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Mis à jour : il y a 19 min 38 sec

La force discrète de l'industrie automobile française aux Etats-Unis

mar, 01/16/2018 - 17:00

Champions mondiaux des sièges, de l'électronique pour les voitures autonomes ou des systèmes d'échappement, les industriels français de l'automobile sont fortement implantés aux Etats-Unis malgré l'absence des grands constructeurs tricolores, une nécessité pour eux.

Au salon de Detroit, impossible d'ignorer la présence de Michelin. Non seulement le manufacturier français de pneumatique, un leader mondial de son secteur, y expose chaque année ses produits, mais il sponsorise aussi la salle de presse, qui porte son nom.

Si les Renault, Peugeot ou Citroën, sont invisibles sur les routes américaines, l'échec des constructeurs français à pénétrer le deuxième marché mondial n'a pas empêché la filière tricolore de s'y développer solidement.

Le Bibendum, présent depuis 1935 aux Etats-Unis, où il jouit d'une excellente image, est devenu un acteur majeur du marché américain depuis qu'il a racheté en 1989 Uniroyal, alors deuxième manufacturier de pneus du pays.

"L'Amérique du nord représente un peu plus du tiers des ventes du groupe et la tendance est à la hausse", se félicite Scott Clark, président de Michelin pour la région.

"Savoir si nous sommes une compagnie américaine ou française n'est pas le premier souci" des clients, a-t-il expliqué à l'AFP. "Les constructeurs s'approvisionnent en composants dans le monde entier et ils veulent les meilleurs", assure-t-il.

A l'image de Michelin, les grands équipementiers tricolores ont souvent procédé par rachats pour s'implanter aux Etats-Unis, n'ayant pu bénéficier de la présence des marques automobiles françaises. Ils ont ainsi pu contourner ce handicap.

C'est le cas notamment de Faurecia, spécialiste des intérieurs automobiles (cockpits et sièges) et des systèmes d'échappement. La filiale du constructeur français PSA a pris pied dans le pays en y rachetant des concurrents dans les années 90. Cela leur a permis de nouer une relation avec Ford et de gagner une position forte sur ce marché.

Le groupe, qui fournit tous les grands constructeurs mondiaux et a réalisé près de 19 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2016, y compte aujourd'hui 39 usines et 4 centres de recherche et développement, pour plus de 20.000 collaborateurs.

- Véhicules du futur -

Même stratégie pour Valeo (17 milliards de chiffre d'affaires), un leader notamment des systèmes électroniques de détection pour les véhicules autonomes, qui a mis un pied aux Etats-Unis avec l'acquisition de Blackstone en 1989. La croissance américaine de l'entreprise a été très forte ces dernières années, pour atteindre 22% de ses ventes totales.

Plastic Omnium, spécialiste des pare-chocs et des réservoirs, a, lui, effectué son arrivée en Amérique en y suivant ses grands clients européens comme BMW.

Les équipementiers français ont d'ailleurs souvent profité de la force des constructeurs allemands, avec qui ils sont liés en Europe, a expliqué Jacques Mauge, président de la Fédération des industries des équipements pour véhicules (FIEV), interrogé par l'AFP au salon de Detroit.

Faurecia et Valeo font partie du top 10 mondial du secteur. Ils ne "pouvaient pas être des acteurs mondiaux sans être présents aux Etats-Unis", estime Bertrand Rakoto, analyste du marché automobile chez Psycar, à Detroit.

Les véhicules du futur s'inventent en grande partie aux Etats-Unis, place forte du numérique et de l'informatique. C'est un écosystème "incontournable", "il faut y faire de la veille et de la R&D", ajoute cet expert.

Souvent négligés parce que leurs marques ne sont pas visibles des clients, les équipementiers pèsent aujourd'hui "plus de 80% de la valeur d'une voiture" et ont une rentabilité "un peu supérieure" aux constructeurs, souligne par ailleurs Jacques Mauge.

Avec les révolutions qui bouleversent l'automobile (le moteur électrique, la voiture connectée et autonome, les services de mobilité...) ces entreprises portent aussi une immense part des efforts de recherche et développement, les constructeurs ne pouvant faire face à l'immensité de la charge.

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Une figure de Wall Street appelle les patrons à s'engager plus pour le bien commun

mar, 01/16/2018 - 16:59

Le dirigeant de BlackRock, le numéro un mondial de la gestion d'actifs, a appelé mardi les grands patrons à s'interroger davantage sur leur contribution au bien commun et à moins se focaliser sur la croissance de leurs profits à court terme.

"Pour prospérer au fil du temps, toute entreprise doit non seulement produire des résultats financiers mais également montrer comment elle apporte une contribution positive à la société", écrit Laurence Fink dans sa lettre annuelle aux dirigeants des grandes sociétés.

Ces dernières doivent bénéficier "à l'ensemble de leurs parties prenantes, dont les actionnaires, les salariés, les clients et les communautés dans lesquelles elles exercent", poursuit-il.

Le constat est sans appel: si ceux qui détiennent du capital ont engrangé d'énormes bénéfices depuis la crise financière, en particulier avec l'envolée des indices en 2017, "de nombreuses personnes à travers le monde font face à une combinaison de taux bas, de baisse des revenus et de systèmes de retraite inadaptés", remarque-t-il.

"Nous constatons également que de nombreux gouvernements ne parviennent pas à préparer l'avenir, sur des questions allant de la retraite aux infrastructures en passant par l'automatisation et la formation professionnelle", ajoute-t-il.

"Par conséquent, la société se tourne de plus en plus vers le secteur privé et demande aux entreprises de répondre à des défis sociétaux plus larges", conclut M. Fink.

Cette lettre d'une figure respectée de Wall Street n'est pas qu'un coup de semonce adressé aux grands patrons puisque le responsable de BlackRock s'engage à agir plus activement auprès des entreprises dans lesquelles sa société investit.

L'implication des actionnaires ne doit pas se limiter aux assemblées générales annuelles mais doit plutôt "passer par des échanges toute l'année pour améliorer la création de valeur à long terme", juge-t-il en promettant de doubler la taille de l'équipe en charge de la communication avec les entreprises.

M. Fink s'inscrit ainsi dans une tendance de fond qui voit de plus en plus d'investisseurs institutionnels tenter de peser sur les politiques environnementales ou sociétales des entreprises.

Dernier exemple en date: le fonds Jana Partners LLC et les caisses de retraite des enseignants californiens (Calstrs), préoccupés par les effets sur la santé mentale d'un usage excessif des iPhone, ont publiquement demandé début janvier à Apple une étude sur l'addiction des enfants à ses téléphones mobiles.

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Le Nordiste Darani condamné à 8 ans en appel pour avoir voulu préparer un attentat

mar, 01/16/2018 - 16:40

La cour d'appel de Paris a confirmé mardi la condamnation à huit ans de prison du Franco-algérien Lyes Darani pour avoir voulu préparer un attentat en France après son retour de Syrie en 2013.

Le jeune homme de 27 ans a écouté sa condamnation par visioconférence, depuis la prison où il purge cette peine, assortie d'une période de sûreté des deux tiers.

La cour d'appel y a ajouté une privation des droits civiques et civils pour cinq ans.

L'éphémère employé des "pompes funèbres musulmanes" du Nord avait été condamné en décembre 2016 par le tribunal correctionnel à huit ans de prison, "une petite victoire", avaient salué ses avocats à l'époque.

Le parquet avait fait appel. Soulignant sa dangerosité, le procureur avait requis dix ans de prison, la peine maximale prévue par la loi pour le délit d'association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, malgré les contours "flous" de l'action violente qu'il projetait.

L'enquête avait débuté en juin 2013 par un signalement téléphonique à la police: une jeune femme avait décrit un "barbu salafiste" prénommé Lyes, "quelqu'un de dangereux qui détient des cagoules et des armes" et qui "travaille pour des pompes funèbres musulmanes à Maubeuge" (Nord). Lyes Darani avait quitté la France pour la Syrie le 27 juin 2013 et était rentré le 10 août de la même année.

Écoutes téléphoniques et surveillance mises en place dès août avaient convaincu les policiers d'interpeller Lyes Darani et plusieurs autres personnes en octobre. Ils étaient persuadés de l'imminence d'un passage à l'acte sur le sol français.

En première instance comme en appel, le prévenu a refusé de répondre aux questions de ses juges.

Trois autres Nordistes soupçonnés d'avoir voulu rejoindre à la même période les rangs jihadistes ont été rejugés à ses côtés.

La cour d'appel a aggravé les peines de ces trois hommes: Sébastien Decubre, condamné à quatre ans ferme, a été cette fois condamné à 5 ans de prison, dont un an avec sursis assorti d'une mise à l'épreuve pendant trois ans. Deux autres hommes ont été condamnés à des peines aménageables : deux ans dont un avec sursis pour l'un, quatre ans dont deux avec sursis pour l'autre.

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Le Parlement tchèque refuse la confiance au gouvernement Babis

mar, 01/16/2018 - 16:38

Le gouvernement minoritaire tchèque du milliardaire populiste Andrej Babis nommé en décembre par le président Milos Zeman, a échoué mardi à obtenir la confiance des députés.

"La chambre basse n'a pas voté la confiance au gouvernement", a déclaré son président, Radek Vondracek. Sans surprise, seuls les 78 députés du mouvement ANO de M. Babis ont soutenu leur chef soupçonné de fraude. Au total, 117 députés ont voté contre lui, avec cinq abstentions.

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Pays-Bas: des oeuvres "oubliées" de Van Gogh et Flinck exposées pour la première fois

mar, 01/16/2018 - 16:35

Des années oubliées mais récemment redécouvertes et authentifiées, deux ?uvres de Van Gogh et deux peintures de Govert Flinck, élève de Rembrandt au succès dépassant celui de son maître de leur vivant, ont été exposées pour la toute première fois mardi aux Pays-Bas.

"Un nouveau dessin de Vincent van Gogh a été découvert dans la collection de la fondation d'art Van Vlissingen: +La Colline de Montmartre avec carrière en pierre+ de mars 1886. C'est ce qui ressort d'une recherche approfondie menée par le musée Van Gogh, à Amsterdam, sur le sujet, le style, la technique, les matériaux utilisés et l'origine de ce dessin jusqu'ici inconnu", a fait savoir le musée Singer Laren (centre) où il est exposé.

"Pendant de nombreuses années, le dessin est resté inaperçu dans une collection privée jusqu'à ce qu'il soit amené au musée Van Gogh en 2013 pour authentification", a expliqué à l'AFP le chercheur Teio Meedendorp, qui parle d'une découverte "exceptionnelle".

Après cette découverte, un tableau intitulé "La Colline de Montmartre" (1886), écarté auparavant par manque de matériel de comparaison, a lui aussi été attribué à Van Gogh.

D'après M. Meedendorp, les deux dessins de Montmartre "sont manifestement de la même main et apparentés en style aux dessins d'après modèle de Van Gogh qu'il a réalisés début 1886, d'abord à Anvers et ensuite à Paris dans l'atelier de (Fernand) Cormon".

"Ce sont deux ?uvres remarquables qui illustrent bien à quel point il (Van Gogh) cherchait encore son propre style durant la période d'hiver-printemps 1886." Elles représentent "une phase dans le processus d'apprentissage de l'artiste, qui s'est finalement réinventé à Paris mais qui empruntait encore ici le chemin artistique traditionnel", a ajouté le chercheur.

Ces ?uvres ont été présentées mardi au public lors de l'exposition "Impressionnisme et au-delà. Un merveilleux voyage" au musée Singer Laren. Deux peintures jusqu'alors inconnues de Govert Flinck (1615-1660) ont elles été dévoilées dans le cadre de l'exposition "Ferdinand Bol et Govert Flinck - Les maîtres élèves de Rembrandt" au musée d'Amsterdam.

C'est après avoir entendu parler de l'exposition sur Govert Flinck que le propriétaire de ces toiles datant de 1654, un particulier qui les avait accrochées dans son salon, a proposé de les prêter au musée "afin que le large public puisse les voir pour la première fois depuis longtemps". Les toiles avaient été exposées pour la dernière fois dans une salle des ventes en 1894.

Si l'identité exacte du couple représenté par Flinck est encore à déterminer, "il est certain que l'homme et la femme étaient issus de la famille d'Orange, à juger de l'orange (représentée) dans la main de l'homme", a souligné le musée d'Amsterdam.

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Yémen: 5.000 enfants tués ou blessés du fait de la guerre (Unicef)

mar, 01/16/2018 - 16:33

L'Unicef a publié mardi des chiffres édifiants sur les conséquences de la guerre au Yémen, affirmant que plus de 5.000 enfants ont été tués ou blessés dans les violences et que 1,8 million souffrent de malnutrition aiguë.

Dans un rapport présenté à la presse à Sanaa, le Fonds des Nations unies pour l'enfance a ajouté que près de deux millions d'enfants ne vont plus à l'école, dont un demi-million depuis l'escalade du conflit en mars 2015 consécutive à l'intervention militaire de l'Arabie saoudite et de ses alliés.

Plus de trois millions d'enfants sont nés depuis cette date et "une génération entière" sera marquée par la violence, les déplacements, la maladie, la pauvreté et la malnutrition, note le rapport.

Plus de la moitié des jeunes Yéménites n'ont pas accès à l'eau potable ou à un système d'assainissement adéquat, a encore déploré l'Unicef, soulignant que 1,8 million d'enfants souffrent de malnutrition aiguë, dont près de 400.000 ont besoin d'un traitement urgent pour survivre.

Le choléra et des cas de diarrhée aiguë ont affecté plus d'un million de personnes, les enfants de moins de cinq ans représentant un quart de tous ces cas, indique encore le rapport.

Plus de 5.000 enfants ont été tués ou blessés dans les violences depuis mars 2015, soit 1.000 de plus qu'en mars 2017, selon les chiffres de cette agence de l'ONU.

A fin septembre 2017, 256 écoles étaient totalement détruites, 150 occupées par des personnes déplacées du fait de la guerre et 23 par des groupes armés, précise le document.

- Filles mariées avant 18 ans -

Par ailleurs, les trois quarts de toutes les filles sont mariées avant 18 ans, relève l'Unicef, alors que des cas de mariage forcé sont régulièrement rapportés dans ce pays, notamment pour des raisons financières.

Les enfants au Yémen "souffrent des conséquences dévastatrices d'une guerre qui n'est pas de leur fait", a déclaré Meritxell Relano, représentante de l'Unicef au Yémen.

Selon le rapport, plus de 11 millions d'enfants ont immédiatement besoin d'une assistance humanitaire dans ce pays qui est le plus pauvre du Moyen-Orient et parmi les plus pauvres du monde.

L'année dernière, les Nations unies ont déclaré que le Yémen était le théâtre de "la pire crise humanitaire du monde".

La guerre oppose des forces gouvernementales aux rebelles Houthis, issus de la minorité zaïdite (branche du chiisme), qui ont conquis de vastes territoires, dont la capitale Sanaa en septembre 2014. Les Houthis sont soutenus par l'Iran.

En mars 2015, une coalition militaire dirigée par l'Arabie saoudite est entrée en action au Yémen pour soutenir les forces gouvernementales.

Plus de 9.200 personnes ont été tuées et près de 53.000 blessées, dont de nombreux civils, depuis l'intervention de la coalition, selon les derniers chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Plus de 2.200 personnes sont également mortes en raison d'une épidémie de choléra qui frappe le pays depuis avril, d'après l'OMS.

Le Yémen dépend largement de l'aide internationale et des importations alimentaires qui font l'objet de restrictions, l'Arabie saoudite et ses alliés ayant imposé des contrôles dans les ports en raison de soupçons de transferts d'armements iraniens vers les Houthis.

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GB: le gouvernement exige des enquêtes sur la faillite de Carillion

mar, 01/16/2018 - 16:33

Le gouvernement britannique a exigé mardi l'ouverture d'enquêtes sur la faillite de Carillion et la responsabilité de ses dirigeants au lendemain de la spectaculaire chute du géant de la construction et des services publics.

Le ministre des Entreprises, Greg Clark, a écrit aux services organisant la liquidation pour qu'ils examinent rapidement les agissements passés des responsables de la société et le possible tort causé aux actionnaires, créanciers, salariés et entreprises affectés par la faillite.

"Il est important que nous y voyons clair rapidement sur les événements qui ont entraîné la liquidation de Carillion", souligne M. Clark, qui a par ailleurs réuni des représentants de l'industrie de la construction.

La rémunération de l'ancien directeur général du groupe, Richard Howson, est au centre des débats, lui qui a touché 1,5 million de livres en 2016 et perçu en plus près de 700.000 livres pour son départ.

M. Clark a aussi demandé au Financial Reporting Council, qui supervise les cabinets d'audits, d'ouvrir une investigation sur les contrôles des comptes réalisés chez Carillion ces dernières années.

Cette enquête devrait concerner notamment le cabinet KPMG, qui avait signé les comptes 2016 de Carillion et qui s'est défendu de toute erreur ou inexactitude dans son travail.

L'effondrement de Carillion, dévoilée lundi matin après l'échec des négociations sur son renflouement, a créé une onde de choc dans le pays.

Le gouvernement conservateur, mis en cause pour son rôle dans cette affaire, a tenu une réunion de crise lundi soir. L'opposition lui reproche notamment d'avoir continué d'ordonner des contrats à Carillion alors que le groupe avait déjà alerté sur ses performances.

Carillion a mené d'âpres discussions durant le week-end avec des représentants du gouvernement et ses créanciers, espérant réduire sa dette et renforcer son capital, mais sans succès. L'exécutif a notamment refusé à Carillion une garantie de 20 millions de livres qui aurait permis au groupe de survivre plus longtemps, d'après sa direction.

Annoncée brutalement lundi matin, la liquidation pure et simple de la société a plongé dans l'incertitude ses 43.000 salariés, dont près de 20.000 au Royaume-Uni, et mis en question des centaines de chantiers publics et privés auxquels Carillion était associé.

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Affaire Urvoas: la Cour de justice de la République va ouvrir une enquête

mar, 01/16/2018 - 16:27

La Cour de justice de la République (CJR) va ouvrir une enquête pour violation du secret professionnel concernant l'ex-Garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, a-t-on appris mardi de source proche du dossier.

La commission des requêtes de la CJR a émis mardi "un avis favorable" à l'ouverture d'une enquête, a précisé cette source, confirmant une information du Parisien. Le procureur général près la Cour de cassation est désormais tenu de saisir la commission d'instruction de la CJR, seule instance habilitée à juger des ministres pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions. M. Urvoas est soupçonné d'avoir transmis au député Thierry Solère, membre des Républicains à l'époque, des informations sur une enquête pour fraude fiscale le concernant.

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Wall Street: le Dow Jones ouvre au-dessus des 26.000 points pour la 1ere fois

mar, 01/16/2018 - 16:26

Wall Street a ouvert en hausse mardi après un week-end prolongé, les résultats trimestriels des entreprises propulsant le Dow Jones (+1,03%) au-dessus des 26.000 points pour la première fois depuis sa création, le Nasdaq prenant quant à lui 0,77%.

Vers 15H15 GMT, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average avançait de 265,60 points, à 26.068,79 points, dix jours seulement après avoir franchi le cap des 25.000 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, prenait 55,75 points, à 7.316,81 points.

L'indice élargi S&P 500 gagnait 0,64% ou 17,81 points à 2.804,05 points.

Wall Street avait grimpé à de nouveaux records vendredi, emportée comme depuis le début de l'année par l'optimisme des investisseurs sur l'économie américaine et la saison des résultats des entreprises: le Dow Jones avait gagné 0,89% et le Nasdaq 0,68%.

Le Dow Jones franchissait un nouveau seuil symbolique mardi alors que "les investisseurs disposent d'un déluge de résultats d'entreprises", ont commenté les analystes de Wells Fargo.

Après JPMorgan Chase notamment vendredi, "la semaine écourtée devrait voir les résultats des entreprises dominer le calendrier", ont estimé les analystes de Schwab.

Les résultats de grands noms de la banque seront à l'honneur cette semaine, à l'instar de Goldman Sachs, Bank of America et Morgan Stanley dont les chiffres sont attendus entre mercredi et jeudi.

Mardi, Citigroup (+0,90% à 77,53 dollars) a dévoilé un bénéfice net ajusté au quatrième trimestre 2017 en hausse de 4% sur un an, excluant une charge de 22 milliards de dollars liées à la réforme fiscale.

- Optimisme de General Motors -

Le marché était également soutenu par l'optimisme de General Motors (+3,02% à 45,40 dollars), le constructeur automobile ayant indiqué s'attendre à enregistrer les plus gros bénéfices de son histoire pour 2017 et à pouvoir répéter une telle performance en 2018, en raison notamment de l'appétit des consommateurs américains pour les grosses voitures aux marges lucratives.

Au rang des indicateurs économiques, la progression de l'activité manufacturière dans la région de New York a très légèrement ralenti en janvier selon l'indice Empire State, mais continue de progresser à "un rythme solide".

Le marché obligataire progressait: le rendement des bons du Trésor à 10 ans reculait à 2,533% contre 2,548% vendredi soir, et celui des bons à 30 ans baissait à 2,832%, contre 2,855% en fin de semaine dernière.

Parmi les valeurs du jour, General Electric reculait (-3,38% à 18,13 dollars), après avoir indiqué qu'il inscrirait une charge de 6,2 milliards de dollars suite à un examen de ses activités dans la réassurance.

Ford avançait (+1,40% à 13,42 dollars), le constructeur automobile ayant annoncé en marge d'une présentation au salon automobile de Detroit qu'il porterait ses investissements dans le véhicule électrique à 11 milliards de dollars d'ici 2022, alors qu'il planifiait jusqu'ici 4,5 milliards jusqu'en 2020.

Wal-Mart progressait (+0,43% à 101,30 dollars), le géant de la distribution prévoyant, selon le Wall Street Journal, de supprimer 1.000 emplois d'ici au 31 janvier, principalement dans son siège social.

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En 2018, cap sur Mars et Mercure pour le CNES et ses partenaires

mar, 01/16/2018 - 16:18

L'année 2018 sera marquée par trois lancements majeurs pour l'agence spatiale française: une mission américano-française s'élancera vers Mars, une autre, européano-japonaise, entamera un très long voyage vers Mercure, et la troisième, franco-chinoise, observera les vagues à la surface des mers terrestres.

Chargée d'aller "écouter battre le c?ur de Mars", la mission InSight de la Nasa ouvrira le bal le 5 mai, a indiqué mardi Jean-Yves Le Gall, le président du CNES (Centre national d'études spatiales), en présentant ses v?ux à la presse.

La France fournit l'instrument principal de la mission, un sismomètre baptisé SEIS (Seismic Experiment for Interior Structures). Il permettra de mesurer l'activité tectonique de Mars pour en déduire des informations sur sa structure.

A la "fin de l'année", la mission BepiColombo sera lancée depuis la Guyane française. Direction Mercure, "caillou calciné" du fait de sa proximité avec le Soleil, selon l'expression de Jean-Yves Le Gall. C'est la première fois que l'Europe entreprend le voyage vers Mercure, planète encore peu explorée et mystérieuse.

Douze laboratoires français travaillent à cette aventure scientifique.

La mission, formée d'une sonde européenne et d'une sonde japonaise, mettra sept ans pour arriver et se mettre en orbite autour de Mercure.

Le CNES, qui n'oublie pas l'observation de la Terre, s'est associé avec la Chine pour développer leur premier satellite commun. Il permettra de mieux prévoir les fortes tempêtes et les cyclones.

CFOSat (China-France Oceanography SATellite) sera lancé le 25 septembre depuis la Chine. Il embarquera un radar français chargé de mesurer la direction et la longueur d'onde des vagues, et un radar chinois qui analysera la force des vents et leur direction.

- 39 euros par habitant -

En revanche, la destination Lune, qui suscite un vif regain d'intérêt aux États-Unis, n'enthousiasme pas Jean-Yves Le Gall.

"La Lune est plus facile", reconnaît-il. Elle est seulement à "trois jours" de la Terre. "Le problème, c'est qu'on y est déjà allé; on a rapporté des centaines de kilos de roches lunaires. En termes scientifiques, il n'y a pas un très fort intérêt" à y retourner, selon lui.

"La communauté scientifique est plus intéressée par Mars que par la Lune", car elle veut savoir si la planète rouge "a été habitée".

"Mais c'est plus facile d'aller faire un +Moon village+ qu'un +Mars village+, c'est évident", ajoute-t-il.

Le "Moon village" est un concept lancé en 2015 par l'Allemand Jan Wörner, le directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA). Dans son idée, ce village lunaire international regrouperait différents acteurs publics et privés.

Par ailleurs, le CNES a confirmé une hausse de près de 5% de son budget en 2018, à 2,438 milliards d'euros. Cela montre que le secteur spatial est une "forte priorité" pour le gouvernement.

La France consacre à l'espace l'équivalent de "38 ou 39 euros" par habitant chaque année. Soit l'effort par habitant le plus important après les États-Unis.

Elle est le plus important contributeur de l'ESA (965 millions d'euros en 2018).

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Le monde automobile, une citadelle hostile aux femmes

mar, 01/16/2018 - 15:53

Dans le milieu de l'automobile dominé par les hommes, quelques femmes ont réussi à se faire une place et s'y sont accrochées en dépit du sexisme ambiant, des discriminations et des inégalités salariales.

Maryann Keller, 74 ans, Michelle Krebs, 62 ans, et Rebecca Lindland, la quarantaine, affirment toutefois ne pas avoir été victimes de harcèlement sexuel comparable aux victimes supposées du producteur de cinéma américain Harvey Weinstein, dont les récits récents ont libéré la parole des femmes sur les abus des hommes puissants via le mouvement #Metoo.

Analystes du secteur automobile, dont elles connaissent à fond les arcanes, Mmes Keller, Krebs et Lindland sont régulièrement sollicitées sur la bataille entre constructeurs américains et japonais, les ambitions de Tesla ou encore le bras de fer BMW-Mercedes-Benz.

Interrogées par l'AFP en marge du salon de Detroit, elles sont formelles: elles n'étaient pas bienvenues dans le "Boys old club" automobile.

"Quand j'ai débuté, il y avait beaucoup de scepticisme. Certains pariaient que je n'allais pas faire long feu", raconte Michelle Krebs, analyste à AutoTrader.com.

"Je n'étais pas prise au sérieux", renchérit Maryann Keller, qui a longtemps été analyste financière à Wall Street, un autre univers masculin, avant de devenir experte auto et a monté son propre cabinet, Maryann Keller & Associates.

"Il y a eu des incidents débiles", poursuit-elle, évoquant notamment des "commentaires très inappropriés" d'un commercial lors d'un voyage professionnel. Elle hésite, marque une pause et finalement préfère en garder pour elle la teneur.

Michelle Krebs et Rebecca Lindland évoquent le manque de considération, les discriminations et le sexisme dont elles disent avoir été victimes.

"J'ai toujours eu l'impression que je devais faire mes preuves, que je devais en faire plus", narre la seconde.

"Il y avait des liens et des cercles entre les hommes auxquels les femmes n'avaient pas accès. Je ne jouais pas au golf; la pêche n'était pas un hobby; je n'étais pas passionnée par les courses de voitures", dit la première. "Quand nous allions tester les véhicules, personne ne voulait monter avec moi", se souvient cette ancienne journaliste, qui a commencé sa carrière dans l'automobile en 1980 dans un journal local dans le Michigan (nord).

Première femme à évaluer les voitures pour le New York Times dans les années 1990, Michelle Krebs a attiré les insultes de lecteurs misogynes.

"Les femmes n'ont rien à faire à écrire sur les voitures. Leur place est à la cuisine à préparer des biscuits", lui écrira ainsi un abonné texan.

- Cauchemars -

Pour Rebecca Lindland, passionnée des voitures dès 9 ans et analyste à Kelley Blue Book, les salons automobiles s'apparentent à des cauchemars: "on considère que je ne suis pas là pour travailler".

Si elles disent gagner la même chose que leurs collègues masculins, elles affirment que ça n'a pas toujours été le cas.

"Il ne fait aucun doute dans mon esprit que moi et des collègues féminines avons été payées moins (...). C'est probablement la chose la plus frustrante et agaçante pour moi", avance Mme Lindland.

Les groupes automobiles ont fait ces dernières années des efforts pour attirer des femmes, mais la plupart des états-majors restent masculins, à l'image du salon de Detroit où les femmes sont souvent des hôtesses, certes en tenues moins affriolantes, et les hommes les maîtres de cérémonies.

"Il y a des postes +réservés+ aux femmes. Elles peuvent être économistes, dans les ressources humaines mais chefs d'usine on n'en voit pas beaucoup", fustige Maryann Keller.

L'Américaine Mary Barra, aux commandes de General Motors depuis 2014, est la seule patronne d'un grand groupe automobile.

"Son ascension a été déterminante pour les femmes. C'était la preuve que le plafond de verre pouvait être percé", avance Mme Keller, qui se souvient toutefois que de nombreuses questions sur la légitimité de Mme Barra étaient apparues à l'époque, ce qui n'a pas été le cas, selon elle, lors de la nomination en 2017 de Jim Hackett à la tête de Ford. Ce dernier n'avait pas grande expérience dans l'automobile à la différence de Mme Barra, qui y a fait toute sa carrière.

"C'est parce qu'elle était une femme", estime Maryann Keller, qui assimile la perception des femmes dans l'automobile à l'approche des constructeurs vis-à-vis de cette clientèle.

"Jusqu'aux années 90, quand une femme allait chez un concessionnaire, ce dernier se disait +elle va finir par ramener son mari, son frère ou son père+", avance-t-elle.

Il a fallu souvent de nombreuses années aux trois femmes pour gagner le respect.

"Je me souviendrai toujours du jour où ils m'ont dit +maintenant nous savons que tu as de l'essence dans le sang+", sourit Rebecca.

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L'ambassade des États-Unis à Londres ouvre ses portes... sans Trump !

mar, 01/16/2018 - 15:47
La nouvelle ambassade américaine a ouvert ses portes à Londres, mardi, en l'absence du président Donald Trump. Il avait critiqué sa construction et annulé sa visite.
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L'"énorme ras-le-bol" des gardiens de prison

mar, 01/16/2018 - 15:45

Petits salaires, familles éloignées, insultes et menaces quotidiennes... derrière la grogne, les surveillants de prison racontent l'épuisement d'une profession ingrate que "personne" ne fait par vocation et que beaucoup cherchent à quitter.

L'agression de trois gardiens à Vendin-le-Viel (Pas-de-Calais) par un détenu islamiste jeudi a déclenché un mouvement national de blocage de prisons et de grogne des surveillants, ravivé par deux nouvelles agressions à Mont-de-Marsan (Landes) et Tarascon (Bouches-du-Rhône) lundi et mardi.

Derrière la colère, "un énorme ras-le-bol", affirme Leslie, 37 ans, gardienne de prison à Fleury-Mérogis (Essonne) depuis trois ans.

Si les agressions physiques restent relativement rares, "les insultes, les menaces de mort, c'est notre quotidien", raconte-t-elle. La peur de ce qui peut se passer dehors aussi : "Ici c'est une maison d'arrêt, les peines sont courtes, on sait qu'on va les recroiser", dit son collègue Jo (nom d'emprunt).

Face à la surpopulation carcérale et aux sous-effectifs d'un métier "qui n'attire plus", ils dénoncent le manque de moyens: un surveillant seul "avec son sifflet" pour 80 à 90 détenus à Fleury-Mérogis, une centaine à Fresnes (Val-de-Marne) occupée à 200% de sa capacité...

C'est devenu "ingérable", raconte Xavier (nom d'emprunt), qui a travaillé cinq ans à Fresnes. "Une centaine de détenus, c'est autant de mouvement à gérer, vers le parloir, l'infirmerie, les promenades, pour la cantine, la douche... En six heures, j'avais l'impression d'en avoir fait douze", dit-il.

"La prison ne fait plus peur", ajoute Pascal, surveillant dans les Yvelines. "C'est devenu un centre de vacances, et nous les surveillants on est des majordomes", dit Fred, à Fleury-Mérogis. "Les détenus étaient beaucoup plus respectueux avant, il n'y avait pas de violence gratuite", complète Michel (nom d'emprunt), gardien de prison en Ile-de-France qui a vu ses conditions de travail se détériorer en dix-sept ans de carrière.

Outre un quotidien usant, tous décrivent les "frustrations" du métier : les familles qu'ils voient peu, la vie de couple qui "en pâtit", les "heures à la pelle" dont beaucoup de nuit, les très nombreux week-ends travaillés, les plannings imprévisibles... "1.500 euros pour ça", lâche Elisa, "seule" en région parisienne comme beaucoup de ses collègues qui ont quitté leur région pour leur travail.

- "On est seul" -

"Même les détenus se moquent de nous +eh, surveillant ce que tu fais (en un mois), je le fais en une journée+", soupire Jo.

Dans de telles conditions et si l'administration "fait tout pour faire traîner les procédures de détachement", la fuite des agents vers d'autres métiers de la fonction publique est inévitable, admet Erwan Saoudi, délégué FO à la maison d'arrêt de Villepinte.

Face à la "pression", Xavier (nom d'emprunt) a quitté le milieu carcéral pour la police municipale il y a deux ans. Les détenus "ont commencé à chercher un peu mes habitudes, à quelle heure je finissais, le type de voiture, si j'avais des enfants (...) je me suis dit qu'il fallait que je parte avant qu'il ne se passe réellement quelque chose", raconte-t-il.

Pour être policier municipal, il n'a eu que "deux entretiens à passer", le concours de la pénitentiaire étant équivalant à celui de la police municipale. Outre le confort d'une augmentation de 400 euros pour mois, il a vécu ce changement de carrière comme "une libération".

"Sur la voie publique, on est toujours deux ou trois, on a des renforts rapidement. En prison, on est seul", face à des détenus "qui n'ont plus rien à perdre", qui "se fichent de balancer une casserole, de l'huile bouillante ou de planter quelqu'un", dit-il.

Douanes, impôts, police.... "Toutes les autres administrations ont des salaires plus attractifs et des conditions de travail plus agréables", complète Arnaud Arame, délégué CGT à Fleury-Mérogis.

"Personne n'a la vocation", tranche Fred à Fleury-Mérogis, pour qui "tout le monde essaie de se barrer".

mdh-rfo-alv-tll/blb/it

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Les proches d'une victime de la "Veuve noire" de la Côte d'Azur témoignent

mar, 01/16/2018 - 15:42

Il "cherchait de la compagnie", il a trouvé la mort : les proches d'une victime présumée de la "Veuve noire" de la Côte d'Azur, Patricia Dagorn, ont témoigné mardi devant la cour d'assises des Alpes-Maritimes.

Soupçonnée d'être une empoisonneuse en série venue escroquer sur la Côte d'Azur des hommes âgés, en assassinant deux, Patricia Dagorne, 57 ans, qui nie tous les faits qui lui sont reprochés, comparaît depuis lundi. Elle encourt la perpétuité.

A 85 ans, l'une de ses victimes présumées, Francesco Filippone était un homme encore "alerte", a décrit son ancienne aide à domicile. Le corps de ce maçon à la retraite a été retrouvé en état de décomposition, le 8 février 2011, dans la baignoire de son domicile de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes).

"Il me disait qu?il cherchait de la compagnie, qu?il s?était inscrit dans une agence sur Cannes, et je l?avais mis en garde en lui disant +attention où vous mettez les pieds+", a-t-elle poursuivi à la barre.

Venue quatre jours avant sa mort faire le ménage chez lui, elle raconte que ce jour-là, il lui avait paru "ensuqué". "C?était un homme toujours propre, parfumé et rasé, et cette fois-là il n?était pas comme d?habitude, ce n?était pas lui", a-t-elle témoigné.

Le médecin traitant de M. Filippone a, lui, assuré que son patient, malgré un diabète et un traitement d?antidépresseurs, était un homme "solide et en bonne santé", avec lequel il se battait "pour lui dire d?arrêter de faire des choses dangereuses comme de monter dans les arbres ou à l?échelle".

Un ami de la victime a aussi raconté à la barre que le retraité lui avait confié quelque temps avant sa mort avoir rencontré une femme plus jeune, "avec une belle poitrine". L'ami lui a conseillé de ne pas lui prêter les 12 ou 15.000 euros qu?elle lui réclamait.

Le fils de la victime, Giuseppe Filippone, a raconté pour sa part sa brève rencontre avec Patricia Dagorn, lorsqu?il était venu au domicile de son père à l?annonce de son décès. "J?ai découvert dans la maison des courriers, des relevés de compte avec des retraits en espèce parfois significatifs, de 800 ou 1.000 euros", avant de voir débarquer dans la cour Patricia Dagorn "avec sa valise à roulettes", a-t-il raconté à la cour. Faisant le rapprochement avec le nom vu sur les courriers, il lui avait alors demandé de partir.

Pas de quoi faire réagir, dans son box, Patricia Dagorn. Cheveux grisonnants et petites lunettes noires, elle assiste, impassible, à ce défilé de témoins, très concentrée sur les déclarations ou les passes d?armes entre les deux avocats de la défense, pugnaces, et l?avocate générale.

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L'inventeur danois Peter Madsen va être jugé pour le meurtre d'une journaliste suédoise

mar, 01/16/2018 - 15:40

Génial inventeur doublé d'un pervers sadique? Le Danois Peter Madsen encourt la perpétuité lors de son procès qui se tiendra en mars pour le meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall à bord de son sous-marin en août 2017.

Kim Wall, journaliste indépendante de 30 ans qui avait exercé sur tous les continents et collaboré avec The Guardian et le New York Times, avait embarqué le soir du 10 août près de Copenhague à bord du Nautilus avec Peter Madsen, le concepteur et propriétaire du submersible.

Elle souhaitait faire le portrait de cet ingénieur autodidacte obsédé par la conquête des mers et de l'espace, dont l'enquête a aussi révélé la part d'ombre: son inclination pour les vidéos mettant en scène des décapitations de femmes, et ses accès de violence.

L'accusation soutient que M. Madsen a tué Kim Wall afin de satisfaire un fantasme sexuel, ce qu'il nie farouchement.

M. Madsen, 47 ans, a été secouru le 11 août dans la matinée, avant le naufrage de son bâtiment, qu'il admettra plus tard avoir sabordé. Affirmant avoir débarqué la jeune femme la veille au soir, il a rapidement été soupçonné par les enquêteurs, arrêté et écroué.

Au terme d'intenses recherches des semaines durant dans la baie de Køge séparant le Danemark et la Suède, les plongeurs ont retrouvé le tronc décapité et amputé de Kim Wall, sa tête et ses jambes, et enfin ses bras, la plupart lestés au moyen de pièces métalliques.

Le Danois, qui n'a cessé de changer de version au cours de ses auditions, a depuis avoué avoir démembré et jeté son corps à la mer, mais dément toujours l'avoir tuée intentionnellement.

Il affirme qu'elle est décédée à la suite d'un accident mais dans des circonstances dont la nature a varié au fil des interrogatoires.

L'avocate de M. Madsen n'a pas répondu mardi aux sollicitations de l'AFP.

Il sera jugé à partir du 8 mars pour meurtre, atteinte à l'intégrité d'un cadavre et agression sexuelle, a annoncé dans un communiqué le parquet danois qui entend requérir la réclusion criminelle à perpétuité.

Si l'autopsie n'a pas permis de déterminer les causes de la mort de Kim Wall, "l'homicide a pu être réalisé par égorgement ou strangulation", affirme le parquet, qui plaidera la préméditation.

- "Une rare violence" -

L'ordonnance de mise en accusation de Peter Madsen doit être publiée à la fin du mois. Le procureur Jakob Buch-Jepsen a demandé aux médias de faire preuve de discernement dans la publication des éléments d'enquête les plus sensibles dans "cette affaire hors du commun et d'une rare violence, aux conséquences tragiques pour Kim Wall et ses proches".

Il est notamment apparu que Peter Madsen, par jeu sexuel ou pour masquer des agressions, avait mutilé les organes génitaux de la victime.

La personnalité de l'accusé sera au coeur des débats judiciaires.

Peter Madsen, qui peu avant la tragédie avait dû renoncer à propulser une fusée dans l'espace, faute semble-t-il de moyens financiers, a consacré le plus clair de son temps à fabriquer des engins dont la vocation est de se dérober à la surface de la Terre.

"Ma passion est de trouver des moyens de voyager vers les mondes au-delà du connu", écrivait ainsi l'inventeur autodidacte sur le site de son association spatiale, RML Space Lab.

Comme le code pénal le permet au Danemark, le parquet peut aussi requérir une mesure de rétention de sûreté alternative à la prison à vie et qui permet de maintenir un condamné entre quatre murs tant qu'il est jugé dangereux.

Au Danemark, les condamnés à la réclusion à perpétuité peuvent demander une libération conditionnelle au bout de 12 années et sont en moyenne élargis après 16 ou 17 ans d'incarcération.

Le verdict est attendu le 25 avril.

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Energies renouvelables: le boom du solaire chinois fait flamber les investissements en 2017 (étude)

mar, 01/16/2018 - 15:39

Les investissements dans les énergies renouvelables sont repartis à la hausse dans le monde en 2017, portés notamment par les sommes record dépensées en Chine dans le solaire, selon une étude publiée mardi.

Après un repli en 2016, les investissements se sont élevés à 333,5 milliards de dollars l'an dernier, soit une hausse de 3% par rapport à 2016, selon le bilan réalisé par Bloomberg New Energy Finance (BNEF).

Il s'agit "de la deuxième meilleure performance annuelle jamais observée", relève BNEF, pour qui elle s'explique par "le boom extraordinaire des installations photovoltaïques" en Chine.

Le géant asiatique a battu son record d'investissements avec un total de 132,6 milliards de dollars (dont 86,5 milliards dans le solaire), en hausse de 24% sur un an.

La Chine a ainsi installé 58 GW de nouvelles capacités, soit 20 GW de plus que ce que BNEF avait anticipé.

La performance mondiale de 2017 "est d'autant plus remarquable que les coûts de la principale technologie, le solaire, continuent de baisser fortement", juge BNEF, cabinet d'étude au sein du groupe Bloomberg.

A l'inverse, cette baisse des coûts avait en partie expliqué la baisse des investissements constatée en 2016.

Au niveau mondial, le solaire a attiré 160,8 milliards de dollars d'investissements en 2017, en hausse de 18% par rapport à 2016.

L'éolien a en revanche vu ses investissements baisser de 12% à 107,2 milliards de dollars sur un an, après une bonne année 2016.

Les autres énergies renouvelables (biomasse, géothermie, petite hydroélectricité, etc.) arrivent loin derrière avec moins de 5 milliards de dollars investis par type d'énergie.

Par zone géographique, les Etats-Unis arrivent loin derrière la Chine, avec 56,9 milliards de dollars d'investissements, en hausse de 1% malgré le discours moins favorable aux énergies vertes de la nouvelle administration Trump.

En revanche, l'Europe a marqué le pas, avec une baisse globale de 26% de ses investissements en 2017 (57,4 milliards), un repli particulièrement notable en Allemagne (-26%) et au Royaume-Uni (-56%), du fait de changements des politiques publiques de soutien.

Selon les premières estimations de BNEF, un record de 160 GW de nouvelles capacités ont été installées dans le monde en 2017 (hors grande hydroélectricité), dont 98 GW de solaire et 56 GW d'éolien.

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Le pape recevra le président turc Erdogan le 5 février

mar, 01/16/2018 - 15:37

Le pape François recevra le président turc Recep Tayyip Erdogan au Vatican le 5 février, a annoncé mardi le Saint-Siège, alors que les deux hommes se sont entretenus plusieurs fois au téléphone ces dernières semaines à propos de Jérusalem.

Le pape argentin avait été accueilli par M. Erdogan lors de son voyage en Turquie en novembre 2014 mais, selon la presse italienne, la dernière visite d'un président turc au Vatican remonte à celle de Celal Bayar à Jean XXIII en 1959.

La discussion entre François et M. Erdogan devrait porter sur le statut de Jérusalem, les deux hommes s'étant élevés chacun à leur manière contre la décision du président américain Donald Trump de reconnaître comme capitale d'Israël la ville revendiquée aussi par les Palestiniens.

M. Erdogan a plusieurs fois exhorté M. Trump à revenir sur sa décision, tandis que le pape, qui a déjà reçu le roi de Jordanie Abdallah II le 19 décembre, a lancé des appels au maintien du statu quo international défini par l'ONU.

Le président turc, qui a été reçu le 5 janvier à Paris, espère renouer le dialogue avec l'Europe malgré les vives critiques sur la situation des droits de l'Homme dans son pays.

Le pape a pour sa part plusieurs fois salué les efforts de la Turquie pour accueillir les réfugiés syriens chassés par le conflit de l'autre côté de la longue frontière entre les deux pays.

Mais les sujets de tension ne manquent pas non plus, comme le choix du pape d'évoquer publiquement et à plusieurs reprises le génocide arménien, alors qu'Ankara réfute avec virulence cette appellation pour les massacres de 1915/1916.

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Immigration: Le Pen dénonce le "double langage" du gouvernement

mar, 01/16/2018 - 15:33

Marine Le Pen a dénoncé mardi le "double langage" du gouvernement dans sa politique migratoire, révélant selon elle "un "véritable mensonge", lors d'une visite d'un centre de rétention administrative à Paris.

La présidente du Front national s'est rendue au centre de Paris-Vincennes, dans le XIIe arrondissement, au moment même où le président Emmanuel Macron se rendait à Calais pour défendre sa politique migratoire.

"On ne peut pas, dans un même temps, dire qu'on va faire preuve de fermeté dans ce domaine et qu'on va accélérer les reconduites et, en même temps, baisser les budgets qui sont attribués pour le faire. Là on voit bien qu'on est dans un double langage qui révèle un véritable mensonge", a accusé la députée du Pas-de-Calais.

"La politique d'immigration n'est pas sérieusement prise à bras le corps déjà depuis de nombreuses années sauf qu'encore une fois on assiste à une inflation de cette immigration, une inflation de cette demande de droit d'asile", a-t-elle déclaré après avoir rencontré les détenus du centre et échangé avec le personnel.

La France a délivré 262.000 titres de séjour à des étrangers l'an dernier, soit une hausse de 13.7% sur un an, du fait notamment du plus grand nombre de réfugiés et d'étudiants accueillis.

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Un logiciel de surveillance cible les mobiles Android (Kaspersky Labs)

mar, 01/16/2018 - 15:28

Un logiciel de surveillance d'un niveau "très avancé" et actif depuis 2014 permettrait d'espionner des mobiles équipés d'Android en activant diverses fonctionnalités telles que l'enregistrement audio, selon un communiqué de l'entreprise de cybersécurité Kaspersky Lab, publié mardi.

Selon l'entreprise russe ce logiciel, surnommé "Skygofree", se propage via de faux sites web ressemblant à ceux des principaux opérateurs mobiles.

"Il est désormais capable d'intercepter les conversations et les bruits ambiants lorsque l'appareil infecté se trouve à un endroit donné, une fonctionnalité jamais vue jusque-là", alerte Kaspersky Lab dans son communiqué.

Le logiciel pourrait également permettre de pirater la messagerie WhatsApp, prendre des photos ou des vidéos, capter les appels ou les SMS reçus ainsi que les informations stockées sur la mémoire du mobile.

"Un +malware+ (logiciel malveillant, NDLR) mobile avancé est très difficile à identifier et à bloquer et les développeurs qui se cachent derrière Skygofree en ont clairement tiré profit, en créant et faisant évoluer un implant capable d'espionner largement ses cibles sans éveiller les soupçons", a précisé Alexey Firsh, analyste pour Kaspersky Labs, cité dans le communiqué.

Kaspersky Labs souligne que la majorité des pages ayant permis sa propagation remontent à 2015 "alors que, selon les données télémétriques, la campagne de diffusion était à son paroxysme".

Mais de nouvelles pages ont été créées jusqu'en octobre 2017 et, selon Kaspersky Labs, de nouvelles victimes sont enregistrées, pour l'heure toutes en Italie.

"Les éléments que nous avons découverts dans le code malveillant et notre analyse de l'infrastructure nous portent à croire avec un haut degré de certitude que les auteurs des implants Skygofree travaillent pour une société informatique italienne proposant des solutions de surveillance", assure par ailleurs M. Firsh.

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Le groupe des députés PS doit rester "un sanctuaire", plaide Faure

mar, 01/16/2018 - 15:21

Le chef de file des députés PS à l'Assemblée Olivier Faure a affirmé mardi devant les élus socialistes que le groupe devait rester "un sanctuaire", malgré la présence en son sein de quatre des cinq candidats déclarés pour briguer la tête du parti lors du congrès d'avril.

"L'ambiance était studieuse et amicale comme chaque semaine" a assuré à l'AFP M. Faure, à l'issue de la réunion de rentrée des députés, alors que sur les trente membres du groupe, dont trois apparentés, figurent quatre des cinq candidats déclarés, dont lui-même et la vice-présidente Delphine Batho, dernière entrée en lice.

M. Faure a dit avoir évoqué en introduction de la réunion les quatre candidatures et souligné "que, de tous temps, le groupe a été un sanctuaire au sein duquel les débats de congrès n?avaient pas lieu de se dérouler".

Cet élu de Seine-et-Marne a ajouté avoir dit "que nous allions tous les quatre en faire la démonstration" ce qui, selon lui, "n?a appelé aucun débat", le reste de la réunion se déroulant "sans la moindre tension".

Le sujet du Congrès a été "évoqué pour ne pas l'évoquer", les députés ayant convenu que le groupe était "un sanctuaire et que la qualité des débats, du collectif, du travail (...) devait demeurer ce qu'il était depuis plusieurs mois", a confirmé l'un des porte-parole du groupe, Boris Vallaud, a confirmé lors d'un point de presse.

Les élus se sont comportés comme "des agneaux", a aussi indiqué une source parlementaire, un participant faisant état d'une "grande sérénité" car "on ne mélange pas les sujets".

Les députés candidats étaient tous présents à la réunion de groupe. Outre Olivier Faure, figuraient ainsi l'ex-ministre Stéphane Le Foll et le député du Val-de-Marne Luc Carvounas, ainsi que l'ancienne ministre de l'Ecologie Delphine Batho, qui s'est lancée lundi à la surprise générale. S'y ajoute la candidature du député européen Emmanuel Maurel.

Les candidats à la succession de l'ex-premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis ont jusqu'au 27 janvier pour se faire connaître, l'élection étant prévue le 29 mars, et le Congrès les 7 et 8 avril.

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