus, comme le TAS l'a relevé dans ses attendus et comme l'a confirmé la Cour suprême, "le niveau de preuves en matière d'éthique sportive est plus bas qu'en matière criminelle", conclut l'instance du football mondial.

Si la Fifa ne lève pas la suspension de Platini, ses conseils "lanceront toutes les procédures nécessaires pour casser la suspension de la Fifa. Le feuilleton va continuer", a encore assuré l'ancien patron de l'UEFA dans un entretien à l'AFP.

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Martinez: Macron "devrait regarder par la fenêtre de son palais pour voir la vraie vie"

il y a 9 heures 18 min

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a estimé samedi sur France Inter que le président de la République "devrait regarder par la fenêtre de son palais pour voir la vraie vie" car Emmanuel Macron"a du mal à entendre le mécontentement social".

La CGT participe samedi à la "marée populaire", mouvement lancé par une soixantaine de syndicats, partis politiques et associations, pour protester contre la politique d'Emmanuel Macron, qui a répondu par avance que "ça ne l'arrêtera pas".

"Ce n'est pas la première fois que le président de la République a ce genre de remarque, il a du mal à entendre le mécontentement social qui existe dans ce pays", a-t-il lancé quelques heures avant le lancement des défilés à Paris et en province.

"Il faudrait que de temps en temps, il regarde par la fenêtre de son palais pour voir la vraie vie!", a-t-il ajouté.

M. Martinez critique la politique de l'exécutif: "On fait des cadeaux aux très riches, on invite à l'Elysée des Pdg d'entreprises qui ne paient pas leurs impôts et à côté de ça, on gèle les salaires des fonctionnaires, on applique la CSG aux retraités etc."

Interrogé sur les propos d'Emmanuel Macron qui a dit vendredi qu'"écouter les gens, ça ne veut pas dire être la girouette de l'opinion publique", M. Martinez a répondu: "Un président de la République ce n'est pas une girouette, il faut écouter. Quelque soit le score qu'on obtient aux élections il y a besoin d'avoir au moins une oreille, une oreille!, sur la réalité et le vécu des citoyens dans ce pays", a-t-il dit.

Sur le fait que le gouvernement ne cédera pas, M. Martinez a rétorqué: "D'autres l'ont dit avant lui", citant "Juppé", "une référence pour le Premier ministre", Edouard Philippe étant proche de l'ancien Premier ministre et actuel maire de Bordeaux.

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L'insaisissable Marwan Muhammad, passé de "l'islamophobie" à "l'islam de France"

il y a 9 heures 21 min

L'ex-directeur du Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) est en pleine lumière : Marwan Muhammad mène une "consultation des musulmans" qui est pour ses détracteurs la preuve d'un "agenda caché" islamiste, ce dont il se défend tout en entretenant le mystère sur ses projets.

Le grand public a découvert à l'été 2016 cet activiste à l'aise face à la caméra devant le Conseil d'Etat, lors d'une victoire symbolique du CCIF : la suspension d'un arrêté anti-burkini, combinaison de bain islamique objet d'une vive polémique.

Aujourd'hui, ce statisticien de bientôt 40 ans - il les fêtera le 13 septembre -, n'assume plus de responsabilités au sein de cette association très militante, dont il a été porte-parole (2010-2013) puis directeur exécutif (2016-2017), de part et d'autre d'une mission de conseiller à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Mais l'ex-trader polyglotte à la barbe fine et aux costumes décontractés, qui bénéficie de nombreux relais sur les réseaux sociaux où il est suivi par des dizaines de milliers d'internautes, n'a pas renoncé à descendre dans l'arène publique.

Dernier coup d'éclat, en plein chantier de structuration d'un "islam de France" : le lancement le 9 mai d'une "consultation des musulmans" pour connaître leurs attentes, une pierre dans le jardin du Conseil français du culte musulman (CFCM) victime selon lui d'une "interminable déshérence".

L'instance élue a évidemment peu goûté cette initiative "pas très fair play". Mais l'opération est déjà couronnée de succès, selon l'intéressé : 20.000 contributions enregistrées en quinze jours, complétées par une tournée dans des dizaines de lieux de culte.

"On n'avait jamais demandé leur avis aux mosquées : Marwan Muhammad a été assez intelligent pour le comprendre", estime Bernard Godard, ancien "Monsieur islam" du ministère de l'Intérieur. "Il occupe l'espace laissé vide par Tariq Ramadan", pris dans la tourmente d'accusations de viols. Evolue-t-il dans la mouvance islamiste des Frères musulmans ? "C'est un communautariste classique, qui joue sur le ressort de la victimisation et incarne un islam identitaire", nuance l'expert.

- "Bug sociologique" -

Sur Twitter, le Printemps républicain, très hostile aux "entrepreneurs identitaires" comme Marwan Muhammad, persifle régulièrement contre ce dernier, croqué en "nouveau RP (chargé de relations publiques) de l'islamisme +frériste+". En quoi ce mouvement laïque se trompe, estime le politologue Haoues Seniguer : "En ne faisant pas la différence entre différentes formes d'islam engagé, le Printemps républicain fait la courte échelle à Marwan Muhammad".

L'intéressé a beau jeu de se présenter en "musulman parmi d'autres" qui "jeûne" durant le ramadan et "prie", mais ne s'inscrit dans "aucun mouvement".

"Tout cet agenda d'islam politique, je le jette à la poubelle", assure-t-il à l'AFP. "Je n'ai pas de plan détourné. Si un jour je me présente en politique, ce ne sera sûrement pas sous une étiquette musulmane".

"Je suis un bug sociologique à cause de mes origines, de mon parcours social, du fait que je suis un scientifique qui sait écrire, s'exprimer en public... On a énormément de mal à me mettre dans une case", savoure ce père de famille nombreuse.

Né à Paris d'un père égyptien et d'une mère algérienne, Marwan Muhammad a suivi une scolarité dans le public mais aussi à l'école catholique : "J'y ai rencontré un catholicisme social bienveillant envers tous les élèves et une exigence sur les matières scientifiques : ça m'a cadré et m'est resté".

Passionné de musiques urbaines - il a été DJ -, il a passé cinq ans dans des salles de marchés financiers, qu'ils a quittées par "éthique religieuse".

Aujourd'hui, il assume des fréquentations musulmanes allant jusqu'à des imams très conservateurs, comme Nader Abou Anas ou Rachid Eljay (ex-Abou Houdeyfa). "Plus on est inclusif, plus on se donne les chances de réguler des idées marginales ou radicales", plaide-t-il. "Pour moi, le spectre de l'islam de France va de ces prédicateurs-là à Tareq Oubrou", l'imam libéral de Bordeaux.

Marwan Muhammad affirme ne rêver d'"aucun leadership au sein des communautés musulmanes". Sa "consultation" sera d'ailleurs sa dernière contribution à ces questions. "Je leur ai donné huit ans de ma vie, je peux passer à autre chose".

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"Non au FMI": l'opposition manifeste en Argentine

il y a 9 heures 38 min

Des centaines de milliers d'Argentins ont manifesté vendredi leur opposition à l'accord en négociation entre la 3e économie d'Amérique latine et le Fonds monétaire international (FMI).

Ils redoutent notamment ce que le FMI exigera du gouvernement comme contrepartie au prêt sollicité au lendemain de la récent crise du peso, qui s'est déprécié de 20% face au dollar, en un peu plus d'un mois.

"Nous savons ce qu'est le colonialisme néo-libéral qui n'offre que la misère. Il faut l'affronter dans la rue et dans les urnes" de la présidentielle de 2019, selon une déclaration commune lue à la tribune par un des manifestants.

Daniel Filmus, ancien ministre de la présidente de gauche Cristina Kirchner, a plaidé pour que les termes de l'accord que l'Argentine s'apprête à sceller avec le Fonds, soient débattus et approuvés par le parlement.

Pour le syndicaliste Hugo Yasky, leader de la CTA (Centrale des travailleurs d'Argentine), le recours au FMI est "la réaffirmation de la suprématie de la spéculation financière".

"Je n'ai pas voté pour (l'actuel président) Mauricio Macri, mais je crois qu'il a trompé de nombreuses personnes. Il n'a pas tenu ses promesses de campagne, et il nous a endettés", dénonce Carmen Gutiérrez, une fonctionnaire.

Pour réduire le déficit budgétaire de 3,9% du PIB, le gouvernement a annoncé qu'il devrait engager une politique de rigueur, seul moyen selon lui pour maîtriser une inflation endémique et soutenir la croissance.

Une partie de la population estime avoir déjà consenti de nombreux sacrifices, notamment du fait de la suppression partielle des subventions de l'Etat aux factures d'eau, d'électricité et de gaz, dans un pays où l'inflation dépasse les 20% depuis 10 ans.

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Platini espère que la Fifa aura "la décence" de lever sa suspension

il y a 9 heures 44 min

"J'espère que la Fifa aura le courage et la décence de lever ma suspension", a déclaré samedi à l'AFP Michel Platini, blanchi par la justice suisse dans l'affaire du paiement de 1,8 million d'euros sans contrat écrit.

"Sinon, mes conseils lanceront toutes les procédures nécéssaires pour casser la suspension de la Fifa. Le feuilleton va continuer", a-t-il poursuivi. L'ex-président de l'UEFA reste suspendu de toute activité liée au football jusqu'en octobre 2019.

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Le chewing-gum en marchant, allié contre le surpoids chez les hommes

il y a 9 heures 49 min

Le chewing-gum semble être un allié contre le surpoids chez les hommes après 40 ans, en les incitant à marcher plus vite, ont affirmé samedi des scientifiques japonais.

"Combiner exercice physique et gomme à mâcher pourrait être une manière efficace de gérer son poids", ont écrit ces chercheurs dans la revue Journal of Physical Therapy Science.

Leur étude a examiné "le rythme cardiaque, la distance parcourue, la vitesse de la marche, le nombre de pas et la dépense énergétique" chez 46 marcheurs japonais âgés de 21 à 69 ans.

Ils devaient marcher à leur "rythme naturel" pendant 15 minutes sur une piste d'athlétisme. La moitié mâchait deux chewing-gums, et l'autre moitié avait ingéré les ingrédients de ces chewing-gums sous forme de poudre dissoute dans un verre d'eau.

Le rythme cardiaque était globalement plus élevé chez ceux qui mâchaient du chewing-gum.

Mais chez les hommes "d'âge moyen et âgés" (40 ans et plus) s'ajoutait un effet supplémentaire: quand ils mâchaient, ils avaient tendance à marcher plus vite, donc à couvrir plus de distance, ce qui leur faisait dépenser considérablement plus de calories.

Les raisons exactes restent inconnues, mais les chercheurs, qui ont présenté leurs conclusions devant le Congrès européen de l'obésité à Vienne, ont avancé des hypothèses.

Ainsi, une autre étude japonaise avait déjà prouvé que mâcher du chewing-gum augmentait le rythme cardiaque, même au repos. Les universitaires japonais ont donc évoqué la "synchronisation cardio-motrice", tendance qu'a le corps à accroître son activité quand le coeur accélère. Cette tendance "a plus de chances de se manifester chez les personnes âgées que jeunes".

Par ailleurs, "des études antérieures ont indiqué que les femmes exercent une activité musculaire masticatoire moindre avec les chewings-gums que les hommes", ont souligné les chercheurs.

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Nouvelle-Aquitaine: 9 départements en vigilance orange pour orages

il y a 9 heures 58 min

Le temps en Nouvelle-Aquitaine, samedi, sera orageux, avec une vigilance orange pour "orages violents" avec "risques de grêle" dans neuf départements, selon Météo-France.

L'alerte est valable de 12H00 à 21H00, dans les départements de Charente, Charente-Maritime, Deux-Sèvres, Vienne, Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne et Pyrénées-Atlantiques.

En fin de matinée, des orages remontent du Sud vers les Pyrénées-Atlantiques pour s'étendre progressivement des Landes jusqu'à la Charente-Maritime, puis dans l'après-midi vers le reste du Poitou-Charentes et l'ouest du Lot-et-Garonne et de la Dordogne.

Le risque devrait être plus fort en Poitou-Charentes, et moindre dans l'est du Lot-et-Garonne et de la Dordogne.

Ces orages seront parfois violents avec de fortes averses, et seront accompagnés d'un risque de forte grêle et de fortes rafales de vent de 80 à 100 km/h.

En soirée, Météo-France prévoit une accalmie progressive par le Sud, avec encore des passages orageux, mais de moindre intensité.

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Marseille: deux hommes tués par balle, probable règlement de comptes

il y a 10 heures 18 min

Deux hommes d'une trentaine d'années ont été tués par arme à feu dans la nuit de vendredi à samedi à Marseille, dans le quartier littoral de l'Estaque, dans le nord de la ville, a-t-on appris de sources concordantes.

Appelés vers 01H00, les marins-pompiers ont tenté en vain de ranimer les victimes, a précisé une source proche du dossier, confirmant une information de La Provence. Les enquêteurs privilégiaient au vu des faits la piste d'un règlement de comptes, a poursuivi une source policière. Ces faits surviennent 24 heures à peine après une visite éclair du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb dans une cité de la ville, où un commando armé avait fait irruption lundi dernier, tirant en l'air en pleine journée, sans faire de victimes.

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Mexique: le candidat Lopez Obrador promet la justice pour les 43 étudiants disparus

il y a 10 heures 38 min

Le favori des sondages à l'élection présidentielle mexicaine, Andres Manuel Lopez Obrador, a promis vendredi la justice dans l'affaire de la disparition de 43 étudiants en 2014, au sud du Mexique.

"Une fois que notre mouvement aura triomphé, justice sera rendue aux jeunes d'Ayotzinapa" a lancé le candidat lors d'un meeting à Iguala, la ville où ont disparu en septembre 2014 ces étudiants de l'école normale d'Ayotzinapa.

"Nous allons mettre en place une commission de la vérité et faire intervenir l'ONU pour que tout soit éclairci" a déclaré le candidat devant notamment certains parents des 43 étudiants.

"Nous voulons que l'on sache tout, je ne veux pas, et il ne faut pas pour vous qui vivez ici à Iguala, que cette ville fasse référence aux disparus" a-t-il ajouté.

Dans la nuit du 26 au 27 septembre 2014, des étudiants de l?école normale rurale d?Ayotzinapa, qui s?étaient emparés de cinq autobus pour aller manifester à Mexico, avaient été attaqués par des policiers municipaux sur ordre du maire.

Selon la version officielle, ces policiers corrompus les auraient ensuite livrés au cartel des Guerreros Unidos, qui les aurait confondu avec un cartel rival et les aurait tués, avant d?incinérer leurs corps dans une décharge.

Mais des experts indépendants de la Commission inter-américaine des droits de l?homme (CIDH) ont remis en cause cette version dans un rapport publié en 2015.

La disparition des 43 étudiants avait provoqué un tollé international et déclenché de nombreuses manifestations, parfois violentes, contre le gouvernement d?Enrique Peña Nieto.

Le 1er juillet, les Mexicains éliront leur nouveau président et voteront pour renouveler 18.000 mandats nationaux ou locaux, dont 500 sièges de députés et 128 de sénateurs.

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Cantines: vif débat à l'Assemblée sur l'objectif de 50% de produits bio ou écologiques

il y a 10 heures 51 min

L'Assemblée nationale a vivement débattu vendredi soir de l'objectif d'au moins 50 % de produits issus de l'agriculture biologique ou tenant compte de l'environnement pour les repas dans la restauration collective publique d'ici à 2022, la droite le jugeant trop ambitieux.

En dépit de quatre heures de débat, les députés n'avaient pas achevé à une heure du matin l'examen des quelque 160 amendements sur cet article 11 du projet de loi agriculture et alimentation. Les débats reprendront samedi matin.

Le ministre de l'agriculture Stéphane Travert a défendu "un engagement présidentiel ambitieux" et "une montée en gamme au coeur du projet de transformation de notre agriculture".

Les repas servis dans les cantines devront comprendre au moins 50 % de produits acquis selon des modalités prenant en compte le coût du cycle de vie du produit, de produits issus de l?agriculture biologique, de ceux bénéficiant de l?écolabel pêche, et encore ceux issus d?une exploitation ayant fait l?objet d?une certification environnementale. La part fixée pour le bio est d'au moins 20 % de la valeur totale.

"Le bio ne représente aujourd'hui que 6 % de notre surface agricole utile. Notre objectif c'est de passer à 15 % à l'horizon de 2022", a plaidé le ministre.

Le LR Vincent Descoeur a proposé de repousser cet objectif en 2025 ou de le moduler estimant qu'il "sera très difficile à atteindre pour les collectivités".

Il a été soutenu par le président du groupe LR Christian Jacob qui a estimé que "cela va déstabiliser nos filières bio par des produits d'importation" et "renchérir le coût du repas en collectivité", un surcoût estimé à 68 centimes par le gouvernement.

Les Républicains ont contesté aussi le critère retenu pour favoriser les produits locaux.

Le texte prévoit la prise en compte des "coûts imputés aux externalités environnementales (transport, etc) liées au produit pendant son cycle de vie".

C'est "le seul critère compatible avec le droit européen" pour favoriser la proximité des produits et éviter qu'une collectivité ne préfère le boeuf argentin au boeuf limousin, a expliqué le rapporteur LREM Jean-Baptiste Moreau. "La notion de circuit court, d'origine locale ou régionale n'existe pas en droit européen pour les marchés publics", a-t-il argumenté.

M. Jacob a jugé "extrêmement dangereux d'adopter une approche strictement environnementale" et plaidé pour une prise en compte également économique et sociale.

Le projet de loi prévoit aussi que les personnes publiques concernées devront développer l?acquisition de produits issus du commerce équitable.

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NBA: LeBron James donne à Cleveland des raisons d'espérer

il y a 10 heures 58 min

Cleveland devait obligatoirement s'imposer vendredi contre Boston en finale de conférence Est et comme souvent sa superstar LeBron James a répondu présent: avec 46 points, il a écoeuré les Celtics, battus 109 à 99, et a offert à son équipe un septième et dernier match dimanche.

Quand il est dos au mur et n'a plus le choix, King James est bien le roi.

Alors qu'on le disait fatigué physiquement et usé mentalement après la nette défaite de ses Cavaliers mercredi à Boston (96-83), James, 33 ans, a apporté le plus cinglant des démentis en ramenant Cleveland à la hauteur des Celtics (3-3).

Pour la septième fois depuis le coup d'envoi des play-offs --ce qui lui vaut d'égaler Michael Jordan (1989)--, il a dépassé le seuil des 40 points.

Il a même frôlé le triple double (trois catégories de statistique à dix unités et plus) avec également 11 rebonds et 9 passes décisives.

Plus fort encore, il a offert à son équipe une sixième victoire sur ses sept derniers matchs-couperet, ces matchs à remporter sous peine d'être éliminés.

On pourrait ajouter qu'il est avec une moyenne de 34,1 points le joueur le plus prolifique de l'histoire dans ce genre de match.

- "Tout simplement le meilleur" -

Mais comme souvent, les statistiques ne l'intéressent guère: "Cela fait simplement du bien de savoir qu'on va pouvoir disputer encore un match et qu'on n'est plus qu'à une victoire de la finale", a-t-il souri.

"Comme je l'ai souvent dit, +Match N.7+ sont les mots que j'aime le plus entendre dans notre sport", s'est réjoui le triple champion NBA.

L'idée d'aller chercher la qualification dimanche à Boston dans une salle où les Celtics sont invaincus depuis le début des play-offs ne l'effraie pas, bien au contraire même.

"Il faut apprécier la chance qu'on a", a-t-il relevé.

Même l'entraîneur de Boston Brad Stevens n'a pas pu s'empêcher de dire son admiration pour "King James" qui a éteint la rébellion des Celtics, revenus à sept points à moins de trois minutes de la sirène, avec deux tirs primés consécutifs.

"C'est tout simplement le meilleur", a-t-il admis.

Une fois n'est pas coutume, James a reçu le soutien appréciable de ses coéquipiers: George Hill a marqué 20 points, Jeff Green 14.

La rencontre avait pourtant mal commencé pour Cleveland qui a laissé Boston, porté par Terry Rozier (28 pts) et Jaylen Brown (27 pts), prendre l'ascendant en première période (25-20).

- Love sort sur blessure -

Pire, les Cavaliers ont perdu Kevin Love après cinq minutes en raison d'un choc tête contre tête avec Jayson Tatum.

Mais ils ont repris la direction des opérations au cours d'une 2e période à sens unique (34-18) et n'ont plus vraiment été inquiétés dans le sillage de leur superstar.

"Tout le monde a apporté sa contribution et LeBron, comme toujours, nous a amené à destination. On avait besoin qu'il réussisse un grand match et il a été grand", a résumé son entraîneur Tyronn Lue.

Les supporters de Cleveland ont frémi lorsque James s'est retrouvé deux fois au sol durant le 4e quart-temps en se plaignant d'un genou puis d'une cheville, mais il a pu reprendre la partie.

"Rien de grave, même si on peut redouter le pire quand un coéquipier vous retombe dessus, mais tout va bien pour moi", a-t-il insisté.

Dimanche à Boston, il ira chercher une qualification pour sa huitième finale de suite.

C'est peut-être aussi son avenir qui se jouera: une élimination pourrait l'inciter à changer d'air en juillet et à répondre aux sirènes des Los Angeles Lakers, de Houston ou de Philadelphie.

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Sommet avec Kim Jung-Un: Trump souffle le chaud et le froid

il y a 11 heures 5 min
Le président Donald Trump entretient le suspense sur la tenue d'un sommet historique avec Kim Jong. Il pourrait bien finalement avoir lieu comme prévu le 12 juin, et se tiendrait à Singapour.
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