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Mis à jour : il y a 8 min 23 sec

Chine: inquiétudes pour l'avenir du hip hop

lun, 01/22/2018 - 11:01

Les amateurs de hip-hop chinois se préparent à des temps difficiles avec des informations sur une possible mise au ban de leur musique favorite.

Le genre, arrivé tardivement en Chine, s'est attiré une popularité croissante avec des artistes locaux qui ont reçu une impulsion décisive l'an dernier grâce à la retransmission de compétitions.

Mais la vulgarité ou l'agressivité de certaines paroles ont irrité les autorités et les fans redoutent de voir le hip hop devenir à son tour la cible d'une campagne contre les contenus jugés offensants pour le Parti communiste au pouvoir.

Vendredi, les réseaux sociaux ont spéculé sur une directive gouvernementale apparemment destinée aux télévisions chinoises pour leur interdire de donner l'antenne à "des artistes avec des tatouages, à la musique hip hop" et aux musiciens "en conflit avec les valeurs essentielles et la morale du parti".

Selon le portail populaire Sina.com, cette directive aurait été annoncée par Gao Changli, un haut responsable de l'agence chargée de superviser les médias.

Aucune nouvelle réglementation n'a encore été rendue publique. Mais un rappeur connu sous le nom de GAI, suivi par près de quatre millions d'abonnés sur Weibo, l'équivalent chinois de Twitter, a soudainement disparu vendredi d'un show télévisé regardé par de nombreux téléspectateurs, "Singer".

GAI ne figure plus parmi les participants à ce concours musical, ce qui a déclenché des spéculations sur les réseaux sociaux pour savoir s'il était victime des nouvelles règles.

"C'est un signe montrant que le hip hop va être interdit", estimait ainsi un commentateur sur Weibo. Tout en soulignant "l'esprit positif" du hip hop malgré certaines paroles ordurières, il s'interrogeait: "le hip hop vient d'émerger et maintenant le voilà brutalement interdit. N'est-ce pas de la régression culturelle?".

D'autres commentateurs tournaient en ridicule sur les réseaux sociaux l'agence gouvernementale de supervision des médias, qualifiée de "stupide" par l'un d'eux qui se dit "honteux" de son attitude.

Le hip hop chinois était apparu au grand jour l'an dernier avec la première saison sur internet d'une compétition très populaire, "Le rap de Chine", qui s'est achevée en septembre après avoir enregistré près de trois milliards de vues.

Mais l'émergence du hip hop semble devoir se heurter au renforcement de l'emprise sur la liberté d'expression du Parti communiste soucieux de favoriser des contenus patriotiques et "harmonieux" --qualificatif désignant la propagande du parti-- dans les médias et les arts.

L'été dernier, un rappeur de Chengdu (sud-ouest) connu sous le nom de "Fat Shady" s'est fait connaître avec une diatribe contre "les étrangers stupides" qui vivent en Chine.

Voilà deux semaines, PG One, l'un des rappeurs chinois les plus connus, s'est excusé après avoir été critiqué dans les médias officiels pour des paroles d'une de ses chansons dans laquelle il se vante de manière obscène d'avoir forcé une femme et semble promouvoir l'usage de drogue.

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Netanyahu reçoit Pence avec les honneurs dûs à un "ami" d'Israël

lun, 01/22/2018 - 11:00

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le Parlement israélien reçoivent lundi le vice-président américain Mike Pence avec les honneurs et la reconnaissance accordés au représentant d'une administration très bienveillante envers leur pays et ferme face à l'Iran.

Au contraire, les dirigeants palestiniens ont décidé de snober M. Pence qui, fait exceptionnel, ne rencontrera aucun d'entre eux au cours de cette ultime étape de sa première tournée dans la région.

Les Palestiniens n'ont pas digéré la reconnaissance de Jérusalem comme la capitale d'Israël par le président Donald Trump, summum à leurs yeux d'une année de politique outrancièrement pro-israélienne.

M. Netanyahu a donné le ton dimanche soir. "Nous souhaitons la bienvenue au vice-président des Etats-Unis et grand ami d'Israël Mike Pence, nous l'accueillons avec chaleur et avec fierté".

M. Pence est reçu lundi matin au bureau du Premier ministre à Jérusalem par une garde d'honneur et une fanfare militaire, avant le début de leurs entretiens. En début d'après-midi, M. Pence prend la parole devant le Parlement israélien.

M. Netanyahu discutera avec son hôte de "paix et de sécurité".

"Pour ce qui est de la paix, j'ai un message à l'attention d'Abou Mazen (le président palestinien Mahmoud Abbas) il n'y a pas d'alternative au leadership américain pour mener le processus diplomatique", a-t-il dit. "Quiconque refuse de parler de la paix avec les Américains ne veut pas la paix", a-t-il ajouté.

- 'Nous ne fléchirons pas' -

M. Netanyahu a aussi dit avoir un "message" à l'adresse de l'Union européenne: "qu'ils prennent au sérieux les déclarations du président Trump" sur l'Iran. "S'il veulent conserver l'accord nucléaire avec l'Iran, ils doivent le modifier", a-t-il dit.

M. Netanyahu est l'un des grands pourfendeurs de l'accord conclu en 2015 entre les grandes puissances (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Allemagne et Royaume-Uni) et la République islamique à l'époque de l'administration Obama. M. Trump, autre contempteur de ce pacte, a fixé le 12 janvier un ultimatum de quatre mois aux Européens pour "remédier aux terribles lacunes" de l'accord, faute de quoi les Etats-Unis réimposeront les sanctions liées au nucléaire iranien.

Devant la Knesset, M. Pence ne devrait pas manquer de faire assaut de fermeté face à l'Iran.

"Nous ne fléchirons pas dans notre détermination à faire front face au principal Etat sponsorisant le terrorisme, la dictature iranienne", a dit M. Pence dimanche lors d'une visite surprise aux soldats américains combattant le groupe Etat islamique près de la frontière syrienne.

"Le président Trump a signifié clairement que les Etats-Unis d'Amérique ne permettront jamais à l'Iran d'acquérir une arme nucléaire utilisable", a-t-il déclaré.

- Abbas auprès des Européens -

Il a accusé l'Iran de chercher à devenir la "puissance dominante" dans la région, "sur les ruines" de l'Etat islamique, un discours de miel pour le Premier ministre Netanyahu qui ne cesse de dénoncer la menace de l'expansion iranienne.

Au cours des premières étapes de sa tournée en Egypte et en Jordanie, M. Pence s'est aussi employé à dissiper les crispations causées par la reconnaissance de Jérusalem comme la capitale d'Israël.

"Nous comprenons que nos alliés et amis dans la région puissent avoir une différence d'opinion à ce sujet", a-t-il dit à la chaîne américaine NBC après avoir entendu le roi de Jordanie Abdallah II lui exprimer son inquiétude. "Nous sommes tombés d'accord pour ne pas être d'accord", a-t-il dit.

En rompant unilatéralement le 6 décembre avec des décennies de diplomatie américaine et avec le consensus international sur l'une des questions les plus épineuses du conflit, le président Trump a réalisé pour les Israéliens un acte "historique".

Pour les Palestiniens au contraire, il a disqualifié les Etats-Unis dans le rôle de médiateur de l'effort de paix.

Le président palestinien Mahmoud Abbas va chercher lundi l'appui de l'UE dans sa quête d'un Etat indépendant, et demandera à Bruxelles de "reconnaître l'Etat de Palestine", a dit dimanche à l'AFP le ministre palestinien des Affaires étrangères Ryad al-Malki.

M. Pence lui-même est un fervent évangéliste américain et passe pour avoir joué un rôle prépondérant dans la décision de M. Trump sur Jérusalem, largement interprétée comme une concession à cet électorat important pour le président.

Une coalition des partis arabes au Parlement israélien a annoncé qu'elle boycotterait le discours de M. Pence à la Knesset, le qualifiant d'homme "dangereux et messianique". Les organisations palestiniennes ont appelé à la manifestation et à la grève générale mardi.

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Des dizaines de prisons toujours bloquées en France

lun, 01/22/2018 - 10:57
L'appel à la grève des gardiens de prison était bien suivi, lundi matin, avec 50 établissements bloqués, selon la Direction de l'administration pénitentiaire. Une rencontre entre les syndicats et la ministre de la Justice est prévue cet après-midi.
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Sénat: Laurence Rossignol candidate à la présidence du groupe PS

lun, 01/22/2018 - 10:55

La sénatrice PS de l'Oise a annoncé lundi sa candidature à la tête du groupe socialiste du Sénat dans le cadre d'une "coprésidence paritaire", suite à la démission surprise de Didier Guillaume.

"Mes objectifs sont rassemblement, identité politique et surtout utilité à gauche de ce groupe socialiste du Sénat, qui est un groupe riche et plein de ressources et d'expériences", a déclaré l'ancienne ministre sur Public Sénat.

"Je pense que pour avancer, il faut que l'on change aussi nos méthodes de travail dans le groupe socialiste", a plaidé Mme Rossignol, avant de poursuivre : "Je proposerai demain (mardi, jour de l'élection, ndlr) à mes collègues une coprésidence paritaire." "Si je suis élue demain matin, l?autre candidat, si c?est un homme qui sera à mes côtés, je lui proposerai d?être co-président pour animer ensemble le groupe socialiste", a-t-elle précisé.

La sénatrice a cependant affirmé discuter "avec les candidats qui voudraient eux aussi s'inscrire dans un schéma de rassemblement" et n'exclut pas de retirer sa candidature. "Peut-être que d'ici demain, nous aurons trouvé une solution de rassemblement et que je vous dirai : +en fin de compte, mes objectifs sont atteints par une autre formule+", a-t-elle indiqué.

L'ancien ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner, a aussi annoncé à Public Sénat qu'il "se prépar(ait) à être candidat". D'autres sénateurs tels que Marc Daunis, André Vallini, Jean-Pierre Sueur ou encore Jean-Marc Todeschini ont également manifesté leur intérêt pour le poste.

Laurence Rossignol avait déjà été candidate à ce poste en septembre, au lendemain des élections sénatoriales face à Didier Guillaume et Martial Bourquin, sans succès.

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Philippines: menace d'éruption imminente du volcan Mayon

lun, 01/22/2018 - 10:53

Un gigantesque nuage en forme de champignon est apparu lundi au-dessus du plus actif des volcans philippins, plongeant dans l'obscurité une zone évacuée par des milliers de personnes en raison d'une menace d'éruption imminente.

"Eruption dangereuse imminente": c'est ainsi que l'agence vulcanologique philippine classe désormais le Mayon, situé sur l'île de Luçon, dans le centre de l'archipel, estimant que le volcan pourrait entrer dans les prochains jours en éruption après deux semaines d'activité.

Une pluie de fines cendres et de sable s'est abattue sur la ville de Legazpi, 200.000 habitants, peu après l'explosion de la mi-journée qui a plongé la zone dans l'obscurité, obligeant les automobilistes à allumer leurs phares et leurs essuie-glaces, selon un journaliste de l'AFP.

La colonne de cendres s'élevait sur plusieurs kilomètres au-dessus du volcan, masquant le soleil dans cette région très agricole à 330 kilomètres au sud-est de Manille.

"J'ai dû m'arrêter parce que mon casque était rempli de cendres", a raconté à l'AFP Girlie Panesa, 39 ans, en garant sa moto dans la ville de Ligao et en demandant de l'eau aux passants pour nettoyer sa visière.

Renato Solidum, directeur de l'Institut philippin de Volcanologie et de Sismologie (Phivolcs) a expliqué lors d'une conférence de presse à Manille qu'il s'attendait à ce que d'autres explosions surviennent.

-Risque pour les avions-

Il a aussi exhorté les avions à éviter la région, en raison du risque que représenterait une entrée de cendres dans les réacteurs.

Au total, plus de 40.000 personnes ont fui au cours de la semaine écoulée, a déclaré lundi à Manille un responsable de la protection civile.

Célèbre aux Philippines pour la quasi-perfection de son cône, ce volcan qui culmine à 2.460 mètres est entré en éruption une cinquantaine de fois au cours des 400 dernières années.

L'explosion la plus meurtrière s'est produite en 1814, lorsque 1.200 personnes sont mortes sous des flots de lave, qui avaient notamment rasé la ville de Cagsawa, à l'exception du clocher d'une église qui est aujourd'hui une attraction touristique majeure.

Les Philippines se situent sur la "ceinture de feu" du Pacifique, zone où se rencontrent des plaques tectoniques, ce qui produit une fréquente activité sismique et volcanique.

L'éruption la plus meurtrière aux Philippines ces dernières décennies fut celle en 1991 du Pinatubo, à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Manille, qui avait fait plus de 800 morts.

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La baisse du déficit public ne doit pas "faire illusion" prévient la Cour des comptes

lun, 01/22/2018 - 10:48

Le président de la Cour des comptes Didier Migaud a averti mardi que l'amélioration actuelle des finances publiques ne devait "pas faire illusion", lors de l'audience solennelle de rentrée de l'institution en présence d'Emmanuel Macron.

"Les conditions à réunir pour atteindre les objectifs" de réduction du déficit fixées par le gouvernement pour les prochaines années "sont nombreuses et loin d'être acquises", a souligné M. Migaud devant le président de la République, qui devait ensuite prendre la parole pour répondre.

Pour 2018, le budget "ne prévoit qu'un recul faible du déficit, et le poids de la dette publique devrait encore légèrement augmenter", a rappelé M. Migaud.

"Au-delà de 2018", l'effort de réduction des déficits "repose sur l'hypothèse, par nature incertaine, du maintien du rythme actuel de croissance sur toute la période", a également estimé le président de la Cour des comptes.

"Pour respecter la trajectoire prévue, des réformes d'ampleur structurelle devront être mises en ?uvre sans retard ? certes dans le cadre des travaux de la démarche + Action publique 2022 +, mais... sans attendre 2022", a-t-il indiqué.

"Même avec un déficit ramené sous la barre des 3%, la France continue toutefois de présenter une situation financière plus dégradée que celle de la quasi-totalité de ses partenaires de la zone euro", a encore rappelé le président de la Cour des comptes.

Le déficit du budget de l'Etat s'est réduit de 1,3 milliard d'euros en 2017 grâce à la hausse des rentrées fiscales, sur fond d'accélération de la croissance, selon le ministère des Comptes publics.

Sur l'ensemble de l'année écoulée, le déficit budgétaire a atteint 67,8 milliards d'euros, le plus bas niveau depuis 2008.

Le déficit des administrations publiques devrait repasser sous la barre des 3% de PIB en 2017, pour la première fois depuis dix ans.

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Les "exigences" de Trump sur l'Iran "ressemblent parfois à des ultimatums" pour Le Drian

lun, 01/22/2018 - 10:40

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a jugé lundi que les "exigences" envers les Européens du président américain Donald Trump sur l'accord nucléaire iranien "ressemblent parfois à des ultimatums".

"Nous avons observé avec intérêt que le président Trump n'a pas rompu l'accord, même si d'un autre côté il a posé des exigences qui ressemblent parfois à des ultimatums", a déclaré M. Le Drian, qui se rendra en Iran le 5 mars, en arrivant à une réunion de l'UE à Bruxelles.

Le 12 janvier, le président américain a exigé des Européens qu'ils aident à remédier aux "terribles lacunes" de l'accord nucléaire, faute de quoi les Etats-Unis réimposeront les sanctions liées au nucléaire iranien et sortiront alors de facto du pacte conclu en 2015 à Vienne avec les autres grandes puissances (Chine, Russie, France, Allemagne et Royaume-Uni) et l'Iran.

A ce stade, les trois signataires européens de l'accord et la diplomate en chef de l'UE, Federica Mogherini --chargée de veiller à sa bonne mise en oeuvre-- n'ont pas révélé comment ils comptaient répondre à M. Trump, qui réclame d'ici le 12 mai un accord de suivi pour pérenniser certaines clauses du pacte nucléaire, mais veut aussi interdire à Téhéran de développer des missiles balistiques.

"Nous aurons l'occasion au cours de cette réunion de refaire le point sur ce dossier essentiel avec (...) de la fermeté sur la nécessité de maintenir cet accord qui est un élément essentiel de la lutte contre la prolifération", a expliqué M. Le Drian, qui a parallèlement fait valoir que "l'Iran ne respecte pas" une résolution de l'ONU qui limite ses capacités à fabriquer des missiles balistiques.

"Nous aurons aussi l'occasion de redire nos préoccupations, nos interrogations à l'égard des tentations de déstabilisation qu'initie aujourd'hui l'Iran dans la région, que ce soit au Yémen, au Liban ou en Syrie", a-t-il ajouté.

Le chef de la diplomatie française avait souligné dimanche qu'il suivrait "une ligne de franchise" lors de sa visite à Téhéran, en évoquant les préoccupations des Occidentaux sur ses activités balistiques et son "influence militaire déstabilisatrice au Moyen-Orient", des sujets de contentieux sur lesquels les Etats-Unis ont longtemps eu l'impression de ne pas être soutenus par les Européens.

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Liberia : dans le bidonville où a grandi George Weah

lun, 01/22/2018 - 10:32
Ce lundi 22 janvier, George Weah sera investi président du Liberia. Le Ballon d'Or 1995 a grandi dans le bidonville le plus pauvre du pays. Les envoyés spéciaux de France 24 Sylvain Rousseau et Catherine Norris Trent s'y sont rendus pour retrouver ses proches.
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Des "Jeux de la Paix", mais aussi de la discorde en Corée du Sud

lun, 01/22/2018 - 10:31

Les efforts de Séoul pour obtenir une présence nord-coréenne à ses "Jeux de la Paix" sont loin de faire l'unanimité en Corée du Sud, où certains craignent que les JO de Pyeongchang ne soient devenus les JO de Pyongyang.

Pour eux, le président sud-coréen de centre-gauche Moon Jae-In, qui a toujours prôné un dialogue avec le Nord, est allé trop loin dans les concessions pour plaire à l'imprévisible voisin.

Et ils dénoncent le fait que le chef de l'Etat aurait sacrifié des sportifs du Sud sur l'autel de la politique.

Lundi, des manifestants ont brûlé à Séoul une effigie du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un et le drapeau du Nord, au moment où s'achevait une visite d'une délégation nord-coréenne --la première en quatre ans-- pour préparer la venue des sportifs du Nord aux jeux Olympiques d'hiver (9-25 février).

Séoul présente de longue date l'événément comme des "Jeux de la Paix" à même de faire retomber les tensions sur une péninsule où la situation s'est gravement détériorée en 2016 et 2017 du fait de l'accélération des programmes nucléaire et balistique du Nord.

Mais désormais, c'est bien à l'intérieur de la Corée du Sud qu'il faut apaiser les choses.

Depuis l'annonce surprise de Kim Jong-Un le 1er janvier de l'envoi possible d'une délégation nord-coréenne aux JO, tout est allé très vite.

Il a été décidé que le Nord participerait, que les deux frères ennemis défileraient ensemble derrière un drapeau de la Corée unifiée ou encore qu'il y aurait une équipe féminine commune en hockey sur glace.

- Spectacle 'politique' -

L'accord entériné samedi par le Comité international olympique (CIO) prévoit que 12 joueuses du Nord soient ajoutées aux 23 hockeyeuses du Sud. Pour chaque match, 22 joueuses seront choisies dans ce contingent, dont au moins trois Nord-Coréennes.

En Corée du Sud, certains dénoncent un spectacle "politique" organisé à la va-vite et déplorent que l'on vole ainsi à certaines sportives du Sud la possibilité de participer aux JO.

Selon un récent sondage, 73% des Sud-Coréens ne jugeaient pas nécessaire une équipe commune.

Le sport devrait être exempt de politique, affirmait lundi un éditorial du quotidien conservateur Dong-A.

"Le gouvernement sud-coréen est concentré sur l'organisation de Jeux de la Paix et dit +oui+ à tout ce que la Corée du Nord demande", a-t-il accusé.

Les deux Corées avaient déjà défilé ensemble lors des cérémonies d'ouverture des JO-2000 à Sydney, 2004 à Athènes et 2006 à Turin. Et à l'époque l'initiative avait été très bien accueillie au Sud, où tout contact avec le Nord est proscrit.

Mais du fait de la menace nucléaire du Nord, le sentiment est aujourd'hui tout autre au Sud.

- 'Investissement d'avenir' -

Bien que largement couverte par les médias, la visite de la délégation nord-coréenne dimanche et lundi a été très fraîchement accueillie par certains internautes, l'un se demandant si les jeux seraient "ceux de Pyeongchang ou ceux de Pyongyang".

"Non seulement le Nord obtient un billet gratuit pour cet événement sur lequel nous avons travaillé dur, mais en plus il affiche cette femme comme une reine en visite qui nous ferait une faveur", dénonçait un autre en référence à la membre la plus éminente de la délégation Hyon Song-Wol, du groupe de pop nord-coréenne entièrement féminin Moranbong.

"Nous ne questionnons pas les efforts du président Moon Jae-In pour faire un lien entre les JO et son initiative de paix pour la péninsule coréenne. Mais le gouvernement doit se demander pouquoi le mécontentement populaire est à la hausse", avance de son côté le journal JoongAng.

"Aucun Sud-Coréen ne peut croire que le problème nucléaire se réglera simplement parce que le gouvernement aura mis en place une +co-organisation+ des Jeux", poursuit l'éditorial publié lundi.

Dimanche, la présidence a défendu sa politique comme étant nécessaire non seulement pour la paix, mais aussi pour la promotion de Jeux qui peinaient jusqu'alors à susciter un quelconque intérêt.

"Nous comprenons que les citoyens qui s'inquiétaient il y a juste un mois de la menace des missiles du Nord soient perplexes face au changement soudain d'atmosphère", a déclaré dans un communiqué le cabinet de M. Moon.

"Les jeux Olympiques de Pyeongchang ne permettront pas seulement une réconciliation, ils offriront un chemin vers une baisse des tensions sur la péninsule et vers la paix", a-t-il poursuivi, ajoutant que la participation du Nord aux JO était "un investissement d'avenir".

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LREM veut "doubler la part" de l'épargne des Français dans les PME

lun, 01/22/2018 - 10:20

La majorité présidentielle "cherche à doubler la part de l'épargne des Français qui va dans les PME", a annoncé lundi la députée LREM Amélie de Montchalin.

Invitée de RTL, la députée de l'Essonne a expliqué "vouloir doubler la part de l'épargne des Français qui va dans les PME", la faisant passer d'"à peu près cinq milliards, aujourd'hui" à "dix milliards" d'euros.

Face au risque d'un tel placement, elle a précisé qu'il ne fallait pas "mettre tous ses oeufs dans le même panier" et donc diversifier ses investissements.

"Si chacun d'entre nous met 0,5% ou 1% de son épargne dans les PME, pour nous, ça ne fait pas une grande différence (...) et, pour les PME, ça change tout" a t-elle ajouté.

Mme de Montchalin souhaite aussi que les conseillers bancaires "rappellent" les citoyens pour leur dire que leur épargne "n'est pas au bon endroit".

La députée organise lundi un grand rendez-vous de l'investissment productif à l'Assemblée nationale, avec pour objectif de "remettre les intérêts des épargnants en face des intérêts de l'économie".

Plus de 300 intermédiaires financiers dévoileront alors leurs feuilles de route pour réorienter l'épargne des Français vers l'investissement dans les entreprises, un des paris d'Emmanuel Macron qui a supprimé l'impôt sur la fortune.

La députée a terminé en précisant qu'il y avait aujourd'hui un "passage de relais" entre les "politiques qui ont fait leur part du contrat" et les acteurs financiers "dont c'est le métier d'appliquer les lois". Elle a annoncé qu'un rendez-vous aura lieu tous les six mois entre la majorité et ces acteurs, pour s'assurer qu'ils soient "pleinement mobilisés".

L'événement sera ouvert par le Premier ministre Edouard Philippe et clos par le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire.

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NBA: Ntilikina vit à fond son rêve américain

lun, 01/22/2018 - 09:50

Depuis trois mois, le nouveau phénomène du basket français Frank Ntilikina vit un rêve: "C'est du pur bonheur", sourit le meneur des New York Knicks qui, à 19 ans, se fait doucement un nom dans le Championnat le plus relevé de la planète.

Dans les vestiaires du Staples Center, il range soigneusement ses affaires quand la plupart de ses coéquipiers, déçus par la lourde défaite contre les Lakers (127-107), ont jeté en boule leurs short et bas dans un coin.

Le N.11 des Knicks a lui aussi du mal à digérer le déroulement du match et ses statistiques mitigées (7 pts et 3 passes décisives en 18 minutes de jeu), mais l'ancien Strasbourgeois, toujours très posé et réfléchi, voit plus loin.

"Le potentiel est là, on est une équipe en recherche de constance, en recherche d'expérience", analyse-t-il.

Les Knicks qui n'ont plus participé aux play-offs depuis 2013, alternent en effet le bon et le moins bon.

Dixièmes de la conférence Est (21 v-26 d), ils sont capables de s'imposer à Cleveland, de dominer les Clippers, Oklahoma City ou Toronto, comme d'enchaîner quatre défaites en huit jours ou de s'incliner chez la lanterne rouge, Atlanta.

Le constat vaut aussi pour Ntilikina: le 15 janvier dernier, il s'est offert son premier "double double" (2 catégories de statistiques à dix unités et plus) avec 10 points et 10 passes décisives contre Brooklyn, mais il est resté muet lors de quatre de ses sept dernières sorties.

"C'est un processus, pas mal de rookies passent par là, cette recherche de constance est primordiale, il y a pas mal des choses que je ne contrôle pas non plus. En tant que meneur européen, c'est différent, mais cela va bien aller", insiste-t-il.

- 45 matches en trois mois -

Son entraîneur Jeff Hornacek ne dit pas le contraire: "Il a cette capacité à rebondir et à comprendre vite les choses", apprécie-t-il.

Choisi par les Kicks en 8e position de la draft en juin dernier --du jamais vu pour un Français--, Ntilikina était attendu et ne déçoit pas, même si ses statistiques --5,3 points, 2,3 rebonds, 3,5 passes décisives et 1,1 interception par match-- ne sont pas aussi clinquantes que celles d'autres "rookies" comme Donovan Mitchell (Utah), Lonzo Ball (Lakers) ou Dennis Smith Jr (Dallas).

"Je suis une personne ambitieuse, j'aimerais que cela se passe mieux, à tous les niveaux, j'aimerais un peu plus de tout", admet-il volontiers.

La pause de quelques jours mi-février à l'occasion du All Star Game va lui permettre de recharger ses batteries après avoir disputé 45 matches depuis fin octobre.

Mais le bilan de ces trois premiers mois en NBA et aux États-Unis reste largement positif: "C'est super. La NBA, c'est jouer au basket pratiquement tous les jours, c'est voyager, c'est faire de sa passion son job".

"C'est un pays où je rêvais de vivre, sans même jouer au basket, je voulais vivre ce rêve américain", rappelle-t-il.

Alors que des rumeurs prêtent l'intention aux Knicks de recruter dans les jours à venir un autre meneur qui pourrait être le prolifique Kemba Walker (Charlotte), Ntilikina ne s'en soucie guère.

"Je sais que je peux faire de grandes choses dans cette ligue", conclut le champion d'Europe 2016 des moins de 18 ans.

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Le parquet espagnol demande la réactivation du mandat d'arrêt contre Puigdemont

lun, 01/22/2018 - 09:48

Le parquet espagnol a demandé lundi au juge en charge de l'enquête sur le président destitué de Catalogne, l'indépendantiste Carles Puigdemont, de relancer le mandat d'arrêt européen qui le vise, a-t-on appris de source judiciaire.

Le juge n'est pas tenu d'accéder à la demande du parquet, formulée après l'arrivée à Copenhague de l'ex-président catalan qui s'est exilé en Belgique pour échapper aux poursuites de la justice espagnole. Il a été inculpé, comme le reste de son gouvernement destitué après une tentative de sécession, pour "rébellion, sédition, et malversation de fonds".

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Affaire Grégory: Murielle Bolle demande à pouvoir rentrer chez elle

lun, 01/22/2018 - 09:41

Murielle Bolle, personnage clé de l'affaire Grégory devenue suspecte, demande lundi à la cour d'appel de Dijon à pouvoir rentrer chez elle dans les Vosges, dont elle est tenue éloignée depuis sa mise en examen fin juin.

Ses avocats sont arrivés un peu avant 9H00, sans leur cliente, devant la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Dijon, chargée d'examiner la requête.

En 1984, Murielle Bolle, alors adolescente, avait accusé son beau-frère Bernard Laroche, cousin du père de Grégory, du rapt du garçon de quatre ans retrouvé mort dans la Vologne, avant de se rétracter.

Trois décennies plus tard, la justice soupçonne cette femme de 48 ans d'avoir participé au rapt mortel de l'enfant, tout comme les époux Jacob, tous deux septuagénaires aujourd'hui et qui auraient été les "corbeaux" de l'affaire. Des soupçons rejetés en bloc par la défense.

D'abord écrouée, Murielle Bolle avait été placée sous strict contrôle judiciaire début août, avec obligation de résider dans la Nièvre, loin de son domicile.

Le 20 décembre, les magistrats de Dijon avaient permis à Jacqueline et Marcel Jacob de se retrouver chez eux dans les Vosges, après six mois de séparation dans le cadre de leur contrôle judiciaire.

Mais le procureur général Jean-Jacques Bosc s'oppose à tout assouplissement de celui de Mme Bolle, au motif notamment que celle-ci n'a pas encore été ré-entendue par la juge depuis six mois.

Ses avocats ont déposé par ailleurs une requête visant à faire annuler sa mise en examen, assortie d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) touchant aux conditions de sa garde à vue en 1984.

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Dans le vieux Mossoul, les corps de jihadistes empoisonnent la vie des habitants

lun, 01/22/2018 - 09:40

Pendant trois ans, ils ont rendu la vie impossible aux habitants de Mossoul. Six mois après avoir été défaits, les jihadistes continuent de leur empoisonner la vie dans la vieille ville où personne ne veut se charger de leurs encombrants cadavres.

Dans de nombreuses zones du coeur historique de la deuxième cité d'Irak, les rares personnes osant s'aventurer ne progressent que le nez et la bouche protégés par des masques et des écharpes tant l'odeur est insupportable.

Au milieu des amas de gravats qui surplombent le fleuve Tigre, des restes humains sont en putréfaction. Ces corps, qui se décomposent depuis des mois dans une odeur pestilentielle, n'ont pas été enterrés.

Ici ou là, sur un mur ou sur une pancarte, des combattants progouvernementaux ont inscrit à la bombe de peinture: "cimetière des gens de Daech", selon l'acronyme arabe du groupe Etat islamique (EI) qui a occupé la ville durant trois ans, de 2014 à mi-juillet 2017.

Car ceux qui gisent là, assurent habitants et secours, sont des jihadistes. Leurs habits, de longues tenues afghanes, et leurs longues barbes --parfois même les ceintures d'explosifs qui entourent encore leur torse-- les ont trahis.

Tant qu'ils sont là, Othmane Ahmed, chômeur de 35 ans, n'imagine pas une seconde revenir vivre avec sa femme et leurs deux enfants dans la vieille ville.

- 'Creuser à la main' -

"On a peur à cause de tous ces corps et de cette odeur atroce qui pollue l'air", affirme-t-il à l'AFP, dans une ruelle du vieux Mossoul, non loin de sa maison qu'il est désormais incapable de reconnaître avec précision, tant les destructions causées par des mois de bataille pour chasser les jihadistes sont considérables.

Un peu plus loin, Abou Chaker, 60 ans, dit redouter "les microbes et les épidémies". Comme Othmane Ahmed, lui non plus ne sait plus vers qui se tourner.

La Défense civile explique que sa mission, terminée le 10 janvier, consistait uniquement à sortir les corps des civils des décombres.

Des cadavres de femmes, d'enfants et d'hommes de tous âges, les hommes de la Défense civile en ont transporté des centaines, jour après jour, dans de grands sacs mortuaires noirs.

Le bilan des civils morts dans la bataille de Mossoul reste toujours inconnu.

Chaque extraction a été une épreuve: "dans la Vieille ville, les accès sont étroits et il nous était impossible d'entrer avec nos véhicules et notre matériel", témoigne le lieutenant-colonel Rabie Ibrahim. "Pour creuser, nous utilisions des outils légers et nos mains, donc sortir les corps nous a demandé énormément d'efforts et beaucoup de temps", explique-t-il encore à l'AFP.

A chaque signalement des familles, racontent ses collègues, ils se sont lancés à l'assaut des tonnes de gravats qui ont désormais remplacé la vieille ville multiséculaire. Pour éviter d'enterrer des corps non identifiés et d'augmenter encore le nombre des disparus, la Défense civile assure n'agir qu'en compagnie de proches, capables de reconnaître les cadavres.

La prise en charge des dépouilles des jihadistes --des Irakiens mais aussi d'autres venus du monde entier-- relève, elle, de la municipalité.

"Plus de 450 ont déjà été sortis des décombres, mais des centaines d'autres s'y trouvent encore", explique à l'AFP le directeur des services de la municipalité, Abdel Sattar al-Habbou. Pour expliquer la lenteur des opérations, il rappelle, que la plupart des véhicules et du matériel des autorités locales ont été volés ou détruits par les jihadistes.

- 'Avant la pluie' -

En plus, dit-il, les employés de la municipalité progressent difficilement, certains corps portant encore des explosifs non désamorcés par les forces de sécurité. Les cadavres extraits sont placés dans des fosses communes, sans rituel d'inhumation.

Désormais, prévient Hossam Eddine al-Abar qui siège au Conseil provincial, le temps presse. "Il faut enlever ces corps avant les pluies et la montée du Tigre dont les eaux emporteront ces cadavres qui pourrissent sur ses rives", plaide-t-il.

Si le fleuve vient à être contaminé, il sera impossible de purifier l'eau car les stations de filtrage et d'épuration des environs ont été détruites par les jihadistes ou par les neuf mois de durs combats autour et dans Mossoul.

Un médecin, qui préfère garder l'anonymat, assure qu'aucun cas n'a été signalé pour le moment. Mais ces corps en putréfaction, souligne-t-il, "polluent l'air et l'eau et pourraient bientôt provoquer des maladies".

Au-delà, c'est tout l'écosystème du fleuve qui pourrait être contaminé et transmettre des maladies, affirme de son côté le docteur Ahmed Ibrahim, gastro-entérologue. "Ces maladies peuvent se développer maintenant, comme elles peuvent apparaître encore pendant des années", prévient-il.

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Direction du PS: Kalfon soutient Carvounas, "un homme d'engagement"

lun, 01/22/2018 - 09:40

François Kalfon, membre de la direction collégiale du Parti socialiste, a annoncé lundi qu'il soutenait la candidature de Luc Carvounas, député du Val-de-Marne, à la tête du parti.

"Je veux un congrès d'engagement, je ne veux pas un congrès de faux-semblants", a expliqué l'ancien directeur de campagne d'Arnaud Montebourg sur Sud Radio. "Je veux un congrès d'engagement et je veux un congrès de rassemblement", a-t-il ajouté.

"C'est pourquoi je vais soutenir Luc Carvounas, qui est un homme d?engagement, qui est un homme qui finalement vient du fond de la salle, comme on dit, a conquis ses mandats et souhaite opérer ce rassemblement".

"Car nous n'allons pas rejoué l?opposition entre ceux qui étaient les hollandais et les frondeurs, ça n'aurait aucun sens", a-t-il poursuivi.

"Je ne veux pas d'un congrès où nous aurions sur l'avant-scène des socialistes qui sont dans la fierté" et qui seraient "finalement dans les coulisses (...) soit la force supplétive d'Emmanuel Macron dans quelques années, soit peut-être ceux qui rallieraient La France insoumise", a-t-il encore affirmé.

Cet ex-soutien d'Arnaud Montebourg ne voit pas de problème à apporter aujourd'hui son soutien à Luc Carvounas, lui-même ex-soutien de Manuel Valls. "Tout ça c'est le passé, il faut construire l'avenir", a-t-il dit.

Interrogé sur l'idée d'une coprésidence à la tête du PS, comme l'a suggéré Julien Dray, M. Kalfon a jugé qu'"il faut de l'incarnation". "Je pense que nous devons avoir un homme ou une femme à la direction de ce parti".

François Kalfon a toutefois déclaré qu'il aurait "souhaité qu'un ticket puisse s'opérer entre un homme et une femme". "Je vais vous révéler que Luc Carvounas l'a proposé à quelques personnes, à quelques femmes qui étaient potentiellement candidates", a-t-il glissé.

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L'exécutif nationaliste corse reçu par Edouard Philippe

lun, 01/22/2018 - 09:20

Un mois et demi après leur large victoire aux élections territoriales, les dirigeants nationalistes corses Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni sont reçus lundi par Edouard Philippe à Matignon, à qui ils demandent un "dialogue sans tabou", incluant des demandes historiquement rejetées par l'Etat.

La rencontre avec le Premier ministre, dans les tuyaux depuis le scrutin du 10 décembre et confirmée début janvier, intervient deux semaines avant le déplacement d'Emmanuel Macron en Corse, le 6 février, à l'occasion du vingtième anniversaire de l'assassinat du préfet Claude Erignac.

"On attend de façon générale l'ouverture d'un dialogue avec une méthode, un calendrier et un cadre qui soient vraiment à la hauteur des enjeux", a déclaré à l'AFP M. Simeoni, dirigeant du mouvement autonomiste Femu a Corsica et président du Conseil exécutif de la nouvelle collectivité territoriale unique de l'île.

Avec son allié indépendantiste Jean-Guy Talamoni, président de l'Assemblée de Corse, il sera reçu par Edouard Philippe à 17H00, en présence du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb et de la ministre Jacqueline Gourault, désignée "Madame Corse" du gouvernement après la victoire nationaliste.

Pour M. Simeoni, il faut un dialogue "sans tabou ni préalable" qui prenne en compte les "points fondamentaux": coofficialité de la langue corse avec le français, statut de résident corse permettant de protéger les insulaires de la spéculation immobilière, amnistie des prisonniers dits "politiques", reconnaissance de la Corse voire du "peuple corse" dans la Constitution, statut d'autonomie "de plein droit" de l'île de Beauté...

Un axe qui n'est pas "dissociable", selon lui, des questions liées à la naissance de la collectivité, dont le gouvernement, soucieux de dépolitiser au maximum, veut faire le premier et principal sujet.

- Optimisme 'tempéré' -

Sollicité par l'AFP en vue de l'entretien, Matignon a simplement indiqué que "l'état d'esprit" était au "dialogue", disant vouloir un échange "constructif et serein" avec les deux élus.

Une tonalité d'apaisement qui vise à ne pas crisper inutilement les échanges.

C'est le premier rendez-vous avec le Premier ministre depuis l'écrasante victoire de la liste commune nationaliste Pè a Corsica (Pour la Corse) aux élections territoriales de décembre, avec 56,5% des suffrages.

La récente visite, le 5 janvier, de Mme Gourault en Corse avait donné lieu à un dialogue qualifié de "constructif" de part et d'autre.

Si elle avait repoussé clairement certaines revendications, comme la coofficialité, la ministre MoDem avait fait un pas, en indiquant que le projet de réforme constitutionnelle pourrait "débloquer un certain nombre de sujets concernant la Corse", citant notamment la question foncière, la loi littoral, la gestion des déchets, via l'extension du droit d'expérimentation des collectivités.

De nouveaux rapprochements de certains prisonniers corses dans l'île sont également envisageables, au cas par cas, avait-elle dit.

"La tonalité globale était une forme d'optimisme" après cette visite, mais cela doit être "tempéré", juge désormais M. Simeoni.

"Nous avons tout de suite dit qu'il y avait des éléments positifs et des éléments très négatifs", déclare l'élu autonomiste, qui "attend la parole du Premier Ministre".

Les deux élus corses doivent également être reçus mardi par le président de l'Assemblée nationale François de Rugy (LREM) et le président du Sénat Gérard Larcher (LR), deux acteurs clés de la future réforme constitutionnelle.

"Un des sujets, c'est +est-ce qu'on met le mot Corse dans la Constitution ?+. On réfléchit", explique une source gouvernementale.

La visite d'Emmanuel Macron s'annonce elle essentiellement commémorative, vingt ans jour pour jour après l'assassinat du préfet Erignac, le 6 février 1998.

Jean-Guy Talamoni, qui réclame l'amnistie y compris pour le +commando Erignac+, a annoncé qu'il ne participerait pas à l'hommage, notamment pour ne pas heurter la famille.

Dimanche, dans une tribune publiée dans Corse-Matin, l'élu indépendantiste a proposé un "hommage commun" à "l'ensemble de ceux qui ont perdu la vie" lors du "conflit corse".

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Netanyahu reçoit Pence avec les honneurs dûs à un "ami" d'Israël

lun, 01/22/2018 - 09:16

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le Parlement israélien reçoivent lundi le vice-président américain Mike Pence avec les honneurs et la reconnaissance accordés au représentant d'une administration très bienveillante envers leur pays et ferme face à l'Iran.

Au contraire, les dirigeants palestiniens ont décidé de snober M. Pence qui, fait exceptionnel, ne rencontrera aucun d'entre eux au cours de cette ultime étape de sa première tournée dans la région.

Les Palestiniens n'ont pas digéré la reconnaissance de Jérusalem comme la capitale d'Israël par le président Donald Trump, summum à leurs yeux d'une année de politique outrancièrement pro-israélienne.

M. Netanyahu a donné le ton dimanche soir. "Nous souhaitons la bienvenue au vice-président des Etats-Unis et grand ami d'Israël Mike Pence, nous l'accueillons avec chaleur et avec fierté".

M. Pence est reçu lundi matin au bureau du Premier ministre à Jérusalem par une garde d'honneur et une fanfare militaire, avant le début de leurs entretiens. En début d'après-midi, M. Pence prend la parole devant le Parlement israélien.

M. Netanyahu discutera avec son hôte de "paix et de sécurité".

"Pour ce qui est de la paix, j'ai un message à l'attention d'Abou Mazen (le président palestinien Mahmoud Abbas) il n'y a pas d'alternative au leadership américain pour mener le processus diplomatique", a-t-il dit. "Quiconque refuse de parler de la paix avec les Américains ne veut pas la paix", a-t-il ajouté.

- 'Nous ne fléchirons pas' -

M. Netanyahu a aussi dit avoir un "message" à l'adresse de l'Union européenne: "qu'ils prennent au sérieux les déclarations du président Trump" sur l'Iran. "S'il veulent conserver l'accord nucléaire avec l'Iran, ils doivent le modifier", a-t-il dit.

M. Netanyahu est l'un des grands pourfendeurs de l'accord conclu en 2015 entre les grandes puissances (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Allemagne et Royaume-Uni) et la République islamique à l'époque de l'administration Obama. M. Trump, autre contempteur de ce pacte, a fixé le 12 janvier un ultimatum de quatre mois aux Européens pour "remédier aux terribles lacunes" de l'accord, faute de quoi les Etats-Unis réimposeront les sanctions liées au nucléaire iranien.

Devant la Knesset, M. Pence ne devrait pas manquer de faire assaut de fermeté face à l'Iran.

"Nous ne fléchirons pas dans notre détermination à faire front face au principal Etat sponsorisant le terrorisme, la dictature iranienne", a dit M. Pence dimanche lors d'une visite surprise aux soldats américains combattant le groupe Etat islamique près de la frontière syrienne.

"Le président Trump a signifié clairement que les Etats-Unis d'Amérique ne permettront jamais à l'Iran d'acquérir une arme nucléaire utilisable", a-t-il déclaré.

- Abbas auprès des Européens -

Il a accusé l'Iran de chercher à devenir la "puissance dominante" dans la région, "sur les ruines" de l'Etat islamique, un discours de miel pour le Premier ministre Netanyahu qui ne cesse de dénoncer la menace de l'expansion iranienne.

Au cours des premières étapes de sa tournée en Egypte et en Jordanie, M. Pence s'est aussi employé à dissiper les crispations causées par la reconnaissance de Jérusalem comme la capitale d'Israël.

"Nous comprenons que nos alliés et amis dans la région puissent avoir une différence d'opinion à ce sujet", a-t-il dit à la chaîne américaine NBC après avoir entendu le roi de Jordanie Abdallah II lui exprimer son inquiétude. "Nous sommes tombés d'accord pour ne pas être d'accord", a-t-il dit.

En rompant unilatéralement le 6 décembre avec des décennies de diplomatie américaine et avec le consensus international sur l'une des questions les plus épineuses du conflit, le président Trump a réalisé pour les Israéliens un acte "historique".

Pour les Palestiniens au contraire, il a disqualifié les Etats-Unis dans le rôle de médiateur de l'effort de paix.

Le président palestinien Mahmoud Abbas va chercher lundi l'appui de l'UE dans sa quête d'un Etat indépendant, et demandera à Bruxelles de "reconnaître l'Etat de Palestine", a dit dimanche à l'AFP le ministre palestinien des Affaires étrangères Ryad al-Malki.

M. Pence lui-même est un fervent évangéliste américain et passe pour avoir joué un rôle prépondérant dans la décision de M. Trump sur Jérusalem, largement interprétée comme une concession à cet électorat important pour le président.

Une coalition des partis arabes au Parlement israélien a annoncé qu'elle boycotterait le discours de M. Pence à la Knesset, le qualifiant d'homme "dangereux et messianique". Les organisations palestiniennes ont appelé à la manifestation et à la grève générale mardi.

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Les retours de Rohingyas ne débuteront pas dans les délais prévus

lun, 01/22/2018 - 09:16

Les retours de réfugiés rohingyas en Birmanie ne débuteront pas dans les délais prévus à l'origine, a indiqué lundi le Bangladesh, alimentant de sérieuses interrogations autour de ce programme de rapatriements.

En vertu d'un accord signé le 23 novembre dernier entre Dacca et Naypyidaw, qui concerne potentiellement 750.000 réfugiés au Bangladesh, les premiers rapatriements auraient dû avoir lieu "sous deux mois". Soit le 23 janvier au plus tard.

Or, côté bangladais, le processus pour respecter cette date limite était loin d'être abouti.

"Nous n'avons pas fait les préparatifs nécessaires pour renvoyer les gens à partir de demain. Il faut encore beaucoup de préparation", a déclaré à l'AFP Abul Kalam Azad, responsable du département d'aide aux réfugiés et de rapatriement du Bangladesh.

Les autorités doivent encore, entre autres, construire des centres de transit et transmettre à la Birmanie une liste de réfugiés pour vérification.

"Sans finir tout cela, nous ne pouvons pas renvoyer brusquement ces gens. Ce travail est en cours", a assuré M. Azad.

Une marée humaine a submergé à l'automne dernier le Bangladesh, pays parmi les plus pauvres de la planète, déclenchant l'une des plus graves crises humanitaires de ce début de XXIe siècle en Asie.

Près d'un million de musulmans rohingyas se trouvent actuellement dans de gigantesques camps de réfugiés du sud. Environ 655.000 d'entre eux ont fui la Birmanie depuis fin août 2017 pour échapper à une campagne militaire considérée par les Nations unies comme une épuration ethnique.

Le programme de retours de Rohingyas est considéré avec circonspection par les experts et les ONG. Ceux-ci estiment que les conditions ne sont pas réunies pour une résolution des tensions dans l'Etat Rakhine en Birmanie et demandent que les rapatriements s'effectuent uniquement sur la base du volontariat.

Nombre de réfugiés au Bangladesh ont indiqué qu'ils ne comptaient pas en l'état revenir en Birmanie, qu'ils ont fuie en apportant avec eux des récits de massacres, viols collectifs et incendies de villages.

- Camps côté birman -

Les inquiétudes portent notamment sur la situation actuelle en Birmanie, où des centaines de villages rohingyas ont été rasés par des soldats et des manifestants bouddhistes. Certains craignent que de nombreux réfugiés rohingyas ne soient durablement parqués dans des camps.

Dans un communiqué diffusé sur Twitter ce week-end, l'Armée du salut des Rohingyas de l'Arakan (ARSA), un groupe rebelle armé, a estimé que la "proposition de retour malhonnête et déloyale" aboutira à l'enfermement des Rohingyas dans des "camps prétendument temporaires (...) au lieu de leur permettre de se réinstaller sur leurs terres et dans leurs villages ancestraux".

Plus grande population apatride du monde depuis qu'ils ont été privés de la nationalité birmane en 1982, sous le régime militaire, les Rohingyas sont victimes de nombreuses discriminations dans une Birmanie à plus de 90% bouddhiste.

Ils n'ont pas de papiers d'identité et ne peuvent pas voyager ou se marier sans autorisation. Ils n'ont accès ni au marché du travail ni aux services publics comme les écoles et les hôpitaux.

Plusieurs programmes de retours de Rohingyas du Bangladesh à la Birmanie ont déjà eu lieu au cours des trois dernières décennies, sans pour autant faire cesser le cycle violences-exode qui a atteint cette fois-ci une ampleur inégalée.

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Open d'Australie: Halep maîtrise le service d'Osaka

lun, 01/22/2018 - 09:15

La Roumaine Simona Halep, N.1 mondiale, a maîtrisé le service de la Japonaise Naomi Osaka (72e) et s'est qualifiée pour les quarts de finale de l'Open d'Australie en deux sets 6-3, 6-2, lundi à Melbourne.

Dans son troisième quart à Melbourne après 2014 et 2015 (tous les deux perdus), Halep affrontera une Tchèque: Karolina Pliskova, 6e mondiale, ou Barbora Strycova, 24e.

La Roumaine est parvenue à limiter son adversaire à 5 aces, contre 10 en moyenne lors des trois premiers tours d'Osaka qui avait fini en tête du classement des serveuses les plus puissantes de 2017 avec une première balle à 198km/h. Halep a pu remettre en jeu 83% des services adverses.

La N.1 mondiale, en quête de son premier titre majeur, s'est offert un répit bien venu (1h 19 min de jeu seulement) après son marathon de 3h 44 min au tour précédent contre l'Américaine Lauren Davis, lors duquel elle avait sauvé trois balles de match.

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Ligue 1 : Lyon fait trébucher le leader parisien

lun, 01/22/2018 - 09:12
Porté par son public, l'OL a battu le PSG (2-1), dimanche soir, grâce à un but inscrit par Memphis Depay dans les arrêts de jeu. Un succès qui permet à l'OL de reprendre la deuxième place à l'OM et revient à 8 points des Parisiens.
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