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Mis à jour : il y a 7 min 22 sec

Tournée: dix changements chez les Barbarians français face aux Highlanders

mar, 06/19/2018 - 08:23
L'encadrement des Barbarians français a apporté mardi dix changements au XV de départ pour affronter la province néo-zélandaise des Highlanders, vendredi à Invercargill, par rapport à l'équipe battue vendredi dernier par les Crusaders à Christchurch (26-42). Trois sont dus à des absences: Arthur Retière remplace sur une aile Armand Batlle, rentré se marier en France, alors que Fabien Sanconnie (N.8) et Hugo Bonneval (aile), libérés par l'encadrement du XV de France, pallient les forfaits de Baptiste Pesenti et Djibril Camara, victimes d'une commotion cérébrale face aux Crusaders. Deux autres joueurs sont venus en renfort des Bleus: Sébastien Taofifenua, titulaire au poste de pilier droit à la place d'Emerick Setiano, et le talonneur Pierre Bourgarit, sur le banc. La première ligne a été renouvelée à 100% par le directeur sportif de Castres Christophe Urios (entraîneur des "Babaas" lors de cette tournée avec le Rochelais Xavier Garbajosa, pour les arrières) puisque Quentin Lespiaucq-Brettes a été préféré au talonnage à Julien Marchand, et Quentin Béthune à Antoine Tichit à celui de pilier gauche. Les Barbarians français, réserve officielle du XV de France, présenteront également une nouvelle troisième ligne: aux côtés de Sanconnie démarreront Yoan Tanga (à la place de Judicaël Cancoriet) et Patrick Sobela. Ce dernier remplace François Cros, qui cède donc son brassard de capitaine à l'ouvreur Jean-Marc Doussain, associé à la charnière à Thibault Daubagna, et non à Alexi Balès comme vendredi dernier. Enfin, l'encadrement a misé sur Swan Rebbadj en deuxième ligne plutôt que sur Thomas Jolmes. Le XV de départ: Dumora (Castres) - Retière (La Rochelle), Penaud (Clermont), Fouyssac (Agen), H. Bonneval (Toulon) - (o) Doussain (cap/Toulouse), (m) Daubagna (Pau) - Sobela (Oyonnax), Sanconnie (Brive), Tanga (Agen) - Rebbadj (Toulon), Verhaeghe (Toulouse) - S. Taofifenua (Bordeaux-Bègles), Lespiaucq-Brettes (Pau), Béthune (Agen) Remplaçants: Marchand (Toulouse), Tichit (Castres), Bourgarit (La Rochelle), Jolmes (La Rochelle), Cancoriet (Clermont), F. Cros (Toulouse), Balès (La Rochelle), Setiano (Toulon)
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"Le Bon Coin" japonais entre en Bourse, ruée sur les achats

mar, 06/19/2018 - 08:21
La plateforme japonaise de vente entre particuliers Mercari est entrée mardi à la Bourse à Tokyo, avec un prix qui confère à la jeune pousse une capitalisation de plus de 700 milliards de yens (5,5 milliards d'euros). Le tarif unitaire de l'action était fixé à 3.000 yens, le haut de la fourchette initialement envisagée, mais ce seuil a été pulvérisé et le titre s'affichait à la mi-journée autour de 5.230 yens. Mercari devait placer sur le marché un total de 43,5 millions d'actions (allocations supplémentaires comprises), dont un peu moins de la moitié est constituée de titres ordinaires nouvellement émis. Mercari, service né en 2013, fonctionne essentiellement sur la base d'une application pour smartphones. Les utilisateurs y mettent très facilement en vente des vêtements, sacs à main, disques, appareils électroménagers et autres produits dont ils n'ont plus l'usage et les clients les achètent tout aussi facilement. La firme a noué au Japon un partenariat avec les 20.000 supérettes Seven Eleven ouvertes 24H/24 pour faciliter les envois de marchandises et le paiement. La société affirme que, chaque jour, 1 million de produits sont mis en vente, générant 100 millions de dollars de transactions par mois au niveau international. Cette pratique de la vente de produits de seconde main n'était jusqu'à récemment pas dans les moeurs au Japon, mais elle s'est développée grâce à la chaîne de boutiques Book Off puis, de particulier à particulier avec Mercari dont le fondateur, Shintaro Yamada, a sillonné le monde pendant six mois avant d'installer cette activité dans l'archipel. Maintenant que son affaire a bien pris au Japon, M. Yamada l'étend progressivement à l'étranger et c'est à ce développement que les fonds levés sur le marché doivent essentiellement servir. La société Mercari est déjà présente aux Etats-Unis (depuis 2014) et en Grande-Bretagne (depuis un an). Une conférence de presse de la direction de l'entreprise est prévue dans la journée à Tokyo.
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Une agression antisémite devant la justice après avoir choqué l'Allemagne

mar, 06/19/2018 - 08:20
Un jeune Syrien, accusé d'avoir agressé en avril deux jeunes coiffés de kippas, est jugé mardi à Berlin alors que cette attaque avait suscité un vif émoi en Allemagne sur fond de recrudescence de l'antisémitisme. Âgé de 19 ans au moment des faits, l'agresseur présumé est accusé de blessures graves et d'insultes. Il se trouve en détention préventive depuis le 19 avril. Le jugement d'un tribunal de Berlin devrait intervenir dans la journée alors que huit témoins sont appelés à la barre. L'agression, qui s'est déroulée le 17 avril dans un quartier berlinois branché, avait soulevé une très vive indignation et un débat public, notamment parce que l'une des victimes avait filmé l'attaque et mis en ligne la vidéo. Le jeune Syrien a tout d'abord insulté les deux hommes, un Arabe israélien et un Germano-Marocain, parce qu'ils portaient une kippa, la calotte traditionnellement portée par les hommes juifs, selon un communiqué du tribunal. Il a ensuite frappé "à au moins dix reprises" l'une des victimes avec sa ceinture, la blessant avec la boucle "au visage, au ventre et aux jambes" tout en "criant 'Juif' en arabe". La victime, bien que non juive, avait expliqué après son agression avoir porté ce soir-là pour la première fois une kippa, qui lui avait été offerte par un ami, notamment pour se prouver que cela ne risquait rien à Berlin. Le quartier dans lequel est intervenu l'agression n'est pourtant pas réputé pour sa violence ou son racisme. - Indignation - Dans une Allemagne hantée par son passé nazi, l'attaque avait soulevé l'indignation au point que la chancelière Angela Merkel avait pris la parole pour dénoncer un "incident terrible". "Tant que de jeunes hommes seront frappés en pleine rue simplement parce qu'ils portent une kippa (...), ce sera honteux", avait également jugé le ministre des Affaires étrangères, Heiko Maas. Ce fait divers raciste a conduit à plusieurs actions de solidarité avec la communauté juive dans plusieurs villes, notamment un rassemblement baptisé "Berlin porte la kippa". Car depuis plusieurs mois, le débat monte en Allemagne sur la résurgence de la haine contre les juifs, notamment dans les cours d'école où fusent les insultes verbales. L'inquiétude ne cesse donc de grandir au sein de la communauté juive allemande, forte d'environ 200.000 personnes. Le président du Conseil central des Juifs d'Allemagne, Joseph Schuster, a même suscité une controverse en appelant à ne pas porter de kippa dans les rues des grandes villes, une mesure de précaution selon lui. Ces préoccupations sont également le résultat de l'afflux en 2015-2016 de centaines de milliers de réfugiés venus de pays arabes hostiles à Israël, comme la Syrie. Selon la communauté juive, ils ont importé en Allemagne leur antisémitisme. Dès lors, des responsables politiques ont appelé les mosquées à prêcher le respect des juifs et d'Israël, et ont demandé que le gouvernement insiste auprès des nouveaux venus sur le respect du droit à l'existence de l'Etat israélien. "Dans les cours d'intégration, il faut que nos valeurs, les valeurs européennes, soient mieux transmises", a insisté récemment Joseph Schuster, réclamant "des conséquences" pour ceux "qui ne sont pas prêts à accepter ces valeurs". - Extrême droite - A ces craintes s'ajoutent les divers dérapages verbaux antisémites de membres du parti d?extrême-droite Alternative pour l'Allemagne (AfD), entré à la chambre des députés après leur succès historique aux législatives du 24 septembre. "Des lignes rouges ont certainement bougé avec l'AfD", regrette également M. Schuster, relevant qu'en Allemagne, certains "osent désormais dire des choses qu'ils n'auraient jamais osé avant". Enfin, l'Allemagne s'est également offusquée récemment de la banalisation de propos antisémites à la suite de la remise d'un prestigieux prix musical national, l'ECHO de l'album de hip-hop le mieux vendu, à deux rappeurs Kollegah et Farid Bang aux textes très controversés. De nombreux artistes, dont le chef d'orchestre israélo-argentin Daniel Barenboim, avaient rendu leurs propres récompenses en signe de protestation. Les deux rappeurs ont finalement visité en juin le camp d'extermination d'Auschwitz en signe de respect.
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Boulot, marmots, dodo: les îles Féroé, pouponnière hyperactive dans l'Atlantique Nord

mar, 06/19/2018 - 08:18
La boîte aux lettres de la famille Joensen/Helmsdal arbore déjà six noms et va bientôt en accueillir un septième: rien d'atypique aux îles Féroé, où l'on fait le plus de bébés mais aussi où l'on travaille le plus en Europe. Sur ce territoire autonome danois de l'Atlantique Nord -- un archipel de 18 îles rocheuses volcaniques entre l'Islande et la Norvège -- distant de tout mais économiquement prospère, le nombre d'enfants tourne autour de 2,5 par femme depuis des décennies: un niveau sans équivalent ailleurs sur le Vieux Continent, où il languit généralement en-dessous de 2, selon les chiffres de la Banque mondiale. À 41 ans, Gunnhild Helmsdal attend son quatrième enfant, ce qui, avec le conjoint et sa fille née d'une précédente union, portera à sept le nombre d'occupants dans cette maison lumineuse de Hoyvík, sur les hauteurs de la capitale Tórshavn. "Les enfants sont le plus beau des cadeaux, je trouve. J'ai toujours voulu en avoir plusieurs", explique cette femme médecin. "Les familles nombreuses sont peut-être un peu chaotiques mais en définitive heureuses", confie-t-elle dans son séjour égayé par les gazouillis du benjamin de 2 ans, Brandur, qui signifie "épée" ou "feu" en vieux norrois, une langue ancienne scandinave. Signe que les Joensen/Helmsdal ne sont pas seuls à le penser, les voisins d'en face ont eux respectivement six et sept enfants... - Déficit de femmes - Si l'archipel a longtemps pâti d'un déficit de femmes en raison d'expatriations plus nombreuses que les retours, la situation tend à changer depuis cinq ans grâce à la diversification d'un marché de l'emploi jadis lourdement axé sur la pêche et à la libéralisation d'une société certes très ouverte sur le monde mais aux valeurs longtemps conservatrices. "Ici, il n'y a rien d'autre à faire", s'entend-on souvent répondre, quand on interroge les Féringiens sur les raisons de leur remarquable fertilité. Ce trait d'humour ne pourrait être plus éloigné de la réalité: "L'activité professionnelle aux îles Féroé est aussi la plus élevée d'Europe, en particulier chez les femmes", note Hans Pauli Strøm, sociologue à l'institut féringien de statistique. Le taux d'activité y est en effet de 83% contre 65% par exemple au sein de l'Union européenne --dont les Féroé ne sont pas membres-- et de 82% chez les Féringiennes contre 59% pour les femmes dans l'UE. "Beaucoup de femmes ici travaillent à temps partiel. Plus de 50%. Ce n'est pas parce qu'elles peinent à décrocher un emploi à plein temps mais c'est une préférence, une question de style de vie", décrypte M. Strøm. Les autorités locales mettent en avant leurs mesures sociales propices: un congé parental de 46 semaines, qui pourrait être à l'avenir étendu à une année, des places de crèche abondantes et abordables, des abattements fiscaux... Incidemment, les voitures sept sièges ont vu leur fiscalité réduite il y a quelques années. - SOS familles - Généreuse comparée au reste de l'Europe, la politique familiale féringienne ne se distingue néanmoins guère de celle pratiquée ailleurs en Europe du Nord, où les taux de fertilité et d'activité sont pourtant sensiblement moins élevés. Le secret de ces familles nombreuses et actives serait en fait à chercher... du côté des familles elles-mêmes, de l'étroitesse de leurs liens internes et de leur proximité géographique quasi inévitable. "Dans notre culture, nous percevons une personne davantage comme un membre d'une famille que comme un individu indépendant", explique M. Strøm. "C'est ce contact étroit et intime entre générations qui facilite le fait d'avoir des enfants", ajoute le sociologue, pour qui la religion ne joue qu'un rôle marginal. Occupée jusqu'à 50 heures par semaine dans son cabinet médical, Gunnhild Helmsdal atteste des coups de téléphone passés en urgence aux grands-parents pour aller chercher les enfants avant la fermeture de la crèche ou les conduire à leurs activités. "Parce que nous avons des liens familiaux très resserrés, nous nous aidons énormément", témoigne-t-elle. "Et puis mes parents vivent à 5-10 minutes à pied d'ici, alors ça aide beaucoup".
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Le Parlement réuni en Congrès le 9 juillet, en session extraordinaire à partir du 3

mar, 06/19/2018 - 08:12
Le Parlement sera réuni en Congrès le lundi 9 juillet à Versailles, où Emmanuel Macron doit s'exprimer, et il est convoqué en session extraordinaire à compter du mardi 3 juillet, précise le Journal officiel mardi. L'Elysée avait indiqué en mai, sans confirmer la date, que le chef de l'Etat s'exprimerait de nouveau devant le Congrès à Versailles en juillet, comme il l'avait fait en 2017 et comme il avait promis de le faire chaque année. Le 3 juillet 2017, soit deux mois après son élection et à la veille de la déclaration de politique générale d'Edouard Philippe, Emmanuel Macron avait fixé devant le Congrès le cap de son action pour le quinquennat, annonçant notamment la réforme des institutions. Avant cela, le Parlement aura entamé sa session extraordinaire estivale à parti du 3 juillet, selon le Journal officiel. Les projets de loi sur l'immigration et l'asile, sur le droit à l'erreur, et sur l'"avenir professionnel", ainsi que les propositions de loi "fake news" seront notamment au menu, en plus de la révision constitutionnelle. Le projet de révision de la Constitution, premier des trois textes de réforme des institutions, sera débattu dans l'hémicycle les deuxième et troisième semaines de juillet, avait précisé ces derniers jours le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement Christophe Castaner. Députés et sénateurs discuteront également du projet de loi relatif à la lutte contre la fraude, de celui renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, et du projet de loi "pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine", précise le JO. Sera aussi examiné le projet de loi relatif à la programmation militaire pour les années 2019 à 2025. Outre la proposition de loi organique relative à la lutte contre les fausses informations, les parlementaires débattront notamment de la proposition de loi sur la lutte contre les rodéos motorisés, de celle relative à l'harmonisation de l'utilisation des caméras mobiles par les forces de l'ordre et de celle sur l'interdiction de l'usage du téléphone portable dans les écoles et les collèges.
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Yémen : les combats se poursuivent à Hodeïda, les civils fuient en masse

mar, 06/19/2018 - 08:08
Les forces de la coalition saoudienne sont entrées dans l'aéroport d'Hodeïda, au septième jour d'une offensive qui a fait fuir plusieurs milliers de familles. L'ONU espère une reprise des négociations de paix en juillet.
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Yémen : les combats se poursuivent à Hodeïda, les civils fuient en masse

mar, 06/19/2018 - 08:08
Les forces de la coalition saoudienne sont entrées dans l'aéroport d'Hodeïda, au septième jour d'une offensive qui a fait fuir plusieurs milliers de familles. L'ONU espère une reprise des négociations de paix en juillet.
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Au Venezuela, être millionnaire n'empêche pas d'être pauvre

mar, 06/19/2018 - 08:00
"Nous sommes un pays de millionnaires!", s'exclame, désabusée, Elizabeth Torres, en découvrant le prix d'une boîte d'oeufs: trois millions de bolivars, dans un Venezuela englouti par la hausse effrénée des prix à la consommation. "Tu es millionnaire car tu paies des millions, mais (avec ça) tu as 36 oeufs", soupire cette comptable en retraite de 64 ans, avant de faire les comptes: "Le salaire minimum est de 2,6 millions" par mois, pas assez pour acheter cet aliment de base. Le salaire minimum équivaut à 32 dollars au taux de change officiel mais à peine un dollar sur le marché noir, la référence de facto. Le destin est cruel pour le Venezuela, autrefois pays le plus riche d'Amérique latine grâce à ses immenses réserves pétrolières. Désormais, y être millionnaire n'empêche pas d'être pauvre. Elizabeth n'est pas la seule à s'en plaindre: parmi les stands du marché de Chacao, dans l'est de Caracas, la folle escalade des prix est le principal sujet de conversation. Chaque jour les Vénézuéliens déboursent - ou plutôt, règlent par carte bancaire, car les billets sont introuvables - des sommes à sept ou huit chiffres pour payer le riz ou la farine de maïs. Carmen Machado, 57 ans, licenciée par une société de nettoyage de bureaux, a touché pour solde de tout compte le montant astronomique de 5,8 millions de bolivars... tout juste de quoi acheter un kilo de viande. Difficile de suivre le rythme des prix, qui bougent constamment alors que selon le Parlement, contrôlé par l'opposition, l'inflation a atteint 24.571% ces 12 derniers mois (donc, des tarifs multipliés par environ 250). - "On survit" - Face à un stand d'aliments pour animaux domestiques, Olga Avilés, 53 ans, sait que si elle achète les croquettes du chat, elle ne pourra pas prendre un kilo de viande pour sa famille. "Il faut toujours une part de sacrifice, si je dépense pour ça, je ne dépense pas pour autre chose". "Au Venezuela on ne vit pas, on survit: si tu achètes des fruits, tu ne peux pas acheter de légumes", renchérit Elizabeth. Récemment, le président socialiste Nicolas Maduro a annoncé de nouveaux billets, avec trois zéros en moins, dénommés "bolivars souverains" et censés contrer "le dollar de l'empire" américain. Mais dans les faits, les tarifs de la plupart des biens et services - hormis ceux subventionnés, comme l'eau, l'électricité, l'essence ou certains aliments - sont adossés sur le dollar négocié au marché noir, à 30 fois le taux officiel. "Nous devons demander à nos proches vivant à l'étranger qu'ils nous envoient quelque chose. Avec ce que nous avons ici, on ne peut pas manger", confie Aurora Gonzalez, 72 ans, dont le fils a quitté le Venezuela comme des centaines de milliers d'autres ces dernières années. Nicolas Maduro, réélu jusqu'en 2025 lors d'un scrutin contesté par la communauté internationale, attribue cette hyperinflation à la "guerre économique" menée selon lui par l'opposition pour le renverser. L'économiste Luis Vicente Leon y voit plutôt le symptôme du naufrage du modèle interventionniste de l'Etat, qui exerce un strict contrôle des changes et des prix, alors que la pauvreté atteignait 87% en 2017. "On parle en millions mais le pays est en ruines", résume Aurora. - Sac rempli de billets - Et l'arrivée de nouveaux billets n'est qu'une "oeuvre d'art éphémère", selon Luis Vicente Leon: "Enlever des zéros à la monnaie n'éteint pas l'étincelle qui déclenche l'hyperinflation". Si l'économie ne va pas mieux, "dans 10 mois il faudra à nouveau enlever trois zéros", prévient le directeur du cabinet Ecoanalitica, Asdrubal Oliveros. De nombreux Vénézuéliens ne s'habituent pas à compter en millions. "Par confort et effet psychologique, on va dire que quelque chose coûte 4.500, mais non! Ce sont 4,5 millions", souligne Olga. Pendant longtemps, la plus grosse coupure était celle de 100 bolivars: il fallait donc prendre un sac à dos rempli de billets pour aller au magasin. Fin 2016, le gouvernement a introduit des billets de 500 à 20.000. Rebelote en 2017, avec l'arrivée des 100.000 bolivars... à peine de quoi acheter un oeuf. Avec la nouvelle réforme, le plus gros billet sera de 500 bolivars, équivalent à 500.000, soit le prix d'un café. "Millionnaires, c'est un mensonge, en vérité nous sommes plus pauvres", se résigne Elizabeth.
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Au Venezuela, être millionnaire n'empêche pas d'être pauvre

mar, 06/19/2018 - 08:00

"Nous sommes un pays de millionnaires!", s'exclame, désabusée, Elizabeth Torres, en découvrant le prix d'une boîte d'oeufs: trois millions de bolivars, dans un Venezuela englouti par la hausse effrénée des prix à la consommation.

"Tu es millionnaire car tu paies des millions, mais (avec ça) tu as 36 oeufs", soupire cette comptable en retraite de 64 ans, avant de faire les comptes: "Le salaire minimum est de 2,6 millions" par mois, pas assez pour acheter cet aliment de base.

Le salaire minimum équivaut à 32 dollars au taux de change officiel mais à peine un dollar sur le marché noir, la référence de facto.

Le destin est cruel pour le Venezuela, autrefois pays le plus riche d'Amérique latine grâce à ses immenses réserves pétrolières. Désormais, y être millionnaire n'empêche pas d'être pauvre.

Elizabeth n'est pas la seule à s'en plaindre: parmi les stands du marché de Chacao, dans l'est de Caracas, la folle escalade des prix est le principal sujet de conversation.

Chaque jour les Vénézuéliens déboursent - ou plutôt, règlent par carte bancaire, car les billets sont introuvables - des sommes à sept ou huit chiffres pour payer le riz ou la farine de maïs.

Carmen Machado, 57 ans, licenciée par une société de nettoyage de bureaux, a touché pour solde de tout compte le montant astronomique de 5,8 millions de bolivars... tout juste de quoi acheter un kilo de viande.

Difficile de suivre le rythme des prix, qui bougent constamment alors que selon le Parlement, contrôlé par l'opposition, l'inflation a atteint 24.571% ces 12 derniers mois (donc, des tarifs multipliés par environ 250).

- "On survit" -

Face à un stand d'aliments pour animaux domestiques, Olga Avilés, 53 ans, sait que si elle achète les croquettes du chat, elle ne pourra pas prendre un kilo de viande pour sa famille. "Il faut toujours une part de sacrifice, si je dépense pour ça, je ne dépense pas pour autre chose".

"Au Venezuela on ne vit pas, on survit: si tu achètes des fruits, tu ne peux pas acheter de légumes", renchérit Elizabeth.

Récemment, le président socialiste Nicolas Maduro a annoncé de nouveaux billets, avec trois zéros en moins, dénommés "bolivars souverains" et censés contrer "le dollar de l'empire" américain.

Mais dans les faits, les tarifs de la plupart des biens et services - hormis ceux subventionnés, comme l'eau, l'électricité, l'essence ou certains aliments - sont adossés sur le dollar négocié au marché noir, à 30 fois le taux officiel.

"Nous devons demander à nos proches vivant à l'étranger qu'ils nous envoient quelque chose. Avec ce que nous avons ici, on ne peut pas manger", confie Aurora Gonzalez, 72 ans, dont le fils a quitté le Venezuela comme des centaines de milliers d'autres ces dernières années.

Nicolas Maduro, réélu jusqu'en 2025 lors d'un scrutin contesté par la communauté internationale, attribue cette hyperinflation à la "guerre économique" menée selon lui par l'opposition pour le renverser.

L'économiste Luis Vicente Leon y voit plutôt le symptôme du naufrage du modèle interventionniste de l'Etat, qui exerce un strict contrôle des changes et des prix, alors que la pauvreté atteignait 87% en 2017.

"On parle en millions mais le pays est en ruines", résume Aurora.

- Sac rempli de billets -

Et l'arrivée de nouveaux billets n'est qu'une "oeuvre d'art éphémère", selon Luis Vicente Leon: "Enlever des zéros à la monnaie n'éteint pas l'étincelle qui déclenche l'hyperinflation".

Si l'économie ne va pas mieux, "dans 10 mois il faudra à nouveau enlever trois zéros", prévient le directeur du cabinet Ecoanalitica, Asdrubal Oliveros.

De nombreux Vénézuéliens ne s'habituent pas à compter en millions. "Par confort et effet psychologique, on va dire que quelque chose coûte 4.500, mais non! Ce sont 4,5 millions", souligne Olga.

Pendant longtemps, la plus grosse coupure était celle de 100 bolivars: il fallait donc prendre un sac à dos rempli de billets pour aller au magasin.

Fin 2016, le gouvernement a introduit des billets de 500 à 20.000. Rebelote en 2017, avec l'arrivée des 100.000 bolivars... à peine de quoi acheter un oeuf.

Avec la nouvelle réforme, le plus gros billet sera de 500 bolivars, équivalent à 500.000, soit le prix d'un café.

"Millionnaires, c'est un mensonge, en vérité nous sommes plus pauvres", se résigne Elizabeth.

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FOCUS

mar, 06/19/2018 - 07:59
Un reportage long format réalisé par les correspondants de France 24 est analysé en plateau.
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L''INFO ECO

mar, 06/19/2018 - 07:58
Pour tout savoir de l''actualité économique du jour, le cours des principales devises mondiales et tous les mouvements de la "planète finance".
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FR NW PKG PRISE AEROPORT HODEIDA V3 8H

mar, 06/19/2018 - 07:55
2018-06-19 07:59 FR NW PKG PRISE AEROPORT HODEIDA V3 8H
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LE DECRYPTAGE

mar, 06/19/2018 - 07:53
Les chroniqueurs de France 24 analysent et décryptent le fait marquant du jour dans l''actualité internationale.
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Depuis sa prison, Lula critique les débuts poussifs du Brésil au Mondial

mar, 06/19/2018 - 07:49
L'ex-président brésilien Lula est en prison depuis deux mois, mais il ne s'est pas privé de critiquer les débuts décevants de la Seleçao au Mondial-2018 dans une chronique lue sur une chaîne de télévision lundi lors d'une émission qui l'a intronisé comme "consultant sportif". "Nous avons mal joué et l'adversaire a fait ce qu'il devait faire, en empêchant le Brésil de développer son jeu", a affirmé l'icône de la gauche, au lendemain du match nul 1-1 de Neymar et compagnie en Russie. Cette chronique a été diffusée sur TVT, petite chaîne locale liée au syndicat des métallurgistes de Sao Bernardo do Campo, que Lula a présidé dans les années 70. Le présentateur José Trajano, ex-directeur de la chaîne ESPN Brasil et journaliste sportif de référence au Brésil, a expliqué en préambule que Luiz Inacio Lula da Silva, 72 ans, avait fait parvenir ses impressions sur le Mondial par écrit depuis sa prison. Sa première "intervention" a été précédée d'un générique avec une caricature de l'ex-président, un ballon à la main, sur un fond vert représentant un terrain de foot, avec le slogan "GoooooLula" (contraction de son nom et du mot but en portugais). Le texte a ensuite été reproduit entre guillemets à l'écran et lu par une voix off. "Au vu de l'histoire des deux équipes, le Brésil aurait dû gagner. C'est la seule nation quintuple championne du monde et elle était donc largement favorite", a expliqué Lula dans sa chronique, avant d'utiliser une référence biblique pour mettre en garde la Seleçao contre les risques d'un nouveau faux-pas vendredi, contre le Costa Rica. "Il ne faut pas les sous-estimer (...). Tout le monde sait qu'un jour, le petit David a vaincu le géant Goliath", rappelant que les "Ticos" ont créé la surprise lors du dernier Mondial en se hissant en quarts de finale. Incarcéré depuis avril pour une peine de 12 ans et un mois de prison pour corruption, Lula se dit victime d'un complot pour l'empêcher de se présenter à la présidentielle d'octobre, pour laquelle il demeure très largement en tête des intentions de vote malgré son incarcération. Depuis qu'il est derrière les barreaux, il a transmis de nombreux messages à ses partisans par l'intermédiaire de proches venus lui rendre visite et son compte Twitter est régulièrement alimenté, notamment de vidéos enregistrées au préalable.
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Depuis sa prison, Lula critique les débuts poussifs du Brésil au Mondial

mar, 06/19/2018 - 07:49

L'ex-président brésilien Lula est en prison depuis deux mois, mais il ne s'est pas privé de critiquer les débuts décevants de la Seleçao au Mondial-2018 dans une chronique lue sur une chaîne de télévision lundi lors d'une émission qui l'a intronisé comme "consultant sportif".

"Nous avons mal joué et l'adversaire a fait ce qu'il devait faire, en empêchant le Brésil de développer son jeu", a affirmé l'icône de la gauche, au lendemain du match nul 1-1 de Neymar et compagnie en Russie.

Cette chronique a été diffusée sur TVT, petite chaîne locale liée au syndicat des métallurgistes de Sao Bernardo do Campo, que Lula a présidé dans les années 70.

Le présentateur José Trajano, ex-directeur de la chaîne ESPN Brasil et journaliste sportif de référence au Brésil, a expliqué en préambule que Luiz Inacio Lula da Silva, 72 ans, avait fait parvenir ses impressions sur le Mondial par écrit depuis sa prison.

Sa première "intervention" a été précédée d'un générique avec une caricature de l'ex-président, un ballon à la main, sur un fond vert représentant un terrain de foot, avec le slogan "GoooooLula" (contraction de son nom et du mot but en portugais).

Le texte a ensuite été reproduit entre guillemets à l'écran et lu par une voix off.

"Au vu de l'histoire des deux équipes, le Brésil aurait dû gagner. C'est la seule nation quintuple championne du monde et elle était donc largement favorite", a expliqué Lula dans sa chronique, avant d'utiliser une référence biblique pour mettre en garde la Seleçao contre les risques d'un nouveau faux-pas vendredi, contre le Costa Rica.

"Il ne faut pas les sous-estimer (...). Tout le monde sait qu'un jour, le petit David a vaincu le géant Goliath", rappelant que les "Ticos" ont créé la surprise lors du dernier Mondial en se hissant en quarts de finale.

Incarcéré depuis avril pour une peine de 12 ans et un mois de prison pour corruption, Lula se dit victime d'un complot pour l'empêcher de se présenter à la présidentielle d'octobre, pour laquelle il demeure très largement en tête des intentions de vote malgré son incarcération.

Depuis qu'il est derrière les barreaux, il a transmis de nombreux messages à ses partisans par l'intermédiaire de proches venus lui rendre visite et son compte Twitter est régulièrement alimenté, notamment de vidéos enregistrées au préalable.

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Pour les couples chinois, la tentation d'une PMA à l'étranger

mar, 06/19/2018 - 07:49
Pour leur deuxième enfant, M. et Mme Zhang ont choisi une fécondation in vitro à l'étranger: les demandes de procréation médicalement assistée (PMA) de couples chinois explosent en Asie du Sud-Est, après l'assouplissement du contrôle des naissances décidé par Pékin. La fin de la politique de l'enfant unique en Chine, qui permet désormais à tous les couples d'avoir deux enfants, aurait dû être une aubaine pour Zhang Yinzhe et son épouse, qui rêvaient d'agrandir leur famille et souhaitaient recourir à une fécondation in vitro (FIV) pour congeler ensuite l'embryon et différer la grossesse à plus tard. Mais cette pratique est interdite en Chine. Les FIV y sont en outre restreintes aux couples infertiles. Et de toute façon, le boom des demandes entraîné par la nouvelle politique alimente dans les cliniques spécialisées de longues listes d'attente pouvant atteindre un an. Alors M. et Mme Zhang ont décidé de partir en Thaïlande, comme de plus en plus de couples chinois, cherchant en Asie du Sud-Est, aux Etats-Unis ou ailleurs des solutions pour un bébé-éprouvette. Si le traitement pour une fécondation in vitro coûte environ 30.000 yuans (3.980 euros) en Chine, il peut représenter plusieurs fois ce montant à l'étranger... mais avec des possibilités supplémentaires: M. Zhang veut ainsi profiter de la FIV pour s'assurer que son enfant sera dépourvu de défauts génétiques, un test interdit en Chine. "Cela représente beaucoup d'argent, mais je le dépense volontiers pour la santé de la prochaine génération", insiste M. Zhang, pilote de ligne de 31 ans. De nombreux couples choisissent aussi la procréation médicalement assistée à l'étranger pour déterminer le sexe de l'enfant à venir, les familles chinoises privilégiant traditionnellement les garçons. Là encore, la pratique est prohibée et sévèrement sanctionnée en Chine, un pays déjà hanté par un alarmant déficit de femmes, avec un ratio déséquilibré de 116 naissances de garçons pour 100 filles. "Un vieux proverbe chinois assure: un fils et une fille rendent une famille complète", sourit M. Zhang, au sortir d'une consultation à l'hôpital Piyavate de Bangkok, où des posters en mandarin vantent les FIV. - Un marché potentiel colossal - S'il est difficile d'avoir des statistiques sur ce "tourisme de la reproduction", l'Institut étatique de recherche Qianzhan estime qu'il représentait 1,4 milliard de dollars l'an dernier, en hausse de 22% sur un an. Pour répondre à la demande, les cliniques étrangères, à l'instar du Piyavate, recrutent du personnel sinophone et font la promotion de leurs services auprès des couples chinois pour un deuxième voire un troisième enfant. Le potentiel est colossal: l'assouplissement du planning familial a donné à des dizaines de millions de Chinoises le droit d'avoir un enfant supplémentaire. En 2017, une majorité de naissances dans le pays concernaient un second enfant. Mais les couples, s'engageant dans la vie active et se mariant plus tard, sont confrontés à des problèmes reproductifs grandissants: 12% des Chinois en âge d'avoir un enfant n'y arrivent pas de manière naturelle, selon des études médicales. "Il y a une énorme demande en Chine, mais nous ne pouvons pas y répondre ici", soupire Ri-Cheng Chian, directeur de médecine reproductive à l'Hôpital No. 10 de Shanghai. Seules 500.000 FIV ont eu lieu dans le pays en 2016, au sein des quelque 400 cliniques officielles de fécondation in vitro, submergées de demandes. La procédure, qui implique de féconder en laboratoire un ovocyte et du sperme avant de transférer l'embryon dans l'utérus de la mère, reste très contrôlée. Et les dons d'ovocytes, le gel d'embryons, la sélection du sexe de l'enfant et la gestation pour autrui sont catégoriquement interdits. - Mère porteuse et FIV - Du coup, de nombreux couples chinois en quête de FIV réservent leurs vols pour la Thaïlande, la Malaisie, le Cambodge et même la Russie. Certaines cliniques thaïlandaises assurent que jusqu'à 80% de leurs clients sont désormais chinois. "Une nouvelle chaîne industrielle s'est constituée dans la reproduction en Asie du Sud-Est", se réjouit le docteur Wei Siang Yu, président singapourien du Borderless Health Group (BHG), qui projette d'établir des banques de sperme et d'ovocytes en Thaïlande, en Australie et aux Etats-Unis, prioritairement destinées aux Chinois. Après d'onéreuses procédures de FIV à Shanghai, à Hong Kong et aux Etats-Unis, qui ont toutes échoué, la Chinoise Li Na et son mari se sont tournés vers la Thaïlande, où leurs filles jumelles sont nées d'une mère porteuse et leur fils d'une fécondation in vitro. Mme Li, 41 ans aujourd'hui, s'appuie sur son expérience pour aider, en tant que consultante, d'autres couples chinois à vivre "la même joie qu'elle". "Je ne pouvais pas m'arrêter de pleurer quand je suis retournée en Thaïlande pour chercher (mes bébés)", rappelle-t-elle. "C'était incroyable de réaliser que c'étaient les miens".
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Pour les couples chinois, la tentation d'une PMA à l'étranger

mar, 06/19/2018 - 07:49

Pour leur deuxième enfant, M. et Mme Zhang ont choisi une fécondation in vitro à l'étranger: les demandes de procréation médicalement assistée (PMA) de couples chinois explosent en Asie du Sud-Est, après l'assouplissement du contrôle des naissances décidé par Pékin.

La fin de la politique de l'enfant unique en Chine, qui permet désormais à tous les couples d'avoir deux enfants, aurait dû être une aubaine pour Zhang Yinzhe et son épouse, qui rêvaient d'agrandir leur famille et souhaitaient recourir à une fécondation in vitro (FIV) pour congeler ensuite l'embryon et différer la grossesse à plus tard.

Mais cette pratique est interdite en Chine. Les FIV y sont en outre restreintes aux couples infertiles. Et de toute façon, le boom des demandes entraîné par la nouvelle politique alimente dans les cliniques spécialisées de longues listes d'attente pouvant atteindre un an.

Alors M. et Mme Zhang ont décidé de partir en Thaïlande, comme de plus en plus de couples chinois, cherchant en Asie du Sud-Est, aux Etats-Unis ou ailleurs des solutions pour un bébé-éprouvette.

Si le traitement pour une fécondation in vitro coûte environ 30.000 yuans (3.980 euros) en Chine, il peut représenter plusieurs fois ce montant à l'étranger... mais avec des possibilités supplémentaires: M. Zhang veut ainsi profiter de la FIV pour s'assurer que son enfant sera dépourvu de défauts génétiques, un test interdit en Chine.

"Cela représente beaucoup d'argent, mais je le dépense volontiers pour la santé de la prochaine génération", insiste M. Zhang, pilote de ligne de 31 ans.

De nombreux couples choisissent aussi la procréation médicalement assistée à l'étranger pour déterminer le sexe de l'enfant à venir, les familles chinoises privilégiant traditionnellement les garçons. Là encore, la pratique est prohibée et sévèrement sanctionnée en Chine, un pays déjà hanté par un alarmant déficit de femmes, avec un ratio déséquilibré de 116 naissances de garçons pour 100 filles.

"Un vieux proverbe chinois assure: un fils et une fille rendent une famille complète", sourit M. Zhang, au sortir d'une consultation à l'hôpital Piyavate de Bangkok, où des posters en mandarin vantent les FIV.

- Un marché potentiel colossal -

S'il est difficile d'avoir des statistiques sur ce "tourisme de la reproduction", l'Institut étatique de recherche Qianzhan estime qu'il représentait 1,4 milliard de dollars l'an dernier, en hausse de 22% sur un an.

Pour répondre à la demande, les cliniques étrangères, à l'instar du Piyavate, recrutent du personnel sinophone et font la promotion de leurs services auprès des couples chinois pour un deuxième voire un troisième enfant.

Le potentiel est colossal: l'assouplissement du planning familial a donné à des dizaines de millions de Chinoises le droit d'avoir un enfant supplémentaire. En 2017, une majorité de naissances dans le pays concernaient un second enfant.

Mais les couples, s'engageant dans la vie active et se mariant plus tard, sont confrontés à des problèmes reproductifs grandissants: 12% des Chinois en âge d'avoir un enfant n'y arrivent pas de manière naturelle, selon des études médicales.

"Il y a une énorme demande en Chine, mais nous ne pouvons pas y répondre ici", soupire Ri-Cheng Chian, directeur de médecine reproductive à l'Hôpital No. 10 de Shanghai.

Seules 500.000 FIV ont eu lieu dans le pays en 2016, au sein des quelque 400 cliniques officielles de fécondation in vitro, submergées de demandes.

La procédure, qui implique de féconder en laboratoire un ovocyte et du sperme avant de transférer l'embryon dans l'utérus de la mère, reste très contrôlée. Et les dons d'ovocytes, le gel d'embryons, la sélection du sexe de l'enfant et la gestation pour autrui sont catégoriquement interdits.

- Mère porteuse et FIV -

Du coup, de nombreux couples chinois en quête de FIV réservent leurs vols pour la Thaïlande, la Malaisie, le Cambodge et même la Russie.

Certaines cliniques thaïlandaises assurent que jusqu'à 80% de leurs clients sont désormais chinois.

"Une nouvelle chaîne industrielle s'est constituée dans la reproduction en Asie du Sud-Est", se réjouit le docteur Wei Siang Yu, président singapourien du Borderless Health Group (BHG), qui projette d'établir des banques de sperme et d'ovocytes en Thaïlande, en Australie et aux Etats-Unis, prioritairement destinées aux Chinois.

Après d'onéreuses procédures de FIV à Shanghai, à Hong Kong et aux Etats-Unis, qui ont toutes échoué, la Chinoise Li Na et son mari se sont tournés vers la Thaïlande, où leurs filles jumelles sont nées d'une mère porteuse et leur fils d'une fécondation in vitro.

Mme Li, 41 ans aujourd'hui, s'appuie sur son expérience pour aider, en tant que consultante, d'autres couples chinois à vivre "la même joie qu'elle". "Je ne pouvais pas m'arrêter de pleurer quand je suis retournée en Thaïlande pour chercher (mes bébés)", rappelle-t-elle. "C'était incroyable de réaliser que c'étaient les miens".

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XV de France: Thomas veut "se faire plaisir" face à la la Nouvelle-Zélande

mar, 06/19/2018 - 07:44

L'ailier Teddy Thomas a souhaité mardi que le XV de France se fasse "plaisir" samedi à Dunedin lors du dernier test-match de juin face à la Nouvelle-Zélande, abordé avec "beaucoup de conviction" malgré deux défaites.

La première, large à Auckland le 9 juin (11-52), mais la deuxième encourageante (13-26), à quatorze contre quinze samedi à Wellington pendant près de 70 minutes après l'exclusion définitive de Benjamin Fall (son carton rouge a été annulé lundi).

Malgré cette longue période d'infériorité numérique qui doit avoir pesé sur les organismes, au bout d'une longue saison, Thomas a estimé que les Bleus avaient "encore de l'essence pour faire un gros match et sortir de cette tournée plein de bons souvenirs en tête".

"Il reste un test, en plus dans des conditions optimales (toit fermé et pelouse hybride, NDLR), donc qu'on se fasse plaisir et après on pourra aller en vacances tranquillement" a-t-il ajouté devant la presse mardi matin.

Les Bleus se sont justement fait plaisir en partie samedi à Wellington malgré la défaite, où ils ont largement eu la possession en seconde période, "remportée" 7 à 5.

"Cette performance collective redonne un peu confiance. On a prouvé certaines choses, qu'on était capables de tenir le ballon, de mettre (les All Blacks) en difficulté" a souligné l'ouvreur Anthony Belleau.

Aussi, les Bleus ont "tous envie de gagner un match" lors de cette tournée, a poursuivi le joueur de Toulon.

"(On aborde le dernier match) avec beaucoup de conviction. On veut montrer nous aussi qu'on apprend de match en match. On veut aller de plus en plus haut" a appuyé de son côté Thomas.

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Mondial-2018: Falcao, Lewandowski, et enfin Salah ? Les filets peuvent trembler

mar, 06/19/2018 - 07:41

Fin de l'acte I, début de l'acte II. Les matches du Mondial deviennent déjà décisifs, avec ce Russie-Egypte où Mohamed Salah est attendu comme sauveur des "Pharaons", alors que les attaquants colombiens James et Falcao ou le Polonais Lewandowski entrent aussi en piste, mardi.

Absent lors de la défaite aussi tardive que cruelle (1-0) contre l'Uruguay pour l'entrée en lice de l'Égypte, l'attaquant de Liverpool n'est toujours pas assuré de fouler les pelouses du Mondial face au pays hôte à Saint-Pétersbourg, à 20H00 (heure de Paris).

C'est peu dire que le "Messi du Nil" est attendu. C'est presque une question de vie ou de mort dans cette compétition pour les Egyptiens. Tout autre résultat qu'une victoire contre des Russes faciles vainqueurs de l'Arabie Saoudite (5-0) en ouverture de la compétition, réduirait presque à néant les chances égyptiennes.

Malgré leurs trois points précieux, les hommes de Stanislav Cherchesov, ne peuvent toutefois pas se reposer sur leurs lauriers. Une victoire leur assurerait presque déjà une place en huitième de finale, sauf improbable victoire des Saoudiens contre l'Uruguay mercredi, alors qu'une défaite rebattrait totalement les cartes.

"Si nous ne passons pas contre l'Égypte. Nous n'irons peut-être pas plus loin", a d'ailleurs averti le sélectionneur en conférence de presse.

- James/Falcao, double-canon colombien -

Mais avant de se projeter plus loin dans la compétition, il faudra d'abord fermer le rideau sur le premier round du Mondial, marqué notamment par la chute du tenant du titre allemand.

Dernier à entrer en piste, le groupe H ouvrira le bal de la journée avec la Colombie de James Rodriguez et Radamel Falcao, face au Japon.

Pour le "Tigre" Falcao, l'émotion risque d'être importante au coup d'envoi du match à Saransk (14h00, heure de Paris), lui qui avait dû renoncer - dire "la mort dans l'âme" serait un doux euphémisme - le 2 juin 2014 à l'édition précédente, en raison d'une blessure.

Quatre ans qu'il attend ça, dont les deux dernières années à Monaco où il a "claqué" but sur but, se ménageant un peu sur la fin de la saison, conscient qu'à 32 ans, c'est sa dernière chance de briller à ce niveau.

Avec James Rodriguez, meilleur buteur au Brésil avec 6 réalisations, ils représentent le fusil à double canon d'une équipe qui pourrait bien embêter les favoris s'ils atteignent la phase à élimination directe.

- Lewandowski a tout à prouver -

Entre ces deux matches, la Pologne, favorite théorique du groupe, puisqu'elle était tête de série, tentera de se débarrasser du Sénégal.

Au sein de la sélection de Pologne, l'épouvantail s'appelle Robert Lewandowski, le serial buteur du Bayern en Bundesliga et avec les blanc et rouge (55 buts en 95 sélections).

Pour son premier Mondial, il lui reste cependant à démontrer qu'il peut être tout aussi tueur lors des grandes compétitions, lui qui n'affiche que deux réalisations en huit matches d'Euro.

"Les adversaires se focalisent sur moi" dans ce type de compétition, avait-il expliqué, ajoutant que ses coéquipiers devaient en profiter. "Je fais volontiers ce sale boulot au service de l'équipe, pour créer des espaces à mes partenaires".

En face, il y aura l'énigmatique Sénégal emmené par Sadio Mané, coéquipier de Salah à Liverpool, qui participe à son deuxième Mondial seulement.

Il y a seize ans, en Corée du Sud et au Japon, son coup d'essai s'était transformé en coup de maître, puisque les Lions de la Teranga avaient battu et contribué à l'élimination des Bleus champions du Monde en titre, avant de pousser jusqu'en quart et de céder face aux Turcs.

"On ne peut pas comparer" les équipes de 2002 et 2018, a jugé Aliou Cissé, capitaine de la première et sélectionneur de la seconde.

"La génération 2002 a marqué son histoire et a procuré énormément de satisfaction et de bonheur. La génération 2018 est dans cette dynamique-là (...) j'ai énormément confiance en eux", a-t-il cependant assuré.

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Nicaragua: les évêques suspendent le dialogue

mar, 06/19/2018 - 07:40

La Conférence épiscopale du Nicaragua a suspendu lundi le dialogue entre le gouvernement et l'opposition, exigeant que le gouvernement tienne ses engagements et invite les organisations internationales de défense des droits de l'Homme dans le pays où des violences ont fait au moins 178 morts depuis avril.

La session plénière du dialogue prévue mardi a été suspendue après la demande des évêques au gouvernement d'"envoyer d'urgence" une invitation aux organismes internationaux de défense des droits de l'Homme, conformément à un accord conclu vendredi dernier.

"Quand le gouvernement nous enverra une copie de ces invitations et que les organisations internationales nous enverront leur réception", les groupes de travail et la session plénière seront appelés à reprendre, ont déclaré les évêques.

La Conférence épiscopale (CEN) est le médiateur du conflit qui a éclaté au Nicaragua, pays le plus pauvre d'Amérique centrale, après la répression des manifestations contre l'insécurité sociale, initiées le 18 avril.

Les participants au dialogue avaient prévu de discuter de la levée des barrages sur les routes, de l'organisation d'élections générales anticipées en mars 2019 (au lieu de fin 2021) et de réformes du système judiciaire.

Le pays est plongé dans une grave crise depuis deux mois avec des manifestations réclamant le départ du chef de l'Etat, un ex-guérillero de 72 ans.

Après la suspension de la réunion, le gouvernement a exprimé dans une note sa "grave préoccupation face à l'escalade tragique de la violence subie par le peuple nicaraguayen".

L'exécutif assure qu'il a proposé à l'opposition de "travailler pour parvenir à des accords vérifiables sur la sécurité, la paix et la réconciliation dans les municipalités et les départements du Nicaragua".

Mais un peu plus tôt lundi, les délégués de l'Alliance citoyenne pour la justice et la démocratie, de l'opposition, avaient prévenu qu'ils ne viendraient pas mardi si les invitations n'étaient pas envoyées aux observateurs internationaux.

Les évêques ont notamment demandé à l'exécutif d'envoyer une invitation officielle au Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad Al Hussein.

La CEN souhaite également que l'Union européenne puisse s'établir dans le pays et estime qu'il est "vital" de demander à la CIDH (Commission interaméricaine des droits de l'Homme) d'envoyer d'urgence des conseillers pour les travaux de la Commission de vérification et de sécurité, entité crée afin d'enquêter sur les crimes commis.

A l'ouverture de la 38e session du Conseil des droits de l'Homme à Genève lundi, M. Hussein avait estimé que la situation "pourrait bien mériter" la création d'une enquête internationale et a exhorté les autorités à envoyer "sans délai" une invitation à son bureau.

Les États-Unis se sont joints lundi soir à la pression en faveur de la présence d'organisations internationales et des élections anticipées, qui pourraient mettre fin au mandat du président Daniel Ortega, "héros" de la révolution sandiniste, à la tête du pays de 1979 à 1990 et depuis 2007.

"Nous constatons une demande généralisée des Nicaraguayens pour des élections anticipées. Les États-Unis estiment qu'avancer les élections représente une voie constructive pour aller de l'avant", a déclaré le département d'État américain dans un communiqué lundi soir.

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