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Mis à jour : il y a 28 min 59 sec

Le stade olympique de Sydney va être détruit

ven, 11/24/2017 - 09:21

Les deux plus grands stades de Sydney, dont celui érigé pour les jeux Olympiques de 2000, vont être détruits pour laisser la place à de nouvelles enceintes dans un programme controversé de grands travaux, a annoncé vendredi le gouvernement local.

Inauguré en 1999, l'ANZ Stadium, qui s'appela auparavant Stadium Australia puis Telstra Stadium, a aujourd'hui une capacité de 83.500 places et sera remplacé par une enceinte rectangulaire de 75.000 places, a annoncé Gladys Berejiklian, Première ministre de l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud dont Sydney est la capitale.

L'Allianz Stadium qui date de 1988 et compte 45.500 places, sera remplacé par un stade de la même capacité, a-t-elle ajouté en présentant un programme de deux milliards de dollars australiens (1,28 milliard d'euros).

"Les supporters seront plus près de l'action qu'avant, avec des tribunes élevées qui créeront un mur de son et de couleurs inspiré du Colisée", a-t-elle dit.

"Cet investissement signifie qu'on aura de quoi prétendre à des événements mondiaux comme la Coupe du Monde féminine de la Fifa, la Coupe du Monde de Rugby".

Son gouvernement a indiqué que ces deux stades attiraient actuellement 3,5 millions de visiteurs par an, générant un milliard de dollars australiens pour l'économie de l'Etat.

Salué par certaines fédérations, comme Rugby Australia, ce projet s'est aussi attiré des critiques.

Le chef de l'opposition travailliste dans l'Etat Luke Foley a dénoncé des investissements inutiles compte tenu du nombre de rencontres de forte influence à Sydney, affirmant que ces fonds seraient mieux utilisés pour des écoles ou des hôpitaux.

"Pourquoi faire ça? Est-ce que le match entre Waratahs et les Bulls en Super Rugby va attirer 45.000 personnes?", a-t-il interrogé en citant une des rencontres du championnat qui réunit les meilleures franchises de l'hémisphère sud (Nouvelle-Zélande, Australie, Afrique du Sud, Argentine) et du Japon.

"Il a du mal à rassembler 10.000 personnes".

Construit à partir de 1996, le stade olympique de Sydney avait déjà subi un gros lifting après les JO, sa capacité ayant été ramenée de 110.000 à 83.500 places pour le Mondial de rugby de 2003.

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Zimbabwe: Mnangagwa a promis à Mugabe et sa famille la "sécurité totale"

ven, 11/24/2017 - 09:20

Le futur président du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa a promis à son prédécesseur Robert Mugabe, qui a démissionné mardi après trente-sept ans au pouvoir, et à sa famille une "sécurité totale", a rapporté vendredi le quotidien d'Etat The Herald.

M. Mnangagwa "s'est entretenu hier (jeudi) avec le président sortant, le camarade Robert Mugabe, et lui a assuré que lui et sa famille bénéficieraient des conditions de sécurité et de bien-être maximales", a indiqué le journal.

The Herald n'a pas donné plus de précision sur l'avenir de celui qui était, jusqu'à mardi, le plus vieux dirigeant en exercice de la planète.

M. Mugabe, 93 ans, a été poussé vers la sortie par un coup de force de l'armée, qui a pris le contrôle du pays dans la nuit du 14 au 15 novembre après le limogeage de M. Mnangagwa.

Après avoir résisté plusieurs jours aux pressions des militaires, de son parti, la Zanu-PF, et de la rue, il a fini par capituler mardi en présentant sa démission, sous la menace d'une procédure de destitution lancée devant le Parlement.

Agé de 75 ans, M. Mnangagwa devait être investi président vendredi à la mi-journée dans un stade de la capitale Harare, où des dizaines de milliers de personnes se pressaient déjà dans la matinée, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Selon le quotidien The Herald, M. Mugabe a informé son successeur, lors de leur entretien, qu'il "pourrait ne pas assister à la cérémonie" parce qu"il avait "besoin de temps pour se reposer".

Le futur chef de l'Etat hérite d'un pays en ruine, dont la population attend impatiemment des réformes.

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Pistorius condamné en appel à 13 ans et 5 mois de prison pour le meurtre de sa compagne

ven, 11/24/2017 - 09:20
L'athlète sud-africain Oscar Pistorius, qui purgeait une peine de six ans pour le meurtre de sa petite amie en 2013, a été condamné en appel vendredi à 13 ans et 5 mois de prison par la Cour suprême d'appel.
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Des avatars virtuels pour aider les schizophrènes à combattre leurs "voix"

ven, 11/24/2017 - 09:17

"Tu ne vaux rien !", lance un visage d'homme virtuel qui s'affiche sur l'écran. "Tu peux t'en aller s'il te plaît ?", lui répond une femme assise devant l'ordinateur. Pour aider des schizophrènes à combattre les "voix" dans leur tête, des chercheurs ont mis au point des avatars numériques censés les personnifier.

D'abord timide, la voix de la patiente se raffermit: "Je ne vais plus t'écouter !" Cet échange fait partie d'un traitement innovant mis au point par des chercheurs anglais et dont les premiers résultats sont présentés vendredi dans la revue The Lancet Psychiatry.

Soixante-quinze patients ont suivi cette thérapie pendant un essai de trois mois, tout en continuant leur traitement médicamenteux.

Selon les auteurs de ces travaux, sept de ces patients "ont complètement arrêté d'entendre des voix". En comparaison, ils étaient seulement deux dans un autre groupe-témoin de 75 personnes qui ont reçu des conseils médicaux à la place de la thérapie basée sur les avatars.

Environ deux-tiers des schizophrènes entendent des voix imaginaires qui, souvent, les insultent ou les menacent, selon l'auteur principal de l'étude, Tom Craig, du King's College de Londres.

Le plus souvent, les médicaments réduisent les symptômes mais un quart des patients continue d'entendre ces voix, souligne l'étude. C'était le cas des 150 personnes qui y ont pris part et vivent avec trois ou quatre "voix" en moyenne.

Les avatars permettent de matérialiser ces voix menaçantes afin que les patients les affrontent puis les dominent, font valoir les auteurs de l'étude.

Grâce aux indications des patients, la tonalité de la voix qui les tourmente et le visage qu'ils y associent sont recréés par ordinateurs.

Ils suivent ensuite six sessions de 50 minutes lors desquelles ils sont confrontés à cet avatar par ordinateur interposé. Dans une autre pièce, le thérapeute les guide via un micro. C'est aussi lui qui endosse la voix de l'avatar et le fait s'adresser au patient.

Le but est qu'au fil de la thérapie, le patient prenne confiance, devienne de plus en plus affirmatif et que l'avatar cède du terrain.

"On passe de quelque chose de très effrayant à quelque chose qui est sous le contrôle de la personne", affirme M. Craig.

Les experts indépendants qui ont commenté ces travaux les jugent prometteurs mais estiment que d'autres essais sont nécessaires afin d'en confirmer l'efficacité et de définir le type de patients auxquels ils conviennent le mieux.

Quelque 20 millions de personnes dans le monde sont atteints de schizophrénie, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

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Macron au congrès des maires: Baroin relève une "volonté d'avancer ensemble"

ven, 11/24/2017 - 09:15

François Baroin, président de l'Association des maires de France (AMF), a accordé le "bénéfice du doute" à Emmanuel Macron, au lendemain de son discours devant les maires réunis en congrès, jugeant qu'"il y a la volonté d'avancer ensemble".

Le chef de l'Etat est en début de mandat, "il y a le bénéfice du doute et il y a la volonté d'avancer ensemble", a déclaré M. Baroin vendredi sur Europe 1. "Il a une volonté de transformer le pays, nous on le fait tous les jours, matin, midi et soir, donc il faut qu?on discute".

Emmanuel Macron a présenté jeudi devant plusieurs milliers de maires inquiets ses projets pour les collectivités locales, dont une refonte des impôts locaux, sans rien lâcher sur les économies qu'il leur demande.

Interrogé sur l'éventualité d'un boycott de la Conférence des territoires, menace qu'avait brandie André Laignel (PS), vice-président de l'AMF, M. Baroin s'est dit "favorable à prendre le temps d?inscrire dans les mois qui viennent autour de la table une partition commune, sur la fiscalité, sur l'avenir des territoires, sur la réforme constitutionnelle".

"Ca a été un premier semestre complexe, compliqué, certains ont dit un été meurtrier, ils ont probablement raison", a poursuivi M. Baroin. "On s'est remis autour de la table", Emmanuel Macron "a repris en quelque sorte le sens du dialogue, on va voir dans les mois et dans les années qui viennent".

"L'idée d'ouvrir le débat sur le statut d'élu local va dans le sens de la réduction d'un déficit de considération", a-t-il jugé. De même, le président "ouvre le jeu (...) sur une grande réforme fiscale locale, ça c'est fondamental, qui devrait garantir la liberté des collectivités territoriales de s'administrer et aussi le cadre général que nous demandons de conserver le lien entre l'habitant et la commune".

"L'Etat peut compter sur nous (...) lorsque l'essentiel est en jeu, mais l'Etat doit protéger -et c'est le rôle du président- notre Constitution et notre Constitution garantit notre République décentralisée", a encore déclaré le maire de Troyes.

Interrogé sur un possible regroupement des élections municipales prévue en 2020 avec les élections départementales et régionales de 2021, M. Baroin a indiqué qu'"il y a des débats" chez les maires. "Il n'y a pas de consensus". "Après tout, ce sera au final le président de la République qui choisira".

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Philippines: échec du planning familial, des ONG à la rescousse

ven, 11/24/2017 - 09:09

Myrna, 33 ans, élève six enfants dans le "Village du Paradis", qui malgré son joli nom n'est qu'un bidonville du nord de Manille. Son cas illustre parfaitement les faillites en série du planning familial philippin.

Elle avait déjà quatre enfants en décembre 2012 au moment de l'adoption d'une loi sur le contrôle des naissances. Mais l'entrée en vigueur du texte a été bloquée, le centre de planning familial proche de chez elle a épuisé ses réserves de pilules contraceptives et elle a eu deux autres bébés.

"Je ne veux plus d'enfants. Les envoyer tous à l'école représente un effort. Un de plus et je n'aurai plus de temps pour moi", explique à l'AFP cette ancienne vendeuse.

La famille Albos vit du salaire journalier de 500 pesos (huit euros) du père plombier, au "Village du Paradis", un bidonville où des millions de personnes survivent dans une pauvreté crasse. Leur bicoque au sol en terre battue se trouve derrière un égout puant à ciel ouvert.

La loi prévoyait à l'origine la gratuité pour les plus pauvres de la pilule et autres implants contraceptifs. Elle visait à protéger les femmes de la mortalité en couches et des risques sanitaires associés à la grossesse.

Le texte avait été salué comme une grande victoire pour les droits des pauvres face à la puissante Eglise catholique et ses alliés conservateurs au Congrès philippin.

Les Philippines, ancienne colonie espagnole, sont le bastion du catholicisme en Asie: environ 80% des 103 millions de Philippins sont catholiques.

Et l'Eglise a le bras long, ce qui explique que l'avortement et le divorce soient toujours illégaux dans l'archipel, où la croissance démographique figure parmi les plus élevées du monde.

En 2015, le taux de fécondité avait toutefois ralenti, à 2,33 enfants par femme contre six dans les années 1970, d'après les statistiques de l'ONU.

Mais le taux de mortalité maternelle restait élevé, à 114 pour 100.000 naissances vivantes.

- 'Tigre de papier' -

L'adoption de la loi n'a toutefois que sonné le départ d'une nouvelle longue bataille. Contesté en justice, le texte n'est entré en application qu'en avril 2014.

La Cour suprême l'a jugé constitutionnel mais l'a en bonne partie dénaturé, en annulant les pénalités prévues pour les responsables et travailleurs sanitaires refusant de fournir des contraceptifs. Et les financements de la loi ont été réduits à peau de chagrin par ses opposants au Congrès.

"Nous n'avons pas décollé. On est sur le tarmac depuis cinq ans", dit à l'AFP le secrétaire d'Etat à la Santé Gerardo Bayugo. Sans les pénalités prévues à l'origine, cette loi "c'est un tigre de papier", dit-il. Et le manque de fonds implique que les pouvoirs publics ne peuvent acheter suffisamment de contraceptifs.

Le président Rodrigo Duterte, arrivé au pouvoir en 2016, a comme ses prédécesseurs tenté de rendre la contraception accessible au plus grand nombre.

Mais la route est pavée d'embûches.

En 2015, les croisés anticontraception ont saisi la Cour suprême avec le soutien de l'Eglise pour lui demander d'interdire les pilules, implants, dispositifs intra-utérins et contraceptifs injectables au motif qu'ils étaient abortifs, et donc anticonstitutionnels.

La Cour suprême a alors ordonné la suspension de leur distribution le temps que l'Agence philippine des produits alimentaires et des médicaments (FDA) tranche la question.

Elle vient de le faire, décrétant que des dizaines de contraceptifs n'étaient pas abortifs et que le gouvernement pouvait en conséquence les distribuer gratuitement.

- Financements problématiques -

Les préservatifs n'étaient pas concernés par la dispute mais ils sont utilisés par seulement 2% des Philippins, pour des raisons à la fois culturelles et de coût, selon le ministère de la Santé.

A la suite de la décision de la FDA, le gouvernement a commencé à distribuer 500.000 implants - un petit bâtonnet inséré sous la peau qui libère en continu des hormones empêchant l'ovulation.

Mais c'est loin d'être assez, déclare M. Bayugo. "On n'a pas résolu la question du financement. C'est notre problème depuis cinq ans."

D'après le ministère de la Santé, six millions de couples ont besoin de contraceptifs mais n'y ont pas un accès adéquat.

Le budget 2017 de 165 millions de pesos (2,8 millions d'euros) couvrira seulement les besoins de deux millions de ces couples, ajoute le secrétaire d'Etat. Le Congrès avait rejeté le budget initial de 1,2 milliard de pesos (20 millions d'euros).

Et pour 2018, le ministère de la Santé demande 342 millions de pesos, soit un tiers seulement des sommes nécessaires pour vraiment appliquer la loi.

- ONG à la rescousse -

Quand la distribution d'implants par le gouvernement était encore interdite, Myrna Albos avait frappé à la porte de Likhaan, une association qui bénéficie de financements étrangers. Après la naissance de son sixième enfant cette année, elle a finalement obtenu un implant.

Des ONG comme Likhaan viennent en aide à environ 150.000 personnes non couvertes par les services de santé, selon la directrice de Likhaan, Junice Melgar.

Mais leurs programmes modestes ont également essuyé des revers.

En 2016, des dizaines de femmes paniquées avaient exigé le retrait de leur implant dans les cliniques de Manille, raconte Mme Melgar à l'AFP. Incidents confirmés par M. Bayugo. Elles avaient été effrayés par un politicien qui prétendait que les implants provoquaient le cancer, la polio et même la cécité.

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Retraites: la réforme "prendra du temps", "pas de calendrier fixé"

ven, 11/24/2017 - 09:06

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a affirmé vendredi sur LCI que la prochaine réforme des retraites "prendra du temps" et qu'elle ne voulait pas "se laisser enfermer dans un calendrier" qui n'était par ailleurs "pas fixé".

Interrogée sur le fait de savoir si la réforme était repoussée à 2019 au lieu de 2018, la ministre a indiqué qu'elle ne voulait pas "se faire enfermer dans un calendrier".

"C'est une réforme structurelle, en profondeur, qui nécessite la confiance des Français, qui nécessite beaucoup de temps de concertation", a-t-elle dit.

"Cette réforme qui doit aboutir nécessitera du temps", a-t-elle dit. 2019? "Pourquoi pas, mais il n'y a pas aujourd'hui de calendrier fixé", a-t-elle assuré.

"Si nous commençons à dire: c'est telle date ou à telle date, nous nous mettons en obligation de réussir et nous mettons la pression sur les partenaires et sur les Français", a-t-elle encore expliqué.

Les consultations des partenaires sociaux sur la réforme, pilotée par le Haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye, viennent de commencer.

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VTC: une centaine de chauffeurs manifestent à Paris pour réclamer l'application de la loi

ven, 11/24/2017 - 09:04

Des chauffeurs de VTC manifestaient vendredi matin dans le calme aux abords du Palais des congrès, porte Maillot à Paris, pour réclamer une application stricte de la loi régulant le secteur et de meilleures conditions de travail, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une centaine de voitures étaient garées vers 7H30 le long du Palais des congrès de la porte Maillot, où la ministre des Transports, Elisabeth Borne, était attendue dans la matinée pour la Journée internationale des assises de la mobilité.

Les chauffeurs étaient rassemblés dans le calme sur le côté du bâtiment, et les forces de l'ordre empêchaient toute intrusion sur le périphérique voisin.

"On est là pour montrer à la ministre que les chauffeurs sont présents, déterminés, et qu'ils veulent l'application de la loi", a déclaré à l'AFP Helmi Mamlouk, de FO-Capa VTC, qui réclame en outre "la reprise en main des négociations sur les tarifs et la fin de l'ingérence des plateformes".

Votée fin décembre 2016, la loi Grandguillaume a durci l'accès au métier de VTC pour mettre fin au contournement opéré par plusieurs milliers de chauffeurs Loti (transport collectif à la demande). Elle donnait un an à ces derniers pour réussir l'examen commun VTC-taxis ou obtenir une équivalence pour faire du transport individuel.

Mais la ministre des Transports a accordé un délai de trois mois supplémentaire aux chauffeurs qui auront engagé d'ici la fin d'année les démarches pour être en règle, une décision "inacceptable" pour les organisateurs de la manifestation. Un délai qui n'est même plus évoqué par le ministère, selon FO, qui y voit un motif de grogne supplémentaire.

Les manifestants réclament par ailleurs la création d'un tarif minimum, piste envisagée sous le quinquennat précédent.

Des milliers de chauffeurs salariés de Loti n'auront plus le droit d'exercer en 2018 faute d'avoir décroché leur carte de VTC.

A Marseille, des chauffeurs étaient également appelés à manifester par l'association UCP-PACA, selon FO.

Les représentants des taxis et des VTC (syndicats et plateformes) seront reçus le 8 décembre par Mme Borne, selon un courrier de la ministre consulté par l'AFP, afin de réaliser notamment un "point d'étape" sur l'application de la loi Grandguillaume.

La réunion sera également l'occasion de lancer "des travaux de court et de moyen terme pour parvenir à une amélioration de la régularisation du secteur, en particulier par la discussion des questions relatives à une tarification minimum et à un encadrement du temps de conduite des chauffeurs".

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Fonction publique: Darmanin lance une vaste consultation des agents et usagers

ven, 11/24/2017 - 09:01

Le ministre de l'Action et des comptes publics chargé de la fonction publique, Gérald Darmanin, lance vendredi à Reims une vaste consultation destinée à interroger les agents et les usagers sur les services publics de demain, a annoncé son ministère.

Cette vaste consultation, annoncée dès la prise de fonction de M. Darmanin et baptisée "Forum de l'Action Publique", doit se dérouler jusqu'en février 2018 et prendra plusieurs formes, a-t-on précisé de même source.

Agents et usagers pourront ainsi répondre chacun à un questionnaire sur une plateforme internet.

Des débats associant agents, usagers et associations d'usagers ainsi que des élus locaux et des chefs d'entreprise seront parallèlement organisés dans les "territoires" sous l'égide des préfets concernés (région et/ou département).

Le ministère prévoit enfin d'y associer les écoles, sans que les modalités précises de cette association ne soient connues à ce stade.

Les syndicats de la fonction publique ont exprimé à plusieurs reprises leurs inquiétudes concernant cette consultation, débaptisée et rebaptisée à plusieurs reprises, et qui doit permettre de dresser un état des lieux des besoins en matière de service public --qu'il s'agisse de ceux des usagers ou de ceux des agents-- en matière de fonctionnement et de moyens.

Ils ont notamment critiqué la formulation des questions auxquelles devront répondre les agents, "trop axées sur des questions de ressources humaines" ne "tenant pas compte des enjeux de fond pour le service public", selon eux. CGT, FO et Solidaires ont décidé de boycotter les groupes de travail préparatoires à cette consultation.

L'ensemble des syndicats de la fonction publique reprochent au gouvernement, qui a notamment annoncé le gel du point d'indice servant au calcul de la rémunération des agents publics, NDLR, le rétablissement du jour de carence et 120.000 suppressions de postes d'ici la fin du quinquennat, sa "vision comptable" du service public. Ils lui reprochent de ne pas tenir compte de la réalité du terrain en terme de besoins humains, territoriaux et financiers.

Ils contestent aussi sa conception du "dialogue social" et sa "méthode" de discussions, reposant sur des réunions formelles avec les partenaires sociaux "alors que les choix ont déjà été arbitrés".

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Fonction publique: Darmanin lance une vaste consultation des agents et usagers

ven, 11/24/2017 - 09:00

Le ministre de l'Action et des comptes publics chargé de la fonction publique, Gérald Darmanin, lance vendredi à Reims une vaste consultation destinée à interroger les agents et les usagers sur les services publics de demain, a annoncé son ministère.

Cette vaste consultation, annoncée dès la prise de fonction de M. Darmanin et baptisée "Forum de l'Action Publique", doit se dérouler jusqu'en février 2018 et prendra plusieurs formes, a-t-on précisé de même source.

Agents et usagers pourront ainsi répondre chacun à un questionnaire sur une plateforme internet.

Des débats associant agents, usagers et associations d'usagers ainsi que des élus locaux et des chefs d'entreprise seront parallèlement organisés dans les "territoires" sous l'égide des préfets concernés (région et/ou département).

Le ministère prévoit enfin d'y associer les écoles, sans que les modalités précises de cette association ne soient connues à ce stade.

Les syndicats de la fonction publique ont exprimé à plusieurs reprises leurs inquiétudes concernant cette consultation, débaptisée et rebaptisée à plusieurs reprises, et qui doit permettre de dresser un état des lieux des besoins en matière de service public --qu'il s'agisse de ceux des usagers ou de ceux des agents-- en matière de fonctionnement et de moyens.

Ils ont notamment critiqué la formulation des questions auxquelles devront répondre les agents, "trop axées sur des questions de ressources humaines" ne "tenant pas compte des enjeux de fond pour le service public", selon eux. CGT, FO et Solidaires ont décidé de boycotter les groupes de travail préparatoires à cette consultation.

L'ensemble des syndicats de la fonction publique reprochent au gouvernement, qui a notamment annoncé le gel du point d'indice servant au calcul de la rémunération des agents publics, NDLR, le rétablissement du jour de carence et 120.000 suppressions de postes d'ici la fin du quinquennat, sa "vision comptable" du service public. Ils lui reprochent de ne pas tenir compte de la réalité du terrain en terme de besoins humains, territoriaux et financiers.

Ils contestent aussi sa conception du "dialogue social" et sa "méthode" de discussions, reposant sur des réunions formelles avec les partenaires sociaux "alors que les choix ont déjà été arbitrés".

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Retraites: la réforme "prendra du temps", "pas de calendrier fixé"

ven, 11/24/2017 - 08:53

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a affirmé vendredi sur LCI que la prochaine réforme des retraites "prendra du temps" et qu'elle ne voulait pas "se laisser enfermer dans un calendrier" qui n'était par ailleurs "pas fixé".

Interrogée sur le fait de savoir si la réforme était repoussée à 2019 au lieu de 2018, la ministre a indiqué qu'elle ne voulait pas "se faire enfermer dans un calendrier".

"C'est une réforme structurelle, en profondeur, qui nécessite la confiance des Français, qui nécessite beaucoup de temps de concertation", a-t-elle dit.

"Cette réforme qui doit aboutir nécessitera du temps", a-t-elle dit. 2019? "Pourquoi pas, mais il n'y a pas aujourd'hui de calendrier fixé", a-t-elle assuré.

"Si nous commençons à dire: c'est telle date ou à telle date, nous nous mettons en obligation de réussir et nous mettons la pression sur les partenaires et sur les Français", a-t-elle encore expliqué.

Les consultations des partenaires sociaux sur la réforme, pilotée par le Haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye, viennent de commencer.

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Afrique du Sud: Pistorius condamné en appel à 13 ans et 5 mois de prison

ven, 11/24/2017 - 08:52

L'athlète sud-africain paralympique Oscar Pistorius, qui purgeait une peine de six ans pour le meurtre de sa petite amie en 2013, a été condamné en appel vendredi à 13 ans et 5 mois de prison par la Cour suprême d'appel.

La condamnation à six ans de prison décidée par le tribunal de Pretoria en 2016 "est mise de côté et remplacée par la suivante: l'accusé est condamné à une peine de prison de 13 ans et 5 mois", a déclaré le juge Willie Seriti à la Cour suprême d'appel de Bloemfontein (centre).

Il s'agit du dernier rebondissement en date dans ce très long feuilleton judiciaire qui tient en haleine les médias sud-africains depuis quatre ans.

Après la condamnation à six ans de prison infligée en 2016 au champion, le parquet avait fait appel pour exiger une peine plus sévère, estimant la première "scandaleusement inappropriée".

Interrogé par l'AFP vendredi, le porte-parole du parquet, Luvuyo Mfaku, s'est déclaré "satisfait" du jugement de la Cour suprême d'appel, espérant que la famille Steenkamp allait "pouvoir tourner la page maintenant qu'une peine convenable a été fixée".

Dans la nuit du 13 au 14 février 2013, le coureur Oscar Pistorius avait abattu chez lui de quatre balles sa compagne Reeva Steenkamp, qui s'était enfermée dans les toilettes.

Il a toujours plaidé la méprise, affirmant qu'il était persuadé qu'un cambrioleur s'était introduit dans sa propriété de Pretoria et qu'il avait tiré sous le coup de la panique.

L'athlète, surnommé "Blade Runner" (le coureur aux prothèses en lames de carbone), était entré dans la légende sportive en s'alignant avec les valides aux 400 mètres des jeux Olympiques de Londres en 2012, une première pour un double amputé.

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Stefanini: la droite doit "faire l'inventaire" de sa défaite qui "ne se limite pas aux affaires"

ven, 11/24/2017 - 08:51

Patrick Stefanini, ancien directeur de campagne de François Fillon, souhaite que la droite "fasse l'inventaire de sa défaite" qui "ne se limite pas aux affaires" autour de son candidat, mais qui est due aussi à son incapacité à s'allier avec le centre.

"J'ai peur que les responsables de la droite soient à nouveau tentés de ne pas faire l'inventaire de la défaite". "Et cet inventaire, il ne se limite pas aux affaires ! Moi je n'ai jamais écrit que les affaires à elles seules étaient responsables de notre défaite", a expliqué sur RTL M. Stefanini, auteur d'un livre sur la campagne de M. Fillon ("Déflagration", Robert Laffont).

"Il y a deux autres causes à notre défaite: la première, c'est que depuis 2008 nous avons perdu des pans entiers de notre électorat, notamment l'électorat populaire et une partie des classes moyennes. Et ça n'est pas la faute de Nicolas Sarkozy, c'est en grande partie (la faute) de la terrible crise économique et financière qui est tombée sur notre pays".

*Deuxièmement, nous avons perdu le centre. Je sais bien qu'en disant cela je ne vais pas me rendre sympathique auprès d'un certain nombre de militants des Républicains. Mais c'est une réalité incontestable: quand la droite, qui est sociologiquement minoritaire, s'allie avec le centre, elle gagne l'élection présidentielle; quand elle n'a pas le centre avec elle, ou qu'elle l'a contre elle comme ça a été le cas en 2017, elle perd l'élection présidentielle", a développé M. Stefanini.

A présent, "la droite compte beaucoup de personnalité fortes, Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand. Je parle avec toutes ces personnalités. J'assume aussi le fait que j'ai eu plaisir à travailler avec Valérie Pécresse et je continue à lui apporter mon concours", a indiqué M. Stefanini.

Artisan de la victoire de Jacques Chirac en 1995, proche d'Alain Juppé, M. Stefanini a rejoint François Fillon en 2013. Il a démissionné à quelques semaines du premier tour de la présidentielle après la décision de M. Fillon de se maintenir malgré sa mise en examen.

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Cuba honore Fidel Castro et contemple la transition de 2018

ven, 11/24/2017 - 08:51

Cuba s'apprête à commémorer sobrement samedi le premier anniversaire de la mort du père de sa révolution Fidel Castro, au moment où l'île engage le processus devant mener, dans trois mois, au départ de son frère Raul de la présidence.

La volonté du "commandant en chef" Fidel a été respectée: aucune rue, place ou édifice ne porte son nom et aucune statue ou monument n'a été érigé en son honneur. Mais Fidel reste très présent dans les esprits, et les médias d'Etat ne manquent pas de rappeler chaque jour ses exploits, discours et écrits.

Dans les rues, panneaux et inscriptions ornant les murs, qui célèbrent "Fidel entre nosotros" ("Fidel parmi nous"), ou "Fidel vive" ("Fidel vit"), pullulent à l'approche du premier anniversaire de son décès à l'âge de 90 ans.

Ces jours-ci, de nombreuses commémorations "politiques et culturelles" ont lieu à travers le pays, mais les autorités n'ont pour l'heure pas programmé d'évènement faisant figure de point d'orgue des cérémonies.

A La Havane, se tiendra samedi soir une veillée devant l'université, alors que Raul Castro devrait se déplacer à Santiago de Cuba (sud-est) devant l'imposant monolithe immaculé où reposent les cendres de son aîné.

Hasard ou volonté des autorités, ces hommages coïncident avec la tenue dimanche du premier tour des élections municipales, un scrutin reporté suite au passage de l'ouragan Irma, qui a fait 10 morts et causé de nombreuses destructions sur l'île en septembre dernier.

Ce vote donnera le coup d'envoi d'une série de scrutins devant aboutir, fin février, au remplacement de Raul Castro, 86 ans, à la tête du pays.

- Contexte délicat -

Au cours de l'année écoulée, les Cubains ont vu la situation économique de leur pays reculer notamment sous l'effet de la baisse des livraisons pétrolières vénézuéliennes, et le rythme des réformes s'est brusquement ralenti.

Après une année 2016 marquée par un recul du PIB de 0,9%, l'Etat projetait une croissance de 2% pour 2017, mais ce chiffre a été ramené à 1% en juillet, alors que la Cepal, commission économique de l'ONU pour la région, vise les 0,5%.

Ces évaluations ont été publiées avant le passage d'Irma, dont les dégâts occasionnés dans les secteurs du tourisme et surtout de l'agriculture n'ont toujours pas été officiellement chiffrés par les autorités.

En parallèle, l'administration de Donald Trump a durci le ton vis à vis de La Havane, qui risque de pâtir de nouvelles restrictions visant le commerce et les voyages des Américains sur l'île.

En août, le gouvernement cubain a donné un coup de frein à l'initiative privée en suspendant indéfiniment l'octroi de licences pour une trentaine d'activités dans le but de lutter contre les fraudes dans ce secteur qui emploie 20% des actifs du pays.

Selon l'ancien diplomate et universitaire cubain Carlos Alzugaray, le pays accumule des "retards" dans les domaines de la décentralisation, de l'ouverture de l'économie au secteur privé et de l'unification monétaire, réforme attendue depuis plusieurs années.

- Passage de témoin -

Président depuis 2008 après un intérim de deux ans, Raul Castro a annoncé qu'il ne briguerait pas de nouveau mandat et cèderait sa place à un dirigeant de la nouvelle génération.

Pour l'heure c'est son premier vice-président et numéro deux du gouvernement, Miguel Diaz-Canel, 57 ans, qui tient la corde pour lui succéder.

Né après la révolution, cet apparatchik aux cheveux poivre et sel aura la lourde tache de fédérer autour de sa personne, consolider les acquis de la révolution et poursuivre la transition économique esquissée par Raul Castro.

Ce dernier n?abandonnera toutefois pas totalement les manettes, puisqu'il restera à la tête du tout puissant Parti communiste cubain (PCC) jusqu'au prochain congrès prévu en 2021.

"Ces deux prochaines années, le programme du gouvernement et la manière d'exercer le pouvoir ne changeront probablement pas beaucoup", prédit Michael Shifter, président du groupe de réflexion Dialogue interaméricain, à Washington.

Toutefois, aux yeux de l'expert cubain Arturo Lopez-Levy, professeur à l'Université du Texas Rio Grande Valley, cette transition "offre des opportunités de changement de politique conformes à la vision de la nouvelle génération".

Pour guider son successeur, Raul Castro s'est chargé de lui dessiner des "lignes directrices" votées par le parti et le Parlement. Celles-ci donnent les orientations politiques et économiques à mener d'ici 2030, avec pour objectifs la consolidation du régime et la poursuite de "l'actualisation" d'un modèle économique obsolète.

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En Serbie, les hommes de Milosevic sont toujours là

ven, 11/24/2017 - 08:40

La justice internationale a condamné mercredi Ratko Mladic, mais en Serbie d'ex-collaborateurs de Slobodan Milosevic qui incarnait la dérive nationaliste sanglante dans l'Ex-Yougoslavie, restent sur le devant de la scène ou y reviennent.

Les crimes de Mladic ont été commis en Bosnie, mais le nationalisme "grand serbe" des années 1990 avait son siège à Belgrade où étaient ses hérauts, à commencer par Slobodan Milosevic, mort en détention en 2006.

Ou encore Vojislav Seselj, élu député après avoir été acquitté en 2016 par le tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) et en attente de son jugement en appel.

Repentis ou non, d'autres sont toujours là, tel le président Aleksandar Vucic. Ministre de l'Information pendant la guerre du Kosovo (1998-99, 13.000 morts), cet ex-faucon ultranationaliste a fait sa mue en 2008 pour se convertir au libéralisme politique et mener le rapprochement de son pays avec l'Union européenne.

Aujourd'hui ministre des Affaires étrangères, Ivica Dacic était lui porte-parole du Parti socialiste de Milosevic. Il a pris ses distances avec ce passé, mais reste beaucoup plus eurosceptique que le président.

- 'Pas de prise de conscience' -

Quant au ministre de la Défense Aleksandar Vulin, il ne renie pas ses jeunes années: il expliquait en mars s'être battu avec Milosevic pour "des idéaux importants et qui ont de la valeur", et qu'il "continuerait aussi longtemps (qu'il) vivrait".

Il était un proche collaborateur de l'épouse de Milosevic, Mira Markovic, patronne de la "gauche yougoslave" (JUL), mouvement officiellement très à gauche mais considéré comme très dur pendant les guerres des Balkans.

Pour l'historienne Dubravka Stojanovic, "la Serbie a régressé": "Il n'y a pas de prise de conscience sur les crimes de guerre et, donc, pas d'obstacle au retour des gens de Milosevic."

Milorad Vucelic fut le principal propagandiste de Milosevic en tant que patron de la télévision d'Etat (RTS). Dix-sept ans après que les Serbes sont descendus par centaines de milliers pour faire tomber le leader du pays, Vucelic n'a jamais pris ses distances et se présente volontiers comme "le camarade de Slobo", dont il a organisé les funérailles. En septembre, il a fait son retour, en prenant les rênes de l'influent quotidien Vecernje Novosti.

- Vucic l'équilibriste -

Des hommes condamnés reviennent aussi après avoir purgé leur peine. Ainsi l'ex-vice-Premier ministre yougoslave, Nikola Sainovic, condamné à 18 ans de prison pour les crimes de guerre du Kosovo. Dès sa libération en 2015, Ivica Dacic l'a désigné au comité directeur du Parti socialiste.

En octobre, l'Union européenne a regretté que l'ancien commandant des forces serbes au Kosovo, Vladimir Lazarevic, condamné lui à 14 ans, ait pu reprendre du service à l'académie militaire de Belgrade. Sollicité par l'AFP, le ministère de la Défense a répondu que l'officier avait juste été invité pour une seule conférence.

L'influent journaliste Dejan Anastasijevic a expliqué dans un éditorial sur internet être "effrayé" car "chaque jour, de plus en plus de vieux potes de Milosevic sont remis en place". "Ils sont convaincus que Milosevic a tout fait convenablement, et que les autorités actuelles devraient emprunter le même chemin".

Commentant ce qu'il désigne comme le "retour des zombies", le spécialiste de la région à l'University College de Londres Eric Gordy décèle un double jeu d'Aleksandar Vucic qui se livrerait à "un numéro d'équilibriste".

Le président donnerait des gages à son aile dure, influente dans son parti de centre droit, afin de se donner de l'air pour avancer dans son rapprochement avec l'Union européenne et pour nommer des responsables au profil plus "progressiste" comme la vice-première ministre Zorana Mihajlovic et la cheffe du gouvernement Ana Brnabic, issue du monde des affaires.

Mais pour Eric Gordy, "le retour permanent des vieilles idées et des anciens responsables, aussi discrédités soient-ils, parfois même condamnés, illustre la pénurie d'idées et de personnalités neuves apparues en Serbie depuis le début de ce siècle".

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Le café Shabandar: La Mecque des intellectuels irakiens depuis un siècle

ven, 11/24/2017 - 08:20

Au coeur de l'allée des bouquinistes de Bagdad, Abdel Fattah al-Noeïmi est attablé au café Shabandar, cette institution où, depuis un siècle, l'histoire de l'Irak se fait et se défait devant un verre de thé.

"Je viens ici depuis 60 ans", assure à l'AFP ce septuagénaire élégamment vêtu, un des piliers de ce haut lieu de rendez-vous des poètes et de l'intelligentsia culturelle et politique bagdadie.

Abdel Fattah al-Noeïmi a commencé à fréquenter ce café de la célèbre rue al-Moutannabi quand il avait 17 ans, avant même de devenir chercheur en sciences sociales.

Tous les jours depuis lors, affirme fièrement cet Irakien, cheveu peigné de près et cravate assortie à son costume marron impeccable, il est là, "de neuf heures du matin jusqu'à 14 ou 15 heures, quand tout le monde part".

Avant de devenir en 1917 le premier café du quartier, l'immense bâtisse de briques et de plâtre typique du Bagdad de l'époque était déjà une institution locale. Ici, se dressait l'imprimerie d'Abdel Majid al-Shabandar, dont le nom ottoman signifie "le plus grand des commerçants".

Le café a gardé ce nom. Derrière la porte en bois et en verre, vêtu d'une longue robe traditionnelle blanche et le visage encadré par une barbe de la même couleur, Mohammed al-Khachali, le propriétaire, veille.

- 'S'asseoir dans un livre d'histoire' -

Cette année, dit celui que tout le monde appelle "hajj", du nom du musulman ayant fait le pèlerinage à La Mecque, "le café a 100 ans". "Ici, c'est comme un livre d'histoire", assure-t-il.

Quand il est arrivé à la direction du Shabandar en 1963, M. Khachali a pris une décision drastique: "Pas de jeu" dans son café, "ni dominos ni cartes", explique-t-il.

S'il en a surpris certains à jouer malgré tout, lui s'en est tenu à "la promesse" qu'il s'était faite à lui-même: "Ce lieu serait le rendez-vous des gens de culture", un lieu où l'on discute, où l'on échange sur les arts, les questions politiques et sociales. Et, se félicite-t-il aujourd'hui, "c'est vraiment ce qui s'est passé".

Ni les guerres, ni les révolutions, ni les coups d'Etat qui ont rythmé l'histoire irakienne et le siècle d'existence du Shabandar n'ont eu raison de l'assiduité de ses clients.

Les discussions animées autour d'un thé ou d'un narguilé ont continué d'être une tradition observée par tous ceux et celles qui se pressent, notamment le vendredi, journée de repos hebdomadaire, pour trouver une place sur les chaises et banquettes en bois.

La révolte de 1920 contre le mandat britannique, la révolution des Officiers libres du 14 juillet 1958 contre la monarchie, le coup d'Etat baassiste de 1963, l'embargo des années 1990, l'invasion conduite par les Américains en 2003... rien n'a pu entamer la popularité du café.

- 'Ecole de pensée' Shabandar -

En mars 2007, dans la tourmente des violences confessionnelles et des attentats quotidiens, une voiture piégée a explosé au coeur de la rue al-Moutannabi. Une centaine de personnes ont été tuées ou blessées. Des librairies historiques sont parties en fumée.

Des décombres, les secours ont sorti les corps sans vie de quatre des fils de Mohammed al-Khachali, ainsi que celui de l'un de ses petits-fils.

Depuis, au nom "Shabandar" sur l'enseigne, une deuxième inscription a été ajoutée en lettres fines, qui proclame: "café des martyrs". M. Khachali, lui, refuse d'évoquer ce jour funeste.

Derrière lui, sur les murs, des dizaines de photographies en noir et blanc, certaines vieilles de plus d'un siècle, racontent l'histoire de Bagdad et de l'Irak, avec ses princes et ses anonymes. Dans le livre d'or, nombre d'ambassadeurs étrangers ont apposé leur signature.

La diversité des hommes et des femmes sur les photos se reflète encore aujourd'hui dans les tablées du Shabandar, assure M. Noeïmi. Ce café, dit-il, "n'est pas réservé à une religion, une culture ou une partie de la société, tout le monde s'y retrouve".

- Carrefour des générations -

Dans un joyeux brouhaha, des commandes fusent - "Garçon, deux thés !" - au milieu de conversations portant sur la politique du pays en plein marasme, sur l'art ou la culture, deux domaines éreintés par les guerres à répétition et pour lesquels la rue al-Moutannabi et ses sorties du vendredi constituent un poumon.

Les serveurs, plateaux en fer tenus au-dessus de l'épaule, vont et viennent en un savant ballet pour apporter aux clients attablés et absorbés par leurs discussions des verres de thé remplis à ras bord.

Sur les tabourets ou fauteuils de bois, toutes les générations se côtoient.

Rammah Abdelamir, 17 ans, un livre sur "L'histoire moderne de la politique" à la main, vient régulièrement dans ce "monument du vieux Bagdad".

Shabandar, dit-il, "est un héritage à préserver". "Cet endroit, c'est un peu La Mecque des intellectuels et une école pour les générations qui se succèdent", s'enthousiasme le jeune homme, chemise blanche cintrée et coupe savamment travaillée.

Pour M. Noeïmi, il y a même "une école de pensée" Shabandar. Dans un pays régulièrement en proie aux divisions ethniques ou confessionnelles, ici, dit-il, "tout le monde respecte les idées des autres".

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Le pape en visite en Birmanie et au Bangladesh, en plein drame des Rohingyas

ven, 11/24/2017 - 08:02
Le pape François débutera lundi deux visites en Birmanie et au Bangladesh. Un voyage diplomatiquement miné lors duquel ses paroles sur le drame des Rohingyas, minorité musulmane persécutée par l’armée birmane, devraient être scrutées.
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Il y a 100 ans, les lettres anonymes de Tulle, "mère" de tous les corbeaux

ven, 11/24/2017 - 08:01

Il y a 100 ans, d'une étroite rue de Tulle partaient deux courriers, premiers d'une longue série de lettres anonymes qui allaient pendant quatre ans vicier la vie des habitants, causer deux morts, inspirer un chef d'oeuvre du cinéma, et léguer un nom à tous les "corbeaux" de France.

"Vous êtes cornard (cocu), votre femme est la maîtresse à..", Untel "est un voleur", Une telle "une mule qui ne peut ni pondre ni couver" (avoir d'enfant), telle autre "a sombré un polichinelle" (avorté), un autre enfin "n'est pas le père de son fils"...

Infidélités, délits, rumeurs, drames familiaux... Parfois pure calomnie, souvent faits réels restés sous le manteau: de décembre 1917 à avril 1922, le quotidien du vieux quartier du Trech, dans le centre de la préfecture de Corrèze, a été nourri d'au moins 110 lettres --d'autres furent détruites, ou tues-- révélant, entre insultes et sobriquets cruels, un monceau de petits secrets. Ne touchant guère plus d'une quinzaine de familles, mais inoculant de soupçon toute la ville de 15.000 habitants.

"Il y a des faits, des dates, des heures, des noms, des prénoms... Tout le monde craint d'en recevoir une, tout le monde chuchote qu'untel a été +attrapé+", raconte Francette Vigneron, une ancienne journaliste employée de la médiathèque de Tulle, passionnée d'histoire criminelle et auteur en 2004 d'un livre-référence sur "l'affaire".

- Des vies pourries, et des morts -

En matière d'écrits anonymes, l'affaire des lettres de Tulle est "incontournable, en ce qu'elle rassemble l'ensemble de la mécanique de victimisation: il y a tout", considère le Dr André Gassiot, psychiatre, graphologue, expert judiciaire.

Au début dans les boîtes aux lettres, puis dans un couloir, au marché, au coin d'une rue, priant à qui la trouve de la délivrer mais non cachetées, les lettres de Tulle "ont pourri des vies, détruit une partie du tissu social, semé la méfiance, l'opprobre et même la mort", relate l'historienne amateur.

La mort vint en 1921, sans doute par suicide, pour un employé de préfecture poussé à la folie, après que son épouse eut été accusée d'être l'auteur des lettres-- par l'une d'elles, bien entendu. Sa mort suscita une grande émotion, la révélation publique de l'affaire par le préfet, et l?intérêt avide de la presse nationale.

Elle convoqua à Tulle l'alors illustre Dr Edmond Locard, pionnier de la police scientifique dont il créa à Lyon le premier laboratoire, en 1910.

Le médecin-criminologue fit passer une dictée "jusqu'à lassitude" à huit suspects. Confondant au final Angèle Laval, dont les idiotismes des écrits anonymes réapparurent à la longue. Angèle, "vieille fille" de 32 ans, qui était elle-même destinataire d'une de ses premières lettres, de même que son jeune chef de service qui avait repoussé ses avances.

Inculpée mais niant farouchement, Angèle Laval entraîna sa mère dans un "pacte de double suicide" dont elle-même réchappa étrangement.

Qualifiée de "névropathe hystérique" par les experts, Angèle fut jugée pour diffamation, injures publiques et privées, et condamnée en 1922 à un mois de prison avec sursis et 100 francs d'amende, verdict confirmé en appel. "Elle a pris peu, mais en fait elle a pris perpète dans la vie. Jusqu'à sa mort en 1967, à 81 ans, elle resta chez elle, avec sa tante puis seule, ne sortant quasiment pas".

- L'écrit anonyme, cette arme -

Mise au ban ? Oubliée ? "Plutôt enfouie, refoulée par une société pas à l'aise avec l'affaire", corrige Mme Vigneron, qui accédant en 2003 au dossier d'instruction, réalisa qu'il n'avait pas été ouvert en 80 ans... Et se souvient d'anciens venus alors lui raconter la mise en garde de leurs parents, jadis: "+Si tu croises l'Angèle, surtout ne la regarde pas dans les yeux !+ On disait qu'elle jetait des sorts..."

Et "Le Corbeau", dans tout ça ? Il ne se "posa" à Tulle que 20 ans après les faits, avec le film éponyme (1943) de Henri-Georges Clouzot, séduit par un scénario inspiré de l'affaire. Angèle, elle, d'abord ne signait pas, puis signa "Oeil de Tigre" (du nom d'une pierre semi-précieuse aux prétendues vertus +protectrices+).

Est-ce un article sur le procès, qui décrivait Angèle de noir vêtue comme un "oiseau funèbre qui a replié ses ailes" ? Ou l'injuste réputation qui colle au volatile ? Ni Clouzot ni Chavance, le scénariste, ne s'en expliquèrent. Mais le titre fit mouche, et entra peu à peu dans l'histoire judiciaire, accolé aux écrits anonymes.

Cent ans plus tard, la sortie d'une BD sur l'affaire et une exposition à la médiathèque ressortent ce premier "corbeau" de l'oubli. Passent des classes de collégiens, auxquels Mme Vigneron raconte l'affaire, et au passage, sonde leur propre vécu d'envois anonymes, à l'ère des réseaux sociaux. Avec ce message inchangé en 100 ans: "une lettre anonyme est une arme. Or une arme peut tuer".

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VTC: une centaine de chauffeurs manifestent à Paris pour réclamer l'application de la loi

ven, 11/24/2017 - 08:00

Des chauffeurs de VTC manifestaient vendredi matin dans le calme aux abords du Palais des congrès, porte Maillot à Paris, pour réclamer une application stricte de la loi régulant le secteur et de meilleures conditions de travail, a constaté un journaliste de l'AFP.

Une centaine de voitures étaient garées vers 7H30 le long du Palais des congrès de la porte Maillot, où la ministre des Transports, Elisabeth Borne, était attendue dans la matinée pour la Journée internationale des assises de la mobilité.

Les chauffeurs étaient rassemblés dans le calme sur le côté du bâtiment, et les forces de l'ordre empêchaient toute intrusion sur le périphérique voisin.

"On est là pour montrer à la ministre que les chauffeurs sont présents, déterminés, et qu'ils veulent l'application de la loi", a déclaré à l'AFP Helmi Mamlouk, de FO-Capa VTC, qui réclame en outre "la reprise en main des négociations sur les tarifs et la fin de l'ingérence des plateformes".

Votée fin décembre 2016, la loi Grandguillaume a durci l'accès au métier de VTC pour mettre fin au contournement opéré par plusieurs milliers de chauffeurs Loti (transport collectif à la demande). Elle donnait un an à ces derniers pour réussir l'examen commun VTC-taxis ou obtenir une équivalence pour faire du transport individuel.

Mais la ministre des Transports a accordé un délai de trois mois supplémentaire aux chauffeurs qui auront engagé d'ici la fin d'année les démarches pour être en règle, une décision "inacceptable" pour les organisateurs de la manifestation. Un délai qui n'est même plus évoqué par le ministère, selon FO, qui y voit un motif de grogne supplémentaire.

Les manifestants réclament par ailleurs la création d'un tarif minimum, piste envisagée sous le quinquennat précédent.

Des milliers de chauffeurs salariés de Loti n'auront plus le droit d'exercer en 2018 faute d'avoir décroché leur carte de VTC.

A Marseille, des chauffeurs étaient également appelés à manifester par l'association UCP-PACA, selon FO.

Les représentants des taxis et des VTC (syndicats et plateformes) seront reçus le 8 décembre par Mme Borne, selon un courrier de la ministre consulté par l'AFP, afin de réaliser notamment un "point d'étape" sur l'application de la loi Grandguillaume.

La réunion sera également l'occasion de lancer "des travaux de court et de moyen terme pour parvenir à une amélioration de la régularisation du secteur, en particulier par la discussion des questions relatives à une tarification minimum et à un encadrement du temps de conduite des chauffeurs".

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Pakistan : libération du cerveau présumé des attentats de Bombay

ven, 11/24/2017 - 07:55
La justice pakistanaise a ordonné la libération de l'un des responsables présumés des attentats de Bombay en 2008, et dirigeant du groupe extrémiste Jamaat-ud-Dawa (JuD), révèle son mouvement vendredi.
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