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Transfert: Ntep prêté par Wolfsburg à Saint-Etienne jusqu'en fin de saison

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 18:06

L'attaquant français de Wolfsburg (1ère div. allemande) Paul-Georges Ntep a été prêté jusqu'à la fin de la saison à Saint-Etienne, a annoncé mercredi le club stéphanois.

L'ASSE était en concurrence avec Nice sur ce dossier.

Âgé de 25 ans, Ntep, a été formé à Auxerre où il a débuté en 2010 en tant que professionnel (L2). Il est ensuite passé par Rennes (2014-2017, 81 matches, 18 buts).

Il est la 3e recrue du mercato hivernal pour les Verts après le retour de prêt de l'attaquant slovène Robert Beric et la signature, libre, du milieu Yann M'Vila (ex Rubin Kazan/1ère div. russe).

Le club stéphanois devrait encore engager prochainement un défenseur.

Paul-Georges Ntep, né à Douala (Cameroun) mais qui vivait en région parisienne avant de rejoindre Auxerre, compte deux sélections en équipe de France (0 but).

Il était à Wolfsburg depuis janvier 2017. Il y a signé un contrat de quatre ans et demi mais n'a joué seulement que 19 matches.

Cette saison, il n'a participé qu'à cinq rencontres, dont une comme titulaire.

"Nous avions dit que nous consentirions des efforts significatifs lors du mercato. Nous tenons nos promesses grâce à la solidité financière du club", a confié au site internet de l'ASSE (www.asse.fr), le président du directoire, Roland Romeyer.

"Je veux maintenant enchaîner un maximum de matches et contribuer à remettre l'AS Saint-Etienne dans la première moitié du classement", a déclaré pour sa part, le joueur.

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Home from the top : Romain Grojean fait encore le plein de neige pour son deuxième épisode

L'Equipe.fr Actu de tous les sports - mer, 01/17/2018 - 18:06
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Rallye-raid - Dakar - Motos - Toby Price gagne sa première étape sur le Dakar 2018

L'Equipe.fr Actu de tous les sports - mer, 01/17/2018 - 18:04
Toby Price (KTM) a remporté sa première étape sur le Dakar 2018,...
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Foot - ESP - Séville - Séville FC : Trois Français titulaires en Coupe du Roi

L'Equipe.fr Actu de tous les sports - mer, 01/17/2018 - 18:03
Trois des cinq joueurs français du Séville FC vont débuter mercredi...
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Cyclisme - T. Amissa Bongo - À 40 ans, Rinaldo Nocentini remporte la 3e étape de la Tropicale Amissa Bongo

L'Equipe.fr Actu de tous les sports - mer, 01/17/2018 - 18:01
Le vétéran italien a remporté, mercredi, la 3e étape de la Tropicale...
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Avec ou sans Macédoine? Le nom du pays des Balkans disséqué à l'ONU

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 18:00

La Grèce et la Macédoine se retrouvent mercredi sous l'égide des Nations unies à New York pour tenter de résoudre un litige qui dure depuis 27 ans concernant le nom de l'ancienne république yougoslave.

Athènes objecte à l'utilisation du nom Macédoine --qui désigne déjà une province du nord de la Grèce-- par son petit voisin des Balkans qui a accédé à l'indépendance en 1991. Un différend qui affecte les velléités de Skopje d'intégrer l'Union européenne et l'Otan.

Entrevoyant une lueur d'espoir dans les récentes déclarations des gouvernements respectifs, l'émissaire onusien Matthew Nimetz a décidé de réunir les deux parties à l'ONU.

Une conférence de presse, prévue à l'origine à 13 heures (18H00 GMT), a été avancée à 12H15 sur l'issue des discussions auxquelles participent l'ambassadeur de Macédoine aux Etats-Unis Vasko Naumoski et Adamantios Vassilakis, représentant de la Grèce.

"Je pense que les gens des deux pays sont peut-être prêts à entendre des solutions qui sont cohérentes avec les intérêts nationaux mais qui contiennent aussi un élément de compromis qui résoudrait le problème", a dit lundi à la télévision publique grecque ERT celui qui tente de mettre un terme à cette affaire depuis 1994, évoquant un "élan positif".

Et mardi à la télévision privée grecque Antena, il a rappelé que "le nom +Macédoine+ existait dans l'appellation actuelle, reconnue par la Grèce".

"Plus de cent pays reconnaissent la Macédoine comme +Republika Makedonija+ (République de Macédoine, NDLR), ce qui prouve que le nom +Macédoine+ est lié à ce pays et je crois qu'on peut trouver une solution qui réponde aux exigences grecques et satisfasse les gens du pays voisin", a ajouté M. Nimetz.

- Discussions 'délicates' -

Le nom officiel du pays des Balkans, tel qu'inscrit aux Nations unies, est Ancienne République yougoslave de Macédoine (ARYM pour l'acronyme).

En l'acceptant comme membre de l'ONU, le Conseil de sécurité avait souligné que ce n'était qu'un nom temporaire. Il est aussi connu sous ce nom à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international.

Le porte-parole des Nations unies Stéphane Dujarric s'est montré prudent: "Ces discussions durent depuis assez longtemps. Ce sont des discussions délicates", a-t-il dit. "Attendons de voir ce qu'il se passe".

Pour Athènes, le fait que la Macédoine conserve ce nom suggère que Skopje nourrit une revendication territoriale sur la région de la Macédoine grecque, où se trouvent les grandes villes portuaires de Thessalonique et Kavala, et qui est considérée comme le coeur du royaume macédonien d'Alexandre le Grand.

Mais le gouvernement grec ne s'oppose pas à ce que le mot "Macédoine" soit une des composantes du futur nom de ce pays, pourvu qu'y soit accolé un déterminant géographique pour le distinguer de son voisin.

Le Premier ministre macédonien Zoran Zaev a estimé le 7 janvier qu'il y avait une bonne chance de régler cette dispute "d'ici la fin du premier semestre 2018".

Quelques jours auparavant, le ministre grec des Affaires étrangères Nikos Kotzias s'était dit "optimiste" sur une solution en 2018.

Son homologue macédonien Nikola Dimitrov a dit mercredi aux médias s'attendre à ce que le médiateur de l'ONU propose "un cadre qui aidera à structurer les pourparlers avec l'espoir d'obtenir un progrès substantiel".

M. Dimitrov a estimé qu'il fallait saisir "l'occasion historique qui se présente avec l'atmosphère positive favorable à une solution".

"Mais tout ne dépend pas de nous, de l'autre partie également. Notre responsabilité est de faire ce que nous pouvons (...) et de nous embarquer dans le train européen", a-t-il dit.

Tout compromis devrait ensuite être soumis à un référendum ou aux parlements respectifs.

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Golf - Podcast - Podcast golf : C'est reparti pour un Tour !

L'Equipe.fr Actu de tous les sports - mer, 01/17/2018 - 18:00
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Foot - L1 - OL - Compositions de Guingamp-Lyon : l'OL en 4-3-3 avec Nabil Fekir en relayeur et Mariano en pointe

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Découvrez le test cognitif auquel a été soumis Donald Trump

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Les femmes journalistes de « La Provence » en colère

Suivant l’exemple de leurs consœurs du « Parisien », 65 femmes du quotidien régional dénoncent, dans un texte rendu public mercredi, leur absence au sein des postes de direction et les disparités salariales.
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Les journalistes femmes de la Provence déplorent une direction "à 100%" masculine

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 17:51

Les journalistes femmes du quotidien régional La Provence ont écrit une lettre ouverte à leur direction pour déplorer une situation "pire" qu'ailleurs, avec des postes "à 100% masculins" dans la haute hiérarchie.

Une semaine après des mobilisations des journalistes du Parisien et de L'Obs sur la place ténue des salariées dans les postes à responsabilité de ces organes de presse, les salariées du journal détenu par Bernard Tapie le déplorent : "A La Provence, c'est pareil... sauf que c'est pire".

Le quotidien ne compte "aucune femme à la direction, aucune femme à un poste de rédactrice en chef. Les plus gros salaires du journal sont donc, à 100%, masculins", précisent les 60 signataires (sur 65 journalistes femmes) revendiquées de ce courrier consulté par l'AFP.

"Il n'y a pas non plus de femme directrice départementale et une seule +cheffe de service+ au siège (culture et magazines)", ajoutent-elles dans cette lettre ouverte soutenue par le SNJ, syndicat majoritaire.

"La plupart des agences sont dirigées par des hommes. Que l'on retrouve encore à la tête des services les plus en vue du journal : ils sont ainsi chefs de la politique, de l'économie, de la justice et des faits divers, du sport, du web, etc. Si des femmes peuvent travailler sur ces sujets, ces rubriques, c'est toujours à un +grade+ inférieur", constatent-elles.

"Nous, les femmes, revendiquons notre droit à être enfin considérées à l'égal des hommes! Cela commence au travail et au sein de journaux qui entendent raconter ce monde en mouvement".

Sollicitée par l'AFP, la direction du journal n'a pas réagi dans l'immédiat.

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Le Dakar des superstitieux

France 24 - L'info en continu - mer, 01/17/2018 - 17:44

Pour survivre dans l'éprouvant rallye-raid, les pilotes du Dakar peuvent effectuer une préparation optimale pour accroître leur confiance en eux et en leur véhicule, ou, pour les plus superstitieux, s'aider de grigris ou de petits rituels avant la course.

On peut détenir le record de victoires dans l'épreuve et se sentir vulnérable sans un simple bandana. "C'est un porte-bonheur qui a gagné 13 Dakar!", sourit Stéphane Peterhansel.

Le pilote Peugeot porte toujours avec lui, dans une poche de sa combinaison, le bandana bleu qu'il mettait autour du cou du temps de ses six titres en moto.

"Quand je suis passé en bagnole, je l'ai mis dans un coin parce que ça ne servait à rien! Mais je ne gagnais pas. Je me suis dit que j'allais le ressortir. Et à partir de là, j'ai gagné!", lance-t-il, alors qu'il a remporté les deux dernières éditions du rallye-raid.

Comme "Peter", le bivouac est traversé par quelques superstitions, au milieu des mécaniques ultra-précises et des schémas des road books qui rythment ses journées. Comme l'absence de dossard "N.13" chez les motards...

Il y a les plus rationnels, comme l'Espagnol Nani Roma (Mini): "Je me mets au calme, c'est un manière pour moi de me dire +go+. C'est plus un truc sportif qu'une histoire de sentiments".

"Je n'ai rien de spécial. Peut-être mes deux expresso au réveil?", rigole le motard Antoine Meo (KTM).

Pour d'autres, ce ne sont pas des choses à prendre à la légère. Adrien Van Beveren (Yamaha), par exemple, se soumet à un rituel bien défini avant de prendre le guidon.

"Je m'habille toujours avec le côté droit en premier et je touche toujours du bois. Tout le temps, tout le temps", explique le Nordiste, l'une des meilleurs chances françaises de victoire finale. "Ca date de toujours. Il y a tellement de facteurs psychologiques dans cette course, de concentration, de mental et tout, que c'est important d'avoir ces petits trucs... mais pas trop non plus."

Toucher du bois n'aura malheureusement pas été suffisant pour le pilote nordiste, victime d'une lourde chute mardi qui l'a contraint à l'abandon.

- Jonglages et prières -

Son coéquipier chez les "Yam", Xavier De Soultrait, suit la même trace: "Je cherche des cailloux pour jongler avant le départ. C'est pour me connecter la tête, cela me donne l'impression d'être bien. Sinon, je ne me sens pas réveillé", explique-t-il.

"J'ai aussi une médaille de la Vierge, je l'ai toujours avec moi. Je me sens protégé comme ça", précise-t-il, comme pour rappeler l'importance de la religion sur le bivouac.

"Je prie cinq fois par jour. Sinon, je n'ai pas de préparation particulière. Je me détends", explique le Qatarien Nasser Al-Attiyah (Toyota).

Mais les superstitions ont aussi leurs limites. Le pilote de quad Sébastien Souday (Team All Tracks) s'est lancé dans sa quatrième participation avec l'objectif de finir le parcours pour la première fois. Et il a une phrase fétiche.

"Je ne sais plus comment c'est venu, car ça fait tellement de temps que je l'ai maintenant. Quand on est sur la ligne de départ, il y a cette phrase que je me dis dans la tête: +Si on ne pars pas, on ne reviendra pas+", décrit le Normand.

Raté! Il a abandonné pour la 4e année de suite.

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Foot - L1 - Bordeaux - Bordeaux : Jocelyn Gourvennec présent à l'entraînement

L'Equipe.fr Actu de tous les sports - mer, 01/17/2018 - 17:44
Proche d'un départ de Bordeaux, Jocelyn Gourvennec était présent à la...
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"Veuve noire" de la Côte d'Azur : un flot de dénégations alambiquées, parfois contradictoires

L' Essentiel - SudOuest.fr - mer, 01/17/2018 - 17:40

Au troisième jour de son procès, Patricia Dagorn s'est longuement défendue d'avoir tué "des amis très chers".
"C'étaient devenus des amis très chers", a affirmé mercredi la "Veuve noire" de la Côte d'Azur, Patricia Dagorn, à propos des deux retraités qu'elle est accusée d'avoir empoisonnés. "Je le dis haut et fort, je... Lire la suite

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Larzac, Plogoff, Creys-Malville : les précédents projets auxquels l’Etat a renoncé

Avant l’abandon de Notre-Dame-des-Landes par Emmanuel Macron, François Mitterrand avait signé la mort de deux projets, le Larzac et Plogoff, Lionel Jospin celui de Superphénix à Creys-Malville.
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Vidéos. Les comédiens des Bodin's face aux lecteurs de Sud Ouest

L' Essentiel - SudOuest.fr - mer, 01/17/2018 - 17:39

Ce mercredi, les comédiens Vincent Dubois et Jean-Christian Fraiscinet sont venus répondre aux questions des lecteurs du journal à Bordeaux. Ils se sont également prêtés au jeu de l'interview "Pile ou Face".
Leur spectacle affiche déjà complet à Bordeaux pour les 10 et 11 février, mais les Bodin's reviendront à La... Lire la suite

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Voici ce qui peut permettre à l'Europe de faire mieux que les GAFAs

Le Huffington Post - mer, 01/17/2018 - 17:33

Peut-on encore dépasser les GAFAs? Ne tergiversons pas. La réponse est oui. Et c'est la Blockchain qui le permettra. Elle constitue le moteur de l'économie de demain. Pas seulement dans le secteur de la finance et de la banque, mais bien dans tous les secteurs d'activité. Elle permet potentiellement à tous d'échanger sans intermédiaire. Elle libère ainsi les utilisateurs des opérateurs et des plate-forme centrales. Elle donne l'opportunité de construire des réseaux de contre-pouvoirs économiques diffus: les organisations, décentralisées et autonomes (DAO). Ces dernières constituent une alternative puissante aux plateformes apparues avec l'émergence d'Internet et l'économie numérique depuis les années 90. Elles ont aussi le potentiel de produire un nouvel équilibre et menace le modèle des acteurs de cette économie. Il suffit de passer en revue chacun des secteurs, géant par géant, pour prendre conscience de l'impact potentiel de cette mutation.

Cartes, territoires et opportunités

Il est convenu que les grands gagnants de la transformation digitale sont des géants chinois et américains. On les nomme communément BATX et GAFAM. Les GAFAM sont valorisés l'équivalent du PIB des Allemands et les BATX celui des Français, Allemands et Espagnols réunis! À eux 9, leur valorisation avoisinent 11.000 milliards de dollars soit le produit intérieur brut chinois! Ils ont révolutionné en moins de 20 ans des secteurs d'activité entier. Baidu, Tencent, Google et Facebook ont pris la tête de l'industrie de la communication et de la publicité. Alibaba et Amazon règnent sur le commerce et la distribution. Apple, Microsoft et le coréen Samsung dominent le marché de l'électronique et du logiciel. D'autres tentent de faire leur place. Airbnb s'attaque sérieusement à celui du tourisme. Uber lorgne sur celui des transports. Et Tesla prétend à celui de l'énergie.

Face à ces géants asiatiques et américains, aucun acteur européen n'est aujourd'hui dans la course. De plus, leur modèle basé sur la désintermédiation les a en réalité transformés en nouveaux intermédiaires surpuissants. Ils accumulent de plus en plus de richesse dans un monde où l'automatisation grandissante déplace la valeur du travail vers le capital. Ils centralisent les moyens de production robotisés, matériels comme logiciels. Et ils redistribuent de moins en moins leurs capitaux malgré les gains de productivité croissants. Mécaniquement, les inégalités ne font que s'accroître.

Depuis quelques années, l'Europe tente de rattraper son retard en essayant de copier les recettes des géants du numérique. C'est encore le cas par exemple ces derniers mois, avec la politique volontariste de notre gouvernement autour de l'Intelligence Artificielle. Or penser que nous allons, face à la puissance des géants chinois et américains, être capable de rattraper le retard est un doux rêve. Au mieux, et à l'échelle européenne, nous pourrons devenir d'excellents utilisateurs de ces technologies. Idéalement nous construirons, par-dessus, des services de grande valeur ajoutée. Et ainsi nous créerons, dans le meilleur des mondes, une réelle interdépendance entre nous et le reste du monde. Mais rien n'est moins sûr.

Une autre approche est aussi possible. Plutôt que de seulement tenter de copier la Chine et les USA, l'Europe gagnerait à promouvoir massivement les organisations autonomes et décentralisées (DAO). Elle pourrait devenir précurseur sur ce sujet comme l'ont été les USA sur Internet, le mobile et l'IA. Elle supporterait un modèle de répartition des richesses plus juste et conforme à ses valeurs et se donnerait la chance de faire face à la suprématie américaine et chinoise.

Concrètement, il s'agirait d'accompagner et d'encourager les DAO, par la fiscalité, les efforts de communication et de formation, face à la suprématie des plateformes. L'enjeu est colossal et le pari fou. Certes. Mais, donnons-nous le recul des vingt dernières années. Mettons-nous un instant à la place du continent chinois ou même des Etats-Unis au sortir des années 90. Imaginons le monde qui potentiellement s'ouvre à nous. À quoi pourraient ressembler ces nouvelles organisations capables de défier les GAFAM et BATX? Sur quels principes seraient-elles construites? Comment pourraient-elles se substituer aux plateformes si puissantes aujourd'hui dans presque tous les secteurs? Voici quelques exemples choisis dans le secteur de la communication et de la publicité, du commerce et de la distribution et de l'électronique et du logiciel.

Comment une DAO peut s'attaquer à Tencent, Baidu, Facebook ou Google?

Pour résumer, Tencent, Baidu, Facebook et Google accumulent des richesses en valorisant les données privées de leurs utilisateurs sans la redistribuer. Ils offrent en contrepartie un service: des informations plus ou moins pertinentes, mais ça, c'est un autre débat... Il est possible d'attaquer leur modèle en renversant le rapport de force et en proposant un nouveau système dans lequel les utilisateurs sont propriétaires de leurs données et bénéficient de la valeur créée par leur exploitation en fonction de leur activité sur le réseau.

Par exemple, une DAO opérée par une communauté, constituée en entreprise ou en fondation et administrée par les membres du réseau est capable de redistribuer à ses utilisateurs la valeur créée par ceux-ci. Le dispositif est ici décrit dans ses grands principes.

Au sein d'une DAO, chaque transaction réalisée sur le réseau est consignée. On peut aisément calculer la valeur qui en découle. Les utilisateurs peuvent donc en récupérer une part substantielle et l'autre part peut financer l'exploitation et la maintenance du réseau. Celui-ci s'appuie sur une blockchain qui consigne chaque transaction. Elle utilise une monnaie privée (des jetons ou tokens) pour cela. Chaque jeton constitue à la fois un droit d'usage, un droit de vote, une fraction de la propriété globale du système et une valeur d'échange. Cette dernière peut être utilisée au sein et/ou à l'extérieur du réseau. Chaque action utilisant les données personnelles des utilisateurs pour des besoins publicitaires (autrement dit chaque contenu partagé, liké, cliqué...) est comptabilisé et rémunéré en jeton.

La valorisation du réseau augmente au fur et à mesure de l'activité de ses membres et ces derniers en tirent un bénéfice proportionnel à leur contribution. Ainsi, plutôt que d'être accumulée massivement par ses fondateurs, la richesse du réseau est répartie de façon équitable entre ses membres. Cette logique n'a pas vocation à substituer le principe de coopérative à l'entreprise. Le réseau peut se constituer en entreprise. Les fondateurs et investisseurs demeurent les acteurs qui initient le projet ou contribuent à son développement. En revanche, la frontière entre utilisateur et investisseur peut être gommée. Les premiers rejoignent les seconds dès lors qu'ils détiennent des jetons nécessaires pour utiliser le système et valoriser leur contribution. Ils peuvent aussi en acquérir sur un marché de cotation (il en existe plusieurs: HitBTC, Kraken, Poloniex...) ou au moment de leur émission (lors d'une ICO -Initial Coin Offering). Les clients du réseau, qui achètent de la publicité, utilisent aussi les jetons pour cela.

L'avantage d'une telle organisation par rapport aux plateformes centralisées réside dans le fait que les porteurs de jetons détiennent une portion de la valeur de l'organisation. Si la valorisation globale augmente, le cours du jeton augmente et profite mécaniquement à ses membres. Un tel dispositif aligne donc les intérêts des fondateurs, des investisseurs et des membres.

Une DAO comme celle-ci a-t-elle une chance de voir le jour sachant qu'elle nécessiterait un investissement de démarrage colossal si son ambition est de concurrencer des géants? De nombreuses conditions sont nécessaires au développement de tels réseaux. En revanche leur financement est aujourd'hui d'une facilité déconcertante. Ces derniers mois, par exemple, plusieurs projets ont réalisé des ICO et levé des centaines de millions de dollars.

Ces vingt dernières années, les applications technologiques révolutionnaires ont toutes été sous-estimées. C'est le cas d'Internet, du mobile, des réseaux sociaux et de l'Intelligence Artificielle. La grande majorité des analystes ont sous-estimé leur impact et leur vitesse d'adoption. La Blockchain ne devrait pas déroger à la règle...

Défier Amazon et Alibaba, Apple, Microsoft et les autres...

De la même manière que dans l'exemple précédent, la contribution des vendeurs ou livreurs à la valeur globale d'un Amazon ou d'un Alibaba peut leur être reversée grâce à une DAO. En revanche, le fait de manipuler des biens matériels pose un problème complexe à appréhender dans un système décentralisé. Comment assurer la qualité des prestations si aucun acteur central ne peut la garantir? Par exemple, la qualité très aléatoire des prestations d'acheminement peut menacer l'adoption du service par ses utilisateurs. Le problème se pose déjà de la même façon pour les vendeurs affiliés sur des plateformes centralisées comme Amazon ou Alibaba. La solution réside dans la mise en œuvre d'une transparence totale de la qualité de service des acteurs vendeurs et livreurs au sein du réseau.

Demain un couplage robotique, Intelligence Artificielle et Blockchain permettra d'autonomiser les livraisons. Un robot, un camion, un drone, auront la capacité de gérer de manière autonome leur activité et de générer des revenus pour leur propriétaires.

Apple, Microsoft, Samsung et les acteurs de l'industrie de l'électronique et du logiciel ne sont pas à l'abri de cette révolution. Par le passé, cette opportunité s'est d'ailleurs déjà présentée avec le développement de l'Open-Source. En effet, des réseaux d'acteurs indépendants ont déjà tenté de se substituer à des équipes centralisées. Entre 1995 et 2010 Linux a tenté d'être une alternative à Windows. JBoss a essayé de supplanter IBM WebSphere. Drupal et Wordpress se sont attaqués à la myriade de solutions de gestion de contenus propriétaires... Et certains y sont parvenu! Dans le monde des produits matériels le succès a été plus modeste avec des initiatives comme Arduino ou certaines imprimantes 3D. En réalité les acteurs issus des écosystèmes Open Source qui ont réussi à valoriser leur travail sont ceux qui ont rejoint une logique propriétaire, centralisée. C'est le cas de JBoss, Red-Hat, Drupal et Wordpress grâce à leur plateforme SAAS. Mais à l'époque la solution Blockchain n'existait pas! Et aucune de ces initiatives n'a pu avoir l'occasion de repenser son modèle pour le transformer en DAO.

A long terme, une DAO est-elle capable de concurrencer la puissance d'un Apple ou d'un Microsoft? Certains produits Open Source n'ont rien à envier aux produits propriétaires. Ils sont en revanche handicapés par l'inexistence de tout modèle économique. Ils survivent grâce à l'investissement de passionnés, chercheurs, universitaires et individus isolés, trouvant un intérêt intellectuel à leur démarche. D'autres se construisent une réputation qu'ils monétisent en service et conseil en parallèle. Aujourd'hui, ils auraient intérêt à radicalement changer de modèle en constituant une DAO et émettant une monnaie rémunérant leurs contributeurs à hauteur de leur apport au produit qu'ils co-développent.

Airbnb et Uber font partie de ces entreprises dites de "l'économie du partage". Depuis quelque temps, cette économie est battue en brèche par ses détracteurs. Ils la considèrent toxique car basée sur l'exploitation abusive de ressources matérielles et humaines. Ils la critiquent car elle contourne souvent la loi. Ils doutent enfin de sa pérennité car elle accumule une dette croissante. Ces entreprises sont fortement exposées à la concurrence des DAO. Des groupements de chauffeurs sont en mesure de se rassembler en réseau autonome. De la même manière, des propriétaires de lieux de vie sont susceptibles de coopérer grâce à ce modèle. Les fournisseurs de services qui rejoignent une DAO peuvent à terme devenir propriétaire de leur outil de production. Ils peuvent ainsi bénéficier de son exploitation. C'est le cas des chauffeurs qui feront demain l'acquisition de véhicules autonomes. Ceux-ci seront rémunérés pour leurs courses, seront loués en covoiturage et rapporteront à leurs propriétaires le bénéfice de leur activité.

Dans ces réseaux, la politique de tarification est laissée à la discrétion de chaque fournisseur avec une transparence totale des conditions d'accès à ses services pour le client. L'offre et la demande régulent en somme le marché et fixe les prix en fonction du contexte. Le réseau se rémunère sur chaque transaction en ponctionnant des frais de gestion.

Décliner à l'envi...

Il est possible de décliner l'exercice et imaginer dans chaque secteur, pour chaque industrie, comment les DAO peuvent remplacer les organisations traditionnelles centralisées. Certains y voient un retour d'un idéal collectiviste ressuscité grâce à la technologie. D'autres soulignent la philosophie libertarienne qui sous-tend le phénomène. Dans tous les cas, entre néo-marxisme et libertarisme, les DAO offrent des opportunités rares face à l'arrogante victoire des géants de l'économie numérique.

Les conditions de l'émergence des DAO passent par la démocratisation de la technologie Blockchain. Elle doit être simple, accessible et peu couteuse. Beaucoup reste à faire pour qu'elle soit facilement utilisable. Internet existe depuis les années 60. Ce n'est que vers 1995 que le grand public a commencé à l'adopter avec l'apparition des premières applications sur le réseau. À l'époque, envoyer un email ou consulter une page web était aussi fastidieux que d'investir en 2017 en bitcoin ou en éther. Les prochaines années seront à la Blockchain ce que les années 1995-2000 furent à Internet.

Aujourd'hui, la plupart des acteurs sont pressés de s'adapter aux modèles qui ont été pensés et déployés dans les années 2000 par ceux qui aujourd'hui sont devenus les géants de l'économie digitale. Respecter leur jeu et appliquer leur modèle est la meilleure manière d'échouer! En réalité, plutôt que de tenter de les copier, ils devraient s'interroger sur la manière de les dépasser. Et pour cela envisager sérieusement de se transformer en DAO, et de le faire vite. C'est une des rares façons de se donner une chance de les affronter.

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