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Le don d'organes, une chaîne de vie

mar, 06/12/2018 - 17:12

Les transplantations sont "un curieux mélange de vie et de mort", une chaîne complexe entre donneurs, proches, soignants et receveurs qui a permis de dépasser la barre des 6.000 greffes en 2017.

L'Agence de la biomédecine veut mettre ce lien en valeur à l'occasion de la Journée nationale du don d'organes le 22 juin.

- Etape 1: le don -

Sur 6.105 greffes réalisées en 2017, 5.476 l'ont été à partir de donneurs décédés. Avec comme principe le consentement présumé: chacun est un donneur potentiel, sauf s'il a exprimé son refus de son vivant (en le disant à ses proches ou en s'inscrivant sur un registre).

Après sa mort, si un donneur potentiel n'est pas inscrit au registre des refus, des médecins s'entretiennent avec ses proches.

"Notre rôle est triple: accompagner les proches dans l'annonce de la mort, leur exposer la possibilité du don d'organes, s'enquérir de la volonté du défunt", explique l'anesthésiste-réanimateur Stanislas Kandelman, chargé de la coordination des prélèvements à l'hôpital Beaujon de Clichy.

Dans le meilleur des cas, le défunt avait exprimé sa volonté à sa famille.

"Sinon, on aborde la question du consentement présumé", poursuit le docteur Kandelman.

Il ne s'agit pas de demander l'autorisation des proches mais bien d'essayer de savoir quelle était la position du défunt. D'où l'importance de la faire connaître de son vivant.

- Etape 2: le prélèvement -

Une fois le don acté, les organes sont répartis entre les patients en attente, selon plusieurs critères: l'urgence, la compatibilité ou encore les contraintes de transport (le temps entre le prélèvement et la greffe, et donc la distance à parcourir, doivent être réduits au maximum).

"L'infirmière de coordination coordonne l'arrivée de tous les chirurgiens au bloc", raconte Joanne Bombré, qui occupe cette fonction à l'hôpital Beaujon. Puis le corps du donneur arrive.

"Certaines familles nous demandent de placer un objet dans la main du donneur quand le coeur s'arrête (après avoir été maintenu artificiellement en fonction depuis la mort cérébrale, ndlr). Ce sont des moments très intenses au niveau émotionnel", avoue Mme Bombré.

Le corps est traité avec soin: "On fait attention aux cicatrices, il est refermé comme un patient qui peut se réveiller".

"A la fin du don, une toilette est réalisée au bloc", ajoute Mme Bombré. "Je m'occupe moi-même du visage: c'est ce que les proches verront en premier."

- Etape 3: la transplantation -

Sitôt prélevés, les organes sont placés dans des glacières à 4 degrés puis transportés le plus vite possible vers les hôpitaux où auront lieu les greffes, en voiture, en train, en avion...

Le chirurgien qui a prélevé l'organe fait le trajet et, en général, assiste celui qui greffe.

Une greffe peut mobiliser jusqu'à huit personnes et durer douze heures. Le donneur reste anonyme, même pour les chirurgiens.

"La transplantation, c'est un curieux mélange de vie et de mort", souligne François Durand, chef du service hépatologie à Beaujon. "C'est un travail gratifiant, on voit des malades mourants qui, après la greffe, peuvent avoir une vie normale".

"C'est aussi très contraignant: c'est un travail de nuit, il y a des astreintes", note-t-il.

- Etape 4: la vie d'après -

"Je suis le dernier maillon de la chaîne", sourit Sébastien Petit. Cet homme de 48 ans a été greffé du coeur le 1er novembre dernier, après avoir découvert en 2004 qu'il souffrait d'une maladie cardiaque.

Après plusieurs mois de rééducation, il a repris à plein temps son travail dans le commerce début mai et s'est fixé comme objectif de faire un raid Paris-Roubaix en VTT l'an prochain.

Comme tous les patients greffés, il doit prendre à vie un traitement immunosuppresseur pour éviter un rejet.

Dans le cadre de son suivi, il croise souvent d'autres greffés: "Certains, comme moi, vont bien, d'autres sont en difficulté. La greffe, ça n'est pas une balade de santé. Mais c'est une aventure humaine exceptionnelle".

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Le bitcoin, une monnaie décentralisée mais surtout très concentrée

mar, 06/12/2018 - 17:11

Le bitcoin est souvent décrit comme une monnaie virtuelle décentralisée et affranchie de toute autorité bancaire. Mais la concentration des bitcoins dans les mains de quelques-uns jette le doute sur sa réelle émancipation.

A l'origine du bitcoin, créé en 2009, figurait la volonté d'offrir une monnaie indépendante d'un pouvoir centralisé.

Contrairement au dollar ou à l'euro, le bitcoin n'est pas émis par des Banques centrales mais est "miné", ou créé, de manière décentralisée par des ordinateurs utilisant des algorithmes complexes. Et à la différence des monnaies classiques, le bitcoin, première et principale monnaie virtuelle, est limité à 21 millions d'unités.

La flambée de la valeur de cette cryptomonnaie, passée de quelques cents à plus de 6.800 dollars, avec un pic à 19.500 dollars en décembre, a transformé les premiers investisseurs en multimillionnaires, voire en milliardaires.

Un millier de comptes, sur les presque 11 millions existants, détiennent ainsi 35,40% des 17 millions de bitcoins minés, selon des chiffres de BitInfoCharts, tirés du registre partagé regroupant l'ensemble des transactions effectuées. Et seulement 10 adresses détiennent 5,96% des bitcoins.

Des chiffres frappants même s'ils sont à prendre avec un peu de précaution car plusieurs personnes peuvent se cacher derrière une adresse et une personne peut détenir plusieurs adresses, notamment pour limiter les risques en cas de piratage.

- Inimaginable ailleurs -

Lors de la période de 24 heures entre lundi et mardi 10H00 GMT, les cent transactions les plus importantes, sur un total de plus de 200.000 (soit 0,05% des transactions), ont représenté plus de 24% de l'ensemble des volumes échangés sur la période, une concentration inimaginable sur d'autres marchés.

"Sur les changes par exemple, le marché est tellement énorme avec tellement de transactions chaque jour qu'un simple acteur ne peut avoir aucune influence sur les cours", a expliqué à l'AFP Craig Erlam, analyste pour Oanda.

Avec de tels montants à leur disposition, les "baleines", comme elles sont appelées, pèsent lourdement sur les cours.

Elles "contrôlent littéralement la monnaie car elles peuvent, directement ou indirectement, dicter la politique monétaire qui est normalement la fonction d'une banque centrale", estime Bob McDowall, analyste et coauteur d'une étude sur la liquidité des cryptomonnaies.

Une comparaison qu'Aaron Brown, ancien directeur général d'AQR Capital Management et détenteur de fonds en bitcoins, juge toutefois exagérée.

S'il reconnaît qu'une vente coordonnée de la part des principaux détenteurs pourrait faire tomber le cours du bitcoin près de zéro, ce risque reste théorique selon lui, les investisseurs historiques se considérant comme "une communauté", il n'y a aucune raison pour que tous décident d'en sortir subitement.

Pour éviter de provoquer un effondrement des cours, les observateurs estiment d'ailleurs que les "baleines" sondent le marché, s'appelant même entre elles avant de passer un ordre important, alimentant les soupçons de fraude dans un marché non régulé.

Fin mai, les autorités américaines ont ouvert une enquête criminelle sur des manipulations potentielles des cours du bitcoin et d'autres cryptomonnaies, soupçonnant des traders de "spoofing", une pratique visant à placer de faux ordres et à les retirer rapidement pour faire bouger les cours.

- Investisseur ou spéculateur -

Depuis le pic de fin 2017, la concentration des bitcoins entre quelques mains a néanmoins diminué, selon une étude réalisée par Chainalysis, un cabinet de recherche.

A cette époque, de nombreux investisseurs de long terme ont vendu leurs actifs à un nouveau type d'acteurs, plus intéressés par la spéculation. Ces derniers ont tendance à posséder moins de bitcoins, mais à réaliser plus de transactions.

"Les stocks de bitcoins disponibles pour des échanges ont augmenté de 57% depuis décembre 2017", relève Chainalysis.

Ce nouvel afflux a contribué à la baisse des cours, alors que l'euphorie autour de la cryptomonnaie est retombée et que le total des volumes quotidiens échangés calculé en dollars est désormais cinq fois moins élevé qu'en décembre, selon un rapport de Morgan Stanley.

Pour autant, les investisseurs de long terme, qui bloquent leurs actifs et soutiennent les prix, n'ont pas disparu. En avril, ils détenaient encore 50% des bitcoins disponibles, c'est-à-dire en excluant ceux perdus et irrécupérables (entre 2,3 et 3,7 millions selon Chainalysis).

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Syrie: les raids meurtriers de l'EI depuis le désert appelés à se répéter

mar, 06/12/2018 - 17:04

Le groupe Etat islamique (EI) a perdu la plus grande partie de ses territoires en Syrie mais les récentes attaques meurtrières menées depuis le désert contre les forces prorégime constituent un mode opératoire appelé à se répéter, estiment les analystes.

Bien que l'EI ait perdu tous les centres urbains de l'est syrien, une série d'attaques surprise ces dernières semaines ont tué des dizaines de combattants du régime et de ses alliés dans cette région.

L'EI a même pénétré vendredi dans la ville de Boukamal, à la frontière irakienne, à l'issue de dix attaques suicide concomitantes, opération jihadiste la plus importante depuis des mois. Le groupe ultraradical en a finalement été chassé 72h plus tard.

Chassés de toutes les villes autrefois sous leur contrôle, les jihadistes ont une fois de plus confirmé leur capacité à se projeter à partir des quelques poches qu'ils possèdent dans le désert syrien.

"Quand le régime (de Damas) ou le gouvernement irakien ont déclaré qu'ils étaient capables de vaincre l'EI, il s'agissait d'une déclaration très inexacte", dit à l'AFP Nawar Oliver, analyste militaire à l'Institut Omran, basé en Turquie.

Le régime et ses alliés ont été en mesure "de vaincre l'EI dans les villes --comme à Deir Ezzor, Boukamal, Mayadine et Palmyre-- mais ils n'ont pas réussi à se débarrasser de lui dans le désert. C'est désormais leur principal problème", ajoute-t-il.

- "Enorme casse-tête" -

L'armée syrienne, soutenue par la Russie, a repris ces zones urbaines l'an dernier, les trois premières dans la province de Deir Ezzor (est) et la dernière dans celle de Homs (centre).

"Des attaques continueront d'être lancées depuis le désert, en ciblant les oléoducs, les principaux axes routiers, les passages frontaliers, ce qui constituera un énorme casse-tête" pour le pouvoir syrien, avance l'analyste.

Le poste frontalier près de Boukamal est pour l'instant contrôlé par les forces syriennes et irakiennes mais, selon le militant Omar Abou Leila, originaire de la province de Deir Ezzor, il existerait une coordination entre jihadistes de l'EI des deux côtés de la frontière.

Pour l'analyste Hassan Hassan, directeur de l'Institut Tahrir, les jihadistes miseraient dans les années à venir sur leur maîtrise du vaste désert syrien et des zones irakiennes adjacentes.

"L'est de la Syrie et le nord-est de l'Irak continueront d'être le ventre mou (...) où l'EI interviendra encore pendant de nombreuses années", dit-il.

"Le groupe connaît très bien la région, a établi une infrastructure d'insurrection dans les déserts, les vallées fluviales et les zones rurales qui s'étendent des provinces de Kirkouk et Diyala en Irak, à la région de Qalamoun près de Damas", poursuit-il.

Ses ennemis sont incapables de "sécuriser ces zones de manière durable", affirme encore M. Hassan.

- "Cibles faciles" -

Dans la province de Deir Ezzor, les Forces démocratiques syriennes (FDS), alliance de combattants arabes et kurdes soutenue par les États-Unis, luttent également contre les jihadistes à l'est de l'Euphrate, fleuve qui coupe la province en deux.

Mais, ces dernières semaines, les jihadistes ont concentré leurs attaques sur la rive occidentale, où sont stationnées les forces prorégime, car elle constitue la porte d'entrée vers leur bastion désertique dans la province voisine de Homs, précise Nawar Oliver.

Ces offensives ont augmenté depuis l'évacuation de l'EI de son dernier fief dans la capitale Damas, le mois dernier, beaucoup de combattants ayant été transférés vers le vaste désert de l'est syrien, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Les positions militaires des forces loyalistes y sont des "cibles faciles", car elles sont peu nombreuses et éloignées les unes des autres, ce qui retarde, le cas échéant, l'arrivée de renforts, selon l'OSDH.

Les victimes de ces attaques surprise sont aussi bien des soldats syriens que des combattants russes, iraniens et libanais.

L'EI possède aussi encore quelques cellules dormantes dans le nord-ouest et le sud-ouest du pays. La semaine passée, une attaque a révélé sa présence dans la province de Soueida (sud), où 25 combattants prorégime ont péri.

Et l'une de ses cellules a exécuté des jihadistes rivaux dans la province d'Idleb, dans le nord-ouest.

Le groupe jihadiste est par ailleurs la cible d'une offensive lancée par les FDS et la coalition internationale anti-EI dans la province de Hassaké (nord-est). Les combats au sol sont appuyés par des raids aériens intensifs ciblant des positions de l'EI, non sans engendrer des victimes civiles, dont dix tués mardi, selon l'OSDH.

Dans cette région, une poche de l'EI abrite des combattants et responsables de haut rang, d'où la résistance acharnée des jihadistes, précise M. Oliver.

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Les migrants de l'Aquarius, entre terreur et soulagement: "Merci Europe de nous laisser entrer

mar, 06/12/2018 - 17:03

Les 629 migrants entassés sur le navire humanitaire Aquarius vivent depuis dimanche entre terreur d'un retour en Libye et soulagement de toucher enfin la terre, même s'il leur faut encore braver quatre jours de mer, a déclaré mardi à l'AFP Anelise Borges, une journaliste d'Euronews à bord du bateau.

"Il y a quelques instants on leur a dit que nous partions pour l'Espagne, il y a eu d'abord ce flottement du +quoi?+, puis ils ont commencé à parler entre eux et la grande majorité était contente, ils ont commencé à applaudir", a raconté au téléphone Anelise Borges.

"Ils ont dit : +Merci Europe de nous laisser entrer+ avant de plaisanter sur des joueurs de football du Real Madrid et de Barcelone".

Ces 629 migrants secourus au large de la Libye, dont sept femmes enceintes et onze enfants en bas âge, sont restés pendant plus de 48 heures ballotés par les vagues de la Méditerranée au large de Malte, attendant de connaître leur sort, et ignorant tout de la bataille engagée dans leur dos.

L'Italie et Malte se sont livrés pendant le week-end à un véritable bras de fer, aucun de ces deux pays ne voulant ouvrir ses ports à l'Aquarius, jusqu'à ce que l'Espagne annonce lundi sa décision de l'accueillir.

Mais pas question pour le capitaine de l'Aquarius de naviguer sur près de 800 milles (quelque 1.500 km), dans des creux de deux mètres, selon la météo attendue, avec 629 passagers en partie entassés sur le pont, a ajouté cette journaliste.

Deux navires italiens, des gardes-côtes et de la Marine, devaient donc prendre à leur bord plusieurs centaines de ces migrants et escorter l'Aquarius jusqu'à Valence (Espagne).

"La situation à bord est calme pour le moment compte tenu du temps que les gens ont déjà passé ici et de ce qu'ils ont traversé" avant d'être secourus, a assuré Anelise Borges, alors que les opérations de transfert des passagers avaient à peine débuté. "Ces personnes ont passé 20 à 30 heures en mer avant d'être secourues par l'Aquarius et d'autres navires. Elles sont donc très fatiguées, elles veulent juste arriver quelque part, mais elles sont patientes".

- Les migrants "terrifiés" -

Cela n'a pas toujours été le cas. L'ONG française Médecins sans frontières (MSF), également présente à bord de l'Aquarius, a expliqué lundi aux migrants qu'il était "possible que le navire ne parte pas vers l'Italie" et "naturellement, les gens ont été terrifiés", selon Mme Borges. "Un homme a menacé de se lancer du bateau, disant qu'il ne voulait pas revenir en Libye. Pour certaines personnes l'idée de retourner là-bas était vraiment, vraiment terrifiante".

MSF a essayé de les rassurer pour "éviter un mouvement de panique collective" avec toutes ses conséquences que cela aurait pu avoir sur un bateau d'une capacité de 550 personnes et qui en transporte 629, selon Mme Borges.

Entassés à ne rien faire, ces hommes et ces femmes souvent épuisés doivent aussi compter avec la chaleur torride à cette époque de l'année en Méditerranée.

"Toutes les femmes enceintes vont bien, naturellement elles sont fatiguées, et elles ont besoin de vêtements et sous-vêtements de rechange", précisé Anelise Borges. "L'une d'entre elles m'a raconté ce qu'elle a traversé en Libye, elle est traumatisée et ne veut pas y retourner. Elle m'a demandé : +Est-ce-que je peux appeler mon mari en Libye? Avoir des sous-vêtements propres? Je voudrais me changer, me laver+. Donc pas d'urgences médicales mais un inconfort extrême".

"Les enfants sont les seuls qui sourient sans arrêt, ils jouent avec tout ce qu'ils trouvent", même si face aux biscuits qu'ils ont reçus lundi, la seule nourriture alors disponible, ils ont fait la grimace demandant "des sucreries, des pâtes ou de la vraie nourriture".

SOS Méditerranée a précisé mardi que "des vivres avaient d'abord été acheminées par un navire de la Marine maltaise lundi en fin d'après-midi: 950 bouteilles d'eau ainsi que 800 snacks et 800 portions de nouilles".

"Puis un second ravitaillement de produits alimentaires et de biens de première nécessité a été réalisé ce mardi matin par les autorités maritimes italiennes qui ont livré 200 kg d'oranges, 2.400 petits pains, 100 boîtes de thé, 50 kg de sucre, mais aussi des couvertures, des chapeaux et des chaussettes".

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Mondial-2018: la Place Rouge prend d'autres couleurs avec l'afflux des fans

mar, 06/12/2018 - 17:02

Au c?ur de Moscou, à deux pas du Kremlin et de la Place Rouge, une grande horloge écarlate égraine le temps jusqu'au match d'ouverture. Rien à voir avec la quiétude habituelle des rues environnantes, arpentées par la foule bigarrée et chantante des fans venus pour la Coupe du monde.

A chaque seconde qui s'écoule, la fièvre monte et l'on croise de plus en plus de touristes venus pas seulement pour les dômes bariolés de la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux tous proches.

On les reconnaît généralement à leur accoutrement. Drapeaux autour des épaules, chapeaux farfelus aux couleurs de leur pays ou, évidemment, maillot de l'équipe nationale en guise de t-shirt: les supporters envahissent petit à petit le centre-ville.

Si la Place Rouge elle-même est close et encombrée par des tribunes installées pour le concert des ténors Placido Domingo et Juan Diego Florez le 13 juin, tout autour évoluent des groupes venus de tous les continents.

Ici, on voit des supporters péruviens chantant déjà la gloire de leur équipe qui a pris ses quartiers dimanche dans la capitale russe, là ce sont de jeunes Marocains qui se prennent en photo avec de jeunes femmes russes tout sourire de voir cette soudaine animation, bruyante mais bon enfant.

Parfois le centre-ville reste encore d'un calme trompeur, mais la ferveur se déplace alors vers les camps de base et les centres d'entraînement des équipes qui ont presque toutes déjà rejoint la Russie.

L'entraînement de l'Argentine de Léo Messi, lundi, malgré l'éloignement de la capitale (55 km), a attiré plusieurs centaines de spectateurs et presque viré à la cohue quand les fans ont tenté d'arracher un autographe à la star du Barça.

Il n'y a pas qu'à Moscou: l'ambiance de fête a gagné d'autres villes. Pour celui du Brésil de Neymar, dans la chaleur de Sotchi, mardi, ce sont même 5.000 personnes qui étaient massées dans une tribune du petit stade Yug-Sport.

- L'Australie enthousiasme, l'Islande intrigue -

Mais il n'y en a pas que pour les favoris. Même les outsiders, voire les Petits Poucets intéressent.

Des centaines de fans croates, remplis d'espoir ont ainsi assisté à l'entraînement public des coéquipiers de Luka Modric, Ivan Rakitic ou Mario Mandzukic, à Roshchino, dans la proche banlieue de Saint-Petersbourg.

Le milieu de terrain du Real a même fait le bonheur d'un jeune supporter qui a pu échanger quelques passes avec son idole, tandis que d'autres s'arrachaient les ballons, drapeaux et écharpes lancés dans le public.

À Kazan, les Australiens, futurs adversaires des Français dans le groupe C, mais loin de figurer parmi les favoris ou les équipes les plus prestigieuses de la compétition, ont reçu le soutien de 3.500 spectateurs enthousiastes.

La très grande majorité d'entre eux étaient d'ailleurs des habitants des environs qui ont profité d'un jour férié pour découvrir ces joueurs du bout du monde.

Les autorités locales avaient bien fait les choses, avec des volontaires pour assurer l'animation et une distribution de drapeaux jaunes et dorés agités avec ferveur par les spectateurs chantant "Aussie, Aussie, Aussie (diminutifs pour Australiens), go, go go !".

Autre grosse cote de la compétition, l'Islande, qui avait surpris et séduit lors de l'Euro en France il y a deux ans. Plusieurs centaines de curieux étaient venus dimanche voir les Vikings débarquer sur les bords de la Mer Noire.

Mais partout, chez les supporters et comme chez les joueurs, l'impatience croît elle aussi et il tarde déjà à tous d'entrer dans la compétition. Vivement jeudi !

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BuzzFeed France fermera le 20 juillet

mar, 06/12/2018 - 17:00

Le site de BuzzFeed en France s'arrêtera définitivement le 20 juillet après quatre ans d'activité, ont indiqué ses salariés mardi.

"La direction de BuzzFeed vient d'annoncer officiellement à la rédaction de BuzzFeed France son projet de licenciement collectif et de cessation d'activité d'ici au 20 juillet prochain", a indiqué sur Twitter un des 14 salariés du site, le journaliste David Perrotin. Une annonce confirmée par un autre journaliste.

Une porte-parole de BuzzFeed aux Etats-Unis n'a pas souhaité confirmer cette information ni préciser si, malgré la fermeture, BuzzFeed continuerait à publier en français.

La direction américaine a réitéré sa déclaration du 7 juin, indiquant qu'elle avait "lancé un processus de consultation avec BuzzFeed France", et qu'elle "prend des mesures pour revoir son activité en France, au vu de perspectives de croissance incertaines sur le marché français".

Créé en 2006 aux Etats-Unis, BuzzFeed se voyait devenir le "média de référence de l'ère des réseaux sociaux", selon son fondateur Jonah Peretti. Le site est devenu un acteur d'importance dans le monde de l'information en ligne grâce notamment à certains contenus viraux et à la création de "buzz".

Ses autres bureaux européens, en Espagne et en Allemagne, ne seraient pas menacés, selon un responsable de l'entreprise.

Lancé en novembre 2013, "BuzzFeed France était en pleine période d?investissement et de croissance", avait regretté un des salariés. "Le trafic (internet) était en hausse, le site a sorti ses plus gros scoops en 2018", notamment une affaire de discrimination dans un restaurant parisien huppé, des documents sur la campagne présidentielle de Marine Le Pen ou une affaire de harcèlement sexuel sur une chaîne de la TNT.

Le site BuzzFeed avait déjà annoncé fin 2017 qu'il licencierait environ 100 personnes eux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, sur un total d'environ 1.700 salariés, premier signe tangible des difficultés du site d'information dont le modèle économique était entièrement axé sur la publicité.

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L'UE veut tripler son budget consacré à la crise migratoire

mar, 06/12/2018 - 17:00

La Commission européenne a proposé mardi de quasiment tripler le budget européen consacré à la crise migratoire et à une meilleure sécurisation des frontières extérieures de l'Union.

Pour le prochain cadre financier pluriannuel de l'Union (2021-2027), l'exécutif européen veut affecter 34,9 milliards d'euros pour faire face aux défis posés par les migrations, contre 13 milliards lors de l'exercice précédent (2014-2020).

Plus de 60% des fonds (21,3 milliards d'euros) seront affectés à la protection des frontières.

Il s'agit notamment de renforcer massivement l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (connue sous le nom de Frontex), dont le personnel passera de 1.000 à 10.000 employés.

En outre, une nouvelle enveloppe pour la gestion intégrée des frontières de 9,3 milliards d'euros sera créée.

Elle fournira des fonds lors des situations de crise et de meilleurs équipements techniques pour les gardes-frontières des États membres comme des caméras, des scanners et du matériel de reconnaissance automatique des plaques minéralogiques.

Dans le même temps, les fonds alloués à la gestions de migrations doivent être augmentés en gros de moitié pour atteindre 10,4 milliards d'euros.

Ils seront gérés par le Fonds "Asile Migration" (FAM). Ce Fonds soutiendra les efforts déployés par les États membres dans trois domaines clés: l'asile, la migration légale, mais aussi l'intégration.

Ces propositions doivent être approuvées à l'unanimité par les 27 pays de l'UE (hors Royaume-Uni qui sort de l'Union) dans le cadre du prochain budget européen pour la période 2021-2027.

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Aquarius : Macron finit par dénoncer l'attitude "irresponsable" de l'Italie

mar, 06/12/2018 - 16:59
Critiqué pour son silence, Emmanuel Macron a tenu à dénoncer, mardi, la "part de cynisme et d'irresponsabilité du gouvernement italien" qui a refusé d'accueillir l'Aquarius et ses plus de 600 migrants, dérogeant au droit international.
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LR: Wauquiez reproche à Calmels sa "démarche personnelle"

mar, 06/12/2018 - 16:43

Le président des Républicains (LR), Laurent Wauquiez, a reproché mardi sa "démarche personnelle" à sa n°2 Virginie Calmels, après les critiques de l'élue bordelaise sur la gouvernance au sommet du parti.

Selon des participants, M. Wauquiez a reproché mardi matin, lors d'une réunion de direction du parti, à Mme Calmels de mener une "démarche personnelle", "sous couvert de sincérité", qu'il a opposée à la "démarche collective" nécessaire pour "remettre la droite en ordre de marche".

Le président de LR avait déjà publiquement rappelé à l'ordre sa N.2 ce week-end, après que celle-ci eut jugé "anxiogène" le tract intitulé "Pour que la France reste la France", distribué au sein des fédérations LR ce week-end lors d'une opération de mobilisation.

Mme Calmels avait également indiqué ne pas avoir "validé" ce tract et évoqué un "dysfonctionnement" de méthode.

Lors de cette réunion de direction au siège du parti, la première adjointe d'Alain Juppé a réitéré ses arguments mais était "très isolée", selon ces mêmes sources.

Mme Calmels a notamment dit qu'il fallait que le parti se "remette en cause", notamment eu égard au "nombre de fédérations qui n'ont pas tracté" ce document.

Le député Eric Ciotti lui a notamment déclaré que Laurent Wauquiez avait été élu "sur une ligne claire", tandis qu'elle avait été "nommée", et a évalué à "0,1%" sa part dans le succès du président du parti lors de l'élection interne (74,64%).

Outre M. Ciotti, plusieurs dirigeants ont pris la parole, notamment le président du Conseil national de LR Jean Leonetti, la secrétaire générale Annie Genevard, le 3e vice-président Damien Abad, les députés Virginie Duby-Muller, Fabien Di Filippo et Eric Ciotti.

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Santé: UFC-Que choisir dénonce "l'explosion" des tarifs des complémentaires

mar, 06/12/2018 - 16:40

Les cotisations aux complémentaires santé ont "explosé" ces dix dernières années, dénonce l'UFC-Que choisir, pointant notamment une "dérive des frais de gestion" et une concurrence affaiblie par le manque de "lisibilité des offres", dans une enquête publiée mardi.

Selon cette enquête de l'association de consommateurs, présentée à la presse, les cotisations versées par les assurés sont passées de "468 euros par personne et par an en moyenne en 2006 à 688 euros en 2017", soit une inflation de 47%, contre 14% pour l'économie en général.

En 2017, elles disposaient de 40,5 milliards d'euros de cotisations.

En outre, les complémentaires "vont voir leur rôle se renforcer" ces prochaines années, avec la mise en place du "reste à charge zéro" (remboursement intégral de certaines lunettes, prothèses dentaires et auditives), qui "va se répercuter" sur les tarifs, prévient l'UFC-Que choisir.

Les hausses de la fiscalité ne justifient "que moins du tiers de la progression", assure l'UFC, pointant une "grave dérive" des frais de gestion. Ils ont représenté "7,2 milliards d'euros" de dépenses en 2016, dont 2,8 milliards en frais d'acquisition de clients (publicité, communication) et ont augmenté de 30% depuis 2010, soit "deux fois plus que celle des prestations remboursées aux assurés" (+15%).

Ils s'élèvent pour les contrats individuels à 21,5% de la cotisation, les taux pouvant grimper à 42% pour certains contrats, selon des calculs basés sur l'analyse de documents commerciaux et de 207 avis d?échéance.

En revanche, le taux de redistribution, c?est-à-dire la part des cotisations revenant aux assurés sous forme de prestations, "s?effondre", regrette l'UFC, estimant que "seulement 66% des cotisations en moyenne", et moins de 50% pour certains contrats, reviennent aux assurés individuels", contre 76% pour les contrats collectifs.

"Ces dérives" s'expliquent notamment "par l?illisibilité" des garanties santé, qui "empêche largement la comparaison et atténue la concurrence", explique l'UFC.

L'association demande donc aux pouvoirs publics "d?encadrer la comparabilité des offres" et de "publier enfin l?arrêté prévu par la loi Hamon de 2014, pour une liste standardisée d?exemples de remboursements en euros" dans les brochures.

Elle souhaite enfin contraindre les complémentaires à publier leur "taux de redistribution" avant toute souscription, par exemple sur internet.

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Attribution du Mondial-2026 : le Maroc retient son souffle

mar, 06/12/2018 - 16:35
Face à la candidature du trio USA/Canada/Mexique, le Maroc rêve de créer la surprise et d'être sélectionné, mercredi, à Moscou, pour accueillir le mondial de foot en 2026.
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Israël évacue une colonie en Cisjordanie occupée

mar, 06/12/2018 - 16:33

Les forces israéliennes ont évacué mardi en Cisjordanie occupée des familles de colons d'une implantation déclarée "illégale" au regard du droit israélien.

De telles évacuations sont rares et d'une sensibilité particulière parce que le gouvernement de Benjamin Netanyahu fait la part belle aux avocats de la colonisation dans les territoires palestiniens occupés, et que la colonisation est considérée par une grande partie de la communauté internationale comme faisant obstacle à la paix entre Israéliens et Palestiniens.

L'évacuation de la colonie de Netiv Haavot, au sud de Jérusalem, s'est déroulée au départ sans que les policiers, désarmés, ne recourent à la force. Mais vers la fin de l'opération, de jeunes colons ont résisté, contraignant les policiers à les extraire de force d'une des maisons, a constaté un journaliste de l'AFP.

Selon la police, des bouteilles et des pierres ont été jetés sur les policiers dont trois ont été légèrement blessés.

La Cour suprême israélienne avait donné en février jusqu'au 15 juin pour évacuer 15 habitations construites selon elle en violation du droit israélien. La Cour avait été saisie par des Palestiniens revendiquant la propriété de ces terres.

Toutes les colonies israéliennes en Cisjordanie sont considérées comme illégales au regard du droit international mais Israël fait une différence entre celles qu'il a officiellement approuvées et les autres.

De larges drapeaux israéliens flottaient sur les toits de Netiv Haavot et environ 2.000 personnes, majoritairement des jeunes, sont venus soutenir les familles de colons, priant, dansant et chantant.

"Nous manifestons pacifiquement, nous respectons la loi et nous n'allons pas recourir à la violence", a dit à l'AFP l'un des colons, Aviad Amitai.

Selon le porte-parole de la police israélienne, Micky Rosenfeld, 500 policiers ont été mobilisés pour l'évacuation.

Le ministre de l'Agriculture, Uri Ariel, lui-même un colon, a comparé les débats devant la Cour suprême aux discussions menées à "Sodome et Gomorrhe". Il a affirmé sur Twitter sa volonté de voir colonisée "toute la terre d'Israël", y compris donc à ses yeux la Cisjordanie.

Le gouvernement Netanyahu, considéré comme le plus à droite de l'histoire d'Israël, a récemment approuvé un plan permettant de construire 350 logements, sur des parcelles qui ne font pas partie des terres contestées, non loin des 15 maisons évacuées de Netiv Haavot, sans avoir à le soumettre à la Cour suprême.

Il a aussi décidé d'allouer environ 60 millions de shekels (14 millions d'euros) aux colons dont les habitations seront démolies et aux personnes qui les hébergeront temporairement.

Selon l'ONG anti-colonisation israélienne La Paix maintenant, les Palestiniens revendiquant la propriété des terrains de Netiv Haavot attendent la restitution de leurs terres depuis 2001, date de l'arrivée des colons.

La construction de colonies, qui s'est poursuivie sous tous les gouvernements israéliens depuis 1967, rogne les territoires sur lesquels les Palestiniens souhaitent créer leur Etat et compromet la continuité territoriale, donc la viabilité d'un tel Etat.

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Tennis: avec Federer de retour, le suspense pour la place de N.1 reprend

mar, 06/12/2018 - 16:31

Après une pause de deux mois et demi, où Rafaël Nadal a occupé le devant de la scène, Roger Federer fait son grand retour sur sa surface de prédilection, le gazon, mercredi à Stuttgart, avec en ligne de mire la place de N.1 mondial.

Il faut désormais s'y habituer. Depuis deux ans, la saison tennistique est scindée en deux. Une période avec "le Maître", et une période sans. Une arythmie toute nouvelle pour le tennis mondial.

Depuis le 24 mars et sa défaite surprise au 2e tour à Miami, les amateurs doivent en effet vivre sans Federer. Un peu long.

Mais le Bâlois a démontré la saison dernière que ce "break" durant lequel il fait l'impasse sur la terre battue, trop difficile à assumer physiquement à 36 ans, lui permettait de tenir son rang comme il le souhaite le reste de la saison.

Après son 20e Grand Chelem obtenu en janvier à Melbourne, personne ne pourrait contester la réussite de cette gestion.

Reste que cette absence entraîne quelques obligations. Comme Nadal sur terre, Federer va devoir faire aussi bien que la saison dernière sur herbe, où il avait notamment remporté Wimbledon, pour contester le trône de l'Espagnol.

Il peut même reprendre la place de N.1 mondial dès cette fin de semaine s'il parvient jusqu'en finale à Stuttgart.

"Il y a beaucoup d'enjeux. Je m'attendais à une victoire de Rafa (Nadal) à Roland-Garros et cela crée une situation conforme à mes prévisions. Je sais que je dois atteindre la finale pour reprendre la place de N.1 (mondiale). C'est une motivation supplémentaire", a souligné le Suisse lundi soir.

- Attention à la reprise -

Cependant, "Rodger" devra serrer le jeu dès son entrée en matière. L'Allemand Mischa Zverev ne l'a jamais battu, mais il est assez à l'aise sur herbe et s'est débarrassé en deux sets du Russe Mikhail Youzhny lundi au premier tour (7-6 (7/5), 6-3).

Sa prestation sera évidemment scrutée pour savoir si Federer est parfaitement opérationnel après une pause si longue, lui qui avait été éliminé d'entrée à Stuttgart l'an passé par un autre Allemand, son ami Tommy Haas.

"Je prends chaque chose en son temps sans faire trop de projet d'avenir. Les différences sont minimes sur gazon", a poursuivi Federer.

Qu'il reprenne la place de N.1 mondial cette semaine ou pas, les prochains mois devraient être l'occasion d'un chassé-croisé sur le toit du tennis mondial entre Federer et Nadal. Malgré sa victoire à Roland-Garros, l'Espagnol ne possède en effet que 100 points d'avance sur Federer au classement.

cto/bdx/chc

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Les mesures permettant des privatisations seront dans la loi Pacte, selon Griveaux

mar, 06/12/2018 - 16:25

Les mesures permettant de céder des participations publiques dans des entreprises pour lesquelles des seuils minimaux sont actuellement nécessaires figureront bien dans le projet de loi Pacte présenté lundi en Conseil des ministres, a annoncé mardi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

"Il faut pour certaines de ces cessions un dispositif législatif", a déclaré M. Griveaux lors du compte-rendu du Conseil des ministres. "Celles qui amènent un dispositif législatif pourront se traduire dans Pacte, ce n'est pas le cas de toutes", a-t-il ajouté.

Interrogé sur les entreprises concernées, M. Griveaux n'a pas souhaité apporter de précisions.

Mais seules quatre entreprises du portefeuille de l'Etat sont actuellement confrontées à des questions de seuils: Aéroports de Paris, la Française des Jeux, Engie et EDF, Bercy ayant exclu toute cession d'actifs pour cette dernière.

Sollicitées par l'AFP, ni Aéroports de Paris (ADP) ni la Française des Jeux (FDJ) n'ont souhaité faire de commentaires. Engie n'avait pas réagi en milieu d'après-midi.

L'exécutif entretenait le doute depuis plusieurs semaines sur le fait de savoir si les dispositions permettant des cessions d'actifs seraient intégrées ou non à la loi Pacte, portées par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Le projet de loi initialement envoyé au Conseil d'Etat par Bercy ne comprenait ainsi pas le volet jugé politiquement sensible sur les privatisations. Ce dernier a finalement été adressé ces derniers jours à la plus haute juridiction administrative, qui l'a examiné.

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Aquarius: critiqué pour son silence, Macron dénonce le "cynisme" de l'Italie

mar, 06/12/2018 - 16:20

Critiqué pour son silence à propos de l'Aquarius, Emmanuel Macron a fini par dénoncer mardi le "cynisme" et l'"irresponsabilité" de l'Italie mais des voix se sont élevées jusque dans les rangs de la majorité pour déplorer que la France n'ait pas proposé d'accueillir elle-même le bateau chargé de migrants.

Les 629 migrants secourus au large de la Libye par le navire humanitaire l'Aquarius vont finalement pouvoir rejoindre l'Espagne à l'aide de deux bateaux italiens, une solution qui pourrait mettre un terme au bras de fer engagé ce week-end entre l'Italie et Malte.

S'exprimant pour la première fois sur le sujet, Emmanuel Macron a dénoncé en Conseil des ministres la "part de cynisme et d'irresponsabilité du gouvernement italien" qui a refusé d'accueillir le navire, a déclaré le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

"Si un bateau avait la France pour rive la plus proche, il pourrait accoster" en France car "c'est le respect du droit international", a ajouté le président qui a salué le courage de l'Espagne, selon le porte-parole. "La France prend sa part, mais ce qui est inacceptable, c'est le comportement et l'instrumentalisation politique qui en a été faite par le gouvernement italien", a-t-il ajouté.

Pas question donc d'embrayer sur la proposition d'accueil lancée par président du conseil exécutif de Corse Gilles Simeoni, qui a jugé "naturel d'ouvrir un port corse pour porter à ces personnes en détresse" - une offre spectaculaire, qui vise surtout à "inciter d'autres responsables à prendre une position", a-t-il expliqué sur RTL. La décision "appartient à l'Etat français", a répliqué la préfète de Corse, Josiane Chevalier.

Mais pour certains, la France a été la grande absente dans cette histoire, en ne proposant pas d'ouvrir ses ports pour se substituer à l'Italie dans l'accueil des migrants.

"Vous ne pouvez pas qualifier de crimes contre l'humanité les persécutions des migrants en Libye" et "vous abstenir, au risque d'être complice de non-assistance à personne en danger", a lancé au chef de l'Etat Médecins du monde dans un tweet, tandis que Pierre Henry de France Terre d'asile estimait dans la matinée que "ne pas prendre ses responsabilités en de telles circonstances n'est pas une politique, c'est une défaite".

- "Faire une exception" -

Côté politique, si le député RN (ex-FN) Gilbert Collard a dénoncé "un piège émotionnel", les réactions étaient virulentes à gauche. "Le silence de la France (...) est coupable", a tweeté le député socialiste Luc Carvounas, tandis que Benoît Hamon appelait à "ouvrir la porte à ces 629 migrants".

"Triste leçon pour la France et l'Union européenne", a déploré la députée LFI Clémentine Autain, alors que le futur tête de liste PCF aux européennes Ian Brossat dénonçait "le néant et l'irresponsabilité" de la politique migratoire - déjà vivement critiquée pour son aspect répressif au détriment de l'accueil des réfugiés pourtant prôné par le chef de l'Etat.

Et comme lors de l'examen au parlement de la loi asile-immigration, les doutes ont gagné jusqu'aux députés de la majorité: "La France est restée muette, laissant à la dérive le principe d'accueil inconditionnel des migrants. Qu'attendons nous pour agir ?", s'est interrogée Sonia Krimi (LREM), tandis qu'Anne-Christine Lang (LREM) appelait à "faire une exception et à accueillir les passagers de l'Aquarius".

"La France n'est pas restée inactive au cours des 24 dernières heures", a répliqué M. Griveaux, en précisant que M. Macron allait s'entretenir mardi avec "les autorités maltaises, espagnoles et italiennes".

"Nous sommes évidemment prêts à aider les autorités espagnoles pour accueillir et analyser la situation des personnes" pouvant bénéficier du statut de réfugié, a indiqué le Premier ministre Edouard Philippe.

Dans la matinée, plusieurs membres du gouvernement s'étaient déjà employés à élargir la question.

La France n'est "pas inerte", a assuré Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'État aux Affaires étrangères, en allusion à l'engagement "sur le théâtre libyen pour stabiliser la situation" et à l'accueil programmé de "10.000 personnes éligibles au droit d'asile" sur trois ans, dont 3.000 depuis le Tchad et le Niger, "pour leur éviter cette traversée de la mort".

Pour M. Griveaux, il faut "une gestion européenne du phénomène migratoire". Mais sur ce sujet sensible, aucun compromis ne se dessine, la réforme sur la table braquant le gouvernement populiste italien et plusieurs pays de l'Est.

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Municipales: Belloubet "pas candidate" à Toulouse

mar, 06/12/2018 - 16:17

La ministre de la Justice Nicole Belloubet n'est "pas candidate aux élections municipales à Toulouse" en 2020, a-t-elle affirmé mardi, alors que La République en marche pourrait choisir de soutenir le maire sortant Jean-Luc Moudenc.

"Je vais être très claire: je ne suis pas candidate aux élections municipales à Toulouse", a-t-elle déclaré mardi à quelques journalistes.

"Je voudrais avant tout réussir le travail que j'entreprends ici" en tant que Garde des Sceaux, a précisé Mme Belloubet, en soulignant l'important du "temps long" lorsque l'on est "détenteur d'un portefeuille ministériel".

Autrefois adjointe de l'ancien maire socialiste Pierre Cohen, Mme Belloubet est citée par certains marcheurs toulousains comme candidate potentielle en 2020, sous la bannière LREM.

Cependant, l'exécutif semble vouloir tendre la main au maire sortant (LR) Jean-Luc Moudenc, proche d'Edouard Philippe et jugé Macron-compatible.

En visite la semaine passée en Haute-Garonne, le Premier ministre a multiplié les démonstrations d'amitié envers M. Moudenc. Ce dernier avait pour sa part indiqué qu'il accueillerait un éventuel soutien de LREM "avec naturel", en soulignant qu'il avait "déjà dans (s)a majorité quatre élus de La République en marche".

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Vidéo : les temps forts du sommet Trump - Kim à Singapour

mar, 06/12/2018 - 16:15
Ce mardi 12 juin 2018 marquera l'Histoire. Donald Trump et Kim Jong-un se sont réunis à Singapour pour signer un accord commun comportant des enjeux clés pour l'Asie et le monde : la dénucléarisation de la Corée et la fin des exercices militaires américains communs avec Séoul.
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Wall Street hésite après le sommet Trump-Kim et avant la Fed

mar, 06/12/2018 - 16:07

Wall Street hésitait peu après le début de la séance mardi, accueillant positivement mais sans euphorie le sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un en attendant une réunion de la banque centrale américaine (Fed).

Vers 13H45 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, cédait 0,01% à 25.319,83 points après avoir ouvert en hausse.

Le Nasdaq, à forte composante technologique, montait de 0,29% à 7.682,48 points.

L'indice élargi S&P 500 s'appréciait de 0,12% à 2.785,32 points.

La Bourse de New York avait terminé légèrement dans le vert lundi, occultant le fiasco du G7 pour se concentrer sur une semaine riche en événements politiques et monétaires: le Dow Jones Industrial Average avait gagné 0,02% et le Nasdaq 0,19%.

Mardi, les investisseurs digéraient l'issue de la rencontre entre les dirigeants américain et nord-coréen, qui ont affiché leur bonne entente lors d'un tête-à-tête historique ayant abouti à la signature d'un document commun sans percée majeure toutefois concernant le devenir de l'arsenal nucléaire de la Corée du Nord.

"C'est un événement historique et c'est le début d'un processus prometteur, mais malgré les gros titres positifs il reste encore beaucoup de questions en suspens, d'où sans doute la réaction modérée du marché", a avancé Peter Cardillo de Spartan Capital Securities.

Maintenant que cet événement géopolitique est passé sans créer de remous majeurs, les courtiers de Wall Street se concentrent selon lui sur la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC).

Ses membres se réunissent pendant deux jours avant de publier mercredi en cours de séance un communiqué dans lequel ils devraient annoncer, de l'avis d'une grande majorité d'observateurs, une hausse des taux directeurs.

L'annonce avant la séance d'une modeste hausse des prix à la consommation (CPI) en mai aux Etats-Unis, qui a fait grimper l'inflation annuelle à 2,8% sur un an, au plus haut depuis 2012, a renforcé cette attente.

Le président de la banque centrale Jerome Powell tiendra ensuite une conférence de presse au cours de laquelle il pourrait préciser les intentions de l'institution pour les mois à venir.

Le marché obligataire se tendait un peu, le taux d'intérêt sur les bons du Trésor à 10 ans grimpant à 2,971% contre 2,952% lundi soir et celui à 30 ans progressant à 3,111% contre 3,094% à la précédente fermeture.

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Urdangarin, de gendre idéal à beau-frère banni de la famille royale d'Espagne

mar, 06/12/2018 - 16:04

Il fut longtemps "le gendre idéal" du roi Juan Carlos 1er: l'ancien handballeur espagnol Iñaki Urdangarin, marié depuis 1997 à l'infante Cristina et condamné mardi en appel pour détournement de fonds, est finalement devenu le beau-frère banni de Felipe VI.

Et le feuilleton judiciaire entamé au début des années 2010 pour le double médaillé de bronze aux JO pourrait se finir derrière les barreaux après sa condamnation en deuxième instance à 5 ans et 10 mois de prison.

Avant cette affaire, Urdangarin avait été durant 14 ans membre de plein droit de la famille royale: du 4 octobre 1997, jour de ses noces somptueuses avec Cristina de Bourbon - jusqu'au 12 décembre 2011, date à laquelle il a été déclaré persona non grata au palais, écarté pour conduite "non exemplaire"...

Après sa mise en cause judiciaire, c'est son jeune beau-frère, devenu le roi Felipe VI, qui lui retira finalement le titre de duc de Palma, reçu en cadeau le jour de son mariage.

- Capitaine d'1,98 m -

Né le 15 janvier 1968 au Pays basque (nord), Iñaki est l'avant-dernier de sept enfants, d'une famille discrète et appréciée.

Le père, ingénieur de l'industrie chimique puis banquier, est membre du Parti nationaliste basque (PNV), la mère, originaire de Belgique. Mais c'est en Catalogne qu'Iñaki passe son enfance et devient un sportif accompli.

"Je m'appelle Iñaki Urdangarin, j'ai 19 ans, je joue au FC Barcelone et cela fait 12 ans que je pratique le handball", dit-il, un peu timide, dans une vidéo de 1986.

Du haut de son 1,98 m, il devient le capitaine du FC Barcelone et de la sélection espagnole avec laquelle il conquiert deux médailles de bronze aux JO d'Atlanta et de Sydney.

En 1997, quand s'annonce son mariage surprise avec la fille du roi, le journal El Pais titre "le garçon parfait".

Au côté de sa princesse radieuse, l'élégant marié de 29 ans a encore un air juvénile. Et dans la cathédrale de Barcelone où se presse le gratin de l'aristocratie internationale, il adresse un clin d'oeil à Felipe, plus jeune que lui de quinze jours...

- Folie des grandeurs -

Le roi Juan Carlos s'entend très bien avec son gendre et en fait vite son "golden boy", selon Ana Romero, auteure d'un livre sur la fin de règne du souverain.

Et en 2008, la reine Sofia vante encore "un homme très bon", "attentionné, courtois, bien élevé", rapporte Pilar Urbano, écrivain spécialiste de la famille royale.

Mais, dans l'école de commerce de Barcelone où il est allé se former, Iñaki a fait une rencontre funeste: celle du professeur Diego Torres, qui deviendra son associé en affaires, pour le meilleur et pour le pire.

Tous deux ont été jugés pour avoir détourné plusieurs millions d'euros de fonds publics, Iñaki étant poursuivi comme président de l'Institut Noos, une fondation théoriquement à but non lucratif, ayant reversé des fonds à des "sociétés écran".

Comme pris d'une folie des grandeurs, il avait acheté en 2004, avec Cristina, un hôtel particulier à Barcelone pour 6 millions d'euros. Une résidence luxueuse que le couple a finalement dû revendre en 2015 pour payer sa caution judiciaire.

Quand le scandale couvait mais n'avait pas encore éclaté, la multinationale espagnole Telefonica avait opportunément embauché Urdangarin, avant de le muter en 2009 à Washington à la demande de son beau-père le roi.

Mais pourquoi diable, "lui qui avait tout", s'est-il aventuré dans des affaires présumées frauduleuses?, s'est beaucoup demandé le pays ces dernières années.

"Certains disent qu'Iñaki voulait (...) avoir beaucoup de succès par lui-même et démontrer à la famille royale qu'il était un type comme il faut", selon Ana Romero.

Et maintenant, "on peut s'attendre à ce qu'il aille" en prison, jugeait mardi Romero. "La réaction serait très négative pour la couronne" s'il n'y allait pas car "les gens diraient qu'il n'y va pas car il est le beau-frère du roi".

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Michel Neyret, grand flic déchu, condamné à deux ans et demi ferme en appel

mar, 06/12/2018 - 16:00

Épilogue de trente ans de "miel" d'une carrière légendaire stoppée net par la justice, l'ancien "super-flic" Michel Neyret a été condamné mardi à Paris, en appel, à deux ans et demi de prison ferme pour corruption, mais devrait éviter de retourner derrière les barreaux.

La cour d'appel a condamné l'ex-numéro 2 de la PJ de Lyon à quatre ans d'emprisonnement dont 18 mois avec sursis, soit la peine ferme prononcée en première instance en 2016, alourdie d'un an et demi avec sursis.

Condamné notamment pour corruption et association de malfaiteurs, le "super-flic" déchu, retraité de la police dont il était d'ores et déjà révoqué, a aussi été frappé d'une interdiction définitive d'y exercer.

Ayant déjà passé huit mois en détention provisoire après son interpellation en 2011, il pourra solliciter un aménagement de peine pour ne pas retourner en prison.

"J'ai mangé du miel pendant trente-cinq ans de ma vie professionnelle, j'ai donné beaucoup, éprouvé beaucoup de moments d'émotions incroyables, maintenant c'est une autre vie qui va s'ouvrir pour moi", a déclaré devant la presse l'ancien policier, teint hâlé et front barré de son éternelle mèche.

A 62 ans, Michel Neyret, s'est dit soulagé: "Aujourd'hui, je pense que j'en ai presque fini avec l'institution judiciaire, sauf si il y a un pourvoi en cassation, ce qui ne sera pas notre cas".

"J'ai encore une autre épreuve qui va m'attendre devant le juge d'application des peines, qui va décider de comment la peine s'exécutera", a-t-il ajouté. Il pourrait par exemple la purger sous bracelet électronique.

L'"affaire Neyret" en restera là si le parquet général, qui avait requis cette même peine de quatre ans dont 18 mois avec sursis, mais assortie de 15.000 euros d'amende et cinq ans d'interdiction des droits civiques, ne forme pas de pourvoi.

- "C'est humiliant" -

Michel Neyret, qui encourait théoriquement dix ans de prison, était poursuivi pour huit délits dont corruption, trafic d'influence ou détournements de scellés de stupéfiants. Contrairement au tribunal correctionnel, la cour d'appel l'a également condamné pour association de malfaiteurs.

La justice lui reprochait d'avoir fourni des informations confidentielles à des membres du milieu lyonnais, présentés comme des "indics", en échange d'avantages, de cadeaux et d'argent liquide, et d'avoir prélevé sa dîme sur une saisie de stupéfiants pour rétribuer des informateurs.

A l'audience, en avril, il avait reconnu "un aveuglement" dans la gestion de ses "indics", tout en défendant sa méthode pour réaliser de beaux coups dans le milieu du grand banditisme.

L'avocat général avait estimé dans son réquisitoire que Michel Neyret avait "abîmé l'image de la police" et "créé une sorte d'anti-modèle pour les jeunes générations de fonctionnaires".

Après 32 ans de carrière dont 20 à la tête de la prestigieuse brigade antigang de Lyon, Neyret, adulé par ses équipes et ses supérieurs et décoré de la Légion d'honneur pour ses résultats, était une légende au moment de sa chute.

Concernant les autres prévenus du dossier, le commandant Gilles Guillotin a été condamné à huit mois de prison avec sursis et le commissaire Christophe Gavat relaxé. En poste à l'antenne de la PJ de Grenoble à l'époque des faits, ils étaient poursuivis pour avoir détourné des scellés de drogue pour leur patron.

Stéphane Alzraa, l'un des corrupteurs présumés de Michel Neyret, actuellement détenu en Israël pour d'autres dossiers, a lui été condamné à trois ans de prison et 250.000 euros d'amende.

Parmi les prévenus définitivement condamnés en première instance figurent un autre corrupteur présumé du "grand flic", Gilles Benichou, et Nicole Neyret, condamnée à huit mois avec sursis pour avoir profité des largesses des amis de son mari.

Corruption, association de malfaiteurs... "Terminer ma carrière par ces termes là, c'est plus que blessant, c'est humiliant pour moi, mais c'est la réalité judiciaire et je n'y peux rien", a observé Michel Neyret.

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