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Le projet de loi asile-immigration voté à l'Assemblée par 228 voix contre 139

dim, 04/22/2018 - 23:00

L'Assemblée nationale a adopté dimanche soir en première lecture le projet de loi "asile-immigration" par 228 voix contre 139 et 24 abstentions, au terme d'une semaine entière de débats enflammés et l'examen d'un millier d'amendements.

Le texte a été approuvé par la majorité LREM-Modem et le groupe UDI-Agir-Indépendants. Les Républicains et toute la gauche - socialistes, communistes et Insoumis - ont voté contre, tout comme les députés FN.

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Migrants dans les Alpes françaises: renforts "importants" pour contrôler les frontières

dim, 04/22/2018 - 22:56

Le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb a annoncé l'envoi dimanche soir de renforts "importants" de forces de l'ordre pour "s'assurer du respect absolu du contrôle des frontières" dans le sur des Alpes, théâtre ce week-end d'actions menées par des activistes d'ultra-droite et d'autres pro-migrants.

M. Collomb "condamne avec la plus grande fermeté l’ensemble des provocations, gesticulations et incidents qui ont marqué ce week-end dans (le département des) Hautes-Alpes et dont des groupes d’activistes d'ultra droite et d’ultra gauche sont respectivement à l'origine", selon un communiqué.

M. Collomb "condamne avec la plus grande fermeté l’ensemble des provocations, gesticulations et incidents qui ont marqué ce week-end dans les Hautes-Alpes et dont des groupes d’activistes d'ultra droite et d’ultra gauche sont respectivement à l'origine".

Samedi et dimanche matin, des militants de Génération Identitaire, un groupuscule d'extrême droite, ont bloqué un  col, celui de l'Echelle, emprunté par les migrants pour passer d'Italie en France.

Puis dimanche, "un groupe de plus d'une centaine d’activistes pro-migrants français et italiens s'est présenté ce midi au col du Montgenèvre, en provenance d’Italie, en vue de faire franchir la frontière illégalement et en force à une trentaine de migrants", a précisé le ministre.

A cette occasion, a-t-il dit, "des violences ont été commises vis-à-vis des forces de l’ordre et un véhicule de la gendarmerie nationale a été dégradé". 

M. Collomb, qui défend son projet controversé sur l'asile et l'immigration à l'Assemblée nationale, a dit "sa volonté de combattre ceux qui souhaitent faire échec aux contrôles des frontières comme ceux qui prétendent se substituer aux forces de l’ordre dans ces missions". 

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Dispute politico-historique à l'Assemblée sur le droit du sol

dim, 04/22/2018 - 19:54

La proposition du FN de supprimer le droit du sol et celle de LR de le restreindre ont déclenché dimanche à l'Assemblée une passe d'armes politique avec la majorité et surtout les Insoumis, Jean-Luc Mélenchon en tête, mêlée d'une dispute historique.

Dans la dernière ligne droite de l'examen du projet de loi immigration-asile, Marine Le Pen a défendu un amendement pour supprimer "tous les articles de notre législation qui consacrent dans le droit positif le droit du sol ou le double droit du sol".

L'ancienne finaliste de la présidentielle a aussi ironisé sur le président de LR, Laurent Wauquiez qui, "de manière nouvelle, souhaite supprimer le droit du sol".

La rapporteure du texte Elise Fajgeles (LREM) a plaidé que "c'est l'honneur de notre pays d'offrir la nationalité aux enfants nés et élevés en France".

Et le chef de file de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon s'est exclamé: "Madame Le Pen, vous n'y pensez pas, c'est l'Histoire de France que vous voulez défaire", "le droit du sol a été promulgué par François 1er" et est "consubstantiel à l'identité de la France".

"Ne mêlez pas l'Histoire de France à tout ça", a notamment riposté Claude Goasguen (LR). Et, a-t-il lancé plus tard, "jamais la France n'a été plus répressive envers les étrangers qu'en 1793, alors arrêtez vos affabulations historiques".

Par 133 voix contre 7, l'amendement FN a été rejeté, LR ne l'a pas voté.

Peu après, Guillaume Larrivé a exposé que "le groupe LR n'est pas favorable à la suppression du droit du sol, mais veut que la loi réaffirme l'exigence d'assimilation à la communauté française" et souhaite "modifier les conditions du droit du sol", notamment sur la "régularité du séjour des parents" ou l'absence de condamnation pour crime.

"Vous instrumentalisez le droit du sol pour faire une sorte de tribune et vous éloigner des objectifs de notre texte", a répondu aux FN et LR la rapporteure, jugeant que "le droit du sol n'a pas besoin d'être rétabli, il existe, ni limité, c'est l'honneur de la France la manière dont il fonctionne".

Jacques Marilossian (LREM) a appelé à ne pas voter ces changements, soulignant être un "député de la Nation" descendant de "grands-parents apatrides" et invitant les élus ayant des grands-parents d'origine étrangère, comme "au moins un tiers des Français", à se lever, ce que certains ont fait sur divers bancs.

A l'inverse, Mansour Kamardine, appuyé par ses collègues LR, a défendu des modifications du droit du sol pour Mayotte, où "nous sommes submergés".

Pour la présidente du FN, qui a soutenu cet amendement "mieux que rien", "Mayotte et la Guyane" sont des "témoignages" des échecs des gouvernements de droite et de gauche.

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Plus de 200 parlementaires pour "un plan vélo ambitieux"

dim, 04/22/2018 - 17:10

Plus de 200 parlementaires de différentes sensibilités politiques, dont les députés de la majorité Matthieu Orphelin et Barbara Pompili, signent dans le Journal du Dimanche une tribune appelant le gouvernement "à mener un grand plan vélo".

"Nous avons vingt ans de retard par rapport à d'autres pays européens", déplorent les signataires qui appellent "le gouvernement à mener un grand plan vélo dans le cadre de la future loi d'orientation des mobilités".

"Les collectivités locales prennent aujourd'hui une large part, mais ne peuvent pas porter à elles seules cet enjeu national", estiment-ils, soulignant qu'en France, "plus des deux-tiers des déplacements domicile-travail de moins de 5 kilomètres sont encore faits en voiture".

"Le tout-voiture est aujourd'hui dans une impasse", affirment-ils, jugeant qu''une volonté des pouvoirs publics d'investir dans des infrastructures est essentielle afin de développer l'usage du vélo". Les signataires réclament en particulier "le développement de liaisons dites +autoroutes vélo+ entre différents pôles de vie sur un même territoire". 

Rappelant que le Conseil d'orientation des infrastructures a préconisé la mise en place d'un plan vélo de 350 millions sur 4 ans, ils estiment que cette enveloppe financière serait "un engagement fort à retranscrire dans la future loi d'orientation des mobilités".

Les signataires plaident en faveur de l'encouragement du vélo à assistance électrique ainsi que de la généralisation de l'indemnité kilométrique vélo "pour tous les employeurs privés et publics".

"Ce plan vélo doit être complet et s'accompagner de mesures de sécurité routière", soulignent-ils encore, rappelant que l'Assemblée nationale vient d'être endeuillée par l'accident mortel d'une collaboratrice, renversée à vélo.

Les députés constituent le gros du bataillon des signataires, parmi lesquels Amélie de Montchalin (LREM), Gilles Le Gendre (LREM) Sébastien Leclerc (LR), Marc Fesneau (MoDem), Delphine Batho (PS), Jean-Christophe Lagarde (UDI), Adrien Quattenens (LFI). On compte aussi quelques sénateurs, dont Françoise Cartron (PS) et Ronan Dantec (RDSE).

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Corbière (LFI): "tout ce qui participe à dénoncer l’antisémitisme est le bienvenu"

dim, 04/22/2018 - 16:32

Le député de La France insoumise, Alexis Corbière, a affirmé dimanche, après la publication d'un virulent manifeste "contre le nouvel antisémitisme" en France, que "tout ce qui participe à dénoncer l’antisémitisme est le bienvenu", regrettant cependant "des formules un peu brutales".

"Tout ce qui participe à dénoncer l’antisémitisme est le bienvenu", a déclaré M. Corbière sur Radio J. "Il faut dénoncer l'antisémitisme, avec Jean-Luc Mélenchon nous le faisons, clairement".

Trois cents personnalités ont signé un manifeste, paru dans Le Parisien dimanche, "contre le nouvel antisémitisme" en France marqué par la "radicalisation islamiste", en dénonçant un "silence médiatique" et une "épuration ethnique à bas bruit" dans certains quartiers.

Alexis Corbière a jugé cette dernière formule "un peu dure, un peu forte". "Il y a parfois des formules un peu brutales dans lesquelles je ne me reconnais pas, mais sur le fond, c’est une réalité qu’il y a parfois un racisme exacerbé, un communautarisme fort", a développé le député de Seine-Saint-Denis. 

"Le terme d’+épuration ethnique+, c’est une formule choc, attention, je ne la reprendrais pas à mon compte, mais ne polémiquons pas sur la formule, il y a un mal qui est là et auquel il faut trouver une réponse", a-t-il précisé.

En ce qui concerne, "l'antisémitisme d'une partie de la gauche radicale" pointée dans le texte du manifeste, M. Corbière a affirmé là encore ne pas vouloir "polémiquer". "Tout ça me semble flou", a-t-il jugé.

A la question de savoir s'il signerait ce manifeste, M. Corbière a botté en touche. "A ce stade je ne sais pas", "je vais le lire".

"Je serai en première ligne pour dire non à l’antisémitisme, évidemment, il y a une pédagogie qui doit continuer à être faite là-dessus, il y a une loi qui doit être appliquée fermement vis-à-vis de tous ceux qui ont des propos antisémites", a-t-il affirmé. "J’ai quand même l’impression, même si je comprends qu’il y a une souffrance , une inquiétude, etc., qu'il y a quand même d’un point de vue médiatique, une certaine sensibilité, généralement, pour dénoncer l’antisémitisme dans ce pays", a-t-il ajouté.

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NDDL: le gouvernement "cède devant les voyous", accuse Jacob (LR)

dim, 04/22/2018 - 15:17

Le président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale, Christian Jacob, a accusé dimanche le gouvernement de capituler "en rase campagne" à Notre-Dame-des-Landes et de céder "devant les voyous et les casseurs".

"Le gouvernement a décidé de lâcher en rase campagne, devant les voyous, les voyous et les casseurs, on ne parle pas de gentils écolos, on parle de voyous et de casseurs", a affirmé M. Jacob sur BFMTV.

"On capitule en rase campagne", a insisté le député de Seine-et-Marne. "Vous savez ce qu’on est en train de faire ? Eh bien on les régularise, on leur dit +faites-nous une déclaration sur l’honneur pour nous dire qu’en gros vous avez envie d’être agriculteur, vous allez l’être et vous pourrez rester là+".

"Un jeune aujourd’hui, qui veut s’installer agriculteur, il a une exigence de diplômes, il a une exigence d’un stage de 6 mois, il a obligation d’être affilié à l'Amexa (assurance maladie des exploitants agricoles, ndlr), il a une déclaration à faire à la chambre d’agriculture", a énuméré M. Jacob, rappelant qu'il est lui-même un ancien agriculteur. "Et là, peu importe".

"On lâche en rase campagne, on cède devant les voyous", a-t-il conclu, s'en prenant au chef de l'Etat. "M. Macron, beaucoup dans le verbe, rien dans l’action. Dans l’action c’est un faible, il lâche, on le voit là". 

L'État avait demandé aux occupants de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes de remplir d'ici lundi soir des formulaires individuels, comportant leur nom et les grandes lignes de leur projet agricole ou para-agricole, sous peine d'être évacués. Ils ont présenté vendredi quarante dossiers, agricoles ou artisanaux, identifiant nommément des porteurs de projets.

Depuis le 9 avril et le lancement des opérations de gendarmerie à Notre-Dame-des-Landes, les violents affrontements ont fait 75 blessés chez les forces de l'ordre et plus de 270 du côté des opposants. 

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Migrants: départ des militants d'extrême droite qui bloquaient un col alpin

dim, 04/22/2018 - 14:35

Les derniers militants de Génération Identitaire (GI) qui bloquaient depuis samedi un col des Hautes-Alpes emprunté par les migrants pour passer d'Italie en France, ont annoncé dimanche à l'AFP qu'ils quittaient les lieux en début d'après-midi.

"Le camp est en train d’être démonté et tous les militants redescendent du col de l'Echelle", a déclaré Romain Espino, un porte-parole de ce groupuscule d'extrême droite adepte des actions spectaculaires, précisant que "depuis son installation", le groupe n'a "pas été en contact avec des migrants".

Toutefois, se félicite-t-il, "la mission est une réussite, nous avons réussi à attirer l’attention médiatique et politique sur le col de l’Échelle".

Les militants, approvisionnés "en eau et en nourriture" par "une quinzaine d’habitants de la vallée" n'entendent pas en rester là: "Nous avons prévu cet après-midi un survol avec un avion pour repérer là où il y a une activité de clandestins ou de passeurs", a indiqué M. Espino.

Ils prévoient également de "continuer à patrouiller" dans la semaine "autour du Briançonnais, sur les différentes routes  connues pour être des passages de clandestins".

Samedi matin, une centaine de militants de diverses nationalités avaient pris position au col de l'Echelle, "point stratégique de passage des clandestins" culminant à 1.762 mètres à six kilomètres de la frontière italienne.

Après avoir matérialisé une "frontière symbolique" avec du grillage de chantier pour "notifier" aux migrants "que la frontière est fermée et qu'ils doivent rentrer chez eux", ils avaient déployé une banderole géante à flanc de montagne, relayant ce message en anglais ("no way").

Selon M. Espino, des militants de GI qui distribuaient des tracts, côté italien, sur cette opération "ont croisé un groupe de clandestins et leur ont dit que la frontière était fermée et qu’ils devaient rentrer chez eux".

Cette opération a fait réagir samedi sur les bancs de la gauche, dans l'hémicycle de l'Assemblée, en plein débat prolongé sur le projet de loi asile-immigration.

Le chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, a fustigé la "petite bande d'une centaine de personnes", des "amis de Madame Le Pen", qui "prétend régler le problème de la frontière" et "repousser dans la neige de pauvres gens qui s'y trouvent". Ce à quoi, Gilbert Collard (FN) a vertement répliqué, accusant M. Mélenchon de "planer".

Dimanche soir, la préfecture des Hautes-Alpes assurait dans un communiqué que l'opération s'était "jusqu'à présent déroulée dans le calme" et qu'une "partie" des militants avaient "déjà quitté le site" en début de soirée.

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Le texte asile-immigration pas écrit "pour séduire le FN" dit Belloubet

dim, 04/22/2018 - 13:56

Le projet de loi controversé sur l'asile et l'immigration, actuellement examiné à l'Assemblée nationale, n'a pas été écrit pour "séduire le Front national" mais pour trouver un "équilibre" dans l'accueil des réfugiés, a affirmé dimanche la ministre de la Justice, Nicole Belloubet. 

Les élus du Front national ont voté en faveur de mesures prévues par ce texte défendu par le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, comme la réduction de 120 à 90 jours du délai pour déposer une demande d'asile après l'entrée en France. 

"C'est un texte qui essaie d'être équilibré, en insérant les conditions dans lesquelles le traitement de la demande d'asile est effectué. (...) Il y a toute une démarche en faveur de l'intégration des personnes qui pourront rester sur le territoire de la République. C'est pour cela que ce texte a été écrit et non pour faire du racolage politique", a déclaré Mme Belloubet sur France Inter. 

"Ce texte n'a pas été écrit pour séduire le Front national", a-t-elle dit. "Nous ne recherchons pas le vote du FN. Nous sommes même en désaccord profond avec les thèses défendues par le Front national", a ajouté la ministre.  

Vendredi, le Parti socialiste a dénoncé un "tournant" historique en voyant un "alignement" entre la majorité parlementaire, le Front national et l'aile droite des Républicains, après le vote de l'article de loi réduisant le délai de première demande d'asile.

"Pour la première fois dans notre histoire, le Front national vient, sur un texte qui concerne l'asile et l'immigration, apporter sa caution à un gouvernement", a déclaré le Premier secrétaire du parti, Olivier Faure, dans les couloirs de l'Assemblée.

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Martinez (CGT) dénonce "l'arrogance" d'Emmanuel Macron

dim, 04/22/2018 - 13:43

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a reproché dimanche au président Emmanuel Macron son "arrogance" et de "vouloir se passer des organisations syndicales".

"Nous avons un gouvernement qui considère qu'il a raison tout seul et qui avance quoi qu'il puisse se passer dans le pays", a déclaré le numéro un de la CGT sur BFM TV, interrogé sur les mouvements sociaux à la SNCF, Air France et dans les universités.

"On veut se passer des organisations syndicales, on ne veut plus des organisations syndicales", a-t-il ajouté, accusant l'exécutif de "court-circuiter" les relations sociales, "à l'opposé de ce qui se fait en Allemagne".

Selon Philippe Martinez, "on discute plus rapidement et plus facilement de l'autre côté du Rhin".

L'attitude d'Emmanuel Macron, "c'est +j'ai raison, j'avance+", a-t-il résumé, en évoquant "l'arrogance du président".

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Législative partielle: les Français de la péninsule ibérique aux urnes

dim, 04/22/2018 - 13:17

Les électeurs de la cinquième circonscription des Français de l'étranger (Espagne, Portugal, Monaco, Andorre) votent dimanche pour le second tour de l'élection législative partielle entre la sortante Samantha Cazebonne (LREM) et son challenger de gauche François Ralle-Andreoli.

Mme Cazebonne, 46 ans, largement élue en juin 2017 face au même adversaire, avait vu son élection annulée par le Conseil constitutionnel, qui avait notamment évoqué des dysfonctionnements dans le vote par correspondance.

Au premier tour le 8 avril, marqué par une participation famélique (7,87%) habituelle dans les circonscriptions de l'étranger, elle a obtenu 35,15% des suffrages, contre 28,45% pour son concurrent soutenu par un éventail de partis de gauche (La France insoumise, EELV, PCF, Génération.s de Benoît Hamon).

Parmi les candidats éliminés, le candidat Les Républicains Raphaël Chambat a obtenu 13,95%, le dissident LREM Jean-Laurent Poitevin 7,49% et le socialiste Mehdi Benlahcen 7,47%.

En juin 2017, dans la foulée de la victoire d'Emmanuel Macron à la présidentielle, Mme Cazebonne, ancienne proviseure du lycée français de Palma de Majorque, avait obtenu 50,36% au premier tour --l'abstention très élevée l'avait toutefois contrainte au ballotage--, puis 66,21% au second tour.

Plusieurs membres du gouvernement -Jean-Michel Blanquer, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Christophe Castaner- sont venus la soutenir. Elle a aussi reçu le soutien du Premier ministre Edouard Philippe.

"J'ai besoin que la majorité que nous constituons soit renforcée. J'ai besoin que l'opération de transformation (de la France ndlr) que j'engage sous l'autorité du président de la République... puisse se poursuivre dans de bonnes conditions", a-t-il déclaré dans un message vidéo diffusé par la candidate.

M. Ralle-Andreoli, 43 ans, professeur au lycée français de Madrid et ancien conseiller de Jean-Luc Mélenchon, a lui reçu visites et soutiens de Benoît Hamon ou encore de l'ancien candidat écologiste à la présidentielle Noël Mamère. 

Jean-Luc Mélenchon a appelé à voter pour le candidat afin "de prendre part au mouvement général" d'opposition à Emmanuel Macron, contre "la disparition de l'Etat".

Le résultat de cette élection partielle, la huitième de cette législature, ne devrait pas changer les équilibres politiques à l'Assemblée nationale, où La République en Marche dispose d'une confortable majorité absolue.

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SNCF: des trains pour les examens et pas de grève cet été, selon Pepy

dim, 04/22/2018 - 12:12

Le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, a tenté de rassurer les usagers dimanche, à la veille de deux nouveaux jours de grèves, en garantissant des trains pour ceux qui passent des examens et en assurant que la grève ne continuerait pas durant l'été.

"Il n'y aura pas de grève cet été car les cheminots sont des gens responsables", a assuré M. Pepy lors de l'émission Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.

Depuis début avril, les syndicats de cheminots CGT, Unsa, Sud rail et CFDT sont en grève à intervalles réguliers pour protester contre la réforme de la SNCF, entraînant de fortes perturbations du trafic. La prochaine séquence de grève est prévue lundi et mardi.

Le calendrier des jours de grève va pour l'instant jusqu'au 28 juin, mais les syndicats pourraient prolonger au-delà. "On prépare" un nouveau calendrier pour "juillet et août", a dit une source syndicale au Parisien.

M. Pepy a également annoncé la création  d'un poste de commandement, un "PC exam'", dans le but "de travailler avec les recteurs, les universités, dès cette semaine pour pouvoir garantir les trains qui desservent les salles d'examen. On accompagnera aussi les élèves avec des volontaires, les fameux gilets rouges, car ça va créer du stress".

"Personne n'admettrait qu'un jeune qui se présente à un examen le rate parce qu'il est arrivé en retard", a-t-il commenté.

- Aucun jour de grève ne sera payé -

Concernant les négociations avec les syndicats, le dirigeant de la SNCF a déclaré que sa "porte est toujours ouverte, les ponts ne sont pas rompus, on est au contact avec les organisations syndicales tous les jours".

M. Pepy a cependant réaffirmé qu'aucun jour de grève, ou de repos, ne sera payé aux cheminots grévistes. 

"Les jours de repos à la SNCF sont payés lorsque les jours travaillés ont existé. Lorsqu'il n'y a pas de jours travaillés, les jours de repos n'ont pas à être payés, ce n'est que du bon sens", a déclaré le patron de la SNCF. Et de rappeler que l'entreprise perdait "20 millions par jour (de grève), soit trois autorails neufs qui ne seront pas achetés".

A la question de savoir si la SNCF allait geler les embauches jusqu'au 1er janvier 2020, date à laquelle les nouveaux salariés ne bénéficieront plus du statut de cheminot, M. Pepy a répondu qu'"on embauchera encore des cheminots au statut". 

"L'année dernière, nous en avons embauché 6.200 et il est probable qu'on en embauche 5.000 en 2018, pour environ 7.000 départs à la retraite", a-t-il détaillé.

M. Pepy a également indiqué que la SNCF allait vendre des actifs immobiliers, hors logements sociaux, pour un montant "sans doute très supérieur à 1 milliard", qui servira à "financer des investissements".

Pour le nouvel épisode de grève qui démarre ce soir à 20H00, M. Pepy prévoit un trafic "en amélioration". 

"On aura 40% des TER et 40% des trains en région parisienne, les transiliens et les RER. Pour ce qui concerne les trains en longue distance, il y aura 30% des intercités, c'est mieux que lors de la dernière grève, et 35% des TGV", a-t-il indiqué.

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SNCF: "il n'y aura pas de grève cet été car les cheminots sont des gens responsables", assure Pepy

dim, 04/22/2018 - 12:12

Le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, a assuré qu'il n'y aura pas de grève à la SNCF cet été car "les cheminots sont des gens responsables", dimanche lors de l'émission Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.

"Aucun jour de grève ne sera payé", a également indiqué M. Pepy, rappelant que la SNCF perdait "20 millions par jour (de grève), soit trois autorails qui ne seront pas achetés".

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Hortefeux (LR): "On ne dénonce jamais suffisamment l'antisémitisme"

dim, 04/22/2018 - 11:53

"On ne dénonce jamais suffisamment l’antisémitisme", a réagi dimanche l'ancien ministre LR de l'Intérieur Brice Hortefeux, après la publication d'un virulent manifeste "contre le nouvel antisémitisme", signé par 300 personnalités, dont Nicolas Sarkozy.

"Je pense qu’on ne dénonce jamais suffisamment l’antisémitisme", a affirmé M. Hortefeux au Grand Rendez-Vous Europe 1/CNews/Les Echos. Le Parisien Dimanche publie un manifeste "contre le nouvel antisémitisme" en France marqué par la "radicalisation islamiste", en dénonçant un "silence médiatique" et une "épuration ethnique à bas bruit" dans certains quartiers.

"A l'évidence, il y a une évolution extrêmement dangereuse de notre société. L'antisémitisme a toujours existé. Il y avait un antisémitisme mondain (...) mais là on passe une nouvelle étape depuis quelques temps, ce que la Commission consultative des Droits de l'Homme a appelé +la nouvelle judéophobie+", a-t-il développé.

"L'apparence est en réalité trompeuse", a-t-il souligné, relevant que si "les chiffres froids de l’antisémitisme" montrent "une baisse de l’antisémitisme", cette baisse n'est qu'apparente, parce que qu'elle "ne concerne pas la violence, ne rend pas compte de la violence".

"En un an, il y a une augmentation  de 26% des agressions physiques", a affirmé l'ancien ministre.

"Circule une rumeur, qui est peut-être fondée, c’est que dans un département de la région parisienne, vous n'avez plus un seul enfant de confession juive qui puisse fréquenter une école publique", a rapporté Brice Hortefeux.

Comme on lui faisait remarquer que ce n'était qu'une rumeur, M. Hortefeux a reconnu ne pas savoir "si statistiquement c'est prouvé". "Mais le fait que ça circule, le fait que cela soit colporté, le fait que ça soit affirmé, eh bien c'est terriblement révélateur", a-t-il jugé.

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Aide aux migrants: l'Assemblée assouplit les règles du "délit de solidarité"

dim, 04/22/2018 - 10:54

L'Assemblée a assoupli dimanche, à une très large majorité, le "délit de solidarité" pour certaines personnes venant en aide aux migrants, un des points sensibles du projet de loi Collomb, y compris pour certains élus de la majorité.

Au septième jour des débats sur le texte asile et immigration, les députés ont adopté par 133 voix contre 21 (et deux abstentions) un amendement du gouvernement, similaire à des amendement MoDem et LREM, qui prévoit des "exemptions" à ce délit. A la différence de la grande majorité des groupes, LR et FN ont voté contre.

Ce sera notamment "lorsque l’acte reproché a consisté à fournir des conseils et de l’accompagnement, notamment juridiques, linguistiques ou sociaux, ou des prestations de restauration, d’hébergement ou de soins médicaux destinées à assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger".

L'exemption vise aussi "toute autre aide visant à préserver la dignité ou l'intégrité physique de celui-ci, ou bien tout transport directement lié à l’une de ces exceptions, sauf si l’acte a donné lieu à une contrepartie directe ou indirecte ou a été accompli dans un but lucratif".

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a expliqué qu'il s'agissait de définir "plus strictement" ce délit, tout en sanctionnant toujours "toutes celles et tous ceux qui voudraient détourner la volonté de l'Etat de contrôler ses frontières".

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Popularité: Macron et Philippe en hausse de 2 points en avril

dim, 04/22/2018 - 00:04

Les cotes de popularité d'Emmanuel Macron et d’Édouard Philippe ont progressé de 2 points en avril à respectivement 44% et 45% de satisfaits en avril, selon le sondage mensuel d'Ifop publié par la Journal du Dimanche.

A la question "êtes-vous satisfait ou mécontent d'Emmanuel Macron comme président de la République ?", 44% des sondés répondent "satisfait" (5% très satisfaits et 39% plutôt satisfaits), tandis que 55% se disent "mécontents" (23% très mécontents et 32% plutôt mécontents). 1% ne se prononce pas.

Pour le Premier ministre Edouard Philippe, 45% se disent satisfaits (4% très satisfaits, 41% plutôt satisfaits), alors que 50% sont mécontents (18% très mécontents, 32% plutôt mécontents). 5% ne se prononcent pas. 

Sondage réalisé par questionnaire auto-administré en ligne et par téléphone du 12 au 21 avril auprès d’un échantillon de 1.949 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

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Des militants d'extrême droite bloquent un col des Alpes, lieu de passage de migrants

sam, 04/21/2018 - 18:20

Adeptes des actions spectaculaires, des militants de Génération Identitaire ont investi samedi un col des Hautes-Alpes emprunté par les migrants cherchant à passer d'Italie en France, suscitant l'indignation d'une partie de la gauche.

En matinée, une centaine de militants d'extrême-droite ont pris position au col de l'Echelle, culminant à 1.762 mètres à six kilomètres de la frontière italienne.

L'endroit est devenu un "point stratégique de passage des clandestins" depuis plusieurs mois. Génération Identitaire entend "veiller à ce qu'aucun (d'entre eux) ne puisse rentrer en France", a expliqué à l'AFP un porte-parole, Romain Espino.

Ce dernier dénonce "un manque de courage des pouvoirs publics" car "avec un petit peu de volonté, on peut contrôler l'immigration et les frontières".

Le groupe de militants, qui réclame "le blocage définitif" de ce col, compte majoritairement des Français, mais aussi des Italiens, Hongrois, Danois, Autrichiens, Anglais et Allemands. 

Après avoir gravi en raquettes le col enneigé, ils ont matérialisé une "frontière symbolique" avec du grillage de chantier pour "notifier" aux migrants "que la frontière est fermée et qu'ils doivent rentrer chez eux".

Une banderole géante, déployée à flanc de montagne, relaie ce message en anglais. Et si certains migrants devaient passer outre, "nous appellerions la gendarmerie (...). La justice fera après son travail", a assuré Romain Espino.

Deux hélicoptères affrétés par GI survolaient le site samedi à la mi-journée. Des drones devaient suivre, ainsi qu'un avion biplace dimanche.

Pour M. Espino, il s'agit d'"expliquer aux migrants éventuels que ce qui n'est pas humain, c'est de faire croire à ces gens qui traversent la Méditerranée ou les Alpes enneigées que ces parcours ne présentent aucun risque. C'est faux".

"Ils ne vont pas trouver l'Eldorado, c'est immoral. Ceux qui en payent les frais, ce sont les Français", a-t-il ajouté.

- Les services de l'Etat "pleinement mobilisés" -

Cette opération a fait réagir sur les bancs de la gauche, dans l'hémicycle de l'Assemblée, en plein débat prolongé sur le projet de loi asile-immigration.

Le chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, a fustigé la "petite bande d'une centaine de personnes", des "amis de Madame Le Pen", qui "prétend régler le problème de la frontière" et "repousser dans la neige de pauvres gens qui s'y trouvent".

Ce à quoi, Gilbert Collard (FN) a vertement répliqué, accusant M. Mélenchon de "planer".

La ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Jacqueline Gourault, a assuré que "les services de l'Etat (étaient) pleinement mobilisés pour assurer l'ordre public au col de l'Echelle". Sur place, aucune force de l'ordre n'était visible samedi après-midi.

Depuis un an, les Hautes-Alpes connaissent un afflux exponentiel de migrants, essentiellement d'Afrique de l'Ouest. Selon la préfecture, 315 personnes en situation irrégulière ont été refoulées vers l'Italie en 2016 et 1.900 en 2017.

Reconnaissant que la pression migratoire reste "forte" à la frontière franco-italienne, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, s'est inquiété vendredi soir à l'Assemblée de la poursuite de la coopération franco-italienne avec la montée des populismes en Europe.

"En 2017, 50.000 non-admissions ont été prononcées à cette frontière. Parce que cette pression reste forte, nous avons décidé de renouveler les contrôles aux frontières pour six mois", a-t-il dit.

Fondé en 2012, Génération identitaire (GI) avait affrété en juillet 2017 le navire C-Star dans le cadre de sa campagne "Defend Europe" en Méditerranée, pour dissuader les ONG de secourir les migrants en mer. Arrivée le 5 août au large de la Libye, l'opération avait pris fin le 17 août.

Le mouvement privilégie des actions au fort retentissement médiatique, comme la construction d'un mur devant un futur centre d'accueil pour demandeurs d'asile à Montpellier en septembre 2016 ou encore, à l'hiver 2013, des maraudes pour venir en aide aux sans-abris, destinées uniquement aux "Français de souche".

Le coût de l'opération "Alpes Defend Europe" est estimé au minimum à 30.000 euros par les organisateurs, financé "sur fonds propres des militants, avec des parrains et des donateurs".

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Asile: l'Assemblée vote le doublement de la durée de rétention à 90 jours

sam, 04/21/2018 - 18:14

L'Assemblée a donné son feu vert samedi à une augmentation de la durée maximale de séjour en centre de rétention des étrangers en attente de leur expulsion, une des mesures les plus contestées du projet de loi asile et immigration.

Cet article phare du texte porté par Gérard Collomb, qui prévoit notamment que la durée maximale de rétention va passer de 45 à 90 jours, a été adopté par 77 voix contre 31, avec 46 abstentions. Outre la plupart des LREM, il a obtenu des suffrages UDI-Agir mais "sans gaieté de coeur".

Vivement critiqué par la gauche, qui a unanimement voté contre, l'article s'est heurté à l'opposition de certains élus de la majorité.

Neuf LREM ont voté contre: Delphine Bagarry, Jean-Michel Clément, Stella Dupont, Florence Granjus, Sonia Krimi, François Michel-Lambert, Sandrine Mörch, Nathalie Sarles, Martine Wonner. Cinq se sont abstenus. Les MoDem se sont partagés en deux pour, un contre (Nadia Essayan), 11 abstentions. 

Les LR se sont majoritairement abstenus (24 abstentions et 3 contre), comme les FN.

Le ministre a défendu un article "totalement fondamental", dépeignant la rétention comme "un ultime moyen" mais qui "reste nécessaire". Il a notamment promis que les centres de rétention (CRA) seront aménagés pour que les conditions "puissent être effectivement acceptables", notamment pour les familles.

Défendant "un point d'équilibre", la rapporteure Elise Fajgeles (LREM) a affirmé que la rétention "est un moyen pour faire respecter les mesures d'éloignement", soulignant notamment que le taux d'exécution des obligations de quitter le territoire est de 15%. 

La gauche est montée au créneau contre cet article qui "concentre les critiques, l'opposition, la réprobation d'un grand nombre d'associations" (Danièle Obono, LFI), et "vient considérablement durcir les conditons de rétention" (Elsa Faucillon, PCF).

"Vous vous adressez à un électorat qui inscrit la peur de l'autre comme curseur", a dénoncé l'élue communiste, exprimant son "émotion" dans "ce moment grave".

Disant sa "tristesse", Marietta Karamanli (PS) a rappelé que la durée de rétention n'avait cessé d'augmenter (7 jours en 1981), ne voyant qu'une raison à cet "acharnement": "faire sentir aux étrangers qu'ils sont à la merci de l'Etat".

Tous les groupes de gauche et les radicaux non inscrits ont défendu vainement des amendements pour interdire le placement de mineurs en rétention, rejoints par le MoDem Erwan Balanant. "Des enfants derrière les grillages des CRA, moi, j'ai du mal à le supporter", a-t-il lancé. Ces amendements, auxquels des LREM et MoDem ont joint leurs suffrages, ont été rejetés par quelque 100 voix contre 20. 

D'autres amendements de gauche, notamment pour revenir à 45 jours, ont subi le même sort. 

Florent Boudié, chef de file LREM sur le texte, a souligné que ce ne serait "pas le solde de tout compte" sur la rétention des mineurs, un groupe de travail LREM devant plancher en vue d'une proposition de loi.

LR a notamment cherché à revenir à 135 jours, comme le prévoyait initialement le gouvernement, voire à étendre la durée à 180 jours. 

"Nous n'aurions pas ce débat si chaque étranger à qui l'on disait non à sa demande de se maintenir sur notre territoire, respectait cette décision et repartait par conséquent chez lui", a affirmé pour sa part Marine Le Pen (FN).

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Des militants d'extrême droite bloquent un col des Alpes, lieu de passage de migrants

sam, 04/21/2018 - 18:14

Adeptes des actions spectaculaires, des militants de Génération Identitaire ont investi samedi un col des Hautes-Alpes emprunté par les migrants cherchant à passer d'Italie en France, suscitant l'indignation d'une partie de la gauche.

En matinée, une centaine de militants d'extrême-droite ont pris position au col de l'Echelle, culminant à 1.762 mètres à six kilomètres de la frontière italienne.

L'endroit est devenu un "point stratégique de passage des clandestins" depuis plusieurs mois. Génération Identitaire entend "veiller à ce qu'aucun (d'entre eux) ne puisse rentrer en France", a expliqué à l'AFP un porte-parole, Romain Espino.

Ce dernier dénonce "un manque de courage des pouvoirs publics" car "avec un petit peu de volonté, on peut contrôler l'immigration et les frontières".

Le groupe de militants, qui réclame "le blocage définitif" de ce col, compte majoritairement des Français, mais aussi des Italiens, Hongrois, Danois, Autrichiens, Anglais et Allemands. 

Après avoir gravi en raquettes le col enneigé, ils ont matérialisé une "frontière symbolique" avec du grillage de chantier pour "notifier" aux migrants "que la frontière est fermée et qu'ils doivent rentrer chez eux".

Une banderole géante, déployée à flanc de montagne, relaie ce message en anglais. Et si certains migrants devaient passer outre, "nous appellerions la gendarmerie (...). La justice fera après son travail", a assuré Romain Espino.

Deux hélicoptères affrétés par GI survolaient le site samedi à la mi-journée. Des drones devaient suivre, ainsi qu'un avion biplace dimanche.

Pour M. Espino, il s'agit d'"expliquer aux migrants éventuels que ce qui n'est pas humain, c'est de faire croire à ces gens qui traversent la Méditerranée ou les Alpes enneigées que ces parcours ne présentent aucun risque. C'est faux".

"Ils ne vont pas trouver l'Eldorado, c'est immoral. Ceux qui en payent les frais, ce sont les Français", a-t-il ajouté.

- Les services de l'Etat "pleinement mobilisés" -

Cette opération a fait réagir sur les bancs de la gauche, dans l'hémicycle de l'Assemblée, en plein débat prolongé sur le projet de loi asile-immigration.

Le chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, a fustigé la "petite bande d'une centaine de personnes", des "amis de Madame Le Pen", qui "prétend régler le problème de la frontière" et "repousser dans la neige de pauvres gens qui s'y trouvent".

Ce à quoi, Gilbert Collard (FN) a vertement répliqué, accusant M. Mélenchon de "planer".

La ministre auprès du ministre de l'Intérieur, Jacqueline Gourault, a assuré que "les services de l'Etat (étaient) pleinement mobilisés pour assurer l'ordre public au col de l'Echelle". Sur place, aucune force de l'ordre n'était visible samedi après-midi.

Depuis un an, les Hautes-Alpes connaissent un afflux exponentiel de migrants, essentiellement d'Afrique de l'Ouest. Selon la préfecture, 315 personnes en situation irrégulière ont été refoulées vers l'Italie en 2016 et 1.900 en 2017.

Reconnaissant que la pression migratoire reste "forte" à la frontière franco-italienne, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, s'est inquiété vendredi soir à l'Assemblée de la poursuite de la coopération franco-italienne avec la montée des populismes en Europe.

"En 2017, 50.000 non-admissions ont été prononcées à cette frontière. Parce que cette pression reste forte, nous avons décidé de renouveler les contrôles aux frontières pour six mois", a-t-il dit.

Fondé en 2012, Génération identitaire (GI) avait affrété en juillet 2017 le navire C-Star dans le cadre de sa campagne "Defend Europe" en Méditerranée, pour dissuader les ONG de secourir les migrants en mer. Arrivée le 5 août au large de la Libye, l'opération avait pris fin le 17 août.

Le mouvement privilégie des actions au fort retentissement médiatique, comme la construction d'un mur devant un futur centre d'accueil pour demandeurs d'asile à Montpellier en septembre 2016 ou encore, à l'hiver 2013, des maraudes pour venir en aide aux sans-abris, destinées uniquement aux "Français de souche".

Le coût de l'opération "Alpes Defend Europe" est estimé au minimum à 30.000 euros par les organisateurs, financé "sur fonds propres des militants, avec des parrains et des donateurs".

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Plainte pour abus de faiblesse: Darmanin a été entendu par les enquêteurs

sam, 04/21/2018 - 17:20

Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, visé par une plainte pour abus de faiblesse, a été entendu le 12 avril par les enquêteurs du premier district de police judiciaire, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

Une enquête préliminaire avait été ouverte après le dépôt de cette plainte le 13 février. 

Dans un témoignage publié en février par Mediapart, la plaignante, une habitante de Tourcoing (Nord), ville dont M. Darmanin a été le maire entre 2014 et 2017, affirmait s'être "sentie obligée" d'avoir des relations sexuelles avec lui pour obtenir un logement et un emploi.

Cette femme, qui se fait appeler "Sarah", racontait avoir sollicité, pour la première fois en septembre 2015, Gérald Darmanin, dans l'espoir notamment de changer de logement.

Un échange par SMS s'engage et "Sarah", qui se dit en situation de précarité, envoie au maire une photo d'elle "normale" pour se rappeler à son souvenir. Plusieurs mois après, ils se voient à son domicile et ont une première relation sexuelle.

La femme déclarait aussi avoir continué à échanger des SMS avec lui par la suite, notamment des "messages coquins" et des photos d'elle dénudée afin qu'il "ne (l)'oublie pas".

Le ministre est accusé de viol par une autre femme, Sophie Patterson-Spatz. Cette dernière a déposé fin février une nouvelle plainte à Paris pour qu'un juge d'instruction reprenne l'enquête, après le classement sans suite de la procédure mi-février.

Cette procédure, possible notamment quand le parquet n'a pas engagé de poursuites après une plainte simple, devrait déboucher à terme sur l'ouverture d'une information judiciaire.

Dans cette affaire, Gérald Darmanin, 35 ans, avait évoqué devant les enquêteurs les "avances" de la plaignante, sans nier un rapport sexuel.

Ce poids-lourd du gouvernement a porté plainte pour "dénonciation calomnieuse" contre ces deux femmes.

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Asile: les oppositions dénoncent à nouveau l'organisation des débats à l'Assemblée

sam, 04/21/2018 - 12:40

Les groupes politiques d'opposition ont à nouveau dénoncé samedi l'organisation "incompréhensible" des débats à l'Assemblée nationale sur le projet de loi asile et immigration, alors que la moitié seulement des amendements avaient été examinés avant la sixième journée de discussions.

Dès l'ouverture de la séance, Eric Ciotti (LR) a fait un rappel au règlement pour déplorer "le choix qu'a fait ce gouvernement d'organiser le débat" dans ces conditions depuis lundi, avec un vote à l'issue "en catimini", dans la nuit de samedi à dimanche, voire dimanche.

"Pour un texte pareil, ne pas prévoir 15 jours de débats, le faire juste avant le départ en vacances, c'est pas concevable et c'est triste", a abondé l'UDI-Agir-Indépendant Michel Zumkeller.

Danièle Obono (LFI) a aussi estimé que les conditions ne permettaient pas "un débat décent", y voyant "un mépris" par rapport à "ce qui est en jeu" et aux parlementaires, déplorant également l'absence d'un vote solennel. 

Laurence Dumont (PS) a aussi souligné qu'en dehors de LREM, tous les groupes avaient réclamé un tel vote solennel sur ce texte, promettant de "prendre le temps qu'il faut" pour débattre de "cette régression dans les droits des demandeurs d'asile".

Et Stéphane Peu (PCF) a jugé "incompréhensible" le choix sur le vote, notant "qu'aucune loi de cette importance" n'avait été adoptée dans de telles conditions.

A l'ouverture de la séance à 9H30, quelque 570 amendements restaient à examiner sur le millier au départ.

Pour le vote final, à l'issue de la fin des débats, seront notamment scrutés les votes de la majorité, où certains élus ont exprimé leurs divergences de fond.

A ce stade, seul Jean-Michel Clément a annoncé qu'il voterait contre, ce qui l'exposerait à une exclusion. Il devait rencontrer le chef de file des députés LREM Richard Ferrand dans la matinée, selon un autre "marcheur".

"Tant que le vote n'a pas eu lieu, aucune sanction n'est prévue", a-t-on glissé du côté du groupe LREM.

"Le syndrome post-traumatique des frondeurs, il faut passer à autre chose. Il faut faire confiance à Jean-Michel Clément", ancien avocat spécialiste du droit des étrangers et ex-PS, a jugé une autre "marcheuse" critique, Sonia Krimi, sur RTL. "Je ne l'espère pas que Jean-Michel Clément soit viré".

Pour cette élue de la Manche, "sur des lois de société (...) on doit laisser la liberté à chacun de voter en son âme et conscience". "On est un groupe très différent avec des sensibilités différentes, le plus important est qu'on garde notre liberté et la bienveillance entre nous, on l'a promis aux Français, on ne peut pas fléchir au premier obstacle", a-t-elle glissé.

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