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Mis à jour : il y a 43 min 7 sec

Enquête russe: Mueller a reconnu ne pas pouvoir poursuivre Trump (avocat)

jeu, 05/17/2018 - 01:40

L'équipe du procureur spécial Robert Mueller a indiqué à la Maison Blanche ne pas pouvoir poursuivre Donald Trump, quelles que soient les preuves qu'elle pourrait amasser contre lui dans l'enquête russe, a indiqué mercredi l'avocat du président, Rudy Giuliani.

L'ancien maire de New York a annoncé à CNN et Fox News que l'équipe de Robert Mueller, chargé de déterminer s'il y a eu une collusion entre la Russie et l'équipe de campagne de Donald Trump dans le cadre de l'élection de 2016, avait accepté de se conformer à un texte du ministère de la Justice.

L'interprétation légale de ce document, jamais évoqué jusqu'ici, veut qu'un président en exercice ne puisse pas être inculpé.

"Tout ce qu'ils peuvent faire c'est faire un rapport", a déclaré Rudy Giuliani, qui a rejoint l'équipe d'avocats de M. Trump le mois dernier, à CNN.

"Ils ne peuvent pas inculper. En tout cas ils l'ont reconnu auprès de nous après qu'on ait lutté, ils l'ont reconnu", a-t-il ajouté.

Peter Carr, porte-parole de Robert Mueller, a refusé de commenter ses propos, qui interviennent à la veille de l'anniversaire de la nomination de M. Mueller au poste de procureur spécial (17 mai 2017).

Si ces faits sont avérés, en cas de preuve d'actes répréhensibles de M. Trump, Robert Mueller ne pourrait rien faire de plus que faire parvenir un rapport au ministère de la Justice, dont il dépend.

Mais ce rapport, et les preuves dont il fait état, pourrait servir de base pour une éventuelle destitution par le Congrès.

Plusieurs anciens membres de l'équipe de campagne du milliardaire républicain ont déjà été inculpés dans le dossier russe.

Tous collaborent avec la justice, sauf Robert Manafort, l'ancien directeur de campagne de M. Trump, notamment poursuivi pour complot contre les Etats-Unis, blanchiment d'argent et fausses déclarations notamment. Il doit être jugé cet été.

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Yanny ou Laurel ? Cela dépend des oreilles

jeu, 05/17/2018 - 00:20

C'est un mot de deux syllabes qui sème une zizanie mondiale chez les internautes, les divisant en deux camps opposés: ceux qui entendent "Yanny" et ceux qui entendent "Laurel".

Le mini-clip audio a été publié à l'origine sur Reddit par Roland Szabo, un lycéen de l'Etat américain de Géorgie.

Ce garçon de 18 ans a relaté qu'après avoir téléchargé le mot apparemment anodin sur un site de vocabulaire, il avait été intrigué par la façon radicalement différente dont l'entendaient les personnes autour de lui, a rapporté mercredi le New York Times.

Posté ensuite sur Instagram sous la forme d'un sondage, l'enregistrement est devenu viral sur internet, avec l'aide de célébrités optant soit pour "Yanny", soit pour "Laurel".

"J'entends Laurel", a tweeté l'humoriste américaine Ellen DeGeneres.

"C'est clairement Laurel. Je ne peux même pas imaginer qu'on puisse entendre Yanny", a abondé la mannequin Chrissy Teigen, suivie par l'ancien porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer.

L'écrivain Stephen King ou l'actrice Mindy Kalling ont eux rejoint le camp des "Yanny". "Mon Dieu, voilà que j'entends désormais Laurel", a par la suite tweeté le romancier.

Pas de sorcellerie ni de trucage technique, ont toutefois rassuré les scientifiques, sommés de sortir de leurs laboratoires acoustiques pour expliquer le mystère.

Le mot de la discorde auditive peut s'écouter sur le lien suivant, posté par une jeune internaute qui a fait le buzz:

https://twitter.com/CloeCouture/status/996218489831473152

Le ministère américain de la Défense a ri de la controverse sur son compte Twitter, avec une photo d'une jeune recrue enguirlandée par son instructeur pour avoir compris "Laurel" au lieu de "Yanny".

Le pianiste et compositeur grec Yanni, actuellement en tournée aux Etats-Unis, a lui tweeté: "J'entends seulement Yanni, hahaha".

- C'est moi Laurel, et toi Yanny ? -

L'aspect le plus bluffant du débat, qui a dépassé les frontières américaines, est que la majorité des auditeurs entendent bien distinctement soit "Yanny" soit "Laurel", rares étant ceux qui se trouvent dans le flou du terrain médian.

Un sondage express (et non représentatif) au sein du bureau de l'Agence France-Presse de Washington a ainsi donné comme résultat: Yanny 17 (dont 8 francophones), Laurel 14 (dont 8 francophones), entre les deux: 3.

Interrogée par l'AFP, la professeure Poppy Crum, experte des laboratoires Dolby à San Francisco, explique que la réalité en soi n'existe pas, mais plutôt la façon dont nous la percevons.

"Les choses auxquelles nous sommes exposées dans notre univers modifient la façon dont nous considérons l'information arrivant à notre cerveau", dit-elle.

En clair, le cerveau a besoin de "catégoriser" les éléments de discours quand ils sont ambigus, les faisant passer soit dans la case "Laurel", soit dans la case "Yanny".

Ce processus peut être influencé par de multiples paramètres, parmi lesquels l'âge, le sexe ou la langue natale de l'auditeur. Ou encore les sons qu'il a récemment écoutés.

"L'appareil sur lequel vous écoutez, que ce soient des enceintes ou des écouteurs, le fait qu'il y ait une personne dans la pièce à côté, les sons se répercutant autour, tout cela va affecter l'intensité de certaines fréquences par rapport à d'autres", souligne la spécialiste.

- Signal sonore "ambigu" -

Quand l'accent est mis sur les hautes fréquences, l'auditeur a tendance à entendre "Yanny", et à l'opposé à entendre "Laurel" avec de basses fréquences.

Élaboration sonore de synthèse, le mot "Laurel/Yanny" est "ambigu", confirme Jody Kreiman, professeure à l'université UCLA.

Ce son "ne ressemble pas vraiment à un nom courant du discours habituel. Quand les auditeurs entendent un tel signal, ils utilisent tous leurs acquis du discours pour l'interpréter", assure-t-elle.

Le débat "Yanny/Laurel" rappelle un précédent qui avait enflammé internet il y a trois ans au sujet de la photo d'une robe bicolore que certains voyaient blanche et or, d'autres noire et bleue.

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Europa League: Marseille fait grise mine

jeu, 05/17/2018 - 00:00

Les supporters de l'OM, qui jubilaient mercredi à l'idée de marquer l'histoire du foot français en remportant l'Europa League, n'ont finalement pas vibré longtemps.

Du Vélodrome au Vieux-Port, des quartiers nord à Notre-Dame de la Garde, des dizaines de milliers de Marseillais ont fait flotter les couleurs bleu azur et blanc de l'OM, avant de devoir se résoudre à la défaite, au fil des trois buts concédés à l'Atletico Madrid.

Dans les travées du stade, certains des 22.000 supporters qui regardaient la finale retransmise depuis Lyon sur écran géant n'ont même pas attendu le coup de sifflet final pour s'éclipser.

Bravaches, certains ont tout de même rallumé les fumigènes dans les cinq dernières minutes, alors que l'affaire était pliée, et entonné des "Marseillais, Marseillais".

Mais les travées, survoltées avant le coup d'envoi, se sont vidées rapidement. Sur certains visages, des larmes, comme ce jeune homme qui sanglote et que des amis doivent soutenir.

"On est dégoûtés ! On veut pleurer et tout casser !", lâchent Sofia et Cyril, 15 ans. "On est nés ici, le foot c?est notre vie... On pensait voir le match du siècle", poursuivent les adolescents.

Visages fermés et hochements de tête dès le premier but de Griezmann, applaudissements pour Payet quand il sort du terrain... "On a la meilleure équipe et on est le meilleur public ! On revivra ça !", se console Rachid, qui veut garder le sourire.

"Un beau match"

En ville, beaucoup faisaient contre mauvaise fortune bon coeur. Deux fans craquent des fumigènes face à une terrasse bondée d'un bar du centre. Des applaudissements, quelques "allez l'OM", beaucoup de sourires.

Malgré la défaite, "c'était un beau match. Il y a un an, on n'aurait pas mis 20 centimes d'euro sur cette équipe. C'est le ballon rond, on a passé une belle soirée", résume Djamel, maillot de l'OM sur les épaules.

Toute la journée, la cité phocéenne avait rêvé d'une victoire. Certains supermarchés avaient fermé leurs portes plus tôt pour cause de match, et dès l'après-midi, les concerts de klaxons résonnaient.

Les supporters surchauffés avaient investi le Vieux-Port, sous l'oeil des touristes. Mais la perspective d'une nouvelle victoire historique, 25 ans après le trophée de Ligue des Champions, s'est envolée.

"Je suis tellement triste. J'y ai cru. C'est sinistre. Ils étaient plus forts que nous", se désole Léo, qui suivait le match depuis un bar du centre-ville de la cité phocéenne, envahi de supporters en bleu azur.

"Ils se sont bien battus", se console Fabien. "Je ressens une déception profonde, de la désolation mais je suis toujours derrière l'OM".

Après la défaite, l'imposante foule de fans qui s'était pressée sur le Vieux-Port - hommes, femmes, enfants -- rentraient chez eux dans le calme, refaisant le match ou préparant le lendemain.

Sur la terrasse d'un bar du centre-ville, c'est finalement une bande d'une dizaine de "minots", assis sur un coin de trottoir au pied d'un écran géant, qui auront passé la meilleure soirée.

"Aux aaaarmes ! Nous sommes les Marseillais !", "Madrid, tu dors, et l'OM va trop vite ! Madrid, tu dors, et l'OM va trop fort !", jusqu'au bout, de leurs voix stridentes, ils ont chanté. Preuve qu'en matière de ballon rond, à Marseille, la relève est assurée.

fbe-est-mdm-jp/dep

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Europa League: Marseille fait grise mine

mer, 05/16/2018 - 23:40

Les supporters de l'OM, qui jubilaient mercredi à l'idée de marquer l'histoire du foot français en remportant l'Europa League, n'ont finalement pas vibré longtemps.

Du Vélodrome au Vieux-Port, des quartiers nord à Notre-Dame de la Garde, des dizaines de milliers de Marseillais ont fait flotter les couleurs bleu azur et blanc de l'OM, avant de devoir se résoudre à la défaite, au fil des trois buts concédés à l'Atletico Madrid.

Dans les travées du stade, certains des 22.000 supporters qui regardaient la finale retransmise depuis Lyon sur écran géant n'ont même pas attendu le coup de sifflet final pour s'éclipser.

Bravaches, certains ont tout de même rallumé les fumigènes dans les cinq dernières minutes, alors que l'affaire était pliée, et entonné des "Marseillais, Marseillais".

Mais les travées, survoltées avant le coup d'envoi, se sont vidées rapidement. Sur certains visages, des larmes, comme ce jeune homme qui sanglote et que des amis doivent soutenir.

"On est dégoûtés ! On veut pleurer et tout casser !", lâchent Sofia et Cyril, 15 ans. "On est nés ici, le foot c?est notre vie... On pensait voir le match du siècle", poursuivent les adolescents.

Visages fermés et hochements de tête dès le premier but de Griezmann, applaudissements pour Payet quand il sort du terrain... "On a la meilleure équipe et on est le meilleur public ! On revivra ça !", se console Rachid, qui veut garder le sourire.

"Un beau match"

En ville, beaucoup faisaient contre mauvaise fortune bon coeur. Deux fans craquent des fumigènes face à une terrasse bondée d'un bar du centre. Des applaudissements, quelques "allez l'OM", beaucoup de sourires.

Malgré la défaite, "c'était un beau match. Il y a un an, on n'aurait pas mis 20 centimes d'euro sur cette équipe. C'est le ballon rond, on a passé une belle soirée", résume Djamel, maillot de l'OM sur les épaules.

Toute la journée, la cité phocéenne avait rêvé d'une victoire. Certains supermarchés avaient fermé leurs portes plus tôt pour cause de match, et dès l'après-midi, les concerts de klaxons résonnaient.

Les supporters surchauffés avaient investi le Vieux-Port, sous l'oeil des touristes. Mais la perspective d'une nouvelle victoire historique, 25 ans après le trophée de Ligue des Champions, s'est envolée.

"Je suis tellement triste. J'y ai cru. C'est sinistre. Ils étaient plus forts que nous", se désole Léo, qui suivait le match depuis un bar du centre-ville de la cité phocéenne, envahi de supporters en bleu azur.

"Ils se sont bien battus", se console Fabien. "Je ressens une déception profonde, de la désolation mais je suis toujours derrière l'OM".

Après la défaite, l'imposante foule de fans qui s'était pressée sur le Vieux-Port - hommes, femmes, enfants -- rentraient chez eux dans le calme, refaisant le match ou préparant le lendemain.

Sur la terrasse d'un bar du centre-ville, c'est finalement une bande d'une dizaine de "minots", assis sur un coin de trottoir au pied d'un écran géant, qui auront passé la meilleure soirée.

"Aux aaaarmes ! Nous sommes les Marseillais !", "Madrid, tu dors, et l'OM va trop vite ! Madrid, tu dors, et l'OM va trop fort !", jusqu'au bout, de leurs voix stridentes, ils ont chanté. Preuve qu'en matière de ballon rond, à Marseille, la relève est assurée.

fbe-est-mdm-jp/dep

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Un détenu "fiché S" s'évade de la maison d'arrêt de Brest

mer, 05/16/2018 - 23:20

Un détenu de la maison d'arrêt de Brest, "fiché S" en raison d'une "tendance à la radicalisation", était toujours recherché mercredi soir après son évasion dans la matinée lors d'un transfert médical.

L'homme de 21 ans a réussi à s'échapper au moment de son arrivée à l'hôpital de Brest. Il s'est enfui à bord d'un véhicule qui l'attendait à proximité.

Les faits se sont déroulés "entre 09H00 et 10H00" devant le CHU et "ça s'est passé extrêmement vite, dès l'arrivée sur place", a précisé à l'AFP l'administration pénitentiaire.

Selon le Syndicat national pénitentiaire Force ouvrière, l'homme s'est mis à courir dès sa sortie du véhicule pénitentiaire. Un agent est parvenu "à le plaquer une première fois au sol mais le détenu s'est relevé et a rejoint un véhicule de type Peugeot 306 où au moins deux hommes l'attendaient".

Des téléphones portables ont été retrouvés dans sa cellule, a indiqué une source proche de l'enquête, selon laquelle il était signalé en raison de sa conversion à l'islam, la pratique rigoriste de sa foi et un changement physique. Cependant, il ne tenait pas de discours rigoriste, ni avant ni pendant sa détention.

Cet homme "fait l'objet d'une fiche S parce qu'il a une tendance à la radicalisation et qu'il est suivi pour ça", a indiqué à l'AFP le procureur de la République de Brest, Jean-Philippe Récappé. Il n'a cependant jamais été condamné pour des faits de terrorisme ou d'apologie du terrorisme, a-t-il ajouté, assurant dans la soirée qu'il était toujours activement recherché.

- "potentiellement radicalisé" -

Originaire de Landerneau, près de Brest, l'homme avait 23 mentions à son casier judiciaire pour des faits de vol, dégradation et outrage notamment, selon M. Récappé.

Le Breton était en détention provisoire depuis le 13 novembre pour "vol par escalade dans un entrepôt", selon le parquet de Brest. Sa détention devait se prolonger jusqu'en juillet.

Incarcéré à plusieurs reprises à Brest, notamment alors qu'il était encore mineur, l'homme a également été emprisonné à Nantes, selon Thierry Labrot, du syndicat UFAP de Brest, selon lequel il s'est radicalisé "à travers ses fréquentations qu'il avait en détention". Il s'était laissé pousser la barbe, portait la djellaba et faisait cinq prières par jour, a précisé M. Labrot, disant regretter le manque de formation du personnel pénitencier face à de tels individus. "L'établissement (de Brest, ndlr) n'est pas fait pour recevoir ce profil de détenus", a-t-il assuré.

Il est "dangereux", a jugé pour sa part auprès de l'AFP le secrétaire général du Grand ouest de la CGT pénitentiaire, Samuel Gauthier, déplorant le fait que les agents chargés de son transfert n'aient pas été armés.

"Les détenus savent que, dès lors qu'ils partent en extraction médicale, le niveau de sécurité n'est pas le même", a-t-il assuré, expliquant que, depuis le transfert de mission de la charge des extractions de détenus des forces de l'ordre vers l'administration pénitentiaire, "les agents n'étaient plus armés" lors de tels transferts.

"Est-ce que tous les moyens ont été mis en oeuvre pour empêcher cette évasion par rapport à tout ce qui se passe dans notre pays, notamment depuis les attentats du Bataclan? Je ne pense pas", a-t-il assuré.

La polémique sur les "fichés S" pour radicalisation a été relancée par l'attaque au couteau samedi dans les rues de Paris, qui a fait un mort. L'assaillant, Khamzat Azimov, figurait sur ce registre et était également inscrit au Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation islamiste (FSPRT), qui recense quelque 20.000 individus.

Après l'attaque parisienne, des dirigeants de droite et d'extrême droite ont dénoncé l'inutilité de ce dispositif en rappelant que l'auteur du double attentat de l'Aude, fin mars, était lui aussi "fiché S" pour radicalisation. Le gouvernement a répliqué en fustigeant des critiques "politiciennes" et en insistant sur la difficulté d'anticiper des attaques menées par des personnes évoluant hors de réseaux constitués.

Mercredi, la commission des lois du Sénat a décidé de créer un groupe de travail sur les fiches S afin de répondre aux "interrogations" sur leur efficacité.

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Europa League: l'Atlético Madrid et Griezmann brisent le rêve de Marseille

mer, 05/16/2018 - 23:00

Encore raté! L'Olympique de Marseille a perdu une troisième finale d'Europa League, contre l'Atlético Madrid (3-0), terrassé par un doublé d'Antoine Griezmann et plombé par une énorme erreur et la blessure de Dimitri Payet, mercredi à Lyon.

"Grizou", lui, a vaincu la malédiction, après deux finales perdues en 2016, la Ligue des champions et l'Euro, il a littéralement porté les "Colchoneros", ses deux buts (21e, 49e) en finale s'ajoutent à ceux qu'il a marqués à chaque tour de C3 depuis les 16e de finale.

Avec un dernier but du capitaine Gabi (89), l'"Atléti" ravale un peu sa peine des deux C1 perdues contre le Real Madrid en 2014 et 2016, mais l'OM l'a bien aidé en se sabordant pour perdre sa quatrième finale continentale sur cinq.

Comme en 1999 contre Parme et 2004 contre Valence, les Phocéens ont commis un petit suicide sportif. Frank Anguissa a rejoint sur les étagères de la boutique des horreurs de l'OM Laurent Blanc et Fabien Barthez: son contrôle complètement manqué sur une abominable relance axiale de Steve Mandanda a profité à Antoine Griezmann, qui a saisi l'occasion d'ouvrir le score et d'exécuter sa danse de zébulon.

Cruel pour le Camerounais, un des meilleurs sur la pelouse avant cet instant qui l'a laissé hébété un moment.

L'OM a pourtant eu la première occasion, mais Valère Germain a gâché un bon ballon de Dimitri Payet en tirant au-dessus (4). Ce sera le seul beau geste du capitaine marseillais, "Dim" a dû abandonner la partie, en larmes, remplacé par Maxime Lopez (35).

- Le drame de Payet -

Finalement sa cuisse n'a pas tenu, et le Mondial en Russie s'éloigne pour de bon, à la veille de la liste de Didier Deschamps, un drame pour Payet.

Les hommes de Rudi Garcia se retrouvaient menés et privés de leur étoile... Et comme l'autre, Florian Thauvin, est restée transparente, le défi devenait impossible.

Dès le début de la seconde période, sous la pluie, l'OM a craqué, Mandanda s'inclinant une deuxième fois face à son coéquipier en Bleu, servi dans la profondeur par Koke (49).

Une nouvelle finale s'envolait. Rudi Garcia faisait entrer Clinton Njie pour Ocampos, mais cette mission était trop difficile pour "Super Sub", qui a vendangé sa seule occasion (87)...

Dans un stade plus blanc que rouge, où les supporters de l'OM se sont fait reprendre à l'ordre pour avoir craqué beaucoup de fumigènes, le combat n'a jamais vraiment eu lieu. Comble d'amertume, Kostas Mitroglou, entré à la place de Germain, a vu sa tête frapper le poteau puis lécher la ligne de but (81).

Au moins les supporters marseillais n'ont rien cassé pendant le match chez Jean-Michel Aulas, le président lyonnais. Ils n'ont plus que leurs yeux pour pleurer, après les échecs de 1991 en Ligue des champions, puis de 1999 et 2004. Ils se raccrochent donc toujours au triomphe de 1993, mais Basile Boli est toujours le seul buteur marseillais en finale européenne.

- Marseille risque de finir tout nu -

L'épopée qui a fait vibrer tout Marseille, surtout depuis le quart de finale retour contre Leipzig (5-2, 0-1 à l'aller) s'est fracassée sur la maturité des hommes de Diego Simeone, suspendu, qui a assisté au triomphe en tribune.

Ce succès revigore le projet de son Atlético, qui laisse le mistigri des finales perdues à l'OM. Les Matelassiers décrochent une troisième C3, après 2010 et 2012, et écrivent enfin une ligne à leur palmarès.

Depuis le triomphe en Liga en 2014, le modèle du "Cholo" Simeone ne gagnait plus que des places d'honneur.

Le charismatique entraîneur argentin a coupé la priorité à Rudi Garcia, en quête d'un trophée lui depuis le doublé Coupe-Championnat en France avec Lille en 2011. Il ne deviendra pas cette année le second technicien français vainqueur d'une C3, après Gérard Houllier en 2001 avec Liverpool.

Maintenant l'OM doit ravaler ses larmes pour ne pas finir la saison tout nu: il reste une dernière chance d'aller chercher la Ligue des champions, mais il faut battre Amiens samedi pour la dernière journée de Ligue 1, malgré l'acide lactique de la défaite, et compter sur Nice pour prendre au moins un point à Lyon. Ce sera le 61e match de la saison la plus longue.

Celle d'Antoine Griezmann se prolongera avec la Coupe du monde en Russie, où il guidera l'équipe de France. Au moins "Grizzy" a-t-il appris à gagner une finale...

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Europa League: le triomphe d'El Principito Griezmann

mer, 05/16/2018 - 22:57

Un doublé en guise, peut-être, de cadeau d'adieu à l'Atletico : la finale de l'Europa league a constitué un triomphe pour Antoine Griezmann, arme fatale de l'équipe madrilène aux dépens de l'Olympique de Marseille (3-0), mercredi au Parc OL.

L'international français (51 sélections, 19 buts) a profité d'une erreur de Frank Zambo Anguissa sur une relance dans l'axe de Steve Mandanda pour aller ouvrir la marque dès la 21e minute en fusillant le portier marseillais (21) avant de porter le score à 2-0, de près encore, en début de seconde période (49).

Pour le Français (27 ans), omniprésent sur le front de l'attaque et sorti à la 90e minute au profit de Fernando Torres, ancienne gloire du club, cette victoire représente un premier trophée majeur.

Il n'avait, jusqu'à présent, remporté que la Supercoupe d'Espagne en 2014 avec "l'Atleti" où il venait à peine d'arriver en provenance de la Real Sociedad.

En pleine forme, "Grizou" a confirmé son excellente seconde moitié de saison et c'est de bon augure pour les Bleus avant la Coupe du monde.

Face à l'OM, il a marqué ses quinzième et seizième buts sur ses dix-huit derniers matches, et ses cinquième et sixième buts en huit rencontres d'Europa League, soit un à chaque tour depuis les 8es de finale, alors que son automne avait été difficile.

Il atteint ainsi un total de 29 buts en 48 matches avant, peut-être, un ultime tour de piste, avec l'Atletico, contre Eibar en fin de semaine, pour la dernière journée de la Liga.

Car son départ pour le FC Barcelone pour un transfert supérieur à 100 millions d'euros est largement évoqué depuis plusieurs semaines, voire des mois.

Cette victoire est certainement aussi un beau sentiment de revanche pour Antoine Griezmann qui avait beaucoup culpabilisé d'avoir manqué un penalty en finale (perdue) de la Ligue des Champions en 2016 contre le Real Madrid, même s'il avait réussi sa tentative dans la séance de tirs au but fatale aux Colchoneros (1-1, 5-3 t.a.b.).

Par ailleurs, le stade de l'Olympique lyonnais s'avère un beau terrain de jeu pour "El Principito", natif de Mâcon, à 60 kilomètres de Lyon.

C'est la seconde fois qu'il y évoluait. La première, c'était avec les Bleus contre l'Irlande en 8e de finale de l'Euro 2016 avec un doublé à la clé (2-1). Il devrait y revenir le 9 juin pour France - Etats-Unis.

Ses retours à Lyon ont d'ailleurs toujours été heureux sportivement avec, du coup, trois victoires sur trois matches.

Avec la Real Sociedad, contre l'OL en barrage de la Ligue des Champions, un but inscrit sur un ciseau spectaculaire avait contribué à donner la leçon aux Lyonnais au stade de Gerland en août 2013 (défaite 2-0).

Mais jamais Antoine Griezmann n'a manifesté de sentiment de revanche envers le club rhodanien qui ne l'avait pas recruté même s'il l'avait bien identifié et repéré.

- Payet en larmes -

Mais si cette finale a été un rêve pour Antoine Griezmann, elle a, à l'inverse, rapidement viré au cauchemar pour Dimitri Payet, le maître à jouer de l'OM, sorti, en larmes, dès la 31e minute.

Celui-ci n'était manifestement pas rétabli de la blessure derrière une cuisse qu'il s'était faite jeudi dernier à l'entraînement et qui l'avait contraint à déclarer forfait pour le déplacement à Guingamp en Ligue 1.

Il avait pourtant contribué à la première action dangereuse du match en servant adroitement Valère Germain dont le tir passait au-dessus (4).

Après une seconde moitié de saison tonitruante, cette blessure vient au plus mauvais moment pour l'international dont l'élan est coupé alors que le sélectionneur Didier Deschamps doit dévoiler sa liste des 23 pour le Mondial, ce jeudi.

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A Washington, pas d'invitation mais un bar pour fêter le mariage royal

mer, 05/16/2018 - 22:52

Le carton d'invitation pour les noces entre Meghan Markle et le prince Harry n'est pas arrivé? A Washington, un bar à thème a trouvé la parade: proposer d'assister au mariage, cocktails et décorations royales à l'appui, tout en restant aux Etats-Unis.

Dans la capitale américaine, les amoureux de la famille royale britannique peuvent déjà célébrer l'union entre leur compatriote et le prince Harry dans cette réplique de la chapelle Saint Georges où le couple échangera ses voeux samedi.

Ce bar à thème de Washington, équipé de faux vitraux et d'une salle du trône, propose un menu de cocktails fastueux: le "God Save the Queen", un gin martini, ou le "Kensington Garden Party", composé de Pimm's, la boisson de l'été au Royaume-Uni.

Il y a dix cocktails thématiques en tout: Le "Markle Sparkle" et ses paillettes comestibles ou le "Put a Ring on It", un clin d'oeil appuyé à la reine de la pop américaine Beyoncé, servi avec une fausse bague de fiançailles.

Les consommateurs peuvent aussi trinquer avec le "wedding cake shots", une vodka infusée à la crême au beurre, avec de la fleur de sureau, du citron et du thé. Bières britanniques et vins californiens, Etat de naissance de la mariée, sont aussi disponibles.

Les fans de la famille royale britannique peuvent se rafraîchir dans ce bar à thème depuis le 4 mai et ce jusqu'au 20. Samedi 19, les festivités commencent à 7h du matin, décalage horaire oblige, un peu avant le début officiel de la cérémonie à près de 6.000 kilomètres de là, au château de Windsor.

Sous son chapeau, Dorothy Skrincosky fête en avance les noces à venir, prévoyant aussi d'arriver tôt et en pleine forme samedi pour admirer Meghan Markle marcher -- très probablement sans son père-- jusqu'à l'autel.

"J'ai adoré toute ma vie la famille royale", confie-t-elle à l'AFP. "Ils me fascinent --peut-être que c'est un désir intérieur d'être membre de la royauté moi-même".

Dorothy Skrincosky dit aussi être "ravie" qu'une métisse arrive dans la famille royale: "Je pense que la famille royale aura encore plus d'amour pour tout le monde".

Megan Passafaro, une avocate vivant à Washington, partage également sa joie devant cette Américaine qui va devenir membre de la royauté britannique. L'échange des voeux de mariage est "extra passionnant", selon elle.

Le bar "a l'air un peu réel", avance cette avocate --grâce notamment au somptueux trône pourpre et doré confectionné à l'image de Buckingham Palace.

"Oh Meghan, je vous souhaite le meilleur pour tout avec votre beau prince", s'exclame Dorothy Skrincosky.

"Faites beaucoup de bébés, et santé au couple royal".

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Tennis: Pouille, une victoire et puis s'en va

mer, 05/16/2018 - 22:39

Le N.1 français Lucas Pouille a buté sur le Britannique Kyle Edmund (19e), vainqueur en deux sets (6-2, 7-6 (7/3), dès le deuxième tour du Masters 1000 de Rome mercredi.

La veille, Pouille (16e) avait obtenu sa première victoire sur le circuit depuis début mars, sans complètement convaincre toutefois.

Le Nordiste, qui traverse une passe difficile, n'est pas parvenu à enchaîner, à dix jours de Roland-Garros (27 mai-10 juin). Dès le début du match, entamé tardivement en raison du programme chargé de la journée romaine, il a subi les assauts d'Edmund, récent quart-de-finaliste à Madrid. Un peu plus entreprenant dans le second set, il a poussé le Britannique au jeu décisif, mais n'est pas parvenu à le mettre en danger, de nouveau repoussé loin de sa ligne ou encore maladroit au filet.

Avant Rome, Pouille restait sur quatre éliminations dès son entrée en lice, à Indian Wells (Californie) début mars, à Monte-Carlo puis Budapest (où il était tenant du titre) en avril, et à Madrid la semaine dernière.

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Wall Street rebondit et termine en hausse

mer, 05/16/2018 - 22:20

Wall Street a terminé en hausse mercredi, reléguant au second plan les inquiétudes sur les tensions géopolitiques et la montée des taux pour se concentrer sur les résultats encourageants de la chaîne de magasins Macy's et un indicateur solide.

Selon des résultats provisoires à la clôture, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a gagné 0,26% à 24.769,55 points et le Nasdaq, à forte coloration technologique, s'est apprécié de 0,63%, à 7.398,30 points.

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Trump prudent face à Pyongyang qui menace d'annuler le sommet prévu en juin

mer, 05/16/2018 - 22:16
Washington a indiqué, mercredi, avoir toujours "bon espoir" que le sommet prévu le mois prochain entre le président américain Donald Trump et son homologue nord-coréen Kim Jong-un se tienne, malgré les menaces de Pyongyang de tout annuler.
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Marches blanches pour Naomi Mussenga: les cortèges réclament "justice et vérité"

mer, 05/16/2018 - 21:40

"Justice et vérité pour Naomi Musenga": un millier de personnes ont défilé mercredi en silence dans le centre de Strasbourg derrière cette banderole portée par la famille de la jeune femme décédée fin décembre après d?atroces souffrances ignorées par une opératrice du Samu.

Parents, frères et soeurs, amis de la victime et élus parmi lesquels le député LREM du Bas-Rhin Thierry Michels ont emmené le cortège. En tête :un grand portrait de Naomi et cette banderole où figuraient aussi ces mots, "Hommage et pensées pour tous les oubliés et toutes les Naomi de l'ombre".

"Plus jamais ça", a lancé la mère de la jeune fille, prenant la parole, la voix chargée d'émotion, avant que le cortège ne s'ébranle, devant une assistance dans laquelle beaucoup portaient des t-shirts blancs à l'effigie de "Naomi 1995-2017".

"Par vous, elle continue de parler", a lancé cette aide-soignante qui s'est refusée à "cribler" de reproches "l'appareil médical" dans son ensemble mais a pointé des "gens qui n'ont rien à faire dedans".

A la tribune, les orateurs se sont succédé pour réclamer "que justice soit faite", telle Helène Veit, 24 ans, une amie d'enfance qui s'est souvenue d'une jeune femme "très agréable" et "au grand coeur" dont elle ne voudrait pas que l'histoire sombre dans l'oubli.

Un instant, le cortège silencieux a marqué le pas quand un frère de Naomi a scandé, le point levé : "Justice pour Naomi Musenga" repris en choeur durant la marche par la foule.

A Paris, une petite cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant l'Opéra Garnier.

Après des prises de parole sur les marches de l'opéra, une délégation de 22 personnes est allée déposer 22 roses blanches devant le ministère de la Justice ainsi qu'une lettre à l'attention de la ministre Nicole Belloubet.

"22 roses car Naomi avait 22 ans et blanches pour la pureté. Devant l'Opéra Garnier, car Naomi aimait le gospel et la musique", a rappelé Thierry Paul Valette, représentant du Centre d'observation des inégalités (Codi), organisateur de cette marche.

Sur le court trajet jusqu'au ministère, la délégation a scandé : "Justice pour Naomi" et "le Samu ne doit pas tuer".

Une troisième marche blanche a été organisée à Valence par le Codi, réunissant une vingtaine de personnes, selon la police.

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Europa League: Marseille mené 1 à 0 à la pause

mer, 05/16/2018 - 21:39

Marseille était mené 1 à 0 face à l'Atlético Madrid, après un but d'Antoine Griezmann, à la pause de la finale d'Europa League mercredi à Lyon.

La première période a été marquée par deux faits importants. Tout d'abord le but de Griezmann à la 21e minute, suite à un dégagement mal assuré de Steve Mandanda et un contrôle raté de Frank Zambo Anguissa.

Et 10 minutes plus tard, à la 31e minute, l'OM a perdu sur blessure son capitaine Dimitri Payet, en pleurs au moment de quitter le terrain.

C'est inquiétant pour Payet alors que Didier Deschamps doit dévoiler jeudi sa liste des 23 pour le Mondial en Russie.

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Marseille: Payet, blessé, sort du terrain en pleurant lors de la finale d'Europa League

mer, 05/16/2018 - 21:34

Dimitri Payet, capitaine de Marseille, qui revenait de blessure, n'a pu tenir qu'une demi-heure lors de la finale de l'Europa League face à l'Atletico Madrid, quittant la pelouse en pleurant mercredi soir.

Le Réunionnais était en délicatesse avec une cuisse avant cette finale. Cette sortie sur blessure inquiète en vue de la liste des 23 Bleus que Didier Deschamps dévoilera jeudi pour la Coupe du monde en Russie (14 juin-15 juillet).

"Ca va beaucoup mieux, je pense pouvoir être apte", avait déclaré Payet devant la presse la veille du match.

Au moment de sa sortie, à la 31e minute, l'OM était mené 1 à 0, après un but d'Antoine Griezmann (21e minute). Ce dernier a embrassé Payet quand son partenaire en Bleu a quitté la pelouse en pleurant, après s'être écroulé de dépit.

C'est un coup dur pour Payet qui revenait très fort en cette fin de saison avec Marseille et jouait ses dernières cartes pour faire partie de la liste en équipe de France. Le Réunionnais, 31 ans, avait en effet été ignoré par "DD" pour la séquence internationale de mars.

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Cambridge Analytica a partagé des données avec la Russie (lanceur d'alerte)

mer, 05/16/2018 - 21:20

La société Cambridge Analytica (CA) a eu recours à des chercheurs russes et a partagé des données avec des entreprises liées aux services de renseignement russes, a assuré le lanceur d'alerte Christopher Wylie lors d'une audition devant le Congrès américain mercredi.

Christopher Wylie, qui a contribué à créer la société d'analyse de données britannique CA avant de dénoncer ses dérives et de plonger Facebook dans la tourmente, était entendu à propos des interférences dans l'élection présidentielle américaine de 2016.

Il avait déjà révélé en mars que CA avait récolté les profils de millions d'utilisateurs du réseau social aux Etats-unis et utilisait leurs informations pour élaborer des profils politiques et psychologiques, ensuite ciblés avec des messages politiques afin de peser sur leur vote.

M. Wylie qui s'exprimait mercredi devant une commission du Sénat, a affirmé que les renseignements russes avaient eu accès aux données récoltées par CA.

Il a notamment évoqué le chercheur russe Aleksandr Kogan, qui a développé une application de tests psychologiques ayant permis de collecter les données personnelles d'utilisateurs Facebook, ensuite transmises à CA. Selon lui, M. Kogan travaillait en même temps sur des projets financés par des Russes.

Christopher Wylie a aussi indiqué dans un témoignage écrit que Cambridge Analytica "utilisait des chercheurs russes pour rassembler ses données et avait ouvertement partagé des informations sur des +rumeurs de campagne+" avec des entreprises et des cadres liés aux services de sécurité russes (FSB).

Le lanceur d'alerte, qui a par ailleurs dénoncé des techniques utilisées par CA lors de campagnes politiques dans d'autres pays, a expliqué que les électeurs noirs avaient été précisément ciblés aux Etats-Unis en 2016. Selon lui, la stratégie était de décourager cet électorat généralement plus acquis au parti démocrate, d'aller voter.

Le New York Times a rapporté mardi que le FBI et le ministère de la Justice enquêtaient sur Cambridge Analytica pour déterminer si les données collectées par la firme ont permis d'influencer la campagne remportée par Donald Trump.

On ne sait cependant pas clairement, selon le quotidien, si cette enquête est liée à celle du procureur spécial Robert Mueller sur une éventuelle collusion avec la Russie pour faire élire M. Trump.

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L'enquête pour "abus de faiblesse" visant le ministre Darmanin classée sans suite

mer, 05/16/2018 - 21:00

Le parquet de Paris a classé sans suite mercredi l'enquête pour "abus de faiblesse" visant Gérald Darmanin, ouverte à la suite d'une plainte d'une femme qui accusait le ministre des Comptes publics de l'avoir obligée à des relations sexuelles pour obtenir un logement et un emploi.

Les investigations n'ont "pas permis de caractériser dans tous ses éléments constitutifs une infraction pénale", a indiqué à l'AFP le parquet.

L'enquête "a établi l'absence de toute infraction, preuve que ces accusations étaient sans aucun fondement", a réagi M. Darmanin dans un communiqué.

"Je laisse ceux qui ont sali mon nom et mon honneur à leur conscience", a-t-il ajouté.

Cette procédure avait été lancée en février à la suite d'une plainte d'une habitante de Tourcoing (Nord) dont M. Darmanin a été le maire entre 2014 et 2017.

Dans un témoignage publié par Mediapart, la plaignante, qui se fait appeler "Sarah", racontait avoir sollicité Gérald Darmanin, pour la première fois en septembre 2015, dans l'espoir notamment de changer de logement.

D'après son récit, un échange par SMS s'était alors engagé et "Sarah", qui se dit en situation de précarité, avait envoyé au maire une photo d'elle pour se rappeler à son souvenir. Plusieurs mois après, ils s'étaient vus à son domicile et avaient eu une première relation sexuelle.

La femme déclarait avoir continué à échanger des SMS avec lui par la suite, notamment des "messages coquins" et des photos d'elle dénudée afin qu'il "ne (l)'oublie pas".

Le ministre, poids lourd du gouvernement, a été entendu le 12 avril par les enquêteurs de la police judiciaire dans le cadre de cette procédure.

- seconde enquête -

Gérald Darmanin, 35 ans, est visé par une seconde enquête après avoir été accusé de "viol" par une autre femme, Sophie Patterson-Spatz, 46 ans.

Le parquet a également classé sans suite cette procédure en juillet 2017 et en février 2018.

"Les actes d'enquête réalisés n'ont pas permis d'établir l'absence de consentement de la plaignante et n'ont pas caractérisé davantage l'existence d'une contrainte, d'une menace, d'une surprise ou d'une quelconque violence à son endroit", avait relevé le ministère public.

Mais Sophie Patterson-Spatz a déposé une nouvelle plainte à Paris, avec constitution de partie civile, demandant qu'un juge d'instruction reprenne les investigations.

Elle accuse le ministre de l'avoir violée en 2009 alors qu'elle sollicitait de l'aide dans une affaire judiciaire.

A l'époque, elle s'était adressée à M. Darmanin, alors jeune chargé de mission au service des affaires juridiques de l'UMP, pour tenter de faire annuler une condamnation à son encontre datant de 2004, pour des faits de chantage et d'appels malveillants contre un ancien compagnon.

Selon elle, M. Darmanin lui aurait alors fait miroiter son appui auprès de la Chancellerie en échange de faveurs sexuelles.

Dans cette affaire, le ministre a évoqué devant les enquêteurs les "avances" de la plaignante, sans nier un rapport sexuel.

"Elle n'était pas consentante, elle a été contrainte", avait au contraire assuré à l'AFP l'avocate de Sophie Patterson-Spatz, Me Elodie Tuaillon-Hibon.

Gérald Darmanin, qui a affirmé mi-février sur RMC/BFMTV, "les yeux dans les yeux", n'avoir "jamais abusé d'aucune femme" ni de son "pouvoir", a porté plainte pour dénonciation calomnieuse contre ses deux accusatrices.

Le ministre a déposé une autre plainte fin avril après avoir reçu des lettres d'injures et de menaces de mort en lien avec les accusations portées par les deux femmes.

"Salaud, traître? avec Macron tu finiras comme Paul Doumer?", menaçait l'une des lettres citées par La Voix du Nord, en référence à l'ancien président de la République, assassiné en 1932. "Traître, Judas, faux-cul (...), t'inquiète pas, les femmes parlent et parleront?", affirmait un autre courrier.

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Les astronomes un peu plus près des premières étoiles

mer, 05/16/2018 - 20:56

En découvrant des preuves de la formation d?étoiles 250 millions d'années seulement après le Big Bang, les astronomes s'approchent un peu plus des astres les plus recherchés de l'Univers: les toutes premières étoiles à s'être allumées.

"Nous avons observé la galaxie la plus lointaine connue à ce jour, et en analysant la lumière émise par les plus vieilles étoiles de cette galaxie, nous avons pu démontrer qu?elles se sont formées 250 millions d?années après le Big-Bang", a expliqué à l'AFP Nicolas Laporte de l'University College de Londres.

Tout commence quand une équipe internationale d?astronomes détecte une très faible lueur émise par de l'oxygène venant d'une galaxie lointaine (baptisée MACS1149-JD1) grâce au puissant radiotélescope ALMA et aux quatre énormes télescopes VLT (Very large telescope) de l'Observatoire européen austral (ESO) installés au Chili.

"Nous avons observé la galaxie la plus lointaine connue à ce jour", s'enthousiame Nicolas Laporte. "Cette détection repousse les limites de l?Univers observable", a ajouté Takuya Hashimoto de l?Université Sangyo d?Osaka au Japon, coauteur principal de l'étude.

Les astronomes calculent alors que ce signal a été émis quelque 13,28 milliards d?années auparavant, soit 500 millions d?années après le Big Bang.

"Cette galaxie nous apparaît telle qu?elle était lorsque l?Univers était âgé de 500 millions d?années seulement", a relevé Nicolas Laporte.

Outre gagner le titre "d'oxygène le plus distant détecté à ce jour par un télescope", cette petite lueur permet aux scientifiques d'avancer que des étoiles se sont formées à cet endroit 250 millions d'années avant l?émission du signal.

- Le Graal de la cosmologie -

Selon la théorie communément admise, après le Big Bang il y a 14 milliards d'années, l'univers était rempli d'un gaz uniforme composé d'éléments légers comme l'hydrogène et l'hélium créés par cette gigantesque explosion.

Mais les éléments un peu plus lourds comme le fer, le carbone ou l'oxygène ont eux été fabriqués dans les noyaux d'étoiles.

Donc si les astronomes ont pu détecter de l'oxygène, c'est que "cette galaxie abritait déjà une population d?étoiles d?âge avancé?, a estimé Nicolas Laporte. Leur formation pourraient dater de 250 millions d'années seulement après le Big Bang.

Selon l'étude publiée mercredi dans la revue Nature cette découverte prouve que "les galaxies existaient antérieurement à celles que nous détectons actuellement au moyen de la méthode directe".

Mais pour observer "en direct" un évènement survenu 250 millions d?années après le Big-Bang, il va falloir attendre l?arrivée de nouveaux télescopes comme le James Webb Space Telescope (JWST) ou l?European Extremely Large Telescope (ELT).

Les scientifiques cherchent toujours à dater "l'aube cosmique", c'est à dire le moment où est née la première galaxie, le moment où le gaz primordial s'est transformé en un environnement propice à la vie.

"La datation de l?aube cosmique constitue le Graal de la cosmologie. Grâce à ces nouvelles observations de MACS1149-JD1, nous nous approchons de l?époque à laquelle remonte la toute première lumière stellaire !", s'enthousiasme Richard Ellis de l?University College de Londres et coauteur de l'étude.

"Et comme nous sommes tous constitués de poussière d?étoiles, cela équivaut à découvrir nos propres origines", ajoute-t-il.

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Top 14: D. Armitage suspendu 3 semaines, Serfontein 1 match

mer, 05/16/2018 - 20:49

L'arrière ou ailier de Lyon Delon Armitage, suspendu trois semaines, ne pourra pas disputer la phase finale du Top 14 et le centre de Montpellier Jan Serfontein, suspendu un match, sera privé de demi-finale, a annoncé mercredi la Ligue nationale de rugby (LNR).

la commission de discipline de la LNR a sanctionné Delon Armitage pour un "acte de jeu dangereux contraire à l'esprit sportif" commis lors de la 26e et dernière journée de phase régulière face à Montpellier.

Au cours du même match, Serfontein a commis une charge dangereuse dans un ruck sans l'usage des bras, a estimé la commission qui l'a suspendu pour la demi-finale que le MHR doit disputer le 25 mai à Lyon face au vainqueur du barrage Toulon-Lyon.

Son coéquipier et compatriote sud-africain Jannie du Plessis, également cité devant la commission, n'a en revanche écopé d'aucune suspension, tout comme le centre toulonnais Malakai Fekitoa.

Le deuxième ligne de Clermont Flip van der Merwe a lui été suspendu 4 semaines pour "contact imprudent avec un officiel de match".

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Hulot relance les spéculations sur son avenir au gouvernement

mer, 05/16/2018 - 20:40

Restera-t-il ou non ? Nicolas Hulot a relancé mercredi la question de son avenir au gouvernement, annonçant qu'il ferait le point cet été sur sa capacité à mettre en place la "transformation sociétale" qu'il appelle de ses v?ux.

Au fil de ses "déconvenues", de son "impatience" revendiquée et d'un travail qu'il a décrit comme "harassant", la première année de l'ancien militant à la tête du ministère de la Transition écologique a vu fleurir de régulières rumeurs de démission.

En octobre, lui-même s'était donné "un an" pour juger de son utilité au gouvernement. Mercredi, à la veille de l'anniversaire de sa nomination, il a assuré qu'il ferait cette "évaluation" à l'été.

"Cet été, j'aurai suffisament d'éléments pour pouvoir regarder si effectivement je participe à cette transformation sociétale", a déclaré à BFMTV/RMC l'ancien militant qui aura avant cette date "la tête sous l'eau" avec des chantiers importants, comme la feuille de route sur l'énergie ou le futur plan de protection de la biodiversité.

"Cet été, on aura avec le président et le Premier ministre je pense un moment de vérité, on fera le point, on tracera les perspectives et on prendra ensemble des décisions sur l'avenir et les prochaines étapes", a-t-il poursuivi, soulignant que son maintien ou son départ dépendait "d'abord" d'Emmanuel Macron et d?Édouard Philippe.

"Si j'arrive à imprimer ce mouvement dans les transformations du modèle agricole, dans le sujet santé-environnement, dans la transition énergétique, s'il ne reste plus qu'à accélérer derrière, je serai content. Si je sens qu'on n'avance pas, que les conditions ne sont pas remplies, voire éventuellement qu'on régresse, à ce moment-là, j'en tirerai les leçons", a-t-il souligné, notant qu'il était "capable de partir".

Mais "Nicolas Hulot n?y croit plus et est assez déprimé", affirme à l'AFP un de ses proches, qui prédit qu'il ne devrait "plus rester très longtemps".

- "Toute sa place" -

Selon cette source, le ministre a même "voulu présenter sa démission fin avril", avant d'en être dissuadé par Emmanuel Macron qui a su trouver "les bons mots" et le remotiver, au moins pour un temps.

"Nicolas Hulot a une relation de confiance et de franchise avec le président" qui considère qu'il "a toute sa place dans le gouvernement" et "s'insère parfaitement dans la politique gouvernementale", a de son côté assuré l?Élysée, estimant "assez sain que chacun évalue la manière dont son engagement porte ses fruits".

Le ministre, qui mercredi était à Matignon pour une réunion de cadrage budgétaire, a eu un tête-à-tête avec le Premier ministre pour évoquer également son avenir, selon Matignon.

"On a besoin de Nicolas Hulot (...) J'espère évidemment qu'il restera et qu'il continuera à mettre en ?uvre notre politique", a de son côté réagi sur LCP la porte-parole des députés La République en marche, Aurore Bergé.

Côté victoire, le ministre a vu lors de sa première année aux affaires l'annonce par le gouvernement de l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, auquel il s'opposait de longue date. A son crédit également, la sortie annoncée du glyphosate en trois ans, malgré la possibilité de dérogations.

Il y a eu un changement de "tropisme" sur certains sujets, notamment sur l'utilisation des pesticides, "même si ça ne va pas assez vite", a commenté mercredi celui qui a été pendant des années le porte-drapeau de l'écologie.

Il a ainsi qualifié de "révolution culturelle" la proposition par la FNSEA elle-même d'un plan de sortie des pesticides. "Ça veut dire que y compris le conventionnel s'engage dans une démarche de progrès", a-t-il estimé.

Mais sur la qualité de l'air ou l'énergie, le bilan est plus mitigé pour le ministre qui a dû annoncer en personne en octobre le report à après 2025 de l'objectif de baisse à 50% de la part du nucléaire dans la production d'électricité.

"Je vois surtout ce qui reste à faire", a-t-il noté mercredi.

Malgré les déceptions et les critiques sur le manque d'ambition, de nombreux défenseurs de l'environnement ont assuré ces derniers mois l'ancien militant de leur soutien, persuadés que personne ne pourrait faire mieux que lui dans ce gouvernement.

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Tennis: Paire renverse Schwartzman au 2e tour à Rome

mer, 05/16/2018 - 20:37

Benoît Paire s'est qualifié pour les huitièmes de finale du Masters 1000 de Rome en renversant l'Argentin Diego Schwartzman (15e) en trois sets (2-6, 6-4, 6-2) mercredi.

Le joueur français (52e) est passé à deux jeux de la défaite quand Schwartzman a mené 6-2, 4-2. Mais le petit Argentin a alors laissé filer huit jeux consécutifs, si bien que c'est lui qui s'est retrouvé dos au mur, mené 4-0 dans la manche décisive. Paire, lui, n'a pas flanché, même s'il a eu besoin de nombreuses balles de match et que son dos, régulièrement douloureux, a semblé le faire souffrir.

Pour une place en quarts de finale, Paire défiera le Croate Marin Cilic, N.5 mondial, tombeur un peu plus tôt de l'Américain Ryan Harrison en trois manches (6-7 (3/7), 6-1, 7-6 (7/1).

Au premier tour, le Français avait écarté son compatriote Richard Gasquet (6-4, 6-4).

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