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Mis à jour : il y a 49 min 3 sec

Le suspect de Toronto, un militant de la cause des "célibataires involontaires"

il y a 10 heures 50 min
Alek Minassian, le chauffeur de la camionnette qui a foncé sur la foule lundi à Toronto, a été inculpé de meurtres avec préméditation. Les enquêteurs se penchent sur les messages énigmatiques qu'il avait postés récemment sur les réseaux sociaux.
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Incertitudes autour du "nouvel" accord iranien porté par Macron

il y a 11 heures 4 min
Donald Trump et Emmanuel Macron ont évoqué mardi la possibilité d'aboutir à un nouvel accord avec l'Iran, tout en constatant leur profond désaccord sur le texte existant. Ce nouvel "accord élargi" avec Téhéran semble aujourd'hui bien incertain.
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Ports africains: Vincent Bolloré en garde à vue pour des soupçons de corruption

il y a 12 heures 33 min

L'homme d'affaires Vincent Bolloré et des cadres de son groupe ont été placés en garde à vue mardi matin à Nanterre, la justice enquêtant sur des soupçons de corruption entourant l'obtention par son groupe de concessions portuaires en Afrique de l'Ouest.

, encore aux commandes du groupe Bolloré mais qui a récemment cédé les rênes de Vivendi à son fils Yannick, était entendu depuis 10H00 dans les locaux de la police anticorruption, ont indiqué à l'AFP des sources concordantes, confirmant une information du Monde.

Des juges d'instruction tentent de déterminer si le groupe Bolloré a utilisé les activités de conseil politique de sa filiale Havas pour se voir attribuer la gestion des de Lomé, au Togo, et de Conakry, en Guinée, via une autre de ses filiales, Bolloré Africa Logistics, anciennement appelée SDV.

Le responsable du pôle international de Havas, Jean-Philippe Dorent, et Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré, ont également été placés en garde à vue, a précisé une source judiciaire.

Dans un communiqué, le groupe Bolloré a "formellement" démenti avoir commis des irrégularités en Afrique.

"Le lien qui tente d'être fait par certains entre l'obtention de ces concessions et les opérations de communication est dénué de tout fondement économique et révèle une méconnaissance lourde de ce secteur industriel", a-t-il affirmé.

L'annonce de cette garde à vue a fait plonger l'action du groupe Bolloré à la Bourse de Paris: le titre a clôturé en baisse de plus de 6%.

Au coeur de l'enquête, initiée notamment par les plaintes d'un ancien associé franco-espagnol de Bolloré, Jacques Dupuydauby, se trouvent les conseils prodigués en 2010 par Havas lors des campagnes présidentielles victorieuses d'Alpha Condé en Guinée et de Faure Gnassingbé au Togo. Tous deux avaient eu recours aux activités de conseil d'Havas, pilotées par M. Dorent.

En Guinée, SDV avait obtenu la gestion du port de Conakry quelques mois après l'élection de M. Condé fin 2010. Et au Togo, la filiale avait remporté le marché peu avant la réélection en 2010 de M. Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005.

- "Je privilégie les amis" -

"Les concessions obtenues au Togo l'ont été en 2001, bien avant l'entrée du groupe dans Havas, et en Guinée, en 2011, à la suite de la défaillance du n°1 (le groupe étant arrivé en seconde position lors de cet appel d'offres), défaillance constatée avant l'élection du président", a fait valoir le groupe Bolloré dans son communiqué.

"Bolloré remplissait toutes les conditions d'appel d'offres. C'est un ami, je privilégie les amis. Et alors ?", avait expliqué Alpha Condé au journal Le Monde en 2016, à propos de ce dossier.

"Dès son arrivée au pouvoir, Alpha Condé a pris une décision qui a surpris plus d?un.La gestion du port sera immédiatement confiée à son ami Vincent Bolloré, sans autre forme de procès", a indiqué à l'AFP Cellou Dalein Diallo, chef de l'opposition guinéenne et candidat malheureux au second tour face à Alpha Condé en 2010 (puis au premier tour en 2015).

"C'est avec les enquêtes en cours en France que les Guinéens découvrent le véritable mobile de cette opération injuste et illégale effectuée par Alpha Condé au lendemain de sa prise de fonctions", a-t-il ajouté.

Une perquisition avait eu lieu en avril 2016 à la tour Bolloré de Puteaux, près de Paris, siège notamment de la filiale Bolloré Africa Logistics, en particulier dans les bureaux de Vincent Bolloré lui-même.

C'est en enquêtant sur les relations de Francis Perez, président du groupe Pefaco, une société spécialisée dans l'hôtellerie et les jeux et très implantée en Afrique, que les enquêteurs ont été amenés à se pencher sur les activités africaines de Vincent Bolloré.

Francis Perez comptait notamment parmi ses relations Jean-Philippe Dorent.

A chaque fois, la désignation de SDV a donné lieu à une bataille judiciaire entre le groupe Bolloré et les anciens gestionnaires des ports.

Concernant le port de Lomé, Jacques Dupuydauby accuse la présidence togolaise d'avoir été corrompue par le groupe français. L'ancien associé de M. Bolloré a affirmé mardi, dans un communiqué à l'AFP, "se réjouir de voir ces instructions progresser". Ses deux plaintes, une d'avril 2012 pour "extorsions de fonds" et l'autre d'avril 2013 pour "trafic d'influence" et "corruption", sont également instruites par le juge Tournaire, selon son avocate, Me Sarah Mauger Poliak.

Dans son bras de fer judiciaire avec l'industriel breton, Jacques Dupuydauby a cependant été condamné en Espagne à 3 ans et neuf mois de prison pour "détournement d'actifs" du groupe Bolloré. La cour d'appel de Paris doit examiner à nouveau le 16 mai la demande d'extradition de Madrid.

S'agissant de Conakry, Bolloré avait perdu sa bataille devant le tribunal de Nanterre face à Necotrans, l'ancien concessionnaire, et a été condamné en 2013 à lui verser plus de 2 millions d'euros. En juin 2017, Necotrans, spécialiste de la logistique en Afrique, a été placé en redressement judiciaire et racheté peu après par le groupe Bolloré.

mch-bl-kap-pid/alh/bw

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Ringer, Armanet et Sanson emballent le Printemps de Bourges

il y a 12 heures 36 min

La classe de la diva punk Catherine Ringer, la pêche de la "petite amie" Juliette Armanet et la joie de la pasionaria Véronique Sanson ont insufflé toute leur force et vibration au Printemps de Bourges, mardi soir en ouverture de la 42e édition.

"Femme, femme, femme", la célèbre chanson de Serge Lama aurait pu servir d'hymne au festival berruyer cette année, qui a décidé de jouer la carte de la parité chez les artistes invités en proposant une affiche mixte.

Pour son inauguration, les organisateurs sont allés encore plus loin en proposant un plateau cent pour cent féminin sur la grande scène du W. Un pari gagné vue l'affluence du soir puisque quelque 7000 personnes ont rempli le chapiteau.

Ils étaient d'abord venus voir Véronique Sanson, qu'ils ont accueillie en chantonnant un "joyeux anniversaire" de circonstance pour ses 69 ans. Souvent émue, elle les a remerciés par ses tubes intemporels, tels "Amoureuse", "Vancouver" ou encore "Ma révérence" en rappel qui ont été manifestement plus appréciés que les titres de son dernier opus "Dignes, dingues, donc...".

Accompagnée par un big band, dont le formidable trompettiste Steve Madaio - "qui m'a sauvé la vie" dit-elle en le présentant au public -, Véronique Sanson a parfois eu du mal à retenir ses écarts de voix debout micro en main, mais dès qu'elle était assise au piano, la magie opérait de nouveau.

Avant elle, Catherine Ringer a offert une heure de grande facture aux spectateurs, à qui elle présentait aussi son dernier opus "Chroniques et fantaisies". Même cause, même effet, ils ont mis un peu de temps à suivre la chanteuse qui possède pourtant de grandes chansons en son nom propre, comme ce "Tristessa" à pleurer qu'elle interprète drapée comme une veuve sicilienne.

Sont vite venus les tubes des Rita Mitsouko qu'elle formait jusqu'en 2007 et la disparition de son compagnon Fred Chichin : "Alors c'est toi" dans une version électro-psychédélique, "Le petit train" sur laquelle tous ont trottiné, "Marcia Baila" sur laquelle tous ont dansé.

Et son rappel fut ni plus ni moins parfait avec une reprise aux larmes de "Pars" de Jacques Higelin récemment disparu, et l'incontournable hymne Andy. Evidemment tout le monde a dit "oui"!

- Nyssen en visite mercredi -

Juliette Armanet a également raflé les suffrages en début de soirée. Pourtant, ouvrir pour Catherine Ringer et Véronique Sanson "l'intimidait".

Mais la pétillante chanteuse a parfaitement relevé le défi. Elle a déboulé sur scène comme un petit bolide, sautillant dans son costume argenté brillant. La nuit n'était alors pas encore couchée sur les bords de l'Auron, mais c'était déjà soir de fête pour les spectateurs.

Après avoir débuté, assise au piano, par "Manque d'amour", Juliette Armanet n'a pas résisté à semer un peu de désordre en demandant "à ceux que ça intéresse" de se lever de leurs chaises. "Ca fera des histoires, mais un peu de vie, c?est bien aussi."

"L'indien", son hit groovy et dansant lui a donné raison. Sa voix, ses sourires, ses clins d??il ont fait le reste. Il en fut ainsi durant les 45 minutes de son concert, avec en point d'orgue "L'amour en solitaire" qu'elle a fait partager à tous avec intensité.

Le Printemps de Bourges continuera de mettre les femmes en vedette toute la semaine.

Une démarche à laquelle a été sensible la ministre de la Culture Françoise Nyssen, qui sera présente à Bourges mercredi et participera notamment à une conférence sur le thème de la place des femmes dans la culture.

Au programme musical du jour, les autres femmes derrière le micro se nommeront Jeanne Added, désormais en solo mais avec toujours autant d'énergie, la jeune violoncelliste et chanteuse brésilienne Dom La Nena ou encore la délicate chanteuse belge Mélanie De Biasio.

Les hommes seront encore un peu en retrait, mais Rag'n'Bone fera tout de même entendre sa forte voix blues et le prometteur Tamino, sur lequel plane l'ombre de Jeff Buckley, pourrait bien être un des chocs du festival.

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Un juge refuse que les parents du petit Alfie le fassent soigner à Rome

il y a 12 heures 37 min

Un juge britannique a refusé mardi d'autoriser les parents du petit Alfie Evans, 23 mois, hospitalisé à Liverpool dans un état semi-végétatif, à l'emmener à Rome pour le faire soigner par d'autres spécialistes.

Le juge Anthony Hayden de la Haute cour de Manchester, dans le nord-ouest de l'Angleterre, a déclaré que le dossier d'Alfie, qui est atteint d'une maladie neurodégénérative rare, avait atteint son "chapitre final".

Il a rejeté la demande des parents d'Alfie, Tom Evans et Kate James, qui ont le soutien du pape François et du gouvernement italien pour le faire soigner à l'hôpital romain Bambino Gesù, spécialisé dans le traitement des enfants. Rome a même accordé la nationalité italienne à Alfie.

Une bataille judiciaire oppose depuis plusieurs mois les parents à l'équipe médicale de l'hôpital pour enfants Alder Hey à Liverpool (nord-ouest), qui a mis fin lundi au traitement de l'enfant, placé sous assistance respiratoire artificielle.

La Haute Cour de justice britannique, la Cour d'appel et la Cour suprême ont statué en faveur de l'hôpital. La Cour européenne des droits de l'Homme a également rejeté la requête des parents.

Selon l?hôpital, la justice britannique a confirmé à chaque décision qu'il n'était "pas dans le meilleur intérêt d'Alfie de continuer à recevoir un traitement où à voyager à l'étranger pour recevoir des soins".

- Citoyen britannique -

Lors d'une audience lundi soir devant la Haute Cour, le juge avait rejeté une nouvelle demande des parents et donné aux médecins le feu vert pour mettre fin aux soins apportés à Alfie. Il avait déclaré qu'Alfie, étant un citoyen britannique, était soumis aux décisions de la justice britannique.

Mais selon son père, Alfie a continué à respirer après que son assistance respiratoire lui a été retirée. "Ils disent qu'Alfie souffre. Mais il n'est plus relié au ventilateur et il ne souffre pas", a affirmé Tom Evans mardi.

"Étant donné qu'il est resté en vie pendant neuf heures de manière complètement inattendue, je pense qu'il aura besoin d'assistance dans les prochaines heures. Je pense qu'on devrait lui accorder cela", a-t-il déclaré.

Le juge Hayden a rejeté les déclarations du père, a refusé le transfert de l'enfant en Italie et a statué que les parents pouvaient seulement le placer dans un autre service hospitalier, dans un hospice ou le ramener à leur domicile.

L'hôpital de Liverpool n'a pas souhaité communiquer sur l'évolution de l'état de santé du bébé.

Le pape François s'est personnellement impliqué en faveur de l'enfant, lançant plusieurs appels pour son maintien en vie du bébé et recevant Tom Evans en audience privée.

A Rome, la directrice de l?hôpital pour enfants Bambino Gesù a annoncé qu'un avion médicalisé fourni par le ministère italien de la Défense était prêt à décoller d'Italie pour aller chercher l'enfant.

L'hôpital Gaslini à Gênes s'est également dit prêt à l'accueillir, avec le soutien actif de la région de Ligurie.

Lundi soir, le pape a posté un nouveau message sur Twitter. "Emu par les prières et l'immense solidarité qui sont témoignées au petit Alfie Evans, je renouvelle mon appel à ce que les souffrances des parents soient entendues et que leur désir de chercher de nouvelles formes de traitement soit exaucé", a-t-il écrit.

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté dernièrement devant l'hôpital de Liverpool pour exprimer leur soutien aux parents et à leurs demandes. Lundi, un important groupe de manifestants a tenté d'occuper le hall d'entrée de l'établissement, mais ils ont été bloqués par la police.

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En images : à Washington, Trump et Macron réunis pour un dîner d'État

il y a 12 heures 39 min
Porcelaine dorée, fleurs blanches et chandeliers : Emmanuel Macron et Donald Trump se sont à nouveau retrouvés mardi soir pour un dîner d'État en l'honneur de l'amitié franco-américaine. Voici les images les plus marquantes de la soirée.
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Chômage: Pôle emploi publie les premiers chiffres de 2018

il y a 12 heures 42 min

Après une baisse en 2016, puis une stabilisation en 2017, que réserve l'année 2018 sur le front du chômage ? Les chiffres de Pôle emploi pour le 1er trimestre, attendus ce mercredi, donneront un premier indice.

Le gouvernement dévoilera à 12H00 le nombre moyen d'inscrits sur les listes de l'opérateur public sur les trois premiers mois.

Alors que l'autre thermomètre du chômage, le taux de l'Insee, est en nette baisse, du côté de Pôle emploi, la décrue se fait attendre. Si l'année 2016 avait été source d'espoir, avec 112.600 demandeurs d'emploi en moins, l'année 2017 n'a pas été celle de la confirmation.

Fin 2017, la France comptait 3,73 millions de demandeurs d'emploi sans activité (catégorie A), autant que fin 2016.

L'année s'est toutefois finie sur une bonne note, avec, sur le 4e trimestre, 30.100 chômeurs de moins (-0,8%).

Et l'éclaircie pourrait se poursuivre au 1er trimestre. Les chiffres mensuels, qui continuent d'être mis en ligne, laissent entrevoir une probable baisse du chômage de janvier à mars. En effet, pour qu'il soit en hausse, il faudrait que le nombre de chômeurs augmente d'environ 100.000 sur le seul mois de mars, ce qui n'est jamais arrivé, même au plus fort de la crise.

Mais en parallèle, le nombre de demandeurs d'emploi exerçant une activité pourrait, lui, continuer à augmenter, comme il l'a fait, sans discontinuer, depuis la crise de 2008. Illustration, selon certains syndicats, d'une précarisation du marché du travail.

Résultat : avec ou sans activité, le nombre d'inscrits à Pôle emploi a atteint un record historique fin 2017, à 5,93 millions.

Les statistiques de Pôle emploi contredisent les autres indicateurs du marché du travail, qui, dans le sillage de la croissance, sont tous dans le vert. C'est notamment le cas des embauches en CDI, qui ont atteint un niveau record au 1er trimestre 2018, flirtant avec le million.

- "Tambour des galères" -

Les chiffres attendus ce mercredi marquent la fin d'une vieille tradition: la publication mensuelle de l'indicateur de Pôle emploi.

Cette publication chaque fin de mois, qui était redoutée par les ministres du Travail successifs - Michel Sapin (2012-2014) la comparait à "la cadence du tambour des galères" -, était aussi décriée par de nombreux économistes et statisticiens, qui lui reprochaient sa grande volatilité sans lien avec les évolutions du marché du travail.

Contrairement à ses prédécesseurs, Muriel Pénicaud refusait, depuis sa nomination, de les commenter, estimant qu'ils ne reflétaient "pas bien l'évolution du marché du travail".

La Dares, service des statistiques du ministère, jugeait les évolutions mensuelles "pas significatives".

Ces chiffres pouvaient être affectés par des aléas administratifs: demandeurs d'emploi désinscrits pour avoir oublié d'actualiser leur situation auprès de Pôle emploi, qui se réinscrivent le mois suivant, nombre de jours ouvrés pendant la période d'actualisation, ou encore bugs dans l'envoi de SMS de relance aux demandeurs d'emploi pour les inviter à s'actualiser...

Le passage à des moyennes trimestrielles doit permettre de lisser les tendances.

Avec une telle publication, l'année 2016, qui avait enregistré, avant révision, sept mois de baisse et cinq de hausse, se serait soldée par quatre trimestres de baisse.

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Clap de fin de carrière pour Meghan Markle, qui se marie... pas avec Harry

il y a 12 heures 45 min

Meghan Markle, en robe blanche bustier au jupon évasé brodé, avance lentement vers son fiancé dans la chapelle...

Quelques secondes plus tard, les mains jointes à celles de son promis, elle murmure: "tu es le mari que j'ai toujours voulu. Je t'aime et t'aimerai toujours".

Dans l'épisode final de la série "Suits: avocats sur mesure", dont elle est la star, la future épouse du prince Harry a droit à une répétition hollywoodienne du futur mariage royal qui se tiendra le 19 mai à Windsor.

Mais elle y convole avec Patrick J. Adams, alias Mike Ross, séduisant avocat.

Tous deux quittent la série, pourtant renouvelée pour une autre saison, et les scénaristes leur ont conçu un heureux dénouement.

La chaîne USA qui diffuse la série, dans laquelle pendant sept saisons Meghan Markle a incarné la brillante et belle juriste Rachel Zane, a diffusé quelques images pour attiser les fans.

La presse spécialisée américaine affirme que les scènes dénudées les plus "shocking!" de "Suits" ont été dissimulées à la Reine Elizabeth II.

L'épilogue de la saga légale sera diffusé mercredi aux Etats-Unis, et devrait marquer le clap de fin de la carrière hollywoodienne de la future Madame Prince Harry - et le début de sa trajectoire de Duchesse de Sussex, le titre dont elle héritera le plus probablement après son mariage.

La jeune femme de 36 ans à l?immense sourire et aux cheveux de jais, dont la mère est afro-américaine, avait déjà fermé son blog de "lifestyle", The Tig.

Elle a annoncé en dévoilant ses fiançailles avec le fils de la princesse Diana et du prince Charles, qu'elle allait désormais se consacrer à des organisations philanthropiques, à l'instar de son futur époux et comme il est de tradition dans la famille royale.

Elle est la première Américaine à intégrer les hauts rangs de la famille royale depuis Wallis Simpson - également divorcée - qui avait épousé en 1936 Edouard VIII, contraint d'abdiquer pour éviter une crise institutionnelle majeure.

Meghan Markle a commencé par faire du mannequinat avant de décrocher le rôle de la juriste forte en tête Rachel Zane dans "Suits".

Elle est aussi apparue dans les films "Remember Me" et "Comment tuer son boss", ou dans les séries "Cuts", "Love, Inc.", "Castle", "Les experts: Manhattan", entre autres.

Diplômée de communication de l'université Northwestern, Meghan Markle avait été initiée à l'univers du film par ses parents, qui se sont séparés lorsqu'elle avait deux ans. Son père Thomas W. Markle, directeur de la photographie de séries très populaires comme "Marié, deux enfants", a reçu deux Emmy Awards pour la série "General Hospital".

Sa mère Doria Ragland, ancienne maquilleuse de télévision, est professeure de yoga.

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Trump et Macron évoquent un nouvel accord avec l'Iran

il y a 12 heures 53 min

Donald Trump et Emmanuel Macron ont évoqué mardi leur volonté d'aboutir à un nouvel accord avec l'Iran, tout en constatant leur profond désaccord sur le texte existant sur le nucléaire, qui semble plus fragilisé que jamais.

Le président américain et son homologue français, qui ont multiplié les embrassades et les poignées de main, sont restés évasifs sur les contours, la portée et les conséquences exactes de ces nouvelles négociations qu'ils appellent de leurs voeux mais qui devraient se heurter à la vive opposition de Téhéran.

"Nous souhaitons pouvoir désormais travailler sur un nouvel accord avec l'Iran", a lancé M. Macron, évoquant la possibilité que son homologue américain mette à exécution sa promesse de campagne de jeter aux orties ce texte visant à empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique.

"On ne déchire pas un accord pour aller vers nulle part, on construit un nouvel accord qui est plus large", a-t-il poursuivi, soulignant sa volonté d'aborder "tous les sujets de la région", dont la Syrie et les activités balistiques de Téhéran.

M. Trump, qui s'est dit ouvert à un nouveau texte "beaucoup plus large" aux fondations "solides", a une nouvelle fois stigmatisé l'accord "ridicule" conclu par son prédécesseur démocrate Barack Obama.

"Nous verrons ce qui se passera après le 12 (mai)", a-t-il lâché, évoquant l'échéance à laquelle il prendra une décision sur le devenir de cet accord conclu en 2015 après des années d'âpres négociations entre l'Iran et le groupe 5+1 (Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie).

- "Un grand président" -

Pour Robert Malley, ancien conseiller de Barack Obama et désormais président de l'International Crisis Group (ICG), la portée de l'annonce faite lors de la conférence commune des deux dirigeants est a priori limitée.

"Si Trump est d'accord pour respecter l'accord sur le nucléaire iranien et si le sort de ce dernier ne dépend pas de l'issue des négociations sur un autre accord séparé, plus large (et assez improbable) avec l'Iran (...) alors cela représenterait quelque chose", a-t-il tweeté. "Bien sûr, cela fait beaucoup de +si+", a-t-il ajouté aussitôt.

Premier dirigeant étranger à effectuer une visite d'Etat aux Etats-Unis sous la présidence Trump, Emmanuel Macron a tout fait pour nouer une relation étroite, personnelle, avec un homologue dont la vision du monde est pourtant, à de nombreux égards, diamétralement opposée à la sienne.

Les deux dirigeants, que plus de 30 ans séparent, ont ostensiblement affiché leur "amitié" depuis l'arrivée de M. Macron lundi à Washington.

"Ce sera un grand président pour la France, c'est ce que je prédis", a lancé M. Trump avant d'entrer dans le Bureau ovale, entraînant énergiquement son hôte par la main.

Ce qui ne l'a pas empêché, en présence de son homologue français et juste avant leur entretien, de critiquer avec virulence l'accord sur le nucléaire iranien que jusqu'ici la France voulait défendre, "un désastre", ainsi que les échanges commerciaux "injustes" avec l'Union européenne.

Une diatribe qui augurait mal de l'issue des pourparlers sur les deux sujets, et qu'Emmanuel Macron a écouté d'un air soucieux.

- Scène surprenante dans le Bureau ovale -

Le président américain a par ailleurs rendu hommage au colonel Arnaud Beltrame, le gendarme français qui a donné sa vie pour sauver une otage lors d'un attentat jihadiste en France le mois dernier.

Cette deuxième journée de la visite présidentielle française a donné lieu à une surprenante scène lorsque que Donald Trump a entrepris, devant les caméras du monde entier, de... balayer des pellicules du costume de son invité.

"Nous avons une relation très privilégiée, d'ailleurs je vais retirer ces quelques pellicules", a déclaré M. Trump en faisant mine d?épousseter l?épaule d'Emmanuel Macron, surpris par son geste. "Nous devons le rendre impeccable, il est impeccable !".

Mardi soir, un fastueux dîner d'Etat en l'honneur des Macron a réuni 130 invités de marque à la Maison Blanche, décorée de fleurs de cerisier. Parmi les convives, Ivanka Trump et son époux Jared Kushner, ou encore le patron du groupe français du luxe LVMH Bernard Arnault -- Mme Macron portait d'ailleurs une robe Vuitton blanche dorée, alors que Melania Trump était en robe argentée Chanel -- et Christine Lagarde, directrice du FMI.

Les deux présidents ont chacun porté un toast à l'amitié entre leurs pays. "Beaucoup commentent notre amitié personnelle", a remarqué Emmanuel Macron. "Des deux côtés de l?océan, il y a deux ans de cela, peu auraient prédit que vous et moi allions nous retrouver à cet endroit".

"C'est sans doute pour cela que vous et moi avons beaucoup en commun qui relève de la détermination, peut-être de la chance. Nous savons l'un et l'autre que nous ne changeons pas facilement d'avis, mais avons la volonté de travailler ensemble", a conclu M. Macron, sa seule allusion aux discussions du matin.

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La famille de Prince assigne un hôpital de Chicago pour faute professionnelle

il y a 13 heures 7 min

La famille de Prince a assigné en justice pour faute professionnelle un hôpital de Chicago, auquel elle reproche de ne pas avoir analysé les pilules qui avaient provoqué une overdose de l'artiste, quelques jours avant son décès.

L'assignation intervient quelques jours seulement après l'annonce qu'aucune poursuite pénale ne serait engagée dans le cadre de la mort du chanteur, faut d'avoir pu établir comme il s'était procuré ces fameuses pilules.

Le 15 avril 2016, l'avion privé qui transportait Prince, de retour d'un concert à Atlanta, s'était posé en urgence à Moline, dans l'Illinois, après que le musicien ait perdu connaissance en vol.

Les ambulanciers présents sur place lui avaient alors administré de la naloxone, médicament anti-overdose commercialisé sous le nom Narcan, et étaient parvenus à le sauver.

Mais la famille de Prince reproche au personnel de l'hôpital où il a été transporté plus tard, le Trinity Medical Center, à Moline également, de ne pas avoir fait analyser le contenu des pilules à l'origine de cette overdose.

Une semaine plus tard, le 21 avril 2016, le chanteur décédait à son domicile de Paisley Park (Minnesota), victime d'une nouvelle overdose causée par les mêmes pilules.

Selon l'enquête de la justice américaine, Prince est entré en possession d'une boîte de médicaments contrefaits, présentés comme du Vicodin, nom commercial américain de l'hydrocodone, un anti-douleur opiacé.

Mais les pilules contenaient également du fentanyl, considéré comme 30 à 50 fois plus puissant que l'héroïne et 50 à 100 fois plus puissant que la morphine, selon l'Agence américaine de lutte contre les stupéfiants (DEA).

Toujours selon l'enquête, il n'a jamais su, ni au retour du concert d'Atlanta, ni une semaine plus tard, qu'il prenait du fentanyl.

L'assignation vise également la chaîne de pharmacie Walgreens, qui aurait fourni des médicaments sans respecter les procédures réglementaires.

Sollicités, ni l'hôpital, ni Walgreens n'ont donné suite.

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Procès du sous-marin danois: Peter Madsen fixé mercredi sur sa peine

il y a 13 heures 13 min

Jugé pour l'assassinat de la journaliste suédoise Kim Wall précédé de sévices sexuels dans son sous-marin en août 2017, l'inventeur autodidacte danois Peter Madsen connaîtra sa peine mercredi.

La décision du jury - une juge professionnelle et deux jurés - est attendue à 13h00 (11h00 GMT).

Poursuivi pour meurtre avec préméditation, sévices sexuels aggravés et atteinte à l'intégrité d'un cadavre, Peter Madsen n'a admis que le dernier chef d'accusation, pour lequel il encourt six mois de prison.

Au terme de onze jours d'audience qui ont levé le voile sur la "dangerosité" de l'accusé, amateur de vidéos de femmes égorgées ou décapitées, le procureur Jakob Buch-Jepsen a requis la prison à vie. Il affirme qu'il a torturé la trentenaire avant de la tuer pour satisfaire un macabre fantasme sexuel.

La défense, elle, plaide l'accident.

En présence des parents et du frère de Kim Wall, Peter Madsen a clos les débats lundi en affirmant être "vraiment, vraiment triste de ce qui s'est passé", utilisant un adjectif qui en danois peut également signifier "désolé" .

- "Pervers polymorphe" -

Décrit par les experts psychiatres comme un "pervers polymorphe" présentant des "traits psychopathiques", cet homme "dangereux" de 47 ans, connu au Danemark comme le créateur loufoque de fusées et de submersibles, pourrait récidiver, a prévenu le ministère public.

Lui-même s'est qualifié devant des proches de "psychopathe affectueux".

Pour sa défense, des témoins sont au contraire venus décrire un homme "sympathique, empathique et très passionné, à l'écoute".

Jakob Buch-Jepsen a appelé les membres de la cour à s'en remettre à "leur bon sens" et à condamner Peter Madsen, "un mensonge de A à Z". "C'est démontré par l'expertise psychiatrique qui dit que l'accusé est un menteur pathologique" et "un danger pour autrui", a insisté le magistrat.

"Il va recommencer", assurent les experts.

La prison à vie correspond au Danemark à 16 ans de réclusion en moyenne.

Tout au long du procès, l'accusé et son conseil ont contesté les expertises avancées par le ministère public.

Pour son avocate Betina Hald Engmark, il n'y a pas de preuves tangibles de la responsabilité de son client dans la mort tragique de Kim Wall. "Le parquet a présenté une histoire très intéressante", a-t-elle martelé dans sa plaidoirie.

L'autopsie avance l'hypothèse d'un étouffement ou d'un égorgement précédé de sévices sexuels.

La légiste a relevé un écoulement de sang compatible avec des blessures infligées alors que la victime était encore vivante, et une goutte de sang de Kim Wall sur la combinaison de Peter Madsen, qui serait une projection et signerait des violences ante mortem.

- Vidéos violentes -

De multiples blessures - 14 - ont été identifiées dans et autour des parties génitales de la jeune femme.

La cour a en outre visionné des vidéos et films d'animation retrouvés sur le disque dur de l'ordinateur de l'accusé dans lesquels des femmes sont empalées, pendues ou décapitées.

"Ce n'est pas sexuel. Je regarde ces vidéos pour pleurer et éprouver des émotions", s'est défendu Peter Madsen devant les juges.

Le procureur a aussi fait valoir l'absence de crédibilité de l'accusé qui a changé de version à plusieurs reprises depuis son arrestation le lendemain de sa sortie en mer avec la jeune journaliste, venue l'interviewer sur son submersible, le Nautilus.

Après avoir affirmé l'avoir débarquée la veille à Copenhague, Peter Madsen a indiqué aux enquêteurs qu'elle avait reçu un panneau d'écoutille sur la tête.

Démenti par l'autopsie, il a ensuite expliqué qu'elle avait succombé à des gaz toxiques libérés lors d'une soudaine dépressurisation de l'habitacle. Il a reconnu l'avoir décapitée et démembrée, puis avoir jeté son corps, lesté, à la mer.

Pour soutenir le meurtre et la préméditation, l'accusation invoque les outils inutiles sur un sous-marin embarqués par l'accusé peu de temps avant les faits (scie à bois, sangles de valise, tournevis affuté de 50 cm de long), et les recherches, effectuées dans la nuit du 9 au 10 août, sur internet au moyen des mots-clés "femme" et "décapitation".

Une simple "coïncidence" pour Peter Madsen.

Comme le code pénal danois le permet, le parquet a demandé une peine alternative permettant de garder un détenu en cellule tant qu'il est jugé dangereux.

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Arménie: Pachinian appelle à de nouvelles manifestations, se dit "prêt à diriger le pays"

il y a 13 heures 27 min

Le chef de l'opposition arménienne Nikol Pachinian a appelé ses partisans à reprendre les manifestations mercredi, s'estimant légitime pour prendre le pouvoir après la démission du Premier ministre contesté Serge Sarkissian.

M. Pachinian a appelé ses partisans à redescendre dans la rue mercredi à 11 heures locales (7H00 GMT), après avoir affirmé sur sa page Facebook que le Premier ministre par intérim, Karen Karapetian, avait refusé d'entamer des négociations mercredi matin.

"S'ils sont prêts à discuter d'une passation de pouvoir pacifique (...) je suis prêt à les rencontrer (...) Le parti Républicain ne peut pas rester au pouvoir, car c'est le peuple qui a gagné", a dit M. Pachinian.

Karen Karapetian a répondu dans un communiqué que cette rencontre avait été annulée "en raison de nouvelles demandes avancées de manière unilatérale par Pachinian". "Ce n'est pas une négociation, un dialogue, mais Pachinian qui avance son propre agenda", a estimé M. Karapetian en indiquant avoir demandé au président de la république d'organiser une rencontre dans un format élargi avec le chef de l'opposition.

Serge Sarkissian a démissionné lundi sous la pression de manifestations de ses opposants. Les députés arméniens disposent de sept jours à partir de la démission du Premier ministre pour proposer de nouvelles candidatures à ce poste, et le vote pourrait avoir lieu le 2 mai.

Alors que le Parti républicain de Serge Sarkissian dispose de 65 sièges sur 105 au Parlement, Nikol Pachinian a appelé mardi soir à organiser des élections législatives anticipées "dans les plus brefs délais (...), dans un ou deux mois". Il a assuré qu'"il n'y aura pas de vendetta politique" à l'égard de Serge Sarkissian.

"Oui, bien sûr, nous sommes prêts à diriger le pays", avait auparavant déclaré M. Pachinian, 42 ans, interrogé lors d'une conférence de presse à Erevan pour savoir s'il était prêt à prendre la tête du gouvernement de cette ex-république soviétique du Caucase du Sud. "Si le peuple me confie cette responsabilité, je suis prêt à l'assumer".

La journée de mardi était pourtant censée être marquée par une trêve politique: le 24 avril est la journée de commémoration des massacres perpétrés entre 1915 et 1917 sous l'Empire ottoman. Les autorités avaient appelé la veille les 2,9 millions d'Arméniens à l'unité pour cette journée de recueillement.

A Los Angeles, où des milliers de personnes se sont rassemblées, la diaspora arménienne s'est réjouit du changement politique à Erevan.

Plus tôt dans la journée, le député et chef de l'opposition a marché pendant près de deux heures avec des milliers de ses partisans de la place de la République, c?ur de la contestation anti-Sarkissian dans le centre d'Erevan, jusqu'au mémorial dédié aux victimes du génocide arménien, érigé sur une colline surplombant la capitale de l'Arménie.

Avant lui, le président Armen Sarkissian (sans lien de parenté avec Serge Sarkissian), le Premier ministre par intérim et les autorités religieuses du pays s'étaient eux aussi recueillis devant le mémorial.

- "Je suis pro-arménien" -

Lors de sa première conférence de presse depuis la victoire du mouvement de contestation, M. Pachinian, qui s'exprimait en russe et en anglais, a prôné le maintien de liens étroits avec la Russie, "un pays frère".

"Mais si quelqu'un dit que je suis pro-occidental ou prorusse, ce sera une erreur. Je suis pro-arménien", a-t-il souligné.

A Moscou, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré plus tôt dans la journée aux journalistes qu'il espérait que "l'ordre et la stabilité seront préservés" en Arménie.

Les Arméniens, eux, étaient pour la plupart soulagés mardi que les manifestations se soient terminées sans effusion de sang. "Je n'aimais pas Sarkissian mais je ne peux pas ne pas le remercier pour le fait de n'avoir pas utilisé la force", a expliqué Achot Minassian, un retraité de 72 ans.

- "Position constructive" -

Dans un communiqué, le porte-parole de la diplomatie azerbaïdjanaise Khimket Gadjiev a affirmé qu'après le "départ de la dictature militaire de Serge Sarkissian", Bakou espérait "une position constructive" du futur gouvernement sur le conflit au Nagorny-Karabakh, région séparatiste revendiquée par les deux pays.

"C'est tellement enthousiasmant de voir les Arméniens unis dans des manifestations pacifiques pour changer les choses", a pour sa part déclaré sur Twitter la starlette américaine Kim Kardashian, d'origine arménienne, saluant un "jour historique".

L'annonce surprise de la démission de M. Sarkissian est intervenue lundi dans l'après-midi.

"Je quitte le poste de dirigeant du pays", a laconiquement déclaré Serge Sarkissian, élu Premier ministre la semaine dernière par les députés après avoir été président pendant dix ans. "Nikol Pachinian avait raison. Et moi, je me suis trompé".

N'ayant pas le droit de se représenter à un troisième mandat, il avait fait modifier la Constitution pour renforcer les pouvoirs du Premier ministre avant de se faire nommer à ce poste, le nouveau président n'ayant plus que des pouvoirs honorifiques.

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Face à un public conquis, Emmanuel Macron salue la communauté française aux États-Unis

il y a 14 heures 10 min
Emmanuel Macron s'est adressé aux Français de Washington, mardi après-midi, en marge de sa visite d'État. Face à un public déjà convaincu, il a insisté sur l'amitié franco-américaine tout en mettant en avant les valeurs de la France. Reportage.
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A Los Angeles, la diaspora arménienne se réjouit du changement politique à Erevan

il y a 15 heures 33 min

Les arméniens-américains se réjouissaient mardi des manifestations pacifiques qui ont entraîné la démission du Premier ministre contesté Serge Sarkissian, en marge de leur marche annuelle de commémoration du génocide.

Des milliers de personnes ont défilé sous un soleil vif dans le quartier d'Hollywood. La majorité portait des tee-shirts aux messages sombres comme "nos blessures sont toujours ouvertes" mais l'atmosphère était plus joyeuse que d'ordinaire.

"L'ambiance est plus positive car (la démission du Premier ministre Serge Sarkissian) est une victoire pour la jeunesse (...) et les idéaux démocratiques. La jeune génération a réussi à faire tomber le gouvernement sans qu'une seule balle soit tirée", s'est félicité Aroutin Hartounian, 31 ans, président de l'association des Jeunes arméniens unifiés, interrogé par l'AFP.

"C'est si inspirant de voir tous les Arméniens unis lors de manifestations pacifiques et qui font une différence. C'est un jour historique pour l'Arménie" avait tweeté lundi la star de téléréalité Kim Kardashian, d'origine arménienne.

"J'espère que cela servira d'exemple pour toutes les révolutions démocratiques dans le monde", a ajouté M. Hartounian, allusion aux mouvements populaires comme le printemps arabe qui ont fait couler beaucoup de sang ou ont donné lieu à une guerre comme en Syrie.

"Des réformes doivent être mises en place pour que les gens soient convaincus qu'il s'agit d'une vraie victoire (...) mais je suis fier des jeunes gens (...) grâce à qui c'est arrivé", a renchéri le chanteur de métal Serj Tankian, autre vedette internationale d'origine arménienne, qui vit à Glendale, banlieue de Los Angeles à forte population arménienne.

La démission surprise de Serge Sarkissian est intervenue lundi quelques heures après la libération de Nikol Pachinian, chef de l'opposition interpellé la veille lors d'une manifestation. Ce dernier s'est dit mardi "prêt" à diriger le pays.

L'Arménie compte environ 3 millions d'habitants et la diaspora 8 millions de personnes, dont la première communauté se situe en Russie et la seconde aux Etats-Unis, la majorité autour de Los Angeles.

Chaque année, tous les Arméniens dans le monde commémorent le 24 avril les massacres perpétrés entre 1915 et 1917 sous l'Empire ottoman.

La semaine dernière, les Arméniens de Los Angeles ont manifesté pour soutenir le mouvement en Arménie, où étudiants et lycéens ont été notamment rejoints par des militaires.

Roberta Arevyan, étudiante de 19 ans en sciences politiques, était présente. Pour elle, la diaspora joue un rôle important: "Nous organisons des manifestations, des défilés comme celui-ci tous les ans, nous attirons beaucoup d'attention dans le monde", notamment sur les réseaux sociaux.

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Le rappeur américain Meek Mill sort de prison après une intense mobilisation

il y a 16 heures 33 min

Le rappeur américain Meek Mill a bénéficié d'une liberté conditionnelle et est sorti de prison mardi après avoir été condamné à une peine de prison ferme, qui avait généré des protestations virulentes et nourri le débat sur le biais raciste de certaines lois américaines.

La Cour suprême de Pennsylvanie a ordonné la libération sous caution de l'artiste de 30 ans.

Ce dernier avait été condamné en novembre par la juge Genece E. Brinkley à quatre ans de prison ferme, rattrapé par une affaire remontant à son adolescence.

Il avait été immédiatement incarcéré, la juge Brinkley estimant que le rappeur n'avait pas respecté les conditions de son maintien en liberté, notamment en programmant des concerts.

Elevé par sa mère à Philadelphie après que son père ait été tué, Robert Williams de son vrai nom avait bénéficié d'une mise à l'épreuve à la suite de son arrestation en 2008 pour détention de stupéfiants et d'arme à feu.

Dans sa décision, la Cour suprême de Pennsylvanie a donné au tribunal 60 jours pour revoir sa décision. Elle a également remarqué que la juge Brinkley "pourrait choisir de se récuser de cette affaire", sans formellement lui retirer.

A sa sortie de prison, Meek Mill a remercié ses fans et le procureur de Philadelphie, qui n'avait pas requis de prison ferme lors de son procès.

"Je comprends que beaucoup de personnes de couleur à travers le pays n'ont pas ce luxe, et je compte utiliser ma plate-forme pour braquer la lumière sur ces problèmes", a-t-il écrit sur Twitter.

"En attendant, je compte travailler avec mon équipe juridique pour renverser cette condamnation injustifiée", a ajouté celui dont le dernier album "Wins and Losses" a atteint la troisième marche des meilleures ventes l'année dernière aux Etats-Unis.

De nombreuses célébrités avaient pris fait et cause pour Meek Mill, en dénonçant le système judiciaire et carcéral américain.

Dans un édito publié dans le New York Times, le magnat du hip-hop Jay-Z avait ainsi estimé que "ce qui arrive à Meek Mill montre comment notre système judiciaire piège et harcèle des centaines de milliers de Noirs chaque année".

"Au lieu d'une deuxième chance, le délai d'épreuve se transforme en terrain miné, où un mauvais pas entraîne des conséquences plus lourdes que le délit", avait-il dénoncé.

Au moins 61.250 personnes sont détenues aux Etats-Unis pour des atteintes mineures aux conditions de leur liberté conditionnelle, selon une enquête récente de l'organisation américaine à but non lucratif The Marshall Project

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Toronto: une majorité de femmes parmi les victimes du chauffeur de la camionnette

il y a 17 heures 53 min

Le chauffeur de la camionnette qui a tué 10 piétons et en a blessé 14 autres au hasard de sa course folle lundi à Toronto a été inculpé de meurtres avec préméditation mardi, et les premiers éléments de l?enquête tendent à démontrer qu'il nourrissait une rancoeur contre les femmes.

"C'est juste de dire" que les victimes sont "majoritairement des femmes", a reconnu en conférence de presse l'enquêteur Graham Gibson. L'âge des victimes va "de la mi-vingtaine à environ 80 ans".

Quelques minutes avant qu'il ne fonce dans la foule, l'assassin présumé, Alek Minassian, "a posté sur Facebook un message énigmatique", a ajouté M. Gibson.

Le réseau social américain a reconnu à l'AFP avoir "immédiatement effacé le compte Facebook du suspect" et "travailler étroitement avec les autorités" sur ce dossier.

Plusieurs médias canadiens ont publié une capture d'écran du message affirmant notamment que "la rébellion des +incel+ a déjà commencé" et vouant un culte au masculinisme.

Le terme "incel" est une abréviation anglophone pour "involontairement célibataire" et renvoie à des personnes animées d'un certain mépris des femmes, accusées d'être responsables de leur insatisfaction sexuelle.

La police de Toronto a toutefois mis en garde: "Nous n'avons aucune évidence" démontrant formellement que le conducteur ne visait que les femmes, a déclaré l'enquêteur Gibson.

- 'socialement mal à l'aise' -

Arrêté rapidement lundi, Alek Minassian, 25 ans, a comparu mardi matin quelques minutes dans un petit tribunal du quartier North York de Toronto où le procureur Joe Callaghan lui a signifié les dix chefs d'inculpation pour meurtre avec préméditation.

Debout dans le box des accusés, les mains mains menottées, la tête rasée et vêtu d'une tenue blanche, Alek Minassian, a également été accusé de 13 tentatives de meurtre sur autant de blessés graves. Il devrait être prochainement poursuivi pour un 14e chef d'accusation, a précisé la police, rectifiant le bilan des blessés à 14 et non 15.

L'assaillant était jusqu'ici inconnu des services de police, a souligné le chef de police de Toronto Mark Saunders.

Il n'était pas non plus fiché par les services de renseignement ce qui permet, à priori selon le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale, d'écarter la piste d'un acte de terrorisme comme cela a pu être le cas dans le même type d'attaque à la voiture-bélier à Londres ou à Nice.

"Les informations disponibles à ce stade indiquent que cet événement ne semble aucunement lié à la sécurité nationale", a assuré Ralph Goodale.

L'homme est présenté comme renfermé et avec des difficultés de communication par quelques personnes qui fréquentaient le même établissement d'enseignement professionnel de la métropole de l'Ontario (centre).

Habitant à Richmond Hill, en grande banlieue nord de Toronto, Alek Minassian était depuis 2011 étudiant au College Seneca, selon son profil sur le réseau social LinkedIn. Il avait fait un bref passage dans les rangs de l'armée canadienne en 2017, mais avait abandonné sa formation après deux semaines, ont confirmé mardi les Forces armées.

"Socialement mal à l'aise", souffrant de trouble obsessionnel compulsif (TOC) en se frottant la tête ou les mains, Alek Minassian se tenait la plupart du temps en retrait dans les groupes d'étudiants ou restait seul à la cafeteria de l'école, selon les témoignages recueillis par des médias de Toronto auprès de personnes ayant assisté aux mêmes cours.

Ari Blaff, l'un de ces étudiants, a raconté à la télévision CBC que le comportement d'Alek Minassian "était généralement assez étrange (...) mais n'a jamais été remarqué pour quelque chose de violent", simplement "peut être en mettant les gens mal à l'aise".

- 'Tue-moi' -

Corpulent, Alek Minassian a défié le policier au moment de son interpellation. Brandissant un objet dans la main gauche, le chauffeur aurait crié "tue-moi" au policier qui le mettait en joue à cinq mètres de lui, selon une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

Selon le chef de la police, Alek Minassian n'était pas armé. Avec un calme absolu, le policier avance prudemment vers le chauffeur qui s'agenouille sur le trottoir avant d'âtre menotté dans le dos puis emmené par les forces de l'ordre.

Mardi, la police a poursuivi son long travail d'enquête et d'identification des victimes parmi lesquelles deux Sud-Coréens et plusieurs autres d'origine étrangère. Une employée d'Invesco Canada est morte pratiquement au bas de son bureau, la société d'investissement étant basée sur la rue Yonge.

Spontanément, les habitants de Toronto ont rendu hommage aux victimes en accrochant des messages aux murs des bâtiments ou en laissant des bouquets de fleurs sur les trottoirs.

"Les Canadiens sont choqués et attristés par cette attaque insensée", a déclaré mardi le Premier ministre Justin Trudeau, appelant ses concitoyens à ne "pas vivre dans la peur et l'inquiétude (et à) rester un pays ouvert et libre".

Chef d'État en titre du Canada, la reine Elizabeth II a exprimé sa "tristesse (...) face à la terrible tragédie qui a secoué Toronto, offrant ses "plus vives condoléances aux familles et aux amis de ceux qui ont perdu la vie".

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Un "nouvel" accord iranien semé d'incertitudes

il y a 18 heures 13 min

Le "nouvel accord" avec l'Iran que le président français Emmanuel Macron a proposé mardi à son homologue américain Donald Trump, est destiné à aller plus loin que l'accord nucléaire existant, pour répondre aux critiques des Etats-Unis.

Voici ce que l'on sait des propositions de M. Macron et des difficultés qu'elles pourraient rencontrer.

- Un nouvel accord élargi -

"Nous avons un désaccord sur le JCPOA", a reconnu M. Macron en utilisant l'acronyme anglais de l'accord de Vienne signé en juillet 2015 entre l'Iran et les grandes puissances (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) après des années de négociations, aux termes duquel Téhéran a accepté de geler son programme nucléaire jusqu'en 2025.

Quelle que soit la décision de M. Trump, qui doit dire le 12 mai s'il rompt cet accord qu'il juge insuffisant, le président français propose de baser les négociations d'un nouvel accord sur quatre questions:

- Maintenir l'interdiction d'enrichissement de l'uranium, première étape pour fabriquer l'arme atomique, comme prévu par l'accord de 2015. Si les Etats-Unis restent dans l'accord, la question est réglée. Si M. Trump décide le 12 mai de quitter l'accord, l'idée est d'ouvrir des discussions sur la façon de continuer à contrôler l'activité nucléaire iranienne malgré tout.

- "S'assurer qu'il n'y ait pas d'activité nucléaire iranienne à long terme", et donc après 2025, date à laquelle des "sunset clauses" de l'accord existant prévoient que certaines restrictions techniques aux activités iraniennes tombent progressivement, ce qui permettrait à Téhéran de reprendre l'enrichissement.

- "Mettre fin aux activités balistiques de l'Iran dans la région", une allusion au programme de missiles de courte et moyenne portées que Téhéran développe depuis plusieurs années.

- "Générer les conditions d'une solution politique qui contiendrait l'Iran dans la région, au Yémen, en Syrie, en Irak et au Liban". M. Macron faisait là référence aux négociations de paix en Syrie, actuellement au point mort en raison notamment de l'opposition de Moscou, allié indéfectible du président syrien Bachar al-Assad et de l'Iran, mais aussi à la guerre civile au Yémen, où Téhéran est accusé de fournir des missiles balistiques aux rebelles Houthis.

Au Liban, l'Iran soutien le Hezbollah que les Etats-Unis considèrent comme un groupe terroriste.

"On ne déchire pas un accord pour aller vers nulle part. Il faut construire un accord sur l?Iran plus large, pour la stabilité de la région", a-t-il conclu.

- Les négociations -

Un "petit groupe" de ministres a déjà commencé à travailler sur le sujet, a affirmé M. Macron, et ils se réuniront de nouveau "bientôt".

La France propose de discuter de ce nouvel accord avec ses alliés européens, mais aussi "bien sûr, avec la Russie et la Turquie".

Ankara est également impliqué dans le conflit syrien, où elle s'inquiète de l'émergence d'une région contrôlée par les Kurdes avec le soutien de Washington.

De son côté Téhéran a averti samedi qu'en cas de rupture de l'accord, l'Iran reprendrait "vigoureusement" l'enrichissement d'uranium.

- Les incertitudes -

Donald Trump est resté évasif sur sa décision sur l'accord iranien, qu'il a menacé de "déchirer" pour imposer de nouvelles sanctions sur le régime iranien, mais il n'a pas semblé rejeter l'offre de M. Macron.

"Personne ne sait ce que je vais faire le 12" mai, a déclaré le président américain. "Je pense que nous aurons une super occasion de faire un bien plus gros accord, peut-être".

"Mais on verra. On verra si je fais ce à quoi certains s'attendent. Si oui ou non il sera possible de faire un meilleur accord, avec des fondations solides", a-t-il ajouté. "Parce que c'est un accord aux fondations pourries, c'est un mauvais accord, une mauvaise structure".

M. Macron a espéré que l'atmosphère très amicale de leurs entretiens aiderait son homologue américain à changer d'avis.

"Si l'heure ou un peu plus que nous avons passée ensemble avait eu pour conclusion de dire: les Etats-Unis sortiront du JCPOA et la France veut le défendre, alors à ce moment-là notre amitié ne servirait à rien", a-t-il dit.

Mais dans l'éventualité où Washington se retirerait, les autres signataires occidentaux réfléchissent déjà à la façon de maintenir l'accord dans une "version non-US", a expliqué le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson.

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OM-OL: Adil Rami et Anthony Lopes écopent de 3 matches de suspension ferme

mar, 04/24/2018 - 23:54

Le défenseur de Marseille Adil Rami et le capitaine de Lyon Anthony Lopes ont écopé de trois matches de suspension ferme, plus d'un mois après les échauffourées survenues en marge du choc OM-Lyon (2-3) au Vélodrome, a annoncé mardi la Ligue de football professionnel (LFP).

Dans ce même dossier, le défenseur lyonnais Marcelo a écopé deux matches de suspension avec sursis, tandis que l'OM a été sanctionné d'un match de fermeture de la tribune basse sud du Vélodrome. Les deux clubs écopent d'une amende de 10.000 euros.

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Lula dit à son parti qu'il est libre de trouver un autre candidat

mar, 04/24/2018 - 23:40

L'ex-président Lula, incarcéré pour corruption, a donné le feu vert à son Parti des Travailleurs (PT, gauche) pour qu'il trouve, s'il le souhaite, un autre candidat à la présidentielle au Brésil, dont il est donné favori tout en encourant une inéligibilité.

Le PT a toutefois rapidement confirmé le maintien de la candidature de Luiz Inacio Lula da Silva, sa seule chance de revenir au pouvoir.

"Je voudrais que vous vous sentiez totalement libres de prendre quelque décision que ce soit parce que 2018 est une année très importante pour le PT, pour la gauche, pour la démocratie", a écrit la figure emblématique de la gauche dans une lettre lue par la présidente du parti, Gleisi Hoffmann, tard lundi lors d'une réunion de la direction du parti.

L'un des cadres du PT, Alexandre Padilha, a publié sur Facebook une vidéo où l'on voit Mme Hoffmann lire une partie de la lettre de Lula.

Peu après la publication de cette vidéo, Gleisi Hoffmann a indiqué sur son compte Facebook que le PT s'en tenait à la candidature de Lula.

"Le peuple veut que Lula soit libre, que Lula soit président! Il n'y a pas de plan B, parce que Lula est innocent", a-t-elle dit, assurant que la candidature de celui qui a déjà été deux fois président (2003-2010) serait approuvée lors d'une convention nationale et enregistrée auprès du tribunal électoral le 15 août.

Le PT n'a pas non plus de plan B dans la mesure où aucun autre de ses dirigeants n'a le charisme ni l'expérience de Lula, figure historique de la gauche brésilienne, et n'est susceptible de dépasser les 2% dans les sondages.

C'est le cas des deux personnalités dont le nom a pu être cité: l'ex-maire de Sao Paulo Fernando Haddad ou l'ancien gouverneur de Bahia Jaques Wagner, dont la candidature serait de surcroit plombée par des soupçons de corruption.

- Possible transfèrement -

Dans sa lettre, Lula a ajouté être "heureux" des résultat du dernier sondage Datafolha, qui, malgré son incarcération, le place toujours très largement en tête des intentions de vote à la présidentielle d'octobre, à 31 % -- quoique en recul de six points.

Condamné en deuxième instance à 12 ans et un mois de prison pour corruption et blanchiment d'argent, Lula a commencé à purger sa peine le 7 avril au siège de la police fédérale de Curitiba (sud).

Lundi soir, ses avocats ont déposé de nouveaux recours devant les tribunaux supérieurs, contre la condamnation à une peine de prison de Lula et pour qu'il lui soit possible, s'il le souhaite, de se présenter à un troisième mandat présidentiel.

Alors qu'en tant qu'ancien président Lula bénéficie de conditions privilégiées d'incarcération, dans une cellule de 15 M2 sans barreaux, avec douche et toilettes privées, plusieurs journaux évoquaient son prochain transfèrement.

La Police fédérale aurait, selon eux, demandé qu'il soit amené "dans un établissement pénitentiaire adéquat".

Interrogée par l'AFP, un avocat de Lula a indiqué que la défense de l'ex-président "ne ferait pas de commentaire sur la demande de la police fédérale, d'abord parce que cette question est confidentielle et ensuite parce qu'elle n'en a pas été saisie".

Lula n'a pu à ce jour que recevoir la visite de ses avocats à Curitiba. Celle de ses amis politiques comme l'ancienne présidente Dilma Rousseff, qui lui avait succédé, ou les responsables du PT, et même du prix Nobel de la paix Adolfo Pérez Esquivel ont été refusées.

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Trump salue le combat de Macron contre "l'immigration incontrôlée"

mar, 04/24/2018 - 23:00

Donald Trump a salué mardi les mesures "pas toujours populaires" prises par la France pour lutter contre "l'immigration incontrôlée", une des priorités du président américain qui veut faire construire un mur anti-immigrés à la frontière du Mexique, où il a déjà déployé des milliers de soldats.

"Les Etats-Unis et la France luttent tous les deux contre une épreuve qui date de très, très longtemps. C'est l'immigration incontrôlée", a affirmé M. Trump lors d'une conférence de presse conjointe avec le président français Emmanuel Macron à Washington.

"Nous avons pris des décisions sérieuses pour reprendre le contrôle de nos frontières et de notre souveraineté", a-t-il ajouté, assurant que "nous avons réduit de façon importante mais nous allons stopper l'immigration illégale".

Il a dit admirer "l'autorité" montrée par M. Macron pour régler cette question "d'une manière très honnête et très directe, et pas toujours populaire".

Il faisait référence au vote par les députés français dimanche du projet de loi "pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie".

Le texte vise à réduire les délais d'étude des demandes d'asile pour faciliter à la fois l'expulsion des déboutés et l'accueil des acceptés, tout en allongeant la durée maximum de rétention administrative des étrangers en attente d'expulsion, dont les enfants.

L'opposition de gauche a dénoncé une loi "inhumaine (...) qui fait de l'étranger un suspect" alors que Paris a été plusieurs fois condamné par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour la rétention de mineurs. La droite a fustigé un texte qui faciliterait la régularisation de sans-papiers.

La France a enregistré un peu plus de 100.000 demandes d'asile en 2017, un record, et a accordé l'asile à 36% des demandeurs. Le pays comptait près de six millions d'immigrés en 2014.

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