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Mis à jour : il y a 41 min 9 sec

Des grands patrons de la high-tech à l'Elysée pour soutenir le bien commun

mer, 05/23/2018 - 04:20

Emmanuel Macron reçoit mercredi à l'Elysée une soixantaine de dirigeants et acteurs de la high-tech mondiale pour les convaincre de s'engager en faveur des "biens communs" (éducation, emploi, santé...) lors d'un sommet baptisé "Tech for Good".

Parmi les invités de ce déjeuner à huis clos figurent les patrons de Facebook (Mark Zuckerberg), Microsoft (Satya Nadella) Uber (Dara Khosrowshahi), IBM (Ginni Rometty), SAP (Bill McDermott), Alex Karp (Palantir) ou encore Jimmy Wales (Wikimedia) ainsi que des patrons français (Free, Orange, SNCF, Sanofi, BNP Paribas, Thales, OpenClassrooms...) et des intellectuels, aux côtés du président rwandais Paul Kagame.

Cette réception a lieu en pleine montée des critiques contre les géants d'internet sur le pillage de données, les fausses nouvelles ou l'évasion fiscale.

Mark Zuckerberg, après avoir été interrogé par le Congrès américain, reviendra d'une audition mardi devant le Parlement européen sur le pillage des données de ses utilisateurs dans le scandale de la firme britannique Cambridge Analytica, accusée d'avoir manipulé les électeurs américains.

Emmanuel Macron, qui veut faire de la France une "startup nation", "cherche à initier un dialogue" avec ces grands patrons, "à avoir des discussions parfois franches, directes, parler de la régulation ou de la gouvernance internationale", expliquent les conseillers de l'Elysée.

Considéré comme ami des entreprises après ses décisions fiscales avantageuses (réduction de l'impôt sur la fortune et sur les plus-values financières), le président français est en même temps l'un des plus actifs à Bruxelles pour réclamer un taxation plus fortes des groupes internet, dont certains des plus puissants paient très peu d'impôt en France.

- "Problème de réputation" -

Après le déjeuner, les patrons se retrouveront à l'hôtel Bristol, situé tout près de l'Elysée, pour des ateliers consacrés à l'avenir du travail, de la diversité et de l'éducation, en présence de plusieurs ministres du gouvernement.

Plusieurs grands groupes doivent faire dans la journée des annonces montrant leur engagement en matière sociale, en particulier en Afrique.

Leurs efforts seront mis en valeur en fin de journée par le Premier ministre Edouard Philippe qui clôturera le sommet à Matignon. A la même heure, Emmanuel Macron recevra en tête-à-tête à l'Elysée les patrons de Facebook, IBM, Uber et Microsoft.

La plupart des invités de l'Elysée se retrouveront le lendemain à VivaTech à la Porte de Versailles, un grand raout international de la tech où sont attendues des milliers de startups et près de 80.000 visiteurs. Emmanuel Macron, qui a soutenu cet événement depuis sa création en tant que ministre de l'Economie, y prononcera un discours dans la matinée avant de s'envoler pour Saint-Pétersbourg.

"Il y a un +moment Macron+ dans le monde de la tech américaine, un effet de mode de ce président jeune qui réforme le pays. Mais les entreprises savent qu'elles ont un problème de réputation qui peut prendre une dimension économique", souligne l'Elysée.

Emmanuel Macron a déjà organisé plusieurs fois des réunions de grands patrons depuis son arrivée au pouvoir, pour les convaincre d'investir en France (sommet "Choose France" en janvier) ou de s'engager pour l'environnement ("One Planet Summit" en décembre).

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Grande avancée du "droit d'essayer" les médicaments expérimentaux aux Etats-Unis

mer, 05/23/2018 - 01:00

Le Congrès américain a approuvé mardi une loi controversée, vigoureusement soutenue par Donald Trump, qui permettra à des patients en phase terminale d'essayer des traitements expérimentaux encore non-autorisés.

"Nous disposons à portée de main de traitements novateurs" qui pourraient donner à ces patients, ayant souvent tout essayé parmi les traitements disponibles, "une deuxième chance à la vie", a plaidé le républicain Michael Burgess, lui-même médecin, lors des débats à la Chambre des représentants avant l'adoption finale du texte.

Cette texte sur le "droit à essayer" sera rapidement promulgué par le président américain, qui avait plaidé en sa faveur.

Des médecins et des associations de patients atteints de maladies rares ont toutefois dénoncé ces derniers mois une loi démagogique créatrice de "faux espoirs".

Mardi, des élus démocrates ont de nouveau mis en garde contre les failles d'un texte qui permettra à des laboratoires pharmaceutiques et des patients de contourner en grande partie les autorités sanitaires américaines (FDA).

Avant ce texte, les médecins pouvaient déjà demander aux compagnies pharmaceutiques de donner un médicament expérimental à leur patient de façon dérogatoire, à condition que le traitement ait passé la première étape des tests cliniques, c'est-à-dire la phase sommaire où le médicament a été testé sur une vingtaine de personnes en bonne santé pour vérifier qu'il n'est pas toxique.

Si les laboratoires acceptaient (les chiffres manquent sur leur taux de réponse), la FDA approuvait ensuite la demande dans plus de 99% des cas, en général en quelques jours et en recommandant parfois des ajustements. Chaque année, un millier de patients profitent de cette voie d'accès "étendue".

Avec la nouvelle loi, la FDA n'aura plus de droit de regard et sera simplement informée, notamment en cas d'effet négatif grave. Les laboratoires seront les seuls à décider de partager ou non leurs molécules. De tels textes ont déjà été adoptés dans 38 des 50 Etats américains depuis quatre ans.

"Il s'agit d'une loi dangereuse qui menace l'autorité de la FDA sur les garanties que les traitements médicaux sont sûrs et efficaces", a martelé un élu démocrate de la Chambre, Frank Pallone.

"Si (cette loi) est bonne, pourquoi 100 associations de patients s'y opposent-elles?", a renchéri une autre démocrate, Jan Schakowsky. "Elle ouvre grand la porte aux charlatans".

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Le patron de Facebook présente ses excuses aux Européens sans convaincre

mer, 05/23/2018 - 00:00

"Je suis désolé". Le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, a présenté mardi ses excuses devant le Parlement européen, comme il l'avait fait devant les parlementaires américains, pour les lacunes de son réseau social dans la protection des données de ses utilisateurs, illustrées par le scandale Cambridge Analytica.

Mais le format de son audition a provoqué beaucoup de frustration : le temps consacré aux questions a été beaucoup plus long que les réponses de l'Américain.

Costume sombre et cravate bordeaux, M. Zuckerberg est apparu souriant mais un peu raide, attentif à côté du président du Parlement Antonio Tajani. L'audition à Bruxelles s'est déroulée devant les chefs de groupes politiques du Parlement, mais, sous la pression de plusieurs d'entre eux, a finalement été diffusée en direct sur internet.

Fausses informations, ingérences de l'étranger dans des élections ou développeurs utilisant de façon mal intentionnée les informations personnelles : Facebook n'a pas pris ses responsabilités, a reconnu Mark Zuckerberg.

"C'était une erreur, et je suis désolé", a-t-il dit dans son introduction. Comme déjà à Washington le mois dernier.

Les nouvelles excuses du fondateur de Facebook lui ont valu d'être tancé par Guy Verhofstadt, le chef des libéraux (groupe ALDE). "Ca fait déjà trois fois depuis le début de l'année", lui a-t-il lancé.

"Comment voulez-vous qu'on se rappelle de vous ? Comme un des trois géants de l'internet avec Bill Gates et Steve Jobs ? Ou comme un génie raté ayant créé un monstre numérique qui détruit nos démocraties", l'a interpellé M. Verhofstadt.

-Contrôle et responsabilité-

L'intervention à Bruxelles de Mark Zuckerberg a eu lieu à trois jours de l'entrée en vigueur vendredi d'une législation européenne visant à mieux protéger les données personnelles des Européens, l'une des plus avancées dans ce domaine.

Le patron de Facebook a assuré que son réseau social partageait entièrement les trois principes au coeur du nouveau règlement européen : "Contrôle, Transparence et Responsabilité". Et que Facebook sera conforme à la législation européenne dès vendredi.

Le réseau offrira le même degré de contrôle à "tous ses clients" dans le monde, a-t-il promis. Notamment la possibilité d'effacer son historique de la même façon que l'on peut effacer ses "cookies" sur internet.

Antonio Tajani a remercié le jeune milliardaire américain de sa présence à un an des élections européennes de 2019. "Nous devons protéger les données personnelles des citoyens (qui sont) devenues une ressource d'une valeur inestimable", a observé l'Italien.

De son côté, Mark Zuckerberg a admis que Facebook avait été "trop lent à identifier l'ingérence russe" dans la présidentielle américaine de 2016, mais a précisé que sa société travaillait avec les gouvernements européens en vue des prochaines échéances électorales.

"Aujourd'hui était un premier pas pour Facebook pour rétablir la confiance et il en faudra d'autres", a réagi la commissaire européenne à la Justice Vera Jourova.

Selon des chiffres communiqués par Facebook à la Commission européenne, les données de "jusqu'à 2,7 millions" d'Européens ont pu être transmises de "manière inappropriée" à la firme Cambridge Analytica, impliquée dans la campagne pour la présidentielle de Donald Trump.

Mark Zuckerberg "a annoncé beaucoup de changements, notamment sur la transparence des publicités politiques. Je veux croire que ce sont des signes" montrant que Facebook fera preuve de davantage de "responsabilité", a rétorqué Mme Jourova.

- 'Vagues promesses' -

"Vagues promesses", ont critiqué les chefs du groupes des Verts au Parlement, Philippe Lamberts et Ska Keller. "Pas très convaincant", a jugé Manfred Weber, le chef du Parti du peuple européen (PPE, droite, principale force politique dans l'hémicycle).

Car l'audition bruxelloise a été suivie d'un concert de commentaires où transparaissait la déception.

"Ce que cette audition a mis en lumière, c'est qu'on ne sait toujours pas à quel point les données personnelles ont été utilisées à mauvais escient. Jusqu'à ce qu'on sache vraiment ce qui s'est passé, et se passe encore, Facebook et les législateurs ne peuvent pas mettre en place les bonnes solutions pour empêcher les mêmes problèmes (de se répéter) à l'avenir", a déploré Syed Kamall, le leader des conservateurs.

"Le Congrès américain avait le bon format d'audition, mais n'a posé que des questions faciles. Le Parlement avait les bonnes questions, mais un format facile qui a permis à Zuckerberg d'éviter les réponses", a résumé l'eurodéputé écologiste allemand Sven Giegold.

Le mois dernier, les parlementaires américains avaient soumis pendant plusieurs heures le milliardaire à une pluie de questions pour comprendre comment la firme Cambridge Analytica avait pu exploiter à leur insu, à des fins politiques, les données de dizaines de millions d'utilisateurs de Facebook.

Le "Règlement général sur la protection des données" (RGPD) va créer ou renforcer des droits individuels et imposer des obligations strictes aux entreprises qui collectent ou traitent des informations personnelles d'Européens, où qu'elles soient établies.

Mercredi, M. Zuckerberg doit faire partie de la cinquantaine de dirigeants de grandes entreprises du numérique reçus à Paris par le président français Emmanuel Macron.

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Paris: 101 personnes interpellées dans un lycée occupé après la manifestation

mar, 05/22/2018 - 23:20

Près de 130 personnes ont été interpellées mardi, dont 101 dans un lycée occupé à Paris, après une nouvelle journée de manifestation des fonctionnaires émaillée de brèves violences, a-t-on appris auprès de la Préfecture de police.

Au total, 24 personnes ont été interpellées en marge de la manifestation, et 101 autres ont été arrêtées dans le lycée Arago (XIIe arrondissement) dans "un premier temps pour contrôle d'identité", a précisé la préfecture. Après dispersion du cortège, plusieurs dizaines de personnes avaient pénétré dans cet établissement, avant d'en être évacuées par les forces de l'ordre.

Abribus détruits, vitrines de magasins brisées, tags et jets de projectiles en direction des forces de l'ordre: la manifestation, qui a rassemblé 15.000 personnes mardi à Paris selon la police, a été émaillée de violences et de brèves échauffourées.

Face aux jets de projectiles provenant d'un "groupe de 200 individus cagoulés et violents", selon un communiqué de la Préfecture de police (PP), les policiers ont répliqué en faisant usage d'un canon à eau et de gaz lacrymogène, selon la même source.

Selon un bilan de la PP, "8 personnes dont 2 membres des forces de l'ordre ont été blessées légèrement lors de la manifestation".

Dans une rare unité syndicale, les fonctionnaires manifestaient mardi pour défendre leur statut et s'opposer à la réforme du gouvernement, lors de leur troisième journée de mobilisation depuis l'élection d'Emmanuel Macron qu'ils accusent de les "attaquer".

Le défilé du 1er-Mai à Paris avait été marqué cette année par de nombreux incidents (abribus saccagés, voitures brûlées, panneaux publicitaires et vitres de restaurants brisées) et des heurts attribués par les autorités à quelque 1.200 militants de l'ultragauche estampillés "black blocs".

Au cours de cette manifestation, 283 personnes avaient été arrêtées dont 102 placées en garde à vue, et quatre personnes, dont un CRS, avaient été très légèrement blessées, selon le bilan officiel.

Sept personnes ont été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire.

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Agriculture: entre "esprit de conquête" et "déception", les débats lancés à l'Assemblée

mar, 05/22/2018 - 23:09

Entre l'"esprit de conquête" de la majorité et la "déception" des oppositions, le projet de loi sur l'agriculture a entamé mardi huit jours de débats au long cours à l'Assemblée, allant du prix payé aux agriculteurs à l'alimentation et au bien-être animal.

Après les quatre mois d'Etats généraux de l'alimentation, le texte est "équilibré" et "bien éloigné des visions parfois folkloriques" de l'agriculture, a affirmé le ministre Stéphane Travert (ex-PS) en ouverture, vantant "un changement de paradigme", notamment pour rendre l'"esprit de conquête" à l'agriculture.

Député de la Creuse et éleveur, le rapporteur Jean-Baptiste Moreau vante un texte "ambitieux" face aux "réalités du terrain", voire une "agrirévolution".

Objet d'une intense mobilisation des députés et lobbies, le projet de loi a suscité plus de 2.300 amendements. Et le temps programmé des débats, "tronqués" selon certains groupes ou non inscrits, a été encore allongé sur demande LR: l'Assemblée siègera, week-end compris, jusqu'au vote mercredi prochain.

Premier volet: mieux rémunérer les agriculteurs dans un contexte de "guerre des prix" dans l'agroalimentaire.

"Un agriculteur sur deux gagne moins de 350 euros par mois" et "un agriculteur se suicide tous les 3 jours", a souligné Richard Ramos (MoDem), observant "le fossé que la grande distribution a largement creusé entre agriculteurs et consommateurs".

Son groupe salue des "avancées réelles" sur les relations commerciales, UAI "une opportunité forte".

Si "tout le monde partage l'objectif", selon le rapporteur, les réponses ne font pas l'unanimité.

Les LR, tels leur président et ex-responsable syndical agricole Christian Jacob, épinglent une loi qui "n'accouchera pas de grand-chose", sans "garde-fous" sur la fixation des prix, et envisagent un vote contre.

- "Cul entre deux chaises" -

A l'unisson de certaines organisations agricoles, FNSEA en tête, pour qui "l'attente est immense", ils jugent le texte pas à la hauteur sur "les charges" et "le poids des normes". "Rien sur la PAC", le foncier, les accords de libre-échange, critiquent aussi ses orateurs, comme Arnaud Viala.

"Nous sommes tous, d'une façon ou d'une autre, des filles et fils de paysans. Montrons-leur que l'amour que nous leur portons n'est pas que dans le pré", a glissé Julien Dive.

Et "s'il y a du bon dans cette loi", a jugé mardi Michel-Edouard Leclerc sur son blog, "il y a de l'enfumage" pour "regonfler les marges de certains distributeurs". Le rapporteur a fustigé sur Twitter "mauvaise foi" et "stratégie: diviser les et monter les contre eux".

A gauche, les socialistes, comptant l'ex-ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, affichent leur "déception" devant un volontarisme "trop peu affirmé". "On attendait la marche en avant, on se retrouve avec un pas de côté", selon Guillaume Garot, ex-ministre délégué à l'Agroalimentaire, dont le groupe entend "donner de la chair".

Pour les communistes, ce texte, "corseté par son idéologie libérale", "de loin, c'est quelque chose, de près, ce n'est rien". "Vous avez manqué de courage" en évitant "l'affrontement contre la grande distribution", a reproché leur président André Chassaigne.

L'Insoumis François Ruffin a critiqué "une loi famélique" et une majorité "le cul entre deux chaises" qui "tente de réguler un peu et signe le Ceta, les accords avec le Mercosur, le Mexique".

Le second volet, axé sur une alimentation plus saine et durable et un respect du bien-être animal, promet des débats "plus musclés", a anticipé le rapporteur, s'attendant à ce que LR "nous présente en vilains écolos bobos".

Il y aura des "oppositions internes" par "conviction personnelle" chez LR, socialistes, "chez nous aussi", selon lui.

Le chef de file MoDem Marc Fesneau a appelé devant la presse à ne pas "braquer" le monde agricole sur "des situations où il n'y a pas de solution même technique", Nicolas Turquois, agriculteur, avertissant contre une loi "trop bobo".

Des élus de plusieurs groupes, y compris certains Marcheurs comme Matthieu Orphelin, proche de Nicolas Hulot, espèrent néanmoins "de nouvelles avancées", dont une "programmation raisonnée de la fin du glyphosate" gravée dans la loi.

Le bien-être animal, auquel le ministre s'est dit "particulièrement attentif", promet aussi d'agiter l'hémicycle.

"On a été tous abreuvés dans nos boîtes mails" par des associations comme L214 mais "il faut raison garder", a lancé Marc Fesneau. Au lendemain d'un appel de Brigitte Bardot entre autres pour la vidéosurveillance dans les abattoirs, l'UAI Thierry Benoît a ironisé sur la "retraitée de Saint-Tropez" là où Olivier Falorni (non inscrit) a défendu la vidéosurveillance, "promesse électorale d'Emmanuel Macron".

parl-ic-chl/cam

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Roland-Garros: pas d'exception pour Serena, la presse américaine s'indigne

mar, 05/22/2018 - 23:00

Pas de traitement de faveur pour Serena Williams ! Le parcours de l'ancienne N.1 mondiale s'annonce difficile pour son retour à Roland-Garros où elle ne sera pas tête de série, une situation qui fait polémique aux États-Unis.

"Roland-Garros punit Serena Williams d'avoir eu un bébé", a titré le journal USA Today, estimant que la championne aux 23 titres du Grand Chelem devait bénéficier d'une exception lors du tirage au sort prévu ce jeudi.

A 36 ans, l'Américaine tente de revenir au plus haut niveau après avoir donné naissance à son premier enfant, une petite fille, en septembre dernier. Éloignée de la compétition pendant plus d'un an, elle n'avait plus de classement à son retour sur le circuit en mars.

Cette année, elle n'a disputé en tout et pour tout que quatre matches en deux tournois à Indian Wells et Miami. Ses résultats, guère probants, ne lui ont pas permis de remonter au-delà du 449e rang mondial avant Roland-Garros.

- Classement protégé -

Avec un tel classement, n'importe quelle joueuse doit disputer les qualifications pour intégrer le grand tableau. A moins de bénéficier d'une invitation (wild-card) des organisateurs ou d'une autre règle, celle du "classement protégé" qui a permis à Serena Williams d'éviter le tournoi préliminaire.

Ce système permet de conserver, durant une période transitoire, son ancien classement à son retour d'une longue absence - de six mois à deux ans - pour cause de blessure, maladie ou grossesse.

Mais il ne garantit pas d'être tête de série et ne met donc pas l'Américaine à l'abri de croiser une joueuse du gratin mondial dès le premier tour.

En mars, à Miami, la cadette des s?urs Williams avait croisé d'entrée l'une des 32 têtes de série du tournoi, la Japonaise Naomi Osaka, titrée le week-end d'avant à Indian Wells. Et elle avait été battue.

"Elle a gagné tellement de fois le trophée (huit titres) qu'elle devrait bénéficier d'une protection", avait estimé le directeur du tournoi James Blake, ancien joueur pro, alors que l'organisateur, la WTA, n'avait pas souhaité faire d'exception mais étudie l'éventualité de faire évoluer ses règles pour les mères de famille.

"Ce n'est pas comme si elle revenait de blessure ou qu'elle avait perdu la passion pour le jeu. Elle a eu un enfant, ce que nous devrions tous saluer. A son retour, il devrait y avoir une période de transition qui lui permette de rester tête de série", avait-il ajouté.

L'actuelle N.1 mondiale, la Roumaine Simona Halep, et l'Ukrainienne Elina Svitolina (N.4), ont abondé dans ce sens.

- Azarenka et Clijsters non plus -

A Wimbledon (2-15 juillet), le All England Club se penche sur la possibilité de faire une exception pour l'ex-N.1 mondiale, qui a remporté les "Championships" à sept reprises.

A Roland-Garros, où elle a triomphé trois fois, les organisateurs ne sont pas prêts à un tel traitement de faveur. "Cette année encore, la direction du tournoi établira la liste et le classement des têtes de série du simple dames en s'appuyant sur le classement WTA", a affirmé la Fédération française de tennis (FFT), qui chapeaute le tournoi.

Ce postulat ne manque pas d'alimenter la controverse au sein des médias américains, alors même que ni la championne ni son entourage ne sont intervenus auprès de la FFT.

Par le passé, d'autres mamans du circuit n'avaient pas non plus profité de largesses des organisateurs de tournois.

Pour leur retour en Grand Chelem post-maternité, ni la Bélarusse Victoria Azarenka, à Wimbledon en 2017, ni la Belge Kim Clijsters, lors de l'US Open en 2009, n'étaient têtes de série.

Cela n'avait pas empêché cette dernière, alors bénéficiaire d'une invitation (wild-card), de s'offrir son deuxième trophée majeur.

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La littérature pour vaincre les préjugés sur l'autisme

mar, 05/22/2018 - 22:15
Alors qu'Emmanuel Macron a proposé un plan pour l'autisme il y a quelques semaines, la littérature commence à s'emparer du sujet. Dans son livre "Kids like us", l'écrivaine américaine Hilary Reyl raconte l'histoire de Martin, un adolescent autiste qui tombe amoureux d'une Française de son âge. Un roman sur l'autisme mais plus largement sur la différence.
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Maduro réplique à Trump et expulse ses représentants au Venezuela

mar, 05/22/2018 - 22:00

Le président vénézuélien Nicolas Maduro, réélu dimanche au cours d'un scrutin très largement critiqué par la communauté internationale, a répliqué mardi aux nouvelles sanctions des Etats-Unis en expulsant ses deux plus hauts représentants diplomatiques à Caracas.

"J'ai déclaré persona non grata le chargé d'affaires des Etats-Unis (Todd Robinson, ndlr) et j'annonce son départ dans les 48 heures", a déclaré le président socialiste, accusant M. Robinson de fomenter un complot militaire, économique et politique contre lui.

Nicolas Maduro a également ordonné l'expulsion du numéro deux de la mission diplomatique (les deux pays n'ont plus d'ambassadeurs respectifs depuis 2010), Brian Naranjo, qu'il a accusé d'être le représentant local de la CIA.

Il réplique ainsi au décret signé lundi par son homologue américain Donald Trump, visant à réduire la capacité du Venezuela à vendre ses actifs.

"Je rejette toutes les sanctions contre la République bolivarienne du Venezuela, car elles font du mal, elles provoquent de la souffrance au peuple vénézuélien", a déclaré le chef de l'Etat, au pouvoir depuis 2013 et réélu jusqu'en 2025.

Washington pourrait d'ailleurs ne pas en rester là, un responsable du département d'Etat ayant dit mardi que les Etats-Unis pourraient prendre des "mesures réciproques appropriées" une fois reçue la "notification de la part du gouvernement vénézuélien à travers les canaux diplomatiques" de l'expulsion de leurs deux diplomates.

Ces nouvelles sanctions américaines s'inscrivent dans le concert de critiques internationales après la victoire de M. Maduro, 55 ans, avec 68% des voix contre 21,2% à son principal adversaire, Henri Falcon, 56 ans, dans le contexte d'une abstention record de 54% et d'un boycott par l'opposition qui dénonçait une "supercherie".

- "Irrégularités" selon l'UE -

Les résultats annoncés, qualifiés de "farce" par les Américains, ont été aussi rejetés par le Groupe de Lima, une alliance de 14 pays d'Amérique et des Caraïbes qui comprend l'Argentine, le Brésil, le Canada, la Colombie et le Mexique. Ils ont rappelé dès lundi leurs ambassadeurs au Venezuela.

Mardi, Bruxelles a également haussé le ton : "L'Union européenne envisage des sanctions", a fait savoir la représentante de la diplomatie européenne Federica Mogherini, dénonçant notamment de "nombreuses irrégularités signalées le jour du scrutin, y compris l'achat de votes".

Du côté de la France, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Agnès von der Mühll, a jugé que l'élection ne pouvait "pas être considérée comme représentative en raison des entraves posées à la participation de plusieurs partis et leaders d'opposition".

Face à ces critiques, Caracas reste inflexible et crie au complot.

"Nous n'avons jamais vu une attaque internationale aussi impitoyable que celle menée contre ce processus" électoral, a dénoncé mardi la présidente du Conseil national électoral (CNE), la chaviste Tibisay Lucena, à l'occasion de la cérémonie de proclamation officielle de l'élection de M. Maduro.

Le ministère des Affaires étrangères a quant à lui fustigé "le lynchage politique et financier" du Venezuela par les Etats-Unis, où gouverne un "régime suprématiste, raciste et interventionniste (...) inspiré par les postulats néfastes du Ku Klux Klan".

- Débâcle économique -

Malgré cette attitude frondeuse sur le plan diplomatique, le Venezuela ne peut cacher sa débâche économique : autrefois le pays le plus riche d'Amérique latine grâce à ses immenses réserves pétrolières, il n'est plus que l'ombre de lui-même, se débattant entre hyperinflation et graves pénuries d'aliments et de médicaments.

La crise a déjà fait fuir à l'étranger des centaines de milliers de Vénézuéliens, mais M. Maduro assure que la faute en revient à la "guerre économique de la droite", soutenue par Washington. Il promet une "révolution économique" porteuse de prospérité pendant son second mandat.

"Ce qui se profile à l'horizon, c'est un plus grand isolement diplomatique et commercial et plus de difficultés pour accéder au crédit et au financement", estime l'analyste Diego Moya-Ocampos, du cabinet britannique IHS Markit.

Les Etats-Unis agitent déjà la menace d'un embargo pétrolier, dont les conséquences seraient redoutables pour le Venezuela, qui leur vend un tiers de son brut et est classé en défaut de paiement partiel par les agences de notation.

"Le Venezuela commence déjà à subir un boycott économique de la part des Etats-Unis et de leurs alliés et cela va être fatal au maintien du régime", assure à l'AFP l'expert en relations internationales Carlos Romero.

Après le vote, le président Maduro a appelé à un "dialogue" mais l'opposition, bien que divisée, le refuse et appelle à de "vraies élections".

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Lancement réussi d'une fusée avec deux satellites pour surveiller l'eau sur Terre

mar, 05/22/2018 - 21:58

Une fusée de la compagnie spatiale privée SpaceX a décollé avec succès mardi pour mettre en orbite deux satellites dont la mission consistera à mesurer les changements de l'eau sur Terre pendant les cinq prochaines années.

La fusée réutilisable Falcon 9 a décollé sans problème de la base militaire de Vandenberg en Californie, avec à son bord le précieux chargement de la paire de satellites, fruit d'un partenariat entre l'Allemagne et l'agence spatiale américaine (Nasa), ainsi que de cinq satellites du réseau de communication Iridium.

La fusée soit placer d'abord, après onze minutes de vol, les satellites de la mission GRACE-FO, puis les satellites Iridium, une heure environ plus tard.

Les satellites prendront le relais de la mission GRACE, qui, de 2002 à l'an dernier, ont survolé la Terre pour établir une carte mensuelle des changements de volume d'eau.

Comment des satellites peuvent-ils "voir" ou "peser" l'eau sur la planète depuis l'espace? En utilisant la gravité.

Les deux satellites, chacun de la taille d'une voiture, voleront à 220 km de distance l'un de l'autre. Les moindres variations de masse sous eux (une montagne, un lac, de la glace, des aquifères...) provoqueront un changement infime de gravité, modifiant momentanément la distance séparant les deux satellites, mesurée au micron près.

C'est en enregistrant continuellement ces variations de distance que les scientifiques de la mission en déduiront les variations de masse sur la Terre, que ce soit au-dessus ou en-dessous de la surface.

Or ces changements de masse, d'un mois sur l'autre, pourront n'être provoqués que par des changements liés à l'eau: de la glace qui fond et passe dans les océans; de l'eau qui s'évapore; de la pluie qui vient regonfler des nappes phréatiques.

La méthode fonctionne à merveille, et les scientifiques de la mission précédente GRACE ont produit nombre de cartes quantifiant exactement combien de glace a fondu au Groenland (280 milliards de tonnes par an de 2002 à 2016), ou de combien d'eau supplémentaire les réserves du delta de l'Okavango, au Botswana, se sont regonflées (29 milliards de tonnes par an).

La mission relais, baptisée GRACE-FO pour "Follow On" (suite), permettra de suivre ces tendances dans le temps.

Pour SpaceX, ces lancements de satellites sont devenus routiniers. C'est le dixième tir de l'année, et le premier étage de la fusée de mardi avait déjà été utilisé en janvier.

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Venezuela : l'Europe dénonce des irrégularités dans la réélection de Maduro

mar, 05/22/2018 - 21:54
L'Union européenne a dénoncé les nombreuses irrégularités signalées lors de l'élection présidentielle au Venezuela remportée par Nicolas Maduro et a annoncé envisager des sanctions.
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Tour d'Italie: Gayant a reçu "une grande claque" mais il faut rebondir

mar, 05/22/2018 - 21:20

La 66e place de Thibaut Pinot dans le contre-la-montre du Giro à Rovereto a été ressentie mardi comme "une grande claque" mais il faut rebondir, a estimé Martial Gayant, le directeur sportif de l'équipe Groupama-FDJ.

"Je n'étais pas bien, je n'avais aucune puissance", a déclaré à chaud le champion de France 2016 du contre-la-montre, loin de son meilleur niveau dans cette discipline. "J'étais incapable d'emmener le grand plateau, ça ne pardonne pas".

Son directeur sportif a reconnu: "C'est une grosse déception, un jour-sans. Dans la voiture au retour, personne ne parlait, on était tous triste, un peu abattu quand on voit tout le travail effectué."

"Ce sont des soirées que l'on n'a pas envie de vivre. Le débours est énorme dans un chrono. Il faut savoir rebondir sur ces défaites qui font très mal, repartir sur des bases saines, relancer l'équipe après cette défaite", a ajouté Gayant.

Le responsable de la formation française s'est voulu optimiste en vue des prochaines étapes de montagne: après tout, "beaucoup de coureurs voudraient être 5e, à un peu plus d'une minute du podium."

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Arabie saoudite: nouvelles arrestations de militants des droits de la femme (ONG)

mar, 05/22/2018 - 21:00

Les autorités saoudiennes poursuivent leur campagne de répression à l'encontre de militants des droits de la femme, avec au moins trois arrestations supplémentaires, ont assuré mardi des ONG.

Près d'un mois avant la levée de l'interdiction de conduire faites aux femmes dans le royaume, Ryad avait annoncé samedi l'arrestation de sept personnes, présentées par les médias saoudiens comme des "traîtres".

D'après des militants et des groupes de défense des droits humains, il s'agit en majorité de femmes qui se sont illustrées dans leur lutte pour le droit à prendre le volant et à se libérer de la tutelle masculine.

Selon Amnesty International, le nombre de personnes arrêtées est maintenant passé à 10, dont au moins sept femmes.

Le centre du Golfe pour les droits de l'Homme et un militant saoudien ont eux affirmé que 12 personnes avaient été arrêtées au total.

"En dépit du tollé international et des appels à la libération de ces militants, ils sont toujours détenus à cause de leur activité pacifique pour les droits humains", a indiqué à l'AFP Samah Hadid, directrice des campagnes d'Amnesty pour le Moyen-Orient.

"Les autorités saoudiennes ne peuvent pas continuer à déclarer publiquement qu'elles sont en faveur de réformes, et en même temps traiter les militants pour les droits de la femme de cette façon cruelle", a-t-elle ajouté.

Les responsables saoudiens n'ont pas immédiatement répondu à une demande de réaction.

Sans nommer les personnes arrêtées, les services de sécurité saoudiens les ont accusées samedi d'avoir entretenu "des contacts suspects avec des parties étrangères", apporté un soutien financier à "des éléments hostiles à l'étranger" et tenté de porter atteinte à la sécurité et la stabilité du royaume.

Parmi ces détenus figurent, selon Human Rights Watch, Loujain al-Hathloul -détenue en 2014 pendant 73 jours après avoir tenté de traverser en voiture la frontière entre les Emirats arabes unis et l'Arabie saoudite- et Aziza al-Youssef, professeure retraitée de l'université Roi-Saoud à Ryad.

L'Arabie saoudite, seul pays au monde qui interdisait aux femmes de prendre le volant, s'est engagée, sous l'impulsion du prince héritier Mohammed ben Salmane, dans des réformes visant à une plus grande participation des femmes dans la vie économique et sociale.

En septembre, ce pays avait annoncé que les femmes seraient autorisées à conduire puis avait fixé au 24 juin la levée de l'interdiction.

Les Saoudiennes restent encore soumises à de nombreuses restrictions, principalement à un système de tutelle masculine: elles ont ainsi besoin de l'accord d'un homme membre de leur famille pour voyager, étudier ou exercer certains métiers.

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Natation: déjà neuf qualifiés français pour Glasgow

mar, 05/22/2018 - 20:57

Neuf nageurs tricolores, Charlotte Bonnet et Jérémy Stravius en tête, ont décroché leur billet pour les Championnats d'Europe à Glasgow cet été (3-9 août) au premier jour des Championnats de France, mardi à Saint-Raphaël.

En seulement 24 heures, la natation française s'est constituée une délégation de la taille de celle envoyée aux Mondiaux-2017 à Budapest, alors qu'il reste encore cinq jours de compétition dans le bassin varois.

Bonnet s'est qualifiée sur 50 m en faisant progresser deux fois son record personnel (24.81 puis 24.78) au passage. Stravius a lui fait le nécessaire sur 50 m dos (24.85 pour 25.20 exigé).

Seront également du voyage en Ecosse la sprinteuse Marie Wattel (100 m papillon), Lara Grangeon (400 m 4 nages), Théo Bussière (100 m brasse), Anouchka Martin (50 m) et le spécialiste de l'eau libre David Aubry (400 m).

Les accompagneront deux nageurs de la "génération 2024": Cyrielle Duhamel (400 m 4 nages) et Roman Fuchs (400 m).

Le "cut" à réaliser en séries matinales (à confirmer par une place dans les quatre premiers en finale), selon les règles fixées par le nouvel encadrement des Bleus, a coûté cher à Jordan Pothain, qui peine à trouver un second souffle depuis sa finale olympique sur 400 m en 2016 (3:50.35 contre 3:49.46 demandé). Il n'a pas non plus réussi à la spécialiste du quatre nages Fantine Lesaffre, sacrée championne de France sur 400 m mais trop lente mardi matin (4:43.92 contre 4:43.42).

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Amazon exhorté à ne plus fournir son outil de reconnaissance faciale à la police

mar, 05/22/2018 - 20:55

Plus de 30 organisations emmenées par l'American Civil Liberties Union (ACLU) ont exhorté mardi Amazon à cesser de fournir sa technologie de reconnaissance faciale à la police, estimant que cet outil lui conférait "un dangereux pouvoir de surveillance".

Elles ont envoyé une lettre à la direction d'Amazon après que l'ACLU a découvert que le géant américain travaillait avec les forces de l'ordre au déploiement de sa technologie de reconnaissance faciale, baptisée Amazon Rekognition.

"Une fois qu'un dangereux système de surveillance comme celui-ci est dirigé contre le public, les dégâts sont irréversibles", a prévenu Nicole Ozer, de la branche californienne de l'ACLU.

La lettre au fondateur et dirigeant d'Amazon, Jeff Bezos, a été signée par une trentaine d'organisations dont Electronic Frontier Foundation, Data for Black Lives, Freedom of the Press Foundation et Human Rights Watch.

"Mis entre les mains des gouvernements, Amazon Rekognition se prête à tous les abus", écrivent-elles. "Ce service représente une grave menace pour les communautés, dont les personnes de couleur et les immigrés, et menace la confiance et le respect qu'Amazon a construits".

Amazon est l'une des nombreuses entreprises qui, aux Etats-Unis et dans d'autres pays, déploient la reconnaissance faciale pour les services de sécurité et les autorités policières.

Or des enquêtes ont montré que de tels programmes étaient susceptibles de faire des erreurs, en particulier lorsqu'il s'agit d'identifier des personnes de couleur. Les militants arguent en outre que ces systèmes permettent de constituer une importante base de données d'informations biométriques qui peuvent être utilisées de façon abusive.

En Chine, les autorités ont créé un système de surveillance digitale à partir de photos, de scans de l'iris ou d'empreintes digitales pour surveiller de près les mouvements de la population entière. Elles l'utilisent également pour identifier les personnes qui transgressent la loi et les piétons indisciplinés.

L'ACLU a publié des documents faisant état de correspondances entre Amazon et les départements de la police de Floride, de l'Arizona et d'autres Etats au sujet de Rekognition, un service d'Amazon Web services.

"La population devrait être libre de marcher dans la rue sans être surveillée par le gouvernement", poursuivent les organisations dans cette lettre. "La reconnaissance faciale menace la liberté des communautés américaines (...). Le gouvernement fédéral pourrait utiliser la technologie de reconnaissance faciale pour traquer continuellement les immigrés".

Sollicité par l'AFP, Amazon n'était pas immédiatement disponible pour réagir à cette lettre.

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Une parodie néerlandaise de la chanson gagnante de l'Eurovision provoque la colère d'Israël

mar, 05/22/2018 - 20:40

L'ambassade d'Israël s'est plainte mardi d'une parodie néerlandaise de la chanson de Netta Barzilai, la gagnante de l'Eurovision 2018, la qualifiant de "honteuse" et de "mauvais goût".

Samedi soir, Sanne Wallis de Vries, une actrice et artiste de cabaret néerlandaise, a interprété sa propre version de la chanson "Toy" au cours d'une émission diffusée à la télévision nationale.

En kimono multicolore similaire à celui que portait Netta Barzilai à l'Eurovision le 12 mai, Sanne Wallis de Vries reprend dans sa parodie les bruits de gloussement et les mouvements de danse - à la manière d'un poulet - de la chanteuse israélienne.

Mais la Néerlandaise modifie les paroles de "Toy", à l'origine inspirée du mouvement #MeToo, pour adresser un message politique, y associant la diffusion de vidéos de manifestants palestiniens et de murs érigés à la frontière israélienne.

"Regardez-moi, je suis un charmant petit pays, les dirigeants du monde mangent bravement dans ma main et d'un baiser j'éteins tous les incendies", chante Sanne Wallis de Vries, sur le même air.

"Regardez comme c'est beau quand je lâche des bombes. Encore, oh oui, Israël gagne. Depuis 70 ans maintenant, cette fête continue", poursuit-elle.

Cette parodie était diffusée quelques jours après des violences meurtrières dans la bande de Gaza, où, le 14 mai, jour de l'inauguration par les Etats-Unis de leur ambassade à Jérusalem, 62 Palestiniens avaient été tués pendant des manifestations par les tirs de soldats israéliens.

Elle "comportait malheureusement des allusions antisémites comme se moquer de la nourriture casher ou se référer à l'argent, dans la vieille tradition antijuive", a réagi le ministère israélien des Affaires étrangères dans une lettre envoyée à la télévision néerlandaise BNNVARA, mettant en copie le ministère des Affaires étrangères, et dont l'AFP a pu se procurer quelques extraits.

"Montrer des vidéos tristes et déprimantes en toile de fond de la chanson gagnante de l'Eurovision n'était pas seulement de mauvais goût, c'était aussi inadmissible et honteux", ajoute le ministère.

"Les événements de la semaine passée (du 14 mai) sont abordés de manière satirique", a de son côté expliqué BNNVARA, disant que la parodie "n'est en aucun cas une critique de la communauté juive".

L'artiste Sanne Wallis de Vries s'est refusée à tout commentaire, selon le groupe public de radiotélévision NOS.

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Incidents Ajaccio-Le Havre: Edouard Philippe "consterné", juge que "le football a perdu"

mar, 05/22/2018 - 20:00

Edouard Philippe s'est dit mardi "consterné" par les incidents qui ont émaillé la rencontre entre Ajaccio et Le Havre disputée dimanche, et a estimé que "le football a perdu" à cette occasion.

"Comme une immense majorité de Français j'ai été consterné par ce que j'ai vu", a déclaré le Premier ministre et ancien maire du Havre lors de son Facebook Live hebdomadaire. "Consterné par l'enchaînement des faits, consterné par la violence et la brutalité de l'arrivée au stade des joueurs havrais vendredi soir (samedi, ndlr), consterné par la violence, la tension qui a régné aux abords du stade et dans le stade dimanche soir", a-t-il poursuivi.

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La poussée de fièvre sur la dette italienne ravive de mauvais souvenirs sur les marchés

mar, 05/22/2018 - 19:40

La poussée de fièvre sur la dette italienne met le sud de l'Europe sous pression et ravive de mauvais souvenirs sur les marchés, mais la zone euro est encore loin des heures sombres de la crise de la dette en 2011.

Les deux mois d'incertitude dans la foulée des législatives italiennes n'avaient troublé que marginalement le marché de la dette des États. Mais la formation d'un gouvernement populiste et eurosceptique en Italie, réunissant le Mouvement 5 étoiles et la Ligue, a fait l'effet d'une douche froide.

Non seulement les taux d'intérêt du pays se sont tendus significativement, mais ils ont également entraîné dans leur sillage ceux de ses voisins espagnols, portugais et grecs. Si la page de la crise de la dette semble tournée, son souvenir reste vif, tout comme la sensibilité des investisseurs à cet égard.

"L'ajustement des derniers jours a été violent", mais "nous ne sommes pas encore à des niveaux inquiétants", note auprès de l'AFP Jean-François Robin, un stratégiste obligataire de Natixis.

"Il y a une contagion très claire aux autres pays du sud de l'Europe. C'est d'autant moins une bonne nouvelle pour eux qu'ils continuent à mener des politiques raisonnables et dans les clous fixés par l'Union européenne", relève également Isabelle Mateos y Lago, directrice générale au BlackRock Investment Institute.

Mais, poursuit-elle, "nous ne sommes pas au bord de la crise comme en 2011".

"Après les élections, remportées par des formations populistes et en partie anti-européennes, le marché avait fait preuve de complaisance. Il est désormais revenu à un niveau plus en accord avec les risques que pose l'agenda politique de ce gouvernement", développe-t-elle.

- "Principe de réalité" -

De fait, observe-t-elle, "le danger n'est pas vraiment dans le marché. Il est dans les décisions que va prendre le gouvernement italien. Les investisseurs surveillent donc désormais si la coalition va mettre effectivement en ?uvre ses promesses électorales, avec un coût estimé des mesures qui augmenterait le déficit de 5 à 6%".

"Si le programme italien est appliqué intégralement, il y a un risque systémique", toutefois ce n'est pas le cas à ce stade, et la coalition a, "pour l'instant renoncé à ses annonces les plus extrêmes", estime M. Robin.

Le poids économique de l'Italie est certes plus important que celui de la Grèce, dont l'incapacité à rembourser certaines échéances de dette avait mis le feu aux poudres et poussé son taux d'intérêt à 10 ans jusqu'à 44% en mars 2012, embrasant tout le marché obligataire, Allemagne incluse.

Mais du fait justement de cette crise, un certain nombre de problèmes ont été résolus.

"Il est faux de dire que les banques italiennes n'ont rien fait. La situation n'est pas complètement assainie mais elle s'est largement améliorée et n'a rien à voir avec 2012", relève M. Robin.

"La dette italienne est majoritairement détenue par des Italiens, ce qui est un gage de stabilité", met également en exergue Eric Vanraes, un gérant obligataire de la banque suisse Eric Sturdza.

Sans compter que la Banque centrale européenne (BCE), toujours active, va continuer à acheter des obligations italiennes pendant encore un certain temps.

"Les marchés ont fait la preuve de leur résilience à plusieurs reprises dans le passé", souligne aussi Frédéric Gabizon, responsable pour le marché obligataire chez HSBC.

Selon lui, "les investisseurs comptent sur le triomphe du principe de réalité".

Avec des taux d'intérêt qui augmentent, "le gouvernement va y être très vite confronté". Car la tension au niveau des emprunts d'Etat va se répercuter sur ceux des entreprises et des particuliers, "c'est un cercle vicieux", analyse M. Vanraes.

Mais, comme le rappelle un observateur du marché, les investisseurs se rassurent en repensant au ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, qui semblait prêt à toutes les audaces, et qui "a fini par obéir aux demandes du FMI" pour sortir son pays de l'ornière avant de jeter l'éponge.

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Tournée: Couilloud, Penaud, Cancoriet et Doussain avec les Barbarians

mar, 05/22/2018 - 19:04

Le Lyonnais Baptiste Couilloud, les Clermontois Damian Penaud et Judicaël Cancoriet et le Toulousain Jean-Marc Doussain figurent parmi un groupe de 23 joueurs appelés par les Barbarians français, deuxième équipe nationale, pour affronter deux franchises néo-zélandaises en juin, a indiqué mardi la Fédération française de rugby (FFR).

Le demi de mêlée Couilloud, âgé de 20 ans et qui a fêté ses 3 premières apparitions avec le XV de France lors du dernier Tournoi des six nations, sera la tête d'affiche de la seconde sélection française, amenée à affronter les Crusaders le 15 juin à Christchurch et les Highlanders le 22 à Invercargill.

Penaud et Cancoriet, révélations de l'année 2017 lors de laquelle les deux jeunes champions de France avec Clermont avaient glané leurs premières sélections (5 et 3 respectivement), seront d'autres cadres aux côtés de deux revenants plus expérimentés, le demi polyvalent Doussain (27 ans, 17 sélections) et le trois-quarts polyvalent Camara (28 ans, 4 sélections).

Le manager de Castres Christophe Urios et l'entraîneur des arrières de La Rochelle Xavier Garbajosa dirigeront ces Barbarians français, qui partiront le dimanche 3 juin, au lendemain de la finale du Top 14, pour la Nouvelle-Calédonie avant de rejoindre l'archipel néo-zélandais le 12.

Le groupe des 23:

Avants (14): Dorian Aldegheri (Toulouse), Quentin Bethune (Agen), Emerick Setiano (Toulon), Sébastien Taofifenua (Bordeaux-Bègles), Quentin Lespiaucq-Brettes (Pau), Julien Marchand (Toulouse), Thomas Jolmes (La Rochelle), Swan Rebbadj (Toulon), Florian Verhaeghe (Toulouse), Judicaël Cancoriet (Clermont), François Cros (Toulouse), Baptiste Pesenti (Pau), Yoan Tanga Mangene (Agen), Patrick Sobela (Oyonnax)

Arrières (9) : Alexi Balès (La Rochelle), Armand Batlle (Castres), Djibril Camara (Stade Français), Baptiste Couilloud (Toulouse), Jean-Marc Doussain (Toulouse), Julien Dumora (Castres), Pierre Fouyssac (Agen), Damian Penaud (Clermont), Arthur Retière (La Rochelle)

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Manifestation des fonctionnaires : des échauffourées avec les forces de l'ordre

mar, 05/22/2018 - 19:02
De brèves échauffourées ont éclaté à Paris entre forces de l'ordre et quelques manifestants encagoulés en marge du cortège de fonctionnaires, donnant lieu à 17 interpellations. Avant que le cortège n'atteigne la place de la Bastille, quelques dizaines de manifestants ont détruit des abribus, brisé des vitrines de magasins rue de Lyon (XIIe arrondissement) et jeté des projectiles en direction des forces de l'ordre.
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Stages pour les jeunes de banlieue: "il faudra bien préparer les collégiens et les entreprises" (association)

mar, 05/22/2018 - 18:36

Proposer des stages de 3è aux jeunes de banlieue: Bastien Le Coz, jeune entrepreneur et créateur de l'association "Un stage et après", qui développe l'accueil de stagiaires de quartiers défavorisés, salue l'initiative d'Emmanuel Macron mais insiste sur la nécessité de bien préparer les jeunes et les entreprises.

QUESTION: Emmanuel Macron a annoncé que 15.000 stages de 3è vont être proposés par les entreprises et 15.000 autres par l'Etat pour en faire profiter les jeunes des quartiers en difficulté. Que pensez-vous de cette initiative ?

REPONSE: Pour 850.000 élèves chaque année, le stage en entreprise est la première, et pour certains, parfois, la seule rencontre avec le monde professionnel. Depuis 2005, il est obligatoire mais souvent vu comme une contrainte pour les parents, les professeurs et les entreprises, et peut s'avérer très discriminant pour les élèves. Cela fait 10 ans que nous nous battons au quotidien pour valoriser ce stage d'observation. Nous ne pouvons que nous réjouir de voir le président mettre en avant ce dispositif qui présente tant d'avantages pour les collégiens et les professionnels qui les accueillent.

En pleine transition entre le collège et le lycée, ce stage est l'occasion parfaite pour redonner du sens à ce que les élèves étudient à l'école. Les quartiers défavorisés sont particulièrement touchés par le décrochage scolaire des jeunes qui ont du mal à se projeter dans leur futur. C'est pour cela que nous avons choisi de leur ouvrir leurs horizons en leur présentant des options qu'ils n'imaginent pour la plupart même pas. Dans les quartiers ou les villages enclavés, on ne pense pas à aller voir ce qui existe dehors. L'autocensure est une des premières difficultés.

Par ailleurs, des discriminations subsistent car de nombreux quartiers sont encore jugés sur des préjugés et non sur la qualité de ses jeunes.

Q: Qu'est ce que cette expérience peut concrètement leur apporter ?

R: Souvent, le collégien n?a pas une idée précise de son avenir professionnel. Il est encore un peu tôt pour y penser sérieusement. Le stage d?observation, en plus de lui permettre de découvrir le monde du travail, l?aide à réfléchir à son orientation. C?est en classe de 3e que se prend l?une des décisions les plus importantes pour sa scolarité : le choix de son orientation en filière générale ou professionnelle. Un stage réussi, ce sont de meilleures notes dès le trimestre suivant, et une meilleure compréhension pour l?élève de sa scolarité. Un stage réussi, c?est une vraie barrière de protection contre le décrochage scolaire.

On aide à réparer les fractures sociales du pays avec ce droit qu'ont les collégiens, et ils n'en ont pas tant que ça. Les entreprises ont, elles, le devoir de tendre la main aux adolescents, d'imaginer une place pour eux.

Q: Comment pourra-t-on s'assurer que ces stages auront une véritable utilité ?

R: 30.000 offres ne sont pas la garantie de 30.000 stages réussis. Aux débuts de l'association, nous proposions une banque de stages, jusqu'à ce qu'on prenne conscience de l'importance de la préparation. Car sans préparation, cela risque d'être du +one shot+ pour les entreprises. Elles peuvent ne plus jamais vouloir entendre parler de stagiaire. De leur côté, les jeunes peuvent ressortir traumatisés par l'expérience. Notre expérience nous a appris l'importance de préparer les uns et les autres. Parce que trouver le stage idéal et accueillir un stagiaire ne s'improvise pas, nous proposons un programme pédagogique adapté pour préparer les uns et les autres à cette rencontre. Bien préparer un stage permet un stage réussi et un stage réussi redonne du sens à la scolarité.

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