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Tokyo simule un tir de missile sur fond de menace nord-coréenne

lun, 01/22/2018 - 09:02

Tous aux abris! Des centaines d'habitants de Tokyo ont participé lundi à un exercice d'évacuation en cas de tir de missile, première simulation d'une attaque militaire depuis la Seconde guerre mondiale, sur fond de tensions avec la Corée du Nord.

En ce début de matinée de janvier, alors que des flocons de neige tombaient sur la capitale japonaise, les haut-parleurs ont soudain hurlé: "nous avons appris qu'un tir de missile a eu lieu. Réfugiez-vous calmement dans un immeuble ou un sous-sol".

Dans un parc d'attractions de la capitale, quelque 250 résidents et salariés ont couru vers des bâtiments et une station de métro situés à proximité tandis qu'un employé pressait les retardataires.

Quelques minutes plus tard, un second message a été diffusé: "le missile est passé. Il a vraisemblablement survolé la région du Kanto (Tokyo et ses alentours) en direction de l'océan Pacifique".

Les Japonais sont habitués aux exercices les préparant à se protéger en cas de séisme, qui se pratiquent régulièrement dans les écoles et lieux de travail. Mais c'était la première fois qu'était simulée une attaque de missile à Tokyo même, après d'autres endroits du Japon l'an dernier.

"C'est mieux que rien d'avoir ce type d'entraînement, mais je prie pour qu'il n'y ait pas d'attaque de la Corée du Nord", a témoigné Shota Matsushima, étudiant de 20 ans.

"C'est bien de prendre des précautions, à l'image de ce que nous faisons pour les tremblements de terre", a renchéri Kana Okakuni, 19 ans, également étudiante, tandis que d'autres s'interrogent sur l'utilité réelle de ces mises en scène, voire les dénoncent ouvertement.

"Je ne veux pas participer à un tel exercice, je suis contre car c'est une manière de promouvoir la guerre", a commenté Ikie Kamioka, une ancienne institutrice de 77 ans, qui participait avec plusieurs dizaines de personnes à un rassemblement de protestation non loin de là.

"On ne survivra pas si une guerre survient. Une guerre nucléaire détruirait tout", a-t-elle conclu.

La Corée du Nord a tiré l'an dernier deux missiles au-dessus du Japon et à chaque fois, un système d'alerte, via haut-parleurs et téléphones mobiles, avait appelé les habitants à se mettre à l'abri. Mais où? Nombreux sont ceux qui ont fait part de leur désarroi face au peu de temps pour évacuer et au manque de bâtiments pour survivre à une attaque nucléaire.

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Ouverture d'un procès pour corruption sous tension entre le Portugal et l'Angola

lun, 01/22/2018 - 09:00

Un procès pour corruption impliquant l'ancien vice-président angolais Manuel Vicente doit s'ouvrir en son absence lundi à Lisbonne, au risque d'aggraver les tensions diplomatiques entre le Portugal et l'Angola, qui s'estime "offensé" par son ancienne puissance coloniale.

Il y a cinq ans déjà, les premières informations publiées dans la presse portugaise sur une enquête visant plusieurs hauts responsables angolais, dont M. Vicente, avaient jeté un froid dans les rapports entre ces deux pays, pourtant très liés au plan économique.

Manuel Vicente, qui était à la tête de la compagnie pétrolière nationale Sonangol à l'époque des faits présumés, est accusé par le ministère public portugais d'avoir corrompu le procureur Orlando Figueira, en lui versant la somme de 763.500 euros pour que ce dernier classe deux enquêtes ouvertes en 2011, dans lesquelles il était soupçonné de blanchiment d'argent.

Tout en niant les imputations faites à son encontre, l'ancien dirigeant angolais de 61 ans ne s'est jamais présenté devant la justice portugaise car les autorités de son pays refusent de donner suite aux commissions rogatoires adressées depuis Lisbonne pour le convoquer, arguant qu'il dispose d'une immunité pour avoir occupé le poste de vice-président entre 2012 et 2017.

- Luanda réclame 'un geste' -

Afin d'éviter que M. Vicente soit jugé par contumace, une hypothèse sur laquelle le tribunal de Lisbonne pourrait se prononcer lundi, ses avocats portugais et la justice angolaise ont demandé que la partie de l'affaire qui le concerne soit transférée vers Angola, à l'abri des conventions signées par les deux pays dans le cadre de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP).

"Nous ne voyons aucun moyen juridiquement valable pour que ce procès puisse le concerner", a déclaré son avocat, Rui Patricio, à l'AFP.

Le ministère public portugais a cependant rejeté la demande de transfert du dossier, en faisant valoir que "les autorités angolaises ne donneraient pas suite à la procédure ou, du moins, ne donnent pas de garanties qu'elles le feraient".

Cette décision a été très mal reçue par le nouveau président angolais Joao Lourenço. "Nous considérons cela comme une offense et nous n'accepterons pas d'être traités ainsi", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse le 8 janvier.

"Pour que les relations entre l'Angola et le Portugal reviennent au niveau d'un passé récent, nous voulons un geste: remettre la procédure à l'Angola", a prévenu le chef d'Etat arrivé au pouvoir en septembre dernier, tout en soulignant que son pays ne demandait "ni l?acquittement de Manuel Vicente ni le classement de l'affaire".

- 'Une question de souveraineté' -

En attendant que la justice portugaise trouve une issue à cette impasse, la presse locale s'inquiétait d'une éventuelle escalade diplomatique qui, selon le Jornal de Negocios, pourrait pousser l'Angola à suspendre sa participation à la CPLP ou à réduire ses importations en provenance du Portugal, qui a dans son ancienne colonie son huitième marché extérieur.

Dès son discours d'investiture, le président Joao Lourenço avait sciemment omis le Portugal lorsqu'il avait énuméré les partenaires stratégiques de l'Angola. "C'était un message très significatif car, jusque là, le Portugal jouait le rôle de porte d'entrée en Europe", explique Alex Vines, du centre de réflexion britannique Chatham House.

"Les Angolais ont décidé de diversifier leurs relations pour ne plus dépendre autant du Portugal", actuellement son 2e fournisseur d'importations, relève l'analyste. Il souligne que "le nouveau président angolais est moins lié au Portugal" que son prédécesseur José Eduardo dos Santos, qui a quitté le pouvoir après avoir régné sans partage sur le pays pendant 38 ans.

Mais, d'après M. Vines, la sensibilité de Luanda au sujet du procès de Manuel Vicente découle "surtout d'une question de souveraineté et d'une volonté de ne pas voir trop de linge sale angolais s'étaler dans les médias et les salles d'audience portugaises".

L'Angola est classé 164e sur 176 pays au dernier classement de l'ONG Transparency International sur la corruption.

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La Bourse de Paris attendue stable malgré le "shutdown" américain

lun, 01/22/2018 - 08:54

La Bourse de Paris devrait ouvrir proche de l'équilibre ce lundi, portée par la vigueur de son homologue américaine, qui n'a pas été affectée par la menace d'une fermeture partielle des administrations fédérales concrétisée samedi.

Le contrat à terme sur le CAC 40 prenait 0,15% une quarantaine de minutes avant l'ouverture de la séance. Vendredi, il avait fini sur une note positive (+0,58%) à 5.526,51 points.

Wall Street a pour sa part également terminé en hausse vendredi.

"Au cours de cette nouvelle semaine qui débute, et qui devrait voir les marchés européens ouvrir dans le vert" après la clôture américaine de vendredi, "l'attention de la plupart des investisseurs devrait se focaliser sur les deux importantes réunions de banques centrales cette semaine", a relevé dans une note Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

La Banque du Japon (BoJ) donnera mardi sa décision de politique monétaire, tandis que celle de la Banque centrale européenne (BCE) est attendue jeudi.

"Les indices européens devraient ouvrir sans tendance ce matin dans le sillage des questions qui entourent les conséquences économiques du +shutdown+ du gouvernement fédéral" américain, ont estimé pour leur part les experts de Mirabaud Securities Genève.

"Malgré la menace d'une fermeture partielle des administrations fédérales (+shutdown+), les marchés américains sont encore parvenus à clôturer à de nouveaux records la semaine dernière", a constaté M. Hewson.

"La semaine a également été bonne pour les marchés européens qui ont atteint leur plus haut niveau cette année, le Dax allemand se rapprochant encore une fois de ses records atteints en novembre", a-t-il complété.

Aussi, selon le spécialiste, il est peu probable que la fermeture des administrations américaines, qui a effectivement été décrétée samedi faute d'un vote favorable sur le budget au Sénat, affecte durablement les marchés actions.

Ce blocage "devrait être assez limité, au moins à court terme, étant donné que les données économiques globales continuent de montrer un niveau plutôt solide d'activité économique", a souligné M. Hewson.

Initialement prévu dans la nuit, le vote du Sénat qui pourrait permettre de mettre fin au "shutdown" entré en vigueur samedi matin a été reporté à lundi midi (17H00 GMT).

Cette paralysie budgétaire, liée à un désaccord sur la question sensible de l'immigration, devrait se traduire par la mise au chômage technique de centaines de milliers d'employés fédéraux.

En Allemagne, les sociaux-démocrates ont approuvé dimanche dans la douleur le principe d'une coalition avec Angela Merkel, une décision qui rassure en Europe même si l'imbroglio politique sur la formation du gouvernement est loin d'être résolu.

Du côté des indicateurs, "il n'y aura pas grand-chose à se mettre sous la dent (ce lundi) à part l'activité de la région de Chicago" aux Etats-Unis, ont rappelé les experts de Mirabaud Securities Genève.

Une réunion des ministres des Finances de la zone euro se tient par ailleurs à Bruxelles.

VALEURS A SUIVRE

Sanofi: le géant pharmaceutique français a annoncé lundi le rachat de l'américain Bioverativ, spécialisé dans les traitements contre l'hémophilie, pour environ 11,6 milliards de dollars.

LVMH: le styliste français Hedi Slimane a été nommé directeur de la création artistique et de l'image de la maison de luxe Céline, a annoncé dimanche le groupe qui détient la marque parisienne depuis 1996.

Engie: la directrice générale du groupe, Isabelle Kocher, ne devrait pas être nommée présidente du groupe énergétique en mai après le départ de Gérard Mestrallet, affirme le Journal du Dimanche.

Carrefour: le groupe, dont l'année 2017 a été de son propre aveu "globalement difficile", doit annoncer mardi un "plan de transformation" conçu dans le plus grand secret, et faisant craindre aux syndicats d'importantes réductions d'effectifs.

Orange: le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a jugé dimanche que Stéphane Richard, qui pourrait être reconduit pour un troisième mandat à la tête d'Orange, devrait "immédiatement" quitter ses fonctions si jamais il était condamné dans l'affaire de l'arbitrage Tapie.

Airbus: la commande de 36 A380 annoncée ce jeudi par Emirates donne à Airbus "une visibilité pour au moins les dix ?ans à venir", a déclaré Tom Enders, le PDG du groupe, dans une interview au JDD parue dimanche.

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Syrie : l'offensive turque contre les Kurdes se poursuit, Washington appelle à la retenue

lun, 01/22/2018 - 08:54
Alors que Washington a appelé Ankara à "faire preuve de retenue", l'intervention armée turque se poursuit dans le nord de la Syrie contrôlé par les Unités de protection du peuple (YPG), milice kurde qui a combattu le groupe État islamique.
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Turquie: mandats d'arrêt pour "propagande" en lien avec l'offensive en Syrie

lun, 01/22/2018 - 08:52

Les autorités turques ont émis lundi des mandats d'arrêt contre 35 personnes soupçonnées de faire de la "propagande terroriste" sur les réseaux sociaux contre l'offensive que mène Ankara contre une milice kurde en Syrie.

D'après la chaîne de télévision publique TRT, ces mandats d'arrêt concernent 18 personnes à Istanbul et 17 personnes à Diyarbakir, grande ville du sud-est à majorité kurde de la Turquie où huit suspects ont été interpellés dans la matinée.

Ces personnes sont soupçonnées d'avoir fait de la "propagande" en faveur des Unités de protection du peuple (YPG), une milice kurde syrienne contre laquelle Ankara mène depuis samedi une offensive dans la région d'Afrine.

Ankara considère les YPG comme une "organisation terroriste", étroitement liée au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe qui mène une sanglante guérilla sur le sol turc depuis 1984.

Mais les YPG sont soutenues par les Etats-Unis qui voient en cette milice une force combattante efficace pour lutter contre le groupe Etat islamique (EI). Les YPG ont été le fer de lance de la prise, l'an dernier, de Raqa, bastion des jihadistes en Syrie.

Par ailleurs, un procureur d'Istanbul a ouvert lundi une enquête contre 57 personnes soupçonnées notamment de "propagande terroriste", d'"incitation à la haine" ou d'"insulte au président" sur Twitter en lien avec l'opération en Syrie, selon l'agence de presse étatique Anadolu.

Les réseaux sociaux sont particulièrement surveillés en Turquie, qui se classe régulièrement en tête des pays demandant le retrait de contenus sur Twitter.

Selon la TRT, le procureur général de Van (sud-est) a ouvert une enquête contre quatre députés du principal parti prokurde de Turquie, le HDP, qui avaient appelé à manifester contre l'offensive turque.

La police turque a empêché dimanche le déroulement de deux manifestations contre l'opération, l'une à Istanbul, où sept personnes ont été arrêtées, et l'autre à Diyarbakir.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a prévenu dimanche que quiconque manifesterait contre l'offensive à l'appel du HDP paierait "un prix très élevé".

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La France, nouvelle destination pour de jeunes pousses anglophones

lun, 01/22/2018 - 08:43

Malgré son français très balbutiant, Mark Heath, a choisi d'installer sa start up à Paris, une destination autrefois impensable pour nombre d'entrepreneurs étrangers mais qui jouit aujourd'hui d'un regain de faveur.

Comme ce New Yorkais de 35 ans, des Américains, des Britanniques prennent le chemin de la France, sur laquelle ils sont plus optimistes depuis l'élection au printemps dernier du président centriste Emmanuel Macron, alors qu'ils s'inquiètent parfois pour la situation dans leur propre pays.

"Chaque homme a deux pays - le sien et la France", déclare Heath, citant une vieille maxime américaine de nouveau en vogue, selon lui, "avec la façon dont les choses vont géopolitiquement".

Sa société, Talaria, va élire domicile à la Station F, ancien dépôt ferroviaire transformé en incubateur - le plus grand au monde - par l'homme d'affaires Xavier Niel (télécoms, téléphonie, internet, médias).

L'année dernière, il s'est inscrit dans une école de commerce française et il développe actuellement un câble télécoms pour les marchés financiers.

Pour lui, l'évolution rapide du paysage technologique parisien est aujourd'hui l'une des plus passionnantes en Europe.

Et Station F a reçu plus de demandes de start-ups américaines ou britanniques que de tout autre pays en 2017, souligne sa directrice Roxanne Varza, elle-même américaine.

"Nous commençons à réaliser que c'est peut-être aussi le climat politique qui fait que ces start-ups cherchent de nouveaux horizons", souligne-t-elle.

Les tirades anti-immigration de Donald Trump notamment ont refroidi certaines, dépendant des talents internationaux, estime-t-elle.

- Adieu 'fish and chips' -

Des sociétés britanniques cherchent aussi à prendre pied hors de leur pays alors que le Brexit se profile.

Vaste structure de verre et de béton, le "campus" de 3.000 bureaux de Station F a ouvert ses portes en juin, avec Facebook et Microsoft pour partenaires.

Le président Macron, favorable à une France dynamique qui "pense et bouge comme une start up", a mené à bien une rapide réforme du code du travail et séduit ainsi certains entrepreneurs français qui avaient tourné le dos à leur pays.

Dans un billet intitulé "Au revoir Londres et merci pour tous les fish and chips", le Français Jean Meyer explique s'être décidé à rentrer au bercail avec son appli de rencontres Once, face à la perspective du Brexit et au vu des réformes engagées ces derniers mois en France.

"J'ai perdu la trace du nombre de développeurs, responsables marketing ou experts en data qui ont refusé de nous rejoindre après le vote sur le Brexit", indique-t-il.

Mais le regain d'attractivité de la France pour les entreprises technologiques n'est pas dû à un seul effet Macron: il est la conséquences de politiques menées depuis plusieurs années.

La banque publique d'investissements Bpifrance a été créée en 2013 sous la présidence du socialiste François Hollande, jouant un rôle de premier plan dans le développement du secteur. C'est aussi François Hollande, dont M. Macron a été ministre, qui fut à l'initiative de nouveaux visas pour les créateurs d'entreprise étrangers.

- Paperasse -

Les entrepreneurs louent aussi des facteurs de long terme, comme la qualité des universités françaises.

En 2017, selon l'entreprise d'investissement technologique Atomico, la Grande-Bretagne est restée le principal bénéficiaire européen des fonds de capital-risque avec 5,4 milliards de dollars, contre 2,1 milliards de dollars pour la France. Mais cette dernière a globalement conclu un plus grand nombre de transactions.

"Le soutien aux entrepreneurs est à mon avis, beaucoup plus important que ce que nous pourrions obtenir au Royaume-Uni", estime Tom Pullen, Londonien de 41 ans qui a récemment lancé son cabinet de conseil Innovinco à Paris.

"Ici, nous sommes sûrs de rester dans le marché unique", ajoute-t-il.

Pour Zahir Bouchaala, autre Britannique de Station F, il serait toutefois exagéré de dire que la France a mué du jour au lendemain : "Elle reste un pays axé sur les employés plutôt que sur les patrons".

Même si Station F aide les entrepreneurs dans les méandres de l'administration, à Paris, ce développeur de logiciels de 35 ans a le sentiment de crouler sous la paperasse pour les dix personnes de son entreprise, Bevolta.

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Un homme attaqué par un requin en Nouvelle-Calédonie

lun, 01/22/2018 - 08:40

Un homme a été sévèrement mordu par un requin alors qu'il nageait à proximité du rivage en Nouvelle-Calédonie, a-t-on appris lundi auprès des pompiers de Nouméa.

"C'est un homme qui faisait de la pêche sous-marine au large d'une plage du quartier de Nouville. Il a été mordu à deux endroits à l'abdomen et au bras", a indiqué à l'AFP Xavier Egimard, chef de corps des pompiers de Nouméa.

Les faits se sont produits dimanche après-midi alors que cet homme d'une quarantaine d'années se trouvait à quelques mètres du bord, en compagnie de son fils et de son neveu.

"Des membres de sa famille paniqués lui ont prodigué les premiers soins et l'ont emmené eux-mêmes à l'hôpital où il a été pris en charge", a également indiqué M.Egimard.

Selon le journal Les Nouvelles-Calédoniennes, la victime, très grièvement blessée, a été placée dans un coma artificiel et se trouvait lundi en phase de réveil. Le plongeur aurait été attaqué par un requin bouledogue d'au moins trois mètres.

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Offensive turque en Syrie : "La question kurde, une des obsessions d'Erdogan"

lun, 01/22/2018 - 08:38
L'offensive turque dans le nord de la Syrie en direction d'Afrin se poursuit, lundi 22 janvier. Le président turc Erdogan avance ses pions. Explications.
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Internet via réseau mobile: Bouygues Telecom limite à 200 Go sa "4G Box"

lun, 01/22/2018 - 08:30

Bouygues Telecom va introduire une limite de 200 gigaoctets (Go) par mois dans son offre de connexion internet via le réseau mobile "4G Box", a-t-on appris lundi auprès de l'opérateur télécoms.

"La très grand majorité des usages de nos clients sont de 100Go maximum, pour plus de la moitié ils sont même de moins de 60Go par mois. Avec ces 200Go, nous pouvons maintenir des usages raisonnables tout en ayant la possibilité d'étendre l'offre sur un réseau qui doit être partagé", a expliqué à l'AFP Benoît Torloting, directeur général adjoint de l'opérateur en charge des marchés professionnel et grand public.

Les 4G Box utilisant le réseau mobile 4G, ses abonnés doivent en effet le partager avec les abonnés mobiles. Or, leur forfait proposait jusqu'ici des données illimitées.

En cas de dépassement des 200Go par mois, les clients 4G Box verront leur débit ralenti, comme cela s'applique d'ores et déjà pour les abonnements internet mobile, a précisé l'opérateur.

"Nous allons également mettre en place une jauge sur l'espace client afin que chacun puisse contrôler sa consommation," a ajouté M. Torloting.

"Nous faisons en sorte d'étendre notre réseau mobile, avec une éligibilité à l'adresse en fonction de la couverture en intérieure et de notre couverture réseau qui atteindra les 99% de la population en fin d'année" avec la fin de la couverture réseau dans le cadre de l'accord de réseau partagé signé en 2014 avec SFR, a précisé Benoît Torloting.

Cette annonce intervient tout juste un an après le lancement de la 4G Box, début 2017, première offre alors d'une connexion haut débit au domicile via la 4G.

Depuis, les concurrents Orange et SFR ont également proposé un équivalent, 4G Home ou Box 4G. Ces forfaits intègrent une limite d'utilisation, à respectivement 100Go et 200Go par mois.

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Kaboul: 22 morts, certains inidentifiables, dans l'hôtel attaqué

lun, 01/22/2018 - 08:28

Au moins 22 corps ont été retirés du grand hôtel de Kaboul attaqué ce week-end par des talibans, dont "certains calcinés" sont difficiles à identifier, selon un nouveau bilan du ministère de la Santé lundi.

"22 corps ont été emmenés dans les hôpitaux, notamment pour pouvoir être identifiés. Certains de ces corps sont tellement calcinés qu'il faudra des tests ADN pour les reconnaître", a indiqué à l'AFP Wahid Majroh, porte-parole du ministère.

Le précédent bilan officiel du ministère de l'Intérieur faisait état de "18 morts dont 14 étrangers et dix blessés dont six militaires".

Les corps des six assaillants, tués dans l'assaut des forces spéciales, auraient été gardés séparément de ceux de leurs victimes, selon un responsable des renseignements afghans (NDS) à l'AFP.

Selon les médias locaux, le nombre de morts se compterait en dizaines: la chaîne de télévision Tolo News cite ainsi "43 morts selon des sources crédibles".

La majorité des blessés ont été emmenés à l'hôpital militaire de Kaboul - interdit à la presse - selon le ministère de la Santé.

Le porte-parole adjoint du ministère de l'Intérieur Nasrat Rahimi, a rapporté lundi à l'AFP que "le commando a fait usage de pistolets, de kalashnikov et de grenades et l'un d'eux portait une veste d'explosifs".

La plupart des victimes ont été tuées par armes à feu mais d'autres ont péri dans l'incendie déclenché au quatrième étage par le commando de six hommes après le début de l'attaque.

Selon une source sécuritaire, "deux des assaillants avaient passé la nuit à l'hôtel, enregistrés comme clients".

Un des serveurs du restaurant, Hasibullah, 24 ans, blessé dans l'opération, a raconté à Tolo News que "deux hommes en civil" l'ont appelé en entrant "pour passer commande du dîner, avant d'ouvrir le feu au (fusil d'assaut) kalashnikov et de tuer plusieurs clients".

Les talibans ont revendiqué cette attaque dans un communiqué, affirmant avoir tué "des dizaines d'étrangers".

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Vietnam: l'apparatchik enlevé en Allemagne condamné à la prison à vie

lun, 01/22/2018 - 08:26

Un ancien apparatchik du régime communiste vietnamien, enlevé en Allemagne l'été dernier, a été condamné lundi par la justice vietnamienne à la prison à vie pour corruption, lors d'un procès largement médiatisé par les autorités.

Trinh Xuan Thanh, qui a par ailleurs dirigé PetroVietnam Construction, un important groupe pétrolier public, a été condamné à "14 ans de prison pour mauvaise gestion et à la prison à vie pour détournement de fonds", d'après le site d'information officiel VNExpress.

Il sera de nouveau jugé à partir de mercredi lors d'un second procès pour d'autres détournements de fonds, des faits pour lesquels il risque la peine de mort.

Les juges ont estimé que Tranh avaient causé de "graves dommages à l'Etat" et que la punition devait servir d'avertissement pour les Vietnamiens qui "abusent de leur pouvoir et violent les lois sur la corruption".

A ses côtés sur le banc des accusés, l'ancien membre du Politburo Dinh La Thang a été condamné à 13 années de prison.

Le verdict est attendu dans la journée pour vingt autres anciens responsables de l'appareil d'Etat, dans ce dernier grand procès en date, dont le régime communiste veut faire un symbole du combat contre la corruption des hauts fonctionnaires.

Trin Xuan Tanh avait été enlevé le 23 juillet par des hommes armés, dans un parc public de Berlin, d'après l'Allemagne, suscitant une crise diplomatique entre les deux pays.

Avant de trouver asile en Allemagne, il menait un train de vie fastueux au Vietnam, comme de nombreux responsables du régime communiste. Mais en mai 2016, des photos de lui au volant d'une voiture de luxe portant des plaques gouvernementales l'avaient fait remarquer et mis en difficulté.

Les photos, sorties dans la presse locale, l'ont fait passer du statut d'apparatchik profitant discrètement des avantages de sa position à celui de symbole du haut fonctionnaire corrompu.

Or, le régime communiste mène ces dernières années une opération "mains propres" pour tenter de se défaire de sa réputation de corruption.

Thanh n'a rien d'un dissident, mais son rapt en pleine Europe avait attiré l'attention sur les méthodes du régime vietnamien, coutumier des disparitions et tabassages d'opposants.

De nombreux blogueurs sont derrière les barreaux au Vietnam, condamnés pour propagande antiétatique parce qu'ils ont osé critiquer la gestion de l'Etat et sa corruption.

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Rohingyas: le programme de retours ne débutera pas dans les délais prévus

lun, 01/22/2018 - 08:24

Les retours de réfugiés rohingyas en Birmanie ne commenceront pas mardi, date limite que s'étaient fixée Dacca et Naypyidaw pour débuter ces rapatriements, a affirmé lundi un responsable bangladais.

"Nous n'avons pas fait les préparatifs nécessaires pour renvoyer les gens à partir de demain. Il faut encore beaucoup de préparation", a déclaré à l'AFP Abul Kalam Azad, responsable du département d'aide aux réfugiés et de rapatriement du Bangladesh.

Le Bangladesh et la Birmanie avaient signé le 23 novembre dernier un accord encadrant le retour de réfugiés rohingyas arrivés au Bangladesh depuis octobre 2016, ce qui concerne potentiellement 750.000 personnes.

Ces rapatriements devaient à l'origine commencer "sous deux mois", soit le 23 janvier au plus tard.

Près d'un million de musulmans rohingyas se trouvent actuellement dans de gigantesques camps de réfugiés du sud du Bangladesh. Environ 655.000 d'entre eux ont fui la Birmanie depuis fin août pour échapper à une campagne militaire considérée par les Nations unies comme une épuration ethnique.

Le programme de retours de Rohingyas est considéré avec circonspection par les experts et les ONG. Ceux-ci estiment que les conditions ne sont pas réunies pour une résolution des tensions dans l'Etat Rakhine en Birmanie et demandent que les rapatriements s'effectuent uniquement sur la base du volontariat.

Nombre de réfugiés au Bangladesh ont indiqué qu'ils ne comptaient pas en l'état revenir en Birmanie, qu'ils ont fuie en apportant avec eux des récits de massacres, viols collectifs et incendies de villages.

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Un an après les premières révélations sur le "Penelopegate", où en est l'enquête?

lun, 01/22/2018 - 08:20

Les révélations du Canard enchaîné avaient fait voler en éclats la campagne présidentielle de François Fillon: un an après, l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs de son épouse Penelope tourne au ralenti tandis qu'aucun des recours envisagé par le camp de l'ex-Premier ministre n'a été déposé.

Depuis cet été, "une dizaine de personnes ont été entendues sans que cela donne lieu à de nouvelles poursuites", d'après une source proche du dossier qui espère que les investigations seront bouclées "courant 2018".

"Les enquêteurs ont tout effectué en quelques semaines, aujourd'hui il ne se passe plus rien", assure de son côté à l'AFP Antonin Levy, avocat de l'ex-candidat de droite.

Les dernières investigations se sont concentrées sur la société 2F Conseil créée en 2012 par François Fillon, les enquêteurs s'interrogeant sur d'éventuels conflits d'intérêts. Des perquisitions se sont déroulées chez plusieurs de ses clients, notamment l'assureur Axa, dont l'ex-PDG Henri de Castries est un ami de l'ex-Premier ministre.

25 janvier 2017.

Le Canard enchaîné déclenche un tsunami à trois mois du premier tour de la présidentielle: Penelope Fillon, épouse du grand favori de l'élection, a été employée pendant de nombreuses années comme assistante parlementaire de son mari ou du suppléant de ce dernier, Marc Joulaud. De 1986 à 2013, la discrète Galloise, sans profession connue jusque-là, a perçu 680.380 euros net, des salaires qui ne seraient pas justifiés par le travail accompli.

L'hebdomadaire révèle aussi de possibles abus de biens sociaux: Mme Fillon a été embauchée de mai 2012 à décembre 2013, pour un salaire de 3.500 euros net par mois, à La Revue des deux mondes, propriété de l'homme d'affaires Marc Ladreit de Lacharrière, proche de l'ex-Premier ministre. Or, elle n'a produit que deux notes de lecture pour le magazine.

Le parquet national financier (PNF) ouvre une enquête, confiée en mars à trois juges d'instruction.

Les premières investigations aboutissent à la mise en examen du couple Fillon, de MM. Joulaud et Ladreit de Lacharrière.

- 'Appuyé sur la gâchette' -

Les révélations s'accumulent sur de possibles emplois fictifs des enfants du couple Fillon, puis sur des soupçons de trafic d'influence car l'ex-Premier ministre s'est fait offrir deux costumes d'une valeur de 13.000 euros par Robert Bourgi, figure des réseaux de la "Françafrique".

"Sa campagne a été faite sur la transparence, la probité, la modestie. Je voyais qu'il dérivait alors j'ai décidé de tout révéler. J'ai appuyé sur la gâchette", reconnaît l'avocat. Un mois après ses révélations, François Fillon est éliminé dès le premier tour.

Pour Florence Portelli, ex-porte-parole du candidat, "sans préjuger de sa culpabilité ou de son innocence, il est évident que cette histoire a été instrumentalisée à des fins politiques. L'emploi de sa femme au Parlement était connu. Qui a tout orchestré, tout feuilletonné à ce moment-là?".

Dénonçant une enquête tellement entachée d'irrégularités qu'elle en devient "nulle", le camp Fillon avait promis une contre-attaque, annonçant envisager une série de recours. Il remettait en question la compétence du PNF et faisait valoir que le délit de détournement de fonds publics, pour lequel l'ex-candidat est mis en examen, n'était pas applicable à un député.

Au final, "aucun recours n'a été déposé. Son avocat préfère sans doute réserver ses arguments lors d'un éventuel procès", souligne une source proche du dossier.

Sa défense attend aussi que la Cour de cassation prenne position: saisie par cinq sénateurs de l'ex-UMP après que la cour d'appel de Paris a jugé qu'un parlementaire pouvait bien être poursuivi pour détournements de fonds publics, la plus haute juridiction de l'ordre judiciaire est appelée à trancher cette question délicate.

En attendant, plusieurs volets de l'enquête ne semblent pas devoir prospérer. "Sur les costumes, d'éventuels faux ou 2F Conseil, mon client n'est pas poursuivi, les enquêteurs n'ayant rien trouver à redire", assure Me Levy. Quant à l'emploi de ses enfants Charles et Marie Fillon, l'ex-Premier ministre "est mis en examen mais pas ses enfants, ce qui est une absurdité", ajoute l'avocat.

M. Fillon, 63 ans, a rejoint en septembre la société de gestion d'actifs et d'investissement Tikehau Capital et a dissout fin décembre 2F Conseil. Il est aujourd'hui retiré de la vie politique.

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La légende du foot George Weah entre dans l'Histoire du Liberia

lun, 01/22/2018 - 08:17

Enfant des bidonvilles de Monrovia devenu star planétaire du foot dans les années 1990, George Weah réalise le rêve de sa seconde vie en prêtant serment lundi comme président du Liberia, 15 ans après la fin de sa carrière et de la guerre civile.

A 51 ans, l'ex-attaquant vedette du PSG et du Milan AC succède à Ellen Johnson Sirleaf, 79 ans, première femme élue chef de l'Etat en Afrique.

Au lendemain de sa large victoire au second tour de l'élection présidentielle le 26 décembre, avec 61,5% des voix, face au vice-président sortant Joseph Boakai, il s'est engagé à "transformer la vie de tous les Libériens".

Pour y parvenir, George Weah, élevé par sa grand-mère à Gibraltar, un bidonville de Monrovia, a promis le 30 décembre "une gouvernance publique en faveur des plus pauvres".

Issu de l'ethnie kru, une des principales du pays, il est seulement, après Samuel Doe (1980-1990), le deuxième président de la plus ancienne république d'Afrique à ne pas appartenir à l'élite "américano-libérienne" descendant d'esclaves affranchis qui y domine la vie politique depuis 170 ans.

"C'est une histoire incroyable", a déclaré l'entraîneur Arsène Wenger au début du mois, retrouvant dans ce destin "la force mentale de George: il a toujours été convaincu qu'il avait une mission" à accomplir.

Pendant la guerre civile qui a fait quelque 250.000 morts entre 1989 et 2003, déclenchée par la rébellion contre Samuel Doe de l'ancien chef de guerre et président Charles Taylor (1997-2003), George Weah était largement absent du pays.

- 'Pleurer pour le Liberia' -

Seul Africain à avoir remporté le Ballon d'or, en 1995, il entre en politique à la fin du conflit.

"Je ne pensais pas qu'il pourrait devenir président", a confié Arsène Wenger, qui se souvient néanmoins l'avoir "vu pleurer quand la guerre faisait rage au Liberia".

Pendant la guerre civile, Weah avait appelé l'ONU à sauver le Liberia. En représailles, des rebelles de la milice de Charles Taylor avaient brûlé sa maison de Monrovia et pris en otage deux de ses cousines.

Adulé des jeunes, George Weah est pourtant battu au second tour de la présidentielle de 2005 par Ellen Johnson Sirleaf, puis comme candidat à la vice-présidence en 2011.

Son parti criera alors en vain à la fraude.

Lors d'une réunion de levée de fonds à New York en 2012, Mme Sirleaf confiera avoir appris que certaines commerçantes de Monrovia avaient confisqué nuitamment les cartes d'électeurs de leurs fils pour les empêcher d'aller voter pour des candidats plus jeunes... comme George Weah.

- Force tranquille -

Cette fois, alors que ses adversaires épuisaient tous les recours juridiques possibles pour faire annuler les résultats du premier tour, le 10 octobre, obtenant le report du second tour de sept semaines, "Mister George", sûr que son heure était venue, a exhorté ses partisans à la patience et au calme.

Car depuis ses débuts en politique, il assure avoir "gagné en expérience" et appris de ses échecs.

En décembre 2014, George Weah remporte son premier mandat en devenant sénateur, distançant très largement l'un des fils de Mme Sirleaf.

A l'élection de 2017, son choix comme colistière de l'influente sénatrice Jewel Howard-Taylor, ex-épouse de Charles Taylor, condamné en 2012 par la justice internationale à 50 ans de prison pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre en Sierra Leone voisine, suscite les interrogations.

Mais, tout en rappelant que la grande majorité des candidats ont eu partie liée avec l'ancien président, il assure n'entretenir aucun contact avec lui.

George Weah a vu sa vie basculer une première fois en 1988, à l'âge de 22 ans, lorsque Arsène Wenger, alors entraîneur de Monaco, le déniche au Tonnerre Yaoundé, au Cameroun.

Pendant 14 ans, l'attaquant de génie évolue dans les plus grands clubs européens - Monaco, Paris SG et Milan AC, à l'apogée de sa carrière, puis Chelsea, Manchester City, Marseille -, amassant une fortune considérable.

Mais il a gardé ses attaches dans la banlieue de Monrovia, où il tape encore le ballon avec des amis.

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En Inde, la lente et pénible rénovation du Taj Mahal

lun, 01/22/2018 - 08:09

Dans l'imaginaire de Muskan Mahuwakar, le Taj Mahal représentait un chef-d'?uvre de symétrie et de raffinement. Jusqu'à ce que cette touriste indienne découvre ce monument à l'amour enlaidi par d'affreux échafaudages.

Au plus grand déplaisir des visiteurs, la lente rénovation de ce joyau d'architecture moghole, principale attraction touristique de l'Inde, s'étire depuis quatre ans, sans fin en vue. Et les autorités doivent encore s'attaquer à la partie la plus délicate: le dôme.

"La réparation dure depuis si longtemps. Bien sûr, les vieux monuments doivent être entretenus, mais nous devons trouver des solutions qui soient rapides et efficaces", dit Muskan en jetant un regard désabusé sur l'armée d'ouvriers qui s'affaire autour de la structure.

La notoire pollution atmosphérique du pays jaunit le marbre blanc de ce mausolée construit par l'empereur Shah Jahan au XVIIe siècle. Un fléau auquel les conservateurs se sont attelés récemment.

Pour redonner au Taj Mahal son éclat virginal d'antan, des couches de boue sont appliquées sur sa façade dans le but d'absorber les impuretés. Les détracteurs de cette méthode estiment qu'elle abime la pierre comme si on la frottait à l'eau de Javel, une critique dont se défendent les responsables de la protection du patrimoine.

Alors que les travaux s'éternisent, les dizaines de milliers de visiteurs quotidiens sont actuellement accueillis sur le flanc ouest par un échafaudage intrusif, qui dissimule les délicates calligraphies islamiques.

"C'est décevant de ne pas pouvoir faire de photo parfaite de cette structure immaculée", regrette Muskan Mahuwakar, étudiante en histoire qui visite le lieu pour la première fois.

Elle a plus de chance que d'autres, car elle arrive après le nettoyage des quatre minarets érigés autour de la structure principale. Les photos de la visite royale du duc et de la duchesse de Cambridge à Agra en 2016 avaient été gâchées par les squelettes de fer enserrant des tours.

- Le Taj 'mourant' -

Mais l'inévitable restauration du bulbe central, qui couronne la structure, est le défi qui inquiète le plus les responsables et risque de dissuader des visiteurs. On ignore quand débuteront ces travaux, et combien de temps ils dureront.

Cette perspective en détourne pourtant déjà certains. L'éditeur de guides touristiques Fodor's Travel conseille ainsi à ses lecteurs d'éviter le Taj Mahal jusqu'en 2019 au moins.

De leur côté, des experts redoutent que la pression des échafaudages n'abîme irrémédiablement le marbre finement travaillé.

"Nous devons nettoyer le dôme mais la question est comment dresser l'échafaudage", explique à l'AFP Bhuvan Vikrama, archéologue en charge du programme de rénovation.

"La structure est vieille de près de 400 ans, nous ne pouvons pas faire peser de poids supplémentaire dessus. En essayant de réparer les dommages, nous ne devons pas en causer de nouveaux."

Afin de préserver ce mausolée construit par l'empereur moghol pour son épouse Mumtaz Mahal, morte en couches en 1631, le gouvernement a décidé de restreindre les foules. Avec des pointes à 70.000 entrées par jour le week-end, ce sont près de 6,5 million de personnes qui ont visité le Taj Mahal en 2016.

Les touristes étrangers, qui payent le prix fort, ne seront pas limités mais les Indiens ne pourront plus entrer une fois franchie la barre des 40.000 tickets vendus dans la journée.

Pour les défenseurs de l'environnement, cette rénovation ne s'attaque pourtant pas aux racines du problème, à savoir les émissions industrielles des usines qui entourent la très affairée ville d'Agra.

"Le Taj était entouré par une végétation luxuriante, mais maintenant il n'y a plus rien", déplore M C Mehta, un avocat qui a porté ce problème en justice.

"Le Taj est en phase terminale du cancer. Il est mourant, il peine à respirer."

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Hand: France-Serbie, ne pas tout gâcher

lun, 01/22/2018 - 08:04

Si la victoire face à la Suède samedi a permis aux handballeurs français d'entrevoir les demi-finales de l'Euro, ils se doivent de rester mobilisés face à la Serbie lundi (18h15) pour s'éviter un dernier match couperet contre la Croatie.

En cas de victoire contre les Serbes, les Bleus, en tête de leur groupe avec 6 points, pourraient en effet se permettre de perdre face aux Croates. Mais en cas de défaite, ils joueraient alors leur peau contre le pays-hôte et son public hostile mercredi (20h30).

Même si elle est déjà éliminée, la Serbie ne sera donc pas à négliger pour la troupe de Didier Dinart, championne du monde en titre en quête d'une quatrième couronne européenne.

"Tout le monde veut battre l'équipe de France. Ça peut être leur cerise sur le gâteau, donc c'est un match-piège", prévient l'entraîneur guadeloupéen. Mais "on est supposés être plus forts que la Serbie", reconnait-il, en mettant en garde ses joueurs contre un manque d'engagement et de concentration.

"Aujourd'hui ce qu'il faut faire, c'est rester mobilisés, le plus concentrés possible afin de nous mettre dans une position favorable", ajoute-t-il.

En terme de concentration, les Bleus pourront prendre exemple sur leur gardien Vincent Gérard, auteur, avec 19 arrêts, d'une prestation "stratosphérique" lors du match de samedi contre la Suède (victoire 23-17).

Dans l'Arena de Zagreb, la France a commis beaucoup de maladresses en attaque mais a pu compter sur un Gérard des grands soirs et une défense imperméable pour finalement s'imposer, avec un large effectif mis à contribution.

- 'On aurait l'air fin...' -

"Le but du jeu va être de ne pas tout gâcher", estime le successeur de Thierry Omeyer. "De continuer à monter en puissance et engranger de la confiance en vue de la suite de la compétition."

"On aurait l'air fin d'arriver avec 6 points puis de perdre et de devoir jouer notre vie contre la Croatie chez elle", ajoute-t-il.

Mêmes précautions chez le demi-centre des Bleus Nikola Karabatic: "Gagner face à la Suède, ça nous met en très bonne position pour la suite, mais rien n'est terminé. A tout moment, si on fait les cons, on peut perdre cet avantage", déclarait-il samedi dès la fin de la rencontre.

En face, la Serbie, qui n'a plus rien à espérer dans la compétition, jouera sans pression. Une victoire contre l'Islande 29-26 au premier tour a suffi aux Serbes pour se qualifier pour le tour principal, et c'est déjà pas mal.

Mis à part une place de finaliste lors de l'Euro-2012 organisé chez elle, la Serbie n'a plus goûté aux joies d'un podium depuis le début des années 2000.

"Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas disputé le deuxième tour d'une compétition internationale donc c'est déjà un succès", estime l'ailier gauche de Toulouse Nemanja Ilic. "On verra ce que ça donne" contre la France, ajoute-t-il sans prendre de risques.

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Macron chez Toyota puis à Versailles pour séduire les multinationales

lun, 01/22/2018 - 08:00

Visite à l'usine Toyota d'Onnaing (Nord) puis réception à Versailles de 140 dirigeants de grands groupes étrangers pour un sommet baptisé "Choose France" (Choisissez la France): Emmanuel Macron veut montrer lundi que sa politique pro-entreprises attire les multinationales.

Les patrons des géants américains, chinois et européens, comme Coca-Cola, Facebook (Sheryl Sandberg), Google, Goldman Sachs, UPS, Alibaba, Bosch, SAP, Ikea, Barilla, Siemens, Volvo ou Rolls-Royce ont accepté l'invitation du chef de l'Etat, plébiscité par les milieux d'affaires pour son dynamisme et son programme d'allègement d'impôts des entreprises et de flexibilité du travail.

Plusieurs groupes ont consenti à annoncer ce jour-là de gros projets d'investissements en France, un geste de soutien à la politique française. L'Elysée attend cinq annonces significatives, dans l'industrie et le numérique et près d'une dizaine d'autres de taille moyenne, dont Toyota, qui annoncera un investissement de plusieurs centaines de millions d'euros dans son usine d'Onnaing, avec des centaines de nouveaux emplois.

Pour marquer l'événement, le président de la République passera trois heures lundi après-midi dans l'usine pour rencontrer salariés et dirigeants, avant de se rendre au château de Versailles. Il s'y adressera à ses invités à huis clos, "pour un dialogue plus direct" selon l'Elysée.

Convaincre des patrons, dont il a appris le langage lorsqu'il était banquier d'affaires chez Rothschild, est un exercice auquel M. Macron est parfaitement rodé. Le lieu aussi lui est familier. Lorsqu'il était ministre de l'Economie, il avait déjà choisi les ors de Versailles pour convier des investisseurs étrangers.

Pas moins de seize membres du gouvernement seront présents, dont le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, qui a annoncé qu'il demanderait à l'équipementier Bosch un nouvel investissement dans son usine de Rodez (Aveyron), où 300 à 800 emplois sont menacés, selon les syndicats.

- 'Effet Macron' -

Emmanuel Macron s'envolera ensuite mercredi pour Davos, où il prononcera un plaidoyer pour une mondialisation mieux organisée, avec "une vision politique mondiale", selon son entourage.

Le chef de l'Etat pourra capitaliser sur la remontée de l'image de la France auprès des investisseurs étrangers depuis son élection. Selon un baromètre réalisé en novembre par la Chambre de commerce américaine et le cabinet Bain, 72% des investisseurs américains escomptent une évolution positive du contexte économique en France contre 30% en 2016, un record depuis 18 ans.

En décembre, 70 patrons de filiales françaises de groupes étrangers avaient salué les premières réformes du gouvernement, et selon un sondage Ipsos auprès de 200 responsables de grosses sociétés étrangères en décembre, 60% jugent le pays attractif contre 46% en 2016.

La France estime avoir une carte à jouer au plan mondial, dans un contexte marqué par le Brexit et l?imprévisibilité de Donald Trump.

Le gouvernement tente ainsi d'attirer à Paris les banques internationales qui voudraient quitter Londres, grâce à un allégement des indemnités de licenciement des traders. Et la capitale accueillera bientôt l'Autorité bancaire européenne.

Tout ne relève pas d'un "effet Macron". L'année 2016 avait compté 1.117 investissements physiques étrangers en France (+16%), un record depuis dix ans selon Business France, l'organisme de promotion de la France à l'international dont l'ex-dirigeante Muriel Pénicaud est devenue ministre du Travail du gouvernement Macron.

Mais ces investissements sont moins créateurs d'emplois : seuls 30.108 emplois ont été créés ou maintenus grâce aux capitaux étrangers en 2016 (-11%). De plus, les géants américains du numériques, s'ils investissent en France, échappent largement à l'impôt sur les sociétés, ce contre quoi Paris tente de mobiliser ses voisins.

Le gouvernement s'inquiète en outre de la réforme fiscale américaine, qui va abaisser l?impôt sur les sociétés de 35% à 21%. Angela Merkel et Emmanuel Macron, qui veulent harmoniser l'impôt sur les sociétés en Europe, risquent d'être pris de vitesse par la concurrence fiscale américaine.

Dernier bémol, susceptible de faire fuir les capitaux, la France veut combattre le "pillage" de ses technologies, comme l'a signifié Bruno Le Maire en Chine.

Paris va ainsi élargir le "décret Montebourg" sur le contrôle des investissements aux secteurs du numérique et pousse la Commission européenne à contrôler davantage les investissements extra-européens.

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Mike Pence au Proche-Orient : héros des Israéliens, boudé par les Palestiniens

lun, 01/22/2018 - 07:54
Arrivé en Israël pour l'ultime étape de sa tournée régionale, le vice-président américain ne devrait rencontrer aucun dirigeant palestinien. Plusieurs organisations ont appelé à la manifestation et à la grève générale mardi.
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Dopage: le TAS entend l'appel de 39 Russes, Rodchenkov témoin vedette

lun, 01/22/2018 - 07:54

Trente-neuf des 42 sportifs russes présents aux JO de Sotchi-2014 et suspendus à vie par le CIO pour avoir profité d'un système de dopage institutionnalisé vont se défendre en appel à partir de lundi devant le Tribunal arbitral du sport lors d'une audience où le lanceur d'alerte Grigory Rodchenkov témoignera à distance.

Face au grand nombre de sportifs attendus, le TAS, qui siège habituellement à Lausanne, a dû pour l'occasion se délocaliser au Centre des conférences de Genève.

Conformément au règlement du TAS, plus haute juridiction sportive, cette audience, qui durera jusqu'à samedi ou dimanche, ne sera pas ouverte au public ni aux médias.

Rare par son ampleur, cette audience sera également marquée par le témoignage, à distance, de Grigory Rodchenkov, ancien patron du laboratoire antidopage de Moscou, qui a révélé le système de dopage d'Etat en Russie.

Rodchenkov, qui a accepté de témoigner malgré des menaces, mais à une date qui n'a pas été précisée, s'est réfugié aux Etats-Unis en 2016, disant craindre pour sa vie après la mort brutale et rapprochée de deux responsables de l'agence russe antidopage (RUSADA).

Divisés en deux groupes, les sportifs vont se défendre devant deux trios de juges-arbitres, à partir de 09h30 lundi.

Les juges devront se prononcer dans un délai très bref, car 21 des 42 suspendus espèrent encore disputer les Jeux de Pyeongchang, qui débutent le 9 février.

Parmi eux figurent des bobeurs et skeletoneurs toujours engagés sur les épreuves de Coupe du monde malgré cette sanction, car aucune suspension provisoire n'a été appliquée par leur fédération internationale.

Les fondeurs ont, eux, participé aux premières épreuves de Coupe du monde avant d'être suspendus provisoirement par la Fédération internationale de ski (FIS), après réception des décisions motivées de la commission disciplinaire du CIO.

- Stars en Russie -

Au total, la Russie, qui avait terminé en tête au classement des médailles aux JO de Sotchi, a perdu 13 de ses 33 médailles en raison de ces disqualifications et a cédé sa première place à la Norvège.

Parmi les sportifs disqualifiés et interdits à vie de JO figurent les plus grands noms des disciplines hivernales, notamment Alexander Legkov (champion olympique en ski de fond, sur 50 km) et Aleksandr Zubkov, double médaillé d'or (bob à 2 et bob à 4).

Zubkov a pris sa retraite sportive, mais préside la Fédération russe de bobsleigh et sa suspension l'empêche d'être présent sur les rendez-vous internationaux.

Les appels de trois dernières sportives russes, des biathlètes également retraitées, seront examinés plus tard.

Le TAS prévoit de rendre ses décisions "entre le 29 janvier et le 2 février", alors que les JO débutent le 9 février.

Si la participation de la Corée du Nord aux JO de Pyeongchang a été entérinée samedi à l'issue d'un sommet olympique, celle des sportifs russes, sous drapeau neutre, risque de poser question jusqu'à l'ouverture des JO.

Le TAS a certes promis de clarifier avant le 2 février la situation des 42 Russes disqualifiés, mais il reste encore à connaître la liste finale des sportifs russes "invités" à participer et établie par un panel du CIO présidé par l'ex-ministre française des Sports Valérie Fourneyron.

Vendredi, le CIO a annoncé que 111 noms sur une liste initiale de 500, proposée par le Comité national olympique russe, avaient été écartés.

Cette liste pourrait encore sensiblement se réduire car "pour les athlètes restant dans le pool, d'autres conditions préalables ont été requises, comme de nouveaux contrôles avant les Jeux et la réanalyse des échantillons conservés", a précisé le CIO.

La liste définitive doit être connue "samedi 27 janvier, lors de la réunion d'enregistrement des délégations", a ajouté le CIO.

Samedi, le ministre russe chargé des Sports, Vitaly Moutko, a estimé qu'environ 200 sportifs russes "propres" allaient participer aux prochains JO d'hiver.

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Open d'Australie: Roger Federer en quarts en trois sets

lun, 01/22/2018 - 07:47

Le Suisse Roger Federer, 2e mondial, s'est qualifié pour les quarts de finale de l'Open d'Australie en battant le Hongrois Marton Fucsovics (80e) en trois sets 6-4, 7-6 (7/3), 6-2, lundi à Melbourne.

Le tenant du titre n'a eu aucune balle de break à sauver dans ce match tranquille. Il affrontera au prochain tour le Tchèque Tomas Berdych (20e).

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