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Mis à jour : il y a 11 min 40 sec

Estrosi: "Les Républicains sont devenus un peu le parti du Trocadéro"

il y a 1 heure 19 min

Le maire Les Républicains de Nice Christian Estrosi a regretté dimanche que son parti soit "devenu un peu le parti du Trocadéro", en référence au rassemblement de soutien à François Fillon durant la campagne présidentielle.

"Ce qui m'inquiète profondément aujourd'hui, c'est que Les Républicains sont un peu sortis de cette ligne de conduite qui a été cette ligne fondatrice voulue par Jacques Chirac", a affirmé M. Estrosi lors de l'émission BFM Politique, rappelant "la barrière infranchissable" établie par l'UMP avec l'extrême droite.

"Je crois qu'aujourd'hui, malheureusement, Les Républicains sont devenus un peu le parti du Trocadéro", "un grand nombre d'électeurs de droite et de centre-droit" ne se reconnaissant plus, selon lui "dans la posture" du parti depuis les élections présidentielles.

Le 5 mars dernier, un rassemblement de soutien à François Fillon avait été organisé au Trocadéro, avec le concours des militants de Sens commun, émanation de la Manif pour tous au sein de LR, alors que des soupçons d'emplois fictifs visaient l'épouse et les enfants du candidat LR à la présidentielle.

Alors que François Fillon s'est retiré officiellement ce week-end de la politique, Christian Estrosi a dit avoir pour lui "beaucoup de respect". "Il restera une grande personnalité politique".

"Je lui en veux parce que je pense qu'en cours de campagne présidentielle, s'il avait pris la bonne décision, notre camp politique avait encore des chances de pouvoir l'emporter", a-t-il cependant déclaré. "J'ai du respect, de la reconnaissance, et si je n'ai qu'une chose à lui souhaiter aujourd'hui, c'est de réussir dans sa nouvelle vie".

François Fillon a cédé dimanche à Bruno Retailleau la présidence de son micro-parti, Force républicaine. Il avait indiqué samedi avoir "décidé de tourner la page de la politique".

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Le Pen "n'exclut pas" que le FN choisisse un autre candidat avant 2022

il y a 3 heures 41 min

La présidente du Front national Marine Le Pen a jugé dimanche envisageable que le parti d'extrême droite choisisse un autre dirigeant qu'elle avant la prochaine élection présidentielle, revendiquant par ailleurs une série de succès du FN depuis qu'elle en a pris la tête en 2011.

Interrogée lors du Grand Jury RTL - Le Figaro - LCI sur l'éventualité d'"un Front national sans un ou une Le Pen à sa tête", l'ancienne candidate à la présidentielle, qui a été critiquée jusqu'en interne après sa défaite, a souligné qu'elle accueillait cette perspective "avec beaucoup de calme".

"Evidemment qu'on peut l'imaginer, il y a des élections, il y a une démocratie interne (..) et par conséquent il peut y avoir demain un candidat qui prenne ma place à la tête du Front national", a dit Mme Le Pen, seule candidate à sa propre succession au congrès du parti prévu en mars.

"Il y aura un autre congrès avant les élections présidentielles" de 2022, lors duquel le parti sera appelé à élire son président et par conséquent son candidat à l'Elysée, a-t-elle précisé.

Mais, a-t-elle souligné, "je ne peux pas forcer les candidats à se présenter s'ils n'ont pas le souhait de le faire, ou les secrétaires des départements à les parrainer s'ils n'ont pas non plus le souhait de le faire".

Eric Dillies, conseiller régional et patron du FN Lille, avait souhaité le mois dernier se présenter à la présidence du FN au prochain congrès, mais il n'a pas fait acte officiel de candidature dans les délais prévus et le bureau politique du FN a exclu de modifier les règles en vigueur.

En tout état de cause "l'immense majorité des membres du Front national considère que je suis la plus à même de rassembler l'ensemble du mouvement et de continuer à impulser cette dynamique pour que le Front national dépasse son socle (..) pour arriver aux 50% qui nous permettront de défendre nos idées et surtout les appliquer", a souligné Mme Le Pen.

"Je crois avoir depuis 2011 porté le FN à des scores historiquement hauts, je crois que la rénovation du mouvement que j'ai engagée depuis 2011 a beaucoup apporté", a-t-elle ajouté, assurant que "les adhérents du FN, les cadres et les élus du FN disent qu'il faut continuer et ils veulent continuer avec moi. Le jour où il n'en sera plus autrement, permettez-moi de vous dire que j'accueillerai cette décision avec beaucoup de calme", a-t-elle ajouté.

"La séquence électorale a été analysée comme un échec, je conteste cette idée", a-t-elle conclu, revendiquant "trois victoires: 1) nous réunissons un Français sur trois qui est allé voter au second tour de la présidentielle, c'est spectaculaire pour notre mouvement; deuxièmement nous faisons élire huit députés majoritaires en duel, c'est-à-dire que nous faisons sauter le plafond de verre, c'est encore une grande victoire; et troisièmement nous avons réussi à faire une alliance au second tour de la présidentielle, ce qui n'était jamais arrivé pour notre courant de pensée".

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Le Pen salue l'action de Macron sur le dossier libanais

il y a 4 heures 10 min

La présidente du Front national Marine Le Pen a salué dimanche le rôle de "médiation" joué par la France sur le dossier libanais, et en particulier l'invitation faite par Emmanuel Macron au Premier ministre démissionnaire Saad Hariri.

"Je crois qu'Emmanuel Macron a raison, je crois que le rôle de médiation que la France prend dans cette affaire est exactement le rôle qui doit être celui de la France", a déclaré Mme Le Pen à l'émission Le Grand jury de RTL-Le Figaro-LCI.

Ella a précisé qu'il ne s'agissait pas selon elle d'"ingérence", une attitude qu'elle a plutôt imputée à l'Arabie Saoudite: "l'ingérence ça a consisté à convoquer M. Hariri par l'Arabie Saoudite, à donner le sentiment qu'il était otage - du fait d'ailleurs de sa double nationalité, ça pose le problème de la double nationalité pour les dirigeants", a-t-elle dit, évoquant la double nationalité libanaise et saoudienne de M. Hariri.

Concédant que "ce n'est pas souvent qu'elle dit du bien" de l'action du président de la République, Mme Le Pen a estimé que sa démarche "correspond à la position que je veux que la France ait en matière internationale".

"M. Macron est venu sur beaucoup de mes positions en matière internationale", a-t-elle ajouté: "cette volonté de ne pas prendre une partie contre l'autre comme l'ont fait d'autres ministres des Affaires étrangères par le passé, cette volonté de ne pas nous mettre intégralement entre les mains des monarchies du Golfe, de ne pas rentrer non plus dans le calendrier de M. Trump qui joue un peu les pyromanes dans ces dossiers m'apparaît être une position raisonnable et correspondre au rôle historique de la France", a-t-elle conclu.

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Fillon confirme "tourner la page de la politique"

il y a 4 heures 24 min

François Fillon confirme dans Le Figaro de samedi avoir "décidé de tourner la page de la politique", à la veille d'une réunion de son mouvement Force républicaine dont il doit laisser les rênes à Bruno Retailleau.

L'ex-candidat de la droite à la présidentielle, 63 ans, a rejoint le privé en tant qu'associé d'une société de gestion d'actifs et d'investissement. "Je reconstruis ma vie autrement, mais je reste en alerte devant les grands défis du monde".

L'ancien Premier ministre confie au Figaro qu'il travaille à la création d'une "fondation pour la coexistence des minorités, dont les chrétiens d'Orient" car "entre l'Occident et l'Orient, il faut plus que jamais nouer un dialogue entre les civilisations".

Il précise avoir proposé que son ancien directeur de campagne et actuel président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, "prenne le relais pour présider Force républicaine", le micro-parti créé par François Fillon.

Selon Le Parisien, M. Fillon sera présent dimanche matin à Paris lors de l'assemblée générale de Force républicaine pour cette passation de pouvoir.

Sur le plan judiciaire, François Fillon, déjà mis en examen dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs de sa femme et de ses enfants, a aussi été placé fin juillet sous le statut de témoin assisté pour "escroquerie aggravée" dans cette affaire.

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Taxe sur les dividendes: "aucune responsabilité" de Macron (Le Maire)

il y a 6 heures 22 min

Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a estimé dimanche que le président de la République Emmanuel Macron n'avait "aucune responsabilité" dans la mise en place de la taxe sur les dividendes invalidée par le Conseil constitutionnel.

"Je crois qu'il (Emmanuel Macron) ne porte absolument aucune responsabilité là-dedans", a-t-il déclaré dans l'émission "Le Grand Rendez-vous" d'Europe1/Les Echos/Cnews.

"Et je crois que le rapport de l'IGF (l'Inspection générale des Finances, ndlr) le dit très clairement", a-t-il ajouté. "En 2015, il y a eu cette première alerte, une mise en demeure de la Commission européenne, mais à l'époque que je sache, Emmanuel Macron n'était pas ministre des Finances, n'était pas responsable de la fiscalité de notre pays", a-t-il souligné.

Bruno Le Maire avait demandé le 20 octobre ce rapport à l'IGF, avec le risque que celui-ci mette en cause Emmanuel Macron, qui était secrétaire général adjoint de l'Elysée lors de l'instauration de cette taxe en 2012.

Mais le rapport, publié lundi, affirme "qu'il n'était pas possible en 2012 d'anticiper la nature des risques juridiques", notamment le revirement de la jurisprudence européenne en mai 2017, puis la censure constitutionnelle "complète".

Début octobre, cette taxe, introduite sous la présidence de François Hollande, a été annulée par le Conseil constitutionnel, ce qui a contraint l'Etat à rembourser 10 milliards d'euros, principalement aux grandes entreprises.

Le feuilleton politique a été clos mardi dernier avec l'adoption par le Parlement d'une surtaxe exceptionnelle cette année sur les 320 plus grandes entreprises françaises, laquelle doit rapporter 5,4 milliards d'euros.

Le solde de la facture, environ 5 milliards, sera à la charge de l'Etat et fera passer le déficit budgétaire en 2018 de 2,6 à 2,8%.

L'affaire n'est cependant peut-être pas finie, car le groupe Les Républicains (LR) a saisi le Conseil constitutionnel pour contester la surtaxe imposée aux grands groupes. Ils entendent dénoncer une taxe exceptionnelle qui s'appliquera à un petit nombre de sociétés seulement, "pénalisant des entreprises qui ne distribuent pas ou peu de dividendes", c'est le cas des banques et assureurs mutualistes.

Les banques mutualistes Crédit agricole, Crédit mutuel et Banque populaire, ainsi que les assureurs mutualistes, seraient ainsi amenés à verser plus de 1,5 milliard d'euros.

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Ordonnances modifiant le droit du travail: les principales mesures

il y a 13 heures 51 min

Voici les principales mesures des cinq ordonnances réformant le droit du travail, dont la ratification est débattue à partir de mardi par l'Assemblée: 

Barème des indemnités prud'homales

Mise en place d'un barème des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif. Création d'un plafond, fixé à un mois de salaire en-dessous d'un an d'ancienneté, et qui augmente jusqu'à 20 mois de salaire.

Création d'un plancher, d'un mois à partir d'un an d'ancienneté, puis de trois mois à partir de deux ans, avec des niveaux dérogatoires dans les TPE (moins de 11 salariés). 

En commission, les députés ont précisé que le plafonnement ne s'appliquera pas en cas de rupture du contrat de travail due à des manquements graves de l'employeur (harcèlement moral, sexuel, discrimination).

Augmentation, en contrepartie, des indemnités légales de licenciement, via un décret paru fin septembre. Jusqu'à 10 ans, cela représente une hausse de 25% de l'indemnité de licenciement, qui était jusqu'ici fixée au minimum à un cinquième de mois de salaire par année d'ancienneté. En revanche, la situation est inchangée au-delà de 10 ans.

Ruptures conventionnelles collectives

Les entreprises peuvent, par accord homologué par l'administration, lancer des plans de départ volontaires autonomes, en dehors de plans sociaux.

L'accord doit prévoir le niveau d'indemnités de tous les salariés volontaires. Jusque-là, les séparations à l'amiable n'étaient conclues qu'individuellement. 

Un salarié dont le contrat de travail est rompu dans le cadre d'une rupture conventionnelle collective a droit au bénéfice du congé de mobilité, ont précisé les députés en commission.

Licenciements économiques

Les difficultés économiques des groupes licenciant en France doivent être appréciées au niveau du territoire national, au lieu du monde.

Dialogue social des TPE-PME

Dans les entreprises de moins de cinquante salariés dépourvues de délégués syndicaux, les employeurs doivent pouvoir selon les cas consulter directement les salariés pour ratifier un projet d’accord, ou négocier un accord avec des élus du personnel non mandatés par un syndicat.

Fusion des instances représentatives du personnel

Création du comité social et économique (CSE), issu de la fusion de trois instances de représentation du personnel : délégués du personnel, comité d’entreprise et comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Il conserve les compétences des trois instances, peut ester en justice. 

En commission, les députés ont prévu que le "Conseil d'entreprise" (CSE intégrant les délégués syndicaux) reçoive l’ensemble des compétences de négociation de convention et accords d’entreprise.

Articulation branche/entreprise

Rôle accru à l'accord d'entreprise. Les sujets de négociation sont divisés en trois blocs: treize domaines (minima salariaux, égalité hommes-femmes...) qui relèvent de la primauté de l’accord de branche, et quatre domaines supplémentaires (dont le handicap) qui relèvent de la primauté facultative de la branche, l'accord d'entreprise primant sur les autres sujets.

CDD et "CDI de chantier" 

Les branches peuvent modifier par accord la durée, le nombre de renouvellements et la période de carence des CDD.

Elles peuvent aussi autoriser le recours au CDI de chantier, un contrat surtout utilisé dans la construction qui peut se terminer une fois un chantier achevé.

Généralisation de l'accord majoritaire

La règle de l'accord majoritaire (signé par des syndicats représentant plus de 50% des salariés) dans les entreprises doit être généralisée dès le 1er mai 2018, près d'un an et demi avant la date prévue par la loi El Khomri.

Télétravail

Le salarié pourra télétravailler de droit, alors qu'un avenant au contrat de travail et un accord étaient nécessaires. Si l'employeur s'y oppose, il devra justifier son refus.

Fin du contrat de génération

Suppression d'une des mesures clés du quinquennat Hollande, qui devait favoriser l'emploi des jeunes et des seniors.

Pénibilité

Réforme du compte pénibilité, mesure phare du précédent quinquennat, qui devient un compte de prévention. Avec la nouvelle mouture, le principe est inchangé pour six critères mais il change de façon notable pour les quatre les plus décriés par le patronat (manutention de charges lourdes, postures pénibles, vibrations mécaniques et risques chimiques). 

soc-parl/chr/dar

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Congrès des maires : l'heure de la clarification pour Macron et les collectivités

il y a 13 heures 55 min

Les maires de France veulent faire de leur 100e congrès, qui se tiendra de mardi à jeudi à Paris, un moment de clarification des relations entre l'exécutif et les collectivités, au terme de plusieurs mois de tension.

Plus de 15.000 maires et une quinzaine de ministres sont attendus Porte de Versailles pour ce rendez-vous, qui sera ponctué jeudi par l'intervention d'Emmanuel Macron.

Le chef de l'Etat devra répondre à l'inquiétude des élus pour restaurer un dialogue très dégradé depuis l'été avec les collectivités. Les deux parties ont cependant pris soin de renouer les fils ces dernières semaines pour éviter le clash.

"Je souhaite vraiment la réussite d'Emmanuel Macron. Ce n'est pas ce président et ce gouvernement qui sont en cause, c'est une pente inexorable qui est mise en oeuvre depuis longtemps", argumente François Baroin (LR), le président de l'Association des maires de France (AMF). Après sept ans de baisse des dotations de l'Etat, "c'est l'inscription de cette politique dans la durée qui pose question", fait valoir le maire de Troyes.

Principal point de friction : l'objectif de 13 milliards d'euros d'économie imposé aux collectivités sur la durée du quinquennat. Pour y parvenir, le gouvernement demande aux 319 plus grosses collectivités, dont les grandes villes et intercommunalités, de limiter la hausse de leurs dépenses de fonctionnement à 1,2% par an, à défaut de quoi elles s'exposeraient à des sanctions financières.

Un objectif jugé "injuste et inatteignable" par les maires, qui estiment que les communes ont déjà pris leur part dans la baisse des dépenses publiques. "Le 1,2%, qui n'intègre pas l'inflation, est une base de départ beaucoup trop faible", fait-on valoir à l'AMF.

Inquiétude également des maires toutes tendance confondues après la décision du gouvernement d'exonérer 80% des foyers de la taxe d'habitation, qui constitue une recette importante des communes.

Une délégation de l'AMF a été reçue fin octobre par Emmanuel Macron, mais n'a eu selon son président "aucune indication" sur les intentions de l'exécutif.

- Pas de président qui n'ait été 'un peu chahuté' -

Après la polémique provoquée à la rentrée par la diminution des emplois aidés, qui a fortement impacté les communes, le ton semble toutefois avoir baissé d'un cran.

Les élus attendent du chef de l'Etat qu'il précise ses intentions et comment l'Etat entend être "un partenaire loyal" des collectivités.

Ces derniers jours, l'exécutif a envoyé des signes en direction des collectivités : 100 millions d'euros débloqués pour aider les départements à financer le RSA, un "plan de mobilisation générale" pour les quartiers en difficultés annoncé pour février...

La décision d'Emmanuel Macron de recevoir mercredi 1.500 maires à l'Elysée pour "marquer l’importance de ce tissu d'élus de proximité", et la présence en force de membres du gouvernement annoncée lors du congrès vont dans le même sens.

En toile de fond, il y a les accords sur l'évolution des dépenses que l'exécutif souhaite passer avec les collectivités. C'est "une volonté de mise sous tutelle de l'Etat", affirme André Laignel (PS), vice-président de l'AMF, qui ne voit pas en l'état "les contreparties aux contraintes que l'Etat veut nous imposer".

L'idée de boycotter la Conférence nationale des territoires mi-décembre - comme l'ont fait les régions - n'est évoquée que mollement à l'AMF.

"Je ne le souhaite pas. Cependant, personne ne peut dire aujourd'hui ce qui se passera. Tout dépendra de la parole du président de la République au congrès", a affirmé François Baroin dans un entretien à La Gazette des communes.

L'association envisage en revanche de contester devant le Conseil constitutionnel les contraintes budgétaires imposées par le gouvernement, qu'elle juge contraires au principe de libre administration des collectivités.

"Il n'y a pas de président qui n'a pas été un peu chahuté" lors de sa venue au congrès, rappelle-t-on à l'AMF, comme pour anticiper les mouvement d'humeurs qui pourraient accompagner le discours du chef de l'Etat.

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Ordonnances: nouveau round au menu de l'Assemblée mardi avec la ratification

il y a 14 heures 6 min

Nouveau passage à l'Assemblée pour les ordonnances modifiant le droit du travail: leur ratification, au menu des députés à partir de mardi, doit sceller cette première réforme sociale du quinquennat Macron, toujours très décriée à gauche et par les syndicats.

Signées devant les caméras par le chef de l'Etat en septembre, les cinq ordonnances réformant le droit du travail sont entrées en vigueur peu après. Mais faute de ratification, elles deviendraient caduques.

Ces textes, portés par la ministre du Travail Muriel Pénicaud et visant à "donner plus de liberté et plus de protection" aux entreprises et aux salariés selon le gouvernement, passent entre les mains des députés toute la semaine, avant un vote solennel le mardi 28. Ils seront ensuite transmis au Sénat.

Leur ratification ne fait guère de doute, le projet de loi habilitant l'exécutif à réformer par ordonnances ayant été largement approuvé début août avec les voix de la majorité LREM et MoDem mais aussi des LR et Constructifs. La contestation continue mais semble affaiblie.

Jeudi, les opposants à la politique "libérale" du président, menés par CGT et FO, ont défilé pour la quatrième journée de mobilisation depuis la rentrée, sans réussir à mobiliser fortement. "Tous dans l'action pour refuser les ordonnances de destruction sociale", proclamait notamment la banderole de tête du cortège parisien.

Parmi les mesures les plus controversées: la barémisation des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif, la fusion des instances représentatives du personnel, dont le CHSCT, ou le rôle accru de l'accord d'entreprise.

La majorité défend "un ensemble cohérent". Et elle est déjà tournée vers le nouveau volet de réformes vantées par le gouvernement comme un moyen d'apporter davantage de sécurité au salarié: l'apprentissage et la formation professionnelle, plus une réforme de l'assurance-chômage. 

- 'Ne pas se résigner' -

LREM aimerait ne pas "rejouer les débats amples et intenses" de l'été, où la gauche, Insoumis et communistes en tête, est montée au créneau sur pratiquement chaque disposition, comme l'a souligné une élue en commission.

Le rapporteur Laurent Pietraszewski (LREM), qui travaillait dans les ressources humaines, a dit à l'AFP s'attendre à "un peu plus de mesure" dans l'hémicycle, après le récent examen en commission où il n'a "pas vu de volonté d'obstruction".

Il a prédit des "ajustements à la marge" en séance, où les députés auront à examiner un peu plus de 360 amendements majoritairement déposés par la gauche, mais il pense qu'aucune des cinq ordonnances ne sera véritablement "challengée". 

En pratique, tant qu’elle n’est pas ratifiée, une ordonnance peut à loisir être modifiée. Les trois groupes de gauche - Nouvelle Gauche, communistes et Insoumis - ne manqueront pas de revenir à la charge contre des mesures "de régressions".

Malgré leurs tentatives, les ordonnances ont été peu modifiées en commission. Les députés ont notamment renforcé les compétences du Conseil d'entreprise ou ouvert le congé mobilité aux salariés concernés par une rupture conventionnelle collective.

Les communistes ont promis de "continuer la bataille pour contester ou limiter au maximum les ordonnances", tandis que Nouvelle Gauche a dénoncé un "élément supplémentaire d’une politique économique libérale qui accroîtra encore les inégalités".

Les Insoumis restent mobilisés contre un "plan de marche anti-social", même si leur chef de file, Jean-Luc Mélenchon a reconnu récemment qu'Emmanuel Macron avait "le point pour l'instant" et jugé que la "résistance (avait) beaucoup pâti de la division syndicale".

"Nous ne désarmerons pas pour convaincre qu’il ne faut pas se résigner", alors qu'Emmanuel Macron "prépare un monde du travail considérablement dégradé", promet l'un des fers de lance LFI sur ce texte, Adrien Quatennens. Et de rappeler qu'en 2006, le gouvernement avait reculé sur le Contrat première embauche (CPE), alors que la loi avait été promulguée. La mobilisation dans la rue avait à l'époque été massive, notamment celle des jeunes. 

L'offensive se poursuivra aussi sur le terrain judiciaire, avec des recours syndicaux devant le conseil d'Etat. La CGT a été déboutée sur la forme d'une première demande jeudi, les juges doivent encore se prononcer sur le fond.

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Le PCF prévoit de faire sa "révolution" lors d'un congrès en novembre 2018

sam, 11/18/2017 - 16:58

Le parti communiste tiendra son congrès extraordinaire du 24 au 26 novembre 2018 pour y faire sa "révolution" dans un contexte social et politique renouvelé, a annoncé samedi le parti. 

La résolution actant le calendrier de ce congrès a été adoptée par 72,8% des voix de l'assemblée nationale du parti, qui a réuni à Paris près de 900 animateurs de sections locales du PCF.

"Nous décidons d'engager toutes nos énergies dans la préparation d'un congrès extraordinaire de notre parti en 2018 pour ouvrir une nouvelle perspective d'espoir dans notre pays et penser, au service de ces objectifs, notre propre révolution, celle qui nous amènera à être le Parti communiste dont la société française d'aujourd'hui a besoin", affirment les représentants communistes dans ce texte. 

Evoquant un nécessaire "bilan lucide" de la situation actuelle du parti, son fonctionnement interne comme ses luttes, ils souhaitent également que soit développée "une analyse en profondeur des enjeux de la nouvelle période politique ouverte en 2017".

La réflexion sur la "transformation du parti" s'organisera autour de quatre grands thèmes: "les luttes et le combat communiste", la "démarche de transformation et de rassemblement dans la société française", les "transformations de notre parti" et "les élections européennes", prochaine échéance électorale, prévue en 2019. 

"Notre congrès, préparé de manière inédite, fait appel à l'intelligence de tou·te·s les communistes et de celles et ceux qui sont disponibles à nos côtés pour travailler à l'avenir de cette belle idée du commun". 

Lors de ce congrès, l'actuel secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a annoncé qu'il serait candidat à sa succession. Mis en difficulté pendant la présidentielle lorsque le parti a longuement tergiversé sur son soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon, M. Laurent a expliqué qu'il souhaitait une direction plus "collective", à laquelle il voudrait associer plusieurs personnalités émergentes.

Concrètement, après la consultation de ses militants - 13.500 questionnaires dépouillés - depuis la mi-septembre, le parti se donne jusqu'à la fin mai pour organiser des "chantiers" sur les grandes thématiques définies. A partir de début juin, la phase finale du congrès sera lancée avec la présentation des différentes motions.

Parmi les temps forts, le PCF prévoit des "assises communistes pour l'écologie" en mai et surtout des États généraux du progrès social, avec une première étape nationale le 3 février à Paris.

Il s'agira d'"un carrefour de convergences de toutes ces luttes", qui constituera "une première étape de la construction d'une plate-forme de rassemblement alternative au pouvoir de Macron et à la politique de son gouvernement".

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PS: procédure d'exclusion contre Gérard Filoche après un tweet antisémite

sam, 11/18/2017 - 10:58

Le Parti socialiste a annoncé samedi qu'il avait décidé d'engager une procédure d'exclusion à l'encontre de Gérard Filoche à la suite d'un tweet "à caractère antisémite" visant Emmanuel Macron, posté puis rapidement effacé vendredi soir.

"Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté ce tweet, insupportable, inexcusable et inacceptable. Il porte atteinte aux valeurs mêmes du socialisme, ainsi qu'à l'engagement de chaque jour et à l'action de terrain de ses militants contre le racisme et l'antisémitisme. Il constitue à ce titre un motif d'exclusion", a indiqué le PS dans un communiqué.

"Nous prendrons une décision rapide", a assuré à l'AFP le coordinateur du parti Rachid Temal.

M. Filoche, membre du Bureau national du PS, a posté sur Twitter vendredi soir un photomontage montrant Emmanuel Macron le bras orné d'un brassard ressemblant à un brassard nazi, mais avec la croix gammée remplacée par le signe dollar, et en arrière plan des photos de Patrick Drahi, Jacob Rothschild et Jacques Attali, ainsi que les drapeaux américain et israélien. "un sale type, les Français vont le savoir tous ensemble bientôt" avait écrit M. Filoche en accompagnement de ce photomontage, qu'il a effacé quelques minutes plus tard.

Pour Gérard Filoche, "a priori l'image Macron + argent est totalement banale. Il y en a 100 comme ça. A l'examen ce montage et sa source sont bad. Dès que je l'ai su je l'ai retiré aussitôt. Tout à fait désolé! quand à la cabale en meute elle vise autre chose non?", a-t-il tweeté samedi matin.

Ce tweet "a été retiré, il ne sera plus là, j'ai fait mes excuses", a également déclaré M. Filoche à l'AFP. "Qu'est-ce qu'on veut de plus?" a-t-il ajouté, soulignant qu'il est "fondateur de SOS Racisme". "Je suis de gauche et contre la droite et l'extrême droite", a-t-il ajouté, "s'ils disent que je suis antisémite qu'ils le prouvent, que je suis raciste, qu'ils le prouvent", a-t-il encore déclaré, mettant en cause pour les attaques le visant "les macroniens d'un côté et l'aile droite du PS de l'autre". 

Ce photomontage, publié dans Egalité & Réconciliation en février, a déjà valu à l'essayiste d'extrême droite Alain Soral d'être poursuivi, selon son site internet.

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[En direct] Christophe Castaner élu à la tête de La République en marche

sam, 11/18/2017 - 10:57
Moins de 2 min>>> Suivez notre émission spéciale en direct

Christophe Castaner élu à la quasi-unanimité

Sans surprise, l'actuel porte-parole du gouvernement a été élu par les membres du Conseil de La République en marche. Seules deux personnes ont voté contre.

Unique candidat au poste de Délégué général, Christophe Castaner avait été personnellement adoubé par Emmanuel Macron, qui souhaitait placer un fidèle parmi les fidèles à la tête du mouvement qu'il a créé, en avril 2016.

Le comité exécutif élu à main levée

Quatre listes sont en compétition pour prendre les rênes du comité exécutif du parti. L'élection des vingt membres de l'instance dirigeante se fera finalement à mains levées (277 membres du Conseil ont voté pour la main levée, contre 239 pour le vote à bulletin secret).

La liste "En marche #AvecCasta" l'emporte largement

La liste qui soutenait Christophe Castaner a rallié près de trois-quarts des voix, avec 386 suffrages des membres du Conseil en sa faveur. Suivent la liste « Territoires, En Marche ! » avec 92 suffrages, « En Marche Citoyen » avec 26 suffrages et « En Marche pour la Vie » a obtenu 17 suffrages.

La nouvelle équipe dirigeante

Avec Christophe Castaner, les vingt nouveaux membres du bureau exécutif dirigeront le parti pour trois ans. Voici la liste des élus :

  • Caroline Abadie, députée de l’Isère
  • Béatrice Agamennone, référente en Moselle
  • Laëtitia Avia, députée de Paris
  • Ary Chalus, président du Conseil régional de la Guadeloupe
  • Ilana Cicurel, adhérente
  • Jennifer Courtois-Perisse, conseillère générale de Haute-Garonne, maire de Rieumes et conseillère régionale d’Occitanie
  • Sophie Errante, députée de Loire-Atlantique
  • Richard Ferrand, président du groupe La République En Marche à l’Assemblée nationale, députée du Finistère
  • Alain Fontanel, élu local à Strasbourg
  • Cécile Gallien, référente en Haute-Loire
  • Marie Guévenoux, députée de l’Essonne
  • Guillaume Kasbarian, député d’Eure-et-Loir
  • Guy Lavocat, référent dans le Puy-de-Dôme
  • Thomas Mesnier, député de Charente
  • Cédric O, adhérent
  • François Patriat, président du groupe La République En Marche au Sénat, sénateur de la Côte-d'Or
  • Pierre Person, député de Paris
  • Anne-Laurence Petel, députée des Bouches-du-Rhône
  • Claude Posternak, adhérent
  • Marie-Hélène Regnier, référente dans l’Aude
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Castaner prend la tête de La République en marche pour la remettre en mouvement

sam, 11/18/2017 - 03:07

La République en marche porte à sa tête samedi Christophe Castaner, le parti présidentiel comptant sur ce proche d'Emmanuel Macron pour lui donner un nouvel élan après les critiques essuyées sur son absence du paysage politique et son manque de démocratie interne.

C'en est un motif de plaisanterie, même pour l'intéressé qui appelle à rester "prudent": seul en course et plébiscité publiquement par cadres et militants, Christophe Castaner sera élu sans suspense au poste de "délégué général" samedi matin par le Conseil, c'est à dire le parlement, de La République en marche.

Le score soviétique qui s'annonce signifie-t-il pour autant un scrutin anti-démocratique ? "C'est vrai que la France adore les combats de coqs" entre postulants, ironise M. Castaner, "mais on peut aussi se dire que ma candidature était une évidence".

Une évidence pour beaucoup mais pas pour lui-même. 

Déjà porte-parole du gouvernement et secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, M. Castaner reconnaît ne pas avoir "rêvé" du poste.

Le peu de profils disponibles pour remplir ce rôle l'ont rendu incontournable et il a fallu se plier au mantra de la Macronie: "on n'est pas demandeur, mais on a une mission".

Ses nouvelles fonctions, non rémunérées, vont l'obliger à abandonner au moins le porte-parolat et certains, y compris dans son camp, poussent pour un départ du gouvernement en jugeant sa casquette de chef de parti incompatible avec son secrétariat d'Etat. M. Castaner retournerait alors sur les bancs de l'Assemblée nationale, comme député des Alpes-de-Haute-Provence.

Quoiqu'il arrive, son élection entraînera donc un remaniement en début de semaine prochaine qui devrait toutefois rester d'ampleur limitée.

- Le consensus Castaner -

Quinquagénaire volubile et chaleureux, M. Castaner a été adoubé par l'Elysée pour sa nouvelle envergure politique et ce qu'il incarne: un +marcheur+ de la première heure, à la fois proche d'Emmanuel Macron et facile au contact avec les simples adhérents.

"Qui fait consensus aujourd'hui? Castaner", résumait vendredi un ministre. Et d'insister: "le mouvement n'est pas encore mature complètement mais laissons émerger des leaders -ceux qui existent déjà sont au gouvernement et à l'Assemblée-, et la meilleure personne pour les faire émerger, c'est Castaner".

M. Castaner dit, lui, vouloir "remettre le mouvement en mouvement".

"Je sais ce que je lui dois, ce que je dois aux marcheurs", rappelle-t-il aussi, en développant un programme en trois axes: que chacun trouve de "l'utilité et de la responsabilité"; "élaborer le corpus idéologique" d'un parti centré sur le programme présidentiel; et "préparer les échéances politiques", dont les européennes de 2019. 

Alors que La République en marche s'est engagée sur d'ambitieux chantiers (formation militante, grande marche européenne...), grâce au jackpot des subventions publiques (20 millions d'euros par an), M. Castaner ne veut pas "nier les difficultés".

"Le siège s'est un peu perdu, il a été un peu vide" ces derniers mois, consent-il en promettant de redonner de l'impulsion à une base militante de 380.000 adhérents revendiqués, sans que l'on sache précisément le nombre de "marcheurs" actifs.

"La comptabilité pour faire le cacou, ça n'a pas beaucoup d'intérêt", balaie l'ancien maire de Forcalquier. "La seule comptabilité que je voudrais qu'on tienne, c'est celle de l'action."

M. Castaner devra aussi apaiser les quelques remous en interne liés à l'élection des 20 membres de son bureau exécutif. 

Quatre listes sont en lice samedi. La favorite a été élaborée par et pour M. Castaner mais sa composition, jugée trop "parisienne" et éloignée de la base, fait jaser.

Trois autres listes se sont engouffrées dans la brèche, en revendiquant chacune d'incarner la diversité d'un mouvement fondé sur la promesse d'un renouvellement des usages et des visages.

L'une d'entre elles parviendra-t-elle à déjouer les pronostics ?

Auparavant, il faudra déminer un autre sujet sensible: le vote à main levée, prévu par les statuts pour l'élection du bureau exécutif. 

Plus de 200 des 750 membres du Conseil, dont certains craignent un "flicage", espèrent que ce scrutin sera finalement organisé à bulletins secrets. Ce sera le cas si la moitié des présents le décident lors d'un vote préalable.

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Fillon confirme "tourner la page de la politique"

sam, 11/18/2017 - 02:59

François Fillon confirme dans Le Figaro de samedi avoir "décidé de tourner la page de la politique", à la veille d'une réunion de son mouvement Force républicaine dont il doit laisser les rênes à Bruno Retailleau.

L'ex-candidat de la droite à la présidentielle, 63 ans, a rejoint le privé en tant qu'associé d'une société de gestion d'actifs et d'investissement. "Je reconstruis ma vie autrement, mais je reste en alerte devant les grands défis du monde".

L'ancien Premier ministre confie au Figaro qu'il travaille à la création d'une "fondation pour la coexistence des minorités, dont les chrétiens d'Orient" car "entre l'Occident et l'Orient, il faut plus que jamais nouer un dialogue entre les civilisations".

Il précise avoir proposé que son ancien directeur de campagne et actuel président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, "prenne le relais pour présider Force républicaine", le micro-parti créé par François Fillon.

Selon Le Parisien, M. Fillon sera présent dimanche matin à Paris lors de l'assemblée générale de Force républicaine pour cette passation de pouvoir.

Sur le plan judiciaire, François Fillon, déjà mis en examen dans l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs de sa femme et de ses enfants, a aussi été placé fin juillet sous le statut de témoin assisté pour "escroquerie aggravée" dans cette affaire.

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Budget Sécu: les sénateurs ont fini l'examen du projet de loi

ven, 11/17/2017 - 19:53

Le Sénat à majorité de droite a achevé vendredi l'examen du budget 2018 de la Sécurité sociale dont il a supprimé la mesure la plus controversée, la hausse de la CSG applicable aux retraites.

Les sénateurs se prononceront solennellement mardi après-midi sur l'ensemble du texte, déjà adopté en première lecture par l'Assemblée nationale.

Le projet de loi fera ensuite l'objet d'une commission mixte paritaire (CMP) chargée de trouver une version commune entre les deux chambres. En cas de désaccord, probable, l'Assemblée, qui devrait rétablir cette disposition, aura le dernier mot.

Les sénateurs ont prévu que la suppression de la hausse de la CSG, votée contre l'avis du gouvernement, serait compensée par la création d'une taxe additionnelle.

"On fait payer pour une partie des retraités un transfert de prestations vers la CSG. Cela constitue une tuyauterie qui devient compliquée. Mieux aurait valu une convergence entre les retraités et les actifs, ce qui signifie un même statut en matière de cotisations", a plaidé le rapporteur général Jean-Marie Vanlerenberghe (UC).

Les sénateurs ont également supprimé la baisse prévue de la Paje, l'allocation versée aux parents de jeunes enfants.

"Ce projet, après les 5 années qui viennent de s’écouler, porte un nouveau coup au pouvoir d’achat des familles", a affirmé le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau. "L’État veut récupérer sur le dos des parents des jeunes enfants 250 millions d’euros", a-t-il ajouté.

En revanche, ils ont approuvé la disparition progressive du décrié Régime social des indépendants (RSI) à partir du 1er janvier 2018, qui sera adossé au régime général, tout en prévoyant des mesures d'accompagnement.

Ils se sont aussi prononcés en faveur du barème proposé par l’Assemblée nationale sur la fiscalité des boissons sucrées et édulcorées, ainsi que de plusieurs mesures relatives à la santé, comme le relèvement de la fiscalité du tabac, l’extension de la vaccination obligatoire des jeunes enfants, et la tarification de droit commun de la télémédecine.

Ils ont par ailleurs maintenu la suppression du tiers payant généralisé votée par l'Assemblée nationale sur proposition du gouvernement.

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Révélations d'harcèlements sexuels: une "honte" selon Macron

ven, 11/17/2017 - 19:16

Les cas de harcèlement sexuel à grande échelle, révélés publiquement sur les réseaux sociaux, sont "une honte", a déclaré vendredi Emmanuel Macron tout en estimant qu'il ne fallait pas que ces dénonciations publiques ne remplacent la justice.

La Suède "n'a pas l'exclusivité, nous avons la même situation et la même honte", a déclaré le président français, interrogé sur la tribune de 2.000 musiciennes suédoises dénonçant des harcèlements et des viols dans le milieu de la musique, à l'issue d'un sommet de l'UE à Göteborg. 

"Il y a un an, quand j'ai lancé mon mouvement, nous avons fait des sondages et le problème du harcèlement sexuel des femmes figurait parmi les premiers sujets de préoccupations des gens (...) Et c'est pour cela que j'ai décidé de faire de l'égalité hommes-femmes une priorité de mon mandat", a-t-il dit.

"Cette violence sexuelle, cachée, par tant de gens, c'est insupportable. Nous devons changer. Calmer ces pulsions qu'ont certains hommes de dominer les autres, cette violence sexuelle, cette violence sociale. Nous devons éduquer, c'est capital", a insisté le chef de l'Etat français au cours d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre suédois Stefan Löfven.

"Nous devons avoir ce débat public mais en même temps il ne faut pas qu'il remplace la justice", a-t-il toutefois mis en garde. "Le débat public ne doit pas être celui qui juge les cas particuliers, car parfois c'est vrai mais parfois non, c'est toujours compliqué. Allez à la police, portez plainte, protégez-vous. Mais nous devons orienter les cas particuliers vers la justice. Les coupables doivent être punis, pas juste blâmés", selon M. Macron.

De son côté le Premier ministre suédois s'est dit "horrifié" par la pétition des musiciennes. "Nous devons avoir un sérieux débat dans notre société. C'est un honte. Personne ne pouvait imaginer l'échelle du problème. Il faut agir dans les écoles, pour que les jeunes hommes comprennent ce que signifie être un homme. Un homme n'agresse pas les femmes. Un homme respecte les femmes", a-t-il dit.

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Mesure en faveur de Lyon: une "déclaration de guerre" de Collomb pour la région

ven, 11/17/2017 - 18:44

L'exécutif LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes a dénoncé vendredi "une déclaration de guerre" du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, auquel il prête l'initiative d'un amendement au budget 2018 en faveur de la métropole de Lyon. 

"L'ancien maire de Lyon a souhaité, en catimini, faire voter un amendement qui déroge à la loi NoTre à laquelle sont soumises toutes les collectivités au profit de la seule métropole de Lyon", a-t-il déploré vendredi soir dans un communiqué, évoquant une "mesure brutale" qui "engagerait une baisse significative des ressources de la région". La mesure a été adoptée jeudi soir par l'Assemblée nationale.

Gérard Collomb, qui présidait la métropole lyonnaise avant d'entrer au gouvernement, "use de sa fonction à des fins partisanes au détriment d'une très large partie des territoires d’Auvergne-Rhône-Alpes", ajoute l'exécutif régional en dénonçant une "République bananière où tout lui (à M. Collomb, NDLR) est permis".

Cet amendement, cosigné par six députés LREM dont Thomas Rudigoz, Yves Blein ou Bruno Bonnell, élus dans le territoire de la métropole, vise à "allouer des ressources dynamiques supplémentaires" à la métropole de Lyon en modifiant la quote-part de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) dévolue à la métropole.

Selon M. Rudigoz, l'objectif est de "corriger une anomalie fiscale" liée au "transfert de la compétence transport des départements vers les régions", prévu par la loi NoTre et accompagné du "basculement de 25 points de la CVAE perçue par les départements au profit des régions.

La métropole de Lyon, créée au 1er janvier 2015, a récupéré les compétences du département du Rhône sur son territoire.

Pour la région, "le manque à gagner sera de 45 millions d'euros jusqu'en 2027. Et deux millions pour l'année 2017", a estimé vendredi soir Étienne Blanc, premier vice-président à la région Auvergne-Rhône-Alpes, lors d'un point-presse.

"Le ministre de l'Intérieur doit assurer l'égalité entre les différents collectivités (...) Évidemment, on ne laissera pas passer", a t-il ajouté en annonçant une saisine prochaine du Conseil constitutionnel.

L'amendement adopté jeudi soir en dépit de nombreuses critiques, par 35 voix contre 26, doit faire l'objet d'un nouveau vote à l'issue du débat budgétaire en cours.

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