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Mis à jour : il y a 54 min 25 sec

Le repreneur de Marianne et "Elle", un groupe tchèque contrôlé par un magnat insatiable

jeu, 04/19/2018 - 13:20

Le premier groupe de médias tchèque Czech Media Invest (CMI), en négociations exclusives avec Lagardère pour le rachat de revues dont Elle et qui vient de faire une offre pour le magazine Marianne, fait partie de l'empire du milliardaire Daniel Kretinsky.

La fortune de ce magnat à la stratégie d'expansion très ambitieuse est évaluée à 2 milliards d'euros. A 42 ans, le milliardaire au visage d'étudiant est le cinquième homme le plus riche de son pays, selon Forbes.

Ses activités s'étendent de l'énergie (le groupe EPH, à l'origine de sa fortune) jusqu'à la présidence d'un club de football, le Sparta Prague.

Dans le secteur des médias, M. Kretinsky est un gros joueur depuis 2013, suite au rachat avec l'homme d'affaires slovaque Patrik Tkac, du groupe local Ringier Axel Springer CZ, filiale de la coentreprise germano-suisse Ringier Axel Springer Media AG.

La société CNC (Czech News Center) qui fait partie du groupe CMI publie des journaux et des magazines lus par quelque 3,5 millions de personnes, dans ce pays de 10,6 millions d'habitants.

Il s'agit notamment des quotidiens populaires à gros tirage Blesk et Aha! et du journal Sport, ainsi que de l'un des principaux hebdomadaires du pays, Reflex.

Les sites web de CNC dont le site d'information www.info.cz sont quant à eux suivis par quelque 7 millions d'internautes.

En 2016, CNC a réalisé un bénéfice net de 19 millions de couronnes (751.000 euros, pour un chiffre d'affaires de 1,88 milliard de couronnes (74 M euros).

Le holding CMI inclut aussi la société CN Invest, qui publie quant à elle le quotidien économique E15 et plusieurs magazines de société tels que Maminka ("Maman") et F.O.O.D.

"CMI est continuellement à la recherche d'occasions intéressantes d'investissement, autrement dit d'actifs médias de qualité pour un bon prix", a indiqué à l'AFP un membre de la présidence et porte-parole de CMI, Daniel Castvaj.

M. Kretinsky, lui, ne parle que très rarement aux médias.

C'est surtout le secteur de l'énergie qui est derrière la fortune de M. Kretinsky, qui détient à 94% le géant EPH (Energeticky a Prumyslovy Holding), septième électricien européen.

L'EPH contrôle une cinquantaine de sociétés en République tchèque ainsi qu'en Allemagne, en Grande-Bretagne, en Hongrie, en Italie et en Slovaquie, avec un total de 25.000 employés.

Le groupe s'est fait connaître entre autres par le rachat systématique à travers l'Europe de centrales à charbon, au grand dam des écologistes. Il a réalisé en 2016 un bénéfice net de 800 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 4,9 milliards.

Un analyste du groupe financier Cyrrus, Lukas Kovanda a comparé ce qui est selon lui une "expansion agressive s'appuyant sur une dette énorme" de M. Kretinsky à une "chevauchée à dos de tigre".

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Universités: amphi occupé, Sciences Po Rennes fermé

jeu, 04/19/2018 - 13:20

Sciences Po Rennes, dont un amphithéâtre est occupé depuis mardi soir par des étudiants mécontents de la réforme de l'accès à l'université, a été fermé jeudi, a fait savoir sa direction.

"Nous avons toujours un amphithéâtre occupé, l'établissement est bloqué, les personnels ne pouvaient pas accéder à leur bureau, nous avons donc décidé de fermer pour la journée", a déclaré à l'AFP Marion Turbiez-Miquel, en charge de la communication à l'Institut d?Études Politiques (IEP).

L'établissement pourrait également rester fermé vendredi. "On avisera demain matin s'ils décident de bloquer ou pas", a précisé Mme Turbiez-Miquel, qui estime à "une petite cinquantaine" le nombre d'étudiants mobilisés.

L'IEP de Rennes compte 1.300 étudiants au total. Un millier sont présents sur le site, les autres étant en stage à l'extérieur ou en Erasmus.

Quatre universités (Jean-Jaurès à Toulouse, Paul-Valéry à Montpellier, Rennes-2 et Nanterre) sur environ 70 étaient toujours totalement bloquées mercredi soir, selon le ministère, et onze autres sites perturbés par des étudiants opposés à la loi réformant l'accès à l'université, accusée d'instaurer une "sélection" déguisée.

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Hénin-Beaumont: début du procès de l'ancien maire, aucun "caractère politique" insiste le tribunal

jeu, 04/19/2018 - 13:17

Le procès de l'ancien maire d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) Eugène Binaisse (divers gauche) pour favoritisme s'est ouvert jeudi à Béthune, un dossier qui sera jugé sans "caractère politique", a insisté le tribunal, alors que le FN est partie civile.

La présidente du tribunal a d'abord évoqué le "contexte" dans lequel s'inscrit ce procès, sans pour autant le détailler.

Cette commune de l'ex-bassin minier est ainsi passée au FN en 2014, dès le premier tour, et son ancien maire de 2001 à 2009, Gérard Dalongeville (gauche), avait été condamné en 2013 par ce même tribunal correctionnel à quatre ans d'emprisonnement, dont trois ferme, pour détournements de fonds publics, délits de favoritisme et usages de faux. Eugène Binaisse est en outre toujours conseiller municipal d'opposition.

Mais il s'agit "d'ôter tout caractère politique à ce dossier", a insisté la présidente.

Lors de l'audience jeudi matin, le tribunal s'est donc surtout plongé dans les méandres souvent complexes et techniques du code des marchés publics.

Selon l'un des avocats des huit prévenus - trois élus, trois fonctionnaires territoriaux et deux dirigeants de société - le total des marchés litigieux (étude pour la construction d'une piscine, d'un crématorium...) "avoisinerait en tout les 100.000 euros".

Eugène Binaisse, 78 ans, en chemise-cravate, a expliqué la difficulté pour un édile de tout contrôler. Quand on est maire d'une commune de 27.000 habitants, "il est impossible de reprendre toutes les pièces des dossiers que le maire signe. Il est obligé de faire confiance à son DGS (directeur général des services)", a-t-il dit.

"Vous nous dites +Je prends conscience aujourd'hui de la responsabilité d'un maire+? Mais vous avez vécu la période Dalongeville, vous n'êtes pas maire d'une petite commune!", a rétorqué la juge.

A la barre, l'ex-directeur général des services Philippe Thibaut, également poursuivi pour favoritisme, a expliqué qu'un DGS n'était "pas là pour faire, il est là pour faire faire" et que "les chefs de services ne connaissaient pas le fonctionnement des marchés publics", évoquant le faible nombre de "cadres A" à son arrivée à la mairie d'Hénin-Beaumont (cinq sur sur les 741 employés municipaux).

Le FN a remporté plusieurs résultats électoraux favorables dans l'ex-bassin minier (mairie d'Hénin-Beaumont, 5 sièges de députés), profitant de la volonté d'une partie des électeurs de mettre fin aux "affaires" impliquant les partis traditionnels et qui ont défrayé la chronique dans leur région durement touchée par la crise.

Le procès devrait s'achever vendredi soir.

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Macron ne "supporte pas les contrepoids" selon Pavageau (FO)

jeu, 04/19/2018 - 13:16

Le président Emmanuel Macron "ne supporte pas les contrepoids" que sont les syndicats, le Parlement, et la presse, a estimé jeudi Pascal Pavageau, futur secrétaire général de Force Ouvrière qui veut "continuer à défendre bec et ongles" le paritarisme.

"Pourquoi attaquer le paritarisme ? Parce que c'est un contrepoids et qu'il (Macron) ne supporte pas les contrepoids", a lancé M. Pavageau devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis).

"Il ne supporte pas les médias dès lors qu'ils sont libres et indépendants. Il attaque les médias, il attaque le Parlement, il attaque la fonction publique notamment par les hauts fonctionnaires (...) et évidemment les organisations syndicales", a énuméré celui qui doit succéder à Jean-Claude Mailly la semaine prochaine.

M. Pavageau a par ailleurs jugé "atterrant" et "suicidaire" que la campagne en cours pour la présidence du Medef se fasse en disant que "la négo interpro n'a plus de sens et que le paritarisme n'existe plus".

Le "piège" serait de sortir du paritarisme.

"On continuera de défendre bec et ongles le paritarisme. Si le paritarisme c'est l'ancien monde, moi je suis très fier de notre ancien monde", a-t-il encore dit.

"Reprenons la main sur un agenda social de négociations interprofessionnelles ! On a pas besoin de +Jupiter+ pour écrire à notre place les sujets sur lesquels on veut discuter !, a-t-il dit.

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Gourault: "il n'y a pas de plan secret de régularisations" de sans-papiers

jeu, 04/19/2018 - 13:11

Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, a assuré jeudi qu'il n'y avait "pas de plan secret" de l'exécutif et de la majorité de régularisation de sans-papiers, après un incident de séance sur ce sujet avec les députés Les Républicains (LR).

"Il y a toujours des régularisations" mais "il n'y a pas de plan secret de régularisations", a déclaré Mme Gourault lors du Talk Le Figaro.

Combien de personnes pourraient-elles être concernées? "Je ne sais pas. Je ne connais pas le chiffre puisqu'il n'y a pas de plan. Donc on regarde le chiffre en fonction des situations", a-t-elle répondu.

Un incident de séance a marqué dans la nuit de mercredi à jeudi l'examen à l'Assemblée nationale du projet de loi asile et immigration.

Pendant toute la soirée, les députés LR sont revenus à la charge contre le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, relayé ensuite par Mme Gourault, pour savoir si le gouvernement avait un "plan caché de 40.000 régularisations" de sans-papiers, un chiffre évoqué par un élu de la majorité dans un article du Monde.

Cette insistance a fini par faire réagir Mme Gourault. "M. Jacob, vous allez laisser continuer ces méthodes pendant longtemps? obliger un ministre à répondre? Ce sont des méthodes autoritaires qui ne sont pas acceptables en démocratie. Qu'est-ce que c'est que ces méthodes?", a tonné la ministre.

"Je me suis indignée, pour être très précise, parce qu'il y avait des techniques d'intimidation, d'obstruction qui étaient répétées sans cesse. On me posait toujours la même question en disant +si vous ne répondez pas, on refuse de continuer le débat+", s'est justifiée jeudi Mme Gourault.

"Le ministre d'Etat, qui était avant moi au banc, qui était en commission, a déjà répondu à cette question en disant qu'il y aurait un débat particulier sur ce sujet", a-t-elle dit.

En commission, M. Collomb avait indiqué que "lorsque nous aurons examiné l'ensemble des articles de cette loi, nous pourrons débattre de ce qu'il convient de faire au sujet des personnes qui se trouvent sans statut".

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Le régime chinois est "condamné" à disparaître mais pas de sitôt

jeu, 04/19/2018 - 13:04

Un régime "dévoyé" et "condamné" à disparaître... mais pas tout de suite. Observateur sévère du communisme chinois depuis quatre décennies, Jean-Pierre Cabestan écarte une disparition prochaine du régime de Pékin, qui jouit selon lui d'un soutien au moins passif de la population.

Il est l'un des rares sinologues français à diriger un département dans une université étrangère. Depuis Hong Kong, Jean-Pierre Cabestan fait autorité dans le petit monde de la pékinologie, dominé par des Américains parfois prompts à annoncer la débâcle d'un système politique écartelé entre ses fondements marxistes et sa réalité capitaliste.

A la différence d'un Gordon G. Chang, qui prédisait en 2001 "le proche effondrement de la Chine" dans un livre du même nom ("The coming collapse of China"), cet héritier de la vieille école française de sinologie ne nourrit aucune illusion sur la fragilité du régime chinois.

Sous la férule du président Xi Jinping, "le régime actuel est solide, soutenu par une grande partie de la population et des élites", explique le sinologue lors d'un entretien accordé à l'AFP à l'Université baptiste de Hong Kong, où il dirige depuis 2007 le département de science politique et d'études internationales.

Le Parti communiste chinois (PCC), qui gouverne le pays le plus peuplé du monde depuis 1949, "est parvenu à rallier de larges segments de la société à l'idée qu'il doit conserver à jamais le monopole du pouvoir politique", écrit Jean-Pierre Cabestan dans un livre qui paraît jeudi en France "Demain la Chine, démocratie ou dictature?" (Gallimard).

La République populaire "n'est pas plus éternelle que l'URSS" ou d'autres régimes autoritaires, poursuit-il. Mais pour l'heure, "la crainte du chaos ou simplement de l'incertitude continue de convaincre la plupart des Chinois de soutenir le régime actuel".

Croissance économique, hausse du niveau de vie, sécurité: à la différence de l'Union soviétique, "la plus vaste société secrète au monde", comme il appelle le PCC, a su s'adapter au monde moderne tout en continuant à contrôler étroitement la société civile d'une main de fer, à coup de propagande nationaliste et d'une surveillance de plus en plus "orwellienne".

Mais à plus long terme, "20 ou 30 ans", la montée des entrepreneurs privés, l'urbanisation et un possible divorce du parti avec une jeunesse davantage ouverte sur le monde pourront forcer le régime à évoluer.

- "En guerre contre nous" -

Parmi les batailles susceptibles de se profiler à l'horizon figure un accès plus libre à internet et aux sites étrangers, note Jean-Pierre Cabestan, qui est également directeur de recherche au CNRS.

"Tant que les jeunes restent apolitiques et égocentriques, rien à craindre. Mais gare au jour où ils changeront, se politiseront et demanderont des comptes à leurs gouvernants", prédit-il dans son livre.

Or les dirigeants actuels prennent tout sauf le chemin de l'ouverture.

"En repoussant aux calendes grecques toute réforme politique véritable, Xi Jinping et ses collègues prennent le risque de payer plus cher le prix de la transition démocratique: au lieu d'être pacifique, celle-ci peut s'avérer violente", avertit Jean-Pierre Cabestan.

La vraie question est de savoir ce qui succédera au régime actuel.

Faute de culture démocratique, ce spécialiste de la question taïwanaise, auteur d'une dizaine d'ouvrages, redoute une évolution "à la russe", avec la perpétuation en Chine d'un régime "encore largement autoritaire, élitiste, paternaliste, impérial et sans doute dictatorial".

Et le pékinologue d'appeler les Occidentaux à la vigilance.

"Il faut être aveugle pour ne pas constater que le PC chinois est en guerre contre nous, nos valeurs et nos idéaux", écrit-il, dénonçant les élites politiques et économiques qui, à l'Ouest, ont abandonné la défense de la démocratie et des droits de l'homme alors qu'il faudrait refuser "d'être sermonnés par le discours de plus en plus arrogant de Pékin".

A 62 ans, ce Parisien d'origine qui se présente comme "un étudiant de la Chine depuis plus de 40 ans", continue envers et contre tout à vouloir trouver les valeurs universelles derrière "le rempart culturel" que cherchent à élever des communistes chinois atteints de "paranoïa croissante".

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M6 dopé par la publicité et l'intégration de RTL au premier trimestre

jeu, 04/19/2018 - 13:03

Le groupe M6 a vu son chiffre d'affaires bondir de 11% au premier trimestre, profitant de la hausse des recettes publicitaires et de l'intégration du pôle RTL radio en fin d'année 2017.

De janvier à mars 2018, son chiffre d'affaires ressort à 359,2 millions d'euros, selon un communiqué publié jeudi.

"C'est donc dans l'ensemble un bon premier trimestre qui va nous permettre de poursuivre dans la voie du développement d'un groupe plurimédias maintenant autour de la télévision, de la radio et du numérique", a commenté le président du directoire de M6 Nicolas de Tavernost lors de l'assemblée générale des actionnaires jeudi.

Le groupe a dégagé des recettes publicitaires en progression de 20% à 252,2 millions d'euros, "reflétant l'intégration du pôle Radio, la solidité des audiences des chaînes gratuites et le dynamisme des audiences internet", a souligné le communiqué.

"Nous pensons à nouveau continuer à surperformer le marché (publicitaire)", a expliqué Nicolas de Tavernost.

Les investisseurs accueillaient favorablement ces résultats. Vers 12H30 à la Bourse de Paris, l'action évoluait en hausse de 1,66% à 20,86 euros, dans un marché en petite progression de 0,22%.

-Audiences "chahutées"-

Les recettes des seules chaînes gratuites ont grimpé de 3,4% à 203,2 millions d'euros. "La solidité de leurs audiences sur les cases stratégiques" leur ont permis de gagner des parts de marché, a expliqué M6. Et celles du numérique et des chaînes du câble et du satellite ont presque quadruplé, à 49,1 millions d'euros.

Le groupe affiche une part d'audience moyenne de ses chaînes gratuites de 13,6%, en baisse de 0,3 point sur un an. Auprès de la cible recherchée des "femmes responsables des achats de moins de 50 ans", il atteint 21,6% (-0,4 point sur un an).

"Sur les audiences du premier trimestre, elles ont été un peu plus chahutées à cause notamment des Jeux olympiques et donc avec une progression assez forte de France Télévisions pendant cette période", a ajouté le président du directoire.

Toujours sur son activité télévision, le groupe, contrôlé à plus de 48% par RTL Group, a récemment signé un accord de distribution de ses chaînes avec l'opérateur Free, après avoir déjà conclu de tels contrats avec Altice, Canal+, Orange et Bouygues Telecom.

Ces accords "sécurisent la diffusion des chaînes payantes, principalement Paris Première et Téva, et rémunèrent les chaînes et services associés M6, W9 et 6ter", a assuré le groupe.

-La radio stable-

Le pôle RTL Radio enregistre un chiffre d'affaires de 34,8 millions d'euros. "Dans un marché à la visibilité faible, RTL, Fun Radio et RTL2 maintiennent une performance publicitaire stable sur le trimestre", a estimé M6.

En revanche, dans les activités autres que son coeur de métier, les revenus du groupe se sont repliés.

L'activité Production et distribution de droits audiovisuels a chuté de 40,6% à 17,7 millions d'euros, ce que le M6 met sur le compte "d'un calendrier de sorties cinéma nettement moins favorable qu'au premier trimestre pour SND (Société Nouvelle de distribution, NDLR)", sa filiale de distribution de droits audiovisuels.

Enfin, le pôle Diversifications a vu son chiffre d'affaires reculer de 2,5% à 71,3 millions d'euros, pénalisé par le Football Club des Girondins de Bordeaux dont l'activité "s'inscrit en baisse en raison d'un parcours décevant de l'équipe dans les coupes nationales", a expliqué le groupe.

Le club a aussi pesé sur le bénéfice opérationnel courant (Ebita) de l'ensemble du groupe, en recul de 5,3%, plombé par "les pertes du F.C.G.B. qui se dégradent de 12,8 millions d'euros en raison du remplacement du staff technique et de la non-réalisation de cessions de joueurs, prévues au deuxième semestre".

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Enzymes dévoreuses de plastiques: Carbios se dit plus avancée que les Anglo-Saxons

jeu, 04/19/2018 - 13:00

La société française de chimie verte Carbios a jugé jeudi que sa technologie de dégradation des plastiques par des enzymes était supérieure à celle tout juste dévoilée par des scientifiques américains et britanniques.

"L'utilisation d'enzymes pour la dégradation des plastiques ne constitue pas une nouveauté, la biotech française Carbios développe déjà cette technologie avec des performances bien supérieures à celles annoncées par ces chercheurs", a fait valoir l'entreprise dans un communiqué.

Carbios, basée à Clermont-Ferrand, estime que sa technologie permet de dégrader à 97% le PET (polytéréphtalate d'éthylène), l'un des plastiques les plus utilisés, notamment pour les bouteilles, en 24 heures.

Des scientifiques de l'université britannique de Portsmouth et du laboratoire national des énergies renouvelables du ministère américain à l'Energie ont annoncé il y a deux jours qu'une mutation d'une enzyme, permettant à une bactérie déjà connue pour se nourrir de PET, l'avait rendue encore plus efficace.

Les scientifiques relevaient alors que cette découverte ouvrait une nouvelle piste pour la destruction des plastiques qui engorgent l'environnement.

Carbios estime être beaucoup plus avancée dans l'industrialisation de son processus, puisque le groupe entend "initier la phase de démonstration industrielle" de son procédé "dès 2019". Carbios compte alors mettre en place une unité de 10.000 tonnes "qui produira les premiers volumes de PET vierge issus de (sa) technologie à l?horizon mi-2021".

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Mariage royal de Meghan et Harry: ce que l'on sait

jeu, 04/19/2018 - 12:52

Après des mois de préparation, le mariage du prince Harry avec l'Américaine Meghan Markle se tiendra le 19 mai, à la chapelle Saint Georges du château de Windsor, situé à l'ouest de Londres.

Voici ce que l'on sait sur ce mariage :

La cérémonie

Le mariage aura lieu au château de Windsor, résidence royale depuis plus de 900 ans, située à l'ouest de Londres.

La cérémonie aura lieu à midi heure locale (11H00 GMT) à la chapelle Saint Georges, un site habituellement ouvert au public, et qui héberge les dépouilles de dix monarques britanniques, dont Henry VIII et Charles Ier. C'est aussi là qu'avait été baptisé Harry en 1984.

Le doyen de Windsor, David Conner, conduira la cérémonie, mais c'est l'archevêque de Canterbury Justin Welby, chef religieux de l'Eglise anglicane, qui officiera au moment de l'échange des consentements. Les noms des témoins et demoiselles d'honneur des mariés n'ont pas encore été annoncés.

Le photographe officiel sera Alexi Lubomirski, un portraitiste travaillant notammant dans la mode.

Les traditions royales

La reine Elizabeth II a formellement donné son consentement au mariage, conformément à la loi britannique qui impose que le monarque approuve les noces des six premiers héritiers du trône.

Le prince Harry est cinquième dans l'ordre de succession, après son père, le prince Charles, son frère, le prince William, et les deux enfants de celui-ci. Il passera en sixième position à la naissance du troisième enfant du prince William, attendue en avril.

Meghan Markle, elle, a été baptisée en mars selon le rite anglican par l?archevêque de Canterbury, en vue du mariage. Le baptême de la jeune femme, jusqu'alors protestante, avait été décidé par respect envers la reine Elizabeth II, cheffe de l?Église anglicane.

Les invités

Environ 600 personnes sont invitées à la cérémonie du mariage et à la réception qui sera donnée ensuite dans le hall Saint Georges du château de Windsor.

Près de 200 invités participeront à la réception donnée en soirée dans le manoir de Frogmore House, situé à environ un kilomètre du château.

Environ 2.600 personnes, dont 1.200 "membres du public", seront conviées dans le parc du château de Windsor pour assister à l'arrivée du prince Harry, de sa fiancée et de leurs invités ainsi qu'à la procession en calèche au départ du château.

Le palais de Kensington a par ailleurs annoncé qu'il n'y aurait pas de "liste officielle de dirigeants politiques" invités. La Première ministre britannique Theresa May et le président américain Donald Trump ne devraient donc pas être présents.

Le public

Les autorités s'attendent à recevoir près de 100.000 personnes pour l'occasion à Windsor, où un important dispositif de sécurité sera déployé.

Les visiteurs pourront profiter d'écrans géants retransmettant la cérémonie, de musique live, de stands de restauration, de trains et de places de parking supplémentaires, tandis que la ville sera redécorée pour l'occasion.

L'évènement devrait doper l'activité touristique au Royaume-Uni. Selon le cabinet Brand Finance, le mariage devrait engendrer près d'un milliard de livres (1,14 milliard d'euros) de retombées économiques pour le pays en 2018.

À l'occasion de cet "évènement heureux et historique", le gouvernement a par ailleurs autorisé les pubs à rester ouverts deux heures de plus que d'habitude, jusqu'à 01H00 du matin.

Les réjouissances

Si la robe de la mariée reste un secret bien gardé, le Palais a dévoilé les choix du couple pour le gâteau et les fleurs du mariage.

Le prince Harry et sa fiancée ont demandé à Claire Ptak, propriétaire de la pâtisserie londonienne Violet Bakery, de créer "un gâteau au citron et aux fleurs de sureau" pour célébrer leurs noces.

Les compositions et décorations florales seront réalisées par la fleuriste londonienne autodidacte Philippa Craddock, utilisant autant que possible "des végétaux d'origine locale" et des fleurs "de saison".

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Elections anticipées en Turquie: un pari non dénué de risques pour Erdogan

jeu, 04/19/2018 - 12:43

En convoquant des élections anticipées, Recep Tayyip Erdogan entend capitaliser sur ses succès militaires en Syrie et l?impréparation de l?opposition, mais les difficultés économiques et des craintes d?une dérive autoritaire supplémentaire peuvent rendre ce pari risqué, estiment des experts.

A la surprise générale, M. Erdogan a annoncé mercredi que les scrutins présidentiel et législatif, initialement prévus le 3 novembre 2019, se tiendrait dans un peu plus de deux mois, le 24 juin.

Or, si les apparitions publiques de M. Erdogan et son Premier ministre Binali Yildirim prennent depuis plusieurs mois des airs de meetings de campagne, l'opposition semble avoir été prise de court et aborde ces élections en ordre dispersé.

Selon des experts, M. Erdogan cherche à mettre à profit l'élan de popularité provoqué par la prise en mars de l'enclave syrienne d'Afrine par les forces turques qui en ont délogé une milice kurde honnie par Ankara. Il agit aussi avant une éventuelle dégradation de l'économie qui présente, estime des experts, des signes de surchauffe en dépit d'une solide croissance.

- 'Maître absolu' -

"Le président turc veut montrer qu'il est le maître absolu de l'agenda politique" et joue de "l'effet de surprise" pour "maîtriser l'opposition", analyse Dorothée Schmid, responsable du programme Turquie et Moyen Orient de l'Institut français des relations internationales (IFRI).

Le parti au pouvoir (AKP) a notamment été échaudé par la victoire étriquée du oui lors du référendum d'avril 2017 sur l'extension des pouvoirs présidentiels et dont les dispositions entreront en vigueur après les élections de juin.

Par le passé, "Erdogan n'était jamais enthousiaste à l'idée de convoquer des élections anticipées, suggérant que le parti au pouvoir était assez fort pour survivre jusqu'aux dates prévues. Cela pourrait bien ne plus être le cas", avance Berk Esen, professeur associé à l'université Bilkent, à Ankara, évoquant des "élections de la panique".

"Recourir à des élections anticipées n?est jamais un signe de force, c?est plutôt un signe de faiblesse", convient Didier Billion, de l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris) à Paris.

Commentant le timing de ces élections, il estime que leur imminence permettra à M. Erdogan de "mettre à profit l'opération d'Afrine pour flatter la fibre nationaliste auprès de l?électorat".

"Il y a aussi le contexte économique car même si les résultats macro-économiques sont bons, les problèmes structurels demeurent et il ne faut pas oublier que l?AKP a toujours bâti ses succès électoraux sur les succès économiques et préfère donc que les élections se tiennent avant que la situation économique ne se dégrade", ajoute-il.

- L'opposition se dit 'prête' -

Si les partis d'opposition ne s'attendaient pas à la tenue d'élections si rapidement, ils ont néanmoins assuré être "prêts" pour relever le défi.

Kemal Kiliçdaroglu, chef du principal parti d'opposition (CHP), a affirmé que son parti allait l'emporter, et la co-présidente du HDP, Pervin Buldan, a promis de répéter la surprise causée par son parti lors des élections législatives de juin 2015.

Meral Aksener, présidente du Bon parti (Iyi parti), une formation dissidente du parti nationaliste MHP désormais allié à M. Erdogan, est actuellement la seule candidate désignée face au président sortant. Mais il n'est pas certain que son parti, créé en octobre dernier seulement, puisse déjà participer à des élections.

Dans ce contexte, M. Erdogan apparaît comme le grand favori de ces élections, mais "ce n'est pas un pari gagné d?avance", souligne M. Billion.

Selon lui, outre les facteurs économiques, les accusations de dérive autoritaire portées par l'opposition et les organisations de défense des droits de l'Homme peuvent se traduire par la désaffection d'une partie de l'électorat.

"Il y a des électeurs qui ont été séduits par Erdogan à un moment donné et qui ont peut-être déchanté en raison de l'autoritarisme croissant", explique-t-il, admettant toutefois que "c'est un facteur difficile à mesurer".

Un enjeu majeur pour M. Erdogan serait de remporter la présidentielle dès le premier tour, afin d'éviter que l'opposition puisse s'unir contre lui au second. "Il va se donner tous les moyens pour passer dès le premier tour", estime M. Billion.

Mais pour Anthony Skinner, du cabinet international Verisk Maplecroft, le pari a bien été calculé par M. Erdogan à l'aide des évaluations faites par "l'efficace machine à sondages (...) de l'AKP".

"Je vois cette décision comme une démarche calculée, pour laquelle les coûts et les profits ont été prudemment évalués", estime-t-il.

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Arménie : les manifestations se poursuivent, des dizaines d'interpellations

jeu, 04/19/2018 - 12:41

Plusieurs dizaines de manifestants ont été interpellés jeudi à Erevan, la capitale de l'Arménie, où les protestations contre l'ex-président Serge Sarkissian, devenu Premier ministre avec des pouvoirs renforcés, se poursuivaient pour le septième jour consécutif.

Jeudi matin, des centaines de manifestants, descendus dans la rue à l'appel du député et leader de l'opposition Nikol Pachinian, ont tenté de bloquer l'entrée du siège du gouvernement, dans le centre-ville. Ce mouvement a provoqué l'intervention des forces de la police antiémeute qui ont arrêté plusieurs dizaines de personnes, a constaté une journaliste de l'AFP.

Les protestataires accusent Serge Sarkissian, qui vient d'achever son deuxième et dernier mandat présidentiel et a pu revenir au pouvoir en se faisant élire mardi Premier ministre par le Parlement à la suite d'une révision constitutionnelle controversée, de vouloir rester au pouvoir à vie.

"La police croit que les interpellations nous feront peur et que nous allons perdre le moral. Mais nous ne nous arrêterons pas, nous sommes résolus à poursuivre notre lutte pour obtenir des changements", a déclaré à l'AFP un manifestant, Souren Haroutiounian, 24 ans.

Pour sa part, M. Pachinian a appelé la police à "arrêter de protéger les bâtiments gouvernementaux, parce qu'ils appartiennent au peuple, non pas à Sarkissian qui s'est emparé du pouvoir en Arménie".

Des centaines de manifestants ont défilé dans la matinée dans Erevan, perturbant la circulation automobile dans les quartiers d'habitation de la ville. Ils posaient des tracts en faveur des changements sur le pare-brise des bus et scandaient des slogans antigouvernementaux.

Plusieurs automobilistes klaxonnaient en signe de soutien aux manifestants, répondant ainsi à l'appel de Nikol Pachinian : "Si tu es contre Serge, klaxonne !"

La première réunion du gouvernement de M. Sarkissian doit avoir lieu jeudi dans l'après-midi.

Mercredi soir, au moins 16.000 personnes s'étaient rassemblées dans le centre d'Erevan pour protester contre le nouveau Premier ministre, à l'appel de Nikol Pachinian, qui a proclamé le "début d'une révolution de velours" en Arménie et prôné une campagne nationale de "désobéissance civile".

"Notre révolution de velours se répand", avait assuré M. Pachinian devant la foule qui était toutefois moins importante que mardi, quand 40.000 personnes s'étaient réunies à Erevan, la plus grande manifestation de ces dernières années dans ce petit pays du Caucase.

Depuis une révision de la Constitution, le président de cette ex-république soviétique exerce des fonctions essentiellement protocolaires tandis que le chef du gouvernement dispose de pouvoirs étendus.

L'opposition affirme que cette réforme avait pour unique but de maintenir au pouvoir Serge Sarkissian, un ancien officier de l'armée qui occupait le poste de chef de l'Etat depuis 2008 après avoir déjà été Premier ministre en 2007-2008.

Depuis le début du mouvement de contestation, des actions de protestation ont également eu lieu dans les deux autres plus grandes villes d'Arménie, Gioumri et Vanadzor, même si jeudi, la situation était relativement calme en province, y donnant l'impression d'un essoufflement.

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A Singapour, un robot assemble des chaises Ikea

jeu, 04/19/2018 - 12:41

Fatigué de ne pas pouvoir monter un meuble vous-même avec un mode d'emploi? A Singapour, une chaise Ikea peut être assemblée en moins de dix minutes par un robot qui pourrait être utilisé à l'avenir dans l'industrie automobile et aéronautique.

Cet appareil mis au point par une équipe de scientifiques de l'Université de technologie de Nanyang, dans la ville-Etat d'Asie du Sud-Est, peut assembler une chaise en bois en huit minutes et 55 secondes.

Le robot commence par prendre des photos de parties de chaise posées par terre avec une caméra 3D avant que ses deux bras mécaniques équipés de capteurs dotés des mêmes sensibilités qu'un bras humain ne procède au montage de la chaise.

"Pour un robot, assembler une chaise Ikea avec une telle précision est plus compliqué qu'il n'y paraît", observe Pham Quang Cuong, responsable de l'équipe qui a mis au point l'appareil.

"Le travail d'assemblage doit être réparti en différentes étapes comme l'identification des différentes pièces de la chaise, la force nécessaire pour assembler les morceaux, et il faut s'assurer que les bras du robot ne se touchent pas", ajoute-t-il.

L'équipe de scientifiques cherche maintenant à développer davantage les capacités du robot pour lui apprendre à assembler d'autres meubles en imitant les gestes humains, à lire un mode d'emploi ou encore à vérifier un produit fini. Pour le moment, le robot peut assembler seulement une chaise du géant suédois de l'ameublement.

Ces scientifiques collaborent aussi avec l'industrie aéronautique et automobile où le robot pourrait être utilisé à l'avenir pour diverses tâches, par exemple percer des trous dans un avion.

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Service national universel: vers une seule semaine d'internat obligatoire (presse)

jeu, 04/19/2018 - 12:40

Le groupe de travail chargé par l'Élysée de dessiner les contours du service national universel voulu par Emmanuel Macron privilégie l'option d'un "temps de vie partagé" en internat d'une durée d"'une semaine", selon les informations du quotidien L'Opinion.

En février, le chef de l'État s'était lui prononcé en faveur d'un service national "obligatoire" d'une durée de "trois à six mois".

Mais "les premières réflexions du groupe de travail" sur le projet présidentiel, qui doit rendre ses conclusions autour du 30 avril, "sont très en retrait de l'ambition affichée", écrit le journal.

D'après les suggestions esquissées, rapportées par L'Opinion, cette période courte d'internat obligatoire serait partagée entre "activités militaires" (enseignement de défense, sport, comportement en situation de crise...), "activités civiques et citoyennes autour des valeurs républicaines" et "activités-médico-sociales".

Ce tronc commun est au coeur du brassage voulu par le chef de l'État pour renforcer la mixité sociale et la cohésion républicaine, mises à mal depuis la suppression du service militaire en 1997 et la montée du communautarisme.

De source gouvernementale, on confirme qu'un format relativement court devrait être retenu sur le tronçon obligatoire du SNU, "une semaine, ou deux, ou plus, ce n'est pas déterminé", suivi d'un possible engagement plus long sur une base volontaire.

Dans l'état actuel des réflexions gouvernementales, détaille-t-on de même source, le service comprendra "trois temps distincts": "un enseignement de défense renforcé en milieu scolaire" (collège/lycée), un "tronc commun" rassemblant des jeunes d'une même classe d'âge et un "engagement" de type service civique ou réserve militaire.

Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, l'instauration d'un service national universel obligatoire pour toute une classe d'âge suscite des doutes en raison de son coût et des capacités d'accueil des armées, réduites depuis la suppression en 1997 du service militaire.

Mercredi, les sénateurs Jean-Marie Bockel (Union centriste - Haut-Rhin) et Jean-Marc Todeschini (PS, Moselle) et Christian Cambon (LR, Val de Marne), membres de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, ont évoqué "les nombreuses difficultés matérielles, financières et juridiques" que soulève ce projet, qui devra notamment prévoir l'hébergement et l'encadrement de quelque 600.000 jeunes par an.

Selon les options retenues, la facture - évaluée à deux ou trois milliards d'euros par an initialement par le candidat Macron - variera de "un à dix", souligne-t-on au ministère des Armées.

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Corées : le président sud-coréen Moon veut un traité de paix

jeu, 04/19/2018 - 12:38

Le président sud-coréen Moon Jae-in a souhaité la conclusion d'un traité de paix pour mettre fin officiellement à la guerre de Corée, à l'approche d'un sommet avec Kim Jong Un, le dirigeant de la Corée du Nord dotée de l'arme nucléaire.

La guerre (1950-53) s'était achevée sur un armistice plutôt qu'un traité si bien que les deux parties sont toujours techniquement en conflit. La Zone démilitarisée, qui divise la péninsule et où aura lieu le sommet intercoréen du 27 avril, est hérissée de mines et de fortifications.

"L'armistice qui traîne en longueur depuis 65 ans doit prendre fin", a dit jeudi M. Moon à des représentants d'entreprises de presse à la Maison bleue, la présidence sud-coréenne, ajoutant: "il faut rechercher la signature d'un traité de paix après la déclaration de la fin de la guerre".

Mais M. Moon a souligné que la conclusion d'un traité de paix serait soumise à l'abandon par le Nord de ses programmes nucléaire et balistique.

"Si le sommet intercoréen et le sommet entre la Corée du Nord et les Etats-Unis débouchent sur la dénucléarisation, je crois qu'il ne sera pas trop difficile de trouver des accords pratiques au sens large sur un régime de paix, la normalisation des relations entre le Nord et les États-Unis, ou une aide internationale pour améliorer l'économie nord-coréenne", a-t-il déclaré.

Le sommet entre MM. Kim et Moon sera le point d'orgue de l'effervescence diplomatique qui s'est emparée de la région depuis les jeux Olympiques d'hiver organisés au Sud. Il sera aussi le prélude d'un sommet historique très attendu entre M. Kim et le président américain Donald Trump.

Le président américain vient de prévenir que la réunion pourrait être annulée.

- Dénucléarisation? -

"Si je pense que cette rencontre ne sera pas fructueuse, nous n'allons pas nous y rendre. Si la rencontre, lorsque j'y serai, n'est pas fructueuse, je la quitterai respectueusement", a affirmé le président américain.

La question de savoir si Pyongyang est prêt à renoncer à ses programmes atomiques, qu'il qualifie "d'épée chérie", est essentielle.

Le Nord dit de longue date avoir besoin de l'arme atomique pour se protéger d'une invasion américaine. Des responsables sud-coréens comme chinois ont fait savoir que M. Kim s'était dit disposé à la dénucléarisation de la péninsule. Il s'agit en réalité d'une formule qui désigne le retrait des troupes américaines et la fin de la protection offerte par le parapluie nucléaire américain à l'allié sud-coréen.

Washington martèle pour sa part qu'il veut la dénucléarisation totale, vérifiable et irréversible de la Corée du Nord.

"Pour l'heure, a poursuivi M. Moon, la Corée du Nord montre à la communauté internationale une disposition pour une dénucléarisation totale". Mais, a-t-il prévenu, "il est trop tôt pour garantir le succès du dialogue" qui ne pourra avoir lieu "qu'après un sommet américano/nord-coréen réussi".

L'agence officielle nord-coréenne KCNA a annoncé pour sa part que le Parti des travailleurs, le parti unique au pouvoir, se réunirait en séance plénière vendredi pour prendre des décisions clé.

L'agence ne précise pas ce dont il pourrait s'agir, expliquant simplement que le parti discuterait d'une "nouvelle étape" dans une "période historique importante de la révolution coréenne en développement".

- Promesses rompues -

Selon les analystes, Pyongyang pourrait à cette occasion annoncer des bouleversements dans sa politique envers les Etats-Unis.

La Corée du Nord "a besoin d'une explication logique et d'une justification pour modifier des relations avec +l'ennemi américain+ dans lesquelles baignent les Nord-Coréens depuis les 70 dernières années", a déclaré Kim Dong-yub, chercheur à l'Institut des études extrême-orientales à l'Université Kyungnam.

"On dirait qu'ils sont prêts à le faire".

Quoi qu'il en soit, il est vraisemblable que la rédaction d'un traité de paix sera extrêmement compliquée, impliquant les deux Corées mais aussi d'autres parties.

Si le commandement de l'ONU emmené par les Etats-Unis, la Chine et la Corée du Nord sont signataires de l'armistice de 1953, ce n'est pas le cas de la Corée du Sud.

Pyongyang et Séoul revendiquent tous deux la souveraineté sur toute la péninsule. Mais un traité pourrait vouloir dire que les deux Corées se reconnaissent l'une l'autre.

De telles promesses ont déjà été rompues. Lors du dernier sommet intercoréen de 2007, les deux pays étaient convenus de travailler ensemble pour que les dirigeants "des trois ou quatre parties directement concernées (...) se réunissent sur la péninsule et déclarent la fin de la guerre".

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Le frère de Meghan se plaint de ne pas être invité au mariage royal

jeu, 04/19/2018 - 12:26

Thomas Markle a affirmé ne pas être invité au mariage de sa demi-soeur Meghan avec le prince Harry, dans un entretien avec le quotidien Daily Mirror jeudi, où il regrette qu'elle ait "oublié ses racines familiales".

Thomas Markle, 51 ans, assure ne pas avoir vu l'actrice américaine de 36 ans, qui s'apprête à intégrer la famille royale britannique le 19 mai, depuis la mort de leur grand-mère en 2011 et son départ pour Toronto pour tourner dans la série "Suits: avocats sur mesure".

"Peut-être que sa famille américaine, quelconque, est une source d'embarras pour elle", dit-il au quotidien, avant d'affirmer: "je ne suis pas amer, juste déçu. C'est blessant compte tenu du fait que nous avons été tellement proches à une époque".

Ces derniers mois, ses tentatives pour entrer en contact avec Meghan à travers le service de communication de la famille royale ont échoué. "Ils n'ont pas daigné accuser réception (de mon dernier email). C'est très blessant", a-t-il déploré.

"Elle joue le plus grand rôle de sa vie", a-t-il ajouté, estimant que depuis qu'elle avait rejoint Hollywood, "elle est devenue une autre personne. Elle a clairement oublié ses racines et sa famille".

Alors que la présence de leur père, Thomas Markle Senior, 73 ans, n'a pas été officiellement confirmée, il a dit espérer que Meghan lui demande de la mener à l'autel.

"Il l'a fait lors de son premier mariage en Jamaïque. Meghan devrait l'appeler pour lui dire: +Papa, je veux que tu sois présent, ce n'est pas négociable, je te veux à mes côtés+. Cela devrait venir d'elle".

Selon lui, son autre soeur, Samantha, qui avait affirmé l'an dernier que Meghan avait toujours eu l'ambition de devenir princesse, a pu contribuer à tendre les relations familiales.

La semaine dernière, cette dernière avait accusé, sur twitter, les futurs mariés d'avoir invité de "complets inconnus" mais ni son frère, ni sa soeur ou ses neveux.

Le palais royal a annoncé que 600 personnes avaient à la cérémonie de mariage qui se déroulera à la chapelle Saint-George, à l'entrée du château de Windsor, à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Londres. Environ 2.600 personnes ont aussi été conviées dans le parc du château.

La mère de Meghan Markle, Doria, qui est déjà apparue en public avec le couple, devrait elle être bien présente lors de la cérémonie.

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Retraites: Pavageau (FO) qualifie de "bla-bla" la concertation

jeu, 04/19/2018 - 12:21

Le futur numéro un de FO, Pascal Pavageau, a qualifié jeudi de "bla-bla" les discussions en cours sur la réforme des retraites expliquant qu'il ne sait toujours pas "ce que le gouvernement veut faire".

"Je ne crois pas que le gouvernement entame quoi que soit. On a un Haut-commissaire qui entame des réunions, mais il n'y a pas un ministre", a-t-il dit devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis).

"Pour l'instant il y a du bla-bla, de haut niveau café du commerce, c'est très sympathique mais franchement pour le reste je ne sais pas ce que le gouvernement veut faire, ni le timing ni le contenu", a-t-il ajouté.

"La seule chose qu'on a entendu d'officiel c'est le président de la République, et on nous dit +projet de loi été 2019, unification des régimes et retraites par points+", a-t-il dit.

"Démarrer la concertation en ayant expliqué à la fois quand elle se termine et comment elle va se terminer, ça donne envie d'y aller..", a-t-il ironisé, promettant "d'y aller et de dire ce qu'on pense", a-t-il ajouté.

"Il faudra quand même qu'on nous explique comment on peut garder le principe collectif de répartition et de solidarité intergénérationnelle en passant à une retraite à points individuels", a-t-il dit.

La concertation qui "débute" sur la réforme des retraites s'effectuera en "deux phases" jusqu'à l'automne, et l'objectif n'est pas de "réduire les droits ou de les niveler par le bas", a assuré jeudi la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn.

La réforme, qu'Emmanuel Macron veut voir "votée en 2019", doit remplacer la quarantaine de régimes existants par un "système unique".

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Lyon : Marcelo s'est bien relevé

jeu, 04/19/2018 - 12:21

Double buteur à Metz, l'arrière central brésilien Marcelo s'est bien relevé d'une période difficile, contribuant à l'hermétisme de la défense de l'Olympique lyonnais qui reste sur trois "clean sheets".

Elle est actuellement la troisième meilleure du championnat de France (avec Nantes), restée intraitable à treize reprises cette saison en Ligue 1.

Un patron: c'est ce que l'Olympique lyonnais recherchait l'été dernier pour renforcer une défense fragile. Les recruteurs du club rhodanien avaient jeté leur dévolu sur le costaud brésilien (1,91 m, 85 kg) qui évoluait au Besiktas Istanbul, rencontré par Lyon en Europa League.

Polyglotte, Marcelo est passé par les Pays-Bas (PSV Eindhoven), l'Allemagne (Hanovre 96) et la Pologne (Wisla Cracovie). Formé à Santos FC, il ne compte cependant aucune sélection en équipe nationale.

Bien qu'il n'ait pas la dimension de ses compatriotes Edmilson ou Cris, ses glorieux prédécesseurs, le joueur de 30 ans s'est pourtant installé comme un vrai chef de défense, apprécié par ses partenaires et l'ensemble de l'OL.

A l'image de l'ensemble de l'arrière-garde lyonnaise, Marcelo a connu des trous d'air, comme ces erreurs grossières en février contre Rennes (0-2) et Monaco (2-3).

C'est Claudio Caçapa, ancien capitaine de Lyon dans sa période dorée au c?ur des années 2000, qui a grandement contribué à le remettre en confiance après quelques semaines de doute qui avaient incité Genesio a l'écarter le 18 février face à Lille (2-2).

- Fin de saison en suspens -

"Il a fallu toujours positiver même si c'était difficile pour lui avec deux matches contre Rennes et Monaco après lesquels il s'était senti un peu responsable des défaites. Le discours a été de lui dire que la défaite était toujours collective et pas seulement liée à une erreur individuelle. Ce serait trop facile", relativise l'entraîneur Bruno Genesio.

"Il est suffisamment expérimenté pour se remettre en question sans douter. Pour le reste, cela a été un échange avec tout l'encadrement avec lequel il a beaucoup discuté, notamment avec Claudio qui s'occupe plus particulièrement des défenseurs", poursuit le technicien.

"Lorsque l'on a un ancien joueur dans le staff qui a vécu ces situations, au même poste, au très haut niveau, il est important d'avoir le bon discours. Cela l'a remis en selle et lui a redonné la confiance qu'il avait pu perdre", précise-t-il encore.

Revenu en très bonne forme, Marcelo s'affiche comme l'un des atouts de Lyon pour le sprint final pour décrocher une place sur le podium du championnat et la qualification en Ligue des Champions. A moins que la commission de discipline n'en décide autrement...

Elle doit juger mardi les incidents survenus au terme du match Marseille-Lyon, le 18 mars, où il est impliqué et sur lesquels il ne veut pas s'exprimer.

"Là aussi, j'entends beaucoup de choses. Personne n'est ni tout blanc ni tout noir. Nous avons été provoqués durant la rencontre et après aussi. Il y a des vidéos. La commission fera son travail. Ce sont des choses que l'on ne maîtrise pas et nous verrons ce qui se passera", note Bruno Genesio.

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États généraux de la prévention des cancers: les Français appelés à s'exprimer

jeu, 04/19/2018 - 12:21

La Ligue contre le cancer a ouvert un site internet pour les premiers "États généraux de la prévention des cancers", où tous les Français sont appelés à s'exprimer.

Toutes les contributions et propositions, sur un ou plusieurs des thèmes choisis, sont les bienvenues sur ce site ouvert jusqu'au 7 mai: etatsgenerauxpreventioncancers.net.

Des questions sont posées, comme "Comment la participation des citoyens peut-elle améliorer la prévention pour les publics les moins favorisés ?", ou "Que signifie pour vous le terme de santé environnementale et quels liens faites-vous avec le risque de cancer ?"

"La Ligue ouvre un vaste débat citoyen sur ce que doit être la politique de prévention des cancers en France dans les années qui viennent. L'objectif de cette démarche sans précédent est d'élaborer un plan d'actions, partagé par tous", indique la Ligue dans un communiqué.

Sur les trois premiers jours, 83 personnes avaient participé.

Les États généraux doivent aboutir, au terme de quatre sessions d'ateliers d'ici à novembre, à une synthèse effectuée par le Conseil économique, social et environnemental (Cese) qui sera présentée au gouvernement.

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Lars von Trier revient à Cannes, le "Don Quichotte" de Gilliam en clôture

jeu, 04/19/2018 - 12:20

Sept ans après avoir provoqué le scandale à Cannes, le réalisateur danois Lars von Trier va présenter hors compétition son nouveau film "The House that Jack Built", a annoncé jeudi le Festival qui se terminera le 19 mai par une projection du "Don Quichotte" de Terry Gilliam.

"Pierre Lescure, président du Festival, et son conseil d'administration ont décidé d'accueillir le retour du réalisateur danois Lars von Trier, Palme d'or 2000, en Sélection officielle. Son nouveau film sera projeté Hors Compétition", indique le Festival dans un communiqué.

En 2011, Lars von Trier avait fait scandale à Cannes en exprimant sa "sympathie" pour Hitler.

Malgré des excuses, il fut déclaré persona non grata sur la Croisette, une sanction sans précédent. Son fim "Melancholia" resta en compétition et l'Américaine Kirsten Dunst remporta le prix de la meilleure interprétation féminine pour son rôle de mariée dépressive.

Le réalisateur danois, Palme d'or 2000 pour "Dancer in the Dark", n'avait plus été invité depuis sur la Croisette. "Pierre Lescure a beaucoup ?uvré depuis quelques jours pour lever le statut de persona non grata" du Danois, avait confié mercredi Thierry Frémaux, le délégué général.

"The House That Jack Built", avec Matt Dillon et Uma Thurman, suit les traces d'un serial killer.

Autre annonce cannoise: "L'homme qui tua Don Quichotte" de l'ancien Monty Python Terry Gilliam, avec Adam Driver et Jonathan Pryce, sera projeté en clôture. Il sortira en même temps en France.

Le film maudit sur lequel Terry Gilliam a passé vingt ans de sa vie, avec un premier tournage avorté en 2000, a failli ne pas sortir en raison d'un conflit avec le producteur Paulo Branco, finalement résolu début avril.

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Marathon de Boston: le vainqueur japonais, modeste agent administratif, va quitter son travail

jeu, 04/19/2018 - 12:18

Le Japonais Yuki Kawauchi, vainqueur lundi du marathon de Boston malgré l'absence de sponsor et un travail à temps plein, va quitter l'an prochain son modeste emploi d'agent administratif pour devenir professionnel.

"A compter d'avril 2019, je prévois de démissionner de mon poste de fonctionnaire", a déclaré le coureur de 31 ans aux journalistes qui l'attendaient à son retour, à l'aéroport de Tokyo-Narita.

Une liberté qu'il peut désormais se permettre grâce à "l'argent reçu", la prime de victoire à Boston s'élevant à 150.000 dollars. Yuki Kawauchi a été le premier Japonais à remporter ce prestigieux marathon depuis 1987, qui est justement son année de naissance.

Dans un pays qui célèbre la modestie et le travail acharné, le profil de l'athlète, qui est employé dans une école primaire de Saitama (nord-ouest de Tokyo) et s'entraîne sur son temps libre, suscite une grande admiration.

En devenant professionnel, il espère "rivaliser avec les meilleurs" de sa discipline et battre son record personnel, qui est de 2 heures 8 minutes 14 secondes.

Actuellement, il ne peut pas participer aux courses qui se déroulent au printemps, à Paris et Rotterdam par exemple, du fait des événements organisés par son école, comme les cérémonies qui ont lieu à chaque rentrée des élèves et pour la remise des diplômes.

"Si je ne change pas mon environnement de vie, je ne pourrai pas donner le meilleur de moi-même", a expliqué Yuki Kawauchi, qui pense avoir les moyens financiers pour se concentrer exclusivement à sa passion pendant trois à quatre ans.

"J'ai vu flotter le drapeau japonais dans le ciel de Boston. Il n'y a rien de comparable. J'étais vraiment heureux. Je n'ai pas de mots pour décrire ce que j'ai ressenti", a-t-il raconté... avant de se hâter de rejoindre son travail.

Même s'il ne peut pas participer à toutes les courses qu'il voudrait, Yuki Kawauchi n'en demeure pas moins un stakhanoviste de la course à pied. Ainsi, le mois dernier, il a été reconnu par le Guinness World Records comme le sportif ayant couru le plus grand nombre de marathons en moins de 2 h 20 min, une barrière sous laquelle il est passé... 78 fois.

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