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Macron en "terre de conquête" au salon de l'Agriculture

sam, 02/24/2018 - 11:05

Emmanuel Macron s'est dit convaincu que l'agriculture française était une "terre de conquête" samedi au 55e salon du secteur, où il a été accueilli par des sifflets mais aussi des applaudissements, illustration des tensions actuelles au sein d'un monde paysan en pleine réorganisation.

Les incertitudes portent notamment sur l'avenir de la politique agricole commune (PAC), dont la France est l'un des principaux bénéficiaires, après le départ du Royaume-Uni en 2020. Vendredi à Bruxelles, les dirigeants européens ont fait le constat de leurs divisions sur le sujet. 

"On est là pour faire le point sur les professions, le financement, le modèle social, la recherche, préparer les prochaines échéances (notamment) le schéma de la PAC à venir, clarifier les choses, donner de la visibilité à ceux qui vont bénéficier des aides et clarifier les impacts sur les financements des uns et des autres", a dit le président, arrivé dès 07H45 au salon, lors d'une première réunion, à huis-clos, avec les acteurs institutionnels de l'agriculture.

Il doit aussi rencontrer dans la journée le Commissaire européen à l'Agriculture Phil Hogan, présent Porte de Versailles.

"Je sais l'importance qu'a notre agriculture, je sais les attentes, les angoisses et la souffrance sur le terrain. Je suis convaincu qu'il y a un avenir certain pour notre agriculture mais à inventer ensemble, il y a des décisions difficiles à prendre dans certains secteurs. L'agriculture française est aussi une terre de conquête, il y a beaucoup de choses à faire", a ajouté Emmanuel Macron dans son propos liminaire, auquel la presse a pu accéder.

- Sifflets et applaudissements -

Le président est ensuite allé à la rencontre des exposants, arrivant vers 09H30 dans le hall hébergeant la vache Aubrac "Haute", égérie du salon, et l'ensemble des animaux. Il a initialement été accueilli par des agriculteurs déguisés, des bousculades, et des applaudissements, ont constaté deux journalistes de l'AFP.

"Je suis heureux de passer la journée avec des passionnés" a-t-il dit lors de sa rencontre avec Thibault Dijols, l'éleveur de Haute, venu d'Aveyron. "Elle n'est pas farouche, c'est incroyable on dirait presque qu'elle cherche la caresse", a-t-il commenté après avoir caressé le museau de la vache.

Plus loin, il a toutefois été sifflé pendant plusieurs minutes par des membres des Jeunes agriculteurs, qui ont brandi des T-shirts portant l'inscription "Attention agriculteurs en colère".

Avant l'inauguration, l'Elysée avait fait savoir que M. Macron se déplaçait toujours avec plusieurs costumes de rechange. L'an passé, l'encore candidat à l'Elysée avait reçu un oeuf sur l'épaule, dont il avait plaisanté, affirmant que le jet de projectile relevait du folklore du salon.

Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, présent à la réunion du matin, a indiqué à l'AFP qu'il avait surtout fait passer le message selon lequel les "agriculteurs se sentent abandonnés, qu'ils en ont assez des discours et demandent des actes".

Pour déminer le terrain, le président expliqué jeudi à 700 jeunes agriculteurs reçus à l'Elysée sa vision de l'agriculture de l'avenir: il veut la réorganiser en "filières" pour tenter de garantir sa rentabilité tout en la sortant de sa dépendance aux fonds publics européens.

Il a aussi laissé entrevoir le lancement d'un système de "préretraites agricoles avec une sortie progressive de l'activité", afin de permettre à un jeune de prendre la suite de ses parents.

L'Europe n'est pas le seul souci des agriculteurs français. Les éleveurs craignent notamment l'importation à taux réduit en Europe de 70.000 tonnes de viande bovine sud-américaine par an, à droits de douane réduits si l'Europe signe un accord commercial avec les quatre pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay). 

La FNSEA estime que la France risque "de perdre 20 à 25.000 exploitations" si l'Europe signe ces accords. 

Les inquiétudes sont d'autant plus fortes que les paysans français peinent à gagner leur vie de leur travail en raison de la guerre des prix impulsée par la grande distribution.

"Il y aura des contrôles, regardez moi bien dans les yeux, il y aura des contrôles et des résultats concrets" a promis M. Macron à agriculteur déguisé en vache qui se plaignait de "la grande distribution qui se moque de nous".

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Emmanuel Macron sifflé par des agriculteurs au salon de l'Agriculture

sam, 02/24/2018 - 10:27

Emmanuel Macron s'est fait siffler pendant plusieurs minutes samedi au salon de l'Agriculture, qu'il visite pour la première fois en tant que président de la République, a constaté une journaliste de l'AFP.

Les sifflets émanaient de jeunes agriculteurs qui ont brandi des T-shirts portant l'inscription "Attention agriculteurs en colère". Plus tôt, le président avait déjà été accueilli par des agriculteurs déguisés, mais aussi par des applaudissements.

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Au salon de l'Agriculture, la ferme France à l'aube de sa révolution

sam, 02/24/2018 - 08:48

Emmanuel Macron est arrivé samedi matin au salon de l'Agriculture où il est attendu de pied ferme par le monde paysan, fragilisé par plusieurs crises successives et sommé de réinventer un modèle agricole pointé du doigt par l'exécutif.

Cette première visite en tant que président de la République a démarré dès 07H45, avant l'ouverture au public, a constaté une journaliste de l'AFP. Et elle pourrait durer jusqu'après la fermeture, battant le record de François Hollande qui avait passé 10 heures sur place en 2013.

Emmanuel Macron a commencé sa visite par un petit-déjeuner à huis clos avec les principaux acteurs institutionnels de l'agriculture française. Il déambulera plus tard dans les stands à la rencontre des exposants.

Avant la visite, l'Elysée a fait savoir que le président se déplaçait toujours avec plusieurs costumes de rechange. L'an passé, il avait reçu un oeuf sur l'épaule, dont il avait plaisanté, affirmant que le jet de projectile relevait du folklore du salon.

Après des manifestations dans tout le pays contre le projet d'accord de libre-échange entre l'Union européenne et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), le président avait d'ores et déjà prévenu 700 jeunes agriculteurs reçus jeudi à l'Elysée qu'il se "moquait totalement" de l'ambiance dans laquelle il serait reçu Porte de Versailles, concentré qu'il est sur la construction du "visage de la France agricole des prochaines années".

Les éleveurs français, représentés au salon par la vache de race Aubrac "Haute", craignent notamment l'importation à taux réduit en Europe de 70.000 tonnes de viande bovine sud-américaine par an, à droits de douane réduits. 

Ils craignent une concurrence déloyale de cette viande industrielle produite à très bas coûts et selon des standards sanitaires et de qualité beaucoup moins exigeants qu'en Europe.

Prônant "la valeur ajoutée, l'ouverture, la planète", M. Macron avait assuré "qu'il n'y aura(it) jamais de boeuf aux hormones en France", même si des accords comme celui avec le Mercosur étaient signés, ajoutant "il n'y aura(it) aucune réduction de nos standards de qualité, sociaux, environnementaux, ou sanitaires à travers cette négociation".

Pas convaincue, la patronne de la FNSEA Christiane Lambert a estimé vendredi que La France risquait "de perdre 20 à 25.000 exploitations" si l'Europe signe ces accords. Samedi, elle compte bien dire à M. Macron "de façon très directe (...), les yeux dans les yeux, ce qui va et ce qui va moins bien".

Autre motif d'inquiétude, la révision de la carte des zones agricoles défavorisées, qui va faire sortir 1.380 communes du dispositif ouvrant droit à une indemnité compensatoire de handicap naturel (ICHN).

- Départs en retraite massifs -

Les inquiétudes sont d'autant plus fortes qu'en dépit des nombreux rappels à l'ordre du gouvernement à la sortie des Etats généraux de l'alimentation (EGA) - et en attendant en septembre la loi censée leur garantir une meilleure rémunération de leur production - la grande distribution n'a pas joué le jeu dans les négociations commerciales annuelles avec les producteurs, qui s'achèvent pendant le salon.

Or, en 2016, près de 40% des chefs d'exploitation agricoles ont perçu un revenu mensuel négatif ou n'excédant pas 360 euros, selon les dernières statistiques de la MSA, la sécurité sociale agricole, publiées vendredi.

Certaines annonces d'Emmanuel Macron ont tout de même quelque peu rasséréné le monde rural comme la promesse d'une mise en place de "verrous réglementaires" sur les achats de terres agricoles par des étrangers en France.

Sur le problème plus global de l'accès au foncier pour les jeunes générations d'agriculteurs, le président a demandé "pour le mois de mai" qu'on "imagine" un système de "préretraites agricoles avec une sortie progressive de l'activité" afin de permettre à un jeune de prendre la suite de ses parents. "40% des agriculteurs aujourd'hui en activité seront partis à la retraite" d'ici à 2020, a dit le président jeudi.

Les agriculteurs ont reçu ces annonces de façon plutôt bienveillante mais avec appréhension, en indiquant qu'ils seraient vigilants sur leur traduction en actes.

D'autant plus vigilants que les rumeurs courent, depuis plusieurs semaines, sur une autre révolution: une diminution de l'enveloppe budgétaire de la politique agricole commune (PAC) 2020-2027 après la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne.

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Emmanuel Macron est arrivé au salon de l'Agriculture

sam, 02/24/2018 - 08:30

Emmanuel Macron est arrivé samedi matin porte de Versailles à Paris, où il inaugure son premier salon de l'Agriculture en tant que président de la République.

Le président, arrivé à 07H45, avant l'ouverture au public, a débuté sa visite par une rencontre à huis-clos avec les principaux acteurs institutionnels de l'agriculture française, a constaté une journaliste de l'AFP. Il déambulera plus tard dans les stands à la rencontre des exposants.

Pour cette réunion en forme de petit-déjeuner, proposée par l'Elysée, les dirigeants des cinq syndicats représentatifs du secteur sont présents (FNSEA, Jeunes agriculteurs, Confédération paysanne, Coordination rurale, Modef), ainsi que ceux de la Mutualité sociale agricole (MSA, la sécurité sociale du monde agricole), de l'organisme de recherche INRA, de Coop de France et d'autres organismes institutionnels du secteur.  

Lors de sa visite au salon l'an dernier, quand il n'était encore que candidat à la présidence, Emmanuel Macron avait proposé de restructurer l'agriculture française autour de ses "filières" pour la sortir de la crise. Cette semaine, en recevant quelques 700 jeunes agriculteurs à l'Elysée, il a de fait souligné la "révolution culturelle" qu'il dit avoir engagée dans le secteur. 

Avant la visite, l'Elysée a fait savoir que le président se déplaçait toujours avec plusieurs costumes de rechange. L'an passé, il avait reçu un oeuf sur l'épaule, dont il avait plaisanté, affirmant que le jet de projectile relevait du folklore du salon.

Jeudi il a d'ailleurs pris les devants en soulignant qu'il se "moquait totalement" de l'ambiance dans laquelle il serait reçu Porte de Versailles, concentré qu'il est sur la construction du "visage de la France agricole des prochaines années".

Vitrine des productions alimentaires françaises sur fonds d'angoisse de l'avenir pour la ruralité, la 55e édition du salon accueille cette année près de 4.000 animaux d'élevage venus de toutes les régions de France.

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Les présidents et le Salon de l'agriculture, une longue histoire parfois mouvementée

sam, 02/24/2018 - 04:00

Du général de Gaulle à Emmanuel Macron, tous les présidents de la République se sont rendus au Salon de l'agriculture depuis sa création en 1964, à la notable exception de François Mitterrand.

Jusqu'à maintenant, le record de durée est détenu par François Hollande, qui a arpenté les allées pendant dix heures en 2013, après avoir atteint les 12 heures en février 2012 lorsqu'il était candidat. Mais il sera insulté et hué en 2016.

Nicolas Sarkozy a aussi eu son lot de rencontres agitées Porte de Versailles, dont la plus célèbre en 2008. A un visiteur qui refuse de lui serrer la main et lui lance "tu me salis", il réplique "casse-toi, alors, pauvre con !". C'est aussi au Salon, en 2010, qu'il veut "dire un mot de toutes ces questions d'environnement, parce que là aussi ça commence à bien faire".  

Le chef de l'Etat dont le nom est le plus associé au Salon est évidemment Jacques Chirac, qui en trente années de vie politique, n'a loupé l'occasion qu'une seule fois, en 1979, car il était hospitalisé après un accident de voiture.

La dernière visite présidentielle, en 2007, de celui que se vantait de savoir "tâter le cul des vaches" est un véritable triomphe.

Le contraste est saisissant avec son prédécesseur: François Mitterrand, durant ses quatorze ans de présidence, n'est jamais retourné au Salon où il s'était pourtant rendu comme candidat, en 1981. 

Avant lui, Charles de Gaulle, Georges Pompidou et Valéry Giscard d'Estaing avaient rendu visite aux exposants, plus ou moins régulièrement.

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Macron lancera les consultations sur l'Europe mi-avril à Strasbourg

ven, 02/23/2018 - 17:12

Emmanuel Macron lancera les "consultations citoyennes" pour débattre de l'avenir de l'Europe à Strasbourg le 17 avril, jour où il s'exprimera devant le Parlement européen, a indiqué vendredi l'Elysée.

Le président Macron participera à un premier débat, dont les détails ne sont pas encore fixés, afin de lancer cette initiative phare de son ambition pour "relancer l'Europe" avant les élections européennes de 2019.

Il prévoit ensuite de "participer à une consultation au cours de tous ses déplacements européens", a précisé l'Elysée.

Emmanuel Macron s'est félicité devant la presse que 26 des 27 pays de l'UE (hors Royaume-Uni), soit "à la quasi-unanimité", aient accepté d'organiser chez eux des "consultations citoyennes" entre avril et octobre.

Les Pays-Bas ont donné leur accord vendredi et seule la Hongrie de Viktor Orban a jusqu'à présent décliné. 

Depuis qu'il est à l'Elysée, M. Macron a promu cette proposition dans ses discours sur l'Europe à Athènes ou à La Sorbonne. Initialement appelées "conventions démocratiques", ces "consultations citoyennes" visent, selon lui, à "libérer la parole sur l'Europe, redonner confiance et éclairer le débat", en faisant remonter les aspirations des citoyens. 

Pour l'Elysée, "il est important d'avoir ce débat", même "si les populistes peuvent s'y engouffrer".

Le 17 avril, Emmanuel Macron prononcera son premier discours dans l'hémicycle du Parlement européen à Strasbourg (est de la France), où il pourrait revenir sur ses propositions de réforme pour la zone euro, avec notamment la création d'un budget propre et un ministre des Finances dédié.

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Marion Maréchal-Le Pen, une absente qui agite le Front national

ven, 02/23/2018 - 14:29

Une intervention remarquée à Washington et une tribune dans la presse auront suffi à relancer les spéculations: quelques mois après s'être mise en retrait, Marion Maréchal-Le Pen, tout en se défendant de quelque retour, a provoqué une agitation certaine au Front national, encore convalescent de ses défaites de 2017.

A quinze jours d'un congrès du FN qui doit entériner la symbolique suppression de la présidence d'honneur de Jean-Marie Le Pen, et la réélection - sans adversaire- de Marine Le Pen, l'ex-députée du Vaucluse a mis un terme à sa diète médiatique.

Un hasard du calendrier ? "Pour faire connaître votre produit, il faut faire de la communication", concède l'un de ses proches.

Dans Valeurs actuelles, la petite-fille du cofondateur du FN a annoncé s'être "associée à la création d'une académie de sciences politiques" qui, selon elle, "ne sert aucun parti politique" mais représente tout de même "un projet politique", avec l'ambition d'"être le terreau dans lequel tous les courants de la droite pourront se retrouver et s'épanouir".

Un premier tour de table financier s'étant révélé insatisfaisant à l'automne, la candidate malheureuse à la présidence du Conseil régional de PACA en 2015 cherche depuis à organiser une levée de fonds.

C'est notamment dans ce but qu'elle est intervenue jeudi à la Conservative Political Action Conference (CPAC), rendez-vous annuel incontournable des conservateurs américains, où elle a pris la parole juste après le vice-président Mike Pence, en réclamant "l'Amérique d'abord pour le peuple américain", "la Grande-Bretagne d'abord pour le peuple britannique", "la France d'abord pour le peuple français".

La double carte postale de l'ex-étoile montante du parti a été reçue avec une certaine surprise, au Front national, où les cadres se sont efforcés de minimiser ce retour, avant de faire mine de s'en réjouir.

Le porte-parole du FN, Sébastien Chenu, a loué vendredi sur franceinfo l'"exceptionnelle complémentarité" entre la nièce et la tante, en reconnaissant à la jeune femme de 28 ans "cette fraîcheur, cette utilisation des nouveaux outils". "C'est assez exceptionnel qu'on ait ça dans un mouvement politique", a-t-il estimé.

Le député Gilbert Collard se "demande si elle n’essaie pas quelque part de revenir", en clamant sur LCI qu'il serait "ravi" d'une telle hypothèse.

Un proche de Marion Maréchal-Le Pen décrypte: "Je pense que les gens du FN se font peur tous seuls. Ils sont confrontés à leur propre faiblesse".

- "Calendrier judiciaire" -

Car la jeune femme jure exclure quelque prochain retour aux affaires du Front, et dit ne voir son proche avenir que dans la "métapolitique" à travers son projet d'académie pour former des étudiants au combat idéologique.

"Elle a été lassée de voir ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale, où il n'y a pas de fond", résume un fidèle. Idem au parti, où sa popularité demeure intacte chez les militants. Sa tante, à force de "se méfier de ses propres troupes", l'aurait fatiguée des jeux d'appareil.

A l'heure où Marine Le Pen entend changer le nom du Front national et faire du lepénisme un marinisme, la petite-fille de Jean-Marie Le Pen n'ira d'ailleurs pas au congrès du FN, les 10 et 11 mars à Lille, assurent les proches de la jeune femme, alors que d'aucuns auraient souhaité qu'elle succède à sa tante à la tête du parti.

"Ç'aurait été la pire image pour elle: après la fille contre le père, la nièce contre la tante? Les militants et sympathisants ne l'auraient pas pardonné", balaie la garde rapprochée de l'ex-députée du Vaucluse. "Si Marine Le Pen s'était barrée et lui avait dit, +il faut que tu reviennes+, ç'aurait été un autre scénario..."

Pourrait-elle envisager une candidature en 2022 ? "Il faut voir comment évoluent le FN et LR", conditionne l'un de ses proches en évoquant, faussement candide, "un calendrier financier et judiciaire qui doit s'éclaircir", alors que le FN est en proie à des difficultés bancaires et mis en cause dans des affaires judiciaires.

"Marion Maréchal-Le Pen ne reviendra pas en politique avant un moment", résume le même. "Si tant est qu'elle revienne."

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Un député veut rendre la cantine gratuite pour les enfants de famille modeste dès septembre 2018

ven, 02/23/2018 - 12:48
2 min

"Un enfant qui a faim est un enfant qui ne peut pas apprendre." C'est pour combattre cette réalité que Gaël Le Bohec compte faire adopter "au plus vite" une proposition de loi sur la tarification de la restauration scolaire.

Cosignée par 39 collègues de la majorité, cette loi pourrait permettre aux collectivités, qui gèrent les cantines de la maternelle aux lycées, de créer un barème calqué sur celui de l'impôt sur le revenu pour calculer le prix d'un déjeuner. La progressivité, "c'est une mesure d'équité", plaide le député La République en marche.

Gratuité et "investissement" dans la santé

Selon lui, la majorité des collectivités applique déjà un barème progressif. Par exemple, en Île-de-France, la région a mis en place une tarification allant de 1,50€ à 4€ par repas. Mais encore "30% des cantines" ne proposent qu'un tarif unique. Dissuasif pour de nombreux enfants des familles les plus modestes : un sur trois n'irait pas à la cantine, un sur deux dans les zones Réseau d'éducation prioritaire (REP) et même trois sur quatre dans les REP+.

C'est pourquoi Gaël Le Bohec souhaite rendre la cantine gratuite aux enfants dont la famille vit sous le seuil de pauvreté. Un seuil qui correspondrait à la première tranche de son barème. Les couples avec un enfant dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 19 500 euros par an seraient concernés par cette réforme. Ou les familles monoparentales avec un enfant gagnant moins de 15 600 euros.

En tout, trois millions d'enfants vivent sous le seuil de pauvreté selon l'Insee et pourraient donc bénéficier de la mesure.

Le député voit aussi cette mesure comme un "investissement" dans la santé des enfants. "C'est parfois leur seul repas complet et équilibré de la journée", pointe-t-il. Une façon aussi de lutter contre le surpoids et l'obésité, qui touche en priorité les milieux défavorisés.

Un financement à préciser

Le député veut une mise en oeuvre dès la rentrée, en septembre 2018. Un calendrier ambitieux, alors que le texte n'est même pas encore à l'ordre du jour de l'Assemblée. "C'est une façon de mettre un coup de pression sur le gouvernement", espère Gaël Le Bohec, qui assure par ailleurs avoir le soutien des ministres de la Santé et de l'Éducation sur le sujet.

Plusieurs incertitudes restent cependant à lever. Le financement, d'abord. Qui compensera la gratuité des repas ? Deux pistes sont sur la table : une compensation budgétaire de la part de l'État ou une augmentation par les collectivités des tarifs sur les tranches supérieures. "On se dirige certainement vers un mixte entre ces deux solutions", imagine-t-il. Une étude d'impact est en cours d'élaboration avec Bercy pour chiffrer le coût de sa mesure.

Ensuite, le Sénat risque de rechigner à adopter une mesure qui pourrait alourdir un peu plus les charges des collectivités, ce qui pourrait retarder l'entrée en vigueur de la proposition de loi.

Si celle-ci était adoptée, ce serait également le premier texte de la majorité, non gouvernemental, à voir le jour. Une façon d'afficher un visage plus social, à l'heure où le pouvoir est à la peine sur la question du pouvoir d'achat ? "Je ne le vois pas comme une mesure d'affichage, assure l'élu d'Ille-et-Vilaine. Aujourd'hui, les communes qui ont envie de faire un geste n'ont pas d'outil simple. La cantine devrait être un droit pour tous."

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Problèmes de soudure sur l'EPR de Flamanville ? "Un sujet sérieux", selon le président de l'ASN

ven, 02/23/2018 - 12:27
Nucléaire

Selon l'autorité de sûreté nucléaire, le "problème" est "plus important" que ce que l'"on imaginait". Jeudi, EDF a publié un communiqué dans lequel le groupe reconnaît un "écart dans la qualité de réalisation des soudures du circuit qui évacue la vapeur" sur le chantier de "l’EPR de Flamanville 3", le réacteur nucléaire français de 3ème génération.

Auditionné le même jour par la commission d'enquête sur "la sûreté et la sécurité des installations nucléaires", le président de l'ASN Pierre-Franck Chevet a reconnu l'existence de ce problème, qui se trouve "au début d'un processus d'analyse" :

L'anomalie a été détectée en interne en 2015 et a fait l'objet d'une information bien plus tardive de l'ASN fin 2016. Pierre-Franck Chevet

Le président de l'ASN a également mis en cause les affirmations d'EDF, selon qui cet "écart de qualité" n'aura pas d'impact sur la mise en service du réacteur de Flamanville, prévue à la fin de l'année 2018.

"En tout état de cause, la mise en service est soumise à mon autorisation", a prévenu Pierre-Franck Chevet. Avant d'ajouter :

Le calendrier de sûreté s'imposera. Pierre Franck Chevet

Ce désagrément n'est que le dernier d'une longue liste : l'EPR de Flamanville, dont le coût devrait s'élever à 10,5 milliards d'euros (loin des 3 milliards prévus initialement), devait entrer en service en 2012.

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Nièvre: 35 maires remettent leur démission contre la fermeture d'urgences de nuit

ven, 02/23/2018 - 12:21

Craignant la fermeture des urgences la nuit à l'hôpital de Clamecy, dans le nord de la Nièvre, quelque 35 maires de communes alentours et près d'une quarantaine d'adjoints remettent vendredi leur démission en sous-préfecture, a-t-on appris de plusieurs élus.

Les élus devaient rencontrer vendredi des représentants de l'Agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté, alors que plus d'un millier de personnes avaient manifesté le matin devant les urgences pour le maintien du service de nuit.

Les urgences de nuit à Clamecy "sont vitales, elles sont à un quart d'heure de route. Si elles sont fermées, il faut près d'une heure pour arriver à Nevers. En hiver, avec la neige ou le verglas, c'est pire, il faut 1h30 à 2 heures", a décrit à l'AFP le maire de Taconnay, commune de 80 habitants.

"On a l'impression d'être complètement abandonnés. On a dû se battre pour garder une école il y a 15 jours" dans une commune voisine. "On a l'impression de devoir se battre pour tout", a-t-il ajouté.

"Nous attendons d'autres démissions" dans les jours qui viennent, a indiqué Jany Siméon, le maire de la Chapelle-Saint-André. Sur sa commune de 300 habitants, il a pris un arrêté "interdisant la fermeture de l'accueil des urgences de nuit à l'hôpital de Clamecy", dont la valeur est symbolique.

Le texte dénonce la "mise en danger de la vie d'autrui", a précisé l'édile, qui indique que le même arrêté a été pris par de nombreux maires de la région. "On ne s'interdit pas de porter plainte", a-t-il complété.

Selon l'ARS, le nouveau Projet régional de santé est actuellement "soumis à consultation" et ne sera arrêté et publié que "courant juin 2018".

Mais "pour les sites comme Clamecy, des analyses de fréquentation sont réalisées pour apporter une réponse au cas par cas, en adaptant les horaires aux besoins de la population réellement constatés", a précisé une porte parole de l'agence.

"Des aménagements d'organisation deviennent indispensables, compte tenu du manque d'urgentistes dont souffre la région: il est nécessaire de mieux répartir leur présence sur le territoire", a poursuivi la même source, ajoutant que le Smur (service mobile d'urgence et de réanimation) "restera effectif 24 heures sur 24" quoi qu'il arrive.

Le préfet disposera d'un mois pour accepter ou non les démissions des élus. Il pourrait laisser passer les "Etats généraux de la santé" dans la Nièvre, organisés le 1er mars à Nevers, où les maires attendent de pied ferme l'intervention de la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

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Discours de Marion Maréchal-Le Pen aux USA : "Nous sommes assez fiers", dit Sébastien Chenu

ven, 02/23/2018 - 12:20
front nationalSébastien ChenuMarion Maréchal-Le Pen

Sa venue n'est pas passée inaperçue ni aux Etats-Unis, ni en France. L'ancienne députée FN, Marion Maréchal-Le Pen, a donné jeudi son premier discours depuis son retrait de la vie politique au grand rassemblement annuel des conservateurs américains (Conservative Political Action Conference) dans le Maryland. Un discours très offensif, où l'ancienne benjamine de l'Assemblée annonce la couleur : "Je suis venue vous dire qu’il y avait, en France, une jeunesse conservatrice prête au combat !"

Le porte-parole du Front national et proche de Marine Le Pen, Sébastien Chenu, est venu assurer sur LCP qu'en aucun cas Marion Maréchal-Le Pen ne fait de la politique. "Nous sommes assez fiers de voir que la parole politique que nous portons peut être accueilli loin de nos frontières. Elle ne fait pas de politique, elle fait ce qu'on appelle de la métapolitique. C'est son souhait."

"Tout ce qui concoure à irriguer l'espace mondial de nos idées est le bienvenu" Sébastien Chenu, député et porte-parole du FN

Le député FN l'assure, il n'y a aucun problème à ce que la nièce de Marine Le Pen fasse un discours aux Etats-Unis vu qu'elle "ne se situe pas sur le terrain électoral". Mais pendant encore combien de temps ?


Parlement Hebdo, c’est un tour d’horizon complet d’une semaine au Parlement. Chaque vendredi, Kathia Gilder (LCP) et Michaël Szames (Public Sénat) passent en revue les événements politiques et les discussions de textes qui ont animé les débats. Une mise en perspective analysée et commentée en plateau par une personnalité politique.

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Pollution de l'air: le gouvernement "favorable" au combat d'Hidalgo (Poirson)

ven, 02/23/2018 - 11:14

Brune Poirson, secrétaire d'Etat rattachée au ministère de la Transition écologique, a assuré que le combat d'Anne Hidalgo contre la pollution de l'air rencontrait un écho "plus que favorable du côté du gouvernement".

"En France, la pollution de l'air est responsable de 40.000 morts prématurées", a rappelé Brune Poirson sur France 2.

Par conséquent, "Anne Hidalgo, quand elle prend des mesures contre la pollution de l'air (...), rencontre un écho plus que favorable du côté du gouvernement", a assuré la secrétaire d'Etat.

Le tribunal administratif de Paris a annulé mercredi la piétonnisation des voies sur berges dans le centre de la capitale, mesure phare de la maire socialiste pour lutter contre la pollution de l'air. Anne Hidalgo a annoncé jeudi que la Ville allait faire appel de cette décision. 

"Il y a une décision de justice qui a été prise, maintenant il appartient à la maire d'explorer toutes les voies de recours possibles", a estimé Brune Poirson.

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"Exceptionnelle complémentarité" de Marine Le Pen et Marion Maréchal selon Chenu

ven, 02/23/2018 - 11:07

Il existe une "exceptionnelle complémentarité" entre Marine Le Pen et sa nièce Marion Maréchal-Le Pen, a estimé vendredi le porte-parole du Front national Sébastien Chenu, soulignant que la refondation du parti se ferait sur "l'organisation" mais aussi sur "l'image".

"C'est une exceptionnelle complémentarité. Marine Le Pen, a la solidité, l'expérience; Marion Maréchal-Le Pen, a ce discours, cette fraîcheur, cette utilisation des nouveaux outils. C'est assez exceptionnel qu'on ait ça dans un mouvement politique", a dit M. Chenu sur franceinfo.

Le Front national "mène le débat des idées. Les autres en font l'économie (...), notre refondation à venir se fait sur le débat des idées, c'est-à-dire le programme, elle se fait sur l'organisation, sur l'image", a-t-il ajouté.

Marion Maréchal-Le Pen a effectué un retour remarqué jeudi lors d'un rassemblement conservateur très en vue près de Washington, où elle a encensé le président américain Donald Trump et souhaité "rendre à la France sa grandeur". Elle a dans le même temps annoncé la création d'une "académie de sciences politiques", alimentant les spéculations sur un possible retour dans la politique active, qu'elle avait quittée avant les législatives.

Pour Sébastien Chenu, elle fait ainsi "de la métapolitique", c'est-à-dire qu'elle fait "avancer des idées en dehors du combat électoral et des campagnes électorales". "Tout ce qui va dans ce sens est bien" car "les victoires idéologiques précèdent toujours les victoires politiques", a souligné M. Chenu.

Pour Nicolas Bay, le vice-président du Front national, elle "s'inscrit dans une démarche beaucoup plus large et plus profonde qui consiste à prendre en compte la recomposition politique en cours" qui fait que "le vieux clivage droite/gauche est dépassé".

"Emmanuel Macron accélère le processus mondialiste, eurofédéraliste, de suppression des protections, des limites, des barrières des nations", en opposition à "ceux qui croient dans l'identité, la nation, les libertés". "Cela fait partie du message qu'elle a exprimé de façon très claire hier", a-t-il dit sur Radio Classique.

Interrogé sur la possibilité que l'ex-députée du Vaucluse soit la candidate du FN à l'élection présidentielle de 2022, Sébastien Chenu a répondu qu'il était encore prématuré pour le dire, ajoutant que Marine Le Pen est "aujourd'hui la plus expérimentée, la plus solide".

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Macron nomme Arnaud Leroy à l'Ademe, Chantal Jouanno à la Commission nationale du débat public

ven, 02/23/2018 - 11:04

L'Elysée a annoncé vendredi la nomination d'Arnaud Leroy, ex-porte-parole d'Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, à la tête de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), et celle de l'ex-ministre Chantal Jouanno à la tête de la Commission nationale du débat public.

Arnaud Leroy, 41 ans, ancien député (PS) des Français de l'étranger, est membre du bureau exécutif de La République en marche après avoir fait partie du triumvirat à la tête du parti présidentiel entre les élections du printemps et l'élection de Christophe Castaner au poste de délégué général.

Sous réserve que sa nomination soit confirmée par le Parlement, il succèdera à Bruno Léchevin, ancien syndicaliste et ex-Médiateur de l'énergie, qui avait été nommé en 2013 par François Hollande.

L'ancienne sénatrice UDI de Paris Chantal Jouanno, qui avait annoncé en juillet son départ de la vie politique après avoir été championne de karaté puis ministre de Nicolas Sarkozy (Ecologie puis Sport), a pour sa part été choisie pour diriger la Commission nationale du débat public (CNDP), succédant à l'ancien préfet Christian Leyrit, 69 ans.

Cette autorité administrative indépendante, créée en 1995, a pour mission "d'informer les citoyens et de faire en sorte que leur point de vue soit pris en compte dans le processus de décision des grands projets d'aménagement et d'équipement d'intérêt national".

Elle a notamment été saisie pour le projet Cigeo d'enfouissement de déchets radioactifs à Bure (Meuse), pour le projet EuropaCity en Ile-de-France ou encore pour le projet aurifère Montagne d'or en Guyane ou le projet d'une troisième ligne de métro à Toulouse. 

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Voies sur berges: Lecornu et Griveaux critiquent la méthode d'Anne Hidalgo

ven, 02/23/2018 - 10:57

Le secrétaire d'Etat à la Transition écologique Sébastien Lecornu a regretté vendredi  la méthode "un peu brutale" de la maire de Paris Anne Hidalgo dans le dossier de la piétonnisation des voies sur berges.

Le tribunal administratif de Paris a annulé mercredi la piétonnisation des voies sur berges dans le centre de la capitale, mesure phare de la maire socialiste pour lutter contre la pollution de l'air. Anne Hidalgo a annoncé jeudi que la Ville allait faire appel de cette décision. 

Sébastien Lecornu, interrogé sur Europe 1 pour savoir s'il soutenait officiellement Anne Hidalgo dans sa démarche, a répondu: "je n'ai pas à la soutenir ou ne pas la soutenir". "Sur le fond c'est une décision qui lui appartient et que je n'ai pas à juger", a poursuivi le secrétaire d'Etat.

"J'avais déjà eu l'occasion de dire publiquement que sur la méthode, Anne Hidalgo parfois était un peu brutale et autoritaire", a-t-il regretté. "Lorsqu'on touche à ces questions, il faut savoir parfois faire preuve d'écoute, de concertation et de pédagogie", a-t-il poursuivi.

Bruno Julliard, premier adjoint à la maire, avait assuré jeudi que la Ville avait le soutien de Nicolas Hulot dans ce dossier. "Vous demanderez à Nicolas Hulot", a répliqué M. Lecornu. "M. Julliard n'est pas le porte-parole du ministère ni de Nicolas Hulot", a-t-il ajouté.

Invité de RMC, le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a affirmé pour sa part: "L'objectif est le bon (...) quand on a des pics de pollution aux particules fines, moi j'ai des enfants en bas âge, je vois bien qu'ils toussent, qu'ils ne sont pas bien", a-t-il dit. "Donc l'objectif, il est le bon, la question c'est la méthode".

"Et la méthode, elle n'est sans doute pas la bonne, sur plusieurs points: un, il faut concerter et sans doute plus en profondeur que ce qui a été fait, et surtout il faut parler aux territoires autour. Parce que quand le maire de Paris prend une décision à Paris, ça impacte le Val-de-Marne, ça impacte les Hauts-de-Seine, ça impacte la Seine-Saint-Denis. Et donc il faut parler: Paris qui ne considère que Paris dans les frontières du périphérique, ce n'est pas (...) une vision du territoire très moderne", a-t-il poursuivi.

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"Notre économie va avoir besoin de gens formés par la voie professionnelle scolaire"

ven, 02/23/2018 - 10:52
Filière professionnelleCéline CalvezJean-Michel Blanquer

Comment rendre ses lettres de noblesse à la filière professionnelle dans le système éducatif français ? C'est l'équation ardue que tente de résoudre la députée Céline Calvez, auteure d'un rapport sur le sujet remis jeudi au ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer.

"Dans la voie professionnelle scolaire, on n'a pas que du manuel. On est restés sur des stéréotypes", déplore la députée des Hauts-de-Seine. Elle souhaite faire évoluer le regard des familles françaises sur les filières professionnelles : "Il faut qu'on le change ! Notre économie va avoir besoin de gens qui sont formés par la voie professionnelle scolaire, qui sont capables d'être techniciens."

Des ingénieurs "sous-qualifiés" pour les besoins des entreprises

Pour la députée La République en marche, de nombreuses entreprises sont à la recherche de profils plus techniciens que d'élèves issus des nombreuses écoles d'ingénieurs françaises. "Ce n'est pas compenser un ingénieur. Nous on a rencontré pas mal de professionnels qui nous ont dit 'c'est super j'ai des ingénieurs mais en fait je leur donne un travail à faire pour lequel ils sont sous-qualifiés'. Il faut pouvoir former ces techniciens."

"On a des métiers très peu considérés socialement mais qui permettent vraiment une insertion. Le métier de chaudronnier est très demandé par les industries qui proposent des salaires à l'embauche de 2000 à 3000 euros" Céline Calvez, députée LREM

Améliorer la mobilité des élèves

Développer l'Erasmus des filières professionnelles et améliorer leur visibilité, deux points cruciaux à améliorer selon Céline Calvez. "En général, on demande la filière parce qu'elle est située près [des élèves]. Les campus vont forcer la mobilité pour qu'on puisse choisir par le métier ou le secteur."

Le rapport de la députée, remis jeudi, doit servir d'inspiration au projet de loi du ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer - attendu au mois d'avril - sur la réforme de la voie professionnelles (voir le sujet ci-dessous).

Créer un dialogue permanent entre les entreprises et l'enseignement professionnel

Autre point de blocage, le manque de communication entre l'enseignement et l'entreprise. Le rapport de la députée, rédigé avec le chef 3 étoiles au guide Michelin Régis Marcon, met l'accent sur ce dialogue permanent à instaurer. Nos journalistes Stéphanie Dépierre et François Chevré se sont rendus dans son restaurant, à Saint-Bonnet-le-Froid en Haute-Loire, où des apprentis apprennent leur métier de demain.


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Maréchal Le Pen à Washington: un discours d'extrême droite, "malgré les sourires" (Poirson)

ven, 02/23/2018 - 10:01

Le discours de Marion Maréchal Le Pen jeudi lors d'un rassemblement conservateur à Washington était, "malgré les sourires", "typiquement d'extrême droite", "mortifère", et non un discours conservateur, a réagi vendredi la secrétaire d'Etat Brune Poirson.

"On est encore ici typiquement dans un discours d'extrême droite. Il ne faut pas s'y tromper, ce n'est pas un discours conservateur", a déclaré sur France 2 Mme Poirson, qui avait succédé à la nièce de Marine Le Pen (FN) en juin comme députée LREM dans la 3e circonscription du Vaucluse, avant d'entrer au gouvernement.

"Derrière les sourires, des mots qui sur le coup peuvent flatter l'ego, il y a un discours mortifère: quand on dit l'Amérique en premier aux Américains, l'Angleterre en premier aux Anglais, la France en premier aux Français, c'est un discours où l'on demande aux nations de se dresser, donc on les met en compétition les unes contre les autres. Sauf que sur le podium, il n'y a qu'une seule place. Ce n'est pas du patriotisme, c'est du nationalisme, et ça, ça mène à la guerre", a-t-elle développé.

Elle a dit retrouver dans le discours de Marion Maréchal Le Pen "les mêmes façons" et "les mêmes techniques" qu'elle a pu connaître dans sa circonscription, c'est-à-dire "la technique Le Pen". "Sauf que quand vous regardez, le bilan Le Pen, c'est une feuille blanche; en tout cas pour les Vauclusiens ça l'a été", a-t-elle conclu.

Marion Maréchal Le Pen a effectué un retour remarqué jeudi lors de ce rassemblement très en vue, où elle a encensé le président américain Donald Trump et souhaité "rendre à la France sa grandeur".

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"Il ne faut pas qu'il y ait de tabou avec les ordonnances" (Guérini, LREM)

ven, 02/23/2018 - 09:45

Le député de Paris et porte-parole du groupe LREM à l'Assemblée Stanislas Guerini a affirmé vendredi qu'"il ne faut pas qu'il y ait de tabou avec les ordonnances", auxquelles le gouvernement n'a pas exclu de recourir pour réformer la SNCF.

"Il ne faut pas qu'il y ait de tabou avec les ordonnances. Les ordonnances, ça sert effectivement à aller vite, mais ça sert aussi à traiter des sujets complexes", a déclaré M. Guerini sur LCI.

Matignon fera connaître lundi la méthode et le calendrier de la réforme ferroviaire, à la suite de la présentation, la semaine dernière, du rapport de Jean-Cyril Spinetta qui lance une quarantaine de pistes de réformes pour la SNCF, dont la transformation en société anonyme et la fin du statut des cheminots à l'embauche.

Les principaux syndicats de cheminots, réunis jeudi soir en intersyndicale, ont dénoncé comme un "passage en force" un éventuel recours aux ordonnances et décideront la semaine prochaine d'éventuelles actions si le gouvernement choisit cette voie.

"Ce qui est important pour cette majorité, ce n'est pas les attaques qu'on fait aujourd'hui, c'est les résultats qu'on aura demain. Et c'est la seule boussole qui nous guide", a rétorqué Stanislas Guerini. "A la SNCF, il y a 46 milliards de dette, il y a 3 milliards de dette chaque année supplémentaires, est-ce qu'il n'y a pas un peu une urgence à régler les problèmes quand on a un service qui est perfectible parfois?"

"Je ne crois pas que ce soit un déni de démocratie, c'est d'ailleurs prévu dans la Constitution", a-t-il également affirmé, en réponse au président LR du Sénat Gérard Larcher qui avait parlé jeudi de "déni de démocratie parlementaire". 

"Je suis parlementaire et je n'ai pas de problème avec les ordonnances", a martelé M. Guerini.

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Le gouvernement présente un nouveau plan anti-radicalisation jihadiste

ven, 02/23/2018 - 04:48

Edouard Philippe présente vendredi à Lille un nouveau plan contre la radicalisation jihadiste, un domaine où les autorités avancent encore à tâtons trois ans après les attentats de janvier 2015.

Au terme d'un comité interministériel rassemblant dans la matinée une dizaine de membres du gouvernement, dont Nicole Belloubet (Justice), Gérard Collomb (Intérieur), Jean-Michel Blanquer (Education) et Laura Flessel (Jeunesse), le Premier ministre, en déplacement dans le Nord depuis jeudi, doit dévoiler à la mi-journée un "plan national de prévention de la radicalisation", promis en octobre par Emmanuel Macron qui comportera une soixantaine de mesures, selon Matignon.

Le volet le plus attendu concerne les prisons; c'est la violente agression d'un surveillant par un détenu radicalisé à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) qui avait déclenché le vaste mouvement de protestation des gardiens en janvier.

Sur près de 70.000 détenus en France, 512 personnes sont actuellement incarcérées pour des faits de terrorisme. Par ailleurs, 1.139 prisonniers de droit commun ont été identifiés comme "radicalisés". 

Le gouvernement veut prévenir la "contagion". Selon des sources gouvernementales, le Premier ministre doit annoncer des mesures renforçant "l'étanchéité" entre les détenus radicalisés et les autres, ainsi qu'une meilleure détection et répartition, pour décongestionner les maisons d'arrêt d'Ile-de-France où sont incarcérés 60% des détenus poursuivis pour actes de terrorisme. 

Avant la réunion gouvernementale, Mme Belloubet doit se rendre tôt vendredi matin dans la prison voisine de Lille-Annoeullin, où se trouve un quartier pionnier de prise en charge de la radicalisation. Une des pistes pour éviter que les cadres prosélytes des réseaux jihadistes n'entrent en contact avec les détenus de droit commun.

Concernant les mineurs de retour de zones de guerre jihadiste, le Premier ministre devrait notamment lancer le chantier de la professionnalisation des personnels amenés à prendre en charge des "lionceaux du Califat" de retour de Syrie ou d'Irak après avoir été embrigadés par l'organisation Etat islamique.

Au dernier pointage officiel, 68 mineurs, en quasi-totalité de moins de 13 ans, sont de retour en France. Quelque 500 seraient encore au Levant.

- 'désengagement' -

Mais l'exécutif a aussi pris soin de développer un large volet de prévention, conscient que la "déradicalisation" ou, vocable plus prudent, le "désengagement", s'avèrent très difficiles.

Les difficultés des autorités françaises à trouver une parade efficace avaient été symbolisées par l'échec du premier centre de "déradicalisation", en Indre-et-Loire, qui n'avait accueilli personne car il était basé sur le volontariat.

Sur un volet éducatif, outre des mesures de soutien à la laïcité à l'école et d'éducation aux médias (anticomplotisme...), l'exécutif devrait confirmer son soutien à une proposition venue du Sénat de durcir les conditions d'ouverture d'établissements scolaires hors contrat, afin de combattre l'émergence de structures islamistes.

En appui de la campagne "Stop Jihadisme" lancée en 2016, l'exécutif réfléchit aussi à des dispositifs de contre-discours plus ciblés, ou encore à mieux coordonner les alertes sur la radicalisation dans les structures psychiatriques.

Un volet du plan doit également favoriser une meilleure détection des cas de radicalisation, chez les élèves, parmi les fonctionnaires ou encore dans le sport, selon des sources proches de l'exécutif.

Après la présentation du plan à la préfecture de Lille, Edouard Philippe doit clore son déplacement nordiste vendredi après-midi dans une usine près de Roubaix et sur le campus de l'Edhec, la grande école de commerce lilloise.

Aux côtés du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et du secrétaire d'Etat Jean-Baptiste Lemoyne qui pilotent le commerce extérieur français depuis le Quai d'Orsay, il doit annoncer des mesures pour relancer les exportations françaises, gros point noir de l'économie nationale, en favorisant notamment l'apprentissage de l'anglais et en instaurant des guichets uniques.

Le déficit commercial français s'est nettement dégradé en 2016 et 2017, pour atteindre 62,3 milliards d'euros l'an dernier.

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Le gouvernement présente un nouveau plan contre la radicalisation jihadiste

ven, 02/23/2018 - 04:00

Edouard Philippe présente vendredi à Lille un nouveau plan contre la radicalisation jihadiste, un domaine où les autorités avancent encore à tâtons trois ans après les attentats de janvier 2015.

Au terme d'un comité interministériel rassemblant dans la matinée une dizaine de membres du gouvernement, dont Nicole Belloubet (Justice), Gérard Collomb (Intérieur), Jean-Michel Blanquer (Education) et Laura Flessel (Jeunesse), le Premier ministre, en déplacement dans le Nord depuis jeudi, doit dévoiler à la mi-journée un "plan national de prévention de la radicalisation", promis en octobre par Emmanuel Macron qui comportera une soixantaine de mesures, selon Matignon.

Le volet le plus attendu concerne les prisons; c'est la violente agression d'un surveillant par un détenu radicalisé à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) qui avait déclenché le vaste mouvement de protestation des gardiens en janvier.

Sur près de 70.000 détenus en France, 512 personnes sont actuellement incarcérées pour des faits de terrorisme. Par ailleurs, 1.139 prisonniers de droit commun ont été identifiés comme "radicalisés". 

Le gouvernement veut prévenir la "contagion". Selon des sources gouvernementales, le Premier ministre doit annoncer des mesures renforçant "l'étanchéité" entre les détenus radicalisés et les autres, ainsi qu'une meilleure détection et répartition, pour décongestionner les maisons d'arrêt d'Ile-de-France où sont incarcérés 60% des détenus poursuivis pour actes de terrorisme. 

Avant la réunion gouvernementale, Mme Belloubet s'est rendue tôt vendredi matin dans la prison voisine de Lille-Annoeullin, où un quartier pionnier de prise en charge de la radicalisation a été ouvert en janvier 2016, le seul en France, en attendant ceux de Vendin et Condé-sur-Sarthe. Les détenus n'y ont aucun contact avec le reste de la prison. 

"Je trouve qu'ici le traitement des personnes radicalisées est tout à fait exemplaire pour deux raisons : d'abord c'est un traitement réalisé de manière étanche par rapport au reste de l'établissement (...) donc cela permet des conditions de sécurité optimales, et cela évite tout risque de prosélytisme. D'autre part, le suivi des personnes est également conduit de manière individualisée, de manière pluridisciplinaire, donc il y a un programme de désengagement de la violence construit autour de ces détenus qui semble, d'après les premiers résultats, pouvoir porter ses fruits", a déclaré la ministre.

Concernant les mineurs de retour de zones de guerre jihadiste, le Premier ministre devrait notamment lancer le chantier de la professionnalisation des personnels amenés à prendre en charge des "lionceaux du Califat" de retour de Syrie ou d'Irak après avoir été embrigadés par l'organisation Etat islamique.

Au dernier pointage officiel, 68 mineurs, en quasi-totalité de moins de 13 ans, sont de retour en France. Quelque 500 seraient encore au Levant.

- 'désengagement' -

Mais l'exécutif a aussi développé un large volet de prévention, conscient que la "déradicalisation" ou, vocable plus prudent, le "désengagement", s'avèrent très difficiles.

Les difficultés des autorités françaises à trouver une parade efficace avaient été symbolisées par l'échec du premier centre de "déradicalisation", en Indre-et-Loire, qui n'avait rapidement plus accueilli personne car basé sur le volontariat.

Sur un volet éducatif, outre des mesures de soutien à la laïcité à l'école et d'éducation aux médias (anticomplotisme...), l'exécutif devrait confirmer son soutien à une proposition du Sénat de durcir les conditions d'ouverture d'établissements scolaires hors contrat, afin de combattre l'émergence de structures islamistes.

En appui de la campagne "Stop Jihadisme" lancée en 2016, l'exécutif réfléchit aussi à des dispositifs de contre-discours plus ciblés, ou encore à mieux coordonner les alertes sur la radicalisation dans les structures psychiatriques.

Un volet du plan doit également favoriser une meilleure détection des cas de radicalisation, chez les élèves, parmi les fonctionnaires ou encore dans le sport, selon des sources proches de l'exécutif.

Après la présentation du plan à la préfecture de Lille, Edouard Philippe doit clore son déplacement nordiste vendredi après-midi dans une usine près de Roubaix et sur le campus de l'Edhec, la grande école de commerce lilloise.

Aux côtés du ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian et du secrétaire d'Etat Jean-Baptiste Lemoyne qui pilotent le commerce extérieur français depuis le Quai d'Orsay, il doit annoncer des mesures pour relancer les exportations françaises, gros point noir de l'économie nationale, en favorisant notamment l'apprentissage de l'anglais et en instaurant des guichets uniques.

Le déficit commercial français s'est nettement dégradé en 2016 et 2017, pour atteindre 62,3 milliards d'euros l'an dernier.

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