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Les Zimbabwéens dans la rue pour demander le départ de Mugabe

sam, 11/18/2017 - 09:20

Des milliers de Zimbabwéens sont descendus samedi dans les rues d'Harare pour demander le départ du président Robert Mugabe, progressivement lâché par ses plus fidèles alliés, une mobilisation appuyée par l'armée qui a pris cette semaine le contrôle du pays.

"Trop c'est trop, Mugabe doit partir', "Repose en paix Mugabe", "Non à la dynastie Mugabe", pouvait-on lire sur des pancartes brandies par des manifestants euphoriques, des Noirs mais aussi, fait rare, des Blancs.

Ces manifestations anti-Mugabe, qui ont débuté samedi matin pacifiquement, clôturent une semaine de crise politique inédite au Zimbabwe, où l'armée a pris le contrôle du pays et assigné à résidence le chef de l'Etat, au pouvoir depuis 1980.

L'intervention de l'armée représente un tournant dans le long règne de Robert Mugabe, marqué par la répression de toute opposition et une grave crise économique. Environ 90% de la population active est au chômage.

A 93 ans, le plus vieux chef d'Etat en exercice de la planète se retrouve de plus en plus isolé, abandonné par ses alliés les plus précieux: après l'armée et les anciens combattants, les sections régionales du parti présidentiel de la Zanu-PF l'ont à leur tour lâché vendredi soir et demandé son départ.

"J'ai 30 ans. Imaginez-vous. Je n'ai jamais travaillé, et cela à cause du régime Mugabe. Donc on demande du changement", a expliqué samedi à l'AFP Kelvin Shonhiwa, un manifestant qui agitait un drapeau du Zimbabwe.

"On a attendu trop longtemps ce jour", a assuré Emma Muchenje, 37 ans, dans un concert de klaxons assourdissants.

Stephanus Krynauw, un fermier blanc expulsé dans le cadre de la réforme agraire très controversée de Robert Mugabe lancée en 2000, était aussi de la partie: "Ça fait longtemps qu'un truc pareil n'est jamais arrivé, être ensemble", la majorité noire et la minorité blanche issue des descendants de colons britanniques.

Les manifestants ont répondu à l'appel des anciens combattants du Zimbabwe - acteurs incontournables de la vie politique - et de mouvements de la société civile, dont le mouvement ThisFlag du pasteur Ewan Mawarire, un des acteurs clés d'une fronde anti-Mugabe réprimée en 2016 par les forces de sécurité.

Les soldats étaient présents samedi dans les rues d'Harare, mais cette fois-ci les manifestants les saluaient, et leur serraient la main. Certains brandissaient même des portraits du chef d'état-major, le général Constantino Chiwenga, qui "appuie pleinement" les manifestations.

- 'La partie est finie' -

Dans la nuit de mardi à mercredi, l'armée est intervenue - sans effusion de sang - à Harare en soutien à Emmerson Mnangagwa, limogé une semaine plus tôt de son poste de vice-président.

Elle a placé en résidence surveillée le président Mugabe, qui est cependant autorisé au coup par coup à se déplacer.

Vendredi, il a fait sa première apparition publique depuis le coup de force militaire, lors d'une cérémonie de remise de diplômes universitaires à Harare. Il n'a pas fait de discours et somnolé, comme il le fait régulièrement en public, assis dans un immense fauteuil de bois et de cuir.

En l'autorisant à sortir de la résidence présidentielle, l'armée entend le traiter "avec dignité et respect" le temps de trouver une issue à la crise, a expliqué à l'AFP Anthoni van Nieuwkerk, professeur de sciences politiques à l'université de Witwatersrand à Johannesburg.

Pour l'instant cependant, les discussions piétinent et le président Mugabe s'accroche au pouvoir.

L'armée s'est cependant félicitée vendredi d'avoir enregistré des "progrès significatifs" dans la purge qu'elle conduit contre des proches du couple présidentiel.

Dans la ligne de mire de l'armée se trouve le groupe dit des G40, une faction de la Zanu-PF qui soutient la Première dame Grace Mugabe et ses ambitions présidentielles.

C'est elle qui a fait tomber Emmerson Mnangagwa, 75 ans, devenu un concurrent beaucoup trop encombrant dans sa course à la succession du président. Elle avait mené une active campagne de dénigrement de son adversaire. Elle a finalement été le catalyseur de la crise politique actuelle.

"La partie est finie", a lancé vendredi l'influent chef des anciens combattants de la guerre d'indépendance, Christopher Mutsvangwa, à l'adresse de Mugabe.

"Il doit démissionner. Nous pouvons finir le travail commencé par l'armée", a-t-il affirmé en appelant à la mobilisation des anti-Mugabe.

Fort de l'intervention de l'armée, Emmerson Mnangagwa, qui avait fui le pays après son éviction, est rentré au Zimbabwe jeudi. Il n'est pas encore apparu en public, mais son nom circule pour prendre la direction d'une éventuelle transition politique. Samedi, des manifestants brandissaient son portrait.

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L'Iran dit que son programme balistique "ne regarde pas" la France

sam, 11/18/2017 - 09:00

Un conseiller du numéro un iranien s'en est pris à la France samedi affirmant que le programme balistique de son pays "ne regarde pas" le président Emmanuel Macron.

Vendredi, M. Macron, tout en réaffirmant sa volonté de "dialoguer" avec l'Iran, a exprimé le "souhait que l'Iran ait une stratégie régionale moins agressive et que nous puissions clarifier sa politique balistique qui apparaît comme non maîtrisée".

"Sur les questions de défense et du programme balistique, nous ne demandons la permission à personne (...) En quoi cela regarde Macron? Qui est-il pour s'ingérer dans ces affaires?" a déclaré Ali Akbar Velayati, le conseiller du guide suprême Ali Khamenei pour les affaires internationales à la télévision d'Etat.

"S'il veut que les relations entre l'Iran et la France se développent, il doit essayer de ne pas s'ingérer dans de telles affaires, car c'est contraire aux intérêts nationaux" a-t-il ajouté. "C'est évident que notre réponse est négative" aux demandes de la France de négociations sur la question balistique.

Déjà vendredi, l'Iran avait critiqué la France après des déclarations du chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian accusant depuis Ryad Téhéran de "tentations hégémoniques" au Moyen-Orient. Le porte-parole de la diplomatie iranienne avait affirmé que la "partialité" de la France aggravait les crises régionales.

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Les négociations climatiques à l'épreuve des réalités

sam, 11/18/2017 - 08:40

Il aura fortement ému les délégués de la conférence climat de l'ONU à Bonn: à la tribune, un petit Fidjien est venu raconter la dévastation de son village, témoignage soulignant l'enjeu vital de la lutte contre le réchauffement, et la difficulté des COP à relever le défi.

Timoci Naulusala, 12 ans, décrivait, dans un anglais impeccable, son île en train d'être rayée de la carte par la montée de l'océan. Mais à l'évocation du cyclone Winston qui bouleversa sa vie l'an dernier, son débit s'est soudain ralenti.

"Ma maison, mon école, ma source de nourriture, d'eau, d'argent, ont été détruites. Ma vie était un chaos. Je me suis demandé: +que se passe-t-il ? Que vais-je faire ?+"

La réponse à la première question de Timoci est connue.

"Le changement climatique est là. Il est dangereux. Et il est sur le point de devenir bien pire", souligne le climatologue Johan Rockström, directeur du Stockholm Resilience Centre.

Avec 1°C de réchauffement enregistré depuis la période préindustrielle, la planète a déjà vu croître et s'accentuer sécheresses, vagues de chaleur, tempêtes meurtrières.

En adoptant l'accord de Paris en 2015, la communauté internationale s'est engagée à contenir le réchauffement "bien en deçà" de 2°C. Un objectif difficile à atteindre, qui pourrait ne pas suffire à sauver Fidji, l'organisateur de la COP23, et des dizaines d'autres petites îles.

Mais la seconde question posée par Timoci reste sans réponse: que va-t-il faire ? Et que va faire le monde ?

La réponse - exposée dans la Convention de l'ONU sur le climat de 1992 - paraissait simple: l'humanité doit cesser de charger l'atmosphère de gaz à effet de serre (GES), à l'origine de ce réchauffement inédit.

Le succès des mesures pour combler le trou dans la couche d'ozone suggérait le moyen d'y parvenir: un traité international.

Mais il aura fallu plus de 25 ans pour en conclure un, et il est cruellement insuffisant: les engagements de réduction d'émissions pris par les pays conduisent à ce stade à +3°C.

Depuis Paris, les conférences climat de l'ONU, les COP (conférence des parties), se sont concentrées sur l'élaboration d'un manuel d'application du traité, qui entre en vigueur en 2020.

- Bureaucratique et byzantin -

Au fil des années, le processus bureaucratique et byzantin de ces forums, où des centaines de diplomates peuvent discuter d'un mot pendant des jours, aura lutté pour rester en phase à la fois avec le problème et ce que certains négociateurs appellent "le monde réel".

"Ce qui est en jeu, c'est la pertinence du processus de COP", estime le chef de la délégation nicaraguayenne, Paul Oquist, déplorant la lenteur des pourparlers. "Nous ne pouvons pas prendre le risque de devenir de moins en moins pertinents à chaque conférence", dit-il.

Or, la fenêtre pour éviter un cataclysme climatique est de plus en plus étroite.

Durant leurs travaux entamés à Bonn le 6 novembre, les négociateurs ont appris que les émissions de CO2 allaient augmenter de 2% en 2017, après trois années de stabilité, un "recul pour l'humanité", selon les scientifiques.

Les chercheurs ont aussi mis en garde contre des seuils de température ("points de bascule") au-delà desquels la fonte des glaces libèrerait assez d'eau pour élever le niveau des mers de plusieurs mètres.

Les négociations sont aussi à la traîne par rapport aux actions menées par les villes, les régions et les entreprises.

"Pour la première fois dans l'histoire des COP, le coeur de l'action n'était pas dans la zone des négociations mais dans la zone +verte+ (des actions): ce ne sont pas les négociations qui ont été au centre du jeu, mais les actions des acteurs non-étatiques", note David Levaï, de l'Institut des relations internationales (Iddri).

Environ 7.500 villes et collectivités se sont fixé des objectifs de réduction d'émissions de CO2, et des centaines d'entreprises mondiales se sont engagées vers un monde bas-carbone.

Un diplomate européen a déploré le manque de dynamisme dans la zone de négociations. "Je n'ai jamais vu une COP avec un taux d'adrénaline aussi bas", a-t-il dit à l'AFP.

Mads Randboll Wolff, un expert danois de bioéconomie - une discipline qui n'existait pas il y a dix ans - se souvient quant à lui du fiasco de la COP de Copenhague en 2009.

"Le monde entier avait les yeux tournés vers la tribune, attendant que les dirigeants du monde concluent l'accord qui nous sauverait", dit-il. "L'une des leçons de Copenhague est que les négociations ne suffisent pas", ajoute-t-il.

"Nous en avons besoin. Mais nous avons aussi besoin de la société civile - les gens, les citoyens - pour agir".

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Amorce de mue pour le Sinn Féin réuni en congrès à Dublin

sam, 11/18/2017 - 08:35

Réuni en congrès depuis vendredi soir, le Sinn Féin se prépare au vent du changement, son président emblématique Gerry Adams souhaitant préparer sa succession après 34 ans aux commandes du parti nationaliste.

A 69 ans, la figure tutélaire du nationalisme irlandais devrait être candidat à un nouveau mandat d'un an mais aussi annoncer son départ à l'issue de ce délai et fixer un calendrier pour organiser la transmission de pouvoir.

"Si je suis élu, j'établirai une série de priorités et lancerai un processus de renouvellement générationnel, ce qui implique aussi mon avenir", avait-il affirmé en termes sibyllins, début septembre.

A l'heure actuelle, aucune candidature pour lui succéder n'a réellement émergé. Mais la vice-présidente du mouvement, Mary Lou McDonald, 48 ans, députée du centre de Dublin fait figure de favorite.

Visage neuf, elle présente l'intérêt de n'avoir historiquement aucun lien avec le groupe paramilitaire de l'Armée républicaine irlandaise(IRA).

Si Gerry Adams a joué un rôle majeur dans le processus de paix et a initié la révolution politique du Sinn Féin, le conduisant à devenir la deuxième force politique à Belfast et la troisième à Dublin, beaucoup d'élus considèrent que son passé est devenu un poids.

-'Etre en position de gouverner'-

"Si Gerry nous conduit à la prochaine élection en tant que chef, cela freinera notre progression potentielle", a déclaré au quotidien Irish Times un membre du parti sous couvert d'anonymat.

La conférence du Sinn Féin doit débattre et voter plus de 170 motions, dont certaines auront un impact majeur sur l'orientation politique et les programmes de la formation, qui se positionne à gauche.

Vendredi soir, le principe d'une participation gouvernementale future, en tant que parti allié, a notamment été votée, rompant ainsi avec la ligne traditionnelle qui prévoit de n'intégrer un exécutif qu'en tant que parti principal.

"Le Sinn Féin veut être en position de gouverner, en Irlande du Nord comme en République" d'Irlande, avait affirmé le député du Donegal Pearse Doherty mardi, tout en précisant qu'il faudrait un programme en ligne avec les positions républicaines du Sinn Féin, notamment sur la question de la réunification irlandaise.

La conférence devrait aussi entériner une motion sur la libéralisation de l'accès à l'avortement, toujours restreint aux cas de grossesses comportant un risque mortel pour la mère en Irlande. Mais le parti ne parle pas d'une seule voix sur le sujet, et plusieurs motions adverses seront également soumises au vote.

Parmi les orateurs invités devraient figurer des personnalités de Catalogne, le Sinn Féin ayant soutenu les indépendantistes à l'occasion du référendum du mois d'octobre.

Le congrès devrait accueillir plus de 3.000 membres et visiteurs, ce qui en ferait le plus important rassemblement du parti, affirme le Sinn Féin.

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L'opposant vénézuélien en fuite Antonio Ledezma arrive à Madrid

sam, 11/18/2017 - 08:20

L'opposant vénézuélien Antonio Ledezma, maire de Caracas, est arrivé samedi à Madrid en provenance de Bogota après avoir fui le Venezuela où il était en résidence surveillée depuis 2015, a constaté l'AFP.

Ledezma, 62 ans, a été accueilli à sa descente d'avion peu après 07H00 locales (06H00 GMT) par son épouse Mitzy Capriles, ses filles Mitzy et Antonietta, et l'ancien président colombien Andres Pastrana.

"Le Venezuela n'est pas au bord de l'abîme, il est au fond de l'abîme, il est en train de s'effondrer", a déclaré Ledezma à la presse qui l'attendait à l'aéroport de Barajas.

Le maire de Caracas a annoncé qu'il allait faire une tournée mondiale et voulait incarner "en exil l'espoir de tous les Vénézuéliens de sortir de ce régime, de cette dictature", accusant le gouvernement du président Nicolas Maduro d'être "en collusion avec les trafiquants de drogue".

Le Venezuela est secoué depuis des mois par une violente crise politique, économique et humanitaire, après avoir été ruiné notamment par la chute des cours du pétrole, son unique richesse.

Maduro a ironisé vendredi soir sur la fuite d'un de ses principaux opposants. "Aujourd'hui s'est échappé Antonio Ledezma (...) il est parti sous protection vivre la grande vie en Espagne, boire du vin sur la Gran Via. Qu'ils le gardent", a-t-il déclaré à Caracas.

Antonio Ledezma avait été arrêté en février 2015 et accusé de conspiration contre le gouvernement Maduro.

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Journée mondiale des toilettes: à Kinshasa, l'angoisse des lieux d'aisance

sam, 11/18/2017 - 08:11

Un trou derrière des tôles, pas d'eau courante, peu d'assainissement... A Kinshasa, des millions d'habitants font leur besoin dans des conditions sanitaires déplorables, tout comme 2,4 milliards d'habitants dans le monde, selon les Nations unies qui organisent dimanche la journée mondiale des toilettes.

L'immense majorité des 70 à 90 millions d'habitants de la République démocratique du Congo n'a pas accès à des "toilettes améliorées" qui préservent l'hygiène et l'intimité des utilisateurs, selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef).

Cette pénurie pose d'autant plus problème que le pays connaît cette année une recrudescence du choléra, la "maladie des mains sales" (44.071 cas suspects, 882 décès en 2017, contre 29.000 cas en 2016, selon l'OMS).

A Kinshasa, en l'absence d'une politique publique d'ensemble, la qualité des lieux d'aisance varie fortement selon le standing social, à l'image d'une mégapole d'environ dix millions d'habitants où des ilôts de richesse prospèrent au milieu d'un océan de pauvreté.

Aucun problème pour les privilégiés de la "République de la Gombe", qui abrite le palais présidentiel, les ambassades et les ministères, les banques et les grandes sociétés, les résidences des classes aisées et des expatriés: c'est le domaine des toilettes propres avec eau courante pour l'hygiène des mains et l'assainissement.

L'affaire se complique dans la "Cité" - les 23 autres communes de "Kin-la-belle" que certains Kinois rebaptisent par dérision "Kin-la-poubelle".

Dans la commune populaire de Matete, Junior, 25 ans, ne se plaint pas trop du bloc sanitaire construit en dur à l'écart de la maison dans la cour de la "parcelle" familiale.

Pas d'eau courante mais un robinet et des seaux pour nettoyer les toilettes et la douche mitoyenne, avec des carreaux blancs sur les murs et de la faïence un peu noircie au sol.

Les eaux usées et les excréments partent sous une dalle en ciment dans une fosse qu'un prestataire vient vider tous les deux ou trois ans pour quelques dizaines de dollars.

"Ce n'est pas le grand standing, mais c'est un peu propre", résume ce diplômé en communication des organisations sociales.

Ces conditions d'hygiène feraient le bonheur de ses voisins de quartier qui vivent à la lisière d'une décharge publique, quelques rues plus loin - et plusieurs échelons plus bas dans l'implacable hiérarchie sociale.

"Nous souffrons ici. S'il pleut, ça inonde la dalle. Les WC débordent. Les déchets envahissent la maison", s'énerve Vicky Somo, un jeune père de famille devant son bloc sanitaire. On devine le contenu des latrines à travers des trous dans la dalle de béton.

Un peu plus loin, à côté d'un lieu de culte à l'air libre, les lieux d'aisance se résument à un simple trou creusé à même le sol, protégé des regards par quelques tôles ondulées et un drap.

- "On souffre avec la typhoïde" -

D'après les habitants, les eaux usées s'écoulent dans une rivière qui sépare Matete d'un camp militaire. Le cours d'eau est bordé de part et d'autre par une montagne de déchets en tous genres (sacs plastiques, vieilles bouteilles...) qui font le bonheur des mouettes et le malheur des hommes.

"Tôt ou tard, il y aura des gens qui vont souffrir du choléra. Pour le moment, on souffre avec la typhoïde", affirme Nadine Bondo, qui se présente comme une étudiante en théologie, auteure d'un mémoire "Eglise face au changement climatique".

Non loin de Matete, sur une colline derrière l'université, le quartier de Kindele "est un faubourg" construit sans plan d'urbanisme, résume un habitant Justin Makuba.

"Pour avoir des toilettes bien construites, il faut avoir des sous. Dans le cas contraire, on fore des toilettes manuellement. Quand les toilettes sont pleines, on fait la même chose autre part", explique-t-il. En recouvrant le trou précédent.

En milieu rural (60% de la population), la situation est encore pire avec la "défécation à l'air libre" qui reste un vecteur de maladie, s'inquiète l'Unicef, à l'origine d'un programme "écoles et villages assainis", comme à Kisthini, à 80 km de Kinshasa.

"Avant, nous faisions nos toilettes d'une manière archaïque. On creusait des petits trous. Maintenant, les notions de propreté et d'hygiène ont été intégrées par les élèves", affirme le directeur-adjoint de l'école, Alain Motango, devant un bloc sanitaire pour filles et garçons.

L'infirmier du village, Jeannot Corneille Nkano Mosseo, évoque une diminution des infections génitales chez les femmes.

Malgré l'installation d'une "borne-fontaine", l'eau manque encore parfois pour l'hygiène des mains et l'entretien des toilettes dans ce village-modèle qui bénéficie aussi de l'aide de la Corée du Sud.

Au moins 2,4 milliards de personnes de par le monde n?ont pas accès aux toilettes, d'après l'ONU, qui s'inquiète des conséquences sur la santé et le développement.

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Mois sans tabac: à mi-parcours, il faut "éviter de craquer"

sam, 11/18/2017 - 08:00

Le Mois sans tabac, c'est un peu comme les résolutions de la nouvelle année: passé l'enthousiasme initial, le plus dur commence. A mi-parcours, Anne, Jacques et Blandine, les trois témoins que suit l'AFP, racontent leur méthode pour tenir bon.

- 'Briser des habitudes de vie' -

"Je ne vais pas raconter de craques: je ne suis pas à zéro cigarette", reconnaît Anne, notaire près de Montbéliard (Doubs). Certains jours, elle ne fume pas du tout et d'autres, elle en allume quelques-unes: "Je n'arrive pas à passer ce stade, à me dire +C'est terminé+".

Pour autant, "le bilan est positif": "Entre les 25 à 28 par jour que je fumais auparavant et les 3 de moyenne d'aujourd'hui, je reviens de loin".

Pour cette femme de 44 ans, le plus compliqué, c'est de "briser des habitudes de vie". Par exemple, celle de fumer dans sa voiture, elle qui fait 20 à 25.000 kilomètres par an.

"J'ai changé de voiture et la nouvelle est en leasing, donc je n'ai plus le droit de fumer! Avant, j'avais une voiture qui puait, maintenant elle sent mon parfum", se réjouit-elle.

Elle n'utilise ni pastilles, ni patchs à la nicotine, ni cigarettes électroniques, ni applis mises en place pour le Mois sans tabac: "Je me dis: +J'ai la force+".

Elle va tout de même solliciter un coup de pouce: "Il paraît qu'il y a un super acupuncteur à Montbéliard, qui fait des miracles. J'ai pris rendez-vous, j'y crois à fond".

- 'Ma petite fierté' -

A J+17, Jacques, gérant de bistrot, n'a toujours pas rallumé une cigarette: "Ne pas avoir craqué depuis le 1er novembre, c'est ma petite fierté".

"Les gens autour de moi sont persuadés que je prends quelque chose, un patch ou autre mais non. Je continue sans aucune aide, tout dans la tête!", s'amuse ce Grenoblois de 47 ans, qui n'a pas cherché à se procurer les kits proposés pour le Mois sans tabac.

"La bonne surprise, c'est que ça ne me manque pas tant que ça", assure-t-il. "La clope me manque peut-être dans les moments de stress, si j'en avais une sous la main, je me la grillerais bien. Mais dans le fond, je ne trouve pas ça si insurmontable que ça."

L'arrêt de la cigarette n'est pas le seul changement dans sa vie puisqu'il est en train d'emménager dans un nouvel appartement. Il s'avoue donc assez nerveux en ce moment, mais ne met pas ça sur le compte du manque de nicotine.

"Comme je démarre une nouvelle vie dans un lieu où je n'ai jamais eu l'habitude de fumer, autant tenir. Et les gens ne fumeront pas à l'intérieur mais sur le balcon", promet-il.

- 'Cigarette électronique' -

Bénédicte, infirmière en maison d'arrêt de 34 ans, avoue avoir eu "des difficultés la deuxième semaine": "J'avais repris un peu, une ou deux le soir, lors de moments de détente. Je ne le vivais pas très bien".

Pour "éviter de craquer", en plus du patch, elle s'est mise à la cigarette électronique. Résultat: "Je n'ai plus fumé de cigarette depuis le 11 novembre".

Mais "le but n'est pas d'utiliser la cigarette électronique à tout va". Elle y a seulement recours "à midi ou en fin de journée en sortant du boulot, un peu le soir. C'est une trentaine de taffes (bouffées, ndlr) par jour environ".

Elle est inscrite sur un groupe Facebook mis en place pour le Mois sans tabac ("ça m'aide, on s'encourage") et est allée poser des questions sur le site www.tabac-info-service.fr: "Je voudrais notamment savoir s'il faut que j'augmente mon patch. Peut-être que comme ça, je vapoterais un peu moins. Un tabacologue doit me répondre."

"J'aurais aimé éviter la cigarette électronique. Mais maintenant je n'ai plus du tout envie de fumer de cigarette. Mon conjoint m'a envoyé acheter les siennes et ça ne m'a pas tentée !", sourit-elle.

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"Lieux saints partagés", une exposition sur la coexistence des religions au musée de l''Immigration

sam, 11/18/2017 - 07:49
Après le Mucem à Marseille et le Bardo à Tunis et avant de partir pour Marrakech et New York, l'exposition "Lieux saints partagés" s'arrête au Musée de l'Immigration à Paris. Le commissaire de l'exposition, Manoel Penicaud, a guidé nos reporters, Florence Gaillard et Jean Barrère, parmi les lieux de de partition et de partage entre les trois monothéismes.
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La Russie s'oppose encore à la poursuite de l'enquête sur les armes chimiques en Syrie

sam, 11/18/2017 - 07:42
La Russie s'est de nouveau opposée à un projet de reconduction de l'enquête sur l'utilisation d'armes chimiques par la Syrie en avril à Khan Cheikhoun. Un nouveau veto au Conseil de sécurité de l'ONU qui retarde l'avancée de l'enquête.
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Jo Nesbo, le Norvégien qui fait frissonner les lecteurs de romans noirs

sam, 11/18/2017 - 07:40

Voir le monde à travers les yeux d'une femme est "toujours plus inquiétant", affirme l'écrivain star de polars Jo Nesbo, de retour avec un nouveau thriller "La soif" (Gallimard), dans lequel des femmes inscrites sur des sites de rencontres meurent dans d'atroces circonstances.

Le Norvégien qui a vendu plus de 34 millions de livres dans le monde ne veut pas faire des femmes systématiquement des victimes. "Mais, comme je dis dans le roman, si les hommes risquent plus d'être assassinés, ce sont toutefois les femmes qui se sentent le plus vulnérables sur le plan émotionnel", souligne-t-il lors d'un entretien à l'AFP à Paris.

"En tant qu'homme, quand vous marchez derrière une femme dans un parc et qu'elle hâte le pas, vous vous rendez compte qu'elle a peur de vous. Je trouve ça épouvantable qu'une femme puisse être effrayée en marchant dans un parc."

Pour ce nouveau polar, Joe Nesbo se lance sur les traces d'un vampire des temps modernes et retrouve pour la 11e fois son personnage fétiche, l'inspecteur Harry Hole, incarné à l'écran par Michael Fassbender dans "Le bonhomme de neige", sorti récemment aux Etats-Unis et en salles fin novembre en France.

Fait rare: dans "La soif", l'homme semble libéré de ses démons et coule des jours heureux auprès de sa compagne Rakel. "Il n'a pas beaucoup d'expérience en la matière", plaisante Nesbo. La parenthèse enchantée ne va bien sûr pas durer.

Contrairement à d'autres auteurs nordiques de romans noirs, le Norvégien ne cherche pas le réalisme à tout prix et se montre moins politique que le Suédois Stieg Larsson ("Millenium") ou son compatriote Henning Mankell. Son obsession est la question du bien et du mal.

- Né en Australie -

"Le roman noir me permet de m'interroger sur l'existence du mal et sur la moralité", pointe l'écrivain à succès, qui a été successivement footballeur, journaliste, trader et donne désormais des conférences à l'école de police à Oslo.

Il est également connu dans son pays pour son groupe de rock Di Derre, en vogue dans les années 90.

C'est seulement à l'âge de 37 ans qu'il donne naissance à Harry Hole, personnage alcoolique, obsessionnel et vulnérable, dont il a l'idée lors d'un vol longue distance vers l'Australie.

A peine débarqué, il s'enferme dans sa chambre d'hôtel et écrit "L'homme chauve-souris" (1997) sur le meurtre sauvage d?une Norvégienne à Sydney.

L'inspecteur Harry Hole, de la police d'Oslo, est envoyé sur place pour participer à l'enquête sur ce meurtre qui s'avère le premier d'une longue série. Il va découvrir les dessous de la capitale australienne et se pencher sur ses propres obsessions.

Pour Nesbo, sa vocation et son goût pour les histoires noires remontent à son enfance quand sa mère l'envoyait à la cave chercher des pommes de terre.

"Je savais que je pouvais le faire en 20 secondes mais pendant ce laps de temps, plongé dans le noir, j'avais plus ou moins le temps, dans ma tête, d'écrire une histoire."

"J'ai été attiré très tôt par ces histoires", indique celui qui se dit incapable de regarder un film d'horreur. "Probablement car ce que j'ai en tête pour des romans est bien pire que ce que l'on voit à l'écran." A bon entendeur !

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Le Premier ministre libanais démissionnaire Hariri est arrivé à Paris

sam, 11/18/2017 - 07:20

Le Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri est arrivé samedi matin à Paris, où il doit rencontrer le président Emmanuel Macron pour tenter de trouver une solution à la crise politique provoquée par sa démission surprise, selon des sources concordantes.

Le convoi de sept véhicules a quitté peu après 7H00 l'aéroport parisien du Bourget, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Selon une source aéroportuaire, il a atterri à 7H00 en provenance de Ryad (Arabie saoudite), où M. Hariri a pris le monde par surprise en annonçant le 4 novembre qu'il démissionnait de ses fonctions. La chaîne libanaise Future TV, propriété de la famille Hariri, et une source proche du Premier ministre libanais avaient annoncé son arrivée en France.

A son arrivée à son domicile parisien, M. Hariri, téléphone à l'oreille, a emboîté le pas à son épouse Lara, qui l'a précédé de quelques secondes, selon des images retransmises en direct par la chaîne libanaise LBCI.

Avant de s'envoler pour la France, Saad Hariri s'est entretenu avec l'homme fort de l'Arabie saoudite, le prince héritier Mohammad ben Salmane. "Il a tenu une réunion excellente, fructueuse et constructive avec le prince héritier", a confié à l'AFP une source proche de M. Hariri sous couvert de l'anonymat.

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L'Arabie saoudite rappelle son ambassadeur à Berlin pour protester contre une déclaration allemande sur le Liban

sam, 11/18/2017 - 07:12

L'Arabie saoudite a décidé de rappeler son ambassadeur à Berlin pour protester contre des déclarations du ministre allemand des Affaires étrangères laissant entendre que le Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri était retenu contre son gré à Ryad, a annoncé tôt samedi l'agence officielle saoudienne SPA.

"L'Arabie saoudite a décidé de rappeler son ambassadeur en Allemagne pour consultations et va remettre une lettre à l'ambassadeur d'Allemagne auprès du royaume protestant contre contre ces déclarations malencontreuses et injustifiées", a indiqué la SPA en citant un porte-parole du ministère saoudien des Affaires étrangères.

Peu avant de quitter Ryad pour Paris, M. Hariri a affirmé, dans un tweet adressé au ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel, qu'il ne lui était pas interdit de quitter l'Arabie saoudite.

"Dire que je suis retenu en Arabie saoudite et (qu'il m'est) interdit de quitter le pays est un mensonge. Je suis en route pour l'aéroport", a-t-il écrit.

M. Hariri a quitté samedi l'Arabie saoudite pour se rendre en France deux semaines après sa démission et d'intenses spéculations sur sa liberté de mouvement.

Jeudi, M. Gabriel a déclaré lors d'une conférence de presse à Berlin avec son homologue libanais Gebran Bassil que "le Liban risque de retomber dans de graves confrontations politiques et peut-être militaires".

"Afin de prévenir ceci, nous avons en particulier besoin du retour du Premier ministre actuel", a-t-il souligné, en estimant que le Liban "ne doit pas devenir un jouet de (...) la Syrie, de l'Arabie saoudite ou d'autres".

"Ces déclarations sont hasardeuses, basées sur des informations erronées et ne servent la stabilité dans la région", a commenté le porte-parole du ministère saoudien des Affaires étrangères, cité par l'agence SPA.

"Elles ont provoqué l'étonnement de l'Arabie saoudite (...) qui considère qu'elles ne représentent pas la position du gouvernement allemand ami, qui est un partenaire sûr dans la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme et dans l'action pour établir la sécurité dans la région", a ajouté le porte-parole.

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Syrie: l'entente USA-Russie déjà en difficulté avant de nouveaux pourparlers

sam, 11/18/2017 - 07:00

L'entente embryonnaire entre Vladimir Poutine et Donald Trump sur le sort de la Syrie est déjà mise à l'épreuve, après un clash à l'ONU et avant une série de réunions internationales déterminantes pour l'avenir de cette coopération.

Les présidents russe et américain ont publié le 11 novembre un communiqué conjoint sur le conflit syrien, fait rare tant les relations entre Washington et Moscou sont mauvaises.

"Pas de solution militaire" et soutien à une "solution politique" via le "processus de Genève" sous l'égide de l'ONU, ont-ils déclaré. C'est peu, mais c'était un début pour les deux puissances engagées militairement en Syrie mais en désaccord total sur le soutien russe au régime de Bachar al-Assad.

La déclaration commune, qui ne fait d'ailleurs pas mention du sort réservé au dirigeant syrien, principal point de discorde, a été accueillie avec scepticisme aux Etats-Unis. "Trop beau pour être vrai", a ironisé le Washington Post, estimant que le maître du Kremlin "ne tient jamais compte des accords conclus". Pour le Wall Street Journal, "six années de conflit en Syrie nous ont appris que seule la réalité militaire du terrain déterminera les paramètres d'une future paix", or "M. Poutine est en train de gagner".

Rapidement, le texte conjoint a donné lieu à "une passe d'armes sur l'interprétation" sur son point le plus sensible, la zone de "désescalade" des tensions dans le sud de la Syrie, relève Joseph Bahout, chercheur au Carnegie Endowment for International Peace à Washington. "Les Américains disent que les Russes se sont engagés à éloigner l'Iran et ses alliés des frontières israélienne et jordanienne, mais les Russes répondent que les Américains n'ont rien compris", résume-t-il.

Le double veto de Moscou, jeudi et vendredi au Conseil de sécurité des Nations unies, contre une résolution américaine pour prolonger le mandat des experts internationaux enquêtant sur les armes chimiques en Syrie est donc venu envenimer un climat déjà tendu. Une contre-proposition russe a également été rejetée.

- Mauvais augure -

"La Russie démontre qu'elle n'est ni digne de confiance ni crédible dans le processus vers une solution politique en Syrie", a tranché l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU Nikki Haley, semblant déjà remettre en cause les bienfaits de la déclaration Trump-Poutine.

"La Russie a donné une fois de plus la priorité à la protection du régime Assad", a renchéri la porte-parole du département d'Etat américain Heather Nauert.

Des déclarations de très mauvais augure à l'approche d'une nouvelle série de discussions sur l'avenir politique de la Syrie, alors que la guerre pour regagner les territoires conquis par le groupe jihadiste Etat islamique est en passe d'être couronnée de succès.

D'autant que cinq jours seulement après avoir réaffirmé avec Donald Trump son attachement au processus de Genève, dont le prochain round de tractations est prévu le 28 novembre, Vladimir Poutine a convoqué un sommet concurrent avec ses partenaires du processus d'Astana, au sein duquel les Américains ne sont qu'observateurs: les présidents turc, iranien et russe se réunissent mercredi dans la station balnéaire russe de Sotchi.

"Tout ce que font les Russes, c'est pour vider Genève de sa substance et le remplacer par un processus dont ils ont la maîtrise totale", estime Joseph Bahout. "Du coup, c'est le ping-pong, les Américains ont encouragé l'Arabie saoudite à réunir à nouveau l'opposition syrienne à Ryad", de mercredi à vendredi, ajoute le chercheur.

Les Etats-Unis croient-ils donc toujours que la Russie est leur partenaire dans le processus de Genève? "Je ne sais pas", a reconnu vendredi la porte-parole de la diplomatie américaine.

Pour Heather Nauert, "il y a beaucoup de points sur lesquels nous ne sommes pas sur la même longueur d'ondes avec la Russie, mais il a des points sur lesquels nous le sommes", comme le cessez-le-feu instauré durant l'été dans le sud-ouest de la Syrie et la volonté de l'élargir à une autre zone.

D'autant que Washington a peu d'alternatives.

Selon des diplomates occidentaux, on reconnaît en privé, dans les hautes sphères de l'administration américaine, que Bachar al-Assad et Vladimir Poutine, soutenus par l'Iran, ont remporté de fait la guerre il y a déjà deux ans, et ne font désormais que consolider leur victoire.

"Nous avons dit clairement que nous n'allons pas travailler avec le régime al-Assad, nous n'allons bien évidemment pas travailler avec les Iraniens", soupire un haut responsable du département d'Etat américain. "Donc nous devons trouver le moyen de travailler avec la Russie là où c'est possible."

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Le Premier ministre libanais Saad Hariri est arrivé à Paris depuis l'Arabie saoudite

sam, 11/18/2017 - 06:44
Le Premier ministre démissionnaire libanais Saad Hariri a quitté samedi l'Arabie saoudite, où il résidait depuis l'annonce de sa démission, pour Paris, sur invitation du président français Emmanuel Macron qui le recevra dans la journée.
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Au Canada, aller à Tuktoyaktuk par la route, le rêve réalisé

sam, 11/18/2017 - 06:20

A Tuktoyaktuk, le rêve caressé il y a un demi-siècle est enfin devenu réalité cette semaine avec la mise en service d'une route extrême reliant la bourgade canadienne, nichée sur les rives de l'océan Arctique, au reste du continent nord-américain.

L'exploit valait bien un feu d'artifice, même avec un thermomètre proche des -30 degrés Celsius. Les yeux s'illuminaient alors sur les visages emmitouflés des responsables locaux et des habitants.

Après des années d'études et d'atermoiements, le premier coup de pelle a finalement été donné en 2014, sous l'ancien gouvernement conservateur, pour construire ce que l'on appelait alors la "route des ressources", soit le lien permettant d'aller exploiter les richesses toujours plus loin au Nord.

Mais il y a un an, les libéraux du Premier ministre Justin Trudeau ont décidé un moratoire de cinq ans sur les forages dans l'Arctique.

Les 138 kilomètres de gravier de la route d'Inuvik à Tuktoyaktuk, au nord du Cercle polaire, n'ont cependant pas été construits en vain car, pour les habitants parmi les plus isolés au Canada, c'est la promesse d'une vie moins chère et d'argent de touristes en quête d'aventure.

À Tuktoyaktuk, le taux de chômage est de plus de 30%, et les conditions de vie difficiles pour les 930 habitants.

"Vous savez, nous n'avons pas d'hôtel, nous avons peu de magasins et peu d'opportunités dans la communauté", explique Tianna Gordon-Ruben, qui espère que les prix de la nourriture vont baisser et que plus d'emplois vont être créés.

Avec son bonnet et son anorak rouge, Ella Jean Nogasak, 72 ans, a longtemps attendu la route: "Cette journée est vraiment incroyable, nous sommes heureux, tout le monde est excité".

Quatre ans de travaux ont été nécessaires pour achever la route la plus au nord du continent américain, large d'une dizaine de mètres et qui consiste par endroit en un remblai de quatre mètres de haut déposé sur le pergélisol, ce sol gelé en permanence et isolé par une toile géotextile.

- Températures extrêmes -

Chef du chantier, Dean Ahmet explique les défis et le côté exceptionnel de la construction qui a coûté 300 millions de dollars canadiens (235 millions d'euros) dans une région ponctuée d'une myriade de lacs et de rivières.

Le pergélisol étant impraticable au dégel, les travaux ont dû être réalisés pendant les sept ou huit mois d'hiver avec un peu plus de 600 travailleurs. "C?était un défi car nous avons travaillé dans des conditions de températures extrêmes, de -15 à -57 degrés, 24 heures sur 24", explique le chef de chantier.

"Je veux remercier les équipes qui ont travaillé d'arrache-pied pendant de longues journées et nuits noires", a souligné mercredi Bob McLeod, Premier ministre des Territoires du nord-ouest, lors de l'inauguration de la route. De nombreux ministres fédéraux étaient présents ainsi que Julie Payette, gouverneure générale et représentante de la reine Elizabeth II, chef d'Etat en titre du Canada.

Dans un paysage de toundra glacée, la vitesse est limitée à 70 km/h. Huit ponts ont été construits pour la continuité de la route dont la durée de vie est estimée à 75 ans, avec en permanence 30 à 40 employés pour la maintenance.

Avec autant de personnalités présentes, Darrel Nasogaluak, le maire de Tuktoyaktuk, est partout. Discours, poignées de mains, un mot pour chacun, le maire espère une meilleure qualité de vie. Grâce à la route, "nous allons avoir un meilleur accès aux soins de santé, un meilleur accès à de la nourriture saine et des produits frais", assure-t-il à la cantonade. A l'épicerie de Tuktoyaktuk, le prix du litre de lait est presque deux fois plus élevé qu'à Vancouver, la métropole du littoral pacifique canadien à 3.800 km par la route de l'océan Arctique.

Avec les beaux jours dans quelques mois, les touristes vont-ils venir par la route? Darrel Nasogaluak invite "le monde entier" à venir visiter Tuktoyaktuk: "Venez partager notre culture riche et nos incroyables paysages. Nos portes sont ouvertes".

Pour l'inauguration de la route, un festin communautaire est prêt et, en attendant des aliments acheminés par la route, les Inuvialuits continuent de dépendre de la chasse et de la pêche. Au menu, des mets traditionnels: caribou et le traditionnel muktuk, de la peau et graisse de baleine.

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Dans l'Atlantique sud, le sous-marin argentin San Juan ne répond plus

sam, 11/18/2017 - 06:00

Un sous-marin militaire argentin avec 44 membres d'équipage à bord dans l'Atlantique sud n'a plus donné de signe de vie depuis mercredi, et les autorités argentines ont lancé une alerte aux navires croisant dans la région.

Buenos Aires a demandé "à tous les bateaux présents dans la zone d'être attentifs à toute communication radio", alors que les opérations de recherches se déroulaient vendredi dans des conditions météorologiques difficiles.

Le bâtiment était en immersion et avait quitté Ushuaïa, à la pointe sud du continent américain, pour rallier son port d'attache de Mar del Plata. La dernière communication remonte à mercredi 07h30 locales (10h30 GMT).

"On ne sait pas ce qui s'est passé (...) Nous n'avons pas encore pu le trouver, ni avoir un contact, visuel ou par radar, avec le sous-marin +Ara San Juan+", a déclaré lors d'une conférence de presse Enrique Balbi, porte-parole de la marine argentine.

Jusqu'ici, les recherches ont permis de quadriller entre 15% et 20% de la zone où le sous-marin pourrait se trouver, selon le capitaine Balbi.

L'armée privilégie la thèse d'un problème technique de communication. En constatant la rupture de contact avec la terre, le submersible aurait normalement dû remonter à la surface, selon le protocole prévu.

Un ancien commandant du San Juan, Carlos Zavala, a indiqué que les "conditions météorologiques difficiles peuvent compliquer le repérage du sonar" du sous-marin.

"Cela peut prendre des jours, il faut être patient, s'il est à la surface, on n'en voit qu'un tiers et il est fin", explique Carlos Zavala.

- 'Ne pas dramatiser' -

Il a appelé à "être prudents", car "on ne sait pas ce qui s'est passé, je ne veux pas dramatiser cette affaire".

Vendredi depuis 06H00 (09H00 GMT), des avions et des hélicoptères de la base aéronavale de Trelew mènent les recherches.

"Cela ne fait qu'un jour que nous le recherchons. Nous n'avons pas encore parcouru la totalité de la zone (...) Nous ne savons pas s'il est privé de propulsion, ou s'il se trouve à la dérive", a souligné le porte-parole.

Le sous-marin était parti il y a 35 jours de Mar del Plata, port et station balnéaire à 400 kilomètres au sud de Buenos Aires, pour rejoindre Ushuaïa où il a passé trois jours avant d'entamer le voyage de retour.

La balise radio d'urgence qui peut être déclenchée en cas d'avarie n'a pas été activée, a fait remarquer le porte-parole de la marine.

Un destroyeur et deux corvettes de la marine argentine participent aussi aux recherches, menées au large de la Péninsule de Valdés (sud-est), une zone touristique réputée pour sa faune, notamment la baleine australe.

La dernière position relevée le 15 novembre à 00H30 locales (03H30 GMT) situait le sous-marin de couleur noire à 430 km des côtes de la Patagonie et de la Péninsule de Valdés.

Le sous-marin doit normalement donner sa position toutes les 48 heures.

- Avion de la Nasa -

Le retour du sous-marin était prévu pour le mercredi 22 novembre, a dit à la chaîne de télévision TN le frère du chef des machines, Carlos Rodriguez. Il dispose à bord de 15 jours supplémentaires de vivres.

Le "Ara San Juan", 65 mètres de long et 7 de diamètre, est un des trois sous-marins de la marine argentine, qui l'a incorporé en 1985 à sa flotte. C'est un modèle TR-1700 à propulsion diesel, construit dans le chantier naval Thyssen Nordseewerke de Edemen, en Allemagne, dont la première sortie en mer a été effectuée en 1983.

Il a été remis en état de 2007 à 2014, pour allonger de 30 ans sa durée de vie, et était "totalement opérationnel", ayant effectué plusieurs missions en 2017.

"Nous prions pour qu'il ne leur soit rien arrivé", a dit Eduardo Krawczyk, le père d'un des marins.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a annoncé que les Etats-Unis, le Royaume-Uni, présent aux Iles Malouines voisines, et le Chili, avaient offert leur "appui logistique" pour localiser le submersible argentin. L'Uruguay, le Brésil, le Pérou et l'Afrique du sud ont également proposé leurs services.

"Pourquoi penser qu'il a sombré?", interroge le porte-parole de la marine. "Nous n'avons aucune indication qu'il a coulé. Nous avons l'espoir de le retrouver".

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NBA - Cleveland enchaîne, San Antonio foudroie OKC

sam, 11/18/2017 - 05:44

Cleveland a décroché vendredi une quatrième victoire de suite grâce à LeBron James qui a arraché la prolongation et renversé les Clippers (118-113), tandis que San Antonio a enfoncé Oklahoma City, toujours en quête de constance (104-101).

Les Cavaliers sont encore convalescents après leur décevant début de saison, mais ils commencent à aller nettement mieux.

Ils ont pourtant inquiété à nouveau leurs supporteurs avec leur catastrophique début de match, puisqu'ils étaient menés 12-0 après moins de cinq minutes de jeu.

Distancés de 15 points (81-66) dans le 3e quart-temps, "King James" et ses coéquipiers n'ont pas baissé les bras et sont revenus petit à petit pour égaliser à 47 secondes de la fin du temps réglementaire sur un panier à trois points de leur star.

James a manqué le panier de la victoire à une seconde de la sirène mais il s'est rattrapé en prolongation, bien épaulé par Kevin Love (25 pts), auteur de deux tirs primés de suite qui ont mis KO les Clippers.

Le bilan de Cleveland commence à avoir plus d'allure avec neuf victoires et sept défaites, mais cela a un prix: à 33 ans, James ne s'économise pas et doit tout faire seul ou presque depuis le départ de Kyrie Irving à Boston.

- 'Processus important' -

Il a joué 46 minutes contre les Clippers et il tourne à plus de 38 minutes de match depuis le début de saison quand les autres stars de la NBA, en particulier à Golden State, passent moins de temps sur les terrains à l'image de Stephen Curry (32 min par match).

"On est en train de trouver nos repères et un véritable esprit d'équipe, c'est un processus important quand il y a eu tant de changements dans ce groupe", a balayé le triple champion NBA.

A San Antonio, Russell Westbrook, Carmelo Anthony et Paul George ont bien débuté la soirée, avant de perdre pied en fin de match.

Le "Big Three" d'Oklahoma City a donné jusqu'à 23 points d'avance à son équipe (43-20), mais n'a pas réussi à donner le coup de grâce aux Spurs, toujours privés de Tony Parker et de Kawhi Leonard.

Grâce à LaMarcus Aldridge (26 pts) et Danny Green (17 pts), San Antonio est passé en tête au cours de la 3e période et n'a plus été inquiété.

- Batum et Ntilikina discrets -

Elu meilleur joueur la saison dernière grâce notamment à son impressionnante collection de "triple doubles", Westbrook n'arrive plus à affoler les statistiques: il s'est arrêté à 15 points, neuf rebonds et neuf passes décisives.

OKC traîne à la 9e place de la conférence Ouest (7 v-8 d).

A l'Ouest toujours, il faudra compter avec Minnesota, surprenant 3e après avoir signé à Dallas sa 10e victoire en 15 matches (111-87). Jimmy Butler (21 pts) et Andrew Wiggins (19 pts) ont dominé l'inusable Dirk Nowitzki (15 pts) et des Mavericks coincés à la dernière place (2 v-14 d).

Kemba Walker a marqué 47 points face à Chicago, mais il n'a pas réussi à conduire Charlotte à la victoire. Les Hornets se sont inclinés 123 à 120 face à une équipe qui restait sur cinq défaites de suite et ont concédé leur sixième revers de suite.

Pour son deuxième match de la saison, Nicolas Batum qui a fait son retour mercredi après une blessure à un coude, a été limité à neuf points en 27 minutes.

Autre Français discret vendredi, Frank Ntilikina: il a marqué 7 points en 17 minutes, mais n'a été crédité que d'une seule passe décisive lors de la défaite des Knicks à Toronto (107-84).

Les Knicks ont rétrogradé à la 9e place (8 v-7 d).

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Saad Hariri, pourfendeur du Hezbollah et de l'Iran

sam, 11/18/2017 - 03:40

Saad Hariri, qui a démissionné de son poste de Premier ministre du Liban et a quitté Ryad pour Paris, est un virulent opposant au Hezbollah libanais et à ses alliés syrien et iranien.

Agé de 47 ans, l'homme d'affaires corpulent au visage souriant et à la barbe noire a passé la plus grande partie de sa vie à l'étranger, notamment en Arabie saoudite, où son père avait fait fortune.

Il est propulsé sur la scène politique libanaise presque malgré lui, lorsque sa famille lui demande en 2005 de reprendre le flambeau du patriarche, le très charismatique et ex-Premier ministre Rafic Hariri, assassiné en 2005 dans un attentat qui a plongé le Liban dans la tourmente.

Il se lance alors dans une bataille politique délicate, se voyant obligé de composer avec le Hezbollah tout en essayant de limiter l'influence du mouvement chiite.

Mais il n'a jamais réussi à dompter cette formation, la seule à avoir gardé ses armes après la fin de la guerre civile au Liban (1975-1990).

- Débuts hésitants -

Nommé Premier ministre à deux reprises, une première fois en 2009, une seconde en novembre 2016, M. Hariri s'est progressivement transformé en un tribun aguerri, capable de soulever l'enthousiasme de ses partisans de la communauté sunnite.

A ses débuts, ses détracteurs raillaient son arabe hésitant. Lors de ses apparitions médiatiques, M. Hariri, qui détient également la nationalité saoudienne, adopte toujours un ton mesuré, s'exprimant d'une voix calme.

Les cheveux gominés plaqués en arrière, il troque parfois ses costumes aux couleurs sombres pour une tenue de sport plus décontractée, notamment lorsqu'il participe au marathon de Beyrouth. Il aime cuisiner, et organise souvent des dîners pour son entourage, selon ses proches.

A la tête du géant de la construction Saudi Oger --aujourd'hui criblé de dettes--, il est accusé d'avoir licencié ou cessé de payer des milliers d'employés depuis que la baisse des cours du pétrole, principale recette de l'Arabie saoudite, a fait réduire comme peau de chagrin les grands projets de construction dans le royaume.

A la surprise générale, même au sein de son propre camp, M. Hariri annonce sa démission le 4 novembre depuis l'Arabie saoudite, dénonçant la "mainmise" de l'Iran et du Hezbollah sur le Liban.

Après sa démission, il a démenti toute limitation à sa liberté de mouvement dans le royaume et qualifié le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane de "frère".

Mais depuis quelques années, la presse libanaise évoque des tensions entre le clan du roi Salmane et Saad Hariri, dont la famille était la protégée de l'ancien roi Abdallah.

En démissionnant, M. Hariri avait annoncé: "Je sens que ma vie est visée", lance-t-il, comparant la situation au Liban à celle qui prévalait avant l'assassinat de son père dans un attentat à Beyrouth.

- Dilemme cornélien -

L'assassinat de son père a poussé des milliers de Libanais à manifester dans la rue appelant au retrait des troupes syriennes du Liban, présentes depuis 29 ans.

Après le retrait effectif des troupes de Damas, le courant hostile à Bachar al-Assad, dont M. Hariri prend la tête, gagne les législatives en 2005 et 2009.

Mais il s'est retrouvé face à un dilemme cornélien: composer un gouvernement avec son grand rival, le Hezbollah -dont cinq membres ont été accusés d'implication dans l'assassinat de son père- ou faire face au risque d'une nouvelle guerre civile.

Son premier "gouvernement d'union" rend l'âme en 2011 après la démission des ministres du camp du Hezbollah.

Saad Hariri quittera alors le Liban durant de longues années, pour des questions de "sécurité" avancent ses proches, avant de redevenir Premier ministre fin 2016 et de former de nouveau un gouvernement avec le Hezbollah.

Licencié en économie de l'université américaine de Georgetown (Washington), Saad Hariri, est marié à une Syrienne, Lara Bachir el-Azm, qui vit avec leurs enfants en Arabie saoudite. Le couple a trois enfants.

Des proches de lui avaient confié à l'AFP qu'il a toujours gardé sa famille en Arabie saoudite pour des raisons de sécurité, considérant le royaume comme sa deuxième patrie.

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Fillon confirme "tourner la page de la politique"

sam, 11/18/2017 - 03:20

François Fillon confirme dans Le Figaro de samedi avoir "décidé de tourner la page de la politique", à la veille d'une réunion de son mouvement Force républicaine dont il doit laisser les rênes à Bruno Retailleau.

L'ex-candidat de la droite à la présidentielle, 63 ans, a rejoint le privé en tant qu'associé d'une société de gestion d'actifs et d'investissement. "Je reconstruis ma vie autrement, mais je reste en alerte devant les grands défis du monde".

L'ancien Premier ministre confie au Figaro qu'il travaille à la création d'une "fondation pour la coexistence des minorités, dont les chrétiens d'Orient" car "entre l'Occident et l'Orient, il faut plus que jamais nouer un dialogue entre les civilisations".

Il précise avoir proposé que son ancien directeur de campagne et actuel président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, "prenne le relais pour présider Force républicaine", le micro-parti créé par François Fillon.

Selon Le Parisien, M. Fillon sera présent dimanche matin à Paris lors de l'assemblée générale de Force républicaine pour cette passation de pouvoir.

Sur le plan judiciaire, François Fillon, déjà mis en examen dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs de sa femme et de ses enfants, a aussi été placé fin juillet sous le statut de témoin assisté pour "escroquerie aggravée" dans cette affaire.

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