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Mis à jour : il y a 14 min 18 sec

Toulouse: un premier émeutier condamné, pas de couvre-feu pour mineurs

mer, 04/18/2018 - 20:40

Un premier émeutier toulousain a été condamné mercredi à six mois de prison, dont trois avec sursis alors que le quartier du Mirail vient de vivre trois nuits d'échauffourées entre jeunes et policiers.

Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc (LR) a toutefois estimé que le dialogue avec les habitants a porté ses fruits et ne va donc pas mettre en place mercredi soir un couvre-feu pour mineurs.

Le tribunal correctionnel de Toulouse a condamné mercredi, dans le cadre d'une comparution immédiate, un jeune habitant du Mirail de nationalité hispano-marocaine à six mois de prison, dont trois avec sursis, sans mandat de dépôt.

Une condamnation moins sévère que les réquisitions du parquet, qui avait réclamé huit à douze mois de prison ferme avec délivrance d'un mandat de dépôt à l'audience.

C'est "une peine d'équilibre", a expliqué le président du tribunal Jean-Pierre Vergne à ce jeune homme de 18 ans poursuivi pour avoir jeté lundi soir une pierre sur un véhicule de police.

Le magistrat a notamment affirmé que compte tenu "du contexte" et de la gravité des violences exercées depuis trois jours sur les forces de l'ordre, sa peine comporte une part de prison ferme.

Le jeune émeutier était poursuivi pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique", "dégradations", et "participation à un groupement en vue de la préparation de violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique".

Dans son réquisitoire, le procureur Patrice Michel s'est montré très virulent. "Notre société est en péril. Ce n'est pas normal, ce qui se passe", a-t-il affirmé, fustigeant les violences contre les pompiers et les policiers et "ces millions de dégâts", avec des dizaines de voitures et de containers poubelles incendiés.

-"Ca va être le 14 juillet"-

Le président du tribunal a lu les messages d'appel à l?émeute qui circulaient depuis dimanche sur les réseaux sociaux: "Ce soir ça va être le 14 juillet. Rendez-vous à 19 heures. venez chargés de mortiers", a cité M. Vergne.

Ces appels faisaient suite à la mort samedi, probablement par suicide, d'un détenu originaire du Mirail et l'interpellation dimanche dans le quartier d'une femme en burqa, a rappelé le président.

Le jeune prévenu de 18 ans, en première année de CAP mécanique, a expliqué qu'il avait lancé une pierre sur les policiers "pour montrer que je suis un homme".

Il avait été interpellé lundi soir avec un mineur. Les deux émeutiers avaient été identifiés par les policiers d'une voiture de patrouille sur laquelle ils avaient jeté des projectiles.

Outre cette première condamnation, parmi les 18 interpellés lundi soir, le parquet de Toulouse a indiqué mercredi soir dans un communiqué que "dix autres individus sont présentés par le parquet de Toulouse au juge des libertés et de la détention en vue d'une comparution immédiate vendredi".

Le procureur ajoute que quatre mineurs sont également présentés mercredi au juge des enfants en vue de leur mise en examen. Le parquet a demandé le placement en détention provisoire pour l'un d'eux et le contrôle judiciaire pour les trois autres avec interdiction "de paraître dans le quartier du Mirail".

Un jeune homme a écopé d'une mesure de travail non rémunéré tandis que deux mineurs ont été remis en liberté.

La garde à vue de 6 autres personnes interpellées dans la nuit de mardi à mercredi a été prolongées.

Depuis dimanche, dans la nuit, des violences urbaines opposent forces de l'ordre à des jeunes à la suite d'une rumeur selon laquelle des gardiens de la prison de Seysses, au sud de Toulouse, seraient responsables du décès samedi d'un détenu, originaire du quartier.

Dans son communiqué le procureur de Toulouse a souligné que "les investigations se poursuivent dans le cadre de cette procédure" bien qu'une autopsie semble confirmer la mort par pendaison.

De son côté, la mairie de Toulouse a renoncé à prendre un arrêté de couvre-feu pour mineurs, le maire Jean-Luc Moudenc (LR) estimant que désormais la "situation est sous contrôle".

"Mais, au regard de la fragilité du contexte, je me réserve cette éventualité si la situation devait s'aggraver à nouveau. Je n?hésiterais pas, alors, à prendre mes responsabilités pour protéger les plus jeunes, instrumentalisés par des plus âgés", a-t-il conclu.

hj/cpy/ct

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Accusé de viol par une ex-Femen, l'acteur Philippe Caubère conteste

mer, 04/18/2018 - 20:30

Visé par une plainte pour viol déposée par une ex-militante Femen, l'acteur et metteur en scène Philippe Caubère fait l'objet d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris, mais cette figure du théâtre français dénonce des accusations "surréalistes".

L'enquête a été ouverte lundi, après le dépôt d'une plainte le 27 mars auprès du procureur de Béziers, pour des faits qui remonteraient à mars 2010, a indiqué mercredi une source judiciaire. Le procureur a ensuite transmis la procédure au parquet de Paris.

"C'est une injure à toute ma vie, à tous mes spectacles", a déclaré à l'AFP le comédien. Ex-pilier du légendaire Théâtre du Soleil d'Ariane Mnouchkine, ce Marseillais de 67 ans est célèbre pour ses pièces autobiographiques, notamment "Le roman d'un acteur", oeuvre monumentale de 11 spectacles qui racontent la vie du jeune Ferdinand Faure, son alter ego.

Les accusations qui le visent s'inscrivent dans le contexte créé par le scandale Weinstein aux Etats-Unis, dont l'onde de choc a éclaboussé en France plusieurs personnalités, comme l'intellectuel musulman Tariq Ramadan.

Son accusatrice est Solveig Halloin, aujourd'hui âgée de 43 ans, ex-membre du groupe féministe des Femen et qui a publiquement affiché des positions animalistes.

Elle affirme avoir été violée par Philippe Caubère, quelque temps après avoir rencontré dans un théâtre toulousain l'acteur qu'elle "admirait".

Elle dit avoir alors reçu des messages au caractère sexuel explicite, avoir accepté un rendez-vous à Paris et s'être retrouvée prise, comme une "toxicomane", dans une relation d"'aliénation" avec l'acteur. Jusqu'à une nouvelle rencontre dans une chambre d'hôtel à Béziers.

- Amour libre et prostituées -

"Il me dit: +Déshabille-toi+. Je me rappelle que je ne l'ai pas fait. J'étais au bord du lit et donc il s'en est chargé. (...) Et là, il me frappait, il m'étranglait, il me frappait et me pénétrait", a-t-elle raconté dans un témoignage filmé et diffusé mercredi par le Huffington Post.

Le Service régional de police judiciaire (SRPJ) de Toulouse a été saisi afin d'auditionner la plaignante.

"Je sais que c'est faux, c'est surréaliste", a affirmé l'auteur-interprète. "Plus que consentante, c'était une relation désirée, mutuelle", a-t-il assuré.

"Je l'ai rencontrée à Toulouse. (...) On a parlé, elle était très jolie. On s'est retrouvé à Béziers, je lui ai proposé de venir avec moi à l'hôtel. Elle a passé la nuit avec moi", a-t-il dit. "Je n'ai pas été convoqué, je dirai tout ce qu'ils veulent, je peux montrer des mails que j'ai gardés, certains sont d'une tonalité amoureuse".

"C'est grave, ça témoigne de l'état d'esprit d'aujourd'hui, c'est effrayant que j'apprenne tout ça par les journaux", s'est indigné l'acteur.

Marié pendant 20 ans à Clémence Massart puis depuis des années à sa productrice Véronique Coquet, il a expliqué n'avoir "jamais caché une vie sexuelle libre avec tous les ennuis que cela veut dire".

Il avait signé en 2013, aux côtés notamment d'autres personnalités du monde du spectacle ou des médias, une pétition de "343 salauds", baptisée "Touche pas à ma pute", contre une proposition de loi visant à pénaliser les clients de prostituées.

Philippe Caubère a reçu en 2017 le Molière du meilleur comédien dans un spectacle de théâtre public pour son rôle dans "Le Bac 68".

Il est aussi connu pour ses rôles dans les films d'Ariane Mnouchkine "1789" et "Molière", ainsi que pour son rôle du père de Marcel Pagnol dans les films d'Yves Robert "La gloire de mon père" et "Le château de ma mère" au début des années 1990.

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Le président du parlement de Catalogne soutient une candidature de Puigdemont

mer, 04/18/2018 - 20:20

Le président du parlement de Catalogne a affirmé mercredi à l'AFP que l'indépendantiste catalan Carles Puigdemont, dans l'attente en Allemagne de son éventuelle extradition, restait le "président légitime" et qu'il était "normal qu'il envisage de se présenter à la présidence" de l'exécutif catalan.

Arrêté par la police allemande à la demande de l'Espagne, Carles Puigdemont a été libéré le 6 avril après l'abandon par la justice allemande de l'accusation de "rébellion" à son encontre, mais reste sous la menace d'une extradition vers l'Espagne pour une autre charge.

Puigdemont est en effet aussi accusé de détournement de fonds publics, en lien avec l'organisation du référendum d'autodétermination interdit du 1er octobre. Il a été autorisé à s'installer à Berlin pendant l'examen de la demande de remise à l'Espagne.

"M. Puigdemont est le président légitime de Catalogne, c'est pourquoi il est normal qu'il envisage de se présenter comme candidat à la présidence de la Generalitat (exécutif catalan), car, j'insiste, il est le président pour lequel les citoyens ont voté", a déclaré Roger Torrent, dans un entretien à l'AFP, lors de son passage à Genève, où il a rencontré des représentants de l'ONU.

La Catalogne, placée sous tutelle du gouvernement central fin octobre, est depuis sans gouvernement autonome.

Roger Torrent a accusé l'Etat espagnol d'empêcher le parlement catalan - où les indépendantistes ont obtenu la majorité des sièges lors des régionales du 21 décembre - d'élire un nouveau président de l'exécutif catalan alors que les trois candidats qu'ils ont présentés jusqu'à présent étaient disqualifiés par la justice, en détention ou installés à l'étranger.

"C'est le gouvernement espagnol et les institutions de l'Etat, en particulier les tribunaux, qui empêchent les investitures", a accusé mercredi M. Torrent, devant des médias.

Le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy rétorque que c'est la faute des indépendantistes qui n'ont pas présenté de candidat "viable" sans ennuis judiciaires.

- Elections? -

M. Torrent a par ailleurs souligné que ce n'était pas à lui de proposer des candidats, mais à "la majorité parlementaire", rappelant qu'"actuellement, le candidat à l'investiture est Jordi Sanchez", qui se trouve toutefois en prison.

La semaine dernière, la Cour suprême espagnole a maintenu en prison Jordi Sanchez, ancien président de l'association indépendantiste Assemblée nationale catalane (ANC), alors que M. Torrent avait demandé à la justice de le laisser sortir de prison pour assister au débat en vue de son investiture.

M. Sanchez, en détention provisoire pour son rôle dans la tentative avortée de sécession en octobre, s'était déjà porté candidat à la présidence en mars, et la Cour suprême avait refusé de le libérer.

La justice espagnole avait auparavant indirectement bloqué l'investiture de deux autres candidats indépendantistes à la présidence de la Catalogne: Carles Puigdemont, alors en Belgique, et l'ex-porte-parole du gouvernement catalan Jordi Turull, dont l'incarcération a empêché la tenue d'une séance d'investiture.

Si un nouveau président régional n'est pas désigné avant le 22 mai, de nouvelles élections régionales seront convoqués vers le 15 juillet.

Pour M. Torrent, qui demande un "dialogue sans restriction, ni limite avec Madrid", "le scénario des élections est un scénario qui (...) n'est pas du tout souhaitable".

M. Torrent a rencontré mercredi à Genève une haute représentante du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, et il doit s'entretenir jeudi avec le maire de la ville suisse.

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Affaire Jonathan: jamais abandonnée, la piste allemande relancée

mer, 04/18/2018 - 19:40

Des aveux indirects, entre détenus, ont relancé une piste allemande dans l'enquête sur l'enlèvement et le meurtre en 2004 en Loire-Atlantique de Jonathan, 10 ans, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, confirmant une information du Parisien.

Le codétenu d'un ressortissant allemand affirme avoir recueilli les aveux de ce criminel, déjà condamné à perpétuité en 2012 pour le meurtre de trois enfants dans le nord de l'Allemagne.

Ces aveux indirects ont fait l'objet d'un procès verbal, désormais entre les mains du juge d'instruction chargé de cette enquête, a-t-on indiqué de même source.

Selon le quotidien Presse-Océan, le suspect "aurait (...) livré des détails concernant la mort de Jonathan que seuls le magistrat et quelques gendarmes connaissaient".

Toujours selon Presse-Océan, "le suspect aurait également confié avoir +égaré son sac à dos en France, avec des documents à l'intérieur+".

Début avril, la gendarmerie a lancé un nouvel appel à témoins portant sur la recherche de ce sac à dos qui pourrait contenir des éléments déterminants pour l'élucidation de cette affaire.

"Les enquêteurs de la Gendarmerie Nationale recherchent des témoignages sur la présence éventuelle d'un sac à dos en cuir marron de type +besace+, possédant des poches ainsi qu'un lacet sur le dessus pour le fermer, qui aurait pu être découvert en avril ou mai 2004 dans les environs de Saint-Brévin-les-Pins ou de Guérande", indiquait la gendarmerie dans un communiqué.

"Un appel est lancé à toutes les personnes susceptibles d'apporter des renseignements sur ce sac à dos ou sa découverte, ainsi qu'à tous les services d'objets trouvés des mairies de Loire-Atlantique", poursuivait cet appel à témoins.

Dans un communiqué en début de soirée, le procureur de la République de Nantes, Pierre Sennès, a "déploré que des informations couvertes" par le principe du secret de l'instruction "aient pu être largement divulguées au risque même de faire obstacle à la manifestation de la vérité".

"Il convient en conséquence d?appeler chacun à la plus grande vigilance et retenue afin de préserver la sérénité et l?efficacité de l?instruction en cours", a souligné le magistrat.

Jonathan, originaire du Cher, avait été enlevé dans la nuit du 6 au 7 avril 2004 dans un centre de vacances de Saint-Brévin-les-Pins, près de Saint-Nazaire. Son cadavre avait été découvert quelques semaines plus tard, le 19 mai, ligoté et lesté d'un parpaing dans un étang proche de Guérande, à 25 km du lieu de l'enlèvement.

L'hypothèse de la responsabilité de ce criminel allemand est, parmi d'autres, explorée de longue date par les enquêteurs.

cor-mcl/jlv/cb

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Tennis: Cilic a mis Verdasco à genoux

mer, 04/18/2018 - 19:33

Le N.3 mondial Marin Cilic, touché au genou droit à l'entraînement mardi, a bien tenu le choc contre l'Espagnol Fernando Verdasco qu'il a dominé 6-3, 7-6 (7/4) mercredi pour son entrée en lice au Masters 1000 de Monte-Carlo.

Le finaliste de l'Open d'Australie avait dû interrompre une session d'entraînement avec Rafael Nadal mardi en raison de douleurs au genou droit.

Face à Verdasco, il portait un bandage sous son articulation, mais n'a pas semblé trop souffrir. Après un premier set bien négocié, l'Espagnol lui a donné davantage de fil à retordre.

Ce dernier a même servi pour le gain du second set, mais Cilic a repris l'ascendant grâce à quelques coups de grande classe.

Il affrontera un redoutable serveur, comme lui, pour une place en quarts de finale: Milos Raonic.

Après s'être fait lui aussi une petite frayeur à un genou (le gauche) sur une reprise d'appui, le Canadien a pris la mesure de l'Italien Marco Cecchinato en deux manches (7-6 (7/5), 6-2).

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L1: Caen-Toulouse reporté au 25 avril

mer, 04/18/2018 - 19:31

La rencontre de la 33e journée de Ligue 1 entre Caen et Toulouse, qui avait dû être reportée samedi à cause des conditions climatiques et d'une pelouse gorgée d'eau, se jouera le 25 avril à 18h45, a annoncé la Ligue (LFP) mercredi.

Samedi, la pelouse était impraticable après "un gros orage sur Caen et notamment sur le stade", avait expliqué le représentant de la LFP pour justifier le report. Caen, 15e de Ligue 1, et Toulouse, 17e, sont à la lutte pour le maintien dans l'élite.

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Arbitrage vidéo en L1: la LFP choisira le 25 avril le prestataire pour la prochaine saison

mer, 04/18/2018 - 19:29

Quelle entreprise sera chargée d'épauler les arbitres de Ligue 1 la saison prochaine ? Après avoir décidé en décembre de mettre en place l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR) à compter de la saison prochaine, la Ligue de football (LFP) doit choisir le 25 avril le prestataire de ce système.

"Nous avons deux appels d'offre en cours, pour trouver les prestataires de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR), et de la Goal-Line Technology (GLT)", avait expliqué le 20 mars la présidente de la Ligue de football professionnel (LFP), Nathalie Boy de la Tour. Dans un premier temps fixé à la date du 19 avril, le verdict sera rendu le 25 avril à l'issue du conseil d'administration de l'instance, a précisé la LFP mercredi après-midi.

La dirigeante s'exprimait devant plusieurs médias, dont l'AFP, en marge de la présentation d'une étude d'opinion selon laquelle l'assistance vidéo à l'arbitrage était plébiscitée par le public français: 90% des Français intéressés par le football y étaient favorables, contre 7% défavorables, selon les données rendues publiques à cette occasion par l'institut Ipsos.

- Quatre situations de jeu -

La décision d'adopter cette aide à l'arbitrage avait été adoptée à l'unanimité par le Conseil d'administration de la LFP, mi-décembre. "Je pense qu'il faut faire comme la plupart des pays développés et suivre le mouvement", avait alors plaidé le président de l'Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas. "Au moins pour certaines actions, la vidéo est nécessaire".

Concrètement, la VAR ne peut être utilisée que dans quatre situations de jeu: après un but marqué, sur une situation de penalty, pour un carton rouge direct ou pour corriger une erreur d'identité d'un joueur sanctionné, a décidé l'IFAB, l'instance garante des lois du jeu du football.

Cette technologie sera utilisée lors de la prochaine Coupe du Monde en Russie, a décidé la Fifa, et est d'ores et déjà en vigueur en Italie et Allemagne. Elle devrait l'être la saison prochaine en Espagne, mais pas en Angleterre où la Premier League a préféré temporiser.

Le conseil d'administration de la LFP prendra en tout cas "une décision sur le ou les prestataires pour une mise en place dès la saison prochaine", avait expliqué Nathalie Boy de la Tour en mars. Selon la dirigeante, deux modèles sont possibles: soit un "+replay center+ centralisé", soit une option décentralisée avec "des vans qui se trouvent à côté du stade à chaque soir de match".

- Hawk Eye seul en lice ? -

S'il existe selon elle "la possibilité de voir de nouveaux prestataires arriver", deux tiennent le haut du pavé en la matière: Hawk Eye et Goal Control. Le second n'est toutefois plus forcément en odeur de sainteté en France, depuis que des couacs en série ont contraint la Ligue à résilier le contrat qui les liait jusqu'en 2019 concernant la Goal Line Technology (GLT).

Cette technologie, distincte de la VAR, doit déterminer si le ballon a totalement franchi la ligne de but sur une action litigieuse en faisant vibrer la montre de l'arbitre central. Mais des "dysfonctionnements graves" survenus cette saison en championnat avaient remis en cause la fiabilité du dispositif en début d'année 2018.

Une ancienne employée de la société allemande, Suzana Castaignède, avait aussi fait scandale en expliquant dans les médias qu'il était possible de faire vibrer manuellement la montre des arbitres au cas où le ballon franchirait la ligne sans que le système ne le perçoive.

En tous les cas, la LFP a souligné, par la voix de sa présidente, la nécessité de travailler sur "la communication à destination des spectateurs, pour que ce soit le plus fluide et le plus rapide possible". Les longs arrêts de jeu observés en Italie et en Allemagne, le temps que l'arbitre revoie les actions, faisant partie des arguments avancés par les détracteurs de cet arbitrage vidéo.

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L'hommage de l'Amérique à Barbara Bush

mer, 04/18/2018 - 19:28

"C'est la fin d'une vie magnifique": George W. Bush a résumé mercredi le sentiment d'une grande partie du peuple américain après le décès à 92 ans de sa mère Barbara Bush, qui a ému les Etats-Unis.

"Comme son âme était apaisée sur son lit de mort, mon âme est également apaisée", a déclaré le 43e président des Etats-Unis, interviewé sur la chaîne Fox Business.

Le fils du 41e président George H. W. Bush s'exprimait alors que les drapeaux placés sur les bâtiments publics, ainsi que sur les postes militaires et les bâtiments de l'US Navy, sont en berne dans tout le pays, et ce jusqu'au crépuscule des funérailles, comme l'a ordonné mardi soir Donald Trump.

Le plus emblématique des "Stars and Stripes", celui placé sur l'imposant Capitole de Washington, était ainsi abaissé à mi-hauteur au lever du soleil mercredi.

L'actuelle Première dame Melania Trump a fait savoir par sa porte-parole qu'elle se rendrait aux obsèques de la "Première Grand-Mère" de l'Amérique, samedi à Houston, dans le Texas, l'Etat d'adoption de Barbara Bush.

"Elle était féroce et disait ce qu'elle pensait. C'était un super exemple pour moi quand j'ai appris à devenir une Première dame", a déclaré Laura Bush, la femme de "W", qui vécu à la Maison Blanche de 2001 à 2009, douze ans après sa belle-mère.

- "Il lui a tenu la main toute la journée" -

Barbara Pierce est née en juin 1925 dans l'Etat de New York. Elle a rencontré George H. W. Bush à 16 ans avant de l'épouser trois ans plus tard. Elle disait de lui qu'il était le premier garçon qu'elle avait embrasser.

"Bar, ma vie est grâce à toi pleine de tout ce dont j'ai rêvé - mon bonheur total devrait être un témoignage de l'amour que je te porte", lui avait-t-il écrit pendant la Seconde Guerre mondiale, alors qu'il était déployé dans le Pacifique.

Il épousa l'amour de sa vie lors d'une permission en 1945, quelques mois avant la fin de la guerre, qu'il finit avec le grade d'enseigne de vaisseau.

Maintenant âgé de 93 ans, l'ancien président et vice-président de Ronald Reagan est atteint de la maladie de Parkinson, ce qui le contraint depuis plusieurs années à se déplacer en fauteuil roulant.

Il a été hospitalisé en janvier 2017 pendant une quinzaine de jours à cause d'une pneumonie.

Mardi, "il lui a tenu la main toute la journée et était à ses côtés quand elle a quitté cette bonne Terre", a déclaré son porte-parole Jim McGrath, ajoutant que George H. W. Bush avait le "coeur brisé".

Inscrite dans l'imaginaire collectif américain, grâce à ses manières douces, ses cheveux blancs, son collier de perles et son style très guindé, elle était appréciée dans tous les camps politiques.

Barbara Bush restera dans l'Histoire comme l'une des deux seules femmes à avoir à la fois épousé et donné naissance à un président américain.

Abigail Adams, femme du deuxième président John Adams, et mère du sixième, John Quincy, est l'autre exemple. Elle est morte en 1818.

Barbara Bush laisse derrière elle son mari, cinq enfants, dix-sept petits-enfants et sept arrière-petits-enfants.

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Des centaines de réfugiés syriens quittent le Liban pour rentrer en Syrie

mer, 04/18/2018 - 19:20

Des centaines de réfugiés syriens ont quitté mercredi le Liban pour rejoindre leur village près de Damas dans le cadre d'un accord entre les autorités syriennes et la Sûreté générale libanaise, selon un photographe de l'AFP.

Quinze bus fournis par la Syrie sont arrivés à Chebaa, dans le sud-est du Liban, escortés par un convoi de la Sûreté générale libanaise, puis quelques 500 réfugiés ont pris place à bord, selon un photographe de l'AFP. L'un des bus arborait le portrait du président syrien Bachar al-Assad.

L'agence officielle syrienne Sana a ensuite indiqué que les réfugiés étaient en route vers Beit Jin, un village situé au sud-ouest de la capitale syrienne, et ses environs.

Ce départ a eu lieu dans le cadre d'un accord entre les autorités syriennes et la Sûreté générale libanaise, a indiqué à l'AFP une source locale à Chebaa.

Les personnes et familles concernées avaient fui il y a plusieurs années les combats aux portes de Damas pour se réfugier dans cette localité libanaise à la lisière de la Syrie et Israël.

"Grâce à Dieu, nous revenons dans notre pays", a affirmé à l'AFP un réfugié, sous le couvert de l'anonymat, avant de monter dans l'un des bus.

Les forces syriennes ont repris le contrôle de Beit Jin ces derniers mois à l'issue d'un accord qui a vu l'évacuation de ce village de jihadistes et civils.

Le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a précisé ne pas avoir pris part à l'opération de mercredi au vu "de la situation humanitaire et sécuritaire qui prévaut en Syrie", toujours en guerre.

Des ONG internationales ont mis en garde en début d'année contre un retour forcé des réfugiés syriens dans leur pays.

Le conflit qui ravage la Syrie depuis 2011 a fait plus de 350.000 morts et jeté des millions de personnes sur la route de l'exil. Près d'un million d'entre elles ont trouvé refuge au Liban où elles vivent dans une extrême pauvreté, selon l'ONU.

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Tennis: Nadal lance sa quête de la "Undécima" en douceur à Monte-Carlo

mer, 04/18/2018 - 19:10

Déjà dans le tempo sur terre battue, Rafael Nadal a lancé sans trop forcer sa quête d'un onzième titre au Masters 1000 de Monte-Carlo où Novak Djokovic a montré quelques progrès mercredi.

La "Undécima" en Principauté avant le même record à Roland-Garros (27 mai - 10 juin): tel est l'objectif du "Taureau de Manacor", qui a écarté le Slovène Aljaz Bedene, 58e mondial, en deux manches (6-1, 6-3) et 1h18.

Ce n'est qu'un "début prometteur", a prévenu l'Espagnol au micro de Canal Plus. "J'ai encore du travail et beaucoup d'efforts à fournir pour être plus offensif."

Sur la route de Roland-Garros, il semble plus que dans les temps. Son retour précoce sur terre battue, début avril à Valence, en quarts de finale de Coupe Davis, lui a même permis de prendre de l'avance.

Après plus de deux mois sans compétition pour soigner sa jambe droite (psoas iliaque), le Majorquin avait rejoué comme si de rien n'était, infligeant une leçon de tennis aux Allemands Philipp Kolschreiber et Alexander Zverev (N.4 mondial).

Sur la Côte d'Azur, où il a signé sa 64e victoire en 68 matches, son règne est presque sans partage depuis 2005, avec seulement trois éditions où son nom n'a pas été inscrit au palmarès (2013, 2014, 2015).

- Du mieux pour Djokovic -

Par deux fois (2013, 2015), Novak Djokovic lui avait barré la route et avait fini avec la Coupe entre les mains. Le Serbe, qu'il pourrait croiser en quart de finale, serait encore son plus grand rival cette année s'il ne traversait pas une grosse période de doute depuis près de deux ans.

"La passion est toujours là", a-t-il assuré après son succès encourageant devant le jeune croate Borna Coric (7-6 (7/2), 7-5), un joueur accrocheur. Après une opération en février et une reprise prématurée aux Etats-Unis où il n'a fait que de la figuration (défaites d'entrée à Indian Wells et Miami), l'ancien N.1 mondial semble sur la bonne voie.

Tout n'est pas parfait. Neuf balles de match gaspillées, avant de conclure après 2h15, cela fait beaucoup pour un joueur de sa trempe. Son service, en outre, est perfectible. Le Serbe préférait, lui, retenir l'essentiel: "Après beaucoup, beaucoup de balles de match, je suis content d'avoir fini en deux manches."

La suite sera un véritable test et devrait en dire davantage sur son niveau. Ce sera face au N.7 mondial, l'Autrichien Dominic Thiem, considéré comme l'un des meilleurs joueurs sur terre battue. Lors de leur dernier affrontement, l'an passé en quart de finale de Roland-Garros, Djokovic avait sombré après un premier set équilibré (7-6 (7/5), 6-3, 6-0), lâchant alors la dernière couronne qu'il détenait encore en Grand Chelem.

- Gasquet, dernier Français en lice -

Richard Gasquet a évité tout ces gros morceaux. Placé dans l'autre moitié de tableau, le Biterrois a une belle opportunité de prolonger son séjour sur la Riviera. Il y est le dernier Français en lice, après la défaite de Gilles Simon devant le Russe Karen Khachanov (6-2, 6-2), futur adversaire de Nadal.

Son succès autoritaire face au 15e mondial, l'Argentin Diego Schwartzman (6-2, 6-1), l'a placé sur la route du bourreau de Lucas Pouille, Mischa Zverev. L'Allemand de 30 ans (55e) n'avait pas gagné deux matches consécutifs cette année avant son arrivée à Monte-Carlo.

Son jeu, porté vers l'avant, incite toutefois Gasquet à la prudence. "C'est un autre style de joueur qui aime monter au filet et possède un bon service. Mais j'ai fait un bon match aujourd'hui et je suis prêt."

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Secret des affaires: premières passes d'armes au Sénat

mer, 04/18/2018 - 19:08

Les premières passes d'armes sur une proposition de loi pour protéger le "secret des affaires" des entreprises ont opposé mercredi au Sénat la droite et LREM à la gauche qui a relayé les inquiétudes suscitées par ce texte.

La proposition de loi avait été adoptée fin mars par les députés LREM et la droite, alors que la gauche avait voté contre. Elle transpose une directive adoptée par le Parlement européen en juin 2016.

Les sénateurs, dont les débats doivent durer jusqu'à jeudi, ont rejeté d'emblée à une large majorité deux motions -l'une du groupe CRCE (à majorité communiste), l'autre socialiste - visant à arrêter les débats.

"Rien dans le texte de la proposition de loi ne permet d?établir clairement l?absence de dispositions légales de protection des données visées par la directive" européenne, a soutenu Éric Bocquet (PCF). "Le secret des affaires ne serait d?ailleurs pas défini par le droit mais uniquement par l?entreprise elle-même, mettant en question, entre autres, la liberté d?expression, la liberté d?informer, les droits fondamentaux des citoyens et des travailleurs", a-t-il estimé.

"Dès sa rédaction européenne, la directive avait inquiété sur les libertés publiques", a renchéri le sénateur socialiste Jacques Bigot.

La droite sénatoriale "a déséquilibré plus fortement" le texte, a-t-il accusé. "Le risque est grand de voir les entreprises multiplier les procédures abusives à l?encontre de journalistes, organes de presse, lanceurs d?alerte ou associations détenteurs d?informations sur leur activité".

"Ni l'opacité ni le secret ne président à l'adoption de la directive et de cette proposition de loi", a assuré la garde des Sceaux Nicole Belloubet. "Cette réforme est attendue depuis de longues années par les entreprises", a-t-elle ajouté. "La protection du secret des affaires est essentielle pour encourager l'innovation et, donc, les emplois de demain".

Elle a reconnu que "certains secrets peuvent être divulgués dans un but d'intérêt général par des journalistes et des lanceurs d'alerte, et pour l'exercice des droits des salariés au sein de l'entreprise". "Les juridictions, gardiennes des libertés individuelles, feront la balance des intérêts en présence en veillant à ce qu'aucun lanceur d'alerte ne soit condamné", a-t-elle assuré.

En commission, les sénateurs ont créé un délit d'espionnage économique dont seraient exclus les journalistes, les lanceurs d'alerte et les représentants des salariés.

Une vingtaine de sociétés de journalistes ainsi qu'une cinquantaine de lanceurs d'alerte, de syndicats comme la CFDT ou d'associations ont exprimé leur opposition à l'adoption en l'état de la proposition de loi.

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L'Arménie face au spectre du pouvoir à vie pour Sarkissian

mer, 04/18/2018 - 19:05
L’ex-président arménien Serge Sarkissian, élu par le Parlement Premier ministre, avec des pouvoirs renforcés, cherche-t-il à conserver le pouvoir à vie ? C’est ce que redoute l’opposition, à l’origine d'un mouvement de contestation qui s'amplifie.
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Le passeport post-Brexit sera fabriqué par un groupe français

mer, 04/18/2018 - 19:00

Le gouvernement britannique a confirmé mercredi que les futurs passeports britanniques post-Brexit seraient fabriqués par le groupe français Gemalto, spécialiste de la sécurité numérique, malgré les protestations de certains partisans de la sortie de l'UE.

La perspective du choix d'une entreprise étrangère avait suscité la colère de certains pro-Brexit, qui y ont vu "une humiliation nationale" et ont poussé le gouvernement à retarder la désignation finale du futur fabricant.

Anticipant les critiques, le gouvernement a indiqué mercredi que le contrat avait été attribué à Gemalto à l'issue d'une mise en concurrence "juste, ouverte et rigoureuse".

Ce contrat de 11 ans et demi, "d'une valeur d'environ 260 millions de livres (environ 300 millions d'euros, ndlr), permettra de réaliser d'importantes économies par rapport au contrat de 400 millions de livres (460 millions d'euros, ndlr) attribué en 2009", a souligné l'exécutif.

Les passeports britanniques post-Brexit, qui seront délivrés à partir du renouvellement du contrat, en octobre 2019, vont retrouver leur couleur bleue d'antan. Dans l'intervalle, entre la date du Brexit, prévu le 29 mars 2019, et le mois d'octobre, les couvertures bordeaux seront toujours utilisées, mais la mention "Union européenne" disparaitra.

Selon le gouvernement, le nouveau document "comprendra une refonte complète des pages intérieures qui intégrera les derniers développements en matière de technologies sécurisées afin de garder une longueur d'avance sur les faussaires".

"Ce contrat de passeport permettra à Gemalto d'étendre sa présence au Royaume-Uni, où il opère depuis 25 ans, et de créer environ 70 emplois supplémentaires" dans le pays, a souligné le gouvernement.

La société De La Rue, concurrent britannique de Gemalto sur cet appel d'offres et actuel titulaire du marché, avait annoncé mercredi qu'elle ne contesterait pas en justice le choix du gouvernement, contrairement à de précédentes menaces.

De La Rue a par ailleurs annoncé que son résultat opérationnel pour l'exercice clos au 31 mars 2018 serait impacté par le coût, évalué à 4 millions de livres (4,6 millions d'euros), de sa participation infructueuse à l'appel d'offres, et se situerait autour de 60 à 65 millions de livres contre 71 à 73 millions prévus initialement.

"De La Rue va continuer à honorer son contrat actuel et aider à la transition avec le nouveau titulaire, et n'attend donc aucun impact sur sa performance au cours des 18 prochains mois", a ajouté le groupe.

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Autriche: emoi autour d'enfants jouant les soldats dans une mosquée

mer, 04/18/2018 - 18:57

L'une des principales mosquées de Vienne, affiliée à la communauté turque, était dans le collimateur des autorités autrichiennes mercredi pour avoir fait interpréter par des enfants, vêtus de treillis, la reconstitution d'une bataille emblématique de l'histoire ottomane, allant jusqu'à les faire incarner des soldats martyrs.

"Ce qui s'est passé dans cet endroit (...) n'a pas sa place en Autriche. Le gouvernement fera preuve d'une tolérance zéro", a déclaré devant la presse le chancelier conservateur Sebastian Kurz, promettant une réaction "forte" face à des "évolutions négatives".

Les photos de la reconstitution de la bataille de Gallipoli, jouée par des enfants dans les locaux de la mosquée, ont été publiées par l'hebdomadaire de centre gauche Falter et ont largement ému la classe politique autrichienne, toutes tendances confondues.

Les clichés montrent les jeunes garçons en tenue de camouflage alignés en rang, faisant le salut militaire, et agitant des drapeaux turcs, devant un public d'enfants. Sur une autre photo, certains sont allongés pour figurer les victimes de la bataille, leur corps enroulé dans un drapeau turc.

Le chef du gouvernement autrichien n'a pas exclu que la mosquée fasse l'objet d'une mesure de fermeture et il a appelé la mairie de Vienne, dirigée les sociaux-démocrates, à un contrôle plus strict des financements accordés aux associations musulmanes.

Le lieu de culte est géré par l'Union islamique turque d'Autriche (Atib), directement liée à la Direction turque des Affaires religieuses (Diyanet). L'Atib a qualifié la mise en scène de "hautement regrettable" indiquant dans un communiqué être intervenu auprès de la mosquée avant que la controverse éclate dans les médias et avoir demandé la démission du responsable.

La bataille des Dardanelles a débuté en février 1915 par la tentative d'une flottille franco-britannique de forcer le détroit pour s'emparer d'Istanbul, capitale de l'Empire ottoman. Repoussés, les Alliés ont débarqué le 25 avril à Gallipoli mais ont été défaits après de longs mois d'offensive.

L'Empire ottoman a fini la Première guerre mondiale dans le camp des perdants et été démantelé. Mais la bataille de Gallipoli est devenue un symbole de la résistance qui a abouti à l'avènement de la République turque moderne en 1923.

Environ 360.000 personnes d'origine turque vivent en Autriche, dont 117.000 de nationalité turque. Les relations entre Ankara et Vienne sont particulièrement tendues depuis la répression qui a suivi la tentative de putsch contre Recep Tayyip Erdogan en juillet 2017.

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Attaque chimique à Douma : est-il toujours possible d'enquêter?

mer, 04/18/2018 - 18:55
Onze jours ont passé depuis l'attaque chimique présumée à Douma. Autant de temps pour effacer les preuves. Mais selon Jean-Pascal Zanders, spécialiste des armes chimiques, les experts de l'OIAC pourront établir un diagnostic en parlant et en examinant les victimes.
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Figures sombres et provocantes signées Huma Bhabha sur le toit du Met à New York

mer, 04/18/2018 - 18:51

Science-fiction, noirceur et un brin de provocation: c'est le cocktail qu'a choisi la sculptrice américano-pakistanaise Huma Bhabha pour son installation, "Nous venons en paix", visible sur le très populaire toit du Met jusqu'au 28 octobre.

L'installation, où trônent une figure à cinq faces de 3,60 mètres de haut, sculptée dans le bronze, et une mystérieuse silhouette prostrée recouverte d'un sac poubelle et intitulée "Benaam" ("Sans nom", en langue urdu du Pakistan), s'inspire en partie du célèbre film de science-fiction, "Le jour où la Terre s'arrêta" (1951).

Dans le film, un extraterrestre arrive sur terre et appelle les humains à faire la paix pour éviter l'anéantissement.

Si le Met fait valoir que ces lourdes figures de bronze sont truffées de connotations politiques et sociales, Bhabha, qui a travaillé dans le passé sur les thèmes du colonialisme ou de la guerre, entend laisser les visiteurs libres de leur interprétation.

"Je ne veux pas nécessairement dire que c'est ça ou ça parce que cela arrête net la conversation, il y a beaucoup de scénarios différents qu'on peut imaginer".

L'artiste originaire de Karachi, qui a déjà été exposée au MoMA, en Italie ou en Corée, refuse aussi de reprendre le refrain fréquent à New York, qui consiste à attribuer les maux de l'époque actuelle à Donald Trump.

"Ca va au-delà de Trump", dit-elle. "Oui, il a rendu tout très vulgaire et très criant, mais je crois qu'il y avait des problèmes avant qu'il arrive", a-t-elle indiqué à l'AFP. "Je crois que nous vivons des temps très sombres".

"Le travail de Huma nous a semblé adapté à l'époque actuelle", a indiqué Shanay Jhaveri, commissaire adjointe pour l'art d'Asie du Sud au Met.

"Il y a différents niveaux de lecture et je crois que nous voulons juste que les gens prennent un peu de recul et se sentent un peu provoqués".

L'exposition de Bhabha est la sixième organisée sur le toit du Met, qui fournit un cadre spectaculaire avec Central Park et les gratte-ciels pour décor.

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Une ex-pilote de chasse, héroïne du tragique vol New York-Dallas

mer, 04/18/2018 - 18:49

Tammie Jo Shults était aux commandes du Boeing 737 de la Southwest mardi lorsqu'un moteur a explosé en plein vol, faisant un mort. Le sang-froid de cette ex-pilote de l'US Navy, qui a sans doute permis d'éviter un bilan plus lourd, était célébré mercredi aux Etats-Unis.

L'avion, avec à son bord 144 passagers et cinq membres d'équipage, a dû se poser en urgence à Philadelphie après que des éclats du moteur ont brisé un hublot, peu après le décollage de New York à destination de Dallas.

La cabine a été dépressurisée et une passagère identifiée comme Jennifer Riordan, une mère de deux enfants de 43 ans connue pour ses activités de philantropie au Nouveau Mexique, a été partiellement happée à l'extérieur. Des passagers ont réussi à la rattraper mais elle a succombé à ses blessures peu après l'atterrissage.

- Calme face à la panique -

"Vol Southwest 1380, nous n'avons qu'un seul moteur (...). Une partie de l'appareil manque, nous allons devoir ralentir", a calmement expliqué Tammie Jo Shults à la tour de contrôle juste après l'explosion, dans un enregistrement diffusé par plusieurs médias américains.

"Nous avons des blessés (...). Ils disent qu'il y a un trou et que quelqu'un est sorti", a ajouté, toujours dans la retenue, cette femme de 56 ans qui fut parmi les premières à piloter des avions de combat F-18 de la Marine.

Southwest, l'une des plus grandes compagnies aériennes américaines, n'a pas confirmé l'identité de la pilote pour l'instant. Tammie Jo Shults a décliné toute interview mais sa belle-mère a confirmé au Washington Post que c'était bien elle qui pilotait l'avion.

Le calme de cette femme habitant au Texas tranchait avec la panique qui s'est emparée de la cabine.

Selon les récits de plusieurs passagers, notamment celui de Marty Martinez, qui s'enregistrait en vidéo en direct grâce au wifi de l'avion, les voyageurs criaient, pleuraient et beaucoup pensaient leur dernière heure venue.

Après l'atterrissage d'urgence, la pilote a salué un à un les passagers, selon l'un d'entre eux. Et les hommages à la pilote se sont multipliés sur les réseaux sociaux, beaucoup de passagers envoyant aussi des messages de remerciement à Southwest.

"Voilà une vraie héroïne américaine", a écrit la passagère Diana McBride sur Facebook, en remerciant Shults pour son "courage dans cette situation traumatisante".

D'autres l'ont comparée au pilote Chesley Sullenberger, surnommé "Sully", qui a réussi un atterrissage d'urgence spectaculaire à New York sur la rivière Hudson en janvier 2009, immortalisé en 2016 par le film "Sully" de Clint Eastwood.

- Refusée par l'armée de l'air -

Cindy Foster, une amie de Mme Shults qui a étudié avec elle à l'université d'Olathe, au Kansas, a raconté au journal Kansas City Star comment cette chrétienne fervente, mariée à un autre pilote de Southwest, avait dû lutter dans sa jeunesse pour s'imposer en tant que pilote de chasse: Mme Shults a rejoint la Marine après avoir été refusée par l'armée de l'air parce qu'elle était une femme.

"Elle savait qu'elle devait travailler plus dur que les autres", a raconté Foster. "Elle avait dit qu'elle ne laisserait personne lui dire qu'elle ne pouvait pas" voler.

D'autres "héros" ont émergé au lendemain de l'incident, notamment les deux passagers qui ont rattrapé la femme happée dans le hublot: un employé de ranch en chapeau de cow-boy identifié par les médias américains comme Tim McGinty, et un pompier texan nommé Andrew Needum, qui a fait un massage cardiaque à bord sur la victime.

Pusieurs passagers "ont fait des choses assez étonnantes dans des conditions très difficiles", a souligné le chef des pompiers de Philadelphie, Adam Thiele.

Les raisons pour lesquelles le moteur de type CFM-56, courant sur les avions commerciaux et fabriqué par la co-entreprise CFM de General Electric et Safran, a explosé ne sont pas encore connues.

L'organisme fédéral américain de sécurité dans les transports, le NTSB, a dépêché des enquêteurs à Philadelphie. Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) pour la sécurité de l'aviation civile française a aussi annoncé l'envoi de deux experts pour participer à l'enquête sur ce moteur de conception franco-américaine.

Le président du NTSB a reconnu dès mardi que l'incident montrait des ressemblances avec l'explosion d'un moteur subie par un autre Boeing 737 de Southwest en août 2016, qui avait dû atterrir en urgence en Floride sans faire de victime, mais il a refusé de faire tout autre lien à ce stade.

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L'enquête sur une attaque chimique présumée en Syrie au point mort

mer, 04/18/2018 - 18:43

L'enquête sur une attaque présumée chimique en Syrie se trouvait au point mort mercredi, une équipe d'experts internationaux ne pouvant se rendre sur place pour des raisons de sécurité après qu'une mission de reconnaissance a été la cible de tirs.

Cette attaque présumée aux "gaz toxiques" qui a fait au moins 40 morts à Douma le 7 avril selon des secouristes, a déclenché des frappes de Washington, Paris et Londres contre des installations du pouvoir syrien et un pic de tensions diplomatiques inédit.

Le régime de Bachar al-Assad, pointé du doigt par les secouristes et des pays occidentaux, a démenti toute implication, alors que l'enquête censée vérifier s'il y a eu attaque chimique est en suspens, voire menacée.

A la demande du régime Assad, une équipe de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) est arrivée à Damas samedi. Mais elle n'a pour l'instant pas pu quitter la capitale syrienne.

Le régime et son allié russe, qui ont annoncé le même jour la reprise totale de Douma aux rebelles, invoquent des raisons de sécurité. Les Occidentaux les accusent de vouloir entraver l'enquête.

Mardi, une équipe de sécurité de l'ONU est partie en reconnaissance à Douma. Elle "s'est trouvée sous le feu d'armes légères et un explosif a été déclenché. L'équipe est rentrée à Damas", a dit le directeur général de l'OIAC Ahmet Uzumcu dans un communiqué.

"Nous ne savons pas quand la mission pourra être déployée à Douma", a-t-il ajouté, précisant que les enquêteurs se rendraient sur place dès le feu vert de l'agence de sécurité de l'ONU.

- Déplacement "capital" -

Les Occidentaux, qui travaillent sur un projet de résolution sur la Syrie à l'ONU, ne cessent d'afficher leurs doutes, affirmant que la possibilité de trouver des preuves à Douma s'amenuise chaque jour un peu plus.

Les Casques Blancs, ces secouristes en zones rebelles qui ont signalé l'attaque présumée aux "gaz toxiques", s'alarment également.

"Il est capital qu'ils (les experts) se rendent sur le site de l'attaque, toutes les preuves sont là-bas", affirme à l'AFP un secouriste sous couvert de l'anonymat.

"Nous nous coordonnons quotidiennement avec l'OIAC. Nous leur donnons des détails sur le lieu où les morts on été enterrés, le lieu de l'attaque, d'où venaient les avions. (Mardi), le régime a dit avoir trouvé une fosse commune dans le parc al-Jalaa. C'est là où nous avons enterré toutes les victimes tuées dans l'attaque chimique et d'autres bombardements. Le régime cache toutes les preuves", s'inquiète-t-il.

Alors que la France a assuré lundi que le régime Assad avait conservé un programme d'armement chimique "clandestin", la justice belge a indiqué que trois entreprises du pays devraient répondre en mai de "fausses déclarations" pour avoir omis de signaler aux autorités l'exportation vers la Syrie d'un produit chimique pouvant servir à confectionner du gaz sarin.

Selon l'hebdomadaire flamand Knack, qui a révélé l'information, ce sont au total 168 tonnes d'isopropanol qui auraient été exportées de Belgique vers la Syrie et le Liban entre mi-2014 et fin 2016.

- Nouveau front -

Après avoir reconquis totalement Douma et par conséquent l?ensemble de la région de la Ghouta orientale, au terme de cinq ans de siège et d'une offensive dévastatrice lancée le 18 février, le régime s'attaque désormais à d'autres adversaires.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), les troupes gouvernementales ont bombardé pour la deuxième nuit consécutive le quartier de Hajar al-Aswad et le camp de Yarmouk, dernier bastion du groupe jihadiste Etat islamique (EI) dans le sud de Damas.

"Le régime accentue la pression en vue d'une offensive d'envergure ou pour faire plier l'EI et le pousser à évacuer cette zone", a affirmé l'OSDH.

La reconquête de ces zones permettraient au régime de contrôler l'ensemble de la capitale et de ses environs pour la première fois depuis 2012.

Depuis 2015, le président Bachar al-Assad, avec le soutien crucial de la Russie, a renversé une situation militaire défavorable.

Sept ans après le début d'une guerre qui a fait plus de 350.000 morts et jeté des millions de personnes sur les routes, il contrôle désormais plus de la moitié de la Syrie, où vivent les deux tiers de la population.

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L'Otan perd un important fournisseur russe d'avions de transport militaire

mer, 04/18/2018 - 18:41

Le groupe russe Volga-Dnepr a annoncé arrêter à la fin de l'année de fournir ses avions Antonov 124 aux armées de l'Otan, un coup dur pour l'Alliance atlantique et la France, très dépendantes de ces appareils.

"Nous nous retirons progressivement du marché du transport militaire (...) Le groupe ne participera pas à l'appel d'offre lancé par l'Otan dans sa configuration actuelle", a annoncé Volga-Dnepr dans un communiqué transmis à l'AFP.

Concrètement, Volga-Dnepr ne prolongera pas un contrat expirant à la fin de l'année 2018 pour la fourniture de ses Antonov 124 à dix armées européennes de l'Otan. Ce contrat, nommé Salis, était prolongé chaque année depuis 2006, selon l'Otan.

Dans un communiqué, l'Alliance atlantique dit "avoir été informée" par Volga-Dnepr "qu'ils ne prolongeront pas leur service au-delà des termes du contrat actuel, en vigueur jusqu'à fin 2018".

L'Otan précise "travailler avec les pays du contrat Salis pour explorer des options correspondant à leurs besoins aériens à partir de janvier 2019".

Les dix nations de l'Otan qui bénéficient du contrat Salis sont la Belgique, la République tchèque, la France, l'Allemagne, la Hongrie, le Luxembourg, la Norvège, la Pologne, la Slovaquie et la Slovénie.

Le retrait de Volga-Dnepr est un coup particulièrement dur pour l'armée française, handicapée par les retards de livraison et les problèmes techniques du nouvel avion de transport militaire européen A400M et très dépendante des Antonov 124 pour ses missions extérieures, notamment au Sahel.

En mars 2017, un rapport parlementaire français avait souligné la "dépendance très lourde" de la France vis-à-vis de ses fournisseurs russes et ukrainiens d'avions de transport militaire.

Il n'existe qu'une vingtaine d'An-124 dans le monde, détenues par trois compagnies: le groupe public russe Flight Unit FU-224, la société privée ukrainienne Antonov Airlines, qui fournit également l'Otan, et Volga-Dnepr, qui possède la majorité des appareils existant.

Conçu à l'époque soviétique, l'Antonov 124 a une capacité d'emport largement supérieure aux A400M, lui permettant d'embarquer des hélicoptères ou des blindés.

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La Russie s'embourbe dans le blocage de Telegram et menace Facebook

mer, 04/18/2018 - 18:34

La Russie, qui a du mal à faire appliquer sa décision de bloquer la messagerie cryptée Telegram, a menacé mercredi de s'en prendre à Facebook, au risque d'un nouvel affrontement avec un réseau social mondial.

L'autorité de contrôle des télécoms russe veut s'attaquer au poids lourd des réseaux sociaux : Roskomnadzor a annoncé mercredi sa volonté de mettre au pas Facebook, qu'il soupçonne de ne pas se plier à la loi russe, et promis de "l'inspecter" d'ici à la fin de l'année.

"Un certain nombre de critères doivent être remplis, comme la localisation sur le territoire russe des bases de données des citoyens russes et l'élimination de toutes les informations interdites", a déclaré le patron de l'agence Alexandre Jarov, ajoutant que "la question du blocage va évidemment se poser".

Au nom de la lutte contre l'extrémisme et le terrorisme, la pression n'a cessé de monter sur l'internet russe ces dernières années, une manière selon des analystes de maîtriser le débat politique et d'étouffer les voix trop critiques.

Pour faire taire Telegram, Roskomnadzor n'a pas lésiné sur les moyens : jusqu'à 19,4 millions d'adresses IP ont été bloquées après la décision de la justice russe, conséquence du refus de la messagerie cryptée de fournir aux services de sécurité (FSB) les clés permettant de lire les messages des utilisateurs.

Tandis que Roskomnadzor estimait mercredi le taux de perturbation du fonctionnement de Telegram à 30%, le sulfureux cofondateur de cette messagerie, Pavel Dourov, affirmait que celle-ci était "restée disponible pour la majorité des résidents russes".

Mais si Telegram restait majoritairement accessible, de nombreux autres sites subissaient de perturbations. C'est le cas des musées du Kremlin, dont les ventes de billets en ligne ont été interrompues pendant plusieurs heures, mais aussi de la messagerie Viber ou des sites de Volvo, de l'agence vidéo de RT ou des services de jeux en ligne de Xbox et Playstation.

Selon toute vraisemblance, ils utilisaient des serveurs partagés avec Telegram, dont les adresses IP ont été bloquées par Roskomnadzor.

A l'inverse, d'autres sites bloqués -tels que des pages à caractère pornographique, extrémiste ou liées aux jeux d'argent- ont été malencontreusement provisoirement débloquées, rapporte le journal en ligne Fontanka.

L'ONG russe de défense des droits de l'Homme Agora, dont les avocats défendent Telegram, a annoncé mercredi envisager des actions en justice, en Russie et devant la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).

- 'Débrancher complètement internet' -

Alors que les critiques pleuvent, et que Pavel Dourov semble en passe de devenir un nouveau héros des opposants au pouvoir, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, interrogé par les journalistes, a laconiquement lâché : "Poutine est au courant".

Ce blocage ne fait pas que des vagues numériques : une dizaine de personnes ont été arrêtées pour avoir manifesté en lançant des avions en papier (le symbole de Telegram) devant le siège du FSB, dont un membre des Pussy Riot, Maria Aliokhina, qui s'est vu infliger 100 heures de travaux d'intérêt général.

"On ne peut entièrement bloquer la messagerie qu'en débranchant complètement internet dans le pays", a écrit le quotidien Vedomosti dans un éditorial, affirmant que les efforts de Roskomnadzor restaient "sans résultats" tandis que les usagers "testent avec succès de nouvelles méthodes de résistance".

De nombreux tutoriels circulent depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux, expliquant comment contourner le blocage en utilisant des proxies et des VPN, permettant de simuler une connexion à partir de l'étranger.

Le recours aux VPN a justement explosé en Russie ces derniers jours. Dès lundi, date du début du blocage, le fournisseur NordVPN a par exemple annoncé avoir enregistré une hausse de 150% du nombre de ses utilisateurs en Russie.

Pavel Dourov avait appelé mardi à la "résistance numérique", annonçant son intention d'offrir des bitcoins et des "millions de dollars" aux particuliers et aux entreprises s'employant à contourner le blocage.

"La réponse de Pavel Dourov à la demande totalitaire du gouvernement russe (...), le refus et la résistance, est la seule réponse morale et montre un réel leadership", a déclaré sur Twitter le lanceur d'alerte Edward Snowden.

Fondée en 2013 par les frères Pavel et Nikolaï Dourov, créateurs auparavant du réseau social VKontakte, Telegram compte aujourd'hui 200 millions d'utilisateurs dans le monde, dont 7% en Russie.

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