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Mis à jour : il y a 59 min 34 sec

Israël: conclusion d'un contrat "historique" de fourniture de gaz à l'Egypte 

mar, 02/20/2018 - 09:28

Israël a conclu un contrat "historique" pour la fourniture de gaz naturel à l'Egypte, a annoncé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Cela va rapporter des milliards dans les coffres de l'Etat", a affirmé dans un communiqué M. Netanyahu sans donner d'autres détails.

Selon un communiqué du groupe énergétique israélien Delek, le montant du contrat devrait atteindre 15 milliards de dollars (environ 12 milliards d'euros).

L'accord a été conclu avec la compagnie privée égyptienne Dolphinus par un consortium qui comprend Delek et le groupe américain Noble Energy, pour la fourniture de 64 milliards de mètres cubes extrait des champs offshore Leviathan et Tamar en Méditerranée, a indiqué Delek.

"Cet accord va permettre de renforcer la position d'Israël comme acteur central dans la région sur le marché de l'énergie", a déclaré Youval Steinitz, le ministre de l'Energie.

Au Caire, le ministre égyptien du Pétrole Tarek al-Molla a commenté l'annonce israélienne. "Le gouvernement égyptien n'a reçu aucune demande officielle pour importer du gaz d'Israël", a-t-il déclaré à la chaîne privée de télévision satellitaire DMC.

A ce stade, a précisé le ministre égyptien, "le gouvernement a approuvé de manière préliminaire l'importation de gaz depuis Israël une fois que trois conditions seront remplies".

Ces conditions, a-t-il précisé, sont l'approbation définitive de cette importation par le gouvernement, l'assurance qu'elle sera bénéfique à l'économie de l'Etat égyptien et la conclusion d'arbitrages qui sont en cours de discussion.

Israël a peu de ressources naturelles mais a découvert au début des années 2000 d'importants champs gaziers.

En septembre 2016, un contrat estimé à 10 milliards de dollars a été signé pour l'exportation vers la Jordanie de gaz extrait de Leviathan. Les fournitures de gaz en provenance de ce champ doivent débuter en 2019.

La Jordanie et l'Egypte sont les deux seuls pays arabes à avoir signé un traité de paix avec Israël.

Israël a également donné fin 2016 son feu vert à la vente à la compagnie grecque Energean de deux autres champs gaziers, dont les réserves sont estimées à 60 milliards de mètres cubes.

L'ensemble de ces réserves gazières ont fait entrevoir l'indépendance énergétique pour Israël et lui ont aussi ouvert la perspective d'exporter son énergie notamment vers l'Europe, voire de nouer de nouveaux liens stratégiques dans la région.

L'an dernier, M. Netanyahu avait jugé "révolutionnaire" le projet de gazoduc East Med devant relier son pays à Chypre et la Grèce, à l'issue d'une rencontre tripartite en Grèce.

D'un coût de 5,8 milliards d'euros, ce gazoduc devrait acheminer vers l'Europe le gaz découvert au large des côtes chypriotes et israéliennes, réduisant ainsi la dépendance du continent à l'égard de l'énergie russe.

Le développement du projet ne devrait toutefois pas commencer avant plusieurs années, et le pipeline ne serait opérationnel qu'en 2025.

Ces richesses naturelles créent également des tensions en Méditerranée: elles sont au coeur d'une dispute entre l'Etat hébreu et le Liban.

Le Liban a récemment signé son premier contrat d'exploration d'hydrocarbures au large de ses côtes avec un consortium comprenant le groupe pétrolier français Total, l'italien ENI et le russe Novatek.

Deux blocs sont concernés, dont une partie se trouverait dans une zone maritime revendiquée par Israël.

M. Steinitz a rencontré dimanche le secrétaire d?État adjoint américain pour les affaires du Proche-Orient, David Satterfield, dépêché par Washington pour tenter de désamorcer le contentieux entre les deux pays.

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Le pouce d'un des soldats de la célèbre armée chinoise de terre cuite volé aux Etats-Unis

mar, 02/20/2018 - 09:27

Le pouce d'un des soldats de la célèbre armée de terre cuite enterrée à Xian, dans le nord de la Chine, a été dérobé lors d'une exposition aux Etats-Unis et les autorités chinoises réclament que le voleur soit "sévèrement puni".

Selon des documents de la justice américaine consultés par l'AFP, un jeune homme de 24 ans a été arrêté pour le vol commis peu avant Noël lors d'une fête à l'Institut Franklin de Pennsylvanie, où étaient exposées dix figurines.

D'après le rapport d'arrestation établi par un agent du FBI, le suspect s'était introduit subrepticement dans la salle d'exposition fermée et avait pris un selfie avec le guerrier de terre cuite, d'une valeur de 4,5 millions de dollars.

Puis, il semble avoir cassé le pouce gauche de la statue avant de le mettre dans sa poche et de partir.

Le musée a remarqué la disparition le 8 janvier. L'agent du FBI a retrouvé l'auteur présumé à son domicile de Bear, dans le Delaware, où il a reconnu avoir rangé le pouce dans un tiroir.

Arrêté pour le vol d'une oeuvre d'art majeure dans un musée, recel d'oeuvre d'art majeure et transport d'objet volé d'un Etat à l'autre, il a été libéré sous caution de 15.000 dollars.

Les 8.000 guerriers en terre cuite mis au jour à Xian, dans le nord de la Chine, à partir de 1974, sont les gardiens de la tombe du premier empereur de Chine, Qin Shihuang, mort en 210 avant notre ère après avoir unifié le pays. Cette armée d'outre-tombe a été découverte en 1974.

Des centaines de milliers de touristes visitent chaque année ce site inscrit au patrimoine de l'Unesco, situé dans la province de Shaanxi.

Les Chinois y voient avant tout l'un des symboles de leur civilisation millénaire, au même titre que l'invention de la poudre ou du papier.

"Nous appelons la partie américaine à punir sévèrement la personne qui a commis un tel acte de vandalisme et de vol de l'héritage culturel de l'humanité", a déclaré dimanche au journal Beijing Youth Daily le directeur du Centre culturel d'échanges de reliques de la province de Shaanxi.

Deux spécialistes vont être dépêchés aux Etats-Unis pour aider à la restauration de la statue, a-t-il ajouté, ajoutant qu'une procédure en dommages et intérêts avait été lancée.

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Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron remportent l'argent aux JO de Pyeongchang

mar, 02/20/2018 - 09:24
2018-02-20 08:46 Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron remportent l''argent aux JO de Pyeongchang
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Centrafrique: les bébés, premières victimes du désert médical

mar, 02/20/2018 - 09:22

Dans la maternité de Boali, à 100 km de la capitale centrafricaine Bangui, les gémissements qui filtrent de la salle d'accouchement n'expriment aucune promesse de bonheur. Dans une salle sombre, sur un lit métallique cerclé de rideaux violets, une femme pleure son enfant mort en couche.

Ici, comme dans beaucoup de centres de santé du pays, le sol bétonné est imbibé des larmes de mères endeuillées. Car cette femme n'est ni la première, ni la dernière à subir un tel drame: en Centrafrique, un enfant sur 24 meurt durant son premier mois de vie, le deuxième pire taux de mortalité néonatale au monde, selon un rapport de l'Unicef paru mercredi.

Le taux de mortalité infantile (décès dans les 5 premières années de vie), est lui de 124 pour mille. Ces chiffres alarmants sont dus au manque cruel de médecins et spécialistes, selon l'Unicef, qui estime que plus de la moitié des infrastructures de santé du pays sont gérées par du personnel non qualifié ou des volontaires.

Le docteur N-Eloi Mboufoungou en est conscient: il est le seul médecin-généraliste de la sous-préfecture de Boali, qui compte un peu plus de 33.000 habitants.

Assisté de 25 agents de santé, dont seuls 9 sont qualifiés, il ne peut que déplorer le manque de suivi des femmes enceintes ou des jeunes enfants: "les femmes viennent faire une consultation pour leur première grossesse, puis elles disparaissent souvent dans la nature", explique-t-il.

A l'échelle du pays, le constat est identique. En ville, une femme sur 2 bénéficie d'au moins une consultation prénatale. La proportion tombe à un quart en milieu rural, selon l'Unicef.

- Manque d'équipement -

Cette faible fréquentation est d'abord due au coût des soins et des médicaments, tous à la charge du patient. En Centrafrique, un accouchement coûte 1.000 francs CFA (1,5 euros) alors que 76% de la population vit dans l'extrême pauvreté, soit avec moins de 1,9 dollars par jour, selon la Banque mondiale.

Sans compter les frais de déplacement, en voiture ou en taxi-moto, pour ceux qui en ont les moyens. "J'ai marché 3 km à pied pour venir, car je n'avais pas d'argent pour le transport", raconte Judith, d'une voix lasse.

Elle est arrivée à midi à la maternité de Boali et a accouché trois heures plus tard. Elle repartira bientôt, comme cette autre femme, qui titube jusqu'à un taxi-moto où l'attend son mari. Une grimace déchire son visage lorsqu'elle s?assoit sur la selle. Elle aussi vient d'accoucher.

Inutile de compter sur l'ambulance de l?hôpital: elle rouille, sans ses roues, à l'ombre du bloc opératoire. "Cela pose des problèmes logistiques, pour faire descendre les malades avec des complications à Bangui", euphémise le docteur.

Car, du fait du manque criant de matériel en provinces, de nombreux cas "atterrissent" à Bangui. Au complexe pédiatrique de la capitale, les taux de mortalité néonatale et infantile sont légèrement meilleurs, du fait de la concentration d'équipement dans cet établissement.

Cet hôpital est le seul à disposer de couveuses et autres matériels adaptés et draine en conséquence de nombreux cas avec complications (prématurés, notamment) de Bangui et de province. Il concentre également les uniques pédiatres du pays.

"Tout est concentré ici a Bangui, cela laisse voir ce qu'il manque pour le reste du pays, en équipement, en ressources humaines", explique le professeur Jean-Chrysostome Gody, du complexe pédiatrique banguissois.

La République centrafricaine et ses 4,5 millions d'habitants ne compte que 5 pédiatres - qui travaillent tous au service pédiatrique du complexe -, 7 gynécologues obstétriciens - qui résident tous à Bangui - et environ 300 sage-femmes.

Et même dans la capitale, les conditions restent difficiles: "Les grand prématurés, nous avons très peu de moyen pour eux, sinon aucun". Et d'ajouter: "ce peu de moyens, ça pèse énormément dans la mortalité".

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Marion Maréchal-Le Pen prendra la parole à la grand-messe des conservateurs américains

mar, 02/20/2018 - 09:20
La nièce de Marine Le Pen doit intervenir, jeudi, à Washington à la grande conférence qui réunit chaque année les plus importantes personnalités conservatrices des États-Unis. Donald Trump doit s'y rendre vendredi.
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Réforme de la SNCF: Pepy ne s'attend pas à une grève des cheminots

mar, 02/20/2018 - 09:20

Le président de la SNCF Guillaume Pepy a affirmé mardi qu'il ne s'attendait pas à une grève des cheminots pour protester contre la réforme de la SNCF, estimant que "la concertation" permettra d'éviter un tel mouvement.

"Les cheminots, les syndicats de cheminots, ils ont intérêt à ce qu'il y ait un avenir pérenne pour la SNCF, donc moi je suis persuadé que l'écoute, la concertation, la négociation vont permettre d'éviter une grande grève", a déclaré M. Pepy sur la radio franceinfo.

"Plus il y a de concertations, moins il y a de tensions", a-t-il ajouté, reconnaissant toutefois que "l'inquiétude" est présente chez les cheminots, après la présentation la semaine dernière du rapport Spinetta, qui présente des pistes de réformes pour la SNCF.

La ministre des Transports Élisabeth Borne a reçu lundi les quatre syndicats représentatifs du groupe, qui ont chacun réaffirmé leurs "limites" quant à ces pistes sur l'avenir du groupe ferroviaire.

Le premier syndicat de la SNCF, la CGT-Cheminots, qui appelle à la mobilisation le 22 mars, n'a pas prévu de "grève nationale" ce jour-là. Mais la suite dépendra de ce que va annoncer le Premier ministre Edouard Philippe, a-t-il prévenu.

Jean-Cyril Spinetta a, lui, espéré qu'à l'issue des concertations, "des décisions raisonnables, qui sont celles que recommande le rapport, pourront prévaloir".

L'auteur du rapport explosif a affirmé mardi sur CNews qu'il était "trop tôt" pour prédire s'il y aura ou non des grèves, mais "pense sincèrement" qu'une réforme aura lieu car "le gouvernement est conscient d'une situation de la SNCF qui ne peut pas durer".

"Cette réforme est indispensable" a-t-il lancé, mettant en garde contre un "déclin inéluctable", voire une "mort lente" de la SNCF si aucune mesure n'était prise pour permettre au groupe ferroviaire de "gagner des parts de marché dans un environnement concurrentiel".

"Si chacun fait un effort (...) parce que tout le monde a intérêt à cette réforme, à ce moment-là, on peut améliorer le système ferroviaire français et en faire un des meilleurs d'Europe", a également affirmé pour sa part Guillaume Pepy.

"La réforme elle peut et doit être gagnante pour tout le monde", a-t-il ajouté.

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Les groupes politiques européens touchés par la recomposition

mar, 02/20/2018 - 09:17

Une droite titillée à son extrémité, une gauche meurtrie par la crise de la sociale-démocratie, un euroscepticisme latent... les grandes familles politiques européennes s'inquiètent de leurs fractures, à 16 mois des élections.

+ A DROITE, LE TRUBLION ORBAN

Si le Parti populaire européen, de droite, reste dominant avec 217 eurodéputés sur les 751 du Parlement, il s'interroge sur la cohésion de son arc idéologie allant des démocrates-chrétiens aux souverainistes dont fait partie la délégation hongroise du Premier ministre Viktor Orban.

"Le PPE est un assemblage dont la principale colle est la volonté d'être le plus gros. C'est un conglomérat d'intérêts", cingle le président du groupe des Verts européens Philippe Lamberts.

Mais "l'unité l'emportera", pronostique un eurodéputé PPE français.

M. Orban "aime provoquer mais il respecte les lignes rouges très claires que nous lui traçons, et dont nous discutons ouvertement avec lui", relève auprès de l'AFP le patron des eurodéputés PPE, l'Allemand Manfred Weber, qui ne voit pas de "problème en interne", si ce n'est sur "la question migratoire". "En Europe, il faut essayer de trouver des solutions communes aux problèmes communs. Je pense qu'on est en bonne voie", indique-t-il.

+ LA SOCIALE-DEMOCRATIE EN CRISE

Partout en Europe, la sociale-démocratie traverse une profonde crise d'identité, tiraillée entre un courant libéral et une aile gauche remuante.

Cela s'est exprimé en Grèce (PASOK) ou en France (le PS) de manière éclatante. En Allemagne (SPD) et en Italie (PD), les sociaux-démocrates se retrouvent ou risquent de se retrouver dans des accords de coalition avec la droite pour gouverner.

"Ces coalitions, ça va faire des dégâts énormes", prédit l'eurodéputée française Isabelle Thomas, qui a quitté le PS pour rejoindre le mouvement de Benoît Hamon, Génération-s. "Il y a un espace énorme qui s'ouvre à gauche et les choses sont en train de bouger. Après, comment agréger ? C'est ça le sujet", ajoute-t-elle.

"Notre famille sociale-démocrate reste solide", proteste le patron par intérim des eurodéputés S&D Udo Bullmann, tout en concédant auprès de l'AFP qu'il faut "une remise à plat de notre stratégie".

+ PARTOUT: PLUS OU MOINS D'EUROPE ?

Dans sa quête de recomposition, Emmanuel Macron espère s'appuyer sur une ligne de fracture commune à tous les groupes: le clivage entre partisans d'une intégration renforcée et leurs détracteurs.

Chez les centristes du groupe ADLE, naturellement favorable à M. Macron, les Allemands du FDP ou les Néerlandais du VVD sont ainsi défavorables aux propositions du président français sur la gouvernance de la zone euro.

"Un groupe politique, ce n'est pas forcément un accord à 100%, il y a toujours des divergences. Mais je ne vois pas des obstacles insurmontables", nuance le président de l'ADLE Guy Verhofstadt, pour qui la recomposition est inéluctable.

"Aujourd'hui, on a une menace intérieure à l'Union européenne, avec des gens qui veulent l'affaiblir, comme la Hongrie, la Pologne", abonde l'eurodéputé espagnol de Ciudadanos Javier Nart.

"Il y a un nationalisme aigu. Ni la gauche ni la droite traditionnelles n'ont été capables de confronter cette menace. L'émergence de forces comme En Marche ou Ciudadanos, ce n'est pas un accident", avance-t-il.

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Berlinale: le raid israélien d'Entebbe porté à l'écran, sous tous les angles

mar, 02/20/2018 - 09:14

Déjà porté plusieurs fois à l'écran, le raid israélien d'Entebbe pour libérer des otages en 1976 est l'objet d'un nouveau film du Brésilien José Padilha ("Narcos") qui s'écarte de la seule version militaire pour offrir plusieurs points de vue sur cette opération entrée dans l'histoire.

"Otages à Entebbe" a été présenté lundi soir à la Berlinale (hors compétition), là où le réalisateur avait remporté l'Ours d'or il y a dix ans pour son très musclé et controversé "Troupe d'élite".

"J'ai fait énormément de recherche car l'histoire officielle est du point de vue militaire", a expliqué Padhila lors d'une conférence de presse.

Le raid d'Entebbe a eu lieu dans la nuit du 3 au 4 juillet 1976. Des commandos d'élite israéliens ont mené une opération spectaculaire sur l'aéroport ougandais, libérant les passagers d'un vol d'Air France détourné par des Palestiniens et des Allemands sept jours plus tôt.

Fait notable: sur les 250 passagers, les pirates en avaient libéré une partie mais retenu les Israéliens ou ceux de confession juive, ainsi que les membres d'équipage (105 personnes au total).

Optant pour une narration éclatée, Padilha s'attache autant aux passagers qu'aux hommes politiques en Israël devant décider de l'action à mener (il filme l'affrontement feutré entre le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin et le ministre de la Défense de l'époque, Shimon Peres).

A l'époque, le gouvernement israélien fit mine de négocier et sembla sur le point de céder aux exigences des pirates de l'air avant d'entreprendre cette opération militaire d'envergure.

Le film illustre "combien il est difficile pour un homme politique de négocier". Et, "dans le conflit actuel (israélo-palestinien) il est difficile de négocier, c'est toujours vrai", a-t-il souligné.

Il s'attarde également sur les preneurs d'otages (deux Palestiniens et deux militants d'extrême-gauche allemands, interprétés par Daniel Brühl de "Good bye Lenin!" et Rosamund Pike de "Gone girl").

Interrogé sur ce choix qui pourrait heurter, le réalisateur a insisté sur le fait que "les terroristes ont une conscience (et) sont des êtres humains", même "mauvais".

Pour préparer ce long-métrage, basé sur un livre, il s'est aussi rendu en Israël et a rencontré d'anciens otages d'Entebbe.

Pour la scène du raid en elle-même, il a réalisé un montage audacieux entre la séquence militaire à proprement parler et une séquence de danse moderne, ayant de fortes ressemblances avec l'opération.

Présent lundi à Berlin, l'ingénieur-mécanicien de l'avion d'Air France Jacques Lemoine a apporté tout son soutien au film, devant la presse. "Nous étions trois générations à le regarder et notre avis était unanime: ça correspond très bien à ce qui s'est passé".

Le film est attendu mi-mars aux Etats-Unis et le 25 avril en France.

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Attaque de l'Intercontinental à Kaboul: l'ennemi était sans doute à l'intérieur

mar, 02/20/2018 - 09:11

A 19H23 le 20 janvier, les chefs de la sécurité de l'hôtel Intercontinental, à Kaboul, ont reçu trois SMS de la direction: "Laissez passer la voiture immatriculée 14-14, sans la fouiller". Une heure plus tard commençait l'assaut meurtrier d'un commando taliban.

Un mois après la tuerie dont le bilan reste incertain - d'une vingtaine de morts officiellement à plus de 40, dont quinze étrangers - les autorités restent muettes sur les circonstances de cette attaque contre l'établissement, propriété du gouvernement afghan, qui met en cause ses responsables.

Selon une source proche de l'enquête, le rapport de la commission formée par le ministère de l'Intérieur et les services de renseignement (NDS) a été remis la semaine dernière au président Ashraf Ghani. Rien n'en a filtré à ce stade, même si le ministère promet plus d'informations "très bientôt".

Face à ce silence, le responsable adjoint de la sécurité de l'hôtel, confiée à la société privée KBSS, dénonce auprès de l'AFP et de Radio France International "complicités" et "négligences".

Tamas Bedei, 42 ans, ancien militaire hongrois, se souvient précisément de trois SMS arrivés à 19H23, 19H24 et 19H25 sur le portable de son chef, "Kenny", un Américain.

"Bonsoir, M. Makhood arrive - Son numéro de plaque est le 14-14 - merci de prêter assistance au VIP", raconte-t-il, joint depuis Kaboul en Hongrie où il est rentré chez lui. L'AFP a pu voir ces messages.

La voiture, arrivée avec "trois à quatre personnes à bord", sera retrouvée bourrée d'armes et d'explosifs sur le parking de l'hôtel.

- Ni question, ni fouille -

"Tous les jours nous recevions ce type de messages de Ahmad Haris Ayab" accuse-t-il: responsable des ventes, selon sa carte de visite, ce barbu à lunettes - aujourd'hui sous les verrous avec dix autres suspects et que l'AFP n'a donc pu joindre pour commentaire - était le contact de KBSS (Kabul Balkh Safety Security), compagnie de sécurité créée en 2004 par un Afghan.

KBSS n'était chargée de la protection de l'hôtel que depuis le 1er janvier. Elle était auparavant assurée par la police afghane.

"Ne posez pas de question, ne fouillez pas sa voiture, laissez-le juste passer aux barrages et à l'entrée". KBSS n'avait, précise M. Bedei, que le contrôle extérieur du complexe. L'intérieur de l'hôtel était "sous la responsabilité de gardes non armés et peu entraînés".

Dès l'assaut lancé dans l'entrée principale, "Kenny" et Bedei sont attaqués au 2è étage par "trois ou quatre" hommes enregistrés depuis plusieurs jours comme clients, au comportement "inamical et suspect". Ils parviennent à leur échapper et ripostent, tout en criant aux clients de se barricader.

"Avec +Kenny+ nous étions les seuls armés dans le bâtiment. Clairement le plan était de nous éliminer dès le début de l'attaque", avance-t-il. Les renforts, forces spéciales afghanes et norvégiennes, arriveront "30 ou 40 minutes plus tard".

Le commando taliban semble bien renseigné: "Ils connaissaient le plan de l'hôtel, ils savaient qui chercher, quelles chambres viser, ils avaient les clés de toutes les portes".

"Des listes de noms ont même été retrouvées après la fin des opérations", assure Tamas Bedei pour qui "cette opération était planifiée de longue date, des mois, peut-être des années".

Selon lui d'énormes quantités de munitions ont été utilisées au cours des 14 heures d'assaut ou retrouvées sur place. "Je suis sûr à 100% que des munitions avaient été cachées partout dans le bâtiment". Mais quand "Kenny" avait demandé à effectuer une grande opération de nettoyage en arrivant, chambre après chambre, l'accès lui avait été refusé par le même M. Haris.

- Pas d'alarme -

Ce qui le frappe encore, un mois plus tard, c'est la succession de manquements à la sécurité, alors que l'hôtel avait déjà été attaqué en 2011.

"Il n'y avait pas de bouton d'alarme pour verrouiller d'un coup portes, ascenseurs et donc l'accès aux étages. Ni d'alarme incendie. Quand le feu s'est déclenché il n'y a rien eu à faire".

"Les détecteurs de métaux, en panne depuis novembre, n'ont jamais fonctionné. Mais nous n'avions pas le droit de fouiller les clients ou leurs bagages. Chaque fois que nous en parlions au directeur il nous disait demain, demain..."

Les gardes de KBSS ont été accusés par des rescapés de s'être enfuis sous les tirs. Tamas ne le nie pas: "Vous ne pouvez pas espérer plus que le service payé, ces gardes gagnaient 200 dollars par mois".

"Nous aurions pu résister à une attaque de l'extérieur. Pas de l'intérieur", conclut-il.

L'attaque contre l'Intercontinental a été suivie par trois autres en dix jours qui ont fait en tout plus de 130 morts et 250 blessés fin janvier dans le pays.

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La Bourse de Paris ouvre stable

mar, 02/20/2018 - 09:09

La Bourse de Paris a ouvert à l'équilibre mardi (+0,02%), concentrée sur la zone euro où sont attendus quelques indicateurs, avant de regarder du côté des Etats-Unis pour la publication mercredi des minutes de la Réserve fédérale américaine.

A 09H00 (08H00 GMT), l'indice CAC 40 gagnait 1,25 point à 5.257,43 points. La veille, l'indice avait fini sur un repli de 0,48% à 5.256,18 points.

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Le Venezuela de Maduro met en vente le petro, sa monnaie virtuelle

mar, 02/20/2018 - 08:52

Les autorités vénézuéliennes ont entamé officiellement mardi la vente de 38,4 millions de petros, nouvelle monnaie virtuelle adossée aux réserves de pétrole du pays et destinée à lutter contre le "blocus financier" des Etats-Unis.

La mise en vente de cette cryptomonnaie, dont la valeur est équivalente à celle d'un baril de pétrole, a été solennellement lancée par le vice-président Tareck El Aissami dans une déclaration depuis le palais présidentiel à Caracas.

En tout, 100 millions de petros seront émis: le 20 mars, le gouvernement en mettra en vente 44 millions supplémentaires, et gardera pour lui le reste, soit 17,6 millions.

Cette nouvelle monnaie va "générer confiance et sécurité dans le marché national et international", a affirmé M. El Aissami.

Le "prix de vente de référence" du petro a été fixé à 60 dollars, mais sera soumis à des fluctuations.

En présentant cette initiative début décembre, le gouvernement avait assuré que le petro permettrait "d'avancer vers de nouvelles formes de financement international", face aux sanctions financières américaines.

Washington interdit à ses citoyens et ses entreprises d'acheter des obligations du Venezuela et de son groupe pétrolier d'Etat PDVSA.

Le Venezuela, mis en difficulté par la chute des cours de l'or noir dont il tire 96% de ses devises, est acculé à restructurer une dette extérieure estimée à environ 150 milliards de dollars par certains experts.

Les experts sont sceptiques quant aux chances de succès du petro: ils soulignent que les profonds déséquilibres économiques du pays minent toute confiance dans le la nouvelle monnaie. Celle-ci, pour être implantée, devrait s'accompagner d'un plan de réformes, selon eux.

Les cryptomonnaies, dont la plus célèbre est le bitcoin, ont généralement un fonctionnement décentralisé. Elles ne sont pas émises par une Banque centrale, mais de manière virtuelle par une technologie internet.

Le petro, au contraire, sera émis et régulé par un gouvernement "qui a généré de l?hyperinflation", a commenté Jean-Paul Leidenz, expert en monnaies virtuelles.

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JO-2018 : les patineurs français remportent l'argent malgré leurs mésanventures vestimentaires

mar, 02/20/2018 - 08:46
Le couple de patineurs artistiques français Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont décroché l'argent, malgré une épreuve précédente gâchée par le costume décousu de la patineuse.
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Alerte orange avalanches de niveau maximal dans les Pyrénées

mar, 02/20/2018 - 08:40

Météo-France a lancé lundi une alerte orange avalanche sur les Pyrénées et placé les vallées de Aspe-Ossau, Haute-Bigorre et Aure-Louron en niveau maximal (5), a annoncé mardi matin Météo-France dans son dernier bulletin publié à 06H00.

Les quatre départements concernés par l'alerte sont les Pyrénées-Atlantiques, les Hautes-Pyrénées, la Haute-Garonne et l'Ariège.

Les Pyrénées-Atlantiques ont été également placés en vigilance orange pour inondation tout comme les Landes.

La fin de l'alerte est prévue pour mercredi 21h00.

Dans la nuit, les chutes de neige ont continué sur l'ensemble de la chaîne des Pyrénées. Sur les massifs les plus à l'ouest, l'épaisseur de neige fraîche atteint localement 80 cm à 1 m au-dessus de 2.000 m. A plus basse altitude, cette couche, partiellement humidifiée lundi, est moins épaisse, indique Météo-France.

Les chutes de neige, intenses dans la matinée de mardi vont se poursuivre jusqu'à mercredi matin. D'ici à la fin de l'épisode, 50 cm de neige supplémentaires vers 2000 m sont attendus.

Sur les massifs des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyrénées, la couche de neige fraîche non consolidée va s'épaissir et le vent de Nord qui se renforce en altitude favorisera des accumulations locales.

De nombreux départs spontanés d'avalanches sont à attendre dans la journée de mardi. Quelques avalanches de grande ampleur, en emportant toute la couche de neige récente, pourraient alors menacer des infrastructures dans des stations de ski, prévient l'institut.

Dans les Alpes, un père et sa fille de 11 ans ont trouvé la mort dimanche à Val-d'Isère (Savoie), emportés par une avalanche alors qu'ils skiaient sur une piste fermée. Ce même dimanche, toujours en Savoie, un randonneur à skis a été tué dans le massif de l'Etale, au-dessus de la station de la Giettaz-en-Aravis, quand une corniche a cédé sous son poids dans un secteur hors-piste appelé "la Combe à Claudius".

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Crash d'un avion en Iran: l'épave localisée

mar, 02/20/2018 - 08:37

L'épave d'un avion de ligne iranien qui s'est écrasé dimanche avec 66 personnes à bord dans une zone montagneuse, a été localisée, a annoncé mardi un porte-parole des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime.

"Un hélicoptère des Gardiens de la révolution a localisé ce matin (mardi) l'épave de l'avion dans la montagne de Dena", dans le sud-ouest du pays, a indiqué ce porte-parole Ramezan Sharif cité par la télévision d'Etat iranienne.

"Depuis hier, des drones des Gardiens de la révolution avaient commencé à minutieusement étudier le terrain ou l'avion s'est probablement écrasé et ce matin deux hélicoptères des forces aérospatiales ont été expédiés vers l'endroit" de l'accident, a précisé ce porte-parole.

L'avion ATR de la compagnie iranienne Aseman Airlines qui effectuait une liaison entre Téhéran et la ville de Yasouj, dans le sud-ouest du pays, s'est écrasé dimanche dans les monts Zagros pendant une tempête de neige.

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Bouger même sans transpirer pourrait prolonger la vie des seniors

mar, 02/20/2018 - 08:37

Quelques heures par semaine d'activité physique, même d'intensité légère, comme se promener ou s'adonner au jardinage, diminueraient le risque de décès chez les hommes âgés, même si pour y arriver ces efforts modestes ne durent que quelques minutes à chaque fois, suggère une étude publiée mardi.

Le volume total d'activité physique, même d'intensité légère, est associé à un risque moindre de décès quelle qu'en soit la cause, soulignent les auteurs de l'étude parue dans le British Journal of Sports Medicine.

L'étude montre que chaque demi-heure supplémentaire d'activité légère par jour (petit jardinage en mettant des plantes en pot, promener le chien) était associé à une réduction de 17% du risque de décès. Comme attendu, une demi-heure supplémentaire d'activité modérée à intense réduit encore plus le risque, de 33%.

"Les directives britanniques et américaines sur l'activité physique ne mentionnent (jusqu'à présent) aucun avantage d'une activité d'intensité légère", indique à l'AFP Barbara Jefferis, une épidémiologiste de l'University College London.

"Or les résultats de l'étude suggèrent que toutes les activités, aussi modestes soient-elles, sont bénéfiques", a-t-elle estimé.

Les recommandations britanniques actuelles préconisent au moins 150 minutes par semaine d'activité physique modérée à vigoureuse durant des périodes d'au moins 10 minutes, notent les chercheurs.

Selon l'étude qui a suivi près de 1.200 septuagénaires et octogénaires, sans maladies cardiaques, seulement 16% d'entre eux ont été capables de se plier à ces séquences d'exercice d'une durée d'au moins dix minutes.

Les deux-tiers arrivent, toutefois, à atteindre cette activité recommandée mais en bougeant sur des laps de temps inférieurs à 10 minutes.

Le recrutement des participants s'est fait à partir des données de la British Regional Heart Study. Il a débuté en 1978 et regroupait près de 8.000 hommes âgés de 40 à 59 ans de 24 villes britanniques.

De 2010 à 2012, les 3.137 survivants ont eu un examen médical et répondu à des questions sur leur mode de vie et leur sommeil.

L'étude s'est concentrée au final sur 1.181 hommes qui ont porté un appareil qui suit le volume et l'intensité de l'exercice physique - pendant sept jours. Ces hommes, âgés en moyenne de 78 ans, ont ensuite été surveillés pendant cinq ans, au cours desquels 194 d'entre eux sont décédés.

La durée totale du temps passé à faire de l'exercice importait plus que la façon dont le temps d'exercice était réparti. Ainsi, les hommes qui se livraient à de brèves périodes d'activités physiques d'intensité modérée (marcher à vive allure, tondre la pelouse, nager...) avaient autant de chances de prolonger leur vie que ceux qui le faisaient régulièrement plus longuement (dix minutes au plus).

Dans les deux groupes, le risque de décès était de 40% inférieur à celui des sédentaires qui ne bougent quasiment pas de leur fauteuil de la journée.

Les auteurs rappellent que ce type d'étude, dite d'observation, ne permet pas formellement d'établir à une relation de cause à effet.

Il n'est pas certain que ces observations soient applicables aux femmes âgées, même si a priori il n'y a pas de raisons que les résultats diffèrent, ajoutent les chercheurs.

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Unef : nouveaux témoignages de viols et agressions sexuelles

mar, 02/20/2018 - 08:34

Plusieurs femmes font état de harcèlement sexuel, d'agressions sexuelles et de viols commis entre 2007 et 2015 au sein de l'Unef, le deuxième syndicat étudiant, selon de nouveaux témoignages publiés mardi par Libération.

En novembre, 83 femmes, anciennes syndicalistes de l'Union nationale des étudiants de France (Unef) avaient déjà signé une tribune dans le Monde pour dénoncer les violences sexistes et sexuelles au sein de cette organisation proche du PS.

Dans son édition de mardi, Libération indique avoir recueilli le témoignage de 16 militantes se disant victimes de harcèlement et, pour certaines, d'agressions sexuelles et de viols.

"C'est important que l'omerta se lève", a réagi l'actuelle présidente de l'Unef, Lilâ Le Bas, contactée par l'AFP.

"J'apporte tout mon soutien aux femmes qui dénoncent les violences qu'elles ont subies au sein de l'organisation", a-t-elle ajouté.

Le quotidien publie notamment le témoignage d'une militante qui accuse un "membre de la direction du syndicat entré à l?Unef au milieu des années 2000" de l'avoir violée à La Courneuve (Seine-Saint-Denis) en septembre 2014, puis une deuxième fois en juin 2016, à Paris. Elle aurait porté plainte en janvier.

Une autre femme, ancienne petite amie de ce responsable, affirme elle aussi avoir été violée en juillet 2014. Selon le quotidien, elle "s?apprête" à porter plainte à son tour.

D'après "Libé", un étudiant entré dans l'organisation "au milieu des années 2000" aurait par ailleurs commis un viol à l'été 2015 sur une jeune militante qui a déposé une main courante le 17 mars 2016 à Paris.

Plus généralement, l'article de Libération décrit une organisation où les jeunes militantes étaient la cible de pressions insistantes, notamment sous la présidence de Jean-Baptiste Prévost (2007 -2011) marquée, selon le quotidien, "par une multitude de dérives".

L?Unef était "alors un terrain de chasse sexuelle", écrit Libération.

Arrivée à la tête de l'Unef en 2016, Lilâ Le Bas assure à l'AFP avoir mis en place des outils pour enrayer ces violences et libérer la parole (réunions non mixtes, ateliers sur le consentement...).

Dans le sillage de l'affaire Weinstein, de précédentes révélations de la presse ont récemment éclaboussé les mouvements de jeunesse du PS (MJS) et du PCF (Jeunesses communistes)

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Syrie: 100 morts dans un fief rebelle, l'ONU réclame l'arrêt des bombardements

mar, 02/20/2018 - 08:23

L'armée syrienne du président Bachar al-Assad a tué au moins 100 civils dont 20 enfants en pilonnant la région de la Ghouta orientale, le bilan le plus lourd sur une journée dans la dernière poche rebelle près de Damas, a indiqué mardi une ONG.

L'ONU a réclamé dans la nuit l'arrêt immédiat des bombardements de l'armée syrienne sur cette enclave rebelle, où sont assiégés plus de 400.000 personnes dans des conditions humanitaires dramatiques.

L'opposition syrienne en exil a dénoncé "une guerre d'extermination" et le "silence international" face aux "crimes" du pouvoir Assad dans la guerre qui ravage la Syrie depuis près de sept ans.

Au moins 100 civils, dont 20 enfants, ont été tués lundi dans les bombardements intensifs du régime, a annoncé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. D'après son directeur Rami Abdel Rahmane, il s'agit du bilan le plus lourd en pertes civiles en une journée dans cette région depuis début 2015.

Des correspondants de l'AFP ont vu des morts et des blessés dans les hôpitaux de plusieurs villes de la région où les secouristes peinaient à faire face.

Ce carnage qui a fait aussi 450 blessés, selon l'OSDH s'est produit alors que le régime renforce ses positions autour de l'enclave assiégée qui laisse présager une offensive terrestre.

Les raids aériens et le pilonnage de l'artillerie continuent sur plusieurs villes de cette région assiégée depuis 2013 par le régime et en proie à des pénuries, ont rapporté mardi des correspondants de l'AFP.

Les bombardements de civils "doivent cesser maintenant", a déclaré le coordinateur de l'ONU pour l'aide humanitaire en Syrie, Panos Moumtzis. "Il est impératif de mettre fin immédiatement à cette souffrance humaine insensée", a dit M. Moumtzis dans un communiqué.

"La récente escalade de la violence aggrave une situation humanitaire déjà précaire pour les 393.000 habitants de la Ghouta orientale, dont beaucoup sont des personnes déplacées", a souligné M. Moumtzis.

Selon le directeur de l'OSDH, "le régime bombarde intensément la Ghouta orientale en vue d'une offensive terrestre" et après avoir massé des renforts autour de la zone.

Dans une morgue improvisée de la ville de Douma, un homme effondré, Nidal, pleurait près du corps sans vie de sa fille Farah.

Dans les hôpitaux de fortune, des parents cherchaient désespérément leurs enfants, morts ou vivants. Un homme éclatait en sanglots en découvrant la dépouille de son nouveau-né posée sur une couverture, à côté d'une flaque de sang.

- 'Dieu et les sous-sols' -

A Hammouriyé, les civils paniqués cherchent à s'abriter des frappes. "Nous n'avons plus que la miséricorde de Dieu et nos sous-sols où nous nous cachons", a déclaré à l'AFP un habitant. "Nous n'avons aucune alternative".

Le 5 février, l'armée avait déclenché une campagne aérienne de cinq jours d'une intensité inédite sur la Ghouta, faisant environ 250 morts parmi les civils et des centaines de blessés.

Dans son communiqué, la coalition de l'opposition a accusé la Russie, alliée du régime, de chercher "à enterrer le processus politique" en vue d'une solution au conflit qui a fait depuis le 15 mars 2011 plus de 340.000 morts.

- Forces prorégime à Afrine ? -

Le régime veut reprendre la Ghouta orientale pour mettre fin aux tirs de roquettes des rebelles sur la capitale. Six roquettes se sont abattues sur Damas dimanche soir faisant un mort, selon les médias officiels.

Depuis le 5 février, plus de 20 civils ont péri dans des bombardements rebelles sur Damas. Lundi, des habitants de quartiers proches des zones rebelles se préparaient à quitter leur foyer par peur de nouveaux tirs de roquettes en cas d'un assaut de l'armée.

Après avoir opposé les rebelles au régime, la guerre en Syrie s'est complexifiée avec l'implication de groupes jihadistes et de puissances régionales et internationales.

A Afrine, dans le nord-ouest, la Turquie mène depuis le 20 janvier une offensive contre une milice kurde syrienne, les Unités de protection du peuple (YPG), qu'elle considère comme "terroriste".

Le régime syrien devait commencer à déployer des troupes dans cette enclave kurde devenue de facto semi-autonome, en soutien aux Kurdes. Selon l'agence officielle syrienne Sana, les forces prorégime "rejoindront la résistance contre l'agression turque".

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Stuttgart, berceau de l'automobile divisé face à la pollution

mar, 02/20/2018 - 08:20

"L'air est mauvais, on tousse et on a la gorge qui gratte, surtout les mois d'hiver", se désespère Peter Erben devant le Neckartor de Stuttgart (sud-ouest), l'un des carrefours les plus pollués d'Allemagne.

Derrière le quinquagénaire, un flot de berlines, de 4X4 urbains et de camions défile sur quatre voies au pied d'immeubles centenaires aux façades noircies, sur cet axe central menacé par la justice de restrictions de circulation.

Ici comme dans plusieurs dizaines d'autres communes allemandes, les dépassements des seuils autorisés de dioxyde d'azote, un gaz nocif pour la santé principalement émis par les voitures, diesel en particulier, sont monnaie courante depuis des années.

Face à l'impatience des habitants, dont certains l'ont poursuivie en justice, mais aussi des associations écologistes et de la Commission européenne, la municipalité pourrait bientôt devoir interdire dans certaines zones les voitures diesel les plus anciennes. Cette mesure, que le gouvernement allemand et la puissante industrie automobile cherchent à éviter à tout prix, est la hantise des automobilistes et des milieux économiques.

Qu'importe. "Le moment est venu de faire quelque chose contre la pollution", exhorte M. Erben, l'un des porte-parole de l'Association citoyenne Neckartor, un collectif d'une trentaine de riverains créé en 2006.

- Voiture reine -

La qualité de l'air près du Neckartor s'est certes améliorée l'an dernier, mais le niveau annuel moyen de dioxyde d'azote reste le plus élevé du pays après un axe routier de Munich, avec 73 microgrammes/m3, pour un seuil autorisé par l'Union européenne de 40 microgrammes.

"Inacceptable" pour celui qui vit depuis plus de dix ans à environ 200 mètres d'une route nationale qui fend Stuttgart du nord au sud, en longeant écoles et commerces de proximité.

La prise de fonction en 2013 de Fritz Kuhn, le premier maire écologiste d'une capitale régionale allemande, avait une forte portée symbolique dans cette métropole marquée par la présence historique des entreprises Daimler, Porsche et Bosch.

Handicapée par sa situation en cuvette et par la mauvaise circulation de l'air, la ville a depuis accru ses efforts pour combattre la pollution, en doublant le budget alloué à la création de pistes cyclables ou en augmentant le nombre de bus électriques et hybrides.

Mais après des décennies d'immobilisme environnemental, dans une métropole où la voiture reste sacrée, la tâche est encore immense.

"On nous demande de régler des problèmes hérités des 40 dernières années", déplore Anna Deparnay-Grunenberg, à la tête des Verts à la mairie de Stuttgart.

- Louvoiements -

Pour installer de nouvelles lignes de bus, il faut se battre "parking par parking" pour faire de la place sur la voirie, face aux réticences d'une partie de la population mais aussi des autres partis avec qui les écologistes sont forcés de composer. "On a une majorité changeante au sein de la Ville et à chaque projet, il faut rediscuter" pour trouver des alliés, explique l'élue.

Dans une culture politique pétrie de concertation, les Verts doivent souvent se contenter d'avancer "à petits pas", admet-elle.

Au niveau régional, l'action des Verts est entravée par leur coalition avec les conservateurs du parti CDU, très à l'écoute des intérêts de l'industrie automobile locale, qui représente plus de 200.000 emplois dans la région et 800.000 en Allemagne.

Des louvoiements que ne tolère plus Peter Erben. "Nous voulons des mesures immédiatement, et il n'y a pas de mesure aussi immédiate que la diminution de la circulation", affirme le militant.

Depuis l'instauration d'une "zone écologique" en 2008, une petite partie des véhicules les plus polluants sont bannis du centre-ville. M. Erben souhaite voir ces interdictions de circulation étendues aux véhicules diesel commercialisés jusqu'en 2015, ce qui permettrait de réduire rapidement le niveau de dioxyde d'azote.

L'Etat régional, censé veiller à la qualité de l'air, ainsi que la municipalité réclament au gouvernement fédéral une "vignette bleue", un mécanisme qui leur donnerait, selon eux, la base légale pour édicter de telles interdictions de circulation. La Cour fédérale administrative de Leipzig (est) doit rendre une décision très attendue ce jeudi.

Mais pour le militant, réglementer la circulation ne peut être qu'une étape: il appelle à réinventer la mobilité urbaine en donnant à la voiture individuelle une place beaucoup moins centrale.

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L'ONU lance une vaste négociation sur un Pacte mondial sur les migrations

mar, 02/20/2018 - 08:20

Les pays de l'ONU, à l'exception des Etats-Unis, lancent mardi une négociation de longue haleine pour aboutir à la signature en décembre au Maroc d'un Pacte mondial sur les migrations non contraignant, un sujet considéré comme un défi majeur pour la planète.

Six rounds de négociations à New York, un par mois, sont prévus jusqu'en juillet. L'objectif est d'aboutir à un accord qui sera ensuite formellement entériné les 10 et 11 décembre lors d'un sommet au Maroc, selon des diplomates.

L'objectif est d'"accroître la coopération sur les migrations internationales dans toutes leurs dimensions", souligne le projet de texte de 25 pages de cet "Accord mondial pour des migrations sécurisées, ordonnées et légitimes".

Le projet, qui n'est pas sans rappeler l'Accord de Paris sur le climat, préserve "la souveraineté des Etats" tout en reconnaissant "qu'aucune nation ne peut affronter seule le phénomène migratoire".

"Il est crucial que la migration internationale nous unisse plutôt qu'elle nous divise", insiste aussi le projet de texte.

Les Etats-Unis, qui ont des relations très tendues notamment avec le Mexique voisin sur cette question migratoire, ont annoncé fin 2017 se retirer de l'élaboration de ce Pacte en raison de dispositions contraires à la nouvelle politique d'immigration du président Donald Trump.

"La porte reste ouverte", souligne-t-on de sources diplomatiques, assurant que l'absence américaine ne constitue pas un obstacle à l'obtention d'un accord. La Hongrie, un temps tentée de suivre l'exemple américain, aurait renoncé, selon les mêmes sources.

Le projet d'accord parle de "compréhension mutuelle" du phénomène migratoire et de la nécessité qu'il suscite des "responsabilités partagées" et "une unité de vues".

"Pour certains pays, la question est très sensible" et "la négociation va être très complexe", prédit un diplomate.

- 'Acte d'espoir' -

Le texte détaille 22 mesures concrètes comme collecter des données, fournir des papiers d'identité aux migrants qui en sont dépourvus, accorder un soin particulier aux femmes et aux enfants, fournir aux migrants un accès aux services sociaux ou empêcher toute discrimination.

Dans un rapport en lien avec ce projet de Pacte et rendu public début janvier, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a souligné que les Etats membres de l'ONU devaient se préparer à gérer de larges mouvements de migrants.

Au-delà des mouvements de population provoqués par des conflits, plusieurs experts estiment que d'autres migrations massives vont être provoquées par le réchauffement de la planète.

"Il y a un besoin urgent pour les Etats membres de développer une stratégie pour gérer de larges mouvements de migrants", a fait valoir le secrétaire général de l'ONU dans son document.

Sans citer les Etats-Unis, il avait, en présentant son rapport, mis en garde "les autorités qui érigent des obstacles majeurs à la migration - ou imposent de sévères restrictions sur les opportunités de travail des migrants".

Cela entraîne "des dommages économiques inutiles" et "encourage involontairement la migration illégale", avait-il estimé.

A la différence de la question des réfugiés, "il n'y a pas de capacité centralisée à l'ONU pour gérer les migrations" et l'approche onusienne reste "fragmentée" à ce sujet, avait aussi relevé M. Guterres.

Le secrétaire général a aussi appelé à développer auprès des populations dans le monde une perception "positive" des migrations afin de lutter contre la xénophobie et les discriminations.

"Les migrations doivent être un acte d'espoir et non de désespoir", a-t-il souligné devant l'Assemblée générale de l'ONU.

Le nombre de migrants dans le monde est estimé à 258 millions, soit 3,4% de la population mondiale.

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JO-2018: un joueur de hockey sur glace slovène contrôlé positif

mar, 02/20/2018 - 08:17

Le joueur de hockey sur glace de l'équipe de Slovénie Ziga Jeglic a été contrôlé positif et provisoirement suspendu, a annoncé mardi le Tribunal arbitral du sport (TAS) en charge des affaires de dopage durant les JO-2018 de Pyeongchang.

Ziga Jeglic a été contrôlé positif au fénotérol, un bronchodilatateur, à la suite d'un test réalisé en compétition, à Pyeongchang, et le sportif a accepté sa suspension provisoire, précise le TAS dans un communiqué.

C'est le TAS qui est chargé de délivrer les sanctions des infractions commises durant les Jeux. L'instance, qui siège habituellement à Lausanne, en Suisse, est pour cela délocalisée à Pyeongchang durant la période olympique.

Il s'agit du 3e cas de dopage enregistré depuis le début des JO-2018, après le Japonais Kei Saito (en short-track) et le Russe sous bannière olympique Alexander Krushelnitsky (curling).

Le joueur, qui évolue en temps normal dans le Championnat russe de la KHL, avec le club de Neftekhimik Nijnekamsk, est bien évidemment "suspendu de toutes les compétitions restantes à Peyongchang 2018 et quittera le village olympique dans les 24 heures", ajoute le TAS.

Le TAS va étudier son cas et "rendra sa décision après la fin des Jeux", conclut le communiqué du CIO.

Dans les trois premiers matches de la Slovénie à Pyeongchang, Ziga Jeglic a notamment marqué dans la séance de tirs au but du match remporté par son équipe contre la Slovaquie, samedi (3-2 t.a.b.).

La Slovénie affrontait mardi, plus tard dans la journée, la Norvège en barrage d'accession aux quarts de finale du tournoi de hockey.

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