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Mis à jour : il y a 57 min 28 sec

L'armée au centre de la sécurité à Rio, pour quoi faire?

mar, 02/20/2018 - 08:17

La décision du président brésilien Michel Temer de confier à l'armée le commandement des forces de sécurité de Rio de Janeiro a suscité de nombreuses interrogations sur les conséquences sur le terrain d'une mesure considérée par ses détracteurs comme un effet d'annonce politique.

En outre, ce décret, dont les contours restent à définir, provoque des inquiétudes sur les risques de dérapage sécuritaire, dans un pays sorti seulement il y une trentaine d'années d'une dictature militaire.

Le décret pris vendredi a été qualifié par le chef de l'Etat lui-même de "mesure extrême" visant à endiguer l'escalade de la violence.

Mais de nombreux critiques considèrent que ces politiques sécuritaires ne peuvent se substituer aux programmes sociaux.

"Sans une éducation de qualité, nous n'arriverons nulle part. Rien n'est fait pour aider les jeunes des quartiers pauvres à s'insérer dans le marché du travail", déplore Marcos Valério Alves, qui coordonne les associations de quartier du Complexo do Alemao, un des ensembles de favelas les plus dangereux de Rio.

"Les enfants ne vont à l'école que le matin ou l'après-midi et le reste du temps ils sont dans la rue et voient d'autres jeunes qui se promènent dans le quartier avec des fusils d'assaut. Que peuvent-ils espérer pour leur avenir ?", ajoute-t-il, critiquant un "manque de volontarisme politique".

- 'Projet politique' -

Pour la sociologue Julita Lemgruber, du Centre de recherches sur la sécurité et la citoyenneté (Cesec) de l'Université Candido Mendes, le décret a été pris "pour servir un projet politique de Temer".

Le chef de l'Etat est notamment accusé de détourner l'attention alors qu'il est englué dans des scandales de corruption et se montre incapable de faire adopter la réforme des retraites réclamée par les marchés.

Certains lui prêtent même l'intention de se présenter à la présidentielle d'octobre, même si l'intéressé s'en est toujours défendu.

"Sa popularité est au plus bas et il tente d'inverser cette courbe pour voir s'il aura les moyens d'être candidat à sa propre succession", explique Mme Lemgruber, rappelant que le décret expire à la fin de son mandat, le 31 décembre 2018.

L'intervention de l'armée étant délimitée dans le temps, la sociologue pense que même si une meilleure coordination des forces de l'ordre peut permettre de lutter plus efficacement contre la criminalité à court terme, la population ne peut pas espérer de solution miracle pour le long terme.

- Les favelas 'en première ligne' -

Dans les favelas, quartiers pauvres où se concentre l'essentiel de la violence, les inquiétudes dépassent largement le cadre politique.

Les habitants vivent au rythme des fusillades quotidiennes, entre guerre des gangs de trafiquants de drogue et incursions policières musclées, de nombreux membres des forces de l'ordre étant aussi accusés de tremper dans le crime organisé.

"Les gens ont de plus en plus peur. Le décret n'est peut-être qu'une manoeuvre politique, mais ce sont eux qui sont en première ligne en cas d'abus des force de l'ordre", alerte Anderson França, auteur de l'ouvrage "Rio en flammes" et de chroniques sur le quotidien des favelas sur Facebook.

"Les interventions militaires dans la sécurité de Rio ont toujours été violentes, agressives et répressives. Je ne crois pas que l'armée soit là pour promouvoir le dialogue", affirme-t-il, s'inquiétant aussi des possibilité d'impunité en cas de bavures.

"L'armée ne rend de comptes à personne et les soldats ne peuvent être traduits que devant des tribunaux militaires, ce qui affaiblit les associations qui ont l'habitude de dénoncer les abus policiers devant le parquet", conclut Anderson França.

Des inquiétudes avivées par des déclarations du ministre de la Défense Raul Jungmann, qui a laissé entendre lundi que les autorités pourraient, pour rechercher un suspect, émettre des "mandats d'arrêts collectifs", qui étendraient les perquisitions à tout un quartier et non pas seulement à un seul domicile.

Les critiques ont même fusé du côté de la Cour suprême. Dans un entretien au journal Estado de Sao Paulo, le juge Marco Aurelio Mello a émis de "sérieux doutes" sur la capacité du décret de Temer à résoudre les problèmes de corruption dans la police et la guerre entre gangs de narcotrafiquants.

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Déménagement historique pour la bibliothèque nationale de Grèce

mar, 02/20/2018 - 08:10

Portant masques et gants, l'équipe spécialisée place délicatement la précieuse cargaison dans des caissons à roulettes rembourrés, pour un voyage historique à l'autre bout d'Athènes. Le plus grand déménagement de livres de l'histoire grecque a commencé.

De janvier à avril, la bibliothèque nationale de Grèce sera entièrement déplacée des locaux néoclassiques du centre à un lieu de pure modernité conçu par l'architecte italien Renzo Piano.

"Ce n'est pas un simple déménagement, c'est le début d'une nouvelle ère", s'émeut le directeur, Filippos Tsimpoglou.

Plus de 550 personnes ont travaillé pendant deux ans pour nettoyer, numériser, étiqueter et relocaliser plus de 700.000 livres et manuscrits au sein d'un centre culturel installé sur 20 hectares face à la mer et qui comprend aussi l'Opéra national.

Il aura fallu huit ans pour concevoir et construire cet élégant ensemble, inauguré en 2016 et devenu un lieu de promenade apprécié des Athéniens, moyennant près de 600 millions d'euros entièrement apportés par la Fondation Stavros Niarchos (FSN), du nom d'un célèbre armateur, l'une des principales organisations philanthropiques du pays.

Car sans fonds privés dans une Grèce frappée par la crise, l'opération n'aurait pu avoir lieu. A lui seul, le déménagement des livres et manuscrits coûte 500.000 euros.

L'Etat grec a néanmoins apporté une petite contribution de quelques millions d'euros pour les frais liés à la bibliothèque nationale.

"La bibliothèque réclamait de l'espace depuis des années", notait en début de mois lors d'un point de presse Chrysanthi Vassiliadou, l'une de ses responsables.

Fondée en 1832, elle a été sise au fil du temps à Athènes dans un orphelinat, des bains publics, une cathédrale...

- Dix fois plus -

Depuis 1903, les collections étaient installées dans un manoir néoclassique du centre, conçu par les architectes qui ont embelli le coeur d'Athènes au 19e siècle. Ce bâtiment, doté d'une salle de lecture magnifique mais comprenant seulement 80 places, ne pouvait toutefois être rénové facilement. Il était temps de déménager.

"La bibliothèque nationale accueille environ 20.000 visiteurs et 21.000 lecteurs par an, des chiffres qui devraient être désormais multipliés par dix" grâce au gain d'espace, se réjouit Vasiliki Tsigouni, responsable de la salle de lecture, qui sera agrandie à 400 places.

Au total, la bibliothèque s'étendra sur 22.000 m2. Elle pourra désormais fournir livres et revues électroniques et, pour la première fois, prêter une sélection d'ouvrages aux lecteurs. Et grâce aux fonds de la FSN, sa collection de livres en langues étrangères a pu être renouvelée pour la première fois en vingt ans.

La bibliothèque nationale abrite le patrimoine culturel écrit de la Grèce: on y trouve des copies rares de textes homériques, des manuscrits vieux de 1.200 ans, des cartes, de la musique de l'ère byzantine, des archives révolutionnaires grecques du 19e siècle ou encore les notes personnelles du poète Dionysios Solomos, auteur de l'hymne national grec.

"Au rythme de la production littéraire actuelle, le nouveau bâtiment peut répondre (à nos besoins) pendant 25 ans au moins", estime Mme Vassiliadou.

- 'Stéréotypes médiévaux' -

Les ouvrages les plus rares, dont certains remontent au 9e siècle, seront placés dans quatre caveaux climatisés.

Certains des trésors les plus anciens ont été légués par des personnalités grecques du 19e siècle, des monastères ou même des membres de monarchies étrangères.

Parmi eux, une chronique de 1674 de Jacques-Paul Babin, un missionnaire jésuite qui venait souvent à Athènes, publiée par le pionnier de l'archéologie française Jacob Spon.

"C'est le premier livre sur Athènes de l'époque moderne (...), un jalon dans l'histoire de la redécouverte de la ville par les Européens au 17e siècle", explique Yannis Kokkonas, professeur de bibliographie historique à l'Université Ionienne. "Jusqu'alors, les références à Athènes étaient de vagues stéréotypes médiévaux évoquant une ancienne cité glorieuse désormais en ruines."

Parmi les autres trésors, un livre de prière du 14e siècle ayant appartenu à Jovan Uros Nemanjic, l'un des derniers membres d'une dynastie ayant régné en Serbie et sur une partie de la Grèce au Moyen-Âge.

Mme Vassiliadou souligne que tirer un trait sur l'actuelle bibliothèque ne sera pas facile: "Quand elle a commencé à se vider, ça nous a fait mal. Nous avons travaillé là de nombreuses années, nous nous identifions au bâtiment."

Celui-ci sera restauré pour abriter les archives et servir de lieu événementiel.

"Nous sommes impatients de voir tout ce travail porter ses fruits dans les nouveaux locaux", remarque Mme Vassiliadou. "Puis nous reviendrons, pour nous occuper de ce bâtiment-ci et la boucle sera bouclée."

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L'opération turque en Syrie entre dans son 2e mois sans issue en vue

mar, 02/20/2018 - 08:00

L'offensive turque destinée à déloger une milice kurde de l'enclave d'Afrine, dans le nord de la Syrie, entre mardi dans son deuxième mois sans issue rapide apparente, sur fond de fortes tensions avec Washington.

Baptisée "Rameau d'olivier", l'opération lancée par l'armée turque et ses supplétifs rebelles syriens vise les Unités de protection du peuple (YPG), alliées kurdes de Washington dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie, mais considérées comme "terroristes" par la Turquie.

Bien qu'il ait reconnu avoir perdu 32 soldats, Ankara répète à l'envi que l'offensive avance "comme prévu". Le président Recep Tayyip Erdogan a affirmé samedi que l'armée turque et les rebelles syriens avaient pris une zone de "300 kilomètres carrés" dans la région d'Afrine.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), une ONG qui s'appuie sur un vaste réseau de sources sur le terrain, les forces turques ont pris à ce jour le contrôle de 35 villages, mais ces villages sont situés pour la plupart dans des zones frontalières du nord de la région d'Afrine.

Quelque 240 combattants pro-Ankara et près de 200 membres des YPG ont été tués depuis le début de l'opération, selon l'OSDH, qui fait aussi état de 94 civils tués, ce qu'Ankara dément.

"Il faut faire la distinction entre la rhétorique politique, voire la propagande politique, et la réalité sur le terrain", souligne Jana Jabbour, docteure associée au CERI/Sciences Po, auteure de "La Turquie, l?invention d?une diplomatie émergente" (CNRS, 2017).

"Sur le terrain, la Turquie a du mal à avancer", estime-t-elle, notamment du fait de "la très bonne organisation des forces kurdes (des) YPG et (de) leur extrême combativité".

"Nous ignorons combien de temps durera la résistance", admet Abdullah Agar, un analyste militaire turc, selon lequel l'armée turque n'a pas encore pénétré dans la ville d'Afrine en raison de risques pour les civils.

Et bien que la Turquie n'ait pris "qu'environ 15% du territoire" de l'enclave d'Afrine, l'opération a eu un fort impact sur le moral des combattants kurdes, estime-t-il.

- 'Fierté nationale' -

"Malgré les difficultés de la Turquie à faire de réelles avancées sur le terrain, le gouvernement et le président Erdogan haussent le ton et développent une rhétorique censée booster la fierté nationale des Turcs et rassembler la population autour du pouvoir", explique Mme Jabbour.

En effet, seul le Parti démocratique des peuples (HDP, prokurde) s'est dit opposé à cette opération.

Car toute critique publique est lourdement punie: au total, 786 personnes ont été arrêtées pour avoir manifesté contre l'opération ou "fait de la propagande sur les réseaux sociaux", selon le ministère de l'Intérieur.

Sur le plan diplomatique, l'offensive a renforcé les tensions entre Ankara et Washington, à tel point que la Turquie menace d'ores et déjà d'avancer vers Minbej, à une centaine de kilomètres à l'est d'Afrine, où sont déployés des militaires américains aux côtés des YPG.

Pour tenter d'apaiser ces tensions avec un pays allié des Etats-Unis au sein de l'Otan, le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a effectué jeudi et vendredi une visite à Ankara au cours de laquelle il a eu des entretiens marathon avec M. Erdogan et avec le ministre des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu.

A l'issue de cette visite, Washington et Ankara ont convenu de travailler "ensemble" en Syrie pour surmonter leur crise, avec "en priorité" la recherche d'une solution pour la ville stratégique de Minbej.

Outre ses désaccords avec Washington, la Turquie doit tenir compte des intérêts de la Russie, allié clef du régime de Damas et qui contrôle l'espace aérien dans le nord de la Syrie.

Moscou a beau avoir tacitement donné son feu vert à l'offensive d'Afrine, il n'a pas manqué de manifester sa mauvaise humeur à l'égard d'Ankara en fermant l'espace aérien à ses avions pendant plusieurs jours après qu'un appareil russe eut été abattu dans une zone du nord de la Syrie où des observateurs militaires turcs sont censés faire respecter une zone de désescalade.

Compliquant davantage la donne, le régime syrien a fait annoncer lundi par ses médias l'imminent envoi de forces progouvernementales à Afrine pour contrer l'offensive turque.

Selon les médias turcs, M. Erdogan a fait savoir à son homologue russe Vladimir Poutine que tout soutien du régime syrien aux YPG "aura des conséquences".

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Le Venezuela de Maduro met en vente le petro, sa monnaie virtuelle

mar, 02/20/2018 - 07:47

Les autorités vénézuéliennes ont entamé officiellement mardi la vente de 38,4 millions de petros, nouvelle monnaie virtuelle basée sur les réserves de pétrole du pays et destinée à lutter contre le "blocus financier" des Etats-Unis.

La mise en vente de cette cryptomonnaie, dont la valeur est équivalente à celle d'un baril de pétrole, a été solennellement lancée par le vice-président Tareck El Aissami dans une déclaration depuis le palais présidentiel à Caracas.

En tout, 100 millions de petros seront émis: le 20 mars, le gouvernement en mettra en vente 44 millions supplémentaires, et gardera pour lui le reste, soit 17,6 millions.

Cette nouvelle monnaie va "générer confiance et sécurité dans le marché national et international", a affirmé M. El Aissami.

Le "prix de vente de référence" du petro a été fixé à 60 dollars, mais sera soumis à des fluctuations.

En présentant cette initiative début décembre, le gouvernement avait assuré que le petro permettrait "d'avancer vers de nouvelles formes de financement international", face aux sanctions financières américaines.

Washington interdit à ses citoyens et ses entreprises d'acheter des obligations du Venezuela et de son groupe pétrolier d'Etat PDVSA.

Le Venezuela, mis en difficulté par la chute des cours de l'or noir dont il tire 96% de ses devises, est acculé à restructurer une dette extérieure estimée à environ 150 milliards de dollars par certains experts.

Les experts sont sceptiques quant aux chances de succès du petro: ils soulignent que les profonds déséquilibres économiques du pays minent toute confiance dans le la nouvelle monnaie. Celle-ci, pour être implantée, devrait s'accompagner d'un plan de réformes, selon eux.

Les cryptomonnaies, dont la plus célèbre est le bitcoin, ont généralement un fonctionnement décentralisé. Elles ne sont pas émises par une banque centrale, mais de manière virtuelle par une technologie internet.

Le petro, au contraire, sera émis et régulé par un gouvernement "qui a généré de l'hyperinflation", a commenté Jean-Paul Leidenz, expert en monnaies virtuelles.

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Medef, Juppé et la "dictature en France" : de nouveaux extraits de Wauquiez diffusés

mar, 02/20/2018 - 07:46
L'émission Quotidien a diffusé l'intégralité des propos tenus par Laurent Wauquiez devant des étudiants de Lyon. Le patron des Républicains s'en prend au Medef, mais aussi à des membres de son parti, comme Alain Juppé et Valérie Pécresse.
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Chelsea-Barça: le cambrioleur Iniesta revient sur le lieu du casse

mar, 02/20/2018 - 07:42

Et Andrés Iniesta fit sauter la banque... Mémorable buteur en demi-finale de Ligue des champions contre Chelsea en 2009, le gentleman-cambrioleur du FC Barcelone revient mardi (20h45) à Stamford Bridge en huitièmes aller. Bien décidé à récidiver, malgré le poids des années.

Toute l'Europe du football se souvient de cette demie retour de mai 2009 à Londres, où Iniesta, d'une frappe limpide sous la barre, avait arraché la qualification pour la finale (0-0, 1-1), remportée par la suite face à Manchester United.

Ce but somptueux, surnommé par la presse "Iniestazo" ("le coup d'Iniesta"), avait crucifié un Chelsea dominateur mais pénalisé par l'arbitrage, avec notamment plusieurs penalties oubliés. D'où la célèbre réaction outrée de Didier Drogba devant les caméras ("It's a disgrace" - "C'est une honte"). D'où l'amertume de celui qui était alors l'entraîneur des Blues, Guus Hiddink: "On a été volés".

Avec Andrés Iniesta dans le rôle du malfaiteur de charme: "Ce but a eu une importance énorme. Personnellement, c'est l'un des meilleurs moments que j'aie vécus dans ma vie sportive. Il restera pour toujours dans l'histoire du Barça et c'est un privilège pour moi", a expliqué l'international espagnol ce week-end au micro de Barça TV.

Trois ans plus tard, toujours en demi-finales, la revanche avait souri à Chelsea (1-0, 2-2). Et voilà l'heure d'une belle mardi en huitièmes pour départager le vainqueur de l'édition 2012 et le club catalan, quintuple champion d'Europe, en quête d'un 11e quart de finale consécutif.

- Incontournable -

Sur la forme du moment, le Barça, solide leader de Liga, s'avance sûr de sa force, en dépit d'une victoire poussive samedi à Eibar (2-0). Le Chelsea d'Antonio Conte, 4e de Premier League, est pour sa part en pleines turbulences, malgré le premier but de la recrue française Olivier Giroud avec les Blues vendredi en Coupe d'Angleterre.

"Nous sommes prêts. On est ravis d'avoir gagné ce week-end, c'était essentiel de s'imposer pour plein de raisons. Pour rester en tête en championnat mais aussi pour arriver ici avec une victoire: ce n'est pas pareil de préparer un tel match sans victoire", a confié Valverde en conférence de presse.

Mais à Stamford Bridge et en C1, rien n'est joué, d'autant que le Belge Eden Hazard avait été impressionnant en phase de poules contre une autre équipe espagnole, l'Atlético Madrid (2-1, 1-1).

"Chelsea a un style très défini. Il faut garder ça en tête, comme ils vont devoir penser à nous. C'est un système différent que nous ne connaissons pas forcément, même avec une équipe comme Gérone qui a un style similaire", a assuré Valverde.

"Ce n'est jamais facile de rencontrer Chelsea. Leur début d'année n'était pas le meilleur mais ils sont revenus et ils ont système défensif solide et des joueurs devant comme Hazard, Morata, Pedro ou Giroud qui peuvent faire la différence."

A l'inverse, côté barcelonais, l'onéreux Brésilien Philippe Coutinho (160 M EUR bonus compris) n'est pas qualifié. Et l'autre recrue Ousmane Dembélé (147 M EUR bonus compris), qui peine encore à s'intégrer au jeu catalan, devrait débuter sur le banc.

Qui pour apporter l'étincelle, dans ce cas ? Lionel Messi, toujours en quête de trois petits buts pour atteindre la barre des 100 en C1, derrière son grand rival Cristiano Ronaldo (116 buts). Ou Luis Suarez, ex-joueur de Liverpool, qui retrouve les pelouses anglaises.

Mais à 33 ans, Iniesta reste l'incontournable maître à jouer de ce FC Barcelone. "Il nous permet de contrôler le jeu. Dans une certaine mesure, le style de l'équipe, c'est son style", a résumé à l'automne l'entraîneur Ernesto Valverde.

- 'Réussir deux matches parfaits' -

Même si Coutinho a été recruté pour permettre à Iniesta, fragile musculairement, de souffler, le milieu espagnol est si important que le club lui a offert en octobre un contrat "à vie", c'est-à-dire reconductible chaque année.

Et d'ailleurs, Valverde a été contraint de démentir vendredi les rumeurs d'un possible départ vers la Chine de son capitaine, qui sera crucial mardi à Stamford Bridge.

"Ce sera une confrontation rude et exigeante", a souligné Iniesta. "Pour passer, nous devrons réussir deux matches presque parfaits."

Formé au Barça, lancé à 18 ans avec l'équipe première, quadruple vainqueur de la C1, le timide milieu offensif a tout gagné en club et en sélection. Que lui reste-t-il encore à accomplir ?

L'homme du sacre espagnol au Mondial-2010 a laissé entendre que la Coupe du monde en Russie cet été pourrait être sa dernière grande compétition avec la "Roja".

Et en attendant, il lui reste la possibilité de réussir avec le Barça un nouveau triplé Liga-Coupe-C1, comme en 2015... et comme en 2009, l'année du "coup d'Iniesta".

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Orange: le conseil se prononce sur la reconduction du PDG Stéphane Richard

mar, 02/20/2018 - 07:40

Le conseil d'administration d'Orange doit se prononcer mardi sur le renouvellement du mandat d'administrateur du PDG du groupe, Stéphane Richard, première étape avant une reconduction à la tête de l'opérateur historique qui interviendra lors de la prochaine assemblée générale.

La décision du conseil d'administration est attendue à la mi-journée, a-t-on appris auprès de l'opérateur.

Elle ne devrait pas receler de surprise et conduire M. Richard vers son troisième mandat à la tête de l'opérateur, un record. Le patron d'Orange a en effet déjà reçu le soutien de l'Etat, premier actionnaire du groupe.

Interrogé le 22 janvier dernier sur Radio Classique, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait estimé que le PDG du groupe avait "fait du bon travail à la tête d'Orange donc il a vocation à être reconduit".

L'Etat détient 23% du capital d'Orange, dont un peu plus de 9,5% via Bpifrance.

Une épée de Damoclès est cependant suspendue au-dessus de la tête de M. Richard, mis en examen en tant qu'ex-directeur de cabinet de la ministre de l'Economie Christine Lagarde, dans l'affaire de l'arbitrage Tapie et qui doit être jugé pour "complicité d'escroquerie" et "complicité de détournement de fonds publics".

En cas de condamnation, il devra remettre son mandat, a prévenu M. Le Maire.

Aucun autre candidat ne s'est officiellement déclaré pour tenter de briguer la tête d'un groupe présent désormais dans près d'une trentaine de pays.

Agé de 56 ans, Stéphane Richard est arrivé à la tête de l'opérateur historique en février 2011, dans un contexte social difficile marqué par une série de suicides entre 2008 et 2009, durant le mandat de son prédécesseur Didier Lombard.

Le PDG d'Orange est crédité notamment d'avoir su apaiser les tensions au sein du groupe, lui permettant de passer, selon une étude de Secafi, de 39% de salariés fiers d'appartenir au groupe en 2009 à 81% trois ans plus tard, ce qui lui vaut aujourd'hui le soutien des salariés, deuxième actionnaire avec 5,37% du capital.

Durant les deux premiers mandats de M. Richard, l'opérateur historique a réalisé une série d'acquisitions, notamment en Afrique et au Moyen-Orient, considéré comme des axes majeurs de croissance pour le groupe.

Orange s'est également diversifié, avec Orange Cyberdéfense, dans la cybersécurité, Orange HealthCare et, en novembre dernier, Orange Bank, banque 100% mobile pour laquelle l'opérateur revendiquait 50.000 clients en fin d'année.

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JO-2018: "Des expériences qui rendent plus forts" selon Cizeron

mar, 02/20/2018 - 07:35

Battus pour la médaille d'or de danse sur glace mardi par les Canadiens Tessa Virtue et Scott Moir, les Français Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron se disent "très fiers" de leur médaille d'argent et, au lendemain de leur mésaventure vestimentaire, estiment que de telles "expériences rendent plus forts".

"On est des compétiteurs, donc évidemment on va toujours chercher la première place. Mais je pense qu'on peut être très fiers de nous aujourd'hui et très fiers de cette médaille d'argent. On va ramener avec nous plein de bons souvenirs et ce sont des expériences comme ça qui rendent plus forts", a déclaré Guillaume Cizeron.

Les Français ont été battus pour 79 centièmes par le couple canadien, malgré un programme de très haute tenue, preuve d'une forte capacité de réaction après l'incident vestimentaire de la veille.

Lors de la danse courte, la robe strassée de Gabriella Papadakis s'était malencontreusement décousue dès les premières notes de leur programme aux rythmes latinos imposés, laissant apparaître un sein.

Interrogée pour savoir si elle avait évacué cet incident, la patineuse a répondu: "Oui. Il fallait bien? Sinon, on n'aurait pas pu patiner comme on l'a fait aujourd'hui".

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Érythrée, une passion nommée cyclisme

mar, 02/20/2018 - 07:34
L’Érythrée, la nouvelle nation phare du cyclisme. Au championnat d'Afrique de cyclisme sur route, qui s'est tenu les 17 et 18 février à Kigali, c'est le pays qui a remporté le plus de médailles d'or : dix sur 16 possibles. Huit coureurs évoluent à l'étranger.
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Vers un nouveau procès de l'ancien président du Pérou Alberto Fujimori, récemment gracié

mar, 02/20/2018 - 07:27
Accusé d’enlèvements, d'homicides et d'association de malfaiteurs dans le cadre des opérations anti-guérilla de 1992, l'ex-chef d'État du Pérou Alberto Fujimori sera de nouveau jugé. Il avait été gracié fin décembre pour raisons humanitaires.
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Attentat de Stockholm: la parole de l'accusé attendue devant ses juges

mar, 02/20/2018 - 07:20

Le demandeur d'asile ouzbek qui a revendiqué l'attentat au camion-bélier ayant fait cinq morts en avril 2017 à Stockholm doit répondre mardi aux questions de la Cour, au troisième jour de son procès pour terrorisme.

Rakhmat Akilov est jugé pour avoir lancé à vive allure un camion de livraison volé dans une rue piétonne et commerçante très fréquentée de Stockholm, le 7 avril 2017 à une heure de forte affluence.

Trois Suédoises dont une fillette de 11 ans, un Britannique et une Belge avaient été tués, dix autres passants blessés.

Cet Ouzbek de 40 ans, ouvrier du BTP qui avait été débouté de sa demande d'asile en Suède, avait prêté allégeance au groupe État islamique (EI), mais l'organisation jihadiste n'a jamais émis de revendication.

Pour le Parquet, l'audition de Rakhmat Akilov, qui préparait son geste depuis trois mois et voulait selon ses termes "écraser des infidèles", doit permettre de mieux comprendre "le processus de radicalisation" islamiste des auteurs "marginalisés dans un pays étranger".

Le projet d'Akilov "s'intègre dans un cadre plus large" du terrorisme jihadiste, estime le procureur Hans Ihrman.

Selon son avocat, l'accusé avait l'intention de mourir lors de l'attentat, abattu par la police ou tué par une bombe artisanale trouvée dans la cabine du camion. Les bouteilles de gaz se sont enflammées sans exploser.

Rakhmat Akilov s'était enfui mais avait été arrêté quelques heures plus tard. Il avait reconnu sa responsabilité dès son premier interrogatoire.

L'un des enjeux du procès, inédit dans le pays scandinave, est également de déterminer s'il a bénéficié de complicités actives. L'étude de son téléphone portable a révélé de nombreux contacts avec des interlocuteurs étrangers sur des messageries cryptées, sans que les enquêteurs n'aient pu les identifier.

Après avoir été débouté par l'Office des migrations en juin 2016, Akilov était entré en clandestinité pour éviter son expulsion.

Père de quatre enfants, consommateur d'alcool et de stupéfiants selon des collègues ou connaissances, il vivait seul en Suède, sans sa famille.

"Mes clients sont impatients d'entendre ce qu'il a à dire, quels sont ses motifs", a expliqué à l'AFP Gustaf Linderholm, avocat de onze des victimes.

"Ils se demandent notamment s'il exprime du regret", a ajouté Göran Hjalmarsson, qui représente d'autres victimes.

Le conseil d'Akilov a assuré qu'il avait "l'intention" de répondre aux questions sur sa radicalisation et ses intentions.

Les premiers jours d'audience ont été consacrés à l'énoncé précis des événements par le ministère public.

Le parquet entend requérir la détention à perpétuité pour acte terroriste et tentative d'acte terroriste.

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HSBC: bénéfice net multiplié par 7 en 2017 après les restructurations

mar, 02/20/2018 - 07:19

La banque HSBC a annoncé mardi un bénéfice net multiplié par plus de sept en 2017 après une vaste restructuration lancée en 2015 et marquée par une large réduction de voilure.

Le groupe basé à Londres mais actif à travers le monde et particulièrement en Asie a dégagé en 2017 un bénéfice net part du groupe de 9,683 milliards de dollars, contre 1,299 en 2016.

"Ces bons résultats prouvent la force et le potentiel de HSBC", a déclaré le directeur général Stuart Gulliver qui, au terme d'un règne de sept ans à la tête du géant bancaire, passe mardi le flambeau à John Flint.

"Les bénéfices ajustés de tous nos secteurs d'activité ont progressé et nous avons achevé le programme de transformation lancé en 2015", a-t-il poursuivi. "HSBC est plus simple, plus fort, et plus sûr qu'il ne l'était en 2011."

Ces résultats témoignent du redressement de HSBC, qui a été ébranlée par les scandales et des résultats financiers décevants. HSBC avait annoncé en 2015 qu'elle se séparait de près de 50.000 employés dans le cadre d'un plan de restructuration planétaire, incluant la vente de ses activités au Brésil et en Turquie.

Cette cure d'amaigrissement visait à libérer des moyens afin de lui permettre de s'ancrer davantage en Asie.

Son bénéfice avant impôt a plus que doublé en 2017 à 17,2 milliards de dollars. Son bénéfice ajusté avant impôt -c'est à dire expurgé des effets de changes et événements exceptionnels significatifs- a progressé dans le même temps de 11% à 21 milliards de dollars.

Mais le président du groupe Mark Tucker a indiqué que si la banque était optimiste pour l'économie mondiale en 2018, l'activité pourrait être perturbée par divers facteurs comme "la montée des tensions internationales" ou "la menace du protectionnisme".

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En Allemagne, les vieux diesel menacés de sortie de route

mar, 02/20/2018 - 07:17

La justice allemande pourrait ouvrir la voie jeudi à des interdictions de circulation des voitures diesel les plus polluantes, une décision redoutée par les reponsables politiques comme par les constructeurs automobiles, qui se sont échinés à l'éviter.

Alors que la Commission européenne menace Berlin de poursuites pour son inaction face à la pollution, la Cour administrative fédérale doit statuer sur une mesure politiquement explosive: la possibilité d'interdire dans certaines zones les véhicules diesel les plus anciens, majoritairement responsables des émissions d'oxydes d'azote qui favorisent les maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Selon l'Office fédéral de l'environnement, quelque 70 villes allemandes présentaient encore des taux de dioxyde d'azote supérieur au seuil annuel moyen de 40 microgrammes/m3 en 2017. Munich, Stuttgart et Cologne sont les plus mauvaises élèves.

La Deutsche Umwelthilfe (DUH), une association de protection de l'environnement, a saisi les tribunaux pour forcer des dizaines de communes allemandes, dont Stuttgart (sud) et Düsseldorf (ouest), à durcir leur réponse à la pollution de l'air.

Enjoints en première instance d'envisager des interdictions de circulation des véhicules les plus polluants dans leurs capitales respectives, les Etats régionaux du Bade-Wurtemberg et de Rhénanie-du-Nord-Westphalie se sont tournés vers la Cour fédérale administrative située à Leipzig (est).

Cette dernière examinera leurs requêtes à partir de 10H00 GMT et pourrait rendre une décision de principe dans la journée.

- Epouvantail -

"C'est une question de compétence: un Etat régional doit-il ou peut-il agir, ou bien est-ce à l'Etat fédéral de le faire?", résume Winfried Hermann, ministre des Transports du Bade-Wurtemberg, interrogé par l'AFP.

Bannir de certaines zones les voitures diesel est très impopulaire chez les automobilistes et dans les milieux économiques, notamment l'artisanat, "au motif qu'on ne peut pas entraver la liberté des gens, qu'on ne peut pas déposséder les propriétaires de diesel", explique M. Hermann, membre du parti écologiste qui gouverne la région avec les conservateurs de la CDU.

La simple perspective de telles interdictions a accéléré la chute des ventes de voitures diesel dans le pays qui a inventé cette technologie. Leur part de marché est passée de 48% en 2015 à 39% environ en 2017.

Pour tenter d'échapper à une interdiction partielle visant des millions de véhicules diesel de normes Euro 5 et antérieures -commercialisés jusqu'en 2015-, la puissante industrie automobile et le gouvernent ont tout fait pour amadouer les tribunaux.

Berlin a mis sur pied un fonds d'un milliard d'euros pour aider les villes à développer leur réseau de transports publics ou encore leur flotte de véhicules électriques. Le gouvernement a également formulé une proposition, sans projet concret ni financement, de gratuité des transports en commun dans certaines villes en réponse à l'insistance de Bruxelles.

Les constructeurs allemands (Volkswagen, Daimler, BMW) ont pour leur part entamé une mise à jour logicielle de millions de véhicules diesel pour en réduire les émissions polluantes, et mis en place des primes à l'achat de véhicules plus propres.

- Berlin sous pression -

Autant de mesures jugées insuffisantes par les associations de protection de l'environnement et par les experts.

Les propositions du gouvernement "ne sont qu'une goutte d'eau dans la mer et n'empêcheront pas les interdictions de circulation", estime Ferdinand Dudenhöffer, du centre de recherche sur l'automobile CAR. Il réclame des modifications en profondeur des moteurs diesel, jugées jusqu'ici trop coûteuses et complexes par les constructeurs.

La Cour de Leipzig devrait affirmer "que la santé des gens est plus importante que le droit à conduire une voiture", pronostique Winfried Hermann.

Si elle confirme les jugements des tribunaux administratifs de Stuttgart et Düsseldorf, les Etats régionaux concernés devront mettre en place des interdictions sur mesure.

Cette solution ne satisfait pas la ville de Stuttgart ni le Land du Bade-Wurtemberg, qui réclament des instruments fiables comme une "vignette bleue" valable nationalement, à laquelle Berlin se refuse jusqu'à présent.

Mais elle enverra un signal clair, capable d'influencer d'autres jugements à venir dans le pays, et devrait accentuer la pression sur Berlin.

Les villes doivent s'y préparer, a averti le président de la fédération des communes allemandes, Helmut Dedy. "Je serais très étonné si nous échappions aux interdictions de circulation", a-t-il déclaré, regrettant "la trop grand frilosité" de Berlin face à l'industrie automobile.

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Offensive à Afrin : "Il y a des négociations secrètes" entre Damas et les YPG

mar, 02/20/2018 - 07:14
Deux mois après le début de l'offensive turque destinée à déloger une milice kurde de l'enclave d'Afrin, dans le nord de la Syrie, l'opération "Rameau d'olivier" piétine. Un accord entre Damas et les YPG serait en passe d'être signé, selon les informations de notre envoyé spécial Roméo Langlois.
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L'Espagne en route pour la vice-présidence de la BCE

mar, 02/20/2018 - 07:12

Luis de Guindos, ministre espagnol de l'Economie, a été désigné lundi par ses pairs de la zone euro futur vice-président de la BCE, ouvrant le bal du renouveau à la tête de la banque centrale.

Réunis à Bruxelles, les ministres des Finances des 19 pays ayant adopté la monnaie unique ont annoncé leur soutien à M. de Guindos, âgé de 58 ans, après le retrait de son unique rival, Philip Lane, le gouverneur de la Banque d'Irlande.

La désignation du successeur du Portugais Vitor Constancio, qui quitte la vice-présidence de la BCE le 31 mai prochain, ouvre le bal des tractations pour remplacer ces deux prochaines années quatre des six membres du directoire (l'organe exécutif de l'institut de Francfort), dont son président, l'Italien Mario Draghi, le 31 octobre 2019.

Le choix de M. de Guindos pour ce poste a toutefois fait grincer des dents, notamment au Parlement européen, qui regrette de voir un politique nommé numéro 2 de la banque centrale de la zone euro.

"Etant donné qu'il était ministre des Finances depuis 2011, sa désignation pourrait créer un conflit d'intérêt et saper l'indépendance de la gouvernance de la BCE", s'est emportée l'eurodéputée socialiste, la Française Pervenche Berès, dans un communiqué.

Lors d'une conférence de presse à Bruxelles juste après sa désignation, M. de Guindos a promis qu'"il défendrait l'indépendance de la BCE". Et il a également annoncé qu'il présenterait "dans les prochains jours" sa démission en tant que ministre.

Juste après avoir retiré son propre candidat, le ministre irlandais des Finances, Paschal Donohoe, a soutenu le bilan "excellent" de M. de Guindos à son ministère. "Ceci va lui servir dans ses nouvelles fonctions", a-t-il estimé.

"C?est un homme compétent, qui sera à même d'appliquer ou de faire valoir son expérience dans ses nouvelles fonctions", a renchéri le Commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici.

Même son de cloche de la part des ministres français et allemand des Finances, Bruno Le Maire et Peter Altmaier. Tous deux ont estimé qu'il s'agissait d'un excellent choix.

Le nord à la tête de la BCE

De l'avis de tous les analystes, la nomination de M. de Guindos devrait accroître les chances de l'Allemagne d'occuper la présidence de la BCE. Un poste qu'elle n'a jamais eu depuis la création de cette institution, contrairement aux Pays-Bas avec Wim Duisenberg, à la France, avec Jean-Claude Trichet et à l'Italie, avec Mario Draghi, ce qui pourrait d'ailleurs aussi jouer en sa faveur.

"Si c'est De Guindos, cela veut dire que quelqu'un du nord va être ensuite nommé à la tête de la BCE", a estimé Philippe Waechter, le directeur de la recherche économique chez Natixis.

Parmi les successeurs potentiels de M. Draghi, l'Allemand Jens Weidmann, le patron de la Bundesbank et ancien conseiller de la chancelière Angela Merkel. Ce dernier ne s'est toutefois pas fait que des amis en critiquant ouvertement le programme de rachat de dettes de la BCE, remettant en cause l'unité de la banque centrale.

En outre, trois Allemands occupent déjà de hautes fonctions dans la finance européenne : Klaus Regling, le président du Mécanisme européen de stabilité, dont la mission est d'aider les pays de la zone euro en difficulté, Werner Hoyer, qui dirige la Banque européenne d'investissement, et Elke König, à la tête du Conseil de résolution unique, chargé d'organiser la faillite ordonnée des banques en difficulté de la zone euro.

Si M. Weidmann succédait à M. Draghi, l'un des trois devrait probablement quitter son poste, soulignait récemment Carsten Brzeski, un économiste de la banque ING.

Mardi, les 28 ministres des Finances de l'UE doivent valider la recommandation des 19 ministres des Finances de la zone euro concernant leur candidat à la vice-présidence de la BCE et la décision finale reviendra aux chefs d'Etat de l'UE au cours d'un sommet le 22 et 23 mars à Bruxelles.

Le Parlement européen et le conseil des gouverneurs de la BCE doivent également être consultés pour avis, mais ils n'ont pas de droit de veto.

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Trump assistera à un dîner avec des journalistes à Washington

mar, 02/20/2018 - 07:06

La Maison Blanche a annoncé lundi que Donald Trump assisterait le 3 mars au dîner annuel du Gridiron Club, qui réunit journalistes et responsables politiques: ce sera une première lors de ce genre d'événements pour le président, grand pourfendeur des médias.

M. Trump n'a en revanche pas encore décidé s'il se rendrait le 28 avril au dîner de l'Association des correspondants à la Maison Blanche (WHCA), un autre événement en vue du tout-Washington, mais qu'il avait snobé l'an dernier, a précisé la porte-parole de la présidence, Sarah Sanders.

Ce dîner de gala se déroule chaque année dans un hôtel de Washington et réunit le gratin de la presse et du monde politique. Depuis 1980, tous les présidents y avaient assisté (sauf Ronald Reagan en 1981, car il se remettait alors de l'attentat dans lequel il avait été grièvement blessé), mais Donald Trump l'an dernier avait choisi d'ignorer l'invitation.

Il avait préféré tenir un meeting devant ses partisans à Harrisburg, en Pennsylvanie, où il s'était dit ravi d'être loin du "marécage de Washington" et avait décerné de "très mauvaises notes" aux journalistes.

Le président entretient des relations exécrables avec une bonne partie des médias, qu'il accuse régulièrement de déformer l'information pour l'accabler, voire de mentir purement et simplement.

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Enquête russe: les contacts commerciaux de Jared Kushner avec l'étranger examinés

mar, 02/20/2018 - 07:05

Le procureur spécial Robert Mueller, chargé de l'investigation sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle aux Etats-Unis, enquête sur les efforts de Jared Kushner, gendre du président Donald Trump, pour attirer des capitaux étrangers, notamment russes et chinois, dans son entreprise immobilière, au cours de la période de transition présidentielle, ont affirmé lundi des médias américains.

L'enquête se concentrait officiellement jusqu'ici sur les contacts en Russie du conseiller spécial et gendre de Donald Trump, s'intéressant aux analyses de données de la campagne Trump et aux liens de Jared Kushner avec l'ancien conseiller tombé en disgrâce Michael Flynn.

L'équipe du procureur Mueller examine les discussions de Jared Kushner tenues pendant la transition présidentielle afin d'obtenir des capitaux pour l'immeuble de bureaux situé au 666 Fifth Avenue à New York, détenu par son entreprise Kushner Compagnies, après des difficultés financières, rapporte CNN, citant des sources proches de l'enquête.

D'après CNN, les enquêteurs du procureur spécial n'ont pas encore pas encore contacté la société Kushner Compagnies, et les raisons de l'attention portée aux investisseurs étrangers ne sont pas claires.

"Depuis le début de la coopération approfondie de M. Kushner avec toutes les demandes (de l'enquête, ndlr), il n'y a pas eu la moindre question ou demande de documents concernant sur les affaires de l'immeuble 666 ou de Kushner Companies", a déclaré à CNN l'avocat de Jared Kushner Abbe Lowell.

"Il n'y aurait d'ailleurs aucune raison de mettre en cause ces transactions commerciales normales", a ajouté l'avocat.

Pendant la période de la transition présidentielle, Jared Kushner a joué un rôle essentiel, notamment dans les contacts avec les gouvernements étrangers de l'équipe de transition, indiquant avoir échangé avec plus de 50 personnes de 15 pays différents.

Une semaine après l'élection du 8 novembre 2016, Jared Kushner a rencontré des responsables -dont le président Wu Xiaohui- du groupe chinois Anbang Insurance, selon le quotidien américain The New York Times.

D'après le journal, le président de Anbang Insurance et Jared Kushner s'approchaient de la conclusion d'un accord d'investissement dans 666 Fifth Avenue de la part du conglomérat chinois, mais les discussions n'ont finalement pas abouti.

L'enquête de Robert Mueller s'intéresse également à d'autres négociations portant sur le même immeuble de bureaux, notamment avec l'ancien Premier ministre qatari Hamad ben Jassim al-Thani, selon le magazine en ligne The Intercept. Ces négociations auraient également échoué.

Autre rendez-vous qui intéresse l'enquête spéciale, d'après le Washington Post, celui que Jared Kushner a eu avec Sergueï Gorkov, président de la banque d'état russe Vnesheconombank. Pendant son audition en juillet par le Congrès, le gendre de Donald Trump avait certifié que ce rendez-vous était uniquement consacré à des sujets concernant le gouvernement.

Pourtant, la banque russe a déclaré que cette rencontre faisait partie d'une série de rendez-vous commerciaux.

Jared Kushner, héritier d'une entreprise immobilière fondée par son père, a acheté l'immeuble en 2007, mais la crise immobilière l'a forcé à céder à un autre groupe immobilier, Vornado Realty Trust, 49,5% des parts de la propriété.

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Syrie : carnage à la Ghouta orientale, l'ONU réclame l'arrêt des bombardements

mar, 02/20/2018 - 07:03
Les tirs d'artillerie et les frappes aériennes de l'armée syrienne ont tué près de 80 civils, dont 20 enfants, dans la Ghouta orientale, l'enclave rebelle proche de Damas. L'ONU réclame la fin des bombardements.
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Des traces de pesticides dans 3/4 des fruits et 41% des légumes

mar, 02/20/2018 - 07:00

Près des trois quarts des fruits et 41% des légumes non bio portent des traces de pesticides quantifiables, les plus touchés étant le raisin et le céleri branche, selon un rapport publié mardi par l'ONG Générations futures.

L'association, qui milite contre les pesticides, se base sur des données de la direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF) sur la période 2012-2016 et a retenu 19 fruits et 33 légumes pour lesquels les échantillons étaient représentatifs.

"Pour les fruits, nous avons pu constater, en moyenne, la présence de résidus de pesticides quantifiés dans 72,6% des échantillons analysés", selon un communiqué. Dans 2,7% des cas, ces résidus étaient supérieurs aux limites autorisées.

En moyenne, 89% des échantillons de raisins présentaient des marques de pesticides, 88,4% pour des clémentines ou mandarines et 87,7% des cerises.

Concernant les dépassements des limites maximales, ils concernent avant tout les cerises (6,6% des échantillons) et les mangues ou papayes (4,8%).

Dans le cas des légumes, 41,1% avaient des traces de pesticides et 3,5% des échantillons montraient des résidus supérieurs aux limites maximales.

Les échantillons de céleri branche sont ceux présentant les traces les plus importantes de pesticides (84,6%), devant les herbes fraîches (74,5%) et les endives (72,7%). Les herbes fraîches étaient les plus concernées par les dépassements des valeurs autorisées (29,4% des cas), devant le céleri branche (16%).

Les données de la DGCCRF portent uniquement sur les résidus quantifiés et pas sur les résidus détectés mais non quantifiables, ce qui fait dire à Générations futures que "les résultats présentés ignorent une partie des résidus réellement présents".

Le gouvernement a prévu un plan d'action pour réduire les produits phytopharmaceutiques dans l'agriculture, après l'échec d'une première série de mesures.

Des producteurs maraîchers et arboriculteurs veulent lancer de leur côté un label "zéro résidu de pesticides", différent du bio. Chaque produit ne pourra pas présenter plus de 0,01 mg de pesticide au kilo.

Pour Générations futures, cette solution n'est pas satisfaisante car "ces offres ne garantissent pas une absence d'utilisation de pesticides" et elles ne "suppriment pas les pollutions environnementales".

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Daddy Yankee s'empare de nouveau des pistes de danse

mar, 02/20/2018 - 06:57

Le Portoricain Daddy Yankee fait de nouveau sensation après le succès planétaire de "Despacito" l'an dernier. Cette fois, c'est avec la chanson "Dura" que le roi du reggaeton enflamme les pistes de danse du monde entier.

Plus de 220 millions de personnes avaient visionné lundi matin le clip vidéo du nouveau titre posté il y a un mois par le chanteur sur la plateforme YouTube.

"Je suis plus qu'honoré et je suis très heureux. On crée de la musique pour le public", a confié à l'AFP Daddy Yankee, qui a hissé le reggaeton sur la scène internationale avec "Gasolina" en 2004 puis a submergé la planète avec "Despacito" l'an dernier avec Luis Fonsi et Justin Bieber.

Le reggaeton se caractérise par des rythmes rapides aux saveurs jamaïcaines avec des sonorités de rap. Historiquement, il permettait aux Portoricains noirs de s'exprimer et ce genre a décollé sur l'île des Caraïbes dans les années 1990, après avoir été considéré comme un courant "underground".

Mais "Dura" représente une nouvelle étape dans la carrière du chanteur de 41 ans car son succès découle grandement de la façon dont les fans se la sont appropriée.

"Pourquoi tant de gens --même des bébés-- l'apprécient?, s'interroge-t-il. Certaines choses ne peuvent être expliquées. C'est la magie de la musique, une magie qui se produit tout simplement et que l'on ne peut comprendre".

Ramon Luis Ayala, de son vrai nom, avance néanmoins une piste: "Dura" renvoie "au rythme et à la nostalgie de la musique de la fin des années 1980 et du début des années 1990, à cette essence du reggae qui a inspiré le reggaeton".

- Toutes les générations -

Au lendemain de sa sortie le 18 janvier, la mannequin colombienne Andrea Valdiri postait une vidéo sur Instagram où elle se trémoussait pieds nus dans une chambre, vêtue d'un pantalon de survêtement et d'un top court blanc, avec la chanson jouant à tue-tête.

Elle a été visionnée près de neuf millions de fois entre son compte et celui de Daddy Yankee, qui l'avait partagée sur son propre compte Instagram. Un exercice devenu viral, de nombreux internautes de tous âges postant leur propre danse avec le hashtag #DuraChallenge.

Une nonagénaire new-yorkaise d'origine portoricaine a même volé la vedette à la mannequin de 25 ans. Rachel Phillipsen a été filmée à Miami suivant les pas d'une prof de zumba, une prestation impressionnante par son rythme et sa coordination qui a généré plus de 5,5 millions de clics.

"Il n'y a pas d'excuse pour ne pas danser. L'excuse n'est que dans votre tête", a déclaré à l'AFP la prof vénézuélienne de zumba, Rina Elena Martinez (@rina_25).

Un avis partagé par Daddy Yankee: "La grand-mère de 90 ans est phénoménale, dit-il. Aucun doute que cette vidéo représente un encouragement pour le monde entier".

"Dura", qui signifie "dure" mais aussi "chaude" lorsqu'il s'agit de l'apparence de quelqu'un, se veut une ode à une belle femme.

Musicalement, la chanson replonge dans les débuts du reggaeton avant que des stars comme Shakira, Enrique Iglesias ou Luis Fonsi n'y insufflent des mélodies pop pour le rendre plus universel.

Le clip vidéo, réalisé par le Portoricain Carlos Perez qui s'était déjà occupé de celui de "Despacito", n'est pas sans rappeler ceux d'il y a une vingtaine d'années. De jeunes adultes dansent dans des rues aux murs tagués, avec des couleurs vivifiantes.

"Nous avons été inspirés par les couleurs vives des années 1990 et un peu par la mode de l'époque. Je voulais que ce soit amusant et montrer que la chanson pouvait donner du pouvoir aux femmes", a expliqué Daddy Yankee.

Son dernier tube se trouvait lundi en huitième position du classement mondial du service de streaming musical Spotify et en numéro un dans plusieurs pays d'Amérique latine.

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