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Les nationalistes grecs dans la rue contre un compromis sur la Macédoine

France 24 - L'info en continu - dim, 01/21/2018 - 11:39

Les plus vigoureux opposants au maintien du mot "Macédoine" dans le futur nom officiel de ce pays manifestent dimanche à Thessalonique (nord), capitale de la Macédoine grecque, alors qu'Athènes et Skopje multiplient les efforts diplomatiques pour régler cette vieille querelle.

Une nébuleuse de groupes nationalistes, dont beaucoup d'extrême-droite, comme le parti néonazi Aube dorée, certains prêtres ou encore des délégations de la diaspora, ont appelé à ce rassemblement.

Les médias grecs estimaient dimanche à 30.000 personnes la participation à la manifestation, prévue à 14h00 locales (12h00 GMT). Plus de 400 bus doivent affluer de toute la Grèce.

Tôt dimanche, déjà, des manifestants en costumes traditionnels étaient rassemblés devant la Tour Blanche, sur le front de mer, venus de toute la Grèce du nord mais aussi de l'île méridionale de Crète avec leurs chevaux.

"La mobilisation du peuple a dépassé toutes les attentes", a estimé auprès de l'AFP samedi Irini Leonardou, membre du comité organisateur du rassemblement.

"Nous exigeons que le terme +Macédoine+ ne figure pas dans le nom sur lequel ils se mettront d'accord et ce n'est pas négociable", a rappelé cette écrivain de 59 ans.

Les organisateurs ne mobiliseront cependant pas autant qu'en 1992, lorsqu'un an après l'indépendance de l'ancienne république yougoslave, plus d'un million de personnes - un Grec sur 10 - s'étaient rassemblées à Thessalonique pour proclamer que "La Macédoine est grecque".

Selon un sondage Alco pour la radio grecque 24/7, 63% des personnes interrogées estiment actuellement "qu'il est dans l'intérêt de la Grèce de rechercher une solution mutuellement acceptable".

Le sujet empoisonne les relations entre les deux pays depuis 26 ans.

La Macédoine est déjà reconnue sous ce nom par des pays comme les Etats-Unis, la Chine, la Russie, ou le Royaume-Uni. Mais, outre la Grèce, pas par la plupart des pays européens, notamment la France et l'Allemagne, où elle n'est officiellement désignée que comme "ARYM" (Ancienne république yougoslave de Macédoine).

- Revendication territoriale -

Surtout, la Grèce a mis son veto à l'entrée de son petit voisin du nord dans l'OTAN et dans l'UE tant qu'il persistera à vouloir s'appeler simplement "Macédoine".

Les Grecs ont souvent la crainte qu'en revendiquant cette appellation et l'histoire des grands rois macédoniens Alexandre le Grand et son père Philippe - qui vivaient sur le territoire de l'actuelle province grecque de Macédoine -, Skopje n'ait aussi des visées territoriales sur le nord de la Grèce.

Cette fois, les deux premiers ministres, Zoran Zaev et Alexis Tsipras, semblent décidés à avancer, et se verront la semaine prochaine au Forum de Davos.

Cette semaine, leurs émissaires ont rencontré à New York Matthew Nimetz, depuis le début médiateur de l'ONU sur cette question. Il s'est déclaré "très optimiste sur le fait que le processus va dans une direction positive".

"S'il y a l'opportunité d'une solution, ce serait une erreur nationale que de ne pas en profiter", affirme dimanche M. Tsipras dans le journal Ethnos, tout en "comprenant les inquiétudes et sensibilités" des Grecs, notamment du nord.

Selon les médias macédoniens, M. Nimetz a mis sur la table cette semaine cinq propositions de noms, contenant toutes le mot Macédoine, comme Macédoine du nord ou Nouvelle Macédoine.

Athènes est d'accord en principe sur une telle solution. Encore faudra-t-il voir jusqu'où elle exigerait que ce nom prévale. Les Macédoniens devraient-il par exemple se mettre à parler officiellement "le nord macédonien?".

C'est sur ce genre de questions que les discussions pourraient achopper.

En Grèce, l'allié de M. Tsipras et de son parti de gauche Syriza, le ministre de la Défense Panos Kammenos, et ses huit députés du parti nationaliste des Grecs indépendants (ANEL), sont opposés à tout nom comprenant le mot Macédoine. Mais M. Kammenos, espère M. Tsipras, ne mènera pas de guerre de tranchées contre un tel compromis.

M. Kammenos "est un homme honnête et un patriote", qui "a exprimé son souhait d'un large consensus des forces politiques sur la question, si un accord est atteint ", note M. Tsipras dans Ethnos.

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La VAR au Mondial: désastre programmé ou grand bond en avant?

France 24 - L'info en continu - dim, 01/21/2018 - 11:39

Les uns redoutent une catastrophe, les autres veulent entrer dans le futur! Après six mois d'expérimentation en Italie et en Allemagne, le monde du foot reste divisé sur l'opportunité d'introduire l'arbitrage vidéo (VAR) dès la Coupe du monde en Russie cet été.

"Il est simplement impossible que ça puisse marcher avec juste six à huit semaines de préparation" pour les arbitres du Mondial, lâche l'ancien arbitre allemand Bernd Heynemann, à l'unisson de la grande majorité des experts de son pays, alors que le Board (l'organisme garant des lois du jeu) doit débattre du sujet lundi, avant de rendre une décision début mars.

"On va envoyer en Russie des arbitres qui n'ont jamais travaillé avec la VAR", met en garde l'ex-arbitre international suisse Urs Meier (deux Mondiaux et une finale de Ligue des champions à son palmarès): "Il est impossible de les préparer avec juste quelques exercices à blanc, parce que ces exercices ne rendent absolument pas compte de la vitesse et de la pression réelle d'un match de coupe du monde".

Les directeurs de jeu de Bundesliga et de Serie A ont été formés pendant un an, semaine après semaine, avant l'introduction effective de la VAR. Le résultat n'est pas si mauvais, mais au bout de six mois, les responsables des projets en sont encore à chercher des règles claires pour faire fonctionner en harmonie et surtout de façon cohérente d'un match à l'autre les arbitres de terrain et leurs assistants vidéo.

- Stages en Italie -

Paradoxalement, c'est en Italie, où les polémiques autour de la VAR sont incessantes, que l'on trouve les plus grands partisans d'une introduction au Mondial.

Dans les prochains jours, une unité de formation spécialisée pour arbitres ouvrira ses portes au centre national du football de Coverciano (à côté de Florence). Les Italiens sont déjà prêts à recevoir en stage les futurs assistants vidéos du Mondial.

"La Fifa a retenu Coverciano comme centre-pilote. Les arbitres du Mondial viendront chez nous pour se mettre à jour et se préparer à utiliser cette nouvelle technologie", a déjà annoncé Carlo Tavecchio, le président sortant de la Fédération italienne, anticipant une décision positive de la Fifa.

"Tout le monde regarde l'Italie, nous sommes pris en exemple par toutes les fédérations et on reçoit en permanence des demandes pour former les arbitres à l'étranger", renchérit avec fierté le président du syndicat des arbitres italiens Marcello Nicchi: "Ceux qui n'ont pas encore digéré la VAR finiront par le faire. On ne peut pas revenir en arrière".

Le Français Joël Quiniou, trois coupes du monde sur son CV, estime lui que les expérimentations en cours permettent "déjà de tirer des enseignements pour définir un cadre plus précis pour l'utilisation de la VAR".

Car la principale maladie infantile du système est l'absence d'une définition claire des pouvoirs de l'assistant vidéo, souvent accusé de trop intervenir.

- "La VAR est comme un Airbag" -

"Trop de vidéo tue la vidéo", juge d'ailleurs M. Quiniou: "Il faut que le cadre soit encore mieux défini pour qu'on ne tombe pas dans un recours systématique à la vidéo qui risquerait de décrédibiliser la fonction même de l'arbitre".

"La VAR est comme un Airbag: ça peut aider en cas d'urgence, mais seulement en cas de véritable urgence", renchérit Urs Meier.

Cette saison, les débuts de la VAR en Bundesliga et en Serie A ont été marqués par des erreurs, des confusions, des décisions incomprises par le public et, au début surtout, par de longues interruptions du jeu liées à l'inexpérience des équipes arbitrales.

Malgré cela, beaucoup pressentent déjà que la Fifa ne reculera pas: "Je m'imagine mal que les gens qui ont mis en place ce projet disent soudain +non+ au mois de mai", prédit l'Allemand Markus Merk (finales de la Ligue des champions 2003 et de l'Euro 2004), "c'est pourquoi j'ai la conviction que la VAR sera utilisée au Mondial en Russie. Mais je ne crois pas que ça donnera un résultat satisfaisant".

La première conséquence de dysfonctionnements graves pendant la compétition la plus suivie au monde serait évidemment de discréditer pour longtemps la vidéo. "La VAR est une bonne idée, mais si ça fonctionne mal dès le début, ensuite il sera très difficile de réparer les dégâts", prévient M. Merk.

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France : un projet d'attentat déjoué, un suspect arrêté dans le Gard

France 24 - L'info en continu - dim, 01/21/2018 - 11:34
Un homme de 33 ans a été mis en examen et écroué samedi dans le Gard pour un projet d'attentat, dont la cible n'a pas été identifiée. A priori sans antécédents judiciaires, il avait prêté allégeance à l'EI dans une vidéo.
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Le prochain film de Woody Allen, lâché par Hollywood, pourrait ne pas sortir au cinéma

Slate.fr - dim, 01/21/2018 - 11:30
La liste d’actrices et d’acteurs qui refusent de travailler avec Woody Allen n’en finit plus de s’allonger. Ce week-end, c'était au tour de Marion Cotillard d’annoncer qu’elle réfléchirait à deux fois avant de travailler à nouveau avec le réalisateur new-yorkais. Il faut dire que le mois de janvier a été particulièrement désastreux pour l’homme, se terminant cette semaine par une interview de sa fille, Dylan Farrow, sur CBS, pendant laquelle celle-ci réaffirmait des accusations d’agressions sexuelles à l’âge de sept ans. ... Lire la suite
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De Versailles à Davos, la double offensive de Macron auprès du gotha économique mondial

LCP Assemblée nationale - dim, 01/21/2018 - 11:23

Emmanuel Macron veut faire coup double cette semaine pour séduire le gratin de l'économie mondiale: il réunit lundi à Versailles 140 dirigeants de multinationales avant d'exposer mercredi au Forum de Davos, en Suisse, sa vision d'une mondialisation plus équilibrée.

Préparé en quelques semaines, le sommet de lundi sur l'attractivité, baptisé en anglais "Choose France" (choisissez la France), n'est pas neuf sur son principe mais inédit par son ampleur.

Il réunira en effet quatre fois plus de patrons que le Conseil de l'attractivité organisé en 2014 par François Hollande à l'Elysée (34 dirigeants) ou que celui réuni par Nicolas Sarkozy en 2011 (25). Pour les accueillir, le gouvernement vient en force avec 15 ministres présents. 

Emmanuel Macron en a convaincu quatre ou cinq de choisir ce jour-là pour annoncer des investissements significatifs en France et espère en outre une petite dizaine d'annonces d'autres projets de moindre ampleur.

Ce sera le cas du constructeur japonais Toyota qui annoncera un investissement de 400 millions d'euros pour agrandir son usine d'Onnaing, près de Valenciennes, avec plusieurs centaines d'emplois à la clé - 700 selon Les Echos. 

Pour célébrer l'événement, le chef de l'Etat passera trois heures lundi après-midi sur le site, avant de s'adresser à ses invités dans le cadre prestigieux de Versailles, déjà choisi pour recevoir en grande pompe Vladimir Poutine.

Alors qu'il compte réduire l'impôt sur les bénéfices des sociétés à 25% à la fin de son quinquennat contre 33,3% en 2017, le chef de l'Etat doit montrer que ce cadeau fiscal entraînera des investissements et des créations d'emplois, de quoi faire oublier l'échec du pacte de responsabilité de François Hollande.

Pour donner le plus large impact à son initiative, Emmanuel Macron l'organise à la veille du Forum de Davos, presque comme une soirée d'ouverture à cette grand-messe de la mondialisation où afflueront cette semaine les dirigeants de 60 pays et de 1.700 entreprises.

"Sur la route de Davos, nous avons profité du fait que les leaders économiques venaient en Europe pour faire un stop à Paris et inviter 100 pdg des plus grands groupes mondiaux et construire avec eux 100 projets pour la France", a commenté l'Elysée.

Le président de la République a fait de ces sommets prestigieux, comme lors du "One Planet Summit" en décembre sur la finance verte, un moyen pour pousser le secteur privé à annoncer des actions concrètes en rafale, gage de succès et de visibilité pour eux comme pour lui.

"Ces sommets sont des accélérateurs, il y a des choses qu'on est capable de faire et de cristalliser le jour J, d'autres sur lesquels on continuera à travailler", explique son entourage, qui attend aussi deux annonces dans le numérique et l'intelligence artificielle.

- "Vision internationale" -

Emmanuel Macron plaidera mercredi pour une mondialisation mieux organisée devant l'élite mondiale rassemblée à Davos. Il parlera le même jour que la chancelière Angela Merkel et deux jours avant Donald Trump, attendu vendredi.

Le chef de l'Etat, qui place son action en France dans le cadre d'un projet européen et mondial, utilisera cette tribune pour "proposer sa vision internationale pour le monde de demain", une vision autant économique que politique, explique son entourage.

Il exposera "les trois défis majeurs auxquels nous sommes confrontés: l'accroissement des inégalités -le thème de Davos cette année- la lutte contre le dérèglement climatique et l'érosion de la biodiversité et la gouvernance mondiale, face à la montée des nationalismes et des extrémismes", selon l'Elysée. Depuis son élection, il défend la mondialisation mais fustige régulièrement "les excès du capitalisme financier".

Pour l'instant, les milieux économiques sont enthousiastes de l'action de l'ancien banquier d'affaires qui dirige la France depuis huit mois. L'image de la France après des investisseurs a remonté en flèche grâce à ses réformes libérales (baisse des impôts sur les bénéfice et sur la fortune, flexibilité du travail). 

Selon un baromètre réalisé en novembre par la Chambre de commerce américaine en France et le cabinet Bain & Company, 72% des investisseurs américains escomptent une évolution positive du contexte économique en France, un record, contre 30% en 2016. 

Mais la croissance française, quoique meilleure depuis quelques mois, reste faible, de même que les créations d'emplois.

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Syrie : l’armée turque est entrée dans l’enclave kurde d’Afrin

Cette région située à la frontière entre la Turquie et la Syrie est dominée par la milice kurde du Parti de l’Union démocratique, considérée comme « terroriste » par Ankara.
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Joan Taris, président du Modem Gironde et élu régional, est mort

L' Essentiel - SudOuest.fr - dim, 01/21/2018 - 11:20

Âgé de 41 ans, l'homme politique Joan Taris, s'est suicidé à Bordeaux. .
Président du Modem Gironde, adjoint au maire du Bouscat, dans la banlieue de Bordeaux, Joan Taris s'est donné la mort ce week-end à Bordeaux. Selon nos informations, le drame se serait noué très tôt ce dimanche matin. Âgé de 41 ans, il était... Lire la suite

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JO-2018: en pagne à Rio, le Tongien Taufatofua sera à skis à Pyeongchang

France 24 - L'info en continu - dim, 01/21/2018 - 11:20

Son corps huilé et musclé avait fait sensation lorsqu'il avait porté le drapeau de l'équipe des Tonga aux jeux Olympiques d'été de Rio en 2016: en février à Pyeongchang, le Tongien Pita Taufatofua espère à nouveau marquer les esprits, cette fois en tant que compétiteur... de ski de fond.

"Big up pour @pita_tofua ! Bien joué ! Tout à fait mérité ! Première qualification olympique à ski pour les Tonga", a salué samedi soir la Fédération royale tongienne de ski sur sa page Facebook. Le message accompagne une photo de Taufatofua exultant dans une paysage enneigé en Islande.

A Rio, l'athlète tongien aujourd'hui âgé de 34 ans participait au tournoi de taekwondo. Désigné porte-drapeau de son pays, son entrée, torse nu, le corps huilé et simplement vêtu d'un pagne traditionnel, dans le stade de la Macarena, lors de la cérémonie d'ouverture des JO, n'avait laissé personne indifférent.

Cherchant un nouveau défi, le sportif s'est ensuite tourné vers le ski de fond, une discipline peu commune dans l'archipel polynésien dont il est originaire. Et pour cause: avec des températures comprises entre 22°C et 28°C toute l'année, les Tonga ne connaissent pas la neige.

Taufatofua s'est donc entraîné pendant un an sur des roller skis -- "la pire chose qu'on ait inventée au monde", selon lui -- dans la chaleur tropicale de son île, avant d'aller affronter les flocons.

"En tout, cela fait 10 semaines que je pratique sur la neige (...) Avant de venir en Islande, j'avais participé à sept courses et, chaque fois, j'avais échoué de peu. Et puis, j'ai appris qu'il y avait une dernière course (pour la qualification), mais que celle-ci était vraiment au bout du monde", a expliqué l'athlète à la chaîne olympique, la chaîne officielle du Comité international olympique (CIO).

"Et me voilà arrivé au niveau de cercle polaire, en Islande ! Je savais que je devais tout donner, que c'était du quitte ou double, alors j'ai vraiment donné tout ce que j'avais, et aujourd'hui, je suis heureux", a raconté, sur un nuage, Taufatofua.

La Fédération tongienne de ski compte au total quatre athlètes: deux en ski alpin et deux en ski nordique, dont une femme. Seul Taufatofua a son billet pour Pyeongchang.

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Ce qu'il faut retenir du projet de loi "droit à l'erreur"

L' Essentiel - SudOuest.fr - dim, 01/21/2018 - 11:15

Ce sera désormais à l'administration de démontrer la mauvaise foi de l'usager. Les intérêts de retard seront réduits si l'erreur est commise "de bonne foi".
Intérêts de retard réduits en cas d'erreur "de bonne foi" dans une déclaration d'impôts, mise en place expérimentale d'un interlocuteur unique pour certaines... Lire la suite

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Pétrole: Ryad veut créer un cadre de coopération permanent Opep/non Opep

France 24 - L'info en continu - dim, 01/21/2018 - 11:00

L'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de pétrole, a appelé dimanche à une coopération à long terme entre les pays de l'Opep et ceux non membres du cartel comme la Russie, après un premier accord ayant permis de faire remonter les prix de l'or noir.

Confrontés à une chute vertigineuse des cours du brut entamée en 2014, les 14 membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), menés par l'Arabie saoudite, s'étaient mis d'accord fin 2016 avec dix autres pays pétroliers, dont la Russie, pour limiter la production. Objectif: écluser les réserves mondiales, rééquilibrer le marché et faire remonter les prix.

Le prix du baril tourne désormais autour de 70 dollars contre 30 dollars début 2016.

"Nous ne devons pas limiter nos efforts (à des quotas de production) en 2018. Nous devons parler d'un cadre pour notre coopération à plus long terme", a donc plaidé le ministre saoudien de l'Energie Khaled al-Faleh avant une réunion à Mascate des signataires de l'accord de 2016.

Il s'agit de "prolonger au delà de 2018 le cadre que nous avons établi, c'est-à-dire la déclaration de coopération" entre pays producteurs de l'Opep et pays non membres du cartel comme la Russie, a-t-il indiqué.

C'est la première fois que Ryad appelle explicitement à une extension de l'accord sur les quotas de production avec les pays non Opep.

- Rassurer -

Cet accord à long terme n'impliquera pas nécessairement les mêmes quotas de production que ceux en vigueur actuellement, a souligné le ministre saoudien.

Un "cadre de coopération" sur le long terme visera à assurer aux producteurs, investisseurs, consommateurs et à la communauté internationale que l'accord "est là pour rester", a-t-il ajouté.

Il s'agira de faire savoir que "nous allons travailler ensemble", a insisté M. Faleh en précisant que d'autres pays producteurs de pétrole seront invités à rejoindre le groupe des 24 déjà engagés dans cette coopération.

De son côté, le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak, également présent à Oman où il a rencontré samedi M. Faleh, a déclaré dimanche qu'il fallait poursuivre les efforts jusqu'au bout pour bien rééquilibrer le marché pétrolier.

"En dépit du fait que les progrès sont évidents, nous ne devons pas baisser la garde, nous sommes déterminés à poursuivre sur la même voie à travers le rééquilibrage", a-t-il dit, selon des propos rapportés par l'agence de presse russe Interfax.

- Stocks encore importants -

L'agence russe RIA Novosti a elle cité M. Novak affirmant: "Nous considérons que cette année dans l'ensemble, le marché devrait se rééquilibrer de lui-même (...). Un bon équilibre est en train de se produire avec une réduction des stocks restants à travers le monde".

Il a estimé que grâce aux efforts de tous, les surplus ont été réduits de "plus de moitié".

Sur ce point, le ministre saoudien s'est montré moins affirmatif. Il a souhaité la poursuite des efforts pour faire baisser les stocks de brut à "des niveaux normaux".

"Cet objectif n'a pas été atteint et nous ne sommes pas près de le réaliser", a dit M. Faleh. "Certainement pas au premier (semestre). Je pense que cela prendra toute l'année 2018 pour atteindre un niveau normal", a-t-il ajouté en annonçant qu'il sera "plus précis en juin" à la prochaine réunion de l'Opep à Vienne.

De son côté, le ministre omanais du Pétrole Mohamed al-Romhi a dit que "d'ici la fin de l?année, le niveau des stocks sera très bas et il sera temps de discuter de différents arrangements ou accords".

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) table sur une restriction de la production de l'Opep cette année, après une baisse l'an dernier. En revanche, elle prévoit la croissance de l'offre venue des pays non membres de l'Opep.

"Si les pays de l'Opep et leurs partenaires hors-Opep continuent de respecter l'accord (de baisse de production, ndlr), alors le marché devrait se rééquilibrer sur l'année", écrit l'Agence.

Toutefois, plusieurs facteurs d'incertitudes, au Venezuela, en Iran ou sur le rythme de la production américaine, la font s'attendre à une année "volatile" sur le front des prix.

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En images. A Oloron, les Gaves montent mais sans débordements majeurs

L' Essentiel - SudOuest.fr - dim, 01/21/2018 - 10:58

Le gave est toujours en vigilance orange ce dimanche.
Le Gave d'Oloron est toujours en vigilance orange ce dimanche. Ses abords sont déconseillés à la promenade. Avec les pluies qui arrosent le Béarn sans discontinuer depuis samedi, le niveau de l'eau est monté ostensiblement. Cette montée des eaux est à surveiller sur le... Lire la suite

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Ski de fond: Parmakoski s'impose à Planica sur 10 km classique

France 24 - L'info en continu - dim, 01/21/2018 - 10:57

La Finlandaise Krista Parmakoski a remporté dimanche le 10 km classique contre-la-montre de Planica, en Slovénie, comptant pour la Coupe du monde de ski de fond.

Grâce à un finish tout en puissance, elle devance de 3,6 secondes la Suédoise Charlotte Kalla, pourtant en tête sur les temps intermédiaires dans la deuxième partie du parcours.

La Norvégienne Heidi Weng, leader du classement général de la Coupe du monde et tenante du gros globe de cristal, complète le podium à 33,5 secondes. Elle est également en tête du classement de la coupe du monde de distance.

"Je savais que le parcours était très difficile et que je ne devais pas partir trop vite. Mon plan était d'aller plus vite dans la deuxième partie de la course", a commenté Parmakoski, qui a bouclé les 10 km en 27 min 8 sec 7/10.

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Irak : un tribunal condamne à mort une Allemande pour appartenance au groupe Etat islamique

C’est la première fois que la justice irakienne prononce la peine capitale à l’encontre d’une femme européenne.
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Les talibans revendiquent l'attaque de l'hotel de Kaboul

France 24 - L'info en continu - dim, 01/21/2018 - 10:40

Les talibans ont revendiqué dimanche la spectaculaire attaque d'un hôtel de luxe à Kaboul qui a fait au moins six morts selon un bilan provisoire.

"Hier soir, l'hôtel Intercontinental (...) a été attaqué. L'attaque a été menée par cinq de nos moudjahidines en quête de martyr", a déclaré leur porte-parole, Zabiullah Mujahid, dans un communiqué diffusé par email.

Le commando avait fait irruption samedi soir dans ce lieu prisé des Afghans aisés et tiré à vue sur les clients et le personnel avant de se retrancher dans les étages avec des otages. Ils ont également mis le feu à l'hotel.

L'attaque n'a pris fin que plus de 12 heures plus tard, une fois tous les assaillants abattus.

Selon un bilan provisoire, six personnes ont été tuées - cinq Afghans et une étrangère dont la nationalité n'a pas été précisée.

"L'attaque est terminée, tous les assaillants ont été tués, 126 personnes ont été secourues dont 41 étrangers", a annoncé le porte-parole du ministère de l'Intérieur Najib Danish selon qui les assaillants étaient au nombre de quatre.

Le porte-parole taliban a affirmé pour sa part que l'hôtel était "plein d'envahisseurs américains et d'autres nationalités" et que l'attaque a tué des "dizaines" d'entre eux.

Le ministère de l'Intérieur avait auparavant accusé le réseau Haqqani, affilié aux talibans et soupçonné de longue date de liens avec les services secrets pakistanais. "Selon nos renseignements, l'attaque a été organisée par le réseau terroriste Haqqani qui bénéficie de sanctuaires hors de l'Afghanistan", selon un communiqué.

- Hautes flammes -

Le commando s'était introduit samedi peu après 21H00 (17H30 GMT) dans l'Intercontinental de Kaboul (propriété de l'Etat afghan et non de la chaine internationale éponyme), déclenchant une explosion avant d'ouvrir le feu au hasard.

L'électricité avait été coupée dans le quartier et l'hôtel, situé sur une colline de l'ouest de Kaboul, plongé dans l'obscurité toute la nuit à l'exception de hautes flammes qui s'échappaient du toit.

Au cours de la nuit, les forces spéciales épaulées par des forces de l'Otan ont repris progressivement le contrôle des étages.

"Je suis sorti, mais plus d'une centaine de mes collègues et amis sont toujours coincés entre la vie et la mort. Priez pour eux s'il-vous-plaît", a écrit sur Facebook un client rescapé, Aziz Tayeb.

Sur Twitter, des proches angoissés demandaient des nouvelles des leurs séjournant dans l'établissement. De Washington, le département d'Etat appelait à signaler l'éventuelle présence d'Américains.

Selon un voisin de l'hôtel, Abdul Sattar, qui a joint des membres du personnel amis, "les assaillants sont arrivés par le couloir pendant le dîner. Puis ils ont forcé les chambres, pris des otages avec eux et ouvert le feu sur certains d'entre eux".

- Gardes inexpérimentés -

Plusieurs fortes explosions ont été entendues peu après 04H30 (00H00 GMT) après une relative accalmie. Puis le jour s'est levé sur la façade en partie noircie du bâtiment.

Un comptable de l'hôtel qui a pu s'échapper grâce à sa bonne connaissance des lieux a affirmé à l'AFP que "les gardes se sont sauvés sans combattre, ils n'ont pas riposté, ils n'avaient aucune expérience".

M. Danish a confirmé qu'une nouvelle compagnie privée avait pris début janvier en charge la sécurité de l'hôtel.

L'Intercontinental de Kaboul, l'un des deux cinq étoiles de la ville, accueille fréquemment des mariages, des conférences et des réunions politiques. Sa terrasse illuminée dominant la ville est particulièrement prisée des classes aisées.

L'établissement, ouvert en 1969, avait déjà été visé en juin 2011 par une attaque des talibans qui avait fait 21 morts.

Des mises en garde précises avaient été lancées depuis 48 heures concernant le risque d'attaques contre des lieux fréquentés par les étrangers. Ce qui avait conduit l'ONU et certaines ambassades à décréter l'état d'alerte.

La dernière attaque contre un grand hôtel, en mars 2014, avait visé l'autre cinq étoiles de Kaboul, le Serena. Neuf personnes avaient été tuées, dont un journaliste de l'AFP et sa famille.

Le reste de l'Afghanistan n'était pas épargné par la violence dimanche: au moins 18 policiers ont été enlevés et abattus dans la nuit par des insurgés talibans dans un village de la province septentrionale de Balkh, a déclaré à l'AFP le chef adjoint de la police, Abdul Raziq Qaderi.

Et à Herat (ouest), au moins 8 civils ont péri dans l'explosion de leur véhicule du fait d'une mine attribuée aux talibans, selon des responsables locaux.

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Honduras : un mort lors d'affrontements entre policiers et manifestants

France 24 - L'info en continu - dim, 01/21/2018 - 10:37
Des heurts entre policiers et manifestants ont fait au moins un mort au Honduras samedi, près de deux mois après une élection présidentielle vivement contestée. La cérémonie d'investiture du président sortant Hernandez aura lieu le 27 janvier.
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2018, l'année Clemenceau : l'homme qui voulait faire la paix

France 24 - L'info en continu - dim, 01/21/2018 - 10:23
Le président Emmanuel Macron a décidé de faire de l'année 2018 "l'année Clémenceau". Figure à la fois controversée et encensée de l'histoire politique française, pourquoi "le Tigre" est-il honoré cent ans après la fin de la Première Guerre mondiale?
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Simplication administrative: le "droit à l'erreur" à l'Assemblée, plus de mille amendements au menu

France 24 - L'info en continu - dim, 01/21/2018 - 10:20

Expérimentation, médiation, transaction... le vaste projet de loi "sur le droit à l'erreur", qui se veut une nouvelle tentative de simplifier les démarches administratives pour les usagers, arrive mardi dans l'hémicycle avec plus d'un millier d'amendements au menu.

Traduction d'un engagement de campagne d'Emmanuel Macron, le "projet de loi pour un Etat au service d'une société de confiance" vise à "transformer la relation entre nos concitoyens et l'administration" et à "changer le logiciel administratif", selon le Premier ministre Edouard Philippe.

Avec ce texte qui considère l'usager ou l'entreprise de bonne foi dans ses démarches, l'idée est que la "bienveillance", terme souvent mis en avant par les macronistes, "soit la norme", avait souligné le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin

Ainsi, si l'administration fiscale détecte une erreur de bonne foi dans le cadre d'un contrôle, les intérêts de retard seront réduits de 30%. Si c'est l'usager qui rectifie son erreur de lui-même, les intérêts seront réduits de moitié.

Les entreprises bénéficieront d'un "droit au contrôle", leur permettant de demander à une administration de les contrôler pour s'assurer qu'elles sont en conformité et d'opposer ensuite les conclusions rendues en cas de réclamation.

Le projet de Bercy devait initialement être présenté à l'été mais il a été retoqué par le chef de l'Etat qui le trouvait "trop techno" et a demandé qu'il soit enrichi.

Un conseiller d'Etat, Thierry Tuot, et une quinzaine de députés de la majorité ont alors été amenés à plancher pour alimenter une version revue et corrigée.

A l'avenir, la majorité compte faire de cette "co-construction" législative une méthode, avec l'idée que si les députés sont davantage associés en amont, les textes seront plus facilement et rapidement votés en aval.

- Débats techniques -

Objet de mesures législatives pendant les quinquennats Sarkozy et Hollande, la simplification administrative fait régulièrement l'objet d'annonces de "chantiers" ou de "chocs" qui ne tiennent pas toutes leurs promesses.

Ce texte est "la première brique qui pose des principes" et c'est "extraordinairement ambitieux dans les révolutions coperniciennes qu'on est en train d'établir", mais cela "doit ensuite appeler à des changements concrets", a souligné auprès de l'AFP le rapporteur LREM Stanislas Guérini.

En commission, les débats ont été plutôt techniques et la gauche s'est pour l'instant peu exprimée. A droite, LR voit, à l'instar du patronat, le projet de loi d'un bon oeil mais le juge "insuffisant" et a déposé de nombreux amendements pour aller plus loin.

Les députés ont néanmoins supprimé deux articles, assez éloignés des objectifs du texte et qui commençaient à faire polémique. L'un -très critiquée par la FNSEA- prévoyait la suppression dans certains départements des commissions contrôlant l'accès aux terres agricoles. L'autre aurait permis aux associations cultuelles, par une modification de la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, de tirer des revenus locatifs d'immeubles acquis à titre gratuit (legs, dons...).

Le texte s'appuie aussi largement sur le principe de l'expérimentation. Première d'entre elles, la médiation dans les Urssaf, testée avec succès en Ile-de-France, sera généralisée à l'ensemble du territoire. Les Hauts-de-France et la région Auvergne-Rhône-Alpes testeront de leur côté la limitation de durée cumulée des contrôles réalisés par les administrations sur une même entreprise à neuf mois sur trois ans.

Le gouvernement entend aussi expérimenter des horaires d'ouverture correspondant plus à la réalité de la vie des Français. Il va aussi tester le "permis de faire", fixant aux entreprises une obligation de résultat et non plus de moyens.

Pour faire infuser, il est ainsi prévu que tout agent administratif aura un module de formation, initiale ou continue, sur le "droit à l'erreur", avec un budget formation global de 1,5 milliard d'euros.

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Simplication administrative: le "droit à l'erreur" à l'Assemblée, plus de mille amendements au menu

LCP Assemblée nationale - dim, 01/21/2018 - 10:20

Expérimentation, médiation, transaction... le vaste projet de loi "sur le droit à l'erreur", qui se veut une nouvelle tentative de simplifier les démarches administratives pour les usagers, arrive mardi dans l'hémicycle avec plus d'un millier d'amendements au menu.

Traduction d'un engagement de campagne d'Emmanuel Macron, le "projet de loi pour un Etat au service d'une société de confiance" vise à "transformer la relation entre nos concitoyens et l'administration" et à "changer le logiciel administratif", selon le Premier ministre Edouard Philippe.

Avec ce texte qui considère l'usager ou l'entreprise de bonne foi dans ses démarches, l'idée est que la "bienveillance", terme souvent mis en avant par les macronistes, "soit la norme", avait souligné le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin

Ainsi, si l'administration fiscale détecte une erreur de bonne foi dans le cadre d'un contrôle, les intérêts de retard seront réduits de 30%. Si c'est l'usager qui rectifie son erreur de lui-même, les intérêts seront réduits de moitié.

Les entreprises bénéficieront d'un "droit au contrôle", leur permettant de demander à une administration de les contrôler pour s'assurer qu'elles sont en conformité et d'opposer ensuite les conclusions rendues en cas de réclamation.

Le projet de Bercy devait initialement être présenté à l'été mais il a été retoqué par le chef de l'Etat qui le trouvait "trop techno" et a demandé qu'il soit enrichi. 

Un conseiller d'Etat, Thierry Tuot, et une quinzaine de députés de la majorité ont alors été amenés à plancher pour alimenter une version revue et corrigée.

A l'avenir, la majorité compte faire de cette "co-construction" législative une méthode, avec l'idée que si les députés sont davantage associés en amont, les textes seront plus facilement et rapidement votés en aval.

- Débats techniques -

Objet de mesures législatives pendant les quinquennats Sarkozy et Hollande, la simplification administrative fait régulièrement l'objet d'annonces de "chantiers" ou de "chocs" qui ne tiennent pas toutes leurs promesses.

Ce texte est "la première brique qui pose des principes" et c'est "extraordinairement ambitieux dans les révolutions coperniciennes qu'on est en train d'établir", mais cela "doit ensuite appeler à des changements concrets", a souligné auprès de l'AFP le rapporteur LREM Stanislas Guérini.

En commission, les débats ont été plutôt techniques et la gauche s'est pour l'instant peu exprimée. A droite, LR voit, à l'instar du patronat, le projet de loi d'un bon oeil mais le juge "insuffisant" et a déposé de nombreux amendements pour aller plus loin. 

Les députés ont néanmoins supprimé deux articles, assez éloignés des objectifs du texte et qui commençaient à faire polémique. L'un -très critiquée par la FNSEA- prévoyait la suppression dans certains départements des commissions contrôlant l'accès aux terres agricoles. L'autre aurait permis aux associations cultuelles, par une modification de la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat, de tirer des revenus locatifs d'immeubles acquis à titre gratuit (legs, dons...).

Le texte s'appuie aussi largement sur le principe de l'expérimentation. Première d'entre elles, la médiation dans les Urssaf, testée avec succès en Ile-de-France, sera généralisée à l'ensemble du territoire. Les Hauts-de-France et la région Auvergne-Rhône-Alpes testeront de leur côté la limitation de durée cumulée des contrôles réalisés par les administrations sur une même entreprise à neuf mois sur trois ans.

Le gouvernement entend aussi expérimenter des horaires d'ouverture correspondant plus à la réalité de la vie des Français. Il va aussi tester le "permis de faire", fixant aux entreprises une obligation de résultat et non plus de moyens.

Pour faire infuser, il est ainsi prévu que tout agent administratif aura un module de formation, initiale ou continue, sur le "droit à l'erreur", avec un budget formation global de 1,5 milliard d'euros.

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Le gouvernement attendu sur le nouveau calendrier du métro du Grand Paris

France 24 - L'info en continu - dim, 01/21/2018 - 10:20

La remise en cause très probable du calendrier de réalisation du métro du Grand Paris met le gouvernement sous pression, alors que ses coûts explosent et qu'approche l'échéance des jeux Olympiques de 2024.

Le Premier ministre Edouard Philippe doit dévoiler dans la semaine, a-t-on indiqué à Matignon, les arbitrages de l'exécutif sur cet immense chantier de 200 km de lignes et 68 stations.

Le Grand Paris Express, lancé sous Nicolas Sarkozy et affiné sous François Hollande, comprend quatre lignes nouvelles de métro automatique, numérotées de 15 à 18, ainsi que des prolongements de la ligne 14. S'articulant autour d'une ligne circulaire, plusieurs branches doivent relier les aéroports d'Orly et Roissy-Charles de Gaulle, le pôle scientifique de Saclay et des quartiers sensibles de Seine-Saint-Denis, comme à Clichy-sous-Bois et Montfermeil.

Pour construire l'essentiel de ce nouveau réseau présenté comme "le plus grand projet urbain en Europe", l'Etat a créé à cet effet un établissement public doté de recettes propres, la Société du Grand Paris (SGP).

Les premiers travaux ont commencé au nord-ouest et au sud de Paris. L'ensemble doit théoriquement ouvrir par étapes entre 2019 et 2030. Une bonne partie est normalement prévue pour les JO de 2024, d'autant que Manuel Valls a avancé le calendrier quand il était Premier ministre.

Mais tout ne sera pas fini à temps: le chantier a pris du retard pour cause d'inondation au nord-ouest, tandis que la ligne 15, au sud, pourrait n'être achevée qu'en 2024 au lieu de la date de 2022 officiellement annoncée. Que dire des autres tronçons où les travaux n'ont pas encore commencé?

"Le schéma d'ensemble n'est pas remis en cause", a assuré à plusieurs reprises, et encore mardi au Sénat, la ministre des Transports, Elisabeth Borne. Pas d'abandons de lignes, donc.

Mais le gouvernement a demandé en septembre au préfet de l'Ile-de-France de réfléchir à un échéancier du projet. Le Premier ministre devrait donner cette semaine "le calendrier recalé sur des bases réalistes", selon les mots de Mme Borne.

- JO et exposition universelle -

Critiquant sévèrement le manque d'expertise technique et financière de la Société du Grand Paris, la Cour des Comptes a déjà demandé "une révision du périmètre du projet et de son phasage", car la facture s'est envolée.

Chiffré à 19 milliards d'euros lors du débat public en 2010, le super-métro devrait finalement coûter 35,08 milliards. La note atteint même 38,48 milliards si l'on ajoute la contribution demandée à la SGP pour financer d'autres projets, comme le RER E. S'inquiétant d'une "trajectoire financière non maîtrisée", la Cour des Comptes craint que sa dette ne devienne incontrôlable.

La présidente (LR) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a dans la foulée du rapport demandé "un plan de redressement" du chantier.

Dans ce contexte, le président de la SGP, Philippe Yvin, devrait prendre la porte, selon des sources concordantes.

Avant même les annonces gouvernementales, des voix s'élèvent déjà qui s'inquiètent pour tel ou tel tronçon jugé menacé.

Le patron de l'organisation des jeux Olympiques de Paris 2024, Tony Estanguet, s'est publiquement inquiété pour la ligne 17 qui doit notamment relier le village olympique de Saint-Denis Pleyel, le centre de presse du Bourget et Roissy, à travers la Seine-Saint-Denis.

Autre source de préoccupation: la desserte de Saclay (Essonne), coeur du futur grand pôle scientifique et technologique Paris-Saclay. La ligne 18 doit théoriquement arriver en 2024 mais le chantier pourrait prendre un ou deux ans de plus. Pétitions et lettres ouvertes se multiplient, avec le soutien d'influents députés LREM de l'Essonne comme Cédric Villani et Amélie de Montchalin, et la mobilisation de la communauté universitaire et étudiante de ce secteur.

Saclay avait également été désigné pour accueillir l'Exposition universelle de 2025, mais la France a finalement renoncé à poser sa candidature.

A Clichy et Montfermeil, épicentres des émeutes urbaines de 2005 et dont l'enclavement est un handicap majeur, Emmanuel Macron était venu confirmer en personne mi-novembre "l'objectif de 2024" pour l'arrivée de la ligne 16.

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Royaume-Uni: May promet des sanctions contre les abus des chefs d'entreprises

France 24 - L'info en continu - dim, 01/21/2018 - 10:10

La Première ministre britannique Theresa May a promis de nouvelles règles contre les chefs d'entreprises qui s'"en mettent plein les poches" au détriment de leurs salariés, dans une tribune publiée dimanche, quelques jours après la faillite du groupe de construction Carillion.

"Au printemps, nous établirons de nouvelles règles rigoureuses pour les dirigeants qui essaient de s'en mettre plein les poches en mettant en péril les retraites de leurs travailleurs - un abus inacceptable auquel nous mettrons fin", écrit la Première ministre dans le journal The Observer.

"Trop souvent, nous avons vu des hauts dirigeants récolter de gros bonus pour avoir placé le bénéfice à court terme avant le succès à long terme. Nos meilleures entreprises savent que ce n'est pas une façon responsable de gérer une entreprise et ceux qui le font seront forcés de s'expliquer", poursuit Mme May.

Ces déclarations interviennent après la révélation lundi de la retentissante chute du groupe Carillion, qui soulève l'inquiétude sur l'avenir des 43.000 employés dans le monde dont près de 20.000 au Royaume-Uni, ainsi que sur la viabilité des projets auxquels participait le groupe.

Carillion, dont le siège est à Wolverhampton (centre de l'Angleterre), croulait sous une dette de 1,5 milliard de livres (1,7 milliard d'euros) et sa situation financière s'était brutalement dégradée ces derniers mois, en raison de reports de chantiers, de difficultés dans l'exécution de contrats et de retards de paiement.

"L'Etat a aussi un rôle à jouer quand les choses tournent mal et les compagnies s'écroulent comme Carillion la semaine dernière", écrit Theresa May. Elle déclare toutefois qu'elle ne renflouera par l'entreprise en signant "un chèque en blanc" et que "ce seront les actionnaires de Carillion et non les contribuables, qui paieront"

Le gouvernement britannique a annoncé jeudi la mise en place d'une "task force" afin d'accompagner les entreprises et salariés affectés. Dans sa tribune, Theresa May défend l'action du ministre David Lindington, qui "a coordonné la réponse du gouvernement, agissant rapidement pour sauvegarder la continuité des services publics".

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