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Mis à jour : il y a 12 min 11 sec

RD Congo : "L'Église comble un vide laissé par la mort de Tshisekedi"

lun, 01/22/2018 - 18:52
Au moins six personnes ont été tuées lors de manifestations interdites dimanche en République démocratique du Congo. L'analyse de Christophe Boisbouvier, journaliste à RFI.
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Dopage: Le patineur de vitesse russe Viktor Ahn interdit des JO de Pyeongchang (medias)

lun, 01/22/2018 - 18:49

Le sextuple champion olympique russe de short-track Viktor Ahn ne participera pas aux JO de Pyeongchang en raison de son implication dans le scandale de dopage d'Etat, révélé par le rapport McLaren, a annoncé lundi l'agence TASS.

Ahn, d'origine sud-coréenne et naturalisé avant les jeux Olympiques de Sotchi où il avait gagné trois médailles d'or, avait émis le souhait de concourir à Pyeongchang sous drapeau neutre après la décision du Comité international olympique (CIO) de bannir le comité russe.

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Les démocrates acceptent un compromis pour mettre fin au "shutdown"

lun, 01/22/2018 - 18:48

Les sénateurs démocrates ont accepté un compromis budgétaire temporaire qui va permettre de mettre fin à la fermeture partielle du gouvernement fédéral américain, a indiqué lundi leur chef de file, Chuck Schumer dans l'hémicycle.

"Après de nombreuses discussions, des offre et des contre-offres, le chef de file des républicains et moi sommes arrivés à un accord", a déclaré M. Schumer.

"Nous allons voter aujourd'hui pour rouvrir le gouvernement et continuer à négocier un accord global" sur le sort de centaines de milliers de clandestins arrivés jeunes aux Etats-Unis, les "Dreamers", a déclaré M. Schumer.

Les démocrates avaient refusé jusqu'à présent de voter cette rallonge temporaire sans de solides garanties pour que ces "Dreamers" puissent rester aux Etats-Unis et obtenir un statut légal.

Le "shutdown" avait commencé samedi à 00H00, empêchant des centaines de milliers d'employés de se rendre au travail lundi matin.

L'accord entre sénateurs républicains et démocrates prévoit un sursis budgétaire jusqu'au 8 février et un vrai débat sur les "Dreamers".

Toutefois, la Chambre basse du Congrès à elle aussi encore son mot à dire, le texte adopté par le Sénat n'étant pas identique à celui adopté vendredi par les représentants.

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Loire-Atlantique: un festival annule un concert de Bertrand Cantat

lun, 01/22/2018 - 18:41

Le Festival "Les Escales" de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) a annoncé lundi l'annulation d'un concert de Bertrand Cantat prévu fin juillet, après que le maire de la ville s'est opposé publiquement à la venue de l'ex-chanteur de Noir Désir, selon un communiqué.

"Celui que nous invitions c?était le chanteur, qui de Noir Désir en passant par Detroit et Amor Fati, a contribué à écrire l?histoire du rock français. Son dernier disque nous avait convaincus par sa qualité artistique et musicale", écrit Gérard Chabaud, le directeur du festival dans ce communiqué.

L'invitation, prévue pour le 29 juillet, a été désapprouvée par "plusieurs personnes, des sphères publiques et privées", précise-t-il.

Le maire (PS) de Saint-Nazaire, David Samzun, avait notamment exprimé sa "totale désapprobation quant à la programmation de ce concert", dans une lettre ouverte publiée vendredi.

"Dans ce contexte, nous avons donc pris la décision d'annuler la venue de Bertrand Cantat", indique M. Chabaud.

"Nous sommes attachés à ce que le festival reste un espace de convivialité où la mixité, le vivre ensemble et les valeurs humanistes restent au c?ur de notre projet", ajoute-t-il.

Début décembre, Bertrand Cantat a fait l'objet de nouvelles accusations de violences rapportées par Le Point mais contestées par le chanteur et ses anciens partenaires de Noir Désir, au moment où sortait son premier album solo "Amor Fati".

Bertrand Cantat avait été condamné à huit ans de prison pour avoir tué sa compagne, l'actrice Marie Trintignant. Elle avait succombé à ses coups après une violente dispute. Il a purgé quatre ans de prison avant de bénéficier d'une libération conditionnelle en 2007. Son contrôle judiciaire a pris fin en 2011.

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Prisons: les négociations se poursuivront mardi, appel des syndicats à poursuivre les blocages

lun, 01/22/2018 - 18:40

Les négociations entre les syndicats de personnels pénitentiaires et le ministère de la Justice se poursuivront mardi, a annoncé la Garde des sceaux Nicole Belloubet à l'issue d'une réunion lundi et après huit jours d'une mobilisation nationale.

Les syndicats de surveillants de prison, Ufap-Unsa Justice (majoritaire), CGT-Pénitentiaire et FO-Pénitentiaire, ont de leur côté appelé à poursuivre mardi les blocages des établissements pénitentiaires partout en France.

"Il est hors de question pour nous de suspendre le mouvement", a déclaré à la presse le secrétaire général de l'Ufap-Unsa Justice (majoritaire), Jean-François Forget. Son homologue à FO, Emmanuel Baudin, a appelé à "amplifier" le mouvement, qui est entré lundi dans sa deuxième semaine.

Les discussions porteront mardi sur les "créations d'emplois", "la sécurité des personnels" mais aussi "la question indemnitaire".

Outre les deux premiers points abordés la semaine dernière, les syndicats "ont également souhaité, et je leur ai fait part de mon accord de ce point de vue-là, que la question indemnitaire soit abordée". "C'est la raison pour laquelle nous nous retrouverons demain (mardi) pour avancer sur ces trois points", a-t-elle ajouté.

Elle a toutefois précisé que "l'indemnitaire n'est pas le changement de statut". "Il y a plusieurs pistes envisageables", a-t-elle poursuivi.

Afin de revaloriser le métier d'agents de l'administration pénitentiaire, FO et la CGT demandent un changement statutaire, avec le passage de la catégorie C à la catégorie B. L'Ufap privilégie, elle, une hausse des indemnités, notamment des primes de nuit ou de pénibilité.

Samedi, les syndicats avaient unanimement rejeté un projet d'accord soumis par le gouvernement, jugeant notamment insuffisante la proposition de 1.100 créations de postes sur quatre ans.

De telles créations de postes, "c'est déjà un effort conséquent", a expliqué Nicole Belloubet lundi, se disant "pas certaine de pouvoir faire un effort plus considérable".

Les syndicats ont lancé leur mouvement le 11 janvier après l'agression de trois surveillants par un détenu jihadiste à la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).

Lundi, entre 120 et 130 prisons, sur les 188 du pays où travaillent 28.000 surveillants, se sont mobilisées lundi matin même si une minorité d'entre elles ont été totalement bloquées, selon l'Ufap-Unsa.

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Soudan: un journaliste de l'AFP et un autre de Reuters libérés

lun, 01/22/2018 - 18:39

Les autorités soudanaises ont libéré lundi un journaliste de l'Agence France-Presse (AFP) et un autre de l'agence Reuters, arrêtés la semaine dernière alors qu'ils couvraient des protestations sociales.

Abdelmoneim Abu Idris Ali, de nationalité soudanaise et âgé de 51 ans, travaille pour l'AFP à Khartoum depuis près d'une décennie.

Il couvrait une manifestation contre la hausse du prix du pain qui a été dispersée par la police anti-émeutes à Oumdurman, ville voisine de la capitale Khartoum, au moment de son arrestation le 17 janvier avec deux autres journalistes, dont un travaillant pour l'agence de presse Reuters.

"Je suis libre, de même que les autres journalistes", a déclaré M. Idris Ali quelques minutes après sa libération.

"Je suis maintenant à la maison avec ma famille. Nous avons été bien traités durant notre détention", a-t-il ajouté en précisant qu'ils avaient été maintenus dans un centre de détention à Khartoum.

Depuis le début du mois, des manifestations, réprimées par la police, ont eu lieu dans plusieurs villes du Soudan contre le doublement du prix du pain, consécutif à la décision du gouvernement soudanais de confier les importations céréalières au secteur privé.

Quinze journalistes qui couvraient les manifestations à Khartoum et Oumdurman avaient été arrêtés les 16 et 17 janvier, y compris M. Idris Ali, selon Reporters sans frontière (RSF). La plupart avaient été libérés après quelques heures, avait indiqué l'organisation de défense de la liberté de la presse.

Trois autres journalistes avaient été libérés dimanche, a indiqué l'un d'eux à l'AFP.

Initialement, les autorités avaient indiqué que M . Idris Ali serait libéré dans quelques heures et qu'il "faisait toujours l'objet d'une enquête", sans fournir d'autres détails.

Durant leur détention, le journaliste de l'AFP et ses deux collègues n'avaient pas été autorisés à entrer en contact avec leurs familles ou employeurs.

RSF avait demandé la semaine dernière aux autorités de relâcher les journalistes, tous des Soudanais, et de cesser toute tentative de restreindre la liberté d?informer.

Le maintien en détention des journalistes "est manifestement arbitraire", avait déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de RSF, dans un communiqué. "Les autorités ont la responsabilité de garantir la sécurité des journalistes plutôt que de les prendre pour cibles".

La Direction de l?AFP avait "condamné fermement l?arrestation de M. Idris Ali" et "demandé aux autorités soudanaises sa remise en liberté immédiate".

Les Etats-Unis avaient aussi condamné la détention des journalistes. "Nous condamnons le harcèlement, la détention arbitraire et les attaques contre les journalistes au Soudan qui font leur travail et exercent leur droit fondamental à la liberté d'expression", avait dit le département d'Etat, se disant "profondément inquiet concernant (...) l'état général médiocre en ce qui les droits de l'homme au Soudan".

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Congrès sur la Syrie à Sotchi: les Kurdes invités, l'opposition veut des précisions

lun, 01/22/2018 - 18:38

La Russie a annoncé lundi avoir invité "tous les principaux acteurs régionaux et internationaux", y compris les Kurdes malgré les réticences de la Turquie, au Congrès de paix pour la Syrie prévu le 30 janvier dans la station balnéaire russe de Sotchi.

Cette annonce intervient alors qu'une délégation de l'opposition syrienne a déclaré lundi ne pas avoir pris de "décision finale" sur sa participation et exigé plus de précisions de la Russie sur les modalités de cette réunion.

Elle vise à réunir des représentants du gouvernement et des rebelles syriens, à l'initiative de Moscou et Téhéran, alliés du régime de Damas, et d'Ankara, soutien des rebelles.

La Russie a invité à ce congrès "tous les principaux acteurs régionaux et internationaux", a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov, au début de sa rencontre à Moscou avec le négociateur en chef de l'opposition syrienne, Nasr Hariri.

"Il ne fait aucun doute que le rôle des Kurdes dans le processus ultérieur du règlement politique doit être garanti. C'est pourquoi des représentants kurdes ont été inclus dans la liste des Syriens invités au Congrès du dialogue national syrien" à Sotchi, a-t-il annoncé quelques heures plus tôt, lors d'une conférence de presse.

Pour sa part, M. Hariri, qui conduit à Moscou une délégation du Comité des négociations syriennes (CNS), représentant le spectre le plus large des groupes de l'opposition, a indiqué vouloir "avoir toutes les informations sur les participants, l'agenda et les objectifs" de cette réunion.

Le CNS "ne prendra pas de décision finale (...) avant d'obtenir des informations complètes de la Russie" sur ce congrès, a-t-il souligné, en déplorant que l'opposition n'ait pas "pour l"heure une vision claire de tout cela".

M. Lavrov a assuré M. Hariri que la Russie allait répondre à toutes les questions de l'opposition syrienne concernant le congrès à Sotchi.

"J'espère que vous êtes venus sans une approche partiale et que vous êtes disposés à une conversation franche et honnête", a-t-il déclaré.

- 'Grossière ingérence' -

Les préparatifs au congrès à Sotchi se font alors que la Turquie a lancé samedi l'opération baptisée "Rameau d'olivier" dans le nord de la Syrie contre une milice kurde - les Unités de protection du peuple (YPG) - considérée par Ankara comme une organisation terroriste, mais alliée des Etats-Unis dans la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Sergueï Lavrov a accusé lundi les Etats-Unis d'encourager le séparatisme kurde avec son projet d'entraîner une "force" composée notamment de combattants kurdes dans le nord de la Syrie.

"Soit (les Américains) ne comprennent pas la situation, soit il s'agit d'une provocation en toute connaissance de cause", a déclaré M. Lavrov, qualifiant le projet de la coalition internationale de "grossière ingérence dans les affaires intérieures" de la Syrie.

La coalition internationale antijihadiste menée par Washington a annoncé dimanche qu'elle oeuvrait à la création d'une "force" frontalière dans le nord de la Syrie composée de 30.000 hommes, dont près de la moitié issus des rangs des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes à la pointe de la lutte contre l'EI.

Cette annonce a aussitôt provoqué la colère de la Turquie, car les FDS sont dominées par une milice kurde considérée par Ankara comme l'extension en Syrie du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en rébellion contre les autorités turques depuis 1984.

Le Pentagone a assuré depuis qu'il ne s'agissait pas d'une "nouvelle armée" mais seulement d'un entraînement des "forces locales de sécurité".

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Marlène Schiappa dans "Les monologues du Vagin" le 7 mars

lun, 01/22/2018 - 18:37

La secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa et les deux ex-ministres Roselyne Bachelot et Myriam El Khomri, seront sur scène pour une représentation des "Monologues du vagin" le 7 mars, veille de la journée de la femme.

Le cabinet de Marlène Schiappa a confirmé sa participation, annoncée par la production du spectacle.

Les bénéfices de cette soirée exceptionnelle organisée par le producteur Jean-Marc Dumontet à Bobino seront reversés à une association, selon la production.

La pièce écrite par la dramaturge et féministe américaine Eve Ensler à partir de témoignages de femmes a été créée à Broadway en 1996 avant de connaître un grand succès dans le monde entier. Elle a été traduite dans une cinquantaine de langues.

Eve Ensler a aussi créé en 1998 un mouvement à propos des violences faites au femme. Une fois par an, des femmes se retrouvent pour dire ou lire ensemble des extraits de la pièce lors du "V-Day" (V comme vagin, victoire, violence).

En France, "Les Monologues du vagin" sont joués depuis 2000 dans de nombreux théâtres. La pièce sera présentée aussi les 8 et 12 mars à Bobino et le 11 mars au Théâtre Antoine dans la mise en scène de Coralie Miller (distribution en cours).

La soirée exceptionnelle qui met en scène les trois ministres se déroule en marge d'un "Festival Paroles Citoyennes" dans les théâtres Antoine, Comédia et Bobino du 12 février au 20 mars. Parmi les pièces données dans ce festival figure "Les chatouilles" d'Andréa Bescond, où la jeune comédienne raconte et danse sur scène la vie de la petite Odette, qui subit entre 8 et 12 ans les violences sexuelles du meilleur ami de la famille.

Marlène Schiappa, ainsi que la ministre de la Justice Nicole Belloubet et Brigitte Macron avaient participé le 16 octobre dernier à un débat après une représentation des "chatouilles".

Le producteur Jean-Marc Dumontet, très actif dans la campagne d'Emmanuel Macron pour la présidentielle, possède Le Point-Virgule, Le Grand Point Virgule, Bobino et, en association avec Laurent Ruquier, le Théâtre Antoine.

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L'exécutif nationaliste corse reçu par Edouard Philippe à Matignon

lun, 01/22/2018 - 18:36

Un mois et demi après leur large victoire aux élections territoriales, les dirigeants nationalistes corses Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni étaient reçus lundi à Matignon par Edouard Philippe, à qui ils demandent un "dialogue sans tabou", incluant des demandes historiquement rejetées par l'Etat.

La rencontre avec le Premier ministre, dans les tuyaux depuis le scrutin du 10 décembre et confirmée début janvier, intervient deux semaines avant le déplacement d'Emmanuel Macron en Corse, le 6 février, à l'occasion du vingtième anniversaire de l'assassinat du préfet Claude Erignac.

"On attend de façon générale l'ouverture d'un dialogue avec une méthode, un calendrier et un cadre qui soient vraiment à la hauteur des enjeux", a déclaré à l'AFP M. Simeoni, dirigeant du mouvement autonomiste Femu a Corsica et président du Conseil exécutif de la nouvelle collectivité territoriale unique de l'île.

Avec son allié indépendantiste Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse, M. Simeoni est arrivé vers 17H00 à Matignon pour la réunion à laquelle assistaient également le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb et la ministre Jacqueline Gourault, désignée "Madame Corse" du gouvernement après la victoire nationaliste.

Pour M. Simeoni, il faut un dialogue "sans tabou ni préalable" qui prenne en compte les "points fondamentaux": coofficialité de la langue corse avec le français, statut de résident corse permettant de protéger les insulaires de la spéculation immobilière, amnistie des prisonniers dits "politiques", reconnaissance de la Corse voire du "peuple corse" dans la Constitution, statut d'autonomie "de plein droit" de l'île de Beauté...

Un axe qui n'est pas "dissociable", selon lui, des questions liées à la naissance de la collectivité, dont le gouvernement, soucieux de dépolitiser au maximum, veut faire le premier et principal sujet.

- Optimisme 'tempéré' -

Sollicité par l'AFP en vue de l'entretien, Matignon a simplement indiqué que "l'état d'esprit" était au "dialogue", disant vouloir un échange "constructif et serein" avec les deux élus.

Une tonalité d'apaisement qui vise à ne pas crisper inutilement les échanges.

C'est le premier rendez-vous avec le Premier ministre depuis l'écrasante victoire de la liste commune nationaliste Pè a Corsica (Pour la Corse) aux élections territoriales de décembre, avec 56,5% des suffrages.

La récente visite, le 5 janvier, de Mme Gourault en Corse avait donné lieu à un dialogue qualifié de "constructif" de part et d'autre.

Si elle avait repoussé clairement certaines revendications, comme la coofficialité, la ministre MoDem avait fait un pas, en indiquant que le projet de réforme constitutionnelle pourrait "débloquer un certain nombre de sujets concernant la Corse", citant notamment la question foncière, la loi littoral, la gestion des déchets, via l'extension du droit d'expérimentation des collectivités.

De nouveaux rapprochements de certains prisonniers corses dans l'île sont également envisageables, au cas par cas, avait-elle dit.

"La tonalité globale était une forme d'optimisme" après cette visite, mais cela doit être "tempéré", juge désormais M. Simeoni.

Les deux élus corses doivent également être reçus mardi et mercredi par les présidents du Sénat Gérard Larcher (LR) et de l'Assemblée nationale François de Rugy (LREM), deux acteurs clés de la future réforme constitutionnelle.

"Un des sujets, c'est +est-ce qu'on met le mot Corse dans la Constitution ?+. On réfléchit", explique une source gouvernementale.

"Si nous n'avons pas un dispositif propre à la Corse dans la Constitution, nous allons toujours nous voir opposer, soit d'autres articles (...) soit des principes constitutionnels", a plaidé M. Talamoni dans un entretien lundi dans Corse-Matin.

La visite d'Emmanuel Macron s'annonce elle essentiellement commémorative, vingt ans jour pour jour après l'assassinat du préfet Erignac, le 6 février 1998.

Jean-Guy Talamoni, qui réclame l'amnistie y compris pour le +commando Erignac+, a annoncé qu'il ne participerait pas à l'hommage, notamment pour ne pas heurter la famille.

Dimanche, dans une tribune publiée dans Corse-Matin, l'élu indépendantiste a proposé un "hommage commun" à "l'ensemble de ceux qui ont perdu la vie" lors du "conflit corse".

Sur LCI, Gilles Simeoni a dit lundi avoir conscience que l'amnistie dans l'affaire Erignac est "un point infranchissable", mais a jugé qu'il "n'y a aucune raison de priver du rapprochement" les trois membres du commando encore en prison, dont Yvan Colonna.

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Attaque de Finsbury park: l'accusé "obsédé" par les musulmans

lun, 01/22/2018 - 18:34

Alcoolique, dépressif et "obsédé" par les musulmans: c'est ainsi que le procureur a décrit le Gallois Darren Osborne, jugé depuis lundi pour avoir lancé son van en juin 2017 à Londres sur des fidèles devant une mosquée, tuant un homme et en blessant onze.

Osborne, 48 ans, père de quatre enfants, avait foncé devant la mosquée de Finsbury Park un soir de ramadan.

Cette attaque était survenue dans un climat d'extrême fébrilité au Royaume-Uni, après trois attentats en trois mois, à Londres et Manchester, ayant fait 35 morts et revendiqués par le groupe jihadiste État islamique (EI).

Chemise bleu marine et cheveux bruns grisonnants, Darren Osborne, poursuivi pour meurtre et tentative de meurtre, est apparu impassible au premier jour de son procès devant le tribunal de Woolwich, dans le sud-ouest de Londres, prévu pour durer deux semaines.

Bien que le caractère terroriste de cet acte n'a pas été retenu, le procureur, Jonathan Rees, a déclaré qu'une note manuscrite retrouvée dans le véhicule ainsi que les commentaires d'Osborne après son arrestation "établissent que cet acte d'une extrême violence était bien un acte terroriste, destiné à influencer le gouvernement et intimider la communauté musulmane".

Sa compagne, avec laquelle il vivait à Cardiff, au Pays de Galles, l'a décrit comme "dépressif", "alcoolique" et "imprévisible", selon son témoignage cité par le procureur, Jonathan Rees.

Darren Osborne, sans emploi et sans ami proche, "était devenu obsédé par les musulmans dans les semaines précédent l'incident", selon sa compagne, avec laquelle il était en froid.

"Le catalyseur de son obsession semble avoir été la diffusion de la série de la BBC +Three girls+ qu'ils ont regardé ensemble", a expliqué le procureur.

Cette fiction basée sur des faits réels raconte l'histoire de jeunes femmes victimes de viols et d'agressions sexuelles commises par un groupe de musulmans britanniques d'origine pakistanaise, dans la banlieue de Manchester.

- 'Endoctriné' -

Selon sa compagne, Darren Osborne était devenu "obsédé" par le sujet, passant son temps sur internet, au point qu'il lui semblait "endoctriné", impossible à raisonner. Elle l'a décrit comme une "bombe à retardement".

Le procureur a également lu une note manuscrite retrouvée à l'intérieur de la camionnette, qui porte les empreintes de Darren Osborne. L'auteur s'y plaint que "les terroristes sont dans nos rues et marchent à travers Londres malgré trois récents attentats". Il déplore le manque, selon lui, de réaction publique et politique.

Deux jours avant l'attaque, le 17 juin, plusieurs témoins avaient entendu Darren Osborne proférer des propos haineux dans un pub. Celui-ci avait déclaré qu'il allait "tuer tous les musulmans" et que "les musulmans sont tous des terroristes".

Le lendemain, le Gallois s'était rendu de Cardiff à Londres dans l'intention d'attaquer les participants à une manifestation pro-palestinienne mais les rues étant bloquées, il s'était reporté sur une autre cible, demandant où il pouvait trouver une mosquée, a retracé le procureur.

Peu après minuit le 19 juin, il avait fini par jeter son véhicule sur un groupe de personnes regroupées près de la mosquée de Finsbury Park et venant en aide à Makram Ali, un homme de 51 ans victime d'un malaise. Ce dernier décédera lors de l'attaque.

Calme, semblant parfois hébété, Darren Osborne n'a pas bronché en regardant les images de vidéosurveillance dévoilées à l'audience, montrant la camionnette fonçant sur les fidèles, pour certains en habits traditionnels.

Le quadragénaire, qui plaide non coupable, n'a donné aucune explication sur son geste.

"J'ai fait mon boulot, vous pouvez me tuer maintenant", selon un témoin cité par le procureur.

Alors que les gens commençaient à s'en prendre à lui, le procureur a souligné que c'est l'intervention d'un imam qui a empêché la foule de le lyncher.

La mosquée de Finsbury Park était connue au début des années 2000 comme un haut lieu des islamistes londoniens, qui y écoutaient les prêches enflammés d'Abou Hamza. Ce dernier a été condamné à la perpétuité en 2015 aux États-Unis, notamment pour terrorisme. La direction de la mosquée avait depuis été changée.

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Emissions de gaz à effet de serre: la France n'a pas tenu ses objectifs en 2016

lun, 01/22/2018 - 18:31

La France n'a pas tenu ses objectifs d'émissions de gaz à effet de serre en 2016, selon le premier bilan provisoire publié lundi par le ministère de la Transition écologique, des résultats qui "appellent à une réaction", indique le ministère.

Après avoir atteint "sans marge" son objectif de 2015, la France a émis 463 millions de tonnes de gaz à effet de serre (en équivalent CO2) en 2016, soit 3,6% de plus que ce qui était prévu, le dérapage venant essentiellement des secteurs du transport et du bâtiment.

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Afrique du Sud: négociations pour un départ anticipé du président Zuma

lun, 01/22/2018 - 18:30

Des négociations sont engagées entre le très controversé président sud-africain Jacob Zuma et son parti, le Congrès national africain (ANC), pressé de mettre un terme avant l'heure à son règne émaillé de scandales à un peu plus d'un an d'élections cruciales.

L'ANC a confirmé lundi avoir "discuté" de ce sujet très sensible lors d'une réunion de ses dirigeants ce week-end à Pretoria.

La pression n'a jamais été aussi grande sur le président Zuma pour remettre les rênes du pouvoir depuis le revers qu'il a subi au congrès de l'ANC en décembre. Il a été remplacé à la tête du parti par le vice-président Cyril Ramaphosa, qui avait axé sa campagne sur la lutte contre la corruption.

"Nous avons convenu que le sujet" du départ de Jacob Zuma "était entre les mains des responsables. Il y aura des discussions entre les responsables (du parti), le président Zuma et le président (du parti) Ramaphosa", a déclaré le secrétaire général de l'ANC, Ace Magashule, lors d'une conférence de presse lundi.

Aucune "date butoir" n'a été fixée et aucune décision prise pour l'instant de "renvoyer" Jacob Zuma avant la fin de son second et dernier mandat en 2019, a-t-il cependant assuré.

Mais l'ANC, a aussitôt ajouté M. Magashule, est bien "décidé à regagner la légitimité morale" et a engagé "une nouvelle période de renouvellement" avant les élections générales de 2019.

L'enjeu est de taille: l'ANC, au pouvoir depuis la chute officielle du régime d'apartheid en 1994, pourrait payer le prix des scandales et des mauvais résultats économiques du président Zuma et perdre sa majorité absolue au Parlement.

Car le chef de l'Etat, âgé de 75 ans, ne cesse d'accumuler les déboires judiciaires: violation de la Constitution dans une affaire d'abus de biens sociaux, soupçons de corruption dans un contrat d'armement, accusations de collusion avec une sulfureuse famille d'hommes d'affaires, les Gupta...

Jusque-là, le président, un fin stratège, a toujours réussi à sauver sa peau. Mais il se retrouve aujourd'hui très affaibli au sein-même de son parti, dont le nouveau chef pense que le salut de l'ANC passe par un départ anticipé de l'actuel chef de l'Etat.

- 'Plaie purulente' -

Ce week-end, l'ANC a promis d'"agir de façon décisive" pour rétablir sa réputation. Le grand ménage a déjà commencé.

La justice sud-africaine a lancé la semaine dernière sa première action pour récupérer une partie des fonds publics soupçonnés d'avoir été détournés par les Gupta.

Avant de s'envoler pour plaider la cause de son pays au Forum économique de Davos (Suisse), Cyril Ramaphosa a voulu lancer un signal fort aux investisseurs et aux agences de notation, qui ont dégradé l'an dernier la note de l'Afrique du Sud.

Il a annoncé samedi la composition d'un nouveau conseil d'administration à la tête d'Eskom, l'entreprise publique d'électricité, au centre de plusieurs enquêtes concernant des affaires de corruption.

Cyril Ramaphosa joue gros: si l'ANC l'emporte en 2019, il deviendra chef de l'Etat.

"Il y a une volonté d'un changement assez rapide au sein de l'ANC et la démission du président Zuma - une plaie purulente pour le parti - entre dans ce schéma", a estimé l'analyste politique Daniel Silke interrogé par l'AFP.

Mais obtenir le départ de Jacob Zuma reste "une procédure délicate" compte tenu des affaires judiciaires qui le menacent, a-t-il relevé. Le président va chercher des "assurances" pour ne pas être poursuivi, et là on entre dans une "zone grise" compte tenu de la séparation des pouvoirs entre l'exécutif et le judiciaire.

Pour les analystes, il ne s'agit plus de savoir si Jacob Zuma partira mais quand.

L'agenda du président Zuma, publié lundi, prévoit qu'il s'adressera, comme prévu, le 8 février au Parlement pour son discours annuel à la nation. Une note en rouge, en tête du document, précise cependant que ce programme "est susceptible de changement à la dernière minute".

bed/pa/jlb

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La marée noire s'étend encore en mer de Chine

lun, 01/22/2018 - 18:28
La nappe d'hydrocarbures qui s'échappe du pétrolier iranien Sanchi, naufragé entre la Chine et le Japon, a triplé de taille en l'espace de quatre jours, et s'étale désormais sur 332 km2.
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Victoire de policiers américains opposés à des fêtards

lun, 01/22/2018 - 18:20

Ce fut une soirée débridée à Washington, avec femmes en string, musique à fond et marijuana. Mais ce fut aussi un problème de droit d'une décennie, que la Cour suprême américaine a tranché lundi en faveur des policiers opposés aux fêtards.

Toute la question était de savoir si les agents avaient le droit d'interpeller tous les participants à cette fête, qui s'était tenue dans une maison vacante, sans l'autorisation du propriétaire.

Oui, a finalement jugé la plus haute juridiction des Etats-Unis.

L'arrêt a été signé par sept des neuf juges de la cour, les deux derniers magistrats se rangeant à la décision en émettant quelques réserves.

La controverses inédite soulevait de vastes enjeux, opposant la violation de propriété au quatrième amendement de la Constitution américaine qui protège les citoyens contre les arrestations abusives.

Il était 01H00 du matin, une nuit de mars 2008, quand les policiers Andre Parker et Anthony Campanale se sont présentés devant la maison en question, dans un quartier normalement tranquille de la capitale fédérale.

Les deux agents en uniforme répondaient à l'appel d'un voisin excédé par ce qui ressemblait fort à une joyeuse soirée de débauche.

Parker et Campanale ont d'abord tenté d'identifier l'organisateur ou l'organisatrice de la fête.

- Chasse aux strip-teaseuses -

Une chose pas facile, les noceurs à leur arrivée s'étant volatilisés dans les étages. Les deux hommes avaient donc ratissé la bâtisse peu meublée et en grand désordre, à la chasse aux fêtards.

Ils étaient parvenus à rassembler 21 personnes, dont un homme réfugié dans un placard et quelques strip-teaseuses aux billets de banque encore glissés dans la jarretière.

Mais aucun des convives ne semblait être à l'origine de la bringue. Certains disaient avoir été invités à un anniversaire, d'autres à un enterrement de vie de garçon. Invités par qui ? Par "Peaches", répondaient-ils.

Problème, "Peaches" était absente. Jointe par téléphone, elle avait fini par lâcher aux policiers qu'en effet la soirée avait été lancée sans l'avis du propriétaire.

- La police soulagée -

Les deux agents du Metropolitan Police Department, rejoints par leur chef, avaient alors interpellé tous les participants pour violation de propriété. Une infraction qu'on ne prend pas à la légère aux Etats-Unis.

Seize des 21 personnes arrêtées avaient ensuite saisi la justice fédérale, affirmant qu'elles ignoraient avoir pénétré illégalement dans une propriété privée.

Les agents avaient été condamnés à leur verser un million de dollars, frais d'avocats inclus. Un dédommagement annulé ce lundi.

Derrière son apparence prosaïque, l'affaire soulevait d'importantes questions de droit: peut-on se retrouver dans l'illégalité en ayant simplement accepté une invitation indirecte à une soirée ? Un policier peut-il arrêter quelqu'un sur le soupçon que la personne lui ment ? Une fête dans une maison vacante peut-elle déclencher une perquisition ?

Au final, au terme de dix ans de débat, la Cour suprême a estimé qu'"un policier raisonnable, considérant l'ensemble des circonstances légales au moment des interpellations, pouvait interpréter la loi comme permettant les arrestations".

Le ministère américain de la Justice et la ville de Washington peuvent donc respirer. Ces autorités avaient confié redouter "un effet dissuasif" sur l'ensemble des policiers en Amérique si la cour avait choisi le camp des fêtards.

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Offensive turque en Syrie : "Il y a quatre fronts autour d'Afrin"

lun, 01/22/2018 - 18:15
Les Turcs poursuivent l'offensive contre les Kurdes.
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Expo universelle: les organisateurs dénoncent une décision "brutale" sur la base d'arguments "faux"

lun, 01/22/2018 - 18:10

"Décision brutale" sur la base d'"arguments faux" : les promoteurs de la candidature de la France à l'Exposition Universelle 2025 continuent de fustiger lundi son abandon par le gouvernement, laissant entendre que "l'aventure allait continuer" sous d'autres formes.

La "France ne méritait pas ça", a lancé devant la presse Jean-Christophe Fromantin (DVD), président du Comité Expo France 2025, au lendemain de l'annonce de ce désistement par un courrier adressé vendredi par Edouard Philippe au comité d'organisation et révélé par le Journal du dimanche (JDD).

Les "arguments" avancés par le Premier ministre sont "faux, ne sont qu'un alibi et cachent la réalité des choses", a accusé M. Fromantin, ajoutant qu'ils "cachaient le sujet de la ligne 18" du Grand Paris Express.

Les organisateurs ont "depuis des mois" demandé que l'Etat s'engage sur la construction de cette ligne de métro, nécessaire pour se rendre au pôle scientifique et technologique de Paris-Saclay, site prévu de l'exposition, et "personne n'a pu nous donner la moindre assurance", a-t-il dit.

La remise en cause très probable du calendrier de réalisation de ce super métro pourrait être prochainement annoncée. La ligne 18 doit théoriquement arriver en 2024 mais le chantier pourrait prendre un ou deux ans de plus.

- Un "cafouillage" de l'Etat -

"L'Expo fait les frais d'un Etat qui n'a pas su programmer, planifier et financer ce sur quoi il s'était engagé", a martelé M. Fromantin en parlant de "cafouillage".

Une dizaine d'élus de l'Essonne se sont d'ailleurs, par communiqué, inquiétés de cette annonce qui "nous fait craindre le pire: une annulation ou un report" de cette ligne devant arriver à Orly d'ici 2024.

En réponse aux "faiblesses structurelles" du modèle du projet français avancées par le Premier ministre, M. Fromantin a longuement détaillé "le modèle économique et juridique construit depuis des mois".

Il "a fait l'objet d'échanges avec l'Etat, les entreprises, les banques, un dossier validé par les territoires, les experts, etc. Tous ces chiffres ont été travaillés et on nous dit +on n'y croit pas, on annule+", a-t-il fustigé.

Réaffirmant que "l'argent public n'était pas engagé", les organisateurs ont étudié plusieurs hypothèses dont celle de 33 millions de visiteurs à 34 euros le billet, soit 1,5 milliard.

Dans le projet, "ce sont près de 23 milliards d?euros de retombées économiques, 0,5 point de croissance et plus de 130.000 emplois durables qui étaient attendus", selon eux.

"Je demande qu'on me présente le modèle économique des jeux Olympiques" organisés à Paris et en Seine-Saint-Denis en 2024, a-t-il encore ironisé.

Les organisateurs vont prochainement se réunir pour voir "ce qu'on fait", a poursuivi le maire de Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) qui va par ailleurs demander un rendez-vous avec le président Emmanuel Macron.

"Nous avons le devoir de porter l'ambition" exprimée pendant sept ans par les entreprises, les territoires, les jeunes, a-t-il dit.

"On va continuer l'aventure dans une version plus audacieuse", a-t-il poursuivi en évoquant une "exposition en réseau, une expo d'une nouvelle génération qui ne dépendra pas forcément d'un seul site et des arbitrages de l'Etat".

Le président du département de l'Essonne, François Durovray (LR), a lui exprimé sa "colère, sa déception et son incompréhension face à une décision prise de façon profondément solitaire, contrairement à un projet collectif".

La candidature française, portant sur un "village global" autour d'une immense sphère connectée, a été déposée fin septembre auprès du Bureau international des expositions (BIE).

Le retrait de la France laisse la voie libre aux trois autres pays candidats: Russie (Ekaterinbourg), Japon (Osaka) et Azerbaïdjan (Bakou).

Le choix du pays hôte doit être annoncé le 15 novembre 2018 et l'Exposition universelle se tenir du 1er mai au 31 octobre 2025.

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L’Église catholique congolaise, de médiateur à acteur de la mobilisation

lun, 01/22/2018 - 18:09
En République démocratique du Congo, l’Église catholique défie le pouvoir après avoir joué le rôle de médiateur dans la crise politique que traverse le pays. Les dernières marches pacifiques soutenues par les évêques ont été violemment réprimées.
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Ski: Guillermo Fayed renonce à Garmisch et fait une croix sur Pyeongchang

lun, 01/22/2018 - 18:07

Le Français Guillermo Fayed a renoncé à participer à la descente de Garmisch-Partenkirchen (Allemagne) samedi, a annoncé lundi Xavier Fournier, le responsable du groupe vitesse de l'équipe de France, et fait ainsi une croix sur les JO-2018 de Pyeongchang (9-25 février).

Souffrant d'une discopathie lombaire depuis plusieurs semaines, le Chamoniard avait pour meilleur résultat cet hiver une 18e place lors de la descente de Beaver Creek (Colorado) le 2 décembre.

Même en bonne santé, Fayed aurait dû réaliser une grosse performance --au moins dans les 10 premiers-- à Garmisch-Partenkirchen pour avoir une chance d'être sélectionné.

Les quatre tricolores alignés pour la descente des Jeux (le dimanche 11 février) seront vraisemblablement le capitaine de route Adrien Théaux (33 ans), l'expérimenté Johan Clarey (37 ans), et les deux plus jeunes (27 ans) Maxence Muzaton, 7e de la descente de Wengen, et Brice Roger, 7e de la descente de Kitzbühel samedi.

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Isabelle Kocher va devoir encore partager les rênes d'Engie

lun, 01/22/2018 - 18:00

Isabelle Kocher, unique femme à la direction exécutive d'un groupe du CAC 40, ne prendra finalement pas seule la tête du géant énergétique français Engie, dont l'Etat est l'actionnaire principal, le gouvernement ayant confirmé sa préférence pour le maintien d'une direction bicéphale.

"Il se trouve que le conseil d'administration d'Engie a décidé de dissocier les fonctions de président du conseil d'administration (et) de directeur général, respectons les choix de la gouvernance", a déclaré le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, interrogé dimanche sur BFM.

Le gouvernement pèse lourd dans ce dossier dans la mesure où l'Etat possède encore 24,10% de l'ex GDF-Suez, même si 4,4% du capital avaient été cédés en septembre dernier.

La dirigeante a fait un "très bon travail à la tête d'Engie" et a "la confiance de l'Etat", a ajouté Bruno Le Maire.

Isabelle Kocher est directrice générale depuis 2016: le PDG d'alors, Gérard Mestrallet, touché par la limite d'âge, avait dû céder la direction générale mais avait obtenu une prolongation de deux ans à la présidence du conseil d'administration.

La ministre de l'Energie, Ségolène Royal, avait justifié à l'époque la décision par "la nécessité de prolonger un peu la phase transitoire" au sein de la gouvernance d'Engie.

Isabelle Kocher a accéléré la mutation de l'entreprise.

Confronté au bouleversement du secteur européen de l'énergie, Engie a lancé en 2016 un plan de transformation sur trois ans qui comprend notamment un plan de cession de 15 milliards d'euros.

Le groupe souhaite ainsi se concentrer sur des activités régulées ou celles bénéficiant de contrats de vente à long terme, moins risquées, et se développer dans les énergies renouvelables et les services énergétiques.

Isabelle Kocher ayant joué un rôle moteur dans ce changement de stratégie, on lui prêtait l'ambition logique de cumuler la présidence de l'entreprise avec la direction générale.

"Il aurait été préférable de fusionner les deux fonctions puisque le plan de transformation actuel a été conçu et mené par Mme Kocher", jugent les analystes de Bryan Garnier dans une note publiée lundi.

"La situation de M. Mestrallet était très particulière compte tenu de son expérience et de son aura chez Suez, puis GDF-Suez, mais les apparentes divergences stratégiques entre lui et Isabelle Kocher (...) ont illustré les limites de cette séparation des fonctions", ajoutent-ils.

- "Désaccord" -

Des échos sur une mésentente entre les deux dirigeants ont en effet commencé à émerger peu de temps après la nomination d'Isabelle Kocher à la direction générale du géant français.

Sa stratégie a notamment bousculé les anciens "gaziers" de GDF, pour lesquels l'abandon d'activités historiques était difficile à avaler.

La décision du conseil d'administration "traduit un souci" et "vient d'un désaccord sur la stratégie" entre Gérard Mestrallet et Isabelle Kocher, confirme Eric Buttazzoni, coordinateur central de la CGT chez Engie.

Elle a appliqué sa stratégie de façon "assez brutale" et "fait campagne en disant que tout le monde (dans l'entreprise) est derrière elle. C'est faux", ajoute le responsable syndical.

Fin 2016, soit moins d'un an après son arrivée, des articles de presse évoquaient même la volonté de l'ancien PDG de remplacer la directrice générale, qu'il avait pourtant lui-même poussée à ce poste.

Isabelle Kocher, qui est devenue depuis deux ans une patronne médiatique et emblématique du mouvement d'ascension des femmes dans l'entreprise, et qui sera d'ailleurs coprésidente du forum économique de Davos en Suisse (23-26 janvier), a tâché de se montrer fair-play dimanche.

"Si un président nous rejoint et que, parce qu'il est complémentaire, parce qu'il est convaincu du projet, il nous aide à l'accélérer, alors je suis ravie", a-t-elle assuré au Grand Rendez-vous Europe 1 - CNews - Les Echos.

Reste désormais à savoir qui occupera la fonction de président ou présidente du groupe. La question devra être tranchée d'ici la fin février.

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La dynamique interne de la planète à l'origine de la vie sur Terre, selon une étude

lun, 01/22/2018 - 17:50

L'apparition de la tectonique des plaques il y a 2,5 milliards d'années, en favorisant la dynamique interne de la Terre, aurait permis une importante remontée d'oxygène dans l'atmosphère à l'origine de la vie sur notre planète, selon une étude publiée par la revue Geochemical Perspectives.

L'étude menée par le Laboratoire Magmas et Volcans de Clermont-Ferrand, appuyée par l'Université de Montpellier et le Synchrotron de Grenoble, porte sur la quantité d'oxygène libérée par le manteau terrestre lors du passage de la Terre primitive à la Terre moderne, de l'Archéen (de -4 milliards à -2,5 milliards d'année) au Protérozoïque (de -2,5 milliards à -544 millions d'années).

"Pendant toute la période archéenne, l'atmosphère est restée anoxique, c'est-à-dire dépourvue d'oxygène. A l'époque, le manteau a pu rester relativement isolé de la surface de la Terre: la croûte terrestre, formée de petites plaques instables, +flottait+ sur le manteau", sans subduction profonde, explique Denis Andrault, chercheur à l'Université Clermont Auvergne, à l'origine de l'étude publiée jeudi.

"Ce régime de convection primitif a progressivement été remplacé par la tectonique des plaques moderne et favorisé le mélange entre les réservoirs du manteau terrestre; et donc la remontée de l'oxygène stockée dans le manteau profond, en quantité 500 à 1.000 fois supérieure à la teneur en oxygène de l'atmosphère d'aujourd'hui", détaille ce spécialiste en physico-chimie des minéraux.

La teneur en fer ferrique, suggérant un excès d'oxygène dans le manteau profond, a diminué de 20% à seulement 2-3% lors de la transition Archéen-Protérozoïque, selon cette étude. "Un excès d'oxygène s'est ainsi libéré dans l'atmosphère et la vie terrestre s'est adaptée", résume le scientifique.

"C'est à peu près à cette période que la Terre a connu l'événement de la +Grande Oxydation+, une étape majeure de l'évolution de la vie. Ce type de coïncidence temporelle est rarement fortuit dans la Nature et on pense qu'on peut faire un lien entre l'évolution thermochimique de l'intérieur de la Terre et la teneur en oxygène de l'atmosphère", assure Denis Andrault.

Il s'appuie sur une deuxième étude du laboratoire auvergnat, portant sur la fusion partielle du manteau, publiée ce lundi dans la revue Nature Geosciences et réalisée avec le Synchrotron Soleil du plateau de Saclay (Essonne).

"Lors de l'Archéen, le manteau était encore très chaud et sa fusion partielle aurait retardé l'établissement de la tectonique des plaques et la subduction de la croûte océanique pendant 2,5 milliards d'années. C'est justement le refroidissement et la solidification du manteau qui auraient induit un changement de dynamique global: l'établissement de la tectonique des plaques avec l'accrochage de la croûte terrestre et ensuite la remontée d'oxygène vers l'atmosphère", synthétise encore le chercheur.

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