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Mis à jour : il y a 25 min 45 sec

Elisabeth Revol publie une "lettre d'adieu" à son compagnon de cordée Tomasz Mackiewicz

mar, 05/22/2018 - 16:40

L'alpiniste française Élisabeth Revol, rescapée de l'Himalaya en janvier, a partagé sur Facebook une "lettre d'adieu" adressée à son compagnon de cordée polonais, qui n'a pas pu être sauvé après leur ascension du Nanga Parbat au Pakistan.

"Jusque-là il m'était impossible d?écrire cette lettre... Tomek était l'un des hommes les plus libres et des plus indépendants que je connaisse. Il était hors normes. L'himalayisme qu'il pratiquait sur le Nanga en hiver était son art de vivre", écrit la rescapée de la "montagne tueuse" (8.126 m), sauvée in extremis.

Les secours n'avaient pas été en mesure d'atteindre Tomasz Mackiewicz, surnommé Tomek, 43 ans, resté bloqué plus haut sur la montagne dont le Polonais tentait l'ascension hivernale pour la 7e fois, la 3e au côté d'Élisabeth Revol.

Au sommet, il souffrait de cécité des neiges et crachait du sang. Les deux compagnons de cordée avaient alors entamé "une fuite vers le bas", que la Française avait poursuivie seule pour rejoindre ses deux sauveteurs, Adam Bielecki et Denis Urubko, pensant que des hélicoptères viendraient chercher son compagnon de cordée.

"J'ignore le moment où tu as franchi la ligne extrême: si j'avais pu percevoir ce signe. Je ne sais pas à quel moment j'ai commencé à te perdre, à quel moment tu as franchi le point de non retour, si toi-même, tu l'as senti ?", s'interroge Élisabeth Revol.

"90 mètres au dessous du sommet, tu étais encore très bien", se rappelle-t-elle, "ensuite, on a peu parlé, mais pas moins ou pas plus qu'avant. On grimpait comme ça, concentré... je ne sais pas encore comment tout cela s'est passé pour qu'aujourd'hui on se dise adieu".

"Aujourd'hui je t'écris une lettre d'adieu mais je préfère ne pas la terminer en te disant au revoir car c?est quelque chose qui m'est encore impossible. J'ai vécu des moments uniques avec toi, j'ai ressenti des choses extraordinaires et nous avons fait ensemble des choses belles et authentiques", ajoute l'alpiniste, soignée à son retour en France pour des gelures graves aux deux mains et au pied gauche.

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Manifestation des fonctionnaires : des échauffourées avec les forces de l'ordre

mar, 05/22/2018 - 16:40
De brèves échauffourées ont éclaté à Paris entre des forces de l'ordre et quelques dizaines de manifestants encagoulés en marge du cortège de fonctionnaires. Avant que celui-ci n'atteigne la place de la Bastille, quelques dizaines de manifestants ont détruit des abribus, brisé des vitrines de magasins rue de Lyon (XIIe arrondissement) et jeté des projectiles en direction des forces de l'ordre. Sept personnes ont été interpellées, selon la préfecture de police.
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Ajaccio-Le Havre: le HAC fait appel de la décision de la LFP

mar, 05/22/2018 - 16:37

Le club du Havre "poursuit son combat et fait appel" de la décision de la Ligue de football professionnel (LFP) qui a validé la victoire de l'AC Ajaccio en prébarrage malgré les incidents survenus dimanche soir lors du match, a-t-il annoncé mardi.

Le Havre avait saisi la Ligue pour réclamer le gain du match par pénalité, après une rencontre marquée par des échauffourées entre joueurs, un envahissement de terrain et une grosse tension. Des officiels havrais avaient aussi dénoncé des insultes racistes de la part de supporters ajacciens. Ces incidents, dont le caillassage du bus des Havrais vendredi, ont conduit le parquet d'Ajaccio à ouvrir une enquête.

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Le triomphe d'Esliamova à Cannes, une surprise et un espoir pour le Kazakhstan

mar, 05/22/2018 - 16:33

Le triomphe de l'actrice Samal Esliamova à Cannes a créé la surprise jusqu'à son propre pays. Le Kazakhstan espère désormais que ce succès profitera à une industrie du cinéma qui peine à décoller, sous un strict contrôle des autorités.

Samal Esliamova a été récompensée du titre d'interprétation féminine pour sa performance choc dans "Ayka" de Sergueï Dvortsevoï, où elle joue le rôle d'une mère célibataire poussée aux dernières extrémités pour survivre dans un Moscou sous la neige.

Elle n'est pas totalement inconnue au Kazakhstan. Mais sa victoire en France a poussé nombre de ses compatriotes à taper son nom dans les moteurs de recherche sur internet.

"Il y a de fortes raisons de célébrer, mais également de regretter" cette victoire, affirme auprès de l'AFP le cinéaste kazakh Ermek Toursounov. "L'actrice principale dans ce film est une femme de l'ethnie kazakhe du nord du Kazakhstan. Le réalisateur est un homme de l'ethnie russe du sud du Kazakhstan. Mais ce n'est pas un film kazakh. C'est un film russe".

Si un petit studio privé kazakh a participé à la réalisation de "Ayka", le financement a été fourni par le ministère russe de la Culture, l'Institut du film polonais et le Conseil de l'Europe.

Le Kazakhstan avait une riche tradition cinématographique du temps de l'Union soviétique, mais celle-ci a périclité après l'indépendance en 1991.

Le pays est aujourd'hui surtout connu à l'étranger pour la comédie de Sacha Baron Cohen, "Borat" sur un Kazakh aux Etats-Unis. Le film, qui dépeint le Kazakhstan comme un pays arriéré et barbare, n'avait pas fait rire les autorités qui l'avaient interdit.

- Duo kazakh -

La relation entre Samal Esliamova, 33 ans, et le réalisateur Sergueï Dvortsevoï, 55 ans, a parfois été comparée au partenariat entre l'un des duos les plus acclamés d'Hollywood, Quentin Tarantino et Uma Thurman.

Sergueï Dvortsevoï est originaire de Chimkent, dans le sud du Kazakhstan. Cette ville possède des liens culturels bien plus forts avec l'Ouzbékistan voisin qu'avec la Russie.

A l'inverse, Samal Esliamova vient du nord du Kazakhstan, à l'autre bout du pays, région près de la frontière russe où les Kazakhs ethniques sont en minorité.

Le duo a fait connaissance lors du casting de "Tulpan", un film dont l'action est située dans la campagne kazakhe et qui a été réalisé dans des conditions très difficiles. Montré à Cannes en 2008, il a triomphé dans la section "Un Certain Regard", réservée aux réalisateurs peu connus et aux thèmes marginaux.

A leur retour mardi à Astana, la capitale du Kazakhstan, Samal Esliamova et Sergueï Dvortsevoï ont été accueillis sous les vivats d'une foule qui a chanté une ballade populaire.

- "Étincelle" -

Le pays est "incroyablement heureux" de la victoire de Samal Esliamova à Cannes, affirme Ainour Issaïeva, la porte-parole du studio Kazakhfilm, qui espère qu'elle fera office d'"étincelle" pour les réalisateurs et acteurs locaux.

Si les studios privés et publics au Kazakhstan ont largement augmenté le nombre de films produits, les critiques restent très mesurés quant à leur qualité.

Les films les plus populaires des dernières années ont surtout été de grandes fresques patriotiques telles que le film à gros budget "Nomad" avec l'acteur américain Scott Lee en 2007.

Un autre film remarqué a été "Le ciel de mon enfance", qui retrace les jeunes années du pouvoir de Noursoultan Nazarbaïev et le passé soviétique du Kazakhstan.

Dans un pays de 17 millions d'habitants avec une population rurale importante, le marché cinématographique est relativement petit, aussi composé de comédies en kazakh et en russe.

Kazakhfilm, héritage soviétique détenu par l'Etat, produit toujours la plupart des films du pays. A Cannes, il était représenté par "La Tendre indifférence du monde" de Adilkhan Erjanov, coproduit avec un studio parisien.

Nombre de critiques dénoncent la censure dans l'industrie du cinéma locale, et jugent que les autorités privilégient des films aux thèmes positifs ou des récits d'exploits.

Les cinéastes kazakhs "rencontrent souvent des difficultés dans la recherche de financements" pour des films qui pourraient présenter le pays sous un aspect peu reluisant, confie ainsi le critique Toleguen Baïtoukenov.

"Les films qui parlent de problèmes sociaux et politiques, vous ne les verrez pas ici", regrette M. Baïtoukenov. "Le cinéma est le miroir du pays. Lorsque le pays s'améliore, l'industrie du cinéma également".

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Des ossements au Danemark racontent une féroce bataille il y a 2.000 ans

mar, 05/22/2018 - 16:31

Des milliers de fragments d'os de garçons et d'hommes tués dans de féroces combats il y a 2.000 ans ont été découverts dans une tourbière du Danemark, offrant une plongée dans les modes et coutumes de guerre des peuples germaniques d'alors, vus comme des "barbares" par les Romains.

Il n'existe pas de trace écrite de cette bataille, et on ne sait pas où elle s'est déroulée. Les experts, qui ont publié les résultats de leurs recherches lundi dans une revue scientifique américaine, Proceedings of the National Academy of Sciences, ont déterré d'une zone de prairies humides et de lacs de 75 hectares, un vaste échantillon d'os d'hommes visiblement tués violemment, puis jetés dans la tourbière au bout de plusieurs mois --certains apparemment recyclés en trophées.

Quatre os de bassins ont ainsi été retrouvés, assemblés ensemble sur un bâton, un mystérieux rituel post-bataille.

Au total, les ossements d'au moins 82 personnes ont été retrouvés à Alken Enge, sur la péninsule danoise du Jutland, lors de travaux archéologiques menés de 2009 à 2014.

C'est la plus ancienne découverte d'un "grand contingent de combattants d'une armée vaincue au premier siècle de notre ère", annoncent les chercheurs.

- Bien conservés -

"Les ossements sont extrêmement bien conservés", dit à l'AFP Mette Løvschal, du département d'archéologie de l'Université d'Aarhus.

"On y voit des choses qu'on ne voit pas normalement, comme des marques de morsures d'animaux, ou encore les traces de coups d'armes tranchantes. C'est très rare", ajoute-t-elle.

Les archéologues ont retrouvé plus de 2.300 ossements, enfouis dans la tourbe et des sédiments de lacs. Le datage au carbone les situe entre -2 ans avant Jésus Christ et l'an 54 de notre ère.

A cette époque, les armées romaines envahissaient le nord de l'Europe. En l'an 7, les Romains ont subi une grave défaite dans laquelle des dizaines de milliers de soldats ont été tués par les tribus germaniques.

"Dans les années suivantes, ils ont donc lancé des raids militaires en Germanie, pour punir les barbares après cette énorme défaite", explique Mette Løvschal.

"Nous pensons que les restes que nous avons découverts sont le résultat d'une de ces expéditions punitives".

- Festin pour les loups -

Les os semblent provenir d'une population relativement hétérogène, poursuit la chercheuse, certains ayant 13 ou 14 ans, et d'autres ayant entre 40 et 60 ans. Il est estimé qu'environ 380 hommes sont morts au combat sur place.

"Ils ne semblent pas avoir beaucoup de traumatismes précédemment soignés", dit Mette Løvschal. "Il est possible qu'ils n'aient pas eu d'expérience du combat auparavant".

Leurs ossements témoignent de la manière dont les corps à corps se déroulaient. Les coups des armes se voient principalement sur leur côté droit. Les blessures sont rarement sur le milieu du corps, peut-être parce que les guerriers portaient un bouclier, avec leur bras gauche.

Les cadavres sont sans doute restés plusieurs mois sur le champ de bataille (non trouvé, à ce jour), jusqu'à six mois ou un an, car leurs os sont marqués par des morsures de loups ou de chiens. C'est ensuite qu'ils ont été jetés dans la tourbière.

Et on leur avait retiré leurs effets personnels avant de les abandonner.

- Nombreux mystères -

Une telle reconstitution est forcément partielle. Nombre de questions restent sans réponse: qui s'est battu exactement ce jour-là? S'agissait-il vraiment d'une expédition punitive romaine? Ou bien d'un conflit entre deux tribus locales?

Et quel est le sens de ces os de bassins enfilés sur un bâton?

"Ces quatre bassins sur un bâton pourraient presque avoir une connotation d'humiliation sexuelle", suggère Mette Løvschal. "Il y a un côté très agressif aussi. C'est très difficile de savoir qui l'a fait".

Les archéologues ont également découvert un changement révélateur dans la géographie après la bataille.

La zone avait longtemps été recouverte de cultures, de prés et de forêts. Mais au cours des 800 années suivantes, elle devint une forêt très dense.

"Cela en dit long sur l'énorme impact de cet événement sur les gens qui vivaient là", dit Mette Løvschal. "La population locale a été traumatisée".

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Washington n'a pas à dicter sa conduite à Téhéran, dit le vice-président iranien

mar, 05/22/2018 - 16:20

Le premier vice-président iranien a affirmé mardi que les Etats-Unis réaliseraient un jour que les menaces ne sont pas le langage approprié à adopter avec son pays, en réaction aux propos du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo qui a menacé Téhéran de très importantes sanctions.

Washington a promis lundi d'imposer à l'Iran les sanctions "les plus fortes de l'Histoire" pour qu'il se plie à une liste de 12 exigences draconiennes en vue d'un "nouvel accord" beaucoup plus vaste, après le retrait américain controversé du texte sur le nucléaire iranien.

"Le secrétaire d'Etat de (Donald) Trump a 40 ans de retard. La nation iranienne a eu la révolution pour que personne ne puisse lui dire quoi faire", a écrit sur Twitter le vice-président iranien, Eshagh Jahangiri.

"L'administration Trump devra, au bout du compte, accepter le fait qu'on doit parler à l'Iran avec le langage de la courtoisie et de la logique, pas celui des menaces", a-t-il ajouté.

"Qui êtes-vous pour décider pour l'Iran et le monde?", avait réagi dès lundi soir le président iranien Hassan Rohani.

Mardi, sur le marché de Tajrish, dans le nord de Téhéran, aucune des personnes interrogées par l'AFP n'avait eu vent des déclarations de M. Pompeo.

Une fois informées de la teneur de ces propos, elles ont affiché une lassitude face à la rhétorique agressive américaine qu'elles disent entendre depuis des décennies.

"Les Américains pensent qu'ils possèdent le monde. Ils veulent décider pour les autres pays comme bon leur semble", a déclaré Omidi, un retraité en train de faire ses courses.

"Ils veulent tout avoir. Ils veulent avoir même plus d'énergie nucléaire et de bombes atomiques qu'ils n'en ont déjà. Et ils veulent que les pays qui s'opposent à eux n'aient rien", a-t-il ajouté.

Après le retrait américain de l'accord nucléaire signé en 2015, Mike Pompeo s'est dit prêt lundi à négocier avec le régime iranien un "nouvel accord" pour qu'il "change d'attitude" mais il a émis 12 conditions.

Les demandes américaines vont bien au-delà du nucléaire, comme le retrait iranien de la Syrie où Téhéran soutient le régime de Bachar al-Assad et la fin de son soutien à des groupes "terroristes".

Mais les menaces de sanctions laissent froids les Iraniens interrogés, comme Moussavi. "Il y a eu des sanctions ces 30 dernières années", rappelle cet employé du gouvernement.

"Si elles avaient eu des effets, cela nous aurait affectés ces trente dernières années. L'Iran ne s'est jamais préoccupé des sanctions et est resté debout", a-t-il estimé.

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Macron présente une version allégée du plan Borloo pour les banlieues

mar, 05/22/2018 - 16:19
Des "testings" contre les discriminations à l’embauche, des stages en classe de 3e, le financement des associations de terrain : seules quelques mesures préconisées par Jean-Louis Borloo pour les banlieues ont été reprises par Emmanuel Macron.
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Wall Street ouvre en hausse, la détente se poursuit entre Pékin et Washington

mar, 05/22/2018 - 16:14

Wall Street a ouvert en hausse mardi alors que les signaux d'apaisements entre la Chine et les Etats-Unis se poursuivaient, éloignant le spectre d'un bras de fer commercial.

Vers 13H45 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, avançait de 0,09% à 25.035,41 points.

Le Nasdaq, à forte coloration technologique, gagnait 0,43% à 7.426,10 points.

L'indice élargi S&P 500 progressait de 0,27% à 2.740,26 points.

La Bourse de New York avait terminé dans le vert lundi, déjà rassurée par l'annonce d'un accord de principe entre les Etats-Unis et la Chine sur le front des échanges: le Dow Jones avait pris 1,21% et le Nasdaq 0,54%.

Après avoir accepté cet accord avec son partenaire, la Chine poursuivait mardi sa politique d'ouverture à l'égard des Etats-Unis en annonçant la réduction de 25% à 15% de ses droits de douane sur les automobiles importées à compter du 1er juillet.

Les deux pays sont également en passe de trouver un accord pour régler leur litige sur le groupe chinois de télécoms ZTE, en cessation d'activité après des sanctions américaines, a indiqué le Wall Street Journal.

"Les tensions géopolitiques s'apaisent" ont affirmé les analystes de Wells Fargo, citant ces deux nouvelles.

Autre signal d'ouverture entre les deux géants du commerce mondial, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, effectuera mercredi un court séjour à Washington, a annoncé Pékin mardi.

Les indices en profitaient, même si plusieurs observateurs soulignaient les nombreuses zones d'ombre de cette détente sino-américaine.

"Ironiquement, même si la Chine achète davantage de biens américains, le déficit commercial des Etats-Unis pourrait ne pas en être modifié", a indiqué Karl Haeling de LBBW.

"Sans changements dans les niveaux de demande et d'épargne dans le monde, la balance des échanges commerciaux pourrait s'en retrouver inchangée", a-t-il ajouté.

L'absence de données chiffrées sur l'engagement chinois à acheter davantage de biens américains suscitait également des questionnements parmi les analystes.

Le marché obligataire était proche de l'équilibre: le taux de rendement des bons du Trésor à 10 ans montait à 3,061% contre 3,060% la veille, et celui à 30 ans à 3,206% contre 3,202%.

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LR: Après six mois, la méthode Wauquiez fait débat

mar, 05/22/2018 - 16:09

Prise de décision solitaire, "intimidation" selon certains, présence parcimonieuse dans les médias: Laurent Wauquiez reste imperturbable mais sa gouvernance suscite doutes et critiques, six mois après son élection à la tête des Républicains.

Certes, 44% des téléspectateurs ont jugé M. Wauquiez convaincant jeudi lors de "l'Emission politique", où celui qui se veut le premier opposant à Emmanuel Macron est arrivé deuxième devant Marine Le Pen (41%) mais derrière Jean-Luc Mélenchon (47%).

De quoi rasséréner ses soutiens alors que leur chef, qui avait plutôt réussi son grand oral sur France 2 en janvier, a depuis perdu du terrain avec la diffusion d'enregistrements dans lesquels il passait au lance-flamme une grande partie de la classe politique devant des étudiants à Lyon.

"Il se trimballe une image d'insincérité terrible", juge une figure du parti.

Difficile également de s'opposer frontalement à Emmanuel Macron, ce "président de droite qu'on n'attendait pas", dixit Jean-François Copé.

"On s?oppose avec un logiciel qu?on employait face à la gauche et c?est une erreur", juge un parlementaire qui ne prise guère l'image "aboyeuse" renvoyée par les jeunes députés en pointe contre le gouvernement (Fabien Di Filippo, Aurélien Pradié...).

Avec 8% d'intention de vote à la présidentielle dans un récent sondage, un certain scepticisme s'installe dans les rangs et la méthode de M. Wauquiez est pointée du doigt, notamment sa relative discrétion médiatique.

"Il ne veut pas commettre la même erreur que Copé" qui avait "démonétisé son image" en multipliant les interventions, explique son entourage.

En interne, le président d'Auvergne-Rhône-Alpes avait averti d'emblée: "les chapelles, c'est terminé". Les instances ont été renouvelées, avec un bureau politique aux accents "rhônalpins", de l'avis général. M. Wauquiez en a également créé ou relancé de nouvelles, du "conseil des sensibilités" au "comité stratégique".

"Ce n'est pas quelqu?un qui partage toujours la décision, plutôt quelqu'un d?intuitif, qui teste des idées, compartimente les choses. Ca crée des frustrations, des incompréhensions", décrypte un dirigeant.

"Si j'en crois le nombre d'élus qui n'ont pas encore intégré l'équipe et qui témoignent de leur disponibilité, ça n'est pas le bagne", assure-t-on à la présidence.

Alors que M. Wauquiez doit déjà compter avec l'opposition interne de Valérie Pécresse, plusieurs membres de "sa" direction décrivent une gouvernance solitaire, un chef s'appuyant essentiellement sur ses proches collaborateurs.

"Il ne règne que par l'humiliation, la menace et l'intimidation", lâche une source proche de la direction tandis qu'une autre le voit enfermé dans "une forme de paranoïa".

-'Sur le temps long'-

"C'est toujours plus facile de se plaindre en dehors des réunions de direction", rétorque la porte-parole Laurence Sailliet.

"Il leur fait un peu peur", relève un soutien, tandis que son entourage ne "nie pas" une prise de décision "rapide" mais jugée préférable à la "cacophonie".

Cité en contre-exemple, le "cas d'école" Darmanin: l'appel à la démission du ministre des Comptes publics, depuis mis hors de cause dans des enquêtes pour viol et abus de faiblesse, est tombé un lundi matin, avant d'être débattu en réunion le mardi. Cacophonie assurée sur un sujet sensible. "Il a maintenu Darmanin au pouvoir", regrette un dirigeant.

"On pourrait arriver au même résultat avec quelque chose de plus participatif", estime un député qui dénonce cependant un "faux procès" intenté au patron de LR, "accessible et à l'écoute, contrairement à ce qu'on croit".

"Laurent Wauquiez, ce n'est pas François Hollande. C'est un chef: il n'hésite pas à trancher. Mais il consulte beaucoup", défend un proche.

Président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau juge qu'il est "trop tôt" pour ausculter la méthode Wauquiez. "Il est sur le temps long, il veut porter l'étendard de la droite sur les cinq prochaines années", rappelle le vice-président Damien Abad.

Mais à un mois du Conseil national consacré à l'Europe, beaucoup ont relevé le propos prêté par Le Canard enchaîné à Nicolas Sarkozy, qui pousserait M. Wauquiez à prendre lui-même la tête de liste LR pour les européennes. Le "baiser qui tue", selon un ténor.

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RDC: marqués par la sorcellerie, des malades d'Ebola refusent des soins

mar, 05/22/2018 - 16:03

Maladie mystique, mauvais sort, sorcellerie et superstition justifient pour la majorité des habitants de Mbandaka (nord-ouest de la RDCongo) le refus par certains malades de recevoir des soins dans les hôpitaux.

Mercredi, un pasteur d'une église évangélique est décédé quelques jours après avoir "prié" pour un malade d'Ebola, selon un médecin.

"Croyant que l'épidémie d'Ebola relève de la sorcellerie, certains malades refusent de se faire soigner, préférant la prière", témoigne Julie Lobali, une infirmière en première ligne contre la neuvième épidémie de la maladie d'Ebola en RDC.

A Mbandaka, ville de 1,2 million d'habitants située à 700 km de Kinshasa, touchée par l'épidémie, de nombreuses personnes croient que l'épidémie actuelle est "un mauvais sort jeté sur ceux qui ont mangé une viande volée" en brousse, explique Mme Lobali.

Cette infirmière de l?hôpital général de Mbandaka, est elle-même considérée comme un "cas suspect".

L'épidémie d'Ebola a été déclaré le 8 mai à Bikoro (à 100 km de Mbandaka et 600 km de Kinshasa), à la frontière avec le Congo-Brazzaville.

La nouvelle épidémie n'est pas une maladie normale mais le "résultat d'un mauvais sort jeté sur ce village par un chasseur qui s'était fait voler un gros gibier. C'est une maladie mystique", croit Blandine Mboyo, habitante du quartier de Bongondjo à Mbandaka.

"Ce mauvais sort est trop puissant parce qu'il frappe ceux qui ont mangé cette viande, entendu parlé de ce vol ou encore vu l'animal volé", estime vérité Nicole Batoa, vendeuse.

"Cette maladie est incurable. Ils le disent eux-mêmes à la radio, c'est parce qu'il s'agit de sorcellerie", déclare Guy Ingila, vendeur clandestin de carburant.

En RDC, comme un peu partout en Afrique, la maladie ou le décès n'est jamais un phénomène naturel. L'OMS et les autorités ont déjà enregistré une cinquantaine de cas dont 27 décès.

Du point de vue culturel, "autant de morts est la manifestation d'un mauvais sort et ne peut être provoqué que par un mauvais génie", explique Zacharie Bababaswe, spécialiste congolais de l'histoire des mentalités.

Avant l?expansion des églises évangéliques en RDC, des Congolais allaient voir le féticheur ou le guérisseur du village pour se soigner, explique M. Bababaswe.

Cette croyance à la superstition a simplement changé de forme. "Avant les années 1980, n'importe quelle maladie avait une origine mystique", se rappelle-t-il et le féticheur proposait toujours une solution mystique.

- Des charlatans pour guérir Ebola -

Après la décennie 1980, "des charlatans se sont transformés en pasteurs pour prendre le relai des guérisseurs et des féticheurs" et proposer des solutions mystiques aux problèmes de santé, rappelle M. Bababaswe : "A un problème spirituel, la solution n'est pas médicale", pense-t-on.

Il y a quelques semaines, deux malades d'Ebola venus de Bikoro, l'épicentre de l'actuelle épidémie, s'étaient rendus en urgence dans des églises au lieu d'aller dans un centre de santé pour suivre des soins, selon des témoignages.

Un autre malade, interné à l?hôpital général de Mbandaka le 1er mai, a préféré quitter l?hôpital pour se faire soigner par un guérisseur. Cette attitude inquiète le personnel médical et autres leaders communautaires.

Les fétiches n'étant plus à la mode actuellement, c'est à l'église que la solution à la maladie peut-être trouvée grâce aux miracles que "le pasteur peut obtenir de Dieu".

Par conséquent, la sensibilisation des masses à l'existence de la maladie devient prioritaire. "Il faut une communication adaptée", conseille M. Bababaswe parce que les gens ne changeront pas en un jour "leurs habitudes séculières".

Pour enrayer la propagation de l'épidémie, il faut "expurger de la tête des villageois que la maladie à virus Ebola est un mauvais sort jeté sur les villages", estime le député Bavon N'Sa Mputu, un élu de Bikoro.

Couplée à la misère, les églises qui offrent aussi la solidarité, sont par la force des choses propulsées au devant de la scène pour des solutions appropriées à un problème de santé publique qui peut mettre en péril l'humanité entière.

C'est la neuvième fois que la maladie à virus Ebola sévit sur le sol congolais depuis 1976. La dernière épidémie en RDC remonte à 2017. Rapidement circonscrite, elle avait fait officiellement quatre morts.

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Tariq Ramadan: décision attendue sur sa demande de remise en liberté

mar, 05/22/2018 - 15:53

Tariq Ramadan obtiendra-t-il de pouvoir sortir de prison ? Après avoir examiné mardi matin la demande de remise en liberté de l'intellectuel théologien musulman, accusé de viols par quatre femmes et incarcéré depuis début février, la cour d'appel de Paris doit annoncer sa décision dans la journée.

Au cours de l'audience devant la chambre de l'instruction, en l'absence de l'islamologue suisse de 55 ans, sa défense a de nouveau invoqué son état de santé et dénoncé des "contradictions" dans le récit des plaignantes.

"M. Ramadan n'a rien à faire en prison, il peut tout à fait être en liberté. Nous avons proposé une caution, une assignation à résidence, la remise de son passeport. Tout ceci m'apparaît amplement suffisant et nécessaire pour que l'information judiciaire se déroule dans de bonnes conditions", a expliqué son avocat, Me Emmanuel Marsigny.

Le 4 mai, le juge des libertés et de la détention avait rejeté la demande de M. Ramadan.

Ce dernier, atteint d'une sclérose en plaques dont le traitement a été jugé compatible avec la détention par une expertise, est écroué depuis sa mise en examen le 2 février pour deux viols présumés, dont l'un sur une personne vulnérable, qu'il conteste vigoureusement.

L'avocat général a insisté sur la nécessité de garantir la présence de Tariq Ramadan en France, d'éviter d'éventuelles pressions sur les accusatrices et de prévenir le renouvellement des faits.

Et, ce, alors que toutes les plaignantes n'ont pas encore été entendues et que des confrontations sont envisageables entre l'islamologue et ses accusatrices.

Me Marsigny a également réclamé mardi une nouvelle expertise médicale, avançant que l'état de santé de son client se détériorait et qu'il ne recevait pas en détention les soins nécessaires.

"Comme l'avocat général, nous n'avons pas été opposés à l'idée qu'une nouvelle expertise médicale soit ordonnée car si l'état de santé de M. Ramadan, tel que les médecins pourraient le dire, n'était pas compatible avec sa détention, il faudrait en prendre acte", a réagi Me Francis Szpiner, l'avocat de deux des plaignantes.

L'enquête a été déclenchée en octobre par les plaintes de deux femmes, dans le sillage du scandale Weinstein aux Etats-Unis. Elles ont été rejointes en mars par une troisième.

L'audition prévue le 5 juin de Tariq Ramadan - la première depuis sa garde à vue - pourrait conduire à une nouvelle mise en examen pour ces faits.

Une quatrième femme a également déposé plainte pour viol à Genève.

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Ukraine: 35 clubs impliqués dans un vaste scandale de matches truqués

mar, 05/22/2018 - 15:51

Le ministère ukrainien de l'Intérieur a annoncé mardi avoir mis au jour un vaste scandale de matches truqués impliquant 35 clubs de football, y compris de première division, à l'issue d'une opération de police qui n'a cependant abouti à aucune arrestation.

Ces accusations interviennent à quelques jours de la finale de la Ligue des champions, samedi à Kiev.

"Cinq groupements (criminels) organisés impliquant 35 clubs de football de dix régions ont opéré pendant des années en Ukraine", a écrit sur sa page Facebook le ministre de l'Intérieur Arsen Avakov.

Personne n'a cependant été arrêté, a indiqué un chef adjoint de la police nationale Igor Koupranets lors d'une conférence de presse.

Parmi les noms de clubs, cités par la police, figurent quatre faisant partie de la première division dont Vorskla et Zoria, ayant terminé respectivement à la troisième et quatrième places du championnat national cette année.

"Des présidents de clubs, joueurs anciens et actuels, arbitres, entraîneurs et structures commerciales" y ont participé, 320 personnes au total, a poursuivi le ministre sur Facebook.

Pour obtenir les résultats nécessaires, les malfaiteurs payaient des pots-de-vin à des joueurs, arbitres et propriétaires de clubs, voire tentaient des les intimider, selon M. Avakov.

Avec un résultat de match garanti, ces "membres de groupes criminels faisaient des paris chez des bookmakers enregistrés dans des pays asiatiques", ce qui leur rapportait "jusqu'à 5 millions de dollars par an", a encore soutenu le ministre.

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Troisième mobilisation des fonctionnaires depuis l'élection de Macron

mar, 05/22/2018 - 15:44
Postiers, enseignants, égoutiers... Les fonctionnaires ont commencé à manifester mardi pour défendre leur statut et s'opposer à la réforme du gouvernement, lors de leur troisième journée de mobilisation depuis l'élection d'Emmanuel Macron qu'ils accusent de les "attaquer". Entre 130 et 140 manifestations sont programmées partout en France.
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Pologne : à Cracovie, la communauté juive à l'épreuve des lois mémorielles

mar, 05/22/2018 - 15:44
La récente loi interdisant d'associer l'État polonais à la Shoah a semé le malaise à Cracovie où la communauté juive est en pleine renaissance depuis dix ans. Reportage.
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La justice suédoise retoque un projet décrié de Centre Nobel à Stockholm

mar, 05/22/2018 - 15:40

La justice suédoise a retoqué mardi un projet controversé de Centre Nobel à Stockholm dont les contempteurs, le roi Carl XVI Gustaf en tête, craignent qu'il ne défigure un quartier historique de la capitale.

Le projet de la Fondation Nobel, dessiné par le Britannique David Chipperfield, consiste en un bâtiment doré à angles droits qui serait édifié sur un quai où une douane du 19e siècle est promise à la démolition.

Du fait de sa taille et de son style aussi tranchant que massif qui jure avec l'usage très classique de la pierre dans les environs, le Centre Nobel compte de nombreux détracteurs.

La cour d'appel des sols et de l'environnement leur a donné provisoirement raison en estimant que le projet "allait altérer irrémédiablement la lisibilité de l'histoire de Stockholm en tant que ville portuaire, maritime et commerciale".

L'édifice risque de nuire "à la préservation du patrimoine culturel" du quartier de Blasieholmen, ajoute-t-elle dans son jugement, que les promoteurs du projet devraient porter devant une juridiction supérieure.

En juin 2016, le roi Carl XVI Gustaf qui d'ordinaire observe une grande réserve sur les affaires publiques s'était fendu d'un entretien au journal Dagens Nyheter pour dire tout le mal qu'il pense du bâtiment, trop grand et d'un doré outrageusement "dominant".

Le projet, qui a déjà perdu un étage à l'issue de l'enquête publique, a été approuvé en 2016 par le conseil municipal de Stockholm. La Fondation Nobel espérait démarrer les travaux en 2017 mais les procédures judiciaires retardent les premiers coups de pioche.

Le nouveau bâtiment doit rassembler toutes les activités de la Fondation (cérémonies, activités scientifiques, expositions, administration, etc.), à l'exception du banquet Nobel qui restera à l'Hôtel de Ville.

Des mécènes, dont les famille Wallenberg, l'une des plus riches du pays, et Persson, qui contrôle la chaîne de prêt-à-porter H&M, financeront l'essentiel de la construction.

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Ajaccio-Le Havre: résultat entériné, suspension à titre conservatoire du stade d'Ajaccio

mar, 05/22/2018 - 15:34

La Commission des compétitions de la Ligue de football professionnel a entériné le résultat du match AC Ajaccio-Le Havre, émaillé d'incidents, mais a suspendu le terrain corse à titre conservatoire, a indiqué mardi la LFP.

Conséquence, "la rencontre (de barrage L2/L1) AC Ajaccio?Toulouse se déroulera donc le mercredi 23 mai à 20h45 à huis-clos dans un stade qui sera déterminé dans les prochaines heures" indique la LFP. Le Havre avait saisi la Ligue pour réclamer match gagné par pénalité, après une rencontre de play-off marquée notamment par des envahissements de terrain et qui suscite une polémique monstre.

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Banlieues: Gatignon, ex-maire de Sevran, fustige les "petits pas" de Macron

mar, 05/22/2018 - 15:22

L'ancien maire de Sevran (Seine-Saint-Denis) Stéphane Gatignon a critiqué mardi sur BFMTV l'intervention d'Emmanuel Macron sur les banlieues, déçu par "un truc qui s'étiole" là où il attendait "un discours très politique qui redonne confiance".

Pour M. Gatignon, qui avait fait une grève de la faim en 2012 pour réclamer plus de moyens financiers pour les villes défavorisées, la prise de parole du président équivaut à "des petits pas: je trouve qu'il n'y a pas grand-chose dedans. J'attendais un discours très politique qui redonne confiance. On a un truc qui s'étiole un peu", regrette-t-il.

Emmanuel Macron a annoncé mardi son intention de "changer de méthode" pour sortir de l'"assignation à résidence" les habitants des quartiers défavorisés, en réunissant plus de 600 habitants et acteurs des banlieues à l'Elysée. Une intervention qui a négligé les pouvoirs locaux, selon l'ancien écologiste, déçu que la question des communes soit "totalement absente" des propos du chef de l'État.

"Les communes ont été oubliées dans le discours. Comment monter une politique si tu ne fais pas gaffe aux communes et aux maires?", s'est-il exclamé.

Autre grief de M. Gatignon: un soutien perçu comme insuffisant aux "décrocheurs" et aux "cadres intermédiaires de la société", comme les "clubs et les associations".

D'après l'ancien maire, dans le discours du président, "rien sur les contrats aidés [voués à la suppression], alors que l'essentiel de ces contrats sont dans ces clubs, ces associations, ils leur permettent de tourner".

L'ancien maire de Sevran, pour qui "il n'y a rien de très concret" dans les annonces du président, se dit toutefois prêt à attendre "juillet" -l'échéance fixée par Emmanuel Macron pour le plan de lutte contre le trafic de drogue dans les cités- avant de juger l'efficacité des mesures dévoilées mardi.

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Début de la manifestation parisienne pour la défense de la fonction publique

mar, 05/22/2018 - 15:00

La manifestation parisienne pour défendre le statut des fonctionnaires et les services publics, à l'appel de neuf organisations syndicales, a démarré juste après 14H00 dans une ambiance bon enfant, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Plusieurs milliers de personnes ont commencé à défiler derrière un carré de tête où, fait exceptionnel, figuraient tous les grands leaders syndicaux, derrière une banderole proclamant: "Pour une fonction publique de progrès social, pour l'augmentation du pouvoir d'achat, pour l'emploi public".

Les manifestants répondaient, comme dans plus d'une centaine d'autres villes de France à un appel commun des syndicats CGT, CFDT, FO, Unsa, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA.

"À chaque fois que nous avons des propositions communes, des préoccupations communes, nous sommes ensemble, c'est le cas aujourd'hui, tant mieux", s'est réjoui Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT.

"Les agents publics sont malmenés aujourd'hui et ils méritent d'être respectés", a-t-il souligné, regrettant que les fonctionnaires soient "trop souvent vus comme un coût et pas comme une richesse" et réclamant "une revalorisation salariale, une augmentation de la valeur du point" d'indice.

L'unité syndicale est "une très bonne chose", a insisté de son côté Philippe Martinez (CGT), estimant que "ça donne une autre image du syndicalisme que tous les syndicats défilent ensemble". Pour lui, "le message c'est la défense des services publics, c'est-à-dire une conception de la société française différente de celle du président de la République", et la défense de "l'égalité des citoyens sur l'ensemble du territoire".

Pascal Pavageau (FO) a jugé "très bien qu'il y ait une mobilisation avec l'ensemble des secrétaires généraux" des organisations syndicales, "bien sûr pour soutenir les fonctionnaires mais d'une manière générale pour dire: maintenant ça s'arrête!". "Si le gouvernement n'entend pas (...), ca pourrait prendre une dimension interprofessionnelle", a-t-il prédit.

Des étudiants se sont joints à la manifestation, certains positionnés en avant du carré de tête. "Tolbiac en lutte", ou "même Macron, même combat", proclamaient des pancartes.

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NDDL: un homme gravement blessé par une grenade lacrymogène sur la ZAD

mar, 05/22/2018 - 14:57

Un jeune homme a eu la main arrachée mardi midi sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) au cours d'affrontements avec les gendarmes, quelques jours après une deuxième vague d'expulsions qui avait fait apparaître un essoufflement et des divisions au sein du mouvement.

"Cet homme a été grièvement blessé à la main en ramassant une grenade et se trouve en cours d'évacuation vers un hôpital", a déclaré à l'AFP Sylvie Canovas, procureure de la République de Saint-Nazaire,qui se rendait sur place.

Selon les premiers éléments de l'enquête, des opposants s'en sont pris aux gendarmes mobiles qui sécurisaient ces travaux, notamment à l'aide de cocktails Molotov. Pour se dégager, les forces de l'ordre ont répliqué par des jets de grenade.

C'est à ce moment-là qu'un homme d'une vingtaine d'années a eu la main droite arrachée et a été blessé à l'abdomen en ramassant une grenade lacrymogène et déflagrante GLI-F4, selon des sources proches du dossier.

Son pronostic vital n'est pas engagé, selon une de ces sources. Deux opposants ont été interpellés, précise une autre source.

Les faits se sont déroulés à proximité du lieu-dit de la Chateigne, un des habitats précaires évacués par les gendarmes la semaine dernière.

"La personne blessée a été traînée par les GM (gendarmes mobiles, ndlr) pour l'évacuer de la Chateigne, avant d?être emmenée en ambulance à 12h30 sur le chemin de Suez par la Saulce. Flics, hors de nos vies", pouvait-on lire sur le site internet de la ZAD.

Les travaux de déblaiement, qui mobilisaient une dizaine d'escadrons, portaient mardi matin sur les sites de la Chateigne et la Vosgerie, des habitats en bois démantelés la semaine dernière, en plein c?ur de la ZAD, dans la forêt de Rohanne. Les gendarmes ont dû à nouveau dégager le chemin de Suez, jonché de barricades récemment construites, pour accéder aux habitats à déblayer.

- entre négociations et affrontements -

Dix "squats" ou lieux de vie ont été détruits ou évacués jeudi et vendredi dernier, au cours d'une opération qui a mobilisé 1.700 gendarmes. Contrairement à la première phase d'expulsion, entamée le 9 avril, cette deuxième opération s'est déroulée dans un calme relatif, émaillée d'affrontements sporadiques avec les gendarmes.

Les forces de l'ordre avaient communiqué aux zadistes les "squats" qu'ils comptaient détruire et les gendarmes avaient reçu comme consigne de limiter au maximum les tirs de grenades lacrymogènes.

Quelque 11.000 grenades, dont 10.000 lacrymogènes, avaient été tirées en avril, lors de la première phase d'expulsion, qui avait conduit à la destruction de 29 habitats sur les 97 recensés au total sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Dimanche, une manifestation censée servir de démonstration de force après les expulsions n'avait mobilisé que quelques centaines de personnes, contre plusieurs milliers un mois plus tôt.

Nombreux étaient les participants à estimer être arrivés à la "fin d'un cycle" et à vouloir entrer dans une négociation avec le gouvernement pour mettre en place des projets et "continuer l'expérience" de la ZAD.

La lutte avec les forces de l'ordre, "on a envie que ça s'arrête", expliquait ainsi Camille (prénom générique utilisé par les habitants de la ZAD).

Quinze des 29 projets agricoles déposés fin avril par les occupants de la ZAD, et qui couvrent la majorité de son territoire, ont déjà été jugés éligibles, et l'étude des autres se poursuit.

Des conventions d'occupation précaire (COP) doivent être signées prochainement par les porteurs de ces projets maraîchers, ovins, bovins, d'apiculture, ou de plantes aromatiques.

Des opposants cagoulés et équipés de boucliers et de bâtons continuent cependant à ériger des barricades et à creuser des tranchées sur les chemins et les routes de la ZAD, suscitant l'exaspération de certains zadistes.

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Italie : doutes sur le parcours universitaire du Premier ministre proposé par les populistes

mar, 05/22/2018 - 14:55
Une ligne du très riche CV de Giuseppe Conte, dont le nom a été présenté lundi au président italien pour diriger le gouvernement, pourrait être fausse, selon des révélations du New York Times.
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