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Mis à jour : il y a 19 min 7 sec

"Priez pour moi": à Kaboul, le désespoir des clients de l'hôtel

dim, 01/21/2018 - 10:00

"Rester en vie dans ce pays relève de la pure coïncidence", relève Aziz Tayeb, qui a réussi à fuir pendant l'attaque de l'hôtel Intercontinental à Kaboul, et dit prier pour la centaine de ses collègues qui y sont restés pris au piège toute la nuit.

Ce cadre du secteur des télécoms originaire de Herat (ouest) et ses homologues se trouvaient là pour une conférence annuelle prévue dimanche dans un salon de cet hôtel, qui a été pris d'assaut samedi soir par quatre assaillants lourdement armés.

Lancée samedi soir, l'attaque ne s'est achevée qu'au matin, une fois ces derniers abattus. Selon un bilan provisoire, six personnes ont été tuées - cinq Afghans et une étrangère dont la nationalité n'est pas précisée.

Aziz Tayeb lui même ne pensait pas en réchapper: "Priez pour moi, je vais certainement mourir", a-t-il plaidé, désespéré, sur Facebook peu après le début de l'assaut.

Décrivant la scène quelques heures plus tard pour l'AFP, il dit avoir "vu comment des gens qui une seconde plus tôt étaient en train de s'amuser se mettre à hurler et à s'enfuir comme des fous, certains atteints par des balles et tombant à terre".

Ce directeur régional de la compagnie Afghan Telecom a finalement réussi à se cacher derrière un pilier puis à s'enfuir avec d'autres près de la piscine avant d'être secourus.

Depuis cette cachette, "j'entendais explosion après explosion, des grenades, (les assaillants) utilisaient beaucoup de grenades", raconte-t-il d'une voix épuisée.

"J'ai vu cinq ou six corps à l'extérieur de l'hôtel alors qu'on nous escortait vers la sortie", ajoute-t-il. "Les deuxième, troisième et cinquième étages (du bâtiment) étaient en feu. Le cinquième était ravagé par les flammes".

Des images de la chaîne Tolo News ont montré des personnes tenter de s'échapper des balcons à l'aide de draps noués. Au moins une d'entre elles a lâché prise et est tombée.

"Je suis sorti, mais plus d'une centaine de mes collègues et amis sont toujours coincés entre la vie et la mort. Priez pour eux s'il-vous-plaît", a écrit plus tard M. Tayeb sur Facebook.

Au moins une personne devant assister à la conférence a péri, selon le ministère de l'Intérieur.

- 'Enfuis sans se battre' -

Selon un employé de l'hôtel joint par l'AFP et parlant sous couvert d'anonymat, les gardes de sécurité de l'hôtel "se sont enfuis sans se battre".

"Ce sont de nouveaux gardes d'une compagnie privée, le problème principal est qu'ils n'avaient aucune expérience dans le contrôle" des individus et des voitures pénétrant dans le complexe hôtelier, a accusé ce comptable de 24 ans qui était présent au moment de l'attentat.

Il s'agissait d'une nouvelle équipe sous contrat depuis le début de l'année avec l'hôtel Intercontinental - qui n'appartient pas à la chaîne internationale éponyme mais à l'Etat afghan - a-t-il expliqué.

Un porte-parole du ministère de l'Intérieur a confirmé à l'AFP que la sécurité de l'établissement avait été confiée au début de l'année à un groupe privé. La direction de l'établissement n'a pu être jointe dans l'immédiat pour commentaire.

Le jeune homme, employé de l'Intercontinental depuis l'âge de 16 ans, avait déjà survécu à une précédente attaque contre l'établissement en juin 2011. Revendiqué par les talibans, l'assaut avait fait 21 morts.

"J'étais déjà là quand cette première attaque s'est produite. Cette fois je savais par où m'enfuir", souligne l'employé.

Depuis l'attentat de 2011, l'hôtel avait renforcé la surveillance pour rassurer ses clients.

Pourtant, une journaliste de l'AFP a constaté samedi matin, quelques heures avant la tuerie, que l'inspection des voitures à l'entrée du complexe était inefficace et que la fouille au corps, pour pénétrer dans le bâtiment, pouvait être aisément contournée en sautant les barrières.

Malgré sa peur, le jeune homme se dit résigné à garder son poste: "Je vais rester, parce que je n'ai pas d'autre option", avoue-t-il.

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Open d'Australie: Edmund assure la présence britannique en quarts

dim, 01/21/2018 - 09:53

En l'absence d'Andy Murray, Kyle Edmund, 49e mondial, a assuré la présence britannique en quarts de finale de l'Open d'Australie en battant l'Italien Andreas Seppi (76e) en quatre sets 6-7 (4/7), 7-5, 6-2, 6-3, dimanche à Melbourne.

Il affrontera au prochain tour le Bulgare Grigor Dimitrov, N.3 mondial, ou l'Australien Nick Kyrgios, N.17.

Edmund, âgé de 23 ans, est le seul Britannique en dehors de Murray à atteindre les quarts en Australie depuis 33 ans (John Lloyd en 1985).

Jusque-là, son meilleur résultat en Grand Chelem était un huitième de finale à l'US Open 2016.

Murray, battu cinq fois en finale à Melbourne, s'est fait opérer de la hanche au début du mois et a déclaré forfait.

fbx/ig

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Plan de transformation à haut risque pour Carrefour en difficultés

dim, 01/21/2018 - 09:43

Carrefour, dont l'année 2017 a été de son propre aveu "globalement difficile", doit annoncer mardi un nécessaire "plan de transformation", conçu dans le plus grand secret, et faisant craindre aux syndicats d'importantes réductions d'effectifs.

"Silence", voire "black-out" complet de la part de la direction du géant français de la distribution: la colère gronde chez les syndicats, après des mois d'attente saturés de "bruits de couloir".

Tous les syndicats craignent des réductions d'effectifs, même si aucun chiffre précis ne devrait être dévoilé mardi, les instances représentatives du personnel devant en être informées au préalable.

La CGT estime néanmoins à "au moins 10.000" le nombre d'emplois menacés, soit près de 10% des 115.000 salariés du groupe en France fin 2017. Rien qu'au niveau des sièges de Massy et Boulogne, son représentant Philippe Allard évoque "plus de 1.200" suppressions de postes (sur 3.500 à 4.000, selon lui).

Avant même l'annonce du plan, FO, premier syndicat du groupe, a pour sa part annoncé une grève le 8 février.

"Nous avons été relativement silencieux ces derniers mois, la nouvelle direction s'étant immergée en profondeur dans l'entreprise, dans l'optique de l'annonce du plan de transformation", admettait mercredi le directeur financier de Carrefour, Matthieu Malige.

Malgré un chiffre d'affaires annuel en hausse de 3%, à 88,24 milliards d'euros, le groupe a annoncé ce jour-là avoir dû réviser à la baisse sa prévision de résultat opérationnel courant (ROC) pour l'année 2017, qualifiée de "globalement difficile".

- "ambiance délétère" -

Silencieuse, voire secrète, la nouvelle direction de Carrefour, arrivée depuis cet été dans la foulée de la nomination d'Alexandre Bompard - ex-Fnac -, surprend.

Le 14 novembre dernier, dans un communiqué de presse lapidaire, le groupe annonçait qu'il retardait de plus de deux mois l'annonce de son plan de relance, initialement prévu pour la fin de l'année 2017, sans explication officielle, si ce n'est le fait de "laisser passer les fêtes de fin d'année" dans la sérénité pour son personnel.

A chaque tentative de la presse de deviner de quel bois sera fait ce plan, même réponse de la part de la direction: "pas de commentaire".

"Cela fait six mois que Carrefour vivote, tous les investissements sont bloqués", souligne Philippe Allard, de la CGT, tandis que Sylvain Macé (CFDT) décrit une "ambiance délétère".

Suppressions d'emplois ou pas, d'autres annonces sont attendues dès mardi: passage en location-gérance de plusieurs hypermarchés (cinq confirmés, une quarantaine potentiellement visés), accélération de ce format pour les supermarchés, fusion des sièges, fermeture de magasins de proximité (ex-Dia)...

- "attente très forte" -

Selon les analystes de la Société Générale, "réduire les coûts est un élément déterminant" de transformation de la stratégie, la banque évoquant la "possibilité d'économiser 700 millions d'euros en France sur trois ans".

La banque avance aussi comme pistes une réduction des prix pratiqués par le distributeur "de l'ordre de 2% en moyenne" pour réduire son retard sur le concurrent Leclerc, ou le retrait du groupe de Chine.

Alexandre Bompard devrait également annoncer un "plan de numérisation global" de l'entreprise, notoirement en retard sur le sujet, selon un expert du secteur joint par l'AFP, car "une mutation complète" est nécessaire.

Autre inquiétude: l'évolution de l'actionnariat du groupe, qui a de "moins en moins d'actionnaires historiques" selon FO, après l'arrivée au capital des banques américaines JP Morgan et Bank of America, qui détiennent "aujourd'hui 12%" du capital.

Justement, les actionnaires ont mandaté Alexandre Bompard pour qu'il transforme en profondeur l'entreprise, quitte à provoquer un "choc des cultures", comme il avait pu le faire à la Fnac, au moment du rachat de Darty, analyse notre expert.

Alexandre Bompard a "créé une attente très forte" chez le personnel, quand à l'avenir du groupe, prévient Sylvain Macé de la CFDT, "il n'a pas intérêt à se louper".

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Réforme du bac: les premières propositions dévoilées cette semaine

dim, 01/21/2018 - 09:40

La réforme du sacro-saint baccalauréat, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, va se dessiner la semaine prochaine avec la publication mercredi de propositions plaidant pour un examen "resserré" autour de quelques matières.

L'ex-directeur de Sciences Po Lille Pierre Mathiot, classé à gauche, a été mandaté pour réfléchir à la refonte de cet examen bicentenaire. Après plus de cent auditions de syndicats d'enseignants, fédérations de parents d'élèves ou associations des professeurs, il va livrer ses pistes, qu'il espère "les plus réalistes possibles".

Plusieurs d'entre elles ont déjà fuité. M. Mathiot devrait ainsi préconiser que l'année scolaire ne soit plus découpée en trimestres mais en semestres, selon plusieurs syndicats auditionnés.

Les séries (L, ES et S) du bac général seraient supprimées et remplacées par un parcours par modules.

Les élèves suivraient des enseignements de tronc commun et des enseignements de spécialisation, dont deux disciplines "majeures" à choisir dans un menu de neuf ou dix combinaisons possibles (par exemple maths/sciences économiques ou lettres/langues) et deux disciplines "mineures". S'ajouteraient des enseignements facultatifs, comme les langues anciennes.

"Les élèves devraient pouvoir changer de majeure à la fin de la classe de première, et de mineure à la fin de chaque semestre", avance Claire Guéville, du Snes-FSU, qui redoute une "formation zapping".

Conformément à la promesse d'Emmanuel Macron, le bac serait "resserré" avec six épreuves nationales: les deux épreuves de français en première (l'écrit et l'oral) et quatre épreuves en terminale. Les lycéens en passeraient deux au printemps, suffisamment tôt pour que les résultats soient intégrés dans la plateforme d'admission post-bac Parcoursup.

"Dans la réforme que je vais proposer, au moins les deux-tiers des notes et résultats des élèves seront connus pendant la procédure Parcoursup", indiquait récemment Pierre Mathiot.

Seraient maintenus en fin de Terminale l'épreuve de philosophie et un oral portant sur un projet interdisciplinaire. Les autres matières seraient évaluées sous forme d'un contrôle continu.

- QCM et fiches de synthèse -

M. Mathiot pourrait préconiser des "partielles" à la fin de chaque semestre, à partir de la classe de première. Les notes des élèves obtenues lors des évaluations régulières pendant l'année pourraient aussi entrer dans la moyenne du bac, mais à un petit niveau (à hauteur de 10%).

La fin des oraux de rattrapage du bac sera, elle, recommandée à coup sûr, au profit de l'examen des livrets scolaires.

Ce sera ensuite au ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer de trancher, sans doute vers la mi-février, après une nouvelle série de consultations avec les organisations syndicales.

Le calendrier est serré: la réforme sera annoncée vers la mi-février et si le bac nouvelle formule est prévu en 2021, il y aura des répercussions sur la classe de seconde dès la rentrée prochaine.

Pierre Mathiot devrait aussi proposer que les élèves soient testés sur différents types d'épreuves, comme des QCM ou des fiches de synthèse. "Ce serait bien qu'ils puissent être évalués sur une palette de compétences plus importantes qu'aujourd'hui", confiait-il récemment à l'AFP.

Il insistera sans doute également sur la nécessité de créer des "parcours personnalisés et accompagnés".

Jusqu'ici, les tentatives de réforme du bac ont toutes échoué, malgré les critiques dont cet examen emblématique est la cible.

S'il assure vouloir faire des propositions ayant une chance d'être mises en ?uvre, Pierre Mathiot est conscient que certaines pourraient décevoir. "Les représentants des différentes disciplines ont des positions radicalement différentes", admet-il.

L'association des professeurs de philosophie redoute par exemple "l?hypothèse d?un horaire de philosophie en classe terminale inférieur à 4 heures pour tous les élèves". Les profs de Sciences et vie de la Terre ont, eux, lancé une pétition s'inquiétant de l'absence d'une majeure qui lierait la SVT et la physique chimie.

"On espère que la réforme ne conduira pas à des suppressions de postes, sachant que les conditions de travail au lycée sont déjà difficiles", prévient pour sa part Claire Krepper, secrétaire nationale du SE-Unsa.

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Macron se rend lundi sur le site Toyota près de Valenciennes

dim, 01/21/2018 - 09:39

Emmanuel Macron se rendra lundi sur le site de production de Toyota à Onnaing, près de Valenciennes (Nord), en marge du sommet "Choose France" organisé le jour-même au château de Versailles, a annoncé samedi soir l'Elysée.

Le président de la République est attendu sur place à 13H00. Il doit visiter le site de production et rencontrer les salariés, selon le communiqué publié par l'Elysée.

Toyota va investir 400 millions d'euros dans son usine d'Onnaing pour y assembler une nouvelle voiture en plus de la Yaris, a affirmé vendredi le quotidien économique Les Echos.

Une source économique régionale a confirmé à l'AFP que l'annonce d'un tel investissement était prévue pour lundi, avec plusieurs centaines d'emplois à la clé. Les Echos avancent le chiffre de 700.

Selon Les Echos, cet investissement vise à permettre au site d'accueillir la nouvelle plateforme du constructeur et l'annonce sera faite lundi par Emmanuel Macron, jour où doit également se tenir un comité central d'entreprise.

Ce déplacement interviendra aussi le jour où le chef de l'Etat recevra à Versailles 140 PDG étrangers pour un sommet ("Choose France") sur l'attractivité de la France.

Le constructeur japonais a annoncé son implantation dans le Nord il y a vingt ans, dans une région frappée par la fin de l'extraction houillère et de la sidérurgie. Plus de trois millions de véhicules sont sortis de cette usine, qui compte actuellement près de 4.000 salariés.

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Open d'Australie: Nadal en quarts après presque quatre heures de bagarre

dim, 01/21/2018 - 09:38

Rafael Nadal s'est qualifié pour les quarts de finale de l'Open d'Australie après presque quatre heures de bagarre contre l'Argentin Diego Schwartzman, battu en quatre sets 6-3, 6-7 (4/7), 6-3, 6-3, dimanche à Melbourne.

L'Espagnol, N.1 mondial, a dû puiser dans ses réserves pour se défaire du Sud-Américain, qui a la particularité d'être le joueur de plus petite taille du top 100, 1,70 m.

"C'est un super joueur dans tous les aspects. Il servait bien aujourd'hui alors qu'il a parfois du mal. Ca a été une grosse bataille", a dit le Majorquin qui affrontera au prochain tour le Croate Marin Cilic, 6e mondial.

Nadal a affirmé qu'il avait bien supporté les 3 h 51 min d'effort, lui qui avait souffert d'une blessure au genou en fin de saison dernière.

"Je suis un peu fatigué bien sûr ! Mais je me sens bien. J'ai pu me battre jusqu'à la fin de mon premier gros match de l'année. C'est bon pour la confiance de savoir que je peux me livrer pendant presque quatre heures avec une grande intensité", a-t-il dit.

Les échanges ont été souvent spectaculaires, l'Argentin rendant coup pour coup à l'Espagnol dans un style un peu similaire, en modèle réduit. Schwartzman, qui s'était révélé en atteignant les quarts de finale de l'US Open en septembre, a réussi la prouesse de servir 12 aces.

Nadal a bien démarré, mais il n'a pas su enfoncer le clou dans le deuxième set dans lequel il s'est fait débreaker trois fois avant de perdre au tie-break.

La suite a été difficile. L'Espagnol a dû sauver pas moins de 15 balles de break (sur 18). Il a réussi moins de coups gagnants que son adversaire (58 à 46).

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Loi travail: Mélenchon a "perdu" une "bataille" mais "Macron a mangé son pain blanc"

dim, 01/21/2018 - 09:34

Le président du groupe de La France insoumise à l'Assemblée nationale Jean-Luc Mélenchon affirme que s'il a "perdu" la "bataille" sur la loi travail face à Emmanuel Macron, le président de la République a désormais "mangé son pain blanc", dans un entretien au Journal du dimanche.

Interrogé sur le fait de savoir pourquoi il est moins audible ces derniers mois, l'ancien candidat à la présidentielle assure que, "depuis six mois, (il) chasse en meute au Parlement et dans la lutte". "Il est vrai que je limite mes interventions dans les médias. Mais pour le reste, on se donne à fond".

"Nous avons perdu la bataille des ordonnances", réaffirme-t-il, mais désormais, "il y a un devoir", selon lui, car Emmanuel Macron "a ouvert des appétits qui en demandent davantage".

"La droite est en extase: cet homme-là mène la politique dont elle a toujours rêvé sans jamais oser aller au bout. Mais il a mangé son pain blanc. Il va désormais sentir le poids des mots et le choc du réel: les mots utilisés pour mépriser les classes populaires; le réel car les gens sont en train de comprendre ce qu?il a fait voter", estime M. Mélenchon.

"Macron s?est d?abord affirmé comme le président des riches. Désormais, il fait la guerre aux pauvres?! Voyez: les revenus les plus faibles du pays vont perdre 60?euros tandis que les plus élevés vont en gagner 1.700? D?un côté, la suppression de l?impôt sur la fortune, de l?autre, l?augmentation de la CSG. École, hôpital: tout se disloque. C?est le gouvernement le plus féroce depuis longtemps", accuse encore le député des Bouches-du-Rhône.

Et, à ses yeux, ce n'est pas avec le Parti socialiste qu'il faudra compter face à Emmanuel Macron. "C?est inouï: après le désastre du quinquennat Hollande et l?effondrement aux dernières élections, ils commencent aussitôt une bataille haineuse sans le début du commencement d?une idée. Ils ne prennent acte ni de leur disqualification totale dans les milieux populaires, ni de notre existence comme première force de l?opposition populaire. Un déni complet", ironise-t-il.

"Entre Macron et nous, il n?y a que cette simagrée ridicule. Qui va revenir au réel parmi eux??", ajoute M. Mélenchon.

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L'île de Chypre divisée s'apprête à élire son président

dim, 01/21/2018 - 09:28

Les Chypriotes se rendront aux urnes dimanche prochain pour élire leur président, Nicos Anastasiades partant favori pour obtenir un second mandat malgré le récent échec des négociations pour réunifier l'île méditerranéenne divisée depuis plus de 40 ans.

Au terme d'une campagne discrète, le dirigeant conservateur, qui promet de relancer les pourparlers de réunification, est crédité de 30% dans les derniers sondages. Il devrait, sauf surprise, rester à la tête du pays, dont l'économie a rebondi après avoir frôlé la faillite en 2013.

Homme à poigne réputé pragmatique, cet ancien avocat âgé de 71 ans, devrait affronter au second tour (4 février) Stavros Malas, soutenu par le parti communiste, ou Nicolas Papadopoulos (centre), fils d'un ancien président, qui défend des positions plus fermes sur les pourparlers de paix.

A moins d'un accord entre ses adversaires --une option possible selon certains analystes--, la voie semble dégagée pour M. Anastasiades.

Comme attendu, la campagne a eu pour toile de fond la division de l'île qui perdure depuis 1974.

Du fait de la séparation, la République de Chypre - membre de l'Union européenne et de la zone euro - n'exerce son autorité que sur les deux tiers de l'île, dans le sud, où vivent les Chypriotes-grecs. Dans le tiers nord de l'île résident les Chypriotes-turcs qui sont administrés par la République turque de Chypre du Nord (RTCN), autoproclamée et reconnue uniquement par Ankara.

Les deux entités sont séparées par une "zone tampon" sous contrôle des Nations unies.

- Lassitude -

En juillet 2017, après deux ans de pourparlers soutenus par l'ONU pour réunifier l'île, M. Anastasiades et le dirigeant chypriote-turc Mustafa Akinci se sont plus que jamais rapprochés d'un accord. Mais le processus a achoppé sur des divergences tenaces - comme la présence de 40.000 soldats turcs en RTCN -, douchant les espoirs des partisans d'un Etat fédéral bicommunautaire.

Malgré cet échec, M. Anastasiades assure qu'il reste déterminé à reprendre les discussions avec M. Akinci.

"Nous espérons relancer nos efforts immédiatement après l'élection, dans les prochaines semaines", affirme à l'AFP Michalis Sophocleous, directeur du bureau du président. Mais, souligne-t-il, la Turquie doit éclaircir ses positions avant toute nouvelle négociation.

Pour les partisans de la réunification, le scrutin à venir a valeur de test décisif.

"Cette élection montrera si nous pouvons avoir un gouvernement prêt à s'engager jusqu'au bout dans un processus", résume Andromachi Sophocleous, militante au sein de Unite Cyprus Now.

Ce mouvement de la société civile mêlant des Chypriotes-grecs et turcs a multiplié ces derniers mois les initiatives pour promouvoir une réunification.

Mais après des décennies de division, la lassitude a gagné du terrain et le président élu devra relever un défi de taille pour convaincre les sceptiques, de plus en plus nombreux.

Début janvier, les élections législatives dans le Nord ont d'ailleurs été marquées par une progression des partis opposés au plan de paix esquissé par l'ONU.

Et dans le sud, cette présidentielle voit la présence inédite d'un candidat du parti d'extrême droite Elam, qui a remporté deux sièges au Parlement en 2016.

- Reprise économique -

Le président sortant compte toutefois sur la carte économique pour conforter son avance face à ses adversaires et séduire une grande partie des 550.000 électeurs.

Lors de sa prise de fonctions début 2013, M. Anastasiades s'était trouvé face à un secteur bancaire en crise et avait dû négocier un plan de sauvetage de 10 milliards d'euros en échange d'une série de mesures d'austérité draconiennes et d'une restructuration du système bancaire.

Dans la foulée, le pays a connu un redressement aussi rapide qu'inattendu et l'économie n'a cessé de croître depuis 2015, aidée par le boom du secteur touristique qui a connu en 2017 un record historique.

"L'économie a joué un rôle central dans cette campagne, plus que le problème chypriote", estime l'économiste Fiona Mullen, directrice du cabinet de consultants Sapienta Economics.

M. Anastasiades veut mettre en place un fonds pour aider à rembourser une partie de l'argent perdu par les épargnants en 2013 en raison de ponctions bancaires. Les autorités espèrent par ailleurs tirer profit de l'exploration gazière au large des côtes de l?île.

Malgré tout, "la reprise reste relative", affirme à l'AFP Mme Mullen, rappelant que si l'économie croît rapidement, elle est toujours en deçà de son niveau de 2012.

"Le débat n'a pas été poussé très loin, ce qui a permis au président Anastasiades de promouvoir le fait qu'il avait hérité d'une économie en berne et amorcé une reprise", souligne-t-elle.

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Open d'Australie: Rafael Nadal accroché mais qualifié pour les quarts

dim, 01/21/2018 - 09:25

L'Espagnol Rafael Nadal, N.1 mondial, s'est qualifié pour les quarts de finale de l'Open d'Australie après une bataille de près de quatre heures contre l'Argentin Diego Schwartzman (26e), battu 6-3, 6-7 (4/7), 6-3, 6-3, dimanche à Melbourne.

Nadal affrontera au prochain tour le Croate Marin Cilic, 6e mondial.

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Nuages noirs sur le Kosovo avant les 10 ans de l'indépendance

dim, 01/21/2018 - 09:20

L'assassinat du politicien serbe Oliver Ivanovic cette semaine est venu s'ajouter aux nuages noirs au-dessus du Kosovo, qui s'apprête à fêter dans une ambiance lourde, les dix ans de sa proclamation d'indépendance le 17 février.

Proclamée unilatéralement en 2008, l'indépendance de cette ex-province de la Serbie, est reconnue par plus de 110 pays.

Mais Belgrade et les quelque 120.000 membres de la minorité serbe (sur 1,8 million d'habitants) s'y refusent, près de vingt ans après un conflit qui a fait 13.000 morts, en grande majorité kosovars albanais.

- Ivanovic, un modéré assassiné -

Tué le 16 janvier à Mitrovica-Nord (zone serbe de la ville divisée), ce sexagénaire apparaissait comme un modéré parmi les représentants politiques de la minorité serbe, potentiel bâtisseur de ponts avec les Kosovars albanais. Il était un opposant à la ligne imposée par Belgrade aux Serbes du Kosovo. Ce qui lui valait de solides inimitiés.

Ce crime, dont les auteurs restent inconnus, revêt "un potentiel de déstabilisation du Kosovo", dit à l'AFP l'analyste politique Ramush Tahiri.

Première conséquence de l'assassinat, la suspension sine die du dialogue entre représentants serbes et kosovars albanais, "va faire mal à notre pays", selon Zëri, l'un des deux principaux quotidiens du Kosovo.

Lancé en 2013 sous égide européenne, ce processus de normalisation des relations entre Pristina et Belgrade est au point mort depuis des mois. Pourtant, de nombreux sujets restent à régler, notamment le statut des municipalités où les Serbes sont majoritaires.

- Panique devant La Haye -

Pristina avait accepté ces cours chargées de juger les crimes de guerre commis par l'Armée de libération du Kosovo (UCK), contre des Serbes lors du conflit de 1998-99, mais aussi des Roms et des opposants politiques kosovars albanais. Répondant au droit kosovar mais installé à La Haye et composé de magistrats étrangers, ce tribunal est prêt à prononcer ses premières inculpations.

Les plus hauts responsables du Kosovo semblent avoir changé d'avis, tentant en vain récemment de le faire abroger par le Parlement. Beaucoup y décèlent un signe de panique des dirigeants kosovars.

Le président Hashim Thaçi, le président du parlement Kadri Veseli, ou encore Daut Haradinaj, frère du Premier ministre, sont régulièrement cités comme susceptible d'être inquiétés.

Une remise en cause du tribunal serait "une victoire de l'intérêt particulier aux dépens du bien commun et des intérêts du Kosovo en tant qu'Etat", a dit l'ambassadeur américain Greg Delawie qui a prévenu qu'il y aurait des "conséquences".

Pour l'expert en sécurité Lulzim Peci, en cas de suppression, le Kosovo "serait considéré comme un Etat voyou, indigne de confiance, et rejoindrait le club de la Corée du Nord, de l'Iran ou de la Serbie de Milosevic".

"Il est trop tard pour changer quelque chose", dit Zenel Kastrati, 57 ans, commerçant de Pristina, qui met en garde contre une "confrontation avec les Etats-Unis et les autres amis occidentaux".

- Economie catastrophique -

En s'unissant après des années de querelles, les anciens chefs de l'UCK ont conservé de justesse le pouvoir après les législatives de juin. Mais leur majorité est fragile et une chute du gouvernement de Ramush Haradinaj, est une possibilité.

En face, Vetevendosje (Autodétermination, gauche nationaliste), désormais premier parti du pays, apparaît sur le point d'éclater entre les partisans de son chef historique, Albin Kurti, et ses adversaires qui dénoncent une dérive personnelle.

Une situation économique catastrophique a émoussé l'enthousiasme de l'après-indépendance. Plus d'un Kosovar sur quatre est au chômage (28,7%), le taux atteint 52% chez les 15-24 ans, selon l'Agence des Statistiques. Le salaire moyen est de 363 euros, et selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le taux de pauvreté atteint 29,7%.

Il n'y a pas de donnée officielle sur ce point, mais selon diverses estimations, des dizaines de milliers de personnes émigrent chaque année. Pour les Kosovars, la libéralisation des visas avec l'Union européenne est LA priorité. Raison de plus de ne pas se fâcher avec l'Occident.

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Après l'automobile, Detroit, première Bourse des baskets mondiale

dim, 01/21/2018 - 09:12

Detroit, capitale de l'automobile américaine, abrite depuis un peu plus de deux ans une "Bourse" des baskets où des tennis s'échangent comme des actions, l'or et le pétrole, avec Eminem et l'acteur hollywoodien Mark Wahlberg comme actionnaires.

Logé au dixième étage d'un immeuble du centre-ville à l'intérieur ultra moderne, StockX est un marché secondaire non règlementé mais "transparent" de baskets, dont certaines sont exclusives. Collectionneurs et particuliers lambda y cohabitent virtuellement dans l'anonymat.

Des sacs et des montres griffés et des articles de "streetwear" s'y échangent également depuis peu.

Ici, les baskets s'assimilent à des actifs financiers et les "traders" s'intéressent davantage au dernier message Instagram détaillant une paire de baskets portée par Jay-Z qu'aux profits d'une entreprise.

Dans la pièce principale, équivalent du célèbre parquet de Wall Street, des "Air Jordan", des "Nike" et "Adidas" de différentes couleurs sont entreposées soigneusement sur des étagères, les uns arborant une étiquette verte sur laquelle on peut lire "Verified Authentic".

Un bandeau affichant les prix, à la hausse ou à la baisse, des dernières transactions défile.

Des indices financiers "sectoriels" tels le "Jordan Index", le "Nike Index" ou encore le "Adidas Index", reflétant la valeur agrégée des produits, ont été créés.

- Connecter -

Chaque produit s'est vu attribuer un sticker. En ce matin hivernal de janvier, le dernier ordre sur des Air Jordan 10 (AJ10), était à la hausse, au prix de 400 dollars.

Une dizaine de jeunes "analystes", rivés sur leurs écrans, collectent et analysent les données relatives à ce marché et gèrent le catalogue dans une pièce adjacente.

"Nous mettons en lien acheteurs et vendeurs mais la façon dont nous le faisons est identique à la façon dont la Bourse connecte acheteurs et vendeurs", explique Josh Luber, le fondateur de StockX, lui-même ancien consultant d'IBM.

Un propriétaire d'une paire d'Air Jordan voulant les vendre sur StockX doit ouvrir un compte sur la plateforme et renseigner ses informations bancaires et ensuite "littéralement ce que vous avez à faire c'est de cliquer sur +vendre+ et accepter l'offre la plus élevée", raconte Josh Luber.

Tous les utilisateurs peuvent consulter l'historique de transactions similaires et avoir ainsi une idée de la valeur attribuée aux articles.

Une fois l'ordre passé et accepté, le vendeur doit faire parvenir l'article à StockX à Detroit ou dans son autre entrepôt à Phoenix (Arizona), qui s'assure que le produit n'est pas une copie.

"Chaque fois que j'ai une paire, je la sens parce que la colle diverge. Les Jordan, les Nike et les Adidas ont tous des odeurs spécifiques (...) Les chaussures fausses ont une odeur différente. Il y a des pays qui autorisent certains produits chimiques" qui sont reconnaissables, explique Aaron Fields, responsable de la qualité des baskets, en passant au grill des Air Jordan 1 Retro (AJ1H), qui vont se révéler "vraies".

Ce ne sera pas le cas pour un sac Louis Vuitton: il "a des coutures inégales, un mauvais type de fil. La matière est vraiment de mauvaise qualité et le logo a été mal mis", explique Michelle Winkfield, une "certificatrice".

- Bientôt du vin -

Si un article s'avère une copie, la pénalité peut aller jusqu'à 15% du prix de la transaction et le vendeur risque l'exclusion. Le taux de transactions annulées est très faible, assure Josh Luber, parlant de moins de 2%.

StockX exige que les baskets soient neuves, tandis que les sacs et montres doivent être en "excellent" état. La startup prélève une commission de 9,5% sur chaque opération de baskets, qui ont représenté 75% de son chiffre d'affaires en 2017. La commission est de 11,9% pour les montres et de 14,5% pour les sacs en main.

Démarrée avec cinq salariés, l'entreprise, dont un grand nombre d'utilisateurs vit aux Etats-Unis, en compte aujourd'hui 115 et est en pleine croissance..

Elle veut poursuivre sa diversification dans des objets Star Wars, des instruments musicaux, du vin, des voitures de collection et des pièces d'art.

Aucune levée de fonds n'est cependant prévue à court terme ni un changement d'actionnaires. Outre Josh Luber, le milliardaire américain Dan Gilbert, artisan de la renaissance de Detroit et propriétaire de l'équipe de basketball des Cleveland Cavaliers, l'acteur Mark Wahlberg et Eminem font partie des actionnaires actuels.

En décembre, le rappeur a d'ailleurs vendu sur StockX des paires de baskets de sa propre collection, dont une réédition des Air Jordan 4 Encore, sorties en 2005 en édition limitée. Ces baskets au prix de 70.000 dollars la paire environ sont considérées comme parmi les plus chères au monde.

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"La Forme de l'eau" sacré meilleur film par le Syndicat américain des producteurs (PGA)

dim, 01/21/2018 - 09:06

Le film fantastico-romantique "La Forme de l'eau" de Guillermo del Toro a remporté samedi soir le prix du Syndicat américain des producteurs (PGA), prenant du coup la pole position pour les Oscars le 4 mars.

"La Forme de l'eau" s'est imposé pour le prix du meilleur film face à de très nombreux concurrents tels "Dunkerque" de Christopher Nolan, "Call Me by Your Name" de Luca Guadagnino, "Get Out" de Jordan Peele ou encore "Lady Bird" de Greta Gerwig.

Le film, dont l'action se déroule dans les années 1960, raconte l'histoire d'une gardienne de laboratoire muette qui tombe amoureuse d'un homme-triton retenu prisonnier et qui décide de le libérer. Il a déjà valu à Guillermo del Toro le Lion d'Or à Venise, le Golden Globe du meilleur réalisateur ainsi que douze nominations pour les British Academy Film Awards de février.

Guillermo del Toro, 53 ans, n'a pu recevoir son prix en personne car il se trouve au Mexique au chevet de son père malade.

Le PGA a la réputation de consacrer des films qui triomphent quelques semaines plus tard à la cérémonie des Oscars.

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La comédie noire "3 Billboards" part en tête des Screen Actors Guild Awards

dim, 01/21/2018 - 09:04

La comédie noire "3 Billboards, les panneaux de la vengeance" part en tête de la course pour les Screen Actors Guild (SAG) Awards, ces baromètres des Oscars qui seront remis dimanche lors d'une cérémonie qui mettra à l'honneur les femmes.

"3 Billboards", sur une mère qui demande justice après la mort de sa fille, part fort de quatre nominations - meilleur ensemble d'acteurs, meilleure actrice (Frances McDormand) et meilleurs seconds rôles (Woody Harrelson et Sam Rockwell).

Le film de Martin McDonagh est aussi en tête des pronostics du site spécialisé dans les prix hollywoodiens Goldderby.com.

La comédie romantique "The Big Sick" sur les différences culturelles, la satire raciale "Get Out", la comédie sur le passage à l'âge adulte d'une adolescente "Lady Bird" et le drame sur la lutte pour les droits civiques "Mudbound" sont également dans la course pour le prix du meilleur ensemble d'acteurs, le plus prisé des SAG.

Côté télévision, trois séries sont à égalité avec quatre nominations: "Big Little Lies", mini-série d'HBO, "Stranger Things" diffusée sur Netflix et la comédie sur des catcheuses "Glow".

Dans la catégorie meilleur acteur, Timothée Chalamet, un Franco-Américain de 21 ans qui parle couramment français est sélectionné pour "Call Me by Your Name".

Il rivalise avec James Franco ("The Disaster Artist"), rattrapé par un scandale lié à des comportements sexuels déplacés, ou encore avec Daniel Kaluuya ("Get Out"), Gary Oldman ("Les heures sombres") et Denzel Washington ("Roman J. Israel, Esq.").

- 'Women's power' -

Chez les comédiennes, Frances McDormand fait face à Judi Dench ("Confident royal"), Sally Hawkins ("La forme de l'eau"), Margot Robbie ("Moi, Tonya") et Saoirse Ronan ("Lady Bird").

Moins en vue que les Golden Globes, les SAG sont considérés comme un indicateur plus fiable pour les Oscars car 1.200 de ses quelque 6.000 membres votent à l'Académie des arts et sciences du cinéma, qui décerne les prestigieuses statuettes.

Les Oscars, décernés le 4 mars, seront ternis cette année par l'affaire Harvey Weinstein, le producteur déchu accusé de harcèlement, agression sexuelle ou viol par plus de 100 femmes.

Depuis les révélations début octobre, de nombreuses personnalités du spectacle et d'autres secteurs ont été à leur tour accusées de harcèlement ou d'agressions sexuelles, dont les acteurs Kevin Spacey, Jeffrey Tambor, Dustin Hoffman et le cinéaste Brett Ratner.

A l'heure où le tout-Hollywood est en pleine introspection sur sa culture sexiste, les organisateurs des SAG ont promis une soirée sous le signe du "women's power", et en l'honneur de l'organisation fondée par des femmes influentes d'Hollywood, Time's Up et de la vague #MeToo sur les réseaux sociaux.

La comédienne Kristen Bell animera la cérémonie et les prix seront presque tous remis par des actrices, dont Halle Berry, Dakota Fanning, Lupita Nyong'o et Emma Stone.

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Incertitudes pour l'Aléna à la reprise des négociations

dim, 01/21/2018 - 09:00

La renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique entre dans une phase cruciale mardi à Montréal, alors que le président Donald Trump continue de souffler le chaud et le froid sur ce pacte commercial qu'il menace d'abroger.

Cette sixième ronde de négociations entre les représentants des trois pays se déroule, pendant six jours, dans un contexte de relations commerciales tendues entre le Canada et les Etats-Unis où le président Donald Trump vient de souligner sur Twitter que "l'Aléna est une mauvaise blague!".

Irrité par une série de taxes antidumping et compensatoires imposées récemment sur ses exportations vers les Etats-Unis -- sur le bois de construction, les avions CSeries de Bombardier ou le papier journal --, le Canada a porté plainte à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) contre les pratiques protectionnistes des Américains.

Faisant monter d'un cran la pression avant d'accueillir mardi ses invités américains et mexicains, le Canada a entamé vendredi les "démarches nécessaires dans le cadre du processus d?appel" de l'Aléna pour contester les droits de douane sur les importations de bois et des CSeries Bombardier.

Conformément à un engagement de sa campagne, le président Trump a obligé ses deux voisins à renégocier les termes de l'accord de libre-échange datant de 1994.

A l'automne, les trois pays se sont donné jusqu'à fin mars pour s'entendre sur la modernisation de l'Aléna, "la plus grande zone de libre-échange au monde", se plaît à rappeler la ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland.

Chargée des négociations, Mme Freeland reste prudente et se prépare "au pire" avec un éventuel retrait américain de l'accord.

Engagées il y a six mois, les négociations qui vont se poursuivre à Montréal sont organisées sur 28 thèmes et autant de litiges, certains fort épineux.

- 'Pas de partenaire de danse' -

Jusqu'ici "très peu de progrès ont été accomplis et (...) peu d'efforts sont faits par les Américains, au point de se demander s'ils ne préparent pas le terrain pour que M. Trump puisse annoncer +nous nous retirons+", a déploré jeudi Rona Ambrose, une des négociatrices canadiennes sur la chaîne CTV.

"Quand vous n'avez pas de partenaire de danse en face de vous, cela devient vraiment difficile", a souligné l'ex-dirigeante du parti conservateur et nommée par le Premier ministre Trudeau au conseil de l'Aléna.

Egalement membre de ce conseil, James Moore se montre plus optimiste avec la possibilité d'un compromis sur l'accès aux marchés publics américains ou encore sur les règles d'origine dans le secteur automobile, deux points que le président Trump veut resserrer en faveur des Etats-Unis.

Quelque 14 millions d'emplois aux Etats-Unis dépendent des échanges de marchandises avec le Canada et le Mexique et l'abrogation de l'accord entraînerait immédiatement la suppression "de plus de 300.000 postes", a souligné M. Moore, citant une étude de la Chambre de commerce des Etats-Unis.

Hormis les "questions de fond" à l'ordre du jour, "la grande question est de savoir si les Américains vont décider de poursuivre les négociations au-delà de Montréal ou s'ils vont prendre prétexte de résultats décevants (...) pour enclencher le processus de retrait de l'accord", avec un préavis de six mois au Congrès américain, a confié à l'AFP Louis Bélanger, politologue à l'université Laval à Québec.

En cas d'avancée des tractations, la poursuite des négociations pourrait être reportée "jusque après les élections de mi-mandat" en novembre aux Etats-Unis, selon ce spécialistes de l'Aléna.

A l'inverse, Ian Lee, de l'université Carleton d'Ottawa, s'attend à ce que "les Etats-Unis abrogent le pacte commercial ou suspendent les négociations", de façon à ce que le président Trump puisse proclamer avoir tenu tête aux "tricheurs mexicain et canadien avant les élections de mi-mandat".

Chrystia Freeland, le représentant au Commerce des Etats-Unis Robert Lighthizer et le ministre de l'Economie du Mexique, Ildefonso Guajardo ont prévu de faire le point sur les négociations en conclusion des discussions le 29 janvier.

Avant cela, ces trois diplomates se croiseront au Forum économique de Davos (Suisse) où ils sont attendus dès mardi.

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Pétrole: Ryad appelle à un "cadre de coopération" Opep/non Opep à long terme

dim, 01/21/2018 - 08:56

L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, a appelé dimanche à l'établissement d'un "cadre de coopération" à long terme entre les pays de l'Opep et ceux non membres du cartel pour soutenir les prix du brut.

Cet accord à long terme n'impliquera pas nécessairement les mêmes quotas de production que ceux en vigueur actuellement.

Parlant à la presse avant une réunion ministérielle Opep/non Opep à Mascate, le ministre saoudien de l'Energie Khaled Al Faleh a déclaré: "Nous ne devons pas limiter nos efforts (à des quotas de production) en 2018. Nous devons parler d'un cadre pour notre coopération à long terme".

Il s'agit de "prolonger au delà de 2018 le cadre que nous avons établi, c'est-à-dire la déclaration de coopération" entre pays producteurs de l'Opep et pays non membres du cartel comme la Russie, a-t-il indiqué.

C'est la première fois que Ryad, chef de file de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), appelle explicitement à une extension de l'accord sur les quotas de production avec les pays non Opep. Cet accord a permis de faire remonter les prix du baril (à environ 70 dollars) et de stabiliser le marché en 2017, après la dramatique chute des cours entamée en 2014.

Selon M. Faleh, "cela ne veut pas dire nécessairement qu'il faut s'en tenir au baril près" à l'accord conclu fin 2016.

Le cadre de coopération visera à assurer les producteurs, les investisseurs, les consommateurs et la communauté internationale que l'accord "est là pour rester", a ajouté le ministre saoudien.

Il s'agira de faire savoir que "nous allons travailler ensemble, pas seulement les 24 pays (signataires de l'accord: 14 Opep et 10 non Opep), mais aussi inviter de plus en plus de participants".

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Open d'Australie: Elise Mertens en quarts dès sa première participation

dim, 01/21/2018 - 08:54

La Belge Élise Mertens, 37e mondiale, s'est qualifiée pour les quarts de finale de l'Open d'Australie dès sa première participation au grand tableau en battant la Croate Petra Martic (81e) en deux sets 7-6 (7/5), 7-5, dimanche à Melbourne.

Au prochain tour, elle affrontera l'Ukrainienne Elina Svitolina, 4e mondiale, ou la Tchèque Denisa Allertova (130e).

Mertens, 22 ans, avait perdu l'an dernier en qualifications. Elle joue seulement son cinquième tournoi majeur et elle n'avait encore jamais passé le troisième tour.

Mertens est l'une des joueuses qui a le plus progressé en 2017, passant de la 127e à la 37e place mondiale.

Elle est la première Belge à atteindre les quarts de finale à Melbourne depuis Kim Clijsters, demi-finaliste en 2012. Elle s'est d'ailleurs entraînée ces trois dernières années dans l'académie de l'ancienne championne.

La Belge a commencé la saison en gagnant le tournoi de Hobart pour la deuxième année d'affilée. Elle reste sur une série de neuf matchs remportés.

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Liberia : Jewel Taylor, ex-épouse de dictateur et vice-présidente controversée

dim, 01/21/2018 - 08:50
George Weah doit entrer en fonction lundi ainsi que sa vice-présidente Jewel Taylor. Mais l'ancienne épouse du dictateur Charles Taylor, qui purge actuellement une peine de 50 ans de prison pour crimes de guerre, est loin de faire l'unanimité dans le pays.
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Décès sur la Volvo Ocean Race: des circonstances toujours floues

dim, 01/21/2018 - 08:50

L'organisation de la Volvo Ocean Race demeurait incapable dimanche d'expliquer les circonstances d'une dramatique collision, la veille près de Hong Kong, entre un concurrent et un bateau de pêche qui a entraîné la mort d'un pêcheur chinois.

Alors qu'il occupait la deuxième position, Vestas 11th Hour Racing a percuté et coulé ce bateau de pêche à 30 milles de l?arrivée peu avant 01h23 locale (17h23 GMT vendredi), heure à laquelle l'organisation de la course a reçu le premier message du voilier américano-danois.

Neuf membres de l'équipage du bateau de pêche ont été secourus par un navire commercial qui s'est dérouté, mais un dixième a été transféré par hélicoptère à l'hôpital où il est décédé.

La police hongkongaise a précisé que le défunt était un marin chinois de 50 ans.

Les organisateurs n'étaient pas en mesure dimanche de dire si ce bateau de pêche avait au moment de la collision ses feux de navigation, où s'il utilisait l'AIS (Automatic Identification System/Système d'identification automatique), un instrument qui permet de voir les autres navires et d'être vu sur l'eau.

"Nous n'avons pas encore les réponses à ces questions qui sont bien sûr des questions au coeur de l'enquête en cours", a déclaré le directeur de course Phil Lawrence dans un communiqué.

"Vestas 11th Hour Racing et la Volvo Ocean Race vont coopérer avec les autorités pour établir ce qui s'est passé", poursuit le communiqué.

- 'Slalom' -

Samedi soir, le marin français Franck Cammas, qui se trouvait à bord du voilier chinois Dongfeng -alors à la bagarre avec Vestas pour la deuxième place- avait raconté à l'AFP que la flotte de la Volvo, qui arrivait de Melbourne, avait dû "slalomer" au milieu d'un "nombre incalculable" de bateaux de pêche à l'approche de Hong Kong.

Pour le fabricant danois d'éoliennes Vestas, c'est un second revers majeur sur la plus grande course au large par équipage au monde.

Lors de la précédente édition, son bateau Vestas Wind s'était échoué en novembre 2014 sur les récifs des Cargados Carajos (St Brandon), à 240 milles au nord-est de l'île Maurice.

Aucun des neuf membres de l'équipage n'avait été blessé lors de cet improbable échouement dû à une énorme erreur de navigation. Le voilier, qui avait dû être abandonné, avait ensuite été récupéré et reconstruit et avait repris la course en juin 2015.

La version 2017 de la Volvo Ocean Race propose le plus long parcours jamais produit en 44 ans d'existence, soit 83.000 km (45.000 milles nautiques).

La quatrième étape entre Melbourne (Australie) et Hong Kong a été remportée par le voilier hongkongais Team Sun Hung Kai/Scallywag, avec à la barre l'Australien David Witt. Le voilier espagnol Mapfre reste leader au général.

Les équipes disposent toutes du même bateau, un monotype de 20 m de long pour 5,60 m de large pesant 12,5 tonnes, avec des équipages de 8 à 10 marins sur chaque voilier.

Partie d'Alicante en Espagne le 22 octobre 2017, l'arrivée finale de la Volvo Ocean Race, qui comporte onze étapes, est prévue à La Haye vers la fin du mois de juin 2018.

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Lanzmann, infatigable, continue d'exhumer le "trésor" amassé pour "Shoah"

dim, 01/21/2018 - 08:42

A 92 ans, le cinéaste Claude Lanzmann continue inlassablement d'exhumer les trésors amassés lors du tournage de son documentaire "Shoah", livrant avec "Les quatre soeurs" un nouvel éclairage sur l'extermination des juifs par les nazis.

Malgré ses 9 heures 30, "Shoah", le documentaire monument, avait dû laisser de côté des témoignages uniques, inédits, recueillis au fil des douze années de travail qu'a demandées le projet, et éparpillés sur 350 heures de pellicule tournées entre 1976 et 1981.

Il y a donc eu "Un vivant qui passe" (1999), "Sobibor" (2001), "Le rapport Karski" (2010), "Le dernier des injustes" (2013) et aujourd'hui ces "quatre soeurs", qui sera diffusé sur Arte les 23 et 30 janvier et disponible fin janvier en DVD.

Pourquoi avoir attendu 35 ans pour faire un film avec leur histoire ? "Pour beaucoup de raisons. Je ne pouvais pas faire un film de 30 heures (pour "Shoah"). Cela n'avait pas de sens", a expliqué Claude Lanzmann dans un récent entretien à l'AFP lors d'un passage à New York.

Il n'y avait pas, à l'époque, de producteur "assez fou" pour s'engager dans un projet d'une telle ampleur, ou dans une série de films comme ceux qui ont été réalisés par la suite, "et capable de donner l'argent, par dessus le marché", se souvient le metteur en scène.

Malgré cette incertitude quant à l'utilisation finale de ses bandes, Claude Lanzmann a choisi, durant ces années, de filmer, inlassablement, pour documenter des témoignages qui seraient aujourd'hui inaccessibles car les témoins ont disparu.

"Je m'en foutais, cela n'avait pas d'importance pour moi", dit-il. "Finalement, pour moi, faire un film, c'était assez secondaire" "et ça, je ne l'ai pas compris tout de suite."

Le réalisateur se souvient notamment d'avoir tourné durant une semaine entière, du matin au soir, avec Benjamin Murmelstein, personnage central du "Dernier des injustes".

"J'étais tellement étonné, au sens fort, sidéré par ce que j'apprenais, que ce qui me paraissait important, capital, c'était d'avoir ce matériel."

"C'était une garantie contre la perte", fait-il valoir. "Et la perte, dans des cas pareils, je trouve que c'est très grave."

- D'autres films à venir ? -

C'est ainsi que se sont imposées, tout droit sorties des années 70, ces "quatre soeurs" qui ne le sont pas vraiment mais que Claude Lanzmann a décidé de réunir.

"Je les ai choisies parce qu'elles me paraissaient remarquablement intéressantes", explique le réalisateur. "Chacune a connu le sommet, le comble, l'acmé de l'horreur et de la souffrance. C'est quelque chose qui les lie."

Il n'y a pas d'échelle dans l'insoutenable, mais parmi ces quatre femmes, l'image de Ruth Elias reste en tête: toute jeune femme, elle a tué sa propre fille, bébé, à Auschwitz pour ne pas la laisser mourir de faim comme le lui avait ordonné Josef Mengele, le médecin nazi avide d'expérimentations horribles.

Ces témoignages, dont certains éléments sont révélés pour la première fois, sont d'autant plus forts que ces femmes, toutes décédées aujourd'hui, s'expriment sur un ton posé, dans une langue précise, sans aucune effusion ou presque.

Elles ne font pas que témoigner, pourtant, insiste Lanzmann. Elles revivent, en le racontant, le moment le plus douloureux de leur existence.

Alors que beaucoup de documentaires s'appuient sur la musique, des extraits de films d'archives, des dessins ou des parties animées pour étoffer le récit, Claude Lanzmann s'en tient à un montage de plans de ces femmes, voire de leur mari, sans aucun artifice.

Le résultat est plus épuré encore que dans "Shoah" ou la plupart de ses autres films sortis depuis, dans lesquels il s'autorisait des plans extérieurs, voire de la mise en scène avec la célèbre scène du conducteur du train de la mort Henrik Gawkowski dans "Shoah".

Après un documentaire fleuve et cinq longs métrages, Claude Lanzmann compte-t-il encore tirer d'autres films des bandes accumulées pour "Shoah" ?

"Pourquoi pas ? Je ne sais pas combien de temps il me reste à vivre. Mais peut-être que je vais faire encore 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 films..."

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Rentrée de Syrie avec ses trois enfants, une Française écrouée

dim, 01/21/2018 - 08:40

Une Française de 30 ans, partie en Syrie avec son compagnon et revenue en France mardi avec ses trois enfants, a été mise en examen samedi à Paris et écrouée, a appris l'AFP de sources judiciaire et proches du dossier.

La jeune femme avait été placée en garde à vue à son arrivée mardi soir à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle en provenance d'Istanbul, selon ces sources, dans le cadre d'une enquête préliminaire confiée par le parquet de Paris à la section antiterroriste de la brigade criminelle parisienne (SAT) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Cette femme était accompagnée de trois enfants mineurs qui ont "été confiés à l'aide sociale à l'enfance et placés dans des familles d'accueil", selon une source proche du dossier.

Au terme de sa garde à vue samedi, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire et la jeune femme a été mise en examen par un juge antiterroriste pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", a précisé la source judiciaire. Cette qualification relève de la cour d'assises.

Selon BFMTV, qui a annoncé l'interpellation, cette Française est partie en 2013 en Egypte avec son mari, aujourd'hui présumé mort, et ses enfants, mais sa date de départ pour la Syrie est inconnue.

Selon les autorités françaises, environ 1.700 Français ont rejoint les zones jihadistes irako-syriennes depuis 2014. Jusqu'à 450 seraient morts, et un peu plus de 300 sont revenus en France.

Face à une opinion publique traumatisée par les attentats de 2015, perpétrés en partie par des jihadistes français revenus de Syrie, Paris fait montre d'une extrême prudence sur la question du retour de ses ressortissants. Les adultes font systématiquement l'objet de poursuites judiciaires.

En novembre, le président Emmanuel Macron avait défendu le principe d'une politique de retour au "cas par cas", notamment pour les femmes et les enfants.

Mais ces dernières semaines, le gouvernement a affirmé à plusieurs reprises que les personnes arrêtées en Irak et Syrie devaient être jugées sur place autant que possible.

"Il appartient d'abord aux autorités locales de se prononcer", a ainsi écrit l'Elysée le 10 janvier à l'avocate d'une Française de 22 ans, détenue par les forces kurdes avec ses deux enfants et qui demande son transfert en France pour "répondre de ses actes".

Dénonçant cette attitude de l'exécutif, des avocats de femmes et d'enfants de jihadistes français récemment capturés par les forces kurdes en Syrie ont déposé plainte contre les autorités françaises pour "détention arbitraire".

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