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Mis à jour : il y a 51 min 36 sec

L'Unicef dénonce les risques "alarmants" pour les bébés nés dans les pays pauvres

mar, 02/20/2018 - 06:41

Les nourrissons des pays pauvres, notamment en Afrique, font encore face à des risques "alarmants" de mort prématurée en comparaison de ceux nés des pays riches, dénonce l'Unicef dans un rapport rendu public mardi.

Alors que la santé des enfants plus âgés s'est améliorée depuis 25 ans, "nous n'avons pas vu de progrès semblables pour les enfants de moins d'un mois" dont 2,6 millions meurent chaque année, affirme Henrietta Fore, directrice générale du Fonds des Nations unies pour l'enfance, dans un communiqué.

"Sachant que la majorité de ces décès pourrait être évitée, nous laissons clairement tomber les bébés les plus pauvres du monde", ajoute-t-elle.

Ainsi, au Japon, un bébé sur 1.000 meurt dans les 28 premiers jours de vie. Au Pakistan, c'est un nouveau-né sur 22, selon les chiffres compilés.

Sur les dix pays les plus à risque, huit se trouvent en Afrique sub-saharienne: Centrafrique (1 sur 24), Somalie, Lesotho, Guinée-Bissau et Soudan du Sud (1 sur 26), Côte d'Ivoire (1 sur 27), Mali et Tchad (1 sur 28).

Ce sont des pays où "les femmes enceintes sont le moins susceptibles de recevoir de l'aide" en raison de la pauvreté, des conflits ou d'institutions fragiles, dit le rapport.

En haut du classement, on retrouve les pays les plus avancés en matière de santé et d'éducation: Japon, Islande (1 sur 1.000), Singapour (1 sur 909), Finlande (1 sur 833), Estonie et Slovénie (1 sur 769), Chypre (1 sur 714), Bélarus, Luxembourg, Norvège et Corée du Sud (1 sur 667). En France, 1 bébé sur 416 décède pendant son premier mois de vie.

Le niveau de revenus d'un pays n'est qu'un indicateur dans ces disparités, souligne le rapport.

Au Koweït et aux Etats-Unis, deux des pays à revenus élevés, le taux de mortalité néonatale est autour de 4 pour 1.000. C'est à peine mieux que plusieurs pays à revenus intermédiaires, comme le Sri Lanka et l'Ukraine où ce taux est autour de cinq pour 1.000.

Les différences sont notables aussi à l'intérieur même d'un pays: les bébés nés dans des familles pauvres ont en moyenne 40% plus de risques de mourir avant un mois.

- Le modèle rwandais -

Le rapport accompagne le lancement d'une vaste campagne, baptisée "Pour chaque enfant, une chance de vivre", qui a pour objectif d'assurer "l'accès à des soins de santé abordables et de qualité" pour chaque mère et son bébé.

Plus de 80% des décès peuvent être évités grâce à des sages-femmes formées, de l'eau potable, des produits désinfectants, une bonne alimentation, ainsi qu'un allaitement dès la première heure et un contact physique entre la mère et son bébé.

Le manque de personnel de santé compétent est le principal problème des pays pauvres. La Norvège compte ainsi 18 médecins, infirmières ou sages-femmes pour 10.000 habitants en 2018, pour un seul en Somalie.

Les améliorations en matière de santé peuvent être chères alors "il est crucial d'investir l'argent de la bonne façon", assure à l'AFP Willibald Zeck, à la tête du programme mondial maternel et néonatal de l'Unicef.

L'agence onusienne salue notamment le travail du Rwanda, où le taux de mortalité néonatale a diminué de moitié entre 1990 et 2016 (de 41 à 17 pour 1.000).

Le gouvernement "a en effet joué un rôle actif dans la mise en oeuvre d'un régime d'assurance national qui a bénéficié aux mères les plus pauvres et les plus vulnérables", explique-t-elle.

"Ces chiffres témoignent de l'importance de la volonté politique d'investir dans des systèmes de santé solides" qui peut "faire une grande différence, même là où les moyens sont limités", affirme le rapport.

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Un Japonais remporte le droit de garde de 13 enfants nés de mères porteuses en Thaïlande

mar, 02/20/2018 - 06:20

Un riche Japonais a remporté mardi le droit de garde de treize de ses enfants nés de mères porteuses en Thaïlande, dernier rebondissement d'un scandale dit de "l'usine à bébés" qui avait mis en lumière les zones grises du marché de la procréation médicalement assistée.

Au terme de cette affaire hors normes, qui avait passionné la presse internationale lors de sa révélation en 2015, le tribunal pour enfants de Bangkok a invoqué "le bonheur des treize enfants nés de mères porteuses" pour justifier sa décision d'accorder à Mitsutoki Shigeta "l'intégralité des droits parentaux".

"Leur père biologique n'a pas d'antécédent de mauvais comportements", a tranché le tribunal, sans se prononcer sur la santé mentale d'un homme ayant décidé de se lancer dans une entreprise de procréation pléthorique.

Cela devrait permettre à Mitsutoki Shigeta, riche héritier japonais, de ramener ses enfants au Japon. Il a déjà mis en place toute la logistique, engageant des nourrices pour s'occuper de sa nombreuse progéniture, a précisé le tribunal.

Le riche héritier, très discret depuis l'éclatement du scandale, n'avait pas fait le déplacement à Bangkok mardi.

Son avocat thaïlandais, Kong Suriyamontol, a précisé que le transfert des treize enfants au Japon allait être négocié avec le gouvernement thaïlandais. "On va voir quand les enfants seront prêts. Après avoir été placés pendant si longtemps, il faut éviter les changements brusques", a précisé l'avocat.

Quant aux motivations de son client pour se lancer dans une telle entreprise, l'avocat a seulement expliqué devant la presse, venue en nombre, que son client souhaitait avoir une famille nombreuse. "Il est né dans une famille nombreuse et veut que les enfants grandissent ensemble", a-t-il seulement dit.

Tout avait commencé à l'été 2014 avec la découverte de plusieurs des bébés vivant avec leurs mères porteuses dans un appartement de Bangkok loué par leur client japonais commun.

Des tests ADN avaient rapidement prouvé que les bébés étaient tous nés du même père japonais, ce qui avait valu à l'affaire le surnom médiatique de "l'usine à bébés".

Les mères avaient ensuite porté plainte contre l'Etat afin de récupérer leurs enfants, remis aux services sociaux - tandis qu'à distance le père japonais se lançait dans une bataille légale pour récupérer ses enfants.

Les mères porteuses thaïlandaises ont signé mardi un accord reconnaissant qu'elles abandonnaient leurs droits parentaux, a précisé le tribunal pour enfants de Bangkok. Aucune précision n'a été donnée quant à leur éventuelle indemnisation.

-Interdiction pour les étrangers-

Le marché des mères porteuses s'était développé en Thaïlande depuis des années, grâce à un flou juridique. Mais le scandale de "l'usine à bébés" avait suscité l'émoi et conduit en 2015 à une loi interdisant cette pratique pour les étrangers.

Un couple d'Australiens avait fait scandale au même moment en abandonnant leur bébé trisomique à sa mère porteuse thaïlandaise.

Depuis, le marché pour les étrangers en quête de ventres à louer s'est déplacé dans d'autres pays d'Asie du Sud-Est.

Au Cambodge, ce business de la "gestation pour autrui" (GPA) s'est très rapidement développé après l'interdiction décrétée en Thaïlande: les prix proposés y étaient très bas, notamment par rapport aux Etats-Unis, et en l'absence de régulation, les cliniques acceptaient les couples homosexuels comme les célibataires.

Mais les autorités cambodgiennes ont fini par interdire cette pratique à leur tour. En août dernier, une infirmière australienne a été condamnée à 18 mois de prison pour sa participation à une clinique spécialisée dans les mères porteuses.

Récemment, le Laos semble le nouveau pays de la région où se développe la GPA. En avril 2017, un homme qui tentait de faire passer en contrebande des flacons de sperme a été arrêté à la frontière entre le Laos et la Thaïlande.

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JO-2018: Mardi argenté pour les Bleus

mar, 02/20/2018 - 06:13

Avec deux médailles d'argent supplémentaires, mardi à Pyeongchang grâce aux patineurs Papadakis-Cizeron et à Marie Martinod en ski halfpipe, la France a franchi un cap majeur aux JO-2018, portant son total à 12 médailles, deuxième meilleur score de l'histoire.

Le record de médailles - 15 à Sotchi en 2014 - apparaît désormais accessible, alors qu'il reste cinq jours et demi de compétition. L'objectif de la Direction technique nationale (DTN) pour Pyeongchang - 20 podiums - est encore un peu loin.

Dans l'histoire, la France fait donc déjà mieux que les 11 médailles de Vancouver 2010 et Salt Lake City 2002, les meilleurs rendez-vous des JO d'hiver, avant Sotchi.

Pour les médaillés français de la matinée, l'argent n'a pourtant pas le même goût: un peu de regret pour les patineurs, de la joie pure pour la maman du snowboard.

L'histoire était cousue de fil blanc pour Papadakis et Cizeron, depuis le programme court de lundi, où un souci vestimentaire les a sans doute privés de précieux points.

Mais le succès des Canadiens Virtue et Moir - leurs partenaires d'entraînement - est tout sauf un scandale. En témoignent les scores totaux des deux duos (206,07 pts pour les Canadiens et 205,28 pour les Français), qui sont supérieurs à l'ancien record du monde (203,16, par Papadakis et Cizeron en janvier lors des championnats d'Europe).

Les Français ont tout tenté mardi, malgré sans doute une nuit difficile après l'épisode du sein dénudé de la veille. Gabriella Papadakis, en particulier, a affiché une force mentale hors normes pour établir, avec Guillaume Cizeron, un nouveau record du monde du programme libre (123,35).

- Le show Martinod -

Mais Tessa Virtue et Scott Moir n'ont pas craqué sous la pression et les deux duos pouvaient ensuite se féliciter chaudement.

Les Américains Maia et Alex Shibutani complètent le podium, en bronze (192,59 pts).

Un peu plus d'une heure auparavant, Marie Martinod a elle savouré avec délice sa médaille d'argent en ski halfpipe, elle qui avait déjà goûté au même métal quatre ans plus tôt à Sotchi.

Juste après sa performance, Martinod a affiché un sourire aussi large qu'un tube de halfpipe, avec sa fille dans les bras tapant dans la main de la championne olympique, la Canadienne Cassie Sharpe. L'Américaine Brita Sigourney a pris la médaille de bronze du concours.

Dans le clan français, cela a effacé un peu la déception née du forfait de dernière minute de l'autre Tricolore qualifiée pour la finale, Anaïs Caradeux, blessée en qualifications lundi.

Blagueuse, rigolarde au moment de monter sur le podium, la Française s'est approchée du podium en marchant à l'envers, à rebours du protocole, sous les rires de Cassie Sharpe.

Beaucoup moins de manifestation de joie, au patinage, mais sans doute pas moins d'émotions. L'argent, malgré tout, fait souvent le bonheur.

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Syrie: l'ONU réclame l'arrêt immédiat des bombardements sur une enclave rebelle

mar, 02/20/2018 - 05:40

L'ONU a réclamé lundi l'arrêt immédiat des bombardements de l'armée syrienne sur l'enclave rebelle de la Ghouta orientale, où près de 80 civils ont été tués dans la journée selon une ONG.

Au moins 77 civils, dont 20 enfants, ont été tués lundi dans les bombardements intensifs du régime syrien sur cette enclave rebelle proche de Damas, a annoncé cette ONG, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Quelque 300 personnes ont également été blessées dans les bombardements de l'artillerie et de l'aviation, au lendemain d'un renforcement des positions du régime autour de l'enclave assiégée qui laisse entrevoir une offensive terrestre.

Les raids aériens et le pilonnage de l'artillerie continuent sur plusieurs villes de cette région assiégée depuis 2013 par le régime du président Bachar al-Assad et en proie à des pénuries, selon des correspondants de l'AFP.

La coalition nationale syrienne basée en Turquie, principale formation de l'opposition en exil, a dénoncé dans un communiqué une "guerre d'extermination" et "le silence international" face aux "crimes" du pouvoir.

Les bombardements de civils "doivent cesser maintenant", a déclaré le coordinateur de l'ONU pour l'aide humanitaire en Syrie, Panos Moumtzis. "La situation humanitaire des civils dans la Ghouta orientale est totalement hors de contrôle. Il est impératif de mettre fin immédiatement à cette souffrance humaine insensée", a dit M. Moumtzis dans un communiqué.

"La récente escalade de la violence aggrave une situation humanitaire déjà précaire pour les 393.000 habitants de la Ghouta orientale, dont beaucoup sont des personnes déplacées", a souligné M. Moumtzis.

Selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, "le régime bombarde intensément la Ghouta orientale en vue d'une offensive terrestre" et après avoir massé des renforts autour de la zone.

Dimanche, le régime avait tiré des centaines de roquettes sur la région, tuant 17 civils. Lundi, les frappes aériennes ont semé mort et désolation dans plusieurs localités.

Dans une morgue improvisée de la ville de Douma, un homme effondré, Nidal, pleurait près du corps sans vie de sa fille Farah.

Dans les hôpitaux de fortune, des parents cherchaient désespérément leurs enfants, morts ou vivants. Un homme éclatait en sanglots en découvrant la dépouille de son nouveau-né posée sur une couverture, à côté d'une flaque de sang.

- 'Dieu et les sous-sols' -

A Hammouriyé, les civils paniqués cherchent à s'abriter des frappes. "Nous n'avons plus que la miséricorde de Dieu et nos sous-sols où nous nous cachons", a déclaré à l'AFP un habitant. "Nous n'avons aucune alternative".

Le 5 février, l'armée avait déclenché une campagne aérienne de cinq jours d'une intensité inédite sur la Ghouta, faisant environ 250 morts parmi les civils et des centaines de blessés.

Deux groupes rebelles islamistes contrôlent la majorité de la Ghouta orientale, mais des jihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham sont également présents dans quelques poches, dont l'une adjacente à Damas.

Des pourparlers sont en cours pour évacuer ces jihadistes, selon l'OSDH et le quotidien syrien Al-Watan.

Dans son communiqué, la coalition de l'opposition a accusé la Russie, alliée du régime, de chercher "à enterrer le processus politique" en vue d'une solution au conflit qui a fait depuis le 15 mars 2011 plus de 340.000 morts.

- Forces prorégime à Afrine ? -

Le régime veut reprendre la Ghouta orientale pour mettre fin aux tirs de roquettes des rebelles sur la capitale. Six roquettes se sont abattues sur Damas dimanche soir faisant un mort, selon les médias officiels.

Depuis le 5 février, plus de 20 civils ont péri dans des bombardements rebelles sur Damas. Lundi, des habitants de quartiers proches des zones rebelles se préparaient à quitter leur foyer par peur de nouveaux tirs de roquettes en cas d'un assaut de l'armée.

Jawad al-Obros, qui habite avec sa mère, son père et sa s?ur à Qassaa, un quartier jouxtant l'un des principaux fronts entre régime et rebelles, a commencé à se renseigner sur les prix d'hôtels à Yaafour, dans l'ouest de la capitale.

"Nous sommes fatigués, il semble qu'il n'y ait de solution que celle d'une offensive militaire finale", a-t-il déclaré à l'AFP.

Après avoir opposé les rebelles au régime, la guerre en Syrie s'est complexifiée avec l'implication de groupes jihadistes et de puissances régionales et internationales.

A Afrine, dans le nord-ouest, la Turquie mène depuis le 20 janvier une offensive contre une milice kurde syrienne, les Unités de protection du peuple (YPG), qu'elle considère comme "terroriste".

Le régime syrien devait commencer à déployer des troupes dans cette enclave kurde devenue de facto semi-autonome, en soutien aux Kurdes. Selon l'agence officielle syrienne Sana, les forces prorégime "rejoindront la résistance contre l'agression turque".

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JO-2018: Papadakis et Cizeron en argent en danse sur glace, 12e médaille française

mar, 02/20/2018 - 05:33

Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron ont remporté l'argent en danse sur glace mardi et offert à la France une douzième médaille aux Jeux olympiques de Pyeongchang.

Deuxièmes après le programme court de la veille, les Français n'ont pas réussi à rattraper leur retard sur les Canadiens Tessa Virtue et Scott Moir, qui ont décroché l'or et un nouveau record du monde (206,07 points). Les Américains Maia et Alex Shibutani complètent le podium avec la médaille de bronze.

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Pérou: vers un nouveau procès de Fujimori, récemment gracié

mar, 02/20/2018 - 05:32

Un tribunal péruvien a ordonné que l'ex-président Alberto Fujimori (1990-2000), âgé de 79 ans et récemment gracié, soit à nouveau jugé, cette fois pour le meurtre de six habitants d'un village en 1992, ont annoncé lundi les autorités judiciaires.

Dans ce dossier, "le droit à la grâce pour raisons humanitaires de l'ex-président Alberto Fujimori ne s'applique pas", ont indiqué les autorités judiciaires sur Twitter.

L'ancien chef d'Etat, qui purgeait une peine de 25 ans de prison pour crimes contre l'humanité et corruption, a été gracié le 24 décembre pour raisons de santé par le président péruvien Pedro Pablo Kuczynski.

Le parquet a ordonné qu'il soit jugé avec 23 autres personnes, dont d'anciens éléments d'un groupe paramilitaire et de l'armée.

Le 29 janvier 1992, alors que le gouvernement Fujimori menait une grande offensive contre la guérilla maoÏste du Sentier lumineux, des membres du Groupe Colina, composé notamment de militaires, avaient enlevé et assassiné six habitants du village de Pativilca, au nord de Lima.

L'opération avait été était menée par un des "escadrons de la mort" lancés par les autorités péruviennes contre la guérilla.

Les procureurs réclament 25 ans de prison contre Alberto Fujimori, accusé d'enlèvements, homicides et association de malfaiteurs.

L'avocat de l'ex-président, Miguel Pérez, a indiqué à la chaîne de télévision RPP avoir informé son client. "Il est parfaitement calme", a-t-il assuré.

"Maintenant, d'un point de vue légal, un appel est possible, pour avoir une décision définitive en deuxième instance" sur la tenue ou non d'un procès incluant M. Fujimori, a dit l'avocat, qui avait proposé que l'ex-chef d'Etat comparaisse comme simple "témoin", ce qu'a refusé le tribunal.

La décision du président Kuczynski de gracier M. Fujimori avait soulevé une polémique, ainsi que les critiques d'organisations de défense des droits de l'homme, et provoqué plusieurs manifestations de Péruviens.

M. Kuczynski est accusé d'avoir négocié politiquement cette mesure en échange de son maintien au pouvoir avec le soutien du mouvement politique fondé par M. Fujimori.

"Monsieur Fujimori reprend dès maintenant son statut de prévenu", a souligné lundi l'avocat spécialisé en droits de l'homme Carlos Rivera.

"Je déplore la décision (...) dans l'affaire Pativilca. J'ai bon espoir que mon père sera acquitté, après un procès sans pressions politiques", a déclaré via Twitter Keiko Fujimori, fille de l'ancien président et actuelle présidente du parti politique Fuerza Popular.

Elle a estimé que cette décision ne devait pas constituer une "excuse pour emprisonner à nouveau un homme d'un âge avancé et à la santé fragile", ajoutant que son père "mérite" d'être en liberté pendant le procès.

- Les corps jamais retrouvés -

La Commission de la vérité et de la réconciliation avait pu reconstituer les faits survenus en janvier 1992 à Pativilca grâce à des témoignages des familles des hommes enlevés et tués ce jour-là.

Les proches des victimes avaient raconté qu'un commando d'hommes vêtus d'habits sombres étaient arrivés dans la nuit au village, avaient capturé et frappé six hommes avant de les emmener dans plusieurs véhicules. Les corps des six victimes - trois agriculteurs, un étudiant, un chauffeur et un professeur - n'ont jamais été découverts.

L'avocate des familles, Gloria Cano, avait exigé que soit respecté le droit des victimes et que le droit de grâce dont dispose le président Kuczynski ne s'applique pas à ce dossier.

"Si le droit de grâce est finalement appliqué, nous allons saisir les instances internationales", avait mis en garde l'avocate.

Des organisations de défense des droits de l'homme et des familles de victimes ont demandé début février à la Cour interaméricaine des droits de l'homme, dont le siège est à San José (Costa Rica), de se prononcer contre la grâce accordée à M. Fujimori.

Cette grâce "équivaut à une insulte à la mémoire et à la dignité de nos frères, mères et fils", avait affirmé une proche des victimes, Carmen Amaro.

Alberto Fujimori a retrouvé la liberté après 12 ans de prison, après avoir été condamné à 25 ans de réclusion pour la mort de 25 personnes tuées par deux "escadrons de la mort" en 1991 et 1992, à Barrios Altos, un quartier de Lima, et à l'université La Cantuta.

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Abbas à l'ONU pour défendre la création d'un Etat palestinien

mar, 02/20/2018 - 04:20

Le président palestinien Mahmoud Abbas prononce mardi une rare allocution devant le Conseil de sécurité pour appeler à une reconnaissance de la Palestine comme Etat membre de l'ONU et rejeter une médiation unique des Etats-Unis dans le processus de paix.

Son "face à face" avec l'ambassadrice américaine Nikki Haley sera "intéressant", notent des diplomates.

Fin janvier, cette dernière avait accusé Mahmoud Abbas de manquer de courage: "Nous n'allons pas courir après une gouvernance palestinienne qui n'a pas ce qu'il faut pour parvenir à la paix".

"Pour obtenir des résultats historiques, nous avons besoin de dirigeants courageux", avait-elle ajouté.

Le président palestinien, qui est déjà intervenu au Conseil de sécurité en 2008 et 2009, "devrait être sur un mode combatif mais modéré", estiment des diplomates.

Il mentionnera "sans doute" son souhait d'une reconnaissance de la Palestine à l'ONU. Mais il devrait surtout réclamer "une démarche collective du Conseil de sécurité".

Selon des responsables palestiniens, Mahmoud Abbas va appeler à des négociations avec Israël dans un cadre élargi et pas sous l'égide principale des Etats-Unis. Et dénoncer à nouveau la décision américaine de reconnaître unilatéralement Jérusalem comme capitale d'Israël.

"Nous pourrons accepter différents formats" pour ces négociations, a affirmé Nasser al-Qudwa, l'un de ces responsables. Elles pourraient avoir lieu sous l'égide du groupe dit des P5 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité: Etats-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni), ou bien du P5+1 (les mêmes, plus l'Allemagne), ou bien un "Quartette élargi", ou encore une conférence internationale de paix", a-t-il détaillé.

- Ire américaine -

La Palestine est depuis 2012 "Etat observateur non membre" de l'ONU, ce qui lui a permis d'intégrer des agences onusiennes et de rejoindre la Cour pénale internationale (CPI). Mais elle n'est toujours pas un membre à part entière de l'ONU, même si elle est reconnue par plus de 130 pays.

Un statut de membre passe par une recommandation du Conseil de sécurité à l'Assemblée générale de l'ONU, sans veto des Etats-Unis, premier soutien d'Israël.

M. Abbas refuse tout contact direct avec l'administration américaine depuis la reconnaissance par le président Donald Trump fin 2017 de Jérusalem comme capitale d'Israël, qui a discrédité, pour les Palestiniens, le rôle de médiateur principal des Etats-Unis.

En décembre, les Palestiniens ont bénéficié de l'unanimité du Conseil de sécurité moins une voix --un veto de Washington-- pour condamner cette décision. Cette condamnation a ensuite été approuvée majoritairement par l'Assemblée générale de l'ONU, suscitant l'ire de Washington et de Nikki Haley.

Mardi, l'ambassadeur israélien à l'ONU Danny Danon doit répondre au président palestinien devant le Conseil de sécurité, en présence du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, qui a prévu un entretien bilatéral avec Mahmoud Abbas.

Israël rejette tout cadre multilatéral pour le processus de paix, décriant l'ONU comme l'Union européenne.

- Limbes -

Le président palestinien a déjà exhorté les Européens à reconnaître la Palestine le 22 janvier à Bruxelles et fait de même avec le président russe Vladimir Poutine à Moscou le 12 février.

"C'est bien joué de sa part. Le simple fait qu'il vienne s'exprimer devant le Conseil de sécurité est une formidable forme de reconnaissance et de démenti à la stigmatisation américaine", note un diplomate.

Le processus de paix au Proche-Orient est depuis plusieurs années dans l'impasse.

L'administration Trump a indiqué travailler sur un plan de paix mais ce dernier semble toujours dans les limbes, selon des diplomates. "Ils sont en pleine discussion interne", selon un diplomate, qui doute que Washington sache déjà où en venir.

Début février, M. Guterres a mis en garde contre la création d'une "réalité irréversible à un Etat" au lieu de la solution préconisée jusqu'à présent de deux Etats vivant côte à côte, Israël et la Palestine, en dénonçant la poursuite de la colonisation "en Cisjordanie, y compris à Jérusalem Est".

"Il s'agit d'un obstacle majeur à la paix, qui doit cesser avec un retour en arrière", a-t-il asséné.

Sur fond de dissensions interpalestiniennes Fatah-Hamas et de réduction d'aide financière américaine à des programmes de l'ONU destinés aux Palestiniens, le conflit au Proche-Orient doit de nouveau être abordé jeudi à New York, lors d'une réunion informelle.

L'ex-président américain démocrate Jimmy Carter, initiateur à la fin des années 1970 d'un traité de paix historique entre Israël et l'Egypte, a été invité mais sa santé pourrait l'empêcher d'être présent.

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JO-2018: Marie Martinod en argent en halfpipe, 11e médaille française

mar, 02/20/2018 - 04:17

Marie Martinod a remporté mardi la médaille d'argent du ski halfpipe, comme à Sotchi il y a quatre ans, décrochant ainsi la 11e médaille française des Jeux olympiques de Pyeongchang.

La Française de 33 ans a signé son meilleur run au 2e passage (92,60) pour terminer derrière la Canadienne Cassie Sharpe (95,80), médaillée d'or, et devant l'Américaine Brita Sigourney (91,60), en bronze.

Revenue en 2011 après plusieurs années à la retraite pour vivre les Jeux (le ski halfpipe a fait son entrée aux JO à Sotchi), Martinod ne s'est plus arrêtée depuis. 2017 a même été sa grande année avec un globe de cristal, une médaille d'or aux X Games et de l'argent aux Mondiaux.

"J'avais un souci ou coccyx et il ne fallait pas que je pose le cul", a-t-elle commenté au micro de France 2.

La seconde française qualifiée pour la finale mardi, Anaïs Caradeux, a déclaré forfait en raison d'un gros hématome à l??il après sa chute en qualifications.

Martinod elle aussi a chuté mardi, mais dans le dernier run alors qu'elle était déjà assurée d'obtenir au moins la médaille d'argent. Sharpe s'est alors élancée pour son ultime run en étant elle-même déjà assurée de l'or. Et elle non plus n'a pas terminé ce troisième run.

Énorme déception pour l'Américaine Maddie Bowman, championne olympique à Sotchi il y a quatre ans et vainqueur en halfpipe de trois des derniers X Games dont ceux de 2018: après avoir complètement raté les deux premiers runs, elle a lourdement chuté dans le troisième et termine 11e (27,00 pts).

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Scandale Oxfam: l'ONG présente ses excuses au peuple haïtien

mar, 02/20/2018 - 03:20

L'ONG britannique Oxfam a présenté ses excuses au peuple haïtien lundi pour les dérives sexuelles de certains de ses employés, exprimant sa "honte" en remettant aux autorités à Port-au-Prince son rapport d'enquête interne.

Le directeur général d'Oxfam Mark Goldring doit venir mardi à Londres s'expliquer sur ce scandale devant une commission parlementaire britannique, de même qu'un responsable d'une autre organisation humanitaire elle aussi touchée par un scandale, Save the Children.

Le rapport interne remis au gouvernement haïtien décrit en onze pages de nombreuses dérives de la mission humanitaire déployée en Haïti après le séisme meurtrier de 2010.

Un responsable y reconnaît avoir payé des prostituées, d'autres employés sont accusés de harcèlement et d'intimidation, et un témoin a été menacé physiquement.

"Nous sommes venus ici (à Port-au-Prince, ndlr) pour exprimer notre honte et nos excuses au gouvernement haïtien et à la population haïtienne pour ce qui s'est passé", a déclaré Simon Ticehurst, directeur régional d'Oxfam pour l'Amérique Latine et les Caraïbes.

Il venait de s'entretenir pendant deux heures avec Aviol Fleurant, ministre haïtien de la Planification et de la Coopération externe.

"Nous avons pris de nombreuses mesures pour améliorer les mesures internes de sauvegarde" censées éviter les mauvais comportements, a assuré M. Ticehurst.

"On va maintenant solliciter des rapports de toutes sortes, audits, rapports financiers, dans un souci de reddition de comptes", a déclaré le ministre haïtien.

Il s'est interrogé sur une éventuelle "obstruction à la justice" de la part d'Oxfam, car avant la remise du rapport lundi, les autorités haïtiennes n'avaient "jamais été informées de ces crimes commis dans les locaux de l'institution".

Les autorités haïtiennes ont annoncé la semaine dernière vouloir mener leur propre enquête. L'ONG s'était engagée à leur remettre lundi une version intégrale de son rapport rédigé en 2011 et dont une version partiellement censurée a été rendue publique lundi.

Le Belge Roland Van Hauwermeiren, ancien directeur d'Oxfam en Haïti, a reconnu avoir eu des rapports tarifés avec des prostituées dans des locaux financés par l'organisation. Le recours à des prostituées mineures n'a pas été exclu par Oxfam.

"C'est absolument horrible", a déclaré lundi la Première ministre britannique Theresa May. Les comportements révélés sont "bien en-deçà des standards que nous pouvons attendre des associations caritatives et ONG avec lesquelles nous travaillons", a-t-elle dit.

- 'Beaucoup de filles' -

Dans le quotidien The Times, une jeune Haïtienne, Mikelange Gabou, raconte avoir eu une relation avec M. Van Hauwermeiren alors qu'elle avait 16 ans et lui 61. Elle dit qu'il lui a donné de l'argent et des couches pour son nouveau-né. Selon elle, il invitait parfois dans sa maison des femmes venues demander un emploi et leur donnait parfois de l'argent.

"Il m'aidait mais il avait beaucoup de filles", raconte-t-elle. "C'était toujours des (...) Haïtiennes. Les femmes étaient sa distraction".

M. Van Hauwermeiren avait affirmé qu'il n'avait pas organisé d'orgies avec de jeunes prostituées. Dans une lettre publiée par des médias belges, il avait seulement reconnu avoir eu des rapports sexuels avec une "femme honorable et d'âge mûr" et avait soutenu qu'il ne lui avait pas versé d'argent.

Selon le rapport, sept employés d'Oxfam en Haïti ont quitté l'ONG dans le cadre de l'enquête. Outre le recours à des prostituées, certains étaient également mis en cause pour harcèlement et intimidation, envers d'autres membres du personnel notamment.

Quatre ont été licenciés pour "faute grave" tandis que trois ont démissionné, dont Roland Van Hauwermeiren, auquel il a été proposé un "départ digne, à condition qu'il coopère pleinement avec le reste de l'enquête".

Oxfam dit avoir choisi de rendre public ce rapport pour "être aussi transparente que possible quant aux décisions prises durant l'enquête". Elle affirme avoir communiqué aux autorités compétentes les noms des personnes soupçonnées.

L'ONG a dévoilé vendredi un plan d'action pour empêcher de nouveaux abus sexuels et tenter ainsi d'apaiser la polémique qui a fait fuir ses soutiens.

Le ministère britannique du Développement international a imposé à chaque organisation percevant des subventions publiques, dont Oxfam, de lui faire parvenir un rapport sur les pratiques de prévention interne d'ici au 26 février.

"Nous ne travaillerons pas avec quiconque ne satisfait pas aux normes élevées que nous avons établies", a averti Theresa May.

- Cascade de révélations -

Dans son rapport de 2011, Oxfam estimait devoir mettre en place de "meilleurs mécanismes" pour informer d'autres régions et agences du comportement problématique de certains employés.

L'organisation s'est pourtant vu reprocher d'avoir laissé les salariés incriminés rejoindre d'autres ONG, sans mise en garde. Après Oxfam, Roland Van Hauwermeiren a rejoint l'ONG française Action contre la faim au Bangladesh. Cette dernière a déploré de ne pas avoir été prévenue.

Les premières révélations sur les agissements des employés d'Oxfam en Haïti en avaient entraîné d'autres, notamment sur des abus au Soudan du Sud et au Liberia.

Le scandale s'est aussi étendu à d'autres organisations humanitaires, dont Save the Children. L'ONG britannique est accusée d'avoir laissé partir sans sanction un de ses employés, alors qu'il lui était reproché un comportement sexuel inapproprié envers des collègues féminines.

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JO-2018: Vonn et Goggia, l'amitié malgré la rivalité

mar, 02/20/2018 - 03:13

L'amitié et la rivalité à toute vitesse: pour ses probables adieux à la descente olympique, la reine américaine de la vitesse Lindsey Vonn retrouve sa meilleure amie-ennemie, l'Italienne Sofia Goggia, aux JO de Pyeongchang, mercredi (11h00 locales, 03h00 en France).

"Je suis prête, décidée et en forme": médaillée d'or de la descente aux Jeux 2010 de Vancouver, l'Américaine entend éloigner toute pensée nostalgique.

"Ce sera certainement ma dernière descente aux Jeux, mais j'essaie de ne pas y penser, plutôt de me focaliser sur les moments présents et la course. Il sera temps de réfléchir après", a ajouté Vonn (33 ans), qui a tourné la page après sa 6e place, forcément décevante, en super-G samedi.

Réfléchir ? Évidemment à poursuivre sa carrière encore une saison ou deux pour battre le record absolu de 86 victoires en Coupe du monde de ski alpin du Suédois Ingemar Stenmark, dont elle s'est rapprochée à cinq unités.

- Folles de descente -

Mais dans l'immédiat, il faut se lancer, tout lâcher sur la piste sud-coréenne.

"C'est la descente, la vitesse, les sauts. Il faut du cran, de la folie à 100 %. Autant de choses que nous partageons avec Sofia, et c'est pour ça que je l'apprécie tant", indique Vonn.

Sofia, c'est Sofia Goggia, évidemment. L'Italienne de 25 ans qui peut lui barrer la route du sacre mercredi.

Une rivale ? Oui, bien sûr, mais une amie, aussi, qui éclot au plus haut niveau alors que Vonn est au crépuscule de sa carrière.

Goggia a remporté ses deux premières victoires sur le circuit majeur justement à Jeongseon, en descente et super-G, en mars l'an dernier. Chaque fois, elle avait devancé Vonn sur le fil des centièmes.

Et Goggia avait fêté ces premières en brandissant à deux mains le drapeau vert-blanc-rouge et entonné l'hymne de Mameli "Frères d'Italie". La Scala sur la scène du ski alpin.

Vonn avait adhéré à cet enthousiasme et co-signé la partition, le début d'une estime réciproque.

En Corée du Sud, l'Italienne - qui comme Vonn avait manqué Sotchi-2014 suite à une blessure - aborde la descente comme sa cons?ur américaine, de manière détendue.

"Je veux seulement skier sereine. J'ai trouvé l'authenticité de mon ski en super-G, ce qui vaut de l'or, même si j'ai terminé seulement 11e (après avoir été nettement devant pendant les deux-tiers du parcours, ndlr). Je sais aussi que nous sommes ici pour la médaille. Si tu la décroches, tu es une héroïne, sinon on dit que tu ne supportes pas la pression", a relativisé la Bergamasque, dont le ski extrême est sujet aux fautes.

- Une question d'âme -

"Comme d'habitude je donnerai tout. Je connecterai mon âme à l'âme de la descente. Après, advienne que pourra", a poursuivi la Lombarde.

"Moi et Sofia sommes les favorites, mais il faut aussi se méfier des Autrichiennes", a averti Vonn.

Lorsque Vonn prendra sa retraite, le ski alpin devra se trouver une autre star. L'Américaine Shiffrin est d'ores et déjà bien placée, même si elle ne disputera pas la descente olympique pour se concentrer sur le combiné.

Goggia fait partie des prétendantes, au même titre que la Tchèque Ester Ledecka, snowboardeuse de formation qui a crevé l'écran aux Jeux en remportant le super-G.

"La victoire de (la Tchèque Ester) Ledecka en super-G est une de ces surprises qui font du bien à notre sport. Mais j'espère que ça s'arrêtera là", a déclaré Goggia.

Comme Shiffrin, Ledecka ne fera pas la descente, les yeux rivés sur le slalom géant parallèle de snowboard (qualifications jeudi, finale samedi).

Goggia possède donc une occasion en or de briller auprès du grand public. A moins que son amie Vonn ne lui fasse un cadeau empoisonné...

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JO-2018: Fourcade repart au combat avec les Bleus lors du relais mixte

mar, 02/20/2018 - 00:00

Deux jours après son quatrième titre olympique décroché dimanche à Pyeongchang (Corée du Sud) au bout du suspense sur la mass start, Martin Fourcade remet mardi soir (20h15 locales, 12h15 françaises) le bleu de chauffe avec les copains de l'équipe de France, pour le relais mixte.

C'est la médaille qui manque encore à Martin Fourcade sous les Anneaux: le Pyrénéen de 29 ans est allé chercher ses six podiums entre Vancouver-2010, Sotchi-2014 et Pyeongchang-2018 tout seul, comme un grand, mais n'a pas encore connu ce bonheur par équipes. L'occasion est toute trouvée de réparer l'anomalie et de marquer encore un peu plus l'Histoire: en cas de succès aux côtés de Simon Desthieux, Marie Dorin et Anaïs Bescond, il deviendrait en effet le sportif français le plus couronné aux Jeux olympiques, avec cinq titres, devant les escrimeurs Christian d'Oriola et Lucien Gaudin.

Les espoirs de médaille existent, mais les trois autres relayeurs devront se mettre au diapason de leur leader, qui prendra comme à son habitude le dernier relais.

Fourcade a estimé lundi que l'équipe avait "un beau potentiel" mais prévenu que l'épreuve, tout comme le relais messieurs vendredi, serait "une lutte acharnée", citant notamment l'Allemagne, la Norvège et la Suède.

"Ce sera à nous de saisir notre chance et de ne rien avoir à regretter", a-t-il encore affirmé.

- "La victoire encore plus belle" -

Lundi, le tout frais quadruple champion olympique est allé recevoir sa nouvelle breloque en or sur la place des médailles dans le parc olympique, au pied du stade ayant accueilli la cérémonie d'ouverture. Et c'est un autre immense champion de l'olympisme français qui lui a remis son trophée tant désiré.

"Tony Estanguet était encore plus content que moi", a glissé Fourcade après avoir reçu des mains du triple champion de canoë (2000, 2004, 2012) sa médaille d'or de la mass start, lundi à Pyeongchang.

"Il m'a dit: +Tu l'as fait, c'est génial+, a raconté Fourcade à l'issue de la cérémonie. Il était presque plus content que moi que je le dépasse au nombre de titres olympiques. J'étais super content de partager ce moment avec lui. C'est un symbole immense pour moi que ce soit lui qui me remette la médaille ce soir. C'est un athlète que j'admire, un être humain que j'admire."

Le Français en a profité pour revenir sur la fin de course à couper le souffle, conclue à la photo-finish face à l'Allemand Simon Schempp, qui lui a permis dimanche d'écrire une nouvelle page de sa légende.

"Après l'adrénaline et l'excitation du premier titre à Pyeongchang (sur la poursuite, ndlr), là c'était beaucoup plus profond, a expliqué Fourcade. J'ai mesuré hier soir à quel point on peut gagner ou passer à côté pour très peu. Cela rend la victoire encore plus belle. La victoire de la poursuite était magnifique, mais c'était une course maîtrisée, qui était à ma main, où je n'ai pas tremblé. Hier, même après l'arrivée, j'ai continué à trembler."

"Ce genre de moment permet d'encore plus apprécier et de montrer que ça reste exceptionnel, que ça n'est jamais facile. Quand on fait des courses comme hier, qu'on est obligé d'aller puiser au-delà de nos réserves, ça montre que ce n'est jamais facile", a-t-il poursuivi. Revivra-t-il de nouvelles émotions dès mardi?

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JO-2018: le halfpipe, un sport qui fait vraiment mal

lun, 02/19/2018 - 23:55

Des genoux qui craquent, des tibias qui cassent, des épaules qui se disloquent, des sponsors qui s'envolent et des proches qui ne veulent plus voir ça: le ski halfpipe est une discipline extrêmement dangereuse, où les médailles sont plus rares que les séjours à l'hôpital.

Les skieurs halfpipe sont-ils masos ? En tous cas, leur rapport à la douleur et à la blessure n'est pas précisément celui de Monsieur Tout le monde.

"A partir du moment où on fait du halfpipe, on sait qu'on va se mettre des tartes, ça fait partie de notre vie", explique le Français Kevin Rolland, qui partira mardi en quête d'une deuxième médaille olympique après celle de bronze ramenée de Sotchi en 2014.

"Et si je fais le bilan de ma carrière, avec toutes les tartes que je me suis mis, je touche ma tête mais j'ai eu beaucoup de chance. Je me suis fait les deux ligaments croisés mais c'est les seules vraies blessures que j'ai eues", ajoute-t-il, oubliant qu'il a failli manquer les Jeux à cause d'une énorme entorse de l'épaule il y a 10 jours à l'entraînement.

- Petits bobos -

Mais admettons qu'il ait eu "beaucoup de chance". A quoi ressemble alors la carrière de quelqu'un qui n'en a pas eu ? A celle d'Anaïs Caradeux, elle aussi en course cette semaine sur le halfpipe de Pyeongchang.

"J'étais à Sotchi pour une médaille mais je m'y suis blessée. Et après j'ai enchaîné quatre ans de galères et de blessures. J'ai perdu tous mes sponsors et j'ai eu beaucoup moins de moyens d'entraînement. Je ne suis jamais revenue au niveau où j'étais avant Sotchi", explique la skieuse de La Clusaz.

"Ça a commencé par une commotion cérébrale, puis je me suis éclaté le cartilage du genou gauche et j'ai été opérée. Je suis revenue, je me suis fait les croisés du genou droit avec ménisque et cartilage. Je suis revenue et j'ai fait une nouvelle commotion. Suite à ça, j'ai eu des problèmes avec mon genou toute la saison suivante et j'ai dû me faire réopérer. Et derrière, je suis revenue, j'ai eu une contusion osseuse, encore au genou droit, puis une nouvelle commotion cérébrale en novembre. Là je viens de me blesser au genou, j'ai passé tout le mois de janvier sur mon canapé", énumère-t-elle comme un enfant compterait ses petits bobos.

"Je n'en ai pas eu trop non plus, je ne suis pas tous les jours à l'hôpital, même si ma mère en a marre de s'occuper des papiers d'assurance", plaisante-t-elle avant d'admettre que "depuis quatre ans, le ski ne (lui) a pas apporté beaucoup plus que des problèmes".

- 'Tellement géniaux' -

Alors pourquoi continuer à prendre ces risques, les mêmes qui ont récemment valu 62 points de suture au visage au snowboarder américain Shaun White qui lui, au moins, peut faire fructifier financièrement trois titres olympiques ?

"Un sportif de haut niveau n'est pas bien dans sa tête. Tu sacrifies ta vie de famille, tes finances pour certains. Mais tu es mordue d'un sport, tu te dis que tu as la chance de vivre de ta passion et que tu n'as pas le droit de lâcher. Les bons jours sont tellement géniaux que tu continues", explique Caradeux.

Thomas Krieff, le deuxième Français engagé, en est même à trouver des vertus à la blessure, un an après une rupture des ligaments croisés des deux genoux, doublée d'une fracture du plateau tibial gauche.

"Je me suis arrêté huit mois, huit mois et demi. J'ai repris petit à petit. C'est assez sympa parce que c'est un réapprentissage et tu te satisfais de plein de petits progrès. C'est vachement bon pour la tronche et tu redécouvres le plaisir. C'est presque un mal pour un bien de se blesser."

Un peu masos, vous dites ?

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Gibson, mythique fabricant de guitares, se débat contre la faillite

lun, 02/19/2018 - 23:20

Le célèbre fabricant de guitares Gibson, dont les instruments sont passés entre les mains de John Lennon ou Elvis Presley, est en proie à de grandes difficultés financières et se bat pour ne pas mettre la clé sous la porte.

Basé à Nashville, dans le Tennessee (sud), l'entreprise mythique a fait venir depuis lundi un nouveau directeur financier, Benson Woo, pour tenter de sauver le groupe, qui ploie sous les dettes.

Gibson Brands, qui commercialise aussi des systèmes audio pour le grand public et pour les professionnels, travaille "actuellement" avec une banque d'affaires pour établir un plan de refinancement de sa dette, explique l'entreprise dans un communiqué.

Selon le Nashville Post, le groupe doit payer 375 millions de dollars début août en raison de l'arrivée à échéance d'obligations.

"Même si les segments +instruments de musique+ et +audio professionnel+ sont rentables et en croissance, ils sont toujours sous le niveau connu il y a quelques années", a expliqué dans le communiqué le PDG Henry Juszkiewicz, qui tente parallèlement de relancer le groupe via un examen complet du budget et de la stratégie.

Gibson continue à recentrer "sa marque audio grand public Philips sur les produits qui ont le plus gros potentiel de croissance" tout en "éliminant les segments qui ne sont pas à la hauteur (des) attentes", est-il aussi expliqué.

Le groupe "espère que cette stratégie mènera aux meilleurs résultats financiers de son histoire au cours de l'année qui vient et (lui) permettra de rembourser ses dettes en intégralité dans les années qui viennent", est-il encore écrit.

Gibson a racheté en 2014 la branche divertissement du néerlandais Philips pour 135 millions de dollars.

Le groupe, dont un des plus célèbres modèles est la guitare Les Paul, a été fondé en 1894 et est aujourd'hui basé à Nashville, l'un des hauts lieux de la musique aux Etats-Unis (rock, blues, country...).

Parmi les stars dont les doigts ont couru sur les cordes des Gibson: le bluesman B.B. King, Keith Richards (Rolling Stones), Jimmy Page (Led Zeppelin) et bien d'autres...

En 2016, une Gibson Dove offerte à Elvis Presley par son père en 1969 a atteint 334.000 dollars lors d'une ventes aux enchères.

En 2015, un modèle qu'affectionnait John Lennon et qu'il avait utilisé pour composer des titres des Beatles comme "She loves you" et "All my loving" s'est vendue pour 2,4 millions de dollars.

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Wauquiez: avec Macron, il y a "une dictature totale en France"

lun, 02/19/2018 - 20:40

Laurent Wauquiez estime qu'avec Emmanuel Macron et "les guignols" de La République en Marche (LREM), "il y a une dictature totale en France", selon de nouveaux extraits de ses propos devant des étudiants lyonnais diffusés lundi par Quotidien, sur TMC.

"Vous avez vu les guignols d'En Marche ? Ils sont tous avec le petit doigt sur la couture, ils doivent tous voter la même chose. Quand ils osent apporter la moindre dissonance, ils se font taper dessus avec une matraque. Il n'y a aucun équilibre des pouvoirs en France. Donc il y a une dictature totale en France", peut-on entendre M. Wauquiez déclarer lors de ce cours, jeudi, devant des élèves de l'EM Lyon Business School.

L'émission "Quotidien" a diffusé lundi de nouveaux extraits après ceux diffusés vendredi. "Aucun étudiant n'avait signé d'accord de confidentialité et nous n'avons évidemment pas versé un centime pour le document", a expliqué à l'antenne le journaliste Paul Larrouturou, alors qu'une des porte-parole de LR, Laurence Sailliet, a évoqué lundi "un journaliste qui corrompt un élève en amont pour faire un enregistrement illégal".

Dans ces nouveaux extraits, Laurent Wauquiez évoque également les syndicats, le Medef et la CGPME dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, qu'il préside.

"Les associations syndicales recevaient à peu près cinq millions d'euros chaque année de la région. La CGT se faisait un joli chèque de trois millions d'euros sur le budget de la région. Chaque année. Moi, je les ai reçus, je leur ai dit: je suis extrêmement attaché à l'indépendance des syndicats, et comme je ne veux surtout pas que vous dépendiez de moi, c'est zéro", a-t-il expliqué.

"Et le pire, si on est très honnête entre nous, c'est que les plus catastrophiques, c'est qui ? C'est le Medef. C'est la CGPME. Eux, c'est pire que tout. Car eux ils en ont rien à foutre de savoir si on augmente les cotisations sur les entreprises, si on augmente le truc. La seule chose qu'ils veulent, c'est encaisser de l'argent", poursuit le patron de LR.

M. Wauquiez aborde également le cas d'Alain Juppé, "une personnalité éminemment respectable" mais qui a "totalement cramé la caisse".

"A Bordeaux, il a fait des miracles, Bordeaux est génial, c'est très bien géré, mais il a fait exploser les impôts, exploser la dépense publique et exploser l'endettement. Moi, ma conviction c'est que quand vous faites ça, vous n'avez à l'arrivée plus aucune forme de crédit", accuse-t-il alors que l'ancienne première adjointe de M. Juppé, Virginie Calmels, est aujourd'hui la numéro deux de M. Wauquiez à LR.

Quant à Valérie Pécresse, "le nombre de conneries qu'elle peut faire!", juge M. Wauquiez.

Quotidien diffuse également de plus longs extraits au sujet de Gérald Darmanin, dont une plainte pour viol à son encontre a été classée sans suite par le parquet de Paris, mais qui doit affronter une deuxième enquête pour abus de faiblesse.

"Quand on voit Gérald Darmanin, on n'écoute plus du tout ce qu'il dit. C'est plus le budget, c'est plus quoi que ce soit. C'est juste: tiens, c'est le type qui était avec une call girl, qui s'est fait ceci, cela, c'est vrai, c'est pas vrai, etc., selon M. Wauquiez.

"Et puis, pour moi, quelque chose qui me trouble beaucoup quand même, c'est cette idée que, si on pioche dans la caisse, ça c'est un problème" alors que "par contre, la relation aux femmes, c'est pas un problème".

"Le type, là où il est complètement dingue, c'est qu'il se raconte à lui une belle histoire. Il croit qu'il va passer à travers les gouttes. Il pense qu'il est inatteignable. Tout le monde a expliqué que c'était le meilleur, le plus beau, que les députés En Marche l'idolâtraient, que c'était le nouveau génie, incarnation du macronisme. Donc il pense qu'il est intouchable et qu'il peut faire ce qu'il veut. Sauf qu'il ne peut pas faire ce qu'il veut (...) Donc il va tomber. Et le problème, c'est qu'en tombant, il va éclabousser tout le monde".

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Buzyn pour "une tarification au parcours de soins", y compris en médecine de ville

lun, 02/19/2018 - 20:39

Agnès Buzyn a indiqué lundi vouloir "aller vers une tarification à la qualité et au parcours de soins, y compris en médecine de ville, c'est-à-dire (...) ne pas continuer à financer la totalité des actes en ville", notamment pour les soins des maladies chroniques.

"Aujourd'hui, nous tarifons des actes, quelle que soit leur intérêt pour le malade. Ce qui est utile aux malades, y compris en médecine de ville, ça va être donc des tarifications par parcours où les professionnels de ville ou de l'hôpital vont avoir chacun une part de cette rémunération", a expliqué la ministre de la Santé dans L'Épreuve de vérité sur Public Sénat, en partenariat avec l'AFP, Les Echos et Radio classique.

Interrogée sur la conséquence d'une telle réforme, qui pourrait aboutir à la fin du paiement à l'acte chez le médecin généraliste, Mme Buzyn s'en est défendu, en rappelant que "le paiement à l'acte est utile pour toutes les consultations aigües", par exemple "quand vous avez la grippe".

"Mais chez quelqu'un qui a un diabète, qui va vivre avec son diabète vingt ans, dont on sait que chaque année, il doit avoir x consultations, x examens de sang, une consultation chez un podologue, chez un cardiologue, chez un ophtalmo, on peut imaginer tarifer au parcours, par exemple sur les maladies chroniques", a-t-elle ajouté.

"Nous avons prévu de commencer sur les ALD (affections de longue durée, ndlr) et il n'est évidemment pas question de revenir complètement sur le paiement à l'acte, nous savons à quel point les médecins (y) sont attachés".

Selon Mme Buzyn, une telle réforme "éviterait des disparités de pratique, parce qu'on voit que, d'un territoire à l'autre, on a quatre fois plus de césariennes dans une région que dans une autre, trois fois plus de retrait des amygdales dans une région: on se rend bien compte que ces disparités pratiques cachent quelque part des inégalités d'accès aux soins".

Agnès Buzyn a par ailleurs indiqué que "ces réformes ne se feront pas sans les médecins". "C'est à eux de déterminer ce qui est un parcours de qualité pour un malade, ça n'est pas à l'administration de choisir comment soigner un diabétique", a-t-elle encore précisé.

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Mort du réalisateur burkinabè Idrissa Ouédraogo

lun, 02/19/2018 - 20:37
Figure emblématique du cinéma africain des années 1980-2000, le réalisateur burkinabè Idrissa Ouédraogo est décédé à Ouagadougou à l'âge de 64 ans, laissant une oeuvre d'une quarantaine de films primés dans les plus grands festivals.
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Immigration: Philippe joue la carte "intégration" avant un projet de loi controversé

lun, 02/19/2018 - 20:36

Le gouvernement a tenté lundi de mettre l'accent sur l''intégration" des étrangers à deux jours de la présentation du projet de loi sur l'asile et l'immigration, critiqué par les associations et au sein même de la majorité.

"La France a une longue et belle tradition d'accueil" mais "n'est pas toujours à la hauteur de cette tradition", a regretté le Premier ministre Edouard Philippe à Lyon, où il recevait un rapport du député LREM Aurélien Taché préconisant une meilleure intégration des étrangers.

Le gouvernement "reprendra les grands axes des propositions" de ce rapport qui plaide notamment pour un doublement des heures de français et un meilleur accompagnement vers l'emploi et le logement, a ajouté Edouard Philippe, notamment accompagné du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb.

A Lyon, où il a rencontré des réfugiés, le Premier ministre a également tenu à défendre le projet de loi sur l'asile et l'immigration, qui sera dévoilé mercredi en conseil des ministres et qui est déjà durement attaqué pour sa logique "répressive".

Ce texte est "solide et équilibré", a assuré M. Philippe, défendant la nécessité "d'assurer la reconduite des étrangers qui n'ont pas obtenu" le droit au séjour.

Ce "projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d'asile effectif" vise à réduire à six mois les délais d'instruction de la demande d'asile et à faciliter la reconduite à la frontière pour les déboutés.

"Le problème principal tient à notre législation, qui par rapport aux législations européennes est beaucoup plus favorable", avait estimé en janvier Gérard Collomb.

La réforme du système d'asile a déjà fait l'objet d'une loi en juillet 2015, mais s'est trouvé sous-calibré face aux arrivées depuis 2015 (il y a eu 100.000 demandes d'asile l'an dernier).

Mesure-phare du texte pour faciliter les expulsions, le doublement de la durée maximale de rétention à 90 jours (voire 135 en cas d'obstruction) est vigoureusement dénoncé par les associations. "La durée de rétention influe très peu sur les mesures exécutées", assure David Rohi de la Cimade, association d'aide aux étrangers, qui demande le retrait du texte.

Mais d'autres mesures sont aussi critiquées, notamment celles qui, au nom de la réduction des délais d'instruction, restreignent les possibilités de recours. "Ces mesures concourent en réalité à dissuader les demandes considérées a priori comme dilatoires", estime le Gisti ("Groupe d'information et de soutien des immigré.e.s")

A l'inverse, Les Républicains (LR) se disent "très inquiets du laxisme du gouvernement face au défi migratoire", en déplorant l'absence d'outils pour "dissuader les clandestins".

L'immigration "va s'accélérer avec le projet de loi du gouvernement", a pour sa part déclaré la chef de file de l'extrême droite Marine Le Pen.

- 'Équilibre' -

La loi arrivera dans un climat tendu, où les esprits sont déjà échauffés par la "circulaire Collomb" sur le recensement des migrants dans l'hébergement d'urgence, sur laquelle le Conseil d'Etat, saisi en urgence par les associations, doit rendre son avis d'ici à la fin de la semaine.

Signe de leur inquiétude, plusieurs acteurs de l'asile pourraient être en grève mercredi, notamment à l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) et à la Cour nationale du droit d'asile (CNDA).

Dans un contexte de grogne croissante, le gouvernement a déjà renoncé à la notion de "pays tiers sûr" (un pays de transit où les demandeurs auraient pu être renvoyés).

Mais l'inquiétude, d'abord cantonnée aux défenseurs des étrangers, a depuis gagné les milieux intellectuels et jusqu'aux proches d'Emmanuel Macron, alors que certains députés En Marche s'interrogent sur la logique répressive du texte.

Une proposition de loi sur la rétention des "migrants dublinés" (des demandeurs d'asile enregistrés ailleurs en Europe) votée jeudi a fait office de "tour de chauffe", avec des vifs débats dans la majorité.

En dépit d'une "pédagogie intensive" depuis plusieurs semaines, Gérard Collomb, qui s'exprimera mercredi à nouveau devant les députés LREM-MoDem, est loin d'avoir convaincu tous les parlementaires.

Certains à l'Assemblée, où siègent de nombreux avocats, voudraient notamment peser sur la réduction des délais de recours ou l'extension des audiences menées par visioconférence.

La majorité, qui va essayer de résoudre en amont ces divergences, compte trouver in fine un "équilibre".

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Des Syriens cherchent leurs proches dans les hôpitaux, morts ou vivants

lun, 02/19/2018 - 20:20

Dans une morgue de Douma, Nidal pleure près du corps sans vie de sa fille. "J'ai encore cinq enfants et je ne sais pas où ils sont", crie-t-il.

Sa fillette fait partie des 54 civils tués lundi dans les bombardements intensifs du régime syrien contre l'enclave rebelle de la Ghouta orientale près de Damas, dont Douma est la principale ville.

Au moins neuf des victimes sont des enfants, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Plus de 300 personnes ont été blessées.

Dans les localités de l'enclave, les hôpitaux et les médecins sont débordés par les enfants qui recherchent leurs parents mais aussi par des parents en quête de leurs enfants.

Alors que les corps continuent d'être transportés du chaos de la salle d'urgence vers une morgue improvisée, Nidal soulève les linceuls couvrant plusieurs enfants avant de trouver sa fille, Farah (joie en arabe). Il s'agenouille et pleure à côté d'elle.

Farah a été tuée dans la localité de Mesraba et sa dépouille emmenée à Douma par les secouristes, complètement débordés depuis que le régime a intensifié ses frappes sur la Ghouta orientale il y a deux semaines.

Entre deux sanglots, son père demande aux employés s'il y a un "frigo" pour y déposer son corps. La réponse est négative.

L'homme affligé pleure alors à chaudes larmes. Nidal crie aussi car il ne sait pas où sont ses cinq autres enfants. "J'ai cinq enfants, j'ignore totalement où ils sont, cinq enfants et leur mère!"

"Que Dieu vous donne patience", lui lance un secouriste, désemparé.

Des secouristes ont ensuite indiqué à l'AFP qu'il avait finalement retrouvé ses cinq enfants, sains et saufs.

L'hôpital de Douma est plein de civils affolés. Un homme se cogne la tête par terre à côté du corps inanimé de son enfant. Un autre éclate en sanglots en découvrant la dépouille de son nouveau-né posée sur une couverture, à côté d'une flaque de sang.

- 'Ils me sont revenus'! -

Onze dépouilles ont été transportées dans cette hôpital, selon le correspondant de l'AFP.

Dans le même établissement, des enfants blessés arrivés sans leurs parents pleurent en appelant désespérément leur père ou mère.

D'autres sont assis en silence, du sang sur leur visage blanchi par la poussière, alors qu'ils sont traités par les médecins.

Les mêmes scènes se répètent dans les autres hôpitaux de la Ghouta orientale.

Dans la localité de Hammouriyé, où 20 civils ont été tués lundi par les frappes du régime, médecins et infirmiers peinent à soigner tous les patients.

Des civils recherchent également leurs proches morts ou vivants.

Dans la morgue de l'hôpital, un homme grièvement blessé à la tête est allongé au sol, mais son c?ur continue de battre.

Ses blessures sont tellement graves que les médecins ont estimé qu'ils ne pouvaient pas le sauver. Et ils ont été aider d'autres blessés affluant vers l?hôpital.

En raison du siège du régime imposé depuis 2013 à la Ghouta orientale, les hôpitaux manquent de presque tout.

Certains ont eu de la chance. Dans l'hôpital de Douma, un homme arrive et trouve ses deux enfants parmi d'autres blessés emmenés dans l'établissement.

Il les porte dans ses bras en pleurant de joie et crie: "Ils me sont revenus sains et saufs, Dieu est grand"!

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Aveux de Fourniret: le père d'une jeune disparue se dit "sur la réserve"

lun, 02/19/2018 - 20:20

Le père d'une jeune femme disparue il y a près de trente ans dans l'Yonne a mis en doute lundi les aveux attribués à Michel Fourniret sur les meurtres de sa fille et d'une jeune femme britannique.

"Je reste un peu sur la réserve. Parce que jusqu'à présent on a pas encore la preuve que c'est lui. Ils nous ont raconté tellement de balivernes, lui et sa femme", a déclaré à l'AFP Claude Domece dont la fille Marie-Angèle a disparu le 8 juillet 1988 à 19 ans.

Entendu plusieurs fois par une juge d'instruction parisienne ces deux dernières semaines, le tueur en série Michel Fourniret a livré des aveux "circonstanciés et réitérés" reconnaissant "clairement" avoir assassiné Marie-Angèle Domece et Joanna Parrish, une Britannique de 20 ans retrouvée morte le 17 mai 1990 dans l'Yonne, avait assuré vendredi l'avocat de la famille Parrish, Didier Seban.

"J'attends qu'on continue d'interroger Fourniret, qu'on essaie de savoir s'il ne ment pas", a poursuivi M. Domece. Egalement interrogée par l'AFP, sa fille Véronique a dit, elle, avoir "une réelle conviction que c'est lui".

L'annonce de ces aveux a créé la surprise et suscité une certaine circonspection au vu de la personnalité complexe du tueur en série, qui a jusque-là toujours nié son implication dans ces deux meurtres. Contactées par l'AFP, plusieurs sources proches du dossier ont appelé à prendre ses déclarations avec prudence, venant d'un homme habitué des formules alambiquées et qui a déjà dérouté la justice par le passé.

Selon Me Seban, c'est "l'énorme travail" des enquêteurs, qui a conduit aux aveux de Michel Fourniret, qui a été mis en examen le 11 mars 2008 pour les enlèvements et les assassinats de ces deux jeunes femmes.

"L'ogre des Ardennes" a par ailleurs été condamné à la perpétuité incompressible en mai 2008 pour les meurtres précédés de viols ou de tentatives de sept autres jeunes filles, au côté de son ex-femme, Monique Olivier elle aussi été condamnée, à la perpétuité, pour sa complicité dans quatre meurtres et un viol en réunion. Elle lui avait un temps attribué les meurtres des deux jeunes femmes de l'Yonne avant de se rétracter.

"Je pense qu'on avance vers la vérité, j'y crois dur comme fer. Il faut déjà qu'on retrouve le corps. Il n'y a que lui qui peut dire où il est", a ajouté Véronique Domece.

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Un double portrait de Rembrandt renové par une équipe franco-néerlandaise

lun, 02/19/2018 - 20:11

Des restaurateurs d'art français et néerlandais ont dévoilé lundi à Amsterdam le résultat de 18 mois de leur travail de rénovation sur un double portrait peint par le maître néerlandais Rembrandt.

Datés de 1634, ces deux tableaux d'un couple de notables néerlandais richement vêtus de noir et de dentelle avaient été acquis en commun en 2015 par la France et les Pays-Bas pour 160 millions d'euros, une première en Europe.

Au cours de cette "palpitante aventure" qu'a été la rénovation des toiles pendant un an et demi, les équipes du Louvre parisien et du Rijksmuseum amstellodamois ont mené des recherches sur les peintures avant de soigneusement retirer au moins six couches de vieux vernis.

Grâce à des techniques très sophistiquées, comme le scanner à ultra-violet et les rayons X, les restaurateurs ont découvert que les deux amoureux partageaient autrefois la même toile. Ils pensent que la toile a été divisée en deux avant d'être peinte.

Marten Soolmans, 20 ans, et Oopjen Coppit, 22 ans, ont été représentés dans une double toile de plus de deux mètres de haut, privilège habituellement réservé à la noblesse et aux grands seigneurs.

Marié depuis un an, ce fils d'un marchand anversois tient à la main gauche un gant en cuir. Le ventre rond car enceinte de leur premier enfant, la "Mona Lisa des Pays-Bas", comme l'avait surnommée l'éminent critique français Théophile Thoré, arbore un éventail de plumes noires et quatre rangées de perles.

Les tableaux "ont sans aucun doute été complètement peints par Rembrandt jusqu'au moindre petit détail", a souligné le directeur général du Rijksmuseum Taco Dibbits au cours d'une conférence de presse.

Entre les mains de collectionneurs privés pendant près de quatre siècles, ces représentations sont les seuls et uniques portraits de plain-pied d'un couple marié jamais réalisés par Rembrandt, d'après M. Dibbits.

Autrefois accrochés dans une chambre, ces tableaux, anciennes propriétés de la branche française de la famille Rothschild depuis 1877, n'avaient été montrés qu'une seule fois au public, en 1956, avant leur exposition au Louvre en mars 2016.

Le résultat de cette rénovation sera accessible à tous au Rijksmuseum à partir du 6 mars dans une exposition intitulée "Haute société" avant d'être à nouveau présentée au Louvre.

Ces oeuvres seront ensuite exposées tour à tour au Rijksmuseum et au Louvre, par périodes de cinq ans d'abord et de huit ans ensuite. Cette alternance est assortie d'une interdiction de prêt en dehors des deux établissements.

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