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L'image de Jean-Luc Mélenchon se dégrade

ven, 11/24/2017 - 22:10

Seuls 36% des Français ont une bonne opinion de Jean-Luc Mélenchon, contre 42% il y a deux mois, selon un sondage Odoxa diffusé vendredi, dans lequel le chef de file de la France insoumise reste néanmoins perçu comme le meilleur opposant à Emmanuel Macron.

Dans le détail, 69% (+1) des personnes interrogées le jugent "agressif" et pour 68% (+5) il joue "trop perso". 48% (-8) le considèrent "proche des gens" et 43% (-3) compétent, selon cette enquête avec Dentsu consulting pour franceinfo et Le Figaro.

79% des Français estiment que son oppposition aux ordonnances réformant le code du travail a été "un échec" car "il n’est pas parvenu à faire reculer le gouvernement", 21% jugeant que cela est tout de même "une réussite" car elle "lui a permis de renforcer son rôle d’opposant à la politique menée par le gouvernement".

Malgré tout, le député des Bouches-du-Rhône reste considéré pour 37% comme le meilleur opposant, par comparaison avec Marine Le Pen (29%), Laurent Wauquiez (24%) et Benoît Hamon (8%).

Enquête réalisée, selon la méthode des quotas, en ligne les 22 et 23 novembre auprès de 1.009 personnes de 18 ans.

Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points.

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Delphine Gény-Stephann, de retour à Bercy après 12 ans chez Saint-Gobain

ven, 11/24/2017 - 19:26

Delphine Gény-Stéphann, nommée vendredi secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie Bruno Le Maire, est une ingénieure des Ponts qui a débuté sa carrière à la direction du Trésor avant de rejoindre le groupe de matériaux de construction Saint-Gobain en 2005.

Agée de 49 ans, elle est diplômée de l'École Polytechnique, de l'École des Ponts ParisTech et du Collège des ingénieurs, et est ancienne ingénieure en chef du corps des ingénieurs des ponts, des eaux et des forêts. 

Mme Gény-Stephann a débuté sa carrière en 1994 à la Direction du Trésor du ministère de l'Economie et des Finances, puis a été chef de bureau à l'Agence des Participations de l'Etat, de 1999 à 2005, année où elle rejoint le groupe français Saint-Gobain.

Nommée directrice du Développement du pôle des Matériaux haute performance de l'entreprise, elle devient ensuite directrice financière de l'activité Matériaux céramiques.

En 2013, Delphine Gény-Stéphann est chargée des fusions-acquisitions du Pôle des Matériaux Innovants, avant de devenir en 2014 la directrice du plan et de la stratégie de Saint-Gobain. 

En juillet 2017, elle est nommée directrice générale de l'entité Grains céramiques et Quartz (matériaux abrasifs) au sein du Pôle Matériaux innovants, un des trois pôles du groupe, une fonction qu'elle occupait jusqu'à sa nomination en remplacement de Benjamin Griveaux.

La passation de pouvoirs aura lieu samedi à 10H45, a précisé Bercy

"Saint-Gobain est un vivier de talents et nous sommes très fiers de cette nomination", a réagi à l'AFP un porte-parole du groupe.

La nouvelle secrétaire d'Etat a également siégé au sein de conseils d'administration de plusieurs groupes, dont Thalès ou encore Giat Industries.

Elle a reçu la légion d'honneur en 2014.

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Le socialiste Olivier Dussopt, une prise à gauche pour Macron

ven, 11/24/2017 - 19:21

Le député PS de l'Ardèche Olivier Dussopt, ex-proche de Martine Aubry devenu vallsiste, nommé à 39 ans secrétaire d’État, chargé de la Fonction publique, est un homme discret et décrit comme efficace, qui constitue une prise de choix à gauche pour Emmanuel Macron.

"Je refuse de faire le pari de l’échec du quinquennat et je mettrai tout en œuvre pour la réussite de notre pays", lançait-il, prophétique, en lançant sa candidature aux dernières législatives, même si mardi il votait encore... contre le projet de budget 2018 !

Si ce "bon connaisseur des territoires" apporte selon un membre de la majorité "une caution plus de gauche" au gouvernement Philippe, c'est d'une gauche qui a navigué de Benoît Hamon à Manuel Valls, en passant par Martine Aubry - ce qui lui vaut d'être accusé, y compris par des socialistes, de suivre le "vent".

A un socialiste qui tentait mercredi de le convaincre de ne pas entrer au gouvernement, Olivier Dussopt avait lâché: "Mais c'est le rêve de ma vie !"

Comme pour Manuel Valls apparenté LREM à l'Assemblée, "sa ligne politique est proche de celle d'Emmanuel Macron", assure un élu rallié. C'est l'ancien Premier ministre qui l'aurait poussé à intégrer le gouvernement. Manuel Valls a d'ailleurs été le premier à le féliciter sur Twitter.

Derrière un visage poupin et une voix timide, le sage Olivier Dussopt est dépeint comme "compétent" autant qu'"ambitieux". Il sait être tranchant et "ne fait pas de cadeaux", relatent plusieurs camarades socialistes, dépités mais pas tellement surpris par sa "promotion".

Dans l'opposition, le LR Philippe Gosselin considère que "l'homme a des compétences et des vraies qualités, même si ce n'est pas un meneur de foules".

Les débuts avec Emmanuel Macron avaient pu être froids. Le fils d'ouvriers avait eu une explication en 2014 avec le ministre, après ses propos sur les salariés "illettrés" dans l'abattoir breton Gad - dont il s'était ensuite excusé. 

Olivier Dussopt semblait récemment se placer dans la course avant le congrès du Parti socialiste, en déclarant qu'"il y a neuf chances sur dix que le prochain premier secrétaire se trouve parmi nous", à savoir le groupe des "quadras" emmené par le chef de file des députés PS Olivier Faure.

- Porte-voix des petites villes et de la ruralité -

Son créneau, ce sont les collectivités. Les maires sont "exaspérés et dubitatifs" face aux économies demandées, lançait ce porte-voix des petites villes et de la ruralité avant le Congrès des maires cette semaine.

Ce député depuis 2007, de tous les débats sur le local dans l'hémicycle, a tôt creusé son sillon en ce domaine. Après un DESS en conseil en développement économique et ingénierie territoriale, ce natif d'Annonay est devenu collaborateur du sénateur Michel Teston, également président du conseil général de l'Ardèche, entre 2002 et 2006.

Adhérent du PS depuis 2000, il devient conseiller régional en 2006. Alors proche de la Nouvelle Gauche avec Benoît Hamon, il est élu député de la deuxième circonscription de l'Ardèche en 2007, et se retrouve benjamin de l'Assemblée à 28 ans.

En mars 2008, il est élu maire d'Annonay, bourgade industrielle de 17.000 habitants, et démissionne de la Région. En novembre de la même année, il intègre la direction nationale du PS, auprès de Marylise Lebranchu, secrétaire nationale aux territoires. 

Lors de la primaire socialiste fin 2011, il est porte-parole de Martine Aubry, avant de rejoindre la campagne de François Hollande. 

Réélu au Palais Bourbon en 2012, il devient vice-président du groupe socialiste. 

Olivier Dussopt succède en 2014 à Martin Malvy à la présidence de l'Association des petites villes de France et ses quelque 1.200 adhérents.

Il se rapproche de Manuel Valls et devient un de ses porte-parole lors des primaires de 2017. 

En juin dernier, il est réélu député face à une candidate En Marche, et doit quitter sa mairie pour cause de non-cumul, mais reste conseiller municipal.

Outre les collectivités et les finances locales, ce pilier de la commission des Lois de l'Assemblée s'est investi dans les débats sur la bioéthique, le mariage pour tous, plus récemment les lois de moralisation. Il milite de longue date pour la procréation médicalement assistée. 

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Benjamin Griveaux, politicien rodé et porte-voix du renouveau

ven, 11/24/2017 - 19:20

Promu porte-parole du gouvernement vendredi, Benjamin Griveaux est à 39 ans un politicien aguerri, ancien strauss-kahnien devenu élu local et conseiller ministériel,  remarqué pour ses talents de gâchette dans la petite équipe qui a fondé En Marche!

Il est de ceux qui ont incarné,  de plateaux télés en matinales radio,  le visage du renouvellement lors de la dernière campagne présidentielle,  portant, au même titre que Richard Ferrand ou Christophe Castaner,  la parole d'Emmanuel Macron.

Si Benjamin Griveaux,  jusqu'alors inconnu du public,  s'est fait un nom à cette occasion,  il gravite en réalité depuis une quinzaine d'années dans le monde politique.

"C'est un militant de longue date,  engagé,  élu local. Il est dans le combat politique,  il connaît bien le monde des médias aussi. C'est un profil plus prédestiné",  souligne le patron des députés La République en Marche Richard Ferrand. 

De fait,  il est sans doute le plus rodé au sein du petit commando qui  phosphore dans l'orbite d'Emmanuel Macron à partir de l'automne 2015,  pour fonder En Marche! 

Autour de la table,  on retrouve notamment deux actuels conseillers à l'Elysée,  Ismaël Emelien et Cédric O,  mais aussi les députés Stanislas Guérini et Adrien Taquet.  Tous,  avec Benjamin  Griveaux,  sont d'anciens pensionnaires de la "Rue de la Planche",  l'ancien QG de Dominique Strauss-Kahn lors de la primaire socialiste de 2006 perdue face à Ségolène Royal.

Une bande très liée,  à laquelle M.  Griveaux dédiera en 2012 son ouvrage "Salauds de Pauvres  (Pour en finir avec le choix français de la pauvreté),  chez Fayard.

Mais contrairement à ses amis qui se sont rapidement dirigés vers le privé,  il est le seul qui se lancera réellement dans une carrière politique,  en partant de sa terre natale, la Saône-et-Loire. 

Elu conseiller municipal à Châlons-sur-Saône en 2008,  il est nommé vice-président du conseil général de Saône-et-Loire,  alors présidé par Arnaud Montebourg,  chargé de l'économie, de l'emploi et de l'insertion.

"C'est un élu de terrain mais il aime aussi sur le terrain des idées",  résume le député LREM Gabriel Attal,  qui fut son adjoint quand il était conseiller de l'ancienne ministre de la Santé Marisol Touraine entre 2012 et 2014. 

"Chez lui, ça fuse, il a de l'énergie,  du flair,  de la réactivité",  vante-t-il encore.

- Pompier à Bercy -

Ce fils d'un père notaire et d'une mère avocate,  formé à Sciences Po et HEC mais recalé de l'ENA,  finit par se sentir à l'étroit au Parti socialiste,  bloqué dans son ascension par les barons locaux.   

Il abandonne ainsi ses mandats au début de l'automne 2014 pour diriger la communication du groupe d'immobilier commercial Unibail-Rodamco,  un poste qu'il quittera en octobre 2016 pour se consacrer à la campagne de M. Macron.

Ce père de deux enfants est rejoint par son épouse Julia Minkowski,  avocate au barreau de Paris dans un cabinet réputé,  qui élabore une partie du programme justice de M.  Macron. Elle est désormais chargée de mission par la Garde des Sceaux Nicole Belloubet pour réfléchir au "sens et à l'efficacité des peines".

Proche de M.  Macron, Benjamin  Griveaux s'est distingué dans sa défense du programme présidentiel,  distribuant avec gourmandises des piques à ses anciens camarades socialistes, quitte à rafraîchir considérablement les relations.

"Il aime la confrontation, le débat",   résume la députée LREM Aurore Bergé.  "Il est plus clivant car plus exposé, il prend des risques".

Ce fan de l'écrivain américain Brett Easton Ellis et de séries TV en tous genres,  aussi amateur des Doors et de Nirvana,  crispe parfois au sein de son propre camp. 

"Les ambitions de Griveaux sont sans limites,  c'est ce qui freine Macron", croit ainsi savoir un député en vue,  pour expliquer qu'il n'ait eu qu'un secrétariat d'Etat sans attribution nette à Bercy,  en juin dernier,  après avoir été élu député à Paris.

Il y joue le pompier de service sur des dossiers industriels sensibles impliquant des suppressions d'emplois,  tels que celui l'équipementier creusois GM&S,  du géant finlandais des équipements télécoms Nokia ou encore de GE Hydro Grenoble.

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"Réveillons-nous!" : un collectif de jeunes socialistes plaide pour un PS "du XXIe siècle"

ven, 11/24/2017 - 19:06

Un collectif de jeunes socialistes ayant "en commun le fait de ne pas se résigner au déclassement du PS" estime dans une tribune publiée vendredi que le parti socialiste "n'a jamais été autant d'actualité" et formule plusieurs propositions de changement. 

"Le Parti socialiste, de la base militante à Solférino, dans l'ensemble de ses fédérations, produit encore de la réflexion, ou du moins est encore un creuset d'idées", jugent ces jeunes socialistes du collectif "En commun" dans une tribune publiée dans Le Monde et intitulée: "Socialistes: réveillons-nous!". 

Regrettant les "dysfonctionnements" faisant que "(parfois) des propositions qui font consensus au PS n'émergent pas, tandis que des positions extrêmement minoritaires peuvent se traduire en loi, sur un sujet aussi fondamental que le travail ou les libertés publiques", ils protestent contre l'idée des "prétendues +gauches irréconciliables+" selon eux alimentée par des "postures" elles-mêmes liées au système des primaires.

A ce titre, les signataires, dont Willy Bourgeois, conseiller régional délégué en Bourgogne-Franche-Comté, Nicolas Brien, premier fédéral de l'Allier, et Gabrielle Siry, secrétaire nationale à l’Économie du PS, rappellent ne pas avoir tous soutenu le même candidat lors de la primaire socialiste qui a désigné Benoît Hamon candidat à la présidentielle. 

"Nous ne raisonnons pas en termes de +parts de marché+ à occuper au sein du parti ou à gauche, nous constatons que nous partageons les mêmes valeurs et les mêmes analyses sur la réalité du XXIe siècle et le fonctionnement inadapté du Parti socialiste à celle-ci", expliquent-ils.

Pour soutenir leur démarche, ils demandent une "réorganisation" du parti "plus horizontale", et développent des propositions qu'ils estiment centrales "pour un parti social-démocrate du XXIe siècle". 

Parmi ces propositions figurent l'idée que socialisme et écologie sont "indissociables", que "protection sociale et réduction des inégalités (sont) au cœur du projet de la gauche", ou encore que le PS a "le devoir de rassembler ce qui est épars, autour d'une pierre d'angle: recréer des +communs+" face à mondialisation. 

Ils plaident également pour une "Union européenne forte" mais sur laquelle il faut pouvoir "porter un jugement critique", en particulier pour ce qui concerne les "politiques économiques néolibérales". 

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Remaniement: Griveaux porte-parole, Castaner reste au gouvernement

ven, 11/24/2017 - 18:09

Benjamin Griveaux, jusqu'ici secrétaire d'Etat à l'Economie, est nommé porte-parole du gouvernement, en remplacement de Christophe Castaner qui reste secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, cumulant ce poste avec la direction de La République en Marche, a annoncé vendredi l'Elysée.

A l'occasion de ce deuxième remaniement de la présidence Macron, le député socialiste Olivier Dussopt est nommé secrétaire d'Etat auprès du ministre des Comptes publics et sera chargé de la Fonction publique. 

Delphine Gény-Stephann, l'une des dirigeantes de Saint-Gobain, devient secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Ce remaniement, présenté comme "un aménagement" par l'Elysée, a été rendu nécessaire par l'élection de Christophe Castaner comme chef du parti présidentiel le 18 novembre.

Attendue en début de semaine, son annonce a été repoussée à plusieurs reprises, officiellement en raison de la vérification du patrimoine des nouveaux ministres.

Désormais voix du gouvernement, Benjamin Griveaux ne cumulera pas ce poste avec une autre fonction ministérielle. Agé de 39 ans, il est l'un des fidèles d'Emmanuel Macron et a joué un grand rôle dans la campagne présidentielle en étant le porte-parole d'En marche. Il a ensuite été élu en juin député de Paris.

Ce diplômé de Sciences Po et de HEC a commencé sa carrière politique au PS en 2003, comme conseiller de de  Dominique Strauss-Kahn, avant de se rapprocher d'Emmanuel Macron en octobre 2015.

Il devrait étrenner ses nouvelles fonctions lundi en rendant compte du Conseil des ministres, avancé en raison de la tournée en Afrique de M. Macron.

Si le départ de M. Castaner de son poste de porte-parole était acquis, son maintien à celui de secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement posait question ces derniers jours. 

L'opposition a jugé que M. Castaner, en cumulant ce poste avec celui de chef du parti présidentiel, serait alors à la fois juge et partie. 

Le Premier ministre Edouard Philippe a affirmé cette semaine qu'il n'y avait "aucune règle juridique qui l'interdise".

Agé de 39 ans, Olivier Dussopt est député de l'Ardèche et à la tête de l'Association des petites villes de France depuis 2014. Son arrivée au gouvernement constitue une prise de choix à gauche pour M. Macron, et lui donne l'occasion de se rapprocher des élus locaux sur fond de mécontentement face à la politique du gouvernement.

Delphine Gény-Stephann, 49 ans, est une dirigeante de Saint-Gobain, où elle a été notamment directrice de la Stratégie et du plan, après plus d'une décennie à Bercy jusqu'en 2005. Elle est aussi administratrice du groupe Thalès. 

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Macron fait samedi de l'égalité femmes-hommes la "grande cause" de son quinquennat

ven, 11/24/2017 - 16:14

L'égalité entre les femmes et les hommes sera proclamée samedi "grande cause du quinquennat" par Emmanuel Macron, qui annoncera une série de mesures pour lutter contre violences et harcèlement sexuels, mais les associations réclament de réels de moyens financiers.

Le président s'exprimera à la mi-journée à l'Elysée devant 200 personnes représentant les associations, les institutions et la classe politique à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes.

Parallèlement, des manifestations se tiendront dans toute la France, fortement secouée depuis plusieurs semaines par l'onde de choc du scandale Weinstein.

M. Macron "a pleinement conscience de la gravité de la situation et de l'urgence à agir", explique l'Elysée. "Certes, nous avons assisté à une libération de la parole, mais c'est pour lui une préoccupation plus ancienne", précise son entourage.

La décision de faire de l'égalité entre les sexes "la seule grande cause du quinquennat" avait été annoncée au cours de la campagne présidentielle.

"Il y a un an, quand j'ai lancé mon mouvement, nous avons fait des sondages et le problème du harcèlement sexuel des femmes figurait parmi les premiers sujets de préoccupation des gens (...) C'est pour cela que j'ai décidé de faire de l'égalité hommes-femmes une priorité de mon mandat", a-t-il expliqué la semaine dernière à Göteborg (Suède).

Pour marquer le coup, M. Macron s'exprimera devant le Premier ministre Edouard Philippe et cinq autres membres du gouvernement, après avoir écouté six "grands témoins", dont Sabine Salmon, présidente de l'association Femmes solidaires, Patrick Pelloux, urgentiste, Florence Foresti, humoriste et marraine de l'association Women Safe.

Il s'agit de tenir compte de la mobilisation de la société civile, à l'image de l'appel ayant recueilli 129.000 soutiens en ligne pour réclamer au président un plan d'urgence.

"S'il n'y a pas d'argent en plus samedi, ce sera du blabla", a déclaré à l'AFP la militante féministe Caroline De Haas, précisant que l'Espagne a débloqué un milliard d'euros sur cinq ans.

- la pornographie ciblée -

La "grande cause nationale" va être "déclinée en plusieurs thématiques" annuelles, dont la première sera la lutte contre les violences faites aux femmes, selon l'Elysée. Aucun budget dédié n'a été précisé.

Les mesures d'un "plan de prévention et de lutte contre les violences sexistes et sexuelles", engagé pour cinq ans, seront dévoilées. Un spot télévisé est diffusé dès vendredi. 

En 2016, 123 femmes ont été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire. Près de 225.000 femmes ont été victimes de violences physiques ou sexuelles de leur conjoint, dont moins d'une sur cinq a déposé plainte. 

Pour favoriser les plaintes, un signalement en ligne sera créé pour les victimes de violence, harcèlement ou discrimination, qui pourront, de chez elles, joindre des interlocuteurs dans les commissariats ou les gendarmeries et connaître les démarches à entreprendre.

La préservation des preuves dans les Unités médico-judiciaires des hôpitaux sera par ailleurs rendue possible même si la personne ne souhaite pas déposer plainte.

Parmi les autres mesures, une application numérique pour les victimes de cyberharcèlement et des arrêts de bus "à la demande" en soirée, initiative déjà testée dans plusieurs communes.

"Pour lutter contre les violences, il faut aussi s'attaquer aux sources du problème, le sexisme et les rapports de domination, et mener en place une politique de déconstruction des stéréotypes", souligne l'Elysée.

La pornographie va ainsi être ciblée avec une campagne de sensibilisation lancée par l'Education nationale et des actions menées auprès des parents des collégiens.

Le gouvernement prépare pour 2018 un projet de loi contre les violences sexuelles et sexistes en trois points : verbalisation du harcèlement de rue, allongement du délai de prescription pour viols sur mineurs, et fixation d'un âge en dessous duquel un enfant ne pourra être présumé consentant à un acte sexuel.

Le débat sur ces questions doit être "citoyen" et "parlementaire", le président ne les tranchera pas samedi, a précisé l'Elysée.

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Corée du Nord: le moratoire prôné par Pékin n'est "pas la bonne approche" pour Le Drian

ven, 11/24/2017 - 15:31

Seules des sanctions peuvent forcer une Corée du Nord "autiste" à négocier, a estimé vendredi Jean-Yves Le Drian, jugeant que la proposition de Pékin d'une suspension simultanée des essais nucléaires de Pyongyang et des exercices militaires américano-sud-coréens n'est "pas la bonne approche".

Il s'agit d'un "point de désaccord" entre la France et la Chine, même si les deux pays ont voté ensemble au Conseil de sécurité de l'ONU les résolutions renforçant les sanctions contre le régime de Kim Jong-Un, a dit à Pékin le ministre français des Affaires étrangères.

La Chine, principal soutien économique de Pyongyang, assure appliquer strictement les nouvelles sanctions internationales mais défend vigoureusement l'option d'un règlement de la crise "par le dialogue", via une "double suspension" ou "double moratoire".

L'idée serait que la Corée du Nord accepte d'interrompre ses essais nucléaires et balistiques en échange d'une suspension par la Corée du Sud et les Etats-Unis de leurs manoeuvres militaires communes -ce que Washington refuse farouchement.

"Je ne crois pas beaucoup à (cette) stratégie (...) Je ne crois pas que ce soit la bonne approche", a insisté M. Le Drian, au cours d'une brève conférence de presse au côté de son homologue chinois Wang Yi.

"Je ne vois pas la Corée (du Nord) d'aujourd’hui prête à négocier le principe même de son programme nucléaire, et, compte tenu de l’aggravation de la menace", Washington et Séoul "peuvent difficilement accepter une réduction de leurs exercices conjoints, qui sont une sorte de réassurance pour la population sud-coréenne", a-t-il fait valoir.

"Etant donné une forme d'autisme des autorités nord-coréennes, seule la pression et donc les sanctions peuvent ramener (le pays) à la négociation", a poursuivi le ministre français, jugeant la Chine "bien placée pour pousser".

Les Etats-Unis, de même, estiment que le géant asiatique, fort de son levier économique et de ses exportations pétrolières vers la Corée du Nord, pourrait intensifier encore davantage la pression sur son turbulent voisin.

Mais Pékin défend la reprise de pourparlers au plus vite, et s'insurge contre les sanctions unilatérales adoptées par Washington contre des entreprises aussi bien nord-coréennes que chinoises.

Le "double moratoire" est une "proposition réaliste et faisable", car l'escalade des tensions est nourrie par "l'absence de négociations", a martelé vendredi Wang Yi, en réplique à Jean-Yves Le Drian. "Si on navigue à contre-courant et qu'on n'avance pas, c'est qu'on recule", a-t-il commenté.

Certes, "il faut ramener (Pyongyang) à la table des pourparlers par des sanctions nécessaires", a-t-il reconnu, mais il faut également "faire au moins le premier pas" pour "arrêter les essais" nord-coréens.

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Macron en Afrique la semaine prochaine pour présenter sa politique africaine

ven, 11/24/2017 - 13:22

Emmanuel Macron effectue de lundi à jeudi sa première tournée en Afrique -- Burkina Faso, Côte d'Ivoire et Ghana -- pour promouvoir une politique recentrée sur l'entrepreneuriat, la jeunesse et l'éducation, avec l'ambition d'améliorer l'image de la France, a affirmé vendredi l'Elysée.

"La France en Afrique n’est pas attendue partout, la vision pas forcément bonne, notre influence est en recul. C’est autour de ces paramètres que nous voulons formuler un projet", "au delà de l'aide au développement", selon l'Elysée.

Première étape, le Burkina Faso où il prononce mardi son principal discours devant 800 étudiants à l'université de Ouagadougou. Il "fixera le cadre de son approche de l'Afrique en s'adressant à la jeunesse africaine", a indiqué la présidence sans autre détail. Il répondra ensuite à des questions des étudiants, "sans filtre".

Pour l'Elysée, "le choix du Burkina est en soi un message, car il y a une jeunesse politisée" dans ce pays en transition depuis la chute de Blaise Compaoré, chassé par la rue en 2015. "Ce public est loin d'être conquis d’avance et n'a pas forcément une bonne image de la France. Le président a une forte ambition, qui est de faire évoluer la perception de la France par cette jeunesse".  

M. Macron veut impliquer tout son gouvernement avec "une feuille de route claire sur l'Afrique, déclinée par chaque ministère, qui devra rendre des comptes sur sa mise en oeuvre", a dit l'Elysée.

M. Macron se rendra ensuite à Abidjan pour assister au sommet Europe-Afrique, l'occasion de "replacer la relation France-Afrique dans le cadre de son projet de refondation de l’Europe". S'adressant aux autres chefs d'Etat et de gouvernement, il insistera en particulier sur la lutte coordonnée contre les réseaux de passeurs, une discussion à laquelle seront associées les autorités libyennes, et sur le soutien que souhaite la France pour la force antijihadiste des pays du G5 Sahel. 

Il se rendra enfin au Ghana, une première pour un président français. "Le choix de visiter un pays anglophone nous permettra d'illustrer notre approche continentale de l’Afrique: un lien privilégié avec les pays francophones mais aussi l'ambition de nouer un lien avec l'Afrique anglophone", explique l'Elysée. Il y présentera une "nouvelle vision de la francophonie, moins défensive mais comme facteur d'intégration entre pays d’Afrique francophones et anglophones".

Au cours de sa visite, le président visitera une centrale solaire au Burkina, et posera la première pierre du métro d'Abidjan, pour lequel Paris a accordé un prêt de 1,4 milliard d'euros. A Accra, il rendra visite à des start-ups puis se rendra dans le quartier populaire de Jamestown, en compagnie de l'ex-footballeur de l'OM Abedi Pelé.

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Macron effectuera sa première visite en Chine début 2018

ven, 11/24/2017 - 12:40

Le président français Emmanuel Macron effectuera sa première visite officielle en Chine "au début de l'année prochaine", a annoncé vendredi à Pékin son ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

M. Le Drian, en visite jusqu'à dimanche dans la capitale chinoise, a fait cette annonce à l'issue d'un entretien avec son homologue chinois, Wang Yi.

M. Macron, élu en mai, a déjà rencontré le président chinois Xi Jinping au cours du sommet du G20 en juillet dernier à Hambourg.

La France et la Chine sont toutes deux des membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU.

"Nous avons dans ce domaine des postures communes, en particulier sur la nécessité de maintenir le multilatéralisme, nos appréciations communes des crises", a déclaré M. Le Drian au début de sa rencontre avec M. Wang.

M. Le Drian devait aborder largement les dossiers syrien et nord-coréen pendant sa visite à Pékin.

"Et puis il y a aussi les enjeux économiques : nous voulons rehausser notre partenariat, de sorte qu'il soit équilibré, équilibré vers le haut, et qu'il se déroule dans la transparence et l'efficacité", a-t-il plaidé.

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Violences faites aux femmes: le PCF regrette "la duplicité" du gouvernement

ven, 11/24/2017 - 12:12

Le parti communiste a regretté vendredi "la duplicité" du gouvernement sur la question des violences faites aux femmes, demandant la mise en place de politiques publiques à hauteur d'un milliard d'euros, à la veille des annonces d'Emmanuel Macron sur le sujet.

"L'actuel mouvement de libération de la parole des femmes, d'une ampleur mondiale, correspond par son importance à une nouvelle phase du combat féministe", a estimé le secrétaire national du PCF Pierre Laurent lors d'une conférence de presse organisée à la veille de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

Décrivant ce combat comme "un des plus puissants leviers pour émanciper le monde", il a réclamé des "politiques publiques d'une toute autre ampleur" et un milliard d'euros de moyens supplémentaires pour les mettre en œuvre.

Il a cité des "moyens d'accueil pour les victimes" dans les commissariats et les gendarmeries, des "moyens pour que les plaintes puissent avoir des suites réelles et dans un temps raisonnable", mais aussi "un travail éducatif dès l'enfance" et "la prise en charge à 100%" des syndromes post-traumatiques.

La sénatrice du Val-de-Marne Laurence Cohen a de son côté regretté plusieurs décisions récentes qui sont, selon elle, allées à l'encontre du discours gouvernemental. Elle a cité le rejet d'un amendement déposé par son groupe au projet de loi de finances de la sécurité sociale visant à pénaliser davantage les entreprises ne respectant pas la loi sur l'égalité des salaires, ou le choix de retirer de l'argent à certaines associations pour les reporter sur d'autres.

"Tout le monde peut avoir la main sur le cœur, dans les faits, on ne voit rien", a-t-elle déclaré.

Au delà, le PCF a également demandé davantage de moyens sur l'hébergement des femmes victimes de violences, notamment les jeunes filles. 

Dans le cadre d'une campagne nationale, le parti a édité un fascicule à usage interne, une série d'affiches et un modèle de plainte, permettant aux victimes de se déclarer par courrier, sans avoir à passer par un commissariat. Le PCF a enfin encouragé les femmes à porter plainte "même contre X et même si les faits sont prescrits" dans "une démarche personnelle mais aussi politique" qui permettra de mieux connaître l'ampleur du problème par le biais des statistiques notamment.

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Une manifestation de Génération Identitaire interdite samedi à Paris

ven, 11/24/2017 - 11:38

Le préfet de police de Paris a pris vendredi un arrêté d'interdiction, mesure rare, contre une manifestation de Génération Identitaire et contre "tout rassemblement en réaction à cette manifestation", a annoncé vendredi la préfecture de police.

Une manifestation de l'association Génération Identitaire (extrême droite) avait été déclarée pour samedi auprès de la préfecture de police. Plusieurs mouvements "ont fait savoir leur volonté d'organiser des contre-rassemblements", selon la préfecture.

Le préfet de police Michel Delpuech a décidé d'interdire la manifestation et les rassemblements "afin d'éviter des affrontements violents et des troubles à l’ordre public qui peuvent en résulter".

Dans son arrêté, le préfet de police justifie cette interdiction par le fait que la manifestation "est susceptible de rassembler des groupements violents appartenant à la mouvance de l'ultra-droite provenant aussi bien de la région parisienne, que de la province, ainsi que d'Allemagne, d'Autriche, d'Italie et du Royaume-Uni".

Le préfet évoque aussi des "éléments et groupes de la mouvance contestataire radicale et violente de l'extrême gauche", "déterminés", "organisés", "masqués", "très mobiles" et ayant "appelé à empêcher cette manifestation" et à participer "en nombre à une contre-manifestation".

Sur les réseaux sociaux, une organisation "antifasciste" a en effet appelé à un contre-rassemblement "face aux identitaires".

"Cette situation ne peut que générer des troubles graves à l'ordre public", estime le préfet. 

Il rappelle également que "les forces de l'ordre seront fortement mobilisées" ce samedi sur d'autres évènements à Paris et que "la menace terroriste continue à mobiliser" les forces de sécurité intérieure.

La manifestation de Génération identitaire devait se tenir dans le secteur du boulevard de Grenelle et de l’avenue de la Motte Piquet dans le XVe arrondissement de Paris. Le contre-rassemblement au métro Cambronne.

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Cumul de Castaner à LREM et au gouvernement : Jacob met la pression sur Rugy

ven, 11/24/2017 - 10:26
ParlementChristian JacobChristophe CastanerFrançois De Rugy

Le remaniement n'a pas encore eu lieu qu'il suscite déjà la colère de l'opposition à l'Assemblée nationale. Le patron des députés LR à l'Assemblée s'est ainsi indigné de la position actuelle du secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement également porte-parole du gouvernement et surtout patron du mouvement La République en marche depuis samedi dernier.

S'il est prévu que Christophe Castaner lâche sa fonction de porte-parole à la faveur du remaniement imminent, il n'en est pas de même pour son poste faisant la liaison entre l'exécutif et le législatif.

"Là, on met un chef de parti !", dénonce Jacob

"Le ministre en charge des Relations avec le Parlement, c'est un rôle particulier. C'est le seul membre du gouvernement qui siège à la conférence des présidents, rappelle Christian Jacob. Le premier qui devrait réagir, c'est François de Rugy ! Autant que Monsieur Castaner préside l'Assemblée nationale, préside la conférence des présidents, préside le groupe parlementaire En Marche ! Qu'on aille au bout de la logique !"

Le président du groupe Les Républicains juge que cette fonction devrait être attribuée à une personnalité "plutôt consensuelle" pour trouver l'équilibre adéquat : "Là, on met un chef de parti !" L'annonce du remaniement est attendu dans les jours qui viennent.


Parlement Hebdo, c’est un tour d’horizon complet d’une semaine au Parlement. Chaque vendredi, Kathia Gilder (LCP) et Michaël Szames (Public Sénat) passent en revue les événements politiques et les discussions de textes qui ont animé les débats. Une mise en perspective analysée et commentée en plateau par une personnalité politique.

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Baisse des emplois aidés : l’inquiétude des communes de bassins d’emplois sinistrés

ven, 11/24/2017 - 09:45
Emplois aidésPhilippe LemarreOlivier Switaj

Politique Matin, c’est tous les jours, du lundi au vendredi, de 8h30 à 9h30 sur LCP. Deux interviews politiques, une revue de presse, des chroniques : une heure pour dépasser les postures, se démarquer du prêt-à-penser et se faire une opinion sur le contenu de l'actualité parlementaire et politique du jour. Réagissez en direct sur Twitter : #PolMat

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Macron au congrès des maires: Baroin relève une "volonté d'avancer ensemble"

ven, 11/24/2017 - 09:14

François Baroin, président de l'Association des maires de France (AMF), a accordé le "bénéfice du doute" à Emmanuel Macron, au lendemain de son discours devant les maires réunis en congrès, jugeant qu'"il y a la volonté d'avancer ensemble".

Le chef de l'Etat est en début de mandat, "il y a le bénéfice du doute et il y a la volonté d'avancer ensemble", a déclaré M. Baroin vendredi sur Europe 1. "Il a une volonté de transformer le pays, nous on le fait tous les jours, matin, midi et soir, donc il  faut qu’on discute".

Emmanuel Macron a présenté jeudi devant plusieurs milliers de maires inquiets ses projets pour les collectivités locales, dont une refonte des impôts locaux, sans rien lâcher sur les économies qu'il leur demande.

Interrogé sur l'éventualité d'un boycott de la Conférence des territoires, menace qu'avait brandie André Laignel (PS), vice-président de l'AMF, M. Baroin s'est dit "favorable à prendre le temps d’inscrire dans les mois qui viennent autour de la table une partition commune, sur la fiscalité, sur l'avenir des territoires, sur la réforme constitutionnelle".

"Ca a été un premier semestre complexe, compliqué, certains ont dit un été meurtrier, ils ont probablement raison", a poursuivi M. Baroin. "On s'est remis autour de la table", Emmanuel Macron "a repris en quelque sorte le sens du dialogue, on va voir dans les mois et dans les années qui viennent".

"L'idée d'ouvrir le débat sur le statut d'élu local va dans le sens de la réduction d'un déficit de considération", a-t-il jugé. De même, le président "ouvre le jeu (...) sur une grande réforme fiscale locale, ça c'est fondamental, qui devrait garantir la liberté des collectivités territoriales de s'administrer et aussi le cadre général que nous demandons de conserver le lien entre l'habitant et la commune".

"L'Etat peut compter sur nous (...) lorsque l'essentiel est en jeu, mais l'Etat doit protéger -et c'est le rôle du président- notre Constitution et notre Constitution garantit notre République décentralisée", a encore déclaré le maire de Troyes.

Interrogé sur un possible regroupement des élections municipales prévue en 2020 avec les élections départementales et régionales de 2021, M. Baroin a indiqué qu'"il y a des débats" chez les maires. "Il n'y a pas de consensus". "Après tout, ce sera au final le président de la République qui choisira".

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Fonction publique: Darmanin lance une vaste consultation des agents et usagers

ven, 11/24/2017 - 08:41

Le ministre de l'Action et des comptes publics chargé de la fonction publique, Gérald Darmanin, lance vendredi à Reims une vaste consultation destinée à interroger les agents et les usagers sur les services publics de demain, a annoncé son ministère.

Cette vaste consultation, annoncée dès la prise de fonction de M. Darmanin et baptisée "Forum de l'Action Publique", doit se dérouler jusqu'en février 2018 et prendra plusieurs formes, a-t-on précisé de même source.

Agents et usagers pourront ainsi répondre chacun à un questionnaire sur une plateforme internet.

Des débats associant agents, usagers et associations d'usagers ainsi que des élus locaux et des chefs d'entreprise seront parallèlement organisés dans les "territoires" sous l'égide des préfets concernés (région et/ou département).

Le ministère prévoit enfin d'y associer les écoles, sans que les modalités précises de cette association ne soient connues à ce stade.

Les syndicats de la fonction publique ont exprimé à plusieurs reprises leurs inquiétudes concernant cette consultation, débaptisée et rebaptisée à plusieurs reprises, et qui doit permettre de dresser un état des lieux des besoins en matière de service public --qu'il s'agisse de ceux des usagers ou de ceux des agents-- en matière de fonctionnement et de moyens.

Ils ont notamment critiqué la formulation des questions auxquelles devront répondre les agents, "trop axées sur des questions de ressources humaines" ne "tenant pas compte des enjeux de fond pour le service public", selon eux. CGT, FO et Solidaires ont décidé de boycotter les groupes de travail préparatoires à cette consultation.

L'ensemble des syndicats de la fonction publique reprochent au gouvernement, qui a notamment annoncé le gel du point d'indice servant au calcul de la rémunération des agents publics, NDLR, le rétablissement du jour de carence et 120.000 suppressions de postes d'ici la fin du quinquennat, sa "vision comptable" du service public. Ils lui reprochent de ne pas tenir compte de la réalité du terrain en terme de besoins humains, territoriaux et financiers.

Ils contestent aussi sa conception du "dialogue social" et sa "méthode" de discussions, reposant sur des réunions formelles avec les partenaires sociaux "alors que les choix ont déjà été arbitrés".

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Stefanini: la droite doit "faire l'inventaire" de sa défaite qui "ne se limite pas aux affaires"

ven, 11/24/2017 - 08:39

Patrick Stefanini, ancien directeur de campagne de François Fillon, souhaite que la droite "fasse l'inventaire de sa défaite" qui "ne se limite pas aux affaires" autour de son candidat, mais qui est due aussi à son incapacité à s'allier avec le centre.

"J'ai peur que les responsables de la droite soient à nouveau tentés de ne pas faire l'inventaire de la défaite". "Et cet inventaire, il ne se limite pas aux affaires ! Moi je n'ai jamais écrit que les affaires à elles seules étaient responsables de notre défaite", a expliqué sur RTL M. Stefanini, auteur d'un livre sur la campagne de M. Fillon ("Déflagration", Robert Laffont).

"Il y a deux autres causes à notre défaite: la première, c'est que depuis 2008 nous avons perdu des pans entiers de notre électorat, notamment l'électorat populaire et une partie des classes moyennes. Et ça n'est pas la faute de Nicolas Sarkozy, c'est en grande partie (la faute) de la terrible crise économique et financière qui est tombée sur notre pays".

*Deuxièmement, nous avons perdu le centre. Je sais bien qu'en disant cela je ne vais pas me rendre sympathique auprès d'un certain nombre de militants des Républicains. Mais c'est une réalité incontestable: quand la droite, qui est sociologiquement minoritaire, s'allie avec le centre, elle gagne l'élection présidentielle; quand elle n'a pas le centre avec elle, ou qu'elle l'a contre elle comme ça a été le cas en 2017, elle perd l'élection présidentielle", a développé M. Stefanini.

A présent, "la droite compte beaucoup de personnalité fortes, Laurent Wauquiez, Valérie Pécresse, Xavier Bertrand. Je parle avec toutes ces personnalités. J'assume aussi le fait que j'ai eu plaisir à travailler avec Valérie Pécresse et je continue à lui apporter mon concours", a indiqué M. Stefanini.

Artisan de la victoire de Jacques Chirac en 1995, proche d'Alain Juppé, M. Stefanini a rejoint François Fillon en 2013. Il a démissionné à quelques semaines du premier tour de la présidentielle après la décision de M. Fillon de se maintenir malgré sa mise en examen.

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Retraites: la réforme "prendra du temps", "pas de calendrier fixé"

ven, 11/24/2017 - 08:05

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a affirmé vendredi sur LCI que la prochaine réforme des retraites "prendra du temps" et qu'elle ne voulait pas "se laisser enfermer dans un calendrier" qui n'était par ailleurs "pas fixé".

Interrogée sur le fait de savoir si la réforme était repoussée à 2019 au lieu de 2018, la ministre a indiqué qu'elle ne voulait pas "se faire enfermer dans un calendrier". 

"C'est une réforme structurelle, en profondeur, qui nécessite la confiance des Français, qui nécessite beaucoup de temps de concertation", a-t-elle dit. 

"Cette réforme qui doit aboutir nécessitera du temps", a-t-elle dit. 2019? "Pourquoi pas, mais il n'y a pas aujourd'hui de calendrier fixé", a-t-elle assuré. 

"Si nous commençons à dire: c'est telle date ou à telle date, nous nous mettons en obligation de réussir et nous mettons la pression sur les partenaires et sur les Français", a-t-elle encore expliqué.

Les consultations des partenaires sociaux sur la réforme, pilotée par le Haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye, viennent de commencer. 

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Ouragan Irma : le président de l'Assemblée nationale en visite à Saint-Martin

ven, 11/24/2017 - 07:50
Ouragan IrmaFrançois De Rugy

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FO: Pascal Pavageau, le dauphin de Mailly, fait son tour de chauffe

ven, 11/24/2017 - 07:49

Il s'appelle Pascal Pavageau. Inconnu du grand public et unique candidat déclaré au remplacement de Jean-Claude Mailly à la tête de FO en avril, ce fonctionnaire d'Etat, qui se revendique "réformiste militant", a multiplié les apparitions depuis la rentrée.  

La semaine dernière, lors de la quatrième journée de mobilisation contre la politique d'Emmanuel Macron, ce quadra, 49 ans le 22 mars 2018, a marché aux côtés de Philippe Martinez, le numéro un de la CGT.

Il avait fait de même lors de la journée dédiée aux fonctionnaires, le 10 octobre.

Jean-Claude Mailly, 64 ans et secrétaire général de FO depuis 2004, en froid avec la CGT depuis les ordonnances, avait préféré défiler en province pour ces deux événements.

Pascal Pavageau a également accompagné son très médiatique secrétaire général à l'Elysée et à Matignon en octobre, pour parler réformes de l'assurance chômage, de la formation professionnelle et de l'apprentissage.

Et il a représenté FO aux deux intersyndicales organisées en octobre pour tenter de se mettre d'accord sur une action unitaire contre les ordonnances, qui n'a jamais eu lieu.

A l'occasion des 50 ans de l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis), les numéros uns de toutes les organisations patronales et syndicales étaient présents, dont Pierre Gattaz (Medef), Laurent Berger (CFDT) ou Philippe Louis (CFTC).

Au milieu de cette brochette de dirigeants, FO était représenté par... Pascal Pavageau. Il avait tenu, face à la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, un discours musclé, remarqué par ses pairs, invitant les partenaires sociaux à s'affranchir du gouvernement pour fixer l'agenda social.

"Il a été très bon, à un moment où ce n'était pas très facile pour FO en interne, à cause des tensions autour des ordonnances", estime Gilles Lecuelle, de la CFE-CGC.

- 'Un pragmatique' -

Actuellement membre du bureau confédéral (direction rapprochée composée de 12 personnes), M. Pavageau se décrit comme "réformiste militant". Avec cette ligne, défendue par Marc Blondel, puis Jean-Claude Mailly, on négocie et on signe des accords, mais sans s'interdire des actions de contestation.

"C'est un pragmatique, un FO pur jus, c'est-à-dire qu'on négocie tout ce qu'on peut, puis on établit un rapport de force", dit de lui Philippe Pihet, membre de la direction de la centrale. Il table sur une "continuité" des positions du troisième syndicat français, si M. Pavageau est élu.

Il est chargé du "secteur économique" (économie, fiscalité, services publics, environnement), poste qui lui a permis de souvent côtoyer à Bercy l'actuel président de la République, au moment où il était ministre de l'Economie.

Contrairement à Jean-Claude Mailly et à ses prédécesseurs Marc Blondel et André Bergeron, Pascal Pavageau n'a pas de carte au PS et n'appartient à aucun parti. Une situation qui rappellera celle prévalant à la CGT depuis l'élection de Philippe Martinez: il n'a pas de carte au parti communiste, du jamais-vu pour ce syndicat plus que centenaire.

Autre particularité: il se défend d'être un "apparatchik". Alors que Jean-Claude Mailly a fait toute sa carrière professionnelle au sein de FO, Pascal Pavageau a travaillé en dehors du syndicat.

Fonctionnaire d'Etat depuis 1994, cet ingénieur diplômé de l'école nationale des travaux publics, spécialisé dans les questions d'environnement et de développement durable, est détaché du ministère de l'Ecologie depuis 2004. 

C'est en 2011 qu'il informe Jean-Claude Mailly de son intention de se porter candidat. Mais seulement une fois que le numéro un aura annoncé son départ, ce que le "dinosaure" du syndicalisme français fait en 2015 en entamant son "dernier" mandat.

Un moment pressenti pour remplacer M. Mailly, Stéphane Lardy ne se présentera jamais officiellement. Cet ancien pilier de FO, réformiste convaincu, socialiste et spécialiste des questions d'emploi et de formation, est depuis mai directeur adjoint du cabinet de la ministre du Travail.

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