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Mis à jour : il y a 1 heure 26 min

Arménie: près de 200 manifestants anti-Sarkissian interpellés

ven, 04/20/2018 - 16:18

Plus de 180 manifestants ont été interpellés par la police vendredi en Arménie alors qu'ils tentaient de bloquer des rues de la capitale Erevan, au huitième jour des protestations contre la nomination de l'ex-président Serge Sarkissian au poste de Premier ministre.

Arborant des drapeaux arméniens ou des pancartes "Sarkissian est un dictateur", des centaines de manifestants ont à nouveau défilé dans les rues d'Erevan, tentant de bloquer la circulation en s'allongeant sur la chaussée.

Un porte-parole de la police arménienne a indiqué à l'AFP que plus de 180 personnes ont été arrêtés à Erevan alors que la deuxième ville du pays, Gioumri, a également été le théâtre de manifestations.

Au-delà des man?uvres de Serge Sarkissian pour rester au pouvoir après plus d'une décennie au poste de président, les manifestants reprochent à cet ancien militaire de 63 ans de n'avoir pas su faire reculer la pauvreté et la corruption, tandis que les oligarques ont toujours la haute main sur l'économie du pays.

Le taux de pauvreté de l'Arménie était de 29,8% en 2016 contre 27,6% en 2008 selon les données de la Banque mondiale, tandis que le Revenu national brut (RNB) par habitant stagnait à 3.770 dollars, le même chiffre qu'il y a dix ans.

Le mouvement de protestation est dirigé par le député et leader de l'opposition Nikol Pachinian qui a proclamé le "début d'une révolution de velours" en Arménie et prône une campagne nationale de "désobéissance civile", pour que les administrations n?obéissent plus au pouvoir central.

"Le mécanisme que nous utilisons est celui de la désobéissance pacifique", a déclaré M. Pachinian à l'AFP.

"La révolution de velours, ce n'est pas une demande adressée aux autorités mais une action du peuple, qui veut que toutes les instances de l'Etat cessent d'obéir à Serge Sarkissian et passent du côté du peuple, y compris la police", a-t-il ajouté.

Ses appels à la désobéissance civile ne semblent cependant pas avoir rencontré d'écho favorable dans les administrations jusqu'à présent.

- "Arrestations arbitraires" -

Les manifestations, qui se sont déroulées à Erevan et dans les deux autres principales villes du pays, Gioumri et Vanadzor, n'ont pas empêché les députés de voter, mardi, la nomination de Serge Sarkissian comme Premier ministre.

"Nous respectons le droit des citoyens à se rassembler, mais nous excluons la possibilité d'une démission du Premier ministre", a indiqué aux journalistes le porte-parole du Parti républicain au pouvoir, Edouard Charmazanov.

Dans un communiqué, l'ONG Human Rights Watch a estimé que les "manifestations ne doivent pas être un prétexte aux arrestations arbitraires" de manifestants en Arménie.

D'importants effectifs policiers ont été déployés et les interpellations se sont multipliées ces derniers jours.

Les protestataires accusent Serge Sarkissian, qui vient d'achever son deuxième mandat présidentiel, de s'accrocher au pouvoir après s'être fait élire Premier ministre par les députés.

Alors que la Constitution interdit au président d'effectuer plus de deux mandats, M. Sarkissian avait fait voter en 2015 une réforme controversée donnant l'essentiel des pouvoirs au Premier ministre. L'opposition avait alors condamné cette réforme, craignant que Serge Sarkissian ne la mette à profit pour rester à la tête du pays.

Le nouveau président, Armen Sarkissian --sans lien de parenté avec son prédécesseur-- a pour sa part prêté serment la semaine dernière, après avoir été élu par le Parlement début mars, mais il ne dispose que de pouvoirs protocolaires.

Jusqu'à présent, la manifestation la plus importante a eu lieu mardi dernier, avec quelque 40.000 personnes à Erevan. Il s'agissait du plus grand rassemblement de l'opposition de ces dernières années dans ce petit pays du Caucase.

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Le prince Charles succédera à Elizabeth II à la tête du Commonwealth, selon les médias

ven, 04/20/2018 - 15:57

Les dirigeants du Commonwealth sont tombés vendredi d'accord pour que le prince Charles succède à sa mère la reine Elizabeth II à la tête du Commonwealth, rapportaient les médias britanniques.

Elizabeth, qui aura 92 ans samedi, avait exprimé jeudi le souhait que son fils aîné prenne sa succession en tant chef de l'organisation, un titre symbolique et non héréditaire.

"Je souhaite sincèrement que le Commonwealth continue d'offrir stabilité et continuité pour les générations futures et décide qu'un jour, le prince de Galles poursuive cet important travail", avait-elle déclaré.

Réunis en sommet jusqu'à vendredi soir, les dirigeants du Commonwealth, qui regroupe 53 pays anciennement colonisés par le Royaume-Uni, ont accédé vendredi à la demande de la souveraine, lors de discussions au château de Windsor, selon la BBC et Sky news.

Elizabeth avait pris la tête de l'organisation à la mort de son père, le roi George VI, en 1952.

Plusieurs dirigeants ont déjà apporté publiquement leur soutien à Charles, à l'instar de la Première ministre britannique Theresa May et de son homologue canadien Justin Trudeau.

Reste que le maintien d'une figure royale ne fait pas l'objet d'une adhésion unanime au Royaume-Uni. Le leader de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a plaidé dimanche en faveur d'une présidence tournante.

Une journaliste britannique, Anita Sethi, s'est aussi interrogée sur la pertinence de ce choix après avoir eu une conversation "choquante" avec le prince Charles.

Ce dernier aurait ainsi été surpris d'apprendre que cette femme, descendante d'Indiens, était originaire de Manchester (nord-ouest de l'Angleterre), déclarant: "Vous n'en avez pas l'air", a-t-elle relaté dans une tribune publiée par le quotidien The Guardian.

"Si c'est ce qu'il pense, il ne devrait pas être le prochain chef du Commonwealth", a-t-elle conclu, soulignant que les "allégations de racisme n'ont rien de nouveau dans la famille royale", en faisant référence aux propos parfois déplacés du prince Philip, époux de la reine.

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Hongrie : Orban incite à recenser les "réseaux Soros"

ven, 04/20/2018 - 15:49

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a apporté son soutien vendredi à la publication de "listes" recensant les "réseaux Soros" en Hongrie alors que sa récente reconduction pour un troisième mandat d'affilée fait craindre aux organisations de la société civile une nouvelle offensive à leur encontre.

La semaine dernière, quelques jours après la large victoire du parti Fidesz du dirigeant souverainiste aux législatives, un hebdomadaire progouvernemental avait publié sur deux pages une liste de quelque 200 noms d'employés d'ONG, d'enseignants et de journalistes présentés comme affiliés au milliardaire Georges Soros dont M. Orban a fait son bouc émissaire.

"Je vois qu'il y a des débats sur le fait de mettre au jour le réseau Soros, sur certaines listes (...) j'encourage particulièrement les professionnels de la presse à faire connaître aux gens les faits, à dévoiler autant de réseaux et de collaborations que possible", a déclaré M. Orban sur la radio publique.

"Des faits fondamentaux doivent être dévoilés sur qui est qui, qui a de l'influence, qui paye qui, pourquoi ils agissent", a ajouté le dirigeant de 54 ans.

La publication de cette liste, sous le titre "les hommes du spéculateur", avait créé l'émoi parmi les organisations de la société civile en Hongrie. Ces dernières craignent que des atteintes supplémentaires soient portées à leur action après la nouvelle majorité des deux-tiers conquise par le Fidesz au parlement.

Le haut-commissariat des droits de l'homme de l'ONU avait critiqué dans un tweet la publication d'une liste "d'ennemis gouvernementaux" qui "s'attaque à l'espace de plus en plus restreint de la société civile".

Particulièrement présente en Hongrie, la fondation OSF de l'homme d'affaires d'origine hongroise George Soros a indiqué vendredi qu'elle évaluait actuellement "différentes options" pour le cas où son activité dans le pays ferait l'objet de trop d'entraves.

"Nous envisageons différentes options, car la sécurité de notre personnel à Budapest et l'intégrité de notre travail sont d'une importance primordiale", a indiqué son service de communication.

Parmi ces possibilités figure le transfert vers Berlin du personnel d'OSF travaillant à Budapest.

OSF a cependant réfuté qu'une décision sur un départ de Hongrie ait été actée, comme l'affirme vendredi un article du quotidien autrichien Die Presse.

Le Premier ministre hongrois accuse le financier américain âgé de 87 ans de vouloir favoriser une immigration de masse vers l'Europe, sujet agité comme un chiffon rouge par le gouvernement hongrois.

M. Orban avait annoncé avant le scrutin vouloir faire prochainement adopter une batterie de lois intitulée "Stop Soros" et ciblant notamment certaines ONG.

En cas de vote de ce texte "nos opérations, déjà difficiles, seront presque impossibles", a ajouté OSF qui mène de nombreux projets dans les domaines de l'éducation, de l'aide aux pauvres ou aux étrangers.

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Wall Street hésite à l'ouverture entre résultats et taux d'intérêt

ven, 04/20/2018 - 15:41

Wall Street a ouvert la séance en ordre dispersé vendredi, accueillant positivement les résultats de General Electric et Honeywell mais restant préoccupée par le niveau des taux d'intérêt: le Dow Jones gagnait 0,03% et le Nasdaq lâchait 0,24%.

La Bourse de New York avait terminé dans le rouge jeudi, tirée vers le bas par les résultats mitigés de quelques groupes, un accès de faiblesse du secteur technologique, Apple en tête, et une légère inquiétude déjà face à la montée des taux sur le marché obligataire.

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Droit d'asile : les députés français votent la réduction controversée des délais de recours

ven, 04/20/2018 - 15:33
La réduction à 15 jours, au lieu d'un mois, du délai d'appel après le rejet d'une demande d'asile a été votée vendredi par les députés.
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Cyclisme: Thibaut Pinot remporte le Tour des Alpes

ven, 04/20/2018 - 15:24

Thibaut Pinot a remporté vendredi son premier Tour des Alpes, vendredi au terme de la 5e et dernière étape entre Rattenberg et Innsbruck en Autriche gagnée par l'Ukrainien Mark Padun (Bahrain), de bon augure à deux semaines du Tour d'Italie.

Le Français (Groupama-FDJ) devance au classement général l'Italien Domenico Pozzovivo et le Colombien Miguel Angel Lopez, tous les deux à 15 secondes. Le Britannique Chris Froome a terminé 4e.

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Conseil de l'Europe: le rapport d'enquête sur le Caviargate publié dimanche

ven, 04/20/2018 - 15:20

Le rapport d'enquête sur des allégations de corruption visant des élus de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), qui auraient accepté des cadeaux des autorités azerbaïdjanaises en échange d'avis bienveillants vis-à-vis de Bakou, sera rendu public dimanche, a-t-on appris vendredi auprès de l'APCE.

Le bureau de l'APCE - qui se compose du président et de vingt vice-présidents, des présidents des groupes politiques et présidents des commissions - prendra connaissance du rapport dans un "huis clos renforcé" dimanche après-midi, a indiqué le secrétaire général de l'Assemblée, le Polonais Wojciech Sawicki, lors d'un point de presse.

Puis les membres du bureau pourront interroger, à huis clos, les trois experts indépendants, mandatés en avril 2017 par l'APCE pour "vérifier les comportements" des membres et ex-membres de cette assemblée et "formuler des recommandations" déontologiques.

Les trois experts sont l'ex-juge antiterroriste français Jean-Louis Bruguière, le Britannique Nicolas Bratza, ancien président de la Cour européenne des droits de l'homme, et la juriste suédoise Elisabet Fura.

L'affaire du "Caviargate", ou de la "diplomatie du caviar", avait été dénoncée en janvier 2017 par plusieurs journaux européens dont Le Monde, The Guardian et la Süddeutsche Zeitung.

Des membres ou ex-membres de l'APCE sont soupçonnés d'avoir été "achetés" par les autorités de l'Azerbaïdjan, en échange notamment de leur vote, en janvier 2013, contre un rapport dénonçant la situation des prisonniers politiques dans cette ex-république soviétique.

Riche en hydrocarbures, l'Azerbaïdjan est dirigé depuis 2003 par le président Ilham Aliev, réélu début avril avec 86% des voix pour un quatrième mandat.

Certains élus se seraient vu offrir du caviar, des tapis et des nuits dans des hôtels de luxe de Bakou.

Ceux qui seraient mis en cause par le rapport d'enquête seront "invités à suspendre leur activité au sein de l'Assemblée", a précisé Wojciech Sawicki.

Le rapport - qui compte près de 200 pages - sera rendu public sur le site internet de l'institution, dimanche en fin d'après-midi.

Sa publication interviendra à la veille de l'ouverture de la session de printemps de l'APCE, qui réunit 324 parlementaires des 47 Etats membres du Conseil de l'Europe, parmi lesquels figure l'Azerbaïdjan.

Dénuée de pouvoirs législatifs, l'assemblée siège quatre semaines par an à Strasbourg pour débattre de la défense des droits de l'homme ou de la lutte contre la corruption.

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Tennis : tournoi de Monte-Carlo, Nadal dévore Thiem

ven, 04/20/2018 - 15:00

Le choc attendu a tourné à la leçon. Le N.1 mondial Rafael Nadal a dévoré l'Autrichien Dominic Thiem en deux sets secs (6-0, 6-2) en quarts de finale du Masters 1000 de Monte-Carlo vendredi.

A peine plus d'une heure. C'est tout ce dont a eu besoin Nadal pour écarter le N.7 mondial, pourtant le dernier à lui avoir infligé une défaite sur terre battue, la saison dernière à Rome, en quarts de finale (6-4, 6-3), et qui restait sur un succès convaincant sur un Novak Djokovic apparu revigoré la veille.

En demi-finales, le Majorquin, en quête d'un onzième trophée sur le Rocher, affrontera le Bulgare Grigor Dimitrov.

Le N.5 mondial s'est défait un peu plus tôt du Belge David Goffin (6-4, 7-6).

Nadal doit impérativement conserver le titre dimanche pour ne pas céder à Roger Federer la place de N.1 mondial.

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La demande de pardon d'ETA "n'est pas du tout anodine"

ven, 04/20/2018 - 14:56
Selon le correspondant de France 24 à Madrid Charles Diwo, "cette déclaration, cette demande de pardon aux victimes n'est pas du tout anodine. En fait, cette déclaration s'inscrit dans un cadre plus grand de processus de paix entamé il y a maintenant près de sept ans."
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Air France va consulter les salariés sur sa proposition sur les salaires

ven, 04/20/2018 - 14:54

Le président d'Air France, Jean-Marc Janaillac, a annoncé vendredi qu'il allait consulter les salariés de la compagnie sur ses propositions salariales, rejetées par les syndicats, pour sortir d'un conflit qui s'enlise après neuf jours de grève.

"Je tirerai bien entendu toutes les conséquences du résultat de cette consultation. (...) Mon avenir personnel n?est rien au regard de l'immense enjeu qu'est l'avenir d'Air France", a dit M. Janaillac lors d'une conférence de presse.

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L1 - 34e j.: l'OM à la chasse au Lyon, Monaco n'a plus de marge

ven, 04/20/2018 - 14:48

Condamné à gagner pour voir la Ligue des champions la saison prochaine: Monaco, 2e avec seulement quatre points d'avance sur ses rivaux Lyon et Marseille, n'a pas le droit à l'erreur face à Guingamp, samedi lors de la 34e journée de L1, pour ne pas laisser échapper une qualification européenne.

Les séquelles de la déroute 7-1 au Parc des Princes dimanche dernier auront-elles d'autres conséquences terribles pour l'ASM ? Après la perte effective du titre de champion de France, et le forfait sur blessure jusqu'à la fin de la saison de son pilier de la défense Djibril Sidibé, le club monégasque ne veut pas enchaîner avec une contre-performance sportive.

Avec seulement quatre longueurs d'avance sur Lyon (3e, 66 pts) et Marseille (4e, 66 pts), tout autre résultat qu'un victoire l'exposerait à un retour de ses deux rivaux, alors qu'il ne reste depuis le sacre du Paris SG plus que deux billets disponibles pour la Ligue des champions.

Soucieux d'éviter de vivre une fin de championnat stressante, Leonardo Jardim pourra toutefois compter sur son homme en forme Rony Lopes, auteur de 9 buts sur les 8 derniers matches, pour faire la différence contre Guingamp (11e, 42 pts).

En jouant au lendemain du déplacement de Lyon à Dijon (12e, 42 pts), l'OM saura s'il aura l'occasion ou non de repasser devant son rival. Pour cela, il faudra impérativement se défaire de Lille (18e, 29 pts), toujours aussi mal en point avec dix matches de rang sans victoires... en pouvant compter sur la présence sur le banc de Rudi Garcia, seulement suspendu avec sursis après son exclusion contre l'Estac dimanche dernier.

Derrière la course au podium, la bataille pour l'Europa League va continuer à mobiliser Rennes (5e), Nice (6e), Montpellier (7e), Saint-Etienne (8e) et Nantes (9e), cinq équipes qui se tiennent en deux points !

Les duels Nantes-Rennes de vendredi et Nice-Montpellier de dimanche risquent d'être décisifs à quelques journées de la fin du championnat, alors que "Sainté" espère poursuivre sa remontée au classement face au relégable Troyes (19e, 29 pts).

Programme de la 34e journée:

Vendredi

(19h30) Nantes - Rennes

(21h00) Dijon - Lyon

Samedi

(17h00) Marseille - Lille

(20h00) Guingamp - Monaco

Amiens - Strasbourg

Metz - Caen

Toulouse - Angers

Dimanche

(15h00) Nice - Montpellier

(17h00) Saint-Etienne - Troyes

(21h00) Bordeaux - Paris SG

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Malmenés, les syndicats français essaient de résister

ven, 04/20/2018 - 14:45

Depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Elysée il y a un an, les syndicats français sont malmenés et peinent à trouver la parade face aux méthodes et aux réformes du gouvernement.

Jeudi, la manifestation à l'appel de la CGT et de Solidaires pour tenter de construire "une convergence des luttes" a rassemblé moins de monde que celle du 22 mars. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a mis ce résultat sur le compte des congés scolaires mais s'est toutefois réjoui sur Franceinfo que le mouvement "s'élargisse à d'autres professions" que les cheminots et les fonctionnaires.

Depuis juin 2017, les réformes s'enchaînent, les consultations se multiplient, mais les syndicats estiment ne pas être entendus.

Emmanuel Macron n'a jamais caché sa défiance envers les corps intermédiaires. Les partenaires sociaux? "Ce n'est pas sa culture", glisse Jean-Claude Mailly, encore à la tête de FO pour une semaine.

Son successeur, Pascal Pavageau, prend moins de gants: "Il se fiche des syndicats!", taclant "Jupiter" qui ne "supporte pas les contrepoids" que sont les syndicats, la presse, ou les parlementaires ....

Pour Bernard Vivier, directeur de l'Institut supérieur du Travail, le gouvernement "est en train de confisquer aux partenaires sociaux tout le paritarisme". Exemple, l'accord sur la formation professionnelle, signés par tous les syndicats sauf la CGT, a été largement réécrit par le gouvernement suscitant l'ire des confédérations.

"Je serais lui, je ferais pareil. Tant que je gagne, je joue", glissait à la fois dépité et envieux un syndicaliste lors de négociations.

- "S'en passer, c'est aller à l'échec"

Mais, prévient M. Vivier, "le débouché, il est politique ou dans la rue" car "une société, comme une entreprise, a besoin d'expression collective" et "si la démocratie représentative ne fonctionne pas, on a une démocratie directe soumise à toutes les émotions ou à tous les extrêmes".

Laurent Berger ne dit pas autre chose. "Les corps intermédiaires sont questionnés, ils doivent se renouveler, mais vouloir s'en passer, c'est aller à l'échec". Version CGT de Philippe Martinez: "Emmanuel Macron joue avec le feu".

Affaiblis, les syndicats restent aussi divisés. La proposition de la CGT -- accusée de faire cavalier seul depuis cet été -- d'un 1er mai unitaire a été déclinée notamment par la CFDT.

"Peu de salariés syndiqués, beaucoup de syndicats et une culture de relations sociales en évolution vers un syndicalisme de négociation mais sur lequel la logique de rupture et de grève reste très forte", décrit M. Vivier.

Avec un taux de 11%, la France est faiblement syndiquée. La comparaison est cependant difficile à faire avec d'autres pays européens où l'adhésion conditionne l'accès aux prestations sociales ou aux conventions collectives.

La chute des adhérents a été forte entre 1980 et 1990 en France, en particulier pour la CGT, allant de pair avec la désindustrialisation, explique Baptiste Giraud, chercheur en sciences politiques.

Depuis les années 90, les syndicats résistent tant bien que mal. Il y a une "stabilisation des effectifs" mais "avec beaucoup de turn over" chez les adhérents, relève-t-il.

Les mutations du salariat ont aussi "grandement mis en difficulté les organisations syndicales" avec "la tertiarisation" de l'économie et "la diminution de la taille moyenne des établissements", explique-t-il encore.

Sans compter qu'au niveau national, ces organisations sont parfois bien préoccupées par leurs échéances internes.

Après le congrès de FO fin avril, se tiendra en juin celui de la CFDT, qui a détrôné début 2017 la CGT dans le secteur privé. Cette dernière aura son congrès en 2019, où les orientations de Philippe Martinez seront passées au crible.

Une raison d'espérer toutefois. Si l'image des syndicats est "globalement négative dans les sondages d'opinion généraux", note M. Giraud, les enquêtes du ministère du Travail montrent que "les salariés qui fréquentent un représentant syndical sur leur lieu de travail ont dans leur majorité un avis plutôt positif".

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Allemagne: tensions autour d'un festival néo-nazi pour l'anniversaire d'Hitler

ven, 04/20/2018 - 14:42

Des centaines de néo-nazis doivent se rassembler vendredi, jour anniversaire de la naissance d'Adolf Hitler, dans une bourgade de l'est de l'Allemagne pour un festival sous haute surveillance alors que plusieurs contre-manifestations sont annoncées.

Ce premier rassemblement "Schild und Schwert" ("Bouclier et Epée"), qui se déroule sur deux jours, va mobiliser des centaines de policiers, selon les autorités, qui ne livrent pas de chiffre précis.

"Vous verrez plusieurs policiers à chaque coin de rue", a toutefois prévenu le chef de la police locale au journal "Sächsische Zeitung".

Côté polonais, on fait état de "davantage de patrouilles dans la région pour assurer la sécurité".

Car outre les participants allemands, des extrémistes venus d'Europe de l'est sont aussi attendus dans la commune d'Ostritz, 2.400 habitants, située dans l'ex-RDA communiste à la frontière avec la Pologne et la République tchèque.

Les organisateurs misent sur quelque 800 participants, mais selon des militants antifascistes d'"Antifa", jusqu'à 3.500 néo-nazis sont susceptibles d'être attirés par le festival placé sous le thème de la "Reconquête de l'Europe".

Il prévoit, outre des concerts de groupes des milieux ultra-nationaliste et hooligan, des débats politiques, de l'art martial et une convention de tatouages.

L'événement intervient alors que l'Allemagne connaît une résurgence des mouvements d'extrême-droite, alimentée par les craintes autour de l'afflux massif de réfugiés de Syrie et d'Afghanistan en 2015, qui a permis au parti anti-immigration Alternative pour l'Allemagne (AfD) d'entrer à la chambre des députés après les législatives du 24 septembre. Le parti a fait ses meilleurs score en Saxe, où se déroule le festival.

Son initiateur est Thorsten Heise, membre du petit parti ultra-nationaliste NPD, qui a de nouveau échappé à une interdiction l'an passé, la Cour constitutionnelle jugeant son audience trop faible pour représenter un danger.

- 'Défendre son clan' -

"Si vous pouvez vous réunir et célébrer l'anniversaire d'Hitler sans problèmes (...), cela montre clairement que nos lois et notre société sont malades", juge Sascha Elser, porte-parole du mouvement "Rechts Rockt Nicht" dans un appel à une contre-manifestation diffusé sur internet.

Responsables politiques et religieux locaux et associations issues de la société civile ont également décidé d'organiser une action de protestation sous la forme d'un "festival de la paix", une réunion à caractère familial en centre-ville, dont le coup d'envoi sera donné par le ministre-président conservateur de la Saxe Michael Kretschmer - battu aux dernières législatives fédérales par le candidat de l'AfD.

Les néo-nazis organisent de longue date des concerts "underground" pour lever des fonds et recruter de nouveaux membres.

L'organisation de ce festival avec un terrain pour camper à proximité et un ticket d'entrée à 45 euros pour deux jours, marque pour ses détracteurs une dérive inquiétante de milieux ultra-nationalistes cherchant à s'afficher en toute impunité.

Les autorités ont les mains liées car la Constitution garantit le droit à un rassemblement pacifique en plein air. La symbolique nazie, et notamment la croix gammée, ne peuvent cependant être déployées publiquement.

Non seulement le choix du jour n'est pas innocent, mais aussi celui du titre du festival, dont les initiales forment "SS", les redoutables escadrons d'élite d'Hitler, dénoncent ses détracteurs.

Quant au lieu de l'événement, il est proche de la Basse-Silésie, territoire envahi par l'Allemagne nazie et dont la restitution à la Pologne après la Seconde guerre mondiale n'est toujours pas passée chez les irrédentistes allemands.

Une nuit de combats d'art martiaux intitulée "Le combat des Nibelungen" --référence à la mythologie nordique et germanique-- est également au programme. "Vivre, c'est se battre", affirment les organisateurs. "De tout temps, ce sont les combattants qui ont défendu leur clan, leur tribu, leur patrie."

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En région parisienne, la maladie chronique des décharges sauvages

ven, 04/20/2018 - 14:40

Des montagnes de déchets en bord de route, près de la Seine ou en pleine forêt: les dépôts sauvages par des particuliers et surtout par des entreprises sont une maladie récurrente en Ile-de-France, accentuée par la difficile application des sanctions.

"Il y avait ici beaucoup d'activité agricole. La plaine a donné à manger à Paris pendant des décennies". Debout sur la lande, Alban Bernard raconte l'histoire d'un bout de terre devenu une décharge sauvage.

Ce terrain de 330 hectares à Carrières-sous-Poissy (Yvelines) est aujourd'hui en partie recouvert d'une "mer de déchets": plus de 7.000 tonnes, selon les calculs de ce riverain.

A perte de vue s'étalent des sacs de gravats éventrés, des pots de peinture, des montants de fenêtres, de la tôle, des planches, une baignoire et un radiateur, des tiroirs de bureau, un canapé...

Le sol, longtemps arrosé par les eaux usées de la ville de Paris, est imprégné de métaux lourds. Et depuis l'évacuation en 2017 de campements roms, les lieux ne sont plus qu'un immense dépotoir balayé par les vents.

"On a laissé faire", s?agace M. Bernard, qui a lancé une pétition et organisé deux rassemblements sur place. "Il faut se mobiliser pour vraiment dire stop" et "trouver un vrai projet pour la plaine", dit-il.

La communauté urbaine et le maire assurent avoir pris en main le problème mais habitants et associations, insatisfaits, en appellent à l?État. Une plainte contre X a été déposée mi-avril, notamment pour "gestion irrégulière de déchets" et "mise en danger de la vie d'autrui".

- Intérêt financier -

Cet "océan de déchets" est le symptôme d'une maladie chronique en région parisienne: dans la forêt de Saint-Germain ou de Fontainebleau, sur les rives de la Marne et de la Seine, au bord de la nationale à Noisy-le-Sec, les dépôts sauvages font partie du paysage.

"Le déchet appelle le déchet. Un petit tas peut devenir énorme en peu de temps", résume Adeline Gerritsen, de l'association Organe de sauvetage écologique (OSE), qui organise des ramassages depuis 1990.

Matériaux d'isolation, peinture, amiante: les déchets du bâtiment, nombreux dans les tas d'ordures, "se dégradent très lentement" et abîment la biodiversité, rappelle-t-elle.

"Il n'y a pas d'état des lieux exhaustif" mais cette pollution peut atteindre "20 à 25 kilos par habitant et par an" pour certaines collectivités, "dont une très grosse majorité de déchets d'artisans et du BTP", selon Sophie Deschiens, élue à la région Ile-de-France. Avec un coût important pour les finances publiques: 7 à 13 euros par habitant et par an, ajoute-t-elle.

Les tribunaux voient parfois passer ces histoires de déchets abandonnés, comme à Fontainebleau début avril: un chef d'entreprise qui benne des gravats ou un riverain qui se débarrasse des affaires de son ex-compagne.

Pour les professionnels, la man?uvre a un intérêt financier: le traitement des déchets coûte entre 100 et 500 euros la tonne, beaucoup plus pour les déchets dangereux, sans compter le temps et la main d??uvre. Le business des décharges illégales organisées peut donc devenir très rapidement lucratif.

- "Fléau" -

Mais face à ce "fléau", les sanctions restent trop rares, estime Pascal Thévenot, maire de Vélizy-Villacoublay (Yvelines), qui juge les édiles "démunis" et estime qu'une verbalisation directe, "comme pour un tapage nocturne", serait plus efficace.

La sanction encourue est une contravention de 5e classe de 1.500 euros, cinq fois plus pour les entreprises, avec possible confiscation du véhicule et dédommagement des collectivités.

"On reçoit un certain nombre de PV établis par des gardes champêtres ou des employés de mairie, mais c'est très rare qu'on arrive à identifier réellement l'auteur des faits", explique un magistrat spécialisé.

Faute de prendre les pollueurs en flagrant délit, "le fait de trouver un document nominatif (dans les déchets, NDLR) ne suffit pas forcément, parce qu'il y a une cascade de responsabilités dans le BTP" avec les sous-traitants, ajoute-t-il.

Confronté à un problème "en augmentation" avec 1.600 tonnes pour un coût de 900.000 euros par an, l'Office national des forêts (ONF) en est arrivé à installer des "pièges photographiques" dans les bois pour relever les plaques d'immatriculation: cinq procédures sont en cours.

De leur côté, artisans et entrepreneurs du bâtiment invitent à regarder en amont et en aval, du côté du maître d'ouvrage et du client qui cherchent parfois à faire "sauter" ce poste de dépenses.

"La réputation de l'artisan est de dire qu'il ne veut pas payer, c'est faux, mais on ne veut pas être la vache à lait de la déchetterie: il faut un juste prix", estime notamment Jean-Jacques Châtelain de la Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (Capeb), qui parle d'"inégalité de traitement selon les territoires".

L'association Environnement 93 appelle, elle, à "d'avantage de déchetteries" et à leur "gratuité" pour tous, avec plus de "traçabilité".

"Pour respecter la règlementation", le "maillage du territoire" et l'accès aux déchetteries est "important", souligne Jean Passini de la Fédération française du bâtiment (FFB), qui insiste sur la nécessité de "valoriser les déchets" et de "recycler": la clé est dans "l'économie circulaire", estime aussi Mme Deschiens.

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Les céréales, victimes collatérales de la grève SNCF

ven, 04/20/2018 - 14:30

Les wagons de blé n'arrivent plus devant les silos et dans les ports: le blocage du transport de céréales dû à la grève intermittente de la SNCF commence à inquiéter les industriels de l'agroalimentaire et de l'amidonnerie.

Après deux semaines de grève, l'Association générale des producteurs de blé (AGPB) s'est alarmée cette semaine des surcoûts engendrés par la grève, pour trouver des solutions de substitution au transport ferroviaire du blé.

"Il faut compter entre 5 et 20 euros de plus par tonne transportée", a déclaré à la presse son président Philippe Pinta, "c'est un problème de surcoût qui s'ajoute à une situation déjà très difficile pour les céréaliers, dont 40% n'arrivent pas à avoir de revenus pour la cinquième année consécutive".

De plus, "il est très difficile de trouver des camions disponibles, et surtout des chauffeurs pour remplacer", a-t-il insisté.

Pour l'instant néanmoins, ce ne sont ni les céréaliers en début de chaîne, ni les boulangers à l'autre bout qui sont les plus touchés par l'arrêt des trains de fret: "Ce sont les coopératives et les entreprises privées de négoce", explique à l'AFP Alexandre Bacholet, céréalier près de Dijon. En résumé, les organismes qui stockent le blé pour l'industrie agroalimentaire ou pour l'exportation.

Pour Soufflet, entreprise de négoce qui vient juste d'inaugurer un terminal d'exportation flambant neuf à La Rochelle, la grève pèse "lourdement" sur la capacité à transporter les céréales en France.

"Cette grève est catastrophique et menace la capacité à valoriser les céréales françaises dans les prochains mois", a indiqué le groupe, basé à Nogent-sur-Seine, dans une déclaration écrite à l'AFP.

"Depuis le début du mois d?avril, nous n'avons pu réaliser que 2 trains sur 5", a précisé Soufflet. "Nous ne pouvons pas compenser les trains annulés par un transport fluvial en péniche ou en camions, en raison des profonds dysfonctionnements des écluses sur l?axe Seine-amont et de la saturation du transport routier", a ajouté le groupe.

- Demande de service minimum pour le fret -

"Catastrophique": le même terme est revenu dans un communiqué des coopératives agricoles jugeant les conséquences de la grève. "Selon les régions, 60% à 70% des trains sont annulés", indique Coop de France.

Les coopératives demandent que le transport de marchandises soit une "priorité", pour ne pas mettre en péril leur activité.

Idem pour les amidonniers comme Roquette, Tereos, Cargill ou ADM qui travaillent pour l'industrie agroalimentaire, cosmétique ou pharmaceutique. Ils dépendent du train pour 50% de leurs approvisionnements en céréales (3 millions de tonnes sur les quelques 6 millions de tonnes qu'ils consomment annuellement). Et demandent l'instauration d'un service minimum pour le fret.

N'ayant pas ou très peu de stocks, ces industriels, qui fabriquent de l'amidon à partir de blé ou de maïs dans des usines qui tournent à flux tendu 24 heures sur 24, ont dit mardi craindre des "interruptions de production" à partir de la mi-mai.

Si une rame est chargée et que le lendemain est un jour de grève, le convoi peut perdre son "sillon" (droit de trafic) et ne pas le retrouver, ou seulement après très longtemps, explique un représentant du secteur.

Pour l'agroalimentaire, le transport ferroviaire ne représente néanmoins que 13% du transport de marchandises en France. Pour les seules céréales, 15% sont acheminées en train, 60% par camion, et 15% par transport fluvial, la solution la plus économique.

Mais même les sociétés privées de fret ferroviaire ne sont plus accessibles, "car lorsque les aiguilleurs de la SNCF sont en grève, cela impacte tous les transporteurs, y compris les privés", souligne M. Pinta de l'AGPB.

Les opérateurs de fret privés sur le rail, qui ont sécurisé leur activité avec des contrats en béton, ont même généré une double-peine pour les organismes stockeurs de céréales: en cas de grève, les coopératives doivent en effet leur payer des pénalités parce qu'ils ne pas être en mesure de faire transiter les marchandises par leurs services.

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"Marche du retour" : un quatrième vendredi meurtrier à Gaza

ven, 04/20/2018 - 14:26
Depuis le 30 mars, 36 manifestants palestiniens ont été tués par des tirs israéliens à Gaza alors qu'ils participaient à la "marche du retour". Ce mouvement de protestation revendique le droit des Palestiniens à retourner sur les terres.
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A Saint-Pétersbourg, les entrées d'immeuble d'époque font la joie des curieux

ven, 04/20/2018 - 14:20

Richement décorées ou délaissées par le temps, souvenir d'une époque révolue et parfois idéalisée, de nombreuses entrées d'immeuble de Saint-Pétersbourg, l'ancienne capitale des tsars de Russie, suscitent aujourd'hui l'intérêt de plus en plus de curieux.

Des visites guidées organisées par un groupe d'amateurs font découvrir tous les weekends ce patrimoine architectural resté longtemps ignoré du temps de l'Union soviétique.

"C'est très insolite qu'une visite comme celle-ci vous plonge dans une ambiance d'une autre époque", explique Natalia Gavrilova, venue avec une amie admirer le vaste hall d'un immeuble de rapport qui appartenait à un marchand au début du 20e siècle.

"Regardez ces carreaux de céramique, ils ont l'air tout neufs", s'enthousiasme le guide, Kirill Polejaïev, entouré de moulures et de médaillons d'époque, qui ornent les murs de l'entrée du bâtiment, situé non loin de la célèbre Perspective Nevski.

Une autre entrée, celle d'un sombre immeuble de la rue Sovietskaïa, frappe par sa lumineuse décoration de style moderne: des carreaux de céramique aux couleurs azurs, portes en bois sculptées, et dessins de fleurs ornant les murs et le plancher.

Dans un autre immeuble, peu de traces ont été conservées du faste d'antan. Les lambris en chêne ne recouvrent plus qu'une partie des murs: ceux qui ont survécu au siège de Leningrad, lorsque la deuxième ville de Russie était encerclée par les Allemands et que les habitants brûlaient tout ce qu'ils trouvaient pour se réchauffer.

"Il faut faire preuve d'imagination pour se rendre compte à quel point cette entrée était riche et luxueuse", regrette Kirill Polejaïev.

Saint-Petersbourg, surnommée la "Venise du nord" grâce à ses nombreux canaux, affiche un patrimoine architectural divers, allant du baroque au néoclassicisme le plus pur.

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Cyclisme: Armstrong ou le dopage tous azimuts

ven, 04/20/2018 - 14:19

Symbole des années de plomb du cyclisme, Lance Armstrong, qui en a fini jeudi avec la justice américaine en payant 5 millions de dollars, a utilisé toute une panoplie de produits dopants.

. Dopage en stock

EPO, transfusions sanguines, hormones de croissance, testostérone, corticoïdes: l'éventail des substances utilisées par le Texan pour assurer son emprise sur le peloton lui a valu d'être accusé par l'agence antidopage de son pays (USADA), à l'origine de sa chute en 2012, d'avoir utilisé "le système de dopage le plus sophistiqué, le plus efficace et le plus professionnel que le sport a jamais connu".

Un excès d'"honneur" ? A l'époque de sa toute-puissance, l'équipe de l'US Postal dirigée par Johan Bruyneel, l'acolyte belge qui l'a accompagné dans sa carrière à partir de 1999, impose l'image du "train bleu" (de la couleur de leurs maillots), sept années durant. Dans les ascensions, Armstrong reste dans le sillage de ses coéquipiers qui s'effacent à tour de rôle avant que le Texan procède à l'élimination de ses adversaires. A sa façon, aussi tranchante que son caractère.

. Proximité avec les puissants

En coulisses, l'autorité du "Boss" opère de la même manière. Il est "à tu et à toi" avec le président de l'Union cycliste internationale (UCI) d'alors, l'homme d'affaires néerlandais Hein Verbruggen, décédé l'an passé. Face aux soupçons qui ont commencé à fleurir dès sa première victoire dans le Tour (1999), Armstrong nie tout. Combatif, il contre-attaque.

Il assure n'avoir recours au sulfureux préparateur italien Michele Ferrari que pour ses programmes d'entraînement. Il va jusqu'à financer l'achat de matériel antidopage à destination des jeunes par la fédération internationale. On apprendra ensuite qu'il a dénoncé à l'UCI tel ou tel rival (Iban Mayo notamment), suspecté de dopage.

Est-il protégé ? Dans son rapport publié en 2015, la Commission indépendante de réforme du cyclisme (CIRC), qui a enquêté sur les pratiques dopantes du peloton depuis 1998 et la gestion du problème par l'UCI, n'a pas relevé de corruption. Mais elle a souligné la proximité entre Armstrong et Verbruggen.

Le président de l'UCI, à l'époque l'un des hommes forts du Comité international olympique (CIO), est régulièrement monté en première ligne pour défendre le coureur américain.

. L'hypothèse du moteur

Comment donc expliquer l'écrasante supériorité d'Armstrong face à des adversaires dont la plupart sont soupçonnés d'avoir eu recours aux mêmes produits dopants ? Début 2017, la chaîne américaine CBS a enquêté sur l'utilisation du vélo à moteur dans le peloton et a instillé le doute autour du Texan. Un livre paru en France à la fin de la même année ("Rouler plus vite que la mort", par Philippe Brunel) a enfoncé le clou.

L'ingénieur hongrois Istvan Varjas, à l'origine de la trouvaille du moteur miniaturisé, raconte avoir mis au point cette arme absolue à la fin de l'année 1998. Il affirme que l'invention lui a alors été achetée, par un intermédiaire, avec une clause de "non-concurrence" portant sur dix ans, une sorte de contrat d'exclusivité.

Dès l'automne 2016, Armstrong a été interrogé par une radio irlandaise sur le sujet, l'utilisation d'un tel vélo motorisé dans le Tour. "Mais vous êtes fou !", a répondu le Texan. Par avocats interposés, il s'est défendu ensuite d'avoir jamais utilisé un tel système. Sans lever pour autant les doutes chez ses contempteurs, quant à ce qui serait une imposture suprême.

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Immigration-asile: le PS dénonce "l'alignement" historique de LREM avec le FN et l'aile droite de LR

ven, 04/20/2018 - 14:03

Le Parti socialiste a dénoncé vendredi un "tournant" historique, "l'alignement" entre la majorité parlementaire, le Front national et l'aile droite des Républicains, après le vote d'un article de loi réduisant le délai de première demande d'asile.

"Pour la première fois dans notre histoire, le Front national vient, sur un texte qui concerne l'asile et l'immigration, apporter sa caution à un gouvernement", a déclaré le premier secrétaire du parti, Olivier Faure, dans les couloirs de l'Assemblée.

"Une très grande majorité de La République En Marche se déporte vers la droite et accepte un alignement avec le Front national et la partie la plus à droite du groupe Les Républicains", un "tournant dans notre histoire politique", a souligné Valérie Rabault, présidente du groupe Nouvelle Gauche, lors d'une conférence de presse.

L'Assemblée a donné jeudi soir son feu vert à l'article 5 du projet de loi asile et immigration, réduisant de 120 à 90 jours le délai de dépôt de première demande d'asile.

Cet article controversé a été adopté par 92 voix, dont 14 de LR et 4 du FN, face à 31 voix contre et 13 abstentions.

Les deux responsables socialistes ont également invoqué l'atteinte au droit constitutionnel que constitue selon eux l'article 5.

"Nous avons un président qui est non seulement le président des riches, mais qui tourne le dos à des principes fondamentaux pour notre République", a jugé M. Faure. "Pour le premier anniversaire de ce gouvernement, c'est assez significatif pour qu'on le souligne ce matin", a-t-il ajouté.

Le projet de loi ne garantit, selon les deux députés, ni une instruction correcte des dossiers de demande d'asile, ni des moyens matériels et financiers suffisants.

Mme Rabault et M. Faure ont de plus réaffirmé leur inquiétude sur la qualité du débat parlementaire.

"Le président du groupe LREM Richard Ferrand a refusé toute demande de la part de l'ensemble des parlementaires pour qu'il y ait un vote solennel de ce texte à l'issue d'une séance de questions au gouvernement, comme cela se fait à chaque fois", a déploré Mme Rabault. Et "personne ne sait quand le vote va intervenir. Le groupe LREM veut un vote en catimini".

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Manuel Valls étudie une candidature à la mairie de Barcelone

ven, 04/20/2018 - 14:00

L'ancien Premier ministre français Manuel Valls a annoncé vendredi qu'il envisageait d'être candidat à la mairie de Barcelone lors des élections de 2019 pour le parti de centre droit Ciudadanos.

"Je vais y réfléchir", a déclaré Manuel Valls sur la chaîne de télévision publique TVE où un journaliste catalan l'interrogeait sur cette possibilité.

Evoquant son engagement contre le séparatisme en Catalogne il a assuré en espagnol s'être impliqué dans ce débat "en tant qu'enfant de Catalan, né à Barcelone parce que je veux aussi donner à la Catalogne et à l'Espagne ce qu'elles m'ont offert: mes origines, c'est aussi une forme de générosité".

"Je me suis impliqué dans ce débat en tant qu'Européen, parce que les conséquences pour l'Europe (du séparatisme catalan ndlr) étaient très importantes", a-t-il ajouté.

"Continuer dans ce débat, oui cela m'intéresserait, rester dans ce débat politique et intellectuel. Puis-je aller plus loin? Je vais y réfléchir".

"Ciudadanos est ouvert à la présence de personnes comme M. Valls dans nos listes", a déclaré un peu plus tard Albert Rivera, chef de Ciudadanos, principale force d'opposition aux indépendantistes en Catalogne, qui a aussi le vent en poupe dans les sondages au niveau national.

"Il y a des primaires", a-t-il cependant ajouté avec prudence.

"J'espère que cela pourra se concrétiser mais pour le moment j'avoue que c'est une porte ouverte et il manque encore du temps", a encore déclaré M. Rivera en soulignant que son parti est "ouvert au talent" et que M. Valls serait bien meilleur maire que l'actuelle maire de Barcelone, Ada Colau, ancienne militante du droit au logement.

L'ancien chef du gouvernement (2014-2016), né espagnol mais naturalisé français, aime rappeler qu'il a grandi à Barcelone. Depuis l'automne il multiplie les voyages en Espagne et a participé à de nombreux débats et manifestations politiques pour dénoncer le séparatisme.

En France, Manuel Valls avait annoncé en juin 2017 qu'il quittait le Parti socialiste. Il siège comme député apparenté du groupe La République en marche (LREM), du président Emmanuel Macron.

Contacté par l'AFP M. Valls n'a pas souhaité faire d'autres commentaires.

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