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Opéra: une saison lyrique commune en 2018-2019 à Angers-Nantes et Rennes

mar, 06/12/2018 - 14:47

Angers-Nantes Opéra et l'Opéra de Rennes mettent en commun pour la saison 2018-2019 leurs programmations lyriques, dont le "Bal masqué" de Verdi et "Le Vaisseau fantôme" de Wagner, première étape d'une coopération renforcée entre les deux institutions, ont-elles annoncé mardi.

"Cette alliance avec Rennes est très politique mais aussi très professionnelle, technique. L'un des intérêts, c'est de partager le travail de production et de gagner du temps", a expliqué Alain Surrans, à la tête depuis janvier d'Angers-Nantes Opéra (ANO) après 12 ans à la direction de l'Opéra de Rennes.

Cette mutualisation des moyens se traduira également à travers les orchestres, l'Orchestre symphonique de Bretagne et l'Orchestre national des Pays de la Loire se partageant les productions, et jouant à Rennes et Nantes.

Dans une conférence de presse à Rennes, Christophe Delhoume, administrateur de production de l'ANO, a exclu que l'Opéra de Rennes --qui sera dirigé par Mathieu Rietzler-- devienne "un opéra à la remorque". "On n'est pas allé au scénario le plus fusionnel. Rennes va rester une maison de production. Pour la grosse cavalerie, il nous a semblé malin de mutualiser les moyens, ce qui nous permet de monter deux gros ouvrages lyriques (Verdi et Wagner) au lieu d'un", a-t-il expliqué à l'AFP.

Benoît Careil, adjoint à la culture de Rennes, s'est dit "très attentif à protéger l'emploi artistique, en gardant un volume d'emplois identique", notamment pour les intermittents.

Fin septembre/début octobre, "les trois maires présenteront les modalités précises de leur partenariat", a expliqué M. Careil.

La saison 2018/19 s'ouvrira avec deux ouvrages du répertoire romantique russe, l'un des derniers de Tchaïkovski, "Iolanta" (1892), et le premier de Rachmaninov, "Aleko" (1893), présentés d'abord à Rennes, puis à Nantes et Angers, en collaboration avec le Théâtre Bolchoï de Minsk.

Romantisme encore avec en clôture de saison "Le Vaisseau fantôme" de Richard Wagner (1843), dans une mise en scène très contemporaine de Beverly et Rebecca Blankenship. La dernière représentation à Nantes le 13 juin 2019 sera retransmise sur écran géant.

Les deux institutions proposeront également la production de Robert Carsen et des Arts Florissants de William Christie de "The Beggar's Opera" (l'opéra des gueux de 1720), récemment très applaudie au théâtre des Bouffes du Nord à Paris.

Angers-Nantes Opéra et Rennes ouvriront leurs "horizons" avec une nouvelle série de concerts de musiques du monde (gospel, flamenco, chant persan, etc), et des concerts "découvertes" de l'opéra à 4 euros.

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Mondial-2018: l'Espagnol Carvajal de retour, Koke veut "faire attention" à Ronaldo

mar, 06/12/2018 - 14:44

L'Espagne devra "faire attention" à Cristiano Ronaldo lors de son entrée en lice contre le Portugal vendredi, a averti le milieu de terrain Koke, mardi à l'issue d'un entraînement marqué par le retour du défenseur Dani Carvajal.

"Cristiano peut vous gagner des matches et nous devrons faire attention à lui" vendredi à Sotchi, a lancé le joueur de l'Atlético de Madrid à l'issue d'un entraînement matinal de la Roja à Krasnodar. "Mais le Portugal a aussi (d'autres) grands joueurs, c'est le champion d'Europe actuel et nous devrons faire bien les choses si nous voulons gagner ce match".

"Surtout, nous nous préparons en nous regardant nous, en améliorant nos qualités et en corrigeant nos défauts", a ajouté le joueur de 26 ans, concédant tout de même jouer "en fonction de l'adversaire" et de sa star.

"Nous l'étudions, mais nous ne regardons pas seulement Cristiano individuellement, c'est tout le groupe qui est important", a affirmé l'Espagnol, qui dispute sa deuxième Coupe du monde et a hâte que la compétition commence.

- Carvajal rassure -

"Depuis que nous nous sommes préparés à Madrid, cela commence à faire un peu long avant que ce match n'arrive. Les gars sont très impliqués, très connectés et préparés à 100%", a lancé le Colchonero.

A 100%, le latéral Dani Carvajal n'y sera peut-être pas dès vendredi, mais son état de santé a été rassurant mardi: victime d'une lésion musculaire à la cuisse droite en finale de Ligue des champions contre Liverpool (3-1), le Madrilène a repris pour la première fois l'entraînement, en se montrant actif et sans gêne apparente pendant le quart d'heure d'entraînement ouvert à la presse en début de séance.

Le latéral de 26 ans pourrait être remplacé par son partenaire Nacho sur le flanc droit à Sotchi, mais son retour a permis au sélectionneur Julen Lopetegui d'avoir enfin son groupe au complet, lui qui a jusqu'à 24 heures avant son premier match pour apporter un changement dans sa liste pour raisons médicales.

L'entraîneur avait emmené Jesús Vallejo ainsi que Rodri en Russie, au cas où le Madrilène ne serait pas parvenu à se remettre à temps, mais tout semble désormais indiquer qu'il n'aura pas à les utiliser.

Quant au défenseur central Gérard Piqué, qui a écourté lundi sa séance en raison apparemment d'une douleur au genou gauche, il s'est entraîné mardi comme d'habitude. La Roja devait s'entraîner de nouveau dans l'après-midi, à huis clos.

L'Espagne jouera son deuxième match le 20 juin contre l'Iran à Kazan, avant d'affronter le Maroc le 25 juin à Kaliningrad.

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Les professionnels du lait alertent sur la confusion avec les jus végétaux

mar, 06/12/2018 - 14:41

La filière laitière française a mis en garde les consommateurs mardi sur les dangers d'une confusion entre le lait et les jus végétaux de soja, d'amande ou d'avoine, "pauvres en calcium" et autres éléments nécessaires à la croissance des nourrissons.

La filière "alerte les consommateurs sur les dangers d'une telle confusion (notamment les risques de déficits nutritionnels) et rappelle l'importance de la réglementation qui protège les dénominations laitières: lait, fromage, yaourt, crème et beurre", écrit le Comité interprofessionnel de l'économie laitière (Cniel) dans un communiqué.

Selon une étude commandée par le Cniel, "un Français sur deux pense - à tort - que les boissons ou desserts végétaux apportent les mêmes nutriments que le lait" et "un Français sur cinq déclare que les boissons végétales répondent aux besoins des bébés".

Or, "on ne peut pas considérer les jus végétaux comme des équivalents nutritionnels du lait: ils sont naturellement très pauvres en calcium, dépourvus de vitamine B12 et la plupart contiennent peu de protéines", assure le Cniel.

Si cette étude vient du lobby des producteurs laitiers, elle est confirmée par des sources médicales.

"Les boissons végétales ne sont absolument pas adaptées aux besoins des enfants de moins d'un an, et peuvent avoir des conséquences graves sur des organismes en pleine croissance", assure le Cniel en citant un avis (Saisine n° 2011-SA-0261) de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Dans cet avis, l'Anses souligne que "chez le nourrisson, toute insuffisance d'apport en énergie, protéines ou acides aminés, lipides, minéraux, vitamines, oligo-éléments peut avoir des répercussions sur la croissance en poids, en taille et sur le développement cérébral". Or, l'analyse de l'Anses "montre que ces autres boissons, dans leur grande majorité, ne permettent pas de couvrir les besoins nutritionnels des nourrissons".

"Les jus végétaux sont formellement interdits chez les nourrissons de moins d'un an", renchérit le docteur Laurence Plumey, nutritionniste qui a écrit "Le grand livre de l'alimentation".

"Remplacer le lait par des jus végétaux peut exposer les nourrissons à de profondes carences, telles qu'on a l'habitude d'en voir chez les enfants qui se retrouvent aux urgences. Entre un et trois ans, cela expose l'enfant au manque de calcium, sauf si la boisson végétale est enrichie en calcium", explique-t-elle à l'AFP.

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Basket Elite: Paul Lacombe veut vaincre son signe indien avec Monaco

mar, 06/12/2018 - 14:40

Après quatre échecs d'affilée avec Strasbourg, Paul Lacombe va tenter de remporter enfin le Championnat de France de basket sous le maillot de Monaco, à partir de mercredi contre Le Mans, dans une finale où la Roca Team sera largement favorite.

"Je n'ai qu'une seule envie: soulever ce trophée. Après quatre défaites, ça n'en serait que plus beau. Aujourd'hui, la défaite ne me fait plus peur", affirme l'arrière, qui pourrait se croire maudit.

"Contre Limoges en demi-finale, les supporteurs adverses me chambraient en disant que j'avais +zéro palmarès+, ajoute-t-il. Ce n'est pas totalement faux. Il me manque ce titre national."

L'arrière international n'est pas le seul Monégasque à avoir soif de reconnaissance. "A bientôt 36 ans, Georgi Joseph me dit son bonheur d'être en finale pour la première fois, souligne Lacombe. Moi, c'est ma cinquième. C'est un tel plaisir de rester à ce niveau!".

- "Mon tour viendra" -

"Certes, j'ai perdu, enchaîne-t-il. C'est dur. Car le but de tout sportif est de gagner des titres. Mais je suis toujours là. Forcément, mon tour viendra."

Plus zen, plus fort dans sa tête, Lacombe assure être prêt. "J'ai eu un déclic la saison dernière, après la finale contre Chalon (défaite 3-2), se souvient-il. Notre parcours a été beau. Ma famille, mes proches étaient fiers de ce qu'on avait fait. C'est le plus important."

"Et puis, il y a plein d'exemples, sourit-il. Poulidor, on s'en souvient, non? Lebron James, lui, vient de subir sa cinquième défaite en huit finales consécutives."

Même s'il empile les noms, Lacombe ne voit qu'une seule issue à cette finale 2018: "soulever le trophée au Mans". Avec les deux premiers matches à Monaco mercredi et vendredi prochain, "primordiaux pour mettre la pression sur l'adversaire", il sait "l'avantage certain". "Mais il faut faire attention de ne pas se sentir dans un cocon", prévient-il.

Car ce sera compliqué. "Ce sera très physique, annonce-t-il. On a un passif avec Le Mans. Cette équipe nous a battus deux fois en championnat. On a gagné en finale de Leaders Cup. Il y aura de l'électricité entre nous. On est physique. On commet beaucoup de fautes. On est très agressif. Eux aussi."

-"Les nerfs à vif"-

Mais l'international français aime cette "atmosphère des play-offs, où ce n'est pas toujours du grand basket, où ça cogne, c'est physique et les nerfs sont à vif". "Presque tous les coups sont permis, dit-il. On aime ça. C'était le cas contre Limoges. Le Mans, ce sera pareil."

Lacombe a hâte d'en découdre. Il n'a plus le temps d'attendre. Il veut influer sur le cours de cette finale. Comme lors de son coup de gueule envers les arbitres après la défaite à Limoges pour le match 3 des demi-finales.

"Peut-être que mes propos ont eu de l'influence, s'interroge-t-il. Les joueurs, en tout cas, étaient derrière moi. Le match suivant, on a eu un comportement exemplaire. Les arbitres aussi, puisqu'ils n'ont pas tenu rigueur de ce que j'ai dit pour me saquer."

D'ailleurs, son nouveau statut d'international -"sélection due à mon travail, aux +fenêtres+ internationales et dont je suis très fier", précise-t-il-, et la confiance de Zvezdan Mitrovi?, son entraîneur -"dont je ne comprenais pas la philosophie au début mais qui m'a permis d'évoluer sur le plan défensif"-, lui confèrent des obligations envers la Roca Team. Comme un devoir d'excellence pour rester au meilleur niveau. Comme une possibilité aussi de vaincre son signe indien.

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L'Aquarius, une "ambulance des mers" au coeur d'une polémique européenne

mar, 06/12/2018 - 14:40

L'Aquarius, "ambulance des mers" affrétée par l'ONG SOS Méditerranée, a secouru en deux ans près de 30.000 migrants au large de la Libye, mais se heurte désormais frontalement au durcissement des politiques migratoires en Europe.

Financée par des dons privés et regardée par les responsables européens d'un oeil au mieux indifférent, au pire hostile, SOS Méditerranée a vu depuis ce week-end ses craintes se concrétiser.

Pour la première fois depuis son départ de Marseille en février 2016, le patrouilleur à coque orange vif s'est vu interdire de débarquer en Italie, contré par le nouveau gouvernement auquel participe la Ligue (extrême-droite). Les 629 migrants à bord devront faire 1.500 km de plus pour rejoindre Valence en Espagne.

Pour autant, l'ONG n'entend pas renoncer à ses sauvetages, qu'elle mène "en application du droit maritime international" et en vertu du "devoir d'assistance" aux personnes en péril. "Il faut absolument que les États européens discutent entre eux pour trouver des solutions acceptables", souligne sa directrice générale, Sophie Beau.

Les frictions avec les autorités ne sont pas une nouveauté: à l'instar d'autres ONG qui ont affrété de plus petites embarcations de secours, SeaWatch, Seafuchs ou encore Open Arms, SOS Méditerranée affirme être de plus en plus entravée dans ses opérations.

La situation a commencé à se tendre en 2017, quand les garde-côtes libyens, formés par l'UE, ont repoussé les ONG plus au large de leurs côtes.

L'Aquarius peut accueillir en théorie 500 personnes. Un chiffre que les circonstances amènent régulièrement à dépasser. Depuis le début 2018, 2.350 personnes ont été secourues par l'ONG, trois fois moins qu'un an plus tôt, en raison également de la météo.

"Les sauvetages sont de plus en plus compliqués, de plus en plus ralentis, avec beaucoup de confusion", témoigne Nick Romaniuk, qui les coordonne. "Chaque interaction avec les Libyens est très tendue", dit-il.

- "Ligne rouge" -

L'entrée en fonction du gouvernement italien avait été anticipée, le patron de la Ligue, et désormais ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, ayant promis qu'il ferait tout pour empêcher les débarquements.

"Nous avons une ligne rouge: nous sommes une organisation citoyenne qui respectons l'autorité, sauf si un jour on nous demande de ramener les réfugiés dans l'enfer libyen", affirmait vendredi, avant la crise, le président de l'association, Philippe Vallat.

Malgré tout, l'association entend rester fidèle à sa "promesse, celle de sauver des gens", énoncée par son fondateur, Klaus Vogel, un marin allemand au long cours, qui a su réunir une équipe en Allemagne, en France et en Italie. Aujourd'hui 140 sauveteurs de 18 nationalités se relaient à bord.

"Ce qui est fou, c'est de ne rien faire" face à la détresse des migrants en mer, affirmait en 2015 M. Vogel à l'AFP, sur le Vieux-Port de Marseille, alors que l'initiative n'existait encore que sur le papier.

A l'époque, l'ONG entendait pallier l'abandon de l'opération Mare Nostrum de la marine italienne. Mais au fil des années et des sauvetages, les humanitaires sont pointés du doigt par des responsables européens, dont certains les accusent d'avoir créé un "appel d'air", voire d'être "complices" des passeurs.

"Ces gens ne partent pas en quête d'un eldorado, ils fuient un enfer" en Libye, où ils sont battus, violés ou privés de nourriture, rétorque Philippe Vallat, pour qui la Méditerranée est devenue "un charnier de corps sans sépultures".

Pour résister aux pressions, l'association, qui compte à plus de 90% sur des dons privés pour les 11.000 euros nécessaires par jour de mer, table sur l'indignation des citoyens européens.

"Les gens sont prêts à accueillir beaucoup plus que ne le pensent nos responsables politiques, qui jouent petit bras", soulignait juste avant la crise l'écrivain français Daniel Pennac, lors d'un évènement de soutien à Marseille.

SOS Méditerranée a également reçu un coup de projecteur inattendu grâce au duo pop Madame Monsieur, auteur d'une chanson qui a représenté la France à l'Eurovision. Son thème : la naissance de Mercy, un des 36 bébés à avoir vu le jour à bord.

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Nom de la Macédoine : Grecs et Macédoniens retiennent leur souffle

mar, 06/12/2018 - 14:39

Grecs et Macédoniens s'affichaient mardi sur le point de solder leur dispute, vieille de plus d'un quart de siècle, sur le nom de la Macédoine, un règlement qui débloquerait l'ancrage de ce petit État ex-yougoslave à l'UE et à l'Otan.

Peaufiné depuis des semaines, le scénario prévoit qu'un accord pour rebaptiser ce pays soit scellé au cours d'une conversation téléphonique dans la journée entre les deux Premiers ministres, le Grec Alexis Tsipras et le Macédonien Zoran Zaev.

"Nous allons continuer notre conversation et, s'il y a un accord, nous en informerons le public", a déclaré dans la matinée M. Zaev, en marge d'un forum économique à Skopje, la capitale macédonienne. Il a appelé tous les partis politiques à soutenir un éventuel règlement.

"Je crois que nous conclurons demain", avait pour sa part déclaré lundi soir le ministre grec des Affaires Étrangères, Nikos Kotzias, à la man?uvre depuis six mois pour négocier un règlement avec son homologue Nikola Dimitrov.

Prévu pour la matinée, selon un communiqué diffusé lundi par le bureau de M. Tsipras après une première conversation avec M. Zaev, l'échange a toutefois été renvoyé à plus tard dans l'après-midi, selon des sources gouvernementales des deux parties.

- Plus beaucoup de temps -

Les pourparlers bilatéraux ont été relancés après l'arrivée au pouvoir du social-démocrate Zaev, qui a succédé au nationaliste Nikola Gruevski.

L'enjeu d'un règlement pour la Macédoine est de décrocher un feu vert au sommet européen de fin juin pour entamer des négociations d?adhésion avec l'UE et une invitation à rallier l'Otan au sommet de l'Alliance des 11 et 12 juillet.

Athènes fait dépendre de telles avancées d'un règlement prévoyant que cette ex-République yougoslave ajoute un déterminant à son appellation de Macédoine et révise sa Constitution pour garantir que ce nom soit utilisé tant à l'international qu'au plan intérieur.

"Si la discussion est conclue" mardi, "nous aurons aussi déterminé le choix du nom", a déclaré lundi soir M. Kotzias selon lequel il reste à Skopje à arbitrer entre les noms Macédoine du Nord, Haute-Macédoine et Nouvelle-Macédoine.

Vu d'Athènes, ce baptême doit sonner le glas de toute revendication de la part de cet État voisin de l'héritage du conquérant macédonien Alexandre le Grand, dont la Grèce se prévaut de l'exclusivité. Il doit surtout consacrer l'absence de toute visée territoriale de sa part sur la province grecque frontalière de Macédoine.

Mais de chaque côté de la frontière, ce compromis est combattu par les franges nationalistes.

- Broncas nationalistes -

Les pourparlers bilatéraux ont été relancés après l'arrivée au pouvoir du social-démocrate Zaev, qui a succédé au nationaliste Nikola Gruevski.

Au point que selon Nicholas Tzifakis, qui enseigne les relations internationales à l'Université du Péloponnèse, c'est "le débat interne" plus "que les pourparlers bilatéraux" qui sera déterminant.

Proche de la droite nationaliste, le président macédonien, Gjorge Ivanov, a en milieu de journée rejeté la main tendue par M. Zaev.

"Il est irresponsable que la question du nom (...) soit débattue au téléphone entre les Premiers ministres", s'est-il indigné dans une déclaration écrite, réaffirmant "le besoin d'un consensus national plus large".

L'allié gouvernemental de M. Tsipras, le souverainiste ministre de la Défense Panos Kammenos, a quant à lui réitéré dans une conférence de presse son opposition à tout partage du nom de Macédoine.

C'est sur cette position jusqu'au-boutiste que la Grèce avait déclenché la bataille, à l'indépendance en 1991 de l'Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM), obtenant qu'elle ne soit finalement admise que sous cette appellation provisoire à l'ONU en 1993.

Entretemps, 140 pays dont les Etats-Unis et la Russie l'ont reconnue sous le nom de Macédoine et, à l'époque des gouvernements conservateurs de la Nouvelle-Démocratie (2004-2009), la Grèce s'était ainsi décidée à acter la nécessité d'un compromis.

Le projet de règlement prévoit dans tous les cas que la Grèce ne lève ses réserves à une entrée de la Macédoine dans l'Otan qu'à l'issue de tout le processus de ratification.

La bronca de M. Kammenos ne menace pas directement M. Tsipras, qui peut compter dans cette affaire sur le soutien déclaré de l'opposition de centre gauche.

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Le boxeur britannique David Haye annonce sa retraite sportive

mar, 06/12/2018 - 14:37

Le boxeur britannique David Haye, 37 ans, a annoncé mardi qu'il prenait sa retraite sportive, mettant ainsi fin à une carrière longue de seize ans pendant laquelle il a détenu la ceinture WBA des lourds entre 2009 et 2011.

Cette annonce survient après ses deux défaites consécutives face à son compatriote Tony Bellew lors de combats aux enjeux avant tout financiers, le 4 mars 2017 et le 5 mai dernier.

David Haye termine sa carrière avec un bilan de 28 victoires et 4 défaites en 32 combats professionnels.

Médaillé d'argent aux Mondiaux-2001 chez les lourds en amateurs, il a également conquis les titres lourds-légers WBA/WBC contre le Français Jean-Marc Mormeck en 2007 et WBO en battant Enzo Macarinelli en 2008.

Monté ensuite chez les lourds, il y a conquis le titre WBA le 7 novembre 2009 contre le Russe Nikolay Valuev, "un rêve d'enfant", déclare-t-il dans le communiqué annonçant la fin de sa carrière.

Ces dernières années, les blessures l'avaient souvent tenu éloigné des rings. "Je me suis fracturé les deux biceps, la coiffe des rotateurs (tendons de l'épaule) et le tendon d'Achille", a-t-il rappelé, "quatre blessures qui ont nécessité des opérations et des mois de rééducation intense".

"Ce dont j'étais capable de faire instinctivement sur le ring n'existe plus désormais que dans mon esprit et sur les vidéos de mes vieux combats", a-t-il regretté. "Les dieux de la boxe ont parlé".

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Sucre: malgré la chute des cours, pour Tereos, l'appétit vient en plantant

mar, 06/12/2018 - 14:35

Le groupe coopératif Tereos, premier sucrier français (marque Beghin Say), a enregistré une perte nette due à la chute des cours mondiaux lors de son exercice 2017/18, mais est devenu le deuxième producteur mondial de sucre et prévoit de continuer à grandir en ouvrant son capital.

"Le groupe veut accentuer sa diversification et se développer", a déclaré mardi devant la presse François Leroux, président du conseil de surveillance, sans entrer dans les détails de ce projet qui sera présenté dans les jours qui viennent en assemblée générale devant les 12.000 agriculteurs-coopérateurs du groupe.

Tereos a résisté à la violente chute de 25% des cours mondiaux qui a marqué la fin des quotas sucriers en Europe: il a enregistré une légère progression de ses ventes (+3% à 4,98 milliards d'euros), notamment grâce à une production de sucre record de 5,3 millions de tonnes de sucre (+26%), qui fait de Tereos le deuxième groupe sucrier mondial derrière l'allemand Südzucker (6,2 millions de tonnes).

Le résultat net est néanmoins dans le rouge, avec une perte de 23 millions d'euros contre un bénéfice de 73,1 millions l'année précédente. Avant distribution de "compléments de prix" à ses coopérateurs betteraviers, Tereos était bénéficiaire de 24 millions d'euros.

Le groupe souligne avoir limité l'impact de la baisse des cours en ayant "bien couvert ses exportations et quelques ventes au Brésil": "pour l'année qui vient, on a la moitié de nos exportations couvertes avant la baisse" des cours, a indiqué Alexis Duval, président du directoire.

"On a anticipé la baisse, pas forcément dans ces proportions là", a-t-il toutefois reconnu.

Un recul des cours était en effet attendu compte tenu du caractère cyclique de l'activité du sucre et de la fin des quotas en Europe, même si certains observateurs du secteur soulignent que la dégringolade des marchés ces derniers mois est du jamais vu.

Le plongeon des cours est dû notamment à une explosion de la production mondiale. En Europe, elle a grimpé de l'ordre de 20%, avec des augmentations des surfaces des champs de betteraves amplifiées par les bonnes conditions météo.

- Réduire la dépendance au sucre -

Mais d'autres pays ont aussi vu leur production exploser: l'Inde, notamment, a ainsi produit presque plus de sucre que le Brésil, premier producteur mondial, grâce là aussi à des conditions climatiques excellentes, passant de 20 à 30 millions de tonnes de sucre.

Afin de se préserver de ce type d'accident, le groupe a entamé une diversification tous azimuts et se félicitait mardi que le sucre ne représente plus que 46% de ses ventes l'an passé, contre 66% l'année d'avant.

D'autant qu'avec la fin des quotas en Europe, et les appétits suscités, "le marché est structurellement excédentaire", pour Alexis Duval, qui rappelle que depuis l'annonce de la réforme en 2014, les cours ont baissé de 40%.

Tereos a accru ses parts de marché de sucre en Europe, passant de 11% à 14% cette année, mais il souhaite réduire sa dépendance en poursuivant sa politique de diversification, notamment vers les innovations en produits sucrants, les protéines végétales et les activités amidonnières, lesquelles ont augmenté de 10% cette année.

Pour ce faire, Alexis Duval, le président du directoire de Tereos, a ouvert la porte à l'entrée d'autres acteurs dans la société.

"On souhaite présenter aux coopérateurs le début d'une réflexion qui peut nous conduire à terme à ouvrir le capital de Tereos à des tiers non coopérateurs", a t-il déclaré.

Ce projet, s'il se confirme, serait effectif d'ici deux à trois ans, selon Alexis Duval. "La réflexion démarre", a-t-il ajouté, précisant toutefois que le groupe resterait "majoritairement coopératif".

Tereos, qui entend poursuivre le développement de son réseau de distribution international afin d'accompagner le déplacement du centre de gravité de la croissance sucrière de l'Occident vers les pays émergents, a également annoncé son intention de devenir un leader du sucre bio, avec des champs de betteraves bio en France, et de la canne bio au Brésil dès 2019.

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Corruption: deux ans et demi de prison ferme en appel pour l'ex-star de la police Michel Neyret

mar, 06/12/2018 - 14:34

La cour d'appel de Paris a condamné mardi l'ex-numéro 2 de la PJ de Lyon, Michel Neyret, à deux ans et demi de prison ferme pour corruption, même peine que celle prononcée en première instance en 2016 mais alourdie de 18 mois avec sursis.

Le "super-flic" déchu a été condamné à quatre ans d'emprisonnement dont 18 mois avec sursis, ainsi qu'à une interdiction définitive d'exercer dans la police, pour corruption et d'autres délits, notamment association de malfaiteurs.

Ayant déjà passé huit mois en détention provisoire, il pourra solliciter un aménagement de peine pour ne pas retourner en prison.

Michel Neyret, 62 ans, s'est dit soulagé devant la presse : "Ca fait sept ans que j'attends ça", a-t-il déclaré. "Aujourd'hui, je pense que j'en ai presque fini avec l'institution judiciaire, sauf si il y a un pourvoi en cassation, ce qui ne sera pas notre cas, évidemment"

"J'ai encore une autre épreuve qui va m'attendre devant le juge d'application des peines, qui va décider de comment la peine s'exécutera", a ajouté M. Neyret, qui pourrait par exemple la purger sous bracelet électronique.

L'"affaire Neyret" en restera là si le parquet général, qui avait requis cette même peine de quatre ans dont 18 mois avec sursis, mais assortie de 15.000 euros d'amende et cinq ans d'interdiction des droits civiques, ne forme pas de pourvoi.

Michel Neyret, aujourd'hui retraité, était poursuivi pour huit délits dont corruption, trafic d'influence ou détournements de scellés de stupéfiants. Contrairement au tribunal correctionnel, la cour d'appel l'a également condamné pour association de malfaiteurs.

L'ex-patron de l'antigang de Lyon encourait théoriquement dix ans de prison.

La justice lui reprochait d'avoir fourni des informations confidentielles à des membres du milieu lyonnais, présentés comme des "indics", en échange d'avantages, de cadeaux et d'argent liquide, et d'avoir prélevé sa dîme sur une saisie de stupéfiants pour rétribuer des informateurs.

L'avocat général avait estimé dans son réquisitoire en avril que Michel Neyret "a non seulement brisé sa vie et sa carrière mais aussi abîmé l'image de la police" et "créé une sorte d'anti-modèle pour les jeunes générations de fonctionnaires".

L'affaire avait créé un traumatisme dans la police. Après 32 ans de carrière dont 20 à la tête de la prestigieuse brigade antigang de Lyon, Neyret, adulé par ses équipes et ses supérieurs et décoré de la Légion d'honneur pour ses résultats, était une légende au moment de sa chute.

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Une séance de gymnastique de l'oeil contre le stress des urgences ?

mar, 06/12/2018 - 14:32

Une simple séance de stimulation des mouvements de l'oeil (EMDR) dans les six heures qui suivent l'admission aux urgences pourrait permettre d'éviter des troubles post-traumatiques pendant plusieurs mois, suggère une étude menée en Gironde.

Maux de tête, difficulté à se concentrer, irritabilité, troubles sensoriels: "Un passage aux urgences n?est pas anodin. Quelle que soit la raison pour laquelle une personne s'y présente, environ un sur cinq souffrira pendant plusieurs mois de symptômes divers", résume dans un communiqué l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) qui a piloté cette étude, publiée dans The Journal of Psychiatric Research.

Pour prévenir ce "syndrome post-commotionnel" ou un "stress post-traumatique", les chercheurs du centre de recherche "Bordeaux Population Health Center" et de l'hôpital psychiatrique de Cadillac (Gironde) ont mené depuis 2007 une expérience visant à évaluer sur 130 sujets la faisabilité aux urgences d'une approche thérapeutique reconnue, l'EMDR, une technique de "désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires" qui permet de "reprogrammer" le cerveau.

Ce protocole a démontré son "efficacité à diminuer jusqu?à 75%" les troubles de "stress post-traumatique" et de "syndrome post-comotionnel". Il s'agit d'effectuer des séries de stimulations bilatérales alternées, consistant en des mouvements oculaires (balayage horizontal ou vertical). Ou lorsque l'état clinique du patient ne le permet pas, des tapotements alternés des genoux ou des épaules.

Les 130 patients de l'étude avaient été répartis aléatoirement en trois groupes : le premier bénéficiant d?une séance d?EMDR de 60 minutes, le deuxième d?un entretien de 15 minutes avec un psychologue, le troisième n'ayant reçu aucune prise en charge. Trois mois plus tard, la proportion de sujets souffrant de "syndrome post-commotionnel" dans chacun des groupes était respectivement de 15%, 47% et 65%. Celles de patients présentant un trouble de "stress post-traumatique" étaient de 3%, 16% et 19%.

Ce premier essai mondial "montre qu?une intervention EMDR brève et ultra-précoce est d?une part réalisable dans le contexte des urgences et d?autre part potentiellement efficace?, conclut Emmanuel Lagarde, directeur de recherche Inserm.

Ces conclusions restent à confirmer par une nouvelle étude de plus grande ampleur, initiée en janvier 2018 par la même équipe aux CHU de Lyon et de Bordeaux, auprès de plus de 400 patients. Les résultats seront connus avant la fin de l?année 2018.

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RATP: un RER se renverse après un glissement de terrain

mar, 06/12/2018 - 14:20

Sept personnes ont été blessées mardi dans l'accident d'un RER en Ile-de-France après un glissement de terrain dû aux intempéries, qui devraient se poursuivre jusqu'à mercredi matin dans 10 départements toujours en alerte orange.

Peu avant 05H00, l'affaissement d'un talus a entraîné la sortie de voie d'un RER B qui s'est couché partiellement sur la chaussée, entre Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines) et Courcelle-sur-Yvette (Essonne), a indiqué la RATP.

L'accident a fait sept blessés légers, parmi lesquels trois ont été hospitalisés, dont une femme enceinte, a indiqué la préfecture des Yvelines.

La remise en état des voies prendra "sans doute plusieurs jours", a annoncé la PDG de la RATP devant la gare de Courcelle-sur-Yvette, à la limite des Yvelines et de l'Essonne, et des bus de substitution ont été mis en place. La première voiture du train est parvenue à "passer" mais avec l?effondrement d'un talus, "les trois suivantes se sont couchées", a détaillé Catherine Guillouard.

Le réseau francilien connaît de nombreuses perturbations en raison de ces fortes précipitations, a indiqué Ile-de-France Mobilités, citant notamment le RER C partiellement coupé suite à l?inondation d?un poste d?aiguillage à Saint-Quentin-en-Yvelines; le trafic transilien interrompu sur l'Orlyval et la ligne U, ainsi que sur la ligne N entre Plaisir et Dreux après un affaissement de talus.

La France a subi depuis mai plusieurs épisodes orageux très violents. La vague d'intempéries a fait la semaine dernière quatre morts et a provoqué des inondations et d'importants dégâts.

"À partir de mercredi, c'est un peu la fin des hostilités", hormis pour le Sud-Est, promet toutefois Météo-France.

burs-agu-mig/blb/mpf

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Le bitcoin, une monnaie décentralisée mais surtout très concentrée

mar, 06/12/2018 - 14:15

Le bitcoin est souvent décrit comme une monnaie virtuelle décentralisée et affranchie de toute autorité bancaire. Mais la concentration des bitcoins dans les mains de quelques-uns jette le doute sur sa réelle émancipation.

A l'origine du bitcoin, créé en 2009, figurait la volonté d'offrir une monnaie indépendante d'un pouvoir centralisé.

Contrairement au dollar ou à l'euro, le bitcoin n'est pas émis par des Banques centrales mais est "miné", ou créé, de manière décentralisée par des ordinateurs utilisant des algorithmes complexes. Et à la différence des monnaies classiques, le bitcoin, première et principale monnaie virtuelle, est limité à 21 millions d'unités.

La flambée de la valeur de cette cryptomonnaie, passée de quelques cents à plus de 6.800 dollars, avec un pic à 19.500 dollars en décembre, a transformé les premiers investisseurs en multimillionnaires, voire en milliardaires.

Un millier de comptes, sur les presque 11 millions existants, détiennent ainsi 35,40% des 17 millions de bitcoins minés, selon des chiffres de BitInfoCharts, tirés du registre partagé regroupant l'ensemble des transactions effectuées. Et seulement 100 adresses détiennent 5,96% des bitcoins.

Des chiffres frappant même s'ils sont à prendre avec un peu de précaution car plusieurs personnes peuvent se cacher derrière une adresse et une personne peut détenir plusieurs adresses, notamment pour limiter les risques en cas de piratage.

- Inimaginable ailleurs -

Lors de la période de 24 heures entre lundi et mardi 10H00 GMT, les cent transactions les plus importantes, sur un total de plus de 200.000 (soit 0,05% des transactions), ont représenté plus de 24% de l'ensemble des volumes échangés sur la période, une concentration inimaginable sur d'autres marchés.

"Sur les changes par exemple, le marché est tellement énorme avec tellement de transactions chaque jour qu'un simple acteur ne peut avoir aucune influence sur les cours", a expliqué à l'AFP Craig Erlam, analyste pour Oanda.

Avec de tels montants à leur disposition, les "baleines", comme elles sont appelées, pèsent lourdement sur les cours.

Elles "contrôlent littéralement la monnaie car elles peuvent, directement ou indirectement, dicter la politique monétaire qui est normalement la fonction d'une banque centrale", estime Bob McDowall, analyste et coauteur d'une étude sur la liquidité des cryptomonnaies.

Une comparaison qu'Aaron Brown, ancien directeur général d'AQR Capital Management et détenteur de fonds en bitcoins, juge toutefois exagérée.

S'il reconnaît qu'une vente coordonnée de la part des principaux détenteurs pourrait faire tomber le cours du bitcoin près de zéro, ce risque reste théorique selon lui, les investisseurs historiques se considérant comme "une communauté", il n'y a aucune raison pour que tous décident d'en sortir subitement.

Pour éviter de provoquer un effondrement des cours, les observateurs estiment d'ailleurs que les "baleines" sondent le marché, s'appelant même entre elles avant de passer un ordre important, alimentant les soupçons de fraude dans un marché non régulé.

Fin mai, les autorités américaines ont ouvert une enquête criminelle sur des manipulations potentielles des cours du bitcoin et d'autres cryptomonnaies, soupçonnant des traders de "spoofing", une pratique visant à placer de faux ordres et à les retirer rapidement pour faire bouger les cours.

- Investisseur ou spéculateur -

Depuis le pic de fin 2017, la concentration des bitcoins entre quelques mains a néanmoins diminué, selon une étude réalisée par Chainalysis, un cabinet de recherche.

A cette époque, de nombreux investisseurs de long terme ont vendu leurs actifs à un nouveau type d'acteurs, plus intéressés par la spéculation. Ces derniers ont tendance à posséder moins de bitcoins, mais à réaliser plus de transactions.

"Les stocks de bitcoins disponibles pour des échanges ont augmenté de 57% depuis décembre 2017", relève Chainalysis.

Ce nouvel afflux a contribué à la baisse des cours, alors que l'euphorie autour de la cryptomonnaie est retombée et que le total des volumes quotidiens échangés calculé en dollars est désormais cinq fois moins élevé qu'en décembre, selon un rapport de Morgan Stanley.

Pour autant, les investisseurs de long terme, qui bloquent leurs actifs et soutiennent les prix, n'ont pas disparu. En avril, ils détenaient encore 50% des bitcoins disponibles, c'est-à-dire en excluant ceux perdus et irrécupérables (entre 2,3 et 3,7 millions selon Chainalysis).

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Le football de table, une guerre des boutons version brésilienne

mar, 06/12/2018 - 14:03

Le ballon passe au-dessus des défenseurs et se loge en pleine lucarne. But de Zidane! L'ancien meneur de jeu des Bleus n'a pas repris du service, mais le "bouton" à son effigie vient de marquer dans un jeu de football de table traditionnel du Brésil.

Tout le mérite revient à Alexandre Cerqueira Gil, 54 ans, joueur chevronné de "futebol de botao" (football de boutons en portugais), un subtil mélange de football et de jeu de puces.

Tous les samedis matin, cet avocat retrouve ses amis sur la place Sao Salvador, dans un quartier animé du sud de Rio, où six tables sont installées.

"Nous arrivons à recréer la plupart des situations de jeu du foot", explique Alexandre, qui fait des merveilles en poussant le "ballon", un petit dé de 6 millimètres, avec des pastilles de près de 5 cm de diamètre qui ressemblent à des jetons de poker.

À première vue, le jeu est assez simple, mais il faut un certain temps pour en assimiler les règles, qui varient selon les régions et les préférences du groupe du joueurs.

Alexandre et ses amis de la place Sao Salvador sont adeptes du "9x3": pendant deux mi-temps de sept minutes, les joueurs jouent chacun leur tour et ont droit à neuf touches de balle maximum, et seulement trois de suite avec le même bouton.

- Boutons décorés -

Comme au jeu de puces, les joueurs utilisent une pastille qui ressemble à un médiateur de guitare pour faire avancer les boutons vers le "ballon", percutant ainsi le petit dé pour le faire progresser sur le terrain.

Mais la principale difficulté consiste à loger le dé dans le but, le gardien étant une plaque rectangulaire qui occupe au moins les deux tiers des cages, laissant très peu de place pour passer.

"En termes tactiques, c'est différent du vrai football, parce que les touches de balle sont limitées. Mais la qualité technique fait la différence, comme au foot, ainsi que la préparation des actions", explique Luiz Carlos Pires, ingénieur de 54 ans et autre mordu de la place Sao Salvador.

L'origine de ce jeu est incertaine, mais des historiens considèrent qu'il avait déjà des adeptes dans les années 1920 au Brésil.

Sa paternité a été officiellement attribuée à l'artiste et publicitaire de Rio de Janeiro Geraldo Decourt, qui en a publié les règles en 1930. À l'époque, il se jouait vraiment avec des boutons de vêtements.

En 2001, le gouverneur de Sao Paulo Geraldo Alckmin a décrété que le 14 février, jour de naissance de M. Decourt, serait désigné localement comme le "jour du joueur de football boutons".

Ce qui fait le charme de ce jeu pittoresque, c'est que les dix boutons qui représentent les joueurs sont décorés aux couleurs d'équipes du Brésil et du monde entier.

Les numéros, voire des noms de joueurs, sont souvent inscrits dessus, ce qui permet de reconstituer des équipes mythiques, voire de mélanger les générations, avec des stars actuelles évoluant aux côtés de légendes du passé.

Selon la fantaisie des joueurs, Neymar peut donc se retrouver aux côtés de Pelé. Les puristes préfèrent s'inspirer de vraies équipes de foot, mais des boutons ont aussi été créés avec des super-héros pour attirer les enfants.

- "Retrouver les copains" -

Cette passion a un coût: pour un jeu complet avec des boutons parfaitement polis et dotés de l'inclinaison idéale, il faut compter près de 180 réais, environ 42 euros.

"J'ai une collection de près de 80 équipes, avec des boutons en acrylique, mais aussi faits de noix de coco ou de vieux jetons utilisés autrefois pour payer le bus", explique avec fierté Alexandre.

En compétition, il préfère jouer avec son équipe de coeur, Flamengo, avec le bouton de son idole Zico toujours bien placé, ou avec le Real Madrid, que Zidane vient d'amener jusqu'aux sommets.

Après avoir marqué deux buts splendides avec le Real face à l'Inter Milan, ses collègues l'interpellent: "Fais gaffe, on va te faire passer le test antidopage!"

Alexandre regrette qu'un ami qui filme les buts au ralenti avec son téléphone n'ait pas pu immortaliser ses actions.

"Je joue depuis l'âge de quatre ans. C'est mon père qui m'a appris. Quand j'étais petit, je ne pensais qu'à gagner, mais ce qui me plaît le plus ici, c'est de retrouver les copains", affirme-t-il.

Joao Carlos da Silva Nunes, 59 ans, un des plus expérimentés de la bande, a été sélectionné pour jouer une simulation du Mondial-2018 dans un grand centre commercial de Rio.

Le format de la compétition sera totalement identique à celui du tournoi qui aura lieu du 14 juin au 15 juillet en Russie et il jouera avec l'équipe du Sénégal.

Mais à la différence du vrai football, les favoris au "football de boutons" ne sont pas forcément ceux qu'on croit: lors de la dernière édition, en 2014, c'était le Honduras qui l'avait emporté... et non l'Allemagne.

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Mondial-2018: les internationaux portugais cherchent club... à trois jours du choc contre l'Espagne

mar, 06/12/2018 - 14:02

William Carvalho, Gelson Martins, Bruno Fernandes, Rui Patricio: trois jours avant d'entamer leur Mondial-2018 contre l'Espagne, quatre Portugais cherchent un nouvel employeur! Les trois premiers ont annoncé lundi soir la résiliation de leur contrat avec le Sporting Portugal - Patricio avant - nouvel épisode dans la crise que traverse le club.

. "Free agent"

Le téléphone de leur agent respectif va sans doute beaucoup chauffer dans les journées à venir. Rompre ainsi un contrat est rarissime dans le football, où les indemnités versées pour racheter les années de contrat sont devenues l'une des principales sources de revenus pour les clubs.

Mais voilà quatre internationaux portugais, dont deux champions d'Europe 2016 - le gardien Rui Patricio et le milieu défensif William Carvalho - qui se retrouvent "free agent", libre de contrat et donc de signer où bon leur semble sans que leur nouveau club n'ait rien à verser.

Pour les joueurs, cela présente un avantage non négligeable: l'argent que leur future destination ne versera pas à leur précédent club pourra être réinjectée dans leur salaire ou dans une lucrative prime à la signature.

. Le Sporting en crise

Si la situation ne les préoccupe pas, elle est donc "tout bénéf'" pour ces joueurs de talent, régulièrement annoncés sur les tablettes de grands d'Europe. Patricio et Carvalho ont fait leur preuves et Bruno Fernandes et Gelson Martins, 23 ans chacun, sont des jeunes talentueux.

Le grand perdant de cette situation ubuesque est évidemment leur club formateur, le Sporting Portugal. Le troisième du dernier championnat traverse une crise terrible depuis une violente attaque perpétrée à la mi-mai par un groupe de supporters cagoulés, qui ont envahi le centre d'entraînement du club à Alcochete, dans la banlieue de Lisbonne, pour agresser et menacer les joueurs et leur encadrement.

La crise au sein du club a éclaté au grand jour quand le président Bruno de Carvalho a ouvertement critiqué les cadres du vestiaire, puis menacé de limoger l'entraîneur Jorge Jesus - qui a depuis lui aussi quitté le club - quand celui-ci a pris leur défense.

. "Concentrés sur le match"

Plusieurs dirigeants du club ou supporters notables ont appelé à la démission de Carvalho, le jugeant responsable de l'ambiance délétère qui a poussé certains supporters à envahir le centre d'entraînement.

Interrogé mardi sur l'état d'esprit des internationaux qui se retrouvent ainsi sans contrat, Joao Mario, ancien du Sporting aujourd'hui à West Ham (en prêt de l'Inter Milan), a assuré que l'équipe était "concentrée sur le match contre l'Espagne".

"Notre équipe est bien préparée, nous sommes prêts et notre attention est concentrée sur le match", a-t-il assuré, alors qu'il était assailli de questions sur la situation du Sporting.

. "Scénario apocalyptique"

"Nous en avons parlé à de multiples reprises, il y a des informations sur le site internet" du Sporting "et tout ce qui ne concerne pas notre équipe nationale ne sera pas discuté parce que nous sommes concentrés sur le match contre l'Espagne" à Sotchi, a-t-il prudemment répondu.

Car le scandale est à la Une de tous les quotidiens sportifs au Portugal. "Le choc", proclame Record, alors que son concurrent A Bola titre: "Il était une fois une équipe" sur fond d'un puzzle qui se défait.

A Bola estime que d'autres départs pourraient suivre dans les prochaines heures. "Un séisme" pour le club d'Alvalade qui nage en plein "scénario apocalyptique" après avoir "connu hier un autre jour bien sombre de son histoire", écrit le journal sportif.

. Volte-face?

Le quotidien chiffre à "135 millions d'euros la perte pour le club", une somme obtenue en ajoutant la valeur des six joueurs ayant déjà annoncé leur départ (les quatre Portugais, plus le Néerlandais Bas Dost et un autre portugais, Daniel Podence), selon les estimations du site spécialisé Transfertmarkt.

Les malheurs du Sporting pourraient-ils faire le bonheur du rival Benfica, tenté d'enrôler certains des joueurs libres? Ou faut-il s'attendre à un retournement de situation, les joueurs renonçant alors à partir à condition que le président Bruno de Carvalho prenne la porte, comme il l'a lui-même suggéré en proposant de convoquer des élections si cela pouvait les faire changer d'idée?

Pas vraiment le meilleur des climats en tout cas pour préparer un match capital contre l'Espagne vendredi, alors que le Portugal a hérité d'un groupe difficile dans lequel figurent également le Maroc (20 juin) et l'Iran (25 juin).

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SNCF: 17,63% de grévistes au total mardi, 53,4% des conducteurs en grève

mar, 06/12/2018 - 14:00

Le taux global de grévistes mardi matin à la SNCF s'élevait à 17,63%, avec 53,4% de conducteurs en arrêt de travail lors de ce 29e jour de grève depuis le début du conflit par épisode, selon les chiffres publiés par la direction.

Parmi les personnels indispensables à la circulation des trains, il y avait 45,5% des contrôleurs et 21,3% des aiguilleurs en grève en milieu de matinée de cette "journée de la colère cheminote" pour laquelle les syndicats souhaitaient une mobilisation "massive".

Tous ces chiffres sont supérieurs à ceux du précédent jour de grève, vendredi, mais bien inférieurs à ceux la précédente journée de mobilisation spéciale, la "Journée sans cheminots", le 14 mai, qui avait vu rebondir la mobilisation avec un taux global de grévistes grimpant à 27,58% et ceux des conducteurs et contrôleurs frôlant les 75%.

Par catégorie mardi, 5,3% des cadres étaient en grève, 17,4% des agents de maîtrise et 26,6% des personnels d'exécution, selon le communiqué de la direction.

Le trafic ferroviaire est davantage perturbé mardi pour les TGV, Intercités et à l'international que pendant de la précédente journée de grève, vendredi. Mais il est nettement moins perturbé que lors de la "Journée sans cheminots".

La SNCF prévoit de faire circuler trois TGV et Transilien sur cinq, un TER sur deux, ainsi que deux trains Intercités sur cinq. A l'international, il est prévu un train sur deux avec un trafic Eurostar et Thalys "quasi normal".

Ce 15e épisode de grève a commencé lundi soir à 20H00 et s'achèvera jeudi à 07H55.

Sur le front législatif, députés et sénateurs sont parvenus lundi à se mettre d'accord en commission mixte paritaire (CMP) sur une version commune du projet de loi de réforme ferroviaire, ouvrant ainsi la voie à son adoption définitive cette semaine. Le texte de la CMP doit être adopté en deuxième lecture par l'Assemblée mercredi, puis au Sénat jeudi.

Vendredi, la ministre des Transports Elisabeth Borne recevra syndicats et patronat en vue de relancer les négociations de la future convention collective nationale de la branche ferroviaire, destinée à remplacer le statut des cheminots à partir du 1er janvier 2020 et l'arrêt des embauches sous ce statut. Les syndicats exigent du gouvernement qu'il s'engage pour obtenir une convention de "haut niveau".

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Assurance: Covéa (MMA, Maaf, GMF) freiné par la surtaxe

mar, 06/12/2018 - 14:00

Le groupe Covéa, poids lourd de l'assurance mutualiste qui regroupe les marques GMF, Maaf et MMA, a témoigné mardi d'une dynamique commerciale soutenue en 2017, masquée toutefois par l'effet de la surtaxe exceptionnelle en fin d'année qui a grevé ses bénéfices.

L'an passé, le groupe a dégagé un bénéfice net de 818 millions d'euros, contre 825 millions en 2016, soit un recul d'un peu moins de 1% sur un an.

Cette baisse s'explique dans une large mesure par la surtaxe exceptionnelle sur les grands groupes décidée dans l'urgence fin 2017 par le gouvernement pour compenser l'annulation de la taxe sur les dividendes. Cet impôt a coûté à Covéa 136 millions d'euros.

"C'est la surprise du chef (...) Si l'État n'avait pas eu besoin d'argent, de façon impromptue puisque c'était quelque chose qu'ils connaissaient depuis trois ans, ils se réveillent à l'automne 2017, le résultat aurait dépassé les 950 millions d'euros", a souligné Thierry Derez, le président directeur général, lors d'une conférence de presse.

Abstraction faite de cet élément, "2017 est une bonne année marquée par une belle dynamique commerciale et d'excellents résultats sur les marchés stratégiques", a fait valoir M. Derez.

En France, où Covéa réalise la majeure partie de son activité, l'assureur revendique une hausse de 2% de ses primes acquises et de 24% de son bénéfice d'exploitation courant, soutenu en premier lieu par ses activités d'assurance en biens et responsabilité et dans une moindre mesure par l'assurance de personnes.

Plus particulièrement, le groupe a profité d'une progression de ses performances sur le segment des professionnels et entreprises, conformément à sa "volonté de se positionner sur le marché des entreprises dans la durée et de développer une activité viable", a-t-il précisé.

A l'étranger, l'assureur a toutefois souffert d'une "sinistralité extrêmement lourde" aux Etats-Unis, soit du fait des inondations, soit du fait des incendies, avec pour conséquence un nombre élevé de sinistres à indemniser.

En Italie, il a par ailleurs fait les frais de la procédure de fusion engagée par son partenaire local, la banque Bipiemme, avec la banque Banco Popolare.

"La vente des produits d'assurance ne paraît pas avoir été l'absolue priorité, (...) d'où une attrition du volume d'activité", a expliqué M. Derez.

Covéa n'en a pas moins amélioré ses performances d'exploitation, avec une progression de la marge technique à 3,5%, contre 2% en 2016. Ce qui signifie que la compagnie a amélioré la rentabilité de ses opérations d'assurances.

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Mondial-2018 : un Pérou inexpérimenté mais déterminé

mar, 06/12/2018 - 13:55
Trente-six ans que le Pérou attend ça : une place parmi les grandes nations du foot à la Coupe du monde. Les Bleus devront se méfier. Le sélectionneur péruvien est convaincu que tous les matches de la poule sont "gagnables" par sa jeune équipe.
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Espagne: le beau-frère du roi, plus proche de la prison, après sa condamnation en appel

mar, 06/12/2018 - 13:55

Iñaki Urdangarin, le beau-frère du roi d'Espagne Felipe VI, a été condamné mardi en appel dans une affaire de malversations à cinq ans et 10 mois de prison, une peine qu'il devrait avoir beaucoup de mal à éviter.

Urdangarin, 50 ans, dispose encore d'un recours possible devant le tribunal constitutionnel. Théoriquement, ce tribunal peut suspendre l'application de la peine, le temps de juger si les droits du beau-frère du roi ont été bafoués durant le procès.

Mais selon la jurisprudence de cette instance, elle ne le fait pas pour des peines supérieures à cinq ans.

Le feuilleton judiciaire entamé au début des années 2010 pourrait donc se finir derrière les barreaux pour le mari de l'infante Cristina, soeur cadette du roi.

"On peut s'attendre à ce qu'il aille" en prison, juge Ana Romero, auteur d'un livre sur la fin du règne de Juan Carlos, père de Felipe VI, auprès de l'AFP. "La réaction serait très négative pour la couronne" s'il n'y allait pas car "les gens diraient qu'il n'y va pas car il est le beau-frère du roi", ajoute-t-elle.

Interrogée, la maison royale s'est contenté de faire part de son "respect absolu pour l'indépendance du pouvoir judiciaire".

En première instance, Iñaki Urdangarin avait été condamné en février 2017 par le tribunal de Palma de Majorque (archipel des Baléares) à six ans et trois mois de prison pour avoir détourné entre 2004 et 2006 avec un associé des subventions attribuées à une fondation à but non lucratif qu'il présidait, appelée Noos.

Si sa condamnation pour détournements de fonds publics, fraude fiscale et trafic d'influence a été confirmée en appel mardi, il a en revanche été acquitté du délit de faux et usage de faux, ce qui explique la réduction de la peine de cinq mois.

Son associé Diego Torres a lui vu sa peine initiale de huit ans et six mois réduite à 5 ans et 8 mois.

Relaxée en première instance, l'infante Cristina avait seulement été condamnée, dans le cadre d'une procédure civile en tant que bénéficiaire des gains obtenus par son mari, à une amende de 265.000 euros, diminuée mardi en appel à 136.950 euros.

Alors que la défense d'Urdangarin avait plaidé la relaxe, le ministère public avait demandé à la cour d'alourdir la condamnation à dix ans d'emprisonnement.

- Image ternie de la monarchie -

L'enquête avait démarré au début des années 2010, alors que l'Espagne s'enfonçait dans la crise économique.

Combinée à d'autres scandales dont un voyage du roi Juan Carlos au Botswana pour une partie de chasse à l'éléphant en 2012 ou son amitié avec une aristocrate allemande, elle avait sérieusement terni l'image de la monarchie. Au point de précipiter l'abdication du roi en faveur de son fils Felipe en juin 2014.

Avant cette affaire, Urdangarin, deux fois médaillé de bronze aux jeux Olympiques avec l'équipe espagnole de handball, avait été durant 14 ans membre de plein droit de la famille royale: du 4 octobre 1997, jour de ses noces somptueuses avec Cristina de Bourbon, jusqu'au 12 décembre 2011, date à laquelle il a été déclaré persona non grata au palais pour conduite "non exemplaire"...

Ecarté depuis des cérémonies officielles avec l'infante Cristina, Urdangarin s'est également vu retirer le titre de Duc qui lui avait été concédé. Et le couple s'est installé loin des paparazzis avec ses quatre enfants, en Suisse.

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"Premier pas" ou sommet "historique", les réactions au sommet Trump-Kim

mar, 06/12/2018 - 13:48

La poignée de main historique et l'accord sur une dénucléarisation de la péninsule coréenne conclu entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à Singapour a suscité mardi dans le monde des réactions positives mais souvent prudentes.

+ Séoul : "Un événement historique"

"L'accord de Sentosa du 12 juin restera dans l'Histoire mondiale comme un événement ayant mis fin à la Guerre froide", s'est enthousiasmé le président sud-coréen Moon Jae-in, faisant référence à l'île de Sentosa à Singapour où les deux dirigeants se sont rencontrés.

Il a rendu hommage à Kim Jong Un et à Donald Trump pour leur "courage et leur résolution".

+ Pékin : "Le début d'une nouvelle histoire"

"Le fait que les plus hauts dirigeants des deux pays soient assis côte à côte pour des pourparlers d'égal à égal a un sens important et constitue le début d'une nouvelle histoire", a déclaré le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi.

"La Chine s'en félicite et apporte son soutien", a ajouté le ministre. "Il s'agit d'un objectif que nous avons espéré et pour lequel nous avons travaillé".

Pour la principale alliée de la Corée du Nord, il faut une "dénucléarisation totale", ainsi que le réclament les Etats-Unis mais "en même temps, il faut qu'il y ait un processus de paix pour la péninsule (coréenne) afin de résoudre les préoccupations raisonnables de la Corée du Nord en matière de sécurité", a souligné le ministre, rappelant le "rôle important et tout à fait unique" de la Chine.

+ Moscou : "Un pas important"

"Le seul fait que cette rencontre a eu lieu est, bien sûr, positif", a salué le chef de la diplomate russe Sergueï Lavrov.

"Nous ne pouvons que saluer le fait qu'un pas en avant important a été fait. Bien sûr, le diable est dans les détails et nous devons regarder concrètement. Mais l'impulsion, pour ce que nous comprenons, a été donnée", a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov à l'agence TASS.

+ Tokyo : "Un premier pas"

L'intention de Kim Jong Un "de voir une dénucléarisation complète de la péninsule coréenne a été confirmée par écrit. Je soutiens ce premier pas vers une résolution d'ensemble des questions concernant la Corée du Nord", a déclaré le Premier ministre japonais Shinzo Abe.

+ Paris : "Un pas significatif", mais ne pas oublier l'Iran

Le document signé par Donald Trump et Kim Jong Un est un "pas significatif", a salué la ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau, tout en doutant "que tout ait été atteint en quelques heures".

Elle a toutefois regretté le double standard appliqué par Washington, qui a récemment rejeté l'accord sur le nucléaire iranien. L'accord nucléaire conclu avec Téhéran "est respecté par l'Iran", alors que "signer un document avec Kim Jong Un qui est allé jusqu'à obtenir l'arme nucléaire, c'est pratiquement récompenser quelqu'un qui a été à l'encontre de tous les traités internationaux", a-t-elle estimé.

+ Union européenne: "une étape capitale"

Le sommet de Singapour est "une étape capitale et nécessaire" vers une dénucléarisation, pour la représentante de la diplomatie européenne Federica Mogherini. "L'objectif ultime (...) demeure la dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible de la péninsule coréenne", objectif qui "peut être atteint", selon elle.

+ L'AIEA "prête" à mener des "vérifications"

L'Agence internationale de l'énergie atomique se tient "prête à effectuer tout activité de vérification" sur les sites nucléaires nord-coréens si Washington et Pyongyang le demandent, a affirmé son secrétaire général Yukiya Amano, qui "salue" le résultat du sommet.

+ Varsovie : attention aux accords avec un "dictateur cruel"

"Il faut être conscient du fait que c?était une rencontre et des tractations avec un dictateur cruel", a observé Jacek Sasin, chef du comité permanent du Conseil des ministres polonais.

"Historiquement, de tels accords avec des dictateurs se sont souvent mal terminés. Il s?est avéré que le dictateur poursuivait d?autres objectifs que la partie démocratique recherchant la paix. Ce fut le cas avec Hitler, avec Staline, lors de tentatives de s?entendre avec d?autres dictateurs" (...) J?espère que cette fois ce sera différent", a-t-il ajouté.

+ Oslo: le "travail commence"

"Je trouve positif qu?il y ait eu des discussions qui, visiblement, se sont tenues avec une bonne tonalité. La déclaration qui en est ressortie comporte beaucoup de points communs avec des déclarations similaires qu?on a vues dans le passé. C?est maintenant qu?une très grande partie du travail commence", a estimé la ministre norvégienne des Affaires étrangères Ine Eriksen Søreide, selon qui "beaucoup reste à faire".

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Immigration : Merkel sur la corde raide, en Europe et en Allemagne

mar, 06/12/2018 - 13:47

La question migratoire revient hanter Angela Merkel avec une dispute au sein du gouvernement allemand sur l'accueil des demandeurs d'asile au moment même où la chancelière tente d'arracher un plan d'action européen.

Le sujet, sensible en Allemagne depuis que Mme Merkel a ouvert en 2015 et en 2016 les frontières à plus d'un million de migrants, revient régulièrement agiter sa coalition au pouvoir, beaucoup dans son propre camp conservateur lui reprochant sa trop grande générosité.

Lundi, le gouvernement a connu une poussée de fièvre, sous la forme d'un profond désaccord entre la chancelière et son ministre de l'Intérieur, le conservateur bavarois Horst Seehofer qui voulait présenter une réforme en profondeur et restrictive concernant l'accueil des demandeurs d'asile.

Faute d'un accord avec Angela Merkel, celui-ci a dû reporter sine die son plan et ,selon certains médias allemands, est prêt à lâcher les coups contre sa cheffe.

- "Furax" -

"Grosse engueulade sur l'asile", titre mardi le quotidien populaire Bild. "Seehofer est furax parce que la chancelière ne veut repousser personne à nos frontières", écrit le journal le plus lu d'Allemagne.

Principal point de friction : le refoulement à la frontière allemande réclamé par M. Seehofer des migrants ne disposant pas de papiers vers les voisins de l'Allemagne, une idée catégoriquement rejetée par Mme Merkel au nom de "la primauté du droit européen sur le droit national".

"On ne doit pas agir de manière unilatérale", a-t-elle asséné dimanche au cours d'un talk-show, recadrant son ministre.

Horst Seehofer a rétorqué devant des proches, selon les médias allemands, que son projet devait rester "tel qu'il est" et qu'il refuserait tout "mauvais compromis".

Mais plus qu'un conflit de personnes, la chancelière ne peut pas compter sur le soutien unanime de sa famille politique, échaudée par l'essor de l'extrême droite qui a obtenu un score historique aux législatives de septembre en capitalisant sur les inquiétudes générées par sa politique migratoire.

Membre de la CDU de Mme Merkel, le patron de l'Etat régional de Saxe, Michael Kretschmer, a jugé que les mesures préconisées par le ministre de l'Intérieur devaient "arriver vite".

"Bien sûr qu'ils doivent être repoussés à la frontière, c'est pour cela qu'on a une police aux frontières", a-t-il ajouté.

Le chef de l?exécutif de la puissante Bavière, Markus Söder, a quant à lui demandé que "Berlin soutienne (M. Seehofer) au lieu de se comporter en obstacle", dans le contexte de la préparation des conservateurs bavarois à des élections régionales difficiles à l'automne, le mouvement d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) ayant le vent en poupe.

Au final, ce sont donc les sociaux-démocrates, alliés à contrec?ur à la chancelière, qui lui ont signifié un soutien.

- Merkel contestée en Europe -

Pour Mme Merkel, les mesures de M. Seehofer sont inacceptables car elles viendraient menacer la libre-circulation et entraîneraient un effet domino dévastateur pour le principe de solidarité en Europe qu'elle défend.

Sa crainte : que chaque pays fasse porter au voisin la charge de l'accueil des demandeurs d'asile.

Cette nouvelle crise, après les six mois de bisbilles pour former un gouvernement, éclate donc au plus mauvais moment pour la chancelière, qui tente de négocier, en vue du sommet européen du 29 juin, une politique d'asile commune à toute l'UE et un partage du fardeau migratoire.

Or elle doit affronter sur ces questions des vents contraires venant de Pologne, de Hongrie, de République tchèque et désormais aussi d'Italie où un gouvernement réunissant populistes et extrême droite est aux affaires. M. Seehofer cultive à cet égard une proximité affichée avec le Premier ministre hongrois Viktor Orban.

"Nous ne devons pas agir de manière unilatérale", a néanmoins martelé dimanche la chancelière, "nous avons besoin d'une norme commune (en matière) d'asile".

"Je vais y jeter toutes mes forces, car sinon l'Europe est menacée", a signifié Mme Merkel.

Elle militera à nouveau mardi soir pour ces principes auprès du très conservateur chancelier autrichien Sebastian Kurz.

Allié à l'extrême droite dans son pays, il sera reçu le lendemain par Horst Seehofer dont il appuie les idées.

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