LCP Assemblée nationale

S'abonner à flux LCP Assemblée nationale
Mis à jour : il y a 7 min 18 sec

SNCF: Edouard Philippe va recevoir les syndicats le 7 mai

mar, 04/24/2018 - 10:36

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé mardi qu'il allait recevoir en rencontres bilatérales les syndicats de la SNCF qui, au dixième jour de grève, se réunissent pour affiner leur stratégie face au gouvernement. 

Alors que les syndicats avaient claqué la porte jeudi dernier des négociations avec la ministre des Transports, Elisabeth Borne, demandant au chef du gouvernement de reprendre la main, ils ont été invités à Matignon dans une lettre que leur a adressée mardi M. Philippe une demi-heure avant la réunion de l'intersyndicale.

"Je souhaite que ces rencontres se déroulent dans le respect des concertations poursuivies entre-temps au sein de l'entreprise, de la branche et auprès de la ministre des Transports. Je réunirai également le 7 mai les dirigeants de la SNCF, les représentants de la branche ferroviaire, ainsi que ceux des usagers et des chargeurs", assure-t-il. Toutes ces rencontres seront bilatérales, a précisé Matignon à l'AFP.

Dans ce courrier, Édouard Philippe confirme par ailleurs la reprise progressive de la dette de la compagnie par l'État à partir du 1er janvier 2020 mais rappelle qu'elle "demandera un effort supplémentaire des contribuables, qui apportent déjà chaque année plusieurs milliards d'euros au financement du système ferroviaire". Il demande que cet engagement soit "complété" par des "efforts de productivité" au sein de la SNCF. 

Mardi, au cinquième épisode de la grève entamée début avril sur un rythme de deux jours sur cinq, le taux de grévistes s'élevait à 17,87% à la mi-journée, selon la direction de la SNCF. Néanmoins, la mobilisation des agents indispensables à la circulation des trains reste élevée avec notamment 63,4% des conducteurs mobilisés. 

La circulation était encore fortement perturbée, avec un TGV et un Intercités sur trois, deux Transilien et TER sur cinq et un RER sur deux sur les lignes franciliennes très fréquentées A et B. Mercredi, la SNCF prévoit "un retour progressif à la normale" avec tous les TGV prévus, trois Intercités sur quatre, neuf TER sur dix et quatre Transilien sur cinq.

- Consultation chez Air-France -

Du côté d'Air France, touchée par une onzième journée de grève en deux mois, un avion sur quatre est resté au sol.

L'intersyndicale composée de personnels navigants et au sol réclame une augmentation générale des salaires de 5,1%, alors que la direction ne propose que 2% cette année, plus 5% supplémentaires étalés sur trois ans. Air France lance jeudi une consultation des salariés sur sa proposition salariale, dont les résultats seront connus le 4 mai au soir.

Mardi, 27,2% de pilotes et 19,9% d'hôtesses et stewards étaient en grève, selon les estimations de la direction. Un rassemblement s'est tenu à l'intérieur du siège d'Air France, à Roissy et l'intersyndicale a appelé à voter non à la consultation. Elle a promis d'annoncer jeudi "les jours de grèves prévus début mai".

Côté cheminots, à la mi-journée, environ 200 personnes se sont rassemblées place de la Bourse à Paris, à l'appel de la CGT, pour exprimer leur crainte d'une privatisation de la SNCF qui "dépouiller(ait) le pays d'un morceau de son patrimoine". 

Le gouvernement souhaite transformer le groupe, au 1er janvier 2020, en société anonyme à capitaux publics. 

Une réunion de l'intersyndicale de la SNCF au complet (CGT, Unsa, SUD et CFDT) a commencé peu en fin d'après-midi au siège de SUD-Rail, à Saint-Denis.

Une prolongation de la grève après le 28 juin, évoquée notamment par la CGT, ne fait pas l'unanimité. Rappelant qu'il reste deux mois de grève prévus, Didier Aubert (CFDT) souhaite "qu'on trouve raison et qu'on entame des négociations comme on aurait pu le faire depuis le départ".

- "Jeu pernicieux" -

Interrogé par l'AFP, Roger Dillenseger (Unsa) n'a "pas envie d'annoncer qu'on ne trouvera pas de solution en trois mois", un scénario "impensable au regard des usagers, de l'entreprise, des cheminots".

Autre débat: faut-il se rendre mercredi à la séance censée clore la concertation sur "l'amélioration de la qualité du service public ferroviaire", au côté du patronat, d'associations d'élus, de collectivités et d'usagers, de députés et sénateurs, et d'ONG environnementales?

L'Unsa espérait lundi pouvoir "trouver la solution pour y participer". "Cette réunion conclusive ne conclut rien du tout puisqu'il n'y a pas eu de négociation depuis le début, donc nous ne voyons aucun intérêt à (y) participer", estimait au contraire Laurent Brun, le secrétaire général de la CGT mardi, juste avant de recevoir la lettre de Matignon, qui pourrait rebattre les cartes.

Des cadres supérieurs de la SNCF ont de leur côté dénoncé "le jeu pernicieux et irresponsable" du gouvernement qui "met au pilori" les cheminots" et les soumet à un "chantage" sur la reprise de la dette, dans une lettre à Mme Borne.

Dans le secteur de l'énergie, la fédération CGT Mines-Energie a annoncé avoir mené "de nombreuses" opérations "péage gratuit" dans toute la France. Selon elle, la gare de Bordeaux a également été "privée d'énergie" en fin de matinée.

Catégories: Actualités

Griveaux appelle l'intersyndicale SNCF à "regagner la table" des discussions

mar, 04/24/2018 - 09:14

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a appelé mardi l'intersyndicale SNCF à "regagner" mercredi la table des négociations au ministère pour la dernière réunion de la première phase des discussions sur la réforme, appelant à "utiliser toutes les heures disponibles".

"Demain, c'est le dernier moment où vous allez pouvoir (vous) rencontrer pour fermer ce cycle de discussions", a lancé le porte-parole sur CNews.

"Je les invite à pouvoir regagner la table. Il reste deux jours, utilisons la totalité des heures disponibles", a-t-il appelé, assurant que les discussions avaient permis jusqu'ici des avancées "sur les modalités d'ouverture à la concurrence" et "sur les garanties sociales".

L'intersyndicale CGT-Unsa-SUD-CFDT a suspendu jeudi sa participation à la concertation avec la ministre des Transports Elisabeth Borne et demandé - sans succès - à être reçue par Edouard Philippe, "puisque, semble-t-il, c'est lui qui prend toutes les décisions", avait dit Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots.

Elle doit se réunir mardi pour étudier la suite du mouvement, dont une prolongation au-delà de juin a été évoquée.

"Ils ne peuvent pas dire qu'elle (Elisabeth Borne, ndlr) n'a pas de pouvoir d'un côté et contester le fait que nous avancions trop vite de l'autre", a rétorqué M. Griveaux.

"La loi a été votée à l 'Assemblée nationale (...) avec une majorité écrasante", a rappelé le porte-parole. 

L'Assemblée nationale a adopté en première lecture le 17 avril le projet de loi par 454 voix contre 80. Celui-ci doit désormais être examiné par le Sénat.

"Regrettons qu'ils (les syndicats) n'y aillent pas (à la réunion de mercredi), mais il y a d'autres sujets qui seront demain à l'agenda, qui seront les questions par exemple de la dette, du projet de l'entreprise, (...) les conventions de branche", a-t-il également rappelé.

L'Etat s'est engagé à reprendre progressivement, à partir du 1er janvier 2020, une partie "substantielle" de la dette de SNCF Réseau, qui était de 46,6 milliards d'euros fin 2017 et continue de s'alourdir. 

Les dirigeants du groupe public doivent présenter d'ici l'été un "projet stratégique", et la convention collective fait l'objet de négociations entre l'Union des transports publics (UTP) - l'organisation professionnelle du secteur - et les syndicats.

Catégories: Actualités

NDDL: calme sur la ZAD après l'ultimatum gouvernemental

mar, 04/24/2018 - 08:40

La nuit a été calme sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) après l'expiration lundi à minuit du délai accordé par le gouvernement aux zadistes pour régulariser leur situation, a-t-on appris mardi matin auprès de la gendarmerie.

"Ça reste calme pour l'instant", a indiqué la gendarmerie, parlant de "quelques barricades" installées sur des chemins secondaires de la ZAD.

Il n'y a pas eu de heurts entre opposants et gendarmes durant la nuit, a précisé la même source.

Les occupants de la ZAD, opposés au projet d'aéroport abandonné, avaient jusqu'à lundi à minuit pour déposer une fiche nominative présentant le projet agricole qu'ils entendent mettre en œuvre.

Interrogée par l'AFP, la préfecture a indiqué qu'un bilan du nombre de projets déposés serait réalisé après leur examen par la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), sans préciser la durée de cet examen.

"Ces projets-là ils vont être examinés, là cette semaine, pour voir la viabilité", a indiqué mardi matin le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux sur CNews.

"La ligne elle est constante, ceux qui ont un projet agricole, qui ont respecté l'État républicain, qui se sont intégrés dans le cadre que l'État a proposé (...) ceux-là ont leur place, les autres n'ont pas leur place et ils seront évacués", a rappelé M. Griveaux.

La semaine dernière, une délégation d'occupants de la ZAD avait déposé une quarantaine de projets nominatifs à la préfecture de Loire-Atlantique, comme l'exigeait le gouvernement. Ils ont souligné que leurs projets étaient interdépendants et qu'il s'agissait d'une "démarche collective" pour le territoire.

Si la préfète des Pays de la Loire Nicole Klein a souligné le "gros travail" des zadistes, la décision de poursuivre ou non les expulsions revient au chef du gouvernement.

Lundi, les occupants de la ZAD ont demandé au gouvernement de faire "un geste d'apaisement" après le dépôt de ces dossiers de régularisation.

Les opérations d'expulsions de la ZAD, débutées il y a deux semaines, ont mobilisé 2.500 gendarmes et conduit à la destruction de 29 "squats" sur 97 habitats recensés par le gouvernement.

Contrairement aux premiers jours de l'opération, la route départementale 81, qui traverse la zone du nord au sud, est désormais accessible et n'est plus jonchée de barricades. Mardi matin, tous les véhicules pouvaient l'emprunter et des gendarmes étaient seulement visibles aux carrefours, ont constaté des jouralistes de l'AFP.

Enfin, "signe que l'avenir des terres agricoles à Notre-Dame-des-Landes se dessine", comme l'écrit la préfecture de Loire-Atlantique dans un communiqué, "quatre agriculteurs historiques de Notre-Dame-des-Landes, qui avaient refusé les expropriations et les indemnisations, retrouvent (mardi) un cadre d'exploitation légal en signant des conventions d'occupation précaire (COP)".

La préfète Nicole Klein se rend en personne, mardi en fin de matinée, à Notre-Dame-des-Landes pour "cette signature officielle avec ces quatre agriculteurs" qui se déroulera dans une salle municipale, précise la préfecture dans son communiqué.

Catégories: Actualités

Marion Maréchal-Le Pen a choisi Lyon pour implanter son académie

lun, 04/23/2018 - 16:04

L'académie de sciences politiques voulue par l'ex-députée du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen ouvrira ses portes à Lyon à la rentrée prochaine, ont indiqué lundi à l'AFP des élus FN de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

L'académie, dont la nièce de Marine Le Pen avait annoncé la création voici deux mois, "sera installée dans la quartier de la Confluence" au sud de la ville, ont précisé ces élus, confirmant des informations de l'hebdomadaire satirique lyonnais Les Potins d'Angèle. Une adresse avancée par ce dernier a cependant été démentie.

Cette académie "politique", que l'ancienne députée FN de 28 ans présente comme le "terreau de tous les courants de droite", sera inaugurée fin juin, après une conférence de presse au début du même mois, pour une ouverture prévue à la rentrée 2018-2019, ont précisé ces élus, ajoutant que le futur établissement avait reçu les autorisations nécessaires pour délivrer des diplômes et recruterait ses candidats sur dossier.

"Une équipe pédagogique est en train d'être constituée", ont-ils poursuivi.

Après avoir annoncé en mai 2017, avant les élections législatives, son retrait de la vie politique, Marion Maréchal-Le Pen a participé en février à un rassemblement conservateur très en vue près de Washington. Elle avait, dans le même temps, annoncé la création de cette "académie de sciences politiques", alimentant les spéculations sur un possible retour dans la politique active.

Catégories: Actualités

Check Point : l'université accessible à tous, une exception française ?

lun, 04/23/2018 - 11:45
Check PointCoralie Dubost

"Passe ton bac d'abord". C'est l'ordre donné par un sergent instructeur au Grand Duduche de Cabu à l'aube des années 80, c'est aussi le titre d'un film de Maurice Pialat en 1978. C'est surtout l'injonction lancée depuis des décennies par des parents inquiets pour l'avenir de leurs enfants. Pendant longtemps, le diplôme du baccalauréat a été l'unique sésame pour accéder aux études supérieures. Comme une promesse d'avenir et d'insertion dans le marché de l'emploi.

Une sélection à la française

Mais dans la pratique, l'affirmation de Coralie Dubost ne tient pas compte de la situation des études supérieures en France : filières saturées, établissements moins bien cotés que d'autres... Sans compter que, à l'université et en dehors, les lycéens sont confrontés à des concours très sélectifs.

  • Pour intégrer une grande école telle que Polytechnique ou l'ENA, ce qui demande parfois de passer par des années de "prépa";
  • Pour les études dans le domaine médical. Dans ce cas, la sélection ne se fait pas à l'entrée de l'université. Elle intervient au terme de la première année commune aux études de santé (PACES). Celle-ci permet ensuite d'accéder, après réussite d'un concours, à des formations telles que médecine, dentisterie ou kinésithérapie. "Au total, seul 1 étudiant sur 3 passe en 2e année d’études de santé après 1 ou 2 années de PACES", détaille le site internet de l'Office national d'information sur les enseignements et les professions (ONISEP).
"Le scandale APB"

Face au manque de place dans les universités, le gouvernement n'a eu d'autre choix ces dernières années que de mettre en place une sélection qui ne dit pas son nom. Lors de l'année académique 2017-2018, le tri passait par la plate-forme "Admission post-bac" (APB). Les lycéens devaient y indiquer les facultés de leur choix. Et s'il y avait plus de candidats que de places disponibles ? Alors place au tirage au sort... avec des désillusions à la clef. "J'ai été déshumanisée par un ordinateur", expliquait en septembre 2017 au journal Le Monde une étudiante qui n'avait pas obtenu la faculté de son choix.

Une situation qui a poussé le gouvernement d'Edouard Philippe à mettre en place "Parcoursup", une nouvelle façon d'organiser l'entrée à l'université. "Il y a eu le scandale APB, le tirage au sort, ce qu’il a suscité comme angoisse, ce qu’il a révélé en absurdité et le nombre d’injustices qui en ont découlé", a reconnu le Premier ministre français le 30 octobre 2017.

L'objectif, ça n'est pas que l'université dise "non"Edouard Philippe, Premier ministre

Edouard Philippe ne s'en cache pas : "Je n'ai pas et je n'ai jamais eu peur du mot 'sélection'". Le but de Parcours Sup est de mieux orienter les lycéens après le bac pour lutter contre les 60% d'échec à l'université (un chiffre à nuancer, signale cependant Le Monde). "L'objectif, ça n'est pas que l'université dise 'non'. Dans la plupart des cas, elle dira 'oui' et dans certains cas, elle dira 'oui si'. Si quoi ? Si le candidat accepte un parcours adapté qui lui permet justement de réussir dans la filière qu'il a choisie."

Dans les universités, certains professeurs émettent des doutes. Ils sont 425 à dénoncer la réforme dans une tribune publiée en avril 2018 sur le site de France Info. "On nous demande de classer les candidatures de sorte qu'un couperet tombera une fois les capacités d'accueil des filières saturées, écrivent-il. Parcoursup est en effet conçu de telle façon qu'on ne peut y introduire des ex æquo, sauf à déployer des trésors d'ingéniosité informatique." Pour eux, "un mode de sélection se substitue à un autre".

En mars et avril, les étudiants français ont manifesté eux aussi pour dénoncer, entre autres, le système Parcoursup et la loi Orientation et Réussite des Étudiants (ORE). Des universités ont été bloquées ces dernières semaines et l'organisation des examens est compromise dans plusieurs établissements.

Des moyens supplémentaires ?

Quant à savoir si ce plan permettra de désengorger les formations les plus demandées, la réponse reste floue. Parmi ces filières dites "en tension" : Staps (éducation physique), droit, psychologie et la première année commune des études de santé. Verdict entre le 22 mai au 5 septembre, période pendant laquelle les établissements contacteront les étudiants admissibles. En attendant, Edouard Philippe l'a promis : "Nous allons investir pour construire de nouveaux locaux, pour ouvrir des places supplémentaires dans les filières en tension."

Et ailleurs en Europe, comment ça se passe ?

C'est une promesse lancée par l'Union en 2010 : "L'objectif de la stratégie Europe 2020 est qu'au moins 40% des 30-34 ans dans l'UE obtiennent, d'ici 2020, un diplôme d'enseignement supérieur". En 2016, ce chiffre était de 39%. C'est en Allemagne (pays le plus peuplé de l'Union) qu'on trouve le plus d'étudiants. En 2015, selon Eurostat, on dénombrait trois millions d'Allemands inscrits dans l'enseignement supérieur.

Dans tous les pays européens, une tendance se dégage : la sélection à l'entrée des études universitaires... voire plus tôt dans le parcours de formation.

  • Royaume-Uni : chaque université a ses critères. Les établissements se basent sur les résultats au A-Level (un examen passé pendant les deux dernières années d'école secondaire) et sur le dossier des candidats qui s'inscrivent sur la plate-forme UCAS.
  • Allemagne : l'Allemagne est un cas particulier en Europe. Environ la moitié des jeunes d'une classe d'âge obtiennent l'Abitur, le diplôme de fin d'études secondaires. Les autres ont été dirigés avant vers d'autres types de formations. Pour ceux qui s'orientent vers l'université, "les candidats sont acceptés en fonction de leur note jusqu'à épuisement des places", écrit Le Monde. Comme c'est le cas ailleurs, des procédures plus strictes sont mises en place pour l'accès aux études de médecine qui exigent d'excellentes notes à l'Abitur.
  • Espagne : l'accès à l'université est conditionné par un mélange de deux notes qui donnent un résultat sur 10. Les établissements prennent en compte le résultat au "bachillerato" passé par les élèves pendant les deux dernières années du secondaire (60%), ainsi qu'une série d'épreuves organisées par les universités. Le tout donne lieu à un calcul complexe dont le résultat est une note sur 10. Il faut un minimum de 5/10 pour être admissible dans les études supérieures.
  • Suède : les jeunes Suédois ne passent pas de diplôme d'études secondaires. Ils sont soumis à un contrôle continu et ont l'obligation de réussir certaines matières pour entrer à l'université.
  • Italie : l'esame di maturità, le diplôme de fin de secondaires, ouvre en théorie l'accès à l'université publique. Mais toutes les filières ne sont pas accessibles en un claquement de doigts. On trouve des examens d'entrée pour les formations de médecine, d'ingénieur et d'architecture par exemple. Les universités ont aussi le droit de faire passer leurs propres tests d'orientation. Si un étudiant n'a pas les prérequis nécessaires, il peut alors être obligé de suivre une remise à niveau.
Le coût des études, une autre forme de sélection

Quel que soit le pays, être un bon étudiant ne suffit pas. Une sélection s'opère aussi par l'argent. Là encore, on note des différences d'un pays à l'autre. La Suède, le Danemark et la Finlande par exemple offrent des études gratuites.

En France aussi, le coût d'une inscription à l'université n'est pas très élevé. Mais tout le monde n'a pas droit à une bourse. De nombreux étudiants exercent un emploi en dehors des cours, avec des conséquences sur leurs résultats comme le montre l'infographie ci-dessous.

Dans ce domaine, la palme du cursus le plus cher revient à un État sur le point de quitter l'Union. "Les frais les plus élevés (10.028 euros) sont demandés aux étudiants du Royaume-Uni (Angleterre)", explique Eurydice, le réseau européen d'information sur les systèmes d'enseignement.

Conclusion : plutôt vrai, mais avec de (sévères) nuances

Coralie Dubost a-t-elle raison de dire que l'accès aux études universitaires en France est "une exception en Europe" ? Oui... mais avec d'importantes nuances, à commencer par le coût des études parfois décourageant.

Le manque de places et de moyens est lui aussi pointé du doigt. C'est d'ailleurs l'un des arguments mis en avant par l'opposition : les gouvernements successifs sont accusés de ne pas avoir anticipé le boom démographique des années 2000.

Comme en France, les universités belges se veulent aussi ouvertes au plus grand nombre. Notre pays accueille d'ailleurs de nombreux étudiants français qui n'ont pas trouvé de place dans l'Hexagone. En Fédération Wallonie-Bruxelles, "un étudiant étranger sur deux est Français", d'après des chiffres de l'Académie de recherche et d'enseignement supérieur (ARES).

Ambroise Carton


Retrouvez le "Check Point" dans Europe Hebdo sur LCP et Public Sénat le jeudi à 14h10. Chaque semaine, une déclaration ou une idée reçue passera l'épreuve du "Check Point" une séquence de "fact checking" réalisée par la RTBF, avec le soutien du Parlement européen.

Catégories: Actualités

Asile et immigration : une semaine tendue de débats en séance publique

lun, 04/23/2018 - 11:06
Asile et immigrationFrançois De RugyStéphane PeuChristian JacobEric CoquerelJean-Luc MélenchonÉlise FajgelesEric CIOTTIJacques Marilossian

Politique Matin, c’est tous les jours, du lundi au vendredi, de 8h30 à 9h30 sur LCP. Deux interviews politiques, une revue de presse, des chroniques : une heure pour dépasser les postures, se démarquer du prêt-à-penser et se faire une opinion sur le contenu de l'actualité parlementaire et politique du jour. Réagissez en direct sur Twitter : #PolMat

Catégories: Actualités

L’Assemblée nationale adopte en 1ère lecture la loi asile et immigration

lun, 04/23/2018 - 10:53
Asile et immigrationJean-Michel ClémentRichard FerrandSonia Krimi

Politique Matin, c’est tous les jours, du lundi au vendredi, de 8h30 à 9h30 sur LCP. Deux interviews politiques, une revue de presse, des chroniques : une heure pour dépasser les postures, se démarquer du prêt-à-penser et se faire une opinion sur le contenu de l'actualité parlementaire et politique du jour. Réagissez en direct sur Twitter : #PolMat

Catégories: Actualités

Sondages : la majorité des sympathisants LR accorde leur confiance à Edouard Philippe (53%)

lun, 04/23/2018 - 10:12
Edouard PhilippeEdouard PhilippeEmmanuel Macron

Il concentre moins d'attention que le président de la République, pourtant le Premier ministre jouit d'une relative stabilité dans sa cote de confiance.

  • Après une année passée à Matignon le Premier ministre Edouard Philippe recueille 47% de confiance de la part des Français, au mois de mars 2018, selon Harris interactive France.

  • Une cote de confiance qui se caractérise par une relative stabilité de la confiance des Français vis-à-vis du Premier ministre. Lors de son arrivée en mai 2017 il était à 53% de confiance, un an plus tard, Edouard Philippe reste à 47% de confiance chez les Français.
  • L'ancien maire du Havre, fidèle d'Alain Juppé, reçoit une très large confiance des Français sympathisants de la majorité présidentielle LREM-MoDem (91%) mais également une majorité de confiance chez Les Républicains (53%) et même, de manière non négligeable, chez les sympathisants socialistes (43%).

  • Une appréciation qui ne se différencie pas selon les classes d'âge, mais plutôt vis-à-vis de l'origine sociale des Français. Les catégories supérieures font plus confiance à Edouard Philippe (56%) que les catégories populaires (39%).


Politique Matin, c’est tous les jours, du lundi au vendredi, de 8h30 à 9h30 sur LCP. Deux interviews politiques, une revue de presse, des chroniques : une heure pour dépasser les postures, se démarquer du prêt-à-penser et se faire une opinion sur le contenu de l'actualité parlementaire et politique du jour. Réagissez en direct sur Twitter : #PolMat

Catégories: Actualités

Pénicaud: "On a besoin des syndicats"

lun, 04/23/2018 - 09:16

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a assuré lundi que le gouvernement avait "besoin des syndicats", saluant en Jean-Claude Mailly qui quitte la tête de FO "un grand leader syndical".

"C'est un grand leader syndical, et il a marqué le champ social en France, à la tête de FO, depuis 14 ans", a déclaré Mme Pénicaud, interrogée sur Europe 1.

"Je n'ai pas toujours été d'accord avec lui", mais "Laurent Berger à la tête de la CFDT, Jean-Claude Mailly, ce sont des organisations réformistes exigeantes", a-t-elle ajouté.

"Pour moi, le syndicalisme, c'est ça aussi (...) Il représente les salariés, et on a besoin  des syndicats", a-t-elle souligné.

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, avait reproché dimanche au président Emmanuel Macron son "arrogance" et de "vouloir se passer des organisations syndicales".

Pascal Pavageau, qui doit succéder à Jean-Claude Mailly lors du congrès de FO cette semaine à Lille, "vient plutôt du secteur public, qu'il connaît très bien", a souligné Mme Pénicaud. "Il va prendre ses marques, on attend un peu de voir les positions qu'il va prendre".

Catégories: Actualités

Force ouvrière en congrès à Lille pour tourner la page Mailly

lun, 04/23/2018 - 07:51

Force Ouvrière s'apprête à tourner la page Jean-Claude Mailly lors de son congrès qui s'ouvre lundi à Lille. Très contesté ces derniers mois par ses troupes, l'actuel secrétaire général du syndicat passera la main à Pascal Pavageau. 

Après 14 ans à la tête de FO, Jean-Claude Mailly s'attend à un congrès mouvementé. Il est prévu qu'il s'exprime lundi, puis jeudi après des prises de parole de militants, qui risquent fort de revenir sur l'épisode des ordonnances travail.  

Entre 3.000 et 4.000 personnes sont attendues au Grand Palais de Lille de lundi à vendredi. 

Ont été conviés lundi la maire de Lille, Martine Aubry, ainsi que Xavier Bertrand, ex-ministre du Travail UMP et désormais président du conseil régional des Hauts-de-France, des invitations politiques rarissimes. 

L’élection du nouveau secrétaire général, par le Parlement du syndicat (comité confédéral national, CNN), se déroulera vendredi. 

Outre des prises de parole qui s'annoncent rudes, un des thermomètres du mécontentement sera le vote du rapport d'activité de l'actuel secrétaire général. Son score sera scruté. 

"Compte tenu des difficultés de positionnement et de ligne cette année, et c'est un euphémisme, les militants attendent clairement une ligne", explique Pascal Pavageau, seul candidat à la succession. 

Une partie des troupes FO ont en effet jugé trop conciliantes les positions de Jean-Claude Mailly sur les ordonnances Macron  réformant le droit du travail, alors que FO avait défilé aux côtés de la CGT pour s'opposer à la loi El-Khomri un an plus tôt. 

Jean-Claude Mailly a accepté la concertation avec le gouvernement et refusé de descendre dans la rue. Ce qui n'a pas empêché certaines fédérations -- par ailleurs très autonomes -- de manifester aux côtés de la CGT cet automne.  

Il dit "ne rien regretter" de ses positions et laisse entendre également qu'à quelques mois d'un congrès, les remous sont un grand classique. 

- Faire contrepoids à "Jupiter" -

Pour lui succéder, Pascal Pavageau, un ingénieur en travaux publics de 49 ans est en piste depuis 2011. Il pronostique un congrès "hard rock", clin d'oeil appuyé au style de musique qu'il affectionne.

S'affichant comme plus "direct" face à un exécutif qui est "une bête de com'", il a déjà commencé à sortir le bazooka. Et s'en prend à un Macron "Jupiter" qui ne supporte pas "les contrepoids" que sont notamment les syndicats. "Contrairement à ce que pense Jupiter le monde n'a pas démarré en 2017", cingle-t-il.

Il se présente en pacificateur, candidat "de la base", l'indépendance en bandoulière, "sans carte au PS" en particulier pour se démarquer de son prédécesseur. 

A ses côtés, une jeune garde, soit six nouvelles têtes sur 13, qui vont faire leur entrée au bureau confédéral. Il promet de rajeunir et de féminiser le syndicat, voulant même "faire sauter le plafond de verre" dans un paysage ultra-masculin. 

Il a aussi précisé qu'il "ne valide pas le chiffre de 500.000" adhérents inchangé depuis 2011 et devrait faire les comptes pour annoncer un chiffre "au plus tard à la fin de l'année". 

FO, qui a récemment fêté ses 70 ans, est le troisième syndicat en termes d'audience et a du chemin à rattraper concernant son implantation dans les entreprises. Il est en revanche premier dans la fonction publique d'État dont est issu M. Pavageau. 

A 65 ans, Jean-Claude Mailly quittera, lui, la scène nationale et a récemment déclaré qu'il allait "prendre un mandat" au Comité économique et social européen. 

Catégories: Actualités

Force ouvrière en congrès à Lille pour tourner la page Mailly

lun, 04/23/2018 - 04:00

Force Ouvrière s'apprête à tourner la page Mailly lors de son congrès de Lille qui s'est ouvert lundi. Très contesté ces derniers mois en interne, l'actuel secrétaire général du syndicat a justifié ses choix avant de passer la main en fin de semaine à Pascal Pavageau.

Applaudi en fin de discours par les quelque 3.500 congressistes, M. Mailly a passé en revue "les sujets de mécontentement nombreux" de l'actualité économique et sociale, évoquant "une colère sourde" dans le pays. Il a aussi justifié sa position sur les ordonnances travail d'Emmanuel Macron.

"Notre comportement a été le plus efficace possible dans un contexte donné, la meilleure tactique à adopter", a-t-il assuré pendant sa prise de parole de plus d'une heure en ouverture, suscitant quelques sifflets et huées. "Nous avons fait bouger les lignes (...) et nous n'avons pas été entendus sur d'autres points." 

"Tout le travail a été fait avec l'unanimité du bureau confédéral", a-t-il rappelé.  

La suite du congrès, qui doit se clore vendredi, pourrait être plus mouvementée M. Mailly doit reprendre la parole jeudi après les interventions de militants, qui risquent de revenir sur l'épisode des ordonnances travail. 

Une partie des troupes FO ont en effet jugé trop conciliantes les positions de Jean-Claude Mailly sur les ordonnances Macron réformant le droit du travail, alors que FO avait défilé aux côtés de la CGT pour s'opposer à la loi El-Khomri un an plus tôt. 

Jean-Claude Mailly a accepté la concertation avec le gouvernement et refusé de descendre dans la rue. Ce qui n'a pas empêché certaines fédérations -- par ailleurs très autonomes -- de manifester aux côtés de la CGT cet automne.   

"Je n'ai pas compris pourquoi tu ne t'étais pas opposé plus fortement aux ordonnances", lui a lancé la maire socialiste de Lille Martine Aubry, invitée et largement applaudie, tout en saluant une "grande amitié depuis 1981" avec M. Mailly, né à Béthune (Nord).

Xavier Bertrand, ex-ministre du Travail UMP et désormais président du conseil régional des Hauts-de-France, était également présent, des invitations rarissimes.

L’élection du nouveau secrétaire général, par le parlement du syndicat (comité confédéral national, CNN), se déroulera vendredi, journée de clôture. 

Outre des prises de parole qui s'annoncent rudes, un des thermomètres du mécontentement sera le vote du rapport d'activité de l'actuel secrétaire général. Son score sera scruté. 

"Compte tenu des difficultés de positionnement et de ligne cette année, et c'est un euphémisme, les militants attendent clairement une ligne", explique Pascal Pavageau, seul candidat à la succession, après 14 ans de mandat de M. Mailly. 

- Faire contrepoids à "Jupiter" -

Pascal Pavageau, un ingénieur en travaux publics de 49 ans est en piste depuis 2011. Il pronostique un congrès "hard rock", clin d'oeil appuyé au style de musique qu'il affectionne.

S'affichant comme plus "direct" face à un exécutif qui est "une bête de com'", il a déjà commencé à sortir le bazooka. Et s'en prend à un Macron "Jupiter" qui ne supporte pas "les contrepoids" que sont notamment les syndicats. "Contrairement à ce que pense Jupiter le monde n'a pas démarré en 2017", cingle-t-il.

Il se présente en pacificateur, candidat "de la base", l'indépendance en bandoulière, "sans carte au PS" en particulier pour se démarquer de son prédécesseur. 

A ses côtés, une jeune garde, soit six nouvelles têtes sur 13, qui vont faire leur entrée au bureau confédéral. Il promet de rajeunir et de féminiser le syndicat, voulant même "faire sauter le plafond de verre" dans un paysage ultra-masculin. 

Il a aussi précisé qu'il "ne valide pas le chiffre de 500.000" adhérents inchangé depuis 2011 et devrait faire les comptes pour annoncer un chiffre "au plus tard à la fin de l'année". 

FO, qui a récemment fêté ses 70 ans, est le troisième syndicat en termes d'audience et a du chemin à rattraper concernant son implantation dans les entreprises. Il est en revanche premier dans la fonction publique d'État dont est issu M. Pavageau. 

A 65 ans, Jean-Claude Mailly quittera, lui, la scène nationale et a récemment déclaré qu'il allait "prendre un mandat" au Comité économique et social européen. 

Catégories: Actualités

Le gouvernement présente sa feuille de route pour développer l'économie circulaire

lun, 04/23/2018 - 04:00

Le gouvernement présente lundi sa feuille de route pour développer l'économie circulaire, un système économique visant à préserver les ressources de la planète et l'environnement en encourageant notamment la réparation et le recyclage.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, ainsi que la secrétaire d'Etat à la Transition écologique, Brune Poirson, en dévoileront le contenu à l'occasion d'une visite d'une usine SEB à Mayenne (Mayenne). 

Le spécialiste du petit électroménager mise notamment sur des produits pouvant être réparés, un principe clé de l'économie circulaire. Mais outre la réparation, l'économie circulaire s'appuie sur des pratiques telles que le réemploi et le recyclage afin de limiter la consommation de matières premières, d'eau ou d'énergie, ainsi que le rejet de déchets.

Le gouvernement doit montrer lundi les pistes retenues pour améliorer la gestion du cycle de vie des produits, de leur conception jusqu'à leur traitement lorsqu'ils deviennent déchet.

La France toutefois "n'a pas à rougir" de sa situation actuelle concernant l'économie circulaire, selon Alain Geldron, l'expert en matières premières de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe). 

Elle est "très dynamique, assez novatrice, par exemple la pénalisation de l'obsolescence programmée est regardée avec beaucoup d'intérêt dans de nombreux pays", a-t-il indiqué à l'AFP.

Cette pénalisation avait été introduite par la loi de transition énergétique de 2015, qui a également fixé une série d'objectifs en matière de tri et de recyclage, tels que la valorisation de 65% des déchets en 2025.

- Au-delà du recyclage -

Pour élaborer sa feuille de route, le gouvernement s'est notamment appuyé sur des synthèses réalisées par des groupes de travail rassemblant des acteurs concernés par le sujet (professionnels, experts, associations).

Plusieurs pistes sont ressorties de ces travaux, notamment simplifier et harmoniser les règles de tri ou encore mettre en place un système de consigne sur certains emballages, comme les bouteilles plastiques, les canettes et les piles, afin d'améliorer leur collecte et leur taux de recyclage.

Pour cela, la France pourrait s'inspirer des systèmes ayant fait leurs preuves dans d'autres pays européens comme l'Allemagne ou le Danemark.

Le gouvernement envisage aussi d'adapter la fiscalité pour rendre l'élimination des déchets plus chère que le recyclage, ce que réclament certaines ONG comme France Nature Environnement.

Mais "il faut faire en sorte que l'économie circulaire ne soit pas simplement cantonnée au recyclage", a précisé à l'AFP Patrick Hervier, référent économie circulaire de France Nature Environnement, soulignant que le tri restait aujourd'hui "la forme la plus visible" de l'économie circulaire.

Avant d'avoir recours au recyclage qui capte, selon lui, une grande partie des soutiens financiers, le monde associatif milite ainsi pour privilégier le réemploi et la réparation. La feuille de route devrait inclure des mesures visant à soutenir ces deux créneaux d'activité, aujourd'hui en difficulté.  

Le gouvernement pense notamment à développer des plateformes numériques de mise en relation des réparateurs avec les consommateurs ainsi qu'à des mesures fiscales "pour permettre une baisse effective des prix des services de réparation", selon un document du ministère publié sur internet.

Cette proposition devrait être accueillie favorablement par les ONG de défense de l'environnement et par les acteurs du secteur. Dans une lettre ouverte publiée fin mars, ces derniers suggéraient notamment de baisser la TVA pour les actes de réparation, mais aussi de créer un chèque réparation et d'"imposer aux fabricants une durée minimale (...) de disponibilité des pièces détachées à des prix raisonnables".

Catégories: Actualités

Asile-immmigration: le texte voté à l'issue d'un marathon enflammé de sept jours

lun, 04/23/2018 - 00:41

Au septième jour, les débats passionnels sur le projet de loi "asile-immigration" se sont achevés dimanche soir à l'Assemblée nationale par le vote du texte en première lecture avec, au final, un seul opposant LREM, qui a aussitôt annoncé son départ du groupe majoritaire.

Après 61 heures de joutes enflammées et un millier d'amendements examinés -mais très peu adoptés- le projet de loi "pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie" a finalement été voté vers 23H00 en première lecture par 228 voix contre 139 et 24 abstentions.

Les Républicains et toute la gauche -socialistes, communistes et "Insoumis"- ont voté contre, tout comme les députés FN.

Au sein du groupe LREM, seul l'ex-socialiste Jean-Michel Clément a voté contre et aussitôt annoncé son départ du groupe, conscient d'avoir "enfreint les règles" du groupe majoritaire. Quatorze autres LREM ont cependant exprimé leur désaccord avec le texte en s'abstenant. Une députée MoDem, Nadia Essayan, a également voté contre, et huit autres centristes se sont abstenus.

Au Sénat maintenant de prendre la suite en juin, où la majorité de droite a déjà promis de "l'amender considérablement".

Ce "week-end un peu particulier à Paris", selon le président du groupe MoDem Marc Fesneau, est inédit (hors budgets) depuis l'homérique bataille du "mariage pour tous" de 2013.

Présent quasiment de bout en bout et défendant avec vigueur son texte "face à des hommes et des femmes de convictions", le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a salué l'adoption d'un "texte juste".  Dès lundi soir, il avait plaidé "l'urgence à réagir" pour limiter "une immigration massive" et "en même temps" garantir le droit d'asile, "sacré".

Le texte vise à réduire à six mois, contre onze aujourd'hui, l'instruction de la demande d'asile. Objectif affiché: faciliter à la fois l'expulsion des déboutés et l'accueil des acceptés. La rapporteure Elise Fajgeles (LREM) a souvent insisté sur une "ligne de crête", entre "exigence de pragmatisme" et "humanité".

- Des oppositions combatives -

Extrêmement combatives, les oppositions (LR, FN et gauche) ont fait prolonger des débats enflammés.

Critiquant une "petite loi" d'une majorité "immigrationniste" et des "pudeurs de violette" du ministre, les Républicains ont bataillé pour durcir le texte, avec 323 amendements, tous rejetés par une majorité "sectaire", dans le sillage des propositions très droitières de Laurent Wauquiez cette semaine. 

Et LR de demander, plusieurs dizaines de fois, s'il y avait "un plan caché pour régulariser 40.000 étrangers en situation irrégulière".

La présidente du FN Marine Le Pen a, elle, fustigé une "loi d'organisation d'une immigration supplémentaire" et raillé le patron de LR Laurent Wauquiez, "mis sous (s)on aile, en quelque sorte" avec les propositions de son parti.

Droite et extrême droite ont été omniprésentes dans l'hémicycle jusqu'au dernier jour où le FN proposait de supprimer le droit du sol et LR de le restreindre. 

"LR et FN tristes alliés d'une droite dure et extrême. Mêmes mots, mêmes arguments, même opposition à tous droits des migrants", a commenté Matthieu Orphelin (LREM).

Vent debout contre une loi "inhumaine", la gauche a combattu des "régressions", comme le doublement de la durée maximale de rétention, portée à 90 jours, avec la possibilité maintenue "d'enfants derrière les barbelés". "Une loi qui fait de l'étranger un suspect", selon la communiste Elsa Faucillon.

La gauche a régulièrement accusé LR de "jouer à l'idiot utile du macronisme et faire passer une loi extrême pour une loi équilibrée".

L'une des mesures phare - réduction de moitié du délai d'appel à 15 jours après rejet d'une demande d'asile - a été votée par le FN (inhabituellement presque au complet dans l'hémicycle), un "tournant" historique selon Olivier Faure (PS).

Ces critiques de la gauche contre la réduction des droits des demandeurs d'asile ont été reprises par quelques députés de la majorité qui avaient déjà depuis plusieurs mois tenté, le plus souvent en vain, de convaincre le ministre de l'Intérieur d'amender son texte.

Au long des débats, cette frange contestataire LREM, avec quelques MoDem, jouait, sous pressions, les équilibristes pour faire entendre sa défense des "vulnérables" sans paraître "fronder".

Dans les dernières heures, encore émaillées d'invectives, l'Assemblée a voté, au grand dam de LR y voyant une concession du gouvernement "à son aile gauche",l'assouplissement du "délit de solidarité" pour certaines personnes venant en aide aux migrants. Et le délai pour accéder au marché du travail pour les demandeurs d'asile a été ramené de neuf à six mois.

Catégories: Actualités

Français de l'étranger (5e circonscription): la députée LREM Samantha Cazebonne réélue

dim, 04/22/2018 - 23:45

La députée La République en marche de la 5e circonscription des Français de l'étranger (Espagne, Portugal, Monaco, Andorre) Samantha Cazebonne, dont l'élection avait été invalidée, a été réélue dimanche au second tour d'une législative partielle, ont annoncé plusieurs responsables LREM sur Twitter.

Mme Cazebonne a été réélue face au candidat de La France insoumise François Ralle-Andreoli. Les résultats définitifs n'étaient pas encore connus dimanche soir.

Samantha Cazebonne, 46 ans, largement élue en juin 2017 face au même adversaire, avait vu son élection annulée en février par le Conseil constitutionnel, qui avait notamment évoqué des dysfonctionnements dans le vote par correspondance.

Au premier tour le 8 avril, marqué par une participation famélique (7,87%) habituelle dans les circonscriptions de l'étranger, elle avait obtenu 35,15% des suffrages, contre 28,45% pour son concurrent soutenu par un éventail de partis de gauche (La France insoumise, EELV, PCF, Génération.s de Benoît Hamon. Le candidat de droite Raphaël Chambat (Les Républicains) avait été élu avec 13,95% des suffrages.

Array

Array

Array

Catégories: Actualités

Asile-immigration: le député Jean-Michel Clément quitte le groupe LREM après avoir voté contre le texte

dim, 04/22/2018 - 23:11

Le député La République en marche Jean-Michel Clément a annoncé dimanche soir qu'il quittait le groupe LREM après avoir voté contre le projet de loi asile-immigration, adopté en première lecture à l'Assemblée nationale.

"Afin d’éviter que mon vote nourrisse quelques interprétations ambiguës ou farfelues, d’où qu’elles viennent, j’ai décidé de me mettre en congé du groupe parlementaire La République en Marche à compter de ce jour", a déclaré M. Clément (ex-PS) anticipant ainsi sa probable exclusion par le président du groupe LREM à l'Assemblée nationale Richard Ferrand.

"Sur ce sujet, comme pour d’autres à venir, lois bioéthiques ou fin de vie, je pense n’avoir fait ici qu’en appeler à ma conscience pour fonder mon vote", a fait valoir l'élu de la Vienne.

"Mon engagement politique s’est toujours inscrit dans un collectif. Acceptant les compromis, sans pour autant renoncer à ma liberté. Une liberté encore plus précieuse quand elle touche à ma conscience", a souligné M. Clément.

S'agissant de ce projet de loi, "je ne suis pas sûr que nous envoyions aux citoyens du monde le message universaliste qui a toujours été le nôtre", a-t-il ajouté.

M. Clément "pensait sincèrement que la complexité de ce sujet impliquait que chaque parlementaire de notre groupe soit libre dans son expression et dans son vote. Cela n’a pu être le cas, et je le regrette".

Richard Ferrand avait menacé tout député LREM votant contre ce texte important du gouvernement d'exclusion du groupe. "Abstention, péché véniel, vote contre, péché mortel", avait-il fait valoir.

14 députés LREM se sont pour leur part abstenus sur ce projet de loi.

Dans une lettre de réponse à M. Clément, Richard Ferrand le remercie pour son courrier qui "constate qu'il enfreint nos règles et en tire les conséquences".

"J'accepte votre mise en congé du groupe La République en marche à compter de ce jour, conscient par ailleurs que votre soutien aux choix de la majorité n'avait jusqu'à ce jour jamais fait défaut", souligne M. Ferrand, qui "ne doute pas" que le député de la Vienne "continuera à porter l'essentiel des orientations du président de la République".

Array

Sur Facebook, les Jeunes socialistes de la Vienne ont eux appelé M. Clément à rejoindre son ancien parti: "il est encore temps pour toi de retrouver ta famille. Ton mandat de député peut encore s'exercer aux côtés de tes camarades socialistes afin de peser de ton expérience contre cette politique qui est une honte pour notre République".

Catégories: Actualités

Le projet de loi asile-immigration voté à l'Assemblée par 228 voix contre 139

dim, 04/22/2018 - 23:00

L'Assemblée nationale a adopté dimanche soir en première lecture le projet de loi "asile-immigration" par 228 voix contre 139 et 24 abstentions, au terme d'une semaine entière de débats enflammés et l'examen d'un millier d'amendements.

Le texte a été approuvé par la majorité LREM-Modem et le groupe UDI-Agir-Indépendants. Les Républicains et toute la gauche - socialistes, communistes et Insoumis - ont voté contre, tout comme les députés FN.

Catégories: Actualités

Migrants dans les Alpes françaises: renforts "importants" pour contrôler les frontières

dim, 04/22/2018 - 22:56

Le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb a annoncé l'envoi dimanche soir de renforts "importants" de forces de l'ordre pour "s'assurer du respect absolu du contrôle des frontières" dans le sur des Alpes, théâtre ce week-end d'actions menées par des activistes d'ultra-droite et d'autres pro-migrants.

M. Collomb "condamne avec la plus grande fermeté l’ensemble des provocations, gesticulations et incidents qui ont marqué ce week-end dans (le département des) Hautes-Alpes et dont des groupes d’activistes d'ultra droite et d’ultra gauche sont respectivement à l'origine", selon un communiqué.

M. Collomb "condamne avec la plus grande fermeté l’ensemble des provocations, gesticulations et incidents qui ont marqué ce week-end dans les Hautes-Alpes et dont des groupes d’activistes d'ultra droite et d’ultra gauche sont respectivement à l'origine".

Samedi et dimanche matin, des militants de Génération Identitaire, un groupuscule d'extrême droite, ont bloqué un  col, celui de l'Echelle, emprunté par les migrants pour passer d'Italie en France.

Puis dimanche, "un groupe de plus d'une centaine d’activistes pro-migrants français et italiens s'est présenté ce midi au col du Montgenèvre, en provenance d’Italie, en vue de faire franchir la frontière illégalement et en force à une trentaine de migrants", a précisé le ministre.

A cette occasion, a-t-il dit, "des violences ont été commises vis-à-vis des forces de l’ordre et un véhicule de la gendarmerie nationale a été dégradé". 

M. Collomb, qui défend son projet controversé sur l'asile et l'immigration à l'Assemblée nationale, a dit "sa volonté de combattre ceux qui souhaitent faire échec aux contrôles des frontières comme ceux qui prétendent se substituer aux forces de l’ordre dans ces missions". 

Catégories: Actualités

Dispute politico-historique à l'Assemblée sur le droit du sol

dim, 04/22/2018 - 19:54

La proposition du FN de supprimer le droit du sol et celle de LR de le restreindre ont déclenché dimanche à l'Assemblée une passe d'armes politique avec la majorité et surtout les Insoumis, Jean-Luc Mélenchon en tête, mêlée d'une dispute historique.

Dans la dernière ligne droite de l'examen du projet de loi immigration-asile, Marine Le Pen a défendu un amendement pour supprimer "tous les articles de notre législation qui consacrent dans le droit positif le droit du sol ou le double droit du sol".

L'ancienne finaliste de la présidentielle a aussi ironisé sur le président de LR, Laurent Wauquiez qui, "de manière nouvelle, souhaite supprimer le droit du sol".

La rapporteure du texte Elise Fajgeles (LREM) a plaidé que "c'est l'honneur de notre pays d'offrir la nationalité aux enfants nés et élevés en France".

Et le chef de file de La France Insoumise Jean-Luc Mélenchon s'est exclamé: "Madame Le Pen, vous n'y pensez pas, c'est l'Histoire de France que vous voulez défaire", "le droit du sol a été promulgué par François 1er" et est "consubstantiel à l'identité de la France".

"Ne mêlez pas l'Histoire de France à tout ça", a notamment riposté Claude Goasguen (LR). Et, a-t-il lancé plus tard, "jamais la France n'a été plus répressive envers les étrangers qu'en 1793, alors arrêtez vos affabulations historiques".

Par 133 voix contre 7, l'amendement FN a été rejeté, LR ne l'a pas voté.

Peu après, Guillaume Larrivé a exposé que "le groupe LR n'est pas favorable à la suppression du droit du sol, mais veut que la loi réaffirme l'exigence d'assimilation à la communauté française" et souhaite "modifier les conditions du droit du sol", notamment sur la "régularité du séjour des parents" ou l'absence de condamnation pour crime.

"Vous instrumentalisez le droit du sol pour faire une sorte de tribune et vous éloigner des objectifs de notre texte", a répondu aux FN et LR la rapporteure, jugeant que "le droit du sol n'a pas besoin d'être rétabli, il existe, ni limité, c'est l'honneur de la France la manière dont il fonctionne".

Jacques Marilossian (LREM) a appelé à ne pas voter ces changements, soulignant être un "député de la Nation" descendant de "grands-parents apatrides" et invitant les élus ayant des grands-parents d'origine étrangère, comme "au moins un tiers des Français", à se lever, ce que certains ont fait sur divers bancs.

A l'inverse, Mansour Kamardine, appuyé par ses collègues LR, a défendu des modifications du droit du sol pour Mayotte, où "nous sommes submergés".

Pour la présidente du FN, qui a soutenu cet amendement "mieux que rien", "Mayotte et la Guyane" sont des "témoignages" des échecs des gouvernements de droite et de gauche.

Catégories: Actualités

Plus de 200 parlementaires pour "un plan vélo ambitieux"

dim, 04/22/2018 - 17:10

Plus de 200 parlementaires de différentes sensibilités politiques, dont les députés de la majorité Matthieu Orphelin et Barbara Pompili, signent dans le Journal du Dimanche une tribune appelant le gouvernement "à mener un grand plan vélo".

"Nous avons vingt ans de retard par rapport à d'autres pays européens", déplorent les signataires qui appellent "le gouvernement à mener un grand plan vélo dans le cadre de la future loi d'orientation des mobilités".

"Les collectivités locales prennent aujourd'hui une large part, mais ne peuvent pas porter à elles seules cet enjeu national", estiment-ils, soulignant qu'en France, "plus des deux-tiers des déplacements domicile-travail de moins de 5 kilomètres sont encore faits en voiture".

"Le tout-voiture est aujourd'hui dans une impasse", affirment-ils, jugeant qu''une volonté des pouvoirs publics d'investir dans des infrastructures est essentielle afin de développer l'usage du vélo". Les signataires réclament en particulier "le développement de liaisons dites +autoroutes vélo+ entre différents pôles de vie sur un même territoire". 

Rappelant que le Conseil d'orientation des infrastructures a préconisé la mise en place d'un plan vélo de 350 millions sur 4 ans, ils estiment que cette enveloppe financière serait "un engagement fort à retranscrire dans la future loi d'orientation des mobilités".

Les signataires plaident en faveur de l'encouragement du vélo à assistance électrique ainsi que de la généralisation de l'indemnité kilométrique vélo "pour tous les employeurs privés et publics".

"Ce plan vélo doit être complet et s'accompagner de mesures de sécurité routière", soulignent-ils encore, rappelant que l'Assemblée nationale vient d'être endeuillée par l'accident mortel d'une collaboratrice, renversée à vélo.

Les députés constituent le gros du bataillon des signataires, parmi lesquels Amélie de Montchalin (LREM), Gilles Le Gendre (LREM) Sébastien Leclerc (LR), Marc Fesneau (MoDem), Delphine Batho (PS), Jean-Christophe Lagarde (UDI), Adrien Quattenens (LFI). On compte aussi quelques sénateurs, dont Françoise Cartron (PS) et Ronan Dantec (RDSE).

Catégories: Actualités

Corbière (LFI): "tout ce qui participe à dénoncer l’antisémitisme est le bienvenu"

dim, 04/22/2018 - 16:32

Le député de La France insoumise, Alexis Corbière, a affirmé dimanche, après la publication d'un virulent manifeste "contre le nouvel antisémitisme" en France, que "tout ce qui participe à dénoncer l’antisémitisme est le bienvenu", regrettant cependant "des formules un peu brutales".

"Tout ce qui participe à dénoncer l’antisémitisme est le bienvenu", a déclaré M. Corbière sur Radio J. "Il faut dénoncer l'antisémitisme, avec Jean-Luc Mélenchon nous le faisons, clairement".

Trois cents personnalités ont signé un manifeste, paru dans Le Parisien dimanche, "contre le nouvel antisémitisme" en France marqué par la "radicalisation islamiste", en dénonçant un "silence médiatique" et une "épuration ethnique à bas bruit" dans certains quartiers.

Alexis Corbière a jugé cette dernière formule "un peu dure, un peu forte". "Il y a parfois des formules un peu brutales dans lesquelles je ne me reconnais pas, mais sur le fond, c’est une réalité qu’il y a parfois un racisme exacerbé, un communautarisme fort", a développé le député de Seine-Saint-Denis. 

"Le terme d’+épuration ethnique+, c’est une formule choc, attention, je ne la reprendrais pas à mon compte, mais ne polémiquons pas sur la formule, il y a un mal qui est là et auquel il faut trouver une réponse", a-t-il précisé.

En ce qui concerne, "l'antisémitisme d'une partie de la gauche radicale" pointée dans le texte du manifeste, M. Corbière a affirmé là encore ne pas vouloir "polémiquer". "Tout ça me semble flou", a-t-il jugé.

A la question de savoir s'il signerait ce manifeste, M. Corbière a botté en touche. "A ce stade je ne sais pas", "je vais le lire".

"Je serai en première ligne pour dire non à l’antisémitisme, évidemment, il y a une pédagogie qui doit continuer à être faite là-dessus, il y a une loi qui doit être appliquée fermement vis-à-vis de tous ceux qui ont des propos antisémites", a-t-il affirmé. "J’ai quand même l’impression, même si je comprends qu’il y a une souffrance , une inquiétude, etc., qu'il y a quand même d’un point de vue médiatique, une certaine sensibilité, généralement, pour dénoncer l’antisémitisme dans ce pays", a-t-il ajouté.

Catégories: Actualités

Pages