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Mis à jour : il y a 1 heure 27 min

"The Show", une web série caustique sur les géants d'internet

sam, 04/21/2018 - 11:06

Avec sa série "The Show", diffusée à partir de lundi sur la plateforme française pour mobiles Blackpills, le réalisateur Jan Kounen tourne en dérision les géants d'internet et alerte sur l'emprise qu'ils peuvent exercer sur nos vies.

Librement adapté du roman éponyme du Suédois Filip Syta, qui a travaillé comme directeur des ventes publicitaires chez Google pendant deux ans, cette web-série raconte le destin de Maggie, jeune diplômée d'Harvard qui s'infiltre dans la plus grande entreprise de technologie au monde pour la saboter. Dans cette aventure, elle embarque Vic, un codeur déluré, surtout intéressé par la vie de sexe et de drogue que pourrait lui offrir la nouvelle entreprise.

Pour le réalisateur français à l'imagination débordante, ce projet est "comme un pamphlet joyeux, caustique sur les géants d'internet".

Utilisation malveillante de l'intelligence artificielle, dépendance à la technologie, protection insuffisante des données personnelles: Jan Kounen pointe avec humour les dangers de ce monde, un réquisitoire qui fait écho à l'actualité du scandale de détournement d'informations personnelles éclaboussant Facebook.

Le réalisateur s'était déjà livré à une critique en règle du monde de la publicité avec son adaptation au cinéma de "99 francs", le roman de Frédéric Beigbeder.

- "Taper sur les super puissants"-

Dans la série (8 épisodes de 10 minutes tournés en anglais), l'entreprise "The Show" n'est autre que le plus puissant moteur de recherche du monde. Jan Kounen assume d'ailleurs pleinement la référence à la compagnie américaine Google en remplaçant dans son générique de début le O de "The Show" par un G coloré.

"Je ne suis pas anti-Google, mais je suis pour taper sur les super puissants. Il y a un moment où il faut dire: attention, tout n'est pas permis", lance le réalisateur de 53 ans.

Pour l'auteur Filip Syta, "+The Show+ montre bien comment ces entreprises ne sont pas des entreprises comme les autres, comment elles s'immiscent dans nos vies, comment elles prennent de plus en plus de place et comment nous n'arrivons plus à vivre sans elles".

Dans une scène déconcertante, Maggie s'adresse au spectateur : "Vous êtes assis là à me regarder sur votre petit téléphone (...) alors que dehors les gens rient, pleurent, aiment et vous manquez tout cela parce que vous me regardez?"

Elle enjoint alors les utilisateurs à arrêter de suivre la série pour aller profiter du monde réel: "regardez le prochain épisode une prochaine fois, faites-le pour moi,(...) s'il vous plait éteignez votre téléphone maintenant".

-Un tournage marathon-

La série sera disponible à partir du lundi 23 avril dans une vingtaine de pays en Europe, aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique via la plateforme de vidéos sur mobile Blackpills. Lancée il y a moins d'un an, avec le soutien du patron de Free, Xavier Niel, Blackpills a déjà produit une quarantaine de séries.

Avec "The Show", Jan Kounen s'essaye pour la première fois à un nouveau format. Lui, qui avait "toujours refusé de s'atteler à une série digitale, étant donné les moyens réduits en budget et en temps de tournage, par rapport au cinéma", dit avoir été séduit par le sujet. Mais aussi "par son ton et son style très particulier, ses personnages surréalistes".

Avec un budget de 1,2 million d'euros et seulement 19 jours de tournage, le réalisateur de "Blueberry, l'expérience secrète" a dû "faire autrement": tourner dans un lieu unique - une école d'architecture près de Paris -, faire des effets spéciaux avec les moyens du bord...

Le réalisateur de "Dobermann" n'envisage pas dans l'immédiat de diriger une saison 2. "Pourquoi pas, mais pas tout de suite (...) C'était un genre de marathon, très fatigant".

Huit ans après la sortie de son dernier long-métrage, "Coco Chanel et Igor Stravinsky", le réalisateur continue "de s'essayer à d'autres médiums", comme la réalité virtuelle, avec trois projets en cours. "Et pourquoi pas du théâtre, ou des expériences en réalité augmentée", s'interroge-t-il.

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Dîner des couples Trump et Macron à Mount Vernon, symbole de l'amitié franco-américaine

sam, 04/21/2018 - 11:00

Donald Trump a choisi Mount Vernon, magnifique demeure du premier président américain George Washington, pour un dîner privé lundi avec son homologue français et leurs épouses respectives, au premier jour de la visite d'Etat d'Emmanuel Macron aux Etats-Unis.

Ce site historique, situé à une vingtaine de kilomètres au sud de la Maison Blanche et qui accueille un million de visiteurs chaque année, symbolise la "relation privilégiée" entre la France et l'Amérique. Neuf mois après leur dîner à quatre à Paris au deuxième étage de la Tour Eiffel, les époux Trump renvoient l'ascenseur.

"C'est un endroit tout à fait particulier où l'on se sent marcher sur les traces de Washington, des leaders de la révolution", commente Susan Schoelwer, conservatrice à Mount Vernon.

Un lieu apprécié des présidents américains: en 1961, les Kennedy et leurs invités étaient arrivés à Mount Vernon par bateau. Le dîner d'Etat en l'honneur du président pakistanais s'était ensuite déroulé sur la pelouse Est, avec vue plongeante sur le fleuve Potomac.

Mount Vernon fut la demeure principale de George Washington pendant plus de 40 ans, le général de l'indépendance américaine ne cessant de l'agrandir. A la fin de sa vie, son terrain dépasse les 3.000 hectares et la maison, avec ses 21 pièces, s'étend sur 1.000 mètres carrés. Mount Vernon était aussi une propriété coloniale, avec plus de 300 esclaves en 1799 dont près de la moitié appartenant à Washington. Dans son testament, il demande qu'à la mort de sa femme, ses esclaves soient libérés.

"Les Washington étaient réputés pour leur hospitalité et beaucoup de visiteurs reçus pendant ces années venaient de France. Le plus célèbre étant le marquis de La Fayette", rappelle Susan Schoelwer.

Le héros français de la guerre d'indépendance américaine "est devenu si proche de Washington qu'il était comme son fils adoptif", poursuit-elle. Emprisonné pendant la révolution française, il enverra même son fils, George Washington La Fayette, se réfugier à Mount Vernon.

Le symbole de l'amitié entre les deux hommes est la clé de la prison de la Bastille, objet en métal noir, imposant, accrochée à l'intérieur de la demeure, un cadeau envoyé par La Fayette à Washington peu de temps après le début de la Révolution française, "au nom du peuple français".

"Bien que Washington ne se soit jamais rendu en France, c'était une part importante de son histoire personnelle ainsi que de l'histoire de la Nation", abonde la conservatrice.

"On a entendu parler de La Fayette, voilà, ça nous relie à notre histoire", raconte Carole Elbaz, une Française vivant aux Etats-Unis, venue profiter en famille d'une belle journée ensoleillée à Mount Vernon.

Si le président Macron marchera bien dans les pas du marquis de La Fayette, il sera loin d'être le premier.

Avant lui, Valéry Giscard d'Estaing et Nicolas Sarkozy ont été reçus par les présidents Gerald Ford et George W. Bush. Georges Clemenceau, Aristide Briand, le maréchal Joffre, le maréchal Pétain et le Général de Gaulle se sont aussi rendus à Mount Vernon. Et l'explorateur Jacques Cousteau y a célébré son soixante-quinzième anniversaire en 1985 avec plus de 2.000 invités.

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Nicaragua: au moins dix morts dans des manifestations

sam, 04/21/2018 - 10:57

Au moins dix personnes ont été tuées au Nicaragua dans de violentes manifestations contre une réforme des retraites, a déclaré vendredi la vice-présidente Rosario Murillo, en affichant la volonté du gouvernement de renouer le dialogue.

"Au moins dix personnes sont mortes" jeudi et vendredi durant ces manifestations qu'elle a qualifiées "d'émeutes" organisées par des individus cherchant "à briser la paix et l'harmonie".

Environ 80 personnes ont été également été blessées dans ces manifestations, les plus violentes depuis l'arrivée au pouvoir de Daniel Ortega il y a 11 ans.

Mme Murillo a ajouté que le gouvernement était disposé à discuter de la proposition d'augmenter les contributions des employeurs et des salariés au système de retraites, à l'origine de la vague de protestation.

Le président Daniel Ortega, qui ne s'est pas montré en public pendant la crise, doit formellement annoncer samedi que "le dialogue reste ouvert" et que "tous les sujets sont sur la table", a ajouté la vice-présidente.

Le leader de la principale organisation patronale, José Aguerri, avait appelé plus tôt à éviter que le "sang continue de couler" et à reprendre les discussions, tout en soutenant les manifestants.

Les protestations se sont durcies vendredi, au troisième jour de mobilisation, avec des barricades érigées, des heurts avec la police et des dégradations de bâtiments gouvernementaux, à Managua et dans d'autres villes du pays.

Quatre chaînes de télévision indépendantes ont été empêchées par le gouvernement jeudi de couvrir les manifestations.

Au moins neuf journalistes ont été blessés dans les défilés, selon le Comité pour la protection des journalistes, basé à New York.

Cette mobilisation semble avoir pris par surprise le gouvernement, qui jusqu'ici était parvenu à contenir les mécontentements grâce à l'influence du parti au pouvoir dans les sphères publique et militaire.

"C'est une protestation qui vient de la base, pas d'un parti politique" et "je crois que le gouvernement n'a pas anticipé cette réaction", a déclaré à l'AFP Oscar René Vargas, un expert en politique.

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Partie de campagne en Suède pour le Conseil de sécurité déchiré par la Syrie

sam, 04/21/2018 - 10:27

Le Conseil de sécurité des Nations unies s'installe samedi, le temps d'un week-end, dans la campagne suédoise, une première qui intervient dans un contexte exécrable entre Occidentaux et Russes sur fond de conflit syrien.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, participera à cette retraite informelle qui se tient chaque année habituellement dans les environs de New York. La présence de son envoyé spécial pour la Syrie, Staffan de Mistura, n'a pas été confirmée.

Les 15 membres du Conseil de sécurité se réuniront à Backåkra, la résidence de campagne de Dag Hammarskjöld, le second secrétaire général de l'histoire de l'ONU, décédé en 1961 dans le crash de son avion en Afrique dans des circonstances jamais élucidées.

Erigée au coeur d'une réserve naturelle à deux pas de la mer Baltique, dans l'extrême sud de la Suède, la propriété organisée en quatre ailes autour d'une cour carrée a été entièrement rénovée ces dernières années.

Son aile sud sert de résidence d'été aux académiciens suédois qui décernent le prix Nobel de littérature.

des milliers de kilomètres de New York et de Damas, les membres du conseil plancheront sur "les moyens de renforcer et de rendre plus efficaces les missions de maintien de la paix des Nations unies", a indiqué le gouvernement suédois.

La chef de la diplomatie, Margot Wallström, s'est réjouie de ce transport du conseil en Suède, pays membre non permanent mais "où perdure une longue tradition de prévention et de résolution pacifiques des conflits".

Son adjoint à l'ONU, Carl Skau, a précisé qu'il s'agissait de "recréer un dialogue", "relancer une dynamique", avec "humilité et patience", une semaine après les frappes occidentales contre le régime syrien.

"C'est important pour la crédibilité du Conseil", a dit le diplomate à des journalistes à New York.

L'objectif premier de cette "retraite" n'est pas le conflit syrien mais il devrait figurer en bonne place dans les discussions tant il a profondément divisé les membres du Conseil de sécurité depuis des mois. "Nous avons besoin de nouvelles idées sur l'aspect politique pour avancer", a relevé Carl Skau.

- 'Pas d'espoirs excessifs' -

Les frappes menées par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont visé le 14 avril trois sites servant, selon eux, au programme d'armement chimique du régime de Bachar al-Assad, accusé de l'attaque supposée aux gaz toxiques le 7 avril à Douma, alors ultime bastion rebelle près de Damas.

Le régime Assad et son allié russe ont démenti toute responsabilité dans cette attaque qui, selon des secouristes, a fait plus de 40 morts. Mais pour les Occidentaux, le pouvoir syrien a franchi une "ligne rouge".

Ces frappes, décidées sans résolution du Conseil de sécurité, ont attisé des tensions déjà vives avec la Russie, membre permanent avec les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Chine.

Moscou a utilisé 12 fois son veto au conseil depuis 2011.

Mme Wallström a prévenu vendredi qu'il ne fallait pas "nourrir d'espoirs excessifs que toute la problématique (syrienne) soit réglée" au cours du weekend suédois.

"Il faut avant tout se donner du temps pour parler long terme au sujet du rôle du Conseil de sécurité et des Nations unies dans le conflit syrien", a-t-elle ajouté.

Une mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) dépêchée pour enquêter, est pour le moment bloquée à Damas.

Certains pays non membres se montrent critiques à l'égard de ce voyage en Suède. Avec les conflits qu'il a sur sa table, notamment celui en Syrie, il est anormal que le Conseil parte aussi loin maintenant, dénonce un ambassadeur sous couvert d'anonymat. "Que va-t-il se passer si quelque chose de grave survient?", se demande-t-il.

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Natalie Portman n'ira pas recevoir un prix en Israël pour ne pas "soutenir Netanyahu"

sam, 04/21/2018 - 10:15

L'actrice Natalie Portman a justifié sa décision de ne pas se rendre en Israël pour recevoir un prix en disant qu'elle ne voulait pas être associée au Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui devait parler lors de la cérémonie.

La Fondation du prix Genesis avait annoncé vendredi l'annulation de la cérémonie, citant le représentant de l'actrice américano-israélienne selon lequel elle ne ferait pas le voyage en raison d'événements récents "extrêmement pénibles" pour elle liés à Israël, qui l'empêchaient de "prendre part la conscience libre" à cet évènement le 28 juin.

Ce prix, doté cette année de deux millions de dollars (1,6 M EUR) et parfois appelé le "prix Nobel juif", récompense le travail et le dévouement d'une personnalité envers la communauté et les valeurs juives.

La décision de l'actrice de 36 ans, née à Jérusalem et qui revendique fièrement sa double nationalité et ses racines juives, a été largement interprétée comme liée à la façon dont Israël répond depuis le 30 mars à un mouvement de protestation massif dans la bande de Gaza, au cours duquel 38 Palestiniens ont été tués et des centaines blessés par des tirs israéliens.

Les organisations de défense des droits de l'Homme dénoncent un usage excessif de la force de la part d'Israël.

Le retrait de Natalie Portman a provoqué des remous en Israël, la ministre de la Culture Miri Regev l'accusant d'avoir adopté l'idéologie des partisans du mouvement Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS), qui prône l'isolement économique d'Israël dans le but notamment de mettre fin à l'occupation des Territoires palestiniens.

Dans un message publié samedi sur son compte Instagram, l'actrice assure que sa décision a été "déformée".

"J'ai choisi de ne pas participer parce que je ne voulais pas apparaître comme soutenant Benjamin Netanyahu, qui devait faire un discours à la cérémonie", écrit-elle.

"De la même façon, je ne fais pas partie du mouvement BDS et ne le cautionne pas", ajoute Natalie Portman, Oscar de la meilleur actrice en 2010. "Comme beaucoup d'Israéliens et de juifs dans le monde, je peux critiquer la direction israélienne sans pour autant vouloir boycotter l'ensemble du pays".

"Israël a été créé il y a exactement 70 ans pour servir de refuge aux survivants de l'Holocauste", dit-elle aussi. "Mais les mauvais traitements de ceux qui souffrent des atrocités d'aujourd'hui n'est simplement pas en accord avec mes valeurs juives. Parce qu'Israël m'est cher, je dois m'opposer à la violence, à la corruption, aux inégalités et à l'abus de pouvoir".

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Gironde : 170 hectares de pinède brûlés dans un incendie

sam, 04/21/2018 - 10:00

Plus de 170 hectares de pinède ont été ravagés par les flammes vendredi soir dans le sud-est de la Gironde, a-t-on appris auprès des pompiers qui considéraient le feu comme "fixé" samedi matin mais surveillaient toujours "un risque de reprise important".

Le feu, qui s'est déclaré autour de 18H00 sur la commune de Saint-Michel-de-Castelnau, à 90 km au sud-est de Bordeaux, dans une "zone non urbanisée" à la limite du département des Landes, a nécessité au plus fort de l'incendie le déploiement de 120 pompiers et d'une trentaine de véhicules, selon le Codis de la Gironde.

Dans la soirée, un bombardier d'eau a effectué deux largages au-dessus des flammes, en appui aux pompiers qui sont finalement parvenus à "fixer" le feu, c'est-à-dire à faire en sorte qu'il arrête de se propager.

Samedi matin, les moyens sur place ont été réduits à une soixantaine de pompiers et une douzaine de véhicules, selon le commandant Philippe Carrière, du Codis girondin. "Le feu est fixé, mais pas totalement maîtrisé. Il y a un risque de reprise important. Des opérations de noyage vont être nécessaires", a-t-il expliqué à l'AFP.

La température a dépassé les 26 degrés vendredi dans le département.

Depuis mercredi, avec des températures largement au dessus des normales de saison, la France vit "une séquence estivale précoce remarquable", selon Météo France.

Cette séquence doit se prolonger jusqu'à dimanche avant l'arrivée d'un front instable qui devrait nettement faire baisser les températures.

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Nouvel accord pour un départ des rebelles d'une région au nord de Damas

sam, 04/21/2018 - 09:58

Les rebelles devaient commencer à quitter samedi des communes situées au nord-est de la capitale syrienne, a annoncé l'agence de presse officielle, dans le cadre d'un accord conclu avec les insurgés locaux.

"Un accord a été trouvé dans la région du Qalamoun oriental prévoyant un départ des terroristes (des communes) de Rouhaiba, Jairoud et Nassiriya" à partir de samedi, a affirmé tard vendredi l'agence Sana qui désigne les rebelles par le terme de "terroristes".

Des bus sont arrivés sur place vendredi soir après la conclusion d'un accord entre les rebelles et le régime, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

La ville de Rouhaiba est située à une soixantaine de km au nord-est de Damas, et les deux autres localités se trouvent à quelques km plus au nord.

L'accord prévoit que les combattants locaux rendent leurs armes lourdes et moyennes ainsi que leurs dépôts de munitions avant d'être transférés en bus vers des zones rebelles du nord du pays, à Jarablos (province d'Alep) et dans la province voisine d'Idleb.

Les accords d'évacuation, parrainés par la Russie, se multiplient dans la région de Damas alors que le régime s'emploie à repousser les rebelles proches de la capitale.

Le régime a annoncé le 14 avril avoir reconquis intégralement la région de la Ghouta orientale, aux portes de Damas, au terme d'une offensive de près de deux mois qui a tué 1.700 civils selon l'OSDH et d'une série d'accords qui a provoqué le départ de dizaines de milliers de combattants rebelles et civils.

Cette semaine, 1.500 combattants et 3.500 civils ont également été transférés de la ville de Doumeir, à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Damas, vers Jarablos après un accord avec le groupe rebelle islamiste Jaich al-Islam.

Par ailleurs, les forces du régime pilonnent violemment depuis plus jours les derniers bastions de l'organisation Etat islamique (EI) dans le sud de la capitale, comme le camp palestinien de Yarmouk et le quartier d'Hajar al-Aswad.

Les jihadistes répliquent en tirant à l'artillerie sur des quartiers voisins, tuant des civils.

Selon l'OSDH, le régime a accentué sa pression sur l'EI après l'échec de négociations sur l'évacuation de ses combattants.

Une défaite de l'organisation jihadiste à Damas permettrait à Bachar al-Assad de contrôler l'ensemble de la capitale et ses environs pour la première fois depuis 2012.

Depuis 2011, la guerre civile en Syrie a fait plus de 350.000 morts et jeté des millions de personnes sur les routes de l'exil.

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Incompréhension autour de la venue en France des "imams du ramadan"

sam, 04/21/2018 - 09:58

Les mosquées françaises s'apprêtent à recevoir pour le ramadan quelque 300 imams étrangers: cet accueil de psalmodieurs et récitateurs n'est pas nouveau mais il suscite cette année incompréhensions voire critiques, à l'heure où la structuration d'un "islam de France" est très attendue.

Si le nombre d'imams en France - souvent bénévoles voire itinérants - officiant dans les 2.500 lieux de culte musulmans n'est pas précisément connu, il est insuffisant au moment du ramadan, mois béni de jeûne marqué par des veillées de prière jusque tard dans la nuit.

A cette période, les communautés musulmanes ont des besoins spécifiques: elles recherchent des religieux capables de réciter l'intégralité du Coran - appris par coeur - sur un mode psalmodique, une pratique connue sous le nom arabe de "tajwid".

Pour faire face aux attentes des fidèles, des psalmodieurs ou récitateurs sont accueillis le temps du ramadan, en provenance notamment d'Algérie et du Maroc, les deux principaux pays d'origine des cinq à six millions de musulmans de France.

"A ce jour", alors que le ramadan commence autour du 15 mai, "entre 250 et 300" d'entre eux sont attendus en France, "tous sous visa d'un mois", précise à l'AFP une source proche du dossier. Ces psalmodieurs-récitateurs s'ajoutent aux 300 "imams détachés" en permanence par la Turquie (150 environ), l'Algérie (120) et le Maroc (une trentaine).

Alors que le séjour de ces "imams du ramadan" n'avait pas fait débat les années précédentes, des voix se sont élevées ces derniers jours dans la classe politique, à droite et jusque dans la gauche laïque.

Le sujet a pris un tour polémique alors qu'Emmanuel Macron entend enraciner un "islam de France" moins lié aux influences des Etats musulmans, afin de mieux lutter contre les discours rigoristes voire radicaux dans un pays où le terrorisme islamiste a fait 245 mots depuis 2015.

"Organiser la venue d'imams étrangers en France est une hérésie", a dénoncé l'ancienne secrétaire d'Etat Jeannette Bougrab. Il faut "le plus vite possible (...) mettre un terme" aux accords bilatéraux permettant la venue de ces religieux, a abondé l'ex-Premier ministre Manuel Valls, relevant que "ça ne correspond pas à l'idée qu'on doit se faire d'un islam des Lumières".

- "Criblage" -

Interrogée au Sénat en mars, Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, a assuré que la Place Beauvau était "très attentive" à ce dossier, et que les imams venant pour le ramadan faisaient l'objet d'un "criblage" par les services de police afin de vérifier que leur séjour ne fera courir aucun risque à l'ordre public.

Sa réponse n'a pas apaisé la sénatrice UDI Nathalie Goulet, auteure d'un rapport sur l'organisation de l'islam en France.

"Le ramadan est un moment très particulier, où l'on peut avoir les prêches les plus républicains comme les moins républicains de l'année. Certains imams viennent avec des visas touristiques, comment voulez-vous les contrôler?", s'interroge la parlementaire, jugeant le dispositif "pas raisonnable" compte tenu des "risques qui pèsent sur la société française".

Les responsables musulmans, eux, se veulent rassurants. "Ces imams ne font pas de prêche mais de la psalmodie, ils n'ont pas d'autre mission religieuse que de respecter la tradition du ramadan et d'enluminer les veillées dans les mosquées", affirme Slimane Nadour, l'un des responsables de la grande mosquée de Paris, relais des 119 récitateurs algériens qui seront accueillis en France entre la mi-mai et la mi-juin.

Certains des 200 à 210 imams dépêchés par le Maroc assumeront pour leur part, "en plus de la conduite des prières nocturnes, un rôle de conférencier qui les amène à animer des causeries religieuses", confie le président du Rassemblement des musulmans de France (RMF), Anouar Kbibech, lié au royaume chérifien.

Pour Didier Leschi, auteur de l'essai "Misère(s) de l'islam de France", "le problème" de l'envoi de religieux, "c'est que ça déresponsabilise les responsables musulmans sur la question de la mise en place d'un corps d'imams" sur le sol français. Et selon lui, le sujet de l'amélioration des formations en France reste entier.

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Nicaragua: au moins dix morts dans des manifestations

sam, 04/21/2018 - 09:43

Au moins dix personnes ont été tuées au Nicaragua dans de violentes manifestations contre une réforme des retraites, a déclaré vendredi la vice-présidente Rosario Murillo.

"Au moins dix personnes sont mortes" durant ces manifestations jeudi et vendredi qu'elle a qualifiées "d'émeutes" organisées par des individus cherchant "à briser la paix et l'harmonie".

Mme Murillo a ajouté que le gouvernement était disposé à disposer à discuter avec les manifestants de la proposition d'augmenter les contributions des employeurs et des salariés au système de retraites, à l'origine de la vague de manifestations qui a débuté dimanche.

Le président Daniel Ortega doit formellement annoncer samedi que "le dialogue reste ouvert" et que "tous les sujets sont sur la table", a ajouté la vice-présidente.

La police avait précédemment annoncé la mort d'au moins un manifestant et un policier, tués dans la nuit de jeudi à vendredi lors de heurts à Managua et dans sa banlieue. Des manifestants avaient évoqué la mort d'une troisième personne.

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Macron retrouve son "ami" Trump sur fond de désaccords profonds

sam, 04/21/2018 - 09:40

Emmanuel Macron retrouve lundi aux Etats-Unis Donald Trump qu'il espère convaincre sur nombre de points de désaccords, Iran en tête, sans certitude aucune que celui qu'il appelle volontiers son "ami" l'écoute.

Premier dirigeant étranger à être reçu par Trump avec les honneurs d'une "visite d'Etat", le président français aura droit au grand jeu: dîner privé dans le cadre enchanteur de Mount Vernon, la demeure historique de George Washington, cérémonie sur le "South Lawn", soirée dans les salons de la Maison Blanche.

En contacts très réguliers au téléphone, ces deux hommes si dissemblables aiment chacun rappeler leur point commun : ils ont tous deux remporté une victoire longtemps jugée inimaginable par le "Tout-Paris" comme le "Tout-Washington".

Louant "une relation très personnelle" et "un bon niveau de confiance et de respect" avec le 45e président américain, M. Macron expliquait cette semaine dans Vanity Fair apprécier ses conversations "très directes" avec ce dernier.

Du climat à l?Iran en passant par le libre-échange, les deux dirigeants, que plus de 30 ans séparent, ont, sur nombre de dossiers brûlants, des positions diamétralement opposées.

Et s?il est tombé sous le charme du défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées au point de vouloir s'en inspirer pour un "remake" sur Pennsylvania Avenue, le président septuagénaire, les yeux rivés sur sa base électorale, n'a jusqu'ici pas cédé d'un pouce sur le fond.

- Iran, sujet phare -

Pour le président français, qui s'exprimera mercredi, en anglais, devant le Congrès, la question est de savoir ce qu'il rapportera de ses trois jours à Washington, au-delà des signes d'"amitié" et d'un rappel du "statut unique de la France, tout premier allié de l'Amérique".

Dossier emblématique des désaccords flagrants entre Washington et Paris, l'accord sur le nucléaire iranien devrait dominer leurs discussions, d'autant que Donald Trump tranchera sur son sort dans trois semaines.

En campagne, le magnat de l'immobilier avait promis de "déchirer" ce texte visant à empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique.

Il a donné à ses signataires européens (France, Royaume-Uni et Allemagne) jusqu'au 12 mai pour le durcir, faute de quoi il rétablira les sanctions contre Téhéran.

Très attachée au maintien de l'accord, la présidence française se dit "extrêmement prudente" sur ses chances de convaincre car "les signaux ne sont pas encourageants". Paris reconnait même ne "pas s'attendre à une percée diplomatique" la semaine prochaine.

Autre source de très vives tensions transatlantiques: l'exemption de tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium pour les pays de l'UE expire le 1er mai.

La guerre en Syrie s'invitera aussi dans les débats. Si Washington, Londres et Paris ont coordonné des frappes communes en réponse à l'attaque chimique près de Damas, la stratégie américaine pour la suite pose question.

Le président français s'est vanté dimanche d?avoir "convaincu" le président américain de "rester dans la durée" en Syrie. Mais, dans la nuit, la Maison Blanche a démenti, rappelant que le président américain voulait toujours que "les forces américaines rentrent à la maison le plus vite possible".

Quant à l'accord de Paris, qu'Emmanuel Macron espérait encore cet automne convaincre Donald Trump de réintégrer, il semble relégué au second plan.

- Shinzo Abe bredouille -

Sur tous ces dossiers, "Emmanuel Macron peut espérer infléchir les positions de Donald Trump, mais jusqu'ici les résultats concrets ont été très limités", reconnaît Benjamin Haddad, chercheur au Hudson Institute de Washington.

Mais, souligne-t-il aussi, notamment dans la lutte contre le terrorisme, l'approche "réaliste" du président français pourrait s'avérer payante sur d'autres fronts.

Pour Paris, l?appui américain dans la lutte contre les jihadistes au Sahel reste en effet une priorité.

Le président français se rend aussi sur place comme chantre de l'Europe, notamment dans le différend commercial. "En étant pour Donald Trump ce que Angela Merkel était pour Barack Obama, l'interlocuteur central et fiable, il peut émerger comme le leader diplomatique de l'Union Européenne et gagner du crédit pour son agenda de réforme de l'UE", estime l'analyste.

Le face-à-face entre les deux hommes intervient quelques jours après la réception fastueuse, à Mar-a-Lago en Floride, de l'autre dirigeant avec lequel Trump affiche haut et fort sa bonne entente: le Japonais Shinzo Abe.

Mais en dépit des tapis rouges, d'une matinée de golf et d'un cheeseburger partagé sur les greens, les résultats furent plutôt maigres pour le dirigeant nippon, reparti sans l'exemption sur les tarifs douaniers qu'il espérait.

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A Montpellier, la "mouvance anar" pointée du doigt après les incidents du 14 avril

sam, 04/21/2018 - 09:38

Très présente à Montpellier, notamment dans plusieurs squats et lieux emblématiques, la "mouvance anar" a été pointée du doigt par les autorités après les incidents ayant émaillé une manifestation étudiante le 14 avril, un prétexte pour "criminaliser" les occupants de l'université Paul Valéry, selon ces derniers.

"C'est la première fois que l'on voyait une configuration +Black Bloc+ à Montpellier", avait souligné après la manifestation Jean-Michel Porez, chef de la sécurité publique de l'Hérault, évoquant des "jeunes toujours cagoulés et habillés de noirs (...) avec des marteaux, des techniques élaborées, des leaders qui sont là pour diriger la manoeuvre, des sacs à dos pour pouvoir se changer".

Le 14 avril, quelque 200 personnes habillées de couleur sombre et le visage caché avaient pris la tête d'une manifestation de "convergence des luttes" convoquée par la Coordination nationale des étudiants en lutte (CNL) dans une ville où l'université Paul Valéry était déjà occupée depuis plusieurs semaines par des opposants à la loi Vidal.

Derrière une banderole "MTP ACABlée" --une allusion au slogan anarchiste ACAB ("All cops are bastards", soit "Tous les flics sont des salauds")--, ces jeunes étaient vite entrés en confrontation directe avec les policiers avant de commettre des dégradations dans le centre-ville.

Pour le préfet Pierre Pouëssel, pas de doute: derrière les incidents, il y avait la "mouvance anar locale". La même, selon lui, dont la minorité violente s'illustre déjà lors du "Karnaval des gueux" de Mardi gras.

La manifestation née dans les années 1980--"une vieille coutume parfaitement inorganisée à la gloire des culottes sales, des haleines fortes, des sales mômes", comme la décrit ironiquement le site anarchiste local Le Poing-- est parfois le théâtre de débordements plutôt bon enfant, jusqu'en 2004, quand des incidents mettent aux prises "karnavaliers" et policiers.

Depuis, assure Le Poing, le Karnaval est systématiquement réprimé. Il est même interdit par arrêté préfectoral en 2018 --ce qui n'empêchera pas la fête anarcho-libertaire d'avoir lieu, au prix de nouveaux incidents qui ont fait quatre blessés chez les policiers.

- "Autogestion" -

A Montpellier, les idées anarcho-libertaires prospèrent plus particulièrement parmi les quelque 70.000 étudiants. Et, outre leur fête annuelle, elles ont leur bar, le Barricade, leur site internet, Le Poing, et leur librairie, La Mauvaise Réputation, en hommage à une grande figure libertaire locale, Georges Brassens, né à Sète.

Dans une ville aux logements rares et chers, nombre de jeunes activistes se forment ou se rencontrent dans des squats, notamment Le Royal, un cinéma abandonné transformé au coeur de la ville en lieu artistique et politique pendant près d'un an, de juin 2016 à l'expulsion de ses occupants en mai 2017.

Autre lieu de contestation locale, où l'anarchisme libertaire est présent depuis des décennies, l'université de Lettres Paul Valéry a été une des premières facultés de France occupée le 6 mai 1968. Et justement, aux yeux du préfet, les "200 casseurs" du 14 avril avaient "leur base" dans ce vaste campus à nouveau occupé dans le cadre du mouvement contre la loi Vidal.

De fait, dans l'Amphithéâtre A, de nombreuses inscriptions font allusion à l'anarchisme ou au zadisme: "Soutien à la Zad NDDL", "Insurrection", "Autogestion", "Police assassine"...

Pas question pour autant pour les étudiants qui occupaient toujours le site vendredi de laisser penser qu'ils sont derrière les incidents du 14 avril: "C'est une affirmation totalement mensongère qui vise à justifier une intervention policière (...) et criminaliser le mouvement", s'insurge Augustin, de Solidaires étudiants.

"Il n'y a jamais eu 200 +casseurs+ (le 14 avril), ni un +Black Bloc+ super pro", renchérit une étudiante de Paul Valéry. Selon une autre étudiante mobilisée, seuls une trentaine de militants de ce groupe "ont estimé qu'il était politiquement légitime, vue la répression de cette manifestation, de casser des vitrines qui symbolisent l'oppression capitaliste".

"Certains parmi nous se réclament des milieux anarchistes, libertaires, zadistes et antifascistes, d'autres sont communistes ou France Insoumise mais beaucoup d'autres sont en train de se former politiquement à travers ce mouvement (...) et nous sommes en grande majorité pacifistes", résume un étudiant du comité de mobilisation.

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Partie de campagne en Suède pour le Conseil de sécurité déchiré par la Syrie

sam, 04/21/2018 - 09:07

Le Conseil de sécurité des Nations unies s'installe samedi, le temps d'un week-end, dans la campagne suédoise, une première qui intervient dans un contexte exécrable entre Occidentaux et Russes sur fond de conflit syrien.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, participera à cette retraite informelle qui se tient chaque année habituellement dans les environs de New York. La présence de son envoyé spécial pour la Syrie, Staffan de Mistura, n'a pas été confirmée.

Les 15 membres du Conseil de sécurité se réuniront à Backåkra, la résidence de campagne de Dag Hammarskjöld, le second secrétaire général de l'histoire de l'ONU, décédé en 1961 dans le crash de son avion en Afrique dans des circonstances jamais élucidées.

Erigée au coeur d'une réserve naturelle à deux pas de la mer Baltique, dans l'extrême sud de la Suède, la propriété organisée en quatre ailes autour d'une cour carrée a été entièrement rénovée ces dernières années.

Son aile sud sert de résidence d'été aux académiciens suédois qui décernent le prix Nobel de littérature.

A des milliers de kilomètres de New York et de Damas, les membres du conseil plancheront sur "les moyens de renforcer et de rendre plus efficaces les missions de maintien de la paix des Nations unies", a indiqué le gouvernement suédois.

La chef de la diplomatie, Margot Wallström, s'est réjouie de ce transport du conseil en Suède, pays membre non permanent mais "où perdure une longue tradition de prévention et de résolution pacifiques des conflits".

Son adjoint à l'ONU, Carl Skau, a précisé qu'il s'agissait de "recréer un dialogue", "relancer une dynamique", avec "humilité et patience", une semaine après les frappes occidentales contre le régime syrien.

"C'est important pour la crédibilité du Conseil", a dit le diplomate à des journalistes à New York.

L'objectif premier de cette "retraite" n'est pas le conflit syrien mais il devrait figurer en bonne place dans les discussions tant il a profondément divisé les membres du Conseil de sécurité depuis des mois. "Nous avons besoin de nouvelles idées sur l'aspect politique pour avancer", a relevé Carl Skau.

- 'Pas d'espoirs excessifs' -

Les frappes menées par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont visé le 14 avril trois sites servant, selon eux, au programme d'armement chimique du régime de Bachar al-Assad, accusé de l'attaque supposée aux gaz toxiques le 7 avril à Douma, alors ultime bastion rebelle près de Damas.

Le régime Assad et son allié russe ont démenti toute responsabilité dans cette attaque qui, selon des secouristes, a fait plus de 40 morts. Mais pour les Occidentaux, le pouvoir syrien a franchi une "ligne rouge".

Ces frappes, décidées sans résolution du Conseil de sécurité, ont attisé des tensions déjà vives avec la Russie, membre permanent avec les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et la Chine.

Moscou a utilisé 12 fois son veto au conseil depuis 2011.

Mme Wallström a prévenu vendredi qu'il ne fallait pas "nourrir d'espoirs excessifs que toute la problématique (syrienne) soit réglée" au cours du weekend suédois.

"Il faut avant tout se donner du temps pour parler long terme au sujet du rôle du Conseil de sécurité et des Nations unies dans le conflit syrien", a-t-elle ajouté.

Une mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) dépêchée pour enquêter, est pour le moment bloquée à Damas.

Certains pays non membres se montrent critiques à l'égard de ce voyage en Suède. Avec les conflits qu'il a sur sa table, notamment celui en Syrie, il est anormal que le Conseil parte aussi loin maintenant, dénonce un ambassadeur sous couvert d'anonymat. "Que va-t-il se passer si quelque chose de grave survient?", se demande-t-il.

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Adoption d?animaux : les réseaux sociaux à la rescousse, mais gare aux dérives

sam, 04/21/2018 - 09:00

Zoé, percutée par une voiture sur l'Ile de la Réunion, a une patte fracturée. Recueilli par une bénévole, le chiot sera soigné et adopté grâce aux réseaux sociaux, qui donnent un grand coup de patte aux adoptions d'animaux en détresse.

"Je ne pouvais pas adopter Zoé car j'ai déjà trop de bêtes chez moi. Et c'était impossible de la donner à la fourrière, car j'avais peur qu'on l'euthanasie", raconte à l'AFP Isabelle Thomas, une habitante de Saint-Joseph. Elle a recueilli l'animal blessé, puis a contacté l'association "Envol-Toit" qui a relayé sur Facebook une cagnotte et réuni, en trois jours, les 760 euros nécessaires à son opération. Zoé a même trouvé une nouvelle famille en métropole.

- "Un outil génial" -

"Facebook est devenu un outil génial pour mettre en relation les amoureux des bêtes. Lorsqu'on poste une annonce, on a beaucoup de retours", constate Sandy Baumann, directrice de l'association Last Chance, qui gère une vingtaine de familles d'accueil pour les toutous abandonnés.

"Les réseaux sociaux ont levé le voile sur le fonctionnement des refuges, on voit plus les animaux, c'est plus transparent et ça rassure", renchérit Anaïs Drux de Wamiz qui centralise entre 7.000 et 8.000 annonces --photos et descriptions à l'appui-- de 521 refuges et associations en France.

De plus, les réseaux sociaux encouragent l'émergence de familles d'accueil, gérées entre particuliers.

"Quand l'animal est à la maison, on évalue très vite son comportement avec l'homme et surtout avec les enfants. Dans les refuges, comme les chiens sont en box, on juge plutôt leurs relations entre eux", estime Sandy Baumann. "En famille on voit tout de suite s'il s'attaque au mobilier ou s'il est propre !", poursuit-elle.

Fini, donc, le traditionnel passage au refuge de la SPA ? "Non, chacun a un rôle à jouer. Il ne s'agit absolument pas de concurrence. Au contraire, le nombre de nos adoptions augmente", considère Natacha Harry, la présidente de la SPA rappelant que "chaque année 100.000 animaux sont abandonnés en France".

Selon la SPA, le nombre de ses animaux adoptés annuellement est passé de 29.000 en 2013 à 39.000 en 2017.

- Des adoptions légales et responsables -

Mais au-delà d'une communication facilitée, la question de la responsabilité de l'adoptant reste primordiale et nécessite de la pédagogie sur les réseaux sociaux, où la spontanéité et le "coup de c?ur" peuvent conduire à des déceptions, puis à de nouveaux abandons.

"On reprend les codes de l'application de rencontres Tinder avec un principe de +slides+ et de géolocalisation pour ajuster les recherches", explique Andrien Ducousset, cofondateur du site Wamiz. "Mais il y a aussi un enjeu responsable. Il faut expliquer qu'une adoption, c'est pour la vie. [...] C'est un vrai travail d'évangélisation".

Comme la SPA, qui dispense des formations pour les candidats à l'adoption, Wamiz propose un guide de l'adoptant et affirme mener un travail de "sensibilisation" via son site.

Une sensibilisation qui passe également par le respect de la loi, en particulier concernant les animaux sauvages. Le refuge Athénas, dans le Jura, en a fait l'amère expérience.

En octobre, le centre a recueilli un jeune chevreuil, adopté illégalement (selon l'arrêté du 10 août 2004, la détention "d?agrément" n?est pas autorisée pour les cervidés) qui avait perdu son instinct sauvage au contact de l'homme. Ne pouvant être relâché, le chevreuil, conformément à la loi, a dû être euthanasié.

C'est alors un "torrent de boue" qui s'est abattu sur l'association, amplifié par les réseaux sociaux. Menaces de mort, insultes, intimidations : son directeur, Gilles Moyne, affirme avoir perdu près de 10% de ses donateurs suite à cette campagne de dénigrement et a décidé de porter plainte.

"Si on veut pouvoir reprocher des actions illégales, comme la pollution et le braconnage, il ne faut pas être soi-même hors la loi, même pour les adoptions", insiste M. Moyne.

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Universités: les anti-blocage essayent de se faire entendre

sam, 04/21/2018 - 08:40

Recours en justice, créations de groupes Facebook, pétitions: les étudiants opposés aux blocages des universités essayent de mobiliser et de se faire entendre ailleurs que dans des amphis peu acquis à leur cause.

"Il y a une majorité silencieuse qui a du mal à s'exprimer", regrette Léo Lesne, référent du mouvement des Jeunes avec Macron en Haute-Garonne.

Lors des assemblées générales organisées depuis plusieurs semaines par des étudiants mobilisés contre la réforme de l'accès à l'université qu'ils assimilent à de la "sélection déguisée", les anti-blocage "sont souvent hués, le climat est tendu", affirme-t-il.

Les opposants aux blocus, qui ne sont pas tous favorables à cette réforme, trouvent donc d'autres moyens de se faire entendre alors que la contestation s'installe un peu partout. Quatre universités sont totalement bloquées et une dizaine de sites perturbés.

Le syndicat de droite UNI avait ainsi déposé plusieurs recours en justice pour obtenir le déblocage du site parisien de Tolbiac. La requête a été rejetée mais le site a finalement été évacué vendredi par les forces de l'ordre après trois semaines d'occupation.

D'autres procédures similaires pourraient voir le jour. A Nancy, trois étudiants ont saisi lundi en référé le tribunal administratif pour obtenir la levée du blocage du campus de Lettres et sciences humaines.

Des groupes Facebook ont également été créés pour débattre ou échanger des informations. Etudiant en double licence à la Sorbonne, Antoine Paulet a ainsi cofondé le groupe "Je veux étudier" qui entend réunir "tous ceux qui souhaitent la fin du blocus de Clignancourt à Paris-4".

"Au début, on participait aux assemblées générales, mais on s'est vite rendu compte qu'elles étaient organisées par et pour les partisans des blocages", indique-t-il.

"Ce que l'on conteste ce sont les moyens utilisés, le fait de bloquer une fac en réunissant si peu d'étudiants. Une minorité s'approprie des locaux qui appartiennent à tous", déplore-t-il.

Via son groupe, des actions s'organisent. Antoine Paulet affirme par exemple qu'il a pu, avec d'autres étudiants, contrer une tentative de blocage d'un autre site de Paris-4.

- Votes électroniques -

Les anti-blocage s'expriment aussi sur Twitter ou via des pétitions lancées par des étudiants, qui ont réclamé ainsi la fin des occupations des facs de Tours, Nantes ou encore Nanterre.

"Nos moyens d'action sont relativement limités", admet Lina Pizzi, en 1ère année à Science Po Paris, qui a été partiellement bloqué pendant la semaine.

Représentante des étudiants au syndicat Nova (transpartisan, interne à Sciences-Po), elle a passé la journée de mercredi devant le bâtiment "pour montrer que tous les étudiants ne sont pas forcément d?accord avec le blocage". Elle avait aussi incité le maximum d'étudiants à participer à l'assemblée générale organisée jeudi soir, qui a décidé de la poursuite du blocage. "Nous n'avons même pas pu rentrer dans l'amphi", affirme-t-elle.

Une consultation en ligne, lancée par l'établissement pour recueillir l'avis de l'ensemble des étudiants, a obtenu les réponses de près de la moitié d'entre eux (6.400 sur 13.000), qui se sont prononcés à 67% contre cette action. Le blocage de l'école, temple de l'élite républicaine, a finalement été levé vendredi.

A Strasbourg, les étudiants ont également voté mercredi pour la reprise des cours lors d'une consultation électronique.

Se fondant sur ces exemples, le mouvement des Jeunes avec Macron encourage et soutient "la tenue de votes électroniques afin de laisser à chaque étudiant la possibilité de s?exprimer librement sur la situation de leurs établissements".

Charlotte Petit, étudiante en licence à Tolbiac, et secrétaire générale de la Fédération des associations de Paris-1, se dit opposée à la loi mais aussi aux blocages. Elle a cessé d'aller aux AG, où elle dit avoir été "insultée" et se mobilise maintenant pour informer les étudiants sur les cours de remplacement ou les partiels. "Ces blocages nuisent à de nombreux étudiants et dévalorisent nos diplômes", regrette-t-elle.

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Ce que Kim Jong Un a dit de l'arme nucléaire, "épée chérie" du régime

sam, 04/21/2018 - 08:06

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a annoncé samedi la fin des essais nucléaires et des tirs de missiles intercontinentaux, donnant une nouvelle accélération à la détente et aux efforts de paix sur la péninsule coréenne.

Voici quelques unes des déclarations de M. Kim faites devant le comité central du Parti des travailleurs de Corée, le parti unique, telles que rapportées par l'agence officielle KCNA.

- "Miraculeuse victoire" -

Kim Jong Un a décrit la mise au point de l'armement nucléaire de la Corée du nord comme une "victoire miraculeuse".

"Le combat du peuple coréen qui a travaillé dur en se serrant la ceinture pour acquérir une puissante épée chérie (la bombe atomique, ndlr) pour défendre la paix avec succès s'est terminé", a-t-il dit.

L'armement nucléaire nord-coréen est "la ferme garantie que nos descendants pourront jouir de la vie la plus digne et heureuse du monde".

"Aucun essai nucléaire ni aucun tir d'essai de missile de portée intermédiaire ou intercontinental n'est plus nécessaire maintenant à la RPDC (République populaire démocratique de Corée, nom officiel de la Corée du nord), étant donné que le travail pour installer des ogives nucléaires sur des missiles balistiques est terminé", a déclaré Kim Jong Un.

- La garantie de sécurité -

Selon lui, Pyongyang cherche à "fournir des contributions positives à l'établissement d'un monde libéré des armes nucléaires (...) pourvu que la puissance de la RPDC soit mise au niveau voulu par elle et il est devenu possible de garantir de façon fiable la sécurité de l'Etat et du peuple".

- Menace nucléaire -

"La RPDC n'aura jamais recours aux armes nucléaires ni ne transferera en aucun cas d'armes nucléaires ou de la technologie nucléaire, sauf s'il y a des menaces et des provocations nucléaires contre elle", a décidé le comité central à la suite du discours de Kim Jong Un, selon KCNA.

- Recentrage sur l'économie -

L'objectif d'acquisition de l'arme nucléaire étant réalisé, Kim Jong Un a déclaré que désormais le pays allait concentrer "tous les efforts" sur le développement de l'économie.

"Notre but est de stimuler l'ensemble de l'économie nationale et de la placer dans une spirale ascendante et d'établir ainsi une économie socialiste indépendante et moderne".

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Venezuela: Maduro rend visite à Diaz-Canel pour "ratifier l'alliance" La Havane-Caracas

sam, 04/21/2018 - 08:02

Le président vénézuélien Nicolas Maduro est arrivé vendredi soir à La Havane, où il doit rencontrer son nouvel homologue cubain Miguel Diaz-Canel et "ratifier" avec lui "l'alliance" entre leurs deux pays.

"Je viens avec toute l'énergie du monde pour que nous continuions à travailler ensemble, avec l'objectif de promouvoir l'intégration et le bien-être des peuples de notre continent", a déclaré M. Maduro à son arrivée à l'aéroport de La Havane, où il a été accueilli par le chef de la diplomatie cubaine, Bruno Rodriguez.

Le dirigeant vénézuélien a ajouté que sa rencontre avec son homologue cubain permettrait de "visualiser l'avenir et surtout ratifier l'alliance entre Cuba et le Venezuela". En quittant Caracas, il avait évoqué une visite de "travail" et de "fraternité", destinée à "donner une accolade de solidarité et de soutien" au nouveau président cubain.

Miguel Diaz-Canel, qui a succédé jeudi aux frères Fidel et Raul Castro qui ont régné presque 60 ans sur l'île caribéenne, s'est engagé à "poursuivre la révolution cubaine dans un moment historique crucial", mais aussi à "perfectionner le socialisme".

Cuba et le Venezuela se sont rapprochés sous le gouvernement d'Hugo Chavez (1999-2013), qui cultivait une relation étroite avec Fidel Castro. Le Venezuela fournit du pétrole à l'île communiste, tandis que Cuba envoie des médecins au Venezuela.

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Violences urbaines à Toulouse: 2 peines de prison ferme sans maintien en détention

sam, 04/21/2018 - 08:00

Deux hommes ont été condamnés vendredi à Toulouse à des peines de six mois de prison ferme, mais sans maintien en détention, pour avoir été impliqués dans les violences urbaines qui ont touché le quartier du Grand Mirail ces derniers jours.

Un troisième, poursuivi pour la détention d'un appareil à laser, a été condamné à trois mois de prison avec sursis, 210 heures de travaux d'intérêt général, ainsi qu'à un stage de citoyenneté.

Au total, 13 personnes devaient être jugées en comparution immédiate vendredi devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Sept prévenus, dont quatre poursuivis notamment pour violences commises en réunion, ont demandé le report de l'examen de leur dossier. Les audiences ont été fixés au mois de mai.

Depuis dimanche, le quartier du Grand Mirail a été le théâtre de violences et d'échauffourées après la mort controversée d'un détenu originaire du quartier et le contrôle tendu d'une femme vêtue d'une burqa.

L'un des deux hommes condamnés à des peines de six mois de prison ferme, sans maintien en détention, âgé de 18 ans, était poursuivi pour violence sur personnes dépositaires de l'autorité publique.

Après l'avoir nié pendant sa garde à vue, il a reconnu à l'audience avoir jeté "un seul pétard" sur un véhicule de police bombardé, a rappelé le président du tribunal, de "projectiles divers, tessons, cailloux, pétards".

Devant le tribunal, il a assuré qu'il avait été "entraîné par la force du groupe" qui s'en prenait aux policiers, une "erreur" qu'il a "à la seconde regrettée".

La procureur, peu convaincue par ces déclarations, avait requis six mois de prison ferme et le maintien en détention.

Le second, âgé de 19 ans, "poursuivi pour avoir participé aux violences" sur des policiers pris à partie par une quarantaine d'individus, avait été interpellé avec "trois galets dans ses poches".

Le jeune homme a nié avoir lancé des pierres sur les policiers, assurant avoir ramassé des galets "au cas où il se ferait agresser" par les personnes participant aux émeutes.

"Je n'y crois pas", a rétorqué la procureur qui avait requis contre lui six mois ferme, sans maintien en détention eu égard à sa situation familiale, et notamment un frère handicapé.

Deux autres personnes --un homme de 38 ans et une femme de 24 ans-- ont été relaxées. Elles avaient été interpellées près de la faculté du Mirail, bloquée et occupée dans le cadre de la contestation contre les projets de réforme sur l'université.

Enfin, un homme n'avait rien à voir avec les émeutes. Né en Tunisie, il était en situation irrégulière sur le territoire français. Il a été condamné à deux mois de prison avec sursis et interdiction de territoire français pendant trois ans.

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Démantèlement d'une filière d'immigration clandestine en France

sam, 04/21/2018 - 07:59

Une filière d'immigration clandestine, qui a acheminé depuis un an 2.500 à 3.000 ressortissants albanais et kosovars en France, a été démantelée et neuf personnes ont été inculpées, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Quatorze personnes ont été interpellées récemment en région parisienne et dans le nord-est du pays, et neuf d'entre elles, dont les quatre organisateurs du réseau, ont été inculpées, a-t-on précisé.

Les inculpations portent sur l'"aide à l'entrée ou au séjour irrégulier d'un étranger sur le territoire français en bande organisée", a indiqué à l'AFP Frédéric Nahon, procureur de la République de Chaumont (nord-est), précisant que trois personnes avaient été écrouées.

"Des bus quittaient l'Albanie, transitaient par différents pays et allaient jusqu'en France, en faisant des dépôts dans d'autres pays comme l'Italie, l'Allemagne et la Belgique", a expliqué à l'AFP le directeur de la Police aux frontières de la zone est de la France, Christian Lajarrige.

Les passagers kosovars ou albanais étaient déposés en France principalement à Metz et Strasbourg, à raison de quatre bus en moyenne par semaine. Certains arrivaient aussi en France par avion.

"2.500 à 3.000 personnes ont pu bénéficier de ces modalités d'accueil" avec un billet payé 200 euros, soit un bénéfice estimé à 600.000 euros, a précisé M. Lajarrige. A ce montant s'ajoutent "la prise en charge et l'accompagnement (qui) peuvent être estimés de 600 euros à 2.000 euros" par personne, a-t-il ajouté.

"Ces personnes bénéficiaient, dans un premier temps, d'une aide pour l'hébergement et potentiellement d'une aide pour leurs démarches de demande d'asile", a dit M. Lajarrige, précisant que "des document appuyant les demandes d'asile" avaient été saisis dans deux bus interceptés cette semaine à Metz et Strasbourg.

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Kim Jong Un annonce la fin des essais nucléaires nord-coréens, fermeture du site

sam, 04/21/2018 - 07:40

La Corée du nord a pris une décision spectaculaire en annonçant samedi la fin des essais nucléaires et des tests de missiles intercontinentaux ainsi que la fermeture de son site d'essais atomiques, une décision aussitôt saluée par Washington et Séoul mais accueillie avec prudence par Tokyo.

"A partir du 21 avril, la Corée du Nord va cesser ses essais nucléaires et les lancements de missiles balistiques intercontinentaux", a dit le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, qui a jugé que le site d'essais nucléaires a "rempli sa mission", selon ses propos cités par l'agence officielle nord-coréenne KCNA.

"Le Nord va fermer un site d'essais nucléaires dans le nord du pays afin de prouver son engagement à suspendre les essais nucléaires", a ajouté KCNA, citant le dirigeant nord-coréen, qui n'a toutefois pas évoqué le démantèlement de son arsenal, qualifié d'"épée chérie" protégeant le pays.

"Le travail pour installer des ogives nucléaires sur des missiles balistiques est terminé", a-t-il assuré.

Cette annonce intervient moins d'une semaine avant le sommet prévu entre Kim Jong Un et son homologue du sud, Moon Jae-in, qui préfigure un sommet historique qui devrait avoir lieu entre Kim Jong Un et Donald Trump, en principe début juin.

Le président américain a immédiatement salué l'annonce de Kim Jong Un, y voyant "une très bonne nouvelle pour la Corée du Nord et le monde".

"Grand progrès! Hâte de participer à notre sommet"", a-t-il ajouté dans un tweet.

De son côté, Séoul s'est empressé de saluer un "progrès significatif pour la dénucléarisation de la Péninsule coréenne, que le monde attend".

La présidence sud-coréenne s'est félicitée de "l'environnement très positif pour les sommets à venir (...)", que la décision de Pyongyang "va créer".

Le chef du gouvernement japonais Shinzo Abe a salué l'annonce nord-coréenne, "mais le point important est de savoir si cette décision conduira à l'abandon complet du développement nucléaire et celui des missiles, d'une façon vérifiable et irréversible", a-t-il dit. "Nous allons surveiller cela de près".

Mais son ministre de la Défense, Itsunori Onodera, s'était prononcé peu avant pour un maintien d'une pression maximum sur Pyongyang. "Nous ne pouvons pas être satisfaits", du fait que, selon lui, la Corée du nord n'a pas mentionné "l'abandon de missiles balistiques de courte et moyenne portée".

- "Mission accomplie" -

"Comme le caractère opérationnel des armes nucléaires a été vérifié, il n'est plus nécessaire pour nous de mener des essais nucléaires ou de lancer de missiles à moyenne et longue portée ou ICBM" (missiles balistiques intercontinentaux, ndlr), a expliqué Kim Jong Un lors d'une réunion du Comité central du parti unique au pouvoir en Corée du Nord.

"Le site d'essais nucléaires du nord a rempli sa mission", a-t-il assuré.

Sous sa direction, Pyongyang a fait des progrès rapides dans son programme d'armements, objet de multiples sanctions aggravées de la part notamment du Conseil de sécurité de l'ONU, des Etats-Unis, de l'Union européenne et de la Corée du Sud.

Pour Daniel Pinkston de l'université Troy, "il s'agit certainement d'une évolution positive". "C'est un pas nécessaire mais insuffisant quant au retour de la Corée du nord à ses engagements précédents de non-prolifération" nucléaire, a-t-il dit.

Durant des années, a expliqué le dirigeant nord-coréen au comité central du Parti des travailleurs, la Corée du nord a pratiqué une politique dite du "développement simultané", ou "byungjin", de l'armée et de l'économie.

Mais devenu désormais un Etat puissant, "le Parti tout entier et la nation tout entière doivent maintenant se concentrer sur le développement de l'économie socialiste", a dit Kim Jong Un.

- "Nouvelle ligne" -

"Ceci est la nouvelle ligne politique stratégique du Parti", a déclaré le jeune dirigeant, cité par KCNA.

Le Parti des travailleurs était réuni en séance plénière vendredi afin de discuter d'une "nouvelle étape" dans une "période historique importante de la révolution coréenne en développement".

Le Nord, qui a tiré l'année dernière des missiles balistiques intercontinentaux capables d'atteindre le territoire continental des Etats-Unis et mené son plus puissant essai nucléaire à ce jour, disait de longue date avoir besoin de l'arme atomique pour se protéger d'une invasion américaine.

Pyongyang a depuis proposé de négocier sur le sujet en échange de garanties pour sa sécurité.

Donald Trump avait prévenu mercredi qu'il n'hésiterait pas à abandonner la rencontre prévue avec Kim Jong Un, si elle n'était pas "fructueuse".

"Une voie prometteuse est ouverte pour la Corée du Nord si elle accomplit une dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible", avait-il déclaré.

Mais, a-t-il averti, Kim Jong Un doit être sérieux dans ses engagements:

"Si je pense que cette rencontre ne sera pas fructueuse, nous n'allons pas nous y rendre. Si la rencontre, lorsque j'y serai, n'est pas fructueuse, je la quitterai respectueusement", a affirmé le président américain.

Les deux Corées ont ouvert par ailleurs vendredi un téléphone rouge entre leurs dirigeants, à une semaine de leur rencontre prévue dans la Zone démilitarisée qui divise la péninsule.

A l'approche du sommet, le président sud-coréen a souhaité jeudi la conclusion d'un traité de paix pour mettre fin officiellement à la guerre de Corée.

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Ligue 1: Monaco, la déroute et le match d'après...

sam, 04/21/2018 - 07:27

"La plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever après chaque chute": Leonardo Jardim connaît ses classiques et cite Confucius pour inciter ses joueurs à réagir à Guingamp, samedi (20h00), après l'humiliation subie au Parc des Princes (7-1) dimanche dernier.

La semaine a été studieuse au centre d'entraînement de La Turbie alors que l'image désastreuse montrée par Monaco au Parc des Princes dimanche dernier, est très mal passée. Jusqu'au Palais princier, où le résultat est resté en travers de la gorge.

Mais en Principauté, il en faut plus pour une révolution. Avec fermeté et persuasion, la direction du club et son management sportif ont tenu la barre après avoir dit, la mine déconfite dimanche soir, qu'ils attendaient une réaction des joueurs.

Quant à l'entraîneur Leonardo Jardim, il assume la catastrophe. Mais il protège son équipe. "Cette semaine, mon job a été d'aider tout le monde à se relever", précise-t-il.

"Ce match est difficile à digérer parce qu'on n'a pas l'habitude d'en prendre sept, poursuit-il. Mais comme dit Confucius: +La plus grande gloire n'est pas de ne jamais tombé, mais de se relever après chaque chute+. La vie, le sport, c'est ça!"

Certes, le technicien a noté des insuffisances chez certains, mais l'heure du bilan de la saison n'est pas arrivé. Il a une qualification en C1 à aller chercher car malgré un +goal-average+ aminci, Monaco (2e, 70 points) devance Marseille et Lyon, derrière à quatre unités.

"Il reste cinq finales avec la certitude d'un avantage de trois points", dit-il.

En cas de sans-faute des Olympiques, Monaco devra donc gagner quatre fois pour rester deuxième. Or, les joueurs ne semblent pas au mieux. La Coupe du monde, les transferts, ça joue dans les têtes...

- Falcao: 'Rester fort' -

"C'est facile de nous critiquer aujourd'hui en disant que les anciens n'ont plus la capacité de tenir les matches à haute intensité, que les joueurs sollicités ont la tête ailleurs, que les recrues n'ont pas beaucoup de qualité", rétorque Jardim, qui reconnaît toutefois: "On a tous des émotions. Certains peuvent être un peu influençables concernant la Coupe du monde ou un transfert. Mais ils sont toujours très professionnels."

Et le Portugais de marteler efficacement sa communication positive. "Si Monaco prend 12 points, on fera la 2e meilleure saison de l'histoire du club avec les victoires à trois points, argumente-t-il. Cela fait aussi 25 ans que le club n'est pas aussi stable sur le podium. Sans parler du titre de l'an dernier ou des parcours européens. Ce sont ces joueurs-là qui l'ont fait. J'ai pleine confiance en eux."

A commencer par son capitaine, Radamel Falcao, qui dans la tempête, assume son rôle. "Rien n'a fonctionné à Paris, lance-t-il. Mais beaucoup d'exemples de grosses équipes ayant perdu ainsi existent. Moi, j'en ai déjà pris cinq contre Barcelone. On a parlé ensemble cette semaine. On a revu nos erreurs. Le plus important est de savoir que ça peut se passer. Il faut se relever dès samedi."

Monaco a donc préparé son déplacement en Bretagne avec minutie. "On ne peut pas changer le passé, dit Falcao. Le plus important est le futur, cette première finale contre Guingamp, qui n'a pas perdu ses trois derniers matches."

Pour justifier l'implication de tous, le buteur précise: "Celui qui pense qu'on joue à 50% n'a jamais été sportif de haut-niveau. Il est impossible d'exister au plus haut-niveau si on ne donne pas 100%. A 50%, on perd à Guingamp, sûr!"

Et le Tigre de conclure: "Il faut rester fort et avec de la personnalité. En ce moment, c'est nécessaire."

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