Agrégateur de flux

Frédéric Haziza revient à la présentation de "Questions d'info" sur LCP, Le Monde et Franceinfo se retirent

Le Huffington Post - jeu, 01/18/2018 - 09:31

MÉDIAS - Le Monde et Franceinfo ont mis fin à leur partenariat de l'émission "Questions d'info", présentée chaque jeudi sur LCP par Frédéric Haziza, qui a fait son retour à l'antenne après une plainte pour agression sexuelle, a-t-on appris mercredi 17 janvier de sources concordantes.

Interrogé par l'AFP, Le Monde a confirmé avoir informé LCP de l'arrêt de son partenariat. De son côté, Franceinfo a nié tout lien avec les allégations contre le présentateur, invoquant pour justifier son retrait le départ du Monde, et un "contexte perturbé et perturbant", lié selon la radio au renouvellement en cours de la présidence de la chaîne. Le mandat de l'actuelle présidente de LCP, Marie-Eve Malouines, s'achève en juin prochain et elle est candidate à sa propre succession.

"Franceinfosouhaite se mettre en retrait le temps que les choses s'apaisent pour LCP" et "l'accord de partenariat a été rendu caduc par le retrait du Monde", a déclaré une porte-parole de la radio.

Interrogée par l'AFP, Marie-Eve Malouines a confirmé le départ des deux médias, qui seront remplacés par l'hebdomadaire Le Point. "Nous avons été mis devant le fait accompli", a-t-elle déclaré, précisant que Le Monde avait annoncé son retrait en fin de semaine dernière, et Franceinfo au début de cette semaine. Cependant, l'émission sera bien diffusée ce jeudi 18 janvier, a-t-elle assuré. Pour sa part, la direction de l'AFP a précisé que l'agence de presse maintenait sa participation à l'émission.

Dans un communiqué, la dirigeante de LCP a jugé "incompréhensibles" les explications avancées par Franceinfo pour justifier son retrait. "En quoi la procédure de désignation du prochain PDG de LCP serait-elle perturbée et perturbante ? Les candidats doivent remettre au plus tard ce vendredi 19 janvier un projet qui sera soumis à un comité de sélection pluraliste après anonymisation des candidatures. Ce procédé garantit les chances de tous les candidats, en les préservant des passions médiatiques de tous ordres", a-t-elle fait valoir.

"Questions d'info", une interview d'une personnalité politique diffusée chaque jeudi à 20h30, et menée par des journalistes des quatre médias partenaires, avait été lancée en 2004-2005 par LCP et Franceinfo.

LCP avait suspendu le 21 novembre 2017 son présentateur vedette Frédéric Haziza et ouvert une enquête interne après la plainte d'une journaliste de la chaîne, Astrid de Villaines, pour une agression sexuelle survenue en 2014. Une enquête préliminaire avait également été ouverte par le parquet de Paris. La plaignante s'était d'ailleurs exprimée sur son agression au Parisien le dimanche 14 janvier dans un entretien vidéo.

Le rapport d'enquête interne, remis à la direction, a conclu qu'il n'y avait eu aucun "geste inapproprié" de la part du journaliste depuis 2014, date à laquelle il avait été sanctionné en interne pour ces faits. Dans la foulée, la direction avait décidé de réintégrer Frédéric Haziza à l'antenne. Une motion de défiance à l'encontre de la direction a été adoptée par la rédaction de LCP pour protester contre sa réintégration.

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Contre l'abandon de Notre-Dame-des-Landes, ce maire met les drapeaux en berne

Le Huffington Post - jeu, 01/18/2018 - 09:30

POLITIQUE - C'est sa manière à lui de protester contre l'abandon de Notre-Dame-des-Landes. Le maire de Saint-Aignan-de-Grand-lieu a décidé, dès l'annonce d'Édouard Philippe, de mettre en berne tous les drapeaux de sa ville. Jean-Claude Lemasson a même annulé la cérémonie des voeux prévue dans sa commune.

"C'est une mascarade depuis de nombreuses semaines, avec un encore un épisode extrêmement douteux samedi dernier, ici même (visite du premier ministre, ndlr). C'est un déni de démocratie", a-t-il dénoncé dans la presse locale.

Drapeaux en berne a la mairie de Saint Aignan de Grand Lieu apres l abandon du projet de NDDL #NDDL#EdouardPhilippe#NantesAtlantiquepic.twitter.com/mz1913C7v9

— Nicolas Hesse (@Nicolashesse) 17 janvier 2018

Le mécontentement de l'édile est lié au fait que sa commune abrite l'actuel aéroport de Nantes-Atlantique qui doit être prochainement aménagé pour faire face à l'accroissement du trafic aérien. Le véritable problème est le bruit lié au survol des avions qui ne dépassent pas 200m d'altitude sur le village.

Dans son discours, Édouard Philippe a promis de prendre cela en considération. "Nous ferons tout pour réduire ces nuisances (sonores) dans le village de Saint-Aignan-Grandlieu et, si ce n'était techniquement pas possible, elles feraient l'objet de compensations exemplaires", a affirmé le premier ministre qui prédit déjà des départs de population.

Mais Jean-Claude Lemasson entend mener le combat tout de suite. "Cette extension de Nantes Atlantique, elle n'est pas près de se faire. On va se battre avec tous les éléments juridiques en notre possession", explique-t-il. Première étape, un recours devant le Conseil d'Etat qui pourrait intervenir dès ce jeudi.

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Cyclisme - Tour Down Under - Tour Down Under : première victoire pour Elia Viviani sous ses nouvelles couleurs

L'Equipe.fr Actu de tous les sports - jeu, 01/18/2018 - 09:26
Elia Viviani, l'un des nouveaux pensionnaires de l'équipe Quick-Step...
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Parti socialiste: Julien Dray confirme sa candidature avant de se rétracter

Le Huffington Post - jeu, 01/18/2018 - 09:25

POLITIQUE - Et de six? Julien Dray a annoncé jeudi qu'il serait candidat à la tête du Parti socialiste, rappelant qu'il était favorable à "une coprésidence". A la question "Est-ce que vous allez faire acte de candidature pour partir à la conquête du Parti socialiste?", le conseiller régional d'Ile-de-France, invité de Radio Classique, a répondu "Oui"... avant de se rétracter quelques minutes plus tard.

"L'AFP se trompe je n'ai rien dit de plus ce matin que ce que j'ai dit depuis une semaine... Je cherche à construire une solution collective qui rassemble et il y a encore le temps de le faire", a démenti l'ancien député de l'Essonne sur son compte Facebook.

Joint par SMS, Julien Dray a confirmé au HuffPost qu'il n'était pas candidat "à ce stade".

Dans les faits, Julien Dray n'exclut toujours pas de se présenter. "Je pense que la question de la survie et du devenir du Parti socialiste est posée", pour laquelle il "essaie de construire une solution politique", a-t-il ajouté.

Avant lui, cinq candidats se sont déclarés pour le poste de premier secrétaire du Parti socialiste: outre Julien Dray, l'ex-ministre de l'Ecologie Delphine Batho, l'ancien ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, le patron des députés PS Olivier Faure, le député du Val-de-Marne Luc Carvounas et le député européen Emmanuel Maurel.

Julien Dray a exprimé sa volonté d'avoir "une coprésidence du PS", idée qu'il avait déjà proposée dimanche. Invité sur BFMTV, le socialiste Julien Dray avait détaillé ses propositions pour la gouvernance et la refondation idéologique du parti.

Il avait proposé que le congrès se tienne désormais annuellement et non plus tous les trois ans, "avec droit de censure des militantes et des militants". Julien Dray s'était aussi dit favorable à l'instauration d'une "conférence territoriale" hebdomadaire réunissant "le couple exécutif" et "un représentant de chaque région, en conférence" pour mettre en prise davantage la direction avec le terrain.

Enfin, Julien Dray veut "remettre la formation au coeur de la vie militante". "Les universités d'été, c'était devenu le festival de Cannes à La Rochelle, tout le monde venait pour se faire voir, pas pour travailler, pas pour apprendre, pas pour savoir", avait-il ironisé.

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Lily-Rose Depp vous rappellera sa mère dans ce shooting intime

Le Huffington Post - jeu, 01/18/2018 - 09:23

PEOPLE - Dans l'intimité de Lily-Rose Depp. Sur son compte Instagram, la fille de Vanessa Paradis et Johnny Depp s'est livrée ce mercredi 17 janvier dans une série de photos dans laquelle elle laisse transparaître ses émotions. Habituée à se donner des airs de "bad girl", la jeune mannequin a voulu cette fois-ci se dévoiler sous un autre jour.

La série de photo a été réalisée par Luke Gilford, un ami photographe de la jeune mannequin. Dans un long texte posté en légende des portraits de Lily-Rose Depp, Gilford explique le procédé qu'ont suivi les deux acolytes pour arriver au résultat final: "Je réfléchissais au concept de l'intimité. C'est un élément important de mon travail et un sentiment que j'ai souvent tenté de partager dans mes films et mes photographies. Je pense que l'intimité se développe de la même manière qu'une relation -à travers la vérité et le respect mutuel, et intemporel."

Une publication partagée par Luke Gilford (@lukegilford) le 17 Janv. 2018 à 10 :20 PST

Durant les quelques jours de shooting, le photographe a voulu impliquer à 100% Lily-Rose Depp dans son projet: "Nous avons partagé nos références au fil des semaines, beaucoup d'entre elles concernent sa mère -évidemment un processus très personnel pour Lily. Nous sommes allés acheter une perruque inspirée d'un shooting photo qu'avait fait sa mère il y a des décennies, et nous avons passé quelques jours à traîner dehors et à prendre des photos ensemble à la maison."

Un processus qui a donné naissance à un triptyque de l'actrice fumant sa cigarette, comme l'a déjà fait sa mère dans de précédents shootings.

Une publication partagée par Luke Gilford (@lukegilford) le 17 Janv. 2018 à 10 :27 PST

Une publication partagée par Lily-Rose Depp (@lilyrose_depp) le 22 Déc. 2017 à 2 :37 PST

Et dans cette série de portraits, la fille de Vanessa Paradis s'est laissée submerger par l'émotion, offrant au photographe un moment d'une rare intimité. "Les photos d'elle pleurant dans le lit me bouleversent particulièrement parce qu'elles sont honnêtes", déclare Luke Gliford dans la légende de sa publication.

Une publication partagée par Luke Gilford (@lukegilford) le 17 Janv. 2018 à 10 :25 PST

En moins de 24 heures, la série de portraits postée sur le compte Instagram de Lily-Rose Depp avait recueilli plus de 500.000 mentions j'aime. La principale intéressée, peut-être marquée par l'émotion qu'elle a éprouvé lors des jours de shooting, est restée silencieuse et n'a pas commenté ce travail.

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Basket - NBA - La nuit des Frenchies : Batum et Charlotte cartonnent

L'Equipe.fr Actu de tous les sports - jeu, 01/18/2018 - 09:22
Les Charlotte Hornets de Nicolas Batum ont écrasé les Wahsington...
Catégories: Sport

Entre Washington et Moscou, la réconciliation attend toujours

France 24 - L'info en continu - jeu, 01/18/2018 - 09:20

Donald Trump l'avait martelé pendant sa campagne: il allait réconcilier l'Amérique avec la Russie de Vladimir Poutine. Un an après son entrée en fonction, un climat de Guerre froide domine plus que jamais les relations entre les deux puissances.

Malgré les promesses du candidat républicain, suivies de la nomination d'un chef de la diplomatie mettant en avant ses liens personnels avec M. Poutine, Rex Tillerson, les principaux désaccords demeurent et Moscou et Washington s'échangent quotidiennement reproches acrimonieux et menaces de nouvelles sanctions.

"On fait face à un certain paradoxe: les dirigeants des deux pays ont dit vouloir améliorer les relations, mais celles-ci n'ont fait que se dégrader", constate Vladimir Vassiliev, chercheur à l'Institut des Etats-Unis et du Canada à Moscou.

Accusées d'avoir oeuvré en coulisses pour favoriser la victoire de Donald Trump face à une Hillary Clinton favorable à une ligne de fermeté, les autorités russes en sont réduites à présenter l'hôte de la Maison Blanche comme l'otage de combats politiques internes à Washington. Et à faire le dos rond en attendant que l'orage de l'affaire russe passe.

"Les relations russo-américaines méritent mieux, nos peuples méritent mieux", a déclaré à l'AFP la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. "La Russie s'est toujours prononcée en faveur du renforcement des relations bilatérales, quel que soit le président au pouvoir aux Etats-Unis".

Les tensions n'ont cessé de s'aggraver entre Moscou et Washington ces dernières années sur un nombre de dossiers internationaux comme l'Ukraine, l'Iran et la Syrie.

A la suite de l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par la Russie en 2014 suivi de la guerre dans l'Est de l'Ukraine, les Etats-Unis ont adopté des sanctions de plus en plus strictes contre la Russie.

L'"an un" de la présidence Trump a été marqué par une série de nouvelles sanctions américaines mais aussi des expulsions réciproques de diplomates dignes des heures les plus dramatiques de la Guerre froide.

Quotidiennement, le Kremlin est amené à commenter les rebondissements de l'enquête a été lancée aux Etats-Unis sur l'ingérence russe présumée dans la présidentielle de 2016 et une éventuelle "collusion" avec l'équipe de campagne du républicain.

Mme Zakharova dénonce une "hystérie antirusse" par "les mêmes personnes qui ont fait jouer la carte antirusse lors de la campagne électorale de Hillary Clinton (...) et n'ont pas pu accepter la défaite de leur candidate".

"Ils avaient besoin de trouver un facteur extérieur pour expliquer leur propre échec", affirme-t-elle, démentant tout rôle de Moscou dans la victoire de Donald Trump: "C'est le président américain, élu par le peuple américain".

- 'Plus de pressions'-

Sur les grands dossiers internationaux, le fossé ne s'est pas comblé.

Lors de sa conférence de presse annuelle lundi, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a attaqué Washington sur quasi tous les sujets ayant marqué l'année: "Les actions de l'administration actuelle sont malheureusement dans la lignée de l'administration Obama, en dépit de la ligne du président Trump durant la campagne électorale. Dans certains domaines, elle exerce même plus de pressions".

En Syrie, malgré un objectif commun affiché de lutter contre les jihadistes, les Occidentaux accusent la Russie d'avoir surtout appuyé militairement le régime de Bachar al-Assad contre les rebelles. L'armée russe a reproché à Washington de soutenir la branche syrienne d'Al-Qaïda, voire de faire le jeu du groupe Etat islamique pour ralentir l'avancée des forces syriennes.

En Ukraine, le gouvernement Trump non seulement continue d'accuser la Russie de soutenir militairement les séparatistes, mais a aussi annoncé vouloir muscler ses livraisons d'armements à Kiev, qui pourraient désormais comprendre des missiles antichar.

En se gardant de viser Donald Trump frontalement, Moscou a vivement critiqué deux de ses décisions majeures de politique étrangère: reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël et remettre en cause l'accord sur le nucléaire iranien.

Après avoir accusé fin 2016 le gouvernement Obama d'avoir "délibérément détruit les relations russo-américaines", la Russie avait "de grands espoirs" d'amélioration avec l'élection de Donald Trump, reconnaît à l'AFP Ivan Kourilla, chercheur à l'Université Européenne de Saint-Pétersbourg.

"L'élite russe continue de croire que Trump ne souhaite pas une confrontation totale, et l'espoir pour une amélioration reste", assure-t-il. "Si non pour cette année, alors pour l'année prochaine".

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Londres va augmenter de 44,5 millions de livres sa contribution à Calais

France 24 - L'info en continu - jeu, 01/18/2018 - 09:18

Le gouvernement britannique va annoncer jeudi qu'il augmente de 44,5 millions de livres (50,5 millions d'euros) sa contribution financière à Calais et sur les côtes françaises pour renforcer la sécurité à la frontière.

"Cet argent doit être investi dans l'amélioration de la sécurité à la frontière", a déclaré un porte-parole de l'exécutif britannique. Cette annonce doit être officialisée à l'occasion de la venue au Royaume-Uni du président français Emmanuel Macron pour un sommet bilatéral.

"Tout comme nous investissons pour nos frontières dans le reste du Royaume-Uni, il est normal de surveiller en permanence si nous pouvons renforcer les controles en France et en Belgique, pour s'assurer qu'ils soient aussi sécurisés que possible", a ajouté le porte-parole.

En vertu des accords du Touquet en vigueur depuis 2004, la frontière britannique est fixée sur la côte française, où les agents britanniques effectuent des contrôles. Dans ce cadre, le Royaume-Uni a déjà dépensé près de 100 millions de livres (113 millions d'euros) ces trois dernières années.

Lors d'un déplacement mardi à Calais, ville d'entrée dans le tunnel sous la Manche, Emmanuel Macron avait prévenu que l'Etat "ne laissera pas se reconstituer une +jungle+" comme celle qui a rassemblé jusqu'à 8.000 migrants avant d'être démantelée en 2016.

Sa venue à Londres doit donner lieu à la signature d'un "nouveau traité qui complétera les accords du Touquet", a annoncé l'Elysée.

Sur les quelque 2.000 mineurs pris en charge après le démantèlement de la "Jungle", le Royaume-Uni, qui s'était engagé à accueillir tous les enfants isolés ayant de la famille sur place et à étudier les dossiers des mineurs "vulnérables", en a finalement accueilli 769, selon les chiffres du ministère britannique de l'Intérieur. L'ONG France Terre d'Asile, elle, évoque 893 mineurs acceptés.

A Londres, un porte-parole du gouvernement a reconnu que les accords du Touquet étaient "très bénéfiques au Royaume-Uni".

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Sécurisation de la frontière à Calais: Londres va augmenter sa contribution de 50 millions d'euros

Le Huffington Post - jeu, 01/18/2018 - 09:17

IMMIGRATION - Le gouvernement britannique annonce ce jeudi 18 janvier qu'il augmente de 44,5 millions de livres (50,5 millions d'euros) sa contribution financière à Calais et sur les côtes françaises pour renforcer la sécurité à la frontière.

"Cet argent doit être investi dans l'amélioration de la sécurité à la frontière", a déclaré un porte-parole de l'exécutif britannique. Une annonce qui doit être officialisée à l'occasion de la venue à Londres du président français Emmanuel Macron.

"Tout comme nous investissons pour nos frontières dans le reste du Royaume-Uni, il est normal de surveiller en permanence si nous pouvons renforcer les controles en France et en Belgique, pour s'assurer qu'ils soient aussi sécurisés que possible", a ajouté le porte-parole.

En vertu des accords du Touquet en vigueur depuis 2004, la frontière britannique est fixée sur la côte française, où les agents britanniques effectuent des contrôles. Dans ce cadre, le Royaume-Uni a déjà dépensé près de 100 millions de livres (113 millions d'euros) ces trois dernières années.

L'État "ne laissera pas se reconstituer une 'jungle'"

Lors d'un déplacement mardi à Calais, ville d'entrée dans le tunnel sous la Manche, Emmanuel Macron avait prévenu que l'Etat "ne laissera pas se reconstituer une 'jungle'" comme celle qui a rassemblé jusqu'à 8000 migrants avant d'être démantelée en 2016.

Sa venue à Londres doit donner lieu à la signature d'un "nouveau traité qui complétera les accords du Touquet", a annoncé l'Elysée.

Sur les quelque 2000 mineurs pris en charge après le démantèlement de la "Jungle", le Royaume-Uni, qui s'était engagé à accueillir tous les enfants isolés ayant de la famille sur place et à étudier les dossiers des mineurs "vulnérables", en a finalement accueilli 769, selon les chiffres du ministère britannique de l'Intérieur. L'ONG France Terre d'Asile, elle, évoque 893 mineurs acceptés.

A Londres, un porte-parole du gouvernement a reconnu que les accords du Touquet étaient "très bénéfiques au Royaume-Uni".

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Malaise social dans les prisons

Analyse. L’ampleur du mouvement de blocage des établissements pénitentiaires traduit le mécontentement de personnels en manque de considération. Un paradoxe alors que, d’un strict point de vue social, la situation s’est améliorée.
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Au Théâtre de l'Oeuvre, Julien Boisselier en chef étoilé en plein burn out

France 24 - L'info en continu - jeu, 01/18/2018 - 09:11

Passer à côté de sa vie jusqu'à frôler le burn out, c'est l'une des questions existentielles au coeur de "12 Millimètres", un seul en scène vibrant, à la fois drôle et émouvant, interprété par Julien Boisselier au Théâtre de l'Oeuvre.

Révélé au cinéma en 2006 dans "Je vais bien, ne t'en fais pas" de Philippe Lioret, le comédien campe un chef étoilé superstar, sur le point de fêter en direct à la télévision ses 25 ans de carrière.

Dans l'ombre tutélaire de son père, également chef renommé, il a suivi le chemin qui lui était destiné sans jamais s'interroger sur un ailleurs.

Au lever de rideau, au milieu de ses casseroles, on le découvre en veste et tablier de cuisine, une coiffe de chef indien à la place de sa toque, dans un état de profonde dépression. Le jubilé professionnel tournera rapidement au fiasco avec un suicide en direct.

"J'ai été très marqué par le suicide du chef Bernard Loiseau en 2003. C'était un homme formidable, solaire et totalement investi. Je me suis demandé ce qui peut se passer dans la tête d'un homme comme ça...", confie à l'AFP Julien Boisselier qui met aussi en scène ce monologue touchant créé en juin dernier, mais interrompu après quelques représentations en raison d'une blessure.

"Les chefs étoilés sont lancés en permanence dans une quête de perfection. J'ai demandé à deux auteurs, Vincent Juillet et Melissa Drigeard de travailler sur ce sujet. Depuis longtemps, je rêvais de faire la cuisine sur la scène d'un théâtre comme le propose Jamie Oliver en Angleterre", ajoute-t-il.

"Le théâtre est l'un des derniers endroits de liberté artistique, bien plus qu'au cinéma. Les enjeux financiers sont moins forts. Je n'aurais jamais pu raconter cette histoire au cinéma", estime Julien Boisselier.

Lancé dans une suite de recettes sur le thème de la bécasse dans tous ses états, son personnage fait le bilan de sa vie: "Je ne suis qu'une ombre sous une toque. J'ai été chef cuistot, chef indien... Je ne suis pas obligé d'en crever, de suivre les rails, de passer ma vie à 12 millimètres de ce que je voulais faire, pas obligé de me dire que c'est trop tard. Il suffit que je fasse un pas..."

Présent au cinéma et à la télévision depuis 1996, Julien Boisselier, 47 ans, formé au Cours Florent, sera de retour sur grand écran le 14 mars dans le rôle principal de "Et mon c?ur transparent", thriller psychologique de David et Raphaël Vital-Durand, adapté du roman éponyme de Véronique Ovaldé.

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Les surveillants de prison toujours mobilisés, plusieurs établissements bloqués jeudi matin

Les personnels pénitentiaires réclament notamment plus de sécurité après plusieurs agressions, au quatrième jour de mobilisation.
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Non, Monsieur le président d'EDF, l'EPR n'est pas en conquête si ce n'est du porte-monnaie des Français

Le Huffington Post - jeu, 01/18/2018 - 09:07

Dans un article publié le 16 janvier 2018 dans Le Figaro, le président d'EDF vante les mérites de l'EPR, la qualité du travail du Creusot, tout en soulignant la solidité du contrat qui lie EDF aux autorités anglaises pour Hinckley Point et en rappelant que le "nucléaire est une industrie de souveraineté".

Il faut décrypter. Le nucléaire est une industrie de souveraineté... quand il s'agit de payer. En effet, les seuls pays au monde qui aujourd'hui développent quelques réacteurs nucléaires sont ceux dans lesquels les Etats payent tout simplement parce qu'aucune banque ne veut financer un réacteur nucléaire. Cette énergie est en passe de devenir la plus chère du monde et par voie de conséquence le secteur privé n'y voit aucun intérêt, sans compter bien entendu la question du risque. Il est évident que si l'État français n'avait pas renfloué EDF et Areva, au détriment des besoins élémentaires de nos services publics, Areva aurait déposé le bilan depuis longtemps et EDF rencontrerait de très grandes difficultés. Le pire est à venir dans la mesure où Hinckley Point, qui, rappelons-le, a entraîné le départ de M. Piquemal, directeur financier d'EDF, et la démission d'un membre du conseil d'administration d'EDF, va coûter près de 20 milliards. Il faut ajouter la falaise financière que constitue la mise aux normes des réacteurs nucléaires français et qui ne pourra être financée qu'en vendant les bijoux de famille du patrimoine industriel français, ce qui a déjà commencé dans la plus grande opacité et sans communication.

En bref, nous vendons les actions que nous détenons dans des entreprises rentables et d'avenir pour financer une entreprise non rentable et du passé. En revanche, on ne parle plus de souveraineté quand il s'agit, pour des raisons financières, d'accepter des deals avec des entreprises chinoises qui consistent en réalité à leur transmettre ce qui reste de notre savoir-faire. C'est le cas en Grande-Bretagne où le troisième réacteur sera construit par les Chinois. Et nous n'avons pas encore toutes les révélations concernant les entrées au capital d'Aréva...

Le soin que prend le président à assurer de la solidité du contrat passé avec les Britanniques s'explique par le questionnement sur les effets du Brexit d'une part (qui fait sortir la Grande-Bretagne d'Euratom et l'oblige en conséquence à remettre en place tout un système de contrôle coûteux et long à se mettre en place) et surtout sur la remise en cause en Grande-Bretagne de ce contrat par tous ceux qui sont affolés du prix délirant auquel le gouvernement a consenti le rachat des kilowattheure nucléaires, prix qui entraînera un surcoût de plusieurs milliards d'euros au détriment des consommateurs britanniques. Les Français sont heureux d'apprendre que la solidité du contrat est garantie par un traité bilatéral passé dans un État tiers, dont évidemment la représentation nationalen ni sans doute la plupart des membres du gouvernement français, n'ont jamais entendu parler.

Oser parler de la qualité du Creusot quand on sait que du fait des malfaçons- pour éviter d'employer un terme pénal- l'autorité de sûreté nucléaire a été obligée d'avaler son chapeau et de donner son feu vert provisoire à Flamanville, dont la marge de sûreté a été réduite de 50%, ne manque évidemment pas d'audace ! Et que dire de tous les défauts retrouvés dans les réacteurs français, qui expliquent que jusqu'à 20 réacteurs ont été mis à l'arrêt en même temps. Enfin, n'oublions pas la sympathique société de défaisance d'Aréva, calquée sur le fameux modèle du CDR qui a coûté une fortune aux Français, et dans laquelle a été logée la dette d'Aréva (7Mds, et les risques de l'EPR finlandais -déjà plus de 2 milliards et les dommages qui devront être versés du fait des malfaçons du Creusot-).

Enfin, se glorifier des projets de vente d'EPR à l'étranger rappelle fâcheusement les envolées lyriques de Madame Lauvergeon qui se vantait de 16 projets de vente pour 2015... la France n'a pas vendu un EPR depuis 2007 (mis à part la Grande-Bretagne et qui n'est pas à proprement parler une vente internationale puisque l'opérateur est français). N'oublions pas que le réacteur finlandais n'est toujours pas en service, que Flamanville démarrera peut-être mais en faisant courir un risque inadmissible à la population française et que dans ces conditions, qu'il s'agisse du coût (10 milliards le réacteur) ou du risque, on voit mal quel Etat accepterait aujourd'hui de commander un EPR.

Bref, une fois encore et malheureusement, les autorités françaises font du nucléaire l'alpha et l'oméga de leur politique industrielle et diplomatique pendant que les allemands, les pays du nord, les espagnols, les japonais, les coréens essayent de devenir des champions du monde des énergies renouvelables. Qui se trompe de siècle?

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Le 22 janvier prochain, la chaîne L'Équipe fêtera la 2000e de...
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Open d'Australie (H) - Juan Martin Del Potro rejoint Tomas Berdych au 3e tour de l'Open d'Australie

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Juan Martin Del Potro, tête de série n°12, a éliminé Karen Khachanov...
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Le gouvernement affiche ses ambitions pour l'économie sociale et solidaire

France 24 - L'info en continu - jeu, 01/18/2018 - 09:00

Le gouvernement souhaite mobiliser 1 milliard d'euros pendant le quinquennat, en fonds publics et privés, pour aider l'économie sociale et solidaire (ESS) à changer d'échelle, et plus largement pour favoriser l'"innovation sociale".

Cette ambition doit être affichée par Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, et Christophe Itier, Haut-commissaire à l'ESS et à l'innovation sociale, devant les acteurs du secteur réunis au ministère en fin de matinée.

L'ESS, qui concilie activité économique et utilité sociale, représente 10% du PIB et emploie 2,3 millions de salariés. Ses entreprises sont actives dans des domaines tels que la lutte contre le chômage, l'illettrisme, le décrochage scolaire, pour développer l'autonomie des personnes âgées ou handicapées, ou encore protéger l'environnement.

Le gouvernement veut favoriser le développement national d'initiatives ayant fait leurs preuves au niveau local, a expliqué à l'AFP M. Itier. Pour financer cette ambition, l'objectif sur la durée du quinquennat est de mobiliser 1 milliard d'euros en fonds publics et privés.

"Nous sommes en discussions avec des investisseurs, avec l'objectif de créer un fonds d'amorçage national d'ici la fin du 1er semestre", a précisé M. Itier. Selon lui, sont d'ores et déjà partants la Caisse des Dépôts et la BPI, ainsi que le Crédit coopératif, BNP-Paribas ou des organismes plus spécifiques à l'ESS comme France Active ou Inco (ancien Comptoir de l'innovation). "Ce tour de table a vocation à s'élargir".

Un "accélérateur national d'innovation sociale" va être créé, avec une marque collective baptisée "French impact", utilisable par des associations, fondations, coopératives et autres entreprises ayant développé des actions "au service de l'intérêt collectif".

"Le French impact sera la nouvelle bannière de l'économie sociale et solidaire, et plus largement de tous les acteurs de l'innovation sociale", a déclaré M. Itier. "Cette économie, c'est un des facteurs de compétitivité et d'attractivité du pays, au même titre que la French tech".

- territoires pilotes -

L'objectif est de fédérer les entreprises et les soutiens possibles.

Dans un premier temps, un appel à projets est lancé afin de sélectionner 10 à 15 entreprises qui constitueront la "vitrine" du "French impact", et bénéficieront d'un accompagnement spécifique pour se développer. Les lauréats seront annoncés en mars.

Début mars, doit par ailleurs être lancé un appel à candidatures, visant à accorder le label "French impact" à des structures d'accompagnement de projets (ruches, incubateurs ...).

Des fonctionnaires dans chaque ministère et en régions auront pour mission de simplifier les démarches administratives et financières des innovateurs sociaux.

Quelques territoires pilotes, urbains et ruraux, doivent expérimenter la démarche au deuxième semestre, avant un déploiement sur l'ensemble du territoire en 2019.

Le Haut-commissaire prévoit de faire au premier semestre des déplacements dans les treize régions de France, accompagné à chaque fois d'un ministre, afin de "créer la dynamique" auprès des collectivités.

M. Itier est également en train de "travailler avec l'ensemble des acteurs de l'ESS" à un "pacte de croissance et consolidation" à cinq ans, comportant des mesures législatives, fiscales et réglementaires, qui doit être présenté en conseil des ministres en "mars-avril".

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Kenneth Roth (HRW): "Personne ne devrait être renvoyé de force en Libye"

France 24 - L'info en continu - jeu, 01/18/2018 - 08:56

L'Europe ne doit pas, même indirectement, prendre le risque de renvoyer des migrants en Libye, où ils sont traités de manière "atroce", martèle le directeur de Human Right Watch, Kenneth Roth, infatigable défenseur des droits de l'Homme depuis plus de 30 ans.

Les images chocs de CNN, montrant en novembre une vente d'esclaves africains près de Tripoli, n'ont pas surpris cet Américain de 62 ans, dont l'organisation aussi crainte que respectée s'étend désormais dans quelque 90 pays.

"Human Rights Watch le rapportait depuis un certain temps déjà: la manière dont les migrants sont traités en Libye est atroce. Nous recueillons sans cesse des témoignages de travail forcé, d'abus sexuels, de torture", rappelle-t-il lors d'un entretien avec l'AFP au siège parisien de HRW, à l'occasion de la publication jeudi du rapport mondial 2018.

"Personne ne devrait être renvoyé de force en Libye aujourd'hui", tranche-t-il, regard perçant derrière ses lunettes rectangulaires, en épinglant l'attitude ambigüe de l'Union européenne.

Les bateaux européens "ne renvoient pas les gens en Libye" mais l'Union européenne, en particulier l'Italie, "font indirectement ce qu'ils ne peuvent pas faire directement, en formant les gardes-côtes libyens qui ramènent les migrants" en Libye, dénonce M. Roth.

"Il y a plus de migrants qui meurent en Libye qu'en essayant de traverser la Méditerranée", poursuit-il en citant les chiffres de l'Organisation internationale des migrations (OIM), "ça vous donne une idée de la gravité de la situation".

En 2017, au moins 3.116 migrants sont morts ou disparus en tentant la traversée vers l'Europe, selon l'OIM. Mais les tentatives de traversées ont chuté depuis l'été, après des accords entre Rome et les autorités et milices libyennes pour empêcher les migrants de prendre la mer.

"L'Europe a la responsabilité de contrôler ses frontières, personne ne le conteste" mais qu'elle "tente de limiter l'afflux des migrants en investissant économiquement dans leurs pays ou en agissant contre les répressions qu'ils fuient", réclame Kenneth Roth, fils d'un juif allemand qui a fui l'Allemagne nazie.

La Libye n'est qu'un des multiples dossiers que suit attentivement ce juriste américain, qui évoque avec la même précision les persécutions des Rohingyas en Birmanie que la politique anti-terroriste d'Emmanuel Macron.

Derrière lui, une multitude de rapports multicolores s'étage dans une immense bibliothèque: Human Rights Watch publie une centaine de rapports ou d'analyses chaque année, un tous les trois jours.

Dans son tour d'horizon annuel, 91 pays sont passés au crible, de l'Afghanistan au Zimbabwe.

Entré en 1987 à Human Rights Watch, dont il est devenu le directeur exécutif six ans plus tard, Kenneth Roth a transformé la modeste organisation non gouvernementale en une multinationale de 425 salariés, financée par des dons de particuliers et de fondations, telle celle du milliardaire George Soros.

- 'non-partisan' -

HRW a bâti sa crédibilité sur deux principes: "exactitude et objectivité", dit son directeur, en soulignant que l'organisation n'a jamais commis de "grosse erreur".

"Nous appliquons ces principes quelle que soit la ligne politique du pays, de gauche ou de droite, qu'il s'agisse de gouvernements ou groupes rebelles. Nous ne sommes pas partisans", souligne-t-il.

S'il qualifie l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump de "moment de désespoir", Kenneth Roth n'épargne pas son prédécesseur, Barack Obama.

"J'admire le président Obama" mais "il n'a pas été prêt à payer le prix politique de la fermeture de Guantanamo, ni à faire quoi que ce soit pour empêcher Bachar al-Assad de commettre des atrocités de masse en Syrie", regrette-t-il.

Quant à Emmanuel Macron, dont il salue la fermeté face à la Russie ou la Turquie, il "s'est montré moins sévère avec le président Xi Jinping".

"Il semble plus disposé à défendre les droits humains quand les intérêts commerciaux français ne sont pas en jeu", critique M. Roth.

L'ancien diplômé de droit de Yale ne se voyait pas "en avocat représentant n'importe quel client. J'avais besoin de croire à ce que je faisais".

"Mon père a grandi dans l'Allemagne nazie et s'est enfui enfant à New York en 1938. J'ai donc grandi avec ses récits sur Hitler (...) Cela m'a rendu très sensible au mal que les gouvernements peuvent faire et extrêmement déterminé à faire ce que je pouvais pour les en empêcher".

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Kenneth Roth (HRW): "Personne ne devrait être renvoyé de force en Libye"

LCP Assemblée nationale - jeu, 01/18/2018 - 08:56

L'Europe ne doit pas, même indirectement, prendre le risque de renvoyer des migrants en Libye, où ils sont traités de manière "atroce", martèle le directeur de Human Right Watch, Kenneth Roth, infatigable défenseur des droits de l'Homme depuis plus de 30 ans.

Les images chocs de CNN, montrant en novembre une vente d'esclaves africains près de Tripoli, n'ont pas surpris cet Américain de 62 ans, dont l'organisation aussi crainte que respectée s'étend désormais dans quelque 90 pays.

"Human Rights Watch le rapportait depuis un certain temps déjà: la manière dont les migrants sont traités en Libye est atroce. Nous recueillons sans cesse des témoignages de travail forcé, d'abus sexuels, de torture", rappelle-t-il lors d'un entretien avec l'AFP au siège parisien de HRW, à l'occasion de la publication jeudi du rapport mondial 2018. 

"Personne ne devrait être renvoyé de force en Libye aujourd'hui", tranche-t-il, regard perçant derrière ses lunettes rectangulaires, en épinglant l'attitude ambigüe de l'Union européenne. 

Les bateaux européens "ne renvoient pas les gens en Libye" mais l'Union européenne, en particulier l'Italie, "font indirectement ce qu'ils ne peuvent pas faire directement, en formant les gardes-côtes libyens qui ramènent les migrants" en Libye, dénonce M. Roth.

"Il y a plus de migrants qui meurent en Libye qu'en essayant de traverser la Méditerranée", poursuit-il en citant les chiffres de l'Organisation internationale des migrations (OIM), "ça vous donne une idée de la gravité de la situation".

En 2017, au moins 3.116 migrants sont morts ou disparus en tentant la traversée vers l'Europe, selon l'OIM. Mais les tentatives de traversées ont chuté depuis l'été, après des accords entre Rome et les autorités et milices libyennes pour empêcher les migrants de prendre la mer.

"L'Europe a la responsabilité de contrôler ses frontières, personne ne le conteste" mais qu'elle "tente de limiter l'afflux des migrants en investissant économiquement dans leurs pays ou en agissant contre les répressions qu'ils fuient", réclame Kenneth Roth, fils d'un juif allemand qui a fui l'Allemagne nazie.

La Libye n'est qu'un des multiples dossiers que suit attentivement ce juriste américain, qui évoque avec la même précision les persécutions des Rohingyas en Birmanie que la politique anti-terroriste d'Emmanuel Macron.

Derrière lui, une multitude de rapports multicolores s'étage dans une immense bibliothèque: Human Rights Watch publie une centaine de rapports ou d'analyses chaque année, un tous les trois jours.

Dans son tour d'horizon annuel, 91 pays sont passés au crible, de l'Afghanistan au Zimbabwe. 

Entré en 1987 à Human Rights Watch, dont il est devenu le directeur exécutif six ans plus tard, Kenneth Roth a transformé la modeste organisation non gouvernementale en une multinationale de 425 salariés, financée par des dons de particuliers et de fondations, telle celle du milliardaire George Soros.

- 'non-partisan' -

HRW a bâti sa crédibilité sur deux principes: "exactitude et objectivité", dit son directeur, en soulignant que l'organisation n'a jamais commis de "grosse erreur".

"Nous appliquons ces principes quelle que soit la ligne politique du pays, de gauche ou de droite, qu'il s'agisse de gouvernements ou groupes rebelles. Nous ne sommes pas partisans", souligne-t-il.

S'il qualifie l'arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump de "moment de désespoir", Kenneth Roth n'épargne pas son prédécesseur, Barack Obama.

"J'admire le président Obama" mais "il n'a pas été prêt à payer le prix politique de la fermeture de Guantanamo, ni à faire quoi que ce soit pour empêcher Bachar al-Assad de commettre des atrocités de masse en Syrie", regrette-t-il.

Quant à Emmanuel Macron, dont il salue la fermeté face à la Russie ou la Turquie, il "s'est montré moins sévère avec le président Xi Jinping".

"Il semble plus disposé à défendre les droits humains quand les intérêts commerciaux français ne sont pas en jeu", critique M. Roth. 

L'ancien diplômé de droit de Yale ne se voyait pas "en avocat représentant n'importe quel client. J'avais besoin de croire à ce que je faisais".

"Mon père a grandi dans l'Allemagne nazie et s'est enfui enfant à New York en 1938. J'ai donc grandi avec ses récits sur Hitler (...) Cela m'a rendu très sensible au mal que les gouvernements peuvent faire et extrêmement déterminé à faire ce que je pouvais pour les en empêcher".

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Open d'Australie: Julien Benneteau élimine le Belge David Goffin, 7e mondial

France 24 - L'info en continu - jeu, 01/18/2018 - 08:55

Le Français Julien Benneteau, 36 ans, a éliminé le Belge David Goffin, 7e mondial, au deuxième tour de l'Open d'Australie, en quatre sets 1-6, 7-6 (7/5), 6-1, 7-6 (7/4), jeudi à Melbourne.

C'est la quatrième fois en treize participations que Benneteau, 59e mondial, atteint le troisième tour en Australie. Goffin était l'un des outsiders pour le titre après sa finale au Masters en novembre.

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iPhones bridés : vous pourrez bientôt utiliser à nouveau leur pleine puissance

Tim Cook a annoncé pour le mois prochain une version bêta du système mobile d’exploitation qui comportera non seulement des informations sur la batterie mais laissera aussi le choix de limiter les performances du smartphone.

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