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Défilé du 26 mai: Le Foll opposé à une participation du PS

jeu, 05/17/2018 - 11:48

Stéphane Le Foll s'est déclaré jeudi opposé à une participation du PS à la manifestation du 26 mai pour "l'égalité, la justice sociale et la solidarité", à l'appel notamment de La France insoumise et à laquelle s'est associée la CGT.

"Il n'y a pas de raison que nous soyons derrière une invitation qui a été faite par qui ? Par La France Insoumise. Non mais quand même !", a affirmé Stéphane Le Foll sur Public Sénat.

"En politique, il faut avoir des lignes claires, franches (...) parce que si on commence par être tout le temps dans l'indécision, l'indéfinition, on finit par disparaître", a ajouté le député de la Sarthe, arrivé deuxième au congrès du PS derrière Olivier Faure.

"Qui comprendrait que l'ancien ministre de l'Agriculture qui a vu des manifestations jusque chez lui, un dimanche soir, se mette lui-même, maintenant, à avoir comme ligne politique de descendre dans la rue avec la convergence des luttes ? Moi, j'ai un peu de sens de la responsabilité et de la continuité", a-t-il lancé.

Le premier secrétaire du parti socialiste Olivier Faure a déclaré dimanche qu'il se prononcerait sur sa participation au défilé du 26 mai "quand on saura sur quoi on manifeste". Le porte-parole du PS Boris Vallaud a pour sa part indiqué mercredi que "c?est un point qui sera abordé au bureau national du PS".

Pour Stéphane Le Foll, LFI et la CGT "ont un objectif politique commun maintenant , c'est affiché". "C'est un tournant pour la CGT. C'est une manière de dire que la CGT s'engage maintenant dans une démarche politique, et avec un choix qui est celui de LFI. Ca, c'est le choix de la CGT", a-t-il jugé.

Parmi les participants au mouvement du 26 mai, organisé par Attac, figurent, outre la CGT, des associations comme les Effronté.es, la Fondation Copernic, le Syndicat de la magistrature, mais aussi Solidaires, la FSU, l'Unef, Droit au logement, le PCF et La France Insoumise. La CFDT et FO ne seront pas de la partie.

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Top 14: Toulouse "s'est posé les bonnes questions", estime Lacroix

jeu, 05/17/2018 - 11:46

Toulouse, triste 12e du Top 14 la saison dernière, "s'est posé les bonnes questions" pour retrouver la phase finale et recevoir samedi (16h15) Castres en barrage, a estimé son président Didier Lacroix dans un entretien à l'AFP.

Q: Le club est de retour en phase finale dès la première année de votre mandat. Quel est votre sentiment ?

R: "J'essaie de minimiser la performance d'être en barrage comme il aurait fallu minimiser le fait d'être douzième l'année dernière. Tout en restant excessivement fier de ce qu'ont fait les joueurs, l'encadrement et le club pour le remettre dans une situation de barragiste. Depuis la première minute de ma prise de fonction, j'ai toujours dit que le Stade Toulousain essaierait d'être le plus performant dans les compétitions dans lesquelles il est inscrit. On aurait signé pour être en phase finale, on est en phase finale donc on va la jouer pour être performant."

Q: Après cette transition, quel est l'objectif in fine pour le club ?

R: "On a tous envie que le Stade Toulousain joue régulièrement cette phase-là mais on a également conscience que dès lors qu'on a dix clubs qui jouent en début de saison le titre, ça laisse de la place à l'accident, à l'aléa sportif, on aura mathématiquement quatre non qualifiés chaque année, c'était notre tour l'année dernière, c'est le tour de Clermont cette année. Le premier objectif très clair est atteint mais le compétiteur que je suis ne va pas vous dire aujourd'hui qu'on s'arrête là. L'appétit vient en mangeant et en jouant à domicile, on a pas envie de perdre une troisième fois (cette saison) contre Castres même si on a conscience de l'adversaire qui nous est opposé. On joue une équipe qui nous a battus deux fois et qui a certainement une capacité à faire déjouer le Stade Toulousain. Charge à nous de faire en sorte que les situations soient différentes pour se mettre à l'abri".

- "Remise en cause" -

Q: Si l'on en croit les joueurs, le changement à la tête du club a fait souffler un vent nouveau.

R: "A l'échelle du temps, la remise en cause est la vertu du Stade Toulousain qui le fait dès lors qu'il perd deux fois d'affilée. Ce club, dans sa globalité, s'est remis en cause, s'est posé les bonnes questions et a certainement pris un certain nombre de bonnes décisions. Et le rôle d'un président dans ce cadre, c'est un rôle de chef d'orchestre, chargé de mettre en musique les énergies sur un terreau qui est existant. On a pas créé de toutes pièces cette équipe."

Q: Au delà de la satisfaction de revenir au premier plan, le conflit avec votre actionnaire Fiducial a été un point noir de cette saison. Où en-est-on ?

R: "J'ai tellement envie qu'au moins cette semaine, on mette les énergies au bon endroit et on se concentre sur le sportif. Rassurez-vous, la DNACG (le gendarme financier du rugby, ndlr) est bien venue hier, elle nous a bien audités et elle nous a confortés dans notre capacité à rétablir la situation de déficit structurel dans laquelle on est. Il y a un moment où le terrain sportif c'est quand même la plus belle des choses et la phase finale son nectar. J'aurai mon rôle de gestionnaire sur ces sujets financiers mais j'espère juste que pendant cette phase-là, on puisse tous profiter et tous se mettre en rouge et noir."

Propos recueillis par Mathieu GORSE

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L'espionnage allemand a obtenu du Novitchok dans les années 1990, selon les médias

jeu, 05/17/2018 - 11:45

Les services secrets allemands se sont procuré dans les années 90 via un transfuge russe un échantillon de l'agent neurotoxique Novitchok, récemment utilisé pour empoisonner un ex-espion russe en Grande-Bretagne, affirment jeudi plusieurs médias allemands.

Les renseignements extérieurs allemands, le BND, ont ainsi eu accès "dans la première moitié des années 90" soit après la chute de l'URSS à un échantillon de cet agent qui a servi à empoisonner début mars l'ancien agent double Sergueï Skripal et sa fille.

Tous les deux ont survécu mais l'affaire a déclenché une tempête diplomatique, Londres accusant Moscou d'avoir tenté de l'empoisonner. La Russie dément formellement, affirmant même n'avoir jamais eu de programme Novitchok.

Le transfuge russe, dont l'identité n'a pas été précisée, a proposé aux renseignements allemands de leur fournir un échantillon en échange d'une protection pour lui et sa famille, relatent les journaux Süddeutsche Zeitung, Die Zeit ainsi que les chaînes WDR et NDR, qui citent des sources ayant "participé à la décision" de se procurer le poison.

Une fois obtenu, l'échantillon a été analysé dans un laboratoire suédois, l'Allemagne ne voulant pas être accusée de travailler sur des armes chimiques. Le BND et le ministère de la Défense ont ensuite récupéré la formule chimique du Novitchok.

Berlin a également informé les renseignements américains et britanniques de l'existence de cet échantillon, selon ces médias allemands.

De petites quantités de l'agent neurotoxique ont ensuite été produites dans certains pays de l'OTAN à des fins de test, notamment pour déterminer si les équipements de protection étaient capables de résister, et de trouver des antidotes contre le poison.

L'existence du Novitchok n'a pas été rendue publique afin de ne pas nuire à la relation avec le président russe de l'époque, Boris Eltsine, affirme encore l'enquête des journalistes allemands.

Interrogés par ces médias, le gouvernement allemand et le BND se sont refusés à tout commentaire.

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Une campagne internationale pour "libérer" Liu Xia, la veuve du dissident chinois Liu Xiaobo

jeu, 05/17/2018 - 11:44
Une vingtaine d'écrivains, de poètes et d'artistes demandent aux autorités chinoises la libération de Liu Xia, veuve du prix Nobel de la paix 2010 Liu Xiaobo, qui est maintenue en résidence surveillée depuis le décès de son mari l'an dernier.
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RDC: Découverte d'un premier cas d'Ebola en zone urbaine (OMS)

jeu, 05/17/2018 - 11:40

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé jeudi la découverte d'un premier cas d'Ebola en zone urbaine en République démocratique du Congo (RDC), alors que les cas avaient été recensés jusqu'à présent dans une seule zone rurale.

"Un nouveau cas (...) a été confirmé à Wangata, l'une des trois zones sanitaires de Mbandaka, une ville de près de 1,2 million d'habitants de la province de l'Equateur dans le nord-ouest de la RDC", a indiqué dans un communiqué l'OMS qui fait part de son inquiétude.

Vendredi dernier, le directeur du Programme de gestion des situations d'urgence de l'OMS, Peter Salama, avait averti que "si nous voyons une ville de cette taille (Mbandaka, ndlr) infectée par Ebola, nous allons avoir une épidémie urbaine majeure".

Le 8 mai, les autorités de la RDC ont déclaré une épidémie d'Ebola dans le Nord-Ouest, près du Congo-Brazzaville.

L'OMS a comptabilisé au total 44 cas (3 cas confirmés, 20 probables et 21 suspects).

Jusqu'à présent, tous les cas confirmés d'Ebola avaient été signalés dans une zone rurale très difficile d'accès, dans la région de Bikoro, située au nord-est de Kinshasa, à la frontière avec le Congo-Brazzaville.

Cette zone se trouve également dans la province de l'Equateur, à environ 150 km de Mbandaka.

La découverte d'un premier cas confirmé d'Ebola en zone urbaine "est un développement préoccupant, mais nous avons maintenant de meilleurs outils que jamais pour combattre Ebola", a déclaré le directeur général de l'OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans le communiqué.

"L'OMS et nos partenaires prennent des mesures décisives pour arrêter la propagation du virus", a-t-il dit.

L'OMS indique qu'elle est en train de déployer une trentaine d'experts pour mener des activités de surveillance à Mbandaka, en collaboration avec le ministère de la Santé et d'autres partenaires.

"L'arrivée d'Ebola dans une zone urbaine est très préoccupante et l'OMS et ses partenaires travaillent ensemble pour intensifier rapidement la recherche de tous les contacts du cas confirmé dans la région de Mbandaka", a déclaré le Dr Matshidiso Moeti, directeur régional de l'OMS pour l'Afrique.

La découverte de ce premier cas intervient alors qu'un lot de 5.400 doses d'un vaccin expérimental contre Ebola en provenance de Genève a été réceptionné mercredi par les autorités.

L'épidémie d'Ebola la plus violente de l'histoire avait frappé l'Afrique de l'Ouest entre fin 2013 et 2016, causant plus de 11.300 morts sur quelque 29.000 cas recensés, à plus de 99% en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

L'OMS avait alors été vivement critiquée pour la lenteur de sa réaction, beaucoup l'accusant d'avoir beaucoup trop tardé à décréter une "urgence de santé publique de portée internationale".

La fièvre hémorragique Ebola vient d'un virus qui se transmet par contact physique par le biais de liquides corporels infectés. Le gibier de brousse est considéré comme un vecteur potentiel.

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La reprise en main d'Altice semble donner ses premiers résultats

jeu, 05/17/2018 - 11:36

Repris en main par son fondateur Patrick Drahi après une chute boursière en novembre, le groupe de télécoms et médias Altice Europe (SFR), semble sur la voie de la rédemption, attirant de nouveaux clients sur le marché français.

Le deuxième opérateur français a séduit plus de 300.000 clients supplémentaires dans l'Hexagone en fixe et mobile, un chiffre à mettre en rapport avec les plus de deux millions d'abonnés qui avaient été perdus au total depuis le rachat du groupe à Vivendi, en 2014.

Pour la première fois depuis son passage sous le pavillon Altice, SFR gagne en effet des abonnés tant sur le fixe que sur le mobile: 71.000 sur le fixe, grâce au recrutement de 96.000 abonnés à la fibre sur le trimestre, et 239.000 sur le mobile, meilleure performance du groupe depuis quatre ans.

"Sur le premier trimestre, Altice commence à voir les résultats de son plan de redressement stratégique, avec les meilleurs résultats jamais réalisés en terme d'abonnements. Notre stratégie porte ses fruits", s'est félicité M. Drahi, cité dans un communiqué.

Un flou ressenti dans la stratégie précédente à la tête du groupe avait été durement sanctionné par les marchés lors de la présentation des résultats du troisième trimestre 2017, provoquant une chute de plus de 50% du titre à la Bourse d'Amsterdam.

S'en était suivi un large remaniement de la direction, avec le retour aux affaires de M. Drahi, une séparation des activités américaines et européennes, qui sera effective en juin prochain, et un recentrage sur les télécoms et la satisfaction clients.

Là encore, le groupe souligne une amélioration de l'image, avec un taux de départ des abonnés en baisse et un niveau d'appel et de rappel au service clients également en amélioration.

- Rebond en bourse -

Certes, cela ne se traduit pas encore sur le chiffre d'affaires, qui reste stable sur le trimestre au niveau d'Altice Europe, à 3,56 milliards d'euros, et même en légère baisse en France, de l'ordre de 1%. La marge d'excédent brut d'exploitation (Ebitda) se replie de 0,1 point à 35,7%, même si elle reste l'une des meilleures du secteur.

Mais la tendance est là: la baisse des ventes ralentit et le groupe regagne des abonnés sur ses deux principaux marchés, la France et le Portugal.

De bons résultats salués par les marchés, le titre Altice prenant 8,77% à la Bourse d'Amsterdam, à 8,55 euros à 10H30, sur une place en légère hausse de 0,12%.

"Altice publie des chiffres qui montrent que le plus dur est sans doute passé en Europe", estiment les analystes de Aurel BGC, l'entreprise enregistrant "la meilleure performance depuis que le groupe de Patrick Drahi a pris le contrôle de SFR. Au Portugal aussi, les chiffres de la conquête de clients sont meilleurs".

Au Portugal, deuxième marché du groupe, la base clients sur le fixe est également en progression, de 4.000 nouveaux contrats, là encore sous l'effet de la fibre, qui augmente de 49.000 nouveaux abonnés sur le trimestre, en accélération par rapport à un an plus tôt (+31.000).

Ces recrutements n'ont cependant pas encore d'effet sur le chiffre d'affaires de l'opérateur MEO, qui se replie de 6,5% sur le trimestre avec une marge d'Ebitda en recul de 4 points à 43,3%.

Pour le groupe, reste le niveau d'endettement, toujours élevé en Europe à plus de 31 milliards d'euros, sur lequel la direction souhaite rassurer, en se séparant notamment des actifs non essentiels.

Ces ventes en cours concernent en particulier les pylônes mobiles, puisque 10.000 ont été vendus en France, et 3.000 au Portugal, alors que les actifs en République dominicaine pourraient être vendus au second semestre.

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Cannes: "Dogman", western urbain autour d'un toiletteur pour chiens

jeu, 05/17/2018 - 11:34

Avec "Dogman", en lice pour la Palme d'or, Matteo Garrone a frappé un grand coup mercredi soir et révélé un acteur, Marcello Fonte, dans la peau d'un toiletteur pour chiens qui montre les crocs après avoir trop longtemps subi.

Loin de sa fresque sur la mafia, avec "Gomorra", couronnée du Grand Prix du jury par Cannes en 2008, le réalisateur italien s'est cette fois penché sur un homme simple, Marcello. Divorcé, il vivote, dans sa boutique, avec un petit trafic de cocaïne pour améliorer les fins de mois. Et ses seuls vrais amis sont les chiens qui viennent entre ses mains se refaire une beauté.

Trahi et humilié par celui qui a dû être un ami d'enfance, Simoncino (Edoardo Pesce), une montagne de muscles accro à la cocaïne, ce anti-héros parfait perd peu à peu toute son innocence. Jusqu'à sombrer dans une spirale de violence incontrôlable.

Parti d'une simple "suggestion visuelle, celle de quelques chiens enfermés dans une cage qui assistent comme témoins à l'explosion de la bestialité humaine", comme l'explique Matteo Garrone dans la note d'intention du film, "Dogman" interroge les conséquences de nos choix quotidiens. Pour Marcello, c'est notamment cette fidélité à une amitié ancienne, cette décision de ne pas trahir.

Découpé en trois actes, séparés par deux scènes de plongée sous-marine entre Marcello et sa fille, les seuls moments de paix du personnage, le film repose sur les épaules de Marcello Fonte. Aperçu dans "Gangs of New York" de Scorsese, chez Ettore Scola ou dans "Corpo Celeste" de Alice Rohrwacher, également en compétition à Cannes avec "Heureux comme Lazzaro", l'acteur italien est éblouissant.

Homme humilié, regard de chien battu, Marcello tente de rester fidèle à ses valeurs. Et finalement il va redresser la tête, peu à peu, pour tenter de regagner le respect qui lui est dû. Une performance qui ne devrait pas être loin de lui offrir le prix de l'interprétation masculine, pour lequel il pourrait être en compétition avec le Lazzaro de Alice Rohrwacher, lui aussi un innocent exploité par les autres.

Porté en triomphe par l'équipe du film, mercredi soir, Marcello Fonte a été longuement ovationné par les 2.300 spectateurs du Grand Théâtre Lumière. Parmi eux, visiblement admirateur, Matt Dillon, l'acteur américain, aperçu lundi sous les traits du serial killer de Lars von Trier dans "The House that Jack built".

Mais le film vaut aussi par la maîtrise technique de Matteo Garrone. Deux fois Grand Prix du jury cannois, avec "Gomorra" donc mais aussi "Reality", en 2012, le réalisateur italien rendrait presque belle cette cité balnéaire aux murs lépreux, quelque part dans le sud de la Péninsule, noyée sous une triste pluie d'hiver.

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Le Royaume-Uni limite drastiquement les mises dans les machines à sous

jeu, 05/17/2018 - 11:25

Le gouvernement britannique a annoncé jeudi avoir décidé de limiter drastiquement à deux livres la somme dépensée en une seule mise dans les machines à sous afin de réduire les risques liés au jeu.

La ministre des Sports et de la Société civile Tracey Crouch a dévoilé cette décision dans un communiqué, au terme de plusieurs mois de réflexion et malgré les inquiétudes de l'industrie du jeu dont l'activité est particulièrement lucrative.

Les joueurs pouvaient jusqu'à présent miser jusqu'à 100 livres toutes les 20 secondes dans ces terminaux très prisés dans le pays.

Le gouvernement est allé plus loin que ce qu'avait préconisé en mars le régulateur britannique des jeux, qui avait recommandé un maximum de 30 livres par mise.

"Les problèmes de jeu peuvent détruire les vies d'individus, de familles et de communautés. Il est bien que nous prenions ces mesures maintenant pour faire en sorte qu'une industrie du jeu responsable protège les plus vulnérables dans notre société", a expliqué Tracey Crouch.

Elle précise que ces changements nécessitent désormais le feu vert du Parlement et que le gouvernement va travailler avec les professionnels pour leur laisser suffisamment de temps pour mettre en place ces nouvelles règles.

Tracey Crouch a précisé sur la BBC que la mesure prendra effet dans le courant de 2019.

La puissante société de paris Paddy Power Betfair a estimé que cette décision va diminuer les recettes tirés des machines à sous entre 33% à 43%.

Son directeur général Peter Jackson estime toutefois que l'annonce est positive pour l'avenir du secteur, qui pourrait profiter de ce changement visant à le rendre plus responsable vis-à-vis de ses clients.

Un autre groupe de paris, William Hill, s'attend quant à lui à ce que 900 de ses boutiques au Royaume-Uni, soit 38% de son réseau, perdent de l'argent, ce qui pourrait entraîner de possibles fermetures.

La décision a été largement saluée dans le pays, tant par l'Eglise d'Angleterre que les responsables politiques.

Fait rare, le gouvernement s'est même attiré les louanges de l'opposition travailliste.

"Ce n'est pas souvent que l'opposition félicite le gouvernement mais Tracey Crouch a pris la bonne décision aujourd'hui", couronnant des années de bataille, selon Tom Watson, un responsable du Labour.

Il prévient toutefois que "ce ne sera pas un remède miracle pour traiter l'épidémie plus large qu'est le problème du jeu au Royaume-Uni".

Les libéraux-démocrates se sont également réjouis, même s'ils estiment, par la voix de Don Foster, que "le gouvernement a mis une éternité pour prendre cette décision qui est finalement la bonne".

L'industrie du jeu emploie quelque 53.000 personnes dans les boutiques de paris sur le territoire britannique.

Selon le gouvernement, les machines à sous sont concentrées dans les zones les moins favorisées, avec un taux de chômage élevé, attirant surtout des personnes inactives en quête d'argent.

D'après les chiffres officiels, la dépendance aux jeux d'argent concerne 430.000 personnes au Royaume-Uni, tous types de paris confondus.

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Dans l'Est de l'Ukraine, des tranchées contre les chars de Kiev

jeu, 05/17/2018 - 11:20

Par une chaleur de plomb, une dizaine de personnes creusent la terre sèche. Quatre ans après l'éclatement du conflit dans l'Est de l'Ukraine, des séparatistes prorusses construisent une nouvelle ligne fortifiée contre les "chars ukrainiens".

"Nous préparons des positions de réserve en cas d'une éventuelle offensive" de Kiev, explique Oleg, un chômeur de 49 ans venu participer à ces travaux entamés il y a un mois à l'appel du bataillon séparatiste Vostok.

Devant lui, plusieurs centaines de mètres de fossé profond de deux mètres et équipé de trois abris fabriqués de gros troncs d'arbres, qu'Oleg et ses camarades, partisans des séparatistes, pour la plupart des hommes robustes vêtus de tenue camouflage.

Se présentant comme "bénévoles", ils se réunissent les weekends et jours fériés près d'un cimetière en périphérie de Iassynouvata, petite ville située près de la "capitale" séparatiste de Donetsk et à seulement trois kilomètres de la ligne de front.

"Derrière cette colline-là, c'est déjà l'ennemi", pointe Andreï, un barbu de 50 ans, combattant du bataillon Vostok qui ses présente sous le nom de guerre Reva.

"A votre avis, combien de temps cela prendra-t-il aux chars ukrainiens d'arriver dans le centre de Donetsk depuis là?" renchérit Aleksandre Semionov, un "vétéran" de Vostok.

Munis de bêches, scies et marteaux, ces hommes construisent une "deuxième ligne fortifiée" pour l'"armée" de la République populaire de Donetsk (DNR), autoproclamée.

Le conflit opposant l'armée ukrainienne et les séparatistes prorusses dans l'est de cette ex-république soviétique a fait plus de 10.000 morts depuis son déclenchement en avril 2014.

Les hostilités s'y sont apaisées après les accords de paix de Minsk conclu en février 2015 et des cessez-le-feu successifs, mais des flambées sporadiques de violences continuent d'alourdir le bilan des victimes. Kiev et l'Occident accusent la Russie de soutenir militairement les rebelles, ce que Moscou nie farouchement.

Même si les autorités ukrainiennes assurent qu'elles n'utiliseront que des méthodes politiques et diplomatiques pour restaurer un jour leur contrôle sur les zones séparatistes, les rebelles restent méfiants.

- "A tout moment" -

"On entend régulièrement des discours belliqueux de la part des responsables gouvernementaux ukrainiens disant qu'il faut nous liquider et nous vaincre", soutient Andreï.

"Si tu veux la paix, prépare la guerre", cite Alexandre Semionov, pour qui "une offensive peut survenir à tout moment". "Iassynouvata est un avant-poste, depuis ici, on peut embrasser d'un coup d'oeil tout Donetsk. Ce sont des hauteurs dominantes qu'il faut protéger", souligne-t-il.

Iassynouvata n'est guère l'unique site de ces activités. La mission d'observation de l'Organisation pour la sécurité et la coopération (OSCE) déployée dans la zone de conflit évoque régulièrement dans ses rapports quotidiens des tranchées ou bunkers fraîchement creusés dans la zone séparatiste.

Alors que la nostalgie pour l'URSS est forte dans les territoires sous contrôle séparatiste, les rebelles comparent régulièrement le conflit actuel à la Seconde guerre mondiale, baptisée Grande guerre patriotique dans l'Union soviétique.

La victoire soviétique continue de représenter une immense source de fierté pour les Russes, mise en avant régulièrement par les autorités russes et séparatistes prorusses de l'Est de l'Ukraine pour encourager le patriotisme.

Diffusées sur les réseaux sociaux par le bataillon Vostok, les affiches appelant les habitants locaux à se joindre à la construction de cette ligne fortifiée sont ainsi accompagnées d'une photo en noir et blanc sur laquelle on peut voir des femmes creuser des tranchées pendant la Seconde guerre mondiale.

"Pour nous, c'est la même guerre", assure Aleksandre Semionov qui considère comme "néonazies" les autorités pro-occidentales à Kiev.

"Rappelons-nous la Grande guerre patriotique: des civils creusaient des fossés antichar, des tranchées... Nous sommes leurs descendants et nous aidons notre armée", soutient Oleg.

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Les Burundais votent en masse pour donner le pouvoir absolu à Nkurunziza

jeu, 05/17/2018 - 11:16

Les Burundais votaient massivement jeudi, lors d'un référendum contrôlé de près par le régime, sur une vaste révision constitutionnelle destinée à renforcer le pouvoir du président Pierre Nkurunziza et à lui permettre d'éventuellement rester en fonction jusqu'en 2034.

Sous un important déploiement sécuritaire, avec véhicules blindés et forces de l'ordre en nombre, les Burundais ont afflué aux urnes dès l'ouverture des 11.076 bureaux à 06h00 (04h00 GMT).

Quelque 4,8 millions d'électeurs sont appelés à s'exprimer sur cette réforme qui consacre définitivement la dérive autocratique du pouvoir observée ces trois dernières années.

Le bulletin de vote ne comporte pas de question. Seule apparaît la mention "référendum constitutionnel de la République du Burundi de mai 2018", avec les cases oui et non ("Ego" et "Oya", en kirundi) à remplir.

De longues files pouvaient être observées en différents endroits. Dans la province de Ngozi (nord), d'où est originaire M. Nkurunziza, plusieurs centaines de personnes sont arrivées avant l?aube au centre de vote d'une école primaire, a constaté un photographe de l?AFP.

"Je suis venu à l?aube parce que j?étais impatient de voter pour le oui pour consolider l?indépendance et la souveraineté de notre pays", a déclaré à l?AFP un cultivateur d?une trentaine d?années, se présentant sous le nom de Miburo.

Vêtu d'un survêtement bleu et coiffé d'un chapeau de cowboy orange, le président Nkurunziza a voté dès 06h45 sur sa colline natale de Buye, en compagnie de son épouse.

Il a salué "l'engouement" de la population, venue participer "en masse" à ce référendum. Son responsable de la communication, Willy Nyamitwe, a lui aussi vanté, sur Twitter, l'entrain des Burundais, "impatients d'aller voter".

- Un enthousiasme peu spontané -

Cet enthousiasme est cependant loin d'être spontané. Selon un cadre du parti au pouvoir, le CNDD-FDD, ses membres ont reçu pour consigne de se présenter très tôt aux bureaux de vote.

Des témoins ont aussi affirmé à l?AFP que des Imbonerakure, la redoutée ligue de jeunesse du CNDD-FDD, qualifiée de milice par l'ONU, faisaient du porte-à-porte en plusieurs endroits, pour menacer les gens n'ayant pas encore d'encre sur les doigts pour prouver qu'ils avaient voté.

Si elle est adoptée, la Constitution autorisera M. Nkurunziza, 54 ans et au pouvoir depuis 2005, à briguer deux mandats de sept ans à partir de 2020. L'issue du vote ne fait guère de doute tant les voix discordantes ont été étouffées.

La campagne référendaire a été marquée par des enlèvements, meurtres et arrestations arbitraires, selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), qui a dénoncé une "campagne de terreur".

Le projet de révision a été condamné par la communauté internationale, dont l'Union européenne, premier donateur de ce pays, l'un des plus pauvres au monde, les États-Unis et l'Union africaine. Mais ces critiques n'ont pas suffi à infléchir la position du régime burundais.

Le Cnared, la principale plateforme de l'opposition en exil, a appelé au boycottage. A ses yeux, le texte, qui introduit des modifications d'ampleur, bouleverse l'architecture institutionnelle du pays, en signant "l'arrêt de mort" de l'accord de paix d'Arusha.

- 'Référendum de malheur' -

Signé en 2000, il avait ouvert la voie à la fin de la guerre civile (qui fit plus de 300.000 morts entre 1993 et 2006), en instaurant un système de partage du pouvoir entre les deux principales ethnies, Hutu et Tutsi. Il spécifie qu'aucun président ne peut diriger le Burundi plus de 10 ans.

Les partis d'opposition intérieurs et la coalition d'indépendants Amizero y'Abarundi (Espoir des Burundais), menée par Agathon Rwasa, ont appelé à voter non, craignant des représailles s'ils se prononçaient en faveur de l'abstention, plus que tout redoutée par les autorités.

"Je viens de voter non, bien sûr, car ce référendum de malheur vient enterrer le peu de démocratie qui restait dans ce pays", a expliqué à l'AFP un cadre du ministère de l?Intérieur, sous couvert d?anonymat.

Marie Nibitanga, un pseudonyme donné par une femme de 60 ans jointe par téléphone à Bujumbura, dit aussi avoir voté non "pour montrer qu?une grande partie de la population résiste, même si je sais qu?ils vont nous voler notre vote".

Ce nouveau texte vise surtout à entériner la mainmise totale sur les institutions du CNDD-FDD et à concentrer encore plus le pouvoir exécutif dans les mains du président Nkurunziza.

Depuis sa candidature à un troisième mandat en avril 2015, contestée par l'opposition, la société civile et une partie de son camp, il a mené une répression brutale, qui a fait au moins 1.200 morts et plus de 400.000 réfugiés.

La Cour pénale internationale a ouvert une enquête sur ces exactions. Et l'opposition n'a de cesse de dénoncer la dérive absolutiste et mystico-religieuse d'un dirigeant qui dit avoir été choisi par la volonté divine.

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Trente-six ans après Sartre, Simone de Beauvoir intègre la Pléiade

jeu, 05/17/2018 - 11:14
La prestigieuse collection de la Pléiade publie les cinq livres de mémoires de Simone de Beauvoir. Le Deuxième Sexe, le livre-manifeste du mouvement féministe, et son roman Les Mandarins, prix Goncourt 1954, n'ont en revanche pas été retenus.
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Abeilles: la justice européenne confirme les restrictions d'utilisation de trois néonicotinoïdes

jeu, 05/17/2018 - 11:13

Le Tribunal de l'Union européenne a confirmé jeudi les restrictions d'utilisation imposées en 2013 à trois néonicotinoïdes, des insecticides considérés comme nocifs pour les abeilles, qui étaient contestées par les fabricants Bayer et Syngenta.

Sans même attendre cette décision de la justice européenne, l'UE avait décidé fin avril d'élargir cette première interdiction portant sur les trois substances --clothianidine, thiaméthoxame et imidaclopride-- à toutes les cultures en plein champ et non plus seulement aux cultures sous serre.

En 2013, l'UE avait dans un premier temps imposé des restrictions d'usage. Les deux géants des pesticides dont les produits étaient directement concernés, le Suisse Syngenta et l'Allemand Bayer, demandaient l'annulation de cette décision, le premier réclamant également une indemnité d'au moins 368 millions d'euros.

Le moratoire partiel s'appliquait aux cultures qui attirent les abeilles (comme le maïs, le colza oléagineux ou le tournesol) sauf quelques exceptions.

Le Tribunal a rejeté "dans leur intégralité" les recours de Bayer et Syngenta. Il se base sur des études qui soulevaient des "préoccupations" sur les conditions d'approbation des néonicotinoïdes, alors que l'UE s'était dotée de règles de protection des abeilles afin de sauvegarder leur rôle de pollinisateurs pour la flore et les cultures arables.

Une première évaluation de l'Efsa, l'Agence européenne pour la sécurité des aliments, avait déclenché en 2013 les premières restrictions.

L'agence, basée à Parme, a ensuite confirmé son opinion à la fin du mois de février cette année, venant conforter la volonté de Bruxelles d'élargir l'interdiction.

"Les risques constatés par l'Efsa justifiaient la conclusion selon laquelle les trois substances en question ne satisfaisaient plus aux critères d'approbation", explique le Tribunal dans un communiqué.

Le principe de précaution permettait également d'agir dans ce cas précis, ajoute-t-il.

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Sommet UE-Balkans: l'Europe promet des liens plus forts, sans parler d'adhésion

jeu, 05/17/2018 - 11:00

Les dirigeants européens se retrouvent jeudi à Sofia pour confirmer la "perspective européenne" promise aux pays des Balkans, où la Russie tente d'étendre son influence, mais ils éviteront soigneusement de leur parler d'un nouvel élargissement.

Après un dîner consacré la veille au front uni que l'UE veut opposer aux "caprices" de Donald Trump, les chefs d?État et de gouvernement européens doivent se réunir avec leurs homologues d'Albanie, de Bosnie-Herzégovine, de Serbie, du Monténégro, de Macédoine et du Kosovo.

A l'issue de ce dîner, les 28 se sont accordés sur une "approche unie" pour sauvegarder l'accord nucléaire iranien tant que l'Iran le respecte, après la décision du président américain Donald Trump d'en retirer les États-Unis, a indiqué une source européenne.

Jeudi, les dirigeants européens ne seront que 27, en l'absence remarquée du Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, dont le pays ne reconnaît pas l'indépendance du Kosovo.

"Nous allons rencontrer nos partenaires des Balkans occidentaux collectivement pour la première fois depuis 15 ans", a souligné mercredi le président du Conseil européen, Donald Tusk.

"Ce sera une opportunité pour les deux parties de rappeler que la perspective européenne reste le choix géostratégique des Balkans occidentaux", a estimé M. Tusk.

Sans "perspective européenne" pour le Balkans, "nous allons revivre tous les malheurs que nous avons connus pendant les années 90", ensanglantées par des guerres dans la région, a prévenu la semaine passée le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, également présent à Sofia.

- "Connectivité" pas "adhésion" -

Dans le projet de déclaration finale du sommet, vu par l'AFP, les Européens déclinent le thème de la "connectivité" par des investissements dans les infrastructures de transport des Balkans, des échanges éducatifs et culturels, et des liens renforcés face à des "défis communs" comme la sécurité et les migrations.

Mais ils évitent d'employer les mots "adhésion" ou "élargissement" dans leur texte.

"Ce n'est pas un sujet pour Sofia", a insisté un haut responsable européen, rappelant que les 28 auront d'autres rendez-vous en juin pour en discuter. Et décider notamment s'ils acceptent d'ouvrir des négociations d'adhésion avec l'Albanie et l'ancienne république yougoslave de Macédoine, comme le propose la Commission européenne.

Pour l'heure, des pourparlers d'adhésion n'ont démarré qu'avec la Serbie (en 2014) et le Monténégro (en 2012), que M. Juncker verrait bien devenir membres de l'Union "d'ici 2025".

Mais plusieurs pays européens, qui vont se retrouver à 27 après le départ du Royaume-Uni en 2019, demandent de ne pas aller trop vite.

Il faut avoir "des relations avec les Balkans qui ne soient pas uniquement focalisées sur la question d'un lointain élargissement", a plaidé une source diplomatique, jugeant qu?il "ne serait pas raisonnable" d'envisager des adhésions à une Union "qui n?a pas encore trouvé son modèle de fonctionnement à 28".

Les Européens s'inquiètent aussi des tensions qui demeurent dans la région, comme celles entre la Serbie et son ancienne province du Kosovo.

Cinq États membres (l'Espagne, la Grèce, Chypre, la Slovaquie et la Roumanie) ne reconnaissent d'ailleurs pas la déclaration unilatérale d'indépendance du Kosovo de 2008. Et le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy sera même absent jeudi pour marquer son hostilité.

- Le problème macédonien -

Le différend vieux de 27 ans qui oppose la Grèce et les autorités macédoniennes est lui aussi un problème pour l'UE. Athènes refuse que l?ex-république yougoslave de Macédoine utilise le même nom que sa province du nord, craignant une menace irrédentiste.

Les Premiers ministres grec et macédonien, Alexis Tsipras et Zoran Zaev, ont prévu de se rencontrer en marge du sommet pour évoquer le problème. "Nous espérons qu'ils pourront faire état de progrès", a commenté une source européenne, sans s'attendre à une issue jeudi.

La résolution de ce différend et des autres dans la région "peuvent avoir un impact positif" pour apaiser les appréhensions des pays de l?UE face à de nouvelles adhésions, a observé cette même source.

Certains pays craignent que l'impatience des Balkans ne servent les intérêts de la Russie, ou même de la Chine et de la Turquie, qui cherchent à étendre leur implantation dans la région.

La Russie a accru sa présence médiatique dans la région des Balkans ces dernières années, mais son influence ne s'est pas encore concrétisée massivement sur le plan politique ou économique.

73% du volume global des relations commerciales des pays de la région se fait ainsi avec l?Union européenne, contre moins de 5% avec la Russie (chiffres de 2006) et 73% des investissements étrangers directs dans les Balkans viennent aussi de l'UE.

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Pétrole et gaz iraniens: la Chine aux aguets, face au retrait des USA

jeu, 05/17/2018 - 10:56

La Chine, assoiffée d'hydrocarbures et premier partenaire commercial de Téhéran, pourrait ignorer les sanctions américaines et muscler ses investissements en Iran, au risque d'un coûteux bras de fer avec Washington.

Pour Pékin, l'accord nucléaire iranien de 2015, dont le géant asiatique est signataire et dont l'administration Trump s'est retirée avec fracas, s'accompagne d'intérêts économiques étroits.

Des entreprises chinoises étaient impliquées en juin 2017 dans au moins 33 milliards de dollars de projets d'infrastructures en Iran: une illustration de l'ambitieux programme économique des "Routes de la Soie" que déploie Pékin en Asie et au-delà.

Le régime communiste a accordé en septembre des lignes de crédit pour 10 milliards de dollars à cinq banques iraniennes pour des chantiers d'infrastructures. En mars, les deux pays s'entendaient pour une liaison ferroviaire désenclavant le port de Bouchehr.

Certes, le rétablissement par les Etats-Unis des sanctions contre Téhéran concerne toutes les entreprises ayant des activités en territoire américain ou opérant en dollars.

"Mais ces sanctions, en entraînant le retrait d'entreprises américaines, européennes ou japonaises, peuvent aussi élargir les opportunités des firmes chinoises", indique à l'AFP l'économiste d'une université pékinoise, Hu Xingdou.

Surtout, la manne d'hydrocarbures s'avère irrésistible pour le premier pays importateur de brut: l'Iran est le 5e fournisseur de pétrole de la Chine, où il exporte plus d'un quart de sa production.

Dopés par l'or noir, les échanges commerciaux sino-iraniens ont bondi de 20% en 2017, à 37 milliards de dollars.

- Recours au yuan -

Le géant énergétique chinois CNPC est également engagé avec le français Total dans un contrat de 4,8 milliards de dollars pour développer la phase 11 du vaste champ gazier iranien Pars Sud.

Or, Total a reconnu mercredi qu'à moins d'une dérogation américaine, il "ne pourra pas continuer ce projet". Le ministre iranien du Pétrole Bijan Namdar Zanganeh a aussitôt prévenu: si Total se retire, ses parts (50,1% du projet) seront allouées à CNPC.

"Vu les contentieux commerciaux et politiques sino-américains, la Chine sera réticente à se plier" aux sommations de Washington, a observé sur la chaîne CNBC Victor Shum, vice-président du cabinet IHS.

D'autant que le retrait d'acheteurs européens fera chuter le prix du brut iranien, le rendant plus attractif pour des importateurs asiatiques, ajoute-t-il.

Par ailleurs, Washington entend s'attaquer aux transactions en dollars, ce qu'un recours au yuan pourrait permettre de contourner.

"En 2012-2013, l'Iran a déjà ouvert des comptes dans les devises de certains pays achetant (son pétrole), devises qu'il utilisait pour importer des biens", relève Michael Cohen, analyste de Barclays.

"Si la Chine, l'Inde ou la Corée du Sud ne sanctionnent pas la banque centrale iranienne, il est peu probable qu'ils cessent leurs acquisitions", estime-t-il.

"Tant que (Téhéran) respecte ses obligations internationales, la Chine poursuivra une coopération concrète transparente", a confirmé Geng Shuang, porte-parole de la diplomatie chinoise.

- Spectre du Venezuela -

Des contrats à terme pétroliers libellés en yuans ont justement été lancés en mars à Shanghai, avec l'ambition de concurrencer le Brent londonien et le WTI new-yorkais, baromètres en dollars du marché mondial.

Or, le volume d'échanges sur ces contrats shanghaïens a doublé au lendemain de la décision américaine sur l'Iran. Les échanges ont désormais quasi-triplé sur un mois.

Pékin, soucieux "d'internationaliser sa devise", pourrait imposer le yuan à Téhéran, soulignent les analystes de BMI Research.

Mais l'impact sera modéré, avertissent-ils: "Les échanges sino-iraniens ne représentent qu'une fraction du marché pétrolier mondial, et ne seront pas immunisés face aux sanctions".

"Les hydrocarbures iraniens ne sont pas irremplaçables: la Chine peut importer davantage de Russie (via un nouvel oléoduc récemment inauguré, NDLR) et d'Arabie saoudite", insiste Hu Xingdou.

Surtout, les entreprises chinoises "demeureront très prudentes pour ne pas compromettre leurs activités aux Etats-Unis ou en Occident", ajoute-t-il, notant que CNPC possède diverses coopérations avec des partenaires américains.

Selon lui, les milieux d'affaires sont traumatisés par le cas ZTE -- géant chinois des télécoms dont la survie est menacée par une sanction de Washington après qu'il ait violé un embargo américain sur l'Iran.

Enfin, l'incertitude politique à Téhéran peut être dissuasive.

"Il est possible que le régime iranien change à tout moment, faisant partir en fumée les investissements chinois", indique M. Hu. "La Chine doit tirer les leçons du passé: elle avait investi massivement en Libye et au Venezuela, et y a perdu énormément".

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Pays-Bas: le député d'extrême-droite Wilders de retour devant les juges

jeu, 05/17/2018 - 10:40

Le leader populiste néerlandais Geert Wilders, allié de Marine Le Pen et connu pour ses positions anti-islam comparaît à nouveau devant la justice jeudi lors de son procès en appel pour discrimination et incitation à la haine.

Le député d'extrême-droite avait été reconnu coupable de discrimination en 2016 pour avoir promis, lors d'un rassemblement électoral en 2014, "moins de Marocains" aux Pays-Bas.

Après trois semaines d'audience, le leader du Parti pour la liberté avait toutefois été relaxé d'incitation à la haine et n'avait écopé d'aucune peine.

Homme fort de l'opposition au gouvernement libéral de Mark Rutte, celui qui se considère en croisade contre "l'islamisation" de son pays avait demandé à ses militants lors d'un rassemblement électoral s'ils voulaient "plus ou moins de Marocains dans (leur) ville et aux Pays-Bas".

Face à une foule scandant "Moins! Moins! Moins!", il avait répondu dans un sourire: "nous allons nous en charger". Après quoi 6.400 plaintes avaient été déposées par des citoyens et des organisations.

- Discours incendiaire -

"Le caractère inflammatoire des déclarations (de Geert Wilders) a incité d'autres personnes à discriminer les personnes d'origine marocaine", avait déclaré le juge Hendrik Steenhuis lors de la lecture du jugement, en l'absence de l'intéressé.

Les juges ont cependant estimé ne pas avoir reçu "suffisamment de preuves" pour pouvoir reconnaître le député coupable d'incitation à la haine.

Sur Twitter, le député avait qualifié le jugement de "complètement cinglé", après avoir snobé la quasi-totalité des audiences d'un "procès politique", mené par un parquet "marionnette" du gouvernement, en vue de le réduire au silence, selon lui.

La défense et le parquet, qui avait requis une amende de 5.000 euros, avaient fait appel du verdict du tribunal de haute sécurité de Schiphol, près d'Amsterdam, où l'affaire est rejugée.

Onze jours d'audience ont été alloués par les juges qui rendront leur verdict le 6 juillet.

Le principal protagoniste de l'affaire a dit se soucier très peu de l'issue de son procès en appel. "J'ai déjà vécu tout ça", a-t-il déclaré au quotidien populaire De Telegraaf.

Lui-même ne s'exprimera pas jeudi: son avocat, Geert-Jan Knoops, s'adressera à la Cour en son nom, a-t-il indiqué.

- Populiste et populaire -

Le procès en première instance avait renforcé la popularité du député controversé auprès de ses électeurs au milieu d'une vague de victoires populistes en Europe et après la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis.

Lors de la campagne des législatives en 2017, le député a promis, s'il devenait Premier ministre, de procéder à la fermeture des mosquées et des écoles islamiques, confisquer les exemplaires du Coran, fermer les frontières du pays et d'interdire les migrants venant de pays musulmans.

En mars, il a créé une polémique avant les élections locales en publiant sur son compte Twitter un message disant en néerlandais "l'Islam est mortel" en grosses lettres de couleur rouge sang.

"Les remarques racistes doivent cesser", des paroles comme celles de M. Wilders "nuisent profondément à la dignité humaine", a déclaré lors du procès le représentant du ministère public, Wouter Bos.

Invité au rassemblement du Front National et de ses alliés européens à Nice le 1er mai, le président de la formation populiste néerlandaise s'était désisté à la dernière minute, causant un revers symbolique pour Marine Le Pen.

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Au Japon, même les moines peuvent souffrir de surmenage

jeu, 05/17/2018 - 10:30

Un moine japonais a engagé des poursuites judiciaires contre les responsables de son ancien temple, qu'il accuse de l'avoir fait trimer de longues heures au point qu'il est tombé en dépression.

Le quadragénaire réclame 8,6 millions de yens de dommages et intérêts (un peu plus de 65.000 euros) à ses ex-employeurs du site sacré du mont Koya, au sud d'Osaka (ouest). Ce lieu de pèlerinage bouddhiste, classé au patrimoine mondial de l'Unesco, abrite plus de 100 temples.

Le plaignant, embauché en 2008, a commencé à souffrir de dépression aux alentours de décembre 2015, a expliqué son avocat jeudi à l'AFP.

Il assure avoir été contraint d'accomplir des tâches allant bien au-delà de ses devoirs spirituels et avoir parfois travaillé plus de deux mois d'affilée sans aucun jour de repos. Certains jours, il pouvait même enchaîner 17 heures sans pause pour prendre en charge les nombreux touristes.

"Quand vous travaillez en tant que moine, trop souvent vous n'avez pas d'heures fixes", déplore Noritake Shirakura. "Vous fournissez un travail, mais on vous dit que cela fait partie de la formation religieuse et que vous devez le supporter même si cela vous cause de grandes souffrances".

"A travers cette affaire, nous allons défendre le fait qu'une telle notion est dépassée", insiste l'avocat.

Son client a souhaité conserver son anonymat afin de ne pas compromettre ses chances de retrouver un travail dans la petite communauté des moines bouddhistes.

En 2017, un célèbre temple de Kyoto, Higashi Honganji, avait dû s'excuser publiquement pour heures supplémentaires non payées et harcèlement au travail, mais ce type d'affaires est rare dans le secteur religieux.

Le surmenage au travail, en revanche, est un problème répandu au Japon qui peut entraîner la mort (crise cardiaque, accident vasculaire cérébral, suicide), un phénomène qui a même un nom: "karoshi".

Un rapport du gouvernement publié l'an dernier avait évalué à 191 les cas de "karoshi" sur l'année achevée fin mars 2017 et souligné que 7,7% des salariés japonais effectuent plus de 20 heures supplémentaires par semaine.

Le Premier ministre Shinzo Abe a introduit des réformes pour changer la culture d'entreprise dans le pays, où accumuler les heures supplémentaires est perçu comme une preuve de loyauté et de dévouement, mais elles ont été jugées insuffisantes par des proches des victimes de "karoshi".

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"Guy" : le tendre hommage de Alex Lutz aux anciennes gloires de la chanson

jeu, 05/17/2018 - 10:28

Avec "Guy", son deuxième long métrage devant et derrière la caméra, l'humoriste Alex Lutz signe un hommage touchant en totale nostalgie aux anciennes gloires de la chanson réputées "has been", tout en abordant avec lucidité le temps qui passe.

Parmi les coups de coeur de la Semaine de la critique, "Guy" présenté mercredi en clôture de cette section parallèle du Festival de Cannes, met en scène un jeune journaliste, Gauthier, et Guy Jamet, artiste de variété ayant eu son heure de gloire.

Selon sa mère, Gauthier serait le fils illégitime du chanteur qui, au même moment, tente de revenir dans la lumière avec un double "best of". Le jeune homme décide de contacter l'artiste sans lui révéler cette filiation et lui propose un documentaire : pendant plusieurs semaines, il va le suivre caméra au poing dans sa vie quotidienne et pendant ses concerts en province.

"Mon film est une ode à la vie, avec une facture particulière. Je suis très touché et ému de présenter +Guy+ à Cannes", a confié avant la projection Alex Lutz, comédien et humoriste popularisé par ses one man shows et le duo "Catherine et Liliane" (Canal Plus).

En 2015, son premier long métrage, "Le Talent de mes amis", évoquait une amitié mise à mal par un coach en développement personnel.

Avec "Guy", qui sortira le 29 août en salles, le comédien et réalisateur, 39 ans, livre une performance en incarnant cette gloire passée de la chanson qui a deux fois son âge.

Le poids des ans et les heures de gloire qui ne reviendront pas ont rendu aigri cet artiste de fiction que le spectateur a pourtant l'impression de connaître, tant Alex Lutz a mélangé les caractéristiques de plusieurs vrais chanteurs des années 60 et 70.

"Dans +Guy+, il y a du Herbert Léonard, du Guy Marchand, du Michel Delpech, du Julien Clerc pour certains côtés, et même du Frank Michael... Je crois que chaque spectateur fera sa cuisine, y retrouvera quelque chose d?un ou des chanteurs qu'il aime, qui pour un slow, qui pour l?artiste favori de sa mère", dit Alex Lutz.

Réalisé avec une grande sensibilité, le film qui souffre toutefois de quelques longueurs, rend hommage à la chanson populaire, rappelant que ces anciennes idoles ont toujours un public fidèle, enchaînant souvent des dizaines de galas chaque année à guichets fermés, à l'instar de la tournée à succès Age tendre et tête de bois.

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La Bourse de Paris assure ses positions à ses sommets annuels

jeu, 05/17/2018 - 10:26

La Bourse de Paris montait légèrement jeudi matin (+0,22%), assurant ses positions à ses plus hauts niveaux de l'année, les investisseurs ne se laissant pas bousculer par un environnement géopolitique difficile.

A 09H32 (07H32 GMT), l'indice CAC 40 prenait 12,15 points à 5.579,69 points. La veille, il avait progressé de 0,26%, inscrivant un record annuel et atteignant son point le plus haut depuis le 31 décembre 2007.

"Les marchés poursuivent leur hausse malgré des vents contraires", a souligné Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

"Les doutes croissants concernant le sommet États-Unis-Corée du Nord le mois prochain" ou "le maintien des rendements américains sur des points hauts avec notamment un taux à 10 ans au-dessus des 3%" constituent néanmoins "une menace pour les marchés" tout comme "l'hypothèse de la formation d'un gouvernement antisystème en Italie" même s'il elle n'affecte "pour l'instant que la Bourse de Milan", a-t-il complété.

Le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et la Ligue (extrême droite) semblaient mercredi soir proches d'un accord de gouvernement, dont les premières pistes résolument eurosceptiques ont suscité une vague d'inquiétude.

Les deux partis ont annoncé avoir rédigé un accord en 22 points et 40 pages: il a été soumis aux deux chefs de file Luigi Di Maio et Matteo Salvini, qui doivent se revoir dans la soirée pour les derniers arbitrages.

Mais "jusqu'à présent, les indices font preuve d'une grande complaisance. Reste à savoir combien de temps les marchés pourront résister", a ajouté M. Dembik.

Selon les experts de Mirabaud Securities Genève, "les marchés devraient continuer à bénéficier de la baisse de l'euro qui semble se diriger tout droit vers les 1,15 face au dollar."

Au moment de l'ouverture des places boursières européenne, l'euro évoluait à 1,1815 dollar contre 1,1808 vers 19H00 GMT (21H00 heure de Paris) mercredi soir.

Du côté des indicateurs, l'agenda est essentiellement américain, avec l'activité industrielle dans la région de Philadelphie en mai, les demandes hebdomadaires d'allocation chômage et l'indicateur composite de l'activité économique (Conference Board) en avril.

- Bond d'Europcar -

Sur le terrain des valeurs, Europcar décollait de 13,51% à 9,83 euros, après la publication d'un chiffre d'affaires en hausse de 28% au premier trimestre, grâce à de récentes acquisitions.

Groupe ADP était pénalisé (-0,43% à 183,90 euros) par une baisse de 1,2% en avril du trafic des aéroports parisiens Paris-Charles de Gaulle et Orly, reculant pour les vols avec l'Europe et plus particulièrement la France en raison des mouvements sociaux à Air France.

CGG reculait de 3,41% à 2,38 euros, malgré son retour dans le vert après une restructuration financière achevée en février.

Suez était dynamisé (+3,60% à 12,23 euros) par un chiffre d'affaires en hausse de 9,1% pour le premier trimestre et la confirmation de ses objectifs pour l'année.

Lagardère montait de 2,40% à 23,51 euros. Le groupe diversifié Lagardère a publié jeudi un chiffre d'affaires en légère hausse de 1,5% à 1,55 milliard d'euros pour le premier trimestre, un résultat meilleur qu'anticipé par les analystes.

Le secteur automobile était recherché alors que le marché européen a progressé de 9,6% en avril, confirmant sa bonne forme. Peugeot, dont les immatriculations ont bondi de 70% notamment grâce à l'intégration d'Opel, gagnait 0,79% à 20,32 euros et Renault (+9,7% d'immatriculations) montait de 1,26% à 89,76 euros.

Bouygues reculait de 0,72% à 41,25 euros. Le groupe actif dans le BTP, l'immobilier, les médias et les télécoms a publié un bénéfice net de 12 millions d'euros au premier trimestre, qui n'est pas représentatif de l'année en raison de la forte saisonnalité de ses activités, et a réitéré ses perspectives pour 2018.

Devoteam bondissait de 10,38% à 101 euros, aiguillonné par un chiffre d'affaires en hausse de 17% au premier trimestre, porté par de bons résultats en Europe, qui l'ont poussé à relever ses objectifs pour 2018.

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Iran: l'UE convient que l'accord sur le nucléaire "n'est pas parfait" (Merkel)

jeu, 05/17/2018 - 10:20

Les pays de l'UE conviennent que l'accord sur le nucléaire iranien "n'est pas parfait" mais qu'il faut le préserver, a déclaré jeudi à Sofia la chancelière allemande Angela Merkel au lendemain d'une discussion sur le sujet entre les 28.

"Chacun dans l'UE partage le point de vue que l'accord n'est pas parfait, mais que nous devrions rester dans cet accord et poursuivre des négociations avec l'Iran sur d'autres sujets, comme les missiles balistiques", a-t-elle dit devant la presse.

Mme Merkel s'exprimait à l'ouverture d'un sommet entre les pays de l'UE et des pays des Balkans, précédé la veille d'un long dîner de travail à Sofia entre les 28, largement consacré aux conséquences des décisions de Donald Trump, défiantes vis-à-vis de l'Europe, sur le nucléaire iranien notamment.

"Nous allons oeuvrer pour maintenir le cadre de l'accord de 2015 quelles que soient les décisions américaines", a déclaré de son côté le président français Emmanuel Macron.

Les Européens vont apporter leur "engagement politique et faire en sorte que nos entreprises puissent rester" en Iran, a dit M. Macron. Ils vont le faire "tout en conduisant toutes les parties a poursuivre les négociations sur accord plus large indispensable", a-t-il ajouté.

"L'accord de 2015 a besoin d'être complété par un accord sur le nucléaire après 2025, un accord sur les activités balistiques et la présence régionale", a-t-il fait valoir.

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Consultation à la SNCF: Besancenot appelle Pepy à mettre sa démission dans la balance

jeu, 05/17/2018 - 10:13

Le porte-parole du NPA, Olivier Besancenot, a critiqué jeudi la "légitimité" du patron de la SNCF Guillaume Pepy, l'appelant à mettre sa démission dans la balance, comme l'a fait le PDG d'Air France, dans le cadre de la consultation initiée par les syndicats sur la réforme ferroviaire.

Les syndicats CGT, Unsa, SUD et CFDT ont lancé depuis lundi, et jusqu'au 21 mai, un "vot'action" dans lequel les salariés de la SNCF pourront dire s'ils approuvent ou pas la réforme portée par le gouvernement. Une consultation qui n'a "aucune légitimité" selon Guillaume Pepy.

"Qui a la légitimité ?", a répondu Olivier Besancenot sur LCI. "Comment vous pouvez prétendre un tel chantier, un tel bouleversement qui va se concrétiser par des lignes ferroviaires en moins, plus de retards, plus de dysfonctionnements dans le service public ? Quelle légitimité vous pouvez avoir quand vous savez qu'il n'y a personne qui partage votre point de vue dans votre propre entreprise ? C'est ça le problème de la direction de la SNCF", a tranché M. Besancenot.

"Qu'il (Guillaume Pepy, NDLR) fasse comme à Air France: lui (le PDG Jean-Marc Janaillac) au moins il avait le courage de mettre sa démission dans la balance. Résultat des courses, il a été obligé de partir", a rappelé le porte-parole du NPA, jugeant que dans le cas de M. Pepy, on serait "à peu près sûr du résultat: dans son entreprise, à part lui et ses cadres très très proches, qui partage sa politique ?".

M. Besancenot a souligné au passage que "si dans de nombreuses grandes entreprises françaises, publiques ou privées, il y avait des référendums où les directeurs mettaient leur démission dans la balance, il y aurait bien des surprises".

Le patron d'Air France a mis son poste dans la balance à l'occasion d'une consultation du personnel début mai sur une proposition d'accord de revalorisation salariale, lancée par la direction et rejetée par 55% des salariés. Un rejet qui l'a conduit à annoncer sa démission.

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