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Mis à jour : il y a 14 min 7 sec

Face à Macron, la CGT tente d'initier une "convergence des luttes"

jeu, 04/19/2018 - 10:06

"Convergence des luttes!" C'est le slogan que s'apprêtent à scander jeudi cheminots, fonctionnaires ou encore salariés de l'énergie, à l'appel de la CGT et de Solidaires, dans une première tentative de construire un front commun contre Emmanuel Macron.

Les initiateurs de cette journée d'actions nationale interprofessionnelle prévoient 133 mobilisations dans toute la France, auxquelles pourraient venir se joindre des étudiants.

A Marseille, la manifestation part à 10H30 du Vieux-Port, en direction de la place Castellane. Le cortège parisien quitte Montparnasse à 14H00 pour la place d'Italie. En plus des chiffres "police" et "organisateurs", un collectif de médias, dont l'AFP, publiera son propre comptage des manifestants des deux villes, réalisé par le cabinet Occurrence.

Outre les manifestations, les grèves devraient causer des perturbations. A la SNCF, un TGV sur trois et deux TER sur cinq seront en circulation.

Les perturbations s'annoncent plus faibles dans les transports urbains. A Paris, les problèmes concernent essentiellement les RER, avec notamment un train sur deux sur la ligne B. En revanche, la RATP annonce un trafic "normal" dans les métros, "quasi normal" dans les bus. A Marseille, seuls les bus devraient être légèrement perturbés.

Dans l'énergie, la CGT annonce des "coupures ciblées", "en direction des entreprises où les employeurs licencient" ou "criminalisent l'action syndicale". Parallèlement, le syndicat compte mener des "opérations +Robin des Bois+", qui consistent à remettre le courant dans les foyers qui ne paient pas leurs factures, a indiqué Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.

La mobilisation affecte aussi certaines crèches et écoles, où l'accueil des enfants ne sera pas toujours assuré. Dans les maternelles, les agents territoriaux spécialisés (Atsem) entament un mouvement de grève reconductible. 

Les antennes de France culture et de France musique étaient perturbées en matinée. Des débrayages sont également prévus à La Poste, chez les fonctionnaires et à France Télévisions.

- "Impact sur la croissance" -

Si cette journée d'actions devrait bénéficier d'un grand soleil, le météo sociale, quant à elle, est orageuse.

Les grèves s'enchaînent dans divers secteurs: les cheminots en sont à leur huitième journée de grève depuis début avril contre la réforme ferroviaire, les fonctionnaires, qui défendent aussi leur statut, organisent une troisième journée de grève le 22 mai, la deuxième à l'appel de tous les syndicats, Air France sort d'une neuvième journée de grève sur des revendications salariales.

La grogne monte également dans le secteur de la santé, les hôpitaux et les maisons de retraite médicalisées (Ehpad).

En dehors du monde du travail, des facultés sont occupées ou bloquées par des opposants à la réforme "Parcoursup", accusée d'instaurer une "sélection" à l'entrée à l'université. Le mouvement a gagné Sciences Po, à Paris, qui était en partie occupé mercredi.

La CGT et Solidaires espèrent construire un front unique à partir de ces colères. Une "coagulation" des "mécontentements" à laquelle ne croit pas le président Emmanuel Macron, qui estime que les différents mouvements ont "peu à voir" entre eux.

Philippe Martinez lui a répondu, mercredi soir sur Franceinfo, qu'il y avait un "tronc commun" autour des "questions de pouvoir d'achat" et "d'emploi".

Mais la "convergence des luttes", mot d'ordre de la journée, ne fait pas l'unanimité chez les syndicats. "Ce n'est pas la tasse de thé de la CFDT", déclarait fin mars son leader Laurent Berger, qui a annoncé jeudi qu'il ne manifesterait pas au côté de la CGT le 1er mai.

En revanche, la CGT ne désespère pas de rallier Force ouvrière. Aujourd'hui réfractaire, le syndicat pourrait changer de ligne après l'élection la semaine prochaine de son nouveau patron, Pascal Pavageau, qui se dit ouvert à une "unité d'action".

Le président du groupe LREM à l'Assemblée Richard Ferrand a vu jeudi dans l'initiative de la CGT "une volonté de mettre un certain bazar en mobilisant toute une série de professions qui n'ont pas de revendications précises". Il a fustigé sur Cnews un "rapport de force d'un autre âge". 

"On croit au débat, à la discussion, contrairement au gouvernement qui veut imposer ses choix à marche forcée", a critiqué Philippe Martinez jeudi sur RFI.

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Ferrand (LREM) propose la proportionnelle intégrale pour le Sénat

jeu, 04/19/2018 - 09:45

Le chef de file des députés LREM Richard Ferrand a lancé jeudi l'idée d'un scrutin à la proportionnelle intégrale pour l'élection des sénateurs, afin que "toutes les sensibilités soient bien représentées".

Interrogé sur Cnews sur une éventuelle volonté de l'exécutif de modifier le mode de scrutin pour l'élection des sénateurs, Richard Ferrand a estimé que "le Sénat pourrait être mieux représenté".

"Le président (du Sénat Gérard, NDLR) Larcher est très attaché à la bonne représentation des territoires. Moi je considère qu'imaginer un scrutin totalement proportionnel à l'échelle des régions serait par exemple une hypothèse de travail intéressante car cela garantit une représentativité de qualité de l'ensemble des régions et c'est une manière de reconnaître le fait régional, et par une proportionnelle intégrale, cela fait en sorte que toutes les sensibilités soient bien représentées."

"A l'Assemblée nationale on doit veiller à la représentativité et la stabilité, au Sénat il faut veiller à ce que les territoires comme les sensibilités soient le plus largement représentés", a-t-il résumé. "C'est ce que je porte, je ne l'impute pas au Premier ministre", a-t-il noté.

Mais "puisqu'on est en train de dépoussiérer la Constitution pour avoir une démocratie rénovée plus représentative, qui ne soit pas dans un processus d'inadaptation à notre pays (…) je me dis qu'il faut être hardi et ouvrir tous les champs de la réflexion", a fait valoir Richard Ferrand.

Gérard Larcher est à l'offensive sur la réforme des institutions: s'il acte l'introduction de 15% de proportionnelle aux législatives, il est, en dépit de concessions obtenues, sur le non-cumul des mandats dans le temps notamment, en "total désaccord" avec la réduction de 30% du nombre de parlementaires prévue, car elle ne permettrait plus selon lui une "juste représentation des territoires".

Début avril, Edouard Philippe avait estimé qu'on pouvait "aussi se poser la question de savoir comment on élit les sénateurs…".

Interrogé pour savoir quel serait le meilleur système, il s'était borné à dire que "dès lors qu'on met sur la table une série de sujets, la discussion parlementaire peut être très riche".

Gérard Larcher est revenu à la charge mardi sur cette réforme, dénonçant un "abaissement des pouvoirs du Parlement" en germe et reprochant à Emmanuel Macron de ne pas respecter leur accord. Il s'inquiète notamment des limites au dépôt d'amendements inscrites dans le texte transmis par le gouvernement au Conseil d'Etat.

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EN DIRECT - Suivez l'examen du texte Asile-immigration dans l'hémicycle

jeu, 04/19/2018 - 09:44
3 min

Le direct :


L'article 3 adopté

L'article 3 est voté : il permet au mineur réfugié ou au bénéficiaire de la protection subsidiaire de demander le regroupement familial pour ses parents restés dans le pays d'origine et, désormais, pour ses frères et sœurs.

L'article prévoit également que les médecins transmettent directement à l'OFPRA les certificats médicaux établis pour des mineures ayant fait l'objet de mutilations sexuelles. Actuellement, cette transmission est confiée aux seuls parents.
Les débats toujours aussi laborieux

Comme ce fut le cas la nuit précédente, les discussions dans l'hémicycle restent éloignées du texte. Les rappels au règlement se succèdent.

Le patron du groupe LREM, Richard Ferrand dénoncent l'"obstruction" de l'opposition :

#LoiAsileImmigration Les débats reprennent comme ils se sont achevés la nuit dernière : avec moult rappels au règlement... Du coup, @RichardFerrand dénonce "l'obstruction" de l'opposition... https://t.co/9cJbpXfpLY #DirectAN pic.twitter.com/UeqHxtWwrJ

— LCP (@LCP) April 19, 2018

La présidente de séance, Annie Genevard (LR), tente de faire progresser les débats. Avec beaucoup de diplomatie :

La présidente de séance @AnnieGenevard essaye tant bien que mal de recadrer le débat : "Que les esprits ne s'échauffent pas, nous n'en sommes pas jeudi matin au moment où il faille (...) ouvrir une journée supplémentaire."https://t.co/9cJbpXfpLY#directAN #LoiAsileImmigration pic.twitter.com/4KyggocisX

— LCP (@LCP) April 19, 2018


Les points clés

  • Début laborieux pour l’examen du projet de loi "immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie".
  • Il devrait durer jusque tard dans la nuit de vendredi à samedi. Une première épreuve pour la majorité qui part divisée.
  • Plus d'un millier d'amendements déposés, dont environ deux cents des députés LREM.
  • Il reste encore 39 articles à examiner et… 972 amendements !
  • Dans une ambiance houleuse, les députés ont tout de même voté, mercredi soir, l'article 2 du texte. Il prévoit "la délivrance de plein droit d'une carte de résident aux bénéficiaires de la protection subsidiaire et aux apatrides ainsi qu'aux membres de leur famille dès lors qu'ils justifient de quatre années de résidence régulière" sur le territoire.
  • Le texte prévoit de réduire de onze à six mois les délais d'instruction de la demande d'asile, pour entamer rapidement le travail d'intégration des réfugiés. Parallèlement, il facilite la reconduite à la frontière pour les déboutés.
  • La France a enregistré plus de 100.000 demandes d'asile l'an dernier, soit une hausse de 17,5 % par rapport à 2016.
  • La future loi est critiquée par des acteurs de l'asile et les associations, qui redoutent des atteintes aux droits des étrangers. Le Défenseur des droits lui-même est monté au créneau face à des députés de la majorité qui trouvaient ses critiques contre le texte "caricaturales".
  • Au début du mois, les discussions avaient été agitées dès l'examen du texte en commission, ce qui a valu à la vingtaine de contestataires LREM un rappel à l'ordre du président de groupe Richard Ferrand.
Co-auteur(s): Jason Wiels
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Le Maire: "je ne crois pas à la convergence des luttes"

jeu, 04/19/2018 - 09:38

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a dit jeudi ne pas croire "à la convergence des luttes", alors que la CGT et Solidaires vont scander ce slogan lors d'une journée de mobilisation contre les réformes du président Emmanuel Macron.

"Non, je ne crois pas à la convergence des luttes", a déclaré M. Le Maire sur BFM TV et RMC.

"Je pense qu'il y a des colères qui s'expriment, on le voit, il y a une grève à la SNCF, il y a de l'agitation dans les universités", a-t-il estimé. Mais "je ne vois pas de point commun entre ces différentes expressions".

Le locataire de Bercy a jugé que "la bonne méthode, c'est celle du gouvernement, c'est de traiter chaque sujet en apportant des solutions sur chaque problème avec beaucoup de conscience, beaucoup de détermination, comme nous essayons de le faire avec le président de la République".

"Je pense que les Français attendent de nous qu'on tienne bon, sur la transformation de la SNCF, ça fait des années qu'on leur dit +on va le faire+ et finalement on ne le fait pas", a-t-il déclaré. "Ils attendent qu'on tienne bon sur Notre-Dame-des-Landes, nous sommes dans un Etat de droit, le droit doit être respecté", a-t-il poursuivi.

Cheminots, fonctionnaires ou encore salariés de l'énergie s'apprêtent à scander jeudi "Convergence des luttes" à l'appel de la CGT et de Solidaires, dans une première tentative de construction d'un front commun contre Emmanuel Macron.

Les initiateurs de cette journée d'actions nationale interprofessionnelle prévoient 133 mobilisations dans toute la France, auxquelles pourraient venir se joindre des étudiants.

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La CFDT refuse le 1er mai unitaire proposé par la CGT

jeu, 04/19/2018 - 09:35

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a annoncé jeudi que son syndicat ne défilerait pas avec la CGT pour le 1er mai, refusant ainsi l'événement unitaire proposé par son homologue de la CGT Philippe Martinez.

M. Martinez avait souhaité dimanche que "l'ensemble des organisations syndicales" soient main dans la main à l'occasion du 1er mai. Il en a fait directement la proposition aux autres leaders des cinq principaux syndicats lors d'une discrète rencontre organisée cette semaine.

"J'ai déjà répondu à Philippe Martinez, quand je l'ai rencontré en début de semaine", a répondu M. Berger, interrogé par Public Sénat. "La CFDT sera avec la CFTC et l'Unsa à Paris pour parler de nos revendications, nous aurons un rassemblement spécifique et nous ne le ferons pas avec la CGT."

Alors que la CGT organise jeudi une journée d'actions nationale interprofessionnelle, à laquelle la CFDT a également refusé de se joindre, Laurent Berger a redit que, pour lui, la "convergence des luttes" chère à Philippe Martinez "ne fonctionne pas".

"C'est plus une démarche politique, qui n'est pas la nôtre, qu'une démarche syndicale", a-t-il déclaré.

S'il y a "évidemment" des "points communs entre les salariés dans ce pays", "il y a aussi des combats spécifiques selon les champs professionnels", a-t-il estimé.

"Si je prends les Ehpad" et "les hôpitaux", a-t-il poursuivi, "nous demandons par exemple que les aides-soignants soient revalorisés de catégorie C à catégorie B et ce n'est pas en faisant une convergence des luttes qu'on y arrivera, ça c'est sûr."

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Secret des affaires: adoption en première lecture au Sénat

jeu, 04/19/2018 - 09:19

Le Sénat a adopté dans la nuit de mercredi à jeudi la proposition de loi pour protéger le "secret des affaires" malgré l'opposition de la gauche qui a relayé les inquiétudes suscitées par le texte parmi les médias et les associations.

Le texte, déjà adopté à l'Assemblée nationale, a recueilli 248 voix pour et 95 contre, celles des sénateurs de gauche.

Il fera à présent l'objet d'une commission mixte paritaire qui sera chargée de trouver une version commune aux deux chambres. Il transpose une directive adoptée par le Parlement européen en juin 2016 après 18 mois déjà de vifs débats. 

Une vingtaine de sociétés de journalistes ainsi qu'une cinquantaine de lanceurs d'alerte, de syndicats comme la CFDT ou d'associations ont exprimé leur opposition à l'adoption de la proposition de loi.

"On vient d'adopter à marche forcée un texte contesté", a accusé Fabien Gay (CRCE, à majorité communiste). "Le sujet méritait mieux", a-t-il ajouté. "ONG, lanceurs d'alerte, chercheurs, journalistes, représentants syndicaux, tous ceux qui se battent pour l'intérêt général verront leur combat compliqué".

"Marche forcée, absence d'étude d'impact, les griefs sont nombreux", a jugé de son côté le sénateur de Saône-et-Loire Jérôme Durain (groupe socialiste et républicain). "Ce texte n'atteint pas l'équilibre entre protection du secret des affaires et liberté d'expression".

Lors du débat, la ministre de la Justice Nicole Belloubet a reconnu que "certains secrets peuvent être divulgués dans un but d'intérêt général par des journalistes et des lanceurs d'alerte, et pour l'exercice des droits des salariés au sein de l'entreprise". "Les juridictions, gardiennes des libertés individuelles, feront la balance des intérêts en présence en veillant à ce qu'aucun lanceur d'alerte ne soit condamné", a-t-elle assuré.

En commission, les sénateurs ont fixé un garde-fou en créant un délit d'espionnage économique dont seraient exclus les journalistes, les lanceurs d'alerte et les représentants des salariés.

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Asile: soirée houleuse à l'Assemblée où Gourault sort de ses gonds contre LR

jeu, 04/19/2018 - 02:02

Soirée très tendue mardi à l'Assemblée sur le projet de loi "asile et immigration" où les députés LR ont réussi à bloquer l'avancée des débats et à faire sortir de ses gonds la ministre Jacqueline Gourault en fin de séance.

L'incident est survenu après minuit mais couvait depuis le début d'une soirée électrique sur tous les bancs.

Pendant toute la soirée, les députés LR, notamment Fabien Di Philippo et Pierre-Henri Dumont, sont revenus à la charge contre le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb, relayé ensuite par la ministre Jacqueline Gourault, pour savoir si le gouvernement avait un "plan caché de 40.000 régularisations" de sans-papiers, un chiffre évoqué par un élu de la majorité dans un article du Monde.

En commission, M. Collomb avait juste indiqué que "lorsque nous aurons examiné l'ensemble des articles de cette loi, nous pourrons débattre de ce qu'il convient de faire au sujet des personnes qui se trouvent sans statut". 

Cette insistance a fini par faire réagir Mme Gourault, ministre auprès du ministre de l'Intérieur, en fin de séance.  

"M. Jacob, vous allez laisser continuer ces méthodes pendant longtemps ? obliger un ministre à répondre ? Ce sont des méthodes autoritaires qui ne sont pas acceptables en démocratie. Qu'est-ce que c'est que ces méthodes ?", a tonné la ministre.

M. Jacob a répondu en jugeant que Mme Gourault "perdait son sang-froid". "C'est le gouvernement qui est responsable devant le Parlement, pas l'inverse", a-t-il répliqué. "Je regrette que la ministre ait décidé délibérément de ne pas répondre à nos questions", a-t-il ajouté.

La réponse de Mme Gourault a été également jugée "déplacée" par la socialiste Laurence Dumont. Un élu de la majorité reconnaissait après les débats que, même si un ministre "n'a pas à répondre à des injonctions", Mme Gourault, ancienne sénatrice, avait été "extrêmement maladroite" face à des LR "privés de Collomb".

Quelques minutes auparavant, la présidente de la commission des Lois Yaël Braun-Pivet (LREM) était passée dans les rangs LR pour essayer, en vain, de pouvoir terminer dans le calme une séance qui dégénérait.

Cet incident n'était en effet que la conclusion d'une soirée tendue dans un hémicycle empli de près de 200 députés, démarrée avec de multiples rappels au règlements de LR et de la gauche. 

Ces différentes oppositions demandaient qu'on revoit l'organisation des débats, prévus pour s'achever dans la nuit de vendredi à samedi avec un vote immédiat, alors qu'on en est encore qu'à l'article 3 (sur 40) du texte.

- Pourrir le débat -

Cet article, qui prévoit que les mineurs reconnus réfugiés pourront désormais faire venir leurs "frères et soeurs", et non plus seulement leurs parents, a déchaîné l'opposition de LR et du FN qui s'en sont pris aux "belles âmes" de la majorité et de la gauche.

Cette réunification familiale - à différencier du "regroupement familial" qui concerne les étrangers venus légalement et est soumis à des conditions financières et de logement - ne devrait pourtant concerner que quelques centaines de personnes (357 mineurs réfugiés en 2016 selon M. Collomb).

Mais élus LR et FN ont dénoncé un "appel d'air" (Ludovic Pajot, FN), l'ouverture "des vannes de l'immigration" depuis des pays "où les fratries peuvent être importantes" (Patrice Verchère, LR). "Vous allez ouvrir une filière de mort depuis l'Afrique vers la France", a lancé Pierre-Henri Dumont (LR).

A ces arguments, majorité et gauche ont défendu, comme Coralie Dubost (LREM), "une avancée humaine et juste".

"C'est une question d'humanité de demander aux parents de ne pas choisir entre le mineur protégé et celui qui restera dans le pays d'origine", a répondu la rapporteure Elise Fajgeles (LREM) déplorant que LR et FN fassent "valoir absolument les mêmes arguments".

"Vous parlez de l'Afrique en termes indignes et insultants", leur a lancé Danièle Obono (LFI). Erwann Balanant (MoDem) a accusé LR de "pourrir le débat" en "amalgamant immigration et asile". Sandrine Mörch (LREM) a dénoncé "une peur panique de l'étranger" chez LR et FN. 

"Vous êtes irréprochables, vous aurez tous le prix Nobel de la gentillesse sociale et immigrationniste", leur a répondu le FN Gilbert Collard. Fabien Di Philippo (LR) s'en est pris au "monopole des leçons d'humanité et des bons sentiments".

Au final, seuls 27 amendements ont été étudiés et l'article 3 n'a pu être soumis au vote. "Une soirée de gaspillée", déplorait une élue LREM.

Reprise des débats jeudi à 09H30 avec encore 972 amendements en discussion et le retour attendu de Gérard Collomb. 

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Un million de dollars de portables volés à l'aéroport de Rio

mer, 04/18/2018 - 20:45

Des voleurs déguisés en travailleurs de la zone de fret ont dérobé une cargaison de téléphones portables d'une valeur d'un million de dollars à l'aéroport international de Rio de Janeiro, a annoncé mercredi la télévision Globo.

Globo a diffusé ce qu'elle a présenté comme des images de caméras de sécurité où apparaissent trois hommes tous vêtus de l'uniforme des employés du fret, entrant dimanche dans la zone de l'Aéroport international de Galéo.

Le gang armé aurait ensuite caché son butin, des smartphones Samsung Galaxy S9, dans le complexe de Mare, une immense favela non loin de l'aéroport, selon la chaîne de télévision.

"Les trois criminels sont entrés facilement dans le terminal de fret et ont dérobé des smartphones de la dernière génération pour un million de dollars", a déclaré à la chaîne Venancio Moura, chargé de la sécurité au sein du syndicat des sociétés de transport de Rio.

La police a refusé de faire des commentaires sur le vol, qui ne serait que l'un d'une interminable série de ceux visant le fret au Brésil.

Les cibles les plus fréquentes à Rio restent les poids-lourds, régulièrement objets de détournements de bandes armées qui les obligent à aller dans les favelas puis en pillent les chargements.

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[EN DIRECT] Asile et immigration : suivez les débats dans l'hémicycle

mer, 04/18/2018 - 18:50
2 min

>> Suivez en direct les débats


Les députés continuent mercredi l'examen de l'article 2 du projet de loi Asile et immigration. Mardi soir, ils ont adopté l'article 1er du texte, sans toutefois l'amender.

Les débats ont été tendus, notamment entre le gouvernement et la majorité d'un côté et les députés Les Républicains de l'autre.


>> Le meilleur des débats en vidéos (du post le plus récent au plus ancien) :

Les députés adoptent l'article 2

Cet article prévoit "la délivrance de plein droit d'une carte de résident aux bénéficiaires de la protection subsidiaire et aux apatrides ainsi qu'aux membres de leur famille dès lors qu'ils justifient de quatre années de résidence régulière" sur le territoire.

Mörch (LREM) critique les députés LR

"C'est la honte !" Sandrine Mörch met en cause les députés Les Républicains et dénonce leur "peur panique de l'étranger".

.@SandrineMorch (LREM) critique les députés LR en invoquant notamment son histoire familiale. Elle dénonce une "peur panique de l'étranger".
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— LCP (@LCP) April 18, 2018

Le ton continue de monter : s'opposant une nouvelle fois aux députés LR, Sandrine Mörch affirme qu'elle veut "porter la parole du migrant". Sa réponse déplaît à Pierre Vatin (LR) qui fait un rappel au règlement pour "fait personnel".

.@SandrineMorch (LREM) répond aux députés LR : "Je tiens à porter la parole du migrant".
>> https://t.co/lYvP9M6EPa #DirectAN #PJLAsileImmigration pic.twitter.com/dUdy61lZ8U
— LCP (@LCP) April 18, 2018 Multiples rappels au règlements

Danièle Obono (LFI), Laurence Dumont (PS), Ugo Bernalicis (LFI), Eric Ciotti (LR) et Philippe Vigier (UDI) craignent de devoir siéger jusqu'à samedi matin. Ils demandent une réorganisation des débats.

Plusieurs rappels au règlement de l'opposition pour demander une réorganisation du calendrier des débats. Ils ne veulent pas voter le texte dans la nuit de vendredi à samedi.
>> https://t.co/lYvP9M6EPa #DirectAN #PJLAsileImmigration pic.twitter.com/DrBwN5xtLc
— LCP (@LCP) April 18, 2018

>> A relire : Asile et immigration : des députés LREM défendent leurs amendements contre l'avis du gouvernement

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