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Mis à jour : il y a 49 min 32 sec

"Vot'action" SNCF: 94,97% des votants se disent contre la réforme

mer, 05/23/2018 - 10:40

Près de 95% des cheminots ayant participé à la consultation "vot'action" organisée par les syndicats de la SNCF, se sont prononcés contre la réforme ferroviaire, a annoncé mercredi l'intersyndicale du groupe.

Précisément, 94,97% des votants ont rejeté le projet de réforme, a annoncé Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots, lors d'une conférence de presse. La participation à cette consultation interne, lancée le 14 mai par l'intersyndicale CGT, Unsa, SUD et CFDT et sans valeur légale, a atteint 61,15%, a-t-il ajouté.

Initialement prévue sur sept jours, la "vot'action" avait été prolongée pour "permettre au plus grand nombre de cheminots de voter", selon M. Brun. Le scrutin, clos mardi soir, a été qualifié de "pétition" par le gouvernement et la direction de la SNCF.

Son résultat intervient alors que l'entreprise connaît mercredi sa 21e journée de grève depuis début avril et que les sénateurs de la commission de l'Aménagement du territoire et du Développement durable examinent le projet de loi de réforme ferroviaire.

Au total, 169 amendements ont été déposés sur ce texte qui arrivera en séance publique au Sénat à partir du 29 mai, avant un vote solennel prévu le 5 juin.

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Fusillade à Bruxelles en 2016: pas de procès en appel en Belgique pour Abdeslam

mer, 05/23/2018 - 10:37

Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos jihadistes du 13 novembre à Paris, ne sera pas rejugé après sa condamnation en Belgique à 20 ans de prison pour une fusillade avec des policiers, son co-prévenu Sofiane Ayari ayant, comme lui, décidé de ne pas faire appel.

"Monsieur Ayari ne fera pas appel", a indiqué mercredi son avocat, Me Isa Gultaslar, à l'AFP.

L'avocat de Salah Abdeslam avait déjà annoncé le 14 mai que son client renonçait à faire appel et le parquet fédéral, dont les réquisitions ont été suivies en première instance, a confirmé mercredi à l'AFP qu'il ne souhaitait pas lui non plus que les faits soient rejugés.

Il n'y aura donc pas de second procès.

Salah Abdeslam est le seul membre encore en vie des commandos qui ont fait 130 morts le 13 novembre 2015 à Paris et un suspect-clé dans l'enquête sur ces attentats, les pires jamais commis sur le sol français, revendiqués par le groupe Etat islamique (EI).

Il doit être jugé en France pour ces faits dans les prochains mois.

Le jihadiste français d'origine marocaine âgé de 28 ans avait défié les juges au premier jour du procès à Bruxelles en février, affirmant "placer sa confiance en Allah et c'est tout". Il avait refusé ensuite de comparaître.

A l'époque de la fusillade à Bruxelles, survenue le 15 mars 2016 dans la commune de Forest, il était l'homme le plus recherché d'Europe et se cachait en Belgique avec des membres de la cellule à l'origine de ces attentats.

Lui et son complice Sofiane Ayari, un jihadiste tunisien de 24 ans, ont été condamnés le 23 avril dernier par le tribunal correctionnel de Bruxelles à 20 ans de prison pour avoir tiré sur des policiers ce jour-là au fusil d'assaut.

La perquisition ayant déclenché l'échange de tirs intervenait dans le cadre de l'enquête franco-belge sur le 13 novembre. Quatre policiers avaient été blessés, et un jihadiste algérien tué en couvrant la fuite d'Abdeslam et d'Ayari.

Conformément aux réquisitions du parquet fédéral, ces derniers ont été reconnus coupables de tentatives d'assassinat à caractère terroriste et port d'armes prohibé, et ont écopé de la peine maximale prévue pour les faits jugés.

Le jugement avait été rendu en l'absence des deux prévenus, qui n'avaient pas souhaité être extraits de prison. Déjà lors du procès en février, aucun d'eux n'avait voulu s'expliquer sur les faits.

Trois jours après ce raid policier, rue du Dries à Forest, Abdeslam avait été arrêté avec Ayari à Molenbeek.

Les enquêteurs sont convaincus que cette arrestation a précipité les attentats de Bruxelles, commis par des membres de la même cellule, qui ont fait 32 morts le 22 mars 2016.

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Banlieues: la maire de Bondy "écoeurée" par le discours de Macron

mer, 05/23/2018 - 10:35

La maire socialiste de Bondy (Seine-Saint-Denis) Sylvine Thomassin s'est dite mercredi "éc?urée" par le discours sur les banlieues prononcé par Emmanuel Macron, accusé "d'enfoncer des portes ouvertes".

"J'étais éc?urée", a confié l'élue, avant d'assurer avoir quitté la salle dix minutes avant la fin du discours, "quand le président a prononcé pour la troisième fois le mot +clientélisme+ en parlant des élus locaux".

"Je me suis sentie insultée par le président de la République, et mes collègues ont eu le même vécu que moi", a encore asséné Mme Thomassin, jusque-là séduite par "le magnifique travail fait par Jean-Louis Borloo", dont le rapport remis fin avril devait servir de base à l'intervention présidentielle.

Les propositions du père de la rénovation urbaine n'ont finalement été reprises que très partiellement par le chef de l'État.

Un écrémage qui ne convainc pas la maire de Bondy: "Il (Emmanuel Macron) nous parle des policiers municipaux. Mais la sécurité, c'est une fonction régalienne, on attend plutôt des policiers nationaux", a regretté Mme Thomassin.

Même analyse sur les 30.000 stages de 3e promis par le chef de l'État: "Ce n'est pas avec ces stages que les mômes vont se créer des réseaux suffisamment longs. C'est bien, mais on le faisait sans lui. En fait, il enfonce des portes ouvertes", a pesté l'élue, qui déplore des "effets d'annonce" alors que les banlieues ne sont, selon elle, "depuis des années, pas traitées à égalité avec les autres territoires de la République".

Le président du département de Seine-Saint-Denis Stéphane Troussel, lui aussi membre du Parti socialiste (PS), a abondé dans le même sens.

"30.000 stages, c'est très bien. Mais ce n'est pas tout à fait à la hauteur des enjeux qui sont posés dans ces quartiers", a-t-il estimé.

Pour M. Troussel, "le discours n'était pas à la hauteur de la mobilisation nationale qui s'est organisée depuis plusieurs mois, notamment autour de Jean-Louis Borloo."

L'élu PS s'est en outre interrogé sur la capacité du président à surpasser l'auteur du rapport: "On verra dans quatre ans si Emmanuel Macron a les résultats qu'a eus Jean-Louis Borloo en matière de politique de la ville et de rénovation urbaine", a conclu M. Troussel.

dga/mat/kp

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Philip Roth, géant de la littérature américaine, meurt à 85 ans

mer, 05/23/2018 - 10:26

L'écrivain américain Philip Roth, auteur d'une trentaine d'ouvrages parmi lesquels plusieurs monuments de la littérature contemporaine, souvent cité pour un Nobel qu'il n'a toutefois pas obtenu, est mort mardi à 85 ans.

Andrew Wylie, l'agent littéraire de Philip Roth, a confirmé les informations du New Yorker et du New York Times annonçant son décès. Selon lui, l'écrivain est mort d'insuffisance cardiaque congestive.

"C'était un homme de vérité", a déclaré une amie de l'écrivain, Judith Thurman, "en état de choc".

Observateur lucide de la société américaine et de ses travers, Philip Roth, petit-fils d'immigrés juifs d'Europe de l'Est, était né le 19 mars 1933 dans un quartier juif de Newark (New Jersey).

Après avoir publié 31 ouvrages et deux ans après son dernier roman "Nemesis", ce géant de la littérature moderne avait annoncé en 2012 qu'il cessait d'écrire.

Ses oeuvres --récits provocateurs des moeurs de la petite bourgeoisie juive américaine, satires politiques, réflexions sur le poids de l'Histoire ou sur le vieillissement-- sont presque toujours entre autobiographie et fiction.

Régulièrement donné favori pour le Nobel de littérature, le prix lui a toujours échappé. "C'était devenu un gag pour lui", selon la journaliste française Josyane Savigneau qui lui rendait régulièrement visite.

Il avait obtenu de multiples autres récompenses --Pulitzer en 1998 pour "Pastorale américaine", National Book Award en 1960 pour "Goodbye, Columbus" et en 1995 pour "Le Théâtre de Sabbath"-- et avait eu en France l'honneur d'entrer de son vivant dans la collection de la Pléiade l'an dernier. "Il était vraiment content", selon Mme Savigneau.

- 'Portnoy et son complexe' -

C'est "Portnoy et son complexe" qui l'a révélé au grand public en 1969. Le livre fait scandale pour ses descriptions sexuelles très crues et sa façon d'aborder la judaïté. Ces deux thèmes resteront très présents dans la majeure partie de son oeuvre.

Il sera plusieurs fois publiquement critiqué par des figures du judaïsme pour ses écrits sur la judaïté.

"Je n'écris pas en tant que juif, j'écris en tant qu'Américain", disait-il.

Il est notamment l'auteur de "La Tache" (2000) qui dénonce une Amérique puritaine et renfermée sur elle-même ou "Pastorale américaine" (1997) sur les ravages de la guerre du Vietnam dans la conscience nationale.

Peu attiré par les mondanités et les interviews, c'était un observateur avisé de la vie politique américaine.

"Le complot contre l'Amérique" (2004) imaginait le destin d'une famille juive de Newark si les Etats-Unis avaient élu l'aviateur Charles Lindbergh, aux sympathies pro-nazies, plutôt que de réélire Franklin D. Roosevelt en 1940.

Beaucoup y ont vu des correspondances avec l'élection de Donald Trump mais Philip Roth était sorti de sa retraite fin janvier pour balayer toute analogie, écrivant au New Yorker que Lindbergh était "un grand héros" tandis que Trump utilise "un vocabulaire de 77 morts".

Son style acéré et sarcastique aura marqué plusieurs générations de lecteurs, ainsi que sa propension à mêler fiction et réalité, appuyant beaucoup de ses romans sur sa propre expérience.

Il évoquait ainsi régulièrement dans ses livres le quartier de Weequahic, à Newark, où il a grandi, avant que des émeutes raciales en 1967 ne transforment radicalement la ville, vidée d'une bonne partie de ses habitants blancs.

Selon Mme Thurman, après avoir arrêté d'écrire Philip Roth passait son temps libre à lire, nager et rencontrer des amis. Sans enfant, il partageait sa vie entre Manhattan et le Connecticut,

"C'était un tel perfectionniste, quand il a senti sa puissance baisser, il a voulu partir tant qu'il était au sommet et il l'a fait", a-t-elle dit.

"Kaddish (prière funéraire juive) pour Philip Roth, le grand romancier américain de notre monde d'après-guerre", a tweeté le scénariste David Simon ("The Wire" et "Treme" notamment).

L'auteur a expliqué avoir rencontré l'écrivain il y a quelques mois seulement pour discuter d'une adaptation télévisée de son roman "Le complot contre l'Amérique".

"A 85 ans, il était plus précis et pertinent, plus affûté intellectuellement et spirituel que n'importe qui, quel que soit son âge", a-t-il ajouté. "Quel esprit merveilleux et rigoureux."

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Ligue des champions Dames: Harder, la Danoise de Wolfsburg qui se rêve en Ronaldo

mer, 05/23/2018 - 10:21

"Je veux être la meilleure joueuse du monde!" Pernille Harder, l'attaquante et buteuse danoise du VfL Wolfsburg, affiche son ambition et espère se rapprocher de son rêve, jeudi à Kiev, en brillant contre Lyon en finale de la Ligue des champions dames.

Trois fois désignée footballeuse de l'année dans son pays, cette joueuse de 25 ans, ultra-rapide et douée techniquement, sait très bien que le talent individuel ne suffit pas, au niveau international, pour être récompensée: "Si je ne gagne pas de titres avec mon équipe, je ne gagnerai pas de reconnaissance individuelle", dit-elle avec lucidité.

En choisissant Wolfsburg, où elle est arrivée en janvier 2017, cette joueuse tonique d'1,68 m a rejoint une place forte du foot féminin. Quatre fois champion d'Allemagne ces six dernières années, le club compte comme les Lyonnaises deux Ligues des champions dans son armoire à trophées, conquises en 2013 et 2014.

Le pari s'est avéré gagnant: Harder vient d'inscrire à son palmarès son deuxième doublé Coupe/championnat. Samedi, elle a marqué l'un des tirs au but gagnants en finale de la Coupe contre le Bayern Munich (0-0, 3-2 tab), après avoir déjà remporté le championnat deux journées avant la fin.

Contre Lyon, Harder et les "Louves" (Wolfsburg signifie "La cité des loups" en allemand) sont donc en quête d'un triplé.

Internationale depuis l'âge de 16 ans, elle avait réussi un coup du chapeau dès son premier match sous le maillot danois, une victoire... 15-0 contre la Géorgie. Huit ans plus tard, elle était la capitaine de la sélection qui battait l'Allemagne en quart de finale de l'Euro-2017. Venues en outsiders, Harder et ses coéquipières ne s'inclinaient finalement qu'en finale, battues 4-2 par les Pays-Bas, qui accueillaient le tournoi.

- Cheffe de bande -

Avec ses 51 buts en 99 sélections, cette jeune femme au caractère bien trempé n'est pas seulement une meneuse sur la pelouse. C'est elle aussi qui avait pris, en cheffe de bande, la tête d'un mouvement de revendication -couronné de succès- des joueuses contre leur fédération, pour améliorer leurs conditions financières.

Car si Harder gagne très confortablement sa vie à Wolfsburg, ses camarades qui évoluent au Danemark sont loin d'avoir les mêmes conditions en club, et attendent un peu plus de leur équipe nationale.

A Wolfsburg, les dirigeants savent qu'ils ont eu la main heureuse en allant chercher ce talent pur à Linköpings, pour la faire signer jusqu'en 2020. "Pernille fait partie des joueuses offensives les plus complètes du football féminin actuel", assure le directeur sportif, Ralf Kellermann. "C'est une joueuse de classe mondiale, mais c'est aussi une fille qui se met totalement au service de l'équipe".

A deux journées de la fin de la Bundesliga, elle est en tête du classement des buteuses, avec 17 buts en 20 matches.

Le football est pour elle la passion de toute une vie: "J'ai commencé à jouer à cinq, six ans", raconte-t-elle, "et jusqu'à l'âge de onze ans je n'ai joué qu'avec des garçons, parce qu'il n'y avait pas d'équipe de filles. J'ai toujours été la seule fille, mais ils voulaient tous m'avoir dans leur équipe".

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Un photomontage de Jérusalem met l?ambassadeur américain dans l'embarras

mer, 05/23/2018 - 10:21

L'ambassade des Etats-Unis en Israël a pris ses distances mercredi avec un photomontage présenté la veille à l'ambassadeur David Friedman sur lequel les lieux saints musulmans de Jérusalem ont disparu au profit d'un temple juif.

M. Friedman a été photographié mardi, tout sourire, auprès d'un cliché aérien de Jérusalem qu'on lui présente, mais qui a été retouché.

Sur l'image, le Dôme du Rocher et la mosquée al-Aqsa, sur l'ultra-sensible Esplanade des mosquées, ont disparu et ont laissé la place à une restitution d'un temple juif.

Face au début de controverse, l'ambassade américaine a exprimé sa réprobation et indiqué que les faits s'étaient produits à l'insu du diplomate.

Le montage touche à une matière particulièrement volatile. L'Esplanade est le troisième lieu saint de l'islam, mais elle est également révérée par les juifs --sous le nom de Mont du temple-- comme le site où s'élevait le temple détruit par les Romains en l'an 70.

Le sujet est d'autant plus brûlant que le site est à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville annexée par Israël, et se trouve au coeur du conflit israélo-palestinien. Pour des raisons historiques, il est sous la garde de la Jordanie, mais tous les accès en sont contrôlés par les forces israéliennes.

Alors que le site est pour les musulmans un lieu de culte où vont prier des dizaines de milliers de fidèles chaque semaine, les juifs y ont seulement le droit de visite à des heures précises, mais y ont l'interdiction de prier.

Toute tentative de remise en cause de ce statu quo est susceptible d'enflammer les passions chez les musulmans. Une minorité de juifs réclament la souveraineté sur le site et promeuvent activement la reconstruction du temple. Un éventuel soutien américain aurait un caractère explosif.

L'ambassade des Etats-Unis a assuré que tel n'était pas le cas.

"L'ambassadeur Friedman ne savait pas ce que représentait l'image présentée devant lui quand la photo a été prise", a-t-elle écrit sur Twitter, "il est profondément déçu". "La politique américaine est absolument claire: nous soutenons le statu quo".

La photo a été prise lors d'une visite à l'organisation Ahiya à Bnei Brak (centre), qui aide les enfants souffrant de difficultés d'apprentissage.

"Nous présentons nos excuses à l'ambassadeur des Etats-Unis en Israël et à l'ambassade", a réagi Ahiya dans un communiqué.

"Un membre du personnel de l'organisation a présenté la photo à l'ambassadeur à l'insu de l'organisation, de l'ambassade et de l'ambassadeur. Nous regrettons qu'un geste politique mesquin ait pollué cet évènement", a-t-elle dit.

L'incident intervient moins de dix jours après le transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem. Le déménagement a ulcéré les Palestiniens qui y voient la négation de leurs revendications sur Jérusalem-Est.

Il implique en outre une personnalité honnie de la direction palestinienne, l'ambassadeur Friedman, de confession juive et décrié par les Palestiniens comme le défenseur de la colonisation et l'avocat ardent des intérêts israéliens.

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Le chômage est remonté début 2018 en France

mer, 05/23/2018 - 10:20

La baisse du chômage de fin 2017 était trop belle: le taux de l'Insee est reparti à la hausse au 1er trimestre, pour s'établir à 9,2% en France entière, symbole d'une reprise qui ralentit légèrement.

Grâce à une décrue d'une ampleur inhabituelle (-0,6 point), l'indicateur s'était établi à 9,0% (chiffre révisé à la hausse) de la population active au 4e trimestre 2017, soit son plus bas niveau depuis début 2009. Mais l'Insee s'attendait, dans une note de conjoncture publiée en mars, à une légère correction de janvier à mars.

C'est désormais chose faite.

Le taux de chômage, mesuré par l'Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), est remonté de 0,2 point au 1er trimestre. Il est même en hausse de 0,3 point sur la seule métropole, où il reste tout de même sous la barre des 9%, à 8,9%.

Ces évolutions trimestrielles sont toutefois à analyser avec prudence, car elles se situent dans la marge d'erreur de l'indicateur (+/-0,3 pt).

La hausse trimestrielle a touché toutes les classes d'âges, les taux de chômage des jeunes (15-24 ans) et des seniors (50 ans et plus) ayant tout deux augmenté de 0,1 point, respectivement à 21,4% et 6,5%.

Sur un an, le taux de chômage reste, malgré tout, en baisse de 0,4 point, avec ou sans les Outre-mer.

Au total, l'Insee a comptabilisé en France entière 2,75 millions de chômeurs en moyenne au 1er trimestre en France entière, soit une hausse de 83.000 (+3,1%) sur trois mois et une baisse de 79.000 (-2,8%) sur 12 mois.

- "Contrecoup" -

Une fois n'est pas coutume, la tendance enregistrée par l'Insee est moins bonne que celle observée par l'autre thermomètre du chômage, celui de Pôle emploi. Au 1er trimestre, l'opérateur a connu une baisse du nombre de chômeurs inscrits sur ses listes (-32.100, -0,9%). Au cumul, l'indicateur de Pôle emploi reste cependant nettement plus élevé que celui de l'Insee, puisqu'il comptabilise 3,70 millions de chômeurs, soit près d'un million de plus.

Les deux indicateurs étaient pourtant calés pour la première fois sur une même périodicité, les chiffres de Pôle emploi étant devenus trimestriels.

Ces deux thermomètres du chômage divergent souvent car ils ne mesurent pas le phénomène de la même manière: l'Insee, dont l'indicateur est utilisé pour les comparaisons internationales, réalise une enquête auprès de 110.000 personnes, tandis que Pôle emploi publie le nombre de personnes inscrites sur ses listes.

Sur le premier trimestre, les chiffres de l'Insee sont à l'image d'un marché du travail qui marque le pas dans un contexte de reprise.

Après avoir atteint 2,2% en 2017, son plus haut niveau depuis 10 ans, la croissance économique a fortement ralenti au 1er trimestre, retombant à 0,3%, contre 0,7% au trimestre précédent. Parallèlement, les créations d'emplois salariés dans le secteur privé, bien que toujours dynamiques (+57.900, +0,3%), ont connu un léger ralentissement au 1er trimestre.

La semaine dernière, l'Elysée relativisait ces chiffres en demi-teinte, y voyant "un contrecoup d'une fin d'année particulièrement dynamique".

Ce mercredi, le panorama dressé par l'Insee n'est pas tout noir.

Ainsi, malgré la hausse du taux de chômage, le chômage de longue durée est en légère baisse (-0,1 pt), à 3,6% de la population active. Au 1er trimestre en métropole, 1,06 million de chômeurs recherchaient du travail depuis au moins un an.

Par ailleurs, le "halo autour du chômage" a lui aussi baissé. Ces personnes souhaitant travailler, mais pas comptabilisées parce qu'elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement, étaient 1,48 million au 1er trimestre, soit 22.000 de moins que fin 2017.

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Nucléaire: EDF reste sur ses positions pour l'avenir du parc français

mer, 05/23/2018 - 10:19

EDF a réitéré mercredi sa volonté de ne fermer aucun réacteur nucléaire avant 2029 hormis ceux de la centrale de Fessenheim, et d'obtenir l'autorisation d'en garder certains en service jusqu'à 60 ans, mais sans préciser combien.

"Nous sommes confiants dans notre capacité à exploiter en toute sûreté (le) parc (nucléaire) jusqu'à 60 ans (...), mais il ne nous parait pas réaliste d'emmener l'ensemble du parc à cette échéance", écrit l'électricien dans sa contribution publiée mercredi sur le site de la Commission nationale du débat public.

Ce texte s'inscrit dans le débat en cours sur l'élaboration de la feuille de route énergétique de la France pour la période 2019-2023 et des orientations à horizon 2028. Il doit permettre au gouvernement d'aboutir à un texte définitif à la fin de l'année.

Actuellement, EDF a l'autorisation d'exploiter les 58 réacteurs de son parc français pendant 40 ans. Un certain nombre commenceront à atteindre cette échéance à partir de 2019 et EDF prévoit de grands travaux pour obtenir de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) le droit de prolonger leur vie de dix années supplémentaires, soit jusqu'en 2029 pour les plus anciens.

Dans sa contribution, EDF en dit un peu plus sur la manière dont il envisage de faire évoluer son parc après cette date. Il prévoit qu'il devra commencer à "anticiper des arrêts" pour lisser dans le temps la fermeture des centrales et éviter d'avoir à en arrêter trop en même temps.

"Nous envisageons certains des arrêts dès le début des échéances des cinquièmes visites décennales", soit à l'atteinte des 50 ans de fonctionnement.

EDF ne précise toutefois pas combien de réacteurs il entend fermer et admet que "les décisions sur l'évolution du mix-électrique relèvent évidemment de la puissance publique".

Le mois dernier, Nicolas Hulot avait rappelé que si EDF défend ses intérêts, "ce n'est pas à EDF de me dire, de nous dire (...) que nous n'allons pas fermer d'autres réacteurs pendant le quinquennat". L'objectif du gouvernement est de réduire la part du nucléaire dans la production d'électricité à 50%, mais plus dès 2025 comme le prévoyait la loi sur la transition énergétique de 2015.

EDF confirme aussi qu'il travaille toujours au développement d'un réacteur EPR "simplifié" pour renouveler une partie du parc nucléaire français. Il dit d'ailleurs attendre "une décision prochaine" de l'Etat pour lancer le processus permettant de mettre une "première" centrale en service "en 2030 ou à peu près".

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Mobilisation du 26 mai: Martinez défilera à Paris

mer, 05/23/2018 - 10:17

Philippe Martinez défilera à Paris samedi lors de la manifestation à laquelle appellent une cinquantaine d'organisations syndicales, politiques et associatives pour protester contre la politique du président Macron, selon son agenda publié lundi.

La CGT, qui n'a pas coutume de défiler les samedis, s'associe à cette initiative compte tenu de "l'urgence sociale". Jusqu'à présent, Philippe Martinez s'était refusé à marcher aux côtés de La France insoumise.

Jean-Luc Mélenchon, leader de LFI, qui appelle aussi à cette journée de mobilisation, défilera à Marseille.

Des initiatives sont également prévues à Toulouse, Lille, Poitiers, Rouen ou Nantes.

A Paris, la manifestation partira à 14H30 de la gare de l'Est vers la place de la Bastille. Il n'y aura pas de carré de tête, mais un char. Les organisations syndicales et politiques seront placées derrière le cortège "citoyen".

Parmi les organisations figurent des associations, comme Les Effronté.es ou Droit au logement, des partis (La France insoumise, PCF, Europe écologie les verts, NPA...) ou des syndicats (CGT, FSU, Solidaires, Unef).

Benoît Hamon, fondateur du mouvement Générations, participera également à la mobilisation, de même que Pierre Laurent (PCF) ou Olivier Besancenot (NPA).

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Parcoursup: la moitié des candidats ont reçu au moins une proposition

mer, 05/23/2018 - 10:15

Plus de la moitié des jeunes inscrits sur la nouvelle plateforme d'accès à l'enseignement supérieur Parcoursup avaient reçu mercredi matin au moins une réponse positive à leurs voeux, mais quelque 29.000, qui avaient postulé uniquement à des filières sélectives, n'ont essuyé que des refus.

Mercredi matin, 436.000 lycéens de Terminale ou étudiants en réorientation avaient reçu au moins un "oui" à leurs souhaits inscrits sur Parcoursup. Cette nouvelle plateforme a succédé cette année à APB, critiquée en raison du tirage au sort qui départageait les candidats dans certaines filières universitaires lorsque les postulants étaient plus nombreux que les places offertes.

Quelque 29.000 candidats n'ont reçu que des "non" à leurs voeux. Ils n'avaient donc postulé qu'à des filières sélectives (prépas, BTS, DUT, double-licences...). Tous ont reçu un mail leur expliquant comment saisir la commission du rectorat, chargée de leur trouver une place qui corresponde à une formation au plus près de leurs souhaits, a précisé le ministère à plusieurs journalistes.

Pour ces filières sélectives, les réponses possibles sont "oui", "non" ou "en attente", un système inchangé par rapport aux années précédentes.

Les modalités d'accès aux filières non sélectives (licences générales) en revanche ont été modifiées: les réponses sont "oui", "en attente" ou "oui si", si l'université considère que le candidat ne possède pas les connaissances et compétences requises. Il est accepté à condition qu'il s'engage à suivre un parcours d'accompagnement.

Dans les filières les plus demandées, il est possible que le "en attente" se traduise in fine par un refus.

Parcoursup a délivré ses premières réponses mardi à 18H00 et la plateforme est réactualisée chaque matin pour prendre en compte les évolutions des listes d'attente.

Ainsi, mardi soir, quelque 419.000 candidats avaient reçu au moins une proposition positive. Certains candidats ont d'ores et déjà accepté la proposition qui leur a été faite. Ils ont donc renoncé à une autre éventuelle proposition positive et à leurs voeux en attente, remettant ainsi automatiquement dans le système des places. Mercredi matin, le nombre de réponses positives était ainsi passé à 436.000.

Les jeunes ont une semaine pour prendre une décision (choisir entre deux "oui", maintenir ou renoncer à une place "en attente").

- "J'ai libéré trois places" -

"J'ai deux tiers de mes voeux en attente et deux réponses positives, qui ne sont pas mes souhaits préférés", déclare Christine, élève de Terminale à Fénélon, un lycée du centre-ville de Lille. "Mais chaque jour, des places vont se libérer", ajoute-t-elle sans trop d'inquiétude.

Près d'elle, Sarah a reçu deux réponses positives et deux "en attente". Elle a tout de suite accepté une place en licence de philosophie. "Du coup, j'ai libéré trois places en quelque sorte", dit-elle.

Le ministère s'attend à quelque 350.000 propositions supplémentaires au cours des dix prochains jours.

Parcoursup rassemble les voeux de quelque 810.000 jeunes et regroupe 80% des formations post-bac proposées en France, sélectives ou non sélectives.

Cette année, pour la première fois, les dossiers de tous les candidats ont fait l'objet d'un classement par les universités, y compris pour les filières non-sélectives. Une mesure dénoncée comme une "sélection" à l'entrée à la fac, selon les opposants à cette procédure qui a fait l'objet d'une loi au printemps.

Benoit Hamon, fondateur du mouvement Générations, a appelé mercredi les bacheliers à demander des comptes au gouvernement à propos de Parcoursup, un système "opaque, qui trie" et laissera certains bacheliers sans affectation, selon lui, à la rentrée prochaine.

La contestation de la nouvelle loi sur les universités a provoqué manifestations et blocages d'universités ces deux derniers mois. Mais les lycéens, les premiers concernés, ont été les grands absents de ces mouvements de protestation.

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Migrants à Paris: Collomb veut une évacuation "à bref délai"

mer, 05/23/2018 - 10:14

Le ministre de l'Intérieur a annoncé l'organisation, "à bref délai", d'une évacuation des plus de 2.300 migrants vivant sur des campements à Paris, avec une opération conciliant "mise à l'abri" mais aussi des "contrôles administratifs", mercredi dans un communiqué très sec envers la ville de Paris.

Gérard Collomb "prend note du refus de la ville de demander l'évacuation de son domaine public, ce qu'il regrette", et il a par conséquent demandé au Préfet de police "de pallier cette carence en vue de procéder à l'opération", qui devra concilier "les exigences de la mise à l'abri et de l'application du droit des étrangers"

Aujourd'hui les campements posent des "enjeux humanitaires" qui "ne sont plus supportables pour les Parisiens", note le ministère dans son communiqué, en martelant que "dans la préparation de cette opération, le rôle de la Ville de Paris sera essentiel, car si les campements se reconstituent, cette 35e opération n'aura servi à rien".

En effet "cette situation se répétera indéfiniment si des mesures ne sont pas prises par les autorités locales pour éviter que les campements ne se reconstituent", ajoute-t-il.

Deux campements grossissent depuis des mois dans le nord-est de Paris, notamment près du canal de Saint-Denis ou quelque 1.600 personnes vivent dans des conditions alarmantes. La récente noyade d'un migrant dans le canal Saint-Martin a aggravé les inquiétudes, mais la ville et le gouvernement peinent à s'entendre sur les modalités d'une évacuation, l'Intérieur insistant sur la nécessité d'une demande en bonne et due forme que la mairie refuse, arguant que cela n'a jamais été nécessaire lors des précédentes opérations.

Gérard Collomb met aussi en cause, de manière à peine voilée, l'effort de la Ville en matière d'hébergement, affirmant que "40% de la demande d'asile française" se porte sur l'Ile-de-France, mais que Paris ne compte "que 2% des places d'hébergement pour demandeurs d'asile".

Lors des précédentes opérations, "les personnes évacuées le sont déjà vers la périphérie parisienne ou dans des départements qui accueillent déjà de nombreux demandeurs d?asile", ajoute le ministère.

"Il convient donc de penser le problème parisien dans une logique d'ensemble qui permette de faire respecter la loi républicaine en matière d'asile et d'immigration", poursuit-il.

En clair cela signifie "pouvoir accueillir celles et ceux qui peuvent bénéficier de la protection" de la France mais aussi "éloigner ceux qui n'ont pas vocation à rester sur le territoire national", et dans cette optique "un certain nombre de contrôles administratifs" auront lieu à l'occasion de l'opération, avertit le ministère.

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Un marché du travail au ralenti au 1er trimestre 2018

mer, 05/23/2018 - 10:09

A l'image du taux de chômage, qui a augmenté à 9,2% en France entière, les indicateurs du marché de l'emploi sont mi-figue mi-raisin au 1er trimestre 2018. Récapitulatif.

- Taux de chômage -

L'indicateur de l'Insee est en hausse de 0,2 point au 1er trimestre, s'établissant à 9,2% en France entière. Il reste en baisse de 0,4 point sur un an.

Au total, l'institut a comptabilisé, en moyenne sur le trimestre, 2,75 millions de chômeurs, un nombre en hausse de 83.000 (+3,1%) sur trois mois.

- Inscrits à Pôle emploi -

Le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A (sans activité) à Pôle emploi a baissé de 32.100 (-0,9%) en France entière. Il s'établit à 3,70 millions de personnes.

Dans le même temps, le nombre de demandeurs d'emploi exerçant une activité (catégories B et C) a augmenté de 34.100 (+1,5%).

Au total, le nombre d'inscrits, avec ou sans activité, est resté presque stable (+1.900, +0,0%), à un record de 5,93 millions.

- Emploi salarié -

Le secteur privé a enregistré 57.900 créations nettes d'emplois salariés (+0,3%). Il s'agit d'un léger ralentissement par rapport aux trimestres précédents.

Les effectifs du secteur atteignent 19,34 millions de salariés.

Dans le détail, les services marchands (+52.700, +0,5%) et la construction (+7.900, +0,6%) ont concentré l'essentiel des nouveaux postes. L'intérim (+2.600, +0,3%) et l'agriculture (+2.000, +0,7%) ont également créé des postes, mais dans une moindre mesure. Les services non marchands (-3.000, -0,1%) et l'industrie (-4.200, -0,1%) ont, quant à eux, détruit des postes.

- Embauches -

Les déclarations d'embauches pour des contrats de plus d'un mois se sont quasiment stabilisées (+0,1%) à 2,07 millions, selon l'Acoss. Les embauches en CDI ont augmenté de 0,8%, tandis que les CDD de plus d'un mois ont baissé de 0,5%.

Les contrats à durée indéterminée sont particulièrement dynamiques, en hausse de 14,3% sur un an, et de 36% depuis fin 2014.

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Emmanuel Macron ou le credo de l'entreprise

mer, 05/23/2018 - 10:05

Emmanuel Macron multiplie les appels aux entreprises françaises et étrangères pour qu'elles aident l'intérêt général, qu'il s'agisse de défendre l'environnement, embaucher des jeunes de banlieue ou oeuvrer pour les biens communs comme lors du sommet "TechforGood" mercredi.

Ex-banquier d'affaires qui mesure la puissance des grandes entreprises, le chef de l'Etat s'efforce depuis son élection de restaurer l'image de la France auprès d'elles, par une fiscalité plus favorable et un discours ouvertement "business-friendly" (ami des affaires), démultiplié par sa capacité à s'exprimer en anglais.

Parallèlement, il réclame leur soutien pour compléter l'action publique, convaincu de leur capacité à avoir une démarche "citoyenne".

C'est dans cet esprit que le chef de l'Etat organise mercredi "Tech for Good", un appel aux grandes entreprises de haute technologie à mettre leur puissance au service des "biens communs" (éducation, santé, formation...) qui devrait déboucher sur une série d'annonces.

Parmi elles figurent des multinationales critiquées pour leurs pratiques prédatrices, comme Facebook, ou des éminences grises comme Palantir, qui travaille pour des services de renseignement.

Adepte des relations personnelles pour mieux convaincre, Emmanuel Macron les reçoit tous à déjeuner à huis clos, puis certains en tête-à-tête, dont Mark Zuckerberg (Facebook), de retour du Parlement européen où il a dû s'excuser pour le pillage des données de ses utilisateurs après le scandale Cambridge Analytica.

Déjà en décembre, le président de la République avait réuni des grands groupes pour défendre l'environnement, lors du sommet "One Planet", organisé après le retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris, obtenant une série d'engagements chiffrés. "Nous faisons du judo" en mobilisant la finance pour cette cause, avait expliqué son entourage.

- "Esprits chagrin" -

En janvier, à la veille du sommet de Davos, il avait reçu au château de Versailles 140 grands patrons pour un sommet baptisé "Choose France" (Choisissez la France) et réussi à obtenir plusieurs engagements d'investissement en France. Certains dirigeants les plus connus ont soutenu leur hôte en proclamant dans de courtes vidéos, rediffusées par l'Elysée, leur attachement à la France.

Et à Davos, devant le gratin de la finance, il avait exhorté les grandes entreprises à faire preuve de vertu fiscale en évitant les techniques "d'optimisation" qui leur permettent, en domiciliant leurs activés dans tel ou tel pays, de réduire leur imposition, sans résultat visible.

En France, il a demandé aux distributeurs et industriels, sans grand succès, d'avoir des pratiques plus favorables aux agriculteurs en attendant la loi sur l'alimentation, elle contraignante.

Dans le cadre de ses mesures pour les banlieues, Emmanuel Macron a de nouveau réclamé aux entreprises une "mobilisation citoyenne" pour qu'elles embauchent des jeunes des quartiers et fait de cet appel une réponse à ceux qui l'accusent de favoriser les riches et les entreprises.

"Je vais réunir dans cette maison en juillet les 120 plus grosses entreprises françaises. Vous allez m'aider et montrer à tous les esprits chagrin que quand on aide les entreprises et les entrepreneurs à réussir dans ce pays, ça peut aussi être efficace et juste, ça existe", a-t-il lancé, "car les gens qui dirigent les entreprises, le soir ils rentrent quelque part chez eux, leurs parents sont soignés dans un hôpital quelque part".

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Mondial-2018: Rabiot refuse d'être suppléant en équipe de France

mer, 05/23/2018 - 10:02

Le milieu de terrain international du Paris-SG, Adrien Rabiot, retenu dans la liste des onze suppléants en équipe de France pour la Coupe du monde 2018, refuse d'être réserviste, révèlent mercredi L'Equipe et Le Parisien.

L'international parisien a adressé un courrier aux dirigeants de la FFF (Fédération française de football) pour leur signifier qu'il refusait sa place de suppléant pour la Coupe du monde en Russie, écrivent L'Equipe et le Parisien.

Pour L'Equipe, le joueur, âgé de 23 ans, "aurait décidé d'agir seul sans forcément tenir compte des recommandations de ses proches". Pour Le Parisien, c'est "une décision mûrement réfléchie que le staff tricolore aurait tenté d?infléchir".

Une telle décision "sous-entend qu'il ne désire pas que le sélectionneur le convoque en cas de besoin", souligne L'Equipe.

Adrien Rabiot qui compte six sélections chez les Bleus dont quatre comme titulaire, n'a pas été retenu par le sélectionneur Didier Deschamps dans la liste des 23 joueurs convoqués pour le Mondial mais seulement dans la liste des 11 suppléants.

Ces 11 joueurs sont appelés à remplacer un éventuel blessé dans la liste finale que le sélectionneur doit communiquer à la Fédération internationale (Fifa) le 4 juin.

"Les performances d'Adrien en équipe de France ne sont pas du tout du même niveau qu'avec le PSG", avait expliqué Didier Deschamps jeudi lors de l'annonce des joueurs retenus pour le Mondial du 14 juin au 15 juillet.

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Crispation politique après le houleux Ajaccio-Le Havre: un "grand classique" selon des experts

mer, 05/23/2018 - 10:00

La polémique autour du match Ajaccio-Le Havre a pris une tournure éminemment politique en Corse où plusieurs élus ont dénoncé un "racisme anti-corse" et un "lynchage médiatique", un "grand classique" sur l'île où le football est un vecteur identitaire fort, rappellent des experts.

"Vous avez la partie continentale et la partie insulaire, les deux se sentent agressées", résume à l'AFP Didier Rey, historien et professeur à l'Université de Corte: "L'une sur le terrain et par rapport au comportement réel ou supposé des supporters ou des équipes insulaires, et les Corses se sentant dénigrés systématiquement et pensant que les incidents sont grossis systématiquement et que les sanctions sont différentes en fonction du présumé coupable".

"Par conséquent, les politiques montent au créneau", poursuit Didier Rey: "C'est un grand classique depuis 50 ans parce que vous avez encore et toujours ce phénomène victimaire".

"La force du foot, c'est que ça permet de jouer sur la victimisation, et ça marche très bien pour les mouvements politiques qui jouent eux-mêmes sur une revendication victimaire", abonde Thierry Dominici, docteur en sciences politiques et spécialiste de la Corse à l'Université de Bordeaux.

Dans la foulée du match remporté dimanche par Ajaccio aux tirs au but, après une rencontre émaillée d'incidents et reportée après le caillassage du car des Havrais par quelques dizaines de supporters de l'AC Ajaccio scandant pour certains des insultes racistes vendredi soir à Ajaccio, tous les grands responsables et élus politiques de l'Île de Beauté sont montés au créneau face à la polémique.

Gilles Simeoni, président du conseil exécutif de Corse, a dénoncé un "climat d'hystérie anti-corse", le président indépendantiste de l'Assemblée de Corse Jean-Guy Talamoni a fustigé la "haine anti-corse", promettant une "riposte énergique" sur le terrain judiciaire --il doit d'ailleurs s'exprimer mardi après une réunion avec les bâtonniers, des avocats et des élus corses. Le député nationaliste Jean-Felix Acquaviva a lui aussi dénoncé un "acharnement anti-corse (...) indécent".

- "Dialogue victimaire" -

Les réactions courroucées ne se sont d'ailleurs pas limité au camp nationaliste. Le maire LREM de Bonifacio Jean-Charles Orsucci a ainsi multiplié les tweets pour dénoncer "les propos racistes" de journalistes ou d'internautes et fustiger l'idée que "seuls les Corses et tous les Corses sont racistes, violents". "Il ne faudrait (...) pas qu?on intente une nouvelle fois un procès généralisé et à charge contre la Corse tout entière à travers ce match de football", a aussi tweeté le maire sans étiquette (ex-LR) d'Ajaccio, Laurent Marcangeli.

Aux yeux de Thierry Dominici, ces réactions très largement partagées sont logiques: en Corse "le nationalisme est partout, au-delà du nationalisme institutionnel, c'est-à-dire des élus, et il est vrai qu'il n'y a pas meilleur sport identitaire que le football".

M. Dominici ajoute d'ailleurs que le ballon rond a joué pendant quelques jours un rôle de ciment insulaire spectaculaire, même si les joueurs de l'ACA ne sont pas tous originaires de l'île, "l'AC Ajaccio devenant le club de tous les Corses". Même le SC Bastia a apporté "tout son soutien" à l'AC Ajaccio face au "lynchage médiatique", réclamant "respect et traitement équitable dans les médias" pour les clubs corses de football.

Selon Didier Rey, plusieurs éléments sont venus se superposer dans cette rencontre sportive: un "amateurisme" des pouvoirs publics dans l'encadrement sécuritaire du car vendredi soir, des incidents sur le terrain qui sont de plus en plus "répétitifs" dans le football français et le "dialogue victimaire" entre Ajaccio et Le Havre qui illustre "les relations difficiles entre le continent et la Corse".

Pour M. Dominici, les politiques corses s'inspirent "du système catalan qui utilise la victimisation et les réseaux sociaux. Ils se sentent contraints de répondre à l'immédiateté des réseaux sociaux et font de la communication politique sur des événements qu'ils ne gèrent pas".

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Le président brésilien Michel Temer renonce à se présenter pour un nouveau mandat

mer, 05/23/2018 - 09:52
Le président brésilien Michel Temer a lancé mardi la candidature de son ex-ministre des Finances Henrique Meirelles pour la présidentielle d'octobre, abandonnant ainsi l'idée de briguer un nouveau mandat.
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Donald Trump esquisse les contours d'un accord sur le chinois ZTE

mer, 05/23/2018 - 09:47

Donald Trump a esquissé mardi les contours d'un accord avec la Chine pour régler leur contentieux sur le groupe chinois de télécoms ZTE, en évoquant une amende de plus d'un milliard de dollars et un changement de dirigeants.

"J'envisage une très forte amende. J'envisage peut-être un nouveau management, un nouveau comité de directeurs, des règles de sécurité très strictes", a déclaré le président américain lors d'une conférence de presse, ajoutant que l'amende pourrait s'élever "à 1,3 milliard" de dollars.

Donald Trump a été récemment sollicité par le président chinois Xi Jinping pour lever les sanctions imposées mi-avril à ZTE.

Washington accuse le 4e groupe de télécommunications chinois d'avoir violé ses engagements sur des embargos commerciaux contre l'Iran et la Corée du Nord. En rétorsion, l'administration Trump a décrété d'interdire, pendant sept ans, l'exportation de composants électroniques américains comme les microprocesseurs indispensables à ses smartphones.

Ces sanctions ont contraint ZTE à cesser l'essentiel de ses activités, mettant quelque 75.000 emplois en péril.

Selon l'agence Bloomberg, l'entreprise a perdu plus de 20 milliards de yuans (2,6 milliards d'euros) à la suite de la sanction américaine. Interrogé par l'AFP, ZTE s'est refusé à tout commentaire sur ces informations.

Or ces sanctions pénalisent aussi les entreprises américaines qui exportaient des composants à ZTE, comme l'a reconnu mardi le président américain.

ZTE peut "payer le prix fort sans que cela ne menace les entreprises américaines", a réagi Donald Trump, soulignant que de "très importantes sommes d'argent et d'emplois pour les entreprises américaines" étaient en jeu.

L'entreprise chinoise avait déjà été condamnée en mars 2017 à 1,2 milliard de dollars d'amende. Les autorités américaines avaient alors assorti cette amende d'une demande de changement au sein de la direction.

Pour l'heure, "il n'y a pas d'accord", a toutefois pris le soin de souligner Donald Trump, alors que la perspective d'un accord, dévoilée par le Wall Street Journal (WSJ), suscitait mardi des remous politiques.

Dans une série de tweets, le sénateur républicain de l'Etat de Floride Marco Rubio a exhorté à arrêter l'accord, soulignant que l'administration Trump proposait "exactement le même accord" que l'an passé qui a fait la preuve de son inefficacité.

"Procéder à des changements au sein de leur comité de direction et leur infliger des amendes ne les empêcheront pas de nous espionner et de nous voler", a-t-il écrit.

- Rester "ferme" -

De son côté, le sénateur démocrate de l'Etat de New York Chuck Schumer a estimé que cet arrangement "ne protégerait en rien la sécurité nationale et économique des Etats-Unis".

"La Chine nous vole notre prospérité et nous devons nous montrer forts et intraitables", a-t-il déclaré. "Nous exhortons le président à rester ferme, à ne pas laisser ZTE se soustraire aux sanctions sévères que nous lui avons imposées", a-t-il ajouté.

De son côté, le sénateur John Cornyn, numéro 2 des Républicains au Sénat, a souligné que ZTE constituait "un problème de sécurité nationale" en partie parce que chaque membre de la direction est membre du Parti communiste.

Interrogé vigoureusement au Sénat sur ce potentiel accord, Steven Mnuchin a toutefois martelé que "tout changement apporté à cela (sanctions américaines) prendra en compte les questions de la protection nationale et des technologies américaines".

"L'objectif n'était pas d'écarter ZTE du monde des affaires. Mais qu'ils respectent notre programme de sanctions", a-t-il insisté.

"Pékin a également proposé de supprimer des tarifs sur des milliards de dollars de produits agricoles américains dans le cadre de ces négociations", selon le WSJ.

Ces informations sont publiées trois jours après l'annonce par les deux pays d'un "consensus" sur le commerce. Pékin a accepté de réduire le déficit commercial américain en achetant plus de biens et services américains et en ouvrant davantage son marché pour réduire le déficit des Etats-Unis.

Les détails doivent encore être finalisés et une délégation américaine doit se rendre à Pékin prochainement.

Signe de la décrispation entre les deux pays, la Chine, premier marché automobile mondial, a annoncé mardi qu'elle allait réduire dès le 1er juillet ses droits de douane de 25% à 15% sur les voitures.

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Un Coran en soie pour préserver l'héritage culturel de l'Afghanistan

mer, 05/23/2018 - 09:43

Une prouesse rare vient d'être réalisée en Afghanistan: un Coran en soie dont chacune des 610 pages a été peinte à la main. Ses créateurs espèrent qu'elle soutiendra l'art pluriséculaire mais menacé de la calligraphie.

Une équipe de 38 calligraphes et peintres miniaturistes a oeuvré pendant près de deux ans pour créer cette ?uvre d'art, reliée en cuir et pesant 8,6 kilos.

La plupart des artistes recrutés pour cette initiative ont été formés par l'institut de la Fondation britannique Turquoise Mountain, installée dans un vieux caravansérail de Kaboul, qu'elle a restauré.

"Notre intention vise à garantir que l'art de la calligraphie ne va pas disparaître dans ce pays. L'écriture est une part de notre culture", indique à l'AFP le maître calligraphe Khwaja Qamaruddin Chishti, 66 ans.

La calligraphie, utilisée pour retranscrire le texte sacré du Coran, est particulièrement respectée en terre d'Islam et parmi les Arts islamiques.

"Quand il s'agit d'art, il est difficile d'avancer un prix... Dieu nous a confié ce travail (le Coran) et ça compte bien plus pour nous que l'aspect financier", poursuit M. Chishti.

Munis d'une pointe de bambou ou de roseau, M. Chishti et ses calligraphes sont restés penchés jusqu'à deux jours d'affilée sur chaque page pour recopier les versets sacrés, parfois davantage si la moindre erreur justifiait de recommencer à zéro.

Ils ont utilisé le naskh, l'écriture cursive élémentaire développée aux premiers temps de l'islam en remplacement du style coufique (ou kufi), car plus facile à lire et à écrire.

Il a fallu près d'une semaine par page pour réaliser ensuite les enluminures qui encadrent les versets.

Les artistes n'ont utilisé que des pigments naturels, du lapis lazuli broyé - la pierre emblématique du pays -, de l'or, du bronze, pour recréer les enluminures classiques de l'école de peinture d'Herat, dans l'ouest, encouragée par la dynastie des empereurs mogholes timurides, aux XVe et XVIe siècles.

- 300 m de soie afghane -

"Toutes ces couleurs nous sont fournies par la nature", souligne Mohammad Tamim Sahibzada, maître ès miniatures et responsable des enluminures.

Travailler sur soie pour la première fois a constitué un véritable défi, confie M. Sahibzada à l'AFP. Le matériau, 305 mètres de soie 100% afghane, a été préalablement trempé dans une solution concoctée à partir de graines de psyllium pour prévenir les fuites capillaires d'encre.

Turquoise Mountain (TM) a commencé à travailler à Kaboul en 2006 avec la restauration du caravansérail, afin de préserver l'héritage culturel et artisanal de l'Afghanistan mis à mal par les guerres successives.

La fondation protège et perpétue l'art de la céramique, la menuiserie et le travail du bois, l'orfèvrerie, les miniatures et la calligraphie.

Elle espère que la réalisation de ce Coran en soie générera de nouvelles commandes autour de textes islamiques, lui permettant de créer des emplois pour les artisans formés par son institut: "Nous allons le présenter dans différents pays musulmans et voir s'il est possible de pérenniser des emplois en amenant nos diplômés à travailler sur d'autres Corans", explique Abdul Waheed Khalili, directeur de l'Institut à but non lucratif.

Pour l'heure, le précieux Coran est conservé dans un coffrage en noyer spécialement créé pour le protéger, au siège de la Fondation dans le vieux quartier de Murad Khani.

C'est là que TM a formé et continue de former des milliers d'artisans avec le soutien du British Council et du Prince Charles, ainsi que de l'agence de développement américaine USAid.

"Recopier le Coran sur soie est un travail extrêmement rare", affirme Nathan Stroupe, directeur de TM pour l'Afghanistan. Pour lui, ce projet est "une formidable façon de former nos élèves conformément à la tradition et au plus haut niveau d'excellence."

"Si un prince saoudien ou un collectionneur à Londres se montrait intéressé, il (ce Coran sur soie) pourrait sans doute se vendre entre 100.000 et 200.000 dollars", avance-t-il.

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Manchester United vaut 3,2 milliards d'euros, selon une étude

mer, 05/23/2018 - 09:40

La valeur globale du club de Manchester United a encore augmenté cette année, pour atteindre plus de 3,2 milliards d'euros, selon des estimations publiées mercredi par le cabinet KPMG, qui valorise le Real Madrid à hauteur de 2,9 milliards d'euros et le FC Barcelone à 2,8 milliards d'euros.

"Nous calculons les actifs de chaque club, s'ils possèdent un stade par exemple, la valeur des joueurs, mais aussi la valeur de marque ou d'image avec les contrats publicitaires et leur poids sur les réseaux sociaux", explique Jacques Boussuge, le responsable des sports chez KPMG.

La valorisation de Manchester United progresse de 5% par rapport à 2017 pour atteindre 3, 255 milliards d'euros cette année et devancer sur le podium les concurrents madrilènes et barcelonais.

Sur les 32 clubs européens évalués, le PSG arrive à la 11e place, avec une valeur estimée de 1,14 milliard d'euros, derrière le Bayern Munich (4e, 2,55 mds d'euros), les grands clubs anglais ou les Italiens de la Juventus Turin (9e, 1,3 milliard).

"Le PSG progresse et est en cours de structuration, mais cela prend du temps. Et il est limité par les règles du fair-play financier", estime encore Jacques Boussuge, interrogé par l'AFP.

Au total, la valeur financière des 32 clubs du classement atteint 32,5 milliards d'euros, une hausse de 9 % par rapport à 2017.

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Parcoursup: plus de la moitié des candidats ont reçu au moins une proposition

mer, 05/23/2018 - 09:20

Environ 436.000 candidats inscrits sur la plateforme d'accès à l'enseignement supérieur Parcoursup, soit plus de la moitié des lycéens de Terminale et étudiants en réorientation inscrits, ont reçu au moins une proposition depuis mardi soir, a indiqué mercredi le ministère de l'Enseignement supérieur.

Mais 29.000 candidats n'ont reçu que des "non" à leurs voeux. Ils n'avaient donc postulé qu'à des filières sélectives (prépas, BTS, DUT, double-licences...). Ils ont tous reçu un mail leur expliquant comment saisir la commission du rectorat, chargée de leur trouver une place qui corresponde à une formation au plus près de leurs souhaits, a précisé le ministère à plusieurs journalistes.

Parcoursup, qui a remplacé cette année le très critiqué système APB, a donné ses premières réponses mardi à 18H00 et la plateforme est actualisée chaque matin pour prendre en compte les évolutions des listes d'attente.

Le ministère s'attend à quelque 350.000 propositions supplémentaires au cours des dix prochains jours, a-t-il ajouté.

Lundi soir à 18H00, démarrage de la phase d'admission en études supérieures, Parcoursup avait délivré 419.000 réponses positives. Certains candidats ont d'ores et déjà accepté la proposition qui leur a été faite. Ils ont donc renoncé à une autre éventuelle proposition positive et à leurs voeux en attente, remettant ainsi autmatiquement dans le système des places.

Mercredi matin, le nombre de réponses positives était ainsi passé à 436.000.

Parcoursup rassemble les voeux de quelque 810.000 jeunes et regroupe environ 80% des formations post-bac proposées en France, qu'elles soient sélectives (prépa, BTS, DUT, double-licences etc.) ou non-sélectives (licences générales).

Cette année, pour la première fois, les dossiers de tous les candidats ont fait l'objet d'un classement par les universités, y compris pour les filières non-sélectives. Une mesure dénoncée comme une "sélection" à l'entrée à la fac, selon les opposants à cette procédure qui a fait l'objet d'une loi au printemps.

La contestation à un classement des dossiers a provoqué manifestations et blocages d'universités.

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